Prince mort ? C’est la folle nouvelle qui agite la sphère médiatique et musicale. De nombreux médias américains et canadiens ont lancé cette info avant même que l’on ne l’annonce officiellement, le chanteur de 57 ans est décédé aujourd’hui. Prince aurait été retrouvé sans vie dans sa résidence de Paisley Park, au Minnesota.
La police a été contrainte de confirmer cette triste nouvelle au monde entier. Celui que l’on appelait The Artist revenait tout juste d’une hospitalisation d’urgence qui avait eu lieu le vendredi 15 avril dernier à la suite de symptômes grippaux. Pour l’instant, on ignore les causes du décès mais il est évident que son état de santé est en cause.
Bon voyage à l’artiste ! Qu’il demeure en paix… Prince est mort ? Vive Prince et sa musique qui restera pour longtemps dans les mémoires.
Le Cyrano revu et corrigé par Dominique Pitoiset joue les prolongations
Après un succès public et critique qui a valu à Philippe Torreton le Molière et le prix de la critique du Meilleur Comédien en 2014, Cyrano a fait un retour gagnant sur les planches parisiennes et joue les prolongations.
Loin des perruques, des épées, et des ors de l’Hôtel de Bourgogne, Dominique Pitoiset propulse Cyrano chez les fous et nous livre une version aussi radicale qu’inattendue du chef-d’œuvre d’EdmondRostand. Et pour incarner cet homme à part, ici et maintenant, qu’il voit d’abord comme un esprit irréductible et jusqu’au-boutiste, Philippe Torreton n’a pas son pareil pour lui insuffler une densité et une humanité exceptionnelles.
La scène d’exposition à l’abri d’un décor impersonnel s’ouvre sur la salle commune d’un hôpital psychiatrique où les comédiens, campés comme des malades en déshérence, endossent tour à tour les personnages qui donnent le change au fameux Cyrano.
[…] Philippe Torreton au sommet de son art […]
C’est là, en marcel blanc, crâne rasé, assumant sa laideur comme un défi lancé à la face du monde, que Cyrano, interdit d’amour mais qui en pince pour Roxane amoureuse de Christian, revendique sa droiture, son indépendance, son intransigeance et son appropriation des mots. Où dans un acte de bravoure, il va prêter à l’amoureux transi, un rival, mais limité en inspiration, son verbe flamboyant pour séduire l’impétueuse Roxane.
À l’intérieur de ces murs blancs, le metteur en scène joue habilement du décalage et des anachronismes. Avec dans un coin, un juke-box qui envoie comme des éclairs mélancoliques de la musique : Elton John, Queen, Alain Bashung, The Pogues ou encore Edith Piaf avec les compagnons de la chanson.
Et des scènes jubilatoires revisitées à l’instar du duel avec le vicomte qui tourne au combat de rue, couteau à cran d’arrêt contre fer à repasser, celle aussi avec ces lettres écrites par Cyrano qui flottent au vent sur des fils à linges ou encore la tirade mémorable du balcon qui voit Cyrano souffler à Christian la poésie qui enflamme l’ingénue, désormais transposée à l’ère du multimédia. Elle s’établit via une communication par Skype à partir d’un ordinateur portable et d’un écran géant descendu des cintres renvoyant l’image sur écran géant de Roxane.
Dominique Pitoiset réussit à nous embarquer dans cet univers décalé et à imposer, par la vertu du jeu et la lecture de l’oeuvre, un Cyrano tourmenté à la force d’âme attachante et farouche défenseur de sa condition d’homme libre. Le Cyrano, serait donc fou puisqu’il est l’ennemi de la pensée unique où ni les puissants, ni la guerre, ni la mort, ne peuvent arrêter le feu de ce poète amoureux.
[…] une version aussi radicale qu’inattendue […]
Une théâtralité qui redonne toute sa dimension au texte où la tirade « Non merci » vibrante dans son incarnation, est saisissante de la vérité d’un homme et de ses sentiments.
Portée par l’engagement sans faille de la troupe avec à sa tête, un Philippe Torreton au sommet de son art : subtil, signifiant, émouvant, la pièce est une leçon de théâtre.
Prince est l’un des chanteurs contemporains les plus prolifiques que l’on connaisse. L’artiste sortait un album, voire deux par an depuis 1978. C’est une cinquantaine d’albums pour 80 millions d’exemplaires vendus (selon ses propres dires) que Prince affichent au compteurs. Son album Purple Rain, bande originale du film éponyme sorti en 1984, a été vendu à lui tout seul à plus de 20 millions d’exemplaires (c’est son plus gros carton).
Longtemps aussi populaire que Michael Jackson, Prince était devenu plus discret depuis la fin des années 90. Cela avant de revenir brièvement sur le devant de la scène en 2004 avec son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame et la sortie de Musicology écoulé à 2 millions d’exemplaires aux USA. L’occasion d’être remarqué comme l’artiste le plus prolifique de la planète par le magazine Rolling Stone et de faire son entrée dans le top 100 des plus grands artistes de tous les temps (au 27e rang).
Alors, parce que son oeuvre a marqué le monde de la musique, on s’est dit qu’il vous fallait ce petit tour d’horizon avec la playlist de ses titres les plus écoutés sur Deezer, dont le fameux Purple Rain est en tête, évidemment.
Vidéo portrait : Estelle Balet, championne du monde de freeride décédée à 21 ans
Estelle Balet est la championne du monde en titre de freeride en snowboard. Tout juste sacrée au Freeride World Tour à l’Xtrem de Verbier le 2 avril dernier (pour la seconde fois consécutive), la jeune femme avait un avenir brillant devant elle.
Alors qu’elle tournait un film à Orsières en Valais, déposée en hélicoptère avec une amie snowboardeuse au Portalet, Estelle Balet fermait la marche. Elle aurait alors été emportée par une coulée de neige de plus d’un kilomètre, selon les premiers éléments de l’enquête. Equipée d’un détecteur de personnes victimes d’avalanche (DVA) ainsi que d’un airbag, la jeune sportive n’a pas survécu à la violence du choc, sans doute lié à la qualité de la neige, particulièrement lourde car plus chargée en eau en cette fin de saison.
« Elle était très prudente, c’était tout sauf une tête brûlée » selon son père. « C’était un vrai rayon de soleil, elle était toujours très attentive aux autres. Elle a vécu sa vie avec passion, tout est allé très vite, trop vite« , a-t-il réagit auprès de l’AFP.
Vous le savez, nous ne manquons jamais une occasion de partager des vidéos de glisse. Mais aujourd’hui tout le monde des sports extrêmes est endeuillé. Cette fois, c’est un bien court portrait que nous vous proposons pour découvrir la suissesse. Malheureusement, il existe assez peu d’images d’elle car elle ne faisait que commencer sa carrière. Nous vous rajoutons la vidéo de son premier sacre en 2015.
Renaissance, un livre-vérité de Nicolas Duffaud (ABCD’r)
Nicolas Duffaud écrit son premier roman avec Renaissance. Quand on découvre la vie de Nicolas Duffaud, on se rend compte qu’elle est très proche de celle de son héros, Alexandre. Il est marié, ingénieur, père de deux enfants, et amoureux de la nature… et de sa famille. Sûrement !
Nicolas Duffaud a aussi beaucoup de valeurs morales fondamentales, telles que la famille, l’environnement, la justice, le respect des autres… Et surtout l’Amour. Sans en avoir l’air, il nous transmet une belle leçon de vie.
Renaissance raconte une histoire pas banale d’une famille ordinaire. Alexandre, Claire et leurs deux ados. Alexandre travaille dans une entreprise à la pointe de la technologie. Claire est vétérinaire. Et comme l’auteur, ils sont installés à Chambéry et passent leurs vacances dans le magnifique massif des Bauges où ils ont un chalet.
Tous unis pour vivre et même survivre.
Un jour, Alexandre rapatrie de toute urgence toute sa famille, y compris ses parents, dans ce chalet, de façon à tous les mettre à l’abri d’un énorme tsunami. Les glaces du Groenland se sont effondrées et vont provoquer une inondation mondiale dans les heures qui suivent. Des régions entières vont disparaître, voire même des pays. Et tout cela à cause des hommes…
Toute la famille part à temps se réfugier dans leur chalet. Ils se retrouvent presque seuls. Toute la vallée a disparu sous les eaux. Le monde moderne a été enseveli. Finis ordinateurs, TV, tablettes, téléphones portables auxquels ils étaient tous accro ! Ils vont devoir apprendre à vivre comme autrefois, sans objet connecté. Sans rien en fait. Trois générations sous le même toit vont faire bon ménage. Alors qu’avant la catastrophe, cela paraissait impensable ! Tous unis pour vivre et même survivre. Ils ont tous besoin des uns des autres pour arriver à s’en sortir. Il faut tout faire pour se nourrir et continuer à vivre.
Cet événement climatique n’est pas si surréaliste que ça. L’auteur s’est inspiré tout simplement de notre passé, d’il y a 10 000 ans, que nous avons tendance à oublier. En décrivant ce drame naturel, qui pourrait, hélas, à nouveau se reproduire, Nicolas Duffaud met l’accent sur ce que nous ne voulons pas voir. Notre culpabilité quant au réchauffement climatique et aux désastreuses conséquences de ce dérèglement. Il décrit aussi un monde de folie avant le tsunami. Et un monde qui redevient humain, avec de vraies valeurs, après la catastrophe.
Un livre simple mais qui sonne si juste !
J’ai beaucoup aimé ce livre, bien écrit, que l’on lit à toute vitesse ! Et oui, bien sûr, tout pourrait se réaliser un jour. Et c’est quand on arrive à la dernière page, qu’on comprend tout le livre ! Une idée très originale de scénario qui nous transmet des vérités fondamentales sur l’homme et sa façon de vivre aujourd’hui et hier. Beaucoup d’humanité et beaucoup d’amour tout au long de Renaissance. Un livre qu’il fait bon lire, nous qui avons des vies trépidantes et souvent absurdes, connectées en permanence avec notre téléphone ou notre ordinateur et rarement avec la nature ou nos voisins. Un livre qui va nous inciter à faire davantage attention à notre Planète et à ceux qui nous entourent ! Un livre simple mais qui sonne si juste !
Voici quelques extraits :
p.116 : Quand j’y repense, le système était complètement fou. L’argent pourrissait tout. Il était la cause de tant d’inégalités et de dérives.Aujourd’hui, on a tous du travail par dessus la tête. On produit des choses concrètes pour nos proches et nous-même. On se sent important. Nos vies sont simples et tellement moins soumises eu stress.
p.132 : Il avait foi en ce que lui avaient dit un jour Juliette, Antoine et Clément, alors adolescents : Il faut qu’on invente un nouveau monde à l’image de notre famille : respectueux de la nature et de l’Homme, généreux dans le travail, désintéressé et solidaire, sensible, réfléchi et instruit.
p.172 : On avait accès à une source d’information infinie. On trouvait tout ce qu’on cherchait. On n’avait pas besoin de faire fonctionner notre mémoire. On savait qu’on pouvait tout y trouver. Du coup, on passait notre temps sur Internet. Parfois, on ne profitait même pas du beau temps pour aller jouer à l’extérieur.
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Imaginez une seconde que vous et vos proches soyez contraints de quitter votre univers sécurisant et confortable. Vous n’avez pas le choix. C’est une question de survie. C’est l’expérience que vont vivre Alexandre et sa famille. Parents, enfants, grands-parents, tous vont se réfugier dans le chalet familial, isolé au fond du massif des Bauges, au-dessus de Chambéry.
Ils tentent d’échapper à un événement climatique extrême qui s’est réellement produit, il y a 10 000 ans environ. Survivre dans ce monde devenu hostile est un combat de tous les jours, même encore dix ans plus tard. Chacun a un rôle à jouer dans cette microsociété fragile qu’un tout petit rien pourrait faire disparaître.
Si ce nouveau mode de vie nécessite un lourd effort quotidien, il permet également une reconnexion avec la nature, d’être plus à l’écoute de ses besoins physiologiques, de mettre en avant les qualités de chacun et de prendre le temps d’échanges et de partages intergénérationnels. Qui regrettera l’ancien monde ? Découvrez les secrets d’une vie plus simple mais surtout plus heureuse. Et si notre instinct de survie était une chance ?
Date de parution : 2 octobre 2015 Auteur : Nicolas Duffaud Editeur : ABCD’r Prix : 19€ (190 pages) Acheter : ici
Suicide Squad est en phase de devenir l’escadron de gros méchants super-vilains le plus célèbre du cinéma hollywoodien. Cette troupe qui revisite les douze salopards en version comics multiplie les bandes annonces explosives où des visages et des costumes plus ou moins connus se succèdent. C’est donc le moment de s’offrir un petit tour d’horizon pour mettre des noms sur chacun d’entre eux car au final, on ne sait pas toujours qui sont ces supers-salopards de chez DC Comics.
Parmi ces gros durs (et bien barrés) réunis pour l’occasion (c’est-à-dire pour une mission suicide), on trouve quelques incontournables, à commencer par le Joker.
Le Joker de Jared Leto
Interprété par un Jared Leto déchainé, le Joker est sans doute la star incontestée de ce Suicide Squad. Annoncé comme plus comique et cérébral que ses prédécesseurs (interprétés par les immenses Jack Nicholson et Heath Ledger), ce Joker attise la curiosité. Sur le tournage, l’acteur aurait mis le paquet pour rentrer dans la peau du personnage en expédiant à ses camarades des colis immondes (préservatifs usagés…). Il a même rencontré des vrais psychopathes en internement longue durée pour ses recherches. Bref, on nous promet un Joker différent.
Harley Quinn (Margot Robbie)
Qui dit Joker dit Harley Quinn. Personnage emblématique de la série animée des années 90 Batman, Harley Quinn est l’éternel acolyte du Joker. Maligne et sexy, elle ne sortait jamais sans son petit masque et son chapeau à grelots. C’est une version plus moderne qui a été choisie dans Suicide Squad puisque la belle du Joker, incarnée par Margot Robbie, arbore deux belles couettes à la place ‘on préfère quand même les grelots.
Deadshot (Will Smith)
Deadshot est un vieil ennemi de Batman. C’est un assassin redoutable qui ne rate jamais sa cible (il est devenu tireur d’élite après avoir tué son frère par erreur, c’est tout de même dommage). Censé faire un peu office de leader au sein de la Suicide Squad, il est interprété par Will Smith, qui fait ainsi son entrée dans l’écurie DC Comics. Côté costume, on regrette que l’acteur soit à visage découvert dans le film. Cela enlève pas mal de charme au personnage qui ressemble plus à un soldat sorti d’Alien qu’autre chose…
Rick Flag (Joel Kinnaman)
Rick Flagn’est pas vraiment un méchant. S’il fait partie de la Suicide Squad c’est en fait parce qu’il est à l’origine de la Task Force X. Héros de guerre, il a créé cette entité à la demande du Président des USA Truman. La Task Force X a deux branches : l’une militaire (Argent, dirigée par Control) et l’autre civile, la Suicide Squad (avec des criminels emprisonnés). Incarné par un JoelKinnaman qui manque un peu de muscles, son rôle de super-soldat est assez proche de celui de Deadshot. Il est néanmoins le seul « gentil » de la bande.
Captain Boomerang (Jai Courtney)
Drôle d’énergumène, ce Captain Boomerang. Pour être tout à fait honnête, on ne connaissait pas ce personnage avant Suicide Squad. Un as du boomerang en super-méchant, il fallait y penser (il n’y a que des auteurs de comics pour aller jusque là). On nous réserve sûrement Captain Trottinette pour de prochains épisodes. Captain Boomerang est à l’origine un voleur qui a été arrêté par Flash. Pour sortir de prison, il va devoir accepter de rejoindre la Suicide Squad, lui aussi. Heureusement dans le film, son costume a été légèrement amélioré et l’acteur Jai Courtney ne parait pas aussi ridicule aux côtés de ses amis.
Enchantresse (Cara Delevingne)
L’Enchantresseest une magicienne qui détient de nombreux pouvoirs comme celui de se téléporter ou de traverser les murs. Lorsqu’elle n’a pas l’apparence d’une sorcière, elle se fait appeler June Moone. Son côté obscur s’est révélé lorsqu’elle a affronté Supergirl. Recrutée pour la Suicide Squad, elle est jouée par Cara Delevigne dans le film.
King Shark (Ray Olubowale)
King Shark est un gros balèze. Autrement appelé Nanaue, il serait le fils du roi des Requins (Shark God) à moins qu’il n’eut été simplement victime d’une mutation sauvage. On ne sait pas grand chose de ce personnage qu’on a déjà vu affronter Flash mais aussi Batman. Sous les traits de Ray Olubowale, il devrait apporter une bonne dose de testostérone à Suicide Squad.
El Diablo (Jay Hernandez)
El Diablo est le cracheur de feu qu’il ne faut pas énerver. De son vrai nom Chato Santana, il est un criminel averti qui tombe dans le coma après avoir été hospitalisé. A son réveil, il découvre qu’il a développé un certain talent pour la pyrotechnie au naturel. Dans Suicide Squad, c’est Jay Hernandez qui est chargé de faire monter la température.
Killer Croc (Adewale Akinnuoye-Agbaje)
Autre colosse de la Suicide Squad, Killer Croc est un homme atteint d’une maladie qui recouvre sa peau d’écailles et lui donne une apparence proche de celle d’un crocodile. C’est un gros méchant qui aime régulièrement affronter Batman. Il est ici interprété par Adewale Akinnuoye-Agbaje (voir la première photo de cette page).
Katana (Karen Fukuhara)
Spécialiste des arts martiaux, Katana est armée d’un Soultaker avec lequel elle capture les âmes de ceux qu’elle tue, les emprisonnant à l’intérieur de son épée, et lui permettant de communiquer avec ces âmes. Ces dernières peuvent être réincarnés au service de Katana. Une fine lame confiée à l’actrice Karen Fukuhara qui aurait manqué à la team de super-méchants si elle n’avait pas été là (malgré son masque aux reflets plastique).
Slipknot (Adam Beach)
Ingénieur et chimiste, Slipknot a inventé la corde incassable (ça aussi, c’est de l’idée !). Il n’a pas de pouvoir particulier si ce n’est qu’il manie la corde mieux que personne. Il a été arrêté par Supermansuspecté de tentative d’assassinat. Ses connaissances scientifiques lui valent d’avoir plus d’une corde à son arc (…) et pourraient aider la Suicide Squad. Côté acteur, c’est Adam Beach qui va devoir donner de la corde à retordre à l’écran.
C’est tellement jouissif d’être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?
Sortie : le 3 août 2016 Durée : inconnue Réalisateur : David Ayer Avec : Jared Leto, Margot Robbie, Will Smith, Jai Courtney, Cara Delevingne, Jesse Eisenberg, Joel Kinnaman, Gary Sinise, Scott Eastwood
MAC Lyon : une partie de grands maitres d’échecs sur l’échiquier de Yoko Ono
Deux Grands Maîtres Internationaux s’affrontent sur un échiquier blanc.
L’œuvre Play it by Trust (1966-2016), de Yoko Ono est un jeu d’échecs entièrement blanc. Vous êtes invités à jouer… aussi longtemps que vous vous souviendrez de la position de vos pièces sur l’échiquier !
À l’occasion de l’Open international de Lyon, Alexandre Dgebuadze (Grand maître, Champion de Belgique en 2002, 2005 et 2007, numéro 4 Belge au classement ELO) et Alexis Tahay (vice-champion de France 2016 catégorie junior) se prêtent au jeu de l’échiquier blanc : démonstration à 15h. Puis c’est au tour des enfants du Lyon Olympique Échecs de s’affronter dans un tournoi blanc.
En partenariat avec la fédération française des échecs et le Lyon Olympique Échecs.
INFOS PRATIQUES Vendredi 22 avril, 15h-17h30 dans les salles d’exposition
Accès libre sur présentation du billet d’entrée du jour
Finale du Concours de Jeunes chorégraphes classiques et neo-classiques, le 24 avril à Biarritz
Communiqué de presse :
Désireux de favoriser et d’accompagner l’émergence de jeunes chorégraphes, Charles Jude et Thierry Malandain ont sélectionné six candidats qui présenteront chacun une de leur création chorégraphique sous le regard attentif d’un jury de prestige : Hélène Traïline, danseuse étoile, directrice du Ballet Théâtre Français de Nancy, conseillère pour la programmation du Ballet de l’Opéra national de Paris. Kader Belarbi, danseur étoile, chorégraphe, directeur du Ballet du Capitole de Toulouse. Ivan Cavallari, chorégraphe, directeur du Ballet de l’Opéra national du Rhin. Charles Jude, danseur étoile, chorégraphe, directeur du Ballet de l’Opéra National de Bordeaux. Thierry Malandain, chorégraphe, directeur du CCN / Malandain Ballet Biarritz.
Les six finalistes, pour la plupart encore danseurs dans de grandes compagnies d’Europe, le Ballet royal de Flandre, le Ballet de l’Opéra national de Paris ou encore le Staatsballett de Berlin, viendront accompagnés de danseurs de ces mêmes compagnies. Ainsi, plus d’une vingtaine de danseurs participeront à cette représentation.
A l’issue du spectacle, le public et la presse pourront également voter pour leur candidat préféré et désigner ainsi leur « coup de cœur » !
Le jeu de l’amour et du hasard, une pièce badine reprise à la mode d’aujourd’hui au Lucernaire
Jouée en 1730 pour la première fois, Le jeu de l’amour et du hasard est la pièce la plus représentée de Marivaux. Salomé Villiers s’est essayée à une nouvelle mise en scène au théâtre du Lucernaire.
Orgon souhaite marier sa fille, Silvia, à Dorante, bon parti dit-on, fils d’un ami. Mais Silvia avant de se décider, veut s’assurer des qualités de ce possible mari. A cette fin, elle va prendre les habits de sa servante, Lisette, pour observer son prétendant en secret. Dorante, de son côté va user du même subterfuge et emprunter l’identité de Bourguignon, son servant, qui récupérera donc le rôle du maître. C’est dans cette configuration que Le faux Dorante et le faux Bourguignon toquent à la porte d’Orgon. Cette machination dont tout le monde sera dupe à l’exception d’Orgon et de son fils, Mario, qui alertés vont s’en délecter, va engendrer une suite de situations cocasses et légères sur le ton de l’amour déçu ou passionné.
L’extravagance et la fausse perversité de Mario lui sied à merveille.
Assis dans une salle sombre du Lucernaire, le décor tout de verdure et de couleurs vives nous transporte au soleil. Les costumes également qui rivalisent de teintes colorées. C’est gai à la Marivaux. Mais un Marivaux transposé à notre époque : transats, tenues, chaussons saugrenus, quelques expressions modernes subrepticement rajoutées au texte original – car après vérification, « sans rancune » n’était guère utilisée ! Un mélange réussi d’hier et d’aujourd’hui. Pour l’aujourd’hui, il y a également cet écran qu’ils déroulent à plusieurs reprises au centre de la scène permettant de briser l’unité de lieu, de faciliter la compréhension et l’avancée de l’histoire. Original et bien pensé, un bémol cependant : certains acteurs sont passés chez le coiffeur entre l’enregistrement de la vidéo et la représentation de la pièce.
Parlons personnages : ils sont excessifs et c’est un plaisir. L’extravagance et la fausse perversité de Mario lui sied à merveille. Le père, heureux béat à l’acquiescement facile, est charmant. Dorante et Silvia portent la charge tragique de la pièce mais sont toujours comiques malgré eux. Et Bourguignon avec sa dégaine de campeur sur dancefloor et sa Lisette vite adorée sont réjouissants. Un casting sans fausse note.
Les dialogues sont vifs, appuyés sur la langue facétieuse et spirituelle de Marivaux et un enthousiasme de jeu communicatif. Un enchaînement de répliques et de scènes parfois trop rapide qui peut faire perdre le sens du dialogue et de ses subtilités. Quelques longueurs également sur la fin où l’on souhaiterait que le dénouement ne s’attarde pas davantage. Des critiques mineures qui n’enlèvent rien à la qualité d’une pièce divertissante qui mérite le détour.
Dates : du 6 avril au 4 juin 2016 Lieu : Au Lucernaire (Paris) Metteur en scène : Salomé Villiers l Avec : Salomé Villiers, Raphaëlle Lemann, Philippe Perrussel, Bertrand Mounier, François Nambot et Etienne Launay
Voyage dans les mémoires d’un fou ouvre une belle lucarne de liberté sur la scène du Théâtre Les Déchargeurs. Lionel Cecilio multiplie les performances une heure durant dans une effusion dialectique effervescente. Il manie les mots avec dextérité et incarne des personnages drolatiques pour attiser les sentiments et la réflexion. Le spectacle jubilatoire transporte l’audience dans un monde de concepts philosophiques grisants. Une pièce d’auteur intelligente et touchante. Un vrai coup de coeur.
Lionel Cecilio ne s’en cache pas, il s’inspire ouvertement des Mémoires d’un fou de Gustave Flaubert. Première oeuvre écrite par le génie littéraire à l’âge de 17 ans, elle sera exhumée et publiée après sa mort. Récit d’initiation amoureuse mêlant astucieusement biographie et mémoires, l’ouvrage se concentre sur une passion brulante à sens unique entre son jeune héros et une femme mariée qui n’en saura jamais rien. Tous les germes de l’Education sentimentale tiennent dans ce roman de jeunesse donné en lecture publique par Lionel Cecilio en 2012. En s’en inspirant, ilcrée un univers plus personnel et imagine l’histoire d’un jeune homme atteint d’une maladie dégénérative et incurable Il se met à rédiger ses mémoires et dialogue avec un public imaginaire. En ressuscitant ses souvenirs, il prend conscience de l’importance de la vie en se confrontant à sa mort imminente.
Légèreté, spontanéité et volupté sont des notions trop souvent oubliées par des adultes cyniques et oublieux des rêves de l’enfance.
L’acteur a beau être seul sur scène, les imitations se succèdent et invoquent des personnages secondaires marquants dans l’existence de son héros. Une enseignante atrabilaire, un médecin nébuleux, Albert Einstein, un coach sportif et une amie brésilienne sont les intervenants fantasmés d’une pièce qui vogue entre franchise désarmante et sensibilité exacerbée. Les apartés comiques apportent une mise à distance rafraichissante à un ton général généralement profond. Lionel Cecilio donne une belle leçon de vie en éclairant des concepts simples mais trop souvent laissés de côté. L’importance du présent, la place centrale du désir et cette réplique qui résonnera dans l’esprit de tous : légèreté, spontanéité et volupté sont des notions trop souvent oubliées par des adultes cyniques et oublieux des rêves de l’enfance.
Lionel Cecilio impressionne par la profondeur de son texte et ses effets oratoires puissants. Difficile de ne pas repenser à ces maximes de vie égrenées tout au long d’un spectacle qui touche à l’intime.
Dates : jusqu’au 30 avril 2016 Lieu : Théâtre Les Déchargeurs Metteur en scène : Lionel Cecilio Avec : Lionel Cecilio
N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !
Foodstock : le rendez-vous culinaire et musical des parisiens
Pour la neuvième édition de Foodstock, Jameson et Le Fooding rallument les feux à la Rotonde Stalingrad, en mettant l’accent sur une nourriture saine et responsable, avec des produits bio et locaux et des chefs sensibles aux questions éthiques et écologiques… Au menu du 20 mai 2016 : festin sonore et gourmand, braseros salés pour faire danser les saveurs, concerts live au coin du feu, et James Son of a Beer en avant-première mondiale !
Les places coûteront 35€ et seront disponibles le jeudi 21 avril sur lefooding.com. Comme chaque année, une partie des bénéfices des entrées sera reversée au centre d’accueil “les Enfants du Congo-Béthanie”.
Tu n’as rien à craindre de moi, une BD qui vous dit tout sur l’amour (Rue de Sèvres)
Joann Sfar nous dévoile l’amour sous un jour nouveau : à travers l’art. Dans sa dernière BD Tu n’as rien à craindre de moi, Seabearstein tombe amoureux de son modèle. Il doit réaliser un nu, et c’est sous les traits de Mireille Darc qu’il le trouve. Et bien sûr le fait de dessiner ses parties les plus intimes fait que Seabearstein tombe amoureux de cette fameuse Mireille Darc. Il en est complètement subjugué. Il la désire plus que tout. Elle le sait, elle le sent et en joue ! Elle en profite ! Ces moments de désirs fous sont délicieux à savourer… Quand elle dort Seabearstein ose lui révéler tout son amour : « Voilà, voici ma vie tout est à toi… ». Mais elle ne comprend pas pourquoi il la surnomme ainsi. C’est elle qui mène la danse… Elle se confie à sa meilleure amie, Protéïne. Les dialogues sont jouissifs car tellement plausibles ! Elles se disent tout, entre filles ! Et l’amour chez Protéïne c’est pas évident !
Et le meilleur ami de Seabearstein, devinez comment il s’appelle ? Nosolo ! Car il ne peut pas rester seul… Bref, ce dernier album est sublime de naturel, et laisse la place à l’art pour exprimer la complexité des relations humaines. Aucune limite, aucune contrainte, la liberté s’exprime à travers Seabearstein ! C’est à la fois très cru, jamais vulgaire mais aussi teinté de romantisme.
Un très bel album, des dessins propres à Joann Sfar et un scénario très original !
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Véritable portrait d’un couple contemporain, cet album traverse les questions éternelles de l’amour et les éternelles questions de son auteur : l’art, la religion, l’amitié.
C’est l’histoire des meilleurs moments de l’amour : ils se rencontrent, se regardent, se parlent des nuits entières, s’aiment sans cesse… il la peint, elle s’amuse à être peinte… et après ?
Date de parution : 20 avril 2016 Scénariste(s) : Joann Sfar Dessinateur(s) : Joann Sfar Editeur : Rue de Sèvres Prix : 18 € (104 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Matthieu(x) raconte des histoires de familles, dans chacune de ces familles, deux parents d’un enfant imaginaire sur scène, puisqu’à aucun moment on ne verra son visage. Le spectateur suit alors l’histoire banale de ces trois familles, ces trois paires de parents aux personnalités et histoires bien distinctes. « Matthieu(x) est une comédie de moeurs et un drame du quotidien ».
Dans les fameux canapés rouges du Ciné XIII, on a tendance à se laisser porter par les créations théâtrales. Matthieu(x) est une pièce assez simple, au décor sans fard mais mouvant. Quelques chaises, une table et des meubles au look légèrement vintage. Au milieu, un simili-escalier qui a son importance puisqu’il est le seul lien avec le personnage principal : Matthieu. De temps à autres, les parents le désigneront, crieront pour interpeller leur ado de 18 ans. Matthieu, là-haut dans sa chambre, est signifié par l’imagination du spectateur.
Crédit : Cindy Doutres
Un récit en surface qui ne laisse pas le temps de comprendre la complexité des personnages, mais une mise en scène ingénieuse et plaisante
Des histoires de famille, les relations parents-enfant, la complexité du couple face à la difficulté de l’adolescence, les méandres de l’éducation : cette pièce a tout dans sa thématique pour être riche et complète. Elle laisse pourtant le spectateur légèrement sur sa faim. Il y a comme quelque chose d’inabouti, de manquant, dans un récit trop en surface qui ne laisse pas le temps de comprendre et d’appréhender la complexité des personnages. Dans ces trois couples, il y a comme un air de stéréotype. Malgré tout, c’est une mise en scène ingénieuse et plaisante qui porte ce texte. L’absence et la simple évocation de Matthieu(x ) attise la curiosité du spectateur. A chaque changement de couple, le décor se transforme par de simples mouvements de meubles. Les comédiens, eux, ont plusieurs visages et jonglent entre les personnages, non sans quelques approximations.
Dates : jusqu’au 14 mai Lieu : Ciné XIII (Paris) Metteur en scène : Caroline Sahuquet Avec : Pierre Carbonnier, Sandie Masson, Bruno Guillot
Une Ode à Médine puissante et insoutenable au Théâtre Darius Milhaud
Ode à Médine glace le Théâtre Darius Milhaud tous les lundis à 21h jusqu’au 2 mai. Une actrice seule sur scène incarne les trois protagonistes d’un drame familial insoutenable. Adapté d’une histoire vraie, la pièce coupe littéralement le souffle. Un déluge d’émotion se déverse sans discontinuer sur un public médusé dans une pesanteur suffoquante. Un moment de théâtre crispant et puissant qui invite à la réflexion.
Sabine Revillet s’est inspiré d’une histoire vraie pour écrire Ode à Médine. En 2010, la jeune Médine a été assassinée dans un anonymat général. L’histoire n’est reprise que par certaines publications, attirant l’attention et émouvant l’auteure. En osant parler à des inconnus, Médine, 16 ans, s’est attiré la furie paternelle jusqu’à l’escalade tragique, innommable, inimaginable. Enterrée vivante dans le jardin familial, elle a lavé de sa vie l’affront. Plutôt que d’adapter littéralement le récit de ce crime d’honneur, l’auteure choisit Maïté Cotton pour prêter son physique et sa voix au père, à la mère et à la fille. Elle bascule de l’innocence de l’enfance à la rage paternelle sans transition. Elle susurre ou vitupère dans une même fougue habitée. La voix principale est celle de cette mère vivant dans le déni. La botanique est son refuge pour ne pas sombrer devant le comportement monolithique d’un mari taiseux et violent.
En 2010, la jeune Médine a été assassinée dans un anonymat général.
Le contexte de la pièce reste indéfini, peut être ailleurs, possiblement chez nous. L’auteure cherche l’universalité et prend du recul avec l’histoire originale. Ni la culture du pays ni les moeurs archaïques ne sont pointés du doigt. Le déni maternel est transposable à toute époque et en tout lieu, et si sa posture schizophrénique en fait une victime obnubilée par un monde de fantaisie botanique, elle pourrait avoir n’importe quelle autre lubie. Le choc de génération entre un père ancré dans un archaïsme ancestral et une fille éprise de vie rappelle immédiatement les récentes héroïnes du touchant Mustang. Le comportement psychotique de la mère a ranimé le souvenir de l’ouvrage d’Hubert Selby Jr,LeDémon. Contexte et intrigue très différents, mais le héros se plonge également dans la botanique pour taire son addiction et échapper à l’asphyxie.
L’actrice multiplie les performances dans une heure dense et somatique. La mise en scène épurée la place entre un écran de fleurs et un tapis de terre en forme de tombe. Elle s’en recouvre à l’envi, comme si la triste mère souhaitait conserver un lien avec sa fille disparue. Sa chemise de nuit immaculée perd de sa pureté et se transforme en habit de deuil souillé de terre. Les rares moments où elle incarne le père la voient multiplier les injures dans une litanie pénible car mortifiante. Les noms d’oiseaux volent et on imagine l’implication émotionnelle nécessaire pour s’approprier le personnage. La thématique botanique revient incessamment, soulignant le trait métaphoriquement, plaquant au sol cette histoire de deuil et de terre.
La pièce Ode à Médine mérite d’être découverte de toute urgence pour se confronter à une réalité terrifiante et à ce crime insoutenable.
Dates : tous les lundis à 21h jusqu’au 2 mai, + jeudi 21 et vendredi 22 mai à 21h Lieu : Théâtre Darius Milhaud De: Sabine Revillet
Metteur en scène : Stéphanie Correia Avec : Maïte Cotton
The Heavy Water War : les soldats de l’ombre (DVD)
The Heavy Water War raconte l’histoire vraie de « l’Eau Lourde », durant la Seconde Guerre Mondiale. C’est l’histoire de l’opération secrète de Télémark qui est reprise dans The Heavy Water War. Cela donne une tonalité au film toute particulière. Quand on suit cette histoire qui vise à stopper l’Allemagne dans sa course aux massacres et surtout concernant l’arme nucléaire, on comprend mieux ce à quoi on a échappé.
La série reprend vraiment des personnages qui ont existé […]
The Heavy Water War est composé de six épisodes. On découvre des hommes prêts à tout pour sauver le monde. On est en 1943. Il faut à tout prix détruire une usine allemande qui produit de l’eau lourde, indispensable à la fabrication d’une bombe nucléaire. Les Norvégiens, des Anglais, des Allemands vont s’associer pour empêcher l’Allemagne d’avancer dans le domaine nucléaire. Le film reprend vraiment des personnages qui ont existé, comme le Professeur allemand Werner Heisenberg, Prix Nobel de Physique en 1932, ainsi que le Professeur norvégien Leif Tronstad, expert en eau lourde qui deviendra lui-même un saboteur. Il était aussi agent des services de renseignements norvégiens.
The Heavy Water War raconte avec suspens une partie très importante de notre Histoire. Avec brio ! Les reconstitutions sont étonnantes, et les effets spéciaux contribuent à alimenter notre stress. On est plongé au cœur de la guerre durant lesquels de nombreux hommes, et femmes, ont perdu la vie, pour sauver le Monde.
Les acteurs sont tous très justes. Quelquefois on se perd un peu au niveau des uniformes mais dès le second épisode de la série, on sait qui est qui ! Il est clair que sans la conviction de ces hommes, sans leur ténacité à faire détruire cette production d’eau lourde, Hitler aurait gagné cette fichue guerre.
The Heavy Water War, une série qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière minute !
1943, l’Europe est en flammes. La Seconde Guerre Mondiale fait rage.
Alors que l’Allemagne nazie entreprend de créer la première bombe atomique, une opération secrète s’organise afin de contrecarrer la menace.
Leur objectif : détruire une usine allemande d’Eau Lourde, un composant essentiel à la création de l’arme nucléaire, perché au cœur des montagnes de Norvège.
SortieDVD : le 6 avril 2016 Durée : 6x45mn Réalisateur : Petter S. Rosenlund Avec : Espen Klouman Høiner, Christoph Bach, Anna Friel Genre : Drame, Guerre, Historique Prix : 17,99 € (DVD) Acheter : sur Amazon
Les deux-Sèvres invite Mitau pour célébrer le printemps
Après Biarritz, voilà Mitau qui est invité aux Deux-Sèvres, plus exactement à La Mothe Saint Héray. Et son exposition s’intitule très exactement : Printemps de l’Orangerie. Elle a lieu du 30 avril au 5 juin 2016. Les jeudis, vendredis, samedis, dimanches et tous les jours fériés de 14h30 à 19h, à la Mairie de La Mothe Saint Héray. Comme toujours, l’entrée est gratuite pour permettre à tous d’admirer les œuvres de cet artiste pas comme tout le monde. Rappelez-vous, Publik’Art l’avait rencontré à Biarritz : Le silence de la mémoire ! Mitau, oui, c’est lui qui peint uniquement ses tableaux avec ses doigts en n’utilisant que des pigments purs. D’où une intensité exceptionnelle !
Alors, si vous l’avez loupé à Biarritz, ne le ratez pas cette fois dans les Deux-Sèvres !
Le vernissage aura lieu le vendredi 29 avril, à 18h, en présence de Mitau, bien sûr !
La Bataille des sexes- Photo : Emma Stone et Steve Carell
Emma Stone et Steve Carell se livrent une bataille des sexes
Communiqué de presse :
Les présidents de Fox Searchlight Pictures, Stephen Gilula et Nancy Utley ont annoncé que le tournage de LA BATAILLE DES SEXES avait débuté.
Pour incarner les différents personnages on retrouve notamment les nommés aux Oscars Emma Stone ( BIRDMAN, LA COULEUR DES SENTIMENTS), Steve Carell (FOXCATCHER, THE BIG SHORT:LE CASSE DU SIÈCLE) et Elisabeth Shue (LEAVING LAS VEGAS, CHASING MAVERICKS) accompagnés de Sarah Silverman (“Masters of Sex”, I SMILE BACK), Alan Cumming (“The Good Wife”, X-MEN 2), Andrea Riseborough (BIRDMAN), Eric Christian Olsen (“NCIS: Los Angeles”), Natalie Morales (“The Grinder”), Austin Stowell (LE PONT DES ESPIONS, WHIPLASH), Wallace Langham (ELLE S’APPELLE RUBY, LITTLE MISS SUNSHINE), Jessica McNamee (LAST DAYS OF SUMMER), Mickey Sumner (THE END OF THE TOUR) et Bill Pullman (LBJ, THE EQUALIZER).
Jonathan Dayton et Valerie Faris, les réalisateurs et également créateurs du film oscarisé LITTLE MISS SUNSHINE et du film indépendant ELLE S’APPELLE RUBY se sont cette fois-ci intéressés à l’Amérique des années 70, synonymes de grands bouleversements.
L’incroyable match de tennis en 1973 qui opposait Billie Jean King, numéro un mondial et l’ancien champion et provocateur Bobby Riggs ( Steve Carell) est désormais connu comme LA BATAILLE DES SEXES et est devenu l’événement sportif le plus regardé à la télévision. Le match a relancé la façon de penser de l’époque et a abordé le sujet mondial de l’égalité des genres, lançant ainsi le mouvement féministe. Piégés sous les feux des projecteurs, King et Riggs campaient sur leurs positions mais luttaient en dehors du court contre des problèmes bien plus personnels et complexes.
D’un côté King, accompagnée d’un mari coopératif mais qui la pousse à réclamer aux institutions l’égalité des salaires lutte à s’accepter, tandis que Riggs, lui, met en péril son héritage et sa réputation à vouloir à tout prix retrouver sa gloire d’antant.
Ensemble, Billie et Bobby ont donné un spectacle qui a su dépassé le court et a alimenté nombre de discussions entre hommes et femmes à un niveau international.
Le film est produit par Christian Colson de Cloud Eight Films, Danny Boyle de Decibel film, et Robert Grat, quant au scenario, il a été confié à l’oscarisé Simon Beaufoy (SLUMDOG MILLIONAIRE, 127 HEURES, THE FULL MONTY).Boyle et Colson ont déjà travaillé ensemble sur des films nommés et oscarisés comme SLUMDOG MILLIONAIRE, 127 HEURES et STEVE JOBS. Le producteur Robert Graf a quant à lui déjà pu collaboré avec les réalisateurs sur ELLE S’APPELLE RUBY et a également travaillé sur AVÉ CÉSAR et sur NON, CE PAYS N’EST PAS POUR LE VIEIL HOMME.
« Si tous les hommes et les femmes travaillaient aussi bien ensemble que Jon Dayton et Valerie Faris, le monde serait un endroit plus harmonieux » ont déclaré Boyle et Colson. Avec Emma, Steve et le reste de notre casting fabuleux, ils sont l’équipe parfaite pour donner vie au scénario de Simon Beaufoy, qui dépeint la brillante ballade de Billie et Bobby – l’étrange couple parfait ».
« L’ironie de notre statut de mari et femme faisant équipe pour réaliser La Bataille des Sexes ne nous a pas échappé. Dès que nous avons lu le script de Simon, nous savions que nous devions faire ce film. Nous nous sentons tellement chanceux d’avoir réuni des artistes aussi incroyables, à la fois derrière et devant la caméra », ont déclaré Jonathan Dayton et Valerie Faris.
« Jon et Val font partie de la famille Searchlight depuis leurs débuts avec Little Miss Sunshine », ont déclaré Utley et Gilula. « Leur capacité à créer des personnages et des situations crédibles, tout en dépeignant avec subtilité la société, est unique et nous sommes impatients de voir leur représentation de ce tournant dans l’histoire du sport et du progrès social. Nous sommes fiers de faire équipe avec eux, avec Steve, Emma, Danny et Christian, que l’on considère tous comme des membres de notre famille. »
« Je suis extrêmement heureux de travailler à nouveau avec Jonathan et Valérie ainsi qu’avec Christian et Danny dont j’admire le travail depuis longtemps », a déclaré Robert Graf. « Je me souviens d’avoir vu la version originale de La Bataille des Sexes en 1973 et, même en tant qu’enfant, je l’ai considéré à la fois comme un spectacle pop irrésistible et comme part intégrante d’une conversation sociétale fondamentale sur l’égalité et le respect – une conversation qui se poursuit aujourd’hui avec vigueur et que nous espérons alimenter avec notre film ».
Pamela Martin, collaboratrice de longue date de Dayton et Faris, qui a monté LITTLE MISS SUNSHINE, ELLE S’APPELLE RUBY et a reçu une nomination aux Oscars pour son travail sur THE FIGHTER, retrouve une nouvelle fois les réalisateurs sur ce film. Le directeur de la photographie Linus Sandgren, rejoint quant à lui l’équipe pour la première fois. Il est notamment connu pour son travail sur JOY et AMERICAN BLUFF. Judy Becker, designer de production, nominée à l’Oscar et aux BAFTA (AMERICAN BLUFF, CAROL) et Mary Zophres, créatrice de costumes, primée aux Oscars (TRUE GRIT, ARRÊTE-MOI SI TU PEUX) ont également apporté leurs savoir-faire sur ce film.
Biopic de la joueuse de tennis américaine Billie Jean King. Numéro une mondiale de sa discipline, elle devient une véritable star en 1973 en participant à la « Bataille des sexes », lorsqu’elle relève le défi d’affronter Bobby Riggs sur un court.
Sortie : prochainement Durée : inconnue Réalisateur : Jonathan Dayton, Valerie Faris Avec : Emma Stone, Steve Carell, Andrea Riseborough
Rogue One, le spin-off de la saga Star Wars a récemment fait beaucoup parler avec une première bande annonce aussi sombre que léchée. Cette dernière laisse entrevoir un univers assez indépendant, voire hermétique, à celui de la saga mère dominée par les Jedi. La vidéo ne met en scène aucun sabre laser. Et pour cause, les Jedi ne sont pas encore dans la partie.
Rappelez-vous, nous sommes entre les épisodes III et IV de Star Wars, juste après la sanglante Revanche des Sith (Star Wars III) et bien avant qu’Un Nouvel Espoir (Star Wars IV) de naisse. Et tandis que l’univers bascule dans l’ombre une armée de rebelles décide de voler les plans de l’Etoile Noire. A en voir les images de cette première vidéo, le film s’apparente à un vrai film de guerre, version pistolets lasers.
Gareth Edwards, le réalisateur de ce premier volet (il devrait y en avoir 3), résume l’ambiance sur le terrain : « Aucun dieu pour nous sauver. Pas d’espoir. ». Voilà qui est dit ! En parlant de domination du mal, le personnage le plus attendu est sans doute celui de Dark Vador, qui sera cette fois interprété par Spencer Wilding au lieu et place de David Prowse. S’il n’y aura à proprement parlé pas de Jedi, on aura donc droit à un retour du côté obscur de la Force en grandes pompes.
Mais pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’image à ce sujet dans la bande annonce… D’autres teaser devraient donc suivre !
Rogue One : A Star Wars Story est le premier film de l’univers Star Wars en standalone de Lucasfilm. Ce premier volet raconte l’histoire d’une bande de rebelles résolus à voler les plans de la redoutable Etoile Noire.
Sortie : le 14 décembre 2016 Durée : inconnue Réalisateur : Gareth Edwards (II) Avec : Felicity Jones, Riz Ahmed, Ben Mendelsohn
Kung Fu Panda 3 ou Le livre de la Jungle, que choisir ?
Kung Fu Panda 3 est un film d’animation destiné aux enfants, à partir de 3 ans. Le livre de la jungle n’est pas un film d’animation ! Voilà déjà une grande différence.
Comme le dit si bien Lodi dans sa chronique sur Kung Fu Panda 3, ce film peut être vu et interprété en fonction de la maturité de chacun. Les jeunes enfants ne comprendront pas grand chose du scénario qui est très beau, mais cela ne les empêchera pas d’apprécier ce film. Quant aux adultes, ils se régaleront et pourront ensuite amorcer de nombreuses discussions, philosophiques, avec leurs bambins ! Je proposerai ce film à partir de 5 ans.
Quant au Livre de la Jungle, c’est une nouvelle version « live » que propose Disney. Rien à voir avec notre fameux dessin animé, Livre de la jungle, de notre enfance (1967) ! Cette nouvelle version est beaucoup plus hard et ne s’adresse absolument pas aux tout-petits. Il est d’ailleurs mentionné sur le site de AlloCiné : à partir de 10 ans. Les images de synthèse font réellement peur, et rien ne sera facile pour Mowgli.
Alors, si vous ne voulez pas que votre enfant fasse des cauchemars, suivez nos conseils ! Regardez les bandes annonces et vous comprendrez tout !
Kung FU Panda 3 A partir de 3 ans.
Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !
Sortie : le 30 mars 2016 Durée : 1h35 Réalisateur : Jennifer Yuh, Alessandro Carloni Genre : Animation, Aventure, Comédie
Le livre de la jungle :
A partir de 10 ans Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.
Sortie : le 13 avril 2016 Durée : 1h46 Réalisateur : Jon Favreau
Avec : Lambert Wilson, Leïla Bekhti, Eddy Mitchell Genre : Aventure, Famille, Fantastique
Justin, une BD sur la transexualité de Gauthier (Delcourt)
Justin est une bande-dessinée originale en petit format qui aborde le sujet tabou de la transexualité. En effet, Justine, naît fille. Ses parents souhaitaient avoir une fille, ils ont eu une fille, mais en apparence seulement. Car Justine préfère s’appeler Justin, elle se sent garçon de la tête aux pieds, elle pense garçon.
De questionnements en certitude, il apparaît qu’une seule chose puisse expliquer son malaise persistant : le rejet de l’évidence de la part de ses parents. L’auteur Gauthier, qui n’en est pas à son premier ouvrage (L’enterrement de mes ex, 6 pieds sous terre ; Peau de lapin…) se projette ici dans ce personnage à la fois perdu et déterminé.
Le récit est touchant, mais manque toutefois d’étoffe. On aurait aimé pousser l’introspection, voir le personnage traverser toutes les étapes de sa transformation. Les dessins tout en noir et blanc, révèlent des personnages aux traits animaliers, mais très expressifs. Justin est donc une bande-dessinée qui soulève des questions importantes avec une grande délicatesse.
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Quand le prof de sport demande de former une équipe de filles et de garçons, Justine reste au milieu. Il sent bien qu’il n’appartient pas au genre qu’on lui a attribué mais il se persuade que tout le monde le sait, « sauf papa et maman ». Au fil de sa vie d’enfant, d’ado et de jeune adulte, souvent malmené et incompris, Justine va entreprendre de vivre qui il a toujours été, c’est-à-dire Justin.
Date de parution : le 6 avril 2016 Scénariste(s) : Gauthier Dessinateur(s) : Gauthier Editeur : Delcourt Prix : 14,50 € Acheter sur : Amazon l BDFugue
Gérard Depardieu dans Tour de France, film de Rachid Djaïdani
Gérard Depardieu fera bientôt son tour de France
Gérard Depardieu dans la peau d’un maçon du Nord de la France, c’est ce que propose le réalisateur Rachid Djaïdani pour son prochain film Tour de France. L’acteur jouera aux côtés de Sadek et Rabah Naït Oufella dans une histoire assez basique.
Un jeune rappeur doit se faire oublier et quitter la capitale. Il décide d’accompagner le père de son producteurs dans son tour de France sur les traces du peintre Joseph Vernet. Un film sur les conflits de générations et de cultures sous forme de comédie douce. Si La Vache faisait la traversée Marseille-Paris, le boeuf (Gérard Depardieu) nous emmènera sur le chemin retour pour un Paris-Marseille !
Far’Hook est un jeune rappeur de 20 ans. Suite à un règlement de compte, il est obligé de quitter Paris pour quelques temps. Son producteur, Bilal, lui propose alors de prendre sa place, et d’accompagner son père Serge, faire le tour des ports de France, sur les traces du peintre Joseph Vernet.
Malgré le choc des générations et des cultures, une amitié improbable va se nouer entre ce rappeur plein de promesses et ce maçon du Nord de la France au cours d’un périple qui les mènera à Marseille pour un concert final, celui de la réconciliation.
Damien Walters fait un salto arrière au-dessus d’une F1 à pleine vitesse
Damien Walters fait un salto arrière au-dessus d’une F1 à pleine vitesse
Damien Walters, cascadeur et acrobate fou, a réalisé une performance ultra dangereuse : faire un salto arrière au dessus d’une formule 1 lancée à pleine vitesse. Ce défi totalement fou implique évidemment que Damien Walters ne voie pas l’obstacle approché. Sans dispositif de sécurité particulier (ni casque, ni combinaison spéciale), l’homme se met en place sur la piste de F1.
Concentré, le gymnaste n’a que son ouïe pour se repérer et mesurer la distance du bolide. On ne peut qu’être soufflé par son sens du timing ! Une vidéo dans laquelle il risque vraiment sa vie. Pour ceux qui ne connaissent pas cet artiste à la tête brûlée, habitué aux cascades les plus extrêmes (les studios hollywoodiens louent régulièrement ses services sur les tournages les plus costauds : Captain America…), on vous propose une seconde vidéo qui fera office de présentation.
Macaroni ! une BD de Thomas Campi et Vincent Zabus (Dupuis)
Macaroni ! c’est l’histoire touchante de milliers d’hommes et de femmes italiens qui ont quitté leur pays au XXème siècle pour raison économique. Dès les premières pages, la très belle préface de Salvatore Adamo nous plonge dans les souvenirs d’enfance. Ces immigrés venus travailler dans les mines de charbon du nord de la France dans des conditions extrêmement difficiles, ces italiens qui parlent avec les mains de manière caractéristique, ces visages fermés par un passé parfois trop lourd.
L’atmosphère est lourd, mais c’est tellement important d’écouter notre passé. Vincent Zabus et Thomas Campi ont donc choisi de nous faire passer un séjour en compagnie de Roméo, un jeune garçon de 11 ans et son grand-père italien immigré. Les deux hommes, que tout oppose au début, finissent par trouver l’un auprès de l’autre une attirance commune. Les dialogues sont brefs, mais ils se suffisent appuyés par des illustrations très expressives et accompagnées de couleurs chaudes rappelant les chaleurs des terres d’Italie. Un récit très juste, tout en subtilité !
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« Le vieux chiant », c’est comme ça que Roméo appelle son grand-père. Alors, quand il apprend qu’il va devoir passer quelques jours avec lui à Charleroi… c’est une certaine idée de l’enfer pour le gamin de 11 ans. Pourtant, cette semaine s’avérera surprenante à bien des égards. Peut-être grâce à Lucie, la petite voisine, qui parlera de son « nono » à elle et qui lui fera découvrir la beauté des terrils, peut-être grâce à son papa qui, pour la première fois, évoquera son enfance, certainement grâce à Ottavio qui derrière ses airs de vieux bougon cache une vie faite de renoncements et de souffrances. Une vie qu’un gamin d’aujourd’hui ne peut imaginer. C’était une simple semaine de vacances, ce sera l’occasion de lever le silence qui pèse sur des hommes de trois générations.
Un récit humain et touchant qui nous parle de l’immigration italienne, du travail des mineurs, de transmission et du difficile accouchement de la parole quand, une vie durant, on a été habitué à se taire.
Date de parution : le 1er avril 2016 Scénariste(s) : Vincent Zabus Dessinateur(s) : Thomas Campi
Adapté du roman éponyme de Carlo Bonini et Giancarlo De Cataldo, Suburra est un nouveau film coup de poing sur la mafia italienne. Steffano Sollima (qui a signé la série télé Gomorra mais aussi Romanzo Criminale) réalise un film noir où le luxe et les facilités de la sphère politique et religieuse sont rattrapés par les puissantes familles de gangsters retranchées dans les quartiers malfamés et pauvres comme le bord de mer d’Ostie.
Alors que dans les bas-fonds une guerre se prépare à éclater, les cols blancs parcourent les parquets du Parlement, du Vatican et des chambres d’hotels de luxe avec deux points communs : un ineffable appétit pour l’argent et une volonté criminelle de tout mettre en oeuvre pour en produire. Lorsque les intérêts de la mafia et des politiques convergent, la parole de ces derniers trouve sa traduction dans des actes de guerre, loin des appartements feutrés du centre ville de Rome.
Confrontant deux mondes gangrénés, le scénario de Suburra use d’une symbolique forte, parfois trop insistante, ancrée dans un antagonisme : le luxe de la cité face à la détresse du reste du monde à perte d’horizon (le quartier d’Ostie est en bord de mer). Entre les deux, une seule chose semble pouvoir faire le lien : le vice, la drogue et la prostitution. Grâce à cela, les politiques se font piéger, et la mafia accède au pouvoir. La confusion fait son oeuvre, les politiques deviennent des criminels qui donnent leurs ordres à la mafia contre quelques services et tous incarnent la prostituée de l’autre.
Conduit avec maestria, Suburra ne lésine pas sur la mise en scène
Conduit avec maestria, Suburra ne lésine pas sur la mise en scène en cultivant un esthétisme chapitré dans une photographie léchée, où chaque passage à l’acte suit le rythme lent, inlassable et implacable, d’un métronome. C’est celui du groupe M83 qui a d’ailleurs été choisi puisque la bande originale est inondée de leurs titres électro dont l’imprégnation est particulièrement efficace. Le film semble parfois avoir été pensé à la manière d’un clip, où les atrocités s’accumulent entre deux mondes opposés mais unis dans l’horreur, jusqu’à ce qu’un refoulement d’égout les fasse se rejoindre définitivement dans l’apocalypse.
Suburra bénéficie encore d’un jeu d’acteurs d’un charisme qui transforme chaque scène en un moment de cinéma plus qu’enthousiasmant. Evidemment, il y a la star Pierfrancesco Favino, en grande forme (surtout lorsqu’il sort de ses gonds), mais on doit également saluer les excellents Alessandro Borghi (Numero 8), Greta Scarano (Viola) ou encore Adamo Dionisi (Manfredi), sans oublier Claudio Amendola (Le Samurai). A noter la présence d’un français au casting, en caméo : Jean-Hugues Anglade.
Suburra pêche parfois par orgueil avec son scénario bercé de symboliques évidentes mais il reste un film mené de mains de maître servi par un casting de haut vol.
La Suburra, quartier malfamé de Rome, est le théâtre d’un ambitieux projet immobilier. L’Etat, le Vatican et la Mafia sont impliqués. En sept jours, la mécanique va s’enrayer : la Suburra va sombrer, et renaître.
Sortie : le 9 décembre 2015 Durée : 2h15 Réalisateur : Stefano Sollima Avec :Pierfrancesco Favino, Elio Germano, Claudio Amendola Genre : Polar, thriller Acheter sur Amazon