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Enfant de la nuit polaire aux éditions La Boite à Bulles le 1er février, une belle autobiographie du froid

Enfant de la nuit polaire est le récit d’une vie, Julia Nikitina se raconte, entre son enfance à Salekhard au nord de la Russie, et sa volonté de se trouver, entre racines profondes et ambition personnelle de devenir dessinatrice. La récit en noir et blanc et beau et fluide, il donne à comprendre les choix de vie de l’auteur autant que les mots qu’elle emploie. Comme le dit si bien le synopsis, un récit délicat sur l’enfance, l’exil, l’attachement à la terre, à la mère. C’est tout à fait ça, une BD en toute délicatesse, qui se laisse le temps de voir évoluer la narratrice, entre son enfance dans une ville plongée dans le noir la moitié de l’année, une père aimante et attentive et l’exil à Saint Pétersbourg pour les études. La BD renferme un monde en lui-même, qui n’attend qu’à être découvert pour un très beau moment de lecture.

Synopsis:

Julia Nikitina a grandi à Salekhard, dans le Nord de la Russie. Toute son enfance, elle l’a vécue au rythme de cette terre arctique, de ses saisons contrastées, et du fleuve Ob.

À seize ans, pourtant, elle quitte sa ville natale pour Tioumen afin d’y étudier le dessin. L’adaptation à la grande ville est difficile : elle souffre d’agoraphobie, il lui faut faire ses preuves et les doutes l’assaillent. D’autant que son passé se rappelle sans cesse à elle, lui chuchote que sa place n’est pas au milieu des immeubles et des allées goudronnées.

Malgré tout, Julia s’obstine et part, un peu plus tard, pour Saint-Pétersbourg afin d’y poursuivre ses études. Elle veut désormais voir le monde, mettre des kilomètres entre elle et cette terre natale qui n’a en fait rien à lui offrir. Au fil des voyages, pourtant, elle renoue avec ses origines et, petit à petit, comprend : elle porte le Grand Nord en elle.

Un récit délicat sur l’enfance, l’exil, l’attachement à la terre, à la mère.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Julia Nikitina

Nombre des pages / Prix: 154 pages / 18 euros

Parvis, une belle pièce surréaliste au Théâtre Montmartre Galabru

Le TMG laisse la place à la jeunesse avec 5 comédiennes et 2 comédiens en liberté dans une pièce librement adaptée de La folle de Chaillot de Jean Giraudoux par Margaux Wicart. Scènes surréalistes, dialogues alambiqués, intrigue farfelue, tout est fait pour joyeusement perdre le public dans un moment de théâtre à la limite de l’absurde.

Le capitalisme battu en brèche

Pour empêcher les forces impérialistes de creuser le sous-sol parisien, la résistance s’organise, portée par 4 sommités de Paris, appelées des folles de quartier. Celle de Chaillot, de Pigalle, du Père Lachaise et de la Rive Gauche. La scène devient le terrain de jeu pour déjouer le complot. Les dialogues s’enchainent dans une vraie folie douce marquée par une irrésistible chanson aux accents coquins de la Folle de Pigalle et un procès joliment expédié, tout en sous-entendus et en réactions du public. La pièce récolte des rires réguliers et une attention soutenue d’un public conquis. Combien même l’intrigue soit un peu décousue et alambiquée, l’énergie des comédiens remporte la palme des spectateurs. Car la troupe déploie des trésors d’imagination pour porter le texte de Margaux Wicart et y insérer autant de poésie que de pics surréalistes.

Parvis se joue jusqu’au 31 mars tous les vendredis à 19h30 à proximité de la rue des Abbesses et du Sacré Coeur. Une bonne sortie dans un quartier aux charmes certains, portée par une pièce loin des standards pour une vraie originalité bizarre et inédite.

Synopsis: A Paris, un complot se trame sur le parvis de Notre Dame ; La Présidente et le Prospecteur s’apprêtent à détruire la ville pour exploiter le pétrole fraichement découvert dans ses sous-terrains. Mais rien ne se passe comme prévu ! Quatre Folles hautes en couleurs, ferventes gardiennes des beautés et de l’âme de la capitale, pilotent la contre-offensive…

Genre : Comédie
Durée : 70 minutes

Tarifs : 20€ / 14€ (Tarif réduit)

Julia Jean-Baptiste dévoile son nouvel album Cinerama, sortie le 27 janvier 2023 chez Kwaidan Records

Julia Jean-Baptiste est une chanteuse compositrice originaire originaire de la ville du cinéma, Lyon, ce qui explique peut être le titre de son nouvel album. Elle aime à se surnommer comme la fille aux trois prénoms, elle issue d’une famille de mélomanes et confrontée très tôt aux grandes figures de la bossa nova brésilienne, comme João Gilberto ou Gilberto Gil, et de la chanson française, comme Joe Dassin. Pas hermétique non plus aux sonorités cold wave et glam rock, elle bénéficie d’influences riches et variées, comme le montre bien son album.

Bowie, forcément

C’est avec Bowie à l’âge de 14 ans que Julia se met en tête d’apprendre la guitare. Son passage au sein du label Entreprise la fait naviguer au sein de la scène pop française où elle chante avec les groupes Pendentif et Nouvelle Vague (comme Camille). L’autrice-compositrice-interprète ouvre avec cet album la porte de son monde, qu’elle a bâti au fond d’elle depuis des années, par delà la peur d’échouer, de décevoir ou de se tromper. Dorénavant bien entourée, elle se lance avec sérénité dans l’aventure du premier album. Avec le producteur brésilien Diogo Strausz (Voyou, Thiago Pethit), elle se sait entre de bonnes mains, ainsi qu’avec le producteur et musicien Jean Sylvain Le Gouic (Juveniles). Plus de limites pour composer et se livrer comme le souligne la chanson Empathie et son message, trop se livrer peut représenter un danger avec le risque du retour de bâton.
Clément Roussel (L’Impératrice, Voyou, Cléa Vincent) est également de la partie dans une belle dream team. Julia peut se laisser aller en toute confiance et poser sa voix, jusqu’à presque chuchoter, mais toujours présente avec des sentiments profonds et une belle sincérité.

Julia Jean-Baptiste n’a plus peur et elle se livre dans un album à découvrir dès le 27 janvier.

Glenn, naissance d’un prodige au Splendid, l’histoire personnelle haute en couleur du célèbre pianiste canadien

Le splendid prolonge le plaisir en programmant la pièce Glenn naissance d’un prodige après son triomphe au Petit Montparnasse. La création d’Ivan Calbérac multiplie les variations de tons et d’humeurs en imaginant le célèbre virtuose Glenn Gould obligé de se dépatouiller avec ses tics, ses tocs et une mère ultra protectrice. Le spectacle suit le cours de sa trop courte existence pour un vrai plaisir de théâtre drôle et dramatique à la fois.

Le virtuose absolu et ses croix

L’histoire est connue de beaucoup. Prodige du piano, Glenn Gould arrête sa triomphale carrière de concertiste à 32 ans seulement malgré la demande et la reconnaissance publique, son premier enregistrement des Variations Goldberg en 1955 est à la fois l’album le plus vendu de l’histoire et le premier d’une fructueuse carrière d’enregistrements. Mais il succombe à seulement 50 ans des suites d’un AVC laissant le monde classique interloqué. Le fil de sa carrière n’est qu’une partie de la pièce, ouvrant le champ des possibles pour les spectateurs non mélomanes. Des personnages centraux de son existences apparaissent, d’abord sa mère Florence Gould débordante d’affection jusqu’à l’excès quitte à devenir vampirique, son père Russel fabricant de fourrures, son dévoué imprésario Walter Homburger (Hom, pas Ham!) et sa cousine Jessie grand amour manqué de son existence. Vie personnelle et vie professionnelle se mélangent parfaitement dans une merveille de scénographie conçue par Juliette Azzopardi. Le rythme ne faiblit jamais et la scène figure à la fois la maison familiale, le studio d’enregistrement, la salle de concert où tout autre lieu avec le minimum de transformations scéniques pour ne pas briser le rythme. Un piano trône évidemment sur scène avec quelques airs de piano joués par un Thomas Gendronneau parfait dans les habits du grand Glenn avec des belles interprétations de Bach et de Beethoven, et même des airs des Beatles et de Simon & Garfunkel entonnés à la sono. Grimé en virtuose jeune ou plus âgé , il captive la salle avec le même allant. Quant à ses camarades Josiane Stoleru (divine Florence Gould!) Bernard Malaka, Lison Pennec (douce et dévouée Jessie), Benoit Tachoires ou Michel Scotto Di Carlo et Stéphane Roux, c’est un festival entre humour (ah, cet accent canadien, tabernacle!) et tragédie (la mère aveuglée par son amour jusqu’à folie?).

Pièce musicale mais pas seulement pour un vrai succès, Glenn naissance d’un prodige est un incontournable de la saison théatrale. La salle bondée a fait un triomphe final pour saluer les comédiens et valider la proposition théâtrale, dense, pertinente et aussi divertissante que fascinante. Une pièce à ne pas manquer!

Synopsis: Sous l’impulsion de sa mère qui rêvait d’être concertiste, Glenn Gould commence le piano dès l’âge de deux ans et demi, et s’y révèle aussitôt très doué. Devenu adulte, il va totalement révolutionner la façon de jouer du piano, et vendre autant de disques que les plus grandes rock star. Mais plus le public l’acclame, plus Glenn en souffre, car sa personnalité Asperger et hypocondriaque lui rend chaque concert extrêmement pénible et douloureux. Sans parler de sa vie privée, totalement sacrifiée…

Détails:

À partir du 25 janvier.
Représentations à 21h du mardi au samedi, matinées le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h

Le Royaume de Séraphin, un conte merveilleux pour sourire à la vie (Eischorn)

Le Royaume de Séraphin, un conte merveilleux pour sourire à la vie (Eischorn)

Le Royaume de Séraphin est un album écrit par Mélodie Ducoeur et joliment dessinée par Mangoo. Ce n’est pas la première fois que Mélodie Ducoeur aborde la question du deuil et de la mort. Elle a écrit un recueil « Nos étoiles du Ciel » qui est un guide poétique pour surmonter le deuil.
Cet album fait partie d’une collection d’ouvrages autour du Royaume de Séraphin dont il existe deux romans : Le Royaume de Séraphin et Noël au Royaume de Séraphin, ainsi qu’un roman jeunesse pour les 9-13 ans.

Avec Le Royaume de Séraphin, on découvre le monde de Timéo. Timéo est le petit frère de Loïc mais en fait, Loïc ne l’a jamais vu car Timéo « s’est envolé dans le ciel ».
Où est donc passé Timéo ?

Il est arrivé dans un monde féérique, le royaume de Séraphin. Et là-bas, il va découvrir que comme tous les enfants du royaume, il a un super pouvoir. Un pouvoir magique.
Titouan fait naitre des animaux sur Terre. Tiphanie fait pousser des fleurs. Quant à Timéo, son pouvoir sera « de faire naitre des bébés humains ».

A chaque saison, des petits miracles vont se produire, et faire vivre de belles aventures.

A la toute fin de l’album, le lecteur découvre le cadeau de Timéo ! Un énorme cadeau pour sa famille ! Mais bien sûr, Publik’Art ne vous dévoilera rien ! On vous laisse le découvrir par vous-même !

Mélodie Ducoeur nous fait entrer dans le monde très douloureux de la perte d’un bébé. Mais en imaginant le monde de l’au-delà, avec Le Royaume de Séraphin, beaucoup de délicatesse, de tendresse se dégagent et nous emportent dans un monde imaginaire qui ne peut que nous faire du bien !

Le Royaume de Séraphin, un très bel album qui va permettre d’ouvrir plus sereinement le dialogue avec nos jeunes lecteurs, de 3 à 10 ans, sur un sujet qui nous effraie et qui nous rend si malheureux.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mai 2022
Auteur : Mélodie Ducoeur
Illustrateur : Mangoo
Editeur : Eischorn
Prix : 23 €

Claire Veritti revèle son nouvel EP Seule chez Kwaidan Records, sortie le 27 janvier 2023

Après avoir révélé récemment l’envoutant titre Ping-Pong, Claire Veritti dévoile son nouvel EP Seule ce 27 janvier chez Kwaidan Records. Un titre très pop tout en grâce portée par une voix grave et musicale, parfait pour annoncer un EP dans la même veine, l’amour est de la partie.

La chanson française a encore de belles heures devant elle

Seule se veut un EP rempli de poésie, les mots sont puissants et réfléchis, l’écoute est attentive pour en saisir les multiples sens, le tout porté par une belle musicalité. Le ton est un mélange entre sweet sixties bondissantes et eighties envoutantes. Claire Veritti pioche dans les plus belles inspirations, elle se rappelle ses études d’arts appliqués, de théâtre et de design de mode effectuées à Nancy, et les textes de Baudelaire comme l’esprit libertaire de Frida Kahlo l’ont accompagné dès 2018 et son passage dans l’émission The Voice. L’album Seule est une belle collection de chansons douces amères, de celle qui se dansent ou s’écoutent en méditant. La voix est puissante et chaleureuse pour accompagner des paroles toute en ambivalence. Ping Pong évoque les mots qui frappent au cœur comme des balles Puits du fou fait plonger au cœur des abysses. Borderline in love fait la part belle aux amours fugaces vécues à travers l’écran de téléphone. La production de Marc Collin est léchée comme le souligne bien le titre Seule, imaginée comme une danse solitaire pour bien montrer justement que la solitude n’est pas une fatalité. Le clip de Ping-Pong réalisé par Raphaël Holt et Romain Baujard préfigure parfaitement les intentions poétiques de la chanteuse, creusant la dualité des sentiments, avec le meilleur mais aussi le pire, le danger de l’emprise n’est jamais bien loin et chaque partie est un pari comme au casino. L’artiste multiplie les cordes à son arc, danse, dessin, musique, chant qu’elle a tâté entre 11 et 18 ans, seule dans sa chambre ou sur des bandes musicales. Les études d’arts appliqués, de théâtre et de design de mode à Nancy avant de former le duo Luna Gritt, un nom comme une référence à René Magritte et aux surréalistes. S’en sont suivies 7 années d’une belle aventure pop avec 2 EP et une série de concerts, notamment en première partie de Jacques Higelin, Deportivo et Broken Back, tout ça avant la révélation The Voice.

Aujourd’hui en solo et sou son propre nom, Clara Veritti multiplie les sons électro et les guitares tour à tour électriques ou aériennes pour fasciner l’auditeur. Son EP Seule est à découvrir pour mieux connaitre cet univers tout en poésie et en surréalisme.

Le grand retour de BT 93 avec son nouvel album BT2033, sortie le 27 janvier 2023 chez Dragon Acel / Modulor

Je me souviens de la surprise BT93 à l’écoute de son premier album Bronx Generation paru en juin 2020 mais enregistré au début des nineties. Les sonorités eighties très new wave faisaient mouche avec des paroles anti capitalistes particulièrement acérées et une voix assez unique. C’est l’heure du retour avec le second album BT2033 produit par Sainte Victoire avec le récit d’un parcours de cadre dans ce quartier si poétique de La Défense, à l’ombre des tours et sur ce beau parvis dallé de désespoir. Chanteur, musicien, compositeur, BT93 s’occupe de tout et c’est toujours aussi réjouissant.

Du second degré frontal

BT93 revient avec des textes toujours aussi drôles rythmés par une pop synthétique des plus addictives. Il raconte sa vie de cadre à la Défense, le lancement de sa boite, sa frustration de ne pas pouvoir faire de musique à plein temps. De là à penser que cette carrière permet de combler un vide et de conjurer le sort, il n’y a qu’un pas. A l’écoute des morceaux, certains se rappelleront d’illustres ainés frenchies très eighties comme Taxi Girl et Jacno. Loin de chercher à oublier son parcours professionnel, BT93 s’en fait une force, presqu’une identité, les synthés sont clinquants, les paroles ne prennent pas de pincettes, il assumer l’egotrip en se racontant comme dans le morceau BT93 Suis-je un artiste ? La réponse semble dans la question avec ce leitmotiv qui parlera à certains il manque une dimension aux artistes qui n’ont jamais bossé dans un bureau. Les chansons se veulent résolument electro-pop, chantées en français pour bien faire passer le message aussi acide que lucide en étendard anticapitaliste, presque désespéré, mais surtout revendicatif. L’absurdité du système est rappelée à l’envie, les institutions sont battues en brèche, le capitalisme rend mesquin et profiteur, c’est lui qui le dit. Mais BT93 cherche aussi à prendre ses distances en évoquant les sentiments amoureux et sa passion pour le cinéma, il ouvre les chakras pour ne pas oublier qu’on ne vit qu’une fois et qu’il ne faut pas oublier de vire, justement.

BT93 est un vrai concept réjouissant, de la musique qui parle au cœur et à l’esprit, ne se contentant pas de rappeler des vérités, les mettant en chanson avec sa plume acérée pour un effet démultiplié. C’est jouissif et à découvrir de toute urgence dans ses temps de revendications tout azimut.

La chèvre de Monsieur Seguin à la Comédie Tour Eiffel, une nouvelle réussite théâtrale pour toute la famille

La Chèvre de Monsieur Seguin à la Comédie Tour Eiffel, c’est un classique d’Alphonse Daudet que tous les parents ont lu et que les enfants peuvent découvrir dans une version piquante et revisitée. Les 2 comédiennes Odilie Roig (l’auteur de la pièce) et Lorène Lavoisier arborent des moustaches dessinées pour raconter l’histoire de cette chèvre éprise de liberté mais confrontée à un loup dangereux une fois la nuit tombée. Malgré un combat toute la nuit durant, le lever du soleil sonne son glas. Une belle métaphore sur les dangers de la vie.

Un brillant classique revisité

Ce qui caractérise la pièce, c’est avant tout sa bonne humeur communicative. Les 2 comédiennes rivalisent de talent pour emporter les plus jeunes dans leurs délires. Jeter de fleur sauvage sur la scène, combats homériques, narration tour à tour comique et dramatique, tout y passe pour un moment de théâtre de 45 minutes qui captive les plus jeunes ainsi que leurs parents. Une salle comble a pu admirer l’énergie déployée pour retranscrire cette belle fable universelle. Car si Monsieur Seguin enferme sa chèvre, ce n’est que pour lui permettre d’éviter les dangers du monde personnifiés par le loup mortel. Mais la chèvre préfère profiter de sa liberté pour emmagasiner de l’expérience et des souvenirs et ne pas regretter une vie passée sans la vivre véritablement. Fable à double tranchant, la chèvre se souvient de ces moments passés à vaquer dans les prés avec cette rencontre mémorable avec le bouquetin noir, Monsieur Seguin ne se souvient que des moments à récolter du bon lait cru entre les 4 murs de la bergerie. Morale universelle, la sagesse de l’un rivalise avec les élans libertaires de la seconde. Alphonse Daudet avait si bien capter l’esprit des temps modernes qu’il est toujours enseigné dans les écoles.

Odilie Roig adapte brillamment le texte pour en livrer une version captivante pour toute la famille, un beau succès à la Comédie Tour Eiffel, un de plus, à ne pas manquer, la programmation est toujours aussi alléchante et un Malade Imaginaire pointe à l’horizon…

Détails:

Les Dimanches À 14H (à partir de janvier 2023)

Le salon de musique, le chef d’œuvre de Satyajit Ray ressort en salles le 25 janvier

Film très peu connu dans nos contrées au-delà de quelques cinéphiles initiés, le salon de musique est un film d’une splendeur sans limites. Le voir une fois suffit pour mieux comprendre son aura et pourquoi, en 2008, le film a été classé 20ème d’une liste des 100 meilleurs films de l’histoire par le magazine spécialisé Les Cahiers du Cinéma. Le noir et blanc est d’une splendeur totale, les mise en scène est prodigieuse et l’histoire a tout du conte universel. Voir ce personnage de notable sombrer peu à peu s’imprime pour toujours dans les prunelles de ceux qui l’ont vu.

Un fable funeste

Un aristocrate et grand propriétaire terrien vit pour plusieurs choses des plus importantes à ses yeux. Son statut dans l’Inde des castes où lui occupe la première place, la musique qu’il fait vibrer dans son salon de musique, son fils qui va perpétuer la prodigieuse lignée. Le temps est pour lui une succession de générations qui ont toutes connu le faste des puissants. Pour figurer le luxe de son statut de nabab, un magnifique lustre de verre brille de mille feux grâce aux bougies qui lui permettent de jaillir de l’obscurité. Mais ce faisant, le film fait la démonstration de la vanité des choses d’une manière particulièrement troublante. Le très prospère et dispendieux seigneur voit tout ce qui a fait son existence sombrer peu à peu. Sa fortune s’amenuise à mesure que ses revenus se tarissent suite à l’inondation de ses terres, son fils disparait accidentellement, son voisin issu d’une lignée bien moins reconnue fait fortune et le nargue de plus en plus ouvertement. Reste pour Biswanbhar Roy l’importance des bonnes manières et son palais richement décoré. Le film voit le faste passer et les toiles d’araignée s’installer, le salon de musique est condamné suite au décès du descendant, après la prodigalité, les fonds viennent à manquer. Le thème de la déchéance a d’autres très beaux exemples dans le cinéma, Le guépard en premier lieu, même Jean de Florette. Le film de 1958 a connu une carrière plus prestigieuse dans le monde Anglo saxon qu’en France. Sa ressortie en salle le 25 janvier est l’occasion d’une découverte qui ouvrira les yeux de beaucoup. Bien plus que le trop superfétatoire pour être honnête Babylon sorti récemment, ce Salon de musique est un très bon exemple de ce que le cinéma peut offrir de meilleur. Sans excès mais avec une justesse difficilement comparable. Les 20 dernières minutes sont un véritable déchirement. Le maitre s’offre un dernier concert dans son salon de musique, la musique et la danseuse créent l’ivresse dans les yeux des convives subjugués. Il croit revivre, mais les bougies du lustre s’éteignent les unes après les autres, la fin est proche et une dernière cavalcade sur son cheval préféré scelle à jamais la fin de sa lignée.

Tous les moments de musique touchent au cœur, bien loin de l’ambiance fantaisiste de Bollywood, tout est parfaitement chorégraphié et interprété, concourant d’autant à la splendeur du film. La découverte de l’année, assurément.

Synopsis: Le Bengale dans les années 20. Biswanbhar Roy, aristocrate et grand propriétaire terrien a passé l’essentiel de sa vie à assouvir sa passion pour les fêtes musicales, les concerts donnés dans le salon de musique de son palais, devant un public d’amis, par des musiciens, des chanteurs, des danseuses. Cette passion l’a ruiné, alors que dans le même temps son voisin Mhim Ganguli, bourgeois et nouveau riche, prospérait et cherchait également à rivaliser avec lui sur le plan musical. Peu à peu, Roy s’est enfoncé dans la contemplation passive et nostalgique de sa propre décadence. Après la mort accidentelle de sa femme et de son fils dans le naufrage d’un bateau lors d’une tempête, il a fermé son salon de musique. Quatre ans plus tard, il le rouvre pour un dernier concert dans lequel il engloutit ses dernières ressources, mais qui lui procure le plaisir suprême d’humilier son rival, Ganguli.

Lennon et McCartney, un beau shoot de Beatles à La Folie Théâtre

Lennon et McCartney n’est pas à proprement parler une pièce musicale, mais en fait un peu, fatalement. Quand le dernier rendez-vous new yorkais des 2 génies de Liverpool est évoqué, les anecdotes fusent et les musiques des fab four se font entendre tout du long. La légende veut que les 2 se détestaient vertement depuis la séparation du groupe, la réalité est évidemment plus nuancée. Zuriel de Paeslouan et Régis Lionti font des John Lennon et Paul MacCartney plus vrais que nature dans une pièce qui ravira les fans mais que même les néophytes en Beatles apprécieront par sa belle dramaturgie. Un régal à découvrir à la Folie Théâtre jusqu’au 4 mars 2023 tous les vendredis et samedis à 19h30.

Toute une histoire

Les ragots ont été bon train sur les raisons de la séparation du groupe. Le rôle supposé néfaste de Yoko Ono, le gros melon de Paul devenu le leader tyrannique du groupe, chacun a son avis. Ce qui est vrai, c’est que Paul et John se sont revus, attirés irrésistiblement l’un vers l’autre tandis que leurs carrières respectives continuaient de plus belle, comme le prouvent Imagine ou les pépites des Wings. La pièce se déroule dans l’appartement de John au Dakota building. La mise en scène éparse et directe de Camille Broquet fait déambuler les 2 Beatles dans un intérieur ramassé tandis que des scénettes font revivre des souvenirs. La rencontre, les compositions, les disputes, tout y passe tandis que Paul évoque l’idée d’enregistrer à nouveau un album à 4. La pièce est un vrai plaisir de fans, la bande son des Beatles défile tout du long et les 2 comédiens multiplient les piques, pas toujours très amicales, quoique chacun essaye visiblement bien de ménager l’autre. Le moment est court, trop court, mais intense. L’auteur de la pièce Germain Récamier imagine la rencontre comme tous les admirateurs souhaitent qu’elle se soit passée. A bâtons rompus, sans concession, mais avec toujours cette indéfectible amitié qui lie les 2 hommes par delà les anicroches. Georges et Ringo sont évoqués avec humour, tout était possible et le rendez vous de novembre 1980 était la promesse de retrouvailles en fanfare… si seulement…

Quand Paul entonne Jealous Guy après l’annonce de la mort de John sur la BBC à la télévision, l’émotion est palpable dans la salle, tant de choses auraient pu, auraient du se passer après cette rencontre, le gâchis est énorme et les spectateurs ressentent bien le manque ressenti par Paul lui-même, son alter ego n’était plus. Le plus grand groupe de pop du XXe siècle tirait sa révérence, pour toujours.

Synopsis:

Et si John Lennon et Paul McCartney, les deux légendes des Beatles s’étaient enfin retrouvées un matin de novembre 1980. Et si… New-York. 27 novembre 1980. Et si Paul était venu sonner chez John ? Voici ce qu’imagine pour vous « Lennon et McCartney », la première pièce qui vous raconte les Beatles, le secret de leur succès mondial et surtout l’histoire d’une incroyable amitié qui a changé le monde…

La comédie acide Ninjababy en VOD & Achat Digital le 26 Janvier 2023

Sorti en salles en septembre 2022, Ninjababy avait fait son petit effet avec cette histoire de jeune adulte totalement immature apprenant la nouvelle de sa grossesse aussi prochaine qu’involontaire. Beaucoup d’humour et de dérision dans un scénario qui multiplie les pères potentiels, les situations alambiquées et les incrustations de dessins comiques. Le film sort en VOD & Achat Digital le 26 Janvier pour rattraper un girl movie, drôle, piquant et totalement feel good.

L’adaptation d’un roman graphique

Ninjababy est adapté du roman graphique Fallteknikkétait de l’animatrice, dessinatrice et illustratrice norvégienne Inga Sætre. Elle raconte l’histoire de Rakel, 16 ans, qui tombe enceinte par accident et doit se débrouiller seule. Le film augmente l’âge de l’héroïne avec l’accord de l’auteur à la base des animations et impliquée dans le scénario. Yngvild Sve Flikke se concentre dans son opus sur la question de la grossesse, le ressenti de la future maman et l’impact sur son existence. La comédie est douce amère et plus complexe qu’un simple moment de rires. L’équilibre a bien été trouvé entre pochade et film sérieux aux connotations fortement sociétales. Même localisé en Norvège, Ninjababy a une épaisseur fortement universelle. Ayant découvert sa grossesse après 6 mois sans changements physiques notables, l’héroïne ne peut envisager l’avortement et doit se faire à l’idée du tremblement de terre qui l’attend, remuant la terre entière pour trouver une solution, personnages masculins inclus. Si la BD se conclut avec la délivrance, le film va un peu au delà pour ouvrir des perspectives et voir l’héroïne avec un roman graphique finalement édité. Dans le rôle de Rakel, l’actrice Kristine Kujath Thorp remplit tout l’écran, se dévouant corps et âmes dans la peau de son personnage, alternant entre humour et gravité avec grâce. L’adage du film est bel et bien qu’il n’y a pas de mal à faire des erreurs, la perspective de l’heureux évènement fait grandir le personnage vitesse grand V et la peur de devenir mère, bien compréhensible, n’empêche pas d’envisager la vie avec le sourire.

Ninjababy est une comédie souvent outrancière, excessive mais toujours rafraichissante. Elle rappelle Juno ou Julie en 12 chapitres grâce au naturel rayonnant de son héroïne et le ton décalé du film.

Synopsis:

Astronaute, garde forestière, dessinatrice… Rakel, 23 ans, a tous les projets du monde, sauf celui de devenir mère. Quand elle découvre qu’elle est enceinte de 6 mois suite à un coup d’un soir, c’est la cata ! C’est décidé : l’adoption est la seule solution. Apparaît alors Ninjababy, un personnage animé sorti de son carnet de notes, qui va faire de sa vie un enfer…

Hayat, d’Alep à Bruxelles aux éditions La Boite à Bulles le 1er février, une belle histoire de femme syrienne

La BD s’intéresse à la communauté Dom, minoritaire en Syrie et plutôt mal considérée. En débutant sur le quotidien d’une famille lambda, le récit s’inscrit dans la normalité avec des parents qui font tout pour élever leurs 9 enfants et atteindre un certain niveau de confort, tout en faisant fi des railleries et des moqueries liées à leurs origines décriées localement. L’ouvrage parcourt les souvenirs d’école sans histoire d’une marmaille semblable à tant d’autres, avec le focus sur la fille Hayat particulièrement sérieuse. Mais quand le moment des mariages entre cousins arrive, c’est la crise parmi les plus jeunes, surtout que les coutumes sont immuables et sources de tension. Puis ce sont l’accumulation d’étapes cruciales, le service militaire pour tous et obligatoire, la maladie du père de famille et l’issue tragique, la mort du chef syrien Hafez el-Assad, le mariage et le protocole de la nuit de noce, la grande histoire et l’histoire familiale se mélangent tout au long des pages dans une description riche et alerte. Il en ressort les envies d’indépendance de la jeune fille à travers un travail et les réactions contre le tempérament par trop dispendieux de son mari. La première grossesse change les choses, puis une seconde, ainsi va la vie en Syrie. Puis vient le temps des manifestations en 2011, de la répression et de la guerre, avec un quotidien chamboulé et fait de roquettes, de contrôles et de soucis, non sans impact sur les commerces et la vie quotidienne. La vie en temps de guerre est faite de rationnements et d’un chaos croissant. Jusqu’à la question du départ forcé et inéluctable pour fuir le conflit. C’est la fin d’une vie qui s’était déroulée cahin caha jusque là. A travers un dessin enfantin, l’auteur brosse un portrait fort en émotion, la vie est pleine de rebondissements, très peu connus de par chez nous mais intimement liés à un pays en guerre. La fuite à travers la Méditerranée, la Grèce, la Serbie jusqu’à la délivrance à Bruxelles est un monument de force à découvrir absolument.

La BD montre bien comment un pays a vu l’existence de ses habitants basculer du jour au lendemain. Une belle leçon de vie et de résilience dans un déroulé vraiment passionnant.

Synopsis:

Hayat est le quatrième enfant d’une famille de Doms – une minorité ethnique syrienne mise à l’écart et méprisée par la société. Sa famille habite Ashrafiye, un quartier d’Alep où les différents groupes ethniques cohabitent paisiblement. C’est ainsi que Hayat mène une enfance tranquille, malgré les difficultés qui jalonnent la vie d’une jeune Dom : il lui faut cacher son accent, se fondre dans la masse et voir ses sœurs mariées de force à leurs propres cousins…

En 2000, pourtant, sa vie bascule : son père meurt, et elle finit mariée, à 15 ans, à son cousin Mounir, un homme lâche, accro aux jeux d’argent, et de dix ans son aîné. En 2011, le printemps arabe gagne la Syrie, et petit à petit, les évènements font sombrer le pays dans une guerre civile. Malgré son amour pour Alep, Hayat se voit contrainte de fuir son pays.

Commence pour elle une odyssée depuis Alep jusqu’à Bruxelles, où ses sœurs ont trouvé refuge. Seule sur la route avec ses enfants, elle fera l’expérience de la peur constante, de la faim, de la fatigue et du froid…

Composé à partir de témoignages de réfugiées doms rencontrées par Anaële Hermans et Manal Halil, « Hayat, d’Alep à Bruxelles » met en lumière un peuple méconnu qui a pourtant beaucoup à raconter…

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Scénario : Anaële Hermans, Manal Halil  / Dessin : Delphine Hermans

Nombre de pages / Prix: 184 pages / 25 euros

Fred Astaire, la haute société du spectacle aux éditions Playlist Society, un ouvrage passionnant sur la société du spectacle au temps du grand Fred

Beaucoup se contentent de cataloguer Fred Astaire comme un monument ancien, adepte de claquettes et de numéros de danse en noir et blanc, ennuyeux, plus du tout dans l’air du temps. Et pourtant, à travers ses analyses aussi fines que pertinentes, Timothée Gérardin offre une plongée temporelle des plus passionnantes pour redécouvrir un personnage unique. En 128 pages, il faut redécouvrir un parcours singulier dans une époque où la crise de 1929, les 2 guerres mondiales et la concurrence n’offraient absolument rien sur un plateau. Frederick Austerlitz a du changer de nom, travailler encore et encore, sans que cela ne se devine à l’écran ou sur scène pour une étonnante sensation de facilité, et puis s’adapter tout au long de sa carrière pour continuer à séduire. Celui qui est devenu l’emblème d’une époque, avec son éternel sourire, sa silhouette si caractéristique, ses glorieuses partenaires, ses accessoires et ses pas de danse endiablés, fait l’objet d’une analyse sérieuse, documentée et qui tient en haleine. Avec des QR codes permettant d’accéder à des scènes emblématiques, le lecteur peut s’immerger dans un univers où le capitalisme est changé en monde de merveilles. Pas de facilité non plus dans l’écriture fluide et fouillée de Timothée Gérardin, avec des digressions sociales, économiques et culturelles qui font mouche, comme toujours dans les ouvrages publiés aux éditions Playlist Society.

Synopsis:

De ses duos avec Ginger Rogers dans les années 1930 aux comédies musicales en Technicolor des années 1950, Fred Astaire a révolutionné la danse au cinéma. Prodige de la scène depuis son enfance, inspiré par les numéros de claquettes des danseurs africains-américains, il s’affirme à Hollywood comme chorégraphe et réalisateur de ses séquences dansées. Avec son style hypnotique défiant les lois de la gravité, Astaire fait de la danse une parade amoureuse qui donne vie à ses personnages, à ses partenaires et aux objets qui les entourent.

Fred Astaire, la haute société du spectacle est un voyage à la découverte des inventions d’un illusionniste facétieux. Alors que sa carrière épouse les promesses d’un capitalisme enchanteur, Astaire joue avec son image et présente à l’industrie du divertissement un miroir déformant.

Timothée Gérardin est critique de cinéma. Il est l’auteur de Christopher Nolan, la possibilité d’un monde (Playlist Society, 2018) et Cinémiracles, l’émerveillement religieux à l’écran (Playlist Society, 2020).

Editeur: Playlist Society

Auteur: Thimothée Gérardin

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 14 euros

Une BD sur l’intime avec Freud, le moment venu aux éditions La Boite à Bulles

Tout le monde connait l’œuvre de Freud, le psychanalyste, le défricheur de nouveaux territoires, le fondateur d’une discipline qui a changé la perception de l’homme. Cette BD s’intéresse surtout à l’histoire personnelle de Freud aux prises avec les effets indésirables de la consommation frénétique et quotidienne de cigares. De 1923 à 1933, ce fut une souffrance continue qui l’accabla. Dans des dessins ressemblant à des aquarelles à nuances de gris, Suzanne Leclair réalise un ouvrage passionnant à l’ombre du grand clinicien et de la montée du nazisme à partir de 1933. La question du départ de Vienne se fait de plus en plus prégnante à mesure que l’Anschluss se précise. Le départ n’empêche pas sa santé de décliner inéluctablement, malgré sa volonté de continuer à écrire et cette irrépressible envie de vivre. La déchéance est irrémédiable, ultra réaliste et même difficile à lire tellement la souffrance est palpable à travers les dessins. Une lecture difficile mais passionnante.

Synopsis:

En 1923, Sigmund Freud, âgé de 67 ans et fumeur invétéré de cigares, découvre qu’il est atteint d’un cancer de la bouche. Longtemps, les médecins lui avaient caché la vérité, persuadés qu’il n’est pas prêt à entendre la nouvelle… Dans le même temps, un mal tout aussi redoutable ronge l’Europe : en 1933, Adolf Hitler accède au pouvoir en Allemagne. Cinq ans plus tard, il annexe l’Autriche. Freud n’a alors d’autre choix que de fuir Vienne pour Londres…

Avec justesse et sobriété, Suzanne Leclair et William Roy nous plongent dans l’intimité du père de la psychanalyse. Ils livrent le portrait d’un homme, loin des fantasmes, face à ses contradictions et ses faiblesses, dans une réflexion autour de notre façon de faire face à la mort et au droit de la choisir.

Âgé de 67 ans, atteint d’un cancer en raison de son addiction aux cigares, Sigmund Freud subit les affres de l’âge, de la maladie et  de la montée du nazisme…

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Suzanne Leclair (scénario & dessin), William Roy (scénario & storyboard)

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 20 euros

Auren dévoile son nouvel album autoproduit Il s’est passé quelque chose le 20 janvier 2023

Auren s’est lancé dans un projet fou, et elle espère pouvoir toucher le plus grand nombre de gens possible! Elle fonctionne en autoproduction pour accoucher de ses nouveaux morceaux après 2 albums J’ose et Numéro dont un sorti sur le label Naïve. Elle a eu l’opportunité d’enregistrer avec Joey Burns et John Convertino du groupe Calexico dans leur studio en Arizona avec qui elle a pu monter sur scène à l’Elysée Montmartre. Et puis la radio FIP a été partenaire de l’album Numéro. Voici maintenant l’heure d’une nouvelle aventure!

Tout est dans le titre

Reconnue par des publications aussi variées que Libération, RollingStone, Rock and Folk, Francofans, Le Progrès, Auren a aussi pu jouer en première partie de Vanessa ParadisBenjamin Biolay, Olivia Ruiz, Yodelice, Alex Beaupain, Véronique Sanson et Francis Cabrel et participer au tribute MY JJ CALE en 2019 avec des noms aussi reconnus que Eric Clapton, Louis Bertignac, Eddy Mitchell et Bertrand Belin. Parallèlement, elle a écrit et rêvé, s’amourachant des mots pour continuer à vivre. En compagnie des ses compagnons de toujours Nicolas Dufournet et Romain Galland, la voilà de retour avec des compositions à 3 et 9 morceaux qui n’attendent qu’à être écouté. A partir de 22 textes, ils ont accouché de chansons à moitié chantées, à moitié parlées avec des mélodies épicées. Par delà les angoisses et les nuits sans lune, Auren a décidé de ne rien lâcher et de garder son optimisme, jamais très loin du piano blanc désaccordé de sa grand-mère et de sa guitare Les Paul. Quand le titre Au bord de la Nuit a été achevé au studio Melodium, l’idée d’un album entier s’est imposée d’elle même, avec toujours une batterie syncopée, des riffs, des nappes de Crumar cuivrés et un mix contrebasse et mini Moog. Et c’est avec Mathieu Denis et Scott Bricklin que s’est dessiné cet album vivifiant de chanson française.

Les 8 titres sont é découvrir à partir du 20 janvier pour un beau moment de chanson française à ne pas manquer.

Prochains concerts:

21.01 – Le Train Théâtre – w/Emily Loizeau – Valence
27.01 – La Belle Electrique – w/ Aurélie Saada – Grenoble
09.03 – Le Train Théâtre – Les Chansons Primeurs – Valence
10.03 – Espace culturel – Les Chansons Primeurs – Vernoux
11.03 – Théâtre de Die – Les Chansons Primeurs – Die
12.03 – MJC Montchat – Les Chansons Primeurs – Lyon
27.03 – Release Party – La Boule Noire – Paris
23.04 – Musik Apéro – Marcy L’Etoile – Lyon
16.05 – Le Train Théâtre – Artistes aux collèges – Valence

Une belle BD antimilitariste, Underground aux éditions La Boite à Bulles

Ce projet a reçu l’aide du gouvernement australien par le biais de l’Australia Council, son organisme consultatif et de financement des arts. Underground revient sur une période où les bruits de guerre en Asie se faisaient entendre dans l’Australie voisine. Pour aider son alliée américaine, l’Australie a organisé une loterie pour laisser le hasard choisir des jeunes pas motivés comme soldats à fournir à Oncle Sam. Une histoire assez incroyable mais pourtant vraie relatée par Mirranda Burton dans cette BD super informative où on voit les artistes se soulever contre une guerre jugée absurde, surtout pour une jeune génération peu désireuse d’aller combattre des soi-disant ennemis de la paix dans un temps où le monde était bipolaire entre USA et URSS. Une BD qui revient sur un temps pas si lointain… un bijou d’information aux éditions La Boite à Bulles!

Synopsis:

Quelle est cette idée, pour le moins saugrenue et pourtant historique, d’enrôler un wombat dans la Guerre du Vietnam ?

L’histoire se passe en 1965. En Australie, les jeunes ne se pressent pas dans les bureaux de recrutement de l’armée. Pour pallier ce manque de volontaires, le gouvernement met en place une loterie un peu particulière : elle a pour objectif de désigner les prochains jeunes hommes à envoyer au front en soutien aux troupes américaines…

À Melbourne, Jean McLean, une femme au foyer (et future politicienne australienne), s’insurge contre cet appel aux armes pour le moins… inique. Il en va de même pour ses amis artistes Clif et Marlene Pugh, qui vivent dans le bush australien avec leur wombat Hooper.

Déterminée à renverser ce qu’elle appelle une « loterie de la Mort », Jean crée le mouvement « Save Our Sons » destiné, comme son nom l’indique, à protéger les fils de la nation de la machine de guerre gouvernementale. Avec d’autres militants, elle descend dans la rue pour protester. De leur côté, Clif et Marlene inscrivent Hooper, leur wombat, sur les listes du recensement afin de montrer toute l’absurdité de ce système de recrutement.

Sur la base d’une solide documentation, Mirranda Burton mêle absurde et tragique, pour composer  un saisissant hymne à la paix et à l’empathie. 

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Mirranda Burton

Nombre des pages / Prix: 272 pages / 29 euros

Les cuvées pour la Saint Valentin 2023, une mine de découvertes (épisode 1)

Comme tous les ans, des cuvées m’ont été adressées pour préparer la Saint Valentin 2023 et faire de belles découvertes. Vins rouges, blancs, pétillants, de toutes origines, parfait pour fureter et trouver ce qu’on apprécie le plus!

Les Vignerons de Cascastel : L’Ange Blanc 2020, IGP Vallée du Paradis

Rondeur, douceur et force de caractère sont les mots qui caractérisent le mieux cet Ange Blanc. Peuplée depuis le temps de l’antiquité, la Vallée du Paradis est une région éloignée de tout réseau routier. La luzerne et des fleurs bleues recouvrent le sol et forment un véritable écrin de verdure, ce qui explique l’origine de son nom divin. Les Vignerons Artisans de Cascastel s’inspirent de cette richesse pour leur vin blanc. C’est un vin qui présente une belle fraîcheur et une certaine nervosité. Le vigneron Artisan Stéphan Louche le recommande lors d’un apéritif entre amis avec des toasts à la tapenade noire ou encore des châtaignes de Lozère. Le tarif de 4,95 euros (prix caveau) la bouteille invite à la découverte!

Domaine Franck Chavy : Paradis 2021, AOP Régnié cru du beaujolais

Ce très beau vin proposé par le Domaine Franck Chavy au tarif de 11 euros la bouteille se compose de Gamay pour une grande complexité aromatique. Le vin a été obtenu grâce à des vieilles vignes (les plus vieilles ont entre 110 et 120 ans, avec une moyenne d’âge de 60-65 ans), une forte densité de plantation, 10 000 pieds ha, pour augmenter la surface d’ensoleillement et réduire la vigueur de chaque cèpe, des petits rendements, l’utilisation de biostimulant et biocontrôle pour aider la vigne à lutter contre les maladies et à optimiser la photosynthèse, beaucoup de travail manuel précis sur les vignes, une grosse prise de risque à la récolte en retardant celle-ci au maximum pour optimiser le potentiel phénolique et une récolte 100 % manuelle. Le résultat est un vin qui suscite la convivialité. Composé de Gamay Noir à jus blanc 100%, le vin se déguste avec des viandes grillées au barbecue, des volailles rôties ou tout simplement sur une planche de fromages et de charcuterie en apéritif, parfait avec des amis.

Château de Lastours : Château de Lastours Grande Réserve 2018, AOP Corbières

Situé près de la mer Méditerranée, Château de Lastours présente un vignoble de 100 ha et une oliveraie de 10 ha répartis sur 850 ha. Ce terroir unique offre des conditions géologiques et climatiques idéales pour des vins mondialement reconnus. Ils sont en conversion vers l’agriculture biologique depuis août 2017 et serons certifiés pour le millésime 2020. Le vin se compose des cépages Syrah, Grenache, Mourvèdre et Carignan. Le premier nez intense révèle les fruits noirs (cassis) et rouges (framboise). Après aération, les arômes de vanillés et toastés de l’élevage ainsi qu’une pointe chocolatée se font sentir. L’attaque est élégante et dense, avant de laisser place ensuite à une bouche structurée aux tanins fondus. L’aromatique est riche avec des fruits noirs confiturés en attaque, auxquels s’ajoutent des notes de garrigue (thym) puis des saveurs torréfiées et chocolatées sur la longueur. Le vin accompagne idéalement des mets basés sur la qualité et la texture de la viande (carpaccio de bœuf, magret de canard au grill), mais aussi des gibiers rôtis ou en sauce (rôti de chevreuil, lièvre à la royale) et les fromages à pâte persillée pour souligner la souplesse des tanins. Un très grand vin, je laisse la surprise pour le tarif…

Domaine Pichon & Fils : Promesse 2021, Côte Rôtie

Ce Côte Rôtie Promesse a été élevé sur une superficie de 3 ha 20 et un sol composé de Schiste. Les vignes sont disposée en coteaux pour un assemblage de 90% de Syrah et 10% de Viognier. Le Domaine Pichon & Fils n’a pas fait les choses à moitié avec ce vin rouge alliant puissance, fraîcheur et élégance dans un subtile mélange d’arômes de fleurs et d’épices. Le vin se déguste idéalement avec une viande rouge ou du canard avec un gout plus prononcé. Le tarif de 51 euros donne envie de se laisser aller à la dégustation!

« Un mois à la campagne » : l’âme russe en effervescence

Un mois à la campagne" : l'âme russe en effervescence
© Juliette Parisot

« Un mois à la campagne » : l’âme russe en effervescence

Ivan Tourgueniev, fin connaisseur de l’âme russe en effervescence, nous plonge dans les affres de l’amour qui vient, le temps d’un été, semer le trouble puis le désordre, chez des bourgeois paisibles et tranquillement retirés à la campagne.

Un jeune homme, engagé comme tuteur du fils de la maison, est convié à entrer dans le salon mais cette irruption soudaine dans un monde de conventions et d’insatisfaction, va faire chavirer les cœurs. Celui de Natalia, la maîtresse des lieux, et de Vera la jeune pupille.

Il y a là un ordre social chahuté, ébranlé d’habitude par des soulèvements ou des mouvements de révolte, et que l’attraction amoureuse ici bouscule jusqu’à révolutionner la maisonnée, chambouler la vie quotidienne, faire vaciller l’équilibre social et familial. Car là où le désir circule, le trio est secoué.

Une femme amoureuse à la fêlure romanesque

De ces personnages en proie à des sentiments irraisonnés aux prises entre l’illusion de leurs vies et sa frustration intime, on côtoie une impossibilité à être et les faux-semblants. De frustrations en bonheur inaccompli, de jalousie en rivalité calfeutrées, les tensions s’accumulent, l’orage menace. Les sentiments qu’éprouvent Natalia font naître chez elle un incroyable vague à l’âme alors qu’en même temps, elle ne peut admettre de trahir sa condition et son mari.

Natalia éprouve pour la première fois la fulgurance d’aimer, et c’est à cette déflagration de tout son être à laquelle on assiste et dont elle n’est pas préparée. Radiographie passionnée mais aussi cruelle des conflits intérieurs qui bouleversent l’être et le voit se débattre avec la passion impossible, l’emportement, les doutes, les contradictions, les peurs, et les renoncements.

La mise en scène élégante mais trop sage de Clément Hervieu-Léger édulcore le trouble et la confusion des sentiments. L’embrasement porté par le texte, au plus près des pulsions, des actes manqués et des faiblesses des protagonistes, ne s’électrise pas de ses désirs inassouvis et de ses souffrances enfouies.

Une mise à distance qui reste à coté de cette vérité humaine à la fêlure romanesque. Dommage !

Dates : 10 janvier au 4 février 2023 – Lieu : Athénée Théâtre Louis-Jouvet (Paris)
 Mise en scène : Clément Hervieu-Léger

L’homme pénétré aux éditions La Boîte à Bulles, une BD super pédagogique et ludique sur un sujet souvent mal connu

La BD met dès les premières pages les pieds dans le plat. La pénétration anale chez l’homme est souvent, voire toujours, associée à l’homosexualité. Mais les auteurs le soulignent très bien, pas de prosélytisme ou de promotion de quel ordre que ce soit, tout le monde peut être considéré par ce sujet, sans classification aucune. Le sujet souvent tabou est abordé ici sans pression ni suffisance, dans le seul but de s’interroger, surtout pas pour brusquer les sensibilités. Sujet ardu mais traitement super intéressant, souvent drôle avec des personnages inventés pour l’occasion, une super lecture ludique et pédagogique!

Une énorme surprise

L’ouvrage se concentre sur une étude quasi sociologique dans la France de 2019 avec des rappels historiques et des statistiques parfois surprenantes. Comme celle soulignant que moins d’un homosexuel sur 2 pratique la sodomie ou celle rappelant les condamnations et exécutions de gens pratiquant la sodomie par delà le monde, souvent des homosexuels. La BD montre aussi des choses pas forcément connues de tous, comme la stimulation personnelle de la prostate, pas si inconnue mais nimbée de silence. Et puis la BD accumule les saillies faisant réfléchir, comme par l’intermédiaire d’un personnage ouvertement macho, ouvrant le débat sociétal « L’homosexualité c’est contre nature! ».

La BD fait réfléchir et va bien au-delà de la simple pratique. Une curiosité qui contribue à un débat au-delà des préceptes et des on-dits!

Synopsis:

L’homme pénétré… Derrière ce titre détonnant se cache un tabou à la vie dure ! Dans ce livre, il est évidemment question de la pénétration anale masculine – en particulier chez les hétéros… -, une pratique qui, si on la décortique « en profondeur », recoupe bon nombre de problématiques clés de notre société contemporaine (genre, consentement, droit à la différence, respect de l’autre…). 

Pour explorer ces thèmes, Martin Py et Zoé Redondo confrontent les points de vue de Johakim, Gaëtan, Alissa et Merwan, quatre personnages aux profils bien divers. Au fil d’une conversation amusante et didactique, chaque membre du « quatuor » livre et confronte son point de vue sur la question de la pénétration anale chez les hommes, mais aussi plus généralement sur les questions de sexualité et de genre.

En sondant les origines d’un plaisir transgressif, les personnages déconstruisent leurs préjugés respectifs et nos propres barrières, apportant des réponses aux questions essentielles sur la notion de virilité, de féminité, mais aussi d’amitié et de respect du corps.

Une bande dessinée instructive qui marie sociologie, sexologie avec un humour débridé et bienveillant.

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Dessin : Zoé Redondo / Scénario : Martin Py

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 23 euros

Portrait de l’écrivain en chasseur de sanglier (Mialet Barrault)

Portrait de l’écrivain en chasseur de sanglier (Mialet Barrault)

Publik’Art vous avait déjà révélé Jean-François Kierzkowski avec son livre Après le mur, où il se livrait sur son histoire familiale, côté polonais. Aujourd’hui, il nous propose un tout autre genre avec son dernier roman : Portrait de l’écrivain en chasseur de sanglier. Un vrai moment de récréation … littéraire !

Le ton est donné dès la première ligne : « C’est comme pour les Dupondt de Tintin… »

L’auteur va nous entrainer dans une histoire assez incroyable ! et vraiment drôle !

Le héros de cette histoire : l’auteur lui-même. Il est en recherche de reconnaissance (pourtant dans la vraie vie, il en a !). Il habite à la campagne, loin des milieux littéraires. Il accepte de participer à un ouvrage collectif, proposé par l’Académie française. Ce n’est pas rien l’Académie française. Il doit écrire une notice sur Chateaubriant, avec un t, Alphonse de Chateaubriant, qui paraitra dans les « Grands prix du roman de l’Académie française ».

On passe souvent du coq à l’âne, de saucisses au sanglier, en passant par Chateaubriant, sans bien comprendre où veut nous mener l’auteur, mais vraiment sans jamais s’ennuyer ! Au contraire, on sourit à la première phrase et on rit à la seconde ! C’est tout simplement fantasque et génial ! Et le tout, sous fond de nouvelles littéraires croustillantes.

Mais assurément, cher lecteur, vous serez surpris par cette lecture et vous découvrirez tout un vocabulaire pointu aussi bien autour de la chasse qu’autour de la littérature (savez-vous ce qu’est une antonomase ?), sans parler de la vie de Chateaubriant ! Mieux, vous découvrirez la vie de cet homme qui fut vite jeté aux oubliettes après la guerre alors qu’il était grand auteur reconnu de son temps. Mais il n’a pas été top au moment de la guerre… Même carrément, collabo…

Beaucoup d’humour, beaucoup d’ironie, beaucoup d’auto-dérision, pour nous dévoiler un Portrait de l’écrivain en chasseur de sanglier absolument unique !
Vraiment quel régal ! On en redemande encore !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2023
Auteur : Jean-François Kierzkowski
Editeur : Mialet Barrault
Prix : 19 €

L’imagier du Père Castor : Les engins

L’imagier du Père Castor : Les engins

Les éditions du Père Castor complètent leur collection des Imagiers avec : Les engins.

70 photos d’engins, 70 mots à découvrir comme le tractopelle, le camion-toupie, la botteleuse, le tramway, le camping-car, la carriole, le tandem, le canadair, le porte-conteneurs…

Des engins connus et d’autres moins connus ! Une chose est sûre : chaque photo découvre un engin qui sert à véhiculer soit des hommes, soit des marchandises, sur terre, sur mer mais aussi dans l’air. Ou à travailler la terre. Qu’ils roulent, volent ou flottent, qu’ils soient à pédales, à moteur ou à voile, ils sont tous répertoriés dans ce bel imagier.
42 pages entièrement cartonnées. Les illustrations sont de vraies photos des engins.

L’imagier du Père Castor : Les engins, est un très bel album à mettre entre toutes les petites mains pour découvrir le monde qui nous entoure.

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 janvier 2023
Auteur : A.Telier
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 13,50 €

Les producteurs au Théâtre de Paris, un énorme moment de théâtre total!

Si Les Producteurs connait un tel succès public avec une énième prolongation jusqu’au 2 avril, ce n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un énorme travail de préparation à tous les étages. La troupe de 16 danseurs / chanteurs / musiciens / comédiens multiplie les changements de rôles et de costumes pendant 2h25 de spectacle mené tambour battant. Pas de temps mort dans une comédie musicale digne des shows à l’américaine de Broadway. Qui a eu la chance de voir les Miz‘ ou Chicago à New York City sait bien que seule la crème de la crème a le droit de fouler les planches, les meilleurs des meilleurs sont sur scène. Une impression similaire se dégage au Théâtre de Paris avec une mise en scène au cordeau et des performances éblouissantes tout du long. Difficile de ne pas sortir de la salle avec un énorme sourire collé au visage et le sentiment d’avoir assisté à un spectacle unique.

Un spectacle fou, fou, fou

Le pitch est des plus truculents, digne des meilleures pitreries XL du grand amuseur Mel Brooks. Un producteur ruiné se fait aider par son comptable pour imaginer le spectacle le plus bancal possible et se remplir les poches. Le sujet est des plus improbables, une comédie musicale autour d’Hitler chorégraphiée par un artiste tout droit sorti de la cage aux folles. La troupe est censée être composée de bras cassés pour garantir un bide monumental. Manque de pot, le spectacle Des Fleurs pour Hitler fait un triomphe. Déjà à l’origine des succès Edmond et Le Porteur d’histoire, Alexis Michalik adapte brillamment le show ultime de Broadway Les Producteurs, de quoi enthousiasmer le public et faire lui aussi un triomphe. Tous les comédiens sortent leurs plus belles prestations. Benoit Cauden et son doudou sont le comptable Léo Bloom à l’origine du concept de comédie musicale catastrophique changée en or. David Auguren est la fofolle Roger de Bris, Andy Cocq est son acolyte Carmen Ghia, Serge Postigo est le producteur Max Bialystock, toute la troupe est au diapason d’une bonne humeur communicative entre tourbillon et folie douce. Le public ne sait plus où regarder, le spectacle est total et chaque comédien et comédienne livre un numéro grandiose avec sa touche personnelle, ça déménage littéralement. Les décors changent en permanence, la préparation intensive permet un numéro parfaitement huilé, millimétré et chronométré, sans aucune anicroche ni perte de temps. A tel point que plusieurs soirées doivent être nécessaires pour en apprécier la profondeur et la justesse. Les moments de bravoure s’enchainent sans discontinuer, une excellente forme est requise pour fouler la scène et participer au délire. Les comédiens n’en manquent pas et les spectateurs activent les zygomatiques en permanence.

Nul besoin d’en rajouter, Les Producteurs est LE spectacle à réserver au plus vite pour passer une soirée de rêve, rien de moins. Il fallait bien être un Mel Brooks issu d’une famille juive germano-russe pour avoir l’idée d’un tel spectacle avec un tel protagoniste à la moustache en brosse à dents. La dérision est au rendez-vous, l’humour est roi, les comédiens sont au top, quoi demander de plus?

Synopsis:

Le Molière 2022 du spectacle musical
Le Molière 2022 de la révélation masculine pour Benoit Cauden

Le show de Broadway le plus primé de tous les temps est actuellement à l’affiche du Théâtre de Paris, dirigé par le metteur en scène le plus récompensé de ces dernières années (Edmond, Le Cercle des Illusionnistes, Le Porteur d’Histoire..) : Alexis Michalik.

Ce spectacle donné à Broadway à partir de 2001 est resté à l’affiche plus de 6 ans avec un succès public et critique retentissant.

Une occasion exceptionnelle pour le public français de retrouver l’humour caustique, irrévérencieux et déjanté du réalisateur américain Mel Brooks et de son film : Les Producteurs (1967)

Un producteur proche de la ruine imagine une arnaque à l’assurance en montant la pire comédie musicale, sur un scénario indigent, dirigée par le pire metteur en scène, avec un cast improbable… rien ne se passera comme prévu.

Petites histoires du Père Castor pour toute l’année

Petites histoires du Père Castor pour toute l’année

Les Petites histoires du Père Castor est un magnifique album, illustré, qui contient 12 histoires à lire tout au long de l’année. Il vient juste de sortir !

C’est un album intelligent car les parents vont être aidés dans le choix de l’histoire à lire : soit en fonction de l’âge, soit en fonction du temps de lecture, soit en fonction du thème de l’histoire. Les parents trouveront également des conseils pour bien raconter les histoires aux petits en fonction de leur âge.
Chaque histoire est très joliment illustrée et facile à comprendre.
Les premières histoires s’adressent aux petits dès l’âge de 3 ans :
Les animaux qui cherchaient l’été
Le premier œuf de Pâques
Les Ptimounes – A l’aventure !
Pour les jeunes de 4 ans :
Le bateau rouge d’Oscar
La Botte du Père Noël
Poule coquette
Un carnaval formidable
Une histoire de galette et de roi
Et pour les 5 ans :
Ma rentrée chez Rose
Noulouk
L’Ours et la poupée
Le Soleil et le Vent

Plusieurs thèmes y sont abordés : les saisons, les sentiments, les fêtes, l’école, les animaux, les jeux, les vacances…

Petites histoires du Père Castor est une petite merveille à offrir et à lire à ses petits chaque soir pour faire de jolis rêves !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 Janvier 2023
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 10,95 €

Au long des jours, un roman de Nathalie Rheims (Léo Scheer)

Au long des jours, un roman de Nathalie Rheims (Léo Scheer)

Publik’Art connaît depuis toujours Nathalie Rheims. Avec Place Colette, et Les Reins et les cœurs, elle a su nous envoûter par son écriture, à la fois si vraie et si implacable.
Dans chacun de ses livres, l’auteur nous révèle une grande part de vérité sur sa vie. Avec Place Colette, elle a 13 ans. Et nous révèle sa vie amoureuse. Dérangeante…
Avec Au long des jours, qui sort aujourd’hui, Nathalie a 18 ans et tombe amoureuse d’un homme connu, assez célèbre, de trente-sept ans son ainé. Cet homme a existé mais il n’est jamais nommé. Par contre, une photo de lui et de Nathalie orne la page de couverture du roman. Mais c’est une fiction ! Allez comprendre ! Du coup, Publik’Art ne dévoilera rien sur cet homme…

Une fiction complètement basée sur son histoire vraie. L’auteure a été amoureuse de cet homme, et elle était prête à tout pour obtenir ne serait-ce qu’un regard…

Une histoire d’amour peu commune, mais pas vraiment enviable… Reste la poésie… restent les souvenirs…

Au long des jours, un roman d’amour qui remonte à la surface bien des années après ! Comme un joli rêve qui fait du bien !

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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 janvier 2023
Auteur : Nathalie Rheims
Editeur : Léo Scheer
Prix : 17 €

La magie Casse-Noisette est repassée au Palais des Congrès

Le spectacle Casse Noisette est repassé à Paris pour des spectacles à guichets fermés ou presque. La dernière session a eu lieu le dimanche 8 janvier. Le Ballet Académique de Naples et l’Orchestre Philharmonique National de Moldavie Serghei Lunchevici ont livré une prestation grandiose marquée par un porté avec une main salué par la foule en délire.

Un classique de Noël

La troupe de danseurs et de danseuses s’est exprimée avec majesté sur la célèbre musique de Tchaikovsky interprétée avec talent. Rien de nouveau ni d’original, comme pour les soirées de Noël, le public attend de retrouver ce qu’il connait, la musique, les danses, l’histoire. Un soir de Noël, un Casse-Noisette prend vie et la magie peut opérer. Vivement Noël 2023 pour la prochaine venue du ballet à Paris. Certains prévoient de voir ce spectacle une fois par an minimum, c’est une très bonne habitude que le confinement Covid avait mis à mal, heureusement c’est reparti. Organisation parfaite du Palais des Congrès malgré la foule très très nombreuse, la foule des spectateurs était contente, surtout que le spectacle était au rendez-vous. Un spectacle pour toute la famille, les enfants étaient nombreux, attentifs, fascinés, un vrai plaisir éternel pour tous les âges!

Synopsis: Un soir de Noël, la jeune Clara se voit offrir un casse-noisette, pantin inanimé qu’elle tient dans ses bras avant de sombrer dans un profond sommeil. Elle plonge alors dans un rêve étrange où soldats de plomb, rats et chauve-souris se livrent bataille. Guidée par son petit hussard de bois, devenu prince charmant, Clara affronte ses peurs et ses doutes comme autant de sentiments nouveaux et inconnus.

Cette année, la magie de Noël s’invite au Palais des Congrès avec le chef-d’œuvre classique de Tchaïkovski, interprété notamment par le Ballet Académique de Naples avec la participation de danseurs invités ukrainiens ! Casse-noisette, ballet-féerie en deux actes, fut présenté pour la première fois en décembre 1892 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Le spectacle est l’occasion de (re)découvrir la célèbre musique du compositeur, dont la fameuse Valse des fleurs. Un moment féérique pour petits et grands !

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