
Salafistes, un film de François Margolin et Lemine Ould Salem
Salafistes, un film de François Margolin et Lemine Ould Salem, sort aujourd’hui dans nos salles obscures. Un film qui fait polémique et tant mieux ! Un film odieux qui fait l’apologie du terrorisme et montre toutes les horreurs que font les salafistes au Mali, en Irak, en Algérie, en Tunisie et en Mauritanie entre 2012 et 2015. Publik’Art était présent à la projection de la version intégrale sans aucune coupure, au FIPA 2016, la semaine dernière. Version insupportable. Depuis, quelques passages ont été coupés (celle de la vidéo amateur où on voyait l’exécution du policier, Ahmed Merabet, sur le trottoir le 7 janvier 2015, et le passage où l’on voit, en direct un voleur qui se fait couper la main), mais l’horreur reste, les maltraitances et les crimes sont montrés.
[D]avantage un film de propagande qu’un documentaire
La caméra est au cœur des djihadistes, leur donne la parole et enregistre leurs commentaires ignobles sur les attentats qu’ils ont faits en France. Jamais une voix off explicative pour rétablir la vérité. Ce film qui aurait dû les montrer et faire une mise en garde contre les fous de la charia, ressemble davantage à une apologie du terrorisme : regardez les terroristes en face, ce sont eux les plus forts. C’est davantage un film de propagande qu’un documentaire. Même si les réalisateurs disent avoir risqué leur vie pour faire ce film. Ca ne se sent pas, ça ne se voit pas et on imagine le marché qu’ils ont dû faire avec ces criminels. Sinon, comment seraient-ils encore en vie ? Pourquoi n’ont-ils rien expliqué, aucune voix off tout au long du documentaire ?
Aujourd’hui, à l’instant, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a décidé d’interdire ce film aux mineurs, chose qui n’était pas arrivée depuis 2002, pour un documentaire sur les maisons closes. Cette interdiction est grave et excessivement rare car réservé aux films qui portent atteinte à la dignité humaine.
Cela n’est, hélas, pas suffisant à mes yeux. Ce film aurait dû être tout simplement interdit. Comment donner la parole à nos meurtriers ? Comment leur accorder notre écoute à eux qui nous ont anéantis, détruits des familles entières ? Et dont aujourd’hui encore, nous sommes tous traumatisés.
C’est tout simplement une honte. Et je suis, personnellement, contente que tant de personnes se mobilisent pour cette sortie, plutôt contre cette sortie nationale. Même si nous sommes en démocratie, il y a des limites que nous ne devons pas dépasser, ne serait-ce que par respect à nos nombreuses victimes.
Pour être franche, j’ai vu Salafistes à Biarritz, mais je suis partie après 30mn de visionnage, trouvant insupportable d’être prise en otage par les salafistes et de devoir, à nouveau, subir leurs atrocités. J’espère que nombre d’entre vous boycotteront tout simplement ce film qui n’a pas sa place dans notre monde. C’est pour cette raison que Publik’Art ne donnera aucune info sur ce film, ni de bande annonce.









The Danish Girl retrace la remarquable histoire d’amour de Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener, l’artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930. Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu’ils s’embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.




Jacques Arnault, président de l’ONG « Move for kids », a convaincu des familles françaises en mal d’adoption de financer une opération d’exfiltration d’orphelins d’un pays d’Afrique dévasté par la guerre. Entouré d’une équipe de bénévoles dévoués à sa cause, il a un mois pour trouver 300 enfants en bas âge et les ramener en France. Mais pour réussir, il doit persuader ses interlocuteurs africains et les chefs de village qu’il va installer un orphelinat et assurer un avenir sur place à ces jeunes victimes de guerre, dissimulant le but ultime de son expédition…
