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Undertaker tome 2 : une BD de Dorison et Meyer (Dargaud)

Undertaker tome 2

Undertaker tome 2 : une BD de Dorison et Meyer (Dargaud)

La parution du très attendu deuxième album d’Undertaker approche à grands pas. La fin de l’année s’annonce chargée en poudre à canon de gros calibres. Dans La Danse des Vautours, le désormais célèbre croque-mort voit sa première aventure se terminer, non sans y laisser quelques plumes. De l’aveu même de Xavier Dorison, les 60 pages du scénario ont été intégralement réécrites car le scénariste à succès n’était pas satisfait de sa première version (voir à ce sujet l’entretien fleuve de Jean-Pierre Fuéri pour Casemate). Soyons sûrs que cela valait le coup ! Ce second tome d’Undertaker reprend exactement l’histoire là où on l’avait quittée. En pleine action.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Un découpage qui excite au plus haut point d’un tome à l’autre mais qui a aussi pour effet pervers de tasser l’action, le lecteur ayant du mal à se remettre immédiatement dans le feu qui agite les personnages à l’instant t. Un modeste inconvénient, rapidement contrebalancé par une succession de cascades qui emmène notre trio, composé d’Undertaker, de la belle Rose et de Lin, la chinoise dure à cuire, loin dans les canyons désertiques, brulants et poussiéreux.

[U]n western d’une grande maîtrise qui se ménage quelques pirouettes scénaristiques habiles et efficaces.

Pourchassés sans relâche par les soulards d’Anoki City, ils vont tomber à plusieurs reprises dans des guet-apens dont ils ne se tireront pas sans quelques vilaines blessures. Heureusement le récit ne se prend pas toujours au sérieux et ose quelques menues plaisanteries sur le ton de l’humour noir, cher au personnage d’Undertaker. Le résultat est un western d’une grande maîtrise qui se ménage quelques pirouettes scénaristiques habiles et efficaces.

Le dessin de Ralph Meyer est comme un hommage aux plus grands classiques du genre. Très imprégné des codes graphiques du western, son style est d’une grande élégance. Son trait raffiné ne fait pas l’économie de détails abrités dans des cadrages qui donnent souvent de très belles perspectives. Associées à la couleur vivifiante de Delabie, les illustrations d’Undertaker ont du plaisir à revendre.

Après le succès critique et public du premier album, la pression a certainement pesé sur les épaules des auteurs. Mais ils ont su la transformer en une belle énergie dans un épisode rythmé et divertissant, qui ne se prend pas au sérieux. La bulle d’air qu’il fallait à Undertaker pour conserver sa fraicheur et sa spontanéité. A suivre…

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »][vc_gallery type= »image_grid » images= »28876,28877,28878,28879,28880,28881,28882,28883,28884,28885,28886″][vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Jonas Crow, croque-mort ; Rose, gouvernante anglaise ; et Lin, domestique chinoise, doivent ramener la dépouille remplie d’or du vieux Cusco au filon « Red Chance ». Ils ont trois jours. Trois jours, un corbillard, 50 miles à parcourir et une ville entière de mineurs survoltés à leurs trousses ! « La Danse des vautours » est la suite du 1er tome d’Undertaker, un western décoiffant signé par deux maîtres de la B.D. : Xavier Dorison et Ralph Meyer.

Date de parution : le 27 novembre 2015
Auteurs : Xavier Dorison (scénario), Ralph Meyer (dessin), Delabie (Couleurs)
Editeur : Dargaud
Genre : Western
Prix : 13,99 € (56 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Triple 9 (avec Casey Affleck) : une bande annonce ultra-violente

 

Triple 9 Casey affleckTriple 9 (avec Casey Affleck) : une bande annonce ultra-violente 

Triple 9 est le prochain film du réalisateur John Hillcoat (Des hommes sans loi, La Route, The Proposition) avec un casting de choix. On y retrouve Woody Harrelson et Casey Affleck, qui avaient déjà joué ensemble sur Les brasiers de la Colère mais aussi Kate Winslet dans la peau d’une tueuse russe ou encore Aaron Paul (Breaking Bad) et Norman Reedus (The Walking Dead). Avec cette première bande annonce, Triple 9 prend le risque de choquer avec le montage de scène ultra-violentes. Un film coup de poing sombre qui promet beaucoup de tension, de suspens et d’action sur fond d’une opération de grand banditisme. Il y a de quoi être interloqué par les premières images. A suivre…

Synopsis et infos : 

Des braqueurs entreprennent de tuer un policier, pour détourner les autorités de leur scène de crime.

Sortie : le 16 mars 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : John Hillcoat
Avec : Casey Affleck, Chiwetel Ejiofor, Aaron Paul
Genre : thriller, action

Bande annonce : 

Ton visage : premier clip en stop motion des fréro Delavega

Ton visage : premier clip en stop motion des fréro Delavega

Frero DelavegaOn l’a découvert avec The Voice et déjà le duo Fréro Delavega sort son premier album vendredi 27 novembre. Premier single, Ton visage est un titre tout en douceur et délicatesse, mis en image par Vincent Escrive dans un clip en stop motion produit par Left Productions. Le résultat est une vidéo intimiste et inspirée où les deux musiciens jouent les marionnettes, allongés sur le parquet d’un appartement-studio où des objets donnent vie à un environnement animé au service des paroles. Un voyage onirique jusqu’au bord de mer pour une plongée aquatique. Une jolie réalisation.

Les 8 salopards : nouvelle bande annonce

Les 8 salopards : nouvelle bande annonce

Les-8-salopardsC’est une nouvelle bande annonce très enthousiasmante que nous livre Quentin Tarantino pour son prochain film Les 8 salopards. Ce western hivernal continue de faire fantasmer la planète après l’énorme succès du précédent film du réalisateur culte : Django Unchained. Toujours dans une surenchère baignée d’influences culturelles très riches, Tarantino met en scène une bande de 8 salopards dignes du film le bon, la brute et le truand. Plus nombreux donc, on y trouve le chasseur de prime, le bourreau, le confédéré, le shérif, le mexicain, le court-sur-pattes, le cowboy et la prisonnière. Vaste programme. On rappelle que le film sortira dans deux versions différentes d’une douzaine de minutes d’écart. En attendant, régalez-vous avec cette bande annonce made in Tarantino.

Synopsis et infos : 

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Sortie : le 6 janvier 2016
Durée : 2h47
Réalisateur : Quentin Tarantino
Avec :  Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Demian Bichir, Michael Madsen, Tim Roth, Bruce Dern
Genre : Western

Ixcanul, un film de Jayro Bustamante

Ixcanul

Ixcanul, un film de Jayro Bustamante

Jayro Bustamante réalise son 1er long métrage avec Ixcanul. Il en est à la fois la réalisateur, le producteur et le scénariste. Publik’Art a eu la chance de rencontrer le réalisateur au festival Biarritz-Amérique-Latine 2015. Jayro Bustamante est retourné dans son pays, le Guatemala, dans sa région, pour tourner son film Ixcanul. Il dit qu’il n’a pas écrit l’histoire du film mais que le film s’est imposé à lui. Comme une évidence. Et pourtant les conditions de tournage ont été très difficiles, sans eau, sans électricité, et sans argent ! Et au pied d’un volcan ! Mais pour le réalisateur, sa plus grande réussite est la sortie de son film au Guatemala, ce qui est très rare et l’accueil qui lui a été réservé.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le film :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Dans Ixcanul, les femmes sont à l’honneur et pourtant ce ne fut pas facile de trouver des comédiennes, dans ce pays très machiste. Jayro Bustamante nous a même avoué que celle qui jouait la mère, avait pu le faire car elle était veuve ! Ce film pourrait aussi être un documentaire sur la façon de vivre des Mayas. Ixcabul raconte l’histoire d’une jeune fille, Maria, une jeune Maya, et de ses parents qui veulent la marier à Ignacio. Mais rien ne se passe comme ses parents le désirent. Ils ne parlent que la langue maya, habitent au pied du volcan dans des conditions extrêmement précaires et travaillent à la plantation de café.

Les photographies sont sublimes, surtout les portraits des femmes. Beaucoup de scènes intimes entre la mère et la fille sont d’une extrême beauté. A travers elles, on ressent tout l’amour de la mère pour sa fille. Leurs regards perçants nous touchent profondément.

Un très beau premier film de Jayro Bustamante qui a déjà eu plusieurs récompenses :

Le Prix Alfred-Bauer à la Berlinale 2015, l’Abrazo d’Or et le Prix de la Critique internationale au festival de Biarritz-Amérique latine. Et également de nombreuses nominations.

Un très beau film à découvrir assurément !

Ixcanul

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Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix…

Sortie : le 25 novembre 2015
Durée : 1h31
Réalisateur :Jayro Bustamante
Avec :  María Mercedes Croy, Maria Telon, Manuel Antún
Genre : Drame

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[vc_custom_heading text= »Nos derniers films coups de coeur : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fcinema%2Fselection-des-films-coups-de-coeur%2F|| »]

Inüit : Tomboy, le nouveau clip du groupe Nantais

Inüit : Tomboy, le nouveau clip du groupe Nantais

Inüit tomboyInüit n’en finit pas de nous surprendre. Après le clip de l’excellent Dodo Majutsi, c’est au tour de Tomboy de se laisser découvrir en images. Si on apprécie la douce voix de la chanteuse qui s’aventure dans les aigus avec une facilité déconcertante, on regrette la déconstruction électronique du titre qui en casse un peu la poésie et le rythme. Mais il faut saluer le goût du risque du groupe, qui tente vraiment de nouvelles choses.
Au final toujours très mélodique, le titre emprunte son nom à l’EP que le groupe Inüit doit sortir en janvier 2016. Avant cela, ils se produiront le 3 décembre à L’Étage à 16H00 dans le cadre des FOCUS TRANS MUSICALES DE RENNES.

Au plus près du mal, un livre de Frédérique Balland (Grasset)

Au plus près du mal

Au plus près du mal, un livre de Frédérique Balland (Grasset)

Frédérique Balland est psychologue à la Brigade criminelle. Dans son livre Au plus près du mal, elle raconte un peu son parcours et beaucoup d’enquêtes criminelles auxquelles elle a participé. Son parcours est atypique car en principe les psychologues s’intéressent aux victimes et non aux tueurs. Elle a choisi, délibérément, de se mettre du côté du tueur et d’essayer de comprendre ses gestes et même de les anticiper. Rien ne nous laissera indifférent tout au long du livre.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Frédérique Balland va ajouter ses propres indices à ceux de la Brigade criminelle. Dans son livre Au plus près du mal, elle raconte combien elle a été proche de criminels excessivement dangereux et comment elle a pu donner ses propres ressentis sur la personnalité du criminel. Mon travail est celui de l’esprit. Je regarde ce que personne ne voit, écrit-elle p.21

L’important est l’impact qu’elle a à la fois sur la police et sur le supposé coupable.

On sent l’auteure passionnée par son métier. Etre psychologue n’est pas forcément reconnue dans notre société. Il arrive encore que des psychologues se battent encore contre les préjugés de certaines personnes. Mais apparemment pour Frédérique Balland ce n’est pas le cas. Elle a très vite trouvé sa place, au milieu d’hommes, et également face aux hommes supposés criminels. Rien ne lui fait peur. Elle nous narre ses nombreuses interventions et nous lirons son livre comme un roman policier. Mais ici, c’est la vraie vie de Frédérique Balland. Une vie difficile, des horaires de folie, des asticots qui vous grimpent le long des jambes et une mise en danger perpétuelle. Quelques passages font vraiment froid dans le dos. Mieux vaut lire ce livre la journée que le soir car vous risquez de ne pas vous endormir facilement ! Le testicule est tombé à terre, détaché du corps, les asticots l’emportent et le roulent plus loin. p.27

On peut regretter que l’auteur nous raconte des histoires criminelles, une vingtaine, un peu comme des faits divers, nous en donnant de menus détails au moment de l’opération, mais quelquefois, nous n’en connaitrons jamais la fin. Il est vrai qu’elle reprend des affaires fort connues de tous : l’affaire Bloch qu’elle détaille sur plusieurs pages pour arriver à une conclusion terrible puisque le criminel court toujours. Nous aurons aussi la folie du tireur au Conseil municipal de Nanterre, Richard Durn qui tue huit personnes et en blesse vingt-sept, l’horrible meurtre d’Ilan Halimi, et d’autres « petits » criminels moins populaires…

Si nous apprenons comment fonctionne la brigade criminelle, nous n’apprenons pas grand chose sur son travail à elle. Elle dit qu’elle choisit se smots, qu’elles scrute les regards des tueurs, leurs yeux, leurs silences. Mais elle ne dit pas ce qu’elle dit, ce qu’elle pense. On aurait aimé que ce soit plus concret et qu’elle nous rapporte exactement ce qu’elle a dit au policier au moment des négociations avec le tueur présumé. Elle pense que les criminels sont logiques et qu’on peut déceler en eux leur vérité. On veut bien la croire mais plutôt que de nous raconter des faits divers qu’on connaît déjà, elle aurait dû mettre l’accent uniquement sur ses mots à elle. On a plus l’impression qu’elle agit comme un « flic » que comme une psychologue. C’est très visible quand elle raconte l’histoire du bagagiste de Roissy. Elle jubile en disant que Abderrezak a été innocenté par la police. Mais quel fut son rôle à elle ? Très difficile de le percevoir. Elle écrit : Je ressors troublée de l’audition d’Abderrezak : malgré ce qui ressemble à des preuves accumulées contre lui, plusieurs éléments me font pencher en faveur de sa sincérité. p.143

A chaque fois, on est en droit de se poser la question. Quel est le fondement scientifique de l’intervention de Frédérique Balland ? A la limite, peu importe ! L’important est l’impact qu’elle a à la fois sur la police et sur le supposé coupable. J’admire beaucoup le courage qu’elle a eu d’affronter de tels criminels, d’avoir pu les regarder droit dans les yeux et de ne jamais avoir flanché. Rien que ça est une victoire. A la fin de son livre, on ressent une certaine déception de l’auteure quand elle fait le constat de ses nombreuses années consacrées à la Police. Elle a arrêté sa collaboration et travaille maintenant comme tous les psychologues, à son cabinet. Elles soignent ses patients.  Le soin n’a pas sa place dans la police, écrit-elle, le temps est venu pour moi de retrouver cette dimension professionnelle. p.168.

Néanmoins, Au plus près du mal est un livre captivant qui vous tiendra en haleine. Avec les évènements du 13 novembre, je ne sais quelles seraient les réflexions de l’auteure devant de tels criminels. Je pense qu’il est quasi impossible d’avoir une quelconque compréhension et, ou, empathie, pour des actes d’une telle barbarie et des tueurs qui ne ressemblent en rien à des personnes.

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur et infos : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Tandis que les enquêteurs établissent les premières constatations, elle furète, regarde, examine. Les scènes de crime lui parlent. Psychologue de la police, certains diraient « profileuse » mais elle n’aime pas ce terme, Frédérique Balland cherche à élucider ce qui se tait et pourtant signifie. Pourquoi le meurtrier a-t-il recouvert sa victime d’une couverture ? Pourquoi les a-t-il toutes attachées de la même façon ? Pourquoi cet assassin a-t-il tué les victimes qui se débattaient et laissé en vie celles qui se sont résignées ?
Avec les policiers de la Brigade criminelle, au célèbre « 36 » ou à Versailles, elle a travaillé plus de huit ans. Elle côtoie les enquêteurs, mais surtout les suspects. Elle ne dit rien, elle n’écoute pas ce qu’ils disent. Elle regarde autre chose. Leurs gestes, leurs yeux, leurs nerfs. Elle remonte leurs parcours. Et approche leur enfance, aussi. Son métier ? Analyste de profil. Les criminels obéissent à une logique. Frédérique Balland a appris à la comprendre, du moins à l’approcher, jusqu’aux frontières du mal.
Dans ce livre unique, plein de force et de retenue, Frédérique Balland retrace des affaires inconnues, d’autres, célèbres en apparence – elle raconte son parcours personnel, nous livre ses émotions, son travail, sa passion. Une traversée.

Date de parution : le 4 novembre 2015
Auteur : Frédérique Balland
Editeur :  Grasset
Prix : 17 € (176 pages)
Acheter sur : Amazon

 

Frédérique Balland

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14-18, tome 4 : une BD de Corbeyran et Etienne Le Roux (Delcourt)

14-18, tome 414-18, tome 4 : une BD de Corbeyran et Etienne Le Roux (Delcourt)

Dans  ce nouvel album de 14-18 intitulé La tranchée perdue (avril 1915), Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Uchronie[s]…)  et Etienne Le Roux (Le temple du passé, Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt) nous emmènent de l’autre  côté des lignes ennemis. Par accident, Arsène et Jacques se perdent en pleine nuit, dépassant les tranchées françaises sans le savoir. Certes, ils vont bien finir par retrouver une tranchée, mais ils vont vite s’apercevoir qu’elle abrite des soldats allemands. Un petit détail va les tirer de ce mauvais pas : à une exception près, la tranchée semble avoir été désertée. Très vite, les allemands sont suspectés d’avoir préparé une attaque chimique imminente et ce sont nos huit gars qui vont devoir s’y coller.

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Ce quatrième tome de 14-18 renouvelle la série avec un épisode qui fait froid dans le dos, où les soldats français se trouvent confrontés à une attaque au gaz. Seule incertitude : le moment de la frappe. En attendant, la hiérarchie demande à en savoir plus et ne prend aucune précaution pour protéger ses ouailles. Les conséquences seront dramatiques. Un album sombre et grave qui marque sans doute un tournant dans la série. On est en effet loin des instants légers, même fugaces, réservés aux premiers tomes.

La qualité du scénario de Corbeyran et celle du dessin d’Etienne Le Roux sont d’une belle régularité dans 14-18. Chaque album est un vrai rendez-vous donné aux lecteurs qui suivent cette bande de soldats jadis joyeux, avant d’être durement cabossés par la guerre.

Une chose est sûre, il ne faudra pas manquer le prochain 14-18 !

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De retour d’une escapade, à la recherche du « repos du guerrier », Arsène et Jacques dépassent leurs lignes et tombent par hasard sur la tranchée ennemie faisant face à la leur. À leur grand étonnement, elle est déserte. Prévenu, le commandement ordonne une incursion par voie de tunnel. Pierre et Jules, désignés pour cette mission, découvrent au cours de leur progression un étrange objet cylindrique.

Date de parution : le 7 octobre 2015
Auteurs : Corbeyran (scénario), Etienne Le Roux (dessin) et Jérôme Brizard (couleurs)
Genre : Aventure, Histoire
Editeur : Delcourt
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Wild Nothing : un double clip pour « To Know You » et « TV Queen »

Wild Nothing : un double clip pour « To Know You » et « TV Queen »


Wild NothingJake Tatum
, alias Wild Nothing, annonce un troisième album pour le 19 février 2016 chez Bella Union / Pias. To Know you et TV Queen en sont les premiers extraits, livrés dans un double clip esthétique dans un intérieur au design pop style années 70 où l’on joue au go de manière assez… détachée. Pour l’enregistrement de Life On Pause – c’est le titre de ce prochain album, l’artiste a fait appel au batteur John Eriksson, et au guitartiste Thom Monahan. Des saxophonistes se seraient aussi joints à la fête.

Dans ces deux premiers titres, on découvre des sonorités résolument plus rock qui dénotent une prise de risque de la part de Wild Nothing et qui présagent un bel album. On aime.

Captain America Civil War : la bande annonce dévoilée

Captain America CIVIL WARCaptain America Civil War : la bande annonce dévoilée

Captain America Civil War, l’un des plus gros blockbusters de l’année 2016, se dévoile dans une première bande annonce. Le film réalisé par Anthony et Joe Russo (Captain America) est particulièrement attendu par les fans de super-héros puisque de nombreuses figures de Marvel vont y défiler. Il suffit de s’attarder sur le casting pour en avoir le vertige (voir ci-dessous). On y verra notamment la première apparition de Black Panther., le Baron Zemo ou encore un Spiderman incarné pour la première fois par Tom Holland. Mais pour l’instant, le suspens reste intact quant à ces nouveaux venus puisque la bande annonce fait ingénieusement l’impasse sur ces derniers. On y voit essentiellement Captain America et son ami d’enfance se fâcher contre Iron Man. Et on peut dire que ça fait des dégâts. Vivement la suite.

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Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. A la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Sortie : le 27 avril 2016
Durée : inconnue
Réalisateur : Anthony Russo, Joe Russo
Avec : Chris Evans (Steve Rogers/Captain America), Scarlett Johansson (Natasha Romanoff/La Veuve noire), Sebastian Stan (James « Bucky » Barnes/le Soldat de l’Hiver), Chadwick Boseman (T’Challa / La Panthère Noire), Emily VanCamp (Sharon Carter), Anthony Mackie (Sam Wilson/Le Faucon), Jeremy Renner (Clint Barton / Œil-de-Faucon), Samuel L. Jackson (Nick Fury, ex-directeur du SHIELD), Cobie Smulders (l’agent Maria Hill), Hayley Atwell (Peggy Carter), Georges St-Pierre (Batroc), Daniel Brühl (Baron Helmut Zemo)
Genre : Action , Fantastique, Super-héros

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[vc_custom_heading text= »L’actu cinéma sur Publik’Art : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fcinema%2F|| »]

Paris au détail, la vidéo trucs-et-astuces de la capitale

Paris au détail, la vidéo trucs-et-astuces de la capitale

Paris au détailParis au détail est un épisode de la chaîne C’est un autre histoire animée par Manon Bril, toulousaine amoureuse d’Histoire et curieuse de toutes les formes d’expressions artistiques. Dans cette nouvelle vidéo, la jeune femme à chapeau nous livre une multitude de petits détails qui peuplent les rues de la capitale. Sur un ton léger, avec une pointe d’humour décalé très plaisant, elle nous donne quelques leçons d’Histoire et d’anecdotes actuelles comme le système métrique, la boîte à sable, l’art du Cyklop, le yarn bombing… Une bonne humeur communicative qui fait du bien. Une vidéo vraiment très bien faite. A noter que la vidéo a été tournée avant les attentats.

[vc_custom_heading text= »D’autres vidéos insolites :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Merlusse, une BD de Scotto, Stoffel et A. Dan (Grand Angle)

merlusseMerlusse, une BD de Scotto, Stoffel et A. Dan (Grand Angle)

Bien moins connu que La Gloire de mon père, Merlusse porte aussi la signature de Marcel Pagnol, apposée en 1935 (soit plus de vingt ans avant). Pour adapter ce roman, on retrouve le duo de scénaristes Serge Scotto et Eric Stoffel (Pandora, Oukase) accompagnés cette fois du dessinateur A. Dan (La faute au midi,  Pour un peu de bonheur, Tahya El-Djazaïr). Le récit nous replonge sur les bancs de l’école, dans un lycée marseillais qui accueillait ses pensionnaires tous les jours, même en pendant les fêtes de fin d’année. Si la plupart des enfants retrouvaient leurs parents pour les festivités, une poignée d’entre eux demeuraient les oubliés, gardés par un surveillant. A ce propos, Blanchard, dit Merlusse, est sans doute le plus effrayant d’entre tous. Avec une balafre qui traverse son oeil borgne, il n’attire pas la sympathie ni des élèves, ni de l’équipe pédagogique. Il faut dire qu’il ne soigne pas ses apparences et qu’on lui prête une forte mauvaise hygiène ainsi qu’une odeur nauséabonde de morue.

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Merlusse est donc un vrai pestiféré, rejeté par tous et abandonné par sa hiérarchie qui lui refuse une promotion qu’il attend depuis des années. Réceptacle idéal de toutes les fausses rumeurs du lycée, il mène une vie isolée dans un lieu pourtant plein de vie jusqu’à ce soir du 24 décembre où il se retrouve seul avec des élèves oubliés. Ecrit à la façon d’un conte de Noël sur la différence et la solitude, Merlusse se révèle comme une oeuvre intemporelle profondément humaniste.

Le dessin suit le même cheminement que le texte dans une atmosphère sinistre de cour d’école frappée par l’hiver. Les couleurs sont d’abord particulièrement froides, comme si l’on avait retiré toute source de chaleur à cet internat lugubre et pourtant aisé. Cela, avant que les tonalités ne se réchauffent heureusement. Une façon astucieuse de s’approprier Merlusse. Tout cela orné d’un trait expressif qui manque parfois de précision, notamment dans les visages.

En bref, Merlusse est un bel album qui met en lumière une oeuvre oubliée de l’histoire alors qu’elle ne manque pas d’intérêt. Un conte victime de sa comptine.

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur et infos : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Merlusse est le surveillant redoutable du Grand Lycée de Marseille. Aussi peu aimable que repoussant, il attend une promotion qu’on lui refuse, lui préférant un postulant plus convenable.Alors qu’arrivent les fêtes de fin d’année, il est chargé d’encadrer les pensionnaires, une petite cohorte d’oubliés de Noël… Mais rien ne se passera comme prévu pour personne ! Parfois la vie complote heureusement pourque les individus apprennent à se découvrir, à se
comprendre et à s’aimer.

Date de parution : le 15 novembre 2015
Auteurs : Serge Scotto, Eric Stoffel (scénario) et A. Dan (dessin)
Genre : Adaptation
Editeur : Grand Angle
Prix : 15,90 € (56 pages)
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Résultats concours : Jane Got a Gun, 10 places de ciné gagnées

Résultats du concours

Vous avez été 3 216 participants au concours. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Mustapha Qabbal, Josette Robert, Teddy Gareche, Sophien Bouzidi et Julie Salmon

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

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La Gloire de mon père : une BD de Scotto, Stoffel et Tanco (Grand Angle)

La Gloire de mon père tome 1La Gloire de mon père : une BD de Scotto, Stoffel et Tanco (Grand Angle)

Adaptation ambitieuse de l’oeuvre de Marcel Pagnol, La Gloire de mon père offre une nouvelle jeunesse à ses personnages en BD. Un projet mené par un duo de scénaristes devenus, depuis, des fins spécialistes de Pagnol : Serge Scotto et Eric Stoffel (Pandora, Oukase). Ce sont en effet eux qui signeront les futures adaptations BD des oeuvres de l’auteur, comme ils l’ont déjà fait pour Merlusse. Côté illustrations, c’est avec grand plaisir que l’on retrouve le travail du dessinateur Morgann Tanco (L’homme de l’année 1848, Siorn, Moses Rose).

A peine quelques pages sont parcourues que déjà on entend le chant des cigales dans une garrigue baignée du soleil de Pagnol. Quel bonheur de redécouvrir La Gloire de mon père ! Le scénario propose une interprétation ancrée dans l’esprit de l’auteur, profondément respectueuse de son roman. La BD montre combien ce dernier n’a pas pris une ride, en nous invitant dans un arrière pays qui sent bon les herbes de provence et les souvenirs d’enfance.

Si les scénaristes démontrent une grande aisance dans l’exercice d’adaptation, c’est surtout le dessin de Tanco qui fait mouche. Son trait à l’ancrage appuyé s’anime dans un graphisme lumineux, où la nature offre une sublime palette de couleurs et occupe le champ narratif avec force. Un très bel hommage illustré.

La Gloire de mon père méritait son adaptation BD. Elle en a désormais une digne de ce nom.

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Les vacances d’été dans la garrigue sont une révélation pour le jeune Marcel Pagnol et son petit frère, qui tombent amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban… Scènes truculentes de vie, humour et souvenirs nostalgiques, le sens inné de Pagnol de la mise en situation, son goût de la farce, émaillent ce récit chaleureux, dont le charme se partage entre les décors et la saveur ciselée des dialogues.

Date de parution : le 4 novembre 2015
Auteurs : Serge Scotto, Eric Stoffel (scénario) et Morgann Tanco (dessin)
Genre : Adaptation
Editeur : Grand Angle
Prix : 18,90 € (85 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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The Big Short : le casse du siècle, les bandes annonces

The big shortThe Big Short : le casse du siècle, les bandes annonces

Avec son casting de rêve, The Big Short : le casse du siècle montre ses muscles dans deux bandes annonces bien montées. Le quatuor formé par Christian Bale (ex-Batman) Brad Pitt (Fight Club…) Ryan Gosling (Drive) et Steve Carell (Foxcatcher) est un atout de poids mis largement en avant par la production que ce soit avec l’affiche du film ou dans les bandes annonces. Ils sont partis pour défier les Ocean Eleven  (où Brad Pitt jouait aux côtés de George Clooney) dans un registre identique. Si on peut penser que c’est une recette qui ne peut que marcher, a priori, les quatre acteurs auraient accepté de baisser notablement leur cachet pour jouer ensemble dans The Big Short : le casse du siècle.

A noter que Ryan Gosling, Steve Carell ou encore Marisa Tomei se retrouvent une seconde fois dans un même film après Crazy, Stupid, Love. Adapté du best-seller de Michael Lewis The Big Short : Inside the Doomsday Machine le film aborde la bulle immobilière et les crédits dans les années 2000.

Sortie : le 23 décembre 2015
Durée : 2h10
Réalisateur : Adam McKay
Avec :  Brad Pitt, Christian Bale, Ryan Gosling, Steve Carell

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Wall Street. 2005.
Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Steve Eisman, Greg Lippmann et Ben Hockett : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

[vc_custom_heading text= »La Bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]


[vc_custom_heading text= »L’actu cinéma sur Publik’Art : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fcinema%2F|| »]

12 rue royale ou les sept défis gourmands, une BD de Hervé Richez et Efix (Grand Angle)

12 rue royale ou les sept défis gourmands12 rue royale ou les sept défis gourmands, une BD de Hervé Richez et Efix (Grand Angle)

Nouvelle comédie culinaire, 12 rue royale ou les sept défis gourmands propose un programme gourmand pour les amoureux des belles tables. L’occasion d’entrer dans les cuisines de Mathieu Viannay, chef étoilé du célèbre restaurant La Mère Brazier à Lyon. Dans cet album BD de Hervé Richez (Sam Lawry, Le Messager, Groom Lake, Les Fondus, Mafia Tuno, Les Poulets du Kentucky) et Efix (Mon amie la poof, K, une jolie comète, Music Box), le chef se lance dans des défis impossibles pour pouvoir agrandir son restaurant.

Rendre une table heureuse, régaler ses convives d’un menu unique, séduire ou encore créer un souvenir : tels sont les exemples de défis que le chef doit relever pour convaincre son voisin de lui vendre sa propriété afin d’agrandir enfin son restaurant et refuser peut-être un peu moins de monde. Des challenges qui ont pour point commun l’émotion. L’émotion de l’instant, de la dégustation ; l’émotion dans le palais ou l’émotion qui reste ancrée en tête…

Apportant un zeste de fantaisie bien heureuse, le scénario de Hervé Richez peine à maintenir l’intérêt de la lecture. Le chapitrage de l’histoire en autant de défis lui donne une dimension de catalogue un peu maladroit. Ce qui n’empêche pas de partager le plaisir et un certain amour pour la gastronomie qui animent l’album. Le dessin noir et blanc de Efix est quant à lui bienvenu, donnant un vrai dynamisme sous un trait d’humour, avec l’utilisation de filtres où seule la nourriture est mise en couleur. Une idée toute simple qui fonctionne très bien.

En résumé, 12 rue royale ou les sept défis gourmands est une comédie qui manque un peu de substance, un comble pour un récit hautement gastro !

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Peut-on, par les seuls pouvoirs de la gastronomie, relever des challenges aussi fous qu’aider un convive atteint d’Alzheimer à retrouver la mémoire ou rendre amoureux deux êtres que tout oppose ? Tel est le défi que Mathieu Viannay, chef du célèbre restaurant lyonnais « La Mère Brazier », vient d’accepter. Plus qu’une mélodie, un hymne au sens et aux plaisirs de la table, servi par une galerie de personnages savoureux !

Date de parution : le 4 novembre 2015
Auteur : Hervé Richez (scénario) et Efix (dessin)
Genre : fantaisie culinaire
Editeur : Grand Angle
Prix : 18,90 € (78 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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L’Etoile Polaire, un livre de Michel Onfray et Mylène Farmer (Grasset)

L'Etoile Polaire

L’Etoile Polaire, un livre de Michel Onfray et Mylène Farmer

Rien ne paraît plus surprenant que la rencontre entre un philosophe et une chanteuse. Et pourtant cette rencontre a eu lieu entre Michel Onfray, un des penseurs les plus connus de France et Mylène Farmer qui est devenue une référence incontestable dans le paysage musical français. L’Etoile polaire est donc le fruit de cette collaboration. Petit conte philosophique écrit et pensé par l’un et illustré par l’autre.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

C’est avec surprise que l’on trouve Michel Onfray dans un exercice plutôt loin de ses précédents ouvrages. On retrouve bien plus souvent sa plume dans des essais ou des éditos, plutôt que dans des contes philosophiques destinés aux enfants.

Une fois le livre fermé, on ressent une évidence dans cette collaboration.

Il est assez difficile de présenter l’histoire sans trop en dévoiler. On peut dire qu’il est question de la relation qu’il peut y avoir entre un petit garçon curieux de tout l’univers qui l’entoure et d’un père plus taciturne, qui ne vit que pour son travail de fermier agricole.

Il est aussi question de rêve, de voyage, de découverte et de mythologie scandinave. Le tout entrecoupé par des aquarelles de Mylène Farmer pour mettre en images les mots du philosophe.

Une fois le livre fermé, on ressent une évidence dans cette collaboration. On retrouve des thèmes communs entre Michel Onfray et Mylène Farmer, que ce soit la relation au sacré, le mystère et le fantastique. Mais aussi le lexique commun de la spiritualité, de la vie et de la mort.

Mais il faut dire, qu’il est assez difficile de se plonger dans ce petit conte philosophique. Il y a beaucoup d’éléments qui arrivent les uns après les autres sans trop d’explications et de liens entre eux. Cela est sans doute dû à la brièveté de ce livre qui ne permet pas d’explorer en profondeur les notions abordées. Les aquarelles apportent réellement un plus, elles permettent de lever la tête et de prendre un moment de recul par rapport à l’histoire.

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur et infos : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

On trouvera dans ce conte philosophique de Michel Onfray, illustré par Mylène Farmer, un arbre monde, une constellation de la Baleine, un snekkar de feu, des hommes à peau rouge, des créatures venues d’ailleurs… Mais surtout une étoile polaire devenue pierre de soleil qui permettra au petit garçon bavard d’un ouvrier agricole taiseux de rester éternellement fidèle à son père, mort debout sous ses yeux comme un chêne foudroyé par une nuit sans lune.

L'étoile polaire

Date de parution : le 12 novembre 2015
Auteur : Michel Onfray, Mylène Farmer
Editeur : Editions Grasset
Prix : 14,90 € (64 pages)
Acheter sur : Amazon

 

Michel Onfray

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Mes petites France, un livre de Pierre Bonte (Fayard)

Mes petites France, un livre de Pierre Bonte

Mes petites France, un livre de Pierre Bonte

Pierre Bonte consacre son dernier livre, Mes petites France, à diverses régions de France. Il écrit un peu comme si c’était un manifeste contre la nouvelle carte des régions de France. Mais il n’en parle pas ou très peu. Il se consacre à l’amour qu’il a de l’identité régionale. Effectivement dans son livre, il vous explique toutes les différences fondamentales qui existent entre chaque personne vivant dans des régions éloignées ou non, mais différentes. Différences à respecter. Même si certains auront le même trait de caractère, ils seront forcément différents, leur façon de vivre et leurs réactions également.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Pierre Bonte a parcouru la France durant de longues années au moment où il travaille chez Europe 1 et crée l’émission : Bonjour Monsieur le Maire. C’était en 1959. Et depuis, il a continué à parler de la France sous toutes ces formes : à la radio et aussi à la télé. A travers Mes petites France, Pierre Bonte nous fait encore voyager à travers cette France qu’il connaît si bien. De façon fort agréable et originale. Rien à voir avec Le guide du routard. Et pourtant, vous trouverez dans ce livre des détails croustillants, aussi bien sur des personnalités régionales, que sur des faits ou encore sur la gastronomie. A vous donner envie d’arpenter certaines régions encore trop peu connues du français. Car aujourd’hui, il est simple de se retrouver à New-York, mais est-ce que le Breton part à la recherche du Savoyard et vice-versa ? Nous Français, connaissons-nous bien notre Pays ? Reconnaissons-nous notre identité régionale ?

Nous Français, connaissons-nous bien notre Pays ?

Bien sûr dans Mes petites France, vous y trouverez des banalités ou plutôt des clichés que tout le monde connaît si bien : le Breton susceptible, le Normand méfiant, le Franc-Comtois tête de bois, les Alsaciens très fiers avec leur Petite-France, à Strasbourg  ! Mais vous trouverez aussi beaucoup d’histoires expliquant le pourquoi du comment des caractères des uns et des autres, l’influence du climat aussi. C’est souvent drôle et illustré de faits réels. Par exemple, chaque Franc-Comtois connaît sa représentante, Lola Simonin. Qui n’a pas vu cette femme au théâtre ? Elle parcourt la France entière pour faire découvrir, avec beaucoup d’humour les charmes de sa région, dans le Doubs. Sans en oublier, l’accent traînant, les formules  j’ai personne vu, on va sur Suisse, il veut pleuvoir (p.103). Rires garantis !

J’ai été particulièrement sensible à son chapitre sur les villages qui ont reçu le label Petite Cité comtoise de caractère, petite pointe de chauvinisme ! Je regrette juste que Pierre Bonte n’ait pas cité Jougne, dans le Doubs, qui est classée Petite Cité comtoise de caractère et qui est mon pays ! Mais je suis sûre qu’il la connaît cette petite Cité car l’auteur est un passionné de lavoirs. Et à Jougne, ils ont tous été restaurés et mis en valeur, ça aussi c’est notre fierté !

Je ne vais pas reprendre les quinze régions décrites par Pierre Bonte, mais je vous assure qu’elles sont toutes différentes et qu’à chacune d’elles, vous y découvrirez des petits trésors qui vont vous donner envie de re-découvrir ces petites France et aussi les rivalités qui existent entre chaque région limitrophe. Trop drôle ! Les Alsaciens disent que les Lorrains sont hypocrites, (p.149), et même à l’intérieur de la Lorraine, les relations ne sont pas tendres : (p. 145) : Chacun des quatre départements qui composent la Lorraine a sa personnalité. C’est ce que confirme un vieux dicton populaire qui distingue « les seigneurs de Metz, les messieurs de Nancy, les p’tits gars des Vosges et ceux de la Meuse ».

Ce livre, Mes petites France, offre un très joli tour de France, avec en plus de bonnes adresses gastronomiques à découvrir, et des histoires à raconter ! Il est toujours bon d’apprendre sur son Pays !

Pierre Bonte

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Au-delà de l’accent, qu’est-ce qui distingue un Breton d’un Auvergnat, un Alsacien d’un Nordiste, un Gascon d’un Bourguignon ? Comment se sont forgées ces identités régionales, et qu’en reste-il aujourd’hui, au siècle de la mondialisation ? Faut-il encore donner du crédit aux vieux clichés qui continuent de coller à la peau des Bretons que l’on dit « têtus », des Auvergnats « près de leurs sous », des Savoyards soidisant « bourrus » ?
À ces questions, Pierre Bonte répond avec son approche toute personnelle, sa patte, son vécu, sa connaissance aiguë de la France intime.
Il nous emmène à la rencontre des Français dans la pittoresque et persistante diversité de leurs origines provinciales, avec leurs qualités mais aussi leurs défauts hérités d’ancêtres parfois très lointains, à travers ces « petites France » qui font la grande, et qui sont autant d’images distinctes d’une communauté nationale à laquelle chacun se sent profondément attaché.
Né en 1932 dans le Nord, Pierre Bonte fait ses débuts à Ouest-France, puis devient reporter à Europe 1. En 1959, il crée l’émission Bonjour, Monsieur le maire, qui lui fera visiter en quinze ans plus de quatre mille communes. Il fait partie dans les années 1970 de l’équipe mythique du Petit Rapporteur et de La Lorgnette. Plus tard, il participe régulièrement à Envoyé Spécial. Il est l’auteur d’une dizaine de livres, principalement consacrés à la France rurale.

Date de parution : 5 octobre 2015
Auteur : Pierre Bonte
Editeur : Editions Fayard
Prix : 20 € (331 pages)
Acheter sur : Amazon

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Sticky Fingers au Bus Palladium le 25 novembre (Paris)

Sticky Fingers au Bus Palladium le 25 novembre (Paris)

Sticky FingersL’année passée ils excellèrent avec leur album « Land of Pleasure » : bouillon de rock, psyché, reggae, électro et vieille liqueur, le tout parsemé d’un look à la Hook-dandy-branchés, foutrement créatifs et incroyablement surprenants. Aujourd’hui ils sont de retour avec «Ghost Town ». On retrouve la facture du groupe. Un mélange de pleins de trucs, bric-à-brac de créations qui séduisent l’oreille et activent les pores de la peau en les faisant pleurer. Entre un Pink Floyd juvénile et une mission en orbite de la NASA, le tout marié aux tablettes éléctros et aux rythmes de reggae, les Sticky Fingers naviguent à bord d’une vielle Cadillac dans les astres de la musique. C’est une sorte d’Asteroid Galaxy Tour au masculin, avec plus de poils, plus de moustaches, de cheveux et d’eau de Cologne parfum bière-houblon.

Talentueux, après avoir navigué sur le Batofar en novembre 2014, il est temps de les retrouver impérativement à Paris le 25 novembre pour un concert prometteur au Bus Palladium à 19h30 pour la maigre somme de 17 pièces.

Alors vive la sueur. Alors vivent les déhanchements dégingandés ! Alors vive l’accouplement des tympans et de la musique ! Vive les Sticky Fingers ! Vive la musique !

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[vc_custom_heading text= »Les artistes qu’on aime :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

« En attendant Godot » : le texte fondateur de Samuel Beckett

En attendant Godot : le texte fondateur de Samuel Beckett

« En attendant Godot » : le texte fondateur de Samuel Beckett

« En attendant Godot » de Samuel Beckett est un texte fondateur mettant en scène la tragédie de l’existence et la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Absurdité donc de la condition humaine où attendre Godot c’est espérer que cela va changer alors que cet espoir est vain.

Dates : le 24 novembre 2015 l Lieu : Au théâtre de Rungis
Metteurs en scène : Jean-Lambert Wild, Lorenzo et Marcel Bozonnet

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Jean-Lambert Wild, Marcel Bozonnet, et Lorenzo Malguerra signent la mise en scène de ce chef d’œuvre dont ils réactualisent avec force le propos très actuel à travers le destin des deux vagabonds, Vladimir et Estragon, candidats à un avenir impossible.

Deux hommes sont seuls au milieu de nulle part à la tombée de la nuit et attendent quelqu’un, Godot. Cet homme providentiel – qui ne viendra jamais – leur a promis qu’il serait au rendez-vous.

[…] un questionnement en profondeur et universel sur notre époque […]

En l’attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des « distractions », des diversions pour combler le vide et cette interminable attente. Ils sont à l’affût du moindre divertissement et leur dialogue est traversé de quiproquos, d’incompréhensions, d’insignifiance, de faux espoirs, sans cesse répétés et renouvelés.

Les deux personnages rappellent les couples interdépendants célèbres comme Sganarelle et Don Juan ou Don Quichotte et Sancho Panza ou encore Alex et Zavatta, Laurel et Hardy mais aussi une forme de dualité : le père, le fils, l’esprit, le corps.

L’incarnation des deux éclopés par Fargass Assandé et Michel Bohiri, acteurs ivoiriens, qui nous renvoie à tous les laissés pour compte d’aujourd’hui sonne d’une grande justesse.

Ils sont magnifiques d’intensité avec cette capacité inouïe à inscrire leur jeu dans une immédiateté et une réalité qui font entendre comme jamais les mots de Beckett et cette humanité confisquée, confrontée à une errance et à une perdition de l’être.

[…] la gestuelle concrète, rythmée des acteurs mobilisent complètement le spectateur […]

Hérésie d’un monde irréconciliable qui voit se rencontrer nos deux accidentés de la vie et ce couple maître-esclave interprété par Marcel Bozonnet (vibrant) et Jean-Lambert Wild (incandescent) où se mettent à jour les rapports de force et la mise en abîme de toutes les détresses humaines, à la fois victimes et bourreaux.

Jean-Lambert Wild est un poète de la scène. Les images créées par le co-metteur en scène (le chapeau penseur qui s’éclaire ou encore les chaussures abandonnées qui changent de couleur comme par magie) ainsi que la gestuelle concrète, rythmée des acteurs mobilisent complètement le spectateur, propice à un questionnement en profondeur et universel sur notre époque.

Une traversée d’une densité rare portée par un supplément d’âme.

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Miles Hyman : Drawings, les plus beaux dessins de l’artiste


Miles Hyman : DrawingsMiles Hyman : Drawings, les plus beaux dessins de l’artiste

Drawings est un véritable recueil des plus belles créations graphiques de Miles Hyman, parues sur divers supports (presse, édition, publicité et travaux personnels). Accompagnés de textes d’auteurs du milieu et de photographies d’archive, ses dessins se racontent tout seuls et bavardent sur la vie, notamment celle de Miles Hyman. On évoque ses influencent, son talent à travailler les pastels, son amour de Paris où il s’est expatrié, la puissance narrative de ses oeuvres et ses thématiques chères : son goût pour Paris, pour les femmes, et pour le polar noir.
Cet ouvrage imposant et splendide réserve bien des merveilles en pleine page, souvent double, et nous en met plein les yeux. On découvre un maître accompli. On ne se lasse pas d’en parcourir les traits.

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »][vc_gallery type= »image_grid » images= »28532,28531,28530″][vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur et infos : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Miles Hyman est sans doute le plus français des dessinateurs américains. Voyageant sans arrêt des deux côtés de l’Atlantique, il expose régulièrement dans des galeries prestigieuses à travers le monde. Ce livre reprend des dessins parus sur différents supports : presse, édition, publicité et travaux personnels.
Sur des textes de Michel Rime, Jean-Luc Fromental, Marc Villard, Étienne Robial, François Guérif, Matz, Jean-Bernard Pouy et Jérôme Charyn, Miles nous emmène pour un voyage en dessin à travers les différents lieux et thèmes qui l’inspirent. Son trait élégant, ses couleurs vives, ses cadrages cinématographiques rappellent le naturalisme d’un Edward Hopper. On y découvre : son amour pour Paris, sa passion pour les livres, sa vie américaine ainsi que, à travers quelques photos d’archives, des moments-clés de sa vie.
Ainsi, à travers tous ces éléments, cet ouvrage – quasi monographique – révèle un grand dessinateur dans son entièreté, aux influences et aux talents multiples.

Date de parution : le 21 octobre 2015
Auteur : Miles Hyman
Genre : Graphisme
Editeur : Glénat
Prix : 39,00 € (208 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Nos coups de coeur BD :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal » link= »url:http%3A%2F%2Fpublikart.net%2Fbd%2Fselection-des-bd-coups-de-coeur%2F|| »]

Hoquet en chantant : il va au bout d’un hymne national en pleine crise

Hoquet en chantant : il va au bout d’un hymne national en pleine crise

Hoquet

Il est devenu une célébrité instantanément en prenant le micro, vendredi dernier, avant le match de baseball qui opposait les villes d’Adelaide à Brisbane. Ethan Hall est le jeune garçon qui a chanté – comme il a pu – l’hymne national australien avant la rencontre. Du haut de ses sept ans, le jeune garçon a poussé la chansonnette en solo en se battant contre une terrible crise de hoquet qui ne voulait plus le lâcher. Mais il ne s’est pas dégonflé malgré ses difficultés et est allé au bout de son hymne ! Un sang froid admirable, malgré la foule dans les gradins et les fou rires qui s’en dégageaient. Résultat : un public conquis qui lui fait un tonnerre d’applaudissements et un jeune garçon ravi, à peine contrarié !

Girls Only, le film de Lynn Shelton en Blu-Ray et DVD

girls only

Girls Only, le film de Lynn Shelton en Blu-Ray et DVD

Réalisé par Lynn Shelton, réalisatrice de Ma meilleure amie, sa soeur et moi (dont le remake avec Virginie Efira doit bientôt sortir sous le titre Et ta soeur), Girls Only raconte l’histoire de Megan, 28 ans et un peu paumée. La jeune femme ne trouve pas sa place dans sa  vie d’adulte. Elle est pourtant avec le même homme depuis les années lycées et ne semble pas malheureuse mais côté professionnel, elle se révèle hermétique à toute progression sociale. Deux choses l’intéressent : le canapé et la télé. Et c’est tout naturellement qu’elle va rencontrer une jeune ado qui deviendra sa meilleure amie… ou presque.

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En réalité, Megan rencontre Annika par hasard sur une aire de stationnement devant une supérette. La jeune fille de 16 ans lui demande de lui acheter de l’alcool pour faire la fête, ce que Megan acceptera à condition de se joindre à eux. Ce retour régressif à l’adolescence pousse Megan à fuguer de chez elle pour fuir son fiancé. Et, forcément, elle va demander à sa nouvelle amie de l’héberger le temps d’une semaine. Elevée par son père, Annika va d’abord tenter de lui cacher la présence de Megan jusqu’à ce qu’il découvre cette invitée surprise sous son toit. Et il se trouve que les deux personnages semblent se plaire mutuellement…

Un scénario très basique qui installe une trigonométrie originale voire cocasse sans parvenir à en tirer parti. Girls Only reste prisonnier du carcan de la romance hollywoodienne légère et naïve, dénuée de saveur. Il y a pourtant de bonnes idées qui auraient mérité plus d’audace dans leur exploitation. Malgré cela, la réalisation demeure soignée et les acteurs comme Keira Knightley dans le rôle de Megan font leur job. Depuis Moon, on apprécie toujours de voir Sam Rockwell bien qu’il mériterait de figurer dans des films bien plus prestigieux.

En bref, ce Girls Only est une comédie romantique sans prétention qui ne sort pas du cadre.

[vc_custom_heading text= »Synopsis et infos : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

A 16 ans, Annika a tout de l’ado typique, entre rebellion au lycée, premiers flirts et fêtes entre copines. Le jour où elle se lie d’amitié avec Megan, une trentenaire exubérante et décalée, sa vie prend une drôle de tournure. Sa nouvelle amie ose tout : s’inventer une fausse formation, se faire passer pour sa mère, jusqu’à… tomber sous le charme du père d’Annika. Et lorsque votre meilleure pote sort avec votre père, c’est le début des galères…

Sortie DVD : le 18 novembre 2015
Durée : 01h41
Réalisateur : Lynn Shelton
Avec : Keira Knightley, Chloë Grace Moretz, Sam Rockwell, Mark Webber, Ellie Kemper
Genre : Comédie
Prix : 14,99 € (DVD/BR)
Acheter : sur Amazon

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[vc_custom_heading text= »L’actu cinéma sur Publik’Art :  » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%231e73be » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Hyver 1709, tome 1 : une BD de Nathalie Sergeef et Philippe Xavier (Glénat)

Hyver 1709 tome 1Hyver 1709, tome 1 : une BD de Nathalie Sergeef et Philippe Xavier (Glénat)

Hyver 1709 mêle aventure et Histoire dans un récit gagné par le froid glacial d’un hiver meurtrier. En cette saison difficile de 1709, le royaume de France se trouve plongé dans une grande détresse alors qu’il est engagé dans une guerre qui n’en finit plus pour la succession d’Espagne. La famine fait son oeuvre et le blé vaut désormais plus cher que l’or. Un agent spécial au service de Louis XIV, Loys Rohan, va alors partir récupérer une importante cargaison de blé, très convoitée par les deux armées. Sur son chemin, la mort semble le suivre comme une ombre. Une BD réalisée par la scénariste Nathalie Sergeef (Juarez et Down Under) et par le dessinateur Philippe Xavier (Conquistador, Croisade).

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Imaginant une course poursuite après un insaisissable cannibale à travers des paysages recouverts de neige, le scénario se révèle rythmé et plutôt efficace, malgré quelques ralentissements épisodiques. On découvre la réalité de cette période triste de l’Histoire de France, en proie au froid et à la misère qui imposaient une vie rude et les usages qui vont avec. Mais il s’agit surtout de partir à l’aventure l’épée hors de son fourreau. Les duels sont nombreux, mais pas toujours d’une grande lisibilité. Le découpage manque à cet égard de fluidité.

Mais le dessin réaliste de Philippe Xavier reste agréable à contempler. L’artiste s’accommode de la neige par des petites astuces intelligentes. Il relève le challenge sans laisser deviner sa difficulté. Un trait élégant qui ne manque pas de charme.

En conclusion, Hyver 1709 suit une intrigue haletante et assez bien construite. Un diptyque à poursuivre.

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Hiver 1709. Une vague de froid meurtrière frappe le Royaume de France épuisé par la guerre de succession d’Espagne. Les températures polaires tuent, affament, détruisent récoltes, arbres et bétails. La famine pousse certains à la sauvagerie… Le grain est désormais plus précieux et plus convoité que l’or. Au cœur de ces paysages désolés, l’intrépide et aventureux Loys Rohan mène une course contre la montre jalonnée de pièges mortels et de mauvaises rencontres, afin de prendre livraison d’une cargaison de blé providentielle, pour le compte de Louis XIV.
Avec Hyver 1709, Nathalie Sergeef et Philippe Xavier nous emmènent sur les routes hostiles de la campagne française au début du XVIIIe siècle, figée par le gel et la neige. Entre histoire, aventure et récit de capes et d’épées, plongez dans cet ambitieux diptyque magnifié par le dessin réaliste et puissant d’un Philippe Xavier au sommet de son art !

Date de parution : le 28 octobre 2015
Auteurs : Nathalie Sergeef (scénario) et Philippe Xavier (dessin)
Genre : Aventure, Histoire
Editeur : Glénat
Prix : 13,90 € (56 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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La bibliothèque des cœurs cabossés, un livre de Katarina Bivald (Denoël)

La bibliothèque des cœurs cabossés

La bibliothèque des cœurs cabossés, un livre de Katarina Bivald

La bibliothèque des cœurs cabossés est un livre centré sur le monde merveilleux de la littérature. Katarina Bivald a réellement travaillé dans une librairie ce qui lui a permis d’écrire son premier roman : La bibliothèque des cœurs cabossés. C’est l’histoire de deux femmes que tout oppose. L’une, Sara, habite en Suède, elle a 28 ans, est libraire. L’autre, Amy, habite à Broken Wheel, une petite ville dans l’Iowa. Sara et Amy ne se connaissent pas mais s’écrivent depuis deux ans. Elles parlent ensemble littérature car elles sont toutes les deux passionnées de livres. Amy lui raconte aussi tout ce qui se passe dans sa petite ville en lui décrivant les personnes qu’elles côtoient. Dans le livre, La bibliothèque des cœurs cabossés, on découvre les lettres de correspondances d’Amy mais aucune de Sara.

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Un jour, Sara décide de prendre deux mois de vacances, de quitter la Suède, pour partir chez Amy. Elles vont enfin faire réellement, physiquement, connaissance. Mais quand Sara arrive à Broken Wheel, petite ville paumée des Etats-Unis, elle découvre avec stupeur qu’Amy vient de mourir. Elle n’avait que soixante cinq ans, mais était malade. Ca, elle n’en avait jamais parlé avec Sara.

 Il est incontestable que l’auteure est une championne de lecture

Les amis d’Amy sont au courant de la venue de Sara et essaient de l’accueillir le mieux possible. Elle loge donc chez Amy où elle découvre sa propre bibliothèque. Et peu à peu elle fait connaissance avec les amis d’Amy qu’elle a l’impression de connaître, grâce aux lettres qu’elles ont échangées. Mais Sara n’a qu’un visa de tourisme et ne peut rester dans l’Iowa que trois mois. Un mois avant la fin de son visa, elle décide d’ouvrir une librairie dans un vieux local qui appartient à Amy. Elle le restaure avec l’aide de quelques amis. Elle va y mettre tous les livres d’Amy et cela va devenir La bibliothèque des cœurs cabossés. Elle va d’abord prêter les livres à ses amis pour leur donner envie de lire. Ensuite elle va essayer de les vendre à la population de Hope, petite ville proche de Broken Wheel, et qui semble plus intéressée. Elel ne veut pas imposer sa  bibliothèque des cœurs cabossés aux habitants de Broken Wheel. Elle se lance une sorte de défi. Peu à peu, les gens, ses amis, se mettent à lire et à prendre plaisir. J’ai bien aimé les quelques passages où l’auteure nous cite quelques bons romans à lire ou d’autres à ne pas lire. Mais on peut regretter que les références ne soient pas plus nombreuses et surtout pas plus approfondies ! Elle ne nous donne pas suffisamment d’éléments pour avoir envie de découvrir ses livres préférés. Quel dommage ! Et pourtant elle doit en connaît des bons livres avec sa bibliothèque des cœurs cabossés !

Il paraît aussi un peu saugrenu que tous les habitants de Broken Wheel désirent garder cette jeune Sara, qu’ils adorent tous alors qu’ils ne la connaissaient pas deux mois avant, et vont tout faire pour la garder définitivement chez eux. Ils ne veulent pas qu’elle retourne chez elle en Suède. Et Sara elle-même veut rester à Broken Wheel. Pour savoir comment se termine l’histoire et que va devenir Sara, il va vous falloir lire ce roman !

C’est un livre facile à lire où l’écriture est fluide et agréable. Il est incontestable que l’auteure est une championne de lecture et qu’elle nous transmet sa passion des livres. Un bon livre de vacances qui ne nous marquera pas longtemps mais nous fera passer un agréable moment.

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Trad. du suédois par Carine Bruy
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Katarina Bivald

Date de parution : août 2015
Auteur : Katarina Bivald
Editeur : Editions Denoël
Prix : 21,90 € (481 pages)
Acheter sur : Amazon

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