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Vidéo : vertiges garantis en saut à l’élastique avec la 4K !

saut à l'eslastique

Vidéo : vertiges garantis en saut à l’élastique avec la 4K !

C’est une vidéo à sensations extrêmes que nous vous proposons aujourd’hui. Vous allez probablement vous sentir étrange en regardant ces sauts à l’élastique filmés en caméra embarquée et en 4K (ou Ultra Haute Définition, 4 fois plus puissante que la full HD). Préparez-vous pour le grand saut !

Que ce soit en saut à l’élastique ou en tyrolienne, la sensation de vitesse est démultipliée par la très haute résolution de la caméra. Si bien qu’on a l’impression d’y être. Les réactions des gens sont toujours amusantes, et on les partage presque depuis notre fauteuil !  Mettez vos casques, attachez vos ceintures et décollez avec la 4K !

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Preview les Vieux Fourneaux : les 20 premières planches du tome 3 et un entretien avec Lupano à découvrir ici !

Les Vieux Fourneaux tome 3

Preview les Vieux Fourneaux : les 20 premières planches du tome 3 à découvrir ici !

L’une des séries les plus populaires du moment s’apprête à faire son retour, dans un mois. Les Vieux Fourneaux, que nous connaissons bien, vont sortir leur troisième album, intitulé Celui qui part…. Un titre qui a de quoi inquiéter les fans de ces Tontons flingueurs version 2015. Le scénariste à succès, Wilfrid Lupano nous en dit plus dans un petit entretien vidéo ci-après.

Date de parution : le 13 novembre 2015
Auteurs :Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 11,99 € (64 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Après deux albums en 2014, voici le troisième tome, très attendu, des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet se penchent cette fois sur le cas de Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, entre bourre-pifs, rugby et amitiés au long court. Pirate un jour, pirate toujours ! En parallèle : Pierrot et son collectif « Ni Yeux Ni Maître » jouent les abeilles tueuses, et Sophie apprend qu’à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouettes. Bref, les « vieux fourneaux » sont de retour, pétant la forme !

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[vc_custom_heading text= »Entretien avec Wilifrid Lupano : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Deluxe : le nouvel album Stachelight sortira le 22 janvier 2016

Deluxe Stachelight

Deluxe : le nouvel album Stachelight sortira le 22 janvier 2016

Le groupe Deluxe prépare la sortie de son prochain album Stachelight prévue le 22 janvier prochain. Avec une tracklist de 12 titres, l’annonce de la sortie de l’album fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Surtout depuis que le premier titre extrait de ce dernier, Shoes, a été lancé. Un titre entrainant qui revigore par sa bonne humeur dansante.

Deluxe est un groupe composé de six musiciens talentueux, produits par le label Chinese Man Records. Puisant dans des influences hip-hop et funky, le groupe nous abreuve de son groove permanent découvert dans The Deluxe family show, leur premier album.

Le succès aidant, Kaya, Kilo, Pietre, Soubri, Pépé et Liliboy ont invité des pointures dans leur prochain album, avec des featuring comme IAM, -M- ou encore Nneka.

Préparez vos moustaches ! Ca va bouger !

MAJ du 13 octobre 2015 : le clip de Shoes est sorti aujourd’hui ! Vous pouvez le découvrir ci-dessous ! Attention, ambiance !

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À tout jamais, un livre de Nicholas Sparks (Editions Robert Laffont)

A tout jamais

À tout jamais, un livre de Nicholas Sparks

A tout jamais raconte l’histoire de deux adolescents que tout oppose. Nicholas Sparks nous entraîne dans un tourbillon de jeunesse et de bonheur. Contrairement aux romances que l’on peut trouver, A tout jamais se passe en 1958, dans une petite ville de province. Mais on a beau être en 1958, le principe est vieux comme le monde : le garçon populaire du lycée tombe amoureux de la fille du pasteur, toujours seule et évidemment constamment moquée. Si Nicholas Sparks a suivi cette direction, il n’en reste pas moins qu’il a su la traiter avec brio.

Date de parution : 2000
Auteur : Nicholas Sparks
Editeur : Robert Laffont
Acheter sur : Amazon

[vc_custom_heading text= »4ème de couverture : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Chaque mois d’avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C’était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes, Jamie Sullivan avait le don de l’agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l’inviter. Elle le prévient : « D’accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi. » La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Landon est le personnage principal du roman. Il partage la vedette avec Jamie, la fille dont il tombe amoureux. Les personnages qui, au premier abord peuvent sembler creux, sont si bien décrits qu’on les imagine sortir du livre à chaque nouvelle page. Alors que tout les séparait, c’est le coup de foudre ! Ce qui est fort, c’est que Nicholas Sparks a réussi à nous rendre non plus lecteurs mais également spectateurs de leur histoire.

Nicholas Sparks a réussi le défi qu’il s’était lancé, nous faisant rire puis pleurer

Landon a le rôle caractéristique du mauvais garçon, mais l’auteur fait triompher sa sensibilité et la sincérité de ses sentiments. C’est un garçon blessé au plus profond de lui par le départ de son père sans pourtant jamais s’en plaindre. On peut suivre son évolution au fil des pages, le voir apprendre à pardonner et ne plus seulement vouloir ce que les autres veulent. Jamie, quant à elle, est douce, réservée et caractérise la bonté elle-même. Si son personnage pourrait avoir l’air parfait, bien au contraire, il a l’air réel.

Nicholas Sparks a réussi le défi qu’il s’était lancé, nous faisant rire puis pleurer quelques lignes plus tard.

Ave César : la bande annonce promet une nouvelle comédie décalée !

Ave César

Ave césar, la bande annonce promet une nouvelle comédie décalée

Le prochain film des frères Cohen est attendu le 16 février 2016. Sa bande annonce est à peine sortie qu’elle fait le tour du monde. Ave César portera à l’écran les acteurs fétiches du duo de réalisateurs : George Clooney et Josh Brolin, accompagnés de Scarlett Johansson, Channing Tatum ou encore Ralph Fiennes.

Ave César nous emmène dans les années 50 en plein coeur d’un tournage de film à Hollywood. La star du film qui incarne l’empereur romain (interprétée par George Clooney) disparaît subitement. Il s’agit en fait d’un enlèvement. L’équipe du film va alors faire appel à un certain Eddie Mannix, spécialiste des questions de star chargé de régler tous les problèmes.

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Eddie Mannix est un « fixer », un homme engagé par les studios hollywoodiens dans les années 50 pour régler les problèmes des stars…

[vc_custom_heading text= »La bande annonce d’Ave César : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

The Franklin Electric : This is How I Let You Down, un premier album inspiré !

The Franklin Electric

The Franklin Electric : This is How I Let You Down

L’histoire de The Franklin Electric commence véritablement dans la douleur avec la perte d’un ami intime. Une épreuve qui a insufflé suffisamment de courage pour se lancer définitivement dans la musique. Jon Matte a eu raison de s’y plonger corps et âme car nous n’aurions autrement jamais connu ce très joli premier album : This is How I Let You Down.

Sortie : le 9 octobre 2015
Label : Differ-ant

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Quelque chose comme un sentiment que la vie, c’est maintenant, pas demain. En 2011, Jon Matte perd un ami proche. Jon avait beau avoir étudié en musique, appris à tirer le meilleur d’une console, joué dans le métro ou accompagné plusieurs autres artistes, l’urgence ne l’avait jamais autant tenaillé.

Parlons d’un sens du devoir envers la vie. «J’ai longtemps joué avec cet ami. La musique était intimement liée à lui dans mon esprit. Il me répétait depuis un moment déjà que j’avais tout entre les mains pour bâtir ma propre maison. Son départ m’en a donné le courage. Ce n’était soudainement plus un vague rêve. Ce n’était plus quelque chose que j’allais faire un jour, écrire des chansons, c’était quelque chose que je devais faire. Maintenant.».

The Franklin Electric voit bientôt le jour et remporte en 2012 à Nashville, grâce à la chanson Old Piano, un concours auquel avaient participé 8000 groupes de partout dans le monde.

Jon Matte invite de nombreux amis musiciens en studio afin d’échafauder un premier album pierre par pierre.This Is How I Let You Down en mai 2014 sur le label Indica. De spectacle en spectacle, The Franklin Electric gagne à la cause de son alt-pop/indie folk de plus en plus de mélomanes habités par une soif identique à celle du groupe pour des rencontres sincères autour de chansons qui le seraient tout autant.

Derrière son piano ou avec sa trompette en main, Jon ensorcèle. Après avoir accompagné en premiere partie de tournée Half Moon Run, The Barr Brothers ou l’Anglais Ben Howard et d’ajustement, The Franklin Electric ont joué cet été au Festival de Jazz de Montreal, Festival d’Été de Quebec, Edgfest… 

Et alors que This Is How I Let You Down va sortir le 09 octobre en France, Jon Matte regagne ces jours-ci le studio pour composer de nouveau morceaux avec son groupe ( Martin DesrosbyLiam Killen et Alexis Messier ).

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Tequila Molotov pour OSS 117, tome 1 : une BD de Gihef et Rinaldi (Soleil)

OSS 117 tome 1

Tequila Molotov pour OSS 117, tome 1

Adapté du roman OSS à Mexico, ce premier album BD nous invite en mission dans l’ambassade soviétique à Mexico. Dans Tequila Molotov pour OSS 117, les agents doubles ont bien du souci à se faire tandis que la gente féminine va encore succomber au charme de l’arrogant agent de la CIA… Tout un programme.

Date de parution : le 16 septembre 2015
Auteurs : Gihef (scénario) et Pino Rinaldi (dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Deux mexicaines explosives ; une momie baladeuse ; un agent du KGB jaloux et son assistante nymphomane ; deux voyageurs égarés ; et une pincée d’espion revenant de vacances sur la Riviera : un cocktail explosif !
OSS 117, arrogant agent de la CIA, est un séducteur hors pair et excelle dans les « mises au poing ». Envoyé en mission secrète dans l’ambassade soviétique de Mexico, il lui faudra user de ses multiples talents pour s’infiltrer en territoire ennemi et découvrir ce qui s’y trame réellement !
Au coeur des sixties, Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, vous embarque dans de tonitruantes aventures ! Séduction et action garanties !

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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Tirée de l’un des 250 tomes écrits par Jean Bruce, ce premier épisode BD des aventures d’OSS 117 a fait l’objet de beaucoup d’attention de la part de sa fille, Martine Bruce, qui s’est impliquée dans cette adaptation. Une mission tout ce qu’il y a de plus classique, qui se résume par son pitch ci-dessus, ni plus ni moins.

On est loin de la réussite de son grand frère au cinéma.

Le scénario de Gihef (Enchainés, Haute Sécurité, Mister Hollywood, Renaud, Skipper, Liverfool) déroule sa trame sans difficulté et sans chichi. A l’inverse du personnage interprété par Jean Dujardin au cinéma, OSS 117 est ici réduit à un agent égotique arrogant et sans humour ni second degré particuliers. Une note absente qui enlève toute la saveur qu’on lui connaissait au cinéma.

Côté dessin, Pino Rinaldi propose un trait réaliste convenu mais efficace. Les planches se lisent facilement sans aller jusqu’à susciter un grand intérêt au plan graphique.

C’est donc un timide lancement qu’opère OSS 117 en BD. On est loin de la réussite de son grand frère au cinéma. Un acte manqué.

Le chevalier à la licorne, une BD de Stéphane Piatzszek et Guillermo G. Escalada (Quadrants)

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Le chevalier à la licorne, une BD de Stéphane Piatzszek et Guillermo G. Escalada

Album one shot, Le chevalier à la licorne raconte le destin d’un héros de guerre, en 1346. Juan de la Heredia est un Chelavier Hospitalier qui monte à l’assaut contre les anglais lors de la bataille de Crécy. Il y tiendra un rôle décisif à la survie du roi de France en lui offrant son cheval et en se battant jusqu’à son dernier souffle pour sa défense…

Date de parution : le 23 septembre 2015
Auteurs : Stéphane Piatzszek (scénario) Guillermo G. Escalada (dessin)
Editeur : Quadrants
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Une résilience poétique, sous la plume affutée de Stéphane Piatzszek et la magnifique interprétation de Guillermo G. Escalada. Un duo magique.
1346, la bataille de Crécy. Juan de la Heredia, chevalier Hospitalier, offre son cheval au roi de France en mauvaise posture. Cerné d’Anglais, il ôte son armure dans un sursaut de fougue, libérant ses mouvements et sa rage. La folie meurtrière qui l’envahit le garde en vie, mais Juan est désormais son captif. Le voilà qui se lance à la poursuite d’une licorne, comme on poursuit une chimère…

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Tout débute par la bataille de Crécy, où anglais et français se déchirèrent dans un grand bain de sang. Après un combat épique livré par le chevalier Juan de la Heredia au service du roi de France, on le retrouve à demi-mort, embroché par une épée. A cet instant précis, le soldat Hospitalier eut une vision : celle d’une licorne qui l’enfourchait de la pointe de sa longue épine.

Retrouvé par les anglais, il est fait prisonnier afin de le rançonner. Sa valeur de combattant a été remarquée par tous sur le champ de bataille et il paraît évident que le royaume de France va vouloir récupérer l’un de ses joyaux… Pourtant, ce dernier n’est plus que l’ombre de lui-même, hanté par une licorne qui lui apparaît en tout lieu et à toute heure.

Le récit va peu à peu nous emporter dans une dimension à part, dont l’irrationalité éprouve la lecture. Le scénario de Stéphane Piatzszek (L’île des justesNeige et roc, Tsunami, Ordures) est grignoté dans son intrigue par un cercle vicieux dont ne s’échappent ni notre chevalier, ni le lecteur. C’est dommage tant Le chevalier à la licorne avait bien débuté.

La déception est à la hauteur du dessin grandiose de Guillermo G. Escalada, à la fois audacieux et inspiré. Son trait au réalisme exacerbé dégage une puissance onirique toute particulière, surtout mis en scène dans des cadrages risqués mais clairvoyants. La couleur a également son importance. Très sophistiquée, elle ose des associations originales et saturées qui offrent étonnamment un spectacle digne d’un mirage. Une vraie révélation qui appelle d’autres albums de la part du dessinateur (qui publie sa première BD pour le marché francophone).

Souffrant d’un scénario trop bancal, Le chevalier à la licorne ne manque pas d’épater l’assistance par ses superbes dessins.

Vidéo : il fait pâlir les plus grands DJ de la planète à seulement 3 ans !

Vidéo : il fait pâlir les plus grands DJ de la planète à seulement 3 ans !

Il n’a que 3 ans et a l’air un peu effrayé comme ça, mais ne vous fiez pas aux apparences ! DJ Arch Jr est en effet un vrai showman dans l’âme. Mais pour le découvrir, il faut avant tout tendre l’oreille et écouter ce que ce beatmaker, pas plus haut que trois pommes, est capable de sortir avec ses petits doigts !

Dans cette vidéo, on voit ce petit garçon accompagné par son papa sur la scène de l’émission l’Afrique du Sud a un incroyable talent. Un peu apeuré face au jury et au public, on n’imagine pas qu’il parvienne à faire quelque chose et pourtant… Il ne se démonte pas et lance son beat tranquillement. Et très vite, il poursuit sa performance pour faire lever le public ! Tout le monde est déchainé sur le plateau ! Le jury le premier ! Un vidéo à voir !!! Plus tard, le jeune garçon remportera le premier prix de l’émission.

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Les Fables de l’Humpur, tome 3 : une BD de Pierre Bordage et Olivier Roman (Soleil)

LES FABLES DE L’HUMPUR

Les Fables de l’Humpur, tome 3 : Le Royaume d’Ophü

Aventure épique et originale bercée d’heroic fantasy, Les Fables de l’Humpur nous avaient séduites avec ses deux premiers albumsPierre Bordage, auteur du roman éponyme dont il adapte le scénario BD a vu juste en s’entourant de l’illustrateur Olivier Roman (Alchimie) : le résultat est comme une bonne formule de chimie…

Date de parution : le 9 septembre 2015
Auteurs : Pierre Bordage (scénario), Olivier Roman (dessin) et Stéphane Richard (couleurs)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Véhir, Tia et Ruogno traversent le pays d’Ophü en direction du Grand Centre, toujours en quête des dieux humains. La quête initiatique, dans ce futur imaginaire fourmillant de détails, se poursuit…
Un hiver glacial règne sur le chemin des crêtes et rend difficile la progression de Véhir et ses compagnons. Rongés par la faim et le froid, l’envie se fait parfois pressante chez les prédateurs de manger le grogne… et le chemin reste semé d’embûches jusqu’au Grand Centre. Le Seigneur H’Wil, notamment, guidé par les kroaz, est toujours lancé à la poursuite de Tia, la hurle.
Cernés par la neige et leurs ennemis, Tia et Véhir réussiront-ils à leur échapper et mener à bien leur quête ?

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Dans ce troisième épisode, la quête de notre cochon préféré, accompagné de la louve, sa guerrière bien aimée, et du rongeur au mauvais esprit, se retrouve dans le froid glacial du chemin des crêtes. La quête des dieux humains n’est plus très loin d’aboutir mais mille dangers s’abattent sur l’improbable trio. Pourchassés et terrassés par la faim, ils vont être contraints de faire un sacrifice : l’appétissant grogne est tout désigné. Il s’y résigne même.

Les Fables de l’Humpur ont toujours aussi fière allure

Reposant sur un scénario d’une belle richesse, Les Fables de l’Humpur ont toujours aussi fière allure. Bordage parvient à nous tenir en haleine avec une facilité déconcertante en signant un récit épique habité par la magie de ses personnages et de leur langage inspiré. Un travail narratif élaboré qui fait son effet à la manière d’une immersion totale.

De même, le dessin de Roman est réalisé avec atticisme. Son trait délicat met en image un anthropomorphisme bestial inspiré et multiple, qui opère avec magie et rend ces Fables des l’Humpur fascinantes !

Vivement le prochain album qui devrait dévoiler le dénouement final de la série.

Oracle, tome 6 : une BD de Sylvain Cordurié et Stéphane Bervas (Soleil)

Oracle tome 6

Oracle, tome 6 : une BD de Sylvain Cordurié et Stéphane Bervas

Très bonne série concept  inspirée par la mythologie grecque, Oracle met cette fois en scène une titanomachie destructrice où Cronos fait son grand retour pour anéantir son fils, le célèbre Zeus. Un sixième tome réalisé par le scénariste de Sylvain Cordurié (Sherlock Holmes, Walkyrie) et Stéphane Bervas (Sherlock Holmes Society, 2021).

Date de parution : le 26 août 2015
Auteurs : Sylvain Cordurié (scénario) et Stéphane Bervas (dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (46 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Pour ses offenses répétées envers Zeus, Sisyphe est condamné à faire rouler un rocher le long d’une pente dont il n’atteindra jamais le haut. Et même prisonnier du Tartare, il n’a pas fini de défier l’Olympe et prépare sa revanche. C’est aux Enfers qu’il trouvera les alliés pour revenir parmi les vivants et mener à leurs côtés une guerre comme la Terre n’en a connu qu’une fois auparavant. Une guerre que les oracles retiendront comme la Seconde Titanomachie.

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Homme le plus détesté de l’Olympe, Sisyphe est fait prisonnier du Tartare pour ses offenses répétées à Zeus. Arrivé aux Enfers, il imagine un plan machiavélique pour retourner de précieux alliés en sa faveur et permettre son retour sur terre, parmi les vivants. Un retour accompagné par les terribles titans à la tête desquels se trouve Cronos, le père de Zeus banni pour l’éternité. Une guerre terrible va sévir et semer le chaos partout sur Terre, accablant les dieux de l’Olympe. La revanche de Sisyphe s’annonce pleine et entière…

Sans surprise, le scénario de ce sixième album d’Oracle propose d’illustrer la Seconde titanomachie dans des scènes d’action viriles, dont l’issue est heureusement pas toujours téléphonée. Difficile en effet de donner un effet inattendu aux évènements. Le récit annonce une revanche et revanche il va y avoir, sans aller beaucoup plus loin malgré les efforts de Cordurié.

[O]n peine à identifier les protagonistes qui s’affrontent dans un grand bazar à ciel ouvert.

La narration demeure néanmoins fluide, bien répartie au sein d’un découpage relativement propre. Le dessin de Bervas restitue bien l’ambiance mythologique d’Oracle, grâce à des superbes bêtes démesurées. Mais son trait semble moins raffiné que sur Sherlock Holmes Society, manquant parfois de précision dans les détails. Les scènes d’action ne sont pas toujours lisibles car on peine à identifier les protagonistes qui s’affrontent dans un grand bazar à ciel ouvert. C’est dommage.

En conclusion, Le supplicié n’est sans doute pas le meilleur album d’Oracle mais il reste plutôt divertissant.

Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

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Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

Edmond, un portrait de Baudoin est un film documentaire sur Edmond Baudoin, l’artiste dessinateur de bandes dessinées. Le film a été réalisé par Laetitia Carton avec l’étroite collaboration de l’artiste lui-même !

Sortie le : le 30 septembre 2015

Durée : 1h20
Avec : Edmond Baudoin

Synopsis :

Edmond Baudoin est auteur de bandes dessinées. Il signe ses livres Baudoin. Moi, je l’appelle Edmond. La matière première de ses livres, c’est lui, sa vie. Il a été l’un des premiers à introduire l’autobiographie dans la bande dessinée. À Villars, son village du Var, devant un mur de pierres, Edmond peint, il marche, il danse, il aime.

Edmond, un portrait de Baudoin, un film de Laetitia Carton

Notre avis sur le film :

C’est un film très vrai, très naturel. Edmond, comme l’appelle Laetitia n’a rien à cacher, pas même sa nudité. Il est authentique et à travers ce portrait, on le sent vivre, même vibrer. Il met en avant son côté « animal » et le revendique. Pas de masque, pas de faux-semblant. Edmond est entièrement, profondément en accord avec lui-même.

Son talent, on le voit tout au long du film. Un trait de crayon, sûr, et pourtant sans préméditation. Au fil du temps, Edmond dessine, de façon presque intuitive. Il était comptable à 30 ans et le voilà propulsé par lui-même comme dessinateur de bandes dessinées, son rêve d’enfant ! A travers son art, Edmond exprime toute la liberté qu’il ressent en dessinant.

Edmond est un artiste, un philosophe et un homme libre.
Et surtout un grand artiste qui aime la vie.

Laetitia a su parfaitement mettre en avant l’originalité du personnage, sa complexité face à son destin et en même temps sa vraie nature en communion avec son univers. Avec elle, on entre en fusion avec Edmond, avec beaucoup d’empathie. Car tous les deux se connaissent fort bien et Laetitia, très admirative, pousse Edmond à se dévoiler encore davantage face à sa caméra. Un très beau travail, sur fond musical, à deux dans lequel nous, spectateurs trouvons notre place.

Blade Runner : retour sur grand écran [The Final Cut]

Blade Runner the final cut

Blade Runner : retour sur grand écran [The Final Cut]

Sept versions différentes (et bientôt une suite !), un tournage que beaucoup ont qualifié de « maudit« , Blade Runner fait partie des incontournables de la science-fiction. Les Répliquants, des androïdes-esclaves menaçants chassés par Harrison Ford, reviennent en salle mercredi 14 octobre, dans la version « final cut » de 2007.

Sortie : le 14 octobre 2015
Durée : 01h57
Réalisateur : Ridley Scott
Avec : Harrison Ford, Sean Young, Rutger Hauer

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Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d’un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d’entre eux parviennent cependant à s’échapper et à s’introduire dans Los Angeles. Un agent d’une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d’exécution, mais de retrait…

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le film : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Un cinéma d’action, de réflexion qui ne soit pas « prétexte », et aux qualités esthétiques certaines, voilà tout ce que porte encore Blade Runner, adapté du roman de Philippe K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons élctriques?. Sorti pour la première fois en 1982, il reçoit un accueil frileux, mais c’est aujourd’hui l’un des piliers du genre.

Blade Runner […] c’est comme finir une peinture – on ne l’a jamais totalement finie

Los Angeles, 2019. Quatre Répliquants, des androïdes utilisés pour les besoins de l’humanité, se sont enfuis de la planète où ils étaient reclus. Ils ont atteint la Terre, et il est impossible de les distinguer d’un être humain, hormis par un test spécifique. Ces hors-la-loi doivent être éliminer de toute urgence par un agent d’unité spéciale, un Blade Runner nommé Rick Deckard (Harrison Ford) afin de sauver la ville des dangers encourus.

Résolument non – humains – ils n’ont pas de sentiments, ni de mémoire – il s’avère que la version la plus évoluée de ces Répliquants peut parvenir à développer des émotions, ce qui complique la tâche des Blade Runners, et remet en question la frontière homme-machine… « C’est dommage, elle ne vivra pas… Mais, encore une fois, qui vit ? », s’interroge ainsi Deckart à propos de l’androïde dont il est en train de tomber amoureux. Alors que les Répliquants ont des caractéristiques de plus en plus humaines, lui-même se déshumanise aux yeux du spectateurs par les actes qu’il entreprend, à tel point que l’on en vient à se demander qui est l’humain.

Sous la pluie torrentielle qui s’abat durant une bonne partie du film, les personnages paraissent presque secondaires par rapport à l’omniprésence de la ville nocturne, garnie de néons et de publicités, affichant des quartiers visuellement très réussis. La BO envoûtante de Vangelis modèle encore davantage cette atmosphère si particulière, si effrayante, et si familière.

Une version Final Cut longtemps attendue

C’est LA version que voulait Ridley Scott. Le film sorti en 1982 n’est pas du tout à son goût, et il n’obtient le droit de le remanier que dix ans après, pour monter une « director’s cut« . Toujours insatisfait – il dira de Blade Runner que « c’est comme finir une peinture – on ne l’a jamais totalement finie » – il remet son film sur le métier en 2007 pour une « final cut« , la version la plus aboutie.

Et l’aventure Blade Runner n’est pas terminée puisqu’en 2016 devrait commencer le tournage d’un deuxième opus du film. C’est le réalisateur canadien Denis Villeneuve (Prisoners, Enemy) qui sera aux commandes, et Ryan Gosling devrait donner la réplique à Harrison Ford.

[vc_custom_heading text= »La Bande annonce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Sound of Music : Une mélodie pour nos malheurs

Sound of Music : Une mélodie pour nos malheurs

Sound of Music : Une mélodie pour nos malheurs

Qui a dit que la comédie musicale ne pouvait pas être sérieuse? Sound of Music, la dernière création de Yan Duyvendak relève le défi. Notre société souffre de tous les maux, mais c’est à travers des danses proches de la transe et des chansons suaves mais délicieusement satiriques que le performeur genevois choisit de la dénoncer. Une époque en crise ? Oui, mais rythmée par le beat !

 

Dates : les 14 et 15 octobre au Carré des Colonnes à Bordeaux, du 27 au 31 octobre au Vidy Théâtre Lausanne, 29 et 28 mars 2016 au Centquatre à Paris
Metteur en scène: Yan Duyvendak

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur ce spectacle : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Corps en mouvements désorganisés, toutes lumières allumées, silence concentré, on entre dans Sound of Music comme dans une répétition. A mille lieux de Broadway ? Pas si sûr… Très vite, les airs un peu kitsch et calibrés arrivent, mais, surprise, ils portent avec une ironie mordante des propos totalement inverses. Suicides d’employés, désastres écologiques, surpopulation, ce sont les crises qui intéressent le metteur en scène, Yan Duyvendak.

Il y a même double ironie, puisque ces propos graves, catastrophistes diront certains, nécessaires à rappeler selon d’autres, sont eux-mêmes pris à contre-courant. « Utopia » scande ainsi le refrain d’une chanson sur la montée des eaux, phénomène qui permettrait enfin une expérience « so cool« , habiter des villes flottantes. Dans une autre chanson, les interprètes, dont deux excellentes voix masculines, s’interrogent très sérieusement sur la nécessité de mettre fin à leurs jours. Décalage total, presque cynique, sur le mode majeur (celui des mélodies joyeuses) propre à ce genre de spectacle. Ce n’est pas un hasard si Sound of Music emprunte son titre à  l’un des piliers du genre, La mélodie du bonheur (The Sound of Music pour la version anglophone).

Sobriété… et paillettes

Le paradoxe se poursuit dans les corps, qui évoluent parfois sans musique, en des danses simples et lentes, presque sacrées, puis se meuvent à l’unisson en une chorégraphie très américaine aux sourires éclatants.  Yan Duyvendak n’a peur de rien, pas même de laisser un plateau entièrement vide de décor, ou de regrouper sur scène les professionnels de la comédie musicale de Hambourg et les élèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Si l’homogénéisation est plus ou moins réussie selon les chorégraphies, l’effet de masse est impressionnant.

[…] derrière le vernis doré, la détresse des humains…

Comme pour toute comédie musicale digne de ce nom, les paillettes ne sont pas en reste. Les comédiens se dorent de T-shirt brillants, jusqu’à se noyer dans un océan de lumière, reflété sur la surface noire miroitante du sol et du fond de scène. Après un peu plus d’une heure de dénonciation des crises actuelles, les personnages semblent happés par ce faste qu’ils reniaient, éblouissant et assourdissant le spectateur.

Car si Yan Duyvendak choisit la légèreté et la suavité de la comédie musicale, il veut néanmoins en extraire la gravité de notre époque. Sound of Music se fait alors par instants, le chantre de la moralisation écologique, et c’est dommage. Si le texte des chansons – en anglais surtitré –  est tordant, c’est moins le cas pour la seule tirade du spectacle, où l’on croit entendre les conclusions d’un film de Yann Arthus Bertrand. Tout à son propos, Sound of Music fait le choix d’oublier les personnages, aucun n’est identifié. Mais c’est au détriment de la narration, et les transitions entre les chansons semblent parfois pauvres ou injustifiées.

La couverture de survie, image finale du spectacle, en est le symbole parfait : derrière le vernis doré, la détresse des humains… Mais « All right, good night » s’exclame la dernière chanson.

Place Colette, un livre de Nathalie Rheims (Editions Léo Scheer)

Place Colette, un livre de Nathalie Rheims

Place Colette, un livre de Nathalie Rheims

Nathalie Rheims écrit-elle un récit autobiographique avec Place Colette, sans vraiment le dire ? Nous n’aurons pas la réponse dans ce livre. Mais il sonne très vrai. Place Colette commence à la veille de ses treize ans.

Date de parution : le 19 août 2015
Auteur : Nathalie Rheims
Editeur : Léo Scheer
Prix : 20 € (320 pages)

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : 4ème de couverture » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

À l’âge de 9 ans, la narratrice de Place Colette est victime d’une erreur de diagnostic qui la cloue sur un lit d’hôpital, le corps prisonnier d’une coquille de plâtre. Au terme de trois années de calvaire, un professeur finit par découvrir la véritable maladie ; il l’opère et la sauve. La jeune fille a passé ce temps immobile à découvrir la littérature et les textes classiques. Elle voue une passion sans limite au théâtre. Revenue à la vie, elle tourne autour de la Comédie-Française et de la place Colette. Le jour de ses 13 ans, elle entre dans la loge d’un comédien dont elle est tombée amoureuse. Bien qu’il ait trente ans de plus qu’elle, elle lui propose de devenir son cadeau d’anniversaire.

Ce roman, qui aurait pu s’intituler Détournement de majeur, est l’histoire d’une double initiation, à l’amour charnel et à la passion du théâtre. Écrit à la première personne, il est pourtant aux antipodes de ce que l’on qualifie d’autofiction : le mensonge enveloppé dans une rhétorique de vérité. C’est un « roman-vrai », où l’auteur se cherche et finit par faire tomber le masque.

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur le livre : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Place Colette commence ainsi : « Je savais, depuis longtemps, par où cela devait commencer, mais j’ignorais quand viendrait le moment d’écrire ce chapitre de ma vie. »

Dans ce livre, écrit à la première personne, l’auteure raconte la vie d’une petite fille, elle-même sans doute, suite à trois ans de maladie où elle est restée clouée sur un lit d’hôpital. Mais elle va très peu parler de cette épreuve pour se consacrer à sa « renaissance ». On comprend très vite qu’elle est une « charge » pour ses parents, très haut placés, qui mènent une drôle de vie. Le père vise l’Académie Française, redoublant les conquêtes, et la mère couche avec son psy depuis des années. Leur dernière fille, qui ne sera jamais nommée tout au long du roman, ils la regardent à peine et ne s’en préoccupent guère.

Très vite, l’auteure va centrer son roman Place Colette sur une rencontre avec un comédien, Pierre, sociétaire de la Comédie-Française. « La petite fille » se révèle folle amoureuse et ne pense plus que par Pierre, ne vit plus que pour lui.

Et c’est là que l’on se sent de plus en plus mal à l’aise en lisant ce livre. Bien sûr, on ne peut que penser que tout ce qu’elle écrit, elle l’a elle-même vécu. Mais rien que le fait de la lire nous culpabilise. Si c’est une autobiographie, c’est monstrueux mais si c’est une fiction, cela l’est tout autant, car complètement amoral et pervers.

Si c’est une autobiographie, c’est monstrueux…

Elle dit avoir été vraiment très amoureuse de Pierre, de 30 ans son ainé. Alors qu’elle n’avait que 13 ans, et ne connaissait rien à l’amour, rien aux relations homme-femme, cet homme va en faire son objet sexuel. C’est son amie de collège, Isabelle, qui va lui faire son éducation sexuelle, ses parents produisant des films pornos…

Pierre lui fait faire tout ce qu’il veut et la petite fille s’exécute. Elle dit que par amour, elle s’offre à lui, sans même savoir ce qu’il lui fait. Il y a des passages très crus, et on ne peut que crier au viol. Absolument monstrueux.

Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser que Pierre est un pédophile qui profite honteusement de cette petite fille et cela nous met très mal à l’aise, nous lecteurs témoins de ces scènes, d’autant plus que l’auteure reste persuadée, jusqu’à la fin, que c’est elle, la petite fille de 13 ans, qui l’a piégé. Et non, le contraire.

Le livre aurait un tout autre écho si l’auteure dénonçait les viols dont elle a été victime, plusieurs fois. Pierre, dont le nom reste inconnu, est aujourd’hui mort et la petite fille du livre continue après des dizaines d’années, de souffrir du syndrome de Stockholm. Elle dit aimer son bourreau.

Heureusement l’auteure raconte aussi tout l’amour qu’elle a pour le théâtre qui va la sauver. Et nous aussi. Tout ce qu’elle écrit sur son parcours concernant ses études de théâtre est totalement vrai. Elle entre au conservatoire de la Rue Blanche à 17ans. Elle nous dévoile ses dons, ses réussites et oublie peu à peu Pierre qu’elle remplacera par l’amour du théâtre, disant elle-même qu’elle n’est pas prête à vivre l’amour avec un homme. Comment l’aurait-elle pu après un tel traumatisme ?

Si ce livre Place Colette n’est qu’une pure fiction où se mêlent beaucoup de vérités, c’est une très mauvaise fiction car cela risque de conforter nombre de pédophiles dans leurs actes criminels. La perversité n’est jamais bonne à écrire. Et en être spectateur est totalement insupportable.

En tout cas, c’est un livre qui fait mal et qui dérange profondément.

« A force de se bousculer dans mon esprit, les fictions et les romans vrais, tout a fini par se ressembler » écrit-elle en première page.

Une lecture dont on ne ressort pas indemne.

Les Beaux étés, tome 1 : une BD de Zidrou et Jordi Lafebre (Dargaud)

Les Beaux étés, tome 1 : une BD de Zidrou et Jordi Lafebre

Les Beaux étés, tome 1 : une BD de Zidrou et Jordi Lafebre

Avec un premier album lumineux, Les Beaux étés nous imprègnent de nostalgie en remontant le temps. Rendez-vous en 1973, dans une famille de quatre enfants très attachante telle qu’imaginée par le scénariste Zidrou (L’Elève Ducobu, La Peau de l’ours, Lydie, La Mondaine, Folies Bergères, Ric Hochet, Bouffon) et illustrée par Jordi Lafebre (Lydie, La Mondaine). La fin de l’été approche mais ces belges sont bien déterminés à partir en vacances : Cap au Sud !

Date de parution : le 4 septembre 2015
Auteurs : Zidrou (scénario) et Jordi Lafebre (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

[vc_custom_heading text= »Résumé de l’éditeur : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Août 1973. Zidrou et Lafebre nous font une place dans la 4L rouge Esterel de la famille Faldérault : entre les parents et les 4 enfants, nous voici en route vers le Midi pour de « beaux étés » ! Chaque année, les mêmes rituels : Pierre, le père, rend ses planches de B.D. en retard, les chansons de vacances, l’étape pique-nique… Un mois pour oublier le quotidien, le couple qui bat de l’aile, Tante Lili malade. Des souvenirs à engranger qui font que la vie est plus belle, des moments précieux pour se rappeler l’essentiel. Cap au sud !

[vc_custom_heading text= »Les planches de l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]
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[vc_custom_heading text= »Notre avis sur l’album : » font_container= »tag:h6|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Avec un père dessinateur qui n’a pas rencontré son public et une mère vendeuse qui déteste son travail qu’elle garde pour des raisons alimentaires, la famille Faldérault a bien besoin de partir en vacances. Le couple parental a décidé de se séparer mais de reporter l’annonce de leur divorce au retour des vacances. Les enfants ont bien mérité d’en profiter un peu. Direction le Sud de la France, plus particulièrement les gorges de l’Ardèche… en 4L et par les petites routes s’il vous plaît !

[L]e dessin de Jordi Lafebre est particulièrement lumineux et raffiné.

Très bien racontée, cette petite parenthèse est loin de s’annoncer comme enchantée pour notre famille. Les enfants se chamaillent et les parents sont arrivés au point de rupture… Pourtant, au fur et à mesure du voyage les nuages se dissipent et le soleil gagne peu à peu le coeur du lecteur. Un bonheur simple, fait de choses anodines, de l’amour insouciant des enfants et de l’humour improbable du papa. Zidrou fait preuve d’une plume chaleureuse et nostalgique que l’on quitte l’esprit embrumé comme après un long voyage. Un moment d’évasion dans l’intimité d’une famille comme il en existe des millions.

Si le récit des Beaux étés est simple, mais servi avec subtilité, le dessin de Jordi Lafebre est particulièrement lumineux et raffiné. La finesse et l’élégance de son trait dépeignent des visages originaux aux expressions marquées. Atout de séduction incontestable, le graphisme des Beaux étés est magnifié par une coloration soignée, qui restitue parfaitement l’ambiance estivale de l’époque.

Finalement, ce premier album des Beaux étés ne raconte pas grand chose : la vie d’une famille au quotidien dans ce qu’il y a de plus banal. C’est aussi ce qui la rend touchante. Une famille sinon formidable au moins charmante !

Hunger Games : D8 va-t-elle embraser les audiences ce soir à la télé ?

Hunger Games

Hunger Games : D8 va embraser les audiences ce soir à la télé

La soirée s’annonce mouvementée ce soir avec la diffusion du premier épisode d’Hunger Games sur D8. Ce sera l’occasion de voir la belle Jennifer Lawrence lutter pour sa survie dans ce film réalisé par Gary Ross. Nous serons sans doute nombreux à regarder Hunger Games. C’est en tout cas ce que pense la chaîne D8 qui table sur 2 millions de téléspectateurs et a multiplié ses tarifs publicitaires par 7 à cette occasion selon le blog de Jean-Marc Morandini !

Si vous faites partie de ceux qui veulent regarder Hunger Games, rendez-vous ce soir à 10h55 sur D8 !

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Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

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Michaël Hirsch dans Pourquoi, au Studio Hébertot

Affiche-Hirsch

Michaël Hirsch, Pourquoi ?

De la petite enfance au troisième âge, Michaël Hirsch suit le parcours d’un personnage qui s’interroge en permanence sur le monde qui l’entoure : Comment trouver sa vocation? L’amour? Le sommeil ? Et dans quel ordre ? Seul en scène, il jongle avec les mots et nous entraîne dans son univers insolite où le rire et la dérision côtoient l’imaginaire et la poésie.

Lire l’article 2014 « Pourquoi » aux Déchargeurs 

Dates :  A partir du 6 octobre 2015
Lieu : Studio Hébertot (Paris)
Metteur en scène : Ivan Calbérac
Avec : Michael Hirsch

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur cette pièce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Souvenez-vous, c’était il y a un an et demi, nous allions voir Michaël Hirsch aux Déchargeurs. Le jeune comédien nous avait émus avec ses multiples jeux de mots et ses atypiques personnages. Cette année, il est de retour sur les planches du Studio Hébertot, avec une mise en scène finement orchestrée par Ivan Calbérac. Le texte, lui aussi, a pris de l’envergure, et les personnages du caractère.

Un seul en scène qui allie rires, poésie et émotion. Michaël Hirsch manie les mots avec virtuosité et délicatesse.

Michaël Hirsch raconte une histoire, allant de la naïveté de l’enfance à la sagesse d’un vieil homme. Toujours avec son fil rouge : Pourquoi. Pourquoi y a t-il plusieurs religions mais qu’un seul Dieu ? Pourquoi faire quelque chose de ses dix doigts alors qu’on peut en faire autant avec seulement deux ? Pourquoi femme qui rit n’est qu’à moitié dans ton lit ? Il a pour habitude de manier les mots avec virtuosité et délicatesse, il jongle avec les lettres et façonne ainsi un récit mélancolique, une histoire drôle et délicate. On le compare, pertinemment, à Devos et Desproges.

D’une timidité naturelle, le comédien conclue son spectacle en vers (« et contre tous ») avec une tirade engagée, politico-sceptique mais attisant les sourires : un texte qu’il nomme le « mille-pattes ». Parmi ses citations favorites (ses « grands mots et grands remèdes« ), Michael Hirsch évoque Oscar Wilde « un rêveur est celui qui ne trouve son chemin qu’au clair de lune et qui, comme punition, aperçoit l’aurore avant les autres hommes« . Dans son univers sensible et touchant, Michaël Hirsch est lui aussi, un rêveur qui nous transporte.

Un doux pardon, un livre de Lori Nelson Spielman

un doux pardon

Un doux pardon, un livre de Lori Nelson Spielman

Un doux pardon est le dernier livre de Lori Nelson Spielman paru en avril 2015 aux Editions Cherche MidiPublik’Art avait beaucoup aimé le roman de Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour. Sur le même registre, cette auteure nous dévoile une tout autre histoire originale.

Date de parution : Avril 2015
Auteur : Lori Nelson Spielman
Editeur : Editions Cherche Midi
Prix : 19,50 € (435 pages)

[vc_custom_heading text= »4ème de couverture : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Après le succès de Demain est un autre jour, le nouveau roman de Lori Nelson Spielman.

Hannah Farr est une personnalité en vue de La Nouvelle-Orléans. Animatrice télé, son émission quotidienne « The Hannah Farr Show » est suivie par des milliers de fans. Côté coeur, elle file depuis deux ans le parfait amour avec Michael Payne, le maire de la ville. Mais sa vie toute tracée va être bousculée par deux petites pierres…
Ces « pierres du Pardon » connaissent un immense succès aux États-Unis. Le concept est simple : si vous avez quelque chose à vous faire pardonner, il suffit d’envoyer une lettre d’excuses à la personne que vous avez blessée, accompagnée de deux pierres. Si cette dernière accepte vos excuses, elle vous renvoie l’une des deux pierres.
Bien inoffensives à première vue, celles-ci vont toutefois forcer Hannah à replonger dans son passé, celui-là même qu’elle avait soigneusement mis de côté depuis de nombreuses années, et toutes les certitudes de sa vie vont être balayées comme un château de cartes…
Est-il encore temps de changer le destin ?

Après le succès international de Demain est un autre jour, Lori Nelson Spielman revient avec un roman empreint de la même originalité. Malicieux et tendre, ce livre possède tous les ingrédients irrésistibles des feel-good books : entre humour et profondeur, l’héroïne nous entraîne sur la voie de l’optimisme !

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Un doux pardon raconte la vie d’une jeune femme, Hannah, star à la télévision en tant que présentatrice. Elle est jeune, jolie, intelligente et tout le monde l’envie !

Un jour, elle a une idée d’émission qui lui semble géniale. Une sorte de téléréalité où deux personnes très amies sont sur le plateau. L’une d’elles a un secret à révéler à l’autre et doit lui demander pardon en lui offrant deux pierres de pardon. Si le pardon est accordé, elle recevra une des deux pierres… Mais rien ne se passe comme prévu.

[U]n bon moment de détente, dans un bon esprit

Bien sûr, cela paraît être une bonne idée. L’auteur reste toujours très humain : comment faire du bien autour de soi. Demander pardon pourrait être source de réconfort et de bien-être. Mais cela ne va pas vraiment être le cas. Et les conséquences sur la vie de Hannah vont être très lourdes de conséquences. Et irréversibles.

J’avais particulièrement apprécié le côté humain, psychologique de Demain est un autre jour. Cette fois-ci, ce côté est plus « commercial », et perd un peu sa part de rêve !

On n’envie pas du tout l’héroïne, cette fois-ci. Et l’histoire est un peu tirée par les cheveux. Mais l’écriture est toujours aussi agréable à lire.

Néanmoins, ce livre nous procure un bon moment de détente, dans un bon esprit !

Ivanov ou la perdition d’un homme dans une mise en scène captivante de Luc Bondy, à Paris

Ivanov

Ivanov d’Anton Tchekhov : une figure noire et radicale.

Ivanov, l’un des plus grands succès d’Anton Tchekhov, est une pièce de jeunesse dans laquelle tous les thèmes tchekhoviens sont à l’œuvre. On y côtoie déjà la vacuité de l’existence et l’empêchement à se réaliser où Ivanov est la figure centrale, radicale et noire. Où tout l’enjeu dramaturgique se concentre sur cette question : Vivre, comment est-ce possible ? dans une fuite en avant aussi absolue qu’illusoire.

Dates : 2 octobre au 1er novembre 2015
Lieu Odéon-Théâtre de l’Europe
Metteur en scène : Luc Bondy

[vc_custom_heading text= »Notre avis sur cette pièce : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Il a essayé d’agir, il a essayé d’aimer, de recommencer avec une autre femme mais rattrapé par la condition humaine, Ivanov a échoué. Là ou même sa première épouse, une jeune juive, qui a renoncé à ses origines pour le suivre, n’est plus pour lui qu’une ombre appartenant au passé et dont le désamour, l’indifférence face à sa maladie, la consument chaque jour un peu plus.

A trente-cinq ans, c’est donc un homme fini, épuisé par toutes ses tentatives avortées, déçu par sa vie amoureuse et familiale, sans énergie et sans volonté. On pourrait rapprocher Ivanov d’un héros romantique par son indécision, sa difficulté à agir, son aspiration à vivre autre chose, son ennui, et la souffrance que tous ces sentiments font naître. Cependant, pour Tchékhov, il n’est pas un héros romantique, il est simplement un homme ordinaire enfermé dans sa lassitude et son indécision. Il n’y a pas chez Ivanov de complaisance dans la souffrance mais une lucidité extrême qui le paralyse et l’épuise.

[…] Entre comédie et tragédie, l’écriture du dramaturge se révèle fiévreuse, puissante, consumée dans un étirement où se mêle l’amertume, la lâcheté, la lucidité, la mélancolie, la noirceur et la perte […]

Les ragots, l’inquiétude liée à son état, le fardeau d’une forme d’impuissance le détruisent peu à peu où un fort sentiment de culpabilité l’assaille et qui n’est pas seulement lié au décès d’Anna Pétrovna. Il évoque, en effet, constamment une faute qu’il aurait commise mais dont il ignore tout. Il ne comprend pas ce qui lui arrive, il ne se comprend plus, il est comme étranger à lui-même. Aujourd’hui, nous dirions qu’il souffre de dépression ou de burn-out, ce mal contemporain dont l’emprise face à trop d’urgences contradictoires et d’obstacles insurmontables, anéantit le corps et l’esprit.

Et si ce héros négatif, cet anti-héros en proie au doute et au nihilisme, est foncièrement inadapté, déconcertant – traînant sa lassitude au milieu de l’agitation vaine et sans appel des autres personnages livrés à leur vide existentiel – prisonnier de sa lâcheté et de son impuissance face à l’existence, il n’en demeure pas moins foncièrement honnête et impartial dans le dégoût qu’il a de lui-même nous renvoyant à ce qu’il a été et ce qu’il aurait voulu être.

Mais la pièce est aussi l’évocation féroce d’un ordre sociétal en perdition, porteur d’immobilisme, d’enlisement, et animé de sentiments vils où la cohésion du groupe nourrit le drame individuel car si Ivanov porte en lui l’impossibilité d’être seul, il fustige également et sans ménagement l’horreur d’être ensemble.

A travers des personnages secondaires, nous est dépeint une société de petits bourgeois provinciaux décadente et aveuglée par sa bêtise, sa méchanceté, son hypocrisie, sa roublardise, et son antisémitisme que le mise en scène pertinente de Luc Bondy fait cruellement entendre.

[…] Il n’y a pas chez Ivanov de complaisance dans la souffrance mais une lucidité extrême qui le paralyse et l’épuise  […]

Avide d’argent, de plaisirs et de ragots, ils sont tous dépendants les uns des autres, se montrant incapables d’exister par eux-mêmes et de se réaliser individuellement.

Entre comédie et tragédie, l’écriture du dramaturge se révèle fiévreuse, puissante, consumée dans un étirement où se mêle l’amertume, la lâcheté, la lucidité, la mélancolie, la noirceur et la perte.

Le décor saisissant de Richard Peduzzi offre un espace tourné à la fois sur l’extérieur et l’intérieur dont sait jouer Luc Bondy avec des plans serrés et des plans larges très visuels. Le tout mêlant habilement la perdition individuelle – avec notamment cette scène mémorable qui voit Ivanov s’avancer vers le public, toute lumière de la salle rallumée, et le prendre à partie – à celle du groupe et son dépérissement à l’abri de scènes d’anniversaire et de mariage ratées, implacablement vouées à l’échec.

[…] si Ivanov porte en lui l’impossibilité d’être seul, il fustige également et sans ménagement l’horreur d’être ensemble […]

Les 14 comédiens mériteraient tous d’être cités. Micha Lescot (Ivanov) dont on se souvient de son Tartuffe déjà dirigé par Luc Bondy, est vertigineux dans un jeu à la présence insondable où ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il incarne cet homme complexe, ambigu et accablé, porté par une désespérance abyssale. Sa femme (Marina Hands) a la grâce vibrante de celle qui veut encore y croire. Christiane Cohendy est irrésistible en baronne pingre tandis que Yves Jacques son mari, détonne dans le rôle de Lebedev à l’ivrognerie amicale et chaleureuse, père de Sacha (Victoire Du Bois) qui donne à son personnage une impulsivité fragile et aux abois. Quant à Yannik Landrein, il compose intensément le docteur Lvov, sûr de ses vérités moralisatrices, en un fanatique prédicateur et Ariel Garcia Valdès se révèle formidable dans l’incarnation du comte Chabelski, vieil aristocrate décadent, cynique et odieux.

Une mise en scène captivante, si naturellement inscrite dans la puissance du texte et de son organique incarnation.

Baptiste Lecaplain dans Origines au Théâtre du Petit Montparnasse

Baptiste Lecaplain

Baptiste Lecaplain, Origines 

Après avoir fait rire plus de 150 000 personnes avec son premier spectacle Baptiste se tape l’affiche, Lecaplain fait son retour sur scène au théâtre du Petit Montparnasse à Paris, pour son nouveau spectacle : Origines.

Dates :  A partir du 6 octobre 2015
Lieu : Petit Montparnasse (Paris)
Metteur en scène : Aslem Smida
Avec : Baptiste Lecaplain

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Attention, Lecaplain est un lapin Duracell de la blague : il parle beaucoup. Et comme dans son premier spectacle (NDLR : que nous avions adoré !), il enchaîne et fait apparaître des personnages (souvent des animaux) un peu n’importe où n’importe quand. Cette année, ce n’est plus une girafe bourgeoise ou un crabe perdu, ce sont une taupe, un chat de Périgueux (?), un cobra du sud-ouest, un lion égocentrique ou un saumon peureux qui prennent part aux sketchs du trentenaire. Absurde, quand tu nous tiens.

Bah oui, si j’étais fort en résumé, je ne ferais pas des spectacles d’une heure et demie ! Alors venez voir le spectacle ORIGINES, c’est mieux ; on aura plus de temps

Lecaplain a, comme il dit, « son univers ». Dans ce spectacle totalement autobiographique, il raconte sa vie de Titeuf de Normandie, comment il est passé du timide bègue de 11 ans au collégien bad-boy. Papa et Maman Lecaplain (Régine !) sont aussi de la partie : maman fume des clopes et lit ses textos, papa se balade en slip et sans scrupule. Ce que raconte Lecaplain, jeune papa d’une petite fille, c’est aussi tout ce qui, dans son enfance, l’a traumatisé pour pas grand chose. Tout petit, il a cru que mamie avait tué papi avec un fusil, avant de bégayer et de finir chez une psychologue alcoolique. Il n’osait pas aller chercher son pain de campagne chez la boulangère, alors il lui faisait des blagues carambars. Le Petit Lecaplain était timide, alors il est devenu humoriste.
C’est un spectacle immature, plein de naïveté enfantine, et on se reconnaît tous dans une des anecdotes du petit Baptiste, de l’ado amoureux transit, ou du jeune homme rebelle.

Baptiste Lecaplain

Ce spectacle est une véritable cure de jouvence. Il ramène en enfance, fait rire surtout les bobos nostalgiques des années 90. Origines, c’est un peu le spectacle des trentenaires qui rêvent encore de Pogs, de Mister Freeze et de Gameboy color.

Dans mon spectacle, y a beaucoup de monde : un chat qui fait « miaow », mon père en slip, ma mère aussi, un saumon qui parle et plein d’autres choses que je ne peux pas expliquer…

C’est un spectacle aussi absurde qu’émouvant et authentique. D’ailleurs, c’est sur une note d’émotion que le jeune papa humoriste conclue son spectacle, précisant que dans ce one-man show autobiographique, il a voulu aborder son enfance, ses origines, mais également sa recherche du bonheur.

En tous cas, au Petit Montparnasse, le bonheur était au rendez-vous.

The Lobster bientôt dans les salles obscures : découvrez la bande annonce !

The Lobster

The Lobster bientôt dans les salles : découvrez la bande annonce !

Réalisé par le grecques Yorgos Lanthimos, The Lobster met en scène une histoire d’amour entre les personnages de Colin Farrell et Rachel Weisz. Une comédie romantique loufoque qui a reçu le prix du Jury au Festival de Cannes de 2015. Il vous reste 20 jours pour vous préparer à ce choc improbable.

Sortie : le 28 octobre 2015
Durée : 1h58
Réalisateur : Yorgos Lanthimos
Avec : Colin Farrell, Rachel Weisz, Ariane Labed, John C. Reilly, Lea Seydoux, Ben Wishaw

[vc_custom_heading text= »Synopsis de The Lobster : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme sœur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s’enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

On remarque que Colin Farrell a pris un peu de poids pour The Lobster. Avec ses 20 kilos en plus, il a gagné un peu d’embonpoint ! Le film, tourné en Irlande, est de plus assez pâlichon. Un effet voulu par le réalisateur qui n’a utilisé que la lumière naturelle et n’a pas souhaité maquiller ses acteurs. Le résultat est… des plus authentiques !

[vc_custom_heading text= »Bande annonce de The Lobster : » font_container= »tag:h5|text_align:left|color:%23337ebf » google_fonts= »font_family:Lobster%3Aregular|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »]

Le Virtuose, le film de François Girard en DVD

Le Virtuose

Le Virtuose, le film de François Girard en DVD 

Réalisateur encore méconnu, François Girard (Soie, Le violon rouge) a signé avec le Virtuose un grand film dont le scénario, signé par Ben Ripley (Source Code) a su faire succomber Dustin Hoffman, venu jouer l’un des rôles principaux. Fraichement sorti en DVD, le Virtuose est aussi discret que réussi.

Sortie DVD : le 16 septembre 2015
Durée : 01h39
Réalisateur : Jean-François Richet
Avec : Dustin Hoffman, Kathy Bates, Eddie Izard, Kevin McHale, Joe West
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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Stet, jeune orphelin de 11 ans tourmenté par la mort de sa mère, quitte sa petite ville du Texas et voit sa vie bouleversée. Il est admis à l’internat du National Boychoir, qui abrite l’une des chorales les plus réputées du pays. Personne ne s’attend à ce que ce jeune garçon solitaire et rebelle puisse révéler des capacités vocales hors du commun. Même pas lui… Mais le talent de Stet est plus fort que tout.

Le Virtuose

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Petit garçon de 11 ans, Stet perd brutalement sa mère qui l’élevait seule. Fils illégitime d’un père marié préférant le garder dans l’ombre d’une liaison oubliée, il va être placé dans l’internat très élitiste du National Boychoir malgré l’avis plus que mitigé de la commission d’admission. Cette chorale parmi les plus réputées du pays n’a qu’une ambition : se produire à New York pour le plus grand prestige. Mais seules les meilleures chorales – et choristes – y ont le droit.

[…] un grand film, si ce n’est un chef d’oeuvre […]

Partant de loin, on assiste à la difficile ascension de Stet au sein de son école, martyrisé par ses camarades et mis à rudes épreuves par ses professeurs qui ne le ménagent pas. Parmi eux, le personnage de Dustin Hoffman joue un rôle central. Doyen des professeurs de chants, il fait et défait les courtes carrières de ses élèves. Ces derniers, amenés à muer, finissent leur cursus le jour où leur voix se modifie et où leur don s’évapore avec.

Mais cette formidable course ascensionnelle vécue à travers Stet, interprété avec une immense profondeur par Garrett Wareing -acteur d’une maturité hors norme -, ne peut résumer à elle seule le virtuose. Le film est en effet ponctué de chants presque célestes, où le souffle à peine perceptible de dizaines d’enfants se transforme en un seul son, unique et multiple, d’une harmonie sans pareille. La bande originale est simplement époustouflante, magnifiée par une mise en scène majestueuse et inspirée.

Le Virtuose est un grand film, si ce n’est un chef d’oeuvre, à l’esthétique singulièrement musicale et émouvante. A voir impérativement !

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Catherine et Christian (Fin de partie) : un enterrement improvisé

Catherine et Christian (Fin de partie)

© Serge Bloch

Catherine et Christian (Fin de partie) : un enterrement improvisé

La cérémonie funéraire s’achève et les langues se délitent… Entre conversations formelles et prises de bec, la famille se retrouve face à elle-même. Que reste-t-il des années passées? Quel héritage, quelles valeurs et quelles mentalités ont laissé les vieux parents?

Autant de questions que soulève le collectif In Vitro dans sa dernière création, Catherine et Christian (Fin de partie).

Dates : du 24 septembre au 16 octobre 2015  l Lieu : Théâtre Gérard Philippe (Saint-Denis – 93)
Metteur en scène : Julie Deliquet

La pièce se produira plus tard, du 3 au 7 novembre au Théâtre Romain Rolland à Villejuif, les 21 et 22 novembre à la Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée et le 27 novembre au Théâtre Paul Éluard à Choisy-le-Roi.

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Deux familles, l’une regroupée pour le décès du père, Christian, l’autre pour celui de la mère, Catherine. Sans jamais se croiser, elles se racontent, se chamaillent, et se questionnent sur un plateau transformé en salle de restaurant. Dans ce lieu de passage et de neutralité s’entrecroisent le couple parfait, le solitaire volontairement exclu, le nouveau beau-frère, autant de types campés pour peindre l’éclectisme d’une famille. Pour autant, rien n’est figé, et l’improvisation qui régit pour bonne part la pièce permet alors de recréer une véritable scène familiale, dans toute sa spontanéité, et dans toutes ses banalités. On parle des enfants, des souvenirs, du temps qu’il fait… C’est parfois drôle, quand une réplique arrive à propos, mais souvent lassant.

L’improvisation a les défauts de ses qualités, et spontanéité ne rime pas toujours avec trait d’esprit.

Comédie improvisée

Car l’improvisation a les défauts de ses qualités, et spontanéité ne rime pas toujours avec trait d’esprit. On atteint parfois des platitudes franchement ennuyeuses, notamment quand l’un des thèmes s’épuise de lui-même, au lieu d’être pris en main par les comédiens. Au début de la pièce, le spectateur est plongé dans l’ambiance : un débat s’ouvre sur le lieu de dispersion des cendres du père défunt, et c’est hilarant. Mais il est bientôt remplacé par un autre débat, beaucoup plus factuel sur la question de savoir s’il est possible de rester ou non prendre un verre dans ce restaurant…

La verve et la mise en avant de certains comédiens fait inévitablement ressortir la fadeur de certains autres. Dommage, on aurait apprécié une plus grande diversité dans la prise de parole.
S’il n’y a pas d’intrigue à proprement parlé, l’action évolue par la confrontation des caractères. La conversation météorologique laisse alors vite la place aux rancœurs et aux règlements de comptes. De quoi faire émerger les histoires personnelles de chaque personnage, davantage que les questions plus surplombantes d’héritage et de transmission que nous promettait Julie Deliquet, la metteur en scène.

© Sabine Bouffelle

En quatre actes, les deux tragi-comédies familiales se creusent et se répondent. Les transitions soignées font d’une seule phrase le pont d’une famille à l’autre, et de la préparation du restaurant un ballet poétique. Chapeau ! Mais on en est que plus déçu lorsque l’action reprend, sans apporter grand chose de nouveau.

Réflexion intergénérationnelle

Cher à Julie Deliquet, le thème de la transmission, qu’elle avait déjà mis en scène dans un triptyque, n’est pourtant qu’effleuré. La préparation du collectif annonçait une belle ambition en travaillant avec deux acteurs, Catherine Eckerlé et Christian Drillaud, dans le rôle des parents défunts. Absents des représentations, ils ont contribué à façonner la pièce en amont, mais le résultat n’est guère convaincant. Certes, le réalisme est là, l’identification réussit. Mais il manque une langue, et un ton qui s’extrait de la banalité pour devenir impactant.

Vidéo : Nicolas Hulot s’entoure de youtubers et fait un buzz écologique !

Nicolas Hulot

Vidéo : Nicolas Hulot s’entoure de youtubers et fait un buzz écologique !

Break The Internet – Nicolas Hulot en appelle à chaque internaute pour aider à sauver la planète dans une vidéo insolite où il se met en scène en compagnie des stars de youtube, bien connues du grand public. Son objectif ? Vous faire signer la pétition que vous pouvez trouver sur ce site officiel afin de forcer la main des dirigeants des pays les plus riches lors de la Cop21.

L’appel « Osons » consiste à demander aux Chefs d’Etat réunis lors de la COP21 à s’engager résolument à adopter toutes les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

Le succès de cette campagne d’information et de lutte contre le réchauffement climatique est tel qu’il n’est pour l’heure plus possible de signer la pétition, les serveurs étant surchargés ! Alors attendez un peu si un message d’erreur s’affiche en allant sur le site, et retournez-y pour signer cette pétition.

Autant dire que Nicolas Hulot sur Youtube semble beaucoup plus efficace pour se faire entendre qu’en politique. Gageons que cela aidera cette noble cause !

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