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Un monde si tranquille – Ceux qui t’aiment : une BD d’Etienne Davodeau (Delcourt)

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Un monde si tranquille - Ceux qui t'aiment

Un monde si tranquille – Ceux qui t’aiment

Après La Gloire d’Albert et Anticyclone, Un monde si tranquille conclut sa trilogie avec Ceux qui t’aiment, un album réédité pour l’occasion où des supporters de foot assurent le show. Un récit imaginé par un Étienne Davodeau (Le Chien qui loucheImmigrants,  Les Ignorants, Il s’appelait Geronimo) plutôt inspiré.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Etienne Davodeau (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

À la sortie de l’entraînement, Titou, la star du FCE, est une fois encore sollicité par une vieille femme qui lui réitère sa supplique : venir au repas d’anniversaire de son mari atteint d’une grave maladie et fan inconditionnel du joueur. Surmontant ses réticences, il accepte et passe une agréable soirée jusqu’à l’arrivée d’un invité surprise qui va faire basculer son destin de façon tragique.

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Le point sur l’album:

Récit inventif et touchant, Ceux qui t’aiment  met en scène des supporters de foot prêts à tout pour approcher les stars de leur équipe, dont Titou fait partie. Tous les jours, une vieille femme l’attend à la sortie de l’entrainement et l’invite au repas d’anniversaire de son mari mourant. Dans un élan de générosité, Titou va finir par accepter. Seulement, il ignorait que ce repas de fête mettra un terme à sa carrière… Un récit à la fois drôle et cynique qui pose un regard amusé sur le monde du foot dont les joueurs sont devenus les jouets, totalement déshumanisés. C’est aussi l’occasion de plonger dans la tête – parfois très dure – de supporters hauts en couleur à travers des personnages aussi caricaturaux que touchants.

On se régale vraiment grâce à la plume d’Étienne Davodeau, qui livre peut-être le meilleur album de la trilogie. Un tableau irrésistible qu’il dépeint avec un sens de l’intrigue à nul autre pareil. Son dessin épouse des lignes caricaturales avec une belle sensibilité dans un trait brut et une couleur directe efficaces.

Un monde si tranquille se terminent en beauté avec Ceux qui t’aiment. Un vrai régal.

Jour J, tome 20 : une BD de Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Maza (Delcourt)

Jour J, tome 20 : Dragon Rouge

Jour J est une série uchronique qui revisite l’Histoire. Dans cet album, l’armée française a été sauvée du piège de Diên Biên Phù grâce à une frappe nucléaire américaine sur la Chine. De quoi largement attiser les tensions entre la communauté de Chinatown et leurs concitoyens américains… Là, une jeune chinoise demande à un détective privé d’enquêter sur la disparition de son père.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard (scénario), Denys (dessin) et Scarlett Smulkowski (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

1955. Suite aux tensions entre les USA et la Chine dues à l’intervention américaine à Diên Biên Phù, des pogroms anti chinois frappent la communauté asiatique américaine. C’est alors qu’une jeune et riche Chinoise entre dans le bureau du détective privé Lawrence S. Ivory pour lui demander de retrouver son père disparu. Ivory, qui adore les causes perdues, accepte le contrat.

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Le point sur l’album :

Série signée par le duo de scénaristes Fred Duval (Travis, Hauteville House, L’Homme de l’année, Carmen Mc Callum, Wonderball) et Jean-Pierre Pécau (L’Histoire secrète, Jour J, L’Homme de l’année, Paris Maléfices, Le Grand Jeu, Ligne de Front, Wonderball, USA Über Alles), Jour J fête déjà son vingtième album avec Dragon Rouge. Dans cet épisode, le récit prend des allures de vrai polar politique. On retrouve les grands noms de l’Amérique comme Nixon ou Reagan qui agissent dans l’ombre pour faire basculer l’opinion. Un scénario plutôt abouti et bien pensé, soutenu par un suspens joliment orchestré.

On apprécie également le dessin réaliste de Denys (7 survivants, Le Casse, Soul Man, La Grande évasion : Fatman). Un trait moderne et fluide qui dégage beaucoup d’énergie, surtout dans sa coloration très efficace. On n’est pas loin du style de Fabien Bedouel et Merwan développé dans L’Or et le Sang.

Dragon Rouge est donc un très bon opus de Jour J. A lire sans tarder !

USA ÜBER ALLES, tome 1 : une BD de Pécau, Maza et Verney (Delcourt)

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USA UBER ALLES tome 1

USA ÜBER ALLES, tome 1

Nouvelle uchronie prévue en trois tomes, USA ÜBER ALLES imagine une guerre ouverte contre l’URSS à la suite d’une paix séparée entre les alliés et l’Allemagne. Un récit écrit par le scénariste Jean-Pierre Pécau (L’Histoire secrète, Jour J, L’Homme de l’année, Paris Maléfices, Le Grand Jeu, Ligne de Front, Wonderball) assisté de Fred Blanchard et mis en images par Maza (Wunderwaffen, Jour J).

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Jean-Pierre Pécau assisté de Fred Blanchard (scénario), Maza (dessin) et Jean Verney (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

France, 1947. Nicolas Charlier, un pilote d’exception récemment évadé d’un bagne soviétique, refait surface. Son ancien patron, l’avionneur Marcel Dassault, lui propose d’intégrer un programme de recherche destiné à mettre au point un bombardier américain top secret. Mais un célèbre chasseur d’espion de la CIA, James Angleton, a des doutes : et si Charlier était un agent soviétique ?

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Le point sur l’album :

C’est une fois de plus dans l’univers de l’aviation que l’on est invité, dans une uchronie qui revisite la Seconde Guerre Mondiale et ses suites. Un récit qui fait fortement penser à la série Wunderwaffendu même dessinateur. Mais ici, il est question d’un aviateur échappé du goulag soviétique à qui l’on propose d’intégrer un programme militaire hautement sensible : la mise au point d’un super-bombardier. Soupçonné d’être devenu entre temps un espion à la solde des russes, Nicolas Charlier va être interrogé par la CIA. L’occasion de retracer son parcours durant la guerre… Un premier album à la narration fleuve, qui a l’intelligence de se focaliser sur quelques personnages seulement, dans un ensemble cohérent et bien découpé.

Le dessin réaliste de Maza souligne sa capacité à mettre des avions en mouvement. On apprécie la lisibilité de ses scènes d’action, même si l’illustrateur reste très académique dans son approche graphique.

Projet Aurora est un premier album plutôt encourageant que l’on parcourt avec plaisir. On est curieux de voir ce que nous réserve la suite d’USA ÜBER ALLES.

26e Festival estival du Film Britannique de Dinard : prenez date !

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L’affiche 2015
« Le concept de l’affiche fait référence au surréalisme. Poétique et décalé, le visuel réunit les emblématiques costume et chapeau melon britanniques et la très belle ville de Dinard, son bord de mer émeraude et ses goélands. Un ensemble sobre, élégant, identitaire et impactant… à l’image de l’événement ».

26e édition du 30 septembre au 4 octobre 2015

On s’attend presque à y croiser horse guards, black cab, bobbies, et autres double-deckers… Du 30 septembre au 4 octobre 2015, Dinard, ville emblématique de la Côte d’Emeraude, célèbre la 26e édition de son Festival et se transforme en véritable enclave britannique en terre bretonne. Près de 4 mois avant son lancement, l’occasion est donnée de dévoiler l’affiche, signée Sylvain Garrigues. Le rendez-vous incontournable de la rentrée cinéma n’a pas fini de vous étonner !

Films présentés en compétition, nombreuses avant-premières, rétrospectives, hommages aux grands noms du cinéma britannique et séances spéciales rythmeront les 5 jours du Festival en compagnie des équipes des films en compétition, d’invités prestigieux, du jury et de son président qui remettra, comme Catherine Deneuve l’année dernière, Le Hitchcock d’Or. D’autres récompenses consacreront, quant à elles, le meilleur courtmétrage, le meilleur scénario et le public décernera également son coup de coeur.

Véritable vitrine d’un cinéma britannique éclectique, vif et contemporain, le Festival du Film Britannique de Dinard accueille chaque année plus de 30 000 spectateurs grâce à une programmation artistique exigeante, signée Hussam Hindi, Directeur artistique du Festival.

Polars, drames, comédies, science-fi ction, thrillers, mais aussi fi lms musicaux ou à destination du jeune public, le Festival du Film Britannique de Dinard est un rendez-vous ouvert sur le monde et accessible à tous. Chaque année depuis 25 ans, les plus grands noms du cinéma britannique et français tels que Charlotte Rampling, Ben Kingsley, Roger Moore, John Hurt, Kristin Scott-Thomas mais aussi Sabine Azéma, François Berléand, Gérard Darmon, Lambert Wilson, s’y retrouvent, autour d’une sélection de films dont beaucoup sont devenus cultes comme Petits Meurtres entre amis, The Full Monty, Billy Elliot, Bloody Sunday, La Jeune Fille à la perle ou les derniers succès en salle que sont 71’, Lilting ou La Délicatesse, The Riot Club, Le Géant égoïste, Shadow Dancer ou Mr Turner.

Le Festival du Film Britannique de Dinard c’est aussi un carrefour de rencontres entre professionnels permettant aux distributeurs présents de découvrir des fi lms qui pourront ainsi trouver un réseau de salles après le festival et rencontrer le succès.

Rendez-vous début juillet pour l’annonce de la présélection et du président du Jury.

Le Rédempteur, tome 1 : une BD de Stephen Desberg et Miguel Lalor (Dargaud)

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Le Rédempteur, tome 1

Le Rédempteur, tome 1

Nouveau justicier milliardaire, Le Rédempteur vient du monde de la finance d’où il s’est bâti un empire. Pendant son temps libre, il s’emploie à venger les enfants dont il entend les prières. Des enfants exploités par ce monde capitaliste, morts pour enrichir autrui. Une nouvelle saga créée par le scénariste Stephen Desberg (IR$, Empire USA, Cassio, Les Mille et autres Nuits, Golden Dogs, H.ELL…), accompagné de l’illustrateur Miguel Lalor (Le Dernier Templier).

Date de parution : le 22 mai 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Miguel Lalor (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Premier album de la nouvelle série de Stephen Desberg et Miguel Lalor ! Un polar noir. Jean Ravelle, un Français installé au Brésil, a fait fortune dans les affaires. Plutôt que profiter d’une existence aisée et insouciante, il mène une double vie. Son obsession : combattre tous ceux qui s’en prennent aux enfants et qui les exploitent. Devenu une sorte de justicier milliardaire, il n’hésite pas à employer lui-même des méthodes radicales. Son passé explique d’ailleurs ses actes : hanté par des souvenirs, Jean Ravelle est celui qui « entend les prières des enfants morts ». Découvrez Le Rédempteur : la nouvelle série noire de Stephen Desberg et Miguel Lalor.

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Le point sur l’album :

Imaginant un scénario explosif, Stephen Desberg introduit son nouveau héros dans un premier épisode spectaculaire. Un sens de la mise en scène aiguisé qui propulse ce Jean Ravelle au rang de super-justicier social. Une sorte de vengeur masqué mais qui officierait sans véritable couverture et que le monde entier – ou presque – apprécierait plus mort que vivant. Car Le Rédempteur n’hésite jamais à appuyer sur la détente pour assouvir son besoin de vengeance, allant jusqu’à tenir une comptabilité des enfants victimes dont il se sent débiteur. Son état de milliardaire n’arrange rien non seulement à sa culpabilité mais aussi à ses poursuivants qui veulent mettre la main sur son héritage (après l’avoir tué). On vous l’avait dit, ce premier album ne vous donnera pas le temps de dire ouf !

Le dessin réaliste de Miguel Lalor est quant à lui d’une grande efficacité. S’il n’est pas particulièrement original, son trait incisif et précis offre une très belle fluidité aux nombreuses scènes d’action, dont la lisibilité est très nette.

Le Rédempteur est un best-seller en puissance à la façon d’un Largo Winch, dans une version légèrement plus sombre. Un divertissement à découvrir.

Le Juge – La République Assassinée, tome 1 : une BD d’Olivier Berlion (Dargaud)

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Le Juge tome 1

Le Juge – La République Assassinée, tome 1

Réalisé par Olivier Berlion (Tony Corso) en tant qu’auteur complet, Le Juge – La République Assassinée est une trilogie qui retrace le parcours du juge d’instruction François Renaud, qui prit ses fonctions à Lyon en 1966 avant d’être assassiné devant chez lui le 3 juillet 1975. Une affaire jamais élucidée.

Date de parution : le 22 mai 2015
Auteur : Olivier Berlion (scénario et dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Premier tome de l’histoire, en trois volumes, du juge Renaud, premier magistrat de la Ve République à avoir été assassiné.

Assassiné en 1975, le juge Renaud est le premier magistrat de France à être tué depuis l’Occupation. En charge de dossiers brûlants, c’était un homme au caractère bien trempé. Connu pour sa façon peu orthodoxe de s’occuper des affaires en instruction, il était surnommé « le Shérif » ! La justice n’a jamais élucidé cette sombre histoire impliquant des politiciens, le SAC et le fameux gang des Lyonnais. Un non-lieu, prononcé en 1992, fait de ce scandale un symbole de la faillite de la justice et de la police.

Premier tome de la nouvelle série d’Olivier Berlion : un polar historique.

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Le point sur l’album :

Chicago-sur-Rhône – titre de ce premier album qui vient du surnom donné à la ville de Lyon à l’époque où le juge Renaud officiait – nous introduit dans le milieu lyonnais. Le grand banditisme local (le gang des lyonnais…), les guerre de pouvoir qui opposent les bandes rivales de la ville et ce juge spectateur et enquêteur incorruptible. Le Juge avait un charisme particulier, qu’il semblait tirer de son bagou, de son franc-parlé, de sa façon d’être – un peu affranchi de la magistrature bien pensante. Un juge oublié de l’Histoire que l’on apprend à connaître dans un contexte complexe, parfois difficile à suivre tant les protagonistes sont nombreux. Olivier Berlion ne prend pas de raccourci et son récit peut parfois en être alourdi, mais il paraît aussi être une reconstitution minutieuse de cette terrible affaire, non élucidée.

La densité du scénario trouve aussi toute sa résonance dans le dessin de l’artiste, qui livre des planches chargées de détails, élaborées d’un trait brut et fouillé qui donne du caractère à l’ensemble.

Le Juge – La République Assassinée se révèle être un polar historique ambitieux que le lecteur devra aborder avec attention pour ne pas se faire rattraper par la multitude. Une histoire qui promet néanmoins d’être des plus captivantes par la suite.

Alcyon, tome 3 : une BD de Richard Marazano et Christophe Ferreira (Dargaud)

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Alcyon, tome 3

Alcyon, tome 3 : Le Crépuscule des tyrans

Suite et fin des aventures d’Alcyon avec Le Crépuscule des tyrans qui offre un épilogue heureux pour une trilogie sympathique au pays des mythes de la Grèce antique. Une histoire écrite par Richard Marazano (L’Expédition, Le Syndrome d’Abel, Genetiks, S.A.M, Le Protocole du Pélican, le Monde de Milo), et illustrée par le tokyoïte Christophe Ferreira (Le Monde de Milo), venu du monde de l’animation japonaise. Pour en savoir plus, lisez nos chroniques des précédents albums !

Date de parution : le 22 mai 2015
Auteurs : Richard Marazano (scénario) et Christophe Ferreira (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

La quête fabuleuse menée par Alcyon et Phoebe s’achève dans ce troisième et dernier tome, à travers un monde mythologique de plus en plus mystérieux et dangereux. Alcyon, Phoebe et Kirilos ont quitté les terres du roi Midas accompagnés de Cybèle, la fille de ce dernier. Ils sont toujours à la recherche du fameux collier d’Harmonie qui permettrait à leurs pères de payer la dette de leur tribu. Ils se dirigent maintenant vers la Phénicie, mais le groupe est poursuivi sans relâche par les hommes du mercenaire Aristion et par les harpies. Bientôt, ces dernières passent à l’attaque… Dernier tome de la trilogie mythologique, créée par Christophe Ferreira et Richard Marazano. Une quête fabuleuse menée par deux jeunes héros dans une Grèce antique peuplée de monstres magiques.

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Le point sur l’album:

C’est un déferlement de créatures inspirées de la mythologie grecque qui s’offre en spectacle dans un dernier album rythmé. Marazano offre une course-poursuite finale avec les fameuses harpies , bien décidées à mettre la main – sinon les griffes – sur nos jeunes héros. Ces derniers vont d’ailleurs échouer aux portes de l’enfer, où d’autres figures mythiques les attendront… Le scénariste multiplie les obstacles dans un dénouement final heureux et apaisé. Un récit puisant sa richesse dans les créatures magiques qu’il abrite mais qui reste néanmoins assez classique lorsqu’on en a une vision globale.

Parée du dessin de Christophe Ferreira, l’histoire d’Alcyon prend des allures de voyage initiatique au pays métissé de l’animation japonaise à la française. Un dessin coloré et dynamique qui séduit.

Alcyon est une trilogie divertissante et rythmée. Une aventure agréable à parcourir.

« Le p’tit monde de Renaud », mise en scène par Elise Roche, à Paris

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Alhambra à partir du 9 juin 2015

Ce spectacle diablement mené par la Troupe du Phénix nous fait redécouvrir l’inspiration contestataire et engagée de Renaud à travers les personnages de ses chansons (Pépette, Manu, le Beauf, Lucien, Gérard Lambert, la Doudou…) et leur univers truculent que les comédiens/chanteurs incarnent sur trois périodes-clé.

[pull_quote_center]La Troupe du Phénix trouve le ton juste entre un regard décalé et la fidélité au monde et  à l’esprit de dénonciation de Renaud où sa sensibilité poétique se dispute à une identité urbaine.[/pull_quote_center]

A l’abri d’une réalité sociale et d’une prise de parole revendiquée des laissés-pour-compte mais aussi intimiste, les textes du poète à la fibre sensible résonnent d’un écho politique et humaniste.

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Tout commence dans les années 70 où l’on suit Lucien et sa petite bande de loubards qui nous livrent leur urgence de vivre et leurs petites guerres de banlieue.

Puis vient les années 80 confrontées à la vie de couple en HLM qui se délite sur fond d’illusions perdues et de société de consommation.

Enfin, les années 2000 qui voient Lucien en finale d’un télé crochet et sur le point d’être escroqué par une production peu scrupuleuse qui cherche avant tout à s’emparer de ses compositions pour en faire un album commercial avec ses protégés du moment. Propice à une critique bien sentie et caustique sur ce concept d’émission avec ces animateurs standardisés sur le modèle de l’industrie musicale, la pièce offre un moment d’anthologie avec une reprise de Mistral Gagnant dans un style chanson à voix, un pur délire !.

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La Troupe du Phénix trouve le ton juste entre un regard décalé et la fidélité au monde et  à l’esprit de dénonciation de Renaud où sa sensibilité poétique se dispute à une identité urbaine.

C’est drôle et rock’n roll à la fois où les chansons réorchestrées et les arrangements épurés apportent un nouvel éclairage aux textes : en soulignant le côté BD de certaines chansons (Gérard Lambert), en prenant à contre-pied l’emblématique Mistral Gagnant, ou en mettant simplement en avant l’aspect introspectif d’autres chansons (l’Aquarium).

Quant à l’interprétation des six comédiens  accompagnés de trois musiciens multi-instrumentistes en live, elle est au diapason emmenée par le charismatique Guillaume Cramoisan et l’impétueuse Elise Roche dans une osmose aussi collective qu’homogène.

Un spectacle généreux et essentiel, bravo…

Mike’s Place, une BD de J. Baxter, J. Faudem et K. Shadmi (Steinkis)

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Mike’s Place : chronique d’un attentat

Récit autobiographique, Mike’s Place retrace le parcours de Jack Baxter, journaliste américain venu tourner un documentaire sur une vie multiculturelle qui bouillonne au célèbre bar israélien éponyme. Là où toutes les confessions et toutes les nationalités convergent pour partager un verre, ou écouter un bon groupe de musique. C’est pourtant là aussi qu’un attentat va avoir lieu, faisant trois morts et une cinquantaine de blessés. Baxter et son cameraman Joshua Faudem étaient sur place.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Jack Baxter, Joshua Faudem (scénario) et Koren Shadmi (dessin)
Editions : Steinkis
Prix : 20 € (200 pages)

Résumé de l’éditeur:

Mike’s Place était l’un des rares endroits à Tel Aviv où juifs, chrétiens et musulmans pouvaient sortir paisiblement, entourés par les expatriés qui remplissaient le bar tous les soirs. Dans ce cocon de paix cosmopolite, l’amour est la grande affaire de chacun et le blues une passion commune. Au printemps de 2003, les cinéastes Jack Baxter et Josh Faudem arrivent à Tel Aviv pour réaliser un documentaire sur le phénomène Mike’s Place. Mais le 30 avril, la frivolité fait place à la tragédie : le bar est la cible d’un attentat suicide qui fait trois morts et une cinquantaine de blessés, dont Jack et Josh.

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Le point sur l’album :

Baxter se met lui-même en scène à Tel Aviv en 2003, lorsqu’il était venu chercher un sujet journalistique. Il montre comment l’idée de tourner un documentaire sur le  Mike’s Place lui est venu, découvrant un carrefour culturel insoupçonné pour un étranger. Il raconte qui était ces gens qui travaillaient autour de ce bar, quelles étaient leurs histoires, leurs confidences face à la caméra etc… Un récit qui bascule dans l’effroi d’un terrible attentat suicide. Intelligemment découpé en chapitres, introduits par des extraits du coran, Mike’s Place est un album profondément humaniste et touchant.[pull_quote_right][U]n album profondément humaniste et touchant.[/pull_quote_right]

Servie par le dessin noir et blanc de Koren Shadmi (Abbadon, Coupes à coeur), l’histoire de Mike’s Place est imprégnée d’une sincérité aussi douce qu’amer, bercée par l’espoir d’un avenir meilleur pour l’Homme. A lire.

Le croque-mort, une BD de Tassos Zafiriadis, Yannis Palavos et Athanassios Pétrou (Steinkis)


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Le croque-mort

Le croque-mort

Album one-shot venu de Grèce, Le croque-mort met en scène le quotidien morose d’un fossoyeur local, chargé de veiller un corps en putréfaction avancée, en attendant son enterrement. Un récit inspiré d’une histoire vraie, raconté par les scénaristes Tassos Zafiriadis et Yannis Palavos et mis en image par le dessinateur Athanassios Pétrou.

Date de parution : le 6 mai 2015
Auteurs : Tassos Zafiriadis, Yannis Palavos (scénario) et Athanassios Pétrou (dessin)
Editions : Steinkis
Prix : 12,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur:

La chambre froide des « Pompes funèbres Leonidas » est en panne. Dans la fournaise de Thessalonique, impossible de garder les corps en ville. Le croque-mort va donc devoir veiller deux nuits durant la dépouille d’un homme dont on attend la fille pour les funérailles. Impossible de fermer l’œil…

Le croque-mort

Le point sur l’album :

Vieux, solitaire et désabusé, Le croque-mort est un personnage qui ne respire pas la joie. Il va devoir surveiller un corps en pleine nature suite à une panne de la chambre froide des pompes funèbres où il travaille. Là, le temps va paraître bien long, pour lui comme pour le lecteur. L’histoire se lit pourtant facilement, mais rien ne s’y passe. Un récit finalement assez creux.

Le dessin d’Athanassios Pétrou est quant à lui aussi subtile que naturel. Un aspect brut où les planches baignent dans leur jus et donnent une profondeur bienvenue au décor, notamment extérieur.

Le croque-mort se lit rapidement, comme on jette un regard par la serrure pour observer la vie d’un pauvre homme. Sans plus.

Jurassic World, un film de Colin Trevorrow

Jurassic World, un film de Colin Trevorrow

Jurassic World, un film de Colin Trevorrow

Jurassic World. La suite de la trilogie de Jurassic Park sans être du Jurassic Park.
Sortie le : 10 juin 2015
Durée : 2h5

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude.

Jurassic World, un film de Colin Trevorrow

Jurassic World, un film de Colin Trevorrow

Mère T-Rex, je ne sais si tu serais contente,

Après avoir vu c’que ton île est devenue.

Un bon parc d’attrape-cons, espace « détente »,

Loin de ton trivial et sauvage Monde perdu.

 

On nous prévenait dans le titre : Jurassic World. La suite de la trilogie de Jurassic Park sans être du Jurassic Park. L’île est devenue un grand parc. Nid à dinosaure d’une part, nid à pognon de l’autre. On retrouve une sorte de Disney Land, truffé d’attractions.

Une bonne vingtaine d’années après Jurassic Park, qui quant lui faisait foi d’une petite révolution, Jurassic World rugit sur les écrans du monde. Des dinos de retour, des mâchoires bien dentées, des muscles préhistoriques, et toujours le même pitch. Des hommes, conduits par l’hybris, désirent maîtriser ce qui ne se maîtrise pas. Ils tentent, se plantent, se rendent compte de cette folie, et laisse la nature reprendre ses droits.
Dans ce quatrième volet l’homme tente d’ailleurs davantage, en modifiant et mutant les ADN de dinosaures. C’est alors qu’une femelle maligne et en colère, madame Indominus Rex, voit le jour, et est la pierre centrale de la construction de ce film. Elle s’échappe, sème le chaos dans le parc, dévore, tue, détruit. C’est un point qui diffère des précédents volets : la brutalité. Jurassic World met davantage en scène la violence. On frissonne parfois. Proche à ce propos de « l’horror-movie » soft. Le héros principal, ex-navy, reconverti en dompteur de raptors mène ses troupes contre le cerbère moderne. Il incarne la douceur sensible et suante, domptant au passage en sus des prédateurs, la gérante du parc, tantine aux « faux-cils ». Ce qui est dommage à son propos, est qu’il fait davantage dresseur Pokémon, qu’autre chose. À l’instar du final fight, qui réussit à créer l’invraisemblance dans la SF. Chapeau. Au côté de « Rambo-dresseur », Omar Sy. Après X-Men, on lui offre un rôle. On se demande d’ailleurs si le personnage n’a pas été conçu sur mesure pour Omar… Sans doute.
Néanmoins, Jurassic World assume sa place de « suite », de petit fils. Il s’en défend d’ailleurs. Ce qu’on ne peut pas reprocher au film, c’est l’ironie sur laquelle il joue. Bien évidemment, toute l’équipe créatrice n’a pas voulu faire un Jurassic Parc 4, mais bien un Jurassic World. Même genre, esprit différent. Le film se fait archéologue, et dépoussière les vestiges de l’œuvre de Spielberg, pour en tirer quelque chose. Et sur ce point là en revanche, c’est quelque peu réussi. L’humour est présent, et fonctionne. Dans le film même, on plaisante du rapport Jurassic Park/Jurassic Worl. Et ça aussi, c’est plutôt drôle et bien ficelé.

Contrairement à l’Indominus Rex, nous restons sur notre faim. Bien que le « produit » Jurassic World ne soit pas une catastrophe, il n’en est pas moins non plus une réussite. Spielberg a manqué.
Bande annonce :

Résultats concours : Vincent Niclo, 3 albums gagnés.

Paru le 18 mai 2015

A l’occasion de la sortie de l’album de Vincent Niclo, Ce que je suis, en édition Prestige, Publikart vous a donné la possibilité de gagner :

3 albums édition Prestige Ce que je suis.

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 758 ! Un grand bravo à tous !

 

Les 3 heureux gagnants sont :

Daniel Fourez, Sarah Boheme et Jean-Claude Cuny.

Notre partenaire vous enverra votre album très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très belle écoute !

Résultats concours : Danbé la tête haute, 3 DVD gagnés.

Danbé la tête haute

SORTIE EN DVD le 2 juin 2015

A l’occasion de la sortie en DVD, le 2 juin 2015, du film Danbé la tête haute, Publik’Art, en collaboration avec Zylo Éditeur et Distributeur Indépendant de Films, vous a offert la possibilité de gagner :

3 DVD du film : Danbé la tête haute

 

Vous avez été très nombreux à jouer : 4 302 ! Un grand bravo à tous !

 

Les 3 heureux gagnants sont :

David Sucarrat, Lucie Masson et Philippe Paccoud.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Résultats concours : Un français, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 10 juin 2015

Un film de Diastème avec Alban Lenoir, Samuel Jouy, Paul Hamy,

Olivier Chenille, Jeanne Rosa, Patrick Pineau et Lucie Debay.

 

A l’occasion de la sortie du film  Un français , Publik’Art, en collaboration avec Mars Distribution, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Un français 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 944 ! Un grand bravo à tous !

 

Les 5 heureux gagnants sont :

 

Estelle Walch, Pierre Decarpentry, Gilles Launay, Audrey Bouquet et Gilles Mauricou.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Le Grand Palais se met au Google Street Art !

Le Grand Palais n’arrête jamais d’innover pour satisfaire ses visiteurs. Et c’est au gré d’un partenariat astucieux avec le géant du web Google (plus précisément la branche culture du moteur de recherche, le « Google Cultural Institute ») que la Reunion des Musées Nationaux (RMN – pour les intimes) concrétise une de ses missions phares : démocratiser la culture. 

Christophe Willem : Concert indédit, au cinéma, de sa tournée, les Nuits parait-il, le 18 juin.

Christophe-Willem---Les-Nuits-Paraît-Il-(Affiche-Verticale-BD)

 

A l’occasion d’une séance unique le 18 Juin, Christophe Willem présente au cinéma le concert inédit de sa tournée « Les Nuits Paraît-Il ». Ces images ont été captées lors des 11 concerts de sa tournée, qui s’est déroulée dans des lieux insolites et magiques : un château au bord du lac Léman, à l’église du Mont St Michel, à l’Atomium de Bruxelles,…

 

Voici la bande-annonce de cette projection exclusive :

L’évènement se tiendra dans 150 salles partout en France, Belgique et Suisse, le listing est disponible via ce lien : http://bit.ly/1Lly4wT

Une femme iranienne, un film de Negar Azarbayjani

Une femme iranienne, un film de Negar Azarbayjani

Une femme iranienne, un film de Negar Azarbayjani

Une femme iranienne est le premier film de Negar Azarbayjani. Bien sûr, son film est centré sur la femme mais soulève aussi un tout autre problème, très osé, la personne transgenre.
Sortie le : 13 mai 2015
Durée : 1h42
Avec : Ghaszal Shakeri, Shayesteh Irani

Synopsis :

Bien que Rana soit une femme traditionnelle, elle est forcée de conduire un taxi à l’insu de sa famille pour rembourser la dette qui empêche son mari de sortir de prison. Par chance, elle rencontre la riche et rebelle Adineh, désespérément en attente d’un passeport pour quitter le pays et ainsi échapper à un mariage forcé. Les deux femmes vont s’aider mutuellement, mais Rana ignore qu’Adineh cache un lourd secret…

Une femme iranienne, un film de Negar Azarbayjani

Une femme iranienne, un film de Negar Azarbayjani

Les deux principales actrices dans Une femme iranienne n’ont guère de points communs. L’une, Rana, Ghaszal Shakeri, est chauffeur de taxi pour gagner de l’argent afin de rembourser les dettes de son mari qui est en prison et l’autre, Shayesteh Irani, est une jeune femme qui fuit sa famille qui veut la marier de force. Il se trouve que c’est une femme qui veut se faire opérer pour devenir un homme.

En Iran, cette opération est tout à fait possible, ce qui peut paraître tout à fait étonnant. L’Etat rembourse même une grosse partie de l’opération. Ce qui n’est pas le cas de l’homosexualité qui est passible de la peine de mort.

Mais revenons au film merveilleusement porté par ces deux actrices. On les voit évoluer dans leur vie quotidienne, très différente, et on se rend compte de la condition de la femme en Iran. La réalisatrice a su trouver les mots justes et rien n’est choquant. Son film a été visionné en Iran et est resté plus de 3 mois à l’affiche ! Ce qui est tout à fait exceptionnel !

Dans ce film, la femme est au centre mais aussi et surtout, ai-je envie d’ajouter, le problème de changement de sexe. Il fallait oser aborder ce domaine. Et la réalisatrice l’a fait de façon très humaine et tolérante. Il faut dire que l’actrice est époustouflante dans ce rôle.

Un grand bravo pour ce film que je vous incite à aller voir, malgré une mauvaise distribution en France !

Bande annonce de Une femme iranienne :

 

 

 

 

Coiffure et confidences, adapté par Didier Caron au Théâtre Michel

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Théâtre Michel
du mercredi au samedi à 21h
http://www.theatre-michel.fr/

Quoiqu’en dise la sémiologie de son affiche girly-kitsch-rosebonbon, Coiffure et confidences n’a rien d’une comédie à l’eau de rose. Dans un décor de salon de coiffure breton finement réalisé, six femmes vont raconter des bribes de leur vie, parler de tout et de rien, comme on a l’habitude de le faire dans un salon de coiffure.

La scène se déroule à Paimpol, petite commune des côtes d’Armor, au début des années 80. Le salon Thérèse Beauty a tout du salon de village de votre enfance : Thérèse (Marie-Hélène Lentini) et sa nouvelle recrue, une petite nana un peu cruchonne à la voix fluette, reçoivent quotidiennement les mêmes habituées. Il y a la giscardienne faussement bourgeoise qui déboule avec ses tenues délirantes made-in-Paris et se chamaille avec la gaucho-prolo mitterrandienne, mais aussi une mère et sa fille, jeune mariée et future jeune maman, qui viennent et dévoilent peu à peu leurs secrets de famille. Toutes ont un caractère diamétralement opposé, des âges totalement différents et des vies qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. La seule chose qu’elles partagent, ce sont ces quelques heures hebdomadaires chez Thérèse Beauty.

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Dans cette pièce pétillante, la bonne humeur est d’abord de mise. Puis soudainement, on passe de la comédie romantique à la comédie dramatique. Un événement tragique bouleverse tout le sens de la pièce et vient donner un côté légèrement (très) glauque à l’ensemble de l’histoire. Finalement, il était bon le moment où cette pièce était légère. Et pourtant, ce spectacle adapté de la version originale américaine Steel Magnolias de Robert Harling, et qui avait inspiré le film Potins de Femmes avec Julia Roberts (sorti en 1989), est très apprécié du grand public. On en ressort quand même un peu avec les larmes aux yeux ou la boule au ventre. Âmes sensibles s’abstenir.

Coiffure-et-confidences-theatre-michel

Côté mise en scène (Dominique Guillo), rien à dire. Le décor reflète parfaitement les années 80, les scènes sont accompagnées par des extraits radios reflétant l’époque, de quoi éveiller la nostalgie chez les ex-mitterrandiens. Costumes et coiffures rétros (bon après tout, on était dans un salon) sont très réussis, variés et colorés, à l’image de l’affiche de la pièce ! Si la finalité de l’histoire est un peu glauque, la mise en scène, le jeu des actrices, le décor et les costumes donnent néanmoins à cette pièce un vrai côté sympathique et pétillant.

Coiffure & Confidences est prolongée jusqu’au 8 mai, du mercredi au samedi à 21H et les samedis et dimanches à 16H15. 
Isabelle Féron remplace Isabelle Tanakil et Anne Richard remplace Élisabeth Vitari. 
[vc_video link= »https://www.youtube.com/watch?v=lPlHUnKQfIw » title= »Teaser de la pièce »]

Sortie DVD-BR de The Interview : unboxing du kit du parfait journaliste politique !

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The Interview

The Interview, disponible en Blu-Ray et DVD

Réalisé par Seth Rogen et  Evan GoldbergThe Interview a bien failli ne jamais sortir en salle aux Etats-Unis suite à la cyber attaque massive perpétrée contre Sony fin 2014. A l’occasion de sa sortie vidéo et pour que chacun puisse préparer l’interview de l’année comme il se doit, Sony a envoyé un kit plutôt sympa et décalé : celui du parfait journaliste politique !

Sortie DVD le : 3 juin 2015
Durée : 1h52
Avec : James Franco, Seth Rogen, Lizzy Caplan, Randall Park, Diana Bang
Prix: 12,99 € (BR / DVD)

The Interview

C’est donc paré d’une édition de La Géoploitique pour les nuls, des lunettes du film, d’un carnet de note tout de cuir vêtu et  d’une clé USB que l’on va partir à l’aventure en visionnant le Blu-Ray de The Interview ! La suite dans un prochain billet ! Autant dire que ça promet !

Synopsis du film The Interview :

L’animateur de talk-show Dave Skylark et son producteur Aaron Rapoport parviennent à obtenir une interview du dictateur Nord-Coréen Kim-jung Un, fan de leur émission. Mais lorsqu’une agent de la CIA leur demande de saisir l’occasion pour assassiner le dictateur, les deux compères se retrouvent impliqués dans un complot meurtrier à l’échelle internationale…

Les Bonus du DVD/BR :

Version non censurée
Copie digitale offerte au format UltraViolet
Commentaire audio d’Evan Goldberg
« Nu et effrayé » : voyez les stars de « The Interview » exposées dans la nature
Scènes additionnelles et inédites
Bêtisier
3 Line-o-Ramas
« Réalisateurs de ce film »
« Des espions parmi nous »
Audition de Randall Park
Dans la peau du personnage
« Pour l’amour d’un chiot »
« Minou, minou »
« Histoire de se marrer »
« Sortir avec un dictateur »

Bande annonce du film The Interview :

Une équipe de rêve, un film de Mike Brett et Steve Jamison

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Une équipe de rêve, un film de Mike Brett et Steve Jamison

Une équipe de rêve, documentaire de rêve sur le football
C’est du sport à l’état pur.
Sortie le : 10 juin 2015
Durée : 1h37


Synopsis :

Après une défaite historique, 31-0 contre l’Australie, les Samoa Américaines (officiellement la pire équipe de football au monde) décident de se qualifier pour la Coupe du Monde 2014. Thomas Rongen, entraineur professionnel, arrive à la rescousse et découvre à son arrivée sur l’île, une charmante équipe composée de Nicky Salapu, gardien de but hanté par les 31 buts encaissés et Johnny «Jaiyah» Saeluah, premier joueur transgenre à disputer une compétition internationale. Il reste un mois pour se qualifier.


Une équipe de rêveUne équipe de rêve

Après une défaite historique, 31-0 contre l’Australie, les Samoa Américaines (officiellement la pire équipe de football au monde) décident de se qualifier pour la Coupe du Monde 2014.
Thomas Rongen, entraineur professionnel, arrive à la rescousse et découvre à son arrivée sur l’île, une charmante équipe composée de Nicky Salapu, gardien de but hanté par les 31 buts encaissés et Johnny «Jaiyah» Saeluah, premier joueur transgenre à disputer une compétition internationale. Il reste un mois pour se qualifier.

Réalisé par deux Britanniques, originaires du « pays de football », mais plutôt habitué à mettre en valeur les stars du ballon rond dans des publicités, ce film capte parfaitement l’essence du jeu.
Un jeu cruel pour les Samoa Américaines, jusqu’à l’arrivée d’un personnage aux allures de Sergent Hartman de « Full Metal Jacket ».
Un entraineur néerlandais qui aime soigner les come back, dans la joie, le partage, mais surtout l’exigence. Et alors que ses joueurs souhaitent effacer la honte de leurs lourdes défaites, leur entraineur étranger y soigne, lui, un deuil.
Ce qui fait d’ « Une équipe de rêve », un très beau film sur la rédemption, le moment présent, les défis et ces petits bonheur qui font le sel de la vie.

Les deux réalisateurs, Mike Brett et Steve Jamison, souhaitaient également plonger le spectateur dans la culture Samoan et l’imprégner du folklore du Pacifique Sud afin qu’il se souvienne durablement de la philosophie des autochtones. Pour eux, il n’était pas question de réaliser seulement un documentaire sur le football s’adressant uniquement aux passionnés de ce sport mais bien de raconter une histoire universelle qui puisse émouvoir n’importe quel spectateur, sur la capacité que l’être humain peut avoir à se surpasser et à accomplir l’impossible dès lors qu’il y croit. Et cela fait de ce film : un feel good movie.

Mais le plus intéressant et le plus excitant, c’est qu’on se demande continuellement si c’est une fiction, ou si on rêve, les yeux ouverts, face à un documentaire.

Bande annonce :

Retour au Centre de la Terre, tome 2 : une BD de Ludo Lullabi (Glénat)

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Retour au centre de la terre tome 2

Retour au Centre de la Terre, tome 2

Retour au centre de la Terre propose une interprétation toute personnelle de l’oeuvre de Jules Verne revue et corrigée par Ludo Lullabi (Kookaburra Universe, Lilian Cortez, Elyne, World of Warcraft, Darksiders, Lanfeust Quest). Les piliers de No’or en est le deuxième album. Vous pouvez lire notre chronique du Chant des abysses, le premier tome.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Ludo Lullabi (scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (72 pages)

Résumé de l’éditeur:

Voilà 2 ans que nos héros sont piégés sous la surface de la Terre, où vivent les Sidérons. Un peuple a pour mission de contenir les dangereuses créatures qui émergent de No’or, une étrange sphère située au centre de la Terre. Mais les naufragés sont encore loin d’imaginer tous les secrets qui entourent ce lieu, mystérieux et fascinant à la fois… Alors qu’un cataclysme s’annonce, le jeune Tod Morden tente un record que nul n’a encore accompli, car il est dit que celui qui le tenterait mourrait sur le coup : un saut dans l’atmosphère de No’or ! Avec son dessin moderne, énergique et flamboyant, Ludo Lullabi s’inspire librement du chef-d’œuvre de Jules Verne et livre une série d’aventure épique ! Vivez une extraordinaire aventure au centre de la Terre…

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Le point sur l’album :

Dans cette série très librement inspirée de l’oeuvre de Jules VerneRetour au centre de la Terre sonne comme un voyage onirique à l’énergie explosive. Un flux que canalise très bien son auteur, dans un récit cohérent où l’intrigue sait évoluer pour grandir et nous livrer quelques secrets qui habitent No’or. On a plaisir à découvrir toutes ces créatures aux dimensions parfois impressionnantes, qui viennent se mêler aux nombreux personnages de la série.

Des êtres mis en images avec soin à travers des traits anguleux assez marqués,  et une coloration vive qui ajoute une belle énergie à cette univers fantastique. Un graphisme d’animation aux influences multi-culturelles évidentes.

Retour au Centre de la Terre est donc un bon divertissement renouvelé, servi par un deuxième album généreux.

Les Reines de sang – Aliénor, la légende, tome 4 : une BD de Simona Mogavino, Arnaud Delalande et Carlos Gomez (Delcourt)

Capture d’écran 2014-12-05 à 07.55.50Aliénor tome 4

Les Reines de sang – Aliénor, la légende, tome 4

Ce quatrième tome d’Aliénor, la légende débute un nouveau cycle (la série comptera 6 volumes au total), où la Reine de France est écartée du pouvoir politique, humiliée et persécutée. Un rôle de victime qu’on lui découvre, dans une relative repentance. Mais Aliénor ne va pas laisser faire… Une série écrite par Simona Mogavino, par ailleurs restauratrice d’oeuvres et d’édifices en compagnie du romancier Arnaud Delalande (Notre-Dame sous la terre) et du dessinateur Carlos Gomez (Dago).

Date de parution : le 6 mai 2015
Auteurs : Simona Mogavino, Arnaud Delalande (scénario), Carlos Gomez (dessin) et José Luis Rio (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

1150. Après la catastrophe de la Deuxième Croisade, Aliénor tente désespérément de sauver son union avec le roi. Ce dernier a lancé des représailles contre Geoffroy et son fils Henri, en écartant Aliénor de toute décision politique. Humiliée, la belle se résout à la séparation. mais des jeux d’alliance inattendus lui offrent alors une solution inouïe et peut-être, la plus belle des récompenses.

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Le point sur l’album :

S’ouvrant sur de nouvelles perspectives, Aliénor lorgne sans le dire sur le trône d’Angleterre. Et elle va faire le pari fou de quitter le roi de France et sa couronne pour recouvrer sa liberté et suivre ses plans redoutablement étudiés. Un destin qui va de surprise en surprise pour qui ne connaît pas – comme nous – le parcours de cette grande manipulatrice qui n’avait pas froid aux yeux. Une fresque historique aussi palpitante que passionnante, dont le récit est une merveille pour les amateurs d’Histoire.[pull_quote_left][U]ne merveille pour les amateurs d’Histoire[/pull_quote_left]

Le dessin réaliste et soigné de Carlos Gomez est exécuté d’un trait particulièrement raffiné. Le dessinateur propose des planches très détaillées, tout en finesse et légèreté. Un environnement médiéval parfaitement maitrisé, reproduit et mis en couleurs.

Sans doute l’une des meilleures série de la saga des Reines de Sang, Aliénor n’a pas fini de nous surprendre. A lire !!

Drifter, tome 1 : un comics d’Ivon Brandon et Nic Klein (Glénat)


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Drifter tome 1

Drifter tome 1 : Crash

Space Opera d’envergure, Drifter est le nouveau comic book écrit par le scénariste Ivon Brandon (Viking, Final Crisis : Aftermath, Men of War, The Cross Bronx, 24Seven, Doc Savage), une fois de plus accompagné par le dessinateur Nic Klein (Viking, Doc Savage, Dancer, Captain America, Thor). Dans ce premier tome, il est question d’un Crash spatial d’où un certain Abram Pollux ressort miraculeusement vivant. Débarqué sur une planète dont il ignore tout, il va aussitôt se faire trouer la peau…

Date de parution : le 15 avril 2015
Auteurs : Ivon Brandon (Scénario) et Nic Klein (Dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (128 pages)

Résumé de l’éditeur:

Le futur. Dans sa grande tradition de colonisation, l’Humanité s’est attaquée à d’autres planètes, minant et épuisant les ressources naturelles qu’elle rencontre sur son passage et, accessoirement, en laissant derrière elle des kyrielles de mondes inertes, sans vie… Abram Pollux va connaître un destin peu ordinaire sur la planète Ouro où son vaisseau spatial KF424 s’écrase violemment après une tentative d’atterrissage des plus périlleuses. Lorsqu’il s’éveille péniblement, la mémoire embrouillée, il se retrouve immédiatement confronté à un extraterrestre d’apparence belliqueuse. S’en suivra une confrontation dont notre héros sortira indemne, mais qui lui fera comprendre que sa peau ne vaut pas bien cher en cette lointaine contrée.
C’est quand il débarque dans une ville fantôme qu’Abram comprend véritablement le sens de sa nouvelle mission… Son épopée survivaliste se transformera alors en véritable quête d’humanité.
Un savoureux mélange d’Impitoyable (le western crépusculaire de Clint Eastwood), la série TV Deadwood et la saga Dune de Frank Herbert.

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Le point sur l’album :

A peine après avoir posé un orteil sur la planète Ouro, on découvre un environnement hostile, désolé et aride, où la menace semble planer sous une pesanteur à peine supportable. Là, Ivon Brandon installe une atmosphère de western du futur, où l’introspection narrative règne, chahutée par des sauts dans le temps indisciplinés. Une trame découpée de façon abrupte, presque saccadée, dans un ensemble lynchien dont il est parfois difficile de mesurer la cohérence. Le récit de Drifter n’est donc pas le plus facile à lire, sinon à décrypter. Faut-il en être averti.

A l’inverse, le dessin de Nic Klein saura faire l’unanimité. Le dessinateur s’approprie cette planète avec grande réussite, faisant de Drifter une aventure avant tout graphique. Son trait particulièrement fin et expressif est très joliment mis en couleurs. Le résultat est aussi puissant que séduisant.

Si Drifter n’avait pas été aussi complexe à suivre dans ce premier tome, on aurait pu saluer sans nuance le talent incontestable de ses auteurs. Mais la lecture se révèle malheureusement parfois aussi difficile qu’un long pèlerinage au bout du monde. C’est dommage.

Histoire de poireaux, de vélos, d’amour et autres phénomènes… une BD de Marzena Sowa et Aude Soleilhac (Bamboo)

Histoire de poireaux, de vélos, d'amour et autres phénomènes

Histoire de poireaux, de vélos, d’amour…

Douce et légère, cette Histoire de poireaux, de vélos, d’amour et autres phénomènes est racontée par la scénariste Marzena Sowa (Marzi, L’insurrection) et illustrée par Aude Soleilhac (Le tour du monde en 80 jours).

Date de sortie : le 20 mai 2015
Auteurs : Marzena Sowa (Scénario) et Aude Soleilhac (Dessin)
Prix : 15,90 € (80 pages)
Editions : Bamboo 

Résumé de l’éditeur :

C’est l’histoire de Vincent, 11 ans, qui adore accompagner ses parents maraîchers sur le marché, davantage pour y retrouver ses copains que pour vendre des poireaux. C’est l’histoire de son amour secret pour la fille de la fleuriste, Marie, à qui il rêve d’offrir une pomme de terre en forme de cœur. C’est l’histoire de balades à vélo, celles qu’il aimerait tant faire avec sa chérie, encore faudrait-il qu’il possède un vélo. Sans oublier Andréa, son rival italien, Madame Yola et sa cantine ambulante, les clients pittoresques qui déambulent dans les allées du marché…
Dans cette ambiance simple et chaleureuse des étals, toutes ces histoires de poireaux, de vélos, d’amour et d’autres phénomènes se mélangent pour créer un tableau tendre et nostalgique de l’enfance.

HISTOIRE DE POIREAUX

Le point sur l’album :

Histoire de poireaux, de vélos, d’amour et autres phénomènes débute par une histoire de coeur entre des enfants qui s’amusent sur la place du marché où leurs parents viennent vendre leurs légumes… Un récit plein de douceur, bercé par l’innocence insouciante de l’enfance. Un moment de détente dont la lecture agréable est à la portée de tous les publics.

Un album dessiné sous les traits enfantins et habiles d’Aude Soleilhac. Un univers convaincant malgré sa simplicité.

Histoire de poireaux, de vélos, d’amour et autres phénomènes est fait d’un peu de rien mais se lit avec plaisir. Pour petits et grands.

A LIRE