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Waterloo – Le Chant du départ : une BD de Bruno Falba, Christophe Regnault et Maurizo Geminiani (Glénat)

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Waterloo

Waterloo – Le Chant du départ

Saisissant l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, cet album one shot revient sur le déroulement et l’issue tragiques réservés aux soldats de NapoléonWaterloo – le chant du départ est un album écrit par Bruno Falba (Malek Sliman, Le Chant des elfes, Antichristus, Confessions d’un Templier, Cathares, Opération Overwolrd), story-boardé par Christophe Regnault (Chasseurs de Scoops, Philippe le Bel) et illustré par Maurizo Geminiani pour qui c’est une première.

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs : Bruno Falba (Scénario), Christophe Regnault (découpage), Maurizo Geminiani (Dessin) et Andrea Meloni (Couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 19,50 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur:

19 juin 1815, à l’aube. Non loin de Waterloo, au bord de la Sambre. Un homme est sur le point d’être fusillé par l’armée prussienne. Celui qui doit lui bander les yeux avant l’ultime sentence reconnait alors le baron Larrey, chirurgien en chef de la garde de Napoléon Bonaparte en personne ! Gracié in extremis, Larrey est invité à déjeuner avec le général en chef des armées prussiennes : le feld-maréchal Blücher. Ensemble, ils reviennent sur la bataille de Waterloo qui vit la défaite des armées françaises, non sans panache… Alors que cette année commémore le bicentenaire de Waterloo, vivez cette tragique bataille dans un one-shot passionnant à la narration parfaitement maîtrisée, aussi vivant que précis d’un point de vue militaire et historique. Un contexte complété par le dossier de 15 pages en fin d’album rédigé par Jean Tulard (l’historien de référence sur la période napoléonienne), revenant en détail sur le déroulement de la bataille.

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Le point sur l’album :

Après avoir été envoyé en exil à l’île d’Elbe, Napoléon marche sur Paris pour reprendre son titre d’Empereur. Le vol de l’Aigle se fera sans violence, sans une détonation. Dès lors, l’Ogre paraît indestructible. Il va en profiter pour s’engager dans une dernière bataille contre les Alliés, qui va l’emmener à Waterloo (contre la 7ème coalition). C’est donc le récit ambitieux de la fin de l’Empire napoléonien que les auteurs nous font à travers le chirurgien en chef de la garde de Napoléon. Une narration bien souvent descriptive qui manque de fluidité mais qui se veut fidèle à une réalité historique.

Le découpage de l’album ne permet pas toujours de savourer les moments clés de l’histoire à leur juste mesure, tout comme il est difficile de ressentir tout le relief nécessaire aux personnages qui ont mené cette guerre. La mise en scène est handicapée par l’ampleur de l’évènement que l’on souhaiterait raconté avec plus ou moins de détails. On survole les mouvements des différentes armées sans grande lisibilité. Le récit se trouve alourdi par un champ de bataille complexe et multiple… qui nous dépasse un peu.

C’est également le cas du dessin au trait appuyé de Maurizo Geminiani. On regrette une imprécision qui fait table rase des détails. Pourtant la multitude de soldats en plein combat s’y prêtait vraiment. L’auteur schématise et va trop souvent à l’essentiel en dépit du spectacle… Quel dommage !

En résumé, Waterloo – le chant du départ déçoit en laissant une sensation d’inachevé. Et pas seulement parce qu’il s’agit de l’une des plus cuisantes défaites de l’Histoire de France.

Ab Irato, tome 3 : une BD de Thierry Labrosse (Vents d’Ouest)

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Ab Irato, tome 3

Ab Irato, tome 3 : L’Enfant Prodige

Le canadien Thierry Labrosse (Bug Hunters, Moréa) apporte enfin sa conclusion au triptyque de science-fiction Ab Irato avec L’Enfant Prodige. Un album explosif qui confirme les talents de son auteur en livrant un récit futuriste certes classique, mais élaboré.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Thierry Labrosse (Scénario et Dessin)
Editions : Vents d’Ouest
Prix : 14,50 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur:

Montréal, 2111. Le niveau de l’eau a dramatiquement monté, la population mondiale a chuté de 12 à 3 milliards. La société Jouvex a mis au point un vaccin de rajeunissement auquel seulement 0,3 % de la population a accès. Les affrontements entre rebelles et forces de l’ordre sont de plus en plus fréquents. De plus en plus violents. C’est dans ce monde sinistré, au bord de l’implosion, que le destin du jeune Riel Beauregard, monté à la ville pour fuir sa campagne natale, se retrouve bouleversé… Conclusion d’une série d’anticipation passionnante, qui nous présente le destin de personnages emportés dans la colère de toute une société.

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Le point sur l’album :

Récit d’anticipation, Ab Irato nous plonge dans un monde post-apocalyptique au bord de l’implosion, en 2111. Notre héros, un certain Riel venu de sa campagne va être confronté aux excès d’un gouvernement totalitaire que des rebelles cherchent à renverser pour mettre fin aux inégalités et injustices qu’il impose à la population. Si cet épilogue n’apporte pas toutes les réponses à nos questions, il fait la part belle à l’action, en mettant en scène des personnages toujours attachants. Le pitch de la série est certes assez classique mais son traitement est parfaitement maitrisé par Thierry Labrosse, qui signe un scénario SF aussi soigné qu’efficace.

L’auteur illustre à merveille l’univers sombre d’Ab Irato avec cohérence et fluidité. Un trait assez fin et brut, qui offre une lecture dynamique très agréable. Largement de quoi s’amuser.

En conclusion, Ab Irato est une série de genre bien emmenée, qui saura faire plaisir à bon nombre d’amateurs.

Résultats concours : Pop up Hi Han, 10 livres gagnés.

Sortie Le 7 mai 2015 aux Editions Le Seuil Jeunesse

 

A l’occasion de la sortie du livre Pop up Hi Han,  le 7 mai 2015, Publik’Art, en collaboration avec Les Editions Le Seuil Jeunesse, vous a offert la possibilité de gagner :

 

10 exemplaires cartonnés du livre pour tout petit enfant : Pop up Hi Han 

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 589 joueurs ! Un grand merci et un grand bravo à tous !

 

Les 10 heureux gagnants sont :

 

Karine Trouve, Charles Christiaens, Willy Sarlotte, Yann Tavernet, Séverine Dussez, Gérald Decker, Anne Menard, Anthony Valtille, Serge Schermann, Floriane de Brito.

 

Notre partenaire vous enverra votre livre très prochainement et d’avance on les en remercie vivement !

Très bonne lecture aux tout-petits !

La Maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, mise en scène par Lilo Baur, à Paris

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© Brigitte Enguérand

Comédie-Française du 23 mai au 25 juillet 2015

La Maison de Bernarda Alba est un drame en trois actes de Federico García Lorca écrit en 1936 et publié à titre posthume en 1945, neuf ans après l’exécution du poète espagnol à l’âge de 38 ans par le régime franquiste.

[pull_quote_center]Si la pièce a quelque peu vieilli avec son fatalisme réducteur et sa vision sociale schématique, la mise en scène de Lilo Baur aurait mérité une approche distanciée et un éclairage plus contemporain afin d’en confronter le contexte réactualisé à notre actualité.[/pull_quote_center]

La mort, l’enfermement, la frustration, la répression du désir, si présents dans La Maison de Bernarda Alba, sont des thèmes qui jalonnent toute l’œuvre de l’auteur.

Elle s’inscrit dans une Espagne bafouée par l’injustice, les préjugés ou la morale religieuse au seuil de la guerre civile.

A la mort du père, sa veuve, une marâtre autoritaire et fanatique, impose à ses cinq filles célibataires, âgées de 20 à 39 ans, un deuil de huit années.

 [pull_quote_right]Cécile Brune dans le rôle de la mère est exceptionnelle où elle incarne avec une fureur sourde et impérieuse ce personnage austère, monstrueux, à la fois bourreau et victime, prisonnière d’une éducation et d’une condition de soumission.[/pull_quote_right]

Une tyrannie mortifère qui va fomenter au sein du clan un sentiment de rébellion portant en germe des jalousies et des pulsions irrépressibles.

La cadette, Adela, habitée par une soif de vivre ne va pas hésiter à braver l’interdit en se jetant corps et âmes dans les bras du fiancé de l’une de ses sœurs, défiant l’autorité maternelle jusqu’au péril de sa vie.

Pièce de résistance donc, où à partir d’un huis-clos exclusivement féminin se condense toute l’oppression d’une époque phagocytée par des traditions et des croyances archaïques, que la maisonnée/prison symbolise comme une métaphore vivante, inscrite dans les esprits et dans les corps aux prises avec le besoin vital, instinctif, d’en découdre.

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La scénographie d’Andrew D. Edwards et son imposante paroi (façade forteresse) ajourée comme une dentelle, offre des instantanés très cinématographiques avec le passage derrière la grille dans un mouvement chorégraphique saisissant du cortège funéraire rentrant des obsèques où l’image suspendue des filles scrutant l’horizon.

Si la pièce a quelque peu vieilli avec son fatalisme réducteur et sa vision sociale schématique, la mise en scène de Lilo Baur aurait mérité une approche distanciée et un éclairage plus contemporain afin d’en confronter le contexte réactualisé à notre actualité.

Cécile Brune dans le rôle de la mère est exceptionnelle où elle incarne avec une fureur sourde et impérieuse ce personnage austère, monstrueux, à la fois bourreau et victime, prisonnière d’une éducation et d’une condition de soumission.

Résultats concours : Snow therapy, 1 code VOD gagné.

Disponible en avant-première et exclusivement sur iTunes dès le 28 mai.

Et à partir du 5 juin sur toutes les plateformes de VOD, en location et à l’achat

A l’occasion de la sortie du film Snow therapy en DVD, le 5 juin 2015, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

1 code VOD Snow therapy

 

Vous avez été très nombreux à participer alors que le concours a duré très peu de temps et n’offrait qu’un seul lot : 1254 joueurs !

Merci de votre grande fidélité !

C’est Sabine Lallez qui a eu la chance d’être tirée au sort !

Elle recevra son code très prochainement et d’avance nous remercions notre partenaire Agence DEJA.

Très bon film à tous !

Résultats concours : On voulait tout casser, 10 places de ciné gagnées !

Sortie le 3 juin 2015

Un film de Philippe Guillard avec Kad Merad,  Charles Berling,

Benoit Magimel, Vincent Moscato, Jean-François Cayrey.

 

A l’occasion de la sortie du film On voulait tout casser , Publik’Art, en collaboration avec Gaumont, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : On voulait tout casser

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 763 joueurs ! Un grand bravo à tous !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Audrey Pissard, Alain Boulanger, Elen Mahe, Vincent Simonin et Edith Pinsard.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon ciné à tous !

Les avant-premières à l’Opéra de Paris, 25 000 places à 10 euros pour les moins de 28 ans : à vos marques !

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L’Opéra national de Paris lance en septembre 2015 une opération inédite qui permettra aux moins de 28 ans d’assister à 13 spectacles avant leur première officielle. 25 000 places au tarif unique de 10 euros seront proposées à l’Opéra Bastille et au Palais Garnier durant la saison 2015/2016.

Pour Stéphane Lissner, Directeur de l’Opéra de Paris : « Je suis heureux de pouvoir programmer ces treize soirées qui permettront aux jeunes de moins de 28 ans d’assister en  exclusivité à des évènements parmi les plus attendus de la scène internationale. Ils pourront découvrir dans des conditions uniques des chanteurs dont Jonas Kaufmann, Bryn Terfel, Anna  Netrebko, Sonya Yoncheva, Olga Peretyatko, les Etoiles et Danseurs du Ballet de l’Opéra national de Paris, des mises en scène et chorégraphies d’artistes tels que Romeo Castellucci, Krzysztof  Warlikowski, Alvis Hermanis, Alex Ollé, Dmitri Tcherniakov, Claus Guth, Calixto Bieto, Benjamin Millepied, Anne Teresa de Keersmaeker, Alexei Ratmansky ou Justin Peck. Ce public de demain, nous devons l’aider à ouvrir les portes de l’Opéra national de Paris dès aujourd’hui ».

Cette opération n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien exceptionnel de la Fondation BNP Paribas qui devient ainsi le mécène de la politique d’ouverture de l’Opéra national de Paris  dédiée aux jeunes. « Par cette action de mécénat, la Fondation BNP Paribas encourage l’Opéra national de Paris dans sa politique volontariste en faveur de la démocratisation de la culture et prouve son  attachement à ce que les plus jeunes aient accès à l’excellence artistique », confie Michel Pébereau, Président de la Fondation BNP Paribas.

Partenaire depuis plus de 10 ans de l’Opéra national de Paris, la Fondation BNP Paribas accompagne la politique tarifaire incitative en faveur des jeunes. L’arrivée de Stéphane Lissner à  la tête de l’Opéra en septembre 2014 et sa volonté d’ouvrir les avant-premières à la jeunesse ont donné une nouvelle dynamique à ce partenariat. Forte de son engagement en faveur de la  démocratisation de l’accès à la culture, la Fondation a choisi d’accompagner cette initiative d’ouverture des avant-premières à hauteur de 200.000 euros pour la saison 2015/2016.

Cette année, la Fondation BNP Paribas a choisi d’offrir 800 places à un public jeune et passionné, mais n’ayant pas forcément les moyens financiers de se rendre à l’Opéra. 300  places seront ainsi mises à disposition des élèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, et plus spécifiquement à ceux du département « Disciplines  Chorégraphiques ». Les 500 places restantes seront offertes à des jeunes de 14 à 28 ans par le biais de jeux concours sur les réseaux sociaux.

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Dates des avant-premières
_ 20 danseurs pour le XXème siècle – Palais Garnier – le 22 septembre 2015
_ Robbins / Millepied / Balanchine – Palais Garnier – le 22 septembre 2015
_ Moses und Aron – Opéra Bastille – le 17 octobre 2015
_ Anne Teresa de Keersmaeker – Palais Garnier – le 21 octobre 2015
_ Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine – Palais Garnier – le 20 novembre 2015
_ Wheeldon / Mc Gregor / Bausch – Palais Garnier – le 1er décembre 2015
_ La Damnation de Faust – Opéra Bastille – le 5 décembre 2015
_ Il Trovatore – Opéra Bastille – le 28 janvier 2016
_ Iolanta / Casse-Noisette – Palais Garnier – le 7 mars 2016
_ Ratmansky / Balanchine / Robbins / Peck – Palais Garnier – le 22 mars 2016
_ Rigoletto – Opéra Bastille – le 9 avril 2016
_ Lear – Palais Garnier – le 20 mai 2016
_ Giselle – Palais Garnier – le 27 mai 2016

Modalités pratiques de réservation
L’ouverture des réservations pour les avant-premières se fera dès le 27 août (environ un mois jour pour jour avant la date de la soirée) à 11h30 par Internet, aux guichets et par  téléphone (calendrier détaillé disponible sur www.operadeparis.fr).
Une inscription sur le site de l’Opéra national de Paris est conseillée dès le mois de juin 2015. Les bénéficiaires de ces places devront être nés après le 1er janvier 1987 (l’âge minimum conseillé est 14 ans). Un contrôle strict des pièces d’identité sera effectué lors de l’entrée en  salle. Les billets seront nominatifs et non cessibles.

A propos de la Fondation BNP Paribas – 30 ans de mécénat  Placée sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation BNP Paribas est un acteur majeur du mécénat d’entreprise depuis trente ans. Elle contribue également au développement international du mécénat du Groupe BNP Paribas, partout où la Banque est présente. La Fondation BNP Paribas situe son action dans une démarche de mécénat pluridisciplinaire, en  faveur de projets innovants dédiés à la culture, à la solidarité et à l’environnement. Attentive à la qualité de son engagement auprès de ses partenaires, la Fondation BNP Paribas veille à  accompagner leurs projets dans la durée. Ecoute, soutien et confiance forment la signature de son implication. La saison 2014/2015 marque le trentième anniversaire de la Fondation BNP  Paribas. Depuis 1984, ce sont plus de 300 projets culturels, 40 programmes de recherche et un millier d’initiatives sociales et éducatives qui ont bénéficié de son soutien, en France et à travers le monde.
fondation@bnpparibas.com @FondationBNPP

J-1 ! Le fooding fête ses 15 ans !

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LE FOODING : LA REVANCHE DES FAUBOURGS 2015 ! 

Avis aux amateurs de victuailles et de bonne musique, cette année, le célèbre Foodstock sort sa plus belle parure pour vous faire vivre 3 jours exceptionnels. Car le fooding fête ses 15 ans, et plein de surprises sont organisées pour l’occasion ! 

Lazarus, tome 1 : un comics de Greg Rucka et Michael Lark (Glénat)

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Lazarus, tome 1

Lazarus, tome 1

Nouvelle série comics coup de poing réalisée par deux grands noms du milieu : le scénariste Greg Rucka (Whiteout, Queen & Country, Gotham Central, Batman, Superman) et le dessinateur Michael Lark (Daredevil, Terminal City, Catwoman, Gotham Central, Spider-Man), Lazarus va bientôt être adaptée à la télévision. Récit d’anticipation futuriste, Lazarus imagine une société régie par des grandes familles qui se partagent des territoires et s’affrontent très violemment. Leur arme de guerre favorite sont les Lazarus. Des êtres créés de toutes pièces, dont l’apparence humaine et les capacités physiques en font la parfaite arme de guerre. Forever est l’une d’elle.

Date de parution : le 15 avril 2015
Auteurs :  Greg Rucka (Scénario), Michael Lark (Dessin) et Santi Arcas (Couleurs)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (112 pages)

Résumé de l’éditeur:

Dans un futur proche et dystopique, les gouvernements ne sont plus que des concepts archaïques : le monde n’est plus divisé par zones géographiques mais par frontières financières. La richesse est synonyme de pouvoir, mais elle n’est l’apanage que d’une poignée de familles qui la conservent jalousement. Le reste de l’humanité peut bien aller au Diable… Dans chaque famille, une personne est élue pour subir un entrainement intensif, et obtenir le meilleur de ce que l’argent et la technologie peuvent offrir. Cette personne est à la fois la main qui frappe et le bouclier qui protège ; le représentant et le gardien de son clan, son… Lazarus ! Dans la famille Carlyle, le Lazarus est une femme, sexy et redoutable, baptisée Forever. Laissée pour morte dans un combat sans merci, Forever ne devra son salut qu’à ses insoupçonnables ressources. Mais est-elle prête à affronter la vérité ? Ceci est son histoire…
Combinant avec une efficacité folle action, ultra-violence et récit d’anticipation, Lazarus est l’une des séries du moment sur le marché US. Un succès tel qu’une adaptation en série TV confiée au producteur de The Amazing Spider-Man 1 & 2 vient d’être signée par la chaîne Legendary TV !

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Le point sur l’album :

C’est un premier tome très musclé que Lazarus propose de découvrir. Une guerre interne orchestrée à la manière d’un complot pour prendre le pouvoir est en train d’avoir lieu au sein de la famille Carlyle. Pour parvenir à leur fin, deux frère et soeur sont prêts à tout, même à manipuler la dangereuse Forever, qui vit dans l’illusion de partager le même sang qu’eux alors qu’elle n’est qu’un Lazarus. Une arme de destruction massive que rien de peut stopper dès lors qu’un ordre de mission est donné. Maniant habilement l’art du spectacle et de la mise en scène,  Greg Rucka offre un scénario explosif et ultra-violent. On en revient presqu’essoufflé.[pull_quote_left][L]’un des comics les plus violents et haletants de ces derniers mois.[/pull_quote_left]

De même, Michael Lark impressionne par son graphisme hyper-réaliste, aussi sombre qu’harmonieux. Il met en images un univers aride que le sang vient arroser en grande quantité. Un dessin très fluide qui offre une excellente dynamique au récit.

Très prometteur, Lazarus est sans doute l’un des comics les plus violents et haletants de ces derniers mois. Il va falloir des nerfs d’acier pour attendre la parution du tome deux !

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Face d’Ange, tome 1 : une BD de Koldo et Angel Unzueta (Glénat)

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Face d'Ange tome 1

Face d’Ange tome 1

Récit fantastique imaginé par le scénariste Koldo et mis en images par l’illustrateur de comics Angel UnzuetaFace d’Ange est un thriller en deux tomes où des esprits viennent hanter une petite fille qui a perdu sa mère, assassinée quelques heures plus tôt. Les deux auteurs avaient déjà réalisé ensemble Chasseurs de reliques.

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs :  Koldo (Scénario) et Angel Unzueta (Dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur:

Los Angeles, 1959. Paul Ares reçoit un appel de la police. Son ex-femme, Diane, a été retrouvée assassinée dans une chambre d’hôtel. Il doit à présent prendre en charge sa fille, Callie, qu’il n’a pas revue depuis des années. Vétéran de la guerre de Corée, Paul s’était noyé dans l’alcool, s’éloignant peu à peu de sa famille. Callie ne lui a jamais vraiment pardonné. Mais aujourd’hui, la petite fille n’a pas le choix : elle doit retourner vivre dans la ferme de son père. Alors qu’elle commence à renouer contact avec lui, elle perçoit des phénomènes étranges. Une nuit, elle entrevoit le fantôme de sa mère, qui cherche à lui révéler les circonstances de sa mort… Koldo signe un polar fantastique et émouvant, entre L.A. Confidential et le Sixième Sens, dont l’ambiance fin des années 1950 est parfaitement restituée par le graphisme stylisé et rétro d’Angel Unzueta.

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Le point sur l’album :

Débutant son scénario comme une intrigue policière, Koldo met en scène un vétéran de la guerre de Corée alcoolique appelé pour reconnaître le corps de son épouse dont il vivait séparé. Cette dernière a été retrouvée morte dans la chambre d’un hotel. L’occasion pour lui de se ressaisir et de récupérer la garde de sa fille. Seulement, une fois arrivée chez lui, cette Face d’Ange va être victime de visions. Elle va voir sa mère tentant de lui dire quelque chose, tandis que son père ne voit rien mais entend des voix… Un mystère qui introduit une intrigue plutôt intéressante et agréable à suivre.

Cela d’autant plus que le dessin de Angel Unzueta fait de cette atmosphère horrifique un beau prétexte pour montrer toute l’étendue de ses talents d’illustrateur de comics. Une identification forte, dont la ligne reste claire et la coloration infographiée fait le jeu d’effets de lumière omniprésents.

Face d’Ange propose un premier album envoutant avec des fantômes qui ont le sens de la mise en scène. Affaire à suivre…

Semianyki Express, au Théâtre du Rond Point

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Théâtre du Rond Point
Jusqu’au 5 juillet
Du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 15h
Pour réserver consultez le site du théâtre

Les Semianyki (« la famille ») sont de drôles de personnages embarqués dans une aventure qui semblait prometteuse : un voyage à bord du Semianyki Express, un train tout droit sorti du fin-fond de la Russie.

La promesse est belle : traverser les bords de la Volga et les montagnes enneigées de la Russie d’hier et d’aujourd’hui. Et c’est une troupe russe, issue du Teatr Licedei de Saint-Pétersbourg, qui vous accueille au cœur d’un vieux wagon aux couleurs ocres. La salle est pleine et c’est à guichets fermés que cette troupe tourne depuis quelques années.
De mots dans cette pièce, il n’y en a pas. Tout est mimes et bruitages, les personnages eux, ont le visage teinté de blanc à la manière des chanteurs israéliens les Voca People. Mais à la différence de ces derniers, les Semianyki ne sont ni des chanteurs accomplis ni des danseurs de compétition. Ce sont plutôt des clowns qui enchaînent des gags relevant du déjà-vu, qui font parfois sourire mais peuvent susciter chez certains un sentiment de frustration.

Crédit photo : Giovanni Cittadini Cesi
Crédit photo : Giovanni Cittadini Cesi

Dans une mise en scène aussi minutieuse, au gré de décors aussi poétiques et harmonieux, on aurait espéré un peu plus de poésie, de finesse dans les textes (NDLR : comprenons texte « induit » par certaines scènes :-), puisque c’est en partie du mime !) et les actions des personnages.  Si ces clowns joyeux suscitent les émerveillements et éveillent certains souvenirs d’enfance, ils sont parfois trop dans le « clownesque » pour être crédibles. Quel dommage de ne pas avoir ajouté à ce spectacle une touche de délicatesse et de performance artistique confirmée (une vraie danse, un vrai chant, n’aurait pas été de trop). A mi-chemin entre le spectacle de cirque, la comédie de boulevard et le théâtre de rue, Semianyki Express laisse un peu perplexe.  On y passe un agréable moment, au gré d’un voyage en train somme-toute sympathique, mais on en ressort sans vraiment avoir compris le pourquoi du comment. Il manque peut-être une touche de classicisme à la française dans cette peinture russe déjantée.

L’homme de l’année 1848, une BD de Jean-Pierre Pécau, Benoît Dellac et Morgann Tanco (Delcourt)

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L’homme de l’année 1848 – tome 9

Racontée par Jean-Pierre Pécau (L’Histoire secrète, Jour J, L’Homme de l’année, Paris Maléfices, Le Grand Jeu, Ligne de Front, Wonderball), et illustrée par Benoît Dellac (Missi Dominici, Les Princes d’Ambre, Marie Kingsley : la montagne des dieux), l’histoire de L’homme de l’année 1848 est celle du corsaire Jean Lafitte, qui aurait financé la publication du Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteurs : Jean-Pierre Pécau (scénario), Benoît Dellac (dessin) et Morgann Tanco (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

1848. L’Europe s’embrase à l’idée de la démocratie. À Londres, un jeune philosophe du nom de Karl Marx travaille à la rédaction du Manifeste du Parti communiste. Mais comment faire éditer l’ouvrage ? Un homme étrange se présente alors pour payer l’imprimeur. Il dit venir des Amériques, s’appeler Jean Lafitte et être un ancien capitaine corsaire.

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Le point sur l’album :

Partant d’une hypothèse rejetée par la plupart des historiens selon laquelle Jean Lafitte serait le mystérieux soutien financier qui a permis l’impression du Manifeste de Karl MarxPécau prend quelques libertés avec l’Histoire et nous raconte le destin de ce corsaire de renom. Un scénario ponctué de flasch-backs sur les épisodes clés de la vie de cet aventurier de BaratariaRamené régulièrement à l’année 1848, le lecteur suit le corsaire expérimenté en mission de sauvetage pour récupérer Karl Marx, menacé d’arrestation, et lui faire quitter le territoire français. Une aventure de plus dans la longue vie de ce pirate qui ne dit pas son nom. Un scénario assez agréable à lire, malgré un découpage parfois abrupte entre les époques narratives.

Avec son dessin « à l’ancienne », Benoît Dellac ajoute son cachet à l’entreprise de Jean Lafitte. On voyage à travers les époques grâce au trait convaincant de l’artiste, qui ne manque pas de panache. Sa couleur directe ajoute quant à elle une authenticité bienvenue.

En résumé, ce neuvième album de L’homme de l’année célèbre Jean Lafitte assez flatteusement, à la hauteur de sa légende. A lire.

14-18, tome 3 : une BD de Corbeyran et Etienne Le Roux (Delcourt)

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14-18, t.3 : Le Champ d’honneur (janvier 1915)

Dans 14-18, on suit une bande de huit hommes issus d’un même village de l’hexagone et mobilisés pendant la Grande Guerre. Des compagnons de vie qui se connaissent depuis toujours et se retrouvent à devoir faire face aux horreurs de la guerre. La série qui comptera 10 albums vient de paraître son troisième tome : Le Champ d’honneur (janvier 1915). Lire notre chronique du tome 2

Date de parution : le 13 mai 2015
Auteurs : Corbeyran (scénario), Etienne Le Roux  (dessin) et Jérôme Brizard (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (48 pages)
De la même série : Lire notre chronique du tome 2

Résumé de l’éditeur :

Janvier 1915. Tandis que les hommes creusent les tranchées, le commandement élabore un plan dans lequel une section doit servir d’appât aux Allemands, une mission-suicide qui incombe au caporal Armand de Bernanceaux et à ses hommes. Avant le départ, deux événements portant sur l’honneur de Maurice et celui de Denis vont mettre en péril la cohésion du groupe d’amis.

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Le point sur l’album :

Dans ce troisième album de 14-18, le récit du scénariste Corbeyran (Metronom’, Les Thanatonautes, Shadow Banking, Uchronie[s]) se durcit. La bande d’amis désormais dirigée par l’un des leurs, va être envoyée dans une mission à haut risque les obligeant à se mettre à découvert. La tension monte d’un cran et la guerre n’épargnera personne. On sent la peur traverser l’échine de ces hommes qui ne maitrisent pas leur destin. Sur la vie de camp, les secrets et les langues continuent de se délier et font eux aussi leurs victimes. Une mise en scène dosée avec équilibre alterne ainsi les niveaux d’intrigues, captant toute l’attention du lecteur. C’est bien joué.

Tout comme le dessin d’Etienne Le Roux (Le temple du passé, Le dernier voyage d’Alexandre de Humbolt)très agréable à admirer grâce à son sens du détail. On regrette néanmoins une coloration trop fade, qui manque de peps.

14-18 ne manque pas de séduire grace à un récit passionnant, servi par un dessin de qualité. Une série à suivre avec attention !

Maëster…et boules de gomme, une BD de Maëster (Glénat)

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Maëster... et boules de gomme

Maëster…et boules de gomme

Figure emblématique du magazine Fluide Glacial, Maëster (Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Meurtres fatals…) a dernièrement publié Maëster…et boules de gomme, un album qui réunit 12 histoires courtes publiées dans le célèbre magazine dans les années 80, où l’humour de l’auteur martyrise quelques grandes figures de notre enfance : Tintin, Blanche-Neige, Cendrillon… 

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs :  Maester (Scénario et Dessin)
Editions : Glénat
Prix : 19,50 € (104 pages)

Résumé de l’éditeur:

Dans une série de 12 histoires courtes déjantées, Maëster, en grand amateur de cinéma et de BD, démolit tour à tour Tintin, Blanche-Neige, le mythe du détective privé new-yorkais – affublé d’une houppette, lui aussi –, Cendrillon, les spots pub de lessive et bien plus encore ! Son trait expressif et virtuose – qui n’est pas sans rappeler son maître Gotlib – et sa loufoquerie font passer tous ces classiques de la culture populaire pour des dessins animés de Tex Avery shootés aux acides ; son talent de caricaturiste se permet même de faire intervenir des célébrités telles qu’Humphrey Bogart, Isabelle Adjani ou… lui-même ! Ces planches parues dans Fluide glacial au début des années 1980 laissaient déjà entrevoir chez le jeune Maëster un sens du gag et une maîtrise du verbe bien à lui qui définiront son œuvre pour les années à venir.
Redécouvrez les quelques histoires qui composent Maëster… et boules de gomme dans une nouvelle édition comprenant un cahier bonus de dessins inédits !

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Le point sur l’album :

C’est donc une réédition que s’offre Maëster…et boules de gomme, « enrichie en colorants et additifs divers pour les gourmands d’inédits » ainsi qu’un petit autocollant le signale sur la couverture. Un album qui a le mérite de partager la folie qui habitait déjà les débuts de Maëster, qui a fait ses preuves par son humour décalé, excessif voire simplement barré. Avec des petites histoires plutôt bien calibrées, l’auteur nous propose un petit tour au pays de merveilles… loin d’être innocentes.

Un moment de détente accompagné du dessin noir et blanc de l’artiste, dont le coup de crayon n’a pas son pareil.

Maëster…et boules de gommes est une BD à (re)découvrir. Un incontournable de la BD humoristique.

Apocalypse sur Carson City, tome 5 : une BD de Guillaume Griffon (Akileos)

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Apocalypse sur Carson City, tome 5

Apocalypse sur Carson City, tome 5

Ca saigne une fois de plus sur Carson City ! Une pluie de zombies s’abat sur la ville et nos protagonistes… Mais Guillaume Griffon (Billy Wild), auteur complet qui signe cette série culte, ne connaît pas la panne d’inspiration, loin de là. Il livre un nouvel album déluré, explosif et poilant comme jamais. Dans sa grande générosité, il prolonge d’ailleurs l’aventure en prévoyant un final reporté dans un sixième tome. Accrochez vos ceintures !

Date de parution : le 7 mai 2015
Auteur : Guillaume Griffon (scénario et dessin)
Prix : 16 € (112 pages)
Editions : Akileos 

Résumé :

Nevada. C est aujourd’hui Halloween et l’aube s’est levée sur Carson City. Speed, Beverley et le cuistot, qui sont toujours barricadés dans leur chambre d’hôpital et entourés de zombies, sont sur le point de tenter une sortie… aérienne, afin d’échapper à leur enfer. Vingt étages plus bas, le général Matthews et ses sbires vont prendre une décision radicale pour enrayer le fléau qui s’est abattu sur la ville. Quant aux frères Blackwood, ils sont à présent nez à nez avec le shérif Justice… Avant dernier tome de la série culte de Guillaume Griffon, « L’ Apocalypse selon Matthews » en arrive à un point de tension extrême, pour le pire et… le pire.

Le point sur l’album :

Furieux cocktail de ce qui se fait de plus barré dans le genre « film de zombies », Apocalypse sur  Carson City s’enflamme encore plus fort dans ce cinquième épisode, intitulé L’Apocalypse selon Matthews. Un titre prophétique bien trouvé, où nos grosses têtes toutes droit sorties de séries B – remasterisées pour les besoins du tournage – partent totalement en sucette. Un casting outrancier qui se voit amputé de quelques figures phares à grands coups de bazooka, mitraillettes et morsures déchiquetantes… Largement de quoi se délecter à la vue parodique de boyaux qui s’étalent sans pudeur et viennent nous cramer les neurones.

Outre le scénario, dont il faut reconnaître la richesse, on doit encore saluer le travail hors normes de Guillaume Griffon sur le dessin. Un style unique qui foisonne d’idées géniales. Son trait caricatural est d’une précision incroyable. Il dégage une énergie totalement incontrôlable et pourtant tout est parfaitement canalisé, mis en scène, calibré pour assurer le spectacle. Un show à l’américaine bien entendu.

En résumé, si vous cherchez à vous recueillir à travers une lecture spirituelle et raffinée, laissez-vous guider par Apocalypse sur Carson City ! Vous apprendrez ainsi qu’il y a aussi du bon dans d’autres genres de lecture !

Résultats concours : Bharati, 10 places de spectacle gagnées.

A l’occasion du spectacle Bharati, Il était une fois l’Inde, en, tournée dans toute la France, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places pour le spectacle Bharati, Il était une fois l’Inde, à  Bordeaux, le 4 juin .

 

Vous avez été très nombreux à participer. Un grand bravo à tous !

 

Les 5 heureux gagnants sont :

Vanessa Bibard, Angélique Roques, Caroline Louet, Jean Courtade et Martine Seghetto.

 

Notre partenaire vous contactera pour vous donner toutes les infos !

Très bon spectacle !

La Cité des Chiens, tome 1 : une BD de Yohan Radomski et Jakub Rebelka (Akileos)

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La Cité des Chiens, tome 1

La Cité des Chiens, tome 1

Conte fantastique médiéval, La Cité des Chiens est un diptyque réalisé par le scénariste Yohan Radomski (La Danse macabre) et l’illustrateur Jakub Rebelka. Ce premier album nous immerge dans un monde sombre et violent, où la jeune nièce d’un roi cruel et sanguinaire va chercher à s’allier à un peuple d’affranchis pour le faire assassiner.

Date de parution : le 7 mai 2015
Auteurs : Yohan Radomski (scénario) et Jakub Rebelka (dessin)
Prix : 15 € (64 pages)
Editions : Akileos 

Résumé de l’éditeur :

Blanka, nièce de Volas, cruel seigneur de la Cité des Chiens, fait appel à la Confrérie de l’Île des Morts pour que son oncle soit tué et qu’elle puisse vivre son amour avec son cousin Janko. La vengeance prendra un tour inattendu quand les Confrères s’apercevront que Volas et la mère de Blanka sont sous l’influence de l’Ombre, une sorcière noire qu’ils devront combattre.

La Cité des Chiens, tome 1

Le point sur l’album :

Dans ce monde médiéval peuplé de créatures aux pouvoirs obscures, Blanka a soif de vengeance. Son oncle est un tyran qui ne recule devant aucun crime. Un personnage à glacer le sang, merveilleusement mis en scène dans un torrent d’immondices qui fait couler une boue de globules rouges sur le récit de Yohan Radomski. Alternant avec subtilité les flash-backs avec le temps présent, l’auteur propose de découvrir l’histoire de cette famille royale depuis l’accession au pouvoir de ce dictateur qui fait depuis régner la peur. Le récit n’a pas de mal à captiver rapidement le lecteur grâce à la richesse de son univers fantastique, son rythme ciselé et son écriture fleuve.[pull_quote_right]Sensations fortes garanties.[/pull_quote_right]

On est également marqué par le dessin original de Jakub Rebelka, qui dégage beaucoup d’énergie. Son trait irrégulier et puissant installe une atmosphère souvent chargée, renforcée par un graphisme qui l’est tout autant. Les détails sont très nombreux, et la coloration plutôt sombre ne fait que renforcer cette impression. Un dessin très dense, qui fait la différence.

La Cité des Chiens signe un très bon premier album en introduisant un récit épique et violent. Sensations fortes garanties.

L’ombre des femmes, un film de Philippe Garrel

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L’ombre des femmes, un film de Philippe Garrel

L’ombre des femmes, un film de Philippe Garrel

 

Philippe Garrel centre son film L’ombre des femmes, sur la femme, bien entendu, mais plus précisément sur la relation homme-femme et le désir.

Le film est en noir et blanc et paraît comme décalé dans le temps ou intemporel. Difficile de savoir ce qu’a voulu nous dire le réalisateur.

Sortie le : 27 mai 2015

Durée : 1h13

Avec : Stanislas Merhar, Lena Paugam et Clotilde Courau

Synopsis :

Le film est présenté à Cannes 2015, en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs.

Pierre et Manon sont pauvres. Ils font des documentaires avec rien et ils vivent en faisant des petits boulots.
Pierre rencontre une jeune stagiaire, Elisabeth, et elle devient sa maîtresse. Mais Pierre ne veut pas quitter Manon pour Elisabeth, il veut garder les deux.

Un jour Elisabeth, la jeune maîtresse de Pierre, découvre que Manon, la femme de Pierre, a un amant. Et elle le dit à Pierre…
Pierre se retourne vers Manon parce que c’est elle qu’il aimait. Et comme il se sent trahi, il implore Manon et délaisse Elisabeth.
Manon, elle, rompt tout de suite avec son amant. On peut supposer que c’est parce qu’elle aime Pierre.

 

 

L’ombre des femmes, un film de Philippe Garrel

L’ombre des femmes, un film de Philippe Garrel

Le film repose sur trois acteurs essentiellement, Stanislas Merhar, Lena Paugam et surtout sur Clotilde Courau qui a un jeu très complexe où elle excelle vraiment.

Pierre et Manon sont très amoureux. Ils vivent pauvrement, à Paris mais ils ont un beau projet commun : la réalisation d’un film documentaire sur la Shoah. En attendant, ils font des petits boulots pour essayer de s’en sortir.

Le quotidien l’emporte assez vite. Sans raison, Pierre va tromper sa femme avec Elisabeth, une jeune femme qui tombe rapidement amoureuse de lui. Mais lui, veut garder sa femme dont il se dit éperdument amoureux, et sa maitresse.

Jusque là, rien que de très banal comme scénario. Puis, comme le dit le synopsis qui raconte vraiment tout le film, Pierre va apprendre que lui aussi est trompé…

Voilà qui va changer la donne. On a l’habitude de l’épouse trompée mais moins celui du mari trompé. L’objectif de Philippe Garrel était de souligner l’importance de la libido aussi bien chez la femme que chez l’homme. Une espèce d’égalité dont on ne parle jamais. Pourquoi la femme n’aurait-elle pas tout simplement envie d’une autre ? Comme une gourmandise bien sucrée…

Le problème est qu’on ne ressent pas cette fameuse libido, cette envie qui vous pousse à l’irréparable. Tout est un peu trop sinistre dans ce film, à l’image de Pierre et rien ne transpire le désir ! Est-ce du fait du noir et blanc ? Des endroits sinistres ? Ou de l’intemporalité du film ? Ou tout simplement parce qu’aujourd’hui on ne parle plus de cette façon-là de l’adultère. Et surtout on ne la vit plus comme ça… L’homme d’aujourd’hui ne ressemble nullement à ce Pierre, beau, amoureux, mais lâche et faible avec un gros problème de communication…

Un film qui sort de l’ordinaire dont les critiques sont en général excellentes et qui a été sélectionné à Cannes comme film d’ouverture à La Quinzaine des Réalisateurs 2015, mais qui ne nous a pas emballés.

L’année du crabe – Globules et raviolis : une BD d’Alice Baguet (Vraoum!)

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l'année du crabe

L’année du crabe – Globules et raviolis

« Le cancer n’est pas nécessairement triste et dramatique. Face à la maladie, l’humour est une réaction comme les autres, mais en plus drôle ». Alice Baguet a combattu le cancer à l’âge de 19 ans. Un cancer du sang qui a évidemment changé sa vie. Dans L’année du crabe – Globules et raviolis, elle nous parle de cette « expérience » avec humour en mettant en scène son nouvel ami de l’époque : Jean-Pierre, son fameux cancer.

Date de parution : le 20 mai 2015
Auteur : Alice Baguet (scénario et dessin)
Prix : 15 € (96 pages)
Editions : Vraoum! 

Résumé :

Sur une année, le quotidien d’une jeune fille de 19 ans et de son nouvel ami… un cancer. Comment il entre dans sa vie, comment il en sort, leur relation, leurs liens, son incidence sur la vie et la personnalité de la jeune fille. Et beaucoup de raviolis. Un témoignage autobiographique plein d’humour et d’optimisme sur une maladie dont l’auteur est sortie changée sans avoir eu l’impression de vivre un drame.

l'année du crabe

Le point sur l’album :

Dans son autobiographie, Alice Baguet opte pour un dialogue franc et sincère avec son cancer. Une rétrospective sur la maladie, de sa découverte sous la peau au diagnostic jusqu’à l’annonce de sa rémission. L’année du crabe – Globules et raviolis est comme un carnet de route. Une longue route aux virages foutrement difficiles à négocier. Mais ici, pas de dramaturgie, au contraire. Alice fait de l’auto-dérision et de l’humour sans gravité. Elle livre une vraie leçon de vie avec une énergie et un enthousiasme débordants.[pull_quote_left][U]ne vraie leçon de vie avec une énergie et un enthousiasme débordants.[/pull_quote_left]

On ne peut qu’admirer sa vision de la maladie, son honnêteté, son imaginaire décalé et son goût immodéré pour les raviolis, qui ont composé l’essentiel de ses repas – quand elle pouvait manger – lorsqu’elle était malade.  En couchant ses souvenirs sur papier, l’artiste réalise aussi un bel exercice narratif, en s’employant à utiliser dessin et texte avec créativité, équilibre et fluidité. C’est un vrai bonheur que de lire des planches si bien écrites.

Alice Baguet livre avec L’année du crabe – Globules et raviolis un récit qui fait du bien, que l’on soit ou pas atteint d’un cancer. Une vraie bouffée d’oxygène et d’humanité qui (re)donne le sourire. Une BD à lire !

Roi Ours, une BD de Mobidic (Delcourt)

Roi OursRoi Ours, une BD de Mobidic

Superbe fable imaginée par Mobidic, auteur complet qui signe sa première BD, Roi Ours est un album one shot captivant qui met en scène Xipil, une jeune indienne promise au Roi Ours après avoir été donnée en sacrifice par sa tribu. Une fresque audacieuse, où ombres et lumières jettent leur dévolu sur le destin de Xipil.

Date de parution : le 13 mai 2015
Auteur : Mobidic (scénario et dessin)
Prix : 18,95 € (112 pages)
Editions : Delcourt

Résumé de l’éditeur:

Xipil est une jeune fille de chef promise au sacrifice par son propre père au dieu Caïman. Mais Roi Ours ne voit pas les choses de la même manière, libère la jeune fille et l’emmène avec lui. En agissant ainsi, Roi Ours « vole » son offrande au reptile. C’est à lui que la vie de Xipil revient de droit. Trouver un arrangement sera difficile et Caïman compte bien en tirer le maximum de profit.

Le point sur l’album :

Faisant de Xipil une héroïne au destin ombragé, où vengeance et trahison viennent faire couler le sang, Roi Ours a tout d’un grand conte. Profondément humaniste, Roi Ours est avant tout une aventure sentimentale où une jeune fille se voit sauvée par un ours avant de devoir l’épouser… et peut-être l’aimer au-delà des différences. Mobidic explore avec une grande justesse les traits de l’humanité dans leur imperfection mais aussi dans leur capacité à aimer l’autre. Avec Roi Ours, l’auteur fait preuve d’un grand talent de narratrice.

Elle parvient également à toucher par la force tranquille de son dessin. Son trait appuyé et poétique donne vie à des créatures célestes dans leur plus simple appareil. Un savant effet visuel bercé de simplicité et d’équilibre.

C’est donc conquis par ce Roi Ours que l’on referme l’album. Une histoire digne des plus grands classiques de la littérature. A lire d’urgence !

Sherlock Holmes Society, tome 1 : une BD de Sylvain Cordurié et Stéphane Bervas (Soleil)

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Sherlock Holmes Society, tome 1 : L'Affaire Keelodge

Sherlock Holmes Society, t. 1 : L’Affaire Keelodge

Nouvelle série du célèbre détective Sherlock Holmes écrite par Sylvain Cordurié (pour la collection 1800 des éditions Soleil), Sherlock Holmes Society est une tétralogie, dont chaque volume est confié à un dessinateur différent. Ce premier tome, L’Affaire Keelodge, est mis en images par l’illustrateur Stéphane Bervas (2021). Une enquête qui mène Sherlock Holmes dans un village en proie à une épidémie qui a transformé ses habitants en zombies dangereux.

Date de parution : le 6 mai 2015
Auteurs : Sylvain Cordurié (scénario), Stéphane Bervas (dessin) et Jean Bastide (couleurs)
Prix : 14,95 € (56 pages)
Editions : Soleil 

Résumé de l’éditeur:

De 1891 à 1894, Sherlock Holmes s’est fait passer pour mort.
Peu de personnes savaient qu’il avait survécu à son affrontement avec James Moriarty aux chutes de Reichenbach. Pas même le docteur Watson.
Puis, après bien des épreuves, Holmes a mis fin à cette duperie et repris son activité de détective-conseil. Il travaille aux côtés de Scotland Yard pour arrêter un copycat de Jack l’Éventreur quand son frère Mycroft vient solliciter son aide. Keelodge, un village enclavé entre la mer et la côte a été isolé. Personne ne peut en sortir. Mycroft explique que les gens du village sont tous devenus fous, sanguinaires et cannibales. Il a besoin de lui sur le terrain car ce drame découle vraisemblablement d’un acte criminel.
Commence alors l’enquête la plus sombre que Sherlock Holmes ait connu.

Sherlock Holmes Society, tome 1 : L'Affaire Keelodge

Le point sur l’album :

Mettant en scène un Sherlock Holmes froid et cynique, ce premier album de Sherlock Holmes Society nous plonge dans une enquête très sombre et originale, au milieu d’un village de zombies. Recruté par son frère Mycroft, le détective va devoir donner de sa personne pou tenter de percer le mystère. Son escorte va d’ailleurs en payer le prix fort… Un scénario haletant qui surprend en mélangeant les genres avec ingéniosité. Le résultat est là : un récit franchement convaincant.

Le dessin de Stéphane Bervas est quant à lui aussi aussi subtile qu’efficace. Son trait raffiné et naturel apporte beaucoup de fluidité et de crédibilité au récit. Les personnages respire le vrai et l’authentique. Une atmosphère qui séduit.

Sherlock Holmes Society est une série très enthousiasmante, qui ose et va au bout de ses idées dans ce premier album. On ne peut qu’aimer.

The Haunt Of Fear, volume 1 : le comics horrifique de référence (Akileos)

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The Haunt Of Fear tome 1

The Haunt Of Fear tome 1

Comics des années 50 faisant partie intégrante de la trilogie formée avec Tales from the Crypt et The Vault of HorrorThe Haunt Of Fear est réédité dans une première anthologie regroupant les sept premiers volumes parus chez EC Comics.

Date de parution : le 21 mai 2015
Auteurs : Jack Davis, Jack Kamen, Harvey Kurtzmann, Mick Harrison, Graham Ingels, Johnny Craig, Wally Wood…
Prix : 27 € (204 pages)
Editions : Akileos 

Résumé de l’éditeur:

The Haunt of Fear était une série d’anthologie d’horreur bi-mensuelle publiée par EC Comics en 1950. Avec Tales from the Crypt et The Vault of Horror (à paraître), il formait un trio d’anthologies d’horreur très populaires populaires.The Haunt of Fear était une série d’anthologie d’horreur bi-mensuelle publiée par EC Comics en 1950. Avec Tales from the Crypt et The Vault of Horror (à paraître), il formait un trio d’anthologies d’horreur très populaires.

Le point sur l’album :

Composé de petites histoires horrifiques délicieusement croustillantes, The Haunt Of Fear nous transporte plus de soixante ans en arrière en compagnie d’auteurs de renom : Jack Davis, Jack Kamen, Harvey Kurtzmann, Mick Harrison, Graham Ingels, Johnny Craig, Wally Wood… Des récits de genre peuplés de sombres créatures assoiffées de sang, pierre angulaire à des intrigues bien ficelées qui n’ont pas grand chose à envier à nos contemporains. The Haunt of Fear est en effet plutôt moderne pour une oeuvre des années 50 !

Surtout dans les dessins en noir et blanc des auteurs, qui font preuve d’un dynamise assez surprenant. On peut dire qu’ils savaient s’y prendre, avec un trait souvent incisif et détaillé.

Livré dans une très belle édition, ce premier volume de The Haunt Of Fear est un peu comme le premier tour d’un train fantôme : on découvre tout en s’amusant. Du fun pour un classique de la BD.

Liliom de Ferenc Molnar, mise en scène par Jean Bellorini, à Paris

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photo © Pierre Dolzani

Odéon-Théâtre de l’Europe du 28 mai au 28 juin 2015
Aux Ateliers Berthier – durée 2h

De « Liliom », Ferenc Molnar (1878-1952) indiquait : « c’est une histoire de banlieue de Budapest aussi naïve et primitive que celles qu’ont coutume de raconter les vieilles femmes de Josefstadt ».

[pull_quote_center] Jean Bellorini, à l’abri d’un regard onirique et sensible, réussit une mise en scène enivrante et foisonnante à la fois terrienne et décalée qui colle parfaitement à l’univers paradoxal des protagonistes.[/pull_quote_center]

Des hommes et des femmes entravés socialement et culturellement qui sont à la lisière de la ville, là où les valeurs et les lois n’ont plus cours, là où les institutions n’éduquent et ne protègent plus.

Là pourtant où, si aucune réalisation personnelle n’est tangible, le rêve d’un ailleurs est encore possible.

Un monde en marge et à l’écart donc où la modernité du propos de la pièce n’en est que plus saisissante mais dont l’intrigue ne se réduit pas à son contexte social mais à une exploration des ressorts de cette matière humaine brute, qui dans une communion éphémère, défie à la vie à la mort une existence empêchée.

Et Jean Bellorini, jeune directeur du Théâtre Gérard-Philipe, à l’abri d’un regard onirique et sensible, réussit une mise en scène captivante et foisonnante à la fois terrienne et décalée qui colle parfaitement à l’univers paradoxal des protagonistes.

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Liliom, le bonimenteur de fête foraine, est une petite frappe, un frimeur, un charmeur. L’air de ne pas y toucher, il a emballé Julie sur le manège de Madame Muscat, à la gouaille de tenancière de bordel, qui ne l’a pas vu d’un bon œil et l’a donc congédié. Julie, elle, est tombée raide dingue de ce futur chômeur. Avant qu’elle ne soit enceinte et que Liliom ne décide de participer à un casse afin de les mettre à l’abri du besoin. Mais les choses tournent mal car sur le point d’être arrêté et afin d’échapper à la justice, il se suicide.

[pull_quote_right]La scénographie, articulée pour recevoir plusieurs registres du drame au burlesque en passant par l’intime et l’irréel, matérialise avec inventivité et fluidité l’univers singulier et transgressif de la fête foraine. Tandis que la traduction du texte aux accents triviaux mais sur un ton toujours distancié et un chœur musical teinté de mélancolie rendent compte d’une urgence de vivre.[/pull_quote_right]

La pièce bascule alors… dans l’au-delà : un ciel aux airs de commissariat où les anges sont des détectives. Liliom pourra redescendre un jour sur terre pour faire « quelque chose de beau ». Mais aura-t-il les moyens de ce rachat ?.

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photo© Pascal Victor

Et dans ce lieu de foire reconstitué par le metteur en scène qui installe grandeur nature sur le plateau une manège d’auto-tamponneuses s’entrechoquant pour de vrai ainsi qu’une grande roue étoilée, les rêves tournent en rond et le destin se confisque parce que d’emblée limités à une misère intellectuelle, émotionnelle et matérielle.

Pourtant chez ces anti-héros le besoin de ressentir est brûlant mais déconnectés de leurs émotions et de leurs sentiments qu’ils ne peuvent pas formuler, ils en sont réduits à une expression rude et instinctive.

La scénographie, articulée pour recevoir plusieurs registres du drame au burlesque en passant par l’intime et l’irréel, matérialise avec inventivité et fluidité l’univers singulier et transgressif de la fête foraine. Tandis que la traduction du texte aux accents triviaux mais sur un ton toujours distancié et un chœur musical teinté de mélancolie rendent compte d’une urgence de vivre.

Julien Bouanich est un Liliom attachant, à la présence solaire et vibrante tandis que Julie (Clara Mayer) est une femme amoureuse mutine et captive. Quant à Delphine Cottu qui interprète Mme Muscat la responsable du manège, elle est mordante dans un jeu à la fois goguenard et maîtrisé.

Un conte d’aujourd’hui qui nous entraîne dans les méandres d’une destinée espérée mais empêchée.


Les Faux British, une pièce délirante au théâtre Tristan Bernard

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Théâtre Tristan Bernard
du mardi au samedi à 21h et matinée le samedi à 18h
01.45.22.08.40
http://www.femmesabarbe.com/les-faux-british

Après avoir triomphé en Angleterre, les Faux British, adaptation de la pièce britannique « The play that goes wrong », débarque en France dans la charmante salle du Théâtre Tristan Bernard.  

Ils sont sept amateurs de théâtre, amoureux de l’humour britannique et de la scène, mais tous (ou presque) sont de piètres acteurs accompagnés d’une équipe technique de bras cassés qui vont faire passer aux spectateurs un moment qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Scénario : ces sept pseudo-comédiens décident de mettre en scène un roman de Conan Doyle, lequel décrit une scène de meurtre dans un sombre manoir anglais. Pour leur première représentation, ils ne sont pas au bout de leurs peines. La pièce n’a pas encore commencé que le désastre est déjà en route. Un caméraman, discrètement installé côté « jardin » de la salle, se fait incendier par le metteur en scène. On met quelque temps à comprendre que l’esclandre fait partie du décor (NDLR : on s’est vraiment pris au jeu).

Crédit photo : Emilie Brouchon
Crédit photo : Emilie Brouchon

[quote_box_right]« Les Faux British, c’est comme si Les Branquignols avaient joué dans une enquête de l’Inspecteur Maigret ou si les Monty Python décidaient de monter une pièce d’Agatha Christie »[/quote_box_right] Dans cette pièce, inutile de se rattacher à l’histoire, vous n’allez certainement pas en comprendre un seul mot et ce n’est pas l’important. Les catastrophes s’enchaînent, certains oublient leurs répliques, d’autres font tomber des parties du décor, les derniers se hasardent à prendre des grands airs pour jouer la bourgeoisie anglaise du XIXème siècle. Le langage est soutenu, à l’anglaise, mais exagéré, les mimiques sont caricaturées, les acteurs sont volontairement nuls, et les rires de la salle éclatent naturellement comme devant un bon film. Il n’y a guère que l’inspecteur Carter (Michel Berthier) pour relever le niveau de cette pièce faussement médiocre : désabusé par le comportement et le manque de professionnalisme de ses camarades comédiens, il va jusqu’à réciter leur propre texte à leur place pour tenter de réparer le désastre.

Cette comédie burlesque et séduisante a tout d’un OVNI théâtral : on rit de ce comique de situation absolument improbable, et on compatie avec ses pauvres acteurs qui se croient sous le feu des projecteurs. De temps à autre, les gags sont quelque peu répétitifs. Côté décor, la prouesse technique est assez impressionnante : le décor part en lambeau au gré de l’épopée désastreuse. Qu’à cela ne tienne, on passe un bon (voire très bon) moment hors du temps, surréaliste.

Avec Gwen Aduh, Aurélie de Cazanove, Henri, Costa, Nikko Dogz, Jean-Marie Lecoq, Yann de Monterno, Miren Pradier

Adaptation française : Gwen Aduh et Miren Pradier

Mise en scène : Gwen Aduh

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