Nous trois ou rien, un film de Kheiron
Depuis tout petit Kheiron veut être acteur. Et un jour, il a l’idée de faire un film sur l’histoire de ses parents et il l’intitule tout simplement : Nous trois ou rien. Kheiron va en être à la fois le réalisateur et l’acteur. Il va jouer le rôle de son propre père, iranien, Hibat, qui a passé 7 ans et demi en prison. Kheiron ne veut pas faire un film politique mais pour comprendre la vie de ses parents, il a fallu qu’il situe un peu son pays, l’Iran. La première moitié du film se passe en Iran. Et on découvre la vie de Hibat, opposant au régime du Shah d’Iran.
Les images sont terribles mais révèlent les atrocités que beaucoup d’iraniens ont vécu en prison. A la mort du Shah, chacun pense qu’ils sont sauvés, mais très vite le régime de Khomeiny est encore pire ! Alors Hibat, interprété par Kheiron lui-même, décide de fuir son pays, avec sa jeune femme qui vient d’accoucher. Ils partiront à trois, avec le bébé, qui n’est autre que Kheiron, traverseront des paysages sublimes, sous la neige et le froid, et arriveront en Turquie, puis en France où ils s’installent en banlieue.
Ce film arrive au bon moment en France. Il nous permet de ne pas faire d’amalgames sur les migrants.
Ils sont exilés politiques et s’installent en banlieue parisienne à Stains. Hibat repasse son examen d’avocat et sa femme, la ravissante Leïla Bekhti, est infirmière. Lui va s’occuper du centre social de Stains, non sans difficultés. Et après quelques épreuves avec les jeunes du quartier, il arrive à créer une ambiance solidaire entre les habitants du quartier et à aider certains jeunes à s’en sortir. En réalité c’est dans ce centre social que Kheiron a suivi des cours de théâtre et a commencé sa carrière ! Quant à ses parents ils s’aiment d’un amour inconditionnel et ont consacré leur vie aux autres. Fereshteh a aidé les femmes de son quartier en leur donnant, par exemple, des cours de biologie. Cela peut paraître presque trop idéal, trop parfait. Mais telle est la réalité. Et cela fait du bien de voir qu’une intégration peut être aussi réussie. Et en plus justement récompensée car le père de Kheiron a reçu la légion d’honneur !
Bien sûr, c’est un film qui traite de sujets graves et douloureux. Mais le scénario est absolument exceptionnel, maniant l’humour avec intelligence pour supporter des situations inhumaines. La force de ce jeune couple est de croire en la vie, en leur amour, et de ne jamais se prendre au sérieux. Le rire est leur force ! Et pour nous, c’est une merveille !
Ce film arrive au bon moment en France. Il nous permet de ne pas faire d’amalgames sur les migrants. Il est bon de mettre à l’honneur des personnes qui ont tout donné pour les autres. L’homme est foncièrement bon. Kheiron a réalisé son premier film avec beaucoup d’élégance, de délicatesse et d’humour. Il rend un très bel hommage à ses parents !
Un film à ne pas louper ! Notre coup de cœur !
D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.
Sortie : le 4 novembre 2015
Durée : 1h42
Réalisateur : Kheiron
Avec : Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon
Genre : Comédie dramatique

Après










Le prochain film de Scott Cooper, à qui l’on doit notamment Les Brasiers de la colère, racontera la vie de l’assassin et gangster Whitey Bulger, parrain de la mafia irlandaise qui a collaboré avec le FBI. Inspiré du livre Black Mass écrit par Dick Lehr et Gerard O’Neill, Strictly Criminal nous offrira un Johnny Depp transformé pour l’occasion, comme l’acteur en a désormais l’habitude (à l’instar du Pirate des Caraïbes ou, référence plus ancienne mais non moins culte, de Las Vegas parano). Ce dernier a longuement observé le personnage qu’il campe en visionnant des heures de vidéosurveillance pour mieux percer les mystères de cet homme ultra-violent et imprévisible. La bande annonce présage un film audacieux. Elle donne en tout cas envie.






Extrait du dernier album de Caravan Palace, 


