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Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, texte de Jean-Luc Lagarce, mise en scène par François Thomas, à Paris

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Théâtre Les Déchargeurs du 20 janvier au 28 février 2015 à 21h15

Les « règles du savoir-vivre dans la société moderne » est une pièce de Jean-Luc Lagarce l’un des auteurs français les plus importants de la fin du 20e siècle, et l’un des plus joués en France.

Il s’agit d’un monologue qui s’appuie sur la réécriture d’un manuel de bonnes conduites de la Baronne Staffe, née Blanche Soyer, paru en 1889, dont le propos consiste à édicter pour chacun des grands moments de l’existence (naissance, fiançailles, mariage, veuvage) la conduite à tenir et que Lagarce d’un regard corrosif, taille au scalpel pour mieux en faire ressortir toute la parodie sous-jacente.

Ses mots donnent toute son ampleur à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empruntes de gravité. C’est là la périlleuse et grande affaire que de pourvoir y survivre

Sur la scène, la baronne – ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre – prend les traits de Martin Juvanon du Vachat où d’emblée la transgression du genre participe sournoisement à la charge caustique contre les conventions sociales et leurs fausses apparences.

La Dame nous instruit des codes à suivre pour ne pas « se laisser déborder par les futilités accessoires que sont les sentiments et pour gérer la vie comme une longue suite de choses à régler ».

Sur un ton affecté aux airs de patronnesse, la conférencière – sourire aux lèvres mais faussement éternel masquant en fait une implacable solitude – porte à son paroxysme le parcours désopilant de la jeune fiancée jusqu’au mariage puis au veuvage que les règles de la bienséance doivent régenter et accompagner, le tout délesté de tout ressenti intime et émotionnel.

A travers cette adresse anachronique, l’auteur nous renvoie – dans une langue mélodieuse et une syntaxe dense – le portrait d’une société bourgeoise sclérosée. Derrière la forme caricaturale d’un guide de convenances prétexte pour Lagarce à une critique sociale, il pointe avec une ironie mordante la famille, l’amour, la mort, la solitude et les valeurs d’une société torpillée par les faux-semblants que l’on se doit toujours de sauvegarder.

Le comédien à la diction prenante dans une mise en scène épurée de François Thomas  et en interaction avec le public, déploie un jeu subtil où ses attitudes et ses silences amplifient à dessein les moments tragico-comiques.

Cette pièce donne aussi à entendre le ton singulier de Jean-Luc Lagarce fait de sonorités, de variations et de reprises.

Son rythme donne toute son ampleur à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empruntes de gravité.

Car c’est là la périlleuse et grande affaire que de pourvoir y survivre…

Walking Dead, tome 22 : un comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard (Delcourt)

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Walking Dead, tome 22

Après la déchéance de Negan, les pérégrinations de Rick et de ses amis prennent d’autres perspectives dans ce vingt-deuxième tome de Walking Dead, série cultissime du scénariste Robert Kirkman (Invicible, Le Maître Voleur, Battle Pope) et du dessinateur Charlie Adlard (White Death, Judge Dredd, Savage, Armitage). Ce dernier reçoit pour la première fois le renfort de Stefano Gaudiano pour l’encrage.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Robert Kirkman (scénario) et Charlie Adlard (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (82 pages)

Résumé de l’éditeur :

La Colline, Alexandria Quelque temps après la Guerre totale. Une autre vie commence pour les survivants de la terrible bataille qui a opposé Negan, Rick et Ézéchiel. La menace directe de Negan écartée, chacun espère retrouver une existence à peu près normale. Mais cest sans compter sur les zombies, les vivres quil faut trouver et, surtout, Robert Kirkman et son sens du drama. Cest une autre vie qui commence..

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Le point sur l’album :

Au risque de manquer totalement d’originalité, force est de reconnaître que nous sommes de grands fans de la série (surtout comics). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous vous en parlons (nous l’avions fait à l’occasion de deux chroniques, disparues dans les méandres du net après un malheureux piratage du site il y a quelques temps déjà).

Après un tome 21 littéralement explosif, concluant la fin d’un cycle, les choses se sont calmées et le temps a passé. Rick s’est fait pousser la barbichette et s’est tondu les cheveux. Il peut désormais compter sur une communauté très organisée, et une prothèse pour sa main (mais il boite encore sévèrement). Recentré sur la menace des zombies, le récit tourne doucement la page Negan, bien que ce dernier ne soit pas loin, enfermé dans une prison. Bref, C’est une autre vie qui commence. Et c’est toujours avec la même excitation que l’on tourne frénétiquement page après page. Une narration très propre, des personnages qui évoluent à toute vitesse et le danger qui guette toujours. Une petite surprise attend d’ailleurs le lecteur quant à l’évolution des zombies (heureusement, le scénariste évite tout écueil à ce sujet).

Le dessin de Charlie Adlard s’est quant à lui bonifié avec le temps. L’encrage de Stefano Gaudiano participe à la netteté du trait, qui dégage encore plus d’énergie et de nervosité, propices à la tension qui règne en filigrane, surtout dans des épisodes relativement calmes comme celui-ci.

Si, au final, ce tome 22 de Walking Dead semble reparti pour un cycle similaire aux précédents, l’évolution des personnages, au coeur du récit, promet un renouvellement toujours plus abouti. On attend la suite avec impatience !

Cases blanches, une BD de Sylvain Runberg et Olivier Martin (Grand Angle)

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Cases blanches, de S. Runberg et O. Martin

Ecrit par le scénariste Sylvain Runberg (Orbital, L’Ombre des Shinobis, Konungar) et dessiné par Olivier Martin (Lloyd Singer, Les Carrés), Cases blanches raconte l’histoire d’un dessinateur de BD en panne d’inspiration face à la pression du succès. L’artiste doit livrer les premières planches du second tome de sa dernière série. Dans Cases Blanches, le duo RunbergMartin, qui avait déjà élaboré Face cachée, nous livre un récit passionnant dans les coulisses du monde du neuvième art.

Date de parution : le 7 janvier 2015
Auteur : Sylvain Runberg (scénario) et Olivier Martin (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 16,90 € (82 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Une plongée dans les coulisses du monde de la bande dessinée. Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d’inspiration depuis plusieurs années après l’énorme succès qu’a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l’album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d’imaginer arrêter la carrière de dessinateur.
De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la presse et l’incontournable festival de Saint-Malo, Vincent s’engage dans la quête de l’inspiration retrouvée dans un récit didactique et haletant au coeur de la création et des coulisses de l’édition BD.

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Le point sur l’album :

Sylvain Runberg propose un récit où références et personnages réels viennent se mêler à la fiction (de nombreux auteurs apparaissent, comme Jean-David Morvan, pour ne citer que lui). C’est donc en ayant l’impression de se trouver au milieu de la famille BD que l’on se plonge bien volontiers dans cette histoire.

Le personnage principal est un dessinateur qui vit mal le succès de la série sur laquelle il a été invité à travailler. A l’époque, il était dans le besoin, en instance de divorce. C’est ce qui l’avait motivé à réaliser le premier tome. Et c’est alors que le succès lui est tombé sur le coin de la figure. A l’heure de réaliser le second album, tout se bloque. L’illustrateur s’empêtre dans un quotidien dont il n’arrive pas à sortir, comme grippé face à l’épreuve de la case blanche.

 Mais il devra faire face malgré lui. On va le suivre dans toute la chaîne éditoriale. De la maison d’édition, à la librairie (Runberg a été libraire lui aussi), en passant par les séances de dédicaces et de signature d’ex-libris, par les vernissages d’exposition de planches originales (à la célèbre galerie Daniel Maghen), tout en évoquant les ramifications du monde du jeu vidéo avec celui du neuvième art… Rien ne semble oublié. Runberg nous raconte sa perception d’un monde qu’il connaît bien. La façon dont les auteurs interagissent entre eux, comme avec les éditeurs ou les libraires. Un petit milieu où tout le monde se connaît et tout se sait très vite. On y découvre également les contraintes matérielles qui découlent de l’activité.

Mais le scénariste n’oublie pas de nous raconter une histoire. Celle de la panne d’inspiration. Comme le récit intimiste d’un dessinateur qui traverse une crise difficile. Et le dénouement ne sera pas forcément celui attendu. Avec des personnages profonds et attachants, Runberg réalise un travail d’écriture méticuleux et brillant. Un regard par le petit trou de ce monde de bulles.

Le dessin sépia d’Olivier Martin est quant à lui aussi sobre qu’efficace. Un trait brut, fin et de caractère. Un réalisme d’une belle maîtrise, y compris avec les personnages réels plutôt ressemblants. L’illustrateur donne une belle âme à Cases blanches.

En résumé, Cases blanches est une BD que tout ceux qui aiment les bulles et les jolis dessins devraient lire. Les autres aussi, évidemment. Ne passez pas à côté !

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 23 janvier : Sanctuaire et Jusqu’au dernier : La destruction des Juifs d’Europe.

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Sanctuaire

Olivier Masset-Depasse est là pour présenter son film, Sanctuaire, avec ses acteurs et tous les acteurs basques qui interviennent dans ce film.

Une très belle équipe !

Le réalisateur parle de fiction : « C’est une fiction du réel, mais c’est une fiction », « le Sanctuaire au cœur du sanctuaire ! » puisque visionné à Biarritz !

Synopsis :

Entre 1983 et 1986, le Pays basque français et Bayonne sont le théâtre d’une série d’attentats perpétrés par le GAL ciblant les membres avérés ou présumés d’ETA. Derrière ces règlements de comptes organisés par des policiers espagnols avec des complicités françaises, se joue la fin du « sanctuaire » d’ETA en France. Deux adversaires vont apprendre à se connaître et se respecter, malgré les différences : le chef de l’appareil militaire d’ETA, Domingo Iturbe Abasolo dit « Txomin » et un jeune conseiller élyséen.

Le synopsis explique parfaitement ce qu’il se passe dans le film. Le réalisateur, du fait d’être belge, pense qu’il a pu prendre du recul par rapport aux faits violents relatés dans ce film. Faits qui ont réellement eu lieu, mais pas forcément dans les mêmes circonstances. Le but d’Olivier Masset-Depasse est que le spectateur dise en voyant son film : C’est pas vraiment ça, mais c’est assez juste, le ton est juste.

Le scénariste, Xabi Molia, travaille sur ce film depuis 2010, avec toute une équipe. Ils ont pris le temps de rencontrer beaucoup de personnes, aussi bien du côté de la police, des juges, de l’ETA que du gouvernement. Il a fallu attendre que la confiance s’installe pour capter leur témoignage.

On voit bien à travers ce film que la situation de l’ETA est très complexe.

Pour répondre à une jeune spectatrice trouvant que le film humanisait beaucoup trop Txomin, de l’ETA, le réalisateur parle de l’honneur du démocrate : « on ne pardonne pas, on n’excuse pas, on essaie de voir plus loin ».

Très étonnant que le public présent n’ait pas osé se manifester davantage. Sujet sans doute beaucoup trop sensible au pays Basque…

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Jusqu’au dernier…

Une séance spéciale eut lieu vendredi en fin d’après-midi, au Casino de Biarritz, pour y diffuser un documentaire exceptionnel sur la destruction des juifs d’Europe : Jusqu’au dernier.

Il s’agit d’une série documentaire réalisée par William Karel et Blanche Finger, présentée par le Président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, ainsi que Blanche Finger.

Cette série documentaire de 8 épisodes sera programmée sur France 2 le 26 et 27 janvier 2015 pour le 70ème anniversaire de la libération des camps de concentration.

Si ce documentaire a été réalisé c’est par conviction, par vocation, par envie, par besoin de faire réfléchir les spectateurs. Le but est de faire connaître l’Histoire, à tous, dit le Président de France Télévisions. Et que personne ne dise : on la connaît par cœur cette histoire.

Il a fallu 4 ans de travail, très éprouvant, pour réunir autant de preuves, d’archives, de photos, de témoignages, et la rencontre de très nombreux historiens du monde entier.

Le but des réalisateurs est que cette histoire ne se banalise jamais. C’est une histoire pour tous. Une histoire contre la Shoah, inlassablement.

Si le titre, Jusqu’au dernier évoque parfaitement la tâche des nazis, le sous-titre, La destruction des juifs d’Europe, nous percutera de plein fouet.

Nous avons vu le 1er épisode, Hitler en 1933, avec la montée évidente du nazisme, et la fuite des juifs en Israël. Les pessimistes sont partis, les optimistes sont restés.

Puis nous avons vu le 6ème épisode, avec l’horreur des camps de concentration, vus de l’intérieur. Des photos d’archives, prises par les nazis. Des photos qui font mal. Très mal. L’insoutenable est montré à l’écran, dans toute son horreur. Des images qui peuvent choquer, dira sans doute la TV. Des images qui choquent, volontairement pour ne jamais oublier que ça a existé. Dans l’indifférence générale de tous. Même à la fin de la guerre, le quelque millier de survivants des camps n’a pas eu droit aux honneurs car ce n’était pas des héros, juste des juifs… Si les allemands sont les grands coupables, le film montre aussi, qu’aucun pays n’a rien fait pour limiter ce génocide.

Aujourd’hui, voir ces atrocités, remettre en une l’Histoire des juifs, est capital, vu les attentats terribles que les juifs ont subi, en France.

Plus jamais ça, pourrait être la suite du titre : Jusqu’au dernier…

On se donne RV sur France 2 le 26 et 27 janvier 2015 pour voir intégralement ce documentaire exceptionnel.

Résultats : Foxcatcher, 10 places de ciné gagnées.

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A l’occasion de la sortie du film Foxcatcher, Publik’Art, en collaboration avec Mars Films, vous a  offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Foxcatcher

 

Même sans Casino, les jeux sont faits sur Publik’Art ! Vous avez été 3364 joueurs ! Bravo à tous d’avoir tenté votre chance et même si vous n’avez pas eu de chance au jeu, retentez votre chance ! Et pourquoi pas au Casino, pour de vrai ! On ne sait jamais…

En attendant voilà les 5 gagnants :

Elen Mahe, Audrey Perret, Michel Leger, Sylvain Dupouy et Frédéric Wittner.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement ! Et nous les en remercions vivement !

Très bon film à tous !

 

 

Alex Lutz d’Alex Lutz, mise en scène de Tom Dingler, à l’Olympia

 

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Du 23 au 25 janvier 2015, Olympia

Auteur, comédien et metteur en scène, Alex Lutz est connu du public pour sa revue de presse cultissime de Catherine (c’est lui) et Liliane, programme court écrit et interprété avec Bruno Sanches, dans Le petit journal de Yann Barthès, sur Canal+.

Mais c’est aussi un showman, irrésistiblement drôle, au ton unique et décalé qui, après avoir triomphé au Grand Point-virgule à Paris puis de nombreuses salles, se produit sur la scène mythique de l’Olympia.

En croquant ses contemporain entre pur moment de folie et d’autodérision portée à son paroxysme, il campe à merveille leurs travers, les siens, les nôtres, mais toujours avec une profonde tendresse et une pointe de mélancolie, où l’absurde des situations se révèle un catalyseur des faiblesses qu’il parodie.

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Du directeur de casting caractériel qui s’en prend à tout son staff ainsi qu’au pauvre candidat venu passer une audition : « Lutz ? C’est allemand ? T’es petit, t’es blond, t’es allemand, c’est chiant ! », de l’acteur porno surbooké qui tente de caler son agenda, ou encore du technicien de plateau sympa mais collant et inconscient « Alex, tu feras bien gaffe, j’ai laissé ta bouteille d’eau ouverte à côté des câbles électriques », en passant par l’histoire ravageuse sur l’étymologie du mot Montparnasse où se convoquent les Uns et Karl Lagerfeld, à la jeune femme sur-hormonée et donc perturbée, Alex Lutz se révèle un authentique comédien mais aussi un créateur d’univers improbable.

C’est là toute sa force où avec beaucoup de finesse et d’originalité qui le démarquent d’autres humoristes, il nous embarque dans son imaginaire soutenu par une écriture d’une rare efficacité, délestée de toute facilité, pour travestir avec justesse et une ironie mordante des instants de vie ordinaires qui dérapent en épisodes burlesques et dérisoires.

On est littéralement happé par son jeu à la fois ludique, surréaliste et perfectionniste qui offre une caractérisation parfaite des personnages à l’abri d’une gestuelle et d’une attitude aussi justes qu’hilarantes.

On aime donc sans modération son univers très personnel, ces prises de risque qui en font un interprète vraiment à part.

Indubitablement un grand artiste, courez-y !

Prix Ricard S.A. Live Music : Les 10 finalistes du sont enfin connus

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Les 10 finalistes du Prix Ricard S.A. Live Music sont enfin connus !

Près de 1143 artistes se sont inscrits sur www.ricardsa-livemusic.com <http://www.ricardsa-livemusic.com>  et plus de de 300 000 internautes sont venus les soutenir depuis le 18 novembre dernier !

Record absolu pour le Prix Ricard S.A Live Music 2015 !

Parmi les 100 groupes plébiscités par le public, 10 finalistes ont été sélectionnés par un jury composé de 10 professionnels issus de différents métiers de la filière musicale.

 

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Dès ce week-end, la team Ricard S.A Live Music prendra la route pour aller à la rencontre de ces finalistes pour des sessions filmées par le vidéaste Rod Maurice accompagné pour la première fois d’un réalisateur son en la personne de Romain Della Valle (également membre du groupe Stuck In The Sound).

Un carnet de route sera tenu quotidiennement sur www.ricardsa-livemusic.com <http://www.ricardsa-livemusic.com> afin de découvrir cet incroyable tour de France !

Rendez-vous le 11 février au Café de la Danse pour l’annonce du grand lauréat 2015 en présence de Colours In the Street (Lauréat 2013) !

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 22 janvier : The Polgar variant, Un trio pour Schubert et Broadchurch.

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The Polgar variant

Le documentaire The Polgar variant, est présenté par son réalisateur, Yossi Aviram.

Il s’agit de l’histoire incroyable d’une famille hongroise, et plus précisément de trois sœurs, toutes devenues championnes d’échecs. Cela se passe dans les années 1970.

Leur père, Laszlo Polgar avait une vision pédagogique bien particulière. Il avait décidé, avant même d’avoir des enfants, d’en faire des champions du Monde d’échecs. C’est donc, tout naturellement qu’il leur apprit le jeu des échecs dès l’âge de 3 ans. Il consacra sa vie entière à l’éducation de ses 3 filles qui furent élevées dans le seul but d’être championne d’échecs.

Le documentaire les montre dès leur plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui où l’ainée a 38 ans.

Un beau parcours, une vie très particulière pour ces trois femmes. Elles ont passé leur vie à tout faire ensemble, sans jamais se quitter. A jouer 8h par jour aux échecs. A travailler avec des coachs professionnels. Et puis aujourd’hui, elles sont toutes les trois championnes d’échecs, et séparées par des milliers de kilomètres… Et chacune a choisi sa voie… Pas forcément liée aux échecs…

Un très beau documentaire. La dernière image du père est saisissante. Il se demande sans doute, en son for intérieur, s’il a eu raison de mener cette pédagogie avec ses filles… Et de vouloir à tout prix en faire les meilleures joueuses du Monde, tout en étant très fier de leurs réussites.

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Un trio pour Schubert avec Matthias Goerne

Christian Leblé était présent pour présenter son film. Il était très fier d’avoir pu filmer le travail de Matthias Goerne, homme qui ne se laisse pas facilement approcher.

Matthias Goerne est un baryton, de nationalité allemande, qui chante Winterreise, de Schubert, avec une force et une profondeur incroyables. On le voit lors de nombreuses répétitions, alors qu’il prépare le spectacle du festival d’Aix en Provence 2014, associé à l’artiste plasticien William Kentridge. Il nous explique d’où vient sa voix. Comment toutes les tensions de son corps donnent la tonalité de sa magnifique voix.

Matthias Goerne est en train de marquer le monde de la musique de sa puissance et de sa profondeur.

De très beaux moments musicaux.

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Chris Chibnall

 

On termine la soirée avec la remise de l’EuroFipa d’honneur, remis à Chris Chibnall.

Chris Chibnall a écrit et produit la célèbre série anglaise Broadchurch. Série qui a été vendue à plus de 120 pays !

L’EuroFipa d’honneur lui fut donc remis au Casino de Biarritz, avant la projection du 1er épisode de la Saison 2 de Broadchurch

Lors de ce 1er épisode, encore des rebondissements, tout à fait inattendus concernant le meurtrier du petit Danny ! Mais je ne vous dévoilerai rien ! Il faudra encore patienter un peu…

Très humblement Chris Chibnall a mis en valeur le travail de toute une équipe et pas d’un seul homme ! Il n’a rien dévoilé des suites de la série…

Que de suspens !

Bien entendu, le public était plus que jamais présent et toujours d’une élégance redoutable malgré les grands froids qui sévissent jusqu’au Pays basque !

A demain pour la suite des aventures du festival !

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Broadchurch

 

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 21 janvier : Homo Faber, Le bonheur au travail et Démons.

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Du 20 au 25 janvier 2015.

 

En ce deuxième jour du Fipa 2015, Festival International de Programmes Audiovisuels, Publik’Art est heureux de vous faire un compte-rendu des films vus ce jour.

Nous avons commencé la journée par la projection du film de Richard Dindo, réalisateur suisse, qui nous présenté son film, Homo Faber (Trois femmes), 1h29.

C’est une adaptation du roman de Max Frisch que Richard Dindo a lu il y a trente ans. Et durant toutes ces années, il a mûri son projet de le porter à l’écran.

Richard Dindo a réalisé 35 films, dont un film sur le romancier Max Frisch, au début de sa carrière de réalisateur. Aujourd’hui, il est content d’avoir enfin réalisé cette adaptation fort originale du roman de Max Frisch.

C’est l’histoire d’un homme de cinquante ans, qui parle en voix off, à travers ses rencontres avec trois femmes. Trois femmes, des endroits magnifiques (Paris, Rome, Athènes, Avignon) et à des époques différentes. Très beaux portraits. Trois très belles femmes qui ont marqué à jamais Walter Faber, dont l’une, Hanna, est interprétée par Marthe Keller.

L’originalité de son film réside dans le fait qu’aucune de ces femmes ne prendra jamais la parole tout au long du film qui dure tout de même 1h29. Seul Walter Faber s’exprime en voix off, lui que l’on ne verra jamais.

Hanna, Ivy et Zabeth retiennent toute notre attention.

Richard Dindo explique qu’il est parti du texte (230 pages réduites à une trentaine) pour arriver à l’image. Et non l’inverse. Et qu’en quelque sorte son film est un documentaire sur les trois actrices.

Une très belle réalisation où l’on sent toute la maturité de l’homme face à la compréhension de l’autre. Face à La femme à qui il laisse toute la place.

 

Le second film ressort d’un tout autre domaine, celui du travail. Le bonheur au travail. 1h30. Le réalisateur, Martin Meissonnier, présente son film mais n’animera aucun débat. Ce qui est regrettable car son film soulevait des questions passionnantes sur les conditions de travail en entreprise.

Martin Meissonnier a filmé plusieurs entreprises où les salariés semblaient heureux d’y travailler. Comme l’entreprise Gore où la hiérarchie n’existe plus, où dans l’usine immense qui fabrique du goretex, se trouvent de nombreuses micro-usines où chaque membre de l’équipe est co-responsable. Résultats : une meilleure productivité, une meilleure ambiance. Disparition des « petits chefs » mais plutôt mise en place d’objectifs à atteindre. Disparition de la « pointeuse », avec possibilité de travailler « at home », mais toujours avec des objectifs… Et souvent, on ne compte plus ses heures !

Question de confiance plutôt que d’argent…

Chaque salarié est pris en considération et a son mot à dire. Il est récompensé, par une prime, s’il trouve une idée novatrice. Il a le droit de penser par lui-même et c’est à lui de trouver une solution s’il y a un problème…

Finis les DRH, place aux directeurs du bonheur au travail !

Beaucoup de bonnes idées qui paraissent simples à appliquer…

 

Quant au dernier film du jour : Démons, 1h28, il n’y eut pas de présentation. C’est un film fiction de Marcial Di Fonzo Bo avec deux acteurs bien connus : Marina Foïs et Romain Duris.

En-dehors de ce casting, le film raconte l’histoire d’un couple qui se déchire, avec haine, ou amour ? Katarina et Frank semblent s’aimer, mais ne se supportent pas.

L’ambiance du film est désastreuse et pour moi, n’a strictement aucun intérêt, si ce n’est celui de voir la belle Marina, entièrement nue, dès le début du film.

C’est une adaptation d’une pièce de Lars Noren, qui est un spécialiste des pièces très sombres, pour ne pas dire sinistres…

A demain pour la suite du festival !

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La Colère de Fantômas, tome 3 : une BD d’Olivier Bocquet et Julie Rocheleau (Dargaud)

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La Colère de Fantômas, tome 3 : A tombeau ouvert

Fantômas est sans doute l’un des tout premiers super-héros que l’on connaisse de l’Histoire. Créé au début du XXème siècle, bien avant tous les hommes masqués venus d’outre-atlantique (Superman est né en 1933 quand Fantômas a vu le jour en 1910), le plus grand criminel de l’hexagone a enfin reçu son hommage en BD. Avec ce troisième album, le scénariste Olivier Bocquet (Lune et L’autre, La princesse des glaces) et la dessinatrice montréalaise Julie Rocheleau (La fille invisible) concluent un cycle entier dédié à La Colère de Fantômas. Et on peut d’ores et déjà le dire : il est vraiment très, mais très en colère !

Date de parution : le 9 janvier 2015
Auteurs : Olivier Bocquet (scénario) et Julie Rocheleau (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Avec ce 3e et dernier tome de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau confirment le grand retour du maître du crime et de l’effroi… L’inspecteur Juve est en passe d’arrêter Fantômas, mais ce criminel insaisissable sans foi ni loi, a toujours un temps d’avance ! Juve et son acolyte Fandor vont-ils enfin voir leur quête aboutir ? Paris sera-t-elle libérée de l’homme aux cent visages ? Sa folie meurtrière va-t-elle cesser ? Ce troisième tome clôt en beauté une des plus belles surprises de ces dernières années, une série multiprimée qui a révélé deux jeunes auteurs extrêmement talentueux Julie Rocheleau et Olivier Bocquet. Ce 3e et dernier volet de La Colère de Fantômas est une bande dessinée librement inspirée de l’oeuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre ; une série entre récit historique et roman noir.

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Le point sur l’album :

Cet ultime volet de La Colère de Fantômas propose un final à la hauteur de nos espérances. Olivier Bocquet a échafaudé une course-poursuite haletante, entre l’inspecteur Juve et l’homme aux mille visages. Un récit policier haut en couleur, explosif, drôle, décalé et violent. Regorgeant de trouvailles, le scénario met en scène des enquêteurs perdus, totalement dépassés par les évènements, à l’affut du moindre indice qui pourrait aboutir à l’arrestation de celui qui a volé tout l’or de Paris. Souvent burlesque, le ton reste néanmoins celui d’un polar où tension et rebondissements viennent pimenter allègrement la lecture. Le découpage incisif de l’auteur offre une jolie perspective, profitant de chaque instant pour mettre ses personnages, plutôt attachants, à l’épreuve. Et en action, surtout. Quelques beaux duels viennent en effet combler nos rétines, sans qu’un point final n’y soit donné. De quoi offrir l’espoir d’un autre cycle ? L’espoir fait vivre… malgré tout ce sang !

De l’hémoglobine, Julie Rocheleau en a à revendre dans ses planches bariolées de toutes les couleurs. Son style graphique est tout à fait à l’image de la série : surprenant et explosif ! Si bien qu’il peut dérouter au premier regard. Mais détrompez-vous, son trait fin (que l’on dirait tout droit sorti d’un film d’animation comme Les triplettes de Belleville ) certes, très original, dégage une énergie folle. Il cultive un certain goût pour l’absurde, le comique extravagant et la découpe sanglante de membres humains. Les planches sont très élaborées, avec de nombreux clins d’oeil à un graphisme old school, référence directe à l’univers si bien représenté de Fantômas. La coloration est particulièrement… ébouriffante ! L’artiste semble détachée de toute norme, de toute contrainte. Son dessin ose tout ou presque. Et ça fait du bien. Du très beau travail.

La colère de Fantômas est un cocktail explosif, à réserver à un public averti, mais à ne manquer sous aucun prétexte !

Le cycle de Niburu, tome 1 : une BD d’Izu et Mathieu Moreau (Glénat)

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Le cycle de Niburu, tome 1 : La loi du sang

Le cycle de Niburu est une nouvelle série SF écrite par Izu (alias Guillaume Dorison, scénariste de Black Lord) et dessinée par Mathieu Moreau, artiste freelance qui signe sa première BD. Une histoire prophétique où la survie de l’espèce humaine est menacée par un virus anémiant très puissant. Contrainte à vivre sous perfusion sanguine, l’humanité va devoir lutter avec ce sang bien au-delà de ce qu’elle imagine…

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Izu (scénario) et Mathieu Moreau (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Lorsque le sang devient la plus grande richesse sur Terre… 5612 après J.-C. Voilà 3 millénaires qu’un virus hors-norme a infecté la Terre. Conséquence : tous les humains souffrent, dès leur naissance, d’une anémie très forte, condamnés à être transfusés régulièrement pour pouvoir survivre. Source de toutes les convoitises, le sang est devenu la plus grande des richesses et a provoqué des siècles de chaos et de barbarie. Afin de maintenir l’ordre, l’Empire a instauré la Loi du Sang, qui offre à tous ses citoyens un système de répartition égalitaire. Cependant, les fidèles des Seigneurs du sang, des sorciers adeptes de croyances anciennes, résistent à l’hégémonie de l’Empire et collectent le sang, seule « arme » capable d’écarter la fin du monde qu’annonce la légende de Nibiru, la destructrice. En ces temps tourmentés, la jeune Alicia Ek, descendante d’une civilisation oubliée, est peut être le dernier espoir de l’Humanité…
Izu et Mathieu Moreau lancent une ambitieuse saga de SF aux accents prophétiques qui, entre action et réflexion, nous interroge sur la civilisation humaine et sa part d’ombre. Dynamique, rythmée et inventive, une série comme un hommage aux monuments du genre tels que Dune ou Fondation.

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Le point sur l’album :

Débutant l’expérience avec un scénario déjà bien développé, Izu propose un premier album riche en évènements dramatiques, échanges de tirs nourris et séances explicatives sur les phénomènes scientifiques et prophétiques en cours. Si le rythme est la plupart du temps haletant, il est souvent cassé au profit d’explications un peu longues. Mais Le cycle de Niburu ainsi entamé, on peut parier que le prochain épisode se concentrera sur l’essentiel qui compose le récit : de l’action et de l’aventure prophétique. Tout cela dans un univers futuriste qui a la particularité de se dédoubler mystérieusement… On ne peut qu’avoir envie d’en savoir plus, de découvrir où Izu veut nous emmener.

Le dessin résolument moderne de Mathieu Moreau est par ailleurs assez convaincant. Son style réaliste est un subtile mélange de tous horizons : manga, comics et BD franco-belges. Son univers graphique fait un peu penser à celui d’Hub (Okko) dans Kazandou. Son trait vif et précis participe à la belle mise en scène des scènes d’action.

Avec ce premier album, Le cycle de Niburu montre un potentiel prometteur, qui devrait donner une suite explosive à ce récit inventif et original.

Voca People, à l’espace Pierre Cardin jusqu’au 22 février

Voca People
Jusqu’au 22 février à l’Espace Pierre Cardin
http://www.voca-people.fr/

FIPA 2015 : Ouverture du 28ème Festival International de la télévision avec la série The Missing : 20 janvier 2015, à Biarritz.

Fipa2015Du 20 au 25 janvier 2015. Biarritz.

Le Festival de la télévision, le FIPA, a ouvert ses portes, hier soir, à un très grand public, très élégant, et près de 2000 professionnels dont de très nombreux jeunes. La cérémonie a eu lieu à la Gare du Midi et fut très simple et vraie.

Elle commença par un écran noir avec des lettres blanches que nous connaissons, hélas, tous très bien : « Je suis Charlie ». Puis un film est visionné : il s’agit d’une partie d’une émission tournée en 2006 où l’on voit toute l’équipe de Charlie Hebdo préparer la rédaction du journal, avec leurs hésitations pour mettre en une Mahomet qui dit « C’est dur d’être aimé par des cons »…

Un très bel hommage à Charlie, à tous les Charlie.

Puis Didier Decoin, président du Fipa nous explique que le FIPA voit plus grand d’année en année. Il a sélectionné les meilleurs films internationaux qui vont arriver sur nos écrans et samedi le Festival décernera ses Fipas d’or aux meilleurs d’entre eux. Grande nouveauté de cette année : le Prix du Public.

Cette année, beaucoup de documentaires ont été sélectionnés. Le documentaire pose des diagnostics sur les problèmes de société. Beaucoup de « docs » sur les femmes…

Le Président du Fipa ajoute : « Faire de la télévision, c’est ajouter un peu de dignité dans notre monde. »

130 fictions de 27 pays seront projetées sur tous les écrans de Biarritz, dans 6 endroits différents, dont 65 en compétition. Du beau, du grand ! L’exception est à Biarritz !

L’ Euro Fipa d’honneur sera décerné, cette année, à Chris Chibnall lors d’une soirée spéciale qui aura lieu jeudi à La Gare du Midi.

Tous les jurys nous ont été présentés et l’on retiendra les treize membres du Jury des Jeunes Européens. Tous très élégants et très jeunes !

Pour la soirée d’ouverture, nous avons eu la chance de voir un épisode de la série télévisée anglaise : The Missing. Projection inédite en compagnie du réalisateur, M. Williams, et d’un comédien français, né à Istanbul, jouant en anglais, et surtout plein d’humour.

Il est toujours difficile de ne voir qu’un seul épisode. Mais nous pourrons retrouver cette série de huit épisodes, prochainement sur TF1, et connaître le dénouement de cette terrible histoire !

Le premier épisode commence très fort. Une famille anglaise, en vacances en France, « perd » son enfant. Malgré l’alerte enlèvement, Olly n’est jamais retrouvé. Huit ans après, le père retourne sur les lieux pour essayer de retrouver son fils…

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Free Fight, Devils x Devil : un manga de Tetsuya Saruwatari (Tonkam)

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Free Fight, Devils x Devil, de Tetsuya Saruwatari

Dernier épisode de la série culte Free Fight, Devils x Devil est un recueil d’histoires courtes de l’univers de Tetsuya Saruwatari. Une façon originale de nous replonger dans l’oeuvre de l’artiste, dans un univers « futuriste alternatif ».

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteur : Tetsuya Saruwatari (scénario et dessin)
Editions : Tonkam
Prix : 9,35 € (224 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

L’extinction de l’humanité ne fut pas causée par un cataclysme ou un conflit nucléaire mais par un virus tueur nommé “h4q1”. Les populations fuyant les risques de contamination ne firent que propager l’infection à l’ensemble du globe. À la place des hommes, il y a aujourd’hui des créatures hybrides nommées les Nhm, des bêtes sauvages féroces qui mangent en permanence. Au milieu de ce chaos Kyru, l’oncle de Kibo, héritier du Nadashinkagé. Son seul but aujourd’hui est de sauver les œuvres d’art afin que des générations futures les retrouvent. Le musée du Louvre est devenu sa priorité contre les Nhm qui détruisent tout sur leur passage

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Le point sur l’épisode :

Que ce soit Kiryu, Tenshin, Suzuki ou encore Seiko, de nombreux personnages combattants de l’extrême viennent nous faire leur démonstration dans ce dernier épisode de Free fight origins. L’auteur se sert ingénieusement de ces histoires apocalyptiques pour nous faire voyager à travers des lieux très différents. De Paris à Hawaï, le dépaysement est garanti. Les mini-scénarios développés sont plutôt variés, et offrent de belles scènes de combat, avec des monstres démoniaques dans tous les coins ou presque. On retrouve vraiment l’esprit de Free Fight, à travers des récits plutôt agréables à lire.

Le dessin bénéficie pour sa part du même trait fin et énergique du mangaka, qui s’applique à rendre ses planches toujours très spectaculaires. Les décors sont également soignés : l’artiste nous fait voyager dans les grandes métropoles avec un réussite !

Bref, ce Free Fight, Devils x Devil est un condensé de divertissements musclés !

Elle s’appelait Tomoji, un manga de Jirô Taniguchi (Rue de Sèvres)

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Elle s’appelait Tomoji, de Jirô Taniguchi

L’immense Jirô Taniguchi (Quartier lointain, Le Sommet des Dieux, Les gardiens du Louvre…) – monument sans équivalent sur la planète manga – signe cette fois l’histoire du parcours d’une femme des années 20, dans un Japon rural et traditionnel. Elle s’appelait Tomoji est inspiré de la vie de Tomoji Uchida, co-fondatrice du temple bouddhiste de Shôjushin, dans la région de Tokyo. Un temple qui a sollicité l’auteur pour raconter son histoire (son épouse fréquente d’ailleurs l’établissement depuis une trentaine d’année).

Date de sortie : 21 janvier 2015
Auteur : Jirô Taniguchi (scénario et dessin)
Editions : Rue de Sèvres
Prix : 17,00 € (172 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne japonaise au nord du mont Fuji tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages. Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddisme.

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Le point sur l’album :

Tomoji a connu une enfance difficile, mais heureuse. Sa famille a en effet dû affronter de nombreuses épreuves, qui ont eu des répercussions directes sur la jeune enfant d’alors. En parallèle, Fumiaki, qui deviendra plus tard son mari, est un jeune photographe de bonne éducation, ancien voisin de Tomoji parti vivre sa vie à Tokyo. Taniguchi nous raconte comment les deux êtres vont finir par se croiser sans le savoir… avant de se marier. Tomoji est évidemment le personnage principal de l’histoire. L’auteur concentre l’essentiel de son scénario sur son enfance et son adolescence, qui l’ont construite.  De sa plume sensible et délicate, Taniguchi propose un récit qui alterne grands bonheurs et tristesse abyssale. Tout cela en instillant une certaine tension. L’auteur nous fait très vite comprendre que le bonheur n’est jamais éternel, et qu’à chaque page tournée de son manga, le destin de Tomoji peut basculer. C’est ce qui arrive d’ailleurs. C’est sans doute une façon d’expliquer comment la jeune femme s’est ensuite tournée vers la spiritualité.

Le dessin est pour sa part égal à lui-même. Son trait abouti – d’une finesse qui a fait sa réputation – nous offre de beaux graphismes épurés et soignés. Le lecteur assidu de Taniguchi retrouve avec joie les courbes douces et bienveillantes de ses personnages. Les paysages ruraux sont superbes (encore de belles montagnes en arrière-plan).

Elle s’appelait Tomoji est un récit de vie authentique et original, au sein duquel le pudique Taniguchi fait la démonstration d’une sensibilité affichée, lorsque celle-ci apparaît d’habitude de manière plus voilée dans ses oeuvres.

28ème édition du Festival International de Programmes Audiovisuels, à Biarritz : Cérémonie d’ouverture, ce soir avec la projection de « The missing ».

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Du 20 au 25 janvier 2015, à Biarritz.

Publik’Art est heureux de couvrir ce Festival de l’Audiovisuel 2015 qui a lieu à Biarrtiz ! Chaque jour, on s’efforcera de vous faire partager les meilleurs moments et toutes nos impressions ! Pour terminer par le palmarès du Festival le 25 janvier ! Alors, restez connecté sur publikart.net !

Tous les programmes du Festival 2015 en cliquant : ICI

EDITO :

Le FIPA est le festival des idées inattendues, des projets euphorisants, des élans audacieux, présentés dans le cadre du SmartFipa@, du Fipa Industry et des tribunes dédiées aux rencontres, aux débats, aux pitchings.

Il est le festival d’une création chaque année plus riche en fictions, documentaires et reportages qui constituent la « crème » de la planète audiovisuelle : cinq jours durant, le FIPA voyage d’un pays à l’autre, de continent en continent, accueillant les télévisions de proximité comme celles des antipodes.

Il est le festival de l’inédit, de la novation : en plus d’une majorité de programmes qui n’ont pas encore été diffusés, le FIPA multiplie les occasions conviviales de découvrir les aspirations, les intentions, les impulsions de celles et ceux qui façonnent dès aujourd’hui les programmes de demain.

Je crois, depuis le jour lointain où j’ai eu le coup de foudre pour elle, que la télévision a besoin d’ambition. Avec les équipes du FIPA, tant à Paris qu’à Biarritz, nous avons en tout cas celle de vous proposer, à travers cette édition 2015, un florilège de programmes dont j’espère qu’ils sauront animer vos rêves, vous raconter le monde tel qu’il est, et vous aider à pressentir ce qu’il va devenir.

Didier Decoin, Président du Fipa

 

 

 

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Ce week-end : Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, musiciens et artistes contemporains investissent 8 musées de la Ville de Paris

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Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015
PARIS MUSÉES OFF
1RE ÉDITION – GRATUIT

Le temps d’un week-end, musiciens et artistes contemporains investissent 8 musées de la Ville de Paris.

Au cœur de l’hiver, Paris Musées propose une manifestation vivifiante qui mêle art vidéo, graphisme, design sonore, bande-dessinée et musique. Paris Musées Off, c’est un programme de réjouissances exceptionnelles inédit et gratuit conçu avec la complicité des Siestes électroniques.

Les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, les artistes de Tigersushi, Raphael Henard, Mehdi Meddaci, Pierre Vanni, Chilly Gonzales, Les Cris de Paris, Léon Maret et Li Kunwu métamorphosent les espaces du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, de la maison de Balzac, du musée Carnavalet, de la maison de Victor Hugo, du musée de la Vie Romantique, du Petit Palais, du musée Cognacq-Jay et du musée Cernuschi. Jouant sur l’imaginaire associé à chacun de ces établissements, les artistes invités offrent un regard décalé sur les collections de ces huit musées parisiens.

Une première édition qui s’annonce aussi surprenante que réjouissante, ouverte à tous et qui plus est gratuite.

 Programmation

Ulysse 1781, tome 1 : une BD de Xavier Dorison et Eric Hérenguel (Delcourt)

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Ulysse 1781, tome 1

Ecrit par le talentueux Xavier Dorison et illustré par Eric Hérenguel (Krän, La Légende de Troy, La balade au bout du monde), Ulysse 1781 propose une interprétation originale de L’odyssée d’Homère, transposée dans une version actualisée au XVIIIème siècle, aux Etats-Unis de l’après guerre d’indépendance…

Date de sortie : 7 janvier 2015
Auteurs : Xavier Dorison (scénario) et Eric Hérenguel (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 15,50 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur :

En 1781, à Yorktown, la guerre d’indépendance américaine s’achève. Le capitaine Ulysse Mc Hendricks se prépare à rentrer chez lui avec son fils Mack et ses hommes. Mais lorsqu’il apprend que sa ville est envahie par une troupe anglaise et que sa femme Penn est retenue en otage, son retour est précipité. Une histoire librement inspirée de «L’odyssée».

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Le point sur l’album :

Ulysse est un capitaine de guerre écossais réputé pour ses nombreuses victoires contre les vestes rouges (soldats anglais). Alors qu’il est encore loin des préoccupations d’un retour à la vie « normale », son fils vient à lui pour lui annoncer que son village est entièrement aux mains des anglais, et sa femme Penn est retenue là-bas. Ulysse va donc monter une expédition avec ses camarades d’armes, sur son navire roulant (on n’est jamais très loin d’Ulysse 31 non plus), pour voguer à son secours. Pour cela, il devra commencer par traverser les plaines iroquoises, où l’attend un terrible destin.

Récit d’aventure très rythmé, Ulysse 1781 bouscule les frontières des genres. Un mélange d’Histoire et de fantastique original qui séduit. Ce premier épisode ne se contente pas d’une simple introduction. On est plongé dans le vif du sujet très rapidement : les cascades s’enchainent planche après planche. Si bien que l’on aimerait en savoir plus sur notre héros et ses acolytes, dont rien ne nous est révélé (ou presque). Un petit regret qui sera peut-être vite oublié avec le(s) album(s) à suivre.

Eric Hérenguel livre un dessin à l’image du scénario : chargé en scènes d’action, sinon explosif ! Le dessinateur n’est pour autant pas avare de détails, joliment agencés dans des vignettes qui en regorgent bien souvent. Son trait est fin et précis et la coloration de Sébastien Lamirand est là pour le mettre en valeur.

Surprenant par son originalité, Ulysse 1781 a encore besoin de murir un peu mais offre un bon moment de divertissement, plutôt inédit.

Holly Ann, tome 1 : une BD de Kid Toussaint et Stéphane Servain (Casterman)

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Holly Ann, tome 1

Personnage énigmatique, Holly Ann est une quarteronne qui aime mettre son nez dans les enquêtes policières locales… Avec ce thriller vaudou de la fin du XIXème, c’est en plein coeur de la Louisiane que le scénario de Kid Toussaint (A l’ombre du convoi, Killing Time) nous plonge, servi par le dessin réaliste de Stéphane Servain (Le Traque Mémoire, L’esprit de Warren, L’Histoire de Siloë, Le Livre de Skell).

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteurs : Kid Toussaint (scénario) et Stéphane Servain (dessin)
Editions : Casterman
Prix : 13,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Ce titre énigmatique fait référence au non moins énigmatique vaudou pratiqué à la Nouvelle Orléans, ville d’attache de la mystérieuse Holly Ann, une métisse aux pouvoirs étranges. Bien que nous soyons déjà à la fin du 19e siècle, une époque où la science a réalisé d’énormes projets (ou progrès ?), les talents surnaturels d’Holly Ann sont souvent sollicités. La chèvre sans cornes correspond en langage vaudou au meurtre rituel d’un enfant blanc et précisément, le jeune fils d’une riche exploitation a disparu. L’enquête incrimine un jeune noir mais rapidement plusieurs faits réfutent cette évidence. C’est naturellement que la communauté noire fait appel aux talents d’Holly Ann afin de mener sa propre enquête. Cette série est constituée d’histoires complètes en un tome. Le personnage d’Holly s’étoffera d’aventure en aventure..

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Le point sur l’album :

Dans La Chèvre sans cornes, la belle Holly Ann va donc enquêter sur une double disparition. Un jeune garçon blanc issu d’une riche famille et un jeune homme noir chargé de sa surveillance. Dotée d’un sens inné de la déduction, Holly Ann va déjouer les plans de l’auteur de ce double meurtre. Et elle commence par s’intéresser aux rites vaudou locaux, qui semblent être liés à l’affaire… Une enquête qui prend des allures mystérieuses, mais qui ne perd pas une minute. Le scénario entre dans le vif du sujet instantanément. Kid Toussaint déroule sa trame avec une certaine fluidité. Si bien que Holly Ann apparaît comme une super-enquêtrice qui a réponse à tout, ou presque… Mais cette écriture fleuve profite à une lecture agréable et divertissante.

Le réalisme qui se dégage du dessin de Stéphane Servain est quant à lui assez appréciable. Le trait est fin, même s’il est parfois imprécis. La coloration joue sur des tons vert-bleu, à l’instar de la nature luxuriante qui peuple la Nouvelle-Orléans. Plutôt bien vu. Le style graphique général fait d’ailleurs un peu penser à celui de Steve Cuzor (BlackJack, O’Boys).

En résumé, Holly Ann fait une première sortie plutôt réussie. On attend les prochains tomes pour voir ce qu’elle nous réserve (il paraît qu’elle nous emmènera sur la piste des Indiens Natchez dans le tome 2…). A suivre, donc !

Silas Corey, tome 3 : une BD de Fabien Nury et Pierre Alary (Glénat)

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Silas Corey, tome 3

Après l’affaire Aquila, le détective privé Silas Corey reprend du service dans une nouvelle enquête : il est cette fois chargé de mettre la main sur l’héritier de la richissime Zarkoff. Un scénario écrit de la plume funambule de Fabien Nury (Il était une fois en France, Tyler Cross, L’Or et le Sang, Fils du Soleil) et illustré par un très (très) grand Pierre Alary (Une bien belle nuance de rouge, Moby Dick, sur les traces de luuna).

Date de sortie : 14 janvier 2015
Auteurs : Fabien Nury (scénario) et Pierre Alary (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur :

Novembre 1918. Pour des millions de Français, la guerre est terminée… Pour Silas Corey, elle ne fait que commencer. Paris, 11 novembre 1918. Alors que la France célèbre sa victoire sur ce qui fut la guerre la plus sanglante de son histoire, un homme est poignardé au milieu de la foule en liesse. Silas Corey, trop occupé à s’encanailler dans les bouges avec des soldats en goguette, est alerté par son fidèle assistant Nam : la victime, une vieille connaissance du nom d’Albert Percochet, vient de succomber dans leur chambre d’hôtel. Essayant de comprendre les circonstances de sa mort, Corey mène l’enquête et découvre que son ami travaillait pour… Madame Zarkoff ! Retirée dans son manoir en Suisse après l’affaire Aquila, la baronne du trafic d’armes international n’en a plus pour longtemps à vivre. Et sa fortune fait des envieux : les principaux actionnaires de son empire se pressent à sa porte, chacun espérant récupérer sa part du gâteau. Mais il y a une chose qu’ils ignorent : la mère Zarkoff a un héritier et c’est maintenant Silas Corey qui est chargé de retrouver sa trace !
Après un premier diptyque acclamé par la critique (Prix de la BD Fnac Belgique 2014) et le public (plus de 50 000 exemplaires vendus à ce jour), Fabien Nury et Pierre Alary reviennent avec leur héros au panache et au flegme jubilatoires. Un nouveau cycle plus sombre, mais où action et suspense, le tout dans un contexte historique exploité à merveille, sont toujours au rendez-vous !

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Le point sur l’album :

Silas Corey mettra du temps à recouvrer ses esprits après l’épreuve du réseau Aquila, premier diptyque de cette série policière contemporaine de la Première Guerre Mondiale. La grande prêtresse du marché des armes à feu, Zarkoff, que notre héros déteste par dessus-tout, est atteinte d’un cancer qui la précipite vers une mort certaine. Elle souhaite donc retrouver son seul et unique héritier, un ancien soldat allemand…. Une enquête qui se développera là encore en diptyque.

Efficace et habile, le scénario de Fabien Nury est fidèle à la bibliographie de l’auteur. Silas Corey nous mène par le bout du nez dans un joli suspense. L’écriture percutante de Nury rythme le récit à grand renfort de scènes d’action impeccablement découpées. Comme à chaque fois, tout s’imbrique dans une mécanique bien huilée. Le plaisir est toujours au rendez-vous.

Surtout lorsque, dès la première planche (pleine page ci-dessus) on découvre les cadrages virtuoses de Pierre Alary. Le dessinateur exploite à merveille, et avec une grande méticulosité, les possibilités offertes par de savants jeux de miroirs. On en aurait presque le souffle coupé, tant l’exécution est parfaite.

Ce troisième album de Silas Corey s’impose d’emblée comme l’une des sorties BD à ne pas manquer en ce début d’année.

« Sous les jupes » une pièce de Philippe Elno au Mélo d’Amélie

« Sous les jupes »
Une comédie de Philippe Elno, mise en scène par Marlène Noel
Mélo d’Amélie, 4 rue Marie Stuart (Paris)
du mardi au samedi à 20h et dimanche à 18h
www.lemelodamelie.com

Résultats concours : Monsieur Pierre, 6 places de concert et 10 téléchargements gagnés !

A l’occasion de la sortie du single Avenue Simon Bolivar de Monsieur Pierre, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 

  • 3×2 places  pour la soirée de lancement de l’album de Monsieur Pierre qui se tiendra au Réservoir le 19 Janvier
  • 10 téléchargements gratuits de 3 chansons exclusives du nouvel album de Monsieur Pierre.

Vous avez été très nombreux à participer et nous vous en remercions.

 

Les 2 heureux gagnants de 2 places au concert sont :

André Vanoverbergue, Aurélie Guisiano et Alexandre Lamoureux.

 

Les 10 gagnants du téléchargement sont :

Myriam Pilorget, Patrick lachere, Séverine Saccomano, Mathis Yves, Jégot Rozenn, Gilles Monteiro, Christelle Vilain, Mélanie Ayme, Estelle Dupin et Laurent Houssin.

Résultats concours : Mégaphone Tour, 4 places de concert gagnées !

A l’occasion du concert du Mégaphone Tour, au Pan Piper, à Paris,  Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

2×2 places à faire gagner pour le concert MEGAPHONE TOUR avec La Maison Tellier & Radio Elvis, le 19 janvier au Pan Piper, à Paris.

 

Vous avez été très nombreux à participer : 793 joueurs. Bravo à tous et merci !

 

Les deux heureux gagnants sont :

 

Morgane de Moraes et Benoit Giordanella.

Notre partenaire vous contactera très prochainement pour vous donner toutes les modalités pour assister au concert.

Très bonne soirée à tous !

Six personnages en quête d’auteur de Luigi Pirandello, mise en scène par Emmanuel Demarcy-Mota, à Paris

 

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Théâtre de la Ville du 14 au 31 janvier 2015

Elle a l’air bien étrange cette famille recomposée tout habillée de noir, débarquée de nulle part et comme si elle était encore à l’état d’ébauche. À la recherche de son auteur, elle fait irruption sur la scène d’un théâtre avec la ferme intention d’obtenir un plateau pour jouer son drame. L’événement n’est pas sans semer le trouble chez le metteur en scène, les acteurs et les techniciens, en train de répéter dans la salle une pièce de Pirandello.

Les quinze acteurs, dans un mouvement chorégraphique, sont à l’unisson pour nous entraîner dans cette spirale qui relève du méta-théâtral où après la répétition et sa dimension multiple et exutoire, la réalité du drame se révèle enfin

Dans une lutte acharnée, acteurs et personnages vont dès lors chercher à imposer leur propre conception entre fiction et réalité où une famille cabossée par la vie se remémore ses blessures pour remonter jusqu’à l’essence du drame et son exorcisme.

La mise en abyme – du théâtre dans le théâtre – est l’un des thèmes de prédilection de Pirandello.

Il travaille en permanence la question de la permutation des places, des fonctions, du double identitaire. Dans Six personnages en quête d’auteur, le metteur en scène se rêve en auteur tandis que les personnages se revendiquent les acteurs de leur propre drame et quant aux acteurs, ils deviennent des spectateurs. Le tout orchestré devant un public absent, puisqu’il s’agit d’une répétition.

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Et cette confusion des rôles à la fois troublante, dérangeante et fascinante, Emmanuel Demarcy-Mota l’a imaginée dans un espace clair-obscur ingénieux et poétique, à la lisière du fantastique, qui nous plonge d’entrée dans un univers à la fois feutré et ambigu, où la frontière entre le réel et l’imaginaire se révèle illusoire et interchangeable.

La richesse de cette opposition propre à l’œuvre de Pirandello initie avec force le ressort dramatique du dédoublement.

Où le passage d’une vérité à l’autre dans un jeu de miroir incessant se charge et se transforme tout en ouvrant une réflexion abyssale sur la création théâtrale dans ses tenants et ses aboutissants les plus intimes.

Le monde du théâtre devient comme le lieu de la fabrication de tous les possibles : de l’inceste à peine déguisé à la mort violente d’une innocente.

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Les quinze acteurs, dans un mouvement chorégraphique, sont à l’unisson pour nous entraîner dans cette spirale qui relève du méta-théâtral où après la répétition et sa dimension multiple et exutoire, la réalité du drame se révèle enfin…

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