Accueil Blog Page 285

Meetic dote l’Apple Watch de la première appli dédiée aux rencontres ! (#TIMETOMEET)

Disponible sur Apple Watch depuis le 24 avril dernier, l’appli Meetic est la première du genre à pouvoir désormais se fixer à votre poignet. Une app intuitive, dont les innovations viennent compléter l’usage de la nouvelle App iOS du service de rencontre.

Mise en place en un temps record (avant même la disponibilité de l’Apple Watch), l’application Apple Watch de Meetic confirme la place de leader de la marque en matière de wearables. Les célibataires peuvent aujourd’hui accéder à leur réseau de dating préféré sur n’importe quel support.

Mais cette dernière nouveauté est sans doute la plus grisante. Exploitant les technologies de pointe de l’Apple Watch, elle est l’app idéale pour ne pas rater LA rencontre. L’utilisateur est discrètement alerté par des notifications : la montre toque doucement sur le poignet pour signaler visites et flashs reçus en temps réel. On peut alors voir qui nous a contacté et choisir de répondre directement avec la montre (ou basculer sur son Smartphone).

La fonction « Glance » de Meetic se mêlera désormais aux autres Glances de l’Apple Watch en comptabilisant en temps réel les flashs et les visites reçus. Les célibataires vont pouvoir se challenger pour le plus grand nombre de visites.

Allant toujours plus loin dans l’expérience utilisateur, Meetic a mis en place une interaction mobile-montre qui offre, dès réception d’une notification, de basculer l’alerte vers son mobile.

En anticipant les besoins des célibataires, Meetic relève un défi de taille et s’impose comme le leader incontournable du secteur. Une véritable performance technologique qui allie ergonomie et praticité pour assurer une continuité surprenante sur ce support inédit, bien différent des Smartphones.

Prêt à prendre le pouls du monde entier, l’heure de la rencontre a plus que jamais sonné ! It’s #TIMETOMEET !

Article Sponsorisé

Le Gouffre de Padirac, tome 2 : une BD de Laurent Bidot et Lucien Rollin (Glénat)

 

Le Gouffre de Padirac tome 2

Le Gouffre de Padirac, tome 2

Après avoir fait le récit de la découverte de ce trou du diable classé premier site du patrimoine souterrain français, Le Gouffre de Padirac s’attelle à nous faire découvrir dans ce deuxième album comment il fut aménagé pour accueillir le plus grand nombre. Un scénario écrit par Laurent Bidot (Padre Pio, L’Histoire de la Grande Chartreuse, Le Linceul, Paradoxes…) et illustré par Lucien Rollin (Citoyen Liberté, Torte, Saskia des Vagues, Ombres, Back World…). Lisez notre chronique du tome 1 du Gouffre de Padirac pour en savoir plus.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Laurent Bidot (scénario) et Lucien Rollin (dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

En 1900, lors de l’exposition universelle, Edouard-Alfred Martel s’intéresse de près aux aménagements du tout nouveau métro pour imaginer le Gouffre de Padirac de demain. En rêve, il imagine même un futur à la Jules Verne dans lequel la visite se ferait en engin à propulsion. William Beamish est le fils de l’un des associés fondateurs de la Société du Puits de Padirac. Depuis son enfance, il mène une vie intrépide et téméraire. Peu à peu, son destin se lie irrémédiablement à celui du Gouffre, qu’il présidera de 1938 à 1969. Quarante ans après l’ouverture du site au public, c’est l’inauguration du « Nouveau Padirac ». Plus moderne, plus sûr, il peut accueillir une foule toujours plus grande de visiteurs. Mais la guerre vient d’éclater et l’avenir du site semble plus incertain que jamais.
L’histoire du « Nouveau Padirac » ne fait que commencer…

[rev_slider padiract2]

Le point sur l’album:

L’histoire du Gouffre de Padirac se concentre cette fois sur William Beamish, Président de la Société du Puits de Padirac de 1938 à 1969. Il raconte son enfance, la façon dont son père a rencontré Edouard-Alfred Martel et les projets follement ambitieux de ce dernier pour le Gouffre. Il souhaitait en effet y faire venir autant de monde qu’à l’exposition universelle. Pour cela, il lui fallait l’aménager encore et encore, améliorer la lumière (il s’inspirera de l’éclairage du métro) et s’entourer des meilleurs. Entre rêveries et réalité, ce deuxième tome refait la visite du Nouveau Padirac, menacé par la guerre… Un récit toujours très documenté et méticuleux, qui se perd parfois dans un souci de précision historique au détriment d’une narration qui pourrait être plus romancée, plus légère et plus fleuve.

Le dessin réaliste de Lucien Rollin reste quant à lui très académicien sans être dénué d’efficacité. L’illustrateur nous fait voyager à une époque où l’ère technologique en était encore à ses balbutiements. De quoi être dépaysé.

Ce deuxième album du Gouffre de Padirac raconte l‘invention d’une visite extraordinaire en prenant son temps, mais offre tout de même une belle reconstitution de la façon dont le Nouveau Gouffre a été pensé en son temps.

S.O.S Lusitania, tome 3 : une BD de Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS et Jack MANINI (Grand Angle)

Capture d’écran 2015-03-25 à 20.24.44

S.O.S. LUSITANIA

S.O.S Lusitania, t. 3 : la mémoire des noyés

Trilogie historique co-écrite par Patrick Cothias et Patrice Ordas (Le Fils de l’Officier, La Rafale, Hindenburg...) et illustrée par Jack Manini (Mycroft, Necromancy, Catacombes, La Guerre des amants), S.O.S Lusitania nous plonge dans l’histoire du naufrage du Lusitania, immense navire civil transportant une grosse quantité de munitions à destination de la Grande-Bretagne pendant la première guerre mondiale. Pour en savoir plus, lisez notre chronique des tomes 1 & 2.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Patrice Ordas, Patrick Cothias (scénario) et Jack MANINI (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Torpillé par le sous-marin U-20, le Lusitania sombre en 18 minutes. De nombreux éléments laissent à penser qu’il s’agit d’un naufrage organisé au mépris de la vie des 2160 passagers et marins. Pourquoi et par qui ? Alfred Vanderbilt, officiellement disparu, mais survivant sous une autre identité, veut connaître la vérité. Avec lui, d’autres rescapés sont décidés à venger la mort des innocents avec l’aide d’un agent double qui était présent à bord.

Lusitania tome 3 planche

Le point sur l’album :

Ce troisième album, intitulé La mémoire des noyés conclut la série en compagnie des survivants du Lusitania, qui poursuivent leur enquête afin de retrouver le ou les coupable(s) du torpillage du navire. Un album qui peut se révéler compliqué à suivre si l’on n’a pas en tête les évènements et les personnages décrits dans les tomes précédents. Le récit jongle en effet avec une grande diversité de lieux, de dates et de figures. Une narration multiple qui peut désarçonner. Reste que S.O.S Lusitania est une série séduisante qui nous romance un récit d’espionage qui a mené à la perte de milliers d’innocents.

Le dessin de Jack Manini est quant à lui assez agréable, malgré un manque de précision dans son trait et l’imperfection de sa coloration. L’ensemble parvient à garder une certaine harmonie malgré cela.

Si S.O.S Lusitania compte quelques défauts, on reste sur une bonne impression générale.

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2 : BD de Jim et Mig (Grand Angle)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2

Voici un livre pour les amoureux des livres, dont l’histoire est écrite par Jim (Une nuit à Rome, Petites Eclipses, Une petite tentation, Héléna). Inspiré par les « livres voyageurs », laissés dans la nature pour être lus par un passant inconnu et emmenés à un autre endroit, faisant parfois le tour du monde plusieurs fois, Un petit livre oublié sur un banc ferme sa parenthèse enchantée avec ce second tome. Un diptyque dessiné par Mig (Sam Lawry, Le Messager) dans le même univers graphique que les précédentes séries de Jim.

Date de parution : le 29 avril 2015
Auteurs : Jim(scénario) et Mig (dessin)
Editions : Grand Angle
Prix : 13,90 € (46 pages)

Résumé de l’éditeur:

Depuis qu’elle a mis la main sur ce livre oublié sur un banc, Camélia s’est retrouvée dans un petit jeu du chat et de la souris… La souris c’est elle, mais qui est le chat ? Qui est ce mystérieux amoureux qui lui écrit des messages dans son livre ? Et surtout, comment expliquer qu’une autre femme a le même livre ? Et si elle avait un message à l’intérieur, elle aussi ?
Portrait d’une femme perdue dans une vie qui l’ennuie, en quête d’une vraie passion amoureuse.

Un petit livre oublié sur un banc, tome 2

Le point sur l’album:

Ce second volume voit notre héroïne, Camélia, continuer sa quête de l’auteur inconnu qui lui laisse des messages aussi mystérieux que charmeurs dans ce petit livre oublié sur un banc. Chahutée par un sentiment amoureux qui prend racine dans ces quelques mots, la jeune femme remue ciel et terre pour démasquer l’anonyme écrivain. Lorsque Jim lève le voile dans son épilogue, on est forcément un peu déçu que la magie s’estompe. Un sentiment qui dessert quelque peu les impressions laissées par la lecture de l’album. On aura en effet passé un bon moment, emmené par un auteur au talent romantique incontestable. Mais une petite déception vient se mêler à ce constat, faite de quelques clichés et d’un dénouement qui manque d’envergure.

Mig s’est quant à lui parfaitement adapté à l’univers de Jim, en réalisant un dessin affiné, léger et précis. La couleur est également au point. Une atmosphère graphique qui s’inscrit totalement dans celles des précédentes séries de Jim. Le lecteur y retrouve la même ambiance avec plaisir.

Sans être indispensable, Un petit livre oublié sur un banc est un diptyque frais et rythmé. Libre à vous de décider un jour de l’oublier à votre tour sur un banc.

Un amour exemplaire, une BD de Daniel Pennac et Florence Cestac (Dargaud)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Un amour exemplaire

Un amour exemplaire

Le célèbre écrivain Daniel Pennac nous raconte dans Un amour exemplaire ses souvenirs de vacances sur la Côte d’Azur, dont Jean et Germaine font partie. Un couple qui vivait un amour tendre et profond, qui a marqué le petit garçon qu’il était. Un album sur l’amour éternel, illustré par Florence Cestac (Le Démon du soir ou la Ménopause héroïque, Des salopes et des anges).

Date de parution : le 3 avril 2015
Auteurs : Daniel Pennac (scénario) et Florence Cestac (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 14,99 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Daniel Pennac et Florence Cestac s’associent pour un tendre one shot : une vraie petite musique du bonheur ! Quand il était gosse, Daniel Pennac passait ses vacances à La Colle-sur-Loup, sur la Côte d’Azur. Soleil, figuiers et grande treille sous laquelle on joue à la pétanque. C’est là qu’avec son frère Bernard il fait la rencontre de Jean et Germaine : lui, grand chauve façon héron ; elle, maigre, rose et rieuse. Toujours de bonne humeur, ils intriguent avec leur joie de vivre. Pas d’enfants, pas de boulot, Jean et Germaine vivent un amour sans intermédiaire, un amour sédentaire, un amour exemplaire ! Une histoire indispensable tellement elle est jolie et donne du plaisir ! Un vrai petit bonheur.

[rev_slider unamourexemplaire]

Le point sur l’album:

Ouvrant son album par un déjeuner avec l’illustratrice Florence Cestac, avec qui il fera des commentaires tout au long de son histoire, Daniel Pennac se met en scène en train de faire le récit de ce couple original que la joie de vivre n’a jamais quitté. Un couple qui avait décidé de ne pas avoir d’enfants et de ne pas travailler pour mieux vivre leur passion, pour profiter l’un de l’autre jusqu’au bout de leur vie. Un amour exemplaire qui fascinait Pennac. Ce dernier passait souvent chez eux pour écouter leurs histoires et les observer vivre leur amour. Il restera lié à ce couple jusqu’à leur départ dans l’au-delà.[pull_quote_left]Un album qui fait du bien.[/pull_quote_left]

Une histoire touchante qui nous irradie d’un amour chaleureux et ensoleillé. Un album qui fait du bien.

Le dessin de Florence Cestac porte évidemment sa marque, même si elle accepte avec amusement de déroger à sa règle du « nez tout rond » en dessinant celui de Jean. Un style humoristique qui va comme un gant à cette histoire teintée de plaisanteries légères qui assaisonnent en douceur cet amour exemplaire.

En bref, Un amour exemplaire nous distrait de la plus heureuse des façons. Un album à lire, qui devrait inspirer de nombreux amoureux.

Nous sommes pareils à ces crapauds qui…/Ali, conception Ali et Hèdi Thabet, Mathurin Bolze, à Paris

p183781_13

Théâtre du Rond-Point du 5 au 23 mai 2015, 18h30
Salle Renaud-Barrault

[pull_quote_center]Si les deux pièces présentées sont indépendantes, elles n’en sont pas moins reliées par un vertige des corps aventureux et sensibles qui nous laisse sans voix.[/pull_quote_center]

Nous sommes pareils à ces crapauds… emprunte son titre à des vers de René Char « Nous sommes pareils à ces crapauds qui dans l’austère nuit des marais, s’appellent et ne se voient pas, ployant à leurs cris d’amour toute la fatalité de l’univers… » et explorent les infinis scénarios du triangle amoureux. Sidérant et magnifique.

Au commencement, deux jeunes mariés (Mathurin Bolze/Artémis Stavridis) font des tours de piste accompagnés de quatre musiciens-chanteurs sur un répertoire rébétiko qui mêle une musique de la diaspora grecque et des airs tunisiens.

Mais une lassitude se fait rapidement jour où l’euphorie des premiers émois s’est estompée et un deuxième homme (Hedi Thabet unijambiste) s’invite dans la ronde en bloquant de sa jambe unique mais déterminée, la robe de la mariée pour une image arrêtée saisissante.

p183781_14

Puis, dans un ballet à trois : acrobatique, chorégraphique et ciselé de prouesses mêlées – tout en rupture et fusion des corps désaccordés, entre solitude et rapprochement – se recompose sans un mot avec l’un l’autre interchangé, une autre dualité.

Osmose complexe où le jeu amoureux se joue de toutes les conventions et se charge de corps à corps à la fois émouvant et singulier, physique et poétique.

p183781_8

Avec Ali (Mathurin Bolze et Hèdi Thabet) ce sont deux frères d’armes, circassiens, qui défient leur art pour mieux l’éprouver et se retrouver, sachant que l’un des deux a perdu une jambe. Poignant.

Dans des numéros d’équilibres dansés, de voltige, et d’acrobatie où les béquilles deviennent agrès, les deux hommes se provoquent puis se rejoignent pour ne former plus qu’un.

p183781_9

Combinaison siamoise des corps – époustouflante d’énergie, de complicité, d’intensité et d’égalité – où la jambe de l’un vient remplacer celle de l’autre.

Le tout dans une projection de l’un sur l’autre, l’un avec l’autre, porteuse d’un lien indestructible.

Animation : « Man and Dogs », du bonheur en 60 secondes

Man and Dogs est une vidéo toute récente, qui joue une nouvelle version du bonheur selon Coca Cola. Une autre façon de jouer la carte artistique – après la célèbre campagne menée en France avec AKH. Et on doit avouer que c’est plutôt réussi ! A voir !

 

Le jardin de Minuit, une BD d’Edith (Soleil / Noctambule)

Le jardin de minuit

Le jardin de Minuit, une BD d’Edith

Libre adaptation de Tom et le jardin de minuit, un roman de Philippe Pearce (Prix littéraire : Médaille de Carnégie – 1958), Le Jardin de Minuit est un voyage entre songe et réalité, suggéré par Edith (Basil et Victoria, La Chambre de Lautréamont) en tant qu’auteur complet.

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Edith (scénario et dessin) d’après le roman de Philippe Pearce
Editions : Soleil
Prix : 17,95 € (96 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Édith s’empare d’un classique de la littérature anglaise, et entrelace finement réalité et imaginaire. Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L’ennui s’installe… Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l’horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à unimmense jardin… Tom s’y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d’une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d’une tenue du siècle dernier. Elle semble vivre dans un temps qui n’obéit pas aux lois chronologiques… Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?…
Philippa Pearce reçut, en 1958, la médaille de Carnegie pour ce roman qui s’imposa comme un chef-d’oeuvre de langue anglaise. Édith en propose une adaptation ciselée. Elle use de son dessin comme d’une écriture afin de recentrer le récit autour de cette perception d’un paradis perdu et d’un espace d’éternité pour le retrouver.

Le jardin de minuit

Le point sur l’album:

Comme une invitation à l’évasion onirique, Le Jardin de Minuit est une belle façon pour le profane de découvrir l’un des chefs d’oeuvre de la littérature anglaise. Un petit garçon est envoyé chez ses oncle et tante pendant les vacances alors que son petit-frère reste chez ses parents pour guérir de la rougeole. Tom se retrouve dans une maison à appartements, affublée d’une petite cour. Et pour couronner le tout, il doit rester enfermé à l’intérieur, placé en quarantaine en attendant la période d’incubation du virus de la rougeole. Des vacances terriblement ennuyeuses s’annoncent… jusqu’à ce que le jeune garçon découvre que pendant la nuit, la cour extérieure se transforme en un jardin luxuriant où des enfants viennent chaparder gaiement.[pull_quote_left][U]ne adaptation fleuve et concise[/pull_quote_left]

Là, Tom va découvrir qu’il ne peut être vu par ces enfants, à l’exception d’une petite fille. Et chaque nuit, il s’empressera d’y retourner. Un passage qui l’emmène plusieurs décennies en arrière. Un voyage dans le temps qui ne cesse de l’intriguer et dont il va tenter de percer les mystères.

Edith livre une adaptation fleuve et concise, illustrée avec sensibilité et poésie. Une doux voyage dans l’enfance où l’on ne sait plus distinguer fiction et réalité. Le Jardin de Minuit est un album assez tranquille, non dénué de charme par sa capacité à nous replonger dans l’enfance. Pourquoi pas !

Le Rapport de Brodeck, tome 1 : une BD de Manu Larcenet (Dargaud)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Le rapport de Brodeck

Le Rapport de Brodeck t.1 : L’Autre

Livré dans un magnifique écrin, Le Rapport de Brodeck est un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel paru en 2007. C’est la première fois que Manu Larcenet (Blast, Peu de gens savent, Nombreux sont ceux qui ignorent, Journal d’un corps) s’aventure dans ce type d’exercice. Et pourtant, la leçon est magistrale.

Date de parution : le 10 avril 2015
Auteur : Manu Larcenet (scénario et dessin) d’après le roman de Philippe Claudel
Editions : Dargaud
Prix : 22,50 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Voici le nouveau chef-d’oeuvre de Manu Larcenet ! Une sublime adaptation du best-seller de Philippe Claudel. Manu Larcenet s’attaque pour la première fois à une adaptation, celle du chef-d’oeuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien et lui donner une nouvelle vie, éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes ; une plongée dans les abîmes servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre. Manu Larcenet adapte de façon majestueuse le best-seller de Philippe Claudel : un chef-d’oeuvre.

[rev_slider rapportbrodeck1]

Le point sur l’album:

Ce premier tome, intitulé L’Autre nous plonge dans un village perché dans la montagne non loin de la frontière allemande, aussi beau que terrifiant. Il faut dire que Brodeck – ancien déporté – en connaît un rayon question horreur. Habité par les fantômes de sa vie en camp de concentration, il se réfugie dans l’amour de la nature qu’il surveille avec bienveillance en détaillant la faune et la flore locales dans ses rapports. Et voilà qu’il doit faire face à l’impensable : les villageois ont commis un crime atroce sur la personne d’un étranger qu’ils trouvaient suspect. Brodeck, seul innocent dans ce village coupable va être chargé par les habitants de rédiger un rapport. Pris en otage, piégé par ces derniers, Brodeck va à compter de cet instant être plongé dans l’angoisse d’être le prochain…[pull_quote_left]Une partition remarquablement jouée.[/pull_quote_left]

Un récit froid et anxiogène interprété avec grande maîtrise par l’un des plus grands auteurs contemporains du neuvième art : Manu Larcenet. Sa façon de s’approprier cette histoire et de lui donner corps à travers une narration minimaliste et puissante tient du génie. L’auteur recentre son récit sur le visuel. On retient notre souffle durant de longs moments silencieux, où la tension règne. Une partition remarquablement jouée.

Manu Larcenet insuffle à ces personnages toute la force de son univers, sublimant par son graphisme ces montagnes hostiles et sauvages. Son dessin nous enfonce dans un abîme d’une noirceur profonde, où le dessinateur apporte le juste filet de lumière. Ce qu’il faut pour nous éblouir une nouvelle fois de son trait charbonneux, tout en noir et blanc.

Le Rapport de Brodeck n’est pas encore achevé que l’on peut déjà considérer ce très bel ouvrage comme essentiel.

Live Therapy : Gatane est de retour

Gatane

En ballade sur Paris, Gatane nous revient quelques temps. Unique date pour un spectacle unique, il se produira sur scène au théâtre de l’Apollo le 19 mai pour vous chanter ses chansons musico-thérapeutiques. Lui et son équipe vous feront passer une soirée exquise. Pas besoin d’ordonnance d’un médecin à l’écriture illisible, juste Gatane, à l’écriture jouissive.

L’artiste nous avait bluffé, amusé, emporté l’année passée à Paris. On s’attend à un humoriste, et on trouve un conteur, un chanteur, un musicien même. Son spectacle, « Live Therapy » raconte en chansons les débuts de Gatane : son exode au Nord, sa conquête, ses amours, ses emmerdes, ses peurs, ses histoires. Les quelques loubards sur scène se marient avec leurs instruments, et donne corps à un One Man Show qui, quand on parle de One Man Show, est souvent trop froid. Gatane, pilule aux effets immédiats, l’apparition rapide d’un sourire, et, d’un rire parfois gras. Qui ne nécessite pas de sirop.

Alors, toi malade de la vie, toi, personne aux multiples soucis, toi, pleurnicheur, toi, cachotier ou cachotière de petits malheurs, toi au cœur serré qui pense que ce n’est qu’un petit bobo, fonce, cours, vole, lève toi, et trouve un moyen d’écouter Gatane !

Il sera au théâtre de l’Apollo le 19 mai, le 27 Août, au Festival National des Humoristes à Tournon sur Rhône, et de retour sur Paris en juin, en scènes ouvertes. Epie le sur son site (http://www.gatane.com/).
Mais trouve le. Car ce médoc’, sans préscrip’, en vaut le coup.

Chaine Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCTa2w_Wad8kerSJnYrGcZFQ?

Cobain Montage of Heck : Des séances supplémentaires !

COBAIN-MOH_Visuel ONLINE_PL

!cid_image001_jpg@01D0875A

Salué comme étant le plus intime et le plus innovant documentaire jamais réalisé sur le chanteur, COBAIN : MONTAGE OF HECK est le premier portrait intégralement autorisé de celui qui a marqué toute une génération. Créatif et profond, le film est une plongée cinématographique viscérale dans la vie d’un artiste en désaccord avec le monde qui l’entoure.

Le réalisateur Brett Morgen opère un savant mélange d’extraits racontés en dessins et d’archives inédites de Cobain (dessins, musiques et vidéos de famille), ainsi que des interviews jamais dévoilées de sa famille et de ses plus proches confidents, notamment sa femme Courtney Love.

En exclusivité pour la séance au cinéma du lundi 4 mai, Brett Morgen explique, dans un entretien exclusif de 12 minutes, son immersion sans précédent dans l’intimité de la famille de Cobain et de son passé.

Des premières années de Kurt à Aberdeen, sa ville natale, jusqu’au sommet de sa gloire, les fans et la génération Nirvana découvriront du contenu inédit sur Kurt Cobain ; et pour ceux qui ont récemment connu l’homme et sa musique, ils comprendront mieux ce qui fait de lui une icône intemporelle.

Une œuvre incontournable à ne surtout pas manquer !

Infiltrés, tome 1 : une BD de Sylvain Runberg, Olivier Truc, Olivier Thomas et Delphine Rieu (Quadrants)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

infiltrés tome 1

Infiltrés, tome 1 : Le Sourire du Faucon

Dans InfiltrésSylvain Runberg (Cases blanchesL’Ombre des ShinobisKonungar, Trahie, Orbital) s’associe au journaliste Olivier Truc (spécialiste des courants de l’extrême droite européenne), pour livrer un polar ancré dans le réel, en infiltration dans un mouvement extrémiste danois dans l’après Anders Brievik. Un récit en deux tomes illustré par Olivier Thomas (Le Printemps des Quais).

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Sylvain Runberg, Olivier Truc (scénario), Olivier Thomas (dessin) et Delphine Rieu (couleurs)
Editions : Quadrants
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Un groupuscule d’extrême droite danois inspiré de l’idéologie « Counter Jihad » est infiltré par un membre des services spéciaux danois. Suzanne Hennings, en charge de l’enquête, connaît le « Renouveau Danois » pour ses sites Internet haineux et le suspecte d’agressions contre des personnes qu’ils considèrent être les fossoyeurs de « l’identité européenne ». Grâce aux informations de l’agent infiltré, elle apprend qu’il va probablement organiser un attentat de grande envergure, futur symbole d’une croisade jugée inévitable, celle qui mènera à une Europe “libérée de l’Islam”. Pour l’instant, le policier n’a ni les preuves, ni la cible, mais Suzanne prend ses informations au sérieux. Comment faire pour trouver à temps « qui », « comment », et « où » ?! Récit complet en deux tomes, qui pourrait donner lieu à d’autres enquêtes menées par la même équipe de policiers, au Danemark et dans le reste de l’Europe.

infiltrés tome 1

Le point sur l’album:

Le Sourire du Faucon nous met sans transition dans l’ambiance d’un mouvement d’extrême droite qui fomente un attentat contre la communauté musulmane. Inspiré par l’idéologie Counter Jihad et par des théories nauséabondes comme celle du grand remplacement, les membres de ce groupuscule occulte s’apprêtent à passer à l’action. Le seul problème pour la police qui enquête sur eux, c’est qu’on ne sait pas qui est visé, ni où, ni comment. Si ce n’est que l’exécutant est surnommé le Faucon. L’agent infiltré au sein du groupe va mettre sa vie en danger pour tenter d’obtenir toutes les informations possibles. Un scénario plutôt bien ficelé, qui avance ses pions sans précipitation dans ce premier album. De quoi rendre l’épilogue certainement plus explosif.[pull_quote_left]Un polar d’actualité[/pull_quote_left]

Le dessin d’Olivier Thomas reflète assez bien le contexte des Infiltrés, en mettant en image un environnement réaliste, légèrement griffonné par un trait qui se révèle parfois charbonneux. Les scènes se passent d’ailleurs souvent de nuit, ce qui renforce cette idée d’une bande organisée qui agit dans l’ombre pour terroriser ses cibles. Les couleurs de Delphine Rieu manquent enfin d’audace et de précision dans les nuances mais l’ensemble reste harmonieux.

En conclusion, ce premier album des Infiltrés est une belle entrée en matière. Un polar d’actualité qui séduit par son scénario bien pensé et documenté.

Un Village français, tome 1 : une BD de Jean-Charles Gaudin et Vladimir Aleksic (Soleil)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Un Village français, tome 1

Un Village français, tome 1 : 1914

Préquel inédit de la série TV éponyme diffusée sur France 3, Un Village français débute son premier album BD vingt-cinq ans avant. Nous sommes en juin 1914, et l’assassinat de l’archiduc d’Autriche va précipiter la France dans la Première Guerre Mondiale. Un album écrit par Jean-Charles Gaudin (Marlysa, L’Assassin Royal, Phoenix, Vigilantes) et illustré par Vladimir Aleksic.

Date de parution : le 22 avril 2015
Auteurs : Jean-Charles Gaudin (scénario), Vladimir Aleksic (dessin) et facio (couleurs)
Editions : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Villeneuve, sous-préfecture fictive du Jura. 25 ans avant les événements de la série télévisée, cette préquelle apporte une dimension et un sens nouveaux aux personnages que l’on connaît. L’histoire commence le 26 juin 1914. Tranches de vie quotidienne de la famille Larcher, des Schwartz ou encore des Breylleau… Le maire du village est inquiet, il vient d’apprendre l’assassinat de l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand ; il sent que la guerre est toute proche…et en effet, début août, c’est la mobilisation. Tout le village doit s’organiser en prévision du départ des hommes… Premières séparations, premiers combats… premiers orphelins !

Un Village français, tome 1

Le point sur l’album:

Invité dans le quotidien qui ponctuait le village de Villeneuve à l’aube de l’ordre de mobilisation générale pour la Grande Guerre, le lecteur a plaisir à s’attacher à de nombreux personnages au coeur de quelques secrets de famille bien gardés. Ce premier album donne un aperçu de ce que pouvait être la vie d’avant guerre dans ce petit village où tout le monde se connaît. Un album  ensoleillé, divertissant et bien écrit qui laisse augurer une suite bien plus sombre.

Le dessin réaliste de Vladimir Aleksic n’est quant à lui pas pour déplaire. Elaborant des planches ornées de nombreux détails dessinés avec soin d’un trait fin, l’illustrateur offre une belle fluidité de lecture. Plutôt convaincant malgré un académisme apparent.

Le pari de revisiter l’univers d’Un village français était risqué mais il semble réussi avec cet épisode introductif. A suivre…

Un monde si tranquille – Anticyclone, une BD d’Etienne Davodeau (Delcourt)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Un monde si tranquille tome 2

Un monde si tranquille – Anticyclone

Après un premier album plutôt convaincant (La Gloire d’Albert), Un monde si tranquillerevient cette fois avec le récit d’une femme qui se bat pour conserver son emploi de technicienne de surface… Une incursion dans le monde impitoyable de l’entreprise, toujours imaginée par Étienne Davodeau (Le Chien qui loucheImmigrants,  Les Ignorants, Il s’appelait Geronimo).

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteur : Etienne Davodeau (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Surnommée « Grande Gueule » par ses collègues techniciennes de surface aux Transports Doublet, Nina risque de perdre sa place. Chauffeur dans la même entreprise, Castor est poussé vers la porte par ses collègues. Mais ni Castor ni Nina ne peuvent envisager de se retrouver à la rue… C’est Samuel Faure, directeur des ressources humaines, qui va s’occuper de leurs cas. à ses risques et périls.

[rev_slider unmondesitranquillet2]

Le point sur l’album:

Mettant en scène une nouvelle chronique sociale à la lumière de ce qui pourrait être un fait divers criminel, Etienne Davodeau raconte cette fois l’histoire d’une mère de famille perdue, qui a confié l’éducation de sa fille à son grand-père afin de pouvoir travailler. Leur cachant son vrai travail par honte, elle va pourtant tout faire pour le garder malgré les menaces de son DRH. Détestée par ses collègues, elle va avoir bien du mal à le faire… jusqu’au jour où elle décide – avec un complice – de kidnapper le dirigeant. Il sera retrouvé mort quelques jours plus tard. Une intrigue toujours bien ficelée grâce à un découpage astucieux qui entretient le suspens, doucement mais surement.

On retrouve la patte graphique de l’auteur, qui livre un dessin aux aspérités caricaturales. Son trait brut est mis en valeur par une couleur directe sans artifice. Un choix qui se respecte, même s’il ne provoque pas d’émoi visuel.

Anticyclone est un deuxième album de qualité. On attend donc l’épilogue de cette trilogie avec une certaine impatience (Ceux qui t’aiment sera publié en ce mois de mai).

Résultats concours : Homeland, 3 coffrets gagnés

Saison 4

SORTIE EN DVD et BLU-RAY LE 22 AVRIL

8 Emmy Awards et 5 Golden Globes

A l’occasion de la sortie, le 22 avril 2015, de la série américaine TV Homeland, Saison 4Publik’Art, en collaboration avec Twentieth Century Fox Film, vous a offert la possibilité de gagner :

3 coffrets de la Saison 4 de Homeland

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 987 joueurs. Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les trois heureux gagnants sont :

 

Sandrine Bovis, Benoit Blaublomme et Joao Ribeiro da Silva.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Nous, les morts – tome 1 : une BD de Darko Macan et Igor Kordey (Delcourt)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Nous les morts tome 1

Nous, les morts t.1 : Les Enfants de la peste

Uchronie mêlant zombies, aztèques et peste noire, Nous les morts est une tétralogie originale et sanglante imaginée par le scénariste Darko Macan (Soldier X) et le dessinateur Igor Kordey (Soldier X, L’Histoire Secrète, Les 30 derniers, Star Wars – Nouvelle République…).

Date de parution : le 8 avril 2015
Auteurs : Darko Macan (scénario), Igor Kordey (dessin) et Yana (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

XVIe siècle, l’Europe est victime d’une épidémie qui transforme les hommes en zombies. 500 ans plus tard, de l’autre côté de l’océan, le peuple aztèque, préservé des menaces de la colonisation, a continué de se développer. Son seul lien avec l’Europe, un groupe d’hommes étranges arrivés en bateau peu de temps après l’épidémie. La survie surprenante de ces derniers intrigue l’empereur aztèque. Il décide d’envoyer une expédition pour comprendre ce mystère.

[rev_slider nouslesmorts1]

Le point sur l’album:

Nous les morts surprend d’abord par son univers, invitant des aztèques sur de grands navires volants pour aller percer les secrets de la vie éternelle de l’autre côté de l’océan. En vérité, ils ne trouveront que des zombies assoiffés de sang frais, malgré quelques survivants schizophrènes.. Un cocktail détonnant qui fait la part belle à des scènes d’action bien emmenées et à un narration assez riche.[pull_quote_left]Un cocktail détonnant[/pull_quote_left]

Côté dessin, l’influence comics est évidente sous les traits appuyés d’Igor Kordey. Les planches sont chargées, ce qui ne fait que renforcer l’atmosphère glauque de ce récit de science-fiction inédit. Soulignons également le choix de lettrage, qui laisse vraiment à désirer car on a parfois du mal à déchiffrer les mots. De même, la couleur est très saturée et l’on a du mal à apprécier le dessin à sa juste valeur. C’est dommage.

Heureusement, ce premier album de Nous, les morts ne déçoit pas autant qu’il enthousiasme. On attend donc de lire la suite de cette aventure ténébreuse pour apporter un jugement éclairé.

Un monde si tranquille – La gloire d’Albert, une BD d’Etienne Davodeau (Delcourt)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Un monde si tranquille  tome 1

Un monde si tranquille – La gloire d’Albert

Récemment réédité, ce premier album de la trilogie Un monde si tranquille – créée par Étienne Davodeau (Le Chien qui loucheImmigrants,  Les Ignorants, Il s’appelait Geronimo) – fait la chronique des dessous politiques d’un petit village où l’extrême droite est au pouvoir. On suit un anonyme, Albert Colin, qui soutient son parti et ses élus en toutes circonstances. Sauf qu’il va tomber sur un os : le meurtre de l’une des deux figures locales. Ce qui ne va pas l’empêcher de partir en chasse, armé de son fusil, après les meurtriers.

Date de parution : le 25 mars 2015
Auteur : Etienne Davodeau (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,50 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Albert Colin, individu effacé que sa femme méprise, milite sans vraiment savoir pourquoi pour un parti d’extrême droite dont il admire les dirigeants. Ayant assisté au meurtre d’un des leaders de ce parti, il suit les tueurs et parvient à les maîtriser : une occasion pour Albert d’avoir peut-être son heure de gloire. Mais parfois il vaudrait mieux ne pas s’aventurer dans les coulisses du pouvoir.

[rev_slider unmondesitranquillet1]

Le point sur l’album:

Etienne Davodeau imagine dans La Gloire d’Albert un scénario digne d’un fait divers, où la dimension politique et le symptôme de la planche pourrie vont de paire. Une immersion dans la France profonde en compagnie d’un pauvre homme qui ne sait pas pourquoi il soutient un parti d’extrême droite. L’auteur y fait le récit d’une enquête criminelle savoureusement artisanale. Avec son sens du comique mais également du rythme, il nous tient en haleine par son intrigue qu’il installe dès les premières planches avec aisance.

Son dessin est quant à lui doté d’un trait caricatural aux lignes irrégulières mais tout en finesse. La couleur directe donne par ailleurs un caractère bienvenu à l’ensemble de l’album. Pas de grand coup de coeur, mais une réalisation qui séduit tout de même.

Un monde si tranquille débute donc sa trilogie par un récit teinté d’humour noir plutôt agréable à lire. A suivre…

Interview de Benjamin Bir, créateur de OtheatrO.com, l’abonnement illimité au théâtre !

Capture d’écran 2015-05-05 à 05.34.55OtheatrO.com est le premier service à proposer des abonnements illimités au théâtre. Benjamin Bir, comédien et créateur du site internet, a répondu à nos questions.

Résultats concours : L’amour sera convulsif ou ne sera pas

Théâtre de Ménilmontant 15 rue du Retrait 75020 Paris Métro Gambetta

A l’occasion des représentations au Théâtre de Ménilmontant, à Paris, de la pièce de Jacky KatuL’amour sera convulsif ou ne sera pas, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner de nombreuses places de théâtre.

 

Les heureux gagnants sont :

5×2 places pour la soirée du 7 mai pour L’amour sera convulsif ou ne sera pas :

Sylvain Verrecchia, Floriane Rondier, Jean Vignali, Janine Prieur et Jean-Noël Heraud.

 

5×2 places pour la soirée du 9 mai pour L’amour sera convulsif ou ne sera pas :

Perrine Fiat, Nathalie Roussey, Roxane Chiori, Florian Perray et Jessica Locatelli.

 

5×2 places pour la soirée du 13 mai pour L’amour sera convulsif ou ne sera pas :

Nicolas Serre, Aurélie Guisiano, Joël Dumont, Maryse Brunier et Mathilde de Combles.

 

Notre partenaire vous contactera très prochainement pour vous donner les modalités à suivre. D’avance nous les en remercions vivement !

Très bonne soirée à chacun !

 

Un diner d’adieu, avec Eric Elmosnino et Guillaume de Tonquédec au Théâtre Edouard VII

UDDA_Prolong_Lysiane-site

PROLONGATIONS – Théâtre Edouard VII 

Pourquoi se rend-on si souvent à des dîners où l’on n’a pas envie d’aller, pour voir des amis qui n’en sont plus vraiment ?  Par habitude ? Par gentillesse ? Par lâcheté ?  Grisés à l’idée de faire le ménage dans leurs agendas en faisant le tri parmi leurs vieux amis, Pierre (Eric Elmosnino) et Clotilde Lecoeur (Lysiane Meis) décident d’organiser des dîners d’adieu, forme ultime de divorce amical.  Mais, en choisissant – comme première victime – Antoine Royer (Guillaume de Tonquédec), leur plus vieil ami, Pierre et Clotilde ignorent qu’ils mettent le doigt dans un engrenage infernal.

Les esclaves oubliés de Tromelin, une BD de Sylvain Savoia (Dupuis)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Les esclaves oubliés de Tromelin

Les esclaves oubliés de Tromelin

Superbe documentaire BD réalisé par Sylvain Savoia (Reflets perdus, Nomad, Al’Togo), Les esclaves oubliés de Tromelin retrace le destin de près d’une centaine d’esclaves malgaches à la fin du XVIIIème siècle. Embarqués dans un navire qui fera naufrage, ils vont trouver refuge avec les rescapés de l’équipage sur un minuscule îlot perdu au milieu de l’Océan Indien. Entre reconstitution et documentaire, Sylvain Savoia livre le témoignage d’une aventure humaine hors-norme.

Date de parution : le 24 avril 2015
Auteur : Sylvain Savoia (scénario et dessin)
Editions : Dupuis
Prix : 20,50 € (120 pages) 

Résumé de l’éditeur:

L’île des Sables, un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là… À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une « cargaison » d’esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l’équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves. Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois. Une fois connu en métropole, ce « fait divers » sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française. Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l’UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et à survivre, en dépit de tout.
L’archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d’une expédition d’un mois sur Tromelin. De là est né ce livre : une bande dessinée qui entremêle le récit « à hauteur humaine » (on « voit » l’histoire du point de vue d’une jeune esclave, l’une des survivantes sauvées par le chevalier de Tromelin) avec le journal de bord d’une mission archéologique sur un îlot perdu de l’océan Indien. Après le succès international de Marzi, Sylvain Savoia offre à nouveau aux lecteurs une magnifique leçon d’humanité.

[rev_slider tromelin]

Le point sur l’album:

Parti à la recherche des traces de ces esclaves abandonnés au milieu de nulle part, Sylvain Savoia a lui-même débarqué sur cette petite île isolée en compagnie d’une équipe scientifique. Il nous raconte dans Les esclaves oubliés de Tromelin comment sa vie sur l’île se passait, et comment il imaginait celle des rescapés au fur et à mesure de son séjour. A la façon d’un carnet de voyage, il nous décrit cette expédition scientifique : les chercheurs, les découvertes faites sur ce bref passage de civilisation quelques trois siècles auparavant etc… Mais Sylvain Savoia imagine aussi le récit de ces esclaves oubliés de Tromelin. Les deux histoires s’entremêlent ainsi dans un découpage ordonné et le lecteur découvre comment le capitaine Tromelin a abandonné ces hommes et ces femmes… avant de venir les chercher quinze ans plus tard. Ils n’étaient plus que huit, dont un bébé.[pull_quote_right][U]n album ambitieux et passionnant[/pull_quote_right]

Captivant, Les esclaves oubliés de Tromelin est imprégné de deux univers graphiques différents. Celui – très léché – de la reconstitution du récit des esclaves, et celui, plus libre (et moins travaillé, notamment dans la couleur) du carnet de voyage de l’auteur. Un dessin d’une grande maîtrise, qui séduit instantanément par sa finesse d’exécution et le soin apporté aux détails.

Les esclaves oubliés de Tromelin est un album ambitieux et passionnant, dont le récit est proposé de façon très originale. Une aventure humaine unique, à lire.

Arsène Lupin, les Origines – tome 2 : une BD de Benoît Abtey, Pierre Deschodt et Christophe Gaultier (Rue de Sèvres)

Capture d’écran 2015-04-07 à 18.10.37

Arsène Lupin les origines tome 2

Arsène Lupin, les Origines – tome 2

Le Dernier des romains est le deuxième album de la genèse des aventures d’Arsène Lupin racontée par les scénaristes Benoît Abtey et Pierre Deschodt (Les Nouveaux exploits d’Arsène Lupin), et illustrée par Christophe Gaultier avec l’aide de Marie Galopin pour la couleur. Une série qui nous avait déjà marqués par son originalité dans le tome 1.

Date de parution : le 15 avril 2015
Auteurs : Benoît Abtey, Pierre Deschodt (Scénario), Christophe Gaultier (Dessin) et Marie Galopin (Couleurs)
Editions : Rue de Sèvres
Prix : 13,50 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Arsène fait son éducation à l’internat de la Croix des Wahls. Il s’y est fait des complices inséparables : Arès del Sarto et Béranger de la Motte. Mais cette belle amitié vole en éclat lorsqu’Arsène et Béranger rencontrent Athéna, la soeur d’Arès : leurs rivalités de jeu deviennent sérieuses, pour conquérir le coeur de la belle. De son côté, le comte de la Marche tombe dans la triste machination des Lombards, qui lui ont envoyé une femme ressemblant comme deux gouttes d’eau à son épouse défunte. Arsène l’ignore encore mais l’indomptable comte semble cette fois vaincu….

Arsène Lupin, Les Origines tome 2

 

Le point sur l’album:

C’est toujours à un rythme très cadencé que les auteurs nous narrent l’histoire du jeune Arsène de la Marche, qui grandit à l’internat aux côtés de ses nouveaux amis. Jusqu’à ce qu’une jeune fille bien née défie Arsène et son ami Béranger de la Motte à sortir vainqueur d’une terrible compétition. Car, c’est décidé, elle épousera le meilleur. Une rivalité sans pitié va alors se faire jour où tous les coups sont permis. De son côté, le comte de la Marche semble tombé dans le dernier mauvais coup des Lombards. Un scénario qui file à toute allure ; sensation renforcée par une narration minimaliste et un découpage brutal, sans transition.[pull_quote_left]Un Arsène Lupin aussi diverti que divertissant.[/pull_quote_left]

Le dessin de Christophe Gaultier est quant à lui d’égale qualité. Un trait dense et appuyé, qui se forme et se déforme au gré de courbes irrégulières. Un style authentique qui manque néanmoins de détails et de précision. Mais il offre une fluidité narrative plutôt agréable.

En conclusion, on prend plaisir à retrouver notre jeune premier, surtout animé par une conquête amoureuse. Un Arsène Lupin aussi diverti que divertissant.

Résultats concours : Alliés, 3 DVD gagnés.

Sortie le 17 mars 2015 en DVD

 

A l’occasion de la sortie du film Alliés, Publik’Art, en collaboration avec Zilo Editeur et Distributeur Indépendant de Films, vous a offert la possibilité de gagner :

3 DVD du film : Alliés

 

Vous avez été très nombreux à participer : 4 552 joueurs ! Un grand bravo à tous !

 

Les 3 heureux gagnants sont :

Frédéric Gregory, Aurélie Bastian et Saad Hassed.

Notre partenaire vous enverra votre DVD très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

Très bon film à tous !


Marie Tudor, mise en scène par Philippe Calvario d’après le texte de Victor Hugo

MARIE TUDOR Affiche

C’était jusqu’au 2 mai à la Pépinière théâtre, une pièce moderne et décalée, jouée dans un univers unique en son genre.

A LIRE