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La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons, un film de Shawn Levy

120x160_LNAM3_HDLa Nuit au musée : Le Secret des Pharaons

Date de sortie : 4 février 2015
Durée : 1h37
Avec : Ben Stiller, Robin Williams, Owen Wilson, Ben Kingsley, Ricky Gervais, Rebel Wilson

 

Synopsis :

Ben Stiller réendosse le rôle de Larry, le gardien de musée le plus survolté, dans le dernier volet de la saga La Nuit au Musée. Il quitte New York pour Londres où il va vivre sa plus grande aventure. Accompagné de ses amis le Président Roosevelt, Attila, le Romain Octavius, Jedediah et le pharaon Ahkmenrah, ainsi que de nouveaux personnages délirants, il va tenter de sauver la magie avant qu’elle ne disparaisse à tout jamais.

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Après un premier volet très réussi qui avait connu un très grand succès et engendré une suite légèrement plus faible, offrant cependant à Alain Chabat l’occasion de composer un Napoléon (enfin sa figure de cire) assez délirant (malgré le fait que l’acteur ne ressemble pas du tout au célèbre Empereur) voici donc l’ultime volet des aventures de Larry, le gardien de musée le plus célèbre et déjanté du monde, et qui est toujours incarné par le génial Ben Stiller (La vie rêvée de Walter Mitty). Dans ce troisième volet, Larry va se trouver aux prises avec une malédiction qui touche la fameuse tablette égyptienne du musée de New York, celle-ci se désagrège et perd de sa magie, avec pour fâcheuse conséquence de rendre définitivement inertes les différentes figures qui s’animent à la nuit tombée… Larry devra aller à Londres pour résoudre l’énigme, et en compagnie de ses amis habituels, y rencontrera de nouveaux personnages au sein du British Museum où va se dérouler cette nouvelle aventure.

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Reposant toujours sur une avalanche de gags et d’idées farfelues (comme de proposer une séquence de poursuite à donner le vertige au sein de l’œuvre de M.C. Escher) La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons s’avère rapidement un spectacle tout public très divertissant. Animé par les personnages des précédents films comme le professeur McPhee (Ricky Gervais), Attila le Hun (Patrick Gallagher), l’indienne Sacajawea (Mizuo Peck), le duo de frères ennemis miniatures formé par le cow-boy Jededjah (Owen Wilson) et le centurion Octavius (Steve Coogan) ou encore Dexter, le facétieux petit singe. En plus des personnages déjà connus et des figures « cultes » comme le squelette de dinosaure ou la statue Moai de l’île de Pâques, cet ultime chapitre voit apparaître le chevalier Lancelot, un des célèbres héros des légendes arthuriennes. C’est l’acteur Dan Stevens (Downton Abbey) qui lui prête sa prestance, et parvient à composer un des personnages les plus drôles de ce nouveau volet. En plus de Lancelot, l’homme de Néandertal Laaa offre l’occasion à Ben Stiller de composer pour la première fois un second personnage (difficile de le reconnaître sous le maquillage !) et au même titre que Lancelot, un de ceux qui ajoutent le plus de comique au film. A l’instar des précédents, le film laisse place à l’émotion, et si les histoires d’amour sont étonnement peu traitées dans la saga, il est ici question d’un inattendu coup de foudre entre la joviale et ronde Tilly, la gardienne de nuit que joue l’australienne Rebel Wilson (Mes meilleures amies) avec… bref mieux vaut laisser la surprise aux spectateurs. Le premier film abordait le thème de la filiation et du rapport père-fils. Dans ce troisième volet Nick (Skyler Gisondo), le fils de Larry est à présent âgé de 17 ans et prêt à prendre son envol dans la vie, et donc beaucoup plus absent qu’avant. Le thème père-fils sera à nouveau traité, mais cette fois dans la relation entre le jeune pharaon Ahkmenrah (Rami Malek) avec son père Merenkahre incarné par le toujours impérial Ben Kingsley. Larry apparaît plus ici comme l’image du fils avec un père de substitution que joue Robin Williams, reprenant son personnage de la statue de cire de Theodore Roosevelt. L’acteur a une plus grande présence à l’écran que dans les deux précédents volets, sans doute par une volonté des producteurs d’offrir un hommage au comédien dans une ultime apparition à la charge émotionnelle inattendue, fortement accentuée par sa disparition tragique en août dernier.

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La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons est très proche du premier opus, et certaines scènes semblent nous refaire un peu les mêmes gags, pas gênants pour ceux qui n’ont pas vu le premier film. Reste que tout cela est emballé avec un grand savoir faire, une belle énergie et des effets spéciaux toujours aussi efficaces qui font que ce nouveau volet est un des meilleurs (sinon le meilleur) et achève la trilogie avec panache.

 

 

 

Les prométhéens, tome 1 : une BD de Herzet, Henscher et Sandoval (Le Lombard)

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Prométhéens, tome 1 : Réunion de famille

Nouvelle quadrilogie mythologique, Les Prométhéens est un cocktail explosif composé de dieux grecques et de mises en scènes spectaculaires. Une BD résolument tournée vers les comics, tant dans sa trame scénaristique, où les super-héros se bousculent, que dans son style graphique très léché. Attention les yeux, bouchez-vous les oreilles : ça va péter !

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Emmanuel Herzet, Henscher (scénario), Rafa Sandoval (dessin), Jordi Tarragona (Encrage), David Garcia Cruz (Couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 13,99 € (56 pages)


Résumé de l’éditeur :

Ils nous ont vus naître, ils nous ont façonnés. Nous les avons craints, adulés.
Aujourd’hui, nous sommes leur seule chance de survie.  Décimés par le seul être capable de leur tenir tête, ils se cachent parmi nous, espérant échapper au sort qu’ont déjà connu nombre d’entre eux. Toutes les familles ont leurs problèmes.  Et les dieux de l’Olympe n’y échappent pas.

Les Prométhéens tome 1

Le point sur l’album :

Non, les scénaristes Henscher (Le Seigneur des couteaux, Banni) et Emmanuel Herzet (Duelliste, Le Chant du cygneLa Branche Lincoln, Narcos, Centaures) ne sont pas artificiers malgré les apparences. Tous deux passionnés de mythologie, il est naturel de les retrouver aux manettes d’un scénario qui y prend racine. Le pitch est assez simple. La chute de l’Olympe a eu lieu. Toute la famille de Zeus se retrouve contrainte à vivre cachée, comme des humains parmi les humains. Un certain Thymos s’amuse pourtant avec eux en les assassinant les uns après les autres. Ils vont devoir élaborer un plan pour contrer ces attaques. C’est l’objet de cette Réunion de famille qui donne son titre à l’album.

Dans un récit dopé à l’adrénaline, aux scènes de fin du monde où les explosions sont légions, les auteurs revisitent notre Histoire en lui donnant un autre sens (la peste noire, Tchernobyl…). Le rythme est très soutenu, pour notre plus grand plaisir. L’intrigue n’est toutefois pas toujours très claire car on a du mal à identifier le rôle précis de chacun des (très) nombreux protagonistes et divinités.

Le style résolument comics de Sandoval (qui a l’habitude de travailler avec les plus grands éditeurs du secteur, notamment Marvel Comics) s’impose dès la première planche grâce des cadrages très audacieux. L’auteur, qui fait ici sa première expérience dans la BD franco-belge, offre un dessin percutant et généreux en détails. Son trait fin est affirmé par un encrage épais (travail de Jordi Tarragona), tel qu’on le retrouve dans la plupart des comics. On remarque également le côté numérisé du graphisme, qui ne dérange pas vraiment mais colle même plutôt bien à l’univers moderne de la série.

Les Prométhéens compte donc de bons atouts pour s’imposer plus franchement, à condition que les auteurs parviennent à en canaliser l’énergie jusqu’au bout.

Louve, tome 5 : une BD de Yann et Roman Surzhenko (Le Lombard)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Louve tome 5 (Les Mondes de thorgal)

Louve, tome 5 : Skald

Louve est une série des mondes de Thorgal (deuxième série parallèle après Kriss de Valnor), imaginée par le scénariste Yann (Les Innomables, Bob Marone, Sambre, La jeunesse de Thorgal, Spirou, Piège sur Zarkass) et le dessinateur russe Roman Surzhenko ( La jeunesse de Thorgal, La Meute de l’enfer…). Deux auteurs qui ont su adopter l’univers de la série culte créée par J. Van Hamme et G. Rosinski.

Date de parution : le 30 janvier 2015
Auteurs : Yann (scénario) et R. Surzhenko (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (48 pages)


Résumé de l’éditeur :

Alors que Louve, toujours traquée par Crow, traverse la forêt pour retrouver son village, Aaricia, victime des manipulations de Lundgen, tente de faire le deuil de Thorgal et de sa fille et se résout peu à peu à entamer une nouvelle vie aux côtés de Lundgen. La situation semble désespérée, mais Louve et Aaricia peuvent compter sur la protection d’amis précieux qui veillent sur elles : le bûcheron muet Skald, le demi-dieu Vigrid, mais aussi « la part sauvage » de Louve qui après tout peut s’avérer bien utile de temps en temps !

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Le point sur l’album :

Alors qu’on approche de la fin de cette série parallèle (qui doit compter 7 tomes, en principe), le suspense repart de plus belle dans cet épisode qui emprunte son nom à un mystérieux bucheron protecteur et muet : Skald. On retrouve la jeune Louve, fille de Thorgal, dans la forêt, pourchassée par Crow. Elle va alors entreprendre de regagner son village pour y retrouver sa mère éplorée, Aaricia. Sur un scénario haletant, Yann propose un voyage à travers la nature, où animaux et vikings partagent la même sauvagerie. Heureusement que Louve peut compter sur sa bonne étoile. Les rebondissements et révélations se font plus nombreux, après un petit temps mort lors de l’album précédent, qui ouvrait ce second cycle.

Le dessin de Roman Surzhenko est particulièrement réussi, exécuté dans le plus grand respect de l’oeuvre de Rosinski. Son trait fain, sa coloration naturelle (couleur directe ?) et le dynamisme insufflé dans les multiples scènes d’action en font un atout considérable pour redécouvrir cet univers de légende.

Avec ce tome 5, les lecteurs de Louve, comme les fans de la série mère y trouveront leur compte. A découvrir.

Golden Dogs, tome 4 : une BD de Stephen Desberg et Griffo (Le Lombard)

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Golden Dogs, tome 4 : Quatre

La quadrilogie des Gloden Dogs se termine avec ce dernier album, sobrement intitulé Quatre. Un épilogue inattendu qui livre enfin les secrets du leader du groupe le plus craint de son époque. Stephen Desberg (I.R.S., Empire USA, Cassio…), qui écrit le scénario de la série, n’avait pas laissé présager une telle fin. Ce qui n’empêche pas d’apprécier le dessin de Griffo (Vlad, Beatifica Blues – Samba Bugatti, Monsieur Noir…), qui semble avoir fait sien ce Londres de l’époque victorienne. Pour lire les chroniques des albums précédents, rendez-vous ici.

Date de parution : le 23 janvier 2015
Auteurs : Stephen Desberg (scénario) et Griffo (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 14,45 € (56 pages)


Résumé de l’éditeur :

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

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Le point sur l’album :

Golden Dogs, c’est fini ! La série comme le quatuor formé pour l’occasion. Ces quatre jeunes gens qui s’étaient promis fidélité vont se quitter avec pertes et fracas. Mais ce n’est évidemment pas une surprise, contrairement à ce que cachait Orwood. Alors que les soupçons planaient sur ce dernier, il se révèlera beaucoup plus manipulateur qu’il voulait bien le reconnaître. Tout cela au service d’une cause personnelle qui créé, elle, une véritable surprise. Si bien que le dénouement de l’histoire peut paraître secondaire. Le lecteur a du mal à se faire à l’idée d’une conclusion aussi inattendue que soudaine. L’imagination de Stephen Desberg prend donc le pas sur l’intrigue, qui était jusque là assez classique.

Le dessin de Griffo dégage toujours le même cachet. Un trait fin qui se fond à l’époque qu’il met en scène. L’illustrateur semble même plus précis et régulier dans ce dernier album. Une évolution bienvenue !

Voici donc un épisode hybride, qui clôt une aventure de façon originale (un peu trop), tout en jouant avec un cadre plutôt classique : celui des thrillers anglais du XIXème siècle.

Still the water, un film de Naomi Kawase (DVD)

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Still the Water, disponible en DVD et Blu-Ray

Naomi Kawase réalise un film bien particulier et d’une rare profondeur. Nous sommes loin des films commerciaux… On entre dans une ambiance toute particulière, japonaise et zen. Mais il faut préciser que c’est une coproduction franco-japonaise-espagnole.

Date de sortie DVD  : le 3 février 2015
Avec : Nijirô Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda…
Durée : 1h59
Prix : 19,99 (DVD) / 19,99 (BLU-RAY) 

Synopsis :

Sur l¹île d’Amami, les habitants vivent en harmonie avec la nature, ils pensent qu’un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Un soir d’été, Kaito, découvre le corps d¹un homme flottant dans la mer, sa jeune amie Kyoko va l’aider à percer ce mystère. Ensemble, ils apprennent à devenir adulte et découvrent les cycles de la vie, de la mort et de l’amour…

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Notre avis sur le film : 

Naomi met la nature au cœur de son film. Le cycle de la vie, la vie indissociable de la mort, est naturel et concerne chacun de nous qui vivons au cœur d’une nature que nous avons tendance à oublier, et surtout à ne pas respecter.

Le film raconte l’histoire d’une jeune adolescente, Kyoko, qui est à la fois confrontée à l’amour et à la mort. Sa mère, Isa, est en train de mourir et en même temps son cœur bat pour un jeune homme, Kaito.

Vie, amour, mort. Des thèmes perturbants et essentiels surtout pour de jeunes ados. Avec Kyoto, on chemine sur le chemin de l’amour mais aussi sur celui de la mort, avec sérénité, et confiance. Aucune angoisse, aucun mélo autour de la mort certaine de la maman de Kyoto. Bien au contraire. Un accompagnement des proches d’Isa, des chansons magnifiques, chantées comme des prières et surtout de l’espoir même au seuil de son départ définitif. Des moments d’une rare intensité.

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La réalisatrice insiste également sur la place de l’homme dans la Nature. Place souvent oubliée. L’homme ne peut maîtriser Mère Nature. L’homme est infiniment petit face à cette mer déchainée, face au terrible typhon qui s’abat subitement sur l’île.

L’histoire se passe sur les Iles Amami, endroit magique au cœur de l’Océan Pacifique. On y découvrira des tableaux naturels de toute beauté.

Le grand-père dévoile le secret du surfeur qui capte la fin de la vague, avec toute son énergie accumulée durant des miles… La fin de la vague est d’une énergie presque démente. Et c’est avec cette énergie que le surfeur va entrer en fusion avec elle en « surfant » cette fin de vague. Soit il entre dans le néant, soit, il entre dans un état proche de la méditation, ne faisant plus qu’un avec cette fin de vague. Le résultat est identique. Une quête d’absolu qu’il touche avec le cœur, mais aussi avec son corps. Le surfeur ne domine pas la vague, il se fond en elle.

Au Japon, le grand-père est considéré comme un grand sage… Qu’il est doux de voir Kyoto prendre conseil auprès de Papy Tortue…

Ce film va parler à beaucoup d’entre nous et nous permettre de réfléchir sur notre façon de vivre qui occulte les valeurs fondamentales de la Nature comme si l’homme était invincible et qui ne laisse guère de place aux vieux sages…

Vraiment un très beau film avec de très bons acteurs, une belle musique et de très belles images.

A méditer souvent et longtemps…

Les Bonus DVD : 

– Katatsumori, court-métrage de Naomi Kawase,
Amami, court-métrage de Naomi Kawase,
– Entretien avec Naomi Kawase.

Invincible, un film d’Angelina Jolie

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Invincible, un film d’Angelina Jolie

En 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale, l’avion de combat dans lequel se trouve l’athlète olympique et soldat Louis Zamperini s’écrase en mer. Il est l’un des trois membres de l’équipage qui survivent, mais leur calvaire ne fait que commencer. Ils errent sur un canot de sauvetage pendant 47 jours. Le supplice du personnage s’arrête lorsqu’il est secouru par l’armée japonnaise. C’est alors qu’un autre calvaire commence.

Date de sortie : 7 janvier 2015
Durée : 2h17
Avec : Jack O’Connell, Domhnall Gleeson, Garrett Hedlund

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

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Invincible

Universal Studios s’est empressé d’acheter les droits de la fabuleuse histoire de l’invincible Louis Zamperini en 1957. Il a cependant fallu attendre le best-seller Unbroken: A World War II Sotry of Survival, Resilience, and Redemption, de Laura Hillenbrand, paru en 2010, pour que Joel et Ethan Coen en écrivent le scénario final bien ficelé.

Le troisième film de la fraiche réalisatrice Angelina Jolie retrace le destin incroyable du héros olympique, puis de guerre, Louis Zamperini. Cette histoire lui tenait particulièrement à cœur. Ils étaient amis et voisins avant qu’Angelina en ait l’idée d’en faire un film. Le héros sera d’ailleurs le premier à voir le film sur son lit d’hôpital, avant de décéder. La forte émotion présente dans ce projet est fortement ressentie pendant le long métrage.

Invincible nous est présenté à travers deux histoires. L’épisode chaotique que subit Louis Zamperini en 1942, et ses germes d’héroïsmes lors des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin où il est déjà présenté comme un personnage combattif.

La surenchère d’événements dramatiques qui surviennent dans la vie du personnage l’un après l’autre nous laisse parfois honteux, avec un sourire moqueur. L’histoire de Invincible est tellement incroyable que le scénario tombe parfois dans un délire fantasmagorique. C’est dans ses moments qu’on se rend compte que le titre est bien choisi. Il y a justement une scène ou les personnages affamés, agonisant sur le canot attrapent un bébé requin à main nue. Réelle ou romancée, cette scène permet de libérer la tension dramatique qui pèse au sein du film.

Avec des longs plans symbolisant la perpétuelle attente du personnage, certaines scènes semblent interminables. Au contraire, malgré la longueur de la séquence dans l’avion, nous n’avons pas cette sensation d’impatience et d’oppression grâce à la manière de tourner, ce qui prouve un réel savoir faire de réalisation de l’ex actrice.

Des scènes d’une effroyable violence sont présentées, bien qu’elles soient visuellement et surtout psychologiquement difficiles, aucune scène de violence n’est facile et gratuite. Angelina Jolie ne s’est pas laissée entraîner dans un gouffre de torture dur à digérer pour renforcer une pauvre mise en scène. La tension est surtout psychologique. L’empathie envers le personnage est bien réelle.

Où certains pourraient voir de l’autocélébration américaine, nous pouvons penser qu’un énième film sur la Seconde Guerre Mondiale pourrait passer inaperçu dans cet océan d’épopées dramatiques qui nous est présenté tout les ans dans les salles, mais c’est sous un autre angle et surtout à travers un unique personnage et son histoire atypique et réelle que le film nous présente cette période sombre de l’Histoire.

Après une question dans Paris Match, sur le thème récurrent de cette guerre dans le cinéma actuel, Angelina se défend en déclarant que c’est dans la guerre que l’on voit le pire, mais aussi le meilleur, comme Louis Zamperini dans sa résistance et son insoumission éternelle.

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Invincible

J’ai été agréablement surpris par le jeu de l’acteur britannique Jack O’Connell, qui s’est surpassé à travers cet exercice physique et psychologique. Il nous est obligé d’éprouver de l’empathie pour le personnage de Louis Zamperini qu’il incarne. Après sa découverte dans This is England, puis dans la troisième et la quatrième saison de la série anglaise Skins, c’est un plaisir de le voir dans un long métrage américain dans lequel il prouve qu’il est capable, bien qu’il nous a déjà montré avec The runaway, (Série qui n’a pas eu le succès qu’elle méritait.) qu’il pouvait changer de registre et sortir du personnage facile de bad boy qu’il interprétait à ses débuts. Jack O’Connell mérite son prix de meilleur espoir décerné par le Chicago Critics Association Awards 2014.

Cependant le film Invincible a divisé les critiques dans des avis variés. Certains l’ont vu comme un exercice réussi, d’autres, comme le journal Le Monde, l’on caractérisé comme « le premier navet de 2015 ». Bien qu’Invincible peut être vu comme un simple film de guerre classique par le biais d’un survivant immortel, il nous plonge plus profondément dans un témoignage moral de pardon et de foi à travers un hommage nécessaire et émouvant dans lequel chacun peut en tirer de l’inspiration et une leçon de vie.

L’histoire, le scénario, la réalisation et le jeu d’acteur nous montrent que les conditions d’une œuvre réussie se jouent sans secret sur plusieurs niveaux.

C’est sans surprise que le film Invincible est nominé à la 87ème édition des Oscars.

Si Angelina Jolie vous manque déjà, il suffit de patienter jusqu’à la sortie en salle de By the sea, prévu cette année. Réalisé par Angie et joué par le couple favori d’Hollywood. Brad Pitt et Angelina partageront d’ailleurs l’écran avec l’acteur français Niels Arestrup.

Bande annonce de Invincible :

Théâtre à Anglet : L’Atelier de Marc, de Biarritz, les Improttoks, reçoit La Compagnie Enunseulmot, de Bordeaux.

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Le 31 janvier 2015, à Anglet.

Hier soir, sous le chapiteau de Baroja, à Anglet (64), l’ Atelier de Marc, à Biarritz, les Improttoks recevaient La Compagnie Enunseulmot de Bordeaux pour un match d’impros.

Bien sûr, il fallait réserver ses places longtemps à l’avance ! Malgré le très mauvais temps qui sévit dans le sud-ouest depuis plusieurs jours, le public était très présent, environ 230 personnes, et très très en forme !

Ambiance enfiévrée du samedi soir, avec un trio de musiciens au top : Les Rocksteady bears !

Aucun temps mort !

Deux équipes de théâtre de haut niveau !

Du côté des Improttoks, des jeunes très doués de théâtre, six avec une parité parfaite, qui suivent des ateliers d’improvisations spectacles « confirmés ». Et qui réalisaient hier soir leur 1er défi !

Quant à l’équipe bordelaise, Enunseulmot, ce sont des professionnels de théâtre, spécialiste de l’improvisation.

La soirée a débuté en musique, dans une ambiance très chaleureuse. Bières distribuées à partir de 20h, gâteaux faits maison, carton rouge, carton vert, et surtout 2 paires de chaussettes, à chaque place !

Les deux équipes se sont affrontées, sur la patinoire, sans glace, en musique. L’arbitre tirait un thème d’impro, avec les modalités du jeu. 20 secondes de préparation pour chaque équipe, et hop, c’était parti !

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Beaucoup de thèmes différents pour ce match : La galère espagnole, patatrac, Pélagie, touche à ça, grand moment de solitude en famille…

Les acteurs étaient d’une rapidité et d’une créativité incroyables, quel que soit le thème annoncé. Les deux équipes jouaient ensemble, sur le même diapason, sans avoir pu, auparavant se concerter. Une véritable prouesse ! Et bien sûr, ils rendaient les situations le plus cocasses possible ! Du grand art, assurément.

Toujours soutenus par le trio fantastique de musiciens qui s’adaptaient à chaque impro pour ajouter leur touche de suspens…

Et bien sûr, le public, toujours très réactif et prêt à rire !

Bien sûr, à chaque fin d’impro, minutée, le public devait voter, rouge ou vert ! Et si le public n’était pas d’accord avec ce qui se passait sur la patinoire, il envoyait une chaussette ! Bien sûr, l’arbitre en a reçu pas mal, et même bien placée !

Bref, la soirée fut très réussie et même si c’est l’équipe bordelaise des Enunseulmot qui a remporté le match, les « locaux » se sont très bien défendus !

Un grand bravo à chacun des artistes !

On retrouvera les Improttoks le samedi 28 février, toujours sous le chapiteau de Baroja, à Anglet, « contre » l’équipe de la Compagnie « La bulle carrée », de Toulouse. Réservation au 06.58.97.91.53

Anna Christie de Eugene O’Neill, adaptation de Jean-Claude Carrière, mise en scène par Jean-Louis Martinelli, à Paris

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Théâtre de l’Atelier à partir du 20 janvier 2015

Eugene O’Neill est un dramaturge américain du début du XXe siècle, prix Nobel de littérature en 1936, qui a introduit dans le théâtre américain un réalisme dramatique initié par Henrik Ibsen et Anton Tchekhov. Son inspiration torturée est influencée à la fois par sa vie personnelle (alcoolisme, relations familiales difficiles) et la tragédie antique.

Un théâtre de sensation où la maturité du jeu particulièrement bien servie prend tout son sens

Son écriture – âpre, directe, concrète, dotée d’une force vitale et sociale – questionne les méandres de l’âme humaine en mettant en scène des personnages en marge qui se débattent et se défient face à leur destin.

Anna Christie, l’une des premières pièces du dramaturge, a été écrite en 1922. Elle débute dans un bar du port de New-York où un marin, Chris Christopherson (interprété par Féodor Atkine), émigré suédois aux États-Unis, retrouve sa fille Anna (Mélanie Thierry), qu’il a abandonnée quinze ans plus tôt, à la mort de sa femme. Il décide de l’emmener en mer où au cours de la traversée, Burke (Stanley Weber), un jeune matelot,  sauvé de la noyade, s’éprend de la jeune femme dès ses premiers pas à bord.

Mais Anna, marquée par un passé trouble qu’elle a toujours dissimulé et en butte à l’irritation de son père face aux avances de Burke, pourra-t’elle revendiquer sa vérité sans perdre les deux hommes ?.

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© Pascal Victor / Artcomart

O’Neill est sans concession avec ses personnages où les hommes sont bruts de décoffrage, rugueux, fatalistes et maladroits avec la vie tandis que les femmes écorchées vives, victimes de leur condition et d’un déterminisme social, doivent se battre pour gagner leur indépendance.

Ce théâtre d’acteurs d’une grande simplicité narrative porte toutefois une dimension symbolique et onirique fortes où la mer agit comme une figure tutélaire. A la fois responsable de tous les maux, elle est celle qui éloigne, isole, endurcit, fragilise, culpabilise mais aussi lave et renouvelle l’âme.

Jean-Louis Martinelli installe à l’abri d’un regard minéral l’atmosphère d’un port avec ses escales, qui se charge d’une part de rêve, de silence et de mystère où la dualité des personnages se déploie pleinement.

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© Pascal Victor / Artcomart

D’un jeu subtil et nuancé, Mélanie Thierry incarne avec beaucoup de tempérament cette femme blessée, intranquille, féministe et en quête de rédemption.

Face à elle, Stanley Weber, dans la peau du matelot amoureux, porte d’une présence vibrante ce personnage empreint d’une forme de romantisme à l’état brut tandis que Feodor Atkine (Chris Christofferson, le père d’Anna), est parfait dans le rôle du patriarche rude aux prises avec ses obsessions et ses tourments.

Quant à Charlotte Maury-Sentier, elle campe avec drôlerie la tenancière désabusée qui prête une écoute attentive en scène d’ouverture au père et à la fille qui espère tant de ces retrouvailles.

Un théâtre de sensation où la maturité du jeu particulièrement bien servie prend tout son sens…

Party Girl, un film de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis (DVD)

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Party Girl, disponible en DVD et Blu-Ray

Réalisé par Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis (trio à qui l’on doit également Forbach, César du meilleur Court-Métrage), Party Girl met en scène la famille Theis, et en particulier Angélique et ses enfants dans leur propre rôle.  Une famille atypique, dont la mère travaille comme fille de joie dans un cabaret. Jusqu’au jour où elle prend la décision de tout plaquer pour se marier avec l’un de ses clients, à 60 ans.

Date de sortie DVD  : 21 janvier 2015
Avec : Angélique Litzenburger, Joseph Bour, Mario Theis…
Durée : 1h35
Prix : 19,99 (DVD) / 24,99 (BLU-RAY) 

Synopsis :

Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser.

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Notre avis sur le film :

Party Girl, caméra d’or au Festival de Cannes de 2014, est un film troublant. L’ayant visionné dans les meilleures conditions, c’est-à-dire sans rien avoir lu de précis à son sujet, il était difficile de dire de quoi il s’agissait. Est-ce une romance ? Un film d’action sur le monde de la nuit ? Un drame social ou un documentaire ? La réponse est sans doute un mélange de tout cela. Le film a pour point de départ l’autobiographie de la famille du réalisateur Samuel Theis.[pull_quote_left]Un film original, à l’émotion percutante.[/pull_quote_left]

Dans une mise en scène fleuve, Angélique quitte le milieu de la nuit qu’elle aime tant pour se marier avec un client éperdu, et se rapprocher de ses enfants dont la cadette, âgée de 16 ans lui a été retirée il y a longtemps. La rupture avec sa vie de cabaret ne sera évidemment pas des plus aisées. Débordante d’énergie, son goût pour la fête et l’alcool lui jouera des tours, et son projet de mariage sera difficile à honorer. Emouvant, le film offre des instants poignants de vérité notamment lorsque les enfants déclarent leur amour pour leur mère et pour leur famille. Une famille très modeste, qui parvient tout de même à conserver une certaine unité malgré leurs difficultés.

Le jeu d’acteurs est aussi impossible à juger qu’il est effectué avec la plus grande sincérité de personnes qui jouent leur propre rôle (mis à part les personnages secondaires, qui sont des acteurs non-professionnels). Mais force est de constater que les quelques ajustements qui ont été réalisés, c’est-à-dire le côté fictif de la réalisation, sont proprement invisibles. On ne peut démêler le vrai du faux. C’est là un gage de qualité du travail fourni par ces acteurs en herbe.

Un film original, à l’émotion percutante.

Les Bonus du DVD :

– Courts-métrages : C’est gratuit pour les filles et Forbach
– Livret de 16 pages contenant un entretien avec les réalisateurs

Les contrées sauvages, tome 2 : un manga de Jirô Taniguchi (Casterman)

Capture-d’écran-2014-12-05-à-07.55.50Les contrées sauvages, tome 2

Les contrées sauvages t.2, de Jirô Taniguchi

Anthologie de Jirô TaniguchiLes contrées sauvages est un diptyque composé d’histoires courtes créées par l’auteur à ses débuts (pour en savoir plus sur cette période, lisez la préface du tome 1, très bien écrite par Wladimir Labaere). Publiés dans la presse japonaise entre 1975 et 1986, ces récits mettent en scène avec brio l’Homme confronté à la nature et au monde animal.

Date de parution : 21 janvier 2015
Auteur : Jirô Taniguchi (Scénario et dessin)
Editions : Glénat
Prix : 13,95 € (264 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

L’auteur de Quartier lointain nous propose un périple à travers les grands espaces.
Au milieu d une nature aussi cruelle que ses paysages sont sublimes et les créatures qui la peuplent sont hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Véritable périple à travers les grands espaces, des montagnes japonaises aux étendues de l Ouest américain, cette anthologie en deux tomes donne à voir une facette encore méconnue en France de l’oeuvre de Taniguchi : l époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s essayait avec succès à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d histoires.

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Le point sur l’album :

C’est toujours avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre un ouvrage de Taniguchi. Ce dernier tome des contrées sauvages a un goût particulier puisqu’il s’agit de réunir parmi les premiers récits de l’auteur autour de la thématique de la nature sauvage. Déjà à l’époque, l’auteur débordait de talents. Les contrées sauvages permettent de suivre son évolution durant cette période de parution. Sa narration est de plus en plus minimaliste, les mots s’effacent au profit d’un dessin toujours plus bavard et paradoxalement pudique. Ses histoires contiennent également plus de violence et plus de sang. L’amoureux de la nature et des grands espaces est bien là et n’hésite pas à se faire déborder par les émotions (ce qui est rare aujourd’hui).

Son évolution, on la perçoit également dans son trait qui s’affute, et devient de plus en plus abouti. C’est d’autant plus marquant avec Les innomables, dernier récit ajouté à cette anthologie alors qu’il est paru en 2010. Un dessin dont la subtilité croissante a fait sa renommée.

Les contrées sauvages n’est donc pas seulement un recueil d’histoires courtes. C’est aussi une façon de raconter l’évolution de l’un des plus grands mangakas du monde.

Nude, un manga de Mihiro et Makoto Ojiro (Glénat)

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Nude, de Mihiro et Makoto Ojiro

Mihiro est une actrice X populaire au pays du soleil levant. Cette dernière a choisi Makoto Ojiro pour adapter son autobiographie en manga. Cela donne Nude, dans une édition française qui relie les deux tomes originels en un seul volume d’une belle épaisseur. Interdit aux moins de 16 ans, ce manga raconte le parcours d’une jeune fille qui déteste son travail et rêve d’une chose depuis toute petite : « rentrer dans la télé« .

Date de parution : 28 janvier 2015
Auteurs : Mihiro et Makoto Ojiro
Editions : Glénat
Prix : 10,75 € (396 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

L’autobiographie d’une actrice de films X. Depuis toute petite, Hiromi Yamase rêve d’être sous les feux des projecteurs. Lorsqu’un dénicheur de talent lui propose un travail de mannequin dans la photo érotique, elle y voit une chance inespérée d’accomplir son rêve et se lance dans cette nouvelle voie où elle rencontre un succès inattendu la menant à des jobs de plus en plus osés. Cependant, sa carrière naissante se heurte bientôt à l’incompréhension de ses proches et met en péril sa vie tranquille. Hiromi est bien déterminée à suivre sa propre voie, mais à quel prix ?

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Le point sur l’album :

Le scénario suit l’évolution de la carrière de Mihiro, qui ne se prédestinait pas vraiment à devenir actrice X. Démarchée dans la rue par un agent qui l’a repérée, elle se voit proposer un poste dans le mannequinat. Séduite, elle découvrira vite qu’il s’agit en fait de poser pour des photos de nus. Après réflexion, elle finira par accepter dans l’espoir de se faire repérer et devenir une star du petit écran… Mais elle va s’apercevoir qu’il en faudra beaucoup plus pour se faire remarquer. Cette plongée dans la tête de l’actrice attise évidemment la curiosité. Comment en arrive-t-on à tourner dans des films x ? Et pourquoi ? Comment ont réagi ses proches ? Son petit copain ? Même si elle paraît décalée, Mihiro est attachante par son innocence et sa naïveté. Elle poursuit ses rêves quoiqu’il en coûte. La trame narrative, à la première personne, est plutôt convaincante. Tout comme le découpage très cohérent, qui semble mettre en avant les étapes ou paliers par lesquels l’actrices est passée.

Le dessin de Makoto Ojiro, qui comporte ses scènes de tournages osées, est assez complet. La mangaka développe un trait fin et vif, avec un charadesign qui colle bien aux personnages. Un atout dans cette histoire.

Au final, Nude est un manga assez complet, même si on aurait aimé que les auteurs poussent encore plus loins les quelques pistes de réflexions lancées. Le but reste néanmoins ici de divertir le lecteur.

 

Résultats Concours : Phoenix, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 28 janvier 2015

A l’occasion de la sortie du film Phoenix, Publik’Art, en collaboration avec Diaphana, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Phoenix

 

Vous avez été 3 569 joueurs ! Bravo à tous et merci !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Pat Doare, Nathalie Trouessin, Muriel Vachet, Françoise Gosset et Christophe Siret.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Entretien avec Julie Rocheleau, dessinatrice de La Colère de Fantômas (Dargaud)

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Entretien avec Julie Rocheleau, dessinatrice de la Colère de Fantômas

Il était difficile de ne pas aller à la rencontre de Julie Rocheleau, dessinatrice de La Colère de FantômasUne trilogie que l’on a beaucoup apprécié, notamment pour graphisme au culot inédit. Une interview réalisée à Montpellier, avant son départ pour la suite de sa tournée de dédicaces (Narbonne,Toulouse, Agen, Bordeaux). Vous pourrez la retrouver au FIBD d’Angoulême samedi et dimanche prochains.

Date de parution (tome 3) : le 9 janvier 2015
Auteurs : Olivier Bocquet (scénario) et Julie Rocheleau (dessin)
Editions : Dargaud
Prix : 13,99 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur (tome 3):

Avec ce 3e et dernier tome de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau confirment le grand retour du maître du crime et de l’effroi… L’inspecteur Juve est en passe d’arrêter Fantômas, mais ce criminel insaisissable sans foi ni loi, a toujours un temps d’avance ! Juve et son acolyte Fandor vont-ils enfin voir leur quête aboutir ? Paris sera-t-elle libérée de l’homme aux cent visages ? Sa folie meurtrière va-t-elle cesser ? Ce troisième tome clôt en beauté une des plus belles surprises de ces dernières années, une série multiprimée qui a révélé deux jeunes auteurs extrêmement talentueux Julie Rocheleau et Olivier Bocquet. Ce 3e et dernier volet de La Colère de Fantômas est une bande dessinée librement inspirée de l’oeuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre ; une série entre récit historique et roman noir.


Entretien avec Julie Rocheleau, dessinatrice de… par publikart

L’homme qui marche : un manga de Jirô Taniguchi (Casterman)

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L’homme qui marche, de Jirô Taniguchi

A l’occasion du vingtième anniversaire de sa publication chez Casterman, L’homme qui marche, premier livre du grand Jirô Taniguchi (Quartier lointain, Le Sommet des Dieux, Les gardiens du Louvre, Elle s’appelait Tomoji…) qui fut publié en langue française en 1995, vient de paraître dans une réédition de luxe. Avec une nouvelle traduction et une nouvelle adaptation graphique, elle comporte pour la première fois toutes les pages couleurs de la version originale et est augmentée de récits inédits.

Date de parution : 21 janvier 2015
Auteur : Jirô Taniguchi (scénario et dessin)
Editions : Casterman
Prix : 25,00 € (232 pages) 

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Résumé de l’éditeur :

Qui prend encore le temps, aujourd’hui, de grimper à un arbre, en pleine ville ? D’observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d’eau après la pluie ? D’aller jusqu’à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi? L’homme qui marche, que l’on apprend à connaître à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui partager, en silence, le bonheur de déambuler au hasard.

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Le point sur l’album :

L’homme qui marche est un symbole bien particulier pour Taniguchi puisque c’est par son biais que l’auteur culte s’est fait en tout premier lieu connaître des occidentaux. Dans ce one shot, la patte du mangaka est déjà très marquée. Voyage pudique et intimiste, L’homme qui marche nous offre un panel de petits moments anodins qui ponctuent les déambulations d’un quadragénaire qui se laisse porter au gré de ses sorties. Remonter le lit d’une rivière, grimper à un arbre, flâner sous un cerisier, se baigner dans une piscine extérieure fermée pour l’hiver… sont autant d’instants que Taniguchi utilise avec brio au service d’une poésie avant tout picturale.

Car la trame narrative de l’artiste est ici plus qu’ailleurs dans ses illustrations. Très peu de bulles sont présentes. Tout est dans les expressions, les sentiments qui se dégagent de ses personnages. Une subtilité savante, mise en exergue par un trait toujours extrêmement fin et précis, où les décors d’un réalisme rare tutoient des personnages aux lignes arrondies, à l’aspect bienveillant.

Bref, L’homme qui marche, chapitré en de nombreuses petites scènes, est une bonne façon de mettre un pied dans l’univers de Taniguchi, incontournable pour tout amateur de BD.

Vous pourrez enfin admirer le travail de l’auteur à travers un exposition qui lui est consacrée au Festival International de la BD d’Angoulême 2015 : L’homme qui rêve.

Résultats concours : INTO THE WOODS, PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS, 10 places de ciné gagnées.

AU CINEMA LE 28 JANVIER 2015

A l’occasion de la sortie du film INTO THE WOODS, PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS, Publik’Art, en collaboration avec l’Agence DEJA, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : INTO THE WOODS, PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS

 

Vous avez été 4099 joueurs. Un grand bravo et un grand merci de votre participation.

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Christophe Meliodon, Serge Seginger, Aline Salingue, Eric Dauris et Nadine Brau.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Résultats concours : Snow Therapy, 20 places de ciné gagnées.

Sortie le 28 janvier 2015

A l’occasion de la sortie du film Snow Therapy, Publik’Art, en collaboration avec BAC FILMS, vous a offert la possibilité de gagner :

10×2 places de ciné pour le film : Snow Therapy

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3931 joueurs ! Un grand bravo à tous !

 

Les 10 gagnants sont :

 

Rose-Marie Jolly, Marc Fedelich, Hervé Delegrange, Isabelle Searle, Aline Danne, Aurélie Selles, Jennifer Jacquart, Isabelle Badet, Florence Lenormand et Sylvain Dupouy.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Le Grand Méchant Renard, une BD de Benjamin Renner (Delcourt / Shampoing)

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Le Grand Méchant Renard

Le Grand Méchant Renard est la première BD de Benjamin Renner, auteur venu du monde de l’animation (La Queue de la souris, Ernest et Célestine). Ce dernier propose le récit d’un renard qui tente le tout pour le tout pour effrayer les résidents d’une ferme environnante. Avec l’aide du grand méchant loup, qui lui montre  l’exemple du mieux qu’il peut, le renard va voler trois oeufs qu’il rapportera dans la forêt pour dévorer les poussins qui en sortiront bien charnus… Oui, mais voilà, tout ne va pas se passer comme il l’entendait.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Benjamin Renner (scénario et dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 16,95 € (192 pages)


Résumé de l’éditeur :

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel…

Le point sur l’album :

Comment ne pas se régaler avec ce Grand Méchant Renard, qui amuse la galerie avec ses gags en tout genre.   Benjamin Renner cultive le comique de situation en imaginant une mise en scène drôle et loufoque. On s’attache très vite à ce renard que la nature a oublié. Jouant avec nos émotions, entre rire et attendrissements,  Benjamin Renner nous amuse par l’originalité de son histoire, grâce à une efficacité et un minimalisme narratif hors pair. On rit bien volontiers en compagnie de ces trois drôles d’oisillons qui prennent d’affection ce terrible renard.

Minimaliste, c’est aussi la caractéristique principale du dessin de l’auteur, qui cadre parfaitement avec l’esprit de la BD. Le découpage et les cadrages participent à l’excellent rythme qui cadence l’album. On aime le style épuré et la coloration aquarelle aérienne.

Le Grand Méchant Renard est une belle rencontre que petits et grands devrait s’empresser de faire !

Adam Cohen en concert à Paris, le 3 février.

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A D A M   C O H E N


EN CONCERT

LE 3 FÉVRIER AU CAFÉ DE LA DANSE
(5 passage Louis Philippe, 75 011 Paris)

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Album «We Go Home» – Disponible depuis  le 15 septembre 2014

Trois ans après la sortie de son album « Like a Man » qui lui a ouvert les portes du succès,
l’auteur-compositeur canadien confirme son talent avec un nouvel opus « We Go Home ».

Le fils de l’illustre Léonard Cohen n’a pas échappé aux lois de la génétique
et assume aujourd’hui pleinement cet héritage musical d’exception.

Intime, sincère et énergique, il nous embarque dans une poésie folk
d’une telle beauté que l’auditeur ne peut qu’être séduit.
A défaut de se faire un nom, Adam semble bien décidé à se faire un prénom.

Album à télécharger ICI : Adam Cohen – « We go home » 

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L’Oeil de la nuit, tome 1 : un comics de Serge Lehman et Gess (Delcourt)

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L’oeil de la nuit, tome 1 : Ami du mystère

Comics à la française, L’oeil de la nuit est écrit par Serge Lehman (La Brigade Chimérique), qui fut notamment scénariste de Bilal pour Immortel ad vitam (adaptation cinéma de Nikopol). Ce dernier est accompagné de Gess au dessin, connu pour avoir travaillé sur la série Carmen Mc Callum. Dans Ami du mystère, les auteurs plantent le décor : celui d’un polar ésotérique du début du XXème siècle.

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Serge Lehman (scénario), Gess (dessin) et Delf (couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 15,95 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

Le destin ultime du héros, c’est de mourir et puis de revenir, transfiguré. En ce printemps 1911, c’est ce qui attend Théo Sinclair. Dernier héritier d’une grande famille française, passionné de science mais de santé fragile, Théo va être entraîné sur les routes de l’aventure par une femme fatale anarchiste, un télépathe hindou et un savant fou suisse… Il va devenir l’OEil de la Nuit..

[rev_slider oeildelanuit]

Le point sur l’album :

Avant de devenir L’Oeil de la Nuit (ou le Nyctalope), Théo Sainclair était le dernier héritier d’une longue lignée de marins français, fils de commandant. Quand ce dernier se fait agresser, il se fait voler les plans du mystérieux projet Mercur-X. Pour mener l’enquête, Théo s’entoure de son premier cercle d’amis : La Forge, le romancier, Marco, le valet de chambre, et le Dr Al-Mansour, détective psychique qui travaille pour le gouvernement. Sans compter le docteur Vogel-Kampf, chirurgien fou qui souhaite créer l’homme du futur…. Un récit qui place l’enquête policière en pleine tempête fantastique, où futurisme rétro et sciences occultes viennent se mêler avec malice.  Un univers uchronique riche et original, qui fait office de genèse à La Brigade Chimérique. L’écriture de Serge Lehman cultive un goût certain pour le spectacle ésotérique, non sans un certain talent. On apprécie cette nouvelle plongée aux avant-postes de la naissance de l’un des premiers super-héros de l’Histoire (même époque que Fantômas).

Le trait épais et fouillé de Gess donne un dessin chargé, aux lignes irrégulières qui peuvent gêner et alourdir le graphisme. Mais on finit par oublier les petites imprécisions de l’artiste qui offre tout de même de belles planches, avec un cadrage percutant.

Ce premier tome de L’oeil de la nuit (qui sera suivi d’un second attendu en mai 2015), n’a pas de mal à convaincre. Un polar qui ravira les fans de la première heure de La Brigade Chimérique et de ses héros. Mais également tout bon amateur d’enquêtes ésotériques.

Sauvage : une BD d’Aurélie Bévière, Jean David Morvan et Gaëlle Hersent (Delcourt)

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Sauvage

Pour sa première BD, Aurélie Bévière s’est bien entourée puisque ce n’est autre que Jean David Morvan (Zorn et Dirna, Nomad, Sillage, Spygames, Jaurès, Oms en série) qui participe avec elle à l’élaboration du scénario de Sauvage. Les deux auteurs sont par ailleurs accompagnés de Gaëlle Hersent, jeune dessinatrice ayant travaillé dans le cinéma d’animation, notamment sur Ernest et Célestine. Dans Sauvage, le trio raconte la vie incroyable de Marie-Angélique Le Blanc, retrouvée dans la forêt alors qu’elle avait à peine dix-huit ans… On est au XVIIIème siècle et c’est une histoire vraie.

Date de parution : le 28 janvier 2015
Auteurs : Aurélie Bévière, Jean David Morvan (scénario) et Gaëlle Hersent (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 24,95 € (216 pages)

Résumé de l’éditeur :

1720. Âgée de huit ans, une petite fille, partie du Canada, fuit l’esclavage. Arrivée à Marseille, après avoir subi viols et brimades, elle se réfugie dans les forêts de Champagne. Ainsi débute dix années d’errance jusqu’à sa capture et sa progressive réhabilitation. Mêlant nature et culture, bestialité et aristocratie, violences et douceurs, cet album de contrastes raconte l’histoire extraordinaire de Marie- Angélique, l’enfant sauvage.

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Le point sur l’album :

Le sujet choisi ici est tout bonnement fascinant. Le scénario retrace le parcours hors norme de Marie-Angélique par bribes de souvenirs, jusqu’à mettre en scène les évènements qui ont poussé cette petite fille de huit ans à aller se réfugier en plein coeur de la forêt. Alternant habilement flash-backs et temps présent, le récit suit l’évolution de l’enfant sauvage dans sa vie d’après. L’adaptation fut rude. La jeune femme est d’ailleurs passée par des hauts et des bas difficiles. Les auteurs parviennent à donner à leur héroïne une belle profondeur, en exploitant une personnalité complexe mais réservée d’une Marie-Angélique bien mystérieuse.  La trame générale manque toutefois d’un peu de liant, ce qui donne parfois l’impression que l’on nous dresse une liste d’évènements qui ont fait la vie de cette femme. Joliment écrit, le scénario de Sauvage reste plaisant malgré cela.

Le dessin de Gaëlle Hersent n’est pas déméritant. Son trait fin aux courbes irrégulières dégage quelque chose d’assez justement sauvage. Si cela participe à l’esprit de la BD, le potentiel est tel qu’on aimerait encore plus de travail. Celui de la couleur directe est particulièrement réussi.

Sauvage est un bel ouvrage, même s’il est difficile de dire si les auteurs ont fini par dompter cette histoire hors du commun.

La Légende de Noor, tome 1 : une BD de Corbeyran et Alice Picard (Delcourt)

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La Légende de Noor, tome 1

Spin off de la série Weëna, La Légende de Noor porte le sceau des mêmes auteurs : la plume du scénariste prolifique Corbeyran (14-18Metronom’Les ThanatonautesShadow Banking, Uchronie[s]), accompagné d’Alice Picard au dessin. Le culte de l’arbre sacré du royaume de Nym est menacé de manière définitive par le couple royal qui désire abattre le géant de feuilles, quitte à devoir sacrifier leur propre fils…

Date de parution : le 21 janvier 2015
Auteurs : Corbeyran (scénario) et Alice Picard (dessin)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Depuis plusieurs siècles, les habitants du royaume de Nym ont rompu le lien qui les rattachait à la magie. Seule rémanence de cette ancienne alliance, la présence d’un arbre sacré. Mais le lieu qui l’entoure est devenu une zone interdite, surveillée nuit et jour par les gardes du royaume. Pourtant, un matin, un jeune garçon réussit à tromper leur vigilance. Son identité : Noor, fils du souverain.

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Le point sur l’album :

Ce premier tome de La Légende de Noor porte bien son titre puisque très vite, Le sacrifice d’Hooskan va avoir lieu. Noor, le fils du souverain va être envoyé dans l’autre monde, où la déesse Creuse et de nombreux esprits l’attendent pour faire de lui le meilleur défenseur de l’arbre sacré. Si l’on a plaisir à retrouver l’univers de Weëna, l’intrigue a bien du mal à décoller. Corbeyran ne parvient pas à développer suffisamment les enjeux de ce premier épisode, qui s’embourbe un peu avec des personnages secondaires (essentiellement les esprits) très nombreux et sans réelle valeur ajoutée.

Le dessin d’Alice Picard est pour sa part agréable, offrant de belles planches inspirées, aux mille créatures. Son trait est fin, et la coloration aquarelle est éclatante (couleur directe, semble-t-il).

Malgré la qualité de son dessin, La légende de Noor aura sans doute besoin d’un peu de temps pour se bonifier après ce démarrage plus que timide.

FIPA 2015 : Films primés : Rwanda, la vie après et Marsman

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Rwanda, la vie après – Paroles de mères

Prix du Public et Prix Télérama

Rwanda, la vie après – Paroles de mères

Benoît Dervaux et André Versaille ont réalisé ce documentaire sur des femmes Tutsies qui ont été violées en 1994, lors du génocide perpétré par les Hutus. Les Hutus n’avaient qu’un seul but : supprimer tous les Tutsies, tuer tous les hommes et violer toutes les femmes.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : La parole est laissée à six femmes. Bien sûr, on imagine la souffrance que cela a dû engendrer chez elles. Se remémorer ces actes infâmes, cette barbarie qu’elles ont vécu, remettre des mots sur des actes qui ne sont pas humains. Leurs viols, au pluriel, leurs souffrances, leurs cauchemars. Tout cela, elles nous les confient. A visage découvert. Plan fixe de la caméra sur leurs visages fermés où les cicatrisent ne se voient pas mais envahissent leur corps. Elles parlent et ne nous cachent rien. Et nous devons entendre l’irréparable, l’insoutenable. Comme un devoir.

20 ans après. Rien n’est oublié.

Comme si les viols n’étaient pas suffisants, ces femmes racontent les conséquences de ces viols, la découverte de leur grossesse monstrueuse. Et ensuite, cet enfant, qu’il faut assumer. Une femme a même eu des jumeaux… Que dire aux enfants sur leur père ?

A leur tour, les enfants deviennent des preuves vivantes de ces actes barbares.

D’autres femmes se sont révélées porteuses du Sida. En plus d’une grossesse. Comme si cela ne suffisait pas…

Rwanda, la vie après – Paroles de mères : Le film les met au centre et c’est une façon de donner à ces femmes, d’une incroyable dignité, toute leur place, elles qui ont eu l’impression d’avoir été rejetées par tous, même par leur famille. Seule la souffrance était leur quotidien, et le reste toujours vingt ans après.

Nous partons aussi à la rencontre, très brève, de leurs enfants, qui ont aujourd’hui une vingtaine d’années. Paroles très dures entre mère et enfant. Enormément de souffrance. Ces enfants sont aussi les victimes de cet horrible génocide. 20 ans après, rien n’est effacé et rien ne sera jamais effacé. Mais ils ont tous réussi à surmonter leurs souffrances et à croire à nouveau à la Vie, sans jamais perdre leur Foi en Dieu. Alors que la position de l’Eglise, au moment du génocide, fait peur. « Prenez qui vous voulez, mais n’attaquez pas les bâtiments de l’église… », a dit l’évêque.

Les réalisateurs ont bien conscience que ce serait une épreuve terrible pour ces femmes et leurs enfants de reparler du passé alors, leur rencontre fut très brève et le film, Rwanda, la vie après – Paroles de mères fut tourné en vingt jours. La dimension contemporaine du génocide était donné.

Rwanda, la vie après – Paroles de mères veut être un film porteur d’espoir pour toutes les femmes victimes de violence sexuelle, dans le Monde. Les paroles de ces femmes sont fortes de résonnance et sont d’une lucidité et d’une force inouïe. Et nous ne sommes pas près de les oublier. A jamais gravées dans nos mémoires.

Le public lui a octroyé son prix et il a aussi obtenu le Prix Télérama ! Une belle vengeance sur un passé absolument monstrueux.

Arte a acheté le film qui sera visionné le 8 mars, lors de la Journée de la Femme. Tout un symbole qui va permettre à chaque victime d’être entendue et reconnue. Reconnue comme victime.

Enfin, pourrait-on seulement ajouter…

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Marsman

Le Prix Mitrani et Fipa d’Or pour la meilleure interprétation masculine pour Jurgen Delnaet

Marsman

Publik’Art a vu cette série belge, Marsman, de Mathias Sercu, le lendemain de la remise des Prix. Car c’est cela aussi le Fipa : comme on ne peut pas tout voir, le dimanche qui suit la cérémonie de clôture, le public peut revoir tous les films primés. Un grand luxe !

En effet, Marsman a été primé deux fois : Le Prix Mitrani qui lui a remis un superbe Makhila, et le Fipa d’Or pour la meilleure interprétation masculine pour Jurgen Delnaet. Il est vrai qu’il joue très bien.

C’est l’histoire de Nico Marsman qui perd tout d’un seul coup : sa mère, son boulot, sa femme qui le quitte, et son orchestre avec ses potes dans lequel il ne peut plus jouer car il doit garder son frère autiste.

On a beaucoup dit que c’était très drôle. Certes, il y a beaucoup d’humour, mais de là à éclater de rire… Pas souvent !

Un looser qui essaie de comprendre pourquoi il est aussi maladroit et aussi looser…

Avec l’humour belge…

Nos serments, texte de Guy-Patrick de Sainderichin et Julie Duclos, mise en scène par Julie Duclos, à Paris

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La Colline – théâtre national du 15 janvier au 14 février 2015
Petit théâtre

La Maman et la Putain, film culte de la Nouvelle vague, réalisé en 1972 par Jean Eustache (1938-1981), interprété par Bernadette Lafont, Françoise Lebrun et Jean-Pierre, qui mettait en scène un triangle amoureux, sert de point de départ à la nouvelle création très réussie de Julie Duclos.

Le collectif L’In-Quarto revisite avec beaucoup de finesse et d’humour les territoires intranquilles de l’amour et du désir

Considéré comme le portrait d’une génération, il s’intitulait initialement « Du pain et des Rolls » et en s’intéressant au scénario et aux écrits du cinéaste, la jeune metteuse en scène remarque que son auteur ne se voulait pas représentatif d’une époque, mais cherchait au contraire à travers ses personnages et leur conception libre du couple, à se situer à contre courant et en dehors des normes.

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Le collectif L’In-Quarto revisite donc avec beaucoup de finesse et d’humour, à l’abri de cette œuvre dont il se détache aussi, les territoires intranquilles de l’amour et du désir tout en en réactualisant le contexte de lieu et de temps pour nous questionner aujourd’hui sur le rapport à l’autre et les possibilités/limites d’un désordre amoureux.

François, intello oisif, vit au crochet d’Esther qui a une boutique de mode, avant de rencontrer une pétillante infirmière polonaise, Oliwia. Comme dans le film de Jean Eustache, les protagonistes refusent le schéma traditionnel de l’éternel trio : homme / femme / maîtresse et esquissent une autre vision du couple consistant à tenter de vivre cette situation dans un rapport apaisé et concerté.

Ce désir de liberté et cet affranchissement s’observent alors, se commentent et se partagent à travers le prisme masculin – où le personnage se montre à la fois égoïste, détaché, lâche, sincère – et féminin qui voit les héroïnes aux prises avec leurs contradictions (émancipation/possession) et le danger affectif d’une telle équation.

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Cette expérience d’un autre modèle amoureux est propice à une introspection à la fois individuelle et collective des personnages aux prises avec leur complexité intime, qui donne à voir un spectacle passionnant, dense et alliant très judicieusement musiques et vidéos.

Par un jeu délesté de toute théâtralité et au plus près d’une intériorité/vérité propre également au grand metteur en scène Kristian Lupa, les cinq comédiens (Maëlia Gentil, David Houri, Alix Riemer, Magdalena Malina et Yohann Lopez) sont exceptionnels de virtuosité où leur présence s’ancre naturellement dans une réalité sensible et profondément humaine.

Un spectacle marquant et attachant porté par une inspiration singulière…

FIPA 2015 : Palmarès complet avec Marvellous pour le Fipa d’Or.

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PALMARES du FIPA 2015 :

Et voilà, le festival se termine…

Chaque jury a dit combien la sélection avait été difficile vu l’excellence des films proposés. Il est vrai que Publik’Art n’a émis qu’une critique négative perdue au milieu des films excellents chroniqués.

Nous sommes particulièrement heureux que ce soit le film documentaire, Rwanda, la vie après – Paroles de mères de Benoît Dervaux et André Versaille (Belgique, doc) qui ait emporté le Prix Télérama et également le Prix du Public. Un film très dur, mais un film témoignage indispensable à toutes les femmes, victimes ou non, de violence sexuelle.

Vraiment un très beau festival Fipa et un très beau palmarès !

Après cette belle distribution, Sandrine Bonnaire est venue accompagnée de Jacques Higelin pour nous présenter son film Ce que le temps a donné à l’homme – Jacques Higelin.

Jacques Higelin a fait le clown devant le pupitre, très touchant, empli de vérités et de simplicité, se disant très timide, même maladivement timide. Mais il a accepté ce film étant très admirateur du travail de Sandrine Bonnaire.

Et nous avons eu le chance de voir ce très beau film sur Jacques Higelin, qui se dévoile avec pudeur et intelligence. Beaucoup d’humanité et d’amour dans ce film ! Et des belles chansons, bien sûr !

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Palmarès complet du FIPA 2015 :

FICTION – DRAMA


Fipa d’Or /// Grand Prize
Marvellous de Julian Farino (Royaume-Uni)

Fipa d’Or interprétation féminine /// Best actress
Juana Acosta dans Sanctuaire d’Olivier Masset-Depasse (France)

Fipa d’Or interprétation masculine /// Best actor
Toby Jones dans Marvellous de Julian Farino (Royaume-Uni)

Fipa d’Or scénario original /// Best screenplay
Pierre Erwan Guillaume, Olivier Masset-Depasse, Quitterie Duhurt-Gaussères, Xabi Molia pour Sanctuaire d’Olivier Masset-De-passe (France)

Fipa d’Or musique originale /// Best original soundtrack
Matthias Weber et Paul Galister pour Beautiful Girl de Dominik Hartl (Autriche)

SERIES

 

Fipa d’Or réalisation /// Grand Prize
Happy Valley de Sally Wainwright (Royaume-Uni)

Fipa d’Or interprétation féminine /// Best actress
Marie Dompnier dans Les Témoins d’Hervé Hadmar (France)

Fipa d’Or interprétation masculine /// Best actor
Jurgen Delnaet dans Marsman de Mathias Sercu (Belgique)

Fipa d’Or scénario original /// Best screenplay
Shelley Birse, Blake Ayshford et Justin Monjo pour The Code de Shelley Birse (Australie)

Fipa d’Or musique originale /// Best original soundtrack
Kristian Selin Eidnes Andersen pour Kampen om Tungtvannet de Per-Olav Sørensen (Norvège)

DOCUMENTAIRE DE CREATION – CREATIVE DOCUMENTARIES

Fipa d’Or /// Grand Prize
Pekka d’Alexander Oey (Pays-Bas)

GRAND REPORTAGE & INVESTIGATION – REPORTAGES & INVESTIGATION

Fipa d’Or /// Grand Prize
Taïga d’Hamid Sardar (France)

MUSIQUE & SPECTACLE – PERFORMING ARTS

Fipa d’Or /// Grand Prize
Mia Oikogeniaki Ypothesi d’Angeliki Aristomenopoulou (Grèce)

SMART FIP@

Fipa d’Or /// Grand Prize
Soundhunters de Marion Guth, François Le Gall, Stéphane Hueber-Blies, Beryl Koltz, Nicolas Blies (Luxembourg) Une production : a_Bahn / Coproduction : Camera Talk

PRIX DU PUBLIC
Rwanda, la vie après – Paroles de mères de Benoît Dervaux et André Versaille (Belgique, doc)

PRIX MITRANI
Dans la catégorie Série, Marsman de Mathias Sercu (Belgique)

PRIX JEROME MINET
Scarlett Production pour Les Heures Souterraines de Philippe Harel (France)

PRIX DU JURY DES JEUNES EUROPEENS
Peace on the Tigris. Iraq War and 10 Years of Life in Baghdad de Takeharu Watai (Japon)

PRIX SMART FIP@ / HACKATHON
Qu’est-ce qu’elle a ma Gaule ?
Développé par : Simon Falgaronne, Céline Ferret, Joris Fuluhea, Gabriel Grandjouan, Marie-Paule Jiccio, Arthur Martineau

PRIX TELERAMA 2015
Rwanda, la vie après – Paroles de mères de Benoît Dervaux et André Versaille (Belgique, doc)

EUROFIPA D’HONNEUR
Chris CHIBNALL (Royaume-Uni)

 

FIPA 2015 : la sélection de Publik’Art du 24 janvier : Beautiful girl et Du fer à la finance, l’empire Wendel.

28052Beautiful girl (1h25)

Dominik Harti a réalisé ce très beau film, Beautiful girl, film autrichien.

Les acteurs sont tous très jeunes et remarquables de naturel.

Charlotte a 15 ans. Ses parents viennent de divorcer. Elle déménage, avec sa mère, pour s’installer chez sa grand-mère à Vienne. Avec son petit frère. Changement de lycée aussi. Et là, elle rencontre deux garçons, Sulzer et Carlo, l’italien.

Charlotte a tout à apprendre de la vie. Et elle ne comprend plus rien. Pourquoi ses parents qui étaient un couple modèle se séparent-ils ? Pourquoi est-ce possible que l’amour disparaisse ?

Elle découvre l’amour physique et surtout l’amitié. Tout s’emmêle dans sa tête. Elle a fait l’amour pour la 1ère fois, mais sans amour. Mais elle aime quand même Sulzer. Mais pas comme ça… Mais elle voulait connaître…

Le film est remarquable car il reste très prude et montre toute la complexité de l’adolescence. Les sentiments que l’on découvre. La vie qui n’est pas si évidente que ça…

Les adultes d’un côté, les copains de l’autre. La confiance, l’amitié, la vie.

Ce film mérite un énorme succès et pourrait être porté sur nos écrans ciné tellement il est remarquable de justesse.

Félicitations aux trois acteurs principaux !

Peut-être obtiendra-t-il un Prix ce soir ! Publik’Art l’espère !

 

 

06/09/2008. Wendel General Assembly. Du fer à la finance, l’empire Wendel (1h01)

Ce documentaire fait partie des documentaires sélectionnés pour le Prix du Public

Le réalisateur, Patrick Benquet, était là pour présenter son film qu’il a fait avec sa fille, Marlène Benquet, elle-même chargée de recherches au CNRS, dans le domaine de la finance.

Leur idée de départ est d’expliquer la finance à travers une histoire familiale. Il s’agit de la famille Wendel qui a construit un empire sidérurgique, en Lorraine, dès le XIXème siècle.

Mais comme chacun sait, la sidérurgie s’effondre dans les années 70, à cause du choc pétrolier. C’est alors que le baron Ernest-Antoine Seillière, qui est un descendant de François de Wendel, s’est lancé dans l’investissement à très grande échelle, au détriment des entreprises et de leur personnel.

Ce film est assez incroyable car à travers leur histoire familiale, nous comprenons comment fonctionne le monde de la finance, avec le principe LBO (leveraged buy-out), achat à effet de levier.

C’est tout simplement sidérant ! La vérité n’est pas toujours bonne à dire et ce film prouve à quel point certains s’enrichissent alors que d’autres crèvent la faim…

Merci aux réalisateurs pour cet excellent film qui nous a permis de comprendre la complexité du monde de la finance, et nous montre la mentalité des financiers qui pense à leurs actions et à leur taux de rentabilité… Et jamais aux hommes !

Et aujourd’hui, la finance a envahi le monde de l’entreprise et l’étouffe peu à peu…

On pourrait penser que le public ne serait pas venu voir ce documentaire au titre sérieux. Eh, bien, la salle était comble et chacun réagissait vivement face aux agissements des financiers… Et de nombreux applaudissements retentirent à la fin du film !

Déjà un beau succès et peut-être plus ce soir !

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