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A Most Violent Year, un film de J.C. Chandor

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A Most Violent Year

Date de Sortie : 31 décembre 2014

Durée : 2h05

Avec :  Oscar Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks

 

Synopsis du film :

New York – 1981. L’année la plus violente qu’ait connu la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

 

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A Most Violent Year

 A Most Violent Year, troisième long métrage de fiction de J.C. Chandor, cinéaste de 39 ans ayant signé deux films remarqués qui sont Margin Call (2011) avec Kevin Spacey et All is Lost (2013) avec Robert Redford, A Most Violent Year raconte les déboires d’un magnat du pétrole d’origine juif dans le New York des années 80, qui tente de préserver l’édifice qu’il a construit et ne pas céder à la loi du talion, après des actes de violence envers ses employés mené par une organisation criminelle invisible.

 

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A Most Violent Year

L’intrigue se suit comme une enquête de police, au suspens tendu et constant, en même temps que le personnage recherche les coupables qui s’en prennent aux chauffeurs de son entreprise. A Most Violent Year est aussi et surtout le portrait d’un entrepreneur en quête de prospérité, et magnifiquement incarné par Oscar Isaac, acteur repéré en 2011 pour son rôle de mari jaloux dans Drive de Nicolas Winding Refn, avant de confirmer son talent deux ans plus tard dans la peau d’un musicien de folk raté dans Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen. Le comédien est parfait en patron gangster et parvient à évoquer par son charisme des acteurs comme Al Pacino dans Scarface de Brian de Palma ou Robert De Niro dans la saga Le Parrain de Francis Ford Coppola. A ses côtés, Jessica Chastain est également parfaite en épouse fusionnelle qui le pousse à une violence qu’il tente de contrôler et réfuter, voir à ce titre une séquence nocturne et glaçante qui convoque l’accident d’un cerf sur une route. Le couple qu’ils forment à l’écran fonctionne autant que celui formé par Nicolas Cage et Laurent Dern de Sailor et Lula (1990) de David Lynch ou de Warren Beatty et Faye Dunaway dans le Bonnie and Clyde (1967) de Arthur Penn.

 

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A Most Violent Year

Mais si le casting de A Most Violent Year est un des atouts principaux de A Most Violent Year, il en va tout autant du scénario et de la réalisation. En effet le style de J.C Chandor évoque fortement celui de Sidney Lumet (Le Prince de New York, Serpico) mais aussi et surtout celui de William Friedkin, notamment pour French Connection (1971) et Police Fédérale Los Angeles (1985), le cinéaste propose même deux séquences en forme d’hommage à ces œuvres majeures du cinéma policier. D’abord une fusillade sur une voie à grande circulation, courte mais terriblement efficace, puis une poursuite haletante s’achevant dans une trame de métro, un moment de tension extrême où entre en jeu un conflit se jouant des luttes internes et de la morale du personnage.

 

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A Most Violent Year

Pour terminer, la superbe partition musicale signée Alex Ebert apporte une intensité dramatique et une ambiance très cinéma américain des « années 80 » à ce drame puissant, assez classique sur la forme et le fond, mais non moins percutant. A Most Violent Year se présente déjà comme un des meilleurs films de l’année.

 

Le Misanthrope de Molière, mise en scène de Clément Hervieu-Léger, à Paris

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La troupe de la Comédie-Française
Salle Richelieu,2 rue Richelieu – Paris 1er
Du 24 au 30 décembre 2014.: 20h30 (mar.), 14h (vend.)
Du 31 décembre au 6 janvier 2015 20h30 (jeu., sam.)

« Le Misanthrope » mis en scène par Clément Hervieu-Léger à la Comédie-Française fait entendre la résonnance noire de la pièce qu’il relie à la déception de Molière, victime de la trahison de son grand ami Racine, qui lui préféra l’Hôtel de Bourgogne pour sa tragédie Alexandre le Grand.  Elle imprime la personnalité d’Alceste dominée par la mélancolie, la dépression le dotant d’un tempérament sombre et pessimiste, peu enclin aux compromis.

[pull_quote_center]A l’abri d’un déplacement judicieux et ample, la mise en scène de Clément Hervieu-Léger se réapproprie le texte pour l’inscrire dans un espace temps intemporel où le discours sur la raison et la passion n’en a pas fini de consumer les âmes[/pull_quote_center]

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Cette nouvelle version transposée de nos jours pose un regard neuf et cinématographique sur cette œuvre du répertoire porté par un mouvement des corps à l’unisson. Alceste souffre de l’hypocrisie du monde et de l’époque dans lesquels il vit. Il est pourtant fou amoureux de Célimène, une mondaine habitée par cet art de plaire qui voit défiler dans son salon des courtisans avides et calculateurs dont il n’a que mépris.

La conversation et l’appartenance sociale avec ces signes de reconnaissance sont les éléments fondateurs de ce microcosme. Entre soi, on se croise, on échange et on tente de répondre à la question qui est sur toutes les lèvres : Célimène est-elle sincère dans son amour ?. Avec ses enjeux, son interaction entre les protagonistes, sa fluctuation à travers la posture morale d’Alceste qui se confronte à l’appel contradictoire de son désir et sa circulation, la parole est au centre du dispositif.

Elle prend pour cadre le salon d’un bel hôtel particulier (scénographie d’Eric Ruf) desservi par trois escaliers intérieurs qui reprend vie après une période de deuil de la jeune maîtresse des lieux (Célimène) où les joutes verbales, les faux-semblants, les confidences interagissent avec force et fluidité.

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Les discussions mettent à l’épreuve la sincérité d’Alceste qui erre, telle une âme en peine écrasée et torturée par le poids de ses contradictions, désarmé face aux déceptions de la vie, faisant preuve de réactions contradictoires et inconsidérées, empruntes d’emportements suivis de périodes d’atonie et de faiblesse.

[pull_quote_left]Cette nouvelle version transposée de nos jours pose un regard neuf et cinématographique sur cette œuvre du répertoire porté par un mouvement des corps à l’unisson.[/pull_quote_left]

Mais capable aussi d’exaltation dans les sentiments amoureux qu’il éprouve pour Célimène, refusant dans sa critique du monde une société du paraître, de la dissimulation et dans laquelle la médisance s’avère un art à part entière. Avant que la solitude n’emporte le cœurs de chacun des amants vers leur exil respectif dans une scène finale saisissante.

La troupe du Français se montre parfaite. Dans le rôle titre Loïc Corbery incarne avec un désespoir ardent et jusqu’au-boutiste cet « atrabilaire amoureux » tandis que Célimène (Georgia Scalliet) est à la fois pétillante et fragile dans sa quête héroïque de liberté. Quant à Eric Ruf qui interprète Philinte, l’ami pacificateur, il offre un jeu d’une grande maîtrise.

A l’abri d’un déplacement judicieux et ample, la mise en scène de Clément Hervieu-Léger se réapproprie le texte pour l’inscrire dans un espace temps intemporel où le discours sur la raison et la passion n’en a pas fini de consumer les âmes…

Pour Noël, les Voca People enflamment la Gare du Nord

Les Voca People, ce sont ces hommes en blancs dont vous avez certainement déjà entendu les impressionnantes vocalises… ! Pour célébrer les fêtes Parisiennes, ils ont animé la Gare du Nord de chants de Noël, attisant les sourires des voyageurs. Allez, on vous laisse regarder…

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=knMKjuxpTPU]

 

 

Charlie Winston, le titre Wilderness à découvrir !

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nouveau album Curio City
Sortie le 26/01 chez Atmosphériques

Le nouvel album de Charlie Winston s’appelle Curio City et sort le 26 janvier 2015. Curio City est sans aucun doute l’album de Charlie Winston le plus personnel et abouti à ce jour à l’instar du premier single Lately aux accents électro inédits. Aujourd’hui, Charlie Winston nous fait découvrir un deuxième titre de l’album Curio City : Wilderness qui risque fort de vous hypnotiser.

Charlie Winston, l’artiste britannique découvert en 2009, aura passé deux ans à écrire Curio City, son troisième album. Installé à Londres, dans son home studio, il s’est lancé tout seul dans sa production, jouant lui-même de tous les instruments (à l’exception de la batterie) et faisant en sorte que ce nouvel album ressemble à l’homme qu’il est devenu. « Je voulais mettre plus de moi dans mes chansons, m’éloigner du personnage de Charlie Winston. Je me suis posé beaucoup de questions sur moi en tant qu’artiste, sur ce que je voulais représenter, là où je voulais aller… être le plus honnête possible. J’ai appris à canaliser mon énergie pour explorer une autre facette de moi-même. L’idée était d’aller ailleurs sans rien renier et le challenge de laisser parler la musique. »

Le dandy à chapeau et incroyable showman, qui a attiré l’attention de Peter Gabriel à ses débuts puis du milieu de la mode (Jean-Paul Gaultier, Trussardi, Jean-Paul Goude), a laissé tomber le costume pour parler de son temps, des relations complexes, de la vie dans une grande ville ainsi que de son évolution, personnelle comme artistique. Avec près de 700 000 exemplaires vendus de ces deux premiers albums Hobo et Running Still, le Britannique n’avait plus grand-chose à prouver au public. C’est à lui-même qu’il a eu envie de prouver des choses avec ce nouvel album.

Pari réussi pour Curio City, l’album de Charlie Winston le plus personnel, efficace et abouti à ce jour. Ce disque représente ce que Charlie Winston est aujourd’hui, un artiste curieux et averti, fort de l’expérience acquise avec les années passées sur la route, qui pendant l’enregistrement s’est nourri de musiques comme alt-J (écouté en boucle pendant un road trip de quatre mois à travers l’Angleterre), Thom Yorke, Lorde, Chet Faker et aussi de beaucoup de musiques électroniques (Daft Punk, Aphex Twin, Autechre, Nils Frahm, Jon Hopkins).

En deux ans, Charlie Winston a donc réussi à redéfinir son son. Gageure absolue pour tout artiste. Et comme il le chante sur Lately, le premier single addictif aux consonances analogiques, « This could be another soundtrack to your life »… La nouvelle bande-son de nos vies d’aujourd’hui donc… Acceptons-en l’augure.

Retrouvez CHARLIE WINSTON en tournée :
19/03/15 – ROUEN – Le 106
20/03/15 – BORDEAUX – Krakatoa
21/03/15 – NANTES – Stereolux
23/03/15 – LILLE – Théâtre Sebastopol
24/03/15 – REIMS – La Cartonnerie
25/03/15 – STRASBOURG – La Laiterie
31/03/15 – PARIS – La Cigale
01/04/15 – PARIS – La Cigale
03/04/15 – LYON – Le Transbordeur
04/04/15 – NIMES – Paloma

La Famille Bélier, un film d’Eric Lartiguau

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La Famille Bélier

La Famille Bélier est LE cadeau de Noël à voir en famille.

Ce film va plaire à tout le monde : les enfants dès l’âge de 12 ans (je ne le conseille pas avant !) jusqu’à 99 ans ! Tout est réuni pour plaire à tout le monde : beaucoup d’humour, beaucoup d’amour et beaucoup de vérités toutes simples.

Des valeurs fondamentales comme la famille, l’amitié, l’amour, et bien sûr l’écoute de l’autre même dans un monde de sourds.

Date de Sortie : 17 décembre 2014

Durée : 1h45

Avec :  Louane Emera, Eric Elmosnino, Karin Viard et François Damiens, Lucas Gelberg

Synopsis du film :

Dans La Famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

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La Famille Bélier

Dans le film La Famille Bélier le réalisateur, Eric Lartiguau, a su jouer adroitement sur la corde sensible des spectateurs, sans mélo, mais avec beaucoup d’humanité, en centrant son film sur les ados. Et bien sûr, l’adolescence parle à tout le monde.

Un très beau film où l’on ressent les sentiments de chacun. La famille Bélier est composée  d’un couple d’agriculteurs, avec un garçon et une fille, tous sourds et muets sauf Paula, interprétée par Louane Emera (ancienne candidate de l’émission The Voice). Paula sert souvent d’interprète à ses parents. Un beau jour, son professeur de chant, l’excellent Eric Elmosnino, la remarque et la sélectionne pour la préparer au concours de la Maîtrise de Radio France. Mais si elle réussit cela voudrait dire qu’elle quitterait ses parents pour aller faire son école à Paris. Enorme dilemme pour elle.

Seul le frère de Paula est un acteur réellement malentendant, interprété par Lucas Gelberg. En plus, son rôle est complètement minime. Pourquoi donc ?

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 La Famille Bélier

Karin Viard et François Damiens sont extraordinaires, mais on peut toutefois regretter que ce ne soit pas des vrais acteurs malentendants qui aient eu le rôle. Même si les acteurs ont essayé d’apprendre la langue des signes, ils gesticulent sans doute beaucoup ! Il paraît que les sourds ne comprennent pas vraiment les signes dans le film… Très dommage…

Mais sinon, les grand sujets de l’adolescence sont survolés mais avec justesse. On s’y retrouve complètement ! Quant au prof de musique, il est absolument extra : un fan de Sardou, et un prof bien cynique avec ses élèves adolescents ! Une belle chorale, de belles chansons qui parlent à tout le monde…

Bref, ce n’est pas un film d’auteur, mais c’est un film qui fait du bien ! L’émotion est présente. Je pense que personne ne peut rester insensible à la scène du film où le son est quasi coupé pour ne laisser que le son qu’entendent les sourds. Et ce, durant de longues secondes. Un monde sous-marin…

On peut juste regretter le fait que les parents passent un peu pour des parents obsédés par leur sexualité… et comme incapables de se débrouiller seuls, sans leur fille… Pas sûr que ça plaise aux personnes sourdes qui se débrouillent remarquablement bien dans la vie ! Ce n’est pas parce qu’on est malentendant, qu’on est bête ! Loin de là un tel cliché !

A ce propos, je vous conseille de lire le livre de Véronique Poulain, elle-même entendante avec des parents sourds : Les mots qu’on ne me dit pas. Livre remarquable où l’on se rend beaucoup mieux compte de la difficulté à avoir des parents malentendants alors qu’on est soi-même entendant… Les malentendants font énormément de bruit … sans s’en rendre compte ! Très difficile à supporter.

 La Famille Bélier, un film tendre et empli d’amour qui va recevoir un bon accueil et qui ne peut que nous séduire…

Bande annonce du film : La Famille Bélier

Torobaka, créé et interprété par Akram Khan & Israel Galván, à Paris

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Théâtre de la Ville du 16 décembre au 5 janvier 2015

Torobaka, c’est la rencontre choc de deux danseurs d’exception, l’espagnol Israel Galván et l’anglais d’origine bangladaise Akram Akhan, qui, en confrontant leurs racines dans un duel ardent, nous offre une joute chorégraphique intense.

Le premier puise dans son enracinement au flamenco dont il transcende la fureur par une réappropriation des codes, tandis que le second, figure de la scène contemporaine qu’il a partagé avec Sylvie Guillem ou Juliette Binoche mais formé à la discipline du kathak, se remémore cette danse séculaire nord-indienne emplie de sagesse et d’intériorité.

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Torobaka © Jean Louis Fernandez

Dans une arène que les lumières de Stéphane Déjours habillent, chacun y va de sa passe d’armes et d’approche.

Où la mémoire des corps, acérée d’un coté et arrondie de l’autre, se cherche, se toise, s’influence et s’associe à la puissance vocale de cinq musiciens, percussionnistes ou chanteurs de polyphonies espagnoles, basques ou italiennes, dont le chant incantatoire, atemporel, imprime le métissage.

Tantôt en duo, tantôt en solo, les deux hommes initient dans un geste sûr la pulsation et le rythme, l’ancrage organique de leur langage commun où les liaisons entre les deux écritures se font jour : frappes au sol, mouvements circulaires des bras, interaction essentielle et directe avec la musique.

Un voyage initiatique de l’Inde à l’Andalousie où le chemin des sources originelles est celui qui ouvre les voies du renouveau…

iranien, un film documentaire de Mehran Tamadon

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Ce film, iranien, est un documentaire sur la vie en Iran. Aujourd’hui.

Le réalisateur Mehran Tamadon, qui vit habituellement en France, réunit sous le même toit, en Iran, quatre mollahs et lui-même qui est complètement athée. Et son objectif est de trouver des concessions pour bien vivre ensemble durant deux jours et une nuit, sous le même toit, en Iran, et partager un espace commun laïc, neutre. Comment « vivre ensemble » ?

Analyse fine de la République islamique face à la laïcité.

Date de sortie : 3 décembre 2014

Durée : 1h45

Avec : Mehran Tamadon

Synopsis du film :

Iranien athée, le réalisateur Mehran Tamadon a réussi à convaincre quatre mollahs, partisans de la République Islamique d’Iran, de venir habiter et discuter avec lui pendant deux jours. Dans ce huis clos, les débats se mêlent à la vie quotidienne pour faire émerger sans cesse cette question : comment vivre ensemble lorsque l’appréhension du monde des uns et des autres est si opposée ?

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« Je suis iranien et athée. Mais je n’ai pas de place en Iran. Pourquoi ? » Voilà la question fondamentale que pose le réalisateur, également acteur, Mehran Tamadon, aux quatre mollahs qui ont bien voulu participer à ce film, iranien, en tachant d’y répondre avec le plus de sincérité possible.

Les mollahs sont venus avec leur famille. On ne fera qu’entrapercevoir une femme, les autres se cachent. Mais les enfants circulent facilement devant la caméra. Les femmes seront les grandes absentes du débat et beaucoup de discussions porteront sur elles…

Les arguments des uns et des autres s’enchaînent, souvent avec beaucoup d’humour. Chacun garde ses positions, et aucune souplesse n’est à attendre des mollahs. Tamadon, lui, garde patience et s’évertue à expliquer ce qu’est un endroit laïc, sans aucun succès. Mais il est écouté. Et respecté, de même qu’il écoute ses interlocuteurs et les respectent. Il va même jusqu’à faire la prière avec eux alors qu’il est athée.

Beaucoup de sujets capitaux de société sont abordés, avec patience de la part du réalisateur qui a usé de tactiques différentes pour faire passer son message de façon ludique, photos, jeux, dessins…

Beaucoup d’échanges verbaux, et beaucoup d’humanité ressort de ce film, grâce à l’excellente réalisation de ce film, Iranien.

Finalement, on en ressort épuisé, fatigué et voire même quelque peu dépressif. On se rend compte à quel point, toute tolérance est impossible de leur part. Ils ont raison et les autres, les athées sont impies, quoiqu’ils disent ou fassent.

Pas d’agressivité, beaucoup de bonne volonté de la part du réalisateur, mais au final, guère de résultats!

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Mais pour le réalisateur le fait d’avoir réussi à faire son film était déjà une réussite en soi. Sans la participation de ces mollahs, pas de film possible. Or, il a eu un mal fou à trouver quatre personnes qui acceptent d’être filmées. Et tous sont restés jusqu’au bout. Pas de clash. Pas d’insulte, pas de porte qui claque…

Quant au spectateur, il a fortement envie de soutenir Tamadon et de ruer dans les brancards. Il a bien du mal, en tout cas, à garder son calme et son silence ! Peut-être ne serait-il pas aussi tolérant que ça !

Tamadon, à la suite de la réalisation de ce film, a été « séquestré «  en Iran, sans pouvoir rejoindre sa famille en France. Il a récupéré ses passeports au bout d’un long mois et il est aujourd’hui interdit de séjour en Iran où réside sa mère. C’est un film qui lui coûte cher.

iranien : très belle leçon de vie, très belle leçon de philosophie. Le pouvoir de l’homme réside dans le pouvoir des mots…

A voir et à méditer…

Bande annonce iranien :

Résultats concours : Chico, 5CD gagnés !

A l’ occasion de la sortie de leur nouvel album,  Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

 

5 albums Chico & The Gypsies & International Friends

 

Vous avez été 3 779 joueurs à participer ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

Les cinq heureux gagnants sont :

Frédéric Gregory, Jocelyne Claudin, Emile Voiron-Levy, Rodolphe Perrenoud et Elodie Girot.

Notre partenaire vous enverra votre album très prochainement et d’avance nous les ne remercions vivement.Très bonne écoute à tous !

Résultats concours : la Famille Bélier, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 17 décembre 2013

A l’occasion de la sortie du film  La Famille Bélier, Publik’Art, en collaboration avec  Mars films, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : La Famille Bélier

 

Vous avez été 2 943 joueurs à participer ! Bravo à tous et merci de votre excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Sergio Ruano, Paul Labrosse, Christiane Plaquet, Jessica Martin et Floriane Pereira.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement !

Très bon film à tous !

« Sils Maria » d’Olivier Assayas lauréat du prix Louis Delluc 2014

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Sortie le 20 août 2014

Le cinéaste Olivier Assayas vient de remporter le prix Louis Delluc 2014 pour son film « Sils Maria » pour lequel nous republions notre critique.

Présenté au dernier festival de Cannes, le dernier film d’Olivier Assayas nous entraine dans un jeu de miroirs où s’interroge à travers le métier d’actrice la frontière poreuse entre la fiction et la réalité, le temps qui passe et son emprise : brillant.

[pull_quote_center]Une écriture puissante et singulière qui s’apparente à l’univers de Bergman ou Fassbinder[/pull_quote_center]

Comédienne, Maria Enders (Juliette Binoche) a connu le succès à 18 ans grâce à une pièce jouée vingt ans plus tôt dans laquelle elle incarnait Sigrid, une jeune fille séductrice et ambitieuse qui poussait au suicide Helena, une chef d’entreprise plus âgée. Vingt ans plus tard, on lui propose de reprendre cette pièce, mais dans le rôle, cette fois moins glorieux, d’Helena. Celui de sa partenaire étant dévolu à une jeune actrice américaine (Chloé Grace Moretz) très en vue et abonnée aux blockbusters insipides.

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Accompagnée de son assistante, Valentine (Kristen Stewart), Maria rejoint la maison du dramaturge décédé quelques semaines plus tôt pour répéter dans le petit village montagneux situé en Suisse alémanique. Entre séances de travail et ballades dans les montagnes, où Nietzche aimait aussi séjourner révélant dans le relief grandiose un couloir de brume qui dessine la forme d’un serpent fuyant…, se scrute la métamorphose d’une femme/actrice confrontée à sa mue pour aborder et jouer son nouveau personnage.

C’est tout ce cheminement personnel, complexe où les sentiments se confondent entre le jeu et la vie ainsi que cet espace temps rattrapé par l’hyperconnexion au net, la surexpostion et la peopolisation que filment le cinéaste à travers une narration inattendue et en hommage au théâtre.

Juliette Binoche est fascinante dans ce basculement de l’héroïne passant de la première à la deuxième place tandis que Kristen Stewart se révèle d’une intensité troublante. Quant à la jeune Chloë Grace Moretz, elle est d’un naturel convaincant.

Une écriture puissante et singulière qui s’apparente à l’univers de Bergman ou Fassbinder.

Hedge Fund, tome 2 : une BD de Tristan Roulot, Philippe Sabbah et Patrick Hénaff (Le Lombard)

Hedge Fund

Hedge Fund, tome 2 : Actifs toxiques

Hedge Fund est un thriller financier signé d’un scénario de Tristan Roulot (Goblin’s, Le testament du capitaine Crown) et Philippe Sabbah (financier, Président de Robeco Gestions Paris, leader hollandais de la gestion d’actif). Un récit (trop) réaliste illustré par le dessin de Patrick Hénaff (Street PokerLe testament du capitaine Crown).

Date de parution : le 24 octobre 2014
Auteurs : Tristan Roulot, Philippe Sabbah (scénario), Patrick Hénaff (dessin) Jean-Noël Le Moal et Julie Poupart (couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 12 € (56pages)

Résumé de l’éditeur :

Rien ne semble pouvoir arrêter l’ascension de Franck Carvale. A la tête du fond d’investissement le plus performant de Wall Street, il est presque contraint de refuser les nouveaux clients. Bilkaer, son mystérieux mentor, donne un dernier conseil à son protégé. Franck doit investir massivement dans un produit incroyablement prometteur : les subprimes…

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Le point sur l’album :

Le second tome de Hedge Fund voit l’ascension fulgurante de Franck Carvale se poursuivre. Une ascension vers le luxe, l’argent, le pouvoir. Mais évidemment, lorsque les subprimes viennent se mêler à l’édifice, celui-ci peut se révéler beaucoup plus fragile qu’il n’y paraît. Le scénario monte d’un cran en tension, en nous offrant les coulisses glacials de la crise financière internationale. Cela aurait pu profiter au rythme du récit s’il n’avait pas été coupé par de multiples explications et développements satellitaires sur la finance. Une narration morcelée qui ralentit nettement la lecture et l’intérêt suscité par l’histoire. Un écueil que n’ont pas sur contourner les auteurs d’Hedge Fund. 

Le dessin réaliste de Patrick Hénaff est par ailleurs exécuté d’un trait fin, très habile pour illustrer des personnages dans tous leurs états, notamment quand il s’agit de mener des pourparlers. On regrette néanmoins des décors assez pauvres, qui manquent d’envergure tant dans les cadrages que dans les détails qu’ils ont à offrir.

En résumé, Hedge Fund est un sujet en or qui n’est malheureusement pas exploré à sa juste mesure. Peut-être la série saura-t-elle rebondir dans le prochain album ?

Résultats concours : Benoît Brisefer, 10 places de ciné gagnées.

Sortie le 17 décembre 2014

A l’occasion de la sortie du film Benoît Brisefer – Les taxis rouges, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Benoît Brisefer – Les taxis rouges

 

Vous avez été 3 119 joueurs à participer ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Sébastien Faye, Alain Marzona, Guillaume Terrasson, Floriane de Brito et Angélique Campos.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Timbuktu, un film de Abderrahmane Sissako

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Timbuktu

Le film,Timbuktu, de Abderrahmane Sissako n’a pas été tourné à Tombouctou, pour des raisons de sécurité, mais en Mauritanie, sous très haute sécurité. C’est un film d’actualité, hélas, qui nous renvoie des images très dures, voire insupportables. Mais c’est aussi un cri de révolte lancé à la face du Monde par l’excellent  réalisateur.

Date de sortie : 10 décembre 2014

Durée : 1h37

Synopsis du film Timbuktu :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane  mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée.
Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

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Timbuktu

Timbuktu avait concouru au Festival de Cannes 2014 mais était reparti bredouille. Cela peut paraître invraisemblable tellement ce film est un cri de vérité, un cri de rage, un cri de révolte contre les djihadistes.

Le film de Abderrahmane Sissako n’a pas été tourné à Tombouctou, pour des raisons de sécurité, mais en Mauritanie, sous très haute sécurité. On y découvre des paysages d’une incroyable beauté alors que les habitants vivent traqués, comme des bêtes, la peur au ventre. A moins de passer pour une folle, une sorte de sorcière avec un coq sur l’épaule, peu d’habitants osent affronter le regard des djihadistes, regard au risque mortel. Sauf certaines femmes qui ont le courage de les affronter droit dans les yeux… Au péril de leur vie.

Le film Timbuktu met l’accent sur la prise de pouvoir absurde des djihadistes, dans un village perdu dans le désert. Pas de musique, pas de cigarette, des voiles, des gants et des chaussettes pour les femmes… Tout y est interdit. La bêtise du sentiment de toute-puissance, accompagné de violences extrêmes.

La barbarie. Au nom d’Allah ! Mais ils croient tous en Allah ! Le film montre bien cette religion aux deux visages : celui de l’amour et celui de la haine. Toujours au nom d’Allah ! L’absurdité. On n’apprend rien sur le djihad, mais on voit leurs actes barbares.

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Timbuktu

On peut regretter la fin du film qui met l’accent sur la violence de Kidane. Un accident stupide se produit, une mort involontaire et un procès vite bâclé. Mais bien évidemment cet homme n’est pas djihadiste. Les djihadistes, eux, ont tous les droits…

Aucune récompense à Cannes mais heureusement ce film vient d’être sélectionné pour les Oscars 2015 dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère ». C’est déjà une très belle victoire.

Toujours est-il que le réalisateur n’a pas eu peur de dévoiler ce que vivent les locaux sur place, à Tombouctou, tous otages des djihadistes. Au Monde entier. Pour stopper l’indifférence générale qui règne à ce jour.

De nombreuses scènes vont rester gravées dans nos mémoires, comme elles ont hanté Abderrahmane Sissako de nombreuses années. Il a effectivement été témoin de la mort d’un jeune couple lapidé, au Mali, en 2012. Sans rien pouvoir faire. Et sans aucune réaction au niveau des médias. Et c’est ce cri de révolte qu’il nous insuffle aujourd’hui !

Film, hélas, d’actualité, film très dur avec des images volontairement choquantes.

Timbuktu est un film à voir, assurément.

Bande annonce du film Timbuktu

Ghosted, tome 2 : une BD de Joshua Williamson et Davide Gianfelice (Delcourt)

Ghosted Tome 2

Ghosted, tome 2 : Esprits au piège

Ghosted est un comics fantastique écrit par Joshua Williamson, scénariste ayant déjà participé à de nombreuses séries US (Superman / Batman, Justice League, Incredible Hulk) et auteur de Nailbiter, Captain Midnight ou encore Brightright. Illustré par Davide Gianfelice (qui lui a travaillé sur des séries telles que Daredevil, Northlanders, Wolverine), Ghosted raconte les aventures de Jackson Winters, un hors la loi devenu spécialiste dans la chasse aux fantômes….

Date de parution : le 19 novembre 2014
Auteurs : Joshua Williamson (scénario), Davide Gianfelice (dessin) Miroslav Mrva (Couleurs)
Editions : Delcourt
Prix : 14,95 € (128 pages)

Résumé de l’éditeur :

Après avoir bouclé son dernier boulot, Jackson Winters est enfin un homme libre. Mais c’est compter sans les fantômes de son passé. Quand la rumeur de son retour se propage, ils sont nombreux à vouloir profiter de ses capacités. Jackson va devoir faire des affaires avec les mauvaises personnes… et affronter quelques fantômes ! Entre Ocean’s Eleven et The Shining, un comics qui marquera les esprits !

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Le point sur l’album :

Ce second tome de Ghosted regroupe les épisodes 6 à 10 parus outre-atlantique. Jackson Winters se remet à peine de sa dernière mission, grâce à laquelle il a pu se mettre à l’abri du besoin sur une île loin de tout… Mais pas assez loin pour être rattrapé par son passé. Les propriétaires du casino que Jackson Winters a braqué quelques années auparavant vont en effet le retrouver pour lui demander de l’aide : retrouver une jeune fille possédée, kidnappée par une secte mystérieuse. Le scénario de Joshua Williamson prend ainsi des allures d’enquête policière, toujours ponctuée par des apparitions fantomatiques (et pas que), où notre héros fait souvent des rencontres malheureuses qui vont lui compliquer la tâche. Surtout lorsque de vieilles connaissances viennent hanter son esprit. Plutôt bien rythmé, le récit est divertissant et suit une construction logique, en liant les évènements passés à l’intrigue de l’épisode.

Le dessin de Davide Gianfelice est pour sa part bien travaillé, dans le style traditionnel des comics. Son trait est appuyé et anguleux, plein d’aspérités qui donnent un certain caractère à ses personnages. La coloration vive de Miroslav Mrva vient en outre dynamiser l’ensemble avec réussite.

Ghosted est un comics sympathique, qui, sans faire d’étincelles, fait passer un bon moment de lecture.

Vous trouverez toujours l’expérience que vous cherchez en Espagne (#whateverineedspain / ads)

« Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’Espagne ». Voici une nouvelle campagne qui débute avec un slogan fort, qui va droit au but. L’Espagne, c’est un peu comme une âme sœur qui détiendrait tout ce dont on rêve et qui n’attend que nous pour en faire don. C’est sous cet angle intéressant que le premier clip de la campagne est diffusé (voir ci-dessous). Puisqu’en effet, lorsqu’on y réfléchit, rares sont les destinations qui offrent un panel aussi grand de choses à faire.

Que l’on souhaite des vacances plutôt spirituelles et pédestres, avec Saint-Jacques-de-Compostelle, que l’on préfère l’architecture de Gaudi, la nature luxuriante des grands parcs nationaux du pays, les domaines viticoles comme ceux de La Rioja, les sensations fortes des sports extrêmes à pratiquer sous le ciel azur, ou encore les voyages culinaires (avec notamment Vitoria Gazteiz, capital de la gastronomie), sans oublier l’Histoire du royaume, ses traditions ou ses peintures… on a toujours une bonne raison de se rendre de l’autre côté de la chaine des Pyrénées.
Consultez ce microsite très bien réalisé, qui offre un aperçu des loisirs que l’on peut trouver dans ce beau pays, que ce soit autour de la vie nocturne, du shopping, de la nature, de la gastronomie ou de la culture.
On se retrouve bientôt en Espagne !
Article sponsorisé

C’est Noël tant pis, texte et mise en scène de Pierre Notte, à Paris

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Théâtre du Rond-Point du 10 décembre au 10 janvier 2015

Pierre Notte signe une nouvelle comédie noire au ton féroce avec pour cadre la cellule familiale et ses travers. Décapant !

[pull_quote_center]“On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde” (Gilles Deleuze, l’Abécédaire)[/pull_quote_center]

La mère, le père, les deux enfants, une belle-fille et la grand-mère, sont tous réunis, enfin presque, un soir de noël où le rite obligé est à la hauteur de l’accablement qui les assaille. La famille petite bourgeoise avec ses valeurs définitives, ses névroses cachées, ses dysfonctionnements, là où les liens du sang, viciés par les faux-semblants, les rancœurs, la tendresse inavouée, l’incommunicabilité, font exploser les conventions sur fond de réconciliation ravageuse.

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Autour des invités, la tension est palpable : un père désabusé, frustré tout en colère rentrée (Bernard Alane) et une mère (Silvie Laguna) torturée et aigrie par la vie. Deux fils qui se détestent, l’aîné (Renaud Triffault) au parcours de 1er de la classe mais solitaire s’imposant face au cadet, sensible, (Brice Hillairet), lequel est accompagné de sa femme (Chloé Olivères) “la pièce rapportée” comme la surnomme ses beaux parents et aux prises avec une belle famille qui la déteste, « Ce n’est pas Noël, c’est la Saint Barthélemy ».

Quant à la grand-mère, elle s’est volatilisée. On la retrouve nue sous la table. Transportée aux urgences et en attendant sa mort, le clan va s’affronter et régler ses comptes où après une dernière expérience du désastre qui verra le deuxième fils se pendre et se rater !, laisser apparaitre sous le vernis enfin craquelé, leurs vrais sentiments.

L’écriture corrosive de Pierre Notte, aux tournures poétiques et baroques, superpose avec justesse un enchaînement de situations qui, de décalages en dérapages, érige implacablement  le labyrinthe infernal d’une perdition – souvent drôle, parfois pathétique, destructrice et salvatrice – des protagonistes.

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Le dramaturge d’une plume affûtée dissèque les hypocrisies de notre modèle familial comme celles inhérentes à la relation de couple, de parents-enfants et leur rapport au monde d’où émergent leurs frustrations, leur solitude et leurs actes manqués.

Dans cet univers dévasté, la famille est un lieu de tensions où si chacun des membres ne peut s’accomplir, tous tentent désespérément de la faire à travers des instincts de survie.

La mise en scène très codifiée et rythmée de Pierre Notte, portée par une interprétation au diapason, accompagne avec fluidité cette embardée explosive et drolatique. Le tout agrémenté de trois chansons qui viennent, comme dans toute comédie musicale détournée qui se respecte, suspendre le moment fatidique.

“On ne délire pas son père et sa mère, on délire le monde” (Gilles Deleuze, l’Abécédaire).

Résultats concours Kinnie Lane : 5 singles dédicacés gagnés

A l’occasion de la sortie du single de Kinnie Lane, Je te suivrai, Publik’Art, en collaboration avec l’Agence RiseUp, vous a offert la chance de gagner :

5 singles dédicacés, Je te suivrai

 

Vous avez été 2 588 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette excellente participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Florence Nivelon, Pascal Debriere, Angélique Gautier, Huguette Pitois et Nataly François.

Notre partenaire vous enverra votre lot très prochainement.

Bonne écoute à tous !

Mesmo Delivery, une BD de Rafael Grampa (Ankama)


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Mesmo Delivery ou la virée sanglante

Mesmo Delivery est le premier one shot du brésilien Rafael Grampa, qui n’avait jusque là participé qu’à des oeuvres collectives. Mais pas des moindres puisque c’est en partie à lui que l’on doit 5, récompensé d’un Eisner Award en 2008. Dans Mesmo delivery, l’auteur montre un aperçu de son talent. Attention, ça va saigner.

Date de parution : le 14 novembre 2014
Auteurs : Rafael Grampa (scénario et dessin)
Editions : Ankama
Prix : 11,90 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

Une virée sanglante chorégraphiée de main de maître par le scénariste et dessinateur Rafael Grampá. Un imitateur d’Elvis et un ancien boxeur acceptent de transporter une mystérieuse cargaison pour le compte de Mesmo Delivery. Leur détour dans une bourgade abandonnée s’annonce comme un simple arrêt technique mais dégénère en confrontation ultra violente à réveiller le diable lui-même.

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Le point sur l’album :

Il ne faut pas attendre un grand discours introductif, ni descriptif qui serait superfétatoire dans Mesmo Delivery. En vérité, Rafael Grampa se fait plaisir avec un récit qui pourrait prendre des airs de nouvelle. Un récit court où l’intrigue est rapidement rattrapée par un torrent d’action. L’histoire de deux camionneurs chargés d’aller livrer une marchandise un peu spéciale. Et tout va très vite déraper. Un incontrôlable bain de sang. Une démonstration de force. Le scénario de Grampa dégage quelque chose d’emprunter à Tarantino. Peut-être dans ses belles giclées de sang, ou sa façon de rythmer et de découper les scènes d’action. Un scénario qui ne pourrait porter pour reproche que sa brièveté. On en veut plus. Plus d’action encore, plus de complexité, plus d’histoire, plus de tout.

Plus de dessin aussi. Car Grampa assure le show avec son trait aussi fin que fouillé. Il transmet dans Mesmo Delivery une énergie folle à travers ses planches et ses gueules improbables.  Des personnages proches de la caricatures, qui crèvent l’écran rétinien. Un graphisme explosif. Voire jouissif.

Toujours est-il que Mesmo Delivery souffre un peu de ne pas être plus développé. Car on en ressort frustré. Mais c’est aussi le signe qu’on a passé un très bon moment, aussi court fut-il.

 

Béjart Ballet Lausanne : Le Presbytère à Paris et en tournée

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Béjart Ballet Lausanne :
Le Presbytère
5 représentations exceptionnelles au Palais des Congrès de Paris du 4 au 6 avril 2015 et en tournée du 31 mars au 24 avril 2015
Chorégraphie : Maurice Béjart
Musique : Queen, Wolfgang Amadeus Mozart
Costumes : Gianni Versace

Le Béjart Ballet Lausanne donnera 5 représentations exceptionnelles au Palais des Congrès de Paris du 04 au 6 avril 2015 et en tournée en France ! Après plus de 350 représentations à travers le monde, le ballet qui sera présenté est Le Presbytère, un des ballets les plus populaires de Maurice Béjart et véritable succès public depuis sa création en 1997, au Théâtre Chaillot avec Elton John et Queen sur scène.

Ce ballet est un hommage à Jorge Donn, danseur icône de Béjart, et Freddie Mercury, morts tous deux du Sida, un Hymne à la vie ! Sur les musiques de Queen et de Mozart, les chorégraphies de Maurice Béjart, les 40 danseurs, costumés par Gianni Versace, enchaînent avec force et grâce les tableaux d’un ballet poignant sur la jeunesse et l’espoir. Plus que jamais, la compagnie honore et entretient l’héritage de Maurice Béjart, la création…

Œuvre grandiose de Maurice Béjart, Le Presbytère sera un rendez vous prestigieux et glamour pour les amateurs de danse et amoureux du 6è Art…

Il y a un peu plus de trente ans, au milieu de la surprenante musique de Berlioz entrecoupée de bombardements et de bruits de mitrailleuses, un Frère Laurent peu conventionnel s’écriait devant Jorge Donn et Hitomi Asakawa : “Faites l’amour, pas la guerre !”.

Aujourd’hui, Gil Roman, qui a à peu près l’âge de la création de mon Roméo et Juliette, entouré de danseurs qui n’ont jamais vu ce ballet répond : “Vous nous avez dit : faites l’amour, pas la guerre. Nous avons fait l’amour, pourquoi l’amour nous fait-il la guerre ?”.

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Cri d’angoisse d’une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l’amour s’ajoute à celui des guerres multiples qui n’ont pas cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale !

Mes ballets sont avant tout des rencontres : avec une musique, avec la vie, avec la mort, avec l’amour… avec des êtres dont le passé et l’œuvre se réincarnent en moi, de même que le danseur que je ne suis plus, se réincarne à chaque fois en des interprètes qui le dépassent.

Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là. Je les aime, ils m’inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man’s land où nous irons tous un jour, Freddie Mercury, j’en suis sûr, se met au piano avec Mozart.

Un ballet sur la jeunesse et l’espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que The Show Must Go On, comme le chante Queen. »

Maurice Béjart

Voici les dates de la tournée 2015
Marseille – Le Dôme – Mardi 31 mars
Marseille – Le Dôme – Mercredi 1er Avril
Paris – Palais des congrès – Samedi 4 avril
Paris – Palais des congrès – Dimanche 5 avril
Paris – Palais des congrès – lundi 6 avril
Dijon – Zénith – Jeudi 9 avril
Lyon – Amphithéâtre 3000 – Samedi 11avril
Lyon – Amphithéâtre 3000 – dimanche 12 avril
Nantes – Zénith – Mercredi 15 avril
Rouen – Zénith – Samedi 18 avril
Roubaix – Théâtre le Colisée – Mercredi 22 avril
Roubaix – Théâtre le Colisée – jeudi 23 avril
Roubaix – Théâtre le Colisée – vendredi 24 avril

Hello Fucktopia, une BD de Souillon (Ankama)


Hello Fucktopia

Hello Fucktopia – Un vrai conte de fées

Hello Fucktopia est un one shot écrit et illustré par Souillon, le dessinateur de Maliki. Le récit d’une jeune étudiante en arts qui vit à Paris. Légèrement paumée, elle cherche sa voie à grands renforts d’expériences extrêmes. Alcool, champignons hallucinogènes ou sexe. Tout y passe. Un vrai conte de fées.

Date de parution : le 21 novembre 2014
Auteurs : Souillon (scénario et dessin)
Editions : Ankama
Prix : 14,90 € (80 pages)

Résumé de l’éditeur :

Mali est une jeune fille de 19 ans qui débarque de sa Picardie natale à Paris pour devenir dessinatrice.

Ça parait simple sur le papier.
Ça l’est beaucoup moins sur le terrain !

Surtout quand on n’a pas l’habitude de la liberté. Le rêve de gosse se heurte alors sans ménagement aux échecs, à la survie au quotidien, et surtout aux relations humaines tellement compliquées dans la capitale. Tout est plus difficile que prévu pour Mali, bourrée de complexes, d’envies et de frustrations. Elle devra pourtant se lancer dans une métamorphose désespérée, sans trop savoir à quoi elle devra ressembler à la fin. Marche ou crève.
Heureusement, elle a deux amis pour lui servir de bouées de sauvetage. Thémis, sa super copine toujours d’accord avec elle, avec qui elle partage son amour immodéré pour le vin – et toutes sortes d’autres alcools – et Stéphane, la voix de la raison, de la sagesse et de la science, que personne n’a du coup envie d’écouter très longtemps, mais qui lui sait écouter sans broncher…

Mali clapote à Paris, dans cette grande mer grise, où euphorie, dépression, espoirs, valeurs et émotions se mélangent pour ne former qu’une teinte indéfinissable qui semble tout aspirer.
Hello Fucktopia est l’histoire de cette utopie perdue, une comédie dramatique triste à rire aux larmes ou drôle à pleurer de rire.

Planche Hello Fucktopia

Le point sur l’album :

Le récit désenchanté d’Hello Fucktopia met en scène une petite Mali à la tête pleine de problèmes, comme prise dans une tornade de malêtre. Malgré sa perdition perpétuelle, la jeune fille a parfois des sursauts de vie, où elle tente d’aller de l’avant. Voir ses amis, les réconforter et les inviter chez elle, même. Mais ce n’est pas tous les jours aussi rose… Souillon propose un scénario original dans sa forme mais pas tant que cela dans son contenu. L’écriture manque de rythme et surtout d’une véritable intrigue. Mais l’auteur parvient tout de même à attiser la curiosité grâce à cette Mali bien mystérieuse.

Le dessin de l’illustrateur séduit donc, grâce à son trait rond, ses cadrages astucieux et sa belle coloration.

Hello Fucktopia est un album qui paraît sans prétention, mais qui compte quelques cordes intéressantes à son arc.

Le pouvoir du chien, un livre de Thomas Savage

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Le pouvoir du chien

Thomas Savage est né en 1915 et a vécu dans le Montana, dans un ranch. Le pouvoir du chien n’ets pas son premier livre mais c’est son premier succès auprès du grand public. Il a écrit une douzaine de romans et reçu de nombreux prix littéraires. Ce livre, Le pouvoir du chien, a déjà été réédité en 2002, chez Belfond, un an avant la mort de Thomas Savage.

Editions : Belfond

Date de parution : novembre 2014

Auteur : Thoams Savage

Prix : 19€ (380 p)

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4ème de couverture :

« Les ombres de Steinbeck et de Tennessee Williams planent dans le ciel de Thomas Savage et l’Ouest, le vrai, est une nouvelle fois terre de littérature. »
Pierre Sorgue, Télérama

En évoquant la lente dégradation des relations entre deux frères, que vient troubler l’arrivée d’une femme, Thomas Savage signe un huis clos d’une rare intensité psychologique, un western littéraire d’avant-garde qui scandalisa la critique lors de sa sortie en 1967 pour avoir porté atteinte au mythe du rude et viril cow-boy de l’Ouest.
Inexplicablement resté dans les limbes de l’édition pendant de longues décennies, redécouvert à la fin des années 1990, Le Pouvoir du chien est aujourd’hui reconnu comme un chef-d’oeuvre de la littérature américaine du xxe siècle.
À lire ou à relire d’urgence.

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Le pouvoir du chien 

Vous avez toujours aimé les histoires de cow-boys. Les vrais hommes de l’Ouest ? Alors, ce livre, Le pouvoir du chien, est écrit pour vous !

Absolument génial ! On a l’impression d’être devant un écran et de voir un western. Tout y est : le décor, les paysages, les bars, les personnages, et même les indiens ! Et surtout l’ambiance !

Dans ce livre, trois personnages principaux sont en scène. Dont deux cow-boys ! Deux frères. Aussi différents que le soleil et la lune. Ou le jour et la nuit.

Deux frères qui vivent dans le même ranch. L’un, Phil, est un vrai sauvage, très intelligent, et l’autre, plus normalement constitué. George a épousé Rose, une veuve déjà mère d’un fils ado, Peter. Les Burbank forment une famille respectée et riche, famille d’éleveurs.
A travers eux, l’auteur décrit merveilleusement la nature humaine, pas toujours simple à comprendre. Phil ne cache pas ses sentiments, quitte à passer pour un sauvage. Alors que George, son frère est très sociable. Depuis que Rose est au ranch, tout semble compliqué. George a l’air heureux. A l’opposé de son frère, qui paraît inhumain.

Rose, elle, essaie de s’adapter à sa nouvelle situation, sans oublier son passé, et son fils, un peu chochotte, mais brillant… Et surtout son premier mari qui a marqué sa vie à jamais…

Mais Phil ne peut s’empêcher de faire régner une tension, insupportable et palpable. Il ne veut pas de Rose, et encore moins de son fils Peter… Jusqu’où ira-t-il ? Il est capable du pire…

Tout au long du livre, Le pouvoir du chien, nous sommes transposés dans un autre monde et découvrons le vrai cow-boy de façon tout à fait inattendue et plus nous avançons dans notre lecture, plus la pression se fait grande… On s’attend à un dénouement douloureux…

Le pouvoir du chien, un très bon livre écrit en 1967, vient d’être réédité aux Editions Belfond et est reconnu comme un chef d’œuvre de la littérature américaine !

Vous commencez le livre et confortablement installé dans votre fauteuil club, vous allez passer quelques heures dans le superbe ranch de la famille Burbank !

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Résultats concours : Qu’Allah bénisse la France ! De nombreux lots gagnés !

Sortie le 10 décembre 2014

A l’occasion de la sortie du film Qu’Allah bénisse la France, Publik’Art, en partenariat avec l’Agence Déjà, vous a offert la possibilité de gagner :

5 x 2 places

1 livre autobiographique d’Abd Al Malik (qui porte le même nom que le film) 

1 affiche dédicacée par Abd Al Malik !

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 754 joueurs. Bravo à tous !

 

Adrienne Hollard a gagné 2 places de ciné et le livre

Dominique Lacaille a gagné 2 places de ciné et une affiche

Michel Nguyen, Cécile Marcq et Raphaël Larre ont gagné 2 places de ciné.

 

Notre partenaire vous enverra très prochainement vos lots. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Croisade, tome 8 : une BD de Jean Dufaux et Philippe Xavier (Le Lombard)


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Croisade, tome 8 : Le dernier souffle

Croisade a rendu son Dernier souffle. L’épilogue du second cycle (Nomade) d’une grande saga qui n’a cessé de se bonifier sous la plume du scénariste culte Jean Dufaux (ConquistadorBarracudaSortilèges, Murena, Complainte des landes perdues) et les traits du dessinateur Philippe Xavier (Conquistador, Paradis perdu). Gauthier de Flandre va ici au bout de sa Croisade où fantastique, spectaculaire et dramatique viennent chahuter le récit.

Date de parution : le 10 octobre 2014
Auteurs : Jean Dufaux (scénario), Philippe Xavier (dessin) et Jean-Jacques Chagnaud (Couleurs)
Editions : Le Lombard
Prix : 14,45 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

Pour retrouver la soeur de Lyanne, Gauthier de Flandres s’est introduit au coeur du repère des Flagellants. Une horreur sans nom l’y attend, tapie dans l’obscurité… Entretemps, les tensions s’accentuent autour de Hiérus Halem. Guy de Lusignan veut la guerre. Gauthier reviendra-t-il à temps pour s’y opposer ? Vaincra-t-il enfin la malédiction du Qua’dj ? Le moment de la confrontation finale est arrivé.

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Le point sur l’album :

Jean Dufaux livre donc l’ultime épisode du second cycle de Croisade, série avec laquelle il nous séduit maintenant depuis huit albums. Dans ce dernier tome où la tension est à son comble, l’auteur tient ses promesses en proposant la confrontation tant attendue. Un final à l’instar de la série : passionnant, violent et haletant. Ses personnages aux multiples facettes, nous régalent par leur tempérament de feu, leur haine féroce, leur énergie héroïque et leur sensibilité animale. Un récit qui met toujours action et émotion sur un même plan. Une oeuvre qui porte définitivement le sceau de Jean Dufaux.

Le dessin de Philippe Xavier vient magnifier avec brio l’univers de Croisade. Transcrivant avec grande finesse des décors sublimes et des personnages ô combien charismatiques, l’illustrateur déploie son talent dans un graphisme très puissant. Un trait d’une précision rare, résultat sans doute du haut degré d’exigence de son auteur. Faut-il encore saluer le travail harmonieux de Jean-Jacques Chagnaud aux couleurs qui s’associe aux talents de Philippe Xavier avec panache.

Cette folle Croisade n’a de cesse de nous séduire. Avec ce huitième album, Dufaux et Xavier nous offrent un final généreux en tout point. A lire d’urgence.

Maxence, tome 1 : une BD de Romain Sardou et Carlos Rafael Duarte (Le Lombard)

Maxence tome 1

Maxence, livre 1 : La sédition de Nika

Zoom sur l’Empire romain d’Orient avec Maxence, nouvelle série historique écrite par Romain Sardou (fils de Michel, romancier qui signe son premier scénario BD) et illustrée par Carlos Rafael Duarte (auteur de comics, qui s’aventure lui aussi pour la première fois dans l’univers franco-belge). Un nouveau péplum qui nous propulse cette fois à Constantinople, en l’an 532.

Date de parution : le 24 octobre 2014
Auteurs : Romain Sardou (scénario) et Carlos Rafael Duarte (dessin)
Editions : Le Lombard
Prix : 12,00 € (56 pages)

Résumé de l’éditeur :

À Constantinople, la vie politique et sociétale est bipartite. Deux factions s’affrontent : les Bleus et les Verts. À l’origine, simples clans de supporters qui rivalisaient le temps des courses de char, cette opposition s’est étendue à toute la société. En 532, au cours d’une course, les deux chars de la faction verte sont poussés à l’accident par les Bleus. Lors des troubles qui s’ensuivent, le leader politique des Bleus est assassiné. Les troubles menacent de basculer en révolution. Aussitôt, l’empereur Justinien fait convoquer au palais Maxence, chef de ses services secrets personnels. Il le charge d’enquêter sur l’assassinat… Sans perdre de temps car, en ville, les massacres ont déjà commencé…

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Le point sur l’album :

Romain Sardou choisit un sujet original puisqu’on a peu l’habitude de vivre des péplum en dehors de Rome. Le scénariste s’intéresse au mythe de Théodora, la bien aimée de l’Empereur Justinien. Cette dernière entretient des relations mystérieuses avec un certain Maxence, dresseur de fauves et espion de l’Empereur. A l’heure où le règne de ce dernier vacille, entraînant Constantinople dans son sillage, le vaillant Maxence va devoir enquêter pour démasquer les commanditaires d’un complot meurtrier… Un récit épique qui tient en haleine grâce à un découpage efficace. A l’heure de ce premier tome, Maxence manque encore un peu de profondeur, tout comme les personnages secondaires dont on ne sait pas encore grand chose. On peine donc à s’identifier à nos héros, qui offrent toutefois un bon divertissement.

Le dessin du brésilien Carlos Rafael Duarte est pour sa part bienvenu. Son trait fin orne les planches de nombreux détails, malgré un manque de précision dans les expressions des visages, trop neutres. Faut-il encore saluer la couverture, réalisé avec un sens du graphisme aiguisé.

En conclusion, Maxence réalise un bon démarrage grâce à une intrigue de choix. La série pourrait bien dévoiler tout son potentiel dans de prochains albums d’ores et déjà attendus (pas moins de 7 albums sont déjà envisagés par l’auteur si le succès est au rendez-vous).

Vincent Niclo : Ce Que Je Suis, nouvel album sorti aujourd’hui.


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Vincent Niclo : Ce Que Je Suis

Le nouvel album « Ce Que Je Suis » de Vincent Niclo sort aujourd’hui, et est toujours porté parle 1er single « Jusqu’à L’ivresse» .

Alors que Vincent Niclo a déjà vendu près de 600 000 albums, il poursuit sa tournée dans toute la France (détail des dates en PJ), et propose donc un nouvel album d’inédits, sur lesquels il a travaillé avec Pascal Obispo, Anggun, Serge Lama, Lionel Florence,…

Vincent Niclo : Ce Que Je Suis 

« Cet album est celui de toutes mes envies, mes joies, mes rêves, mes peines, mes douleurs, mes couleurs, mes failles, mes peurs, mes passions, mes choix, mes espoirs, mes doutes, mes secrets. Il est le gardien de tous les chemins qui m’ont menés jusqu’à vous. Cet album est le parcours sans filtre de ma vie. Il est tout simplement… ce que je suis. » Vincent Niclo.

Voici le clip du 1er single « Jusqu’à L’ivresse» (écrit par Serge Lama) :

Vincent Niclo le dit sans détour : « Depuis deux ans, ma vie est au-delà du rêve. Tout ce qui m’arrive, c’est comme des cadeaux supplémentaires. » Il y a eu le triomphe d’Opéra Rouge, sorti en 2012 et rapidement certifié Triple Disque de Platine. Paru en septembre 2013 à l’occasion du centenaire de la naissance de Luis Mariano, le projet Luis a suivi un chemin jalonné de succès lui aussi, devenant Double Disque de Platine. Vincent a également prêté sa voix à des spectacles aussi populaires que Robin des Bois, La Belle & La Bête ou Les Parapluies de Cherbourg aux côtés de Natalie Dessay et du maestro Michel Legrand. « J’ai du mal à dire non à ces expériences formidables, je l’avoue ». Il y a eu aussi les deux volumes de la collection Forever Gentlemen, sur laquelle Vincent a donné la réplique au maître du swing Paul Anka, entre autres.

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Boulimique de projets, animé autant par sa passion pour la musique que par une curiosité sans failles, Vincent vit pour chanter depuis l’enfance. Malgré les comédies musicales, les tournées avec orchestre symphonique et les collaborations de prestige, la soif de ce trentenaire n’a pas encore été étanchée. Artiste aussi complet que comblé, Vincent Niclo ajoute aujourd’hui une nouvelle corde à son arc avec Ce que je suis, un disque de chansons inédites. « Un album sans filtre » comme il le définit lui-même. Véritable biopic musical en forme d’autobiographie, Ce que je suis est une superproduction au casting impressionnant, signée par un homme qui n’a peur de rien. « Je ne pense pas avoir tous les talents mais j’aime bien aller voir ce que je ne connais pas » dit-il avec enthousiasme.

Malgré un emploi du temps surchargé, Vincent a fait de la confection de cet album une priorité de ces deux dernières années. Vincent Niclo était bien décidé à se constituer un répertoire propre. Huit ans après un premier essai trop confidentiel, le jeune homme s’est appliqué à prouver qu’il n’est pas bon qu’à interpréter les titres des autres. « Si je veux durer, il me faut un répertoire. J’avais justement envie d’écrire et de composer. »

Vincent signe la moitié des textes et des compositions de ce disque poignant qui s’écoute comme la carte de visite d’un surdoué, aussi à l’aise dans le répertoire classique que dans les couleurs d’une variété noble. Ce que je suis parvient à fusionner avec élégance pop et opéra.

Très personnel, l’album constitue aussi un moyen de rendre hommage aux grandes figures qui ont bercé Vincent. Des pointures comme Serge Lama, Lionel Florence, Pascal Obispo, Romano Musumarra ou Davide Esposito figurent ainsi au générique de Ce que je suis. Vincent Niclo n’en revient pas. « Ils ont accepté de travailler avec moi et je n’en reviens toujours pas. De mon côté, je suis fier de défendre ces titres que j’aime. »

Jusqu’à l’ivresse, premier extrait de l’album, est signé Serge Lama. Le chanteur est un des héros de Vincent depuis qu’il l’a vu en scène avec Accordéonissimo, en 2004. « J’étais en état de choc en le voyant. En plus, il ressemble beaucoup à mon père. » Plus tard, Vincent aura l’occasion de témoigner son admiration à l’artiste, croisé sur un plateau de télévision. Après un dîner commun, l’auteur de Je suis malade offre deux textes à Vincent : Jusqu’à l’ivresse et L’amour est enfant du poème, perles de Ce que je suis. « Je me retrouve dans chacun de ses mots : nous avons la même façon de voir les choses. » Pour les mettre en musique, Vincent fait appel à un mélodiste dont il a admiré le travail pour Johnny ou Grégory Lemarchal : Davide Esposito. « Il m’a livré deux compositions magiques que Serge a validées. »

SORTIE LE 8 DÉCEMBRE 2014 : Vincent Niclo : Ce Que Je Suis

C’est avec la même fluidité que se sont déroulées toutes les interventions consignées sur Ce que je suis. « Pascal Obispo ou Romano Musumarra ne sont pas des gens auprès desquels on passe commande : il faut qu’ils aient envie, avant tout » explique Vincent, heureux.

« C’est la première fois que je m’assume autant. C’était aussi très important pour moi de dévoiler au public mes chansons en tant qu’auteur et compositeur sur cet album qui me ressemble tant, avoue l’interprète, qui applique une exigence d’acier à ce qu’il chante.

«Une chanson doit être un voyage. En tant qu’interprète il faut qu’elle m’emmène ailleurs » explique-t-il pour résumer son travail. A nous de suivre le guide en embarquant à bord de l’album Ce que je suis, magnifique invitation à l’évasion.

En parallèle, Vincent Niclo continue sa tournée après plus de 25 dates sold out (dont un Théâtre du Châtelet et deux Olympia), avec 50 nouvelles dates entre Novembre 2014 et Avril 2015, dont un troisième Olympia le 8 Février 2015.

Tournée de Vincent Niclo :

 

Tournée VINCENT NICLO 2015

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