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Oracle, L’Esclave : une BD de Ronan Le Breton et Bertrand Benoît (t.2 / Soleil)

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Date de sortie : le 14 mai 2014

Auteurs :  Ronan Le Breton (scénario) et Bertrand Benoît (dessin)

Prix : 14,50 € (56 pages)

Après un très bon premier album (La Pythie), série regroupant 5 one shots différents pour 5 scénaristes et autant de dessinateurs dans un seul univers, c’est au tour de Ronan Le Breton (Les Légendes de la table ronde, Les contes du Korrigan, Arawn…) de prendre la plume du scénario de L’Esclave et celui de Bertrand Benoît (La Mandragore, Les chroniques d’Arawn) de l’illustrer.

Résumé de l’éditeur :

Il est un Thrace, prisonnier de guerre et désormais esclave d’un seigneur de Sparte qui se prend pour le meilleur guerrier de tous les temps. L’esclave veut gagner sa liberté mais, plus encore, il veut prouver à ce sparte qu’il est plus libre que lui.
« Même les dieux ne sauraient lui mettre des chaînes. Malin et fort, l’esclave finira par vaincre le plus puissant d’entre eux : Zeus, le roi de l’Olympe. »

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L’Esclave conte l’histoire d’Akilon, un rejeton de Zeus né de mère mortelle, épouse d’un roi de Thrace. Lorsque ce dernier le découvre il ordonne immédiatement qu’on l’abatte mais Akilon parviendra à en réchapper… Et ce n’est qu’un point de départ vers ce qui va devenir une course vengeresse à l’encontre de ce roi d’abord, puis de son géniteur, Zeus lui-même. Le récit est noir, à l’instar de ce héros vagabond patricide, assoiffé de sang. Un déchainement de violence frappe le lecteur à travers de nombreuses scènes de combats gladiateurs. Ce qui n’empêche pas une écriture élaborée, qui développe un scénario à suspens.

Bertrand Benoît propose quant à lui des planches très graphiques, aux traits fins qui font ressortir les muscles saillants de ces combatants sanguinaires, ainsi qu’une coloration et des effets de lumières intéressants. Un dessin assez moderne et réussi.

La série Oracle poursuit donc son chemin avec un deuxième album à la hauteur du premier. Vivement le prochain épisode.

NELSON, avec Chantal LADESOU au théâtre de la Porte St-Martin dès le 12 septembre 2014

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Représentations À partir du 12 septembre 2014
Du mardi au vendredi à 20h00 Samedi à 16h30 et à 20h30 Dimanche à 15h

Une pièce de Jean ROBERT-CHARRIER Mise en scène de Jean-Pierre DRAVEL et Olivier MACÉ Avec Chantal LADESOU, ARMELLE, Éric LAUGÉRIAS, Thierry SAMITIER, Clémence ANSAULT, Simon JEANNIN, Simon LARVARON. Décor Stéfanie JARRE, Costumes Michel DUSSARAT Lumières Laurent BÉAL, Musiques Georges BIZET

Retrouvez Chantal Ladesou, entourée de six acteurs et d’un lapin, dans une comédie taillée sur mesure pour la tornade des comédies de boulevard…
Le pitch : comment peut-on lorsqu’on est une puissante avocate, passionnée par l’argent, la gloire personnelle, la grande cuisine… et la fourrure, se faire passer, le temps d’un dîner, pour la plus aimable des humanistes végétaliennes, grande protectrice des petits animaux »? Cela paraît bien complexe, mais c’est pourtant ce que Christine, jeune étudiante en socio, va demander à sa mère Jacqueline, pour tenter de partir en mission humanitaire. L’amour soudain de Jacqueline pour le petit Nelson, lapin nain de son état, suffira-t-elle à faire oublier les activités troubles de notre héroïne »? Comment la famille écolo réagira-t-elle lors de sa confrontation ?

Folly & The Hunter « TRAGIC CARE » sortie le 20 mai (Outside Music/ Differ-Ant)

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En concert le lundi 26 MAI au POP-UP du label à partir de 20h
 Entrée libre
Ouverture des portes 19h30 – Première partie David Simard (Le Bateau)
(Le Pop-Up du label – 14 rue Abel 75012 Paris)

« Timeless Folk »  EXCLAIM
« Pop-folk chaleureuse, riche et orchestrale aux harmonies saisissantes »  ROLLING STONE
« Une Harmonieuse Coexistance »  LE POINT

Réunis ensemble sous le nom de Folly & The Hunter, ces musiciens créent un son original qui est non seulement imprégné de folk américain, mais aussi teinté par les courants contemporains tels que l’indie pop et le post-rock.

Après s’être fait remarquer à M pour Montréal, SXSW et lors de concerts avec Half Moon Run, The Barr Brothers, Aidan Knight ou encore sur les bandes originales des series Awkward, Degrassi, Being Farrah, Cracked… le groupe de Montréal, Folly & The Hunter arrive enfin en France !
Enregistré à Montréal au renommé studio Breakglass, Tragic Care a été réalisé par Dave Smith et Jace Lasek des Besnard Lakes et masterisé par Ryan Morey (Arcade Fire, Half Moon Run, The Barr Brothers).

Fruit d’une rencontre toute montréalaise, Folly & The Hunter est un groupe composé de trois individus uniques qui cumulent des expériences aussi riches que variées. Ces parcours multiples influencent leur son, le rendant à la fois singulier et authentique.  Pour la petite histoire, Nick Vallee, le parolier et chanteur, est né et a grandi à Vancouver. Il a déménagé à Montréal dans le but de terminer son cours universitaire et, comme bien des musiciens, il s’est fait aspirer par la vibrante scène locale musicale dont il n’est plus ressorti! Laurie Torres, une Montréalaise de souche, a quant à elle fait partie de plusieurs groupes depuis son adolescence. Elle joue d’ailleurs d’une pléthore d’instruments, dont piano, guitare, batterie & banjo. Christopher Fox, qui a grandi en Angleterre, joue lui aussi de plusieurs instruments et a longtemps travaillé en tant que réalisateur de disques et ingénieur du son.

Résultats concours : OneRepublic, 5 albums gagnés

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A l’occasion de la sortie du nouveau single inédit Love Runs Out, du groupe OneRepublic, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

5 albums Love Runs Out

Vous avez été très nombreux à participer : 3 565 joueurs !

 

Bravo à tous et merci de votre participation !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

Jean-Arnaud Fourment, Marie-Claire Perret, Camille Willeme, Gilles Bruynooghe et Patrick Hyvert.

Notre partenaire vous enverra votre album très prochainement. D’avance nous les en remercions vivement.

Très bonne écoute à tous !

La Chambre bleue, un film de Mathieu Almaric, avec Mathieu Almaric.

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Sortie le : 16 mai 2014

Durée : 1h16

Avec : Mathieu Almaric,  Stéphanie Cléau, Léa Drucker

 

Voilà un bon film policier, adapté du roman homonyme de George Simenon, écrit en 1963.

Mathieu Almaric aurait scrupuleusement respecté Simenon. Il a juste transposé le scénario à notre époque et changé les prénoms des protagonistes.

Synopsis :

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Dis- moi Julien, si je devenais libre,  tu te rendrais libre aussi ?
– Tu dis ?…
Un homme et une femme s’aiment en secret dans une chambre, se désirent, se veulent, se mordent même. Puis s’échangent quelques mots anodins après l’amour.
Du moins l’homme semble le croire.
Car aujourd’hui arrêté, face aux questions des gendarmes et du juge d’instruction, Julien cherche les mots.
« La vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après-coup. »
Que s’est-il passé, de quel crime est-il accusé ?…[/pull_quote_center]

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C’est un film court, très bien réalisé, esthétiquement beau, avec de très belles scènes, que ce soit dans la fameuse chambre bleue, à la plage aux Sables d’Olonne… Et une musique parfaitement adaptée. Un film sans effets spéciaux, avec très peu de personnages et un budget limité. Cela n’empêche pas Almaric de réaliser un très bon polar qu’il a co-écrit avec sa compagne dans la vie, Stéphanie Cléau.

 

Par contre, on ne ressent pas vraiment les sentiments de cet homme Julien, interprété par Almaric lui-même. Aime-t-il toujours et encore sa jolie femme, Delphine, jouée par Léa Drucker ? Et sa maitresse, Stéphanie Cléau, est-ce juste une relation physique ou éprouve-t-il de l’amour pour elle ?

Rien n’est très clair, ni pour lui, ni pour nous ! Il semble complètement perdu… Et nous aussi !

Le film est superbement réalisé car on se demande durant longtemps de quoi on accuse Julien. Que s’est-il donc passé ?

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Prenez-en de la graine, Messieurs, les maitresses, ça peut être dangereux !

Ce film est présenté au Festival de Cannes 2014, dans la catégorie « Un Certain Regard ».

Souhaitons-lui bonne chance !


Chambre bleue

Ballet de l’Opéra : George Balanchine/Benjamin Millepied, à Paris

Daphnis et Chloé  / Benjamin Millepied

Daphnis et Cholé @ A. Poupeney/Opéra de Paris

Le Palais de Cristal Chorégraphie de George Balanchine (nouvelle production)
Daphnis et Chloé Chorégraphie de Benjamin Millepied (création)
Opéra Bastille du 10 mai au 8 juin 2014 

Soirée évènement à l’Opéra Bastille qui fait se répondre un grand chorégraphe du XXème siècle, George Balanchine, fondateur du New York City Ballet, et un créateur d’aujourd’hui qui y fut formé, Benjamin Millepied, et prochain directeur de la danse à partir de l’automne 2014.

On a pu suivre avec sa compagnie « le L.A. Dance Project » son vocabulaire pluridisciplinaire où l’on retrouve avec ce programme de haut vol ce lien entre chorégraphie, musique et arts plastiques.

[pull_quote_center]Millepied ou le digne héritier de Balanchine[/pull_quote_center]

Le tout est accompagné par l’orchestre dirigé depuis la fosse d’une main de maître par Philippe Jordan, le chef de l’Opéra de Paris, où toutes les nuances orchestrales et mélodiques se déploient à merveille.

Le palais de cristal  /  George Balanchine	  ,

Le Palais de cristal @A. Poupeney/Opéra de Paris

Le Palais de Cristal est une œuvre de jeunesse de Bizet que Balanchine signe en 1947 pour laquelle Christian Lacroix a créé de nouveaux et somptueux costumes, aux couleurs inspirées des pierres précieuses, dans la continuité de ceux qu’il a imaginé pour « Joyaux », autre ballet de Balanchine.

Divisé en quatre tableaux, le ballet, d’une pureté totale, est d’une perfection absolue dédiée à la danse et à cette géométrie de l’espace propre au maître où chaque partition chorégraphique imprime une couleur différente aux costumes sublimés par le travail du couturier sur la richesse des matières.

Le palais de cristal  /  George Balanchine	  ,

Nolwenn Daniel – Pierre-Arthur Raveau dans Le Palais de cristal @ A. Poupeney/Opéra de Paris

Au premier mouvement rouge (les rubis) s’évoque l’Allegro Vivo, puis un adage plus lyrique en noir (les diamants noirs), suivi d’une variation de tonalité verte (les émeraudes) avec de grands sauts, pour terminer sur un blanc éclatant (les perles), avant un final magistral rassemblant tous les danseurs et ses quatre couleurs réunies qui s’unissent en une ligne symétrique.

Daphnis et Chloé  / Benjamin Millepied

Daphnis et Cholé @ A. Poupeney/Opéra de Paris

Avec « Daphnis et Chloé » de Maurice Ravel, Benjamin Millepied signe sa troisième création pour le Ballet de l’Opéra. Elle narre les amours du berger et de la bergère enlevée par les pirates de Bryaxis, puis délivrée par les Nymphes et le dieu Pan. Ravel a composé une symphonie chorégraphique où les images musicales illustrent l’intrigue et les personnages. Une musique toute en variation et compléxité pour une fresque pastorale et initiatique de l’amour.

Le spectacle s’ouvre sur un rideau de bandes verticales blanches et noires qui constitue l’empreinte graphique de Daniel Buren, auteur de la scénographie.

Daphnis et Chloé  / Benjamin Millepied

Daphnis et Cholé @ A. Poupeney/Opéra de Paris

Daphnis et Chloé  / Benjamin Millepied

Aurélie Dupont (Chloé) et Hervé Moreau (Daphnis)”Daphnis et Cholé @ A. Poupeney/Opéra de Paris

Puis en fond de scène, se dessinent de grandes figures colorées, cercle, carré, triangle dont les formes hypnotiques composent une chorégraphie visuelle en arrière plan du ballet jusqu’à leur rejaillissement en miroir sur les tenues des danseurs.

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Daphnis et Cholé @ A. Poupeney/Opéra de Paris

L’écriture ample, sensuelle et déliée de Millepied – qui fait la part belle aux corps des danseurs avec ses pas de deux amoureux revisités, ses longs portés, ses arabesques glissés, ses bustes cambrés, ses élans suspendus – s’empare à l’abri d’une correspondance parfaite, de toute la musicalité aérienne de Ravel.

Millepied ou le digne héritier de Balanchine

X-men : Days of future past, un film de Bryan Singer

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Sortie : le 21 mai 2014

Durée : 1h37

Avec : Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender…

Les célèbres super-héros mutants sont de retour pour la sixième fois avec ce nouvel opus intitulé X-men : Days of future past et qui va certainement créer la surprise, dans le bon sens.

Synopsis :
[pull_quote_center]Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.[/pull_quote_center]

La saga initiée par Bryan Singer en 2000 avait connu un léger essoufflement après un troisième épisode X-Men : L’Affrontement final (2006) un peu plus faible que les deux précédents. Ensuite avec la relative déception en 2009 de X-Men Origins: Wolverine consacrée à l’origine du personnage culte incarné par Hugh Jackman, et ce malgré la sympathie autour du personnage, le film ne tenait pas totalement ses promesses. Promesses heureusement relativement comblées en 2013 avec le nerveux Wolverine, le combat de l’immortel de James Mangold. Enfin en 2011, le réalisateur Matthew Vaughn livrait une excellente préquelle rafraichissante avec X-Men : Le Commencement, dont le seul reproche était de ne faire apparaître le personnage de Logan/ Wolverine que dans une seule scène, bien que pas moins mémorable. Ce passionnant épisode s’intéressait à la rencontre du télékinèsiste Erik Lensherr (Michael Fassbender) avec le télépathe Charles Xavier (James McAvoy) et racontait la naissance de leur amitié pour le moins conflictuelle pendant la crise des missiles de Cuba en octobre 1962. Les deux personnages deviendront par la suite Magneto et le professeur X, ne cessant de s’affronter dans une guerre pour le salut des mutants et des humains.

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 Après une ouverture dantesque dans le futur, évoquant le meilleur de la science-fiction, l’intrigue de X-men : Days of future past conduit le récit en 1974, peu de temps après les évènements du précédent film et se déroulent cette fois lors d’une réunion internationale à Paris qui met fin à la guerre du Viêt Nam. A ce titre, la reconstitution des années 70 est parfaite, des décors et accessoires jusqu’au grain de l’image. Le scénario, très prenant, permet de relier le film aux grands thrillers politiques de cette époque voir aux premières œuvres de Clint Eastwood réalisateur comme Un frisson dans la nuit (1971) avec pour clin d’œil la reprise du morceau aujourd’hui un peu kitsh The First Time Ever I Saw Your Face de Roberta Flack, avec un Hugh Jackman qui a de plus en plus des faux airs du grand Clint.

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 S’éloignant du spectacle pop-corn facile, le film de Bryan Singer apparaît plus comme un suspense d’action très prenant et adulte et donc une très bonne nouvelle pour les fans des X-Men. Le scénario permet de retrouver de façon très habile la presque totalité des héros et acteurs de la saga, en même temps que de faire découvrir de nouveaux personnages comme Bishop qu’incarne sobrement un Omar Sy (Intouchables) à peine reconnaissable. X-Men : Day of Future past est sans nul doute un des meilleurs films de la franchise Marvel en même temps qu’un événement à saluer avec le retour de Bryan Singer aux commandes d’un film X-Men. La saga a encore de beaux jours devant elle, la fin du monde et des mutants n’est pas pour demain !

 

 

 

 

 

S.O.S Lusitania, tomes 1 & 2 : une BD de Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS et Jack MANINI (Grand Angle)

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Date de sortie : le 30 avril 2014

Auteurs :  Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS (scénario) et Jack MANINI (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

S.O.S Lusitania est une trilogie historique co-écrite par Patrick Cothias (Les 7 vies de l’Épervier, Plume au vent, Le Lièvre de Mars, Hindenburg, les cendres du ciel, La Rafale...) et Patrice Ordas (Les Griffes de l’Hermine, Monsieur Nemo et l’éternité, L’Ambulance 13, L’OEil des Dobermans, Hindenburg, La Rafale…) et illustrée par Jack Manini (Mycroft, Necromancy, Catacombes, La Guerre des amants). Un trio d’auteurs de talents qui nous raconte l’histoire du naufrage du Lusitania, immense navire civil transportant une grosse quantité de munitions à destination de la Grande-Bretagne pendant la première guerre mondiale. 

Résumé de l’éditeur :

Le naufrage qui modifia le cours de la Première Guerre mondiale…

1915, l’enquête à bord du transatlantique RMS Lusitania se poursuit. Alors que des rumeurs d’attentat à la bombe circulent et que l’inquiétude gagne les passagers, les matelots Morisson et Shan capturent deux espions allemands. Ces derniers refusent de leur révéler l’emplacement de la charge explosive. Épaulés par le milliardaire américain Alfred Vanderbilt, les jeunes matelots vont tout mettre en œuvre pour éviter une terrible tragédie humaine et une catastrophe mondiale sans précédent…

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S.O.S Lusitania reprend un fait historique marquant et finalement peu connu : le torpillage par les allemands du Lusitania, transportant des civils comme n’importe quel vaisseau de croisière sauf que se cachait dans ses cales – à l’insu du capitaine du navire – une importante cargaison d’armes. Le scénario raconte l’histoire d’hommes et de femmes embarqués à bord, qui feront tout pour stopper la catastrophe, en réchapper, puis retrouver les coupables. Une excellente idée, qui nous fait revivre une sorte de Titanic mais provoqué cette fois par les hommes.

Après un premier album introductif plutôt paisible, le récit s’accélère dans un deuxième volet où la catastrophe a lieu : un naufrage qui ne dura pas plus de vingt minutes (d’où le titre, 18 minutes pour survivre). L’intrigue n’est pourtant pas entamée car bien des mystères planent sur les commanditaires d’un tel « attentat« . La présence d’espions allemands pourrait désigner le coupable idéal, mais c’est sans compter celle d’un autre personnage énigmatique et double espion… Un scénario bien écrit qui aurait peut-être valu le coup d’une série plus allongée tant elle a du potentiel.

Le dessin du polyvalent Jack Manini (également scénariste accompli sur d’autres séries) est par ailleurs plaisant, avec des traits naturels et un cadrage intelligent. La coloration n’est toutefois pas toujours à la hauteur, avec des superpositions parfois malvenues.

Reste qu’avec S.O.S Lusitania, voilà une trilogie dont on attend avec impatience le dénouement.

Karim (Lee) Duval, « Melting Pot » au Théâtre Les Feux de la rampe

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Karim Duval présente son seul-en-scène « Melting Pot » mis en scène par Léon Vitale, tous les mardis soirs au Théâtre les Feux de la Rampe, jusqu’au 10 juin. Un cocktail explosif et hilarant.

La Vénitienne, Tome 1 : une BD de Patrice ORDAS et Laurent GNONI (Grand Angle)

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Date de sortie : le 30 avril 2014

Auteurs :  Patrice ORDAS (scénario) et Laurent GNONI (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

La Vénitienne est une énième série (en diptyque) signée du scénariste spécialiste des récits historiques Patrice Ordas (Les Griffes de l’Hermine, Monsieur Nemo et l’éternité, L’Ambulance 13, L’OEil des Dobermans, Hindenburg, La Rafale…) et illustrée par Laurent Gnoni (Le Paradis sur terre, L’ombre du cinéphage, Camus). L’histoire prend place dans la République de Venise de la fin du XVème siècle, où les classes sociales sont encore bien hermétiques les unes des autres. Dans ce contexte,  la criminalité s’organise dans les bas-fonds de la ville. Justement, il est ici question de quelques spécimens plutôt démonstratifs…  

Résumé de l’éditeur :

Une aventure de « cape et d’épée » noire et torturée dans la majestueuse Venise des Doges du XVIe siècle.

1499 – Grande et riche, Venise est dirigée par le Doge. La faiblesse de ce dernier est d’aimer sa nièce, Constantza, qu’il couvre de présents. Magnifique et capricieuse, elle use de ses charmes pour tout obtenir de son oncle. Alors que sa fortune se réduit, mettant en danger Venise, le Doge accepte pour la dernière fois d’offrir à sa nièce la gigantesque fête annuelle de printemps.

Mais, à côté de ces fastes, la misère et la vermine rôdent dans les bas-fonds de la Sérénissime. Et, à l’occasion de ce grand bal costumé, Lorenzo, le plus respecté et le plus craint des bandits du royaume souterrain, décide de s’inviter pour dérober le joyau de Venise, Constantza…

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Le scénario de Patrice Ordas foisonne de bonnes idées dans ce premier album, La Colombe Noire. Tandis que des personnages hauts en couleurs divertissent le lecteur (balloté entre une noble exhibitionniste, un marquis en mal d’identité sexuelle, un doge complètement fou et tant d’autres perversités…), l’action (et la violence) interrompt souvent le récit comme autant de coupures qui ne permettent pas vraiment de développer ni les personnalités, ni les enjeux. Le suspens et la crédibilité de l’intrigue pâtissent ainsi quelque peu de ces extrêmes qui font continuellement tout voler en éclats, donnant l’impression de survoler le sujet principal. Alors, assurément, la lecture est divertissante mais elle aurait pu être bien plus devant le potentiel du scénario.

Le dessin de Laurent Gnoni est plutôt plaisant, dans un style traditionnel, avec des traits fins. Les cadrages sont encore perfectibles, la lisibilité  des scènes d’action n’étant pas toujours au rendez-vous.

Un bilan mitigé dont on doit réserver le verdict au second volet conclusif.

La Banque, Tome 1 : une BD de Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Julien Maffre (Dargaud)

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Date de sortie : le 25 avril 2014

Auteurs :  Pierre Boisserie, Philippe Guillaume (scénario) et Julien Maffre (dessin)

Prix : 13,99 € (56 pages)

La Banque est une nouvelle saga historique et financière scénarisée par Pierre Boisserie (Dantès, La Croix de Cazenac, Voyageur, Flor de Luna, L’Or sous la neige, La rage…) et Philippe Guillaume (Dantès). Plusieurs cycles présentés en diptyques sont attendus, dont le premier est illustré par Julien Maffre (le Tombeau d’Alexandre) et le second par Malo Kerfriden (Quarterback, KGB, Traffic, La rage, Otaku Blue). 

Résumé de l’éditeur :
La Banque est une saga historique retraçant le destin tourmenté d’une famille de banquiers durant deux siècles d’événements économiques, de l’initié de Waterloo qui, en 1815, a fait la fortune des Rothschild, à la faillite de Lehman Brothers en 2008.
Le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui a été façonné par cette succession de fortunes, de krachs boursiers, de faillites et de crises politiques ou économiques, toujours déclenchées par l’avidité de pouvoir ou d’argent des hommes.
Au fil des générations, les descendants de cette famille vont enchaîner les bonnes et les mauvaises fortunes.
L’histoire de la famille témoignera de l’évolution de l’économie moderne à partir de sa genèse : l’apparition d’une banque centrale lors de l’avènement de Napoléon.

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Avec ce premier album, intitulé 1815-1848 – Première Génération, les co-scénaristes frappent fort. Ils ouvrent une saga familiale à tiroirs redoutable. Le récit, où la finance occupe le premier plan, accumule un suspens grandissant au fil de la lecture. Une sombre histoire qui débute à Londres, en 1815, au moment de la bataille de Waterloo (il est prévu qu’elle se poursuive encore pendant un siècle et demi, sur les générations suivantes). Alors que les Rothschild envisagent un coup qui pourrait faire leur fortune à la Bourse, deux jeunes français de noble extraction, ayant fui la révolution sans fortune, tentent de les doubler… C’est alors qu’une multitude d’intrigues romancières et policières vont venir se télescoper. Un scénario riche et original qui rend cette série passionnante dès les premiers instants.

Il en est de même du dessin de Julien Maffre, d’une finesse d’exécution remarquable. Ses traits sont extrêmement précis, les décors et les costumes sont d’époque, avec beaucoup d’authenticité, la coloration est vive. De quoi faire de ce premier cycle une vraie réussite graphique.

Ce premier album de La Banque a de quoi faire battre nos coeurs ! Une affaire à suivre de près !

Résultats concours : Kidon, 10 places gagnées !

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Sortie le 14 mai au cinéma

Avec : Tomer Sisley, Kev Adams, Lionel Abelanski, Hippolyte Girardot, Elodie Hesme, Bar Refaeli…

 

A l’occasion de la sortie du film Kidon, comédie d’espionnage d’Emmanuel Naccache, Publik’Art, en collaboration avec cinefriends.com, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Kidon

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 263 participants ! Bravo et merci à tous !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Ludo Bouttes, Jacqueline Beal, Joël Hervet, Marie Bedele et Bernard Teleguei

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Résultats concours : Charlie Countryman, 10 places gagnées.

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Sortie le 14 mai 2014

A l’occasion de la sortie du film Charlie Countryman, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Charlie Countryman

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 069 joueurs. Bravo à tous !

Les cinq heureux gagnants sont :

Carole Chimot, Christophe Lahoussine, Carole Clauss, Marc Depoorter et Valérie Pascal.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Vietnam – Tome 1 : une BD de Frédéric Brrémaud et Chico Pacheco (Treize étrange / Glénat)

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Date de sortie : le 7 mai 2014

Auteurs :  Frédéric Brrémaud (scénario) et Chico Pacheco (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Vietnam est une nouvelle mini-série prévue en deux tomes, écrite par Frédéric Brrémaud (Robin HoodAlienorSexy GunDaffodil, Kochka et Banana Fight, Love…) et illustrée par Chico Pacheco (Trop mortel). Une façon de revisiter la guerre du Vietnam avec un récit détonnant amorcé dans ce premier album, La Voie du Bouddha.

Résumé de l’éditeur : 

Fin 1971, les États-Unis s’enlisent dans la guerre du Vietnam. Quelque part sur la ligne de front, une patrouille américaine est capturée par un groupe de Viêt-Cong. Mandatés par un obscur collectionneur, ces derniers doivent mettre la main sur une statue de Bouddha antique en plein Vietnam sud, et ils comptent bien se servir de leurs prisonniers américains pour passer la Charlie Line sans encombre. Pendant ce temps, en territoire « libéré », une jeune journaliste pacifiste, Mitsy Panama, multiplie les articles remettant en cause les actes du gouvernement et de l’état-major américain, ce qui n’est évidemment pas du goût de tout le monde…

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Frédéric Brrémaud a l’idée originale de s’intéresser à la guerre du Vietnam en mettant en scène une compagnie de soldats américains retenus en otages au coeur de la jungle par un groupe de Viêt-Cong. Pour s’en sortir, qu’une seule solution : les aider à mettre la main sur une statue de Bouddha en traversant la ligne de front. Evidemment, le chemin va être semé d’embuches, et d’explosions en tout genre. Un récit décoiffant, presque rock’n roll, qui met l’accent sur l’action avant tout.

Le dessin de Chico Pacheco achève de dynamiter le tout dans un style « nouvelle école », avec des traits anguleux aux contours épais ainsi qu’une coloration très vive. Peut-être aurait-on aimé un cadrage un peu plus précis pour apprécier encore mieux ces scènes où les balles sifflent dans tous les sens.

Ce premier album de Vietnam est un bon divertissement, qui méritait bien un diptyque.

Burn Out, une BD d’Antoine Ozanam et Mikkel Sommer (Casterman)

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Date de sortie : le 7 mai 2014

Auteur : Antoine Ozanam (scénario) et Mikkel Sommeri (dessin)

Prix : 18 € (104 pages)

 

Burn Out est le dernier one shot du grand scénariste Antoine Ozanam (Succombe qui doitLe Chant des sabres, E dans l’eau, Eclipse, Klaw…) qui collabore cette fois avec un jeune dessinateur venu de Copenhague et vivant à Berlin : Mikkel SommerBurn Out porte bien son nom : un polar noir où le sort s’acharne contre un flic à la routine plutôt tranquille, jusqu’à ce que tout aille de travers…

Résumé de l’éditeur :

Reno, Nevada. Il fait une chaleur infernale, mais Ethan Karoshi n’y prend pas trop garde, puisque tout ou presque va pour le mieux dans son existence de quarantenaire épanoui : son boulot de flic reconnu par sa hiérarchie, ses parties de pêche assidues pratiquées avec passion, son foyer heureux avec sa femme Julie, ses amours clandestines bien réglées avec la rousse et volcanique Debra… 
Cette belle mécanique, pourtant, va brusquement se dérégler. On découvre sa maitresse étranglée avec du fil de pêche. Puis le cadavre d’un autre amant régulier de la jeune femme, assassiné lui aussi. Un mauvais pressentiment taraude Ethan. Tout se passe comme si un piège se mettait lentement en place, dont il était la proie désignée. Mais qui peut lui vouloir du mal à ce point ? Et pourquoi ? Le flic se débat, enquête, s’agite. Sans immédiatement comprendre qu’on l’a ferré comme un poisson et qu’il est en train de s’épuiser, tandis que son prédateur l’attire lentement à lui, vers l’issue fatale…
On se délecte de ce récit de vengeance implacable dans l’Amérique d’aujourd’hui. Noir, grinçant et sans issue.

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Antoine Ozanam imagine, dans un scénario malin, comment une vengeance perverse peut anéantir un flic lambda jusqu’au Burn Out. Un récit très bien maîtrisé par son auteur, qui joue avec les nerfs du héros qui ne semble commettre que des erreurs, au beau milieu d’une enquête policière qui le dépasse notablement. Le voilà complètement paumé. Et le lecteur assiste à sa lente descente aux enfers, dans un torrent de violence qui va crescendo… La situation est si noire que c’en est presque drôle. L’auteur livre une fois encore une histoire où la soif de sang apparaît comme une seconde nature chez l’Homme. Le tout dans un style très efficace. Propre, net, qui va à l’essentiel – sans oublier les détails. Sans bavures. Si l’on peut dire.

Le dessin de Mikkel Sommeri peut par ailleurs être déroutant au premier abord : un style original aux traits irréguliers et simplistes, qui vont finalement très bien avec la personnalité de notre héros. Le cadrage est quant à lui très bien pensé.

Burn Out se révèle être un très bon polar, dont Ozanam a seul les secrets de fabrication. Une recette qui marche !

Bellevue, le dernier album de Misteur Valaire en libre écoute

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Misteur Valaire, MV pour les intimes, c’est cinq joyeux lurons venus du Québec passés maître dans l’art de faire de l’électro-jazz-hip-hop-rock-extraits-sonores-insolites, ainsi que le groupe présente ses influences. Cette promenade sur Bellevue Avenue est leur quatrième album, pleine de folle fraîcheur. Alors bien sûr, on a parfois du mal à suivre un si bel élan avec des titres moins faciles que d’autres mais c’est quand même bon et agréable.

Pour écouter l’album rendez-vous ici ou amusez-vous avec la playlist du groupe juste en dessous :

Un monde libre, une BD de Halim Mahmoudi (Des ronds dans l’O)

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Date de sortie : le 15 mai 2014

Auteur :  Halim Mahmoudi (scénario et dessin)

Prix : 17 € (132 pages)

Un monde libre est un roman graphique en noir et blanc proposé par Halim Mahmoudi (illustrateur de Impôt Condriaque : L’histoire d’une pandémie fiscale à travers les siècles). Une chronique sociale originale qui nous parle de l’intérieur de ce qu’est d’être immigré, d’être confronté à la ségrégation, pas seulement du fait de ses origines ethniques, mais aussi et surtout en raison du carcan de sa dimension économique et sociale. 

Résumé de l’éditeur :

Après avoir vécu des drames personnels violents au coeur de la cité dans laquelle il vit avec sa famille, Khalil, devenu adulte, se plonge dans l’écriture et la course pour s’échapper du ghetto et aller vers un monde libre.

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L’auteur répartit intelligemment son scénario en trois chapitres : se comprendre, comprendre le monde et se faire comprendre du monde. Un cheminement qu’il a sans doute dû effectuer lui-même en réalisant Un monde libre deux années durant, avec « l’urgence du témoignage à vif« , ainsi qu’il le souligne.

Le récit est largement contestataire et dénonciateur des travers de notre société dans laquelle nombre de destins sont comme joués d’avance, comme un match truqué où chacun sait qui seront les perdants. La narration est principalement introspective, le lecteur est dans la peau du jeune Khalil et voit à travers ses yeux le sombre paysage qui l’entoure, jusqu’à entrevoir la lumière dans une certaine utopie rêvée… Un pitch qui aurait pu faire mouche, surtout avec les quelques formules bien trouvées qui parsèment le récit. Mais l’écriture à vif de Halim Mahmoudi ne permet pas toujours au lecteur, même attentif, de suivre avec facilité ce bouillonnement de l’intellect. Si bien que le texte et son découpage peuvent paraître déstructurés, voire parfois hasardeux malgré un ordre de pensée bien orchestré par son chapitrage.

Le dessin de Halim Mahmoudi est quant à lui brut, dans un noir et blanc griffonné qui exacerbe le réalisme du récit. Un dessin qui va parfaitement à l’exercice, même s’il peut également avoir quelques défauts de lisibilité à l’instar du récit.

Malik Bendjelloul, le réalisateur de Sugar Man, est décédé ce 13 mai, à l’âge de 36 ans.

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Malik Bendjelloul nous a quittés. Nous avons peine à le croire. Et pour le moment, nous n’avons aucune explication à cette mort prématurée. La seule chose dont on est sûr, c’est que ce n’est pas un meurtre.

Malik Bendjelloul est suédois, et a réalisé de nombreux documentaires, dont le fameux « Sugar Man », que Publik’Art avait chaudement recommandé dès sa sortie. Pour ce film, il avait reçu, en 2013, l’Oscar du meilleur documentaire. Malik avait réussi à retrouver la trace de ce fameux chanteur américain Rodriguez qui ne savait pas lui-même le succès qu’il avait en Afrique du Sud. Une histoire incroyable, mais totalement vraie. Grâce à Malik, nous avons découvert une musique sublime et des chansons que nous fredonnons aujourd’hui !

Si vous n’avez pas encore vu ce très beau documentaire, surtout regardez le !

Pas son genre, un film de Lucas Belvaux

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Sortie le : 30 avril 2014

Durée : 1h51

Avec : Emilie Dequenne, Loïc Corbery

On pourrait penser que le film est basé sur les différences sociales entre un professeur de philo et une coiffeuse. C’est exact et en même temps, il n’en est rien. Ce film est beaucoup plus profond qu’il n’en a l’air.

Synopsis :

Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C’est alors qu’il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines « people » et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?

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Bien sûr, le point de départ est cette différence entre un jeune homme cultivé et une jeune femme inculte. Mais la différence entre eux va être beaucoup plus fondamentale : Jennifer va reprocher, à juste titre, à Clément de ne pas savoir aimer. De tout connaître, mais d’être incapable de donner de l’amour, de vivre l’amour. Elle, elle ne sait rien, mais elle a droit de donner son avis, même sur Kant, et même si ça fait bêtement sourire Clément. Dommage que le réalisateur « casse » au passage Anna Gavalda

Le film, pourtant écrit par un homme, Lucas Belvaux, ne fait pas la part belle à l’homme. L’homme a besoin de la femme, certes, mais dans quel but ? N’est-il pas profondément égoïste et sans s’en rendre forcément compte, il serait un « handicapé » de l’amour. Il a besoin de faire l’amour, bien sûr, mais est-il capable d’aimer ? Clément se retranche derrière une peur, peur de s’engager, peur d’aimer… Peur de …

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Jennifer est pauvre, dans tous les sens du terme, mais sa richesse provient de tout l’amour qu’elle donne aux autres. L’amour de son fils. L’amour de Clément en qui elle veut croire. L’amour avec un grand A. Jusqu’au jour, où elle s’aperçoit que Clément n’est pas du tout sur la même longueur d’ondes qu’elle. Inexorablement. Et pourtant, il a le sentiment de l’aimer sa Jennifer…

Très vite on s’attache aux acteurs : Emilie Dequenne est, encore une fois, tellement vraie, tellement touchante, bourrée d’énergie ! Elle est limpide, Emilie. On ne l’aime pas, Emilie, on l’adore !

Quant à Loïc Corbery, on veut toutes vivre une aventure avec lui, et encore davantage le grand amour !

Le réalisateur signe là un très beau film, sans mélo, avec beaucoup de sincérité, d’intelligence et des sentiments d’une profondeur rare. Le scénario est d’une qualité époustouflante, adaptation d’un roman ! On peut d’ailleurs rendre hommage à l’auteur du livre éponyme, Philippe Vilain, dont le livre, qui doit être sensationnel, a été publié en 2011.

A voir absolument ! Et même à revoir !

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Michel Nedjar : MOMENTUM, Une rétrospective à la galerie Christian Berst / Art Brut / 23 MAI-12 JUILLET

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Michel Nedjar, Sans titre (Belleville), 1986 / Sans titre (Saint-Martin), 2013

Galerie christian berst
3-5, passage des gravilliers 75003 paris – France
23 mai – 12 juillet 2014

La galerie christian berst présente, du 23 mai au 12 juillet, une retrospective de Michel Nedjar, l’un des artistes d’art brut les plus montrés dans le Monde depuis trois décennies et dont une tren- taine d’œuvres figurent déjà au Centre Pompidou. Outre des œu- vres inédites, la correspondance que lui a adressée Jean Dubuffet sera visible pour la première fois.
Michel Nedjar, né en 1947, produit ses premières poupées (ses “chairs d’âme”), qu’il recouvre de terre et de sang, avec les chif- fons glanés dans le quartier de la Goutte d’Or, à l’âge de 29 ans. Alors vendeur de vêtements aux Puces, il est hanté depuis l’adolescence par la disparition d’une partie de sa famille dans les camps d’extermination. Sa rencontre avec Jean Dubuffet – qui acquiert immédiatement plusieurs de ses fétiches – le fait basculer du statut de créateur d’art brut à celui d’artiste mais également de dénicheur. Il co-fonde, avec Madeleine Lommel et Claire Teller, l’Aracine qui constitua une importante collection d’art brut, exposée depuis 2010 au LaM. La rétrospective retrace toutes les périodes de la création de Mi- chel Nedjar, y compris celle, historique, dite “de Belleville”, en présentant ses poupées – anciennes et modernes -, papiers mâchés, terres cuites, coudrages, peintures et dessins. Un parcours qui il- lustre comment un homme peut vivre un “moment d’art brut“qui lui révèle, sans qu’il y soit préparé, son destin d’artiste. Les oeuvres de Michel Nedjar sont entrées dans de nombreuses collections en Europe et aux Etats-Unis dont celle du Centre Pom- pidou, grâce à la donation Daniel Cordier. Un catalogue bilingue de 300 pages avec un texte de Stéphane Corréard est publié pour célébrer cette exposition-événement.
Par ailleurs, la galerie participe à l’événement CHOICES du 23 au 25 mai en présentant une oeuvre de Dan Miller et au JEUDI ARTY le 5 juin. Enfin Christian Berst est le commissaire du nouveau musée d’art brut qui ouvre ses portes dans l’Oliva Creative Factory, près de Porto (Portugal), le 1er juin.

ERRO au musée d’art moderne et contemporain de Lyon, du 03/10/14 au 22/02/15

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Erró, La Renaissance du nazisme, 1979-1991 – Collection macLYON

ERRO
Né en Islande en 1932, Erró vit et travaille à Paris depuis 1958.
« ON EST CERNÉ PAR LES IMAGES, IL EST IMPOSSIBLE DE LEUR ÉCHAPPER. […]
IL ME SEMBLE QUE JE SUIS COMME UNE SORTE DE CHRONIQUEUR, DE REPORTER, […] QUI RASSEMBLERAIT TOUTES LES IMAGES DU MONDE, ET QUE JE SUIS LÀ POUR EN FAIRE LA SYNTHÈSE »

ERRO
Anticipant les flux continus et infinis d’images et d’informations qui circulent sur les réseaux numériques, Erró s’est, dès le début de son œuvre, intéressé à la profusion des images et à leur diffusion, inventant des formes de narrations, des grilles de vocabulaire, une grammaire et une rhétorique inédites.

De collages en tableaux, il a ainsi élaboré une sorte d’anti-encyclopédie visuelle et critique de tous les savoirs, pleine de couleurs et de drôleries, d’outrances et d’ambigüités, accessible à tous.

C’est cet aspect de l’œuvre, profondément actuel, qu’exposera le macLYON sur 3 étages et près de 3000m2. Collages, performances, films, aquarelles, peintures, dessins : plus de 250 œuvres choisies dans les collections publiques et privées d’Europe, toutes les formes novatrices du premier storyteller de l’histoire de l’art.

Inauguration des œuvres restaurées d’Arman le 14 mai – Parvis de la gare Saint-Lazare (Paris)

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Gare Paris Saint-Lazare 13, Rue d’Amsterdam 75 008 PARIS
14 MAI 2014
8h-19h : Animations 10h30 – 13h : Inauguration officielle 13h à 15h : Pique-nique géant et convivial

Installées depuis près de trente ans sur le parvis de la gare Saint-Lazare à Paris, les œuvres d’Arman L’Heure de tous et Consigne à vie viennent d’être restaurées et retrouveront l’espace public le 14 mai 2014. Véritables signaux urbains et lieux de rendez-vous, elles constituent des points de repères qui guident les voyageurs vers la gare, l’une des plus importantes d’europe, avec un trafic d’environ 120 millions de voyageurs par an.
En 1985, Arman reçoit une commande de l’État pour la création de deux sculptures. L’artiste propose, sur le thème de la gare et du voyage, deux œuvres monumentales qu’il souhaite immédiatement accessibles L’Heure de tous et Consigne à vie. L’artiste fait appel au fondeur Régis Bocquel, avec qui il a l’habitude de travailler, pour les réaliser en bronze. Ces œuvres, qui ont choqué le public lors de leur installation, font désormais partie intégrante de la singu- larité architecturale de la gare et de son parvis.
En 2012, SNCF, qui travaillait à l’aménagement du parvis de la gare Saint-Lazare, et le CNAP, propriétaire des œuvres, ont vu la nécessité de mettre en œuvre leur restauration : une couche noire et grasse de pollution avait attaqué la patine, les œuvres étaient devenues monochromes, noires, et des pigeons avaient installé leurs nids dans les anfractuosités des sculptures. Elles étaient matériellement menacées.
La restauration a permis aux œuvres de retrouver leurs couleurs et leurs patines d’origine. Elles sont aujourd’hui complètement métamorphosées. L’Heure de tous et Consigne à vie vont occuper, à la faveur du nouvel aménage- ment des abords de la gare, un emplacement symétrique sur le parvis – Consigne à vie, du côté de la Cour de Rome et L’Heure de tous, du côté de la Cour du Havre.
Elles sont rendues ainsi à ceux qui en sont les vrais propriétaires : les passants et les usagers des transports en commun qui les ont apprivoisées depuis longtemps.
L’Heure de tous, est une accumulation d’horloges. Ces objets visuels, graphiques et fortement symboliques ont toujours fasciné Arman qui les avait déjà utilisées. Signe du temps qui passe, l’horloge est un objet présent dans toutes les gares, un outil pratique qui permet aux voyageurs de se repérer. Leur accumulation évoque les longues attentes qui font partie intégrante du temps du voyage. Le titre L’Heure de tous symbolise la dimension universelle de cette œuvre ; les horloges indiquent chacune des heures différentes, l’heure de chacun, l’heure de tous. La seconde œuvre, Consigne à vie, est une accumulation de valises. Objets usuels, attributs par excellence du voyage, les valises empilées par l’artiste, sont élevées ici, par la noblesse du bronze, au rang de la statuaire classique.

iNAUGURATioN : LeS PARViS eN FÊTe & eN FLeURS !
ORGANISATION GARES & CONNExIONS 14 MAI 2014 : 8h – 19h
Pour fêter la fin de 10 ans de travaux à Paris St-Lazare, les deux parvis seront animés tout le long de la journée de 8h à 19h. Les passants et riverains découvriront un nouveau lieu de vie urbain entre le quartier Saint-Lazare et la gare. Avec son nouveau mobilier urbain, les parvis se transforment en un réel espace de détente.
Les parvis seront pavoisés aux couleurs de l’événement. De grandes tablées printanières seront installées sur les deux parvis afin d’organiser un pique-nique géant et convivial de 13h à 15h. Ce moment festif et de détente sera propice aux rencontres et aux échanges.
Deux food trucks stationneront spécialement sur chacun des deux parvis et proposeront des menus. Plus d’une cen- taine de grands bacs à fleurs en bois seront installés sur chacun des parvis de la gare et dans la rue intérieure. Les passants pourront cueillir les fleurs et des hôtesses distribueront 10 000 roses dans la journée.
déroulé des animations :
– Ouverture des animations pour les enfants de 8h à 18h
-Une danseuse évoluera dans une bulle transparente (6 passages de 20 minutes durant cette journée)
– Trois artistes de rue déambuleront sur les deux parvis (un performeur sur échasses, en monocycle et un jongleur) : ils incarnent la vocation des parvis à accueillir des animations culturelles
– Un magicien aux fleurs proposera un tour poétique et surprenant puis présentera une graine dans la paume de sa main qui se transformera en une fleur rafraichissante qu’il proposera aux spectateurs
– Sur la scène Cour de Rome : des talents provenant de l’école Octave & Arpège (musique, théâtre) viendront animer l’espace scénique tout au long de l’après-midi (musiciens, danseurs …)
– Une fanfare mobile composée de 6 musiciens déambuleront tout au long de la journée d’un parvis à l’autre, confé- rant à la journée une ambiance résolument festive (essentiellement à base de cuivres)
– Une animation Photomaton (photos à récupérer en format informatique) sera installée sur le parvis Cour du Havre

Les Molières sont de retour sur France 2, le 2 juin 2014

 

 

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26 Cérémonie des Molières sur France 2, le 2 juin à 22h15

Après trois ans d’absence et une réconciliation de la famille du théâtre intervenue sous l’égide du nouveau président de l’association, Jean-Marc Dumontet, par ailleurs propriétaire de plusieurs théâtres parisiens, la cérémonie des Molières revient sur France 2 le 2 juin prochain en seconde partie de soirée.

Cette 26e cérémonie, enregistrée depuis le théâtre des Folies-Bergère, sera présentée par Nicolas Bedos.

Dix-sept Molières seront décernés, récompensant théâtre privé et théâtre public et pour lesquels le maître de cérémonie s’est engagé à ce qu’ils ne soient pas « une autocélébration solennelle ». Mais une émission en l’honneur de la création théâtrale avec de nombreuses surprises et placée sous le regard impertinent des remettants.

Dès l’année prochaine, les Molières devraient retrouver leur format d’origine, avec la captation d’une pièce de théâtre en début de soirée et les prix dans la foulée, a indiqué au cours  d’une conférence de presse, Thierry Thuillier, directeur de l’antenne et des programmes de France 2.

Les nominations 2014 ont été ensuite dévoilées où dans la catégorie des prix d’interprétation, on retrouve les têtes d’affiches de la saison avec notamment Isabelle Huppert pour Les Fausses confidences mise en scène de Luc Bondy à l’Odéon et Philippe Torreton, en Cyrano, après une tournée en province joué actuellement à l’Odéon jusqu’en juin.

Nominations 2014

Molière du Théâtre Public
Chapitres de la Chute – Saga des Lehman Brothers de Stefano Massini, mise en scène Arnaud Meunier – La Comédie de Saint-Etienne
Germinal de et mise en scène Antoine Defoort et Halory Goerger. L’Amicale de production – Lille
Invisibles de et mise en scène Nasser Djemaï. MC2 – Maison de la Culture de Grenoble
Paroles gelées d’après François Rabelais, mise en scène Jean Bellorini. TNT – Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées

Molière du Théâtre Privé
Le Cercle des Illusionnistes de et mise en scène Alexis Michalik – La Pépinière Théâtre
Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, mise en scène Anne Kessler – Théâtre Hébertot
Le Père de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat – Théâtre Hébertot
Le Porteur d’histoire de et mise en scène Alexis Michalik – Studio des Champs-Elysées

Molière de la Comédie
Dernier coup de ciseaux de Marilyn Abrams et Bruce Jordan, mise en scène Sébastien Azzopardi – Théâtre des Mathurins
Le Fils du Comique de Pierre Palmade, mise en scène Agnès Boury – Théâtre Saint-Georges
Hier est un autre jour ! de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros, mise en scène Eric Civanyan – Théâtre des Bouffes parisiens
Nina d’André Roussin, mise en scène Bernard Murat – Théâtre Edouard VII

Molière du Théâtre Musical
La Belle et la Bête, livret Linda Woolverton, musique Alan Menken, mise en scène Glenn Casale. Théâtre Mogador
Le Crocodile trompeur / Didon et Enée d’après l’opéra d’Henry Purcell et d’autres matériaux, mise en scène Samuel Achache et Jeanne Candrel, direction musicale Florent Hubert. Théâtre des Bouffes du Nord
Framboise Frivole – Delicatissimo de Peter Hens, Bart Van Caenegem. Théâtre des Bouffes Parisiens
Ménélas Rebétiko rapsodie de et mise en scène Simon Abkarian. Cie Tera / Le Ksamka

Molière du Comédien dans un spectacle de théâtre public
Nicolas Bouchaud dans Le Misanthrope de Molière, mise en scène Jean-François Sivadier
Olivier Martin-Salvan dans Pantagruel de Benjamin Lazar et Olivier Martin-Salvan, mise en scène Benjamin Lazar
Stanislas Nordey dans Par les Villages de Peter Handke, mise en scène Stanislas Nordey
Philippe Torreton dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, mise en scène Dominique Pitoiset

Molière du Comédien dans un spectacle de théâtre privé
Daniel Auteuil dans Nos Femmes d’Eric Assous, mise en scène Richard Berry
Clovis Cornillac dans La Contrebasse de Patrick Süskind, mise en scène Daniel Benoin
Michel Fau dans Le Misanthrope de Molière, mise en scène Michel Fau
Robert Hirsch dans Le Père de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat

Molière de la Comédienne dans un spectacle de théâtre public
Valérie Dréville dans Les Revenants d’après Henrik Ibsen, mise en scène Thomas Ostermeier
Cécile Garcia-Fogel dans Les Serments indiscrets de Marivaux, mise en scène Christophe Rauck
Anouk Grinberg dans Molly Bloom d’après James Joyce, mise en scène Blandine Masson, Marc Paquien
Isabelle Huppert dans Les Fausses confidences de Marivaux, mise en scène Luc Bondy

Molière de la Comédienne dans un spectacle de théâtre privé
Emmanuelle Devos dans La Porte à côté de Fabrice Roger-Lacan, mise en scène Bernard Murat
Isabelle Gélinas dans Le Père de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat
Agnès Jaoui dans Les Uns sur les Autres de Léonore Confino, mise en scène Catherine Schaub
Valérie Lemercier dans Un temps de chien de Brigitte Buc, mise en scène Jean Bouchaud

Molière du Comédien dans un second rôle
John Arnold dans Perturbation d’après Thomas Bernhard, mise en scène Krystian Lupa
David Ayala dans Le dernier jour du jeûne de et mise en scène Simon Abkarian
Patrick Catalifo dans Un temps de chien de Brigitte Buc, mise en scène Jean Bouchaud
Manuel Le Lièvre dans Le conte d’hiver de William Shakespeare, mise en scène Patrick Pineau
Davy Sardou dans L’Affrontement de Bill C. Davis, mise en scène Steve Suissa
Stéphan Wojtowicz dans Un singe en hiver d’Antoine Blondin, mise en scène Stéphane Hillel

Molière de la Comédienne dans un second rôle
Marie-Julie Baup dans Divina de Jean Robert-Charrier, mise en scène Nicolas Briançon
Christine Bonnard dans La Chanson de l’éléphant de Nicolas Billon, mise en scène Bruno Dupuis
Françoise Fabian dans Tartuffe de Molière, mise en scène Luc Bondy
Valérie Mairesse dans Roméo & Juliette de William Shakespeare, mise en scène Nicolas Briançon
Bulle Ogier dans Les Fausses confidences de Marivaux, mise en scène Luc Bondy
Isabelle Sadoyan dans L’Origine du monde de Sébastien Thiery, mise en scène Jean-Michel Ribes

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de théâtre public
Philippe Adrien pour L’École des femmes
Jean Bellorini pour Paroles Gelées et La Bonne âme du Se-Tchouan
Nasser Djemaï pour Invisibles
Jean-François Sivadier pour Le Misanthrope

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de théâtre privé
Ladislas Chollat pour Le Père
Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève pour Mangez-le si vous voulez
Michel Fau pour Le Misanthrope
Alexis Michalik pour Le porteur d’histoire et Le cercle des Illusionnistes

Molière de l’Auteur francophone vivant
Simon Abkarian pour Le Dernier jour du jeûne
Léonore Confino pour Ring
Nasser Djemaï pour Invisibles
Alexis Michalik pour Le Porteur d’histoire et Le Cercle des Illusionnistes
Joël Pommerat pour Les Marchands
Florian Zeller pour Le Père

Molière de la Révélation féminine
Jeanne Arenes dans Le Cercle des Illusionnistes de et mise en scène Alexis Michalik
Anne-Elisabeth Blateau dans Le fils du comique de Pierre Palmade, mise en scène Agnès Boury
Marion Malenfant dans Norma Jean de Joyce Carol Oates, mise en scène John Arnold
Hélène Viviès dans En travaux de et mise en scène Pauline Sales

Molière de la Révélation masculine
Grégori Baquet dans Un obus dans le cœur de Wajdi Mouawad, mise en scène Catherine Cohen
François Deblock dans Paroles Gelées d’après François Rabelais, mise en scène Jean Bellorini
Jean-Baptiste Maunier dans La Chanson de l’éléphant de Nicolas Billon, mise en scène Bruno Dupuis
Niels Schneider dans Roméo & Juliette de William Shakespeare, mise en scène Nicolas Briançon

Molière Seul(e) en scène
Mikaël Chirinian dans La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, mise en scène Anne Bouvier
Fellag dans Petits chocs des civilisations de Fellag, mise en scène Marianne Epin
Grégory Gadebois dans Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, mise en scène Anne Kessler
François Morel dans La fin du monde est pour dimanche de François Morel, mise en scène Benjamin Guillard

Molière de la Création Visuelle (Scénographie, Lumière, Costumes)
Le Cercle des illusionnistes de et mise en scène Alexis Michalik (Olivier Roset, Marion Rebmann, Pascal Sautelet)
Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé, mise en scène Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève (Adeline Caron, Nicolas Brisset, Caroline Gicquel)
Ne m’oublie pas – Forget me not de Josué de Castro et Philippe Genty, mise en scène Mary Underwood (Charline Beauce, Martin Rezard, Philippe Genty, Thierry Capéran)
Tabac rouge de et mise en scène James Thierrée (James Thierrée, Victoria Thierrée-Chaplin)

Dans la cour, un film de Pierre Salvadori

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Sortie le : 23 avril 2014

Durée : 1h37

Avec : Gustave Kervern, Catherine Deneuve

Pierre Salvadori nous dresse le portrait d’un homme, Antoine, Gustave Kervern, qui nous paraît un peu bizarre dès les premières minutes du film. A côte de ses pompes.

Synopsis :

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Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.[/pull_quote_center]

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Puis il trouve une place de concierge et très vite, en même temps que lui, on découvre les habitants de l’immeuble. Tous un peu bizarres aussi. Mathilde, interprétée magistralement par Catherine Deneuve, prend de plus en plus d’importance. Son comportement nous intrigue. Un brin de folie ? Ou la folie tout court ?

Salvadori s’approche de façon intime de chacun de ses personnages pour en faire ressortir le côté le moins cartésien. L’humain, dans toute sa splendeur ou plutôt dans toute sa fragilité. L’Humain qui peut chavirer d’un seul coup, sans prévenir. L’appartement de Mathilde a une faille, dans le mur du salon et cela inquiète exagérément Mathilde. Tout part de cette faille. Comme si sa personnalité n’attendait que cette faille pour exploser ! Et Salvadori a écrit ce rôle pour Deneuve. Il est sûr qu’entrer dans la peau d’un tel personnage rempli de paradoxes, est quasi impossible, sauf à Deneuve ! Ce qui est totalement vrai !

Elle nous fait rire quand elle jette une poire sur le concierge du haut de son troisième étage, et elle nous fait chavirer quand elle prend conscience de son état et se livre à Antoine.

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Chaque personnage trouve sa place. Un peu comme si cet immeuble représentait LA société. Antoine ne veut plus de ce monde. Et nous le dit dès les premières minutes du film. La drogue va le maintenir la tête hors de l’eau, durant un certain temps…

Et malgré son mal-être, il aura de l’empathie pour Mathilde, comme pour Lev, un mystique en déroute totale… Pour un homme qui a du mal avec soi-même, on a du mal à croire qu’il peut « porter » ainsi les autres… Complètement improbable.

Mathilde va pouvoir vivre à nouveau normalement après avoir reçu un électrochoc que je ne vous dévoilerai pas. Souvent dans la vie, il vous faut une terrible épreuve pour vous remettre debout et vous donner la force d’avancer à nouveau. Salvadori nous délivre son message intime sur la vie, sur le sens à donner à sa vie.

Si ce film est triste, sombre, il est aussi drôle, rempli d’humour, positif et plein d’espoir.

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