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Résultats Concours : Flore, 10 DVD gagnés

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Flore en DVD le 18 août 2015

 

A l’occasion du film Flore en DVD, un film de Jean-Albert Lièvre, Publik’Art,  vous a offert la possibilité de gagner :

10 DVD du film Flore

Vous avez été très nombreux à participer : 2 379 joueurs !

Un grand bravo à tous.

Les dix heureux gagnants sont :

Aurélie Martinet, Michel Weber, René Yaouanc, Aurélie Gamundi, Eric Dauris, Nathalie Andrieu, Jean Bourquin, Denise Perret, Jean-Luc Royer et Mélanie Dubois.

Notre partenaire vous enverra votre DVD très prochainement. D’avanace on les en remercie vivement.

Très bon film à tous !

Fraternités, tome 2 : une BD de Jean-Christophe Camus et Bernardo Muñoz (Delcourt)

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Fraternités, tome 2

Fraternités, tome 2 : 1804 : l’ordre manipulé

Saga familiale et maçonnique de l’après-Révolution, Fraternités est aussi le nom du journal tenu par Gaston Baudecourt et ses deux fils. Ces derniers, devenus francs-maçons, vont à leur tour subir un terrible complot visant à assoir le pouvoir de Napoléon au détriment de leur nouvelle loge. Une série scénarisée par Jean-Christophe Camus (La Bible, Negrinha, Notre Histoire) et désormais illustrée par Bernardo Muñoz (Déviances, La Poudre aux Rêves) qui succède à Ramon Rosanas.

Date de parution : le 19 août 2015
Auteurs: Jean-Christophe Camus (scénario) Bernardo Muñoz (dessin) et Dimitri Fogolin (couleurs)
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Gaston Baudecourt est souffrant. Paul a disparu depuis près de onze ans et c’est René, son cadet, qui est devenu le numéro 2 du journal. Le puissant ministre de la police, Joseph Fouché, compte bien utiliser Fraternités et les francs-maçons comme soutiens sans faille à Napoléon Bonaparte dont le sacre est proche. Pour cela, Fouché noyaute et surveille toutes les loges maçonniques.

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Notre avis sur la BD :

Après un saut dans le temps de 10 années, on apprend que Paul, fils adoptif des Baudecourt, a disparu depuis près de onze ans sans donner signe de vie. Son frère, René est devenu l’homme fort du clan car le patriarche est souffrant et ne peut plus ni animer la loge qu’il a créée, ni diriger son journal. Deux rôles qu’a donc endossés René, et qui en fait la cible idéale des complotistes en quête de pouvoir. C’est le cas du ministre de la police Joseph Fouché, qui compte bien le manipuler pour soutenir Napoléon.

Un récit habile à l’écriture fleuve et captivante.

En la matière, tous les coups sont permis. Jean-Christophe Camus nous l’a bien fait comprendre. Il échafaude une intrigue à suspens où l’on peut basculer à tout instant dans l’horreur d’un crime indélébile, capable de marquer durablement l’Histoire comme la famille Baudecourt. Un récit habile à l’écriture fleuve et captivante.

Bernardo Muñoz relève quant à lui le défi en livrant un dessin très semblable au premier album. Un dessin réaliste au trait vif et précis qui ne fait pas l’économie de décors souvent détaillés et de cadrages étudiés.

Avec ce deuxième tome, Fraternités se montre à la hauteur de ses ambitions. Une vraie saga qui, on l’espère, va longtemps nous tenir en haleine.

Sherlock Holmes Society, tome 2 : une BD de Sylvain Cordurié et Eduard Torrents (Soleil)

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Sherlock Holmes Society, t. 2

Sherlock Holmes Society, t. 2 : Noires sont leurs âmes

Après avoir combattu une horde de zombies dans L’Affaire Keelodge, Sherlock Holmes entame le second volet de son enquête qu’il poursuit de sa propre initiative, à l’insu de son frère Mycroft. Tétralogie captivante écrite par Sylvain Cordurié (pour la collection 1800 des éditions Soleil), Sherlock Holmes Society est confiée à un dessinateur différent à chaque tome. Après Stéphane Bervas, c’est Eduard Torrents (Ramon Llull, la controverse juive, Le Convoi, Les Médicis) qui est cette fois chargé de nous effrayer.

Date de parution : le 26 août 2015
Auteurs : Sylvain Cordurié (scénario), Eduard Torrents (dessin) et Jean Bastide (couleurs)
Prix : 14,95 € (56 pages)
Editions : Soleil 

Résumé de l’éditeur:

Bien décidé à découvrir les criminels qui se cachent derrière le drame de Keelodge, Sherlock, de retour à Londres, poursuit ses investigations. Comme son frère Mycroft l’a écarté de l’affaire, il ne dispose que de peu d’éléments pour faire avancer l’enquête. Elle prend toutefois un tournant décisif quand, remontant la piste du poison, le détective se retrouve face à un certain Edward Hyde, un petit homme répugnant, menacé de mort par ceux-là même qui ont condamné le village.

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Le point sur l’album :

En remontant la piste du poison utilisé à Keelodge, Sherlock Holmes croise rapidement la route d’un homme défiguré et violent, spécialisé dans les formules chimiques… Ce dernier n’est autre qu’Edward Hyde. Déterminé à élucider son affaire, le détective s’associe contre toute attente à cette brute hideuse qui profite de la protection de Sherlock Holmes pour échapper à des pourchassants plus que menaçants. Un intérêt commun qui va permettre de nouvelles révélations par des biais pas toujours pacifiques, et encore moins légaux.

Procurant de belles sensations, Sherlock Holmes Society séduit

Dans son scénario, Sylvain Cordurié propose ainsi de découvrir un Sherlock Holmes pas tout à fait innocent, qui prend quelques libertés avec la loi et la morale. Un récit haletant parfois freiné par une narration à la première personne un peu envahissante où le détective nous livre états d’âmes et réflexions sur l’enquête qui le préoccupe.

Côté dessin, Eduard Torrents a su adapter son trait pour assurer une certaine continuité avec celui du premier album, réalisé par Stéphane Bervas. Précis jusque dans les plus petites rides d’expression, il est élaboré en finesse, orné de jolis détails qui font la différence. Un dessin très bdgénique.

Procurant de belles sensations, Sherlock Holmes Society séduit non seulement par les alliances originales et inattendues consenties par le détective, mais aussi par son graphisme élégant et incisif. Un très bon divertissement.

Le Château des étoiles, tome 2 : une BD de Alex Alice (Rue de Sèvre)

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Le Château des étoiles tome 2

Le Château des étoiles, tome 2

Le Château des étoiles fête la fin de sa première aventure spatiale –1869 : La Conquête de l’espace – avec ce second tome signé Alex Alice (Le Troisième Testament, Siegfried) en tant qu’auteur complet. Une série qui nous plonge avec émerveillements dans une exploration spatiale à la croisée des univers de Hayao Miyazaki et de Jules Verne.

Date de parution : le 16 septembre 2015
Auteur : Alex Alice (scénario et dessin)
Editeur : Rue de Sèvre
Prix : 13,50 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Nos héros, qui ont échappé de justesse aux hommes de Bismarck en embarquant dans l’éthernef, voient le château s’éloigner sous leurs yeux au fil de leur montée dans le ciel. Les voici sur le point de prouver leur théorie, franchir le mur de l’éther et découvrir l’espace mystérieux et infini. Une avarie va faire de leur rêve le plus fou une réalité, les forçant à se poser sur la face cachée de la Lune. Si le père de Séraphin fera tout pour les ramener vivants sur Terre, le Roi semble caresser d’autres espoirs tandis que Séraphin, lui, veut en savoir plus sur la disparition de sa mère. La conquête de l’espace s’arrêtera-t-elle à ce premier vol ?

Mêlant aventure à la Jules Verne, romantisme et humour, ce livre s’adresse aux rêveurs de toutes les générations et démontre, s’il le fallait, qu’il n’y a pas d’âge pour le merveilleux.

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Notre avis sur la BD :

Cette fois, ça y est, nous y sommes ! L’étheronef a pris son envol depuis de longues heures et a disparu de la vue des télescopes du Château bavarois. L’inquiétude est grande. Et pour cause, l’équipage erre dans l’éther, perdu au fin fond de la galaxie. L’oxygène va bientôt manquer et le vaisseau manque d’énergie pour faire le chemin retour. Un atterrissage catastrophe sur la face cachée de la lune est inévitable… Une succession de catastrophes qui va avoir raison du peu d’espoir porté par le Roi pour retourner sur terre.

[U]n songe poétique qui nous met définitivement la tête dans les étoiles.

Onirique,  Le Château des étoiles nous propulse dans une autre dimension où les dangers guettent et menacent tout un équipage échoué dans l’ombre du système solaire. A chaque instant du récit pourtant, on trouve une étincelle briller dans l’âme innocente des trois enfants qui participent au voyage. Une innocence incandescente et audacieuse portée par une narration fleuve et romanesque. Une plume au ton parfaitement juste, à l’écriture délicate, inspirée et subtilement rythmée. On sort de cette aventure totalement envouté et conquis.

Mais le scénario d’Alex Alice n’est pas le seul atout du Château des étoiles. Son dessin est également d’une beauté inhabituelle. L’auteur parvient à travers ses aquarelles à incarner un songe poétique qui nous met définitivement la tête dans les étoiles.

Le Château des étoiles referme ce premier chapitre avant d’ouvrir un second cycle qui s’intitulera Les Chevaliers de Mars. Une série culte, à découvrir d’urgence.

Invincible, tome 16 : un comics de Robert Kirkman et Ryan Ottley (Delcourt)

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Invincible tome 16

Invincible, tome 16 : Histoires de Famille

Autre comics à succès du scénariste Robert Kirkman (Walking Dead, Outcast, Haunt), Invincible compte déjà son seizième tome. Illustrée depuis le troisième tome par Ryan Ottley (Ted Noodleman : Bicycle Delivery Boy, Haunt), succédant à Cory Walker, la série met en scène une flopée de supers-héros qui s’affrontent avec violence, au coeur d’une intrigue dense et passionnante.

Date de parution : le 19 août 2015
Auteurs: Robert Kirkman (scénario) et Ryan Ottley (dessin)
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 € (160 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Pendant que les parents d’Invincible partent vivre sur la planète Talescria, suite à l’affrontement contre les Viltrumites, un nouveau péril vient menacer la Terre. Et pourrait même signer l’anéantissement de toute vie ! Nolan et Oliver vont devoir tout faire pour arrêter Allen l’alien, qui croit agir comme il convient. Est-ce que cela signifie que sa fin est proche. ?

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N.B. : ces planches d’Invincible ne sont pas extraites du tome 16.

Notre avis sur la BD :

Après la Guerre Viltrumites, Nolan va devoir s’interposer devant le projet fou d’Allen, l’alien, visant à anéantir la population Viltrumites réfugiée sur Terre en propageant un virus ultra résistant. Ce dernier pourrait aussi bien contaminer les terriens et exterminer ainsi les deux espèces en même temps. Le nouveau représentant de la Coalition va quand même parvenir à mettre son plan en oeuvre, jusqu’à être stoppé par Invincible… Ce dernier va malencontreusement être infecté par le virus et la situation va vite devenir explosive, voire incontrôlable.

Robert Kirkman est un maître, peut-être le meilleur scénariste de comics à l’heure actuelle.

Propice à des retournements de situation et des révélations en tout genre, ce seizième tome est tout aussi excellent que les précédents. Robert Kirkman est un maître, peut-être le meilleur scénariste de comics à l’heure actuelle. Et il le prouve tome après tome dans Invincible. Les combats sont épiques, les bains de sang nombreux mais pourtant l’accent est mis sur les personnalités, les nuances, les dilemmes, la part d’ombre et de lumière de chacun. C’est brillant, captivant et toujours surprenant.

Le dessin de Ryan Ottley gagne quant à lui en assurance et en maturité. Son trait particulièrement fin et précis offre des planches spectaculaires, où les têtes explosent et les mâchoires sont arrachées sous nos yeux. On entendrait presque le craquement des os.

Ce tome 16 convoque les gros muscles et met notre Mark (Invincible) sur le tapis pour un temps. Autant dire qu’il ne faut pas laisser passer ça !

Preview : découvrez les premières planches de Tyler Cross, tome 2 : une BD de Fabien Nury et Brüno (Dargaud)

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Tyler Cross tome 2

Preview – Tyler Cross, tome 2 : Angola

Après avoir fait grand bruit avec un brillant premier album, le retour de Tyler Cross est l’un des évènements les plus attendus de cette rentrée 2015. Une preview à savourer ! Tyler Cross est une série signée par le scénariste à succès Fabien Nury (L’Or et le sang, Fils du soleil, Silas Corey) et l’illustrateur Brüno.

Date de parution : le 28 août 2015
Auteurs: Fabien Nury (scénario), Brüno (dessin) et Laurence Croix (couleurs)
Editeur : Dargaud
Prix : 16,95 € (100 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Avec la série Tyler Cross, Fabien Nury et Brüno signent une histoire pure et dure de gangster des années cinquante : une BD amorale et jubilatoire La chance tourne. Ce qui devait être un coup sans risque, garanti sur facture, se transforme en descente aux enfers pour Tyler Cross. Un enfer qui porte le doux nom d’« Angola », la plus grande prison de haute sécurité des États-Unis, entourée de marécages et écrasée par le soleil torride de Louisiane. Cerise sur le gâteau : le clan Scarfo a mis un contrat sur sa tête, et les Siciliens sont nombreux parmi les détenus… Si Tyler sort un jour de cet enfer carcéral, ce ne sera pas pour bonne conduite. Tyler Cross est un récit complet ; une histoire de gangster, un polar noir froid et teigneux.

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Bien fait ! une BD de Sophie de Villenoisy et Sophie Ruffieux (Delcourt)

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Bien fait !

Bien fait !

Journaliste ratée ou qui traverse juste une mauvaise passe, Justine a bien du mal à accepter le regard de ses proches sur elle. Et elle compte bien se venger de ses petites contrariétés du quotidien sur ces derniers. Bien fait ! est un album caustique imaginé par Sophie de Villenoisy (La Paternité dans tous ses états, Calamity Jane, La Danse des connards, Mes BFF : my Best Fucking Friends) et illustré avec talent par Sophie Ruffieux (Mon cahier Yoga, Mon cahier Running).

Date de parution : le 19 août 2015
Auteurs: Sophie de Villenoisy (scénario) et Sophie Ruffieux (dessin)
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 € (112 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Justine est incomprise. Sa mère lui préfère Virginie, sa meilleure amie, qui est en plein préparatifs de mariage. Virginie la dévalorise pour amuser sa belle-famille. Justine va se venger. Grâce à son culot et à son opiniâtreté, la voilà prête à se sortir de toutes les embûches, de toutes les situations, même les plus complexes, et ce avec drôlerie ! Un récit cinglant sur les relations familiales et amicales de la tornade Justine !

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Notre avis sur la BD :

Justine doit se préparer au mariage de sa meilleure amie Virginie, parisienne aux allures de bourgeoise snobinarde. En même temps, sa mère ne cesse de complimenter la carrière de son frère et l’agace au plus au point quand elle lui rappelle qu’elle a échoué dans le journalisme. Souhaitant s’extirper de son triste quotidien ponctué de rendez-vous pôle-emploi, elle va peu à peu pourrir celui de ses proches en les mettant dans des situations pour le moins saugrenues, pour ne pas dire très inconfortables. Largement de quoi faire annuler le mariage de Virginie, rendre la vie de ses parents impossible et plonger son grand-père dans la détresse. Le scénario imagine des vengeances en cascades, où l’entourage de Justine paye le prix fort. Un récit à l’humour acerbe qui met parfois mal à l’aise tant le personnage principal va loin.

Bien écrit, il promet néanmoins un divertissement savoureux tout au long de ses 112 pages, agrémentées d’un dessin particulièrement raffiné, à la ligne claire et au cadrage moderne, sans bordure. De quoi lui apporter dynamisme et fraicheur.

En résumé, Bien fait ! est une histoire pleine de malice qui saura séduire le plus grand nombre.

Freak Island, tome 1 : un manga de Masaya Hokazono (Delcourt)

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Freak Island tome 1

Freak Island, tome1

Si vous aimez le gore de Massacre à la tronçonneuse dans une version encore plus trash où les victimes sont sur le point d’être (salement) découpées en rondelles pour être dévorées par un géant au masque de cochon sur une île déserte… alors Freak Island est LA série qu’il vous faut ! Et ce premier tome ne tardera pas à vous le prouver. Âmes sensibles s’abstenir.

Date de parution : le 19 août 2015
Auteur : Masaya Hokazono (Scénario et Dessin)
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (160 pages) 

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Résumé de l’éditeur : 

Les six membres d’un club de fouilles s’approchent de l’île déserte de Kikuike pour visiter ses ruines. Alerté par ce qui lui semble être un naufragé, Higashiyama rejoint le rivage. Et se retrouve face à un homme à tête de cochon ! Tandis que ce dernier lui explose littéralement la cervelle à coups de marteau, le bateau des étudiants fait naufrage. Ils n’ont pas d’autre choix que de se réfugier sur l’île.

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Notre avis sur ce tome :

Freak Island n’a pas fini de nous hérisser les poils.

Signé Masaya Hokazono, Freak Island est LE manga horrifique par excellence. Une série actuellement en cours au Japon (deux tomes parus) bien partie pour faire parler d’elle. Le pitch est simple : une bande d’étudiants débarque par hasard sur une île abandonnée. Mais ils vont être accueillis par un géant à la tête de cochon et ce qu’ils vont découvrir ne va pas leur plaire du tout. Ce fou furieux compte bien tous les découper, les bruler, les manger, les hacher menu… La fuite va donc s’organiser à travers la jungle à la recherche d’une issue, d’un bateau, de n’importe quoi qui pourrait les sortir de ce cauchemar.

Un récit de genre qui va loin dans sa mise en scène, enrichie de quelques bizarreries non élucidées qui font tout le charme de ce premier tome.

Servi par un dessin très net, au trait fin, précis et parfois charbonneux, Freak Island n’a pas fini de nous hérisser les poils. L’une des sorties manga les plus enthousiasmantes de la pré-rentrée !

Un faux boulot, une BD de Le Cil Vert (Delcourt)

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Un faux boulot

Un faux boulot

Témoignage subversif et plein de piquant sur un animateur de vacances pour personnes handicapées, Un faux boulot est une bande dessinée signée Le Cil Vert (Le Scaphandre fêlé, L’Abattoir), auteur complet talentueux qui donne son point de vue sur une expérience vécue, sans chichi et, surtout, avec beaucoup d’autodérision.

Date de parution : le 19 août 2015
Auteur: Le Cil Vert (scénario et dessin)
Editeur : Delcourt/Shampooing
Prix : 15,50 € (128 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Jean n’a pas un « vrai boulot ». Il aide des personnes handicapées. Enfin… c’est sa mère qui dit que ce n’est pas un vrai boulot… Mais Jean, lui, veut être avec ces vacanciers, ceux qui étaient dit « normaux » et qui, suite à un traumatisme, ont sombré dans l’alcool, dans la folie, dans leur solitude. Jean fait de plus en plus de crises d’angoisse, l’avion l’obsède. Il a peur lui aussi de devenir, un jour, l’un de ces vacanciers en bout de course.

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Notre avis sur la BD :

Album one-shot, Un faux boulot nous plonge dans l’intimé de Jean, alter-égo du Cil Vert et animateur pour handicapés. Prenant un peu de recul, ce dernier nous raconte son expérience avec beaucoup d’humour auprès de vacanciers pas comme les autres et pourtant si communs. D’abord, il nous en apprend plus sur le rôle de l’animateur, chargé d’organiser les vacances : cela va du semainier de médicaments aux sorties culturelles… Mais on comprend bien que l’essentiel est ailleurs. Touchant à l’humain, en contact avec des personnes souvent très attachantes, il nous raconte les nombreuses situations cocasses qu’il a vécues, ses joies partagées et ses grosses boulettes.

Un album coup de coeur

Conçu comme un petit carnet de notes – ou de voyage – où l’auteur nous expose de petites anecdotes cases par cases, Un faux boulot est livré tout en simplicité dans un dessin sobre et subtile, en bichromie.

Un album coup de coeur qui ne manque pas de panache, de piment et d’amour et qui fait du bien. On voit comment Jean – qui traversait une bien mauvaise passe – a fini par s’en sortir, notamment grâce à l’affection de ses vacanciers préférés et ce, malgré le regard accusateur de sa mère qui lui demandait quotidiennement de chercher un vrai travail.

Bref, Un faux boulot n’est pas seulement un titre bien trouvé, c’est aussi un super clin d’oeil à tous ceux qui luttent contre les idées préconçues.

L’air des géants : dix œuvres monumentales déployées sur le parc de la Villette, à Paris

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© Stefan Sagmeister

Exposition du 27 août au 13 septembre, accès libre

Dix œuvres monumentales sont déployées sur le parc de la Villette et en esquissent un parcours inédit où dialoguent bâtiments emblématiques et œuvres contemporaines. Les œuvres présentées, tout en plastique gonflable ou en tissu, sont conçues par des artistes internationaux qui ont ressenti le besoin d’espace pour s’exprimer. Ces œuvres atteignent des dimensions colossales, alors qu’il leur aura suffi d’être transportées dans une valise pour arriver jusqu’à la Villette.
Le « Gonflable » apparaît comme un média récurrent dans la scène de l’art actuel et un passage dans la carrière d’un artiste, une sorte de confrontation nécessaire à la matière à un moment donné

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©Choi Jeong Hwa

Niki de Saint Phalle avait signé quelques Nanas surprenantes en PVC, Christo y a trouvé le matériau idéal pour rentrer dans le Guinness Book des records en concevant la plus grande sculpture jamais créée, Anish Kapoor en a constitué son projet pour la Monu- menta 2011, Paul McCarthy en a fait un de ses médias préférés des années 2000 pour des sculptures aux formes insolites.
Apparitions fantastiques, immersion dans des installations qui se transforment au gré de nos mouvements, symboles de l’artifice ou du street art, toutes ces œuvres encouragent le mouvement du spectateur et le conduisent à repenser son environnement, à voir la ville sous un angle différent.

Avec les œuvres de : Stefan Sagmeister (États-Unis) // Choi Jeong Hwa (Corée du Sud) // Les Plasticiens Volants (France) // Johan Muyle (Belgique)

[Rencontre] Les coups de crayons de Phil Umbdenstock au Festival YAKA !

1er festival Yaka à Montblanc dessinateurs presse dont Phil Umbdenstock

 

Vous ne le connaissez pas encore ? Alors, vite, allez combler vos lacunes! Phil Umbdenstock est suivi depuis longtemps par une cohorte de fans de tous âges et vous risquez – pour votre plus grand bien – d’être contaminés ! Tel un compagnon, l’artiste alsacien poursuit son tour de France annuel des petits et grands salons . Du vendredi 21 au dimanche 23 août , il se pose à Montblanc pour la première édition du festival YAKA organisée par Les Anartistes.

Emile Jacotey
Emile Jacotey

Un Phil d’actualité passionnant, lucide

Dessinateur de presse, caricaturiste, fantassin du crayon, Phil depuis 40 ans sévit dans le milieu de la presse. Attention, l’artiste est un éternel jeune homme toujours à l’écoute des battements de coeur du monde ! Ses crayons de la colère ou d’humour pas drôle esquissent des traits de lucidité, cris contre les injustices, la bêtise humaine. Ils sont souvent les porte-voix des laissés-pour-compte, mais aussi tracent des pourtours de pleurs, de rires, de tendresse infinie. On connait Phil surtout pour ses superbes illustrations des albums du groupe rock légendaire Ange, depuis la genèse de celui-ci mais il est également concepteur d’affiches, de cartes, disques, livres ainsi que les dessins de presse DNA. Alsace pour les rubriques sociopolitiques et tout récemment psychologie. Boulimique de travail, engagé, il dessine aussi pour des associations caritatives, tout le passionne, surtout l’humain.

Il n’en finit plus de participer à des concours internationaux desquels il ressort avec une récompense comme cet hiver. »J’adore les concours. Celui que tu évoques s’est déroulé cet hiver à Copenhague. Ici, avec l’Ukrainien on est deux à être invités sur 90 participants dont 30 sélectionnés, il y a premier prix et deuxième prix qui sont affichés là »

Nous avons donc rencontré Phil le 13 juin dernier lors du concours international de caricatures organisé par le caricaturiste Jean-Michel Renault dans le cadre du forum international Desertif-actions sur le climat. Ce fut un franc succès. Il s’est vu décerner le deuxième Prix pour « son arbre « des mains de l’ancien ministre J.C Gayssot au Musée Fabre de Montpellier (le 1er prix a été remporté par l’ukrainien Oleksiy Kustovsky. pour l’affiche « du semeur) ». « Pour ce prix, j’ai été prévenu tard. On m’a appelé pour me demander si je pouvais venir à Montpellier, que j’avais gagné un prix et que l’on me défrayait les frais de transport et d’hébergement, donc j’ai dit oui, mais je ne savais pas que ce village desertif’actions existait, la remise des prix par Jean-Claude Gayssot a eu lieu au Musée Fabre « .

SAMSUNG
L’Arbre

Encore une fois, avec le thème de l’arbre, la mappemonde, le dessin traitant de la désertification, on retrouve la « patte » du cinquième ange (pour les fans qui connaissent les pochettes du groupe, suivez mon regard…).« C‘est un thème assez large qui m’a évoqué tout de suite l’arbre et bien sûr la mappemonde. C’est un thème en plus que j’ai déjà travaillé même sur une pochette d’Ange (Sève qui peut, Captaine coeur de miel, les larmes du Dalaï Lama, le bois travaille le dimanche…).il y a des bouts d’arbres …Donc forcément à un moment tu adaptes l’idée au thème de façon plus précise parce que là, j’ai rajouté une feuille. Il n’y plus qu’une feuille d’ailleurs parce que le désert, et aussi j’ai pensé : celle-là il faut faire gaffe que si elle tombe c’est mort, il en reste qu’une. eh il y a des gens qui m’ont dit : »elle est bien bouffée, je m’en étais pas rendu compte et c’est vrai qu’elle est déjà bien bouffée..ah ah! »

Quand on lui demande si pour ce concours il n’avait envoyé qu’un seul dessin, il répond qu’il en avait envoyé plusieurs dont l »angélus (inspiré de Millet). « Les deux sont d’ailleurs exposés. J’avais complètement oublié l’existence de ce concours. Puis j’ai reçu un mail m’annonçant que j’avais gagné. »

J’aime bien faire du dessin si celui-ci en plus fait sourire, pas rire, non, je précise, mais sourire sur des sujets graves et déclencher un truc, inciter à méditer… 

Angelus

Ardent défenseur du développement durable, et engagé auprès de multiples associations d’aide humanitaire – il réalise depuis toujours beaucoup d’affiches, de dessins dénonçant la misère, les conflits, les droits des enfants, les sans domiciles…donc ce festival désertifications ne pouvait que rejoindre ses idées, ses coups de crayon. « J’aime bien faire du dessin si celui-ci en plus il fait sourire, pas rire, non, je précise, mais sourire sur des sujets graves et déclencher un truc. Inciter à méditer… Après l’étincelle est-ce qu’elle sert à quelque chose, j’en sais rien. Elle peut s’éteindre tout de suite après mais je m’en fiche. Si les gens qui passent, tiltent ne serait-ce que deux ou trois secondes peut être que ça les interpelle c’est déjà bien. Mais pourquoi ça se déclenche pas plus je ne sais pas. C’est un métier étrange que je fais.

Aujourd’hui si j’ai un conseil à donner par exemple à mon gamin qui lui est aussi dessinateur, Jack, c’est que les prix pratiqués actuellement au sein de l’Europe te permettent, avec l’impression numérique d’éditer toi-même ton bouquin.

La démocratie ne s'use que si on ne s'en sert pas. Extrait de dessin d'humour pas drôle tome 2. P. Umbdenstock
La démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas. Extrait de dessin d’humour pas drôle tome 2. P. Umbdenstock

Le désintérêt des maisons d’édition

« Les éditions « La vague » n’existent plus. Finalement ça ne m’intéresse même plus de trouver un éditeur. Aujourd’hui si j’ai un conseil à donner par exemple à mon gamin qui lui est aussi dessinateur, Jack, c’est que les prix pratiqués actuellement au sein de l’Europe te permettent, avec l’impression numérique d’éditer toi-même ton bouquin. C’est à dire qu’avec un petit tirage de 500, si tu arrives à vendre 150 bouquins, tu payes l’imprimeur. Alors faire ça avec un éditeur qui va te mettre 10000 bouquins,  quand tu touches 10% des bouquins vendus. Le seul créneau qui marchait c’était la bande dessinée, pas les caricatures. Donc la solution, finalement, c’est de faire des salons d’être invité à des endroits. Mais aujourd’hui si je fais un 3ème bouquin, je le fais tout seul. Je ne le dépose plus en librairie ou alors si le libraire accepte que je vienne avec mes bouquins, il prend ses 30% mais je n’aurai plus un circuit de distribution. Mais la majorité des libraires ne jouent plus le jeu non plus, enfin peuvent-ils encore ? j’en sais rien. A mon avis le circuit traditionnel est mort. Donc il vaut mieux faire des bouquins à petits tirages que tu vends tout seul. Le seuil d’amortissement c’est 150 bouquins. Là tu es sûr des les vendre ceux-là, les copains, la famille, les amis,… Après il ne faut pas espérer en vivre, c’est un peu comme la musique : ça te permet, en général, les salons où l’on est invité, donc défrayé, hébergé à l’hôtel ou chez l’habitant donc c’est opération zéro. Tu viens, tu es nourri, si tu vends 10 bouquins, ou seulement un, tu n’y perds pas. Eventuellement tu peux gagner des lecteurs, des discussions, des rencontres, parfois des collaborations. Mais il ne faut pas se dire qu’en faisant un bouquin on va remplir son frigo. Il ne faut pas rêver. »

Hiroshima - 70 ans
Hiroshima – 70 ans

Etre au bon endroit, au bon moment

Lorsque le public, artistes, journalistes, découvrent les croquis de Phil, leur réaction est toujours la même, ils les ressentent comme des révélateurs, des évidences. « Effectivement ça leur parle, sauf qu’il y a des métiers artistiques qui fonctionnent avec… des reconnaissances. C’est à dire que quand un jeune acteur reçoit une palme ou autre, automatiquement les scénarios arrivent. Dans mon métier, j’ai gagné des prix multiples. Je me disais que les rédacteurs en chef seraient à l’affut de se dire tiens ce mec a gagné pas mal de trucs, on va essayer de bosser avec lui. Or ça ne se passe pas du tout comme ça. C’est une espèce de paresse toute simple. Chaque rédacteurs en chef connait un réseau de copinage et ça fonctionne ainsi. Pour moi dans le monde du journalisme, la notoriété et le talent ça n’a rien à voir. En général les gens reconnus sont talentueux mais il y a ce phénomène de réseaux. Etre au bon endroit, au bon moment. Maintenant peut être que je n’ai pas fait les efforts pour être au bon endroit, au bon moment ? ça aussi, tout se décide à Paris, la Presse Nationale, la culture. Moi je me suis toujours dit que je n’étais pas assez outillé pour aller là-bas. C’est inexplicable, depuis toujours le fait de monter à Paris pour réussir existe. Ce qu’il faut faire c’est être à paris, de temps en temps, au bon moment, au bon endroit après, tu peux repartir bosser chez toi mais revenir régulièrement dans des endroits où il faut être parce qu’on te présente un tel. C’est les réseaux. Maintenant moi j’atteints un âge où je m’en contrefiche. »

La qualité esthétique du dessin a de l’importance.

Un air de famille

« Il nous arrive de travailler ensemble mon fils et moi. Nous avons en effet le même humour mais pas le même coup de crayon, non : on s’éloigne et c’est bien. Disons que Jak a la même façon de travailler que celle de Jean-Michel (Renault ndlr) et Riss de Charlie Hebdo. C’est davantage tourné vers le dessin, avec les détails. Lui comme moi et Jean-Michel, la qualité esthétique du truc a de l’importance. Aujourd’hui dans le dessin de presse et dans le dessin d’humour, les gens, la mode voudraient le dessin jeté, spontané, 3 traits, une bulle, donc quand tu bosses comme moi comme Jean-Michel ou mon gamin, on est connoté un peu vieux, c’est de l’ancienne école et je pense qu’aujourd’hui on est plus trop publié parce que le journal aurait peur de passer pour un journal passéiste, rétrograde, parce que dans l’air du temps il faut du graphisme, du sobre. Tu sais il y a plein de paramètres qui doivent être en jeu. C’est une explication que j’essaie de te donner mais je suis pas sûr que ce soit la bonne. Il y en a plus des dessinateurs qui se font chier à faire des ombres, des hachures, des couleurs, des formes… Je pense que c’est dans l’air du temps parce que les gens ne prennent plus le temps de regarder. Ils zappent vachement vite d’une image à une autre. Donc à quoi ça sert de se faire chier à mettre des détails puisque le mec va regarder seulement 3 secondes. Je crois qu’il y a des gens qui pensent comme ça. Après il y a d’autres personnes qui vont prendre le temps de regarder mais ceux-là sont plus rares. « 

Hommage à Charlie Hebdo par Phil UmbdenstockCharlie

En hommage aux dessinateurs de Charlie Hebdo qu’il connaissait bien – Tignous – par exemple, Phil a effectué un émouvant dessin, un buste de Marianne, entaché de sang, un crayon à terre. Celui-ci est paru  d’ailleurs dans plusieurs journaux dont NDLR du Club de la Presse de Montpellier. Il est ami depuis longtemps avec Coco de C.H, Phil est encore sous le choc. « Impossible d’expliquer ce qu’on ressent après ça, il n’y a pas de mots… Le premier moment de stupeur passé, et pour ne pas trop y penser, on a tous essayé de faire des dessins, un peu cucul, un peu concon, forcément… Je n’ai pas vraiment été menacé, quelques insultes sur le net par de courageux anonymes et des lettres à la maison… par des intégristes évangéliques qui m’ont écrit qu’ils prieraient pour mon salut, malgré mes dessins, donc pas vraiment des menaces (sourires) ».

Journée Mondiale des réfugiés
Journée Mondiale des réfugiés

L’avenir du dessin de presse

 » Si je parle sérieusement, pour moi, le dessin de presse professionnel est mort… les seuls supports qui nous payaient (la presse écrite) sont entrain de disparaître. Il y aura bien sûr toujours de la place sur le net, pour le dessin de presse et le dessin satirique, mais on ne pourra plus vivre grâce à cet art, c’est d’ailleurs déjà de plus en plus difficile, voir quasiment impossible… et ce n’est pas la multiplication des procès qui va favoriser la reprise de nos activités. Les journaux de presse régionale, déjà par nature peu frileux, réfléchissent à deux, voire trois fois avant de nous publier. » 

Visionnaires,  les dessins de Phil sont ironiques. Il est en quelque sorte le Desproges du crayon, ou Serre , mais comme nous l’avions dit en amont de ce focus, ils sont aussi poétiques, engagés contre la pauvreté, le racisme, l’homophobie, la pédophilie,  la malbouffe, les injustices , réalistes, profondément humanistes et requièrent  une lecture du 2è degré. « Il y a toujours beaucoup de réticences concernant tout ce qui touche aux religions… Et j’espère surtout qu’il n’en sera jamais autrement, des dessins de presse qui ne dérangeraient personne n’auraient aucune raison d’être… » Concernant le processus créatif Phil s’exclame : »Impossible de t’expliquer comment ça vient et pour la technique, je ne pense pas qu’il soit utile d’approfondir, seul le résultat est important. Ca t’as fait marrer ? Ca t’as fait réfléchir ?« .

Phil_Umbdenstock

A propos de Ange, Phil me confie qu’ en ce moment Christian (Décamps ndlr) est en train de penser à un nouvel album et tous les deux vont continuer de travailler ensemble sur ce projet. Donc, à suivre…

Parmi les grands caricaturistes invités par Yaka, Phil dédicacera ses ouvrages et présentera son exposition « Fête de l’Huma« , soit une cinquantaine de dessins. L’esprit aussi aiguisé que son crayon, c’est avec une étincelle dans les yeux que le discret mais non moins chaleureux artiste viendra à votre rencontre avec une humilité, une gentillesse sans pareille. Si vous voyez un type sympathique, rock, à la chevelure poivre et sel, des lunettes à la John Lennon, vêtu de jean, avec une petite tête de mort en guise de boucle d’oreille, avec un sourire doux, tenant un stylo prêt à esquisser des croquis, assis derrière ses piles de livres, et devant une cinquantaine de dessins, c’est bien Phil ! à corps et à traits mais heureusement pour nous tous, pas prêt de mettre un point final.

Propos recueillis par Fabienne Durand

Du 21 au 23 aôut au Festival Yaka de Montblanc. pour les autres dates dont la fête de l’Huma voir sur fb : https://www.facebook.com/phil.umbdenstock.

Griffe Blanche, tome 3 : une BD de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc (Dargaud)

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Griffe Blanche tome 3

Griffe Blanche, tome 3

Après deux albums bien emmenés, Griffe Blanche achève sa course dans La Voie du Sabre, ultime épisode où les secrets de cette jeune héroïne nous sont dévoilés avant un duel final attendu… Un récit écrit par Serge Le Tendre (La Quête de l’Oiseau du Temps, Jérôme K. Jérôme Bloche, Golias, Les Vestiges de l’Aube…) et illustré par Olivier TaDuc (Mon pépé est un fantôme, Les Voyages de Takuan, Chinaman…).

Date de parution : le 21 août 2015
Auteurs: Serge Le Tendre (scénario) et Olivier TaDuc (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 13,99 € (48 pages) 

Résumé de l’éditeur:

La Voie du sabre est le troisième et dernier volet de Griffe blanche, la série d’héroic fantasy de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc. Cet ultime épisode permet de comprendre l’histoire de Griffe blanche – une héroïne qui se sacrifie pour racheter les fautes de son frère. Obligée de suivre « la voie du sabre », la jeune femme, parfaitement formée au combat, finit par rejoindre la princesse du peuple Dragon. L’affrontement final enfin peut avoir lieu ! Une série, située entre La Quête de l’oiseau du temps et Game of Thrones. Ce dernier album conclut de manière triomphale ce triptyque.

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Notre avis sur la BD :

Replacée au centre du récit, Griffe Blanche éclipse cette fois les autres personnages secondaires – Taho-le-Vif est par exemple quasi-absent de l’épisode – au profit de flash-backs riches d’enseignements sur son enfance passée au côté de frère. On découvre pourquoi Griffe Blanche doit racheter les fautes de son frère et comment elle s’est engagée sur la Voie du sabre. Le récit atteint surtout son point d’orgue avec l’affrontement des troupes du tyrannique Suo-le-Rouge. Une bataille sanglante où les têtes volent et où Griffe Blanche espère pouvoir laver l’honneur de sa famille…

[C]e dernier album est aussi le plus efficace

Savamment construit, le récit de Serge Le Tendre entretient longtemps le suspens sur la quête finale de Griffe Blanche. Le lecteur s’interroge à chaque instant sur la suite de l’aventure, habilement tenu en haleine. Malgré quelques références (avec les gemmes), le côté héroic-fantasy de Griffe Blanche s’estompe à mesure que les personnages secondaires se font oublier. Un petit regret qui s’explique par la nécessité de faire court… et bien ! Car ce dernier album est aussi le plus efficace.

A l’instar du dessin raffiné d’Olivier TaDuc, dont le trait artisanal fourmille de détails. Un graphisme exigeant auquel s’ajoute une sublime coloration.

Griffe Blanche ne pouvait espérer meilleure conclusion. Si la série aurait mérité de s’installer un peu plus durablement dans le temps, ce triptyque n’en demeure pas moins une agréable parenthèse.

Stern, tome 1 : une BD de Frédéric et Julien Maffre (Dargaud)

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Stern tome 1

Stern, Le Croque-mort, le Clochard et l’Assassin

Nouveau western inspiré, Stern est l’une des parutions enthousiasmantes de cette pré-rentrée littéraire. Ce, pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’on y retrouve le talentueux dessinateur Julien Maffre, qui s’est fait connaître sur la série La Banque, accompagné cette fois par son frère Frédéric, scénariste de son état ; ensuite parce que Stern met en scène un personnage principal incongru – mais incontournable dans tout western – avec le croque-mort Elijah Stern. Et détrompez-vous, c’est bien là le seul point commun avec le non moins excellent Undertaker de Xavier Dorison et Ralph Meyer.

Date de parution : le 21 août 2015
Auteurs: Frédéric Maffre (scénario) et Julien Maffre (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 13,99 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu’au jour où on lui demande de pratiquer l’autopsie d’un homme trouvé mort dans un bordel. S’improvisant médecin légiste, il découvre que la mort n’est en rien naturelle et se trouve impliqué, malgré lui, dans une véritable enquête. Mais Stern n’imagine pas encore que les clés de cette affaire sont à chercher dans son propre passé…

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Notre avis sur la BD :

Croque-mort discret et réservé, Stern va avoir du pain sur la planche dans ce petit village niché au fin fond du Kansas. Nous sommes en 1880 et le shérif se trouve bien embarrassé après la mort d’apparence naturelle d’un certain Charles Bening, homme bedonnant et alcoolique venu passer du bon temps dans une maison close. Ressorti les pieds devant et mis en bière par Stern contre quelques dollars, Bening n’est finalement pas mort accidentellement. C’est en tout cas l’hypothèse plausible avancée par Stern, qui s’est approché « suffisamment près » du corps pour le suggérer…

[U]n western à la fois noir et lumineux, captivant et délicat.

Officiellement confiée au shérif, l’enquête va se poursuivre au gré d’arrestations arbitraires, de suspects aux mobiles fragiles, et d’un croque-mort aussi perspicace que secret. C’est évidemment dans le saloon que les langues se délient et évoquent un passé douloureux, où l’on s’aperçoit que les massacres perpétrés lors de la guerre de Sécession ont laissé des traces. Les clivages sont encore vifs, sans parler du traumatisme qui perdure. Comme une pièce de théâtre, les personnages se succèdent pour occuper chacun, l’espace d’un instant, le premier rôle. Doués d’une certaine sensibilité, accablés par un passé lourd et parfois inavouable, ils sont tous mis en scène avec un sens du dialogue et une profondeur particulièrement appréciables. Une partition finement jouée de la part du scénariste Frédérique Maffre, révélation de l’album.

Inutile en effet de préciser que nous connaissons déjà le travail remarquable de Julien Maffre effectué sur La Banque. Dans un style légèrement différent, il excelle une nouvelle fois dans l’art d’installer une atmosphère. Dans ce désert poussiéreux et aride, où le soleil vient se cogner sur des crânes déjà échauffés (les chapeaux sont bizarrement assez rares), le dessinateur a posé ses petites bâtisses en bois, imaginé ce village et mis en mouvement des personnages charismatiques. Servi par un trait fin, vif et soigné, le dessin de Stern jouit aussi d’effets de lumière subtiles et variés au coeur d’une coloration aboutie.

Stern, Le Croque-mort, le Clochard et l’Assassin est un western à la fois noir et lumineux, captivant et délicat. Un bel album.

Rédemption, tome 2 : une BD de Nicolas Tackian et Lajos Farkas (Soleil)

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Rédemption tome 2

Rédemption, tome 2 : Sacrifice

Un an jour pour jour après la parution du premier album, il est temps de conclure ce diptyque avec cette chronique de Sacrifice, second tome de Rédemption. Un album scénarisé par Nicolas Tackian (Orks, Le syndrome de Caïn, La Compagnie des Lames, Kookaburra Universe…) qui signe là son dernier album, faisant ses adieux au monde de la BD dans un petit avant-propos. A regret car autant dire que c’était un scénariste de qualité. De son côté, Lajos Farkas ne démérite pas en signant un dessin réaliste sans bavure.

Date de parution : le 24 juin 2015
Auteurs : Nicolas Tackian (scénario) et Lajos Farkas (dessin)
Editions : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)

Résumé de l’éditeur :

1190 – Comté du Rouergue en France.
Le moine Bernard sème la terreur parmi les villageois du village de Beaucaire. Accompagné d’une armée de mercenaires et de repris de justice, il enrôle de force les hommes en âge de combattre. Adhemart de Monfort, vétéran des croisades, accepte de venir en aide aux paysans désireux de se défendre. Pour cela, il retrouve ses anciens compagnons d’armes qui, tout comme lui, sont en quête de rédemption.
Malgré la foi qui les anime, le combat semble perdu d’avance…

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Notre avis sur l’album :

Tandis que le moine Bernard sème la panique sur les terres du bailli de Beaucaire, organisant des expéditions punitives pour exterminer les infidèles, la résistance s’organise. Et ses soldats vont se confronter à une bande de gueux prêts à en débattre pour défendre leur village. Menés par l’ancien croisé Adhemart de Monfort, ils vont tenir tête aux assauts du comte – à la solde du moine – et en payer le prix fort. Le prix du sang. Une rédemption chevaleresque, mise en scène avec panache par l’écriture fleuve de Nicolas Tackian et le dessin détaillé de Lajos Farkas.

L’album offre un beau spectacle, composé de guets-apens et de batailles ouvertes rondement menées. Un album propre, bien découpé et maîtrisé. Si l’histoire est bien courte, on passe un bon moment en compagnie de ces repentis poussés au sacrifice ultime.

Rédemption est un bon diptyque qui sonne malheureusement la fin de la carrière de son scénariste. Espérons pour nous qu’il finira par retourner à la BD.

Preview : découvrez les premières planches de Bouffon, une BD de Zidrou et Francis Porcel (Dargaud)

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Bouffon, BD

Preview : les premières planches de Bouffon

Prochain album de Zidrou et Francis Porcel après Les Folies Bergères, Bouffon est un conte moyen-âgeux où un jeune garçon hideux tombe amoureux d’une jolie princesse… Un one-shot qui ne manquera pas d’attiser la curiosité !

Date de parution : le 28 août 2015
Auteurs: Zidrou (scénario) et Francis Porcel (dessin)
Editeur : Dargaud
Prix : 14,99 € (64 pages) 

Résumé de l’éditeur:

Après Les Folies Bergère, Zidrou et Porcel explorent le Moyen-Âge dans le conte Bouffon ! Un garçon, si laid qu’il est appelé « Glaviot », grandit heureux dans les geôles d’un château, sous la protection du tortionnaire des lieux. Que pourrait-il espérer de plus qu’être le bouffon éperdument amoureux de la belle Livia, la fille du Comte ? Par un miracle tout ironique dont Zidrou a le secret, cet être difforme se révèle capable de ressusciter les femmes par ses baisers… Mais qui acceptera de les lui rendre ?

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Letter 44, tome 1 : un comics de Charles Soule et Alberto Jiménez Alburquerque (Glénat)

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Letter 44

Letter 44, tome 1

Imaginé par Charles Soule (27, Strange Attractors, Swamp Thing, Superman/Wonder Woman, Thunderbolts, She Hulk, la Mort de Wolverine) et illustré par Alberto Jiménez Alburquerque – alias AJA – (Fugitifs de l’ombre, le Dieu des cendres, Elle, Skull Kickers), Letter 44 met en scène un nouveau Président des Etats-Unis (le 44ème) qui découvre un dossier top secret laissé par son prédécesseur. Une présence extraterrestre a été détectée entre Mars et Jupiter et une mission de reconnaissance y a été envoyée pour percer ce mystère…

Date de parution : le 9 juin 2015
Auteurs : Charles Soule (scénario) et Alberto Jiménez Alburquerque (dessin)
Editions : Glénat Comics
Prix : 16,95 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

Dure journée pour Stephen Blades, le 44e président des États-Unis. Au premier jour de son investiture son prédécesseur, Francis T. Carroll, lui laisse un courrier qui va changer non seulement son propre destin, mais très probablement la face du monde. Depuis 7 ans, la Nasa a détecté une construction extraterrestre sur la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Mais la rencontre du troisième type n’a pas encore eu lieu. Dans l’expectative de devoir combattre une invasion d’outre-espace et de pouvoir défendre l’humanité, Carroll a envoyé les troupes américaines sur tous les fronts, inlassablement, ce qui l’a rendu pour le moins impopulaire. Avait-il finalement raison de préparer la nation au désastre imminent ? Et quel sera le rôle de l’équipage du Clarke, le vaisseau d’observation envoyé vers l’« ennemi » voici trois ans déjà ?
Un récit d’action et d’aventure, mâtiné de thriller d’anticipation, construit comme une série TV à la Fringe ou X-Files.

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Notre avis sur l’album :

Tandis que la mission spatiale se rapproche à grands pas de son objectif, de nombreux complots couvent dans l’ombre du Président et pourraient mettre à mal cette mission capitale, menaçant de la vie de ses plus proches collaborateurs. Un récit de science-fiction qui laisse place à un thriller efficace et maîtrisé. Alternant de façon juste et équilibrée les scènes d’action dans l’espace et complots sur terre, le scénario de Letter 44 est plutôt bien construit. Un seul bémol serait peut-être des tirades parfois un peu longues et pas toujours pertinentes.

AJA signe quant à lui des planches agréables à contempler. Son trait anguleux est traversé par une belle énergie qui lui donne un dynamisme appréciable. Un dessin frais et vivant qui séduit.

C’est donc un premier album prometteur que proposent les auteurs de Letter 44. Un comics de qualité.

Arachnid, tomes 1 & 2 : un manga de Shinya Murata et Shinsen Ifuji (Soleil)

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Arachnid, tomes 1 & 2

Arachnid, tomes 1 & 2

Nouveau manga scénarisé par Shinya Murata (Jackals), Arachnid est un seinen divertissant illustré par Shinsen Ifuji, où une jeune orpheline se retrouve menacée par un clan de mercenaires sanguinaires, armés jusqu’aux dents et bien déterminés à l’éliminer. Une série actuellement en cours de publication au Japon (12 tomes pour l’instant) et dont le troisième tome est attendu le 23 septembre en France !

Date de parution : le 24 juin 2015
Auteurs : Shinya Murata (Scénario) et Shinsen Ifuji (Dessin)
Editeur : Soleil
Prix : 7,99 € (210 pages) 

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Résumé de l’éditeur : 

Alice est une lycéenne pas vraiment populaire qui vit avec son oncle tyrannique. Un jour, ce dernier est assassiné sous ses yeux par un homme surnommé l’araignée. Au lieu de fuir, elle va violemment l’agresser et ainsi révéler son incroyable instinct de survie. Aux côtés de l’araignée, elle va peu à peu découvrir ses nouveaux pouvoirs.

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Le point sur l’album :

Après que son oncle a été tué par un tueur à gage nommé l’araignée, Alice a été recueillie par ce dernier, qui l’a formée aux techniques de combat dont il avait le secret : le maniement du thread, un fil plus résistant que de l’acier, composé de 100.000 fils d’araignée. Ayant remarqué un don de concentration chez elle – qui peut aussi être un handicap – il va tenter de l’intégrer à son clan occulte mais tout va déraper. L’histoire finira mal pour lui mais Alice ne va pas l’oublier. Souhaitant mettre la main sur elle, le clan va envoyer ses mercenaires à ses trousses, qu’elle combattra avec le thread. L’héritière de l’araignée va ainsi se retrouver face à une menthe religieuse, un scorpion et même un cafard…

Arachnid, tomes 1 & 2

Un scénario original qui s’inspire des techniques de prédation des insectes pour imaginer des soldats sans pitié, qui s’affrontent parfois en petites culottes dans les couloirs d’un collège. Une ambiance générale un peu étrange, voire déstabilisante, mais qui apporte du piquant à des scènes d’action fort sympathiques. L’écriture est fleuve et agréable, le divertissement promis est au rendez-vous.

La fraicheur du récit est relayée par un dessin très net, réalisé tout en finesse, avec la précision qu’il faut pour mettre les personnages en mouvement tout en fluidité.

Bref, Arachnid est aussi curieux que léger et violent. Vous y trouverez largement de quoi vous amuser !

Furious, tome 1 : un comics de Bryan JL Glass et Victor Santos (Glénat)

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Furious, tome 1

Furious, tome 1 : le pouvoir de la colère

Furious, c’est une première couverture enthousiasmante et pleine de bonnes intentions pour ce comics imaginé par le scénariste Bryan Jason Lee Glass (Thor : First Thunder and Valkyrie) et le dessinateur Victor Santos (Witch & Wizards, Godzilla : Kingdom of Monsters), duo déjà auteur de Mice Templar (Le dernier des Templiers). Cette super-héroïne en colère au vécu d’enfant-star enfile sa combinaison pour rendre justice dans sa ville… Le problème ? Elle se fait souvent rattraper par ses émotions qui la font déraper dans un vent de violence.

Date de parution : le 9 juin 2015
Auteurs : Bryan JL Glass (scénario) et Victor Santos (dessin)
Editions : Glénat Comics
Prix : 14,95 € (144 pages)

Résumé de l’éditeur :

Première super-héroïne de la création, Furious décide de purger ses péchés passés en exerçant une justice expéditive à la force rageuse de ses points. Elle fait face à un paradoxe : bien qu’elle essaie désespérément de faire le bien, ses méthodes musclées ne passent pas auprès du grand public qui a du mal à admettre que ses motivations sont pures. Pour tout dire, la quête de sensationnel de notre héroïne couplée au feu des médias nuit quelque peu à la crédibilité de sa rédemption, sans parler de son identité secrète… Et les autorités commencent à en avoir un peu marre de ses actes incontrôlés.
Bryan J. L. Glass et Victor Santos signent un récit d’action/aventure sans temps mort où célébrité, médias et super-héros se mélangent dans un cocktail parfaitement dosé, mais totalement explosif !

Quelques questions aux auteurs:

Glénat : Pouvez-vous nous présenter brièvement le concept de Furious ?
V.S. : Furious, c’est l’histoire d’une personne ordinaire qui essaie de devenir une vraie super-héroïne, dans un monde très complexe : le nôtre. Elle fait des erreurs, mais fait tout pour éviter la corruption et l’attrait pour le pouvoir, tout en affrontant les démons de son passé.
B.J.L.G. : Au fond, Furious est le récit d’une rédemption : celle d’une ancienne enfant-star, Cadence Lark, qui, une fois adulte, est devenue une starlette habituée à faire la une de la presse people, avec ses frasques et ses déboires, et que le public s’amuse à détester, à ridiculiser. Cadence s’autodétruit devant l’objectif des paparazzis. Alors qu’elle s’apprête à toucher le fond, l’apparition de ses superpouvoirs lui fait réaliser quel monstre elle est devenue ; une introspection qui la conduit à vouloirs expier ses fautes passées. Son passé d’actrice refait surface alors qu’elle assume le rôle qu’elle s’est forgée, celui d’une super-héroïne en devenir. Un rôle, qui, elle le croit sincèrement, lui permettra de se racheter pour la vie de débauche qu’elle a vécue jusqu’alors.

Glénat : En quoi l’héroïne de Furious est-elle différente des super-héros « classiques » que nous avons l’habitude de trouver dans les comics ?
B.J.L.G. : Pour moi, Furious joue sur l’échange entre superpouvoirs et « super célébrité »… pour ensuite réintroduire un super-héros !
En suivant la même approche éditoriale que Stan Lee chez Marvel Comics dans les années 1960, Furious débarque, avec toutes ses imperfections et faiblesses bien humaines. Bien que cette approche ne soit pas nouvelle, à ma connaissance, ce genre de personnages n’a jamais été exploré dans un univers de super-héros. Cadence Lark est un être vraiment détestable qui cherche désespérément à agir de la meilleure manière possible. Elle est complètement paumée. Quand elle échoue ou qu’elle perd son sang-froid, sa rage déclenche ses superpouvoirs. Très vite, sa tentative d’identité super-héroïque divise l’opinion, bien plus que sa vie de star ne l’a jamais fait. Son plus grand ennemi, c’est elle-même.
V.S. : J’ai essayé d’adopter une approche artistique très personnelle. Il existe des milliers d’histoires de super-héros, alors comment pouvais-je présenter une personne capable de voler de manière innovante ? Comment pouvais-je dessiner des superpouvoirs tout en construisant une narration intelligente ? Là réside l’essentiel de mon travail. J’ai fait en sorte de créer une narration originale, aux couleurs très pop, très éloignée du classicisme. C’est une histoire peu commune, de notre création. Je voulais que le dessin reflète tout cela.

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Notre avis sur l’album :

Alors qu’elle a choisi de se faire appeler La Vigie, notre héroïne, prénommée Cadence, va avoir toutes les peines du monde à faire en sorte que les médias retiennent ce choix, lui préférant le surnom de Furie. Mettant en scène une nouvelle héroïne partie en croisade contre le crime, Furious joue d’interactions avec les médias qui s’intéressent de près à cette jeune femme masquée à fleur de peau, dotée de supers pouvoirs dont on ignore tout. Focalisé sur l’action où la Furie réalise quelques expéditions punitives avec pertes et fracas, le récit est aussi ponctué par quelques flash-backs destinés à nous en apprendre plus sur la demoiselle venue du star-system.

On a du mal à prêter de la crédibilité à l’ensemble

Le pitch est plutôt alléchant et aurait pu vraiment séduire s’il n’avait pas été exploité avec des clichés basés sur de mauvais préceptes manichéens qui accompagnent une héroïne dont la personnalité de surface n’est que peu approfondie et nuancée. On a du mal à prêter de la crédibilité à l’ensemble et à ressentir la torture intérieure qui semble habiter la Furie, dont les débordements ne sont que l’émanation.

Du point de vue du dessin, ce dernier le trait anguleux et appuyé de Victor Santos fait son effet malgré quelques imprécisions regrettables, notamment dans le découpage des scènes d’action qui n’offre pas toujours une lecture d’une grande fluidité.

En conclusion, malgré un côté graphique attirant, le manque de relief des personnages associé à quelques maladresses portent préjudice à ce premier tome de Furious, qui ne parvient pas à convaincre.

Résultats concours : Coup de chaud, 10 places de ciné à gagner

Coup de Chaud, un film de Raphaël Jacoulot avec Jean-Pierre Darroussin, Grégory Gadebois, Karim Leklou.

Coup de Chaud

A l’occasion de la sortie du film Coup de Chaud , le 12 août 2015, Publik’Art, en partenariat avec Diaphana Distribution, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Coup de Chaud

Vous avez été très nombreux à participer : 2 631 joueurs ! Bravo à tous et merci de cette grande participation.

Les cinq heureux gagnants sont :

Jérôme Rabeyrin, Philippe Morais, Pierre-Yves Court, Roxane Garo et Céline Henry.

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.

Très bon film à tous.

Pretty Deadly, tome 1 : un comics de Kelly Sue DeConnick et Emma Rios (Glénat)

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Pretty Deadly, tome 1

Pretty Deadly, tome 1

Comics western mais aussi conte fantastique, Pretty Deadly nous est proposé par la scénariste Kelly Sue Deconnick (Captain Marvel, Avengers Assemble, Ghost) – nommée au Eisner Award du meilleur scénario à la San Diego Comic Con – et l’illustratrice Emma Rios (Dr Strange, Runaways, Amazing Spider-man, Girl Comics).

Date de parution : le 9 juin 2015
Auteurs : Kelly Sue DeConnick (scénario) et Emma Rios (dessin)
Editions : Glénat Comics
Prix : 15,95 € (160 pages)

Résumé de l’éditeur :

Oyez le chant de Ginny Face de Mort : “Toi qui exiges réparation, invoque son nom, entonne sa chanson, Sonne le glas qu’elle entendra depuis les enfers. Ginny chevauche le vent pour toi, mon enfant… Le vent souffle pour la Mort !”
Ginny est la fille de la Mort, au visage marqué des stigmates de son père. Elle chevauche son destrier de fumée à travers un Ouest sauvage et sans concessions où magie et poudre ne font pas forcément bon ménage. Dans la cruauté d’une Amérique qui se cherche et se construit dans le sang et la violence, Ginny traque les pêcheurs, les coupables. Mais au terme de sa quête de vengeance, saura-t-elle aller jusqu’au bout pour affronter son propre destin ?

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Notre avis sur l’album :

Deuxième collaboration entre les deux artistes après la mini-série Osborn, Pretty Deadly a su se démarquer par l’originalité de son récit. Sorte de conte mortuaire façon western, Pretty Deadly est une chasse à l’homme menée par des créatures venues du monde des morts pour punir, dépecer, tuer et venger. Les âmes damnées n’ont qu’à bien se tenir et surtout… fuir aussi loin qu’elles le peuvent. Malgré la belle nervosité insufflée à l’histoire, parsemée de massacres et de duels au sabre, Pretty Deadly n’est pas vraiment limpide. L’histoire se passe parfois d’explications utiles ou les délivre souvent de manière incomplète, confuse et à contretemps. Du coup, l’intention de la scénariste est difficile à comprendre.

Pretty Deadly déçoit en déployant trop d’artifices narratifs et visuels.

Côté dessin, Emma Rios fait plus ou moins le job. Là aussi, il y a un gros travail proposé, avec des planches très chargées où tout s’enchevêtre de manière très élaborée. C’est là où le bât blesse, justement. Le dessin est si dense et complexe qu’il est parfois délicat d’en comprendre le sens narratif. Ceci dit, la patte graphique de la dessinatrice séduit par sa finesse et son grand dynamisme. Mieux canalisée, cette énergie aurait pu déboucher sur quelque chose de grand.

Ce premier tome de Pretty Deadly déçoit en déployant trop d’artifices narratifs et visuels. En faisant de meilleurs choix, les auteurs auraient pourtant pu le rendre passionnant.

Anne Roumanoff décoiffante à l’Alhambra (Paris) avec son nouveau spectacle « Aimons nous les uns les autres », mise en scène de Gil Galliot

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A l’Alhambra depuis le 30 juillet 2015 pour 100 représentation exceptionnelles

Fine observatrice du microcosme politique, Anne Roumanoff est aussi une vraie comédienne de one-woman-show qui, à travers une galerie de personnages se débattant sans merci avec les choses de la vie, dresse le tableau d’une époque. Irrésistiblement drôle et pertinent.

Une chronique sociale et humaine à la fois pleine de légèreté et de profondeur pour en rire, of course, mais pas que…

Au fil des sketchs, l’artiste nous entraîne, entre autres, dans une église pour chanter « Ave, ave, ave pôle emploi, on continue à croire en toi », s’attarde sur Jean-Claude et sa femme confrontés à l’usure de leur relation, convoque sur la scène une coach destructeur de toxines ou encore une élue d’extrême droite tombée amoureuse d’un Tunisien, en passant par la crise grecque et le AAA des agences de notation commentés par un couple de commerçants…

Qu’elle incarne également une productrice de téléréalité prête à toutes les manipulations pour arriver à ses fins, une touriste américaine qui ne parvient pas à attirer l’attention du serveur ou qu’elle dresse un portrait au vitriol de parents d’élèves aux prises avec leurs névroses, Anne Roumanoff campe à merveille leurs travers et cet environnement sociétal qui les assaille, mais toujours avec une profonde tendresse et une ironie mordante, où l’angle des situations se révèle un catalyseur hilarant des faiblesses qu’elle parodie.

C’est là toute sa force où avec beaucoup de justesse et un goût pour la théâtralité, elle nous embarque dans son univers soutenu par une écriture d’une rare efficacité, au service d’instants de vie ordinaires qui livrent une réflexion sur la société, ses modes et ses dérives.

On est littéralement happé par son jeu à la fois ludique et perfectionniste qui offre une caractérisation bien sentie des personnages à l’abri d’un ton, d’une attitude et de maximes qui font mouches.

Le spectacle s’achève sur une fable très corrosive et enlevée où les hommes politiques français sont transformés en animaux …

Une chronique sociale et humaine à la fois pleine de légèreté et de profondeur pour en rire, of course, mais pas que…

La Peste, un seul en scène saisissant avec Francis Huster

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La Peste (d’après Camus)
Théâtre des Mathurins jusqu’au 31 août
www.theatredesmathurins.com

Après avoir triomphé au théâtre de la Porte Saint Martin, Francis Huster reprend « La Peste » d’Albert Camus pour une série de représentations exceptionnelles, au théâtre des Mathurins.

Résultats concours : Nymphs, 5 DVD gagnés

NYMPHS, en DVD et Blu-ray

A l’occasion de la sortie de la série Nymphs en DVD et Blu-ray, le 4 août 2015, Publik’Art, en partenariat avec Zylo Éditeur et Distributeur Indépendant de Films, vous a offert la possibilité de gagner : 

5 DVD Nymphs !

Vous avez été très nombreux à participer : 4 607 joueurs ! U, grand bravo à tous !

Les cing heureux gagnants sont :

Isabelle Dumas, Didier Levis, Florent Bonnet, Marie-Josée Thouvenin et Jacques Bodiguel.

Notre partenaire vous enverra vos lots très prochainement. D’avance on les en remercie vivement.

Très bon film à tous !

 

CH:OS:EN saisons 1, 2 et 3 en DVD le 16 septembre


Chosen

Chosen – saisons 1, 2 et 3 en DVD le 16 septembre

Sortie attendue pour la rentrée, Chosen débarquera avec ses trois premières saisons en DVD. Chaque saison est composée de 6 épisodes de 22 minutes. Autant dire une série à format court mais qui a su faire parler d’elle par son efficacité. La série coup de poing sera disponible dès le 16 septembre. On a hâte de voir ce que ça peut donner !

Professeur Infini, une BD de Marc Lataste (Gallimard)

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Professeur Infini

Professeur Infini

Premier album de Marc Lataste, Professeur Infini est un album one shot à la croisée d’inspirations d’horizons divers comme le manga (Dragon Ball), le comics (X-Men) ou encore le jeu vidéo. Un univers riche dans lequel le Professeur Infini a bouleversé la frontière entre deux mondes parallèles. Ouvrant une brèche entre les dimensions, il va permettre à d’infâmes créatures de semer le trouble dans son monde tandis que de l’autre côté du miroir, c’est tout un monde qui est menacé de disparaître.

Date de parution : le 5 juin 2015
Auteur : Marc Lataste (scénario et dessin)
Editions : Gallimard
Prix : 16,90 € (96 pages)

Résumé de l’éditeur :

L’expérience du Professeur Infini a mal tourné. Suite à la terrible explosion de sa machine interdimentionnelle, la frontière entre les mondes parallèles est fragilisée et d’effroyables créatures surgissent sur Terre pour ravager les cités. Avec ses drôles d’équipiers aux super-pouvoirs, le Professeur Infini saura-t-il restaurer l’équilibre entre les univers ?

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Notre avis sur l’album :

Petit bonhomme bleu à la mèche de cheveux étrange, placée juste devant son oeil gauche, Professeur Infini est un as de la science, un savant fou entouré de son propre staff. Une équipe de choc qui n’hésite pas à faire usage de super-pouvoirs pour régler les conflits. Mais le plus grand challenge de Professeur Infini va être de réparer ses erreurs et de retrouver une apparence normale. Dans un scénario fleuve et construit, Marc Lataste élabore une intrigue plutôt classique mais emmenée dans une dimension saugrenue. Car c’est surtout dans ses personnages et dans sa façon d’aborder son récit que l’auteur fait preuve d’originalité.

[Un] grand mix culturel.

On sent très clairement l’influence de Dragon Ball dans son traitement narratif, dosé d’un soupçon d’humour et d’une légèreté faussement crédule. Le revers de la médaille est évidemment l’impression de déjà vu malgré l’inventivité et les rebondissements qui jalonnent l’histoire du Professeur Infini. Mais les plus jeunes, vierges de ces influences de la génération Y, prendront certainement leur pied à découvrir ce grand mix culturel. Reste un véritable regret : des personnages secondaires qui manquent de profondeur et dont l’attachement fait vraiment défaut.

Côté illustrations, Marc Lataste fait encore dans le mélange de styles. Le résultat est un dessin sobre, aux lignes claires, qui rappelle un dessin d’animation. On pourrait lui reprocher un manque d’audace ou de caractère. Un dessin passe-partout.

Peut-être qu’un dessin moins rangé et des personnages plus en profondeur auraient emporté une adhésion plus franche. Professeur Infini demeure néanmoins un bon début pour Marc Lataste, qui se montre cohérent et sincère avec ce premier album.

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