Accueil Blog Page 179

Une nouvelle édition augmentée du classique Eightball par Daniel Clowes sort aux éditions Cornélius le 15 février

EIghtball
EIghtball, BD de Daniel Clowes, Editions Cornélius

Une nouvelle édition augmentée du classique Eightball de Daniel Clowes sort aux éditions Cornélius le 15 février

On ne présente plus Daniel Clowes, icône américaine de la BD satyrique devenu l’égal de Robert Crumb ou Peter Bagge avec ses comics mettant en scène des personnages ordinaires en proie à d’incessantes névroses et frustrations diverses. C’est à l’envers du décor que l’auteur dessinateur s’intéresse, dépeignant ceux qui vivotent au coeur du rêve américain sans en sentir les réels bénéfices. L’ouvrage édité aux éditions Cornélius agrège 38 histoires courtes écrites entre 1989 et 1996 par un Daniel Clowes toujours en proie au doute comme il le montre lui-même dans ses drolatiques mises en abime. Et quand il imagine des personnages, ce n’est que pour mieux les croquer pour en dévoiler les fêlures cachées.

Un bijou satirique de la BD US

Pour cette anthologie, l’éditeur a choisi d’agrandir le format original pour clarifier les riches dessins ultra détaillés et les bulles abondantes de commentaires cyniques. Ceux qui connaissent la première édition de 2009 seront surpris par le changement de couverture mais Cornélius a choisir de densifier l’ouvrage avec 4 histoires supplémentaires jusqu’alors jamais publiées en FranceFairy frogVelvet globeNature boy et Glue destiny. Depuis 1989 et le premier volume de Eightball paru chez Fantagraphics Books, de nouvelles histoires sont parues dans une série Eightball devenue culte, récompensée de nombreux Prix Harvey de la meilleure série BD. En crachant sa frustration à travers des histoires que l’on imagine à peine romancées, Daniel Clowes ouvre son coeur et met en scène son anticonformisme forcené. Une quarantaine de courtes histoires sont rassemblées dans un riche volume sous le titre Eightball, accumulant les témoignages de la versatilité d’un artiste profondément effronté via des épisodes de satire sociale ou des morceaux de bravoure potaches. Il n’y a pas de type de dessin particulier, l’auteur varie les N&B ou les couleurs selon les histoires et les personnages, détournant au passage les codes du comics pour mieux se les réapproprier.

L’American dream érigé en cible principale

Daniel Clowes prend pour cible tous ceux qui sont devenus des icônes du rêve américain, pour le meilleur mais surtout pour le pire. Intellectuels hautains, sportifs roublards, artistes frustrés, prolétaires défavorisés, chrétiens forcenés, satanistes stupides, hippies enfumés et puritains donneurs de leçon, l’auteur n’épargne personne pour une projection dérisoire d’un pays perdu dans ses multiples références sans avoir fourni des idéaux dénués de forfaiture à une jeunesse désaxée. L’auteur n’y va pas par le dos de la cuillère, exhortant le lecteur à une orgie de mépris, de vengeance, d’abattement, de désespoir et de perversion sexuelle. Si les lecteurs des années 90 se souviennent des histoires de David Boring et Ghost World avec ses personnages aliénés et mélancoliques, avec pour toile de fond le mal être adolescent et la difficulté du nécessaire passage à l’âge adulte, c’est parce que Daniel Clowes est devenu lui même une icône de la contre-culture américaine.

Cette anthologie Eightball permet de se replonger dans un monde de faux semblants tous battus en brèche par un auteur trop lucide pour se contenter d’un trop limité premier degré. La lecture est autant réjouissante qu’instructive, car oui, Daniel Clowes est peut être bien le grand penseur de notre époque insatisfaite.

En 1989, le jeune Daniel Clowes crache sa frustration au visage de l’Amérique conformiste en une série de « krazy comics », publiés dans les pages de son magazine Eightball entre les épisodes de Comme un gant de velours pris dans la fonte ou Ghost world. La quarantaine de courtes histoires rassemblées ici sous le titre Eightball, témoigne de la versatilité d’un artiste qui passe de la satire sociale à la blague potache, de l’anecdote absurde à l’étude psychologique, en s’offrant, au passage, le luxe de détourner l’imagerie et les codes des comics. La satire est réjouissante, renversant pêle-mêle intellectuels et sportifs, artistes et prolos, chrétiens et satanistes, hippies et puritains. L’auteur place cette anthologie sous la protection dérisoire d’une icône des années 50, la Magic 8 Ball, gadget créé par Mattel en 1946, et invite le lecteur à « une orgie de mépris, de vengeance, d’abattement, de désespoir et de perversion sexuelle ».

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Date de parution : le 15 février 2018
Scénariste(s) : Daniel Clowes
Dessinateur(s) : Daniel Clowes
Genre : Humour
Editeur : Cornélius
Prix : 29,50 € (142 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Même pas mal, chronique douce amère d’une jeunesse déboussolée

Même pas mal
Même pas mal, film de Jeremy Trequesser et Maxime Roy

Même pas mal, chronique douce amère d’une jeunesse déboussolée

Même pas mal suit le parcours d’un groupe de 6 amis l’espace de quelques jours. L’été bat son plein, les temps sont légers et le retour au pays d’une d’entre eux est prétexte à de multiples célébrations. Derrière le vernis de l’amitié se cache pourtant le poids de tensions silencieuses, tout le monde n’est pas prêt à se laisser aller à la légèreté et les inimités se font finalement jour car les attentes sont différentes et les frustrations finissent inévitablement par perler. Le film de Jeremy Trequesser et Maxime Roy vibre d’une touchante sincérité dans un déroulé doux amer qui interpelle le spectateur. Le film sort le 19 février en VOD sur UniversCiné!

Une jeunesse, des jeunesses

Chacun des personnages de Même pas mal semble refléter une facette de l’image d’Epinal du jeune. Il y a la stressée, le nerveux, le je m’en foutiste, la silencieuse, l’extraverti, tous cohabitent au sein d’un groupe érigé en repère commun et tous ont fait le pacte tacite de supporter les autres, par delà les différences. Mais la volonté de vivre ensemble ne suffit pas toujours et le poids des efforts à fournir est parfois trop pesant. Le film touche par son accumulation de dévoilements de soi avec de jeunes acteurs qui semblent improviser leurs scènes plus que suivre un scénario écrit à l’avance. Les personnages évoluent imperceptiblement au fur et à mesure des évènements, acceptant plus ou moins le pacte initial, jusqu’à l’éclosion des sentiments et finalement la fuite. Même pas mal montre la difficulté d’apprendre à vivre ensemble, de communiquer ses sentiments et finalement de faire cohabiter les coeurs. Entre la péniche centrale du film, les escapades nocturnes et l’espoir d’un ailleurs, le film prend par la main pour un voyage de vie aux multiples chausse trappes qui accompagnent les belles surprises et les grandes déceptions.

Même pas mal touche par son authenticité aux frontières de l’amateurisme et du bel effort. Le film est à découvrir prochainement en VOD pour une séance de vérité sans artifices ni compromis.

[/vc_column_text][vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Même pas mal
Même pas mal

A l’heure d’été, quais de Seine. Sur le pont d’une péniche, on y danse, on y parle fort, et on y fait des pâtes. Bref on y fête le retour de Tina. Le rythme est ainsi donné au petit groupe d’amis réuni pour « l’occas’ » : Béa, Greg, Violette, Lucas et Fab. Très vite l’amour s’en mêle, les emmêle et les ligote. Et tout ce petit monde commence sérieusement à avoir des gueules de néon.

Sortie DVD : le 19 février 2018  en VOD
Durée : 01h39
Réalisateur : Jeremy Trequesser, Maxime Roy (I)
Avec : Franck Buirod, Viktoria Kozlova, Tatiana Spivakova
Genre : voir fiche allociné

[/vc_column][/vc_row]

Manuel de la parfaite petite jouisseuse, la meilleure Saint Valentin (Audible)

Manuel de la parfaite petite jouisseuse vient de sortir en livre audio

Audible vient de sortir le Manuel de la parfaite petite jouisseuse, écrit et lu par Julie du Chemin. Julie du Chemin se définit architecte du désir. Elle a réellement suivi des études d’architecte et a, ensuite, suivi une formation en sexologie. Depuis 2014, elle anime de nombreux ateliers,  » pour accompagner les hommes et les femmes vers leur bien-être conjugal, amoureux et sexuel « .

Dans son livre : Manuel de la parfaite petite jouisseuse, Julie du Chemin s’adresse aux femmes. Mais il peut être aussi lu par des hommes qui connaîtront ainsi mieux les désirs de la femme ! Ce livre n’est pas un roman mais bien un manuel. C’est à la fois une découverte de la femme, et de nombreuses révélations, ponctuées d’interludes musicaux et érotiques. Des beaux textes érotiques lus et écrits par l’auteure elle-même. Son seul but : transmettre à toutes les femmes l’art d’aimer, en commençant par soi-même !

Ce livre est à lire par petites touches… L’important est d’expérimenter les idées proposées… De les faire siennes. Les conseils les plus récurrents de Julie sont de cet ordre-là : Envie, désir, soupçon d’impatience, écoute jouissive, plaisir, ne penser qu’à soi… Julie ne donne pas de leçons, juste des pistes à tester en fonction de ses propres envies. Ce manuel est « une mise en bouche pour devenir une petite jouisseuse… Un guide, une porte à ouvrir, une compilation de conseils, une 1ère étape pour devenir la femme désirée… « 

Pour vous mettre l’eau à la bouche et vous donner plus qu’envie d’écouter ce manuel et de le mettre en application, voilà quelques pistes proposées par Julie :
Déjà vous mettre en bonne posture pour écouter cette compilation.
Détendue, lascive, confortable. Envie de savourer… Se connecter à sa sensualité. Trouver la tenue qui vous inspire avec une bonne ambiance sonore. Seule ou accompagnée, selon vos désirs. S’offrir du temps rien que pour soi. Des moments d’égocentrisme bien choisis sont indispensables à votre bon épanouissement. Etre une parfaite petite jouisseuse c’est un cadeau que vous vous faites, à vous d’abord et à votre entourage ensuite ! Laisser faire le hasard, laisser jouir le hasard… Ecouter sa propre voix, regarder son regard en reflet dans la fenêtre du train, prendre un bain, se caresser, s’aimer, bref avant tout se faire plaisir. Et sentir son corps vibrer.

Vous l’aurez compris, Julie du Chemin veut juste vous sensibiliser au fait que le plaisir est en vous et que c’est à vous de le faire exploser ! Le Manuel est agréable à lire avec des parenthèses musicales et érotiques relaxantes. Ambiance cool et zen. Voix calme et douce de l’auteur, presque sexy.

Publik’art ne vous dévoilera pas tous les trucs et astuces pour devenir une parfaite petite jouisseuse : à vous de découvrir ce livre audio, tous ses secrets et à les suivre à la lettre ! Une Saint Valentin forcément réussie qui ne pourra que vous épater, vous et/ou votre partenaire !

Accédez au Manuel de la parfaite jouisseuse

Offre d’essai Audible : 1 livre audio gratuit !

Profitez de l’offre d’essai Audible pour vous offrir gratuitement un livre Audio avec Audible.fr, pendant le premier mois d’un abonnement mensuel. Si vous n’avez pas aimé l’expérience, vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Si au contraire, vous souhaitez rester abonné, vous recevrez chaque mois un crédit audio vous permettant de télécharger un livre audio, pour 9,95 euros.

Bénéficiez d’un livre audio gratuit

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS (saison 7) » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Manuel de la parfaite petite jouisseuse

Découvrez la parfaite petite jouisseuse qui sommeille en vous ! Les femmes sont confrontées à un défi sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Afin de « réussir leur vie de femme », elles doivent assumer une immense série de taches passant d’un domaine à l’autre (professionnel, familial, personnel, amoureux…). Et tout cela tout en veillant au bien-être des autres avant tout (enfants, conjoint, collègues, clients…). Trop souvent en négligeant leur épanouissement personnel.

Je vous propose de développer une autre dimension de leur vie : celle de la jouissance ! Jouissance de l’instant présent, de leur propre corps et de leur sensualité. Jouissance juste d’être là et de savourer la vie comme elle est. Jouissance d’oser faire une sieste, de ne pas rechercher la perfection, jouissance de se donner du plaisir solitaire, jouissance de s’asseoir dans l’herbe pour contempler les nuages. Et surtout, apprendre à vivre toutes ces petites et grandes jouissances SANS CULPABILITÉ ! Appendre à assumer le plaisir de jouir.

À travers les extraits de son journal, des conseils et des textes érotiques, l’auteur vous partage sa recette pour développer vos multiples talents de profiteuse de la vie.

À réserver aux adultes.
©2017 Éditions Alexandre Stanké (P)2017 Éditions Alexandre Stanké

Ce livre audio en version intégrale vous est proposé en exclusivité par Audible et est disponible en téléchargement.

Date de parution : le 19 décembre 2018
Auteur : Julie du Chemin
Lu par : Julie du Chemin
Durée : 2h et 4mn
Acheter sur : Audible

Si c’est pour l’éternité, un week-end pour convaincre (Nathan)

Tommy Wallach

Si c’est pour l’éternité, un week-end pour convaincre (Nathan)

On fait la rencontre de Parker, adolescent mutique depuis la mort de son père, qui vole dans les hôtels. Quand une jeune femme aux cheveux argentés oublie son sac rempli de liasses de billets, Parker y voit sa chance de la journée. Quelques minutes plus tard, il retrouve la jeune femme et s’apprête à lui rendre son argent avant d’avoir des ennuis, mais celle-ci ne cherche pas à le récupérer. Parce qu’elle a prévu de se jeter du haut du pont de San Francisco avant la fin de la journée.

L’écriture / La parole

Zelda occupe tout l’espace de parole et pourtant, on en sait autant sur Parker que sur elle. On a accès aux pensées de Parker, adolescent perturbé. Zelda parle, Parker écrit. Il écrit, écrit, écrit, dans des centaines de carnets. Il écrit pour compenser son manque de parole, il écrit pour laisser libre court à son imagination. Et c’est tellement naturel que cette différence entre Zelda et lui n’en est même plus une, le mutisme de Parker n’est jamais vu comme un handicap, ni par lui-même, ni par Zelda, ni par le lecteur.

L’envie de vivre

Alors que Parker se met en tête de donner à Zelda l’envie de continuer à vivre, c’est en réalité l’inverse qui va s’opérer. Depuis la mort de son père et son mutisme, Parker fait le strict nécessaire en société : il va en cours – parfois – et se limite au lycée. Ses seules relations, en dehors de celle, compliquée, avec sa mère, se résume à ses camarades de classe. Pour ôter à Zelda l’envie de se jeter du haut du Golden Gate Bridge, il lui fait visiter San Francisco, lui fait découvrir des endroits pleins de vie, la présente à ses camarades de classe qui deviennent des amis. Au fil des pages, petit à petit, le rapport de force s’échange. C’est Parker qui apprend à vivre, grâce à Zelda.

Des personnages aux multiples différences…

A priori, Parker et Zelda n’ont rien en commun. Elle est sûre d’elle, a tout vu, tout vécu et une immense tristesse, lassitude se lit dans son regard. Lui s’efface jusqu’à être invisible aux yeux du monde et vole dans les hôtels sans raison apparente. En apparence, rien ne les poussait à s’entendre…

… mais pourtant similaires

Zelda parle, Parker écoute. Chapitre après chapitre, ils apprennent à se connaître et se complètent parfaitement. Zelda laisse Parker tenter de la convaincre à condition qu’il envoie des candidatures à des universités. Parker et sa mère vivent dans le souvenir de son père, comme s’il allait revenir d’un jour à l’autre. Ils ne vivent plus vraiment, attendent quelque chose qui ne viendra jamais. Zelda, quant à elle, ne vit plus rien de nouveau et n’en peut plus.

Un renouveau des thèmes Young Adult

La plume de Tommy Wallach est extrêmement fluide, les chapitres courts rythment la lecture de ce roman unique, qui aborde des thèmes récurrents en littérature Young Adult d’une nouvelle façon.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Catégorie : LITTÉRATURE
Mots-clés : Amour, Déprime, Deuil, École,
DÈS 14 ANS NOUVEAUTÉ Si c’est pour l’éternité – Dès 14 ans

Collection : Roman Grand format
Auteur : T. Wallach
Traducteur : A. Guitton Et si vous tombiez amoureux d’une immortelle ?
Enchanté. Moi, c’est Parker. J’ai 17 ans, je suis moyennement mignon et j’aime sécher les cours pour traîner dans les halls des hôtels chics de San Francisco. J’en profite pour perfectionner mes techniques de pickpocket.
Ah et je n’ai pas prononcé un mot depuis la mort de mon père, il y a 5 ans.
Voilà, vous savez (presque) tout.
Mais laissez-moi vous raconter l’évènement le plus marquant de ma vie : ma rencontre avec Zelda Toth et ce jour où j’ai décidé de tout faire pour lui redonner le goût à la vie.
16,95 €
320 Pages
Parution : février 2018

Stronger ou les impacts insoupçonnés d’un choc post traumatique

Stronger
Stronger, film de David Gordon Green, Copyright Metropolitan FilmExport

Stronger ou les impacts insoupçonnés d’un choc post traumatique

Un Jake Gyllenhaal rajeuni et amaigri pour paraitre 10 ans de moins hante le film Stronger avec un éternel sourire pincé et une bonne volonté battue en brèche par ses démons intérieurs. Car en perdant ses deux jambes lors des attentats du 15 avril 2013 en marge du marathon de Boston, son personnage perd peu à peu pied au propre comme au figuré entre un traumatisme jamais vraiment pris en charge médicalement et une famille disfonctionnelle toxique. Si le film touche par son indéfectible sincérité et sa volonté d’aborder le sujet de front sans faux semblants, il finit néanmoins par tourner en rond mais bien heureusement sans parvenir à lasser le spectateur!

Un drame de l’ère moderne

En s’intéressant à Jeff, jeune homme issu d’une famille redneck US urbanisée mais toujours furieusement simpliste dans ses raisonnements, le réalisateur David Gordon Green confronte les visions du monde dans un grand maelström philosophique. Car si Jeff a tout du bon gars placide et bienveillant, sa mère alcoolique et excessive en tout manque de déteindre sur lui, agressant autant le spectateur que tous ceux qui entendent sa logorrhée patriote matinée de racisme primaire et d’américanisme basique. Le deuxième personnage principal du film est Erin, petite amie épisodique qui court le fameux marathon auquel Jeff est venu assister afin de la supporter. Ses sentiments lui font supporter l’insupportable, à savoir la famille de Jeff et cette mère cloitrée dans ses préjugés nauséabonds, avec une éternelle clope vissée au bec malgré ses incessants toussotements. Sans le savoir, cette dernière représente une Amérique imbue d’elle même, va-t-en guerre et incapable d’aucune remise en cause. Jeff est balloté entre un traumatisme dont il a peine à se remettre mais rien n’y fait, sa mère ne pense qu’à elle même sans savoir réellement se préoccuper de son fils. Quand Erin fait montre d’une patience infinie, cette mère reste figée dans ses certitudes primaires, personnifiant ainsi une certaine Amérique honnie d’une grade partie du monde.

Un film proche des évènements

Le film a été tourné à Boston peu après les évènements, moins de 5 ans après, faisant affronter les souvenirs personnels des figurants et d’une grand partie de la population. Le film s’inscrit dans la vie de la cité, faisant dérouler certains scènes dans les enceintes de hockey des Bruins ou de Base-ball des Red Sox. Au coeur de ce qui a été pendant longtemps le poumon économique de l’Amérique, c’est à une certaine idée de la fierté que le film confronte. Pendant que le héros sombre dans une rééducation sans motivation faute de prise en charge psychologique, le spectateur se questionne sur ce nouvel état du monde où les peuples se craignent sans se connaitre. Jake Gyllenhaal interprète comme toujours son personnage avec cette touche de faiblesse mêlée de volonté qui le rend si poignant. Et si le film baisse de rythme, c’est parce que la chute du personnage est lente et ô combien réaliste.

Stronger propose une aventure humaine où la volonté seule peut permettre de soulever des montagnes. Poignant et authentique, le film touche par sa sincérité.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Stronger
Stronger

En ce 15 avril 2013, Jeff Bauman est venu encourager Erin qui court le marathon : il espère bien reconquérir celle qui fut sa petite amie. Il l’attend près de la ligne d’arrivée quand une bombe explose. Il va perdre ses deux jambes dans l’attentat. Il va alors devoir endurer des mois de lutte pour espérer une guérison physique, psychologique et émotionnelle.

Sortie : le 7 février 2018
Durée : 1h59
Réalisateur : David Gordon Green
Avec : Jake Gyllenhaal, Tatiana Maslany, Miranda Richardson
Genre : Drame, Biopic

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Outlander 3 : le voyage, enfin disponible en livre audio (Audible)

outlander Outlander 3 : le voyage, vient de sortir en livre audio

Audible vient de sortir le livre 3 : Le Voyage de la série fantasy Outlander, que vous connaissez peut-être pour son adaptation en série-télé disponible sur Netflix. Ecrit par Diana Gabaldon, Outlander est entièrement incarné par la voix de la comédienne Marie Bouvier, qui adopte des intonations différentes en fonction des personnages.

Dans ce troisième livre audio de la série, on retrouve nos héros en proie aux dilemmes. Pour mémoire, en traversant une brèche d’un menhir, Claire Beauchamp-Randall – infirmière de guerre en 1945 (et mariée à un certain Franck Randall) – s’est retrouvée au XVIIIe siècle ! Soit 200 années en arrière. Là, elle a dû faire face à Jack Randall (l’ancêtre de son mari) et pour lui échapper, elle a dû épouser un autre homme : Jamie Fraser. Elle découvre vingt ans après que son premier amour, Jamie, a survécu à une terrible bataille alors qu’elle le croyait mort. Claire va-t-elle vraiment remonter le temps pour retrouver son Jamie tant aimé ? Mais où est-il donc ? Est-il seulement vivant ? Claire vit avec Frank, son nouveau mari qui est parfaitement au courant de cette histoire incroyable. Même s’il a du mal à le digérer…

On ne spoilera pas mais autant dire qu’il ne sera pas facile d’interrompre sa lecture tout au long des 35h37min qui jalonnent ce troisième opus. Au rythme de la voix caméléon de Marie Bouvier, chaque chapitre dévoile son lot de rebondissements avec la richesse et la force descriptive propres à l’écrit. Une lecture qui offre suspens, angoisses et surprises, plaçant nos personnages au coeur d’un tourbillon d’incompréhensions, d’espoirs, de drames et de colères. Rien ne leur sera épargné.

Conclusion : une expérience audio à la hauteur

L’expérience du livre audio à travers des séries comme Outlander, Alien ou Game Of Thrones tient ses promesses. Que ce soit dans les transports en commun ou dans son lit, on voyage avec nos héros préférés qui ponctuent notre journée ! Mais attention, ne tombez pas amoureuse de notre Jamie ! Il va désormais falloir attendre la parution du quatrième volet, d’ores et déjà prévu pour le 8 mars 2018 dans le catalogue d’Audible.

Accédez au livre audio Outlander 3 : Le Voyage

Offre d’essai Audible : 1 livre audio gratuit !

Profitez de l’offre d’essai Audible pour vous offrir gratuitement un livre Audio avec Audible.fr, pendant le premier mois d’un abonnement mensuel. Si vous n’avez pas aimé l’expérience, vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Si au contraire, vous souhaitez rester abonné, vous recevrez chaque mois un crédit audio vous permettant de télécharger un livre audio, pour 9,95 euros.

Bénéficiez d’un livre audio gratuit

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS (saison 7) » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le voyage (Outlander 3)

Vingt années se sont écoulées depuis le périple de Claire Beauchamp-Randall dans l’Écosse du XVIIe siècle. Si l’infirmière britannique a refait sa vie depuis, le souvenir de Jamie Fraser et des années tumultueuses vécues ensemble reste intact. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il a survécu à la sanglante bataille de Culloden ayant marqué la défaite de l’armée écossaise, elle se trouve confrontée à un terrible dilemme. En remontant une nouvelle fois le temps, retrouvera-t-elle celui qu’elle a quitté deux décennies auparavant ?

Fuite, tempêtes, intrigues politiques et prophéties étranges : la suite d’une série incontournable !

Ce livre audio en version intégrale vous est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.

©1997 Baror International / Presses de la Cité pour la traduction française. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Safavi (P)2018 Audible Studios

Date de parution : le 25 janvier 2018
Auteur : Diana Gabaldon
Lu par : Marie Bouvier
Durée : 35h et 37 mn
Acheter sur : Audible

L’insulte, un film troublant sur les arcanes cachées de la haine

L'insulte
L’insulte, Film de Ziad Doueiri, Copyright Diaphana Distribution

L’insulte, un film troublant sur les arcanes cachées de la haine

D’une situation conflictuelle mais anecdotique entre deux hommes aux caractères peu commodes, le film L’insulte dévie vers un tableau sans concessions du Liban contemporain. Pays encore récemment en guerre et aux blessures jamais complètement refermées, le Liban accueille une proportion importante de réfugiés palestiniens qui génèrent encore beaucoup de crispations dans des communautés qui vivent ensemble sans forcément s’apprécier. La caméra de Ziad Doueiri s’attache à complexifier à dessein la situation à partir d’une base ultra caricaturale pour détricoter savamment le contexte et les tensions cachées. Un vrai travail d’orfèvre.

Un fait divers lourd de sens

Le film débute comme une énième fiction sur les avanies du quotidien. Un ouvrier palestinien se prend sur le cou de l’eau s’échappant d’une gouttière au dessus de lui. En levant la tête, il aperçoit un homme en train d’arroser sa terrasse. La gouttière n’est pas règlementaire, l’ouvrier consciencieux décide de proposer ses services au quidam pour la lui réparer gratuitement. Devant son refus plutôt hostile de le laisser entrer chez lui, l’ouvrier met en oeuvre une réparation rapide pour mettre la gouttière aux normes. Sans rien demander, il la découpe et la remplace par un système de raccordement au dispositif d’évacuation de l’immeuble, mais le quidam s’énerve et casse tout rageusement au marteau, invectivant vertement l’ouvrier qui l’insulte alors. Cette insulte triviale va devenir un noeud de friction entre les deux hommes et la situation va s’envenimer jusqu’à aboutir à un procès retentissant qui fera s’embraser les différentes communautés du pays. Continuer à résumer l’intrigue ne rendrait pas parfaitement justice à un film qui s’échine à brouiller les pistes sous une épaisse couche de préjugés et de silences pesants. Mais les deux acteurs principaux multiplient savamment les regards en coin et les attitudes belliqueuses pour entretenir le flou et tenir le spectateur en haleine tout du long. Car en plus d’être très bien ficelée, l’histoire tourne tout le monde en bourrique avec des retournements inopinés et des basculements d’opinion. Car comme nous l’apprend le film, il n’y a pas de coupables, juste des blessés de la vie qui continuent de vivre avec le poids de blessures cachées qui n’attendent qu’une étincelle pour exploser. L’insulte se suit à la fois comme un thriller et un western dans son ambiance de poudrière moyen orientale au carrefour des inimités et des rivalités. Entre Israel et la Syrie, avec l’Iran et l’Arabie Saoudite pas loin, le Liban est un petit pays forcément instable. Et quand le film se finit sur une note d’espoir avec une justice à l’écoute des susceptibilités et désireuses de maintenir la paix sociale, le spectateur ne peut que respirer.

L’Insulte est un vrai film de genre qui porte haut le cinéma souvent complexe et léché du Moyen-Orient. Une telle alternative aux films caricaturaux et souvent malheureusement tout semblables d’Hollywood ne se refuse pas. L’Insulte est un vrai bon film touchant et puissant qui ravira les esthètes et amateurs de cinéma exigeant.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
L'insulte
L’insulte

A Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux. De blessures secrètes en révélations, l’affrontement des avocats porte le Liban au bord de l’explosion sociale mais oblige ces deux hommes à se regarder en face.

Sortie : le 31 janvier 2018
Durée : 1h52
Réalisateur : Ziad Doueiri
Avec : Adel Karam, Rita Hayek, Kamel El Basha
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Avec le corps qu’elle a, un livre dérangeant et vrai sur la femme (Albin Michel)

Christine Orban

Avec le corps qu’elle a, un livre dérangeant et vrai sur la femme (Albin Michel)

Christine Orban sort un livre brûlant d’actualité, Avec le corps qu’elle a. Elle ne raconte nullement l’histoire d’un viol d’une femme, mais ce que vit cette jeune femme de vingt ans est sans doute autant traumatisant qu’un viol.

La domination perverse d’un homme

Gwendoline a onze ans quand sa maman, veuve se remarie. Pour elle, son beau-père, ancien ministre, ne sera jamais Huber (sans t), mais seulement BP. Sa mère aussi avait peur de BP. Mais jamais elle ne se révoltait. BP dominait, de façon perverse. C’était ainsi. Donc Gwendoline a subi aussi toute sa vie les remarques de son BP. Et cet homme qui se pensait surpuissant l’a complètement détruite et l’a réduite uniquement à un corps. Avec le corps qu’elle a, ça va être facile pour elle… Cette phrase va rester gravée au fond d’elle et va l’empêcher de devenir une femme épanouie. Au contraire, elle n’aura aucune confiance en elle alors que c’est une jeune femme brillante qui vient d’être publiée ! Un seul geste et une seule phrase de son BP auront suffi à détruire cette jeune femme. Une blessure psychologique invisible et enfouie au plus profond d’elle, une perte d’estime d’elle-même. Et ceci pour de nombreuses années…

Sa mère comme mauvais exemple

Chaque mot, chaque phrase, chaque situation vécue par cette jeune femme résonne en nous comme un cri de vérité. Aujourd’hui alors que la parole se délie et que des femmes crient au monde entier leurs souffrances, Christine Orban fait ressortir une vérité vraiment troublante. Comment dénoncer ce qui ne se voit pas, ce qui ne laisse aucune trace physique si ce n’est psychologique ? Il est facile de blesser quelqu’un avec seulement un mot, et encore davantage une jolie jeune femme qui a un corps qui attire tous les regards, malgré elle. Une femme réduite à l’état de corps, une simple attirance sexuelle. Ou même un morceau de corps car elle pose comme mannequin. Soit son cou soit ses pieds, soit ses mains sont photographiés. Elle est morcelée dans son corps comme dans son esprit. Même elle, elle ne se voit plus comme une personne intègre. Et l’attitude soumise de sa mère ne l’aide pas à se rebeller.

Christine Orban fait une très belle analyse d’une femme qui va parler à toutes les femmes, mais également à tous les hommes. Un beau portrait de femme, trop jolie pour avoir pu se réaliser en dehors de cette beauté toujours mise en valeur par les hommes qui l’entourent.

Avec le corps qu’elle a, un livre bouleversant qui pose les bonnes questions et qui montre d’un côté la fragilité de l’esprit humain et d’un autre la facilité du pouvoir de destruction possible… La complexité de notre condition humaine…

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Elle a vingt ans, et son premier roman vient d’être accepté par un éditeur.
Ce jour d’été, au bord de la mer, aurait dû être le plus heureux de sa vie, si Beau-Père ne l’avait pas réduite à un corps dont la beauté serait le seul atout. Debout, au-dessus d’elle, il lui avait lancé devant tous les invités : « Avec le corps qu’elle a, ça va être facile pour elle… » Ces mots vont fracasser son existence pendant des années et la mener au bord du gouffre.
Dans ce roman, Christine Orban explore, avec une grande sensibilité et des accents fitzgéraldiens, les « blessures invisibles » d’une jeune femme, et sa difficulté d’être elle-même dans un monde où triomphent les apparences et la domination masculine.

Date de parution : le 1er février 2018
Auteur : Christine Orban
Editeur : Albin Michel
Prix : 18 € (234 pages)
Acheter sur : Amazon

Finding Phong, un documentaire fort sur la quête de soi

Finding Phong
Finding Phong

Finding Phong, un documentaire fort sur la quête de soi

Finding Phong est un documentaire qui se passe dans les temps actuels au Vietnam. Les 2 réalisateur suivent Phong, jeune homme qui se considère depuis toujours comme une femme emprisonnée dans un corps d’homme. Profondément malheureux de sa condition, il envisage la solution extrême du changement organique de sexe. Jouer à la femme ne lui suffit plus, il sent le besoin impérieux d’une modification intégrale. Le documentaire s’intéresse au personnage, à son état d’esprit et à sa famille pour un tableau doux amer de la société vietnamienne.

Une identité en construction

Le documentaire débute avec un Phong jeune, mince et déterminé. En tant qu’homme , il n’accepte pas sa place dans le monde. La caméra le suit dans son intimité, chez lui, en train de se filmer et de raconter à l’objectif sa déception de ne pas être né femme. Il sait qu’il pourrait jouer à la femme comme font beaucoup de ladyboys entre le Vietnam et la Thailande, jeunes hommes qui se manucurent, se coiffent et se maquillent jusqu’à ressembler à s’y méprendre à des femmes, sans en être vraiment. L’attitude ne lui suffit plus et il envisage la manière forte, l’intervention chirurgicale définitive qui lui enlèverait cette protubérance non désirée pour la remplacer par un vagin. Combien douloureux aussi bien physiquement que psychologiquement, le choix du changement de sexe s’impose devant la caméra des deux réalisateurs. Le documentaire offre un regard sur soi densifié du regard des autres jusque l’incompréhension d’une famille qui ne peut pas s’opposer. La mère de Phong écoute ses propos et tente de lui faire changer d’avis, en désespoir de cause. Puis le documentaire devient légèrement glauque lorsque Phong rencontre un chirurgien en Thailande qui lui explique par le menu les détails de l’opération. Photos et dessins à l’appui, le spectateur apprend comment procéder exactement. Les possibilités médicales semblent infinies et l’opération est devenue somme toute courante dans cette partie du monde. Mais par delà l’acte lui-même, le documentaire s’intéresse surtout à l’importance de la question de l’identité dans une société déphasée. Entre un conflit encore présent dans toutes les mémoires, les transformations de la société avec une urbanisation galopante, les sirènes du capitalisme et les doutes personnels, chacun doit trouver sa place, quelqu’en soit le prix.

Finding Phong est un documentaire touchant sur un parcours personnel fait de détermination et d’angoisse. Certains seront également un peu effrayés par cette solution extrême qui ressemble un peu à une impasse existentielle. Phong sera-t-il plus heureux en femme qu’en homme, c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Finding Phong
Finding Phong

Phong, benjamine d’une famille de six enfants, a grandi dans une petite ville au centre du Vietnam. Depuis son plus jeune âge, elle s’est toujours considérée comme une fille prise au piège dans un corps de garçon. Lorsqu’à vingt ans elle rejoint Hanoi pour entrer à l’université, elle découvre qu’elle n’est pas l’unique personne à vivre cela. Caméra au poing, Phong décide alors de vivre en accord avec elle-même et amorce une métamorphose qui l’amène à affronter les peurs de sa famille, à éprouver la valeur de ses amis, puis à découvrir, telle une adolescente, les jeux de séduction et la sexualité… Le film accompagne Phong au plus près jusqu’à son ultime décision : doit-elle subir une opération chirurgicale de réattribution sexuelle ?

Sortie : le 14 février 2018
Durée : 1h32
Réalisateur : Phuong Thao Tran, Swann Dubus-Mallet
Avec : Acteurs inconnus
Genre : Documentaire

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Hôtel Feydeau : la pastille réussie et surréaliste de Georges Lavaudant

Hôtel Feydeau : la pastille réussie et surréaliste de Georges Lavaudant
Astrid Bas, Lou Chauvain, André Marcon, Manuel Le Lièvre, Gilles Arbona © Thierry Depagne

Hôtel Feydeau : la pastille réussie et surréaliste de Georges Lavaudant

Georges Lavaudant est à l’affiche de l’Odéon Théâtre de l’Europe après l’avoir dirigé de 1996 à 2007, avec un condensé de cinq pièce de Feydeau, toutes écrites en un acte et à la fin de sa carrière.

A partir d’un découpage enlevé et dynamique qui permet de passer d’une pièce (fragmentée à l’essentiel) à l’autre puis d’y revenir, sur un ton aussi acidulé que décalé, Lavaudant cristallise à l’envi la période de crise et son emballement où chacun des couples exposé s’affronte dans une surenchère de mauvaise foi et de répliques assassines.

Des couples donc et à chaque fois l’apocalypse : un mari qui rentre un peu trop tard d’un bal costumé en Louis XIV, un valet un peu abruti qui frappe à la mauvaise porte pour annoncer la mort subite de la belle-mère ou encore une impossible purgation de bébé en passant par une femme qui veut absolument que son mari porte sur la tête un pot de chambre qui n’a jamais servi !.

Un guerre des sexes

Et pour les incarner huit personnages sur scène : quatre hommes (Gilles Arbona, Benoît Hamon, Manuel Le Lièvre et André Marcon) et quatre femmes (Astrid Bas, Lou Chauvain, Grace Seri et Tatiana Spivakova), qui sont les couples que l’on rencontre dans Feu la mère de madame, On purge bébé !, Léonie est en avance et Mais n’te promène donc pas toute nue !.

La traversée débute par un prologue où John, le valet de chambres s’insurge contre sa maîtresse, voulant altérer d’un crachat  tous les potages des bourgeois de Paris et offre aussi un épilogue, le prologue étant tiré de Cent millions qui tombent, une pièce de Feydeau restée inachevée.

La langue, tranchante, mène le bal dans une danse infernale propice aux saillies à double sens, jeux de mots, et joutes verbales qui mettent à mal le couple réduit en l’absence de tout désir, à une provocation dominatrice et un constat d’impuissance.

Une folie surréaliste

Et dans cette fuite en avant aussi drôle que féroce, André Marcon, Gilles Arbona et Manuel Le Lièvre sont formidables de cocasserie.

Entre les pièces et leur télescopage, un intermède musical jazzy fait naître une chorégraphie avec les comédiens dans le pur esprit de « Palace » et sa folie surréaliste à l’instar du décor très réussi de Jean-Pierre Vergier avec son hall d’hôtel immaculé seulement meublé de huit chaises colorées, laissant de chaque coté apparaître deux portes prêtes à claquer.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : le 9 février 2018 l Lieu : Théâtre Montansier (Versailles)
Metteur en scène : Georges Lavaudant

La beauté du temps, un panorama des plus belles pièces horlogères (Flammarion)

La beauté du temps, un panorama des plus belles pièces horlogères (Flammarion)

François Chaille et Dominique Fléchon ont réalisé un superbe livre sur La beauté du temps. Vous le lisez comme une visite dans un musée. Un réel plaisir des yeux !

François Chaille est écrivain et passionné d’horlogerie. La beauté du temps n’est pas son premier chef-d’œuvre réservé au temps. Quant à Dominique Fléchon, il est expert en haute horlogerie et également historien.
Avec La beauté du temps, vous trouverez à la fois l’évolution de l’horlogerie dans le Monde et l’Histoire qui l’accompagne. Le tout accompagné de splendides photographies.
Le livre commence au Moyen-Âge pour se terminer au XXIe siècle. Vous allez retrouver l’évolution de la montre au fil des siècles : l’horloge à carillon, astronomique, la pendule murales à pois, des horloges de table miniature, des horloges-automates, des montres de poche, des pendules sur piédestal, des pendules baromètres, la montre  » oignon  » à réveil, le Cartel style Louis XIV, la montre à châtelaine, la pendule Louis XVI, le chronomètre de poche, la pendulette de voyage, la montre de poche extra plate, la pendule  » lyre « , la pendule de cheminée, la montre double-face, montre-broche art déco, la montre de poche à grande complication, la montre cadenas, et enfin la montre-bracelet.

L’évolution des pièces horlogères dévoilent l’évolution de la société et ses progrès techniques. Parallèlement à cette évolution de très beaux chefs-d’œuvre artistiques sont représentés comme ayant marqués l’Histoire.
C’est à la fois dans un contexte historique et technologique qu’a évolué le monde de l’horlogerie.

Ce très beau livre de près de trois cents pages, avec de magnifiques photos se lit comme une visite au musée. Le plaisir des yeux d’abord et ensuite l’explication historique. Un livre accessible à tous les passionnés d’horlogerie et/ou d’histoire.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

François Chaille, Dominique Fléchon
La Beauté du Temps
Flammarion, Hors collection – Architecture & design
Paru le 24/01/2018
Genre : Mode
280 pages, 75€ – 241 x 286 mm Couleur – Relié sous jaquette

Laisse tomber les filles, un livre passionnant sur les années 60 (Albin Michel)

Gérard de Cortanze

Laisse tomber les filles, un livre passionnant sur les années 60 (Albin Michel)

Gérard de Cortanze a choisi les années 60 pour son dernier livre Laisse tomber les filles. Si le titre est léger, le livre ne l’est pas.

Années 60 et la période yéyé

On suit l’histoire de quatre adolescents de 1963 à 2015. Soit à partir de leurs quinze ans. Ce retour en arrière est fabuleux ! Plein de petits détails de la vie quotidienne de cette époque nous ravisent. En découvrant toutes ces particularités, on a l’impression qu’on était à la préhistoire en 1963 ! Émergence de la télévision, en noir et blanc, réservée à une toute petite partie de la population, mode vestimentaire avec l’arrivée de la mini-jupe, évolution des mœurs avec la pilule… L’évolution de la femme démarre dans les années 60… Et Gérard de Cortanze en parle merveilleusement à travers son héroïne, Michèle. Les trois meilleurs amis sont tous amoureux d’elle. Il faut dire qu’elle est jolie, bien dans son corps, toujours contente et un brin féministe. L’histoire est sans cesse bercée par la musique de son époque. France Gall, Johnny Halliday, Les Beatles, les Rolling Stones, un nombre impressionnant de grands chanteurs avec leurs chansons phares prennent toute leur place au cœur du roman, grâce à François, complètement passionné de rock. Antoine, lui, est passionné par la politique. Quant à Lorenzo, c’est un passionné de cinéma et de littérature, et en même temps champion du 800m. Un pur intellectuel, sportif… Michèle vit une histoire d’amour avec chacun d’eux, secrètement et conjointement !

Mai 1968 au moment du Bac

Et puis, arrive 1968. Même si ce sont tous des banlieusards, ils vont s’arranger pour être présents lors des manifestations… Chacun manifeste à sa façon ! On revit les terribles affrontements de 68, les rêves des étudiants et les vagues de protestation et de violence qui ont duré plusieurs semaines. Tout ça pour ça, a-t-on envie de dire…
Et puis, on va surtout s’intéresser à Michèle. A sa façon de vivre, à ses amours. C’est une femme libérée qui ne supporte pas de se sentir prisonnière. Incapable de se fixer longtemps avec la même personne et encore moins de  » sacrifier  » sa vie à l’éducation d’un enfant. Une femme moderne ?

Années jusqu’à 2015

Laisse tomber les filles reste un roman original car son histoire est peu commune et reflète merveilleusement les années 60. Même si les  » mousquetaires  » vieillissent et connaissent les attentats de janvier 2015, leurs meilleures années restent celles de leur adolescence. Ils en parlent, à l’approche de leur soixantaine, avec beaucoup de nostalgie. Si au moment de l’adolescence, les jeunes n’ont pas la conscience de vivre une période unique, elle le devient au fil des années !

Gérard de Cortanze a réalisé un livre vraiment passionnant qu’il faut lire en écoutant sa bande originale composée de 98 titres, 3 CD des plus gros succès des années Yéyé ! A acheter ici !
Un vrai moment de bonheur !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le 22 juin 1963 à Paris, quatre adolescents assistent, place de la Nation, au concert donné à l’occasion du premier anniversaire de Salut les copains. Trois garçons : François, rocker au coeur tendre, tenté par les substances hallucinogènes ; Antoine, fils d’ouvrier qui ne jure que par Jean Ferrat ; Lorenzo, l’intellectuel, fou de cinéma et champion de 800 mètres.
Une fille : Michèle, dont tous trois sont amoureux, fée clochette merveilleuse, pourvoyeuse de rêve et féministe en herbe.
Commencé au coeur des Trente Glorieuses et se clôturant sur la « marche républicaine » du 11 janvier 2015, ce livre pétri d’humanité, virevoltant, joyeux, raconte, au son des guitares et sur des pas de twist, l’histoire de ces baby-boomers devenus soixante-huitards, fougueux, idéalistes, refusant de se résigner au monde tel qu’il est, et convaincus qu’ils pouvaient le rendre meilleur.

Date de parution : le 3 janvier 2018
Auteur : Gérard de Cortanze
Editeur : Albin Michel
Prix : 22,50 € (438 pages)
Acheter sur : Amazon

 

[TEST] Quitoque : le panier repas qui change ta vie

panier repas
Quitoque : le meilleur du panier repas ?
[vc_text_separator title= »Quitoque.fr » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Quitoque, le panier repas idéal ?

La révolution est en marche ! Finie la fameuse liste de course du dimanche soir où l’on se torture l’esprit pour trouver des idées de menu originales qui pourraient égayer nos assiettes et où l’on essaie de ne rien oublier pour ne pas avoir à retourner quatre fois au supermarché. Oui, parce que maintenant, il y a des paniers repas ! Ces livraisons faites pour nous faciliter le quotidien avec tous les produits dont on a besoin pour préparer de bons repas, avec des ingrédients de qualité et toutes les recettes détaillées pour ne jamais se tromper ! Et pour Publik’Art, on a décidé de tester Quitoque. Impossible de passer à côté en ce moment ; Quitoque est partout, mais est-ce qu’ils nous vendent juste du rêve ou on tient vraiment LE panier repas à commander à tout prix ?

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Panier DUO : 39 € pour 2 recettes ou à partir de 57 € pour 4 recettes

Panier TRIO : 69 € pour 4 recettes

Panier FAMILLE (4-5 pers.) : 79 € pour 3 recettes ou 109 € pour 4 recettes

Note globale obtenue : 4,8/5

[vc_btn title= »VISITEZ LE SITE » color= »primary » align= »center » link= »url:https%3A%2F%2Fwww.quitoque.fr%2F|title:La%20GourmiBox|target:%20_blank| »][vc_text_separator title= »CONTENU DE LA BOX QUITOQUE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Pour le test, on a choisi la formule famille (pour 4-5 personnes) avec 5 repas pour la semaine. Un gros carton contenant tous les ingrédients nous a été livré par Chronopost, en respectant la chaine du froid, le jour et à l’heure que nous avions choisi : très pratique !

Au menu, en ce qui nous concerne, nous avions :

  • Crevettes panko, riz et légumes au soja
  • Filet mignon de porc à l’ananas
  • Escalopes de dindes roulées au chèvre
  • Céréales au potimarron rôti et jambon croustillant
  • Gratin aux pleurotes et crème de pecorino

Nous avons eu également la possibilité de tester deux des options qu’ils proposent : « les fromages de nos régions » (11,90 €) et « des desserts qui vont vous plaire » (9,90 €).

[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LA BOX » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Un panier repas énorme et magique à la fois

Première impression en voyant le carton : Ouah ! C’est énorme et magique à la fois ! Mieux qu’un cadeau sous le sapin, on n’a qu’une envie découvrir tout ce que l’on a à l’intérieur.

Et lorsque l’on déballe tout cela, on est loin d’être déçu ! Tout est soigneusement emballé en fonction de sa catégorie (viandes, légumes, produits secs…). A la fin, le réfrigérateur est plus que rempli et on a plus qu’une seule envie : cuisiner, surtout si l’on épluche le livret de recettes, comme on le ferait avec un livre de cuisine.

#onnemangepasquedespâtescheznous

On a bien entendu réaliser toutes les recettes, en prenant quelques libertés parfois (oui on l’avoue les brocolis sont toujours dans le frigo) mais dans l’ensemble, on s’est plutôt bien débrouillé ! Nos plats ressemblaient à leurs photos, et on n’était pas peu fier de çà ! (photos à la famille en mode vous avez vu comme on est forts #onnemangepasquedespâtescheznous obligent)

On n’était tellement motivé que les trente minutes passées aux fourneaux n’étaient finalement plus un obstacle ou une corvée ! On vous le redit, une véritable REVOLUTION ces paniers repas Quitoque !

panier repas
Filet mignon de porc à l’ananas

Au niveau des quantités, on en a eu largement assez ! Les bons mangeurs seront repus et les petits pourront se resservir toute la semaine !

Pour les fromages que nous avons testés en plus, c’est vraiment top : trois fromages différents, originaux et en direct du fromager parfait pour finir le repas. Quant aux desserts reçus également en plus, c’est très bon, mais moins extraordinaire même si on vous propose des marques que l’on ne trouve pas en supermarché !

Et le prix ? Salé ? Et bien non, 109 euros pour 5 recettes pour 5 personnes, c’est 4,36 euros par repas et par personne ce qui est plus que raisonnable ! Les petites options proposées (desserts, fruits frais, petit-déjeuner, fromages) tournent elle autour des 10 euros, ce qui est aussi très correct !

Quitoque a donc été pour nous une très belle découverte gustative et surtout un nouveau Life Style comme le disent si bien les jeunz. On adore, on adopte !

Le Béjart Ballet Lausanne visite la capitale pour 5 représentations exceptionnelles de La Flute Enchantée au Palais des Congrès du 7 au 11 février

Béjart Baller Lausanne La Flute Enchantée
Béjart Baller Lausanne La Flute Enchantée, Palais des Congrès

Le Béjart Ballet Lausanne visite la capitale pour 5 représentations exceptionnelles de La Flute Enchantée au Palais des Congrès du 7 au 11 février

Grand oeuvre de Mozart, La Flute Enchantée ne cesse d’inspirer les plus grands créateurs pour des oeuvres lyriques, musicales ou dansantes qui marquent leur temps. L’opéra chanté en allemand a beau daté de 1791, il reste d’une cruciale actualité avec son alternance de scènes magiques et comiques qui entrainent les auditeurs dans une sarabande d’airs ultra connus. Si l’Air de la Reine de la Nuit est devenu un des hymnes classiques les plus universellement écoutés, le déroulé de l’oeuvre en son entier ravit et enchante. Quand le Béjart Ballet Lausanne prend résidence au Palais des Congrès 5 soirs de suite, il faut accepter de braver le froid et la neige pour un vrai moment de magie.

Un héritage artistique toujours intact

10 ans après la disparition de son créateur, le Béjart Ballet Lausanne conserve toute sa légitimité avec un spectacle rassemblant près de 40 danseurs provenant de 18 pays à travers le monde, comme par exemple les Etats-Unis, la France et la Biélorussie. Un brassage culturel qui aboutit à une troupe soudée et animée de la même passion. La création du ballet en 1978 s’est depuis toujours accompagnée de la même fraicheur avec des danseurs âgés de 20 à 25 ans attirés comme des papillons de nuit pat la figure du maitre chorégraphe. Le nouveau directeur Gil Roman tient à conserver cette attraction de la danse et ça se voit sur la scène du Palais des Congrès. Les danseurs s’approprient l’oeuvre exigeante de Béjart avec des sauts acrobatiques et des tours très rapides. Les danseurs enchainent les tableaux accompagnés par une musique enregistrée faisant légèrement regretter l’absence d’un orchestre en direct avec ses chanteurs. Mais l’accent est mis sur la danse et les personnages légendaires de Tamino, Pamina et Papageno enchainent les performances sur une scène transformée en univers magique. Les oeuvres plus récentes du ballet sont moins demandées, faisant regretter une certaine frilosité des salles envers les créations plus originales. Mais Mozart ne se retourne pas dans sa tombe et son oeuvre est totalement respectée avec cette appropriation merveilleuse d’un déroulé qui ne cesse d’émerveiller le public à travers les âges. Se retrouver à écouter La Flute Enchantée avec un ballet dansant en même temps, c’est un moment forcément magique à ne pas bouder.

La Flute Enchantée au Palais des Congrès est une occasion unique d’admirer une oeuvre dansée flamboyante qui n’économise pas des danseurs visiblement heureux de se retrouver ensemble sur la scène. Les airs éternels accompagnent des chorégraphies exigeantes qui mettent à rude épreuve les physiques gracieux et musclés des interprètes. Ne reste plus qu’à se rendre Porte Maillot malgré le froid et les conditions difficiles de circulation pour obtenir la récompense si attendue et profiter d’un spectacle qui marque la saison artistique parisienne.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 7 au 11 février 2018 l Lieu : Palais des Congrès (Paris)
Metteur en scène : Maurice Béjart l Avec : prénoms noms

Hate to love, une romance sombre de Penelope Douglas (Harper Collins)

Hate to love, une romance sombre de Penelope Douglas (Harper Collins)

 

Dans Hate to love, on fait la rencontre de Ryen et Misha. Maintenant adolescents, ils s’écrivent depuis plus de sept ans. Ils n’habitent qu’à une cinquantaine de kilomètres l’un de l’autre mais ne se sont jamais rencontrés. Jusqu’au jour où Misha change d’identité et de lycée. Lui la reconnaît du premier coup d’œil mais pour Ryen, il n’est que le nouveau un peu étrange qui l’effraye.

Des personnages attachants

Ryen et Misha n’ont rien des personnages de romance habituels, ce sont des antihéros et c’est ce qui leur donne ce petit plus qui les rend attachant. Ryen n’a rien de l’adolescente douce que tout le monde aime, Misha n’a rien de l’adolescent au cœur d’or qui chante pour conquérir la fille qu’il aime. Mais ils sont comme une bouée de secours l’un pour l’autre, jusqu’au jour où ils se rencontrent et découvrent qui ils sont vraiment.

Une romance sombre

Leur relation commence sur un mensonge. Si lui sait qui elle est, elle n’en a aucune idée. Pour elle, il n’est que Masen, le nouveau un peu bizarre.
Pendant leurs années de correspondance, Ryen se décrit à Misha comme la fille qu’elle aimerait être. Elle lui jure son mépris pour la pom-pom girl populaire qui préfère s’en prendre au plus faible que de descendre d’un cran sur l’échelle sociale et risquer qu’on ne l’aime plus, sans lui dire que la pom-pom girl qu’elle ne supporte plus, c’est elle. Entre moments de doutes et de culpabilité, Ryen devient plus humaine au fil des pages, jusqu’à toucher du doigt celle qu’elle a toujours voulu être.

Une évolution vers la noirceur

L’originalité de Hate to love n’est plus à débattre, c’est une romance comme on en voit rarement. Les premiers chapitres peuvent être déroutants puisqu’on passe d’une ambiance assez légère, où on en apprend un peu plus sur la relation qui unit Misha et Ryan, à une atmosphère très clairement sombre. En l’espace d’une page, c’est tout le roman qui bascule. S’il faut quelques chapitres au lecteur pour s’acclimater à ce changement, c’est sans doute pour le mieux car c’est ce qui fait de Hate to love un roman aussi original et prenant.

La plume de Penelope Douglas est rythmée et nous tient en haleine jusqu’à la révélation finale.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ils étaient faits l’un pour l’autre… jusqu’au jour où ils se sont rencontrés

Depuis plus de sept ans, Misha et Ryen échangent des lettres. Des lettres dans lesquelles ils se racontent, se livrent, se soutiennent. Une seule règle : ne jamais chercher à se rencontrer. Un interdit qui a convenu à Misha pendant toutes ces années. Il n’a pas besoin de connaître le visage de Ryen pour qu’elle soit sa muse, son inspiration, celle pour qui il écrit ses chansons et, quelque part, son âme sœur. Mais, un soir, il croise une jeune fille dont les goûts excentriques se rapprochent un peu trop de ceux que Ryen lui a décrits dans ses lettres pour que ce soit une coïncidence… Et alors, face à cette jeune fille d’une beauté solaire, renversante, Misha n’a aucun doute : il sait que c’est elle. Maintenant, impossible de résister, il doit s’approcher. Quitte à ne jamais révéler à Ryen qui il est vraiment. Et quitte à découvrir une Ryen bien différente de l’idéal qu’il s’était imaginé…

Date de parution : le 2 novembre 2017
Auteur : Penelope Douglas
Editeur : Harper Collins
Prix : 14,90 € (468 pages)

Le musicien nigérian Femi Kuti revient avec un nouvel album, One people, One World.

Femi Kuti, One People One World
Femi Kuti, One People One World

Le musicien nigérian Femi Kuti revient avec un nouvel album, One people, One World

Femi Kuti fera paraitre son 10e album One People, One World le 23 février prochain pour creuser le sillon de l’afrobeat. Ce cocktail de jazz, de funk et de musique africaine traditionnelle popularisé dans les années 70 par son père Fela Kuti n’a rien perdu de sa pertinence en relayant un discours de paix et de partage toujours d’actualité. Le clip de One World illustre la multiplicité des influences pour une musique qui pioche autant dans le R&B que dans le reggae et la musique africaine. En s’impliquant dans la politique de son pays, Femi Kuti milite pour un système plus sain et moins marqué par la corruption. Nommé porte-parole de l’UNICEF pour la défense des droits des enfants, Femi Kuti fait montre d’une générosité qui se ressent dans sa musique, lui habitué des concerts de plus de 5 heures non stop terminés au bord de l’épuisement. Enregistré à Lagos au Nigéria, l’album voit l’éternel groupe d’accompagnement de Femi Kuti l’accompagner, Positive Force.

One People, One World ne cache pas son message politique, quitte à naviguer dans un angélisme assumé. Fémi Kuti milite pour la fin des conflits stériles et l’accession vers une unité mondiale. La section de cuivres insistante souligne la voix honnête et familière  du chanteur. Les musiciens font entendre leurs instruments sans temps mort, Awomolo Opeyemi à la guitare, Andrew Aghedo à la basse et Ayodele Alaba à la batterie.

Evoquant des forces supérieures qui lui donnent ce don de jouer de la musique et de la laisser couler hors de lui, Femi Kuti perpétue la mémoire familiale en ne cessant de jouer et de composer, lui qui a battu le record mondial Guinness de la note la plus longue jouée sur un sax avec une performance de 51 min 35 secondes le 15 mai 2017. Impressionnant.

One People One World est un album sorti chez  Partisan / Knitting Factory.

Une Kate Winslet prodigieuse dans le nouveau film de Woody Allen Wonder Wheel

Wonder Wheel
Wonder Wheel, film de Woody Allen, Copyright Mars Films

Une Kate Winslet prodigieuse dans le nouveau film de Woody Allen Wonder Wheel

Depuis toujours, Woody Allen a pris la bonne habitude de réaliser un film tous les ans pour des résultats qui varient du passable au très bon. Qui ne manque jamais ce rendez-vous annuel sait que l’ambiance varie entre comédies plutôt légères et films plus sombres, voire dramatiques. Wonder Wheel s’inscrit dans la deuxième catégorie avec une héroïne tiraillée entre rêves déçus et réalité désenchantée. Kate Winslet est au centre du film et devient une nouvelle égérie allenienne dans la droite lignée de Cate Blanchett dans Blue Jasmine. Son personnage illumine le film grâce à une prestation flamboyante qui subjugue le spectateur.

Un scénario simpliste au coeur des années 50

Dans l’imaginaire américain, les années 50 correspondent à un âge d’or incessamment évoqué au cinéma depuis American Graffiti de George Lucas sorti en 1973. Woody Allen y situe l’action de Wonder Wheel en se concentrant sur l’envers du décor avec 4 outsiders qui vivent en marge du rêve américain. Ginny (Kate Winslet) est au centre du dispositif, mère divorcée et remariée qui n’a jamais pu réaliser son rêve de percer dans le monde du showbiz. Son nouveau mari Humphy (James Belushi) gère un manège dans le parc d’attractions de Coney Island et loue un appartement juste en face de la grande roue, cause de tourments pour son épouse fatiguée du bruit continuel et sujette à d’incessantes migraines. Préoccupée par son fils Richie (Jack Gore) pyromane en herbe, Ginny s’éprend du séduisant maitre nageur Mickey (Justin Timberlake) et espère pouvoir partir avec lui pour enfin trouver le bonheur. Mais l’irruption de la fille d’Humphy Carolina (Juno Temple) remet tout en cause. Plus jeune et plus séduisante qu’elle, Carolina devient une rivale pour Ginny en s’accaparant les bonnes grâces d’Humphy et bientôt de Mickey. Woody Allen imagine un scénario digne d’un soap opéra mais sait y apporter les quelques touches dramatiques nécessaires et inopinées pour pimenter le tout. Et pour cela, il se base comme souvent sur des acteurs en grande forme.

Kate Winslet au firmament

Wonder Wheel aurait atteint le niveau passable sans plus de Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu ou L’homme irrationnel s’il n’y avait eu Kate Winslet pour livrer une prestation rien de moins que faramineuse. Tout à tour charmeuse et névrosée, elle se débat avec une existence qui la dépasse pour finalement faire un choix irrémédiable. Pleine de bonne volonté, désireuse d’empêcher son mari de boire et de soigner son fils pyromane compulsif, elle franchit la ligne rouge en devenant épouse adultère pour voir finalement ses rêves de nouvelle vie s’envoler avec l’irruption d’une belle fille contre qui elle n’a pas les armes de la beauté et de la jeunesse pour lutter. Wonder Wheel, littéralement la roue magique, est un miroir aux alouettes qui contemple les protagonistes sans jamais pouvoir réaliser leurs rêves. Et Kate Winslet se débat tant et bien contre un destin contraire qu’elle livre une prestation éblouissante devant la caméra du réalisateur qui multiplie les gros plans pour bien saisir l’intensité de son jeu. Elle éblouit et permet au film de s’élever parmi les très bons crus du réalisateur.

Qui a vu le film Carnage de Roman Polanski sait déjà à quel point Kate Winslet sait se transcender devant un réalisateur de talent. Wonder Wheel ne déroge pas à la règle et malgré son scénario simpliste, il atteint des sommets grâce à un casting de qualité. A 82 ans, Woody Allen sait y faire pour bien s’entourer et diriger ses acteurs de main de maitre. Cate Blanchett avait reçu l’oscar en 2014 pour son rôle dans Blue Jasmine, Kate Winslet le mériterait bien également!

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Wonder Wheel
Wonder Wheel

Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

Sortie : le 31 janvier 2018
Durée : 1h41
Réalisateur : Woody Allen
Avec : Kate Winslet, James Belushi, Juno Temple
Genre : Drame

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Samuele s’affirme avec son album Les Filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent
Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Samuele s’affirme avec son album Les Filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

La jeune auteure compositrice interprète Samuele a sorti en 2017 l’album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent écouté récemment et dont je ne peux pas m’empêcher de vous parler. Sa voix gouailleuse s’accompagne de la batterie de Jean-Sébastien Brault-Labbé, de la guitare de Julie Miron et de la basse de Alex Pépin pour des morceaux doux amers au réalisme saisissant. La chanteuse semble plus réciter ses textes que véritablement chanter pour bien insister sur le contenu poétique des chansons plutôt que sur une virtuosité vide et superficielle.

Après un premier album sorti en 2011 intitulé Z’album et porté par l’hypnotique morceau Le goût de rien, c’est l’heure de confirmer l’essai avec 11 chansons qui naviguent dans une poésie touchante et surtout interpellante. Ces histoires d’amour déçu font penser à un cri de révolte que beaucoup comprendront car la chanteuse parle avec le coeur et un langage direct. Encore insuffisamment connue sur la scène nationale, la chanteuse a pourtant fait du chemin pour affirmer une singularité qui commence à éclore auprès du grand public. Demi-finaliste au Francouvertes 2015, vainqueur de la finale du Festival international de la chanson de Granby, elle pourrait faire son trou cette année armée de son excellent album au titre si évocateur. La songwriteuse a la sincérité chevillée au corps et son authenticité pour convaincre en tambour. Sa voix éraillée agrémente des chansons comme des tranches de vie. Son absence de complexe lui font revendiquer des textes engagés qui parlent d’amour et de partage. Déjà dans le Gout de rien, quand elle répétait comme un mantra Sers moi fort, on ne pouvait que la croire. La chanteuse interprète des textes en français qui résonnent aux oreilles de l’auditeur pour une vraie belle expérience musicale. Un album à écouter et découvrir!

 

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent produit par
InTempo Musique

Keep me in mind, une bataille contre soi-même de Jaime Reed (La Martinière Jeunesse)

Keep me in mind, une bataille contre soi-même de Jaime Reed (La Martinière Jeunesse)

Suite à une chute et un traumatisme crânien, Ellia Dawson a oublié les deux dernières années de sa vie et jusqu’à l’existence même de Liam, son petit-ami. Alors que ses parents y voient une occasion de la formater pour être la fille qu’ils ont toujours espéré, Ellia tente de trouver le juste milieu entre celle qu’elle est et celle qu’on attend qu’elle soit. Liam, quant à lui, essaye de laisser à sa petite-amie (ou ex-petite-amie) autant de temps et d’espace que nécessaire, mais personne ne leur a fourni de mode d’emploi. Liam décide alors d’écrire leur histoire, dans l’espoir qu’Ellia retrouve sa mémoire.

Une tragédie à grande étendue

Les points de vues alternent d’un chapitre à l’autre. Chacun leur tour, Ellia et Liam partagent leur histoire. On découvre alors que la victime première d’une tragédie n’en est pas la seule touchée. Si c’est Ellia qui a dû vivre un traumatisme crânien, des visites régulières à l’hôpital et une perte de mémoire de près de deux ans, c’est tout son entourage qui en subit les compétence. Tous doivent apprendre à vivre avec la nouvelle Ellia, accepter que certains ne sont pour elle que des inconnus.

Apprendre à vivre à nouveau

Ellia ne se reconnaît pas dans les anecdotes qu’on lui raconte. Des moments de sa vie qu’elle a oubliés mais surtout, qu’elle a du mal à imaginer. Pour elle, qui se voit toujours comme une collégienne de troisième, à la vie bien rangée et prête à accomplir les rêves de ses parents.
Mais quand Stacey, sa meilleure amie de toujours, la seule dont elle se souvienne, et Liam tentent de combler ces deux années de vide, Ellia découvrir une lycéenne, une adolescente casse-cou et prête à tout pour défier l’autorité de ses parents. Elle ne sait plus conduire, a oublié qu’elle rêvait de faire de la mode sa carrière et ne sait plus comment se comporter avec un garçon qui se dit son petit ami mais qui reste un inconnu.

Une bataille contre sa propre image

Ellia se bat contre elle-même, contre l’image erronée que ses amis et ses parents ont d’elle, contre les rêves de ses parents de la transformer en petit soldat, contre tout ce qu’on attend d’elle. Alors qu’elle se fait de nouveaux amis et s’apprête à débuter une nouvelle vie, Ellia ne sait plus vraiment quoi faire de l’ancienne. Keep me in mind nous fait réfléchir jusqu’à la fin, pose les bonnes questions et ne fait qu’en suggérer les réponses.

La principale question du roman, qu’on garde en tête jusqu’à la dernière ligne, reste sans réponse : vaut-il mieux avoir oublié les deux dernières années de son existence ou ne plus être reconnu par la personne qu’on aime ?

Une écriture fluide et entraînante

La plume fluide de Jaime Reed, une écriture simple et entraînante font de Keep me in mind un roman complet et étrangement léger, compte tenu du sujet abordé. Les personnages sont profonds et on comprend leurs peurs, leurs motivations et ce qui les fait avancer chaque jour. On découvre le quotidien de tous ceux qui ont été et sont toujours affectés par la perte de mémoire d’Ellia.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Lorsqu’elle se réveille sur son lit d’hôpital, Ellia ne reconnaît pas le garçon assis à côté d’elle.
Il s’agit pourtant de Liam, son petit ami depuis deux ans.
Son petit ami ? Ellia n’en a aucun souvenir. Elle se souvient de son propre prénom. De ses parents. Et de sa meilleure amie. Elle se souvient qu’elle rêve de travailler dans la mode. Mais pas d’avoir aimé Liam.
Et plus celui-ci essaie de la convaincre, plus elle peine à y croire.
Alors Liam, dévasté, se lance pour elle dans l’écriture de leur histoire commune. Ainsi pense-t-il faire renaitre les sentiments d’Ellia pour lui.
Mais leur histoire est-elle vraiment celle qu’il croit avoir vécue ?
Et si, finalement, celle-ci n’avait été qu’un leurre destiné à dissimuler leurs histoires respectives ?

 » Un puissant voyage sur le chemin de la découverte de soi et de la renaissance. » (Kirkus reviews)

Date de parution : le 5 octobre 2017
Auteur : Jaime Reed
Editeur : La Martinière Jeunesse
Prix : 16 € (336 pages)
Acheter sur : Amazon

Le groupe The Buttshakers revient avec son nouvel album survitaminé Sweet Rewards

 

The Buttshakers
The Buttshakers

Le groupe The Buttshakers revient avec son nouvel album survitaminé Sweet Rewards

Difficile de croire que le collectif The Buttshakers existe déjà depuis plus de 10 ans tant le groupe a réussi à conserver sa fraicheur primale pour dégager une énergie communicative et réjouissante avec toujours autant de peps! L’absence de lassitude se ressent immédiatement dans l’album Sweet Rewards à paraitre le 18 février prochain sur Underdog Records. Et le groupe réussit à marier sa folie douce avec l’actualité la plus rude comme le montre parfaitement le premier extrait In the city. Le groupe pointe du doigt les violences policières aux states et les émeutes avec la projection d’images sans détours pendant ses concerts, le moyen d’envoyer un message d’espoir et de solidarité à travers les eaux de l’Atlantique. La surénergétique chanteuse Ciara Thompson mène toujours la danse entourée d’une section rythmique digne des plus riches heures de la Motown. Cuivres, percussions, il n’y a plus qu’à sauter en rythme. Les plus férus de voix féminines chaudes et puissantes se rappelleront des représentantes les plus illustres des années 60, Janis Joplin et Tina Turner en tête, pas de chichi, juste de l’intensité hypnotisante et communicative. Et comme la chanteuse aime autant évoluer dans les ambiance Rock, Funk que Soul, le voyage musical laisse exsangue. Ne l’ayant jamais vu sur scène, j’imagine fort bien le déferlement de décibels subi par le public toujours plus demandeur.

L’album Sweet Rewards reproduit fidèlement la magie sonore déjà préssentie dans les très bons albums précédents tels Night Shift ou Soul Kitchen en mêlant toujours aussi magiquement les influences musicales. Les 9 titres de l’album déversent une énergie communicative qui réveillerait n’importe quel bougon du monde. Si In The City fait sautiller votre neurone musical, les autres titres vous toucheront tout autant pour un album à découvrir dès la mi-février! Le morceau Sweet Rewards débute l’album dans une ambiance Soul digne des Supremes avant qu’In the City ne prenne la suite avec son ambiance contestataire et la voix de Ciara Thompson qui commence à s’envoler. What you say lâche les chevaux avec une guitare funky qui fait frétiller le popotin. Movin on est tout de suite plus rock seventies. Hynopitzed envoie la sauce avec sa petite guitare funky. Tax Man n’est pas une adaptation des Beatles et emmène l’auditeur du côté de la Soul cuivrée. Trying to Fool se balade du côté de la Motown avec des cuivres en roue libre et Roll Miss Roll propose une pause pop bienvenue pour reprendre un peu son souffle. Weak Ends finit l’album sur les chapeaux de roue, sans faiblesse ni temps mort, c’est même ambiance total Freak Out, parfait pour finir l’album avec la pêche!

Sweet Rewards est un album produit par Underdog Records.

Des mots et des notes pour raconter Horowitz, le pianiste du siècle

Horowitz, le pianiste du siècle
Horowitz, le pianiste du siècle, mise en scène de Steve Suissa, Salle Gaveau

Des mots et des notes pour raconter Horowitz, le pianiste du siècle

La Salle Gaveau a connu un moment littéralement hors du temps en accueillant Francis Huster et Claire-Mary Le Guay le samedi 3 février pour aviver le souvenir de Vladimir Horowitz, considéré comme le pianiste le plus emblématique du XXe siècle. Un comédien d’exception accompagné d’une pianiste prodige n’étaient pas de trop pour narrer en mots et en musique l’existence de l’interprète virtuose du Concerto n°1 de Tchaikovsky et ami personnel de Rachmaninoff. De sa naissance en Ukraine jusqu’à sa reconnaissance mondiale en passant par l’exil américain et le long fil de disparitions tragiques qui parcourut sa vie, c’est à une véritable histoire du XXe que se livre l’éblouissant duo plus d’1h30 durant.

Une scène et un piano

La prestigieuse Salle Gaveau avait accueilli Vladimir Horowitz en concert des décennies auparavant, il était donc tout naturel que le spectacle Horowitz le pianiste du siècle s’y tienne. La scène est sobrement meublée, ne contenant qu’un inévitable et majestueux piano noir Steinway & Sons et deux simples sièges. Un écran projette des images de celui que les spécialistes surnommaient respectueusement L’ouragan des steppes. Lorsque Francis Huster et Claire-Marie Le Guay prennent possession des lieux, le public peut enfin se mettre en lévitation. Le célèbre comédien arpente les planches pour évoquer une vie de musique, de passion et de tragédies. Vladimir Gorowitz nait à Kiev en 1903 dans une famille bourgeoise où la musique joue une très grande part. Très tôt initié au clavier, il n’est pas considéré par ses professeurs comme un enfant prodige, son caractère entier, sa ténacité et la chance aussi le feront devenir le Roi des rois parmi les pianistes sous le nom d’Horowitz. Le comédien enchaine anecdotes et souvenirs pour brosser un portrait tout en délicatesse d’un homme torturé, marqué par les drames qui jalonneront sa vie. Si les rencontres avec le chef d’orchestre italien Arturo Toscanini, le compositeur français Maurice Ravel ou le rival et ami Arthur Rubinstein sont narrées avec truculence, ce sont bien des disparitions tragiques qui le laisseront profondément blessé. Frères et soeurs pendant l’avènement de la Russie soviétique, mère adorée, et surtout sa fille Sonia disparue à 40 ans, le génial pianiste cachait-il sa souffrance en se plongeant totalement dans le piano, Francis Huster évoque cette possibilité de sa voix si particulière.

Des interprétations virtuoses

Si le comédien fascine par son récit habité, la pianiste Claire-Marie Le Guay captive par ses interprétations des morceaux les plus emblématiques interprétés en leur temps par Horowitz. Récits et exécutions au clavier alternent avec grâce sans jamais se phagocyter. Et les amoureux de piano ont pu se régaler du jeu tout en subtilité de la pianiste. Schumann, Liszt, Rachmaninoff, Tchaikovsky, ScriabineRavel et surtout Chopin, les morceaux transforment le spectacle en voyage dans l’histoire de la musique. Il fallait bien l’adjonction des éléments de concert pour rendre parfaitement honneur à Vladimir HorowitzClaire-Marie Le Guay s’y prête avec grâce en retranscrivant l’énergie légendaire du pianiste sur la scène de la Salle Gaveau. Pendant que des images d’un Horowitz de plus en plus âgé défilent derrière la scène, révélant notamment ses mains immenses capables comme celles de Liszt de couvrir 12 notes blanches,

Horowitz, le pianiste du siècle est une merveille de spectacle musical, de ceux dont les mots font rêver et les mélodies décoller. Les fanatique de piano repenseront à tous ces compositeurs connus magnifiés sous les doigts de diamant du grand Vladimir. Espérons que ce spectacle soit repris pour pus de dates à travers la France!

Dates :  3 février 2018
Lieu Salle Gaveau (Paris)

 

Metteur en scène : Steve Suissa
Avec : Francis Huster, Claire-Marie Le Guay

La réalité de la situation en république centrafricaine dépeinte dans l’intense BD Maison sans fenêtres (La Boîte à Bulles)

Maison sans Fenêtres
Maison sans Fenêtres, Scénario de Marc Ellison et
Dessin de Didier Kassaï, La Boîte à Bullles

La réalité de la situation en république centrafricaine dépeinte dans l’intense BD Maison sans fenêtres (La Boîte à Bulles)

Le photojournaliste Marc Ellison et le dessinateur Didier Kassai se sont associés pour rencontrer les populations de la république centrafricaine pour un constat accablant. Ce pays en proie à d’incessants conflits est peu ou mal abordé par les médias occidentaux, laissant une population entière livrée aux exactions, aux maladies et au désespoir. Heureusement, il existe quelques initiatives pour redonner de l’espoir dans un pays où il est urgent de soigner et d’éduquer une jeune génération qui représente l’avenir du pays.

Un photoreportage au récit éclairant

Quand les deux compagnons vont à la rencontre des enfants de la capitale Bangui, ils sont loin de se douter de l’urgence de la situation. Des milliers d’enfants sont livrés à eux mêmes dans les artères d’une ville peu sûre une fois la nuit tombée. Pour s’occuper de toutes ces âmes perdues, un seul lieu existe pour abriter, soigner, nourrir et éduquer ceux à qui la vie n’a fait aucun cadeau. Car les institutions publiques en république centrafricaine peinent à faire face à la situation faute de moyens. MSF a pris le relais sur le terrain pour vacciner et prendre en charge des familles confrontées à une violence endémique et quotidienne. Car par delà les conflits religieux, c’est bien l’accès aux ressources qui génère tant de tensions. Eau, nourriture et diamants représentent des richesses inestimables pour une population largement pauvre qui mélange peuplades nomades, agriculteurs sédentaires et une jeunesse pléthorique dénuée de formation et de perspectives d’avenir. La bande dessinée s’organise en 3 sections. Les enfants perdus de Bangui, la fièvre du diamant et les difficultés sanitaires. L’ouvrage se lit avec une concentration évidente tant il choisit la sincérité et un ton direct pour ne rien éluder de la situation. Les lignes très claires de dessin mélangent pastel et couleurs très chaudes faisant ressortir le climat chaud et humide d’un pays touché de plein fouet par le paludisme. Les 160 pages alertent sur l’urgence de la situation dans un pays oublié de tous qu’évoque très bien son titre. L’absence de fenêtres à la maison sans fenêtres empêche de voir ce qu’il s’y passe à l’intérieur alors que la situation est toute aussi préoccupante qu’au Congo voisin ou au Soudan du Sud beaucoup plus relayés par les médias. Et encore, c’est beaucoup dire.

Maison sans fenêtre décrit avec précision et sans faux semblants la réalité d’une situation alarmante dans un pays livré à des conflits ininterrompus depuis 30 ans et livré aux pillards. La BD se finit sur une note d’espoir, l’accès à l’éducation et un système de santé plus performant sont les moyens de remédier à la situation, ne manque plus qu’une véritable volonté politique.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

En république centrafricaine, les enfants grandissent dans l’insécurité, la pauvreté, et la malnutrition. Le conflit de 2013 n’a fait qu’exacerber cette situation. Accablés par l’incertitude, ils vivent dans la peur. Dans l’impossibilité de se rendre à l’école, leur enfance est interrompue. Avant même le début de la crise, cette ancienne colonie française était considérée comme le pire pays au monde pour être un enfant.
Pourtant, les médias internationaux restent désespérément muets sur cette tragédie : La République centrafricaine est devenue « une maison sans fenêtres. »
Au travers de dessins, de photos et de vidéos (activées par QR codes), cette BD vous plonge aux côtés des plus démunis de cette « crise oubliée. »
Guidé par l’artiste centrafricain Didier Kassai (Tempête sur Bangui), et le photojournaliste britannique Marc Ellison, partez observer le travail des enfants dans une mine de diamants, découvrir la vie dans un camp de réfugiés, et rencontrer les enfants des rues de Bangui.

Date de parution : le 7 février 2018
Scénariste(s) : Marc Ellison
Dessinateur(s) : Didier Kassaï
Genre : Témoignage
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 18 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Un monologue habité avec Premier amour de Samuel Beckett au Théâtre de Nesle

Premier Amour
Premier Amour, Mise en scène de Mo Varenne, Théâtre de Nesle

Un monologue habité avec Premier amour de Samuel Beckett au Théâtre de Nesle

Dans sa nouvelle rédigée en 1946, Samuel Beckett imagine un vagabond solitaire plus porté sur les morts que sur les vivants car, voyez vous, ils sentent meilleur! Expulsé de la maison paternelle au décès d’un père absent, il squatte un banc bientôt squatté également par une dame qui cherche à se lier à lui. Homme de peu, il ne supporte pas l’intrusion de cette étrangère dans son espace privé en devant céder une partie de son banc. Mais l’attachement se crée et bientôt nait cet affreux amour qui va tant l’empoisonner. La brutalité tranquille du texte de Beckett est parfaitement restituée sur scène avec ce numéro désespérant d’un atrabilaire à qui est offerte une dernière chance de frayer avec ses semblables. Un pessimisme amer empreint un texte à qui la prestation de Pascal Humbert rend parfaitement justice dans une mise en scène habilement minimaliste.

Une pièce sur l’affreuse expérience terrestre

Samuel Beckett s’escrime dans ce texte déroutant qui ne laisse aucun repos au spectateur. Avec un titre emprunté à Tourgueniev, il place son personnage dans des tourments perpétuels qui déroule le fil de son existence à un interlocuteur imaginaire, lui si solitaire et bilieux. Certains se rappelleront de l’utilisation du même procédé chez Camus dans La ChuteJean-Baptiste Clamence confesse les affres de son existence dans un rade d’Amsterdam nommé Mexico City. De fait de bar, le lieu principal de la narration se situe sur un simple banc ouvert aux 4 vents, décrit comme particulièrement pénible en hiver quand les températures se mettent à baisser. Mais à la grande surprise du spectateur, le narrateur sans nom se lie à une femme qui requiert une place sur ce banc, plongeant le héros dans les pires tourments intérieurs, obligé qu’il est de se serrer un peu plus sur un espace réduit. Mais quand Lulu, il préfère l’appeler Anne, lui propose de la suivre chez elle, le spectateur s’attend à un refus catégorique et impoli. Mais non, il la suit jusqu’à découvrir sa profession. Si l’oeuvre est déroutante par son fiel pessimiste déstabilisant ininterrompu,  elle fascine tout de même par sa poésie grotesque. Même malmené par des propos outrageusement moroses, les spectateur s’attache à ce personnage absurde. La mise en scène de Mo Varenne place le curseur sur un antihéros au discours certes châtié mais toujours bougon dont la mort apparait comme une délivrance pour rejoindre cette engeance qui lui plait tant. Le spectateur ne saura jamais son nom, inconnu jusqu’au bout.

Le spectacle ouvre une lucarne sur une histoire de solitude mal vécue et de destin contrarié, métaphore de l’être humain constamment balloté entre l’exigence de frayer avec ses semblables et de s’accepter lui-même. Premier Amour est à découvrir tous les vendredis jusqu’au 23 février à 19h au Théâtre de Nesle!

Dates :  jusqu’au 23 dévier à 19h
Lieu : Théâtre de Nesle (Paris)
Metteur en scène : Mo Varenne
Avec : Pascal Humbert

Brisa, la famille très spéciale de Bénédicte Martin (JC Lattès)

Bénédicte Martin

Brisa, la famille très spéciale de Bénédicte Martin (JC Lattès)

Bénédicte Martin est journaliste et auteur. Dans son dernier roman, Brisa, elle raconte en fait la vie de ses grands-parents.
Au début du livre, le lecteur se sent un peu perdu. Puis, peu à peu, on s’introduit dans cette famille peu ordinaire, pour ne plus la quitter. Le livre commence au début du XX siècle. Et il se termine avec la vie actuelle de Bénédicte Martin.
Grâce à l’étude approfondie de la vie extraordinaire de ses grands-parents, l’auteur comprend beaucoup mieux sa propre vie et même le sens profond de ses écrits, comme si son héritage se lisait dans ses livres, à travers ses propres mots.

Pierre a épousé Brisa en 1941. Il l’aime d’un amour fou. Mais très vite, Madame Yvonne s’immisce dans ce couple. Et cela durera toute leur vie. Elle ne quittera pas Brisa dont elle tomba follement amoureuse. Et Madame Yvonne est une personne… peu recommandable.
A travers ses affres, mais aussi à travers l’Histoire de la France, Bénédicte Martin nous fait revivre toute une page de notre passé. Sans faux-semblants. De façon plutôt crue, comme la vie de Madame Yvonne. Vocabulaire direct, mots qui choquent, mots qui résonnent :

Pourquoi la décadence des femmes me plaît, le courage des hommes en armes m’attire, pourquoi j’aime écrire sur les sexualités périphériques, pourquoi je n’ai jamais su choisir entre la sueur des aisselles des filles et le liquide blanc des gars. P. 104

Si parfois le style peut choquer, il en ressort une grande sincérité et un bel hommage rendu à sa grand-mère tant aimée, quel que soit son passé.
Brisa, un livre vrai, sans détour, sur une histoire familiale véridique et originale !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Elle s’appelait Brisa, lui Pierre. C’étaient les grands-parents de Bénédicte Martin. Aujourd’hui Bénédicte vit avec son fils dans leur appartement, à Paris, face à la prison de la Santé. Dans ces pièces, l’auteur s’interroge sur son héritage : qui étaient cet homme et cette femme, que lui ont-ils laissé, quelle femme est-elle devenue grâce ou à cause d’eux, quelle est sa dette ?
Son roman raconte leur histoire, leur amour, fait de passion, d’une grande liberté, de non-dits et de secrets. Entre Brisa et Pierre, il y avait une femme, une héroïne singulière : Eléonore, devenue Madame Yvonne. Elle était la fille d’un riche armateur de Toulon et d’une blanchisseuse, elle n’aimait que les femmes, vécut des années au Lutetia puis dans un hôtel du XVIIIe arrondissement qui était surtout un bordel, elle avait les cheveux courts, sortait chaque soir au Monocle ou Chez Moune, elle était autoritaire, rebelle et libre. Elle devint une amie de Pierre, et tomba follement amoureuse de Brisa.
Bénédicte Martin raconte les destinées de Brisa, de Pierre et d’Yvonne, ces vies flamboyantes, leur amour, leur liberté folle, leur audace.
« J’ai grandi avec des maisons où trônaient partout des photos de Madame Yvonne, même si j’ai compris un jour que, bien que je voyais un homme en costume, il s’agissait d’une femme. Elle m’a longtemps fait peur car elle imposait toujours le silence quand je voulais parler d’elle à mes grands-parents. Pendant plus de vingt ans, j’ai cru que c’était un sort, alors qu’en fait, c’était ma chance. J’ai compris que mon héritage n’était pas sonnant et trébuchant mais plutôt un legs insaisissable ».

Date de parution : le 31 janvier 2018
Auteur : Bénédicte Martin
Editeur : JC Lattès

Prix : 18 € (200 pages)
Acheter sur : Amazon

Le groupe Tample présente un premier album maîtrisé avec Summer light

Tample
Tample, Summer Light

Le groupe Tample présente un premier album maîtrisé avec Summer light

Le groupe Tample présente son premier album Summer Light résolument pop avec des sonorités synthé modernes qui enchantent l’ouïe de l’auditeur! Les 4 bordelais maitrisent l’art de la formation guitare/basse/batterie en ne se refusant pas des envolées atmosphériques voire électroniques à l’occasion.

Le premier extrait Chimera débute l’album pour lancer les hostilités avec une grosse batterie accompagnée d’une guitare lancinante qui tourne en boucle. Certains y verront une douce référence à Joy Division jusqu’à ce que la voix prenne toute la place et qu’une atmosphère quasi spatiale s’installe langoureusement. La violence initiale s’efface au profit d’une douceur pop très plaisante. Puis arrive Keep your distance avec toujours cette voix très pop rappelant un peu de loin en loin Chris Martin de Coldplay pour un morceau résolument plus classic pop. Summer light devient beaucoup plus dansant avec son titre éponyme qui déboule comme une cavalcade rythmée par une guitare plus rythmée, le bon morceau pour suer avec bonheur en concert. One night stand fait baisser la tension avec une rêverie pop d’abord plus langoureuse avant de dévier vers de l’électro stimulante. Love keep us alive met la basse en avant pour un morceau à la fois calme et rythmé. Vu son titre, Runaway ne fait pas dans la dentelle. Si l’intro à la batterie peut rappeler le récent Dans la forêt de Lescop, la chanson part vite dans sa propre galaxie avec les synthés bien plus mis en avant. Le rythme de Power se fait plus lent, presqu’angoissant, à la limite du martial. King of Earth conclue parfaitement, le morceau pourrait même devenir un hymne en concert pour le groupe.

En définitive, les fans de pop rock y trouveront leur compte dans un album aux sonorités multiples et brillamment réalisé. Il sera temps de s’en rendre compte lors du concert de Tample à La Boule Noire (Paris) le 7 février pour découvrir leur album et avoir confirmation de leur talent!

Summer light est produit par Yotanka Records/Pias

A LIRE