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Le grand retour des auteurs de Death Note avec Platinum End (Kazé)

Platinum EndLe grand retour des auteurs de Death Note avec Platinum End  (Kazé)

Après Death Note et Bakuman, le célèbre duo Obata et Ohba sont de retour pour une nouvelle collaboration. Et c’est avec une certaine excitation que les fans de ce duo attendaient avec ferveur la publication de Platinum End. C’est la maison d’édition Kazé qui va ravir les fans en éditant ce premier tome avec (il faut le signaler) une très belle couverture !

Le manga Death Note a marqué l’histoire du manga, c’est avec une certaine pression et attente que l’on se met à découvrir Platinum End.

Dès les premières pages nous sommes directement plongés dans l’histoire. On va suivre Mirai, un jeune homme dépressif depuis son enfance suite à la mort de sa famille, il est recueilli par son oncle et sa tante qui vont le maltraiter. Rien ne le retient à la vie, c’est alors qu’il décide d’en finir et de se suicider en sautant du haut d’un building.
C’est à ce moment-là qu’un ange assez étrange décide de lui sauver la vie et de passer un marché avec lui. Il lui propose le bonheur, rien que cela ! Et pour y arriver l’ange lui offre la possibilité de voler avec des ailes mais aussi deux flèches. La première peut lui offrir l’amour et la deuxième a le pouvoir de tuer.
Seulement Mirai n’est pas le seul à avoir ces pouvoirs, d’autres anges sont rentrés en contact avec d’autres humains. Ils seront treize au total. Ce qu’il ne sait pas encore c’est le combat qu’il va devoir mener, en effet de ces treize élus il va devoir en rester qu’un seul pour devenir Dieu…

Au sujet de l’histoire, l’aspect psychologique n’est pas sans rappeler Death Note. En effet, nous avons un personnage un peu désorienté qui va devoir faire des choix cruciaux qui changeront à jamais son existence. L’amour, la quête du bonheur et la mort vont être les thèmes centraux de ce manga.

Quant au graphisme, il n’y a rien à redire, le trait est fin précis et harmonieux. On retrouve ici tout le talent de Obata.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Mirai, un jeune homme qui a perdu tout espoir en la vie, décide de se suicider en se jetant du haut d’un building. Mais juste avant qu’il ne touche le sol, un ange, appelé Nasse, le rattrape au vol et lui sauve la vie. Elle lui offre alors la possibilité d’obtenir de puissants pouvoirs, promesses d’une vie meilleure…

 Mais en acceptant, Mirai découvre qu’il participe à une compétition mortelle…

Date de parution : le 25 mai 2016
Scénariste(s) : Tsugumi Ohba
Dessinateur(s) : Takeshi Obata
Genre : Manga
Editeur : Kazé
Prix : 6,99 € (192 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

#AvignonOff : A clown fairytale, quand les choses les plus simples sont aussi les plus drôles

Dandy Danno#AvignonOff : A clown fairytale, quand les choses les plus simples sont aussi les plus drôles

Elle est la diva sexy que tout le monde attend, il est l’empoté amoureux, quoi de plus classique ? Et pourtant, malgré le choix d’un scénario vu et revu, les deux clowns italiens surprennent.

Muet, le spectacle s’appuie sur la musique, qui devient, bien plus qu’un simple support, un personnage à part entière. Le jeu des deux acteurs est entraîné par les paroles d’Edith Piaf, les airs de Carmen ou le rythme d’un tango. Commencée façon music-hall, la pièce se fait vite loufoque, enchaînant les situations comiques qui n’hésitent pas à interagir avec le public.

Tout l’art du clown est là : exubérance, grotesque, maladresses et tendresses, où se tisse une histoire d’amour impossible. Depuis le coup de foudre jusqu’aux soupçons de trahison, le ballet de séduction ne cesse de faire rire. Comment ne pas entrer en empathie avec ce Danno, dandy maladroit qui a pour seul réconfort une manche d’imperméable ? Par ses mimiques convaincantes, Daniele Segalin rend ses lettres de noblesse au « clown triste ».

Mis en scène par le célèbre clown américain Jango Edwards (que l’on a notamment pu voir à la télé aux côtés d’Antoine de Caunes et de Christophe Dechavanne ), ce spectacle mérite que l’on s’y attarde. Un bel exemple d’art clownesque, sans prétention et avec bonhomie, réveille un public redevenu enfant, jusqu’à échanger quelques passes d’un gros ballon avec les comédiens.

Dandy Danno et Diva G, a clown fairytale, de et par Daniele Segalin et Graziana Parisi .
Mise en scène : Jango Edwards.
Festival Avignon Off, tous les jours à 19h10 au théâtre Laurette.

#AvignonOff : bilan 2016 et conseils aux spectateurs !

avignon offVoilà, c’est toujours trop court mais il faut bien rentrer. Quelques jours à Avignon le Off, et on a envie de voir encore 1000 spectacles. En attendant, je vous donne mes quelques impressions sur les spectacles vus, les spectacles que j’aurais voulu voir et les spectacles que j’avais déjà vus et que je vous conseille !

Arrivée à Avignon, je me suis dirigée au Théâtre du Rempart voir Orphans, un spectacle émouvant qu’il faut voir rien que pour le jeu de ses comédiens. Si l’histoire en elle-même reste assez monotone, « le jeu en vaut la chandelle ».  Puis au Théâtre du Roi René, découvrir le Jeu de l’amour et du hasard, célèbre Marivaux mis en scène par Salomé Villiers, qui avait déjà eu du succès au Théâtre du Lucernaire. Superbe moment, splendide et inventive mise en scène. Un OVNI théâtral m’a beaucoup émue au Théâtre de la Luna : Les escargots sans leur coquille font la grimace, un joli moment de théâtre sur la thématique du genre et de l’orientation sexuelle. Pour ceux qui ont besoin de mettre un peu de musique dans leur vie, le spectacle Des Accordés au Théâtre de l’Atelier Florentin vous transportera dans un univers poétique et plein d’ondes positives. A plates coutures vous offrira aussi un moment musical et militant sur le quotidien des ouvrières Lejaby. Pour les théâtreux à la recherche de texte un peu plus torturé, l’unique Voyage dans les mémoires d’un fou de Lionel Cecilio au Pixel Avignon ne pourra que vous plaire.  Et enfin pour les mères un peu trop envahissantes ou les enfants en quête d’indépendance, Poisson et petits pois vous donnera le sourire à la Luna.

Mon coup de coeur de l’année : le seul en scène de Cédric Chapuis, Au-dessus de la mêlée au Théâtre Pandora, qui raconte avec finesse et humour le quotidien d’une équipe de rugby à travers le regard du jeune Bastien.

Les pièces que j’aurais aimé voir : Ma folle Otarie de Pierre Notte au Théâtre des Halles ; Handball, le hasard merveilleux de Jean-Christophe Dollé au Théâtre le Cabestan ; Touchée par les fées de Marie Desplechin au Théâtre du Petit Louvre.

Les pièces que je vous conseille toujours : Maligne de Noémie Caillault ; Le cercle des illusionnistes d’Alexis Michalik ; Pourquoi ? de Michaël Hirsch ; Une vie sur mesure de Cédric Chapuis.

Excellent festival d’Avignon à tous !

[TEST] – La Thé Box : couleurs, saveurs et gourmandises

La Thé Box

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La Thé Box c’est une box fun et colorée dédiée aux saveurs du thé et de ces petits accompagnements. Nous avons choisi de vous présenter la box du mois de juillet qui sent très bon l’été.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Sans engagement – un mois : 19,90 €

Abonnement 3 mois : 59,70 €

Abonnement 6 mois : 119 €

Abonnement 12 mois : 218 € (1 box offerte)

Note globale obtenue : 4,5/5

[vc_btn title= »VISITEZ LE SITE » color= »primary » align= »center » link= »url:http%3A%2F%2Fgoo.gl%2FUkE0zz|title:La%20Th%C3%A9%20Box|target:%20_blank »][vc_text_separator title= »CONTENU DE LA THE BOX DE JUILLET » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Pour vous faire rêver, voici le contenu de la box de juillet :

  • Un sachet de thé vert Blue 3 sachets de Teapigs ;
  • Un sac de plage et des marque-pages ;
  • Un carré suisse au chocolat au lait, caramel et sel de guérande ;
  • Un sachet de thé vert Acai et Goji
  • Un sachet de thé noir algues et orange ;
  • Un sachet de thé Surf in Plett parfait en thé glacé ;
  • Une barre aux céréales ;
  • 4 sachets de thé Your tea inspirées par la médecine chinoise ;
  • 2 bouteilles de Volvic thé.
La Thé Box du mois de juillet
Contenu de la Thé Box du mois de juillet 2016
[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LA BOX » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La box est reçue rapidement et dans un conditionnement adapté qui nous la livre dans les meilleurs conditions. A l’intérieur du colis, en plus de la boîte, deux petites bouteilles d’eau parfumée en cadeau avec des bons de réduction. On sent la publicité déguisée, mais on les prend volontiers en ces périodes de fortes chaleurs.

Le design de la box est très adapté à la saison. Il nous rend de bonne humeur et sera parfait pour conserver des trésors par la suite. C’est un contenant réutilisable, ce qui est très positif.

Concernant l’intérieur de la box, pour en avoir déjà testé les mois passés, nous pouvons vous dire que les quantités sont suffisantes pour se faire un thé tous les matins pendant un mois. On nous propose plusieurs sachets de thé individuels ou en vrac pour tous les goûts, mais avec une grande originalité. On voyage gustativement. Les petites mignardises (chocolat et barres de céréales) sont un plus non négligeable.

Des petits marque-pages, un sac de plage sont également proposés ainsi qu’un livret explicatifs sur le contenu de la boîte. Tous les thés proposés y sont détaillés, avec la température et la durée d’infusion optimale précisées.

Tout le packaging est vraiment de qualité, et le prix de l’abonnement de 19,90 euros par mois est plus que raisonnable.

A qui s’adresse cette box ?

A tous les amoureux du thé qui souhaitent qu’on leur fasse découvrir d’autres saveurs, mais aussi aux curieux qui souhaitent découvrir chaque mois de belles surprises.

Elvis & Nixon ou le match des icônes

Elvis & Nixon
Elvis & Nixon, film de Liza Johnson, Copyright Steve Dietl / Amazon Studios & Bleecker Street

Elvis & Nixon ou le match des icônes

Elvis & Nixon exhume l’invraisemblable requête du King Elvis Presley désireux de rencontrer le président américain Richard Nixon en 1970. Le choc des personnages donne au film une aura quasi surréaliste que seule l’existence d’une photo parvient à rendre crédible. Malgré leur peu de ressemblance respective, le King Michael Shannon et Richard Kevin Spacey personnifient parfaitement les extravagances de protagonistes perchés bien haut.

Chanteur mythique de l’après WWII, Elvis Aaron Presley a été la première superstar mondiale du Rock. Adulé des foules, mystifié de son vivant, sa renommée internationale l’a transformé en ermite reclus, encore humain seulement pour une garde rapprochée éparse. Son souhait de devenir un agent du bureau fédéral des narcotiques n’est qu’une lubie de plus mais présentée si sérieusement que même le Président des Etats-Unis y consent. Personne n’y croit vraiment, Elvis est à l’origine d’une sorte d’hallucination collective, parvenant à faire croire qu’il contribuera à sauver la jeunesse américaine dissolue du danger de la drogue. Mais comme sa renommée peut contribuer à la popularité de Nixon auprès des jeunes, les équipes du président aident à organiser la rencontre. Les intérêts sont bien compris, prestige de l’un, caprice de l’autre, l’argent et la gloire ouvrent toutes les portes…

Nixon reste un vrai personnage shakespearien. Interprété récemment par Frank Langella dans l’excellent Frost/Nixon de Ron Howard ou par Anthony Hopkins dans le Nixon d’Oliver StoneKevin Spacey reprend le rôle avec talent. L’impitoyable Frank Underwood d’House of Cards brouille les pistes, rendant le parallèle entre réalité et fiction d’autant plus flou. Si Nixon est tombé suite aux révélations fracassantes du Watergate, peut-être que le personnage de série connaitra le même sort… qui sait. Elvis est également un vrai héros de roman, perpétuellement invoqué dans le cinéma mondial comme l’a montré récemment l’argentin Ultimo Elvis. Icône populaire inoxydable, Elvis incarne le rêve universel de gloire et de succès. La rencontre entre les deux sommités est un sommet de burlesque. Elvis ne tient compte d’aucune directive, s’amenant le respect du très bougon président peu habitué à autant de désinvolture.

Elvis & Nixon est rythmé par une bande son ahurissante de cuivres et de feeling. Pour invoquer la sommité absolue du cool qu’était Elvis, il fallait bien Hold on I’m coming de Sam & Dave ou Spinning Wheel de Blood, Sweat & Tears. Le film swingue et Michael Shannon se glisse dans les habits du King avec un naturel invraisemblable, rappelant son rôle du manager Kim Fowley dans The Runaways en 2010. Acteur fétiche de Mike Nichols, il prouve une fois de plus ses talents de caméléon., capable de jouer un père perdu, un agent immobilier véreux ou le King avec la même inspiration. Le résultat est avant tout un divertissement plaisant et truculent, aussi plaisant que la portée d’une telle anecdote minuscule mais fascinante peut en procurer. Un vrai film d’été bien plus intelligent que certaines comédies qui pètent les scores au box office dans une autre hallucination collective beaucoup moins passionnante.

Cette rencontre au sommet entre Elvis et Nixon tient toutes ses promesses grâce à deux acteurs suffisamment excentriques pour surjouer avec talent ces deux monstres sacrés. Le film joue entre images publiques et blessures secrètes pour dévoiler des caractères bien plus ambigus qu’imaginés, avec un humour constant et aussi inoxydable que la coiffure du King.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

 

Elvis & Nixon
Elvis & Nixon

La rencontre improbable et méconnue entre Elvis, la plus grande star de l’époque, et le Président Nixon l’homme le plus puissant du monde. Deux  monuments que tout oppose.
En 1970, Elvis Presley se rend à Washington dans le but de convaincre le président Nixon de le nommer agent fédéral. Se présentant à l’improviste à la Maison Blanche, la rock-star réussit à faire remettre une lettre en mains propres au président pour solliciter un rendez-vous secret. Conseillers de Nixon, Egil « Bud » Krogh et Dwight Chapin expliquent à leur patron qu’une rencontre avec Elvis au cours d’une année électorale peut améliorer son image. Mais Nixon n’est pas d’humeur à donner satisfaction à l’artiste.
C’est sans compter sur la détermination d’Elvis ! Il propose un « contrat » à Krogh et Chapin : il signera un autographe pour la fille de Nixon en échange d’un tête-à-tête avec le président. À la très grande surprise de Nixon et de ses conseillers, l’homme politique et le chanteur se découvrent des affinités. À commencer par leur mépris affiché pour la contreculture …

Sortie : le 20 juillet 2016
Durée : 1h26
Réalisateur : Liza Johnson
Avec : Michael Shannon, Kevin Spacey, Alex Pettyfer
Genre : Comédie, historique, biopic

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Les délices des Jardins d’Orient vous invitent à l’Institut du Monde Arabe

Jardins d'Orient
Jardins d’Orient, Institut du Monde Arabe

Les délices des Jardins d’Orient vous invitent à l’Institut du Monde Arabe

L’Institut du Monde Arabe ravive la légende des jardins paradisiaques de l’Orient éternel. Entre Tigre et Euphrate s’est élevée une civilisation éclairée avec techniques d’irrigation révolutionnaires et oasis luxuriantes. A travers un parcours aux thèmes variés c’est toute la richesse d’un monde allant de l’Atlantique à la Mongolie qui se révèle, en passant par l’Espagne Mauresque et toutes les influences sur l’Europe du XIXe siècle.

Le Jardin d’Orient est considéré comme le reflet terrestre du paradis. Le mot provient d’ailleurs du mot perse pairidaeza signifiant enclos de chasse garni d’arbres et de fleurs. Au milieu des paysages arides et désertiques, un ilot de verdure accompagné d’un cours d’eau fascine et donne envie d’enjoliver encore plus la félicité naturelle. Entre le VIIe siècle et le XIIe siècle, les progrès scientifiques, techniques, culturels, artistiques et philosophiques ont laissé un héritage impérissable rassemblé par l’IMA dans un parcours à la limite de la féérie. De doux chants d’oiseaux accompagnent la visite tandis qu’un bassin d’eau structure le parcours. Echantillons de Perse, pièces de Mongolie ou estampes indiennes évoquent les climats chauds de l’Orient tandis que des croquis imaginent les fabuleux jardins suspendus de Babylone.

La visite se prolonge à l’air libre dans un jardin organisé avec de multiples essences de fleurs et plantes. Un parcours aux senteurs délicieuses mais quelque peu difficile à finaliser sous l’étuve parisienne d’un 19 juillet parisien caniculaire. Qu’importe, l’esprit des Jardins d’Orient est bel et bien présent et de magnifiques roses attirent irrésistiblement le regard. Une terrasse ombragée permet de déguster un sirop de rose ou un verre de la carte. Une infime partie du plaisir ressenti au coeur des jardins d’ailleurs est pleinement ressenti.

L’exposition se termine le 25 septembre, il est encore temps d’aller admirer les paysages angéliques de l’Orient dans cette riche exposition, dépaysante et onirique. Le paradis est un jardin et de très beau exemples sont présents pour le plus grand plaisir des visiteurs. L’IMA se transforme en lieu de paix et d’harmonie rassérénant en ces temps troublés. Tant de quiétude fait le plus grand bien.

Dates : Jusqu’au 25 septembre 2016
Lieu : Institut du Monde Arabe
Entrée : 12 €

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Carton plein pour le NEW YORK CITY BALLET, dirigé par Peter Martins

Carton plein pour le New York City Ballet dirigé par Peter Martins

Carton plein pour le NEW YORK CITY BALLET, dirigé par Peter Martins

Les Étés de la Danse et le Théâtre du Châtelet on accueilli, pour la douzième édition du festival, du mardi 28 juin au samedi 16 juillet, le NEW YORK CITY BALLET dirigé par Peter Martins

Absente des scènes parisiennes depuis la grande tournée de 2008 à l’Opéra Bastille, la Compagnie a retrouvé en 2016 le Théâtre du Châtelet pour 20 représentations exceptionnelles accompagnée de l’orchestre Prométhée.

Le programme a présenté 96 danseurs dans 20 ballets différents chorégraphiés par George Balanchine, Peter Martins, Justin Peck, Alexeï Ratmansky et Christopher Wheeldon.

Grand succès public et critique, les représentations ont accueilli près de 32 000 personnes pour un taux de remplissage record de 99%.

Les Etés de la Danse donneront rendez-vous pour leur treizième édition dans un nouveau lieu dès la fin du mois de juin 2017.

Résultats concours : Joyeux suicide et bonne année, 10 livres gagnés

Joyeux suicide et Bonne année,
Résultats concours : Joyeux suicide et bonne année, 10 livres gagnés !

Vous avez été 4624 participants au concours Joyeux suicide et bonne année. Merci de votre excellente participation. Les 10 heureux gagnants du livre de Sophie de Villenoisy sont :

Bernardette Heuraux, Véronique Fabre, Cédric Alizard, Sébastien Saelens, Benjamin Daubry, Vincent Gautier, Brigitte Bodrato, Claudine Boisseau, Eric Probin et Michèle Cuminetti

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Les Nuits Auréliennes à Fréjus : des pièces dans un théâtre romain

Nuits-Aureliennes-copie-900x450Dates 2016 : 15, 19, 21, 26 et 28 juillet

Le Festival des Nuits Auréliennes, est un rendez-vous estival incontournable pour les amateurs de théâtre, en parallèle du festival d’Avignon. Toutes les représentations sont données en plein air, dans un théâtre romain de 900 places rendu à sa vocation première : le spectacle… Les plus grands comédiens comme de nouveaux talents en devenir se sont succédés sur les planches pour redonner vie chaque soir à la magie du théâtre.

Cette année dans la programmation du festival, on retrouve des grands noms. Une Master Class Huster / Suissa sera également proposée mercredi 20 juillet.

Vendredi 15 juillet : « Irma la douce »

Comédie musicale d’Alexandre BREFFORT – Musiques : Marguerite MONNOT

Mise en scène par : Nicolas BRIANCON

Avec : Lorànt DEUTSCH, Marie-Julie BAUP, Nicole CROISILLE, Andy COCQ, Olivier CLAVERIE, Fabrice DE LA VILLEHERVÉ, Jacques FONTANEL, Valentin FRUITIER, Laurent PAOLINI, Claire PEROT, Bryan POLACH, Pierre REGGIANI, Loris VERRECHIA, Philippe VIEUX

Nestor, un titi parisien dans toute sa splendeur, tombe fou amoureux de sa protégée, Irma. Rongé par la jalousie de savoir sa douce en galante compagnie chaque nuit, Nestor va utiliser tous les stratagèmes pour qu’Irma ne soit plus qu’à lui et rien qu’à lui, peu importe le prix à payer…

Mardi 19 juillet : « Une folie » 

de Sacha GUITRY Mise en scène par : Francis HUSTER

Avec : Olivier LEJEUNE, Lola DEWAERE, Manuel GELIN, Marianne GIRAUD, Odile COHEN

Le docteur Flache, célèbre psychiatre, s’apprête à quitter Paris pour prendre sa retraite dans le midi. Mais voilà qu’un homme, puis sa compagne débarquent dans son cabinet. L’un après l’autre, ils demandent au docteur d’examiner leur moitié qu’ils croient devenue folle. Ce dernier les enverrait bien au diable, mais la femme est plutôt charmante… 

Jeudi 21 juillet « Amok »

Création de Stefan ZWEIG Avec : Francis HUSTER

Francis HUSTER récidive avec « Amok » dans une mise en scène de Steve SUISSA qui entend recréer sur scène la beauté mystérieuse du transatlantique L’Océania voguant de Calcutta à Londres sous les étoiles. Le héros, ZWEIG lui-même, y croise un médecin de Malaisie revenant lui aussi en Europe, non pas pour retrouver les siens mais pour fuir.

 

Mardi 26 juillet : « Le fusible »

Comédie de Sylvain MEYNIAC Mise en scène par : Arthur JUGNOT

Avec : Stéphane PLAZA, Arnaud GIDOIN, Philippe DUSSEAU, Gaëlle GAUTHIER, Juliette MEYNIAC et Irina NINOVA

Paul, (Stéphane PLAZA), un homme d’affaire de 45 ans, est sur le point de changer radicalement de vie… Il a tout organisé dans les moindres détails. La vente lucrative de son site internet à une compagnie russe, son divorce et son départ sur une île paradisiaque avec sa maîtresse…. Seul confident de son stratagème et de ses projets du lendemain : son ami Michel, (Arnaud GIDOIN), génie de l’informatique naïf et gaffeur qui suit Paul comme un phare… 

Jeudi 28 juillet : « L’Impresario de Smyrne »

Classique de Carlo GOLDONI Adaptation par : Michael STAMPE Mise en scène par : Christophe LIDON
Avec : Bernard ALANE, Denis BRENER, Catherine JACOB, Bernard MALAKA, Nicolas VAUDE

Dans la flamboyante Venise du XVIIIème siècle, si proche d’un univers théâtral idéal, GOLDONI nous raconte comment un nabab Turc décide de s’improviser « producteur » pour créer à Smyrne, sa ville natale, le plus illustre Opéra que l’époque ait vu monter.

David Gilmour fait chavirer la foule à Chantilly

David GilmourDavid Gilmour fait chavirer la foule à Chantilly

Le guitariste mythique David Gilmour passait à Chantilly ce samedi 16 juillet pour un concert attendu de pied ferme par les fans de Pink Floyd. Son nouvel album Ratttle that Lock entérine la fin définitive du groupe anglais après le décès récent du claviériste Rick Wright et la volonté affirmée du vaillant septuagénaire de se concentrer sur sa carrière solo. Pour un moment de musique intense et une fois de plus exceptionnel.

Le dernier passage parisien de David Gilmour datait de 2006. L’Olympia avait accueilli le guitariste accompagné du batteur Nick Mason et du claviériste Rick Wright pour un moment de pure magie onirique. La formation resserrée autour du toujours vert David Gilmour avait livré la pépite Echoes à une salle sous le choc. Les connaisseurs de la vidéo Live at Pompéii et surtout de l’album Meddle avait instantanément reconnu ce Si caractéristique du début de l’odyssée sonore de plus de 22 minutes. Le choix de Chantilly comme passage parisien de David Gilmour en 2016 n’est pas le fruit du hasard. Le rédacteur nostalgique avait assisté au concert de Pink Floyd sur l’hippodrome voisin pour le premier concert de sa vie en 1994. Quelle meilleur manière de débuter une vie passée à égrener de nombreux concerts passés depuis par les Rolling StonesPaul McCartneyACDCColdplay et Depeche Mode (ente autres)…

Les années récentes ont vu Roger Waters, l’ancien bassiste de Pink Floyd et ancien ennemi intime de David Gilmour, promener son show The Wall sur les scènes du monde entier avec un accueil extatique des fans. D’abord vu à Bercy puis au Stade de France, le spectacle était à la hauteur de sa légende. Voir un immense mur se dresser entre la scène et le public avec un déluge d’effets visuels projeté dessus pour un effondrement final, les poils se hérissent encore sur les bras des heureux spectateurs à cette simple évocation. Pour faire contrepoint à cette ébauche extravagante, David Gilmour a choisi l’épure. Le légendaire (et copyrighté) écran circulaire, quelques effets visuels, une formation resserrée et surtout pas d’Another Brick in the Wall au programme. Même rabiboché avec WatersGilmour a son petit caractère, pas question de verser un centime de droits au détenteur des chansons de The Wall, à savoir nul autre que Roger Waters. S’il a chanté Run like Hell et Comfortably Numb, David fait partie des ayant droits de deux des seuls morceaux ayant échappés à l’avidité du bassiste, nuance…

24 000 spectateurs se dirigent vers le magnifique parc du Château de Chantilly. Une scène, pas si imposante que ça, fait majestueusement face au château. Une sécurité sur les dents fait prendre 45 minutes de retard au concert mais personne ne se plaint. C’est d’ailleurs par une minute de silence forte en émotion que débute l’évènement. En hommage aux 84 victimes de l’attentat de Nice, c’est toute la foule sans AUCUNE exception qui se recueille. Les larmes montent aux yeux de nombreuses personnes, l’émotion est totale, l’hommage est unanime, le moment de communion collective silencieuse sera marqué pour longtemps dans tous les esprits. Puis le héros de la soirée arrive sur scène dans un déluge d’applaudissements. Le concert n’a pas été annulé ; toutes les précautions ont été prises, aucun incident ne sera à déplorer malgré une foule coudes à coudes. Le respect est le maitre mot de la soirée.

David Gilmour alterne entre morceaux de son dernier album et classiques du répertoire floydien. Le rédacteur fanatique du Floyd n’a écouté que d’une oreille distraite les morceaux anecdotiques débutant par le jungle de la SNCF (Rattle that locke) ou naviguant dans les eaux d’un piano jazz oubliable (Girl with yellow dress). La guitare de Gilmour lâche inopinément dès le départ, l’obligeant à en changer au pied levé. Certains y ont vu un symbole…  Contrairement à son habitude, il ne coupe pas le concert en 2 parties distinctes, première avec des compositions personnelles et seconde exclusivement dédiée à Pink Floyd. Pourquoi pas. Quand retentit au bout de 3 morceaux What do you want from me, la foule exulte, elle n’aura pas à attendre une heure pour entendre le plus gros de la carrière de David Gilmour. Extrait du Division Bell de 1994, le morceau rappelle l’exact reflet joué 22 ans auparavant sur l’hippodrome voisin. Souvenirs…

Un premier hommage à Rick Wright survient rapidement. C’est sa universellement connue composition The Great gig in the sky qui raisonne sous le ciel encore bleu de Chantilly. Ce n’est pas le froid qui fait frissonner l’audience mais l’émotion d’un morceau culte extrait du vendu à plus de 50 millions d’exemplaires The Dark Side of the MoonGilmour rend hommage à son acolyte de la plus belle des manières, les voix magnifient le chant intense imaginé par Clare Torry en 1973. La légende raconte que la jeune chanteuse toute penaude alla s’excuser après sa performante devant un groupe complètement bluffé par son chant. Le duo de chanteuses accompagné par un chanteur font honneur au morceau imaginé par Wright à l’époque de Zabriskie Point et refusé par Antonioni pour la Violent Sequence. La foule exulte, le concert est enfin lancé.

Suivront 3 autres morceaux du Floyd pour cette première partie, et pas les moins significatifs. Wish you were hère fait se hérisser les poils surtout que le clavier accompagnant Gilmour livre une déclinaison jazzy rafraichissante sur la fin du morceau. Ce J’aimerais que tu sois là semble s’adresser au tant à Rick Wright qu’à Syd Barrett. L’inoxydable Money fait se trémousser la foule, surtout qu’un pont là aussi très jazzy agrémente le morceau phare de DSOTM. La première partie se finit avec l’étendard High Hopes, porte d’entrée de la jeune génération pour l’univers riche et coloré de Pink Floyd. Passé en rotation lourde sur les radios à l’époque de Division Bell en 1994 le morceau est rentré tout droit dans le coeur des fans de tous âges. 15 minutes de break, la foule n’en a pas fini avec l’émotion.

Le groupe revient pour un classique du Floyd. One of thèse days envoie sa basse technoide à une foule déjà en transe. Pas de tours adjacentes avec des cochons baladant leur morgue dans la deuxième partie du morceau, mais toujours ce solo hypnotisant à la steel guitare. Une spectatrice à côté de moi ne cesse de s’extasier devant les prouesses guitaristiques de David Gilmour. A 70 ans, il envoie toujours du lourd et démontre qu’il n’a rien perdu de son expertise guitaristique. L’écran central montre ses doigts en action, de quoi impressionner jusqu’au plus hardi fan de One Direction. Puis vient le morceau de bravoure Shine on you Crazy Diamond. Cet hommage à peine voilé à Syd Barrett fait son effet, les ambiances s’enchainent, la guitare répond au clavier qui répond au saxo. Remember when you were young… Suivent les plus anecdotiques mais rafraichissants Coming back to life, Fat Old Sun, On an Island et Sorrows avant une fin de concert en apesanteur.

Les habitués du Floyd savent que David Gilmour finit habituellement ses concerts avec les mêmes morceaux. Il innove ce soir. Souvent joué à la toute fin, il commence avec un Run Like Hell lui aussi technoïde. Les habitués de The Wall mettent les mains en croix pendant les Run, Run, Run et la foule se laisse griser par cette critique en règle de l’idéologie fasciste. La voix du rédacteur vient à manquer quand des horloges se mettent à raisonner bruyamment. C’est bel et bien Time que l’orchestre va interpréter. Le meilleur pour la fin. Le claviériste remplace Rick Wright pendant les ponts et le morceau fait exulter la foule par sa puissance sonore et philosophique. Shorter or breath, one day, closer to death... Gilmour ne pouvait pas ne pas finir avec son solo de guitare le plus acclamé à la fin de Comfortabley numb. Pas de boule disco mais des lasers pour clôturer le morceau.

David Gilmour s’est exercé sur un vaste panel des plus belles guitares de la galaxie. La même Gibson SG que Angus Young dans ACDC, la célébrissime Les Paul comme Jimmy Page dans Led Zeppelin, une Telecaster, la Stratocaster qui a rendu l’âme au début du concert. Il faut le meilleur pour le meilleur. La soirée est parfaite. Temps de saison, ciel bleu, château de Chantilly en paysage paisible, mêmes vidéos vues en 1994 pour High HopesShine on et TimePink Floyd est un sacerdoce et David Gilmour en est un digne représentant. Après le récent ouragan The Wall, le guitariste rappelle qui est le boss. De la plus belle des manières.

Dates :  Samedi 16 juillet 2016
Lieu : Château de Chantilly
Avec : David Gilmour

Résultats concours : Le BGG – Le bon gros géant, 10 places de ciné gagnées

Le BGG Le Bon Gros Géant
Le BGG Le Bon Gros Géant – Affiche


Résultats concours : Le BGG – Le bon gros géant, 10 places de ciné gagnées !

Vous avez été 3421 participants au concours Le BGG – Le bon gros géant. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants de 2 places de ciné sont les suivants :

Emmanuelle Delbreil, Agnès Salson, Alain Grosjean, Willy Sarlotte et Sébastien Lalouette

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

Gaspard ne répond plus, le roman de l’été, loufoque à souhait (JC Lattès)

Anne-Marie Revol
Anne-Marie Revol

Gaspard ne répond plus, le roman de l’été, loufoque à souhait (JC Lattès)

Anne-Marie Revol nous régale avec son dernier roman : Gaspard ne répond plus. Elle nous emmène très loin de la France, plus précisément au Vietnam.

Gaspard est le héros de son livre. Il est jeune, il est beau, sympa, pas sportif pour un sou, mais a quand même été sélectionné pour le jeu de téléréalité : Un jour j’irai à Shangai avec toi.

Il fait équipe avec Cindy. Mais un jour, Gaspard tombe d’un pick-up en pleine nuit et aucun membre de l’équipage ne s’en aperçoit. Ils s’en rendent plusieurs heures après. Gaspard échoue dans un fossé, les deux jambes brisées. Il est ramassé par deux gars qui le trimballent durant des kilomètres, à travers des paysages escarpés. Finalement, il termine sa course dans un très triste état, les deux jambes brisées, dans un coin très reculé du Nord Vietnam, près de la frontière chinoise, dans une tribu comme il en existe peu.

C’est My Hiên, la chef de tribu. Et en fait, elle va prendre Gaspard comme « otage » pour sauver son peuple de tout élément de modernisme. Pas d’électricité, pas d’appareil radio, pas de téléphone, rien qui puisse abîmer leur mode de vie tribal. Gaspard va devoir s’adapter… Heureusement, il découvre les écrits de Hubert Butillon, le défunt mari de My Hiên. Et s’en régale, et nous aussi ! Son journal intime est passionnant. Il faut dire qu’il n’a pas eu beaucoup de chance Hubert dans sa vie, surtout avec les femmes. Il nous dévoile tout, avec une telle sincérité qu’on en est forcément touché.

Autant les affres de la production de l’émission TV ne nous passionne pas, autant les récits très personnels d’Hubert nous ravissent. On s’attache à tous ces personnages. Enfin, pas tous ! Certains plus que d’autres…

A travers ce roman beaucoup de personnages prennent vie au fil du récit. Mais on ne se perd jamais. On les découvre avec humour, et souvent passion. Car rien n’est anodin. A travers eux, ce sont des vies entières qui se déroulent sous nos yeux. Pas toujours heureuses, d’ailleurs. Mais bizarrement entrelacées…

Pourquoi Gaspard a-t-il absolument voulu faire ce jeu de téléréalité ? Alors qu’il a si peu de dispositions physiques pour y arriver ? Que cherchait-il vraiment en allant au Vietnam ? Sa mère adoptive et son colocataire vont tout faire pour le retrouver.

Gaspard ne répond plus est fascinant. Toutes ces vies qui s’entremêlent et qui, comme un roman policier nous dévoile une nouvelle trame, une nouvelle piste… La découverte de cette tribu, de leur façon de vivre, tellement éloignée de la nôtre nous fait réfléchir aussi sur notre société de consommation.

Et on oublie volontairement la production de ce jeu de téléréalité qui panique complètement et perd les pédales quand elle apprend, plusieurs heures après la disparition de Gaspard. Tout est une question financière. Les enjeux sont énormes et Gaspard passe bien après…

Franchement, vous ne trouverez pas le temps long avec ce livre agréable à lire et qui vous fera voyager à travers la Chine. L’écriture est fluide et légère. Le style simple mais les détails ne manquent pas. Anne-Marie Revol nous fait joliment évader et le dépaysement est total, jusqu’à la dernière page ! Un bon livre de vacances, assurément !

Anne-Marie Revol  a déjà publié en 2010 chez Stock « Nos étoiles ont filé » qui a reçu le Prix des lectrices de ELLE. Peut-être recevra-t-elle un nouveau prix pour son protégé Gaspard ?

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Gaspard ne répond plusDans le cadre d’un jeu de téléréalité, Gaspard de Ronsard doit traverser l’Asie en stop. Son périple tourne court lorsqu’il chute d’un pick-up et échoue au fond d’un fossé…
La suite se déroule entre Paris et un village égaré dans les rizières du Nord Vietnam. On y rencontrera une brocanteuse cartomancienne, un détective fleur bleue, un diariste fantasque, des producteurs de télé affolés, et une vieille chef de tribu acariâtre, My Hiên. Celle-ci n’a qu’une idée en tête : obliger Gaspard à sauver son peuple d’un danger imminent.
Parviendra-t-il à rentrer chez lui ?
Dans ce roman drôle et déluré, chacun cherche quelque chose à l’autre bout du monde, pour le meilleur comme pour le pire. Mais il faut peut-être accepter de tout perdre si l’on veut se retrouver…

Date de parution : 11 mai 2016
Auteur : Anne-Marie Revol
Editeur : JC Lattès
Prix : 21,50 € (448 pages)
Acheter sur : Amazon

Carmina, une comédie populaire espagnole et truculente

Carmina
Carmina, film de Paco Leon, Copyright Bodega Films

Carmina, une comédie populaire espagnole et truculente

Carmina s’inscrit dans la veine de ces films espagnols bavards et excessifs, familiaux et truculents. L’héroïne Carmina est une femme de 58 ans, extravagante et forte en gueule. Second film concentré sur ce personnage, Carmina y Amen en espagnol la voit prendre les choses en main à la mort de son mari et balader sa morgue autant que sa surcharge pondérale avec une décontraction qui fait tout le sel du film.

Le premier volet des aventures de Carmina dans Carmina O Revienta révélait à toute la péninsule ibérique Carmina Barrios, la mère du réalisateur Paco Léon. Devenue une star après cette prestation remarquée dans de nombreux festivals, elle occupe tout l’espace et en fait beaucoup sans forcément en rajouter. Son charisme évident la fait enchainer les cigarettes autant que les saillies bien senties. Plutôt que de s’apitoyer, elle fait front et retarde l’annonce du décès de son mari pour toucher une prime exceptionnelle. Arnaqueuse au grand coeur, elle personnifie la résistance passive des espagnols dans une société où le chômage et la débrouille sont devenus des éléments clés du quotidien. Paco Leon révèle sa propre mère Carmina ainsi que sa soeur Maria Leon dans un film transformé en affaire de famille.

Le ton résolument comique voit des scènes quasi documentaires s’insérer dans une fiction macabre drolatique. C’est une amie qui vient parler du rôle médicinal de la fumet dans sa vie, c’est Carmina qui fait appel à des amis costauds pour imposer sa loi. Tant un pan de la société se révèle dans une peinture acide et caustique du quotidien. Sorte de Dominique Lavanant espagnole vitupérante au grand coeur, cette Carmina plaira aux amateurs de comédie espagnole (ou italienne) où le ton de la voix ne descend jamais sous les 100 décibels. Comédie résolument populaire et burlesque, Carmina touche avant tout par sa visée sociétale bien plus que par son premier degré délibérément picaresque, voire parfois à la limite du grossier. La comédie est familiale et plaira aux fans harcodre de comédie espagnole.

Cette Carmina peut rebuter ou fasciner selon les penchants comiques de chacun. L’actrice fait un vrai festival et montre bien qu’un peu de jugeote n’est pas un luxe pour survivre dans ce monde de barbares.

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Carmina
Carmina

Carmina, sévillane, femme extravagante, décide lors de la mort subite de son mari chéri de ne pas déclarer son décès afin d »encaisser ses derniers salaires. Elle convainc sa fille Maria de sa bonne intention. Un succession de péripéties et situations loufoques s’entremêlent alors…

Sortie : le 27 juillet 2016
Durée : 1h33
Réalisateur : Paco Leon
Avec : Carmina Barrios, Maria Leon, Paco Casaus
Genre : Comédie

 

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La couleur de la Victoire célèbre Jesse Owens et critique les Etats-Unis

La couleur de la victoire
La couleur de la victoire, film de Stephen Hopkins, Copyright SquareOne/Universum

La couleur de la Victoire célèbre Jesse Owens et critique les Etats-Unis

La couleur de la victoire revient sur l’odyssée olympique de Jesse Owens. De ses aptitudes physiques exceptionnelles au triomphe olympique à Berlin en 1936 en passant par la peinture de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, le biopic insiste sur les difficultés humaines et sociales rencontrées par le prodige américain pour récolter 4 médailles d’Or. Classique et pudique, le film n’oublie pas d’aborder des sujets cruciaux, même aujourd’hui.

James Cleveland Owens, plus connu sous le nom de Jesse Owens, fait partie des icônes du XXe siècle. Alors que l’Allemagne nazie comptait se servir des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin à des fins de propagande, l’américain remportait toutes ses épreuves haut la main au nez et à la barbe de ses adversaires allemands. L’épisode fameux du refus d’Hitler de saluer personnellement le vainqueur prête à interprétation encore aujourd’hui. Owens affirme avoir vu Hitler le saluer de la main pour le saluer en retour et une photo de poignée de main existerait. Le film fait au plus court en insistant sur la personnalité anxiogène d’un Goebbels froid comme un charognard et symbolique du régime nazi. L’athlète était clairement au-dessus du lot et si le film insiste sur la stupéfaction des locaux, ce n’est en rien une extravagance. Mais l’important n’est pas là.

Car avant de concourir, Jesse Owens a surtout du batailler face aux instances olympiques nationales et aux comportements clairement ségrégationnistes de ses compatriotes. Entraineurs, athlètes, journalistes, quidams, une frange significative de la population américaine semblait clairement plus nazie que les nazis. Le film n’hésite devant aucun poncif pour décrire le purgatoire quotidien vécu par Owens. Par la grâce d’un entraineur investi interprété par Jason Sudeikis et d’un industriel influent joué par Jeremy Irons, il parvint à représenter son pays à Berlin, mais que ce fut difficile. La phrase d’Owens raisonne encore dans les esprits : Hitler ne m’a pas snobé, c’est Roosevelt qui m’a snobé. Représentant du monde libre, il n’a pas vécu les Jeux comme on peut l’imaginer…

Le jeune Stephen James interprète sobrement Jesse Owens alors qu’un certain John Boyega était pressenti pour le rôle avant de choisir de jouer finalement dans Star Wars VII. Un entraineur spécialisé lui a permis de courir dans le style si particulier d‘Owens. Le film revient sur l’épisode mal connu de l’hésitation des Etats-Unis de participer aux Jeux, décidés au dernier moment par les compromis acceptés par l’Allemagne. Si le film est longtemps dénué d’ampleur, il prend sens au fur et à mesure des vexations ressenties par l’athlète et montrées par le réalisateur. Au delà du style assez académique, La couleur de la victoire fait revivre une époque soigneusement passée sous silence où les USA eux-mêmes ne ménageaient pas les minorités. Au moment où les tensions raciales sont ravivées sous l’effet d’abus policiers et de répliques sanglantes, le film se place dans une sinistre actualité.

Le réalisateur Stephen Hopkins est surtout connu pour les réalisations d’épisodes de House of Lies et Californication. Il a également réalisé le trop méconnu Moi, Peter Sellers avec Geoffrey Rush et Charlize Theron en 2004. Il signe ici un biopic qui ravive des souvenirs autant glorieux que douloureux.

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La couleur de la victoireDans les années 30, Jesse Owens, jeune afro-américain issu du milieu populaire, se prépare à concourir aux Jeux d’été de 1936 à Berlin. Cependant, alors qu’Owens lutte dans sa vie personnelle contre le racisme ambiant, les Etats-Unis ne sont pas encore certains de participer à ces Jeux, organisés en Allemagne nazie. Le débat est vif entre le président du Comité Olympique Jeremiah Mahoney et le grand industriel Avery Brundage. Pourtant, la détermination de Jesse à se lancer dans la compétition est intacte…

Sortie : le 27 juillet 2016
Durée : 1h58
Réalisateur : Stephen Hopkins
Avec :  Stephan James, Jason Sudeikis, Eli Goree, Jeremy Irons
Genre : Drame, Biopic, Historique

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Jean-Michel Jarre : 1er concert de sa grande tournée : Electronica World Tour, à Bayonne

Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne
Jean-Michel Jarre : 1er concert de sa grande tournée : Electronica World Tour, à Bayonne

C’était le 13 juillet 2016 : Jean-Michel Jarre était aux Arènes de Bayonne pour son premier concert de sa tournée Electronica World Tour. Fantastique concert !

En première partie, ce fut le musicien Rone qui joua pour nous durant une petite heure. Rone est un musicien français, et joue de la musique électronique, nouvelle génération. Une musique très différente de celle de JM Jarre mais sans doute plus moderne, plus jeune, plus électronique pure.

Rone – Bye Bye Macadam (Official Video) :

Les arènes affichaient complet pour ce concert exceptionnel où Jean-Michel Jarre nous a dévoilé son dernier album qui est sorti le 6 mai dernier : Electronica volume 2 : The Heart of Noise. D’ailleurs pour ce nouvel album, Jean-Michel Jarre a travaillé avec plusieurs artistes dont Rone avec qui il a créé des titres de cet album. Mais aussi :

« Pet Shop Boys, Primal Scream, E.S., Julia Holter, Gary Numan, Jeff Mills, Peaches, Siriusmo, Yello, The Orb, Sébastien Tellier, Hans Zimmer, Cyndi Lauper et Christophe ont été choisis par Jarre pour compléter son projet de double album Electronica. »

Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne
Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne © B de Loriol

Et Publik’Art a particulièrement apprécié ce moment unique que nous a offert Jean-Michel Jarre. C’était à la fois de la musique, mais aussi des véritables tableaux de lumière. Un son et lumière comme lui seul peut le faire. Chaque titre était unique et coloré. La musique nous a fait vibrer, et même donner la chair de poule. Un grand écran, des rideaux de lumière sur le public, sur la scène, des figures artistiques, bref, du rêve pour tous ! Des vibrations au cœur et au corps !

Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne
Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne © B de Loriol

Jean-Michel Jarre a su se renouveler et moderniser sa musique. Du neuf, du vibrant, du beau, du grand, du magique. Bien sûr, vers la fin du concert, Jean-Michel Jarre a repris ses vieux tubes, comme Oxygène, Equinoxe, au grand bonheur des vieux fans de l’artiste, très nombreux dans le public !

Un vrai moment de bonheur partagé avec tout le public bayonnais qui était à la hauteur de notre star. Applaudissements, ovations, hurlements, Jean-Michel Jarre a donné beaucoup ce soir-là, dans un cadre exceptionnel, à son public qui l’a ovationné comme il le mérite.

Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne © B de Loriol
Jean-Michel Jarre aux Arènes de Bayonne © B de Loriol

De la grande musique et du grand art ! Découvrez la tounrée de Jean-Michel Jarre, avec ses 45 dates à travers le Monde, ICI.

Qu’il est bon de vivre ces moments de bonheur en ces temps si douloureux.

Tournée de Jean-Michel Jarre :
17 octobre 2016 : Strasbourg
24 novembre : Lyon
26 novembre : Dijon
28 novembre : Clermont-Ferrand
29 novembre : Nantes
12 décembre : Paris

#AvignonOff : Poisson et petits pois, une pièce tendre et drôle

poisson-petit-pois-avignon

Poisson et petits pois, de Ana-Maria Bamberger mise en scène de Slimane Kacioui et Aliocha Itovitch
Avec : Dorothée Martinet et Marie-Hélène Lentini
Festival Avignon Off, tous les jours à 15h45 au Théâtre de la Luna

Les relations mère-fille ne sont pas toujours si simples. Poisson et petits pois est l’adaptation théâtrale de la pièce « Marthe et Mathilde » de l’auteur roumaine Ana-Maria Bamberger. Marthe, la mère (Marie-Hélène Lentini dont on avait déjà remarqué l’aisance théâtrale dans Coiffure et Confidences de Didier Caron), reste cloîtrée chez elle à longueur de journée, les rideaux fermés. Sa fille lui rend visite quotidiennement pour lui porter ses courses, l’ai pressé et désemparé, le teint blafard et l’allure négligée.  Toujours les mêmes courses : du pain, du beurre, du thé et cette fois-ci… du poisson et des petits pois. De quoi susciter chez sa mère une colère qui ne s’arrêtera pas là.

Dans cette pièce au décor translucide (des meubles de verre et un rideau opaque), mère et fille vont respectivement s’introduire dans la vie de l’autre. Quand la mère se permet de dire que son gendre est un coureur de jupons, la fille lui rétorque qu’elle non plus n’a pas réussi sa vie amoureuse. S’en suit une multitude de règlements de compte entre mère et fille. Mais derrière ces chamailleries se cache une relation fusionnelle. Marie-Hélène Lentini est épatante en mère sarcastique, et Dorothée Martinet pleine d’émotion dans son rôle de fille torturée et psychorigide.

Dans cette pièce, il y a beaucoup de vérités. Sur les difficultés des relations mère-fille, sur l’absence d’un père ou d’un mari, sur la féminité. C’est une pièce tendre, délicate et surtout, une pièce qui fait sourire.

Nahid, un film poignant sur la femme de Ida Panahandeh, à voir en VOD

Nahid, un film de Ida Panahandeh,
Nahid, un film de Ida Panahandeh, Photo © Habib Madjidi

Nahid, un film poignant sur la femme de Ida Panahandeh, à voir en VOD

La réalisatrice Ida Panahandeh pointe un très beau film sur la femme iranienne. Elle s’attaque à un sujet lourd de conséquences : le divorce d’une femme iranienne. Son objectif : dévoiler au monde entier la vie insupportable des femmes dans son pays.

Rien n’est simple pour la femme, en Iran. Si elle divorce, la tradition veut que la garde des enfants aille au père. C’est ainsi.
Nahid est divorcée et elle a réussi à convaincre son ex-mari qu’il était préférable qu’elle garde leur fils de 10 ans. Il a accepté à la condition expresse qu’elle ne se remarie jamais. Si elle voulait se remarier, c’est lui qui prendrait l’enfant.
Bien sûr, Nahid rencontre un homme, Massoud, qui est tombé fou amoureux d’elle. Et à partir de ce jour, sa vie va devenir un enfer. Ils vont se marier mais ce sera un mariage temporaire. Pour ne pas perdre son fils… Ils vont devoir se cacher.
Le film montre bien toute l’ambiguïté du mariage en Iran. Sareh Bayat incarne merveilleusement cette femme forte et en même temps tellement fragilisée par son ex-mari, tellement apeurée et soumise. Mais au fond d’elle, on sent la mère prête à tout pour récupérer son fils. Une femme forte et déterminée. Une mère avant tout, comme toutes les mères, non ?
Les acteurs sont tous remarquables de naturel. Et le film est vraiment poignant.
Nahid a été présenté au Festival de Cannes 2015 et nommé pour la Caméra d’Or. Ida Panahandeh a reçu le Prix spécial du Jury dans la catégorie Un Certain Regard.
Nahid, un très beau film à voir absolument.

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Nahid, un film poignant sur la femme de Ida Panahandeh, à voir en VODNahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la tradition iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier a accepté de la céder à son ex femme à condition qu’elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l’aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme et de mère.

Sortie VOD : Universcine
Durée : 01h44
Réalisateur : Ida Panahandeh
Avec : Sareh Bayat, Pejman Bazeghi, Navid Mohammadzadeh
Genre : Drame

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Contre la bienveillance d’Yves Michaud : halte aux vertus mal placées ! (Stock) 

Contre la bienveillance d’Yves Michaud : halte aux vertus mal placées ! (Stock) 
Yves Michaud

Contre la bienveillance d’Yves Michaud : halte aux vertus mal placées ! (Stock)

Comment ça « contre la bienveillance » ? Yves Michaud tournerait le dos à une vertu moderne de premier plan ? C’est effronté et surtout, c’est calculé… Son titre ne se rapporte qu’à la politique.

C’est dans ce domaine et dans ce domaine seulement que le philosophe s’oppose à l’intrusion de la bienveillance. Parce que les politiciens usent et abusent de cette arme pour séduire les électeurs. Plein de sollicitude et de leçons morales, ces hommes devraient être le cœur vibrant de l’Etat mais ils sont plutôt le fruit de son dysfonctionnement ! On ne base donc pas une politique sur la générosité et l’altruisme. Voilà ce que nous détaille Yves Michaud dans ce livre source de débats.
Certaines de nos vertus appartiennent à la sphère privée, elles sont belles parce que discrètes. Elles ne devraient jamais basculer dans le domaine public, du moins pas de façon aussi ostentatoire et envahissante. Comme les politiques qui tirent trop sur notre corde morale dans leur discours.
L’auteur voudrait un retour à plus de rationalité. Et c’est les pieds sur terre et sans sentimentalisme qu’il se pose et nous pose des questions mille fois ressassées mais jamais résolues. Faut-il accepter les migrants sur notre territoire ? Le FN est-il un monstre ou un parti républicain comme les autres ? L’ingérence internationale est-elle justifiée par le bien-être des populations locales qui souffrent ?… Autant d’interrogations où il nous avertit : la morale ne doit pas être notre guide.

Au fur et à mesure des pages tournées, on découvre les multiples obsessions de l’auteur. L’une d’elles : « l’Etat guichet ». Un Etat où chacun en fonction de ses vulnérabilités et de ses souffrances vient se servir. Un Etat où les droits ne sont plus équilibrés par les devoirs. RSA, indemnisations, revenus minimum, allocations… Les Français n’ont qu’à venir piocher. Un problème qu’il voudrait résoudre par une touche d’autoritarisme.
Selon lui, l’Etat ne peut pas tendre la main à tout le monde en exigeant si peu en retour. Car nous avons tous tendance à être des passagers clandestins. Nous montons sur l’embarcation sans payer. Mais alors qui paie ?
Ce n’est pas un livre divertissant mais le fruit d’une réflexion qui se fait urgente. A contre-courant de l’humanisme qui parcourt les rangs du pays, des idéaux de Nuit Debout et de la gauche altruiste. Mais son argumentaire ne se range dans aucun parti, ne cherchez pas. Et c’est probablement parce qu’il en est détaché, qu’il est intéressant. Lisez-le même que ce soit pour acquiescer ou le contester.

Entorse au bon journalisme, ce n’est que maintenant que l’identité de l’auteur est dévoilée. Philosophe, Chevalier de la Légion d’honneur et Officier des Arts et des Lettres, il a transmis son savoir dans les universités de Montpellier, Berkeley, Edimbourg, Rouen… bref, il a de la bouteille. Et parfois les gorgées de vie sont un peu amères. Récemment, elles l’ont été pour tous.
84 nouveaux morts nous rappellent, si besoin, que notre politique est défaillante. Mais nous le savons déjà : la France pleure trop souvent ces derniers temps. Et notre génération, celle qui doit faire demain, ne pourra qu’empêcher qu’il se défasse. Un avenir pas des plus lumineux.
Combien de morts encore pour que l’on devienne plus fort
Combien d’errances parce que les politiques manigancent
Combien de discours où leurs mots ne tiendront pas un jour

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Contre la bienveillance (ed. Stock) d’Yves Michaud : halte aux vertus mal placées !Le constat est maintenant partout : la puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la construction européenne, rendent caducs les schémas anciens. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances.
Oui ! Il y a des croyances insupportables et intolérables. Non ! Le populisme n’est pas une illusion qui se dissipera d’elle-même avec un peu de pédagogie et de bonne volonté. Non ! La politique internationale n’obéit pas aux chartes du droit international.
Il faut dénoncer la tyrannie des bons sentiments, la politique de l’émotion et de la compassion. Non que la bienveillance soit un sentiment indigne, mais nous devons cesser de croire qu’on peut bâtir sur elle une communauté politique.

Date de parution : le 23 mars 2016
Auteur : Yves Michaud
Editeur : Stock
Prix : 18 € (192 pages)
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#AvignonOff : A plates coutures, les ouvrières Lejaby nous racontent…

aplatescouturesA plates coutures, de Carole Thibaut mise en scène de Claudine Van Beneden
Avec : Angéline Bouille, Barbara Galtier, Chantal Péninon, Claudine Van Beneden et Simon Chomel
Festival d’Avignon off, tous les jours à 12h45, Espace Roseau Teinturier

A plates coutures raconte l’histoire des femmes de l’usine Lejaby, renommée pour ses soutiens-gorge, qui avait déposé son bilan en 2012 à la suite d’un plan social, provoquant l’ire des ouvrières. En plein cœur de l’usine, on suit le quotidien de quatre de ces ouvrières en mal d’être licenciées. Certaines ont peur et se replient, d’autres veulent combattre. Ensemble, elles font grève et se révoltent contre le système de rentabilité et les conditions de travail qu’on leur impose. Sur fond de comédie musicale, A plates coutures aborde un sujet d’actualité : les licenciements abusifs, la montée du capitalisme et la dévalorisation des classes ouvrières et salariées. Derrière leur machine à coudre, ces femmes ont aussi une histoire et c’est dans leur intimité qu’elles nous invitent.

Côté mise en scène, nous sommes au cœur de l’usine Lejaby : tables en métal de tapissières, néons apparents et tréteaux de bois. Il ne manque que les machines à coudre pour parfaire ce décor. Mouvements à la chaîne : on assiste à une chorégraphie de couturières parfaitement calibrée.

aplatescoutures-2C’est une pièce douloureuse et pleine d’espoir à la fois, criante de vérité. De temps à autre, les femmes quittent leur poste de travail pour venir se confesser face caméra. Sur grand écran, leur vrai visage se dévoile. Elles confient leurs doutes, leurs envies, leurs besoins. Ce sont des ouvrières, mais ce sont aussi des femmes, des travailleuses, des mères. Les personnages sont sans fard : on entre dans leur intimité comme dans un documentaire. Le public est, comme le précise l’auteur, «  au cœur de leurs récits, de leurs mots, au cœur de cette vie que beaucoup qualifient de (…) petites vies ».

Malgré quelques longueurs, A plates coutures est une pièce émouvante qui fait réfléchir sur des sujets brûlants.

#AvignonOff : Voyage surprenant dans les mémoires d’un fou

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Voyage dans les mémoires d’un fou, seul en scène de et avec Lionel Cecilio
Festival d’Avignon Off, tous les jours à 17h au Théâtre Pixel à Avignon

Stanislas Claude avait déjà beaucoup aimé Voyage dans les mémoires d’un fou au Théâtre Les Déchargeurs à Paris. La pièce revient pour le festival d’Avignon Off, jusqu’au 30 juillet.

« Enfant, j’avais mal à l’être. Jeune homme mal au coeur et à présent adulte, j’ai mal au corps ». Ce jeune adulte dont il est question est atteint d’une maladie incurable. Il va mourir, mais finalement c’est peut-être la plus belle chose qui puisse lui arriver. Frappé par les Mémoires d’un fou de Gustave Flaubert, Lionel Cecilio s’est inspiré du grand écrivain pour écrire son voyage dans les mémoires d’un fou. Il précise que le spectacle reste assez éloigné du roman. Ce voyage, c’est celui d’une vie : à l’article de la mort, le personnage écrit à un lecteur imaginaire pour le faire dépositaire de ses mémoires. Eclairé à la bougie, il écrit à la plume des souvenirs qu’il partage avec son public.

Vous voyez quand vous refusez de vous laisser vivre, vous repoussez un peu l’heure de la mort

C’est un seul en scène impressionnant : Lionel Cecilio campe une multitude de personnage avec une aisance exemplaire. Du médecin fataliste à l’enfant naïf ou à la femme de ménage portugaise, le comédien sait tout faire, et c’est bluffant. Quant au texte, il est tantôt incisif, parfois drôle et surtout puissant. La mise en scène apporte au spectacle une dimension intemporelle : visuelle et sonore, elle transporte le spectateur dans ce voyage fou. C’est « une dimension parallèle comme un rêve, dont on ne prend conscience que lorsque l’on en sort en se réveillant » précise l’auteur et metteur en scène. Un voyage à travers la vie, un voyage vers la mort et l’espoir de ne plus souffrir.

Voyage dans les mémoires d’un fou est un spectacle intelligent, émouvant, drôle et poétique à la fois. Une vraie performance d’acteur comme on n’a pas l’habitude d’en voir.

#AvignonOff : Des accordés, un joli moment musical

desaccordésDes accordés, une comédie romantique de Lilian Lloyd
Avec : Florian Maubert, Déborah Esther 
Festival d’Avignon Off, tous les jours à 14h05 au Théâtre de l’Atelier Florentin 

C’est l’histoire de Sam (Déborah Esther), sans-domicile fixe qui joue de la guitare dans le métro, et de Louis (Florian Maubert), jeune homme dont la vie n’est pas très remplie jusqu’au moment où il rencontre cette guitariste en herbe sur un quai de gare.  « Le rêve, c’est ton moteur » répète-t-elle sans y croire vraiment. Lui n’avait pas réellement de rêve : Louis est un garçon solitaire, qui vit seul dans un appartement et appelle son père tous les soirs en s’inventant une vie bien remplie. A son père il raconte qu’il a une copine, qu’il est banquier et qu’il n’a pas une minute à lui. A Sam, il avoue que sa vie est aussi monotone que d’avoir un lit une place et une seule paire de couverts. Sam n’a pas une vie facile, mais elle aime sa liberté. Tous les deux vont tomber amoureux en musique, goûter aux plaisirs et à l’insouciance de l’amour.  Qui n’a jamais rêvé du coup de foudre et de partager un spaghetti, le regard niais comme dans la Belle et le Clochard ? Le rêve et l’espoir : voilà le thème de cette jolie pièce. Petit à petit, Florian et Sam vont vivre une histoire inespérée, se découvrir, dévoiler leurs doutes. Parfois en apartés, Sam et Louis partagent leurs ressentis sur cette histoire d’amour qu’ils ne contrôlent pas.

Cette pièce aborde avec légèreté et sensibilité la quête du bonheur. Toujours en musique (des mélodies composées par Lilian Lloyd), on suit le parcours romantique de ces deux personnages attachants. D’un LA mineur en début de spectacle, ils terminent sur une note majeure, symbole du plaisir. En chef d’orchestre, Lilian Lloyd a souhaité ramener un peu de douceur au théâtre. Sans prétention et toute en légèreté, cette pièce fait sourire. L’auteur précise d’ailleurs que « l’idée de ce spectacle se base sur une fondation simple : la tendresse ». Une tendresse communicative que les comédiens transmettent à merveille.

Salle comble pour cette 400ème représentation Des accordés. Une comédie mélodieuse, au texte plein de poésie, qui donne de l’espoir.

Pour en savoir plus sur le spectacle

#AvignonOff : Les escargots sans leur coquille font la grimace

les-escargotsLes escargots sans leur coquille font la grimace, écrit par Juliette Blanche, mise en scène de Charles Templon assisté de Florian Jamey
Avec : Andy Cocq, Juliette Blanche

Au festival d’Avignon tous les jours à 11h45, Théâtre La Luna

Juliette (Juliette Blanche) a tout juste 9 ans lorsqu’elle se pose la question « pourquoi je ne suis pas un homme ? ». Une coupe garçonne imposée par sa mère, un corps fin et musclé : Juliette aurait préféré s’appeler Frédérique, ou Frédéric, comme son père (Andy Cocq). Son père qui lui, aurait aimé avoir un garçon comme fils, et un homme pour âme sœur. Dans cette quête identitaire, tous les personnages dévoilent des visages multiples. De l’ambiguïté sexuelle à la recherche de l’amour, cette pièce traite de sujets complexes avec beaucoup de finesse. Car dans l’histoire, il y a le père de Juliette, assurément homosexuel mais pourtant marié et père de trois filles. A 40 ans, il va oser dévoiler et assumer son orientation sexuelle, goûter à la vie telle qu’il l’aurait aimée depuis longtemps. Pendant ce temps, Juliette grandit et se pose des questions : suis-je une femme ? Est-ce que j’aime les hommes ? Pourquoi être une fille quand on veut être un garçon ? Pourquoi aimer les garçons plus que les filles ? Pourquoi papa est plus heureux maintenant qu’il a quitté maman ? Juliette a des sœurs girly qui se moquent d’elle et lui soutiennent qu’elle ne sera jamais Miss Monde. Mais pourquoi être Miss Monde quand on veut seulement être soi-même ? Derrière son masque, il y a aussi la mère de Juliette (jouée par Andy Cocq) : toujours une clope à la main, elle aussi doit se refaire une identité lorsque son mari la quitte pour un homme. « S’il t’a quitté pour un homme, ce n’est pas toi la cause, mais toute la féminité » lui chuchote sa fille. C’est un spectacle « où les identités sont en permanence déjouées » précise justement Charles Templon, le metteur en scène de la pièce. Un spectacle dans lequel chacun se cherche et désire la même chose : le bonheur.

Côté mise en scène, Charles Templon (assisté de Florian Jamey) ajoute à ce récit une consistance exceptionnelle : il représente l’identité par des jeux de miroirs. Même le public est confronté à sa propre image. Ajoutons à cela des effets de lumières (Nicolas Priouzeau) parfaitement calibrés, et Charles Templon a réussi son pari de « faire exploser la dimension poétique » de cette pièce. Juliette Blanche et Andy Cocq, qui campent une multitude de personnages, réalisent une performance incroyable avec passion et dynamisme.

Drôle et émouvante à la fois, Les escargots (…) est une pièce qui questionne avec finesse et intelligence la place de l’identité dans l’univers social, dans la recherche du bonheur. Juliette n’est ni hétérosexuelle, ni homosexuelle. Elle est elle-même, Juliette, un être humain. « Chacun est concerné par la question identitaire. Notre société lui donne de plus en plus d’importance » précise l’auteur en ajoutant « c’est pour cette raison qu’il me fallait désacraliser l’identité en la théâtralisant avec humour et légèreté ».

C’est réussi : cette pièce fait du bien et met sur la table des sujets parfois encore tabous. Une pièce à ne pas manquer à Avignon cette année.

[TEST] Kitchen Trotter : la box culinaire qui fait voyager

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Kitchen Trotter c’est une box dédiée aux amoureux des voyages et des aventures culinaires, livrée chaque mois à son domicile. A chaque fois, c’est une nouvelle destination qui est présentée, avec plusieurs produits ou ingrédients locaux accompagnés d’un livret de présentation et d’idées recettes.

Nous avons décidé de vous faire part de notre avis sur la box Kitchen Trotter qui proposait des senteurs et des saveurs irlandaises.

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Sans engagement – un mois : 25 €

Abonnement 6 mois : 144 € soit 6 € offerts

Abonnement 12 mois : 276 € soit 24 € offerts
*Tarifs frais de port : 4,99 € / envoi

Note globale obtenue : 4,3/5

[vc_btn title= »VISITEZ LE SITE » color= »primary » align= »center » link= »url:http%3A%2F%2Fgoo.gl%2FgHEJ9D|title:Kitchen%20Trotter|target:%20_blank »][vc_text_separator title= »CONTENU DE LA BOX IRLANDAISE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La Box que nous avons reçu en ce mois était composée des produits irlandais suivants :

  • du soda bread ;
  • de la marmalade à base de miel irlandais ;
  • un sachet d’épices irlandaises ;
  • just oats flapjacks (des céréales) ;
  • des gâteaux Mini Bites ;
  • un magnet décapsuleur ;
  • un pot d’original relish (une sauce à base de tomates) ;
  • un livret de recettes et d’explications.
Kitchen Trotter
Le contenu de la box Kitchen trotter irlandaise
[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LA BOX » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Kitchen Trotter est une des plus célèbres box sur la toile. Tout le monde en a déjà entendu parlé au moins une fois, c’est pourquoi nous avions envie de tester nous aussi.
L’envoi est rapide et soigné. Les produits sont présentés dans une jolie boîte en carton colorée qui pourra être réutilisée par la suite. Les aliments sont bien protégés par des papiers protecteurs et la box donne envie au premier regard.

Concernant le contenu de la box, les produits sont très divers : du produit fini (gâteaux) à l’ingrédient pour des recettes (sachet d’épices). On y trouve même un goodies (décapsuleur aimanté). Ce n’est donc pas qu’un coffret pour ceux qui aiment cuisiner, on y trouve son compte si on aime aussi consommer immédiatement.

Les recettes proposées dans le livret dépaysent, et le voyage en Irlande est bien là. Mention spéciale pour les gâteaux Mini Bites juste délicieux, on est presque déçus d’en avoir aussi peu.

Pour le rapport qualité/prix, 25 euros par mois est tout à fait honnête pour des produits importés d’Irlande apportés directement à domicile.

En conclusion, Kitchen Trotter s’adresse à tous les curieux désireux de découvrir de nouvelles saveurs. Néanmoins, il faudra quand même mettre la main à la pâte pour en profiter pleinement, donc à privilégier pour les amoureux de la cuisine, évidemment !

Résultats concours : Balzac amoureux, 5 livres gagnés

Balzac amoureux
Résultats concours : Balzac amoureux, 5 livres gagnés !

Vous avez été 3773 participants au concours Balzac amoureux. Merci de votre excellente participation. Les 5 heureux gagnants d’un livre Balzac amoureux sont les suivants :

Vincent Christiane, Fabrice Glories, Lilou Perennes, Matthieu Burnet et Véronique Ponge.

Bravo à tous ! N’oubliez pas de jouer à nos autres concours du moment !

N.B. : Les lots vous seront envoyés directement par notre partenaire sponsor du concours. La procédure est automatique dès lors que vous avez été tiré au sort. Il n’est donc pas nécessaire de nous contacter. Vous pouvez également nous laisser un commentaire qui nous fera toujours plaisir !

#AvignonOff : Orphans, dans l’intimité de deux frères

illustration-orphans_1-1454111602Orphans, d’après Lyle Kessler mise en scène par Sylvie Ferrus
Tous les jours au Théâtre du Rempart à 14h45, à Avignon

Orphans est une pièce écrite par Lyle Kessler et jouée pour la première fois en 1983. Mise en scène par Sylvy Ferrus, la pièce joue à Avignon avant sa tournée 2016-2017. 

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