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S.O.S Lusitania, tomes 1 & 2 : une BD de Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS et Jack MANINI (Grand Angle)

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Date de sortie : le 30 avril 2014

Auteurs :  Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS (scénario) et Jack MANINI (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

S.O.S Lusitania est une trilogie historique co-écrite par Patrick Cothias (Les 7 vies de l’Épervier, Plume au vent, Le Lièvre de Mars, Hindenburg, les cendres du ciel, La Rafale...) et Patrice Ordas (Les Griffes de l’Hermine, Monsieur Nemo et l’éternité, L’Ambulance 13, L’OEil des Dobermans, Hindenburg, La Rafale…) et illustrée par Jack Manini (Mycroft, Necromancy, Catacombes, La Guerre des amants). Un trio d’auteurs de talents qui nous raconte l’histoire du naufrage du Lusitania, immense navire civil transportant une grosse quantité de munitions à destination de la Grande-Bretagne pendant la première guerre mondiale. 

Résumé de l’éditeur :

Le naufrage qui modifia le cours de la Première Guerre mondiale…

1915, l’enquête à bord du transatlantique RMS Lusitania se poursuit. Alors que des rumeurs d’attentat à la bombe circulent et que l’inquiétude gagne les passagers, les matelots Morisson et Shan capturent deux espions allemands. Ces derniers refusent de leur révéler l’emplacement de la charge explosive. Épaulés par le milliardaire américain Alfred Vanderbilt, les jeunes matelots vont tout mettre en œuvre pour éviter une terrible tragédie humaine et une catastrophe mondiale sans précédent…

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S.O.S Lusitania reprend un fait historique marquant et finalement peu connu : le torpillage par les allemands du Lusitania, transportant des civils comme n’importe quel vaisseau de croisière sauf que se cachait dans ses cales – à l’insu du capitaine du navire – une importante cargaison d’armes. Le scénario raconte l’histoire d’hommes et de femmes embarqués à bord, qui feront tout pour stopper la catastrophe, en réchapper, puis retrouver les coupables. Une excellente idée, qui nous fait revivre une sorte de Titanic mais provoqué cette fois par les hommes.

Après un premier album introductif plutôt paisible, le récit s’accélère dans un deuxième volet où la catastrophe a lieu : un naufrage qui ne dura pas plus de vingt minutes (d’où le titre, 18 minutes pour survivre). L’intrigue n’est pourtant pas entamée car bien des mystères planent sur les commanditaires d’un tel « attentat« . La présence d’espions allemands pourrait désigner le coupable idéal, mais c’est sans compter celle d’un autre personnage énigmatique et double espion… Un scénario bien écrit qui aurait peut-être valu le coup d’une série plus allongée tant elle a du potentiel.

Le dessin du polyvalent Jack Manini (également scénariste accompli sur d’autres séries) est par ailleurs plaisant, avec des traits naturels et un cadrage intelligent. La coloration n’est toutefois pas toujours à la hauteur, avec des superpositions parfois malvenues.

Reste qu’avec S.O.S Lusitania, voilà une trilogie dont on attend avec impatience le dénouement.

Karim (Lee) Duval, « Melting Pot » au Théâtre Les Feux de la rampe

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Karim Duval présente son seul-en-scène « Melting Pot » mis en scène par Léon Vitale, tous les mardis soirs au Théâtre les Feux de la Rampe, jusqu’au 10 juin. Un cocktail explosif et hilarant.

La Vénitienne, Tome 1 : une BD de Patrice ORDAS et Laurent GNONI (Grand Angle)

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Date de sortie : le 30 avril 2014

Auteurs :  Patrice ORDAS (scénario) et Laurent GNONI (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

La Vénitienne est une énième série (en diptyque) signée du scénariste spécialiste des récits historiques Patrice Ordas (Les Griffes de l’Hermine, Monsieur Nemo et l’éternité, L’Ambulance 13, L’OEil des Dobermans, Hindenburg, La Rafale…) et illustrée par Laurent Gnoni (Le Paradis sur terre, L’ombre du cinéphage, Camus). L’histoire prend place dans la République de Venise de la fin du XVème siècle, où les classes sociales sont encore bien hermétiques les unes des autres. Dans ce contexte,  la criminalité s’organise dans les bas-fonds de la ville. Justement, il est ici question de quelques spécimens plutôt démonstratifs…  

Résumé de l’éditeur :

Une aventure de « cape et d’épée » noire et torturée dans la majestueuse Venise des Doges du XVIe siècle.

1499 – Grande et riche, Venise est dirigée par le Doge. La faiblesse de ce dernier est d’aimer sa nièce, Constantza, qu’il couvre de présents. Magnifique et capricieuse, elle use de ses charmes pour tout obtenir de son oncle. Alors que sa fortune se réduit, mettant en danger Venise, le Doge accepte pour la dernière fois d’offrir à sa nièce la gigantesque fête annuelle de printemps.

Mais, à côté de ces fastes, la misère et la vermine rôdent dans les bas-fonds de la Sérénissime. Et, à l’occasion de ce grand bal costumé, Lorenzo, le plus respecté et le plus craint des bandits du royaume souterrain, décide de s’inviter pour dérober le joyau de Venise, Constantza…

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Le scénario de Patrice Ordas foisonne de bonnes idées dans ce premier album, La Colombe Noire. Tandis que des personnages hauts en couleurs divertissent le lecteur (balloté entre une noble exhibitionniste, un marquis en mal d’identité sexuelle, un doge complètement fou et tant d’autres perversités…), l’action (et la violence) interrompt souvent le récit comme autant de coupures qui ne permettent pas vraiment de développer ni les personnalités, ni les enjeux. Le suspens et la crédibilité de l’intrigue pâtissent ainsi quelque peu de ces extrêmes qui font continuellement tout voler en éclats, donnant l’impression de survoler le sujet principal. Alors, assurément, la lecture est divertissante mais elle aurait pu être bien plus devant le potentiel du scénario.

Le dessin de Laurent Gnoni est plutôt plaisant, dans un style traditionnel, avec des traits fins. Les cadrages sont encore perfectibles, la lisibilité  des scènes d’action n’étant pas toujours au rendez-vous.

Un bilan mitigé dont on doit réserver le verdict au second volet conclusif.

La Banque, Tome 1 : une BD de Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Julien Maffre (Dargaud)

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Date de sortie : le 25 avril 2014

Auteurs :  Pierre Boisserie, Philippe Guillaume (scénario) et Julien Maffre (dessin)

Prix : 13,99 € (56 pages)

La Banque est une nouvelle saga historique et financière scénarisée par Pierre Boisserie (Dantès, La Croix de Cazenac, Voyageur, Flor de Luna, L’Or sous la neige, La rage…) et Philippe Guillaume (Dantès). Plusieurs cycles présentés en diptyques sont attendus, dont le premier est illustré par Julien Maffre (le Tombeau d’Alexandre) et le second par Malo Kerfriden (Quarterback, KGB, Traffic, La rage, Otaku Blue). 

Résumé de l’éditeur :
La Banque est une saga historique retraçant le destin tourmenté d’une famille de banquiers durant deux siècles d’événements économiques, de l’initié de Waterloo qui, en 1815, a fait la fortune des Rothschild, à la faillite de Lehman Brothers en 2008.
Le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui a été façonné par cette succession de fortunes, de krachs boursiers, de faillites et de crises politiques ou économiques, toujours déclenchées par l’avidité de pouvoir ou d’argent des hommes.
Au fil des générations, les descendants de cette famille vont enchaîner les bonnes et les mauvaises fortunes.
L’histoire de la famille témoignera de l’évolution de l’économie moderne à partir de sa genèse : l’apparition d’une banque centrale lors de l’avènement de Napoléon.

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Avec ce premier album, intitulé 1815-1848 – Première Génération, les co-scénaristes frappent fort. Ils ouvrent une saga familiale à tiroirs redoutable. Le récit, où la finance occupe le premier plan, accumule un suspens grandissant au fil de la lecture. Une sombre histoire qui débute à Londres, en 1815, au moment de la bataille de Waterloo (il est prévu qu’elle se poursuive encore pendant un siècle et demi, sur les générations suivantes). Alors que les Rothschild envisagent un coup qui pourrait faire leur fortune à la Bourse, deux jeunes français de noble extraction, ayant fui la révolution sans fortune, tentent de les doubler… C’est alors qu’une multitude d’intrigues romancières et policières vont venir se télescoper. Un scénario riche et original qui rend cette série passionnante dès les premiers instants.

Il en est de même du dessin de Julien Maffre, d’une finesse d’exécution remarquable. Ses traits sont extrêmement précis, les décors et les costumes sont d’époque, avec beaucoup d’authenticité, la coloration est vive. De quoi faire de ce premier cycle une vraie réussite graphique.

Ce premier album de La Banque a de quoi faire battre nos coeurs ! Une affaire à suivre de près !

Résultats concours : Kidon, 10 places gagnées !

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Sortie le 14 mai au cinéma

Avec : Tomer Sisley, Kev Adams, Lionel Abelanski, Hippolyte Girardot, Elodie Hesme, Bar Refaeli…

 

A l’occasion de la sortie du film Kidon, comédie d’espionnage d’Emmanuel Naccache, Publik’Art, en collaboration avec cinefriends.com, vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Kidon

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 263 participants ! Bravo et merci à tous !

 

Les cinq heureux gagnants sont :

 

Ludo Bouttes, Jacqueline Beal, Joël Hervet, Marie Bedele et Bernard Teleguei

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

 

Résultats concours : Charlie Countryman, 10 places gagnées.

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Sortie le 14 mai 2014

A l’occasion de la sortie du film Charlie Countryman, Publik’Art vous a offert la possibilité de gagner :

5×2 places de ciné pour le film : Charlie Countryman

 

Vous avez été très nombreux à participer : 3 069 joueurs. Bravo à tous !

Les cinq heureux gagnants sont :

Carole Chimot, Christophe Lahoussine, Carole Clauss, Marc Depoorter et Valérie Pascal.

 

Notre partenaire vous enverra vos places très prochainement et d’avance nous les en remercions vivement.

Très bon film à tous !

Vietnam – Tome 1 : une BD de Frédéric Brrémaud et Chico Pacheco (Treize étrange / Glénat)

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Date de sortie : le 7 mai 2014

Auteurs :  Frédéric Brrémaud (scénario) et Chico Pacheco (dessin)

Prix : 13,90 € (48 pages)

Vietnam est une nouvelle mini-série prévue en deux tomes, écrite par Frédéric Brrémaud (Robin HoodAlienorSexy GunDaffodil, Kochka et Banana Fight, Love…) et illustrée par Chico Pacheco (Trop mortel). Une façon de revisiter la guerre du Vietnam avec un récit détonnant amorcé dans ce premier album, La Voie du Bouddha.

Résumé de l’éditeur : 

Fin 1971, les États-Unis s’enlisent dans la guerre du Vietnam. Quelque part sur la ligne de front, une patrouille américaine est capturée par un groupe de Viêt-Cong. Mandatés par un obscur collectionneur, ces derniers doivent mettre la main sur une statue de Bouddha antique en plein Vietnam sud, et ils comptent bien se servir de leurs prisonniers américains pour passer la Charlie Line sans encombre. Pendant ce temps, en territoire « libéré », une jeune journaliste pacifiste, Mitsy Panama, multiplie les articles remettant en cause les actes du gouvernement et de l’état-major américain, ce qui n’est évidemment pas du goût de tout le monde…

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Frédéric Brrémaud a l’idée originale de s’intéresser à la guerre du Vietnam en mettant en scène une compagnie de soldats américains retenus en otages au coeur de la jungle par un groupe de Viêt-Cong. Pour s’en sortir, qu’une seule solution : les aider à mettre la main sur une statue de Bouddha en traversant la ligne de front. Evidemment, le chemin va être semé d’embuches, et d’explosions en tout genre. Un récit décoiffant, presque rock’n roll, qui met l’accent sur l’action avant tout.

Le dessin de Chico Pacheco achève de dynamiter le tout dans un style « nouvelle école », avec des traits anguleux aux contours épais ainsi qu’une coloration très vive. Peut-être aurait-on aimé un cadrage un peu plus précis pour apprécier encore mieux ces scènes où les balles sifflent dans tous les sens.

Ce premier album de Vietnam est un bon divertissement, qui méritait bien un diptyque.

Burn Out, une BD d’Antoine Ozanam et Mikkel Sommer (Casterman)

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Date de sortie : le 7 mai 2014

Auteur : Antoine Ozanam (scénario) et Mikkel Sommeri (dessin)

Prix : 18 € (104 pages)

 

Burn Out est le dernier one shot du grand scénariste Antoine Ozanam (Succombe qui doitLe Chant des sabres, E dans l’eau, Eclipse, Klaw…) qui collabore cette fois avec un jeune dessinateur venu de Copenhague et vivant à Berlin : Mikkel SommerBurn Out porte bien son nom : un polar noir où le sort s’acharne contre un flic à la routine plutôt tranquille, jusqu’à ce que tout aille de travers…

Résumé de l’éditeur :

Reno, Nevada. Il fait une chaleur infernale, mais Ethan Karoshi n’y prend pas trop garde, puisque tout ou presque va pour le mieux dans son existence de quarantenaire épanoui : son boulot de flic reconnu par sa hiérarchie, ses parties de pêche assidues pratiquées avec passion, son foyer heureux avec sa femme Julie, ses amours clandestines bien réglées avec la rousse et volcanique Debra… 
Cette belle mécanique, pourtant, va brusquement se dérégler. On découvre sa maitresse étranglée avec du fil de pêche. Puis le cadavre d’un autre amant régulier de la jeune femme, assassiné lui aussi. Un mauvais pressentiment taraude Ethan. Tout se passe comme si un piège se mettait lentement en place, dont il était la proie désignée. Mais qui peut lui vouloir du mal à ce point ? Et pourquoi ? Le flic se débat, enquête, s’agite. Sans immédiatement comprendre qu’on l’a ferré comme un poisson et qu’il est en train de s’épuiser, tandis que son prédateur l’attire lentement à lui, vers l’issue fatale…
On se délecte de ce récit de vengeance implacable dans l’Amérique d’aujourd’hui. Noir, grinçant et sans issue.

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Antoine Ozanam imagine, dans un scénario malin, comment une vengeance perverse peut anéantir un flic lambda jusqu’au Burn Out. Un récit très bien maîtrisé par son auteur, qui joue avec les nerfs du héros qui ne semble commettre que des erreurs, au beau milieu d’une enquête policière qui le dépasse notablement. Le voilà complètement paumé. Et le lecteur assiste à sa lente descente aux enfers, dans un torrent de violence qui va crescendo… La situation est si noire que c’en est presque drôle. L’auteur livre une fois encore une histoire où la soif de sang apparaît comme une seconde nature chez l’Homme. Le tout dans un style très efficace. Propre, net, qui va à l’essentiel – sans oublier les détails. Sans bavures. Si l’on peut dire.

Le dessin de Mikkel Sommeri peut par ailleurs être déroutant au premier abord : un style original aux traits irréguliers et simplistes, qui vont finalement très bien avec la personnalité de notre héros. Le cadrage est quant à lui très bien pensé.

Burn Out se révèle être un très bon polar, dont Ozanam a seul les secrets de fabrication. Une recette qui marche !

Bellevue, le dernier album de Misteur Valaire en libre écoute

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Misteur Valaire, MV pour les intimes, c’est cinq joyeux lurons venus du Québec passés maître dans l’art de faire de l’électro-jazz-hip-hop-rock-extraits-sonores-insolites, ainsi que le groupe présente ses influences. Cette promenade sur Bellevue Avenue est leur quatrième album, pleine de folle fraîcheur. Alors bien sûr, on a parfois du mal à suivre un si bel élan avec des titres moins faciles que d’autres mais c’est quand même bon et agréable.

Pour écouter l’album rendez-vous ici ou amusez-vous avec la playlist du groupe juste en dessous :

Un monde libre, une BD de Halim Mahmoudi (Des ronds dans l’O)

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Date de sortie : le 15 mai 2014

Auteur :  Halim Mahmoudi (scénario et dessin)

Prix : 17 € (132 pages)

Un monde libre est un roman graphique en noir et blanc proposé par Halim Mahmoudi (illustrateur de Impôt Condriaque : L’histoire d’une pandémie fiscale à travers les siècles). Une chronique sociale originale qui nous parle de l’intérieur de ce qu’est d’être immigré, d’être confronté à la ségrégation, pas seulement du fait de ses origines ethniques, mais aussi et surtout en raison du carcan de sa dimension économique et sociale. 

Résumé de l’éditeur :

Après avoir vécu des drames personnels violents au coeur de la cité dans laquelle il vit avec sa famille, Khalil, devenu adulte, se plonge dans l’écriture et la course pour s’échapper du ghetto et aller vers un monde libre.

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L’auteur répartit intelligemment son scénario en trois chapitres : se comprendre, comprendre le monde et se faire comprendre du monde. Un cheminement qu’il a sans doute dû effectuer lui-même en réalisant Un monde libre deux années durant, avec « l’urgence du témoignage à vif« , ainsi qu’il le souligne.

Le récit est largement contestataire et dénonciateur des travers de notre société dans laquelle nombre de destins sont comme joués d’avance, comme un match truqué où chacun sait qui seront les perdants. La narration est principalement introspective, le lecteur est dans la peau du jeune Khalil et voit à travers ses yeux le sombre paysage qui l’entoure, jusqu’à entrevoir la lumière dans une certaine utopie rêvée… Un pitch qui aurait pu faire mouche, surtout avec les quelques formules bien trouvées qui parsèment le récit. Mais l’écriture à vif de Halim Mahmoudi ne permet pas toujours au lecteur, même attentif, de suivre avec facilité ce bouillonnement de l’intellect. Si bien que le texte et son découpage peuvent paraître déstructurés, voire parfois hasardeux malgré un ordre de pensée bien orchestré par son chapitrage.

Le dessin de Halim Mahmoudi est quant à lui brut, dans un noir et blanc griffonné qui exacerbe le réalisme du récit. Un dessin qui va parfaitement à l’exercice, même s’il peut également avoir quelques défauts de lisibilité à l’instar du récit.

Malik Bendjelloul, le réalisateur de Sugar Man, est décédé ce 13 mai, à l’âge de 36 ans.

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Malik Bendjelloul nous a quittés. Nous avons peine à le croire. Et pour le moment, nous n’avons aucune explication à cette mort prématurée. La seule chose dont on est sûr, c’est que ce n’est pas un meurtre.

Malik Bendjelloul est suédois, et a réalisé de nombreux documentaires, dont le fameux « Sugar Man », que Publik’Art avait chaudement recommandé dès sa sortie. Pour ce film, il avait reçu, en 2013, l’Oscar du meilleur documentaire. Malik avait réussi à retrouver la trace de ce fameux chanteur américain Rodriguez qui ne savait pas lui-même le succès qu’il avait en Afrique du Sud. Une histoire incroyable, mais totalement vraie. Grâce à Malik, nous avons découvert une musique sublime et des chansons que nous fredonnons aujourd’hui !

Si vous n’avez pas encore vu ce très beau documentaire, surtout regardez le !

Pas son genre, un film de Lucas Belvaux

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Sortie le : 30 avril 2014

Durée : 1h51

Avec : Emilie Dequenne, Loïc Corbery

On pourrait penser que le film est basé sur les différences sociales entre un professeur de philo et une coiffeuse. C’est exact et en même temps, il n’en est rien. Ce film est beaucoup plus profond qu’il n’en a l’air.

Synopsis :

Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C’est alors qu’il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines « people » et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?

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Bien sûr, le point de départ est cette différence entre un jeune homme cultivé et une jeune femme inculte. Mais la différence entre eux va être beaucoup plus fondamentale : Jennifer va reprocher, à juste titre, à Clément de ne pas savoir aimer. De tout connaître, mais d’être incapable de donner de l’amour, de vivre l’amour. Elle, elle ne sait rien, mais elle a droit de donner son avis, même sur Kant, et même si ça fait bêtement sourire Clément. Dommage que le réalisateur « casse » au passage Anna Gavalda

Le film, pourtant écrit par un homme, Lucas Belvaux, ne fait pas la part belle à l’homme. L’homme a besoin de la femme, certes, mais dans quel but ? N’est-il pas profondément égoïste et sans s’en rendre forcément compte, il serait un « handicapé » de l’amour. Il a besoin de faire l’amour, bien sûr, mais est-il capable d’aimer ? Clément se retranche derrière une peur, peur de s’engager, peur d’aimer… Peur de …

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Jennifer est pauvre, dans tous les sens du terme, mais sa richesse provient de tout l’amour qu’elle donne aux autres. L’amour de son fils. L’amour de Clément en qui elle veut croire. L’amour avec un grand A. Jusqu’au jour, où elle s’aperçoit que Clément n’est pas du tout sur la même longueur d’ondes qu’elle. Inexorablement. Et pourtant, il a le sentiment de l’aimer sa Jennifer…

Très vite on s’attache aux acteurs : Emilie Dequenne est, encore une fois, tellement vraie, tellement touchante, bourrée d’énergie ! Elle est limpide, Emilie. On ne l’aime pas, Emilie, on l’adore !

Quant à Loïc Corbery, on veut toutes vivre une aventure avec lui, et encore davantage le grand amour !

Le réalisateur signe là un très beau film, sans mélo, avec beaucoup de sincérité, d’intelligence et des sentiments d’une profondeur rare. Le scénario est d’une qualité époustouflante, adaptation d’un roman ! On peut d’ailleurs rendre hommage à l’auteur du livre éponyme, Philippe Vilain, dont le livre, qui doit être sensationnel, a été publié en 2011.

A voir absolument ! Et même à revoir !

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Michel Nedjar : MOMENTUM, Une rétrospective à la galerie Christian Berst / Art Brut / 23 MAI-12 JUILLET

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Michel Nedjar, Sans titre (Belleville), 1986 / Sans titre (Saint-Martin), 2013

Galerie christian berst
3-5, passage des gravilliers 75003 paris – France
23 mai – 12 juillet 2014

La galerie christian berst présente, du 23 mai au 12 juillet, une retrospective de Michel Nedjar, l’un des artistes d’art brut les plus montrés dans le Monde depuis trois décennies et dont une tren- taine d’œuvres figurent déjà au Centre Pompidou. Outre des œu- vres inédites, la correspondance que lui a adressée Jean Dubuffet sera visible pour la première fois.
Michel Nedjar, né en 1947, produit ses premières poupées (ses “chairs d’âme”), qu’il recouvre de terre et de sang, avec les chif- fons glanés dans le quartier de la Goutte d’Or, à l’âge de 29 ans. Alors vendeur de vêtements aux Puces, il est hanté depuis l’adolescence par la disparition d’une partie de sa famille dans les camps d’extermination. Sa rencontre avec Jean Dubuffet – qui acquiert immédiatement plusieurs de ses fétiches – le fait basculer du statut de créateur d’art brut à celui d’artiste mais également de dénicheur. Il co-fonde, avec Madeleine Lommel et Claire Teller, l’Aracine qui constitua une importante collection d’art brut, exposée depuis 2010 au LaM. La rétrospective retrace toutes les périodes de la création de Mi- chel Nedjar, y compris celle, historique, dite “de Belleville”, en présentant ses poupées – anciennes et modernes -, papiers mâchés, terres cuites, coudrages, peintures et dessins. Un parcours qui il- lustre comment un homme peut vivre un “moment d’art brut“qui lui révèle, sans qu’il y soit préparé, son destin d’artiste. Les oeuvres de Michel Nedjar sont entrées dans de nombreuses collections en Europe et aux Etats-Unis dont celle du Centre Pom- pidou, grâce à la donation Daniel Cordier. Un catalogue bilingue de 300 pages avec un texte de Stéphane Corréard est publié pour célébrer cette exposition-événement.
Par ailleurs, la galerie participe à l’événement CHOICES du 23 au 25 mai en présentant une oeuvre de Dan Miller et au JEUDI ARTY le 5 juin. Enfin Christian Berst est le commissaire du nouveau musée d’art brut qui ouvre ses portes dans l’Oliva Creative Factory, près de Porto (Portugal), le 1er juin.

ERRO au musée d’art moderne et contemporain de Lyon, du 03/10/14 au 22/02/15

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Erró, La Renaissance du nazisme, 1979-1991 – Collection macLYON

ERRO
Né en Islande en 1932, Erró vit et travaille à Paris depuis 1958.
« ON EST CERNÉ PAR LES IMAGES, IL EST IMPOSSIBLE DE LEUR ÉCHAPPER. […]
IL ME SEMBLE QUE JE SUIS COMME UNE SORTE DE CHRONIQUEUR, DE REPORTER, […] QUI RASSEMBLERAIT TOUTES LES IMAGES DU MONDE, ET QUE JE SUIS LÀ POUR EN FAIRE LA SYNTHÈSE »

ERRO
Anticipant les flux continus et infinis d’images et d’informations qui circulent sur les réseaux numériques, Erró s’est, dès le début de son œuvre, intéressé à la profusion des images et à leur diffusion, inventant des formes de narrations, des grilles de vocabulaire, une grammaire et une rhétorique inédites.

De collages en tableaux, il a ainsi élaboré une sorte d’anti-encyclopédie visuelle et critique de tous les savoirs, pleine de couleurs et de drôleries, d’outrances et d’ambigüités, accessible à tous.

C’est cet aspect de l’œuvre, profondément actuel, qu’exposera le macLYON sur 3 étages et près de 3000m2. Collages, performances, films, aquarelles, peintures, dessins : plus de 250 œuvres choisies dans les collections publiques et privées d’Europe, toutes les formes novatrices du premier storyteller de l’histoire de l’art.

Inauguration des œuvres restaurées d’Arman le 14 mai – Parvis de la gare Saint-Lazare (Paris)

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Gare Paris Saint-Lazare 13, Rue d’Amsterdam 75 008 PARIS
14 MAI 2014
8h-19h : Animations 10h30 – 13h : Inauguration officielle 13h à 15h : Pique-nique géant et convivial

Installées depuis près de trente ans sur le parvis de la gare Saint-Lazare à Paris, les œuvres d’Arman L’Heure de tous et Consigne à vie viennent d’être restaurées et retrouveront l’espace public le 14 mai 2014. Véritables signaux urbains et lieux de rendez-vous, elles constituent des points de repères qui guident les voyageurs vers la gare, l’une des plus importantes d’europe, avec un trafic d’environ 120 millions de voyageurs par an.
En 1985, Arman reçoit une commande de l’État pour la création de deux sculptures. L’artiste propose, sur le thème de la gare et du voyage, deux œuvres monumentales qu’il souhaite immédiatement accessibles L’Heure de tous et Consigne à vie. L’artiste fait appel au fondeur Régis Bocquel, avec qui il a l’habitude de travailler, pour les réaliser en bronze. Ces œuvres, qui ont choqué le public lors de leur installation, font désormais partie intégrante de la singu- larité architecturale de la gare et de son parvis.
En 2012, SNCF, qui travaillait à l’aménagement du parvis de la gare Saint-Lazare, et le CNAP, propriétaire des œuvres, ont vu la nécessité de mettre en œuvre leur restauration : une couche noire et grasse de pollution avait attaqué la patine, les œuvres étaient devenues monochromes, noires, et des pigeons avaient installé leurs nids dans les anfractuosités des sculptures. Elles étaient matériellement menacées.
La restauration a permis aux œuvres de retrouver leurs couleurs et leurs patines d’origine. Elles sont aujourd’hui complètement métamorphosées. L’Heure de tous et Consigne à vie vont occuper, à la faveur du nouvel aménage- ment des abords de la gare, un emplacement symétrique sur le parvis – Consigne à vie, du côté de la Cour de Rome et L’Heure de tous, du côté de la Cour du Havre.
Elles sont rendues ainsi à ceux qui en sont les vrais propriétaires : les passants et les usagers des transports en commun qui les ont apprivoisées depuis longtemps.
L’Heure de tous, est une accumulation d’horloges. Ces objets visuels, graphiques et fortement symboliques ont toujours fasciné Arman qui les avait déjà utilisées. Signe du temps qui passe, l’horloge est un objet présent dans toutes les gares, un outil pratique qui permet aux voyageurs de se repérer. Leur accumulation évoque les longues attentes qui font partie intégrante du temps du voyage. Le titre L’Heure de tous symbolise la dimension universelle de cette œuvre ; les horloges indiquent chacune des heures différentes, l’heure de chacun, l’heure de tous. La seconde œuvre, Consigne à vie, est une accumulation de valises. Objets usuels, attributs par excellence du voyage, les valises empilées par l’artiste, sont élevées ici, par la noblesse du bronze, au rang de la statuaire classique.

iNAUGURATioN : LeS PARViS eN FÊTe & eN FLeURS !
ORGANISATION GARES & CONNExIONS 14 MAI 2014 : 8h – 19h
Pour fêter la fin de 10 ans de travaux à Paris St-Lazare, les deux parvis seront animés tout le long de la journée de 8h à 19h. Les passants et riverains découvriront un nouveau lieu de vie urbain entre le quartier Saint-Lazare et la gare. Avec son nouveau mobilier urbain, les parvis se transforment en un réel espace de détente.
Les parvis seront pavoisés aux couleurs de l’événement. De grandes tablées printanières seront installées sur les deux parvis afin d’organiser un pique-nique géant et convivial de 13h à 15h. Ce moment festif et de détente sera propice aux rencontres et aux échanges.
Deux food trucks stationneront spécialement sur chacun des deux parvis et proposeront des menus. Plus d’une cen- taine de grands bacs à fleurs en bois seront installés sur chacun des parvis de la gare et dans la rue intérieure. Les passants pourront cueillir les fleurs et des hôtesses distribueront 10 000 roses dans la journée.
déroulé des animations :
– Ouverture des animations pour les enfants de 8h à 18h
-Une danseuse évoluera dans une bulle transparente (6 passages de 20 minutes durant cette journée)
– Trois artistes de rue déambuleront sur les deux parvis (un performeur sur échasses, en monocycle et un jongleur) : ils incarnent la vocation des parvis à accueillir des animations culturelles
– Un magicien aux fleurs proposera un tour poétique et surprenant puis présentera une graine dans la paume de sa main qui se transformera en une fleur rafraichissante qu’il proposera aux spectateurs
– Sur la scène Cour de Rome : des talents provenant de l’école Octave & Arpège (musique, théâtre) viendront animer l’espace scénique tout au long de l’après-midi (musiciens, danseurs …)
– Une fanfare mobile composée de 6 musiciens déambuleront tout au long de la journée d’un parvis à l’autre, confé- rant à la journée une ambiance résolument festive (essentiellement à base de cuivres)
– Une animation Photomaton (photos à récupérer en format informatique) sera installée sur le parvis Cour du Havre

Les Molières sont de retour sur France 2, le 2 juin 2014

 

 

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26 Cérémonie des Molières sur France 2, le 2 juin à 22h15

Après trois ans d’absence et une réconciliation de la famille du théâtre intervenue sous l’égide du nouveau président de l’association, Jean-Marc Dumontet, par ailleurs propriétaire de plusieurs théâtres parisiens, la cérémonie des Molières revient sur France 2 le 2 juin prochain en seconde partie de soirée.

Cette 26e cérémonie, enregistrée depuis le théâtre des Folies-Bergère, sera présentée par Nicolas Bedos.

Dix-sept Molières seront décernés, récompensant théâtre privé et théâtre public et pour lesquels le maître de cérémonie s’est engagé à ce qu’ils ne soient pas « une autocélébration solennelle ». Mais une émission en l’honneur de la création théâtrale avec de nombreuses surprises et placée sous le regard impertinent des remettants.

Dès l’année prochaine, les Molières devraient retrouver leur format d’origine, avec la captation d’une pièce de théâtre en début de soirée et les prix dans la foulée, a indiqué au cours  d’une conférence de presse, Thierry Thuillier, directeur de l’antenne et des programmes de France 2.

Les nominations 2014 ont été ensuite dévoilées où dans la catégorie des prix d’interprétation, on retrouve les têtes d’affiches de la saison avec notamment Isabelle Huppert pour Les Fausses confidences mise en scène de Luc Bondy à l’Odéon et Philippe Torreton, en Cyrano, après une tournée en province joué actuellement à l’Odéon jusqu’en juin.

Nominations 2014

Molière du Théâtre Public
Chapitres de la Chute – Saga des Lehman Brothers de Stefano Massini, mise en scène Arnaud Meunier – La Comédie de Saint-Etienne
Germinal de et mise en scène Antoine Defoort et Halory Goerger. L’Amicale de production – Lille
Invisibles de et mise en scène Nasser Djemaï. MC2 – Maison de la Culture de Grenoble
Paroles gelées d’après François Rabelais, mise en scène Jean Bellorini. TNT – Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées

Molière du Théâtre Privé
Le Cercle des Illusionnistes de et mise en scène Alexis Michalik – La Pépinière Théâtre
Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, mise en scène Anne Kessler – Théâtre Hébertot
Le Père de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat – Théâtre Hébertot
Le Porteur d’histoire de et mise en scène Alexis Michalik – Studio des Champs-Elysées

Molière de la Comédie
Dernier coup de ciseaux de Marilyn Abrams et Bruce Jordan, mise en scène Sébastien Azzopardi – Théâtre des Mathurins
Le Fils du Comique de Pierre Palmade, mise en scène Agnès Boury – Théâtre Saint-Georges
Hier est un autre jour ! de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros, mise en scène Eric Civanyan – Théâtre des Bouffes parisiens
Nina d’André Roussin, mise en scène Bernard Murat – Théâtre Edouard VII

Molière du Théâtre Musical
La Belle et la Bête, livret Linda Woolverton, musique Alan Menken, mise en scène Glenn Casale. Théâtre Mogador
Le Crocodile trompeur / Didon et Enée d’après l’opéra d’Henry Purcell et d’autres matériaux, mise en scène Samuel Achache et Jeanne Candrel, direction musicale Florent Hubert. Théâtre des Bouffes du Nord
Framboise Frivole – Delicatissimo de Peter Hens, Bart Van Caenegem. Théâtre des Bouffes Parisiens
Ménélas Rebétiko rapsodie de et mise en scène Simon Abkarian. Cie Tera / Le Ksamka

Molière du Comédien dans un spectacle de théâtre public
Nicolas Bouchaud dans Le Misanthrope de Molière, mise en scène Jean-François Sivadier
Olivier Martin-Salvan dans Pantagruel de Benjamin Lazar et Olivier Martin-Salvan, mise en scène Benjamin Lazar
Stanislas Nordey dans Par les Villages de Peter Handke, mise en scène Stanislas Nordey
Philippe Torreton dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, mise en scène Dominique Pitoiset

Molière du Comédien dans un spectacle de théâtre privé
Daniel Auteuil dans Nos Femmes d’Eric Assous, mise en scène Richard Berry
Clovis Cornillac dans La Contrebasse de Patrick Süskind, mise en scène Daniel Benoin
Michel Fau dans Le Misanthrope de Molière, mise en scène Michel Fau
Robert Hirsch dans Le Père de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat

Molière de la Comédienne dans un spectacle de théâtre public
Valérie Dréville dans Les Revenants d’après Henrik Ibsen, mise en scène Thomas Ostermeier
Cécile Garcia-Fogel dans Les Serments indiscrets de Marivaux, mise en scène Christophe Rauck
Anouk Grinberg dans Molly Bloom d’après James Joyce, mise en scène Blandine Masson, Marc Paquien
Isabelle Huppert dans Les Fausses confidences de Marivaux, mise en scène Luc Bondy

Molière de la Comédienne dans un spectacle de théâtre privé
Emmanuelle Devos dans La Porte à côté de Fabrice Roger-Lacan, mise en scène Bernard Murat
Isabelle Gélinas dans Le Père de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat
Agnès Jaoui dans Les Uns sur les Autres de Léonore Confino, mise en scène Catherine Schaub
Valérie Lemercier dans Un temps de chien de Brigitte Buc, mise en scène Jean Bouchaud

Molière du Comédien dans un second rôle
John Arnold dans Perturbation d’après Thomas Bernhard, mise en scène Krystian Lupa
David Ayala dans Le dernier jour du jeûne de et mise en scène Simon Abkarian
Patrick Catalifo dans Un temps de chien de Brigitte Buc, mise en scène Jean Bouchaud
Manuel Le Lièvre dans Le conte d’hiver de William Shakespeare, mise en scène Patrick Pineau
Davy Sardou dans L’Affrontement de Bill C. Davis, mise en scène Steve Suissa
Stéphan Wojtowicz dans Un singe en hiver d’Antoine Blondin, mise en scène Stéphane Hillel

Molière de la Comédienne dans un second rôle
Marie-Julie Baup dans Divina de Jean Robert-Charrier, mise en scène Nicolas Briançon
Christine Bonnard dans La Chanson de l’éléphant de Nicolas Billon, mise en scène Bruno Dupuis
Françoise Fabian dans Tartuffe de Molière, mise en scène Luc Bondy
Valérie Mairesse dans Roméo & Juliette de William Shakespeare, mise en scène Nicolas Briançon
Bulle Ogier dans Les Fausses confidences de Marivaux, mise en scène Luc Bondy
Isabelle Sadoyan dans L’Origine du monde de Sébastien Thiery, mise en scène Jean-Michel Ribes

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de théâtre public
Philippe Adrien pour L’École des femmes
Jean Bellorini pour Paroles Gelées et La Bonne âme du Se-Tchouan
Nasser Djemaï pour Invisibles
Jean-François Sivadier pour Le Misanthrope

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de théâtre privé
Ladislas Chollat pour Le Père
Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève pour Mangez-le si vous voulez
Michel Fau pour Le Misanthrope
Alexis Michalik pour Le porteur d’histoire et Le cercle des Illusionnistes

Molière de l’Auteur francophone vivant
Simon Abkarian pour Le Dernier jour du jeûne
Léonore Confino pour Ring
Nasser Djemaï pour Invisibles
Alexis Michalik pour Le Porteur d’histoire et Le Cercle des Illusionnistes
Joël Pommerat pour Les Marchands
Florian Zeller pour Le Père

Molière de la Révélation féminine
Jeanne Arenes dans Le Cercle des Illusionnistes de et mise en scène Alexis Michalik
Anne-Elisabeth Blateau dans Le fils du comique de Pierre Palmade, mise en scène Agnès Boury
Marion Malenfant dans Norma Jean de Joyce Carol Oates, mise en scène John Arnold
Hélène Viviès dans En travaux de et mise en scène Pauline Sales

Molière de la Révélation masculine
Grégori Baquet dans Un obus dans le cœur de Wajdi Mouawad, mise en scène Catherine Cohen
François Deblock dans Paroles Gelées d’après François Rabelais, mise en scène Jean Bellorini
Jean-Baptiste Maunier dans La Chanson de l’éléphant de Nicolas Billon, mise en scène Bruno Dupuis
Niels Schneider dans Roméo & Juliette de William Shakespeare, mise en scène Nicolas Briançon

Molière Seul(e) en scène
Mikaël Chirinian dans La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, mise en scène Anne Bouvier
Fellag dans Petits chocs des civilisations de Fellag, mise en scène Marianne Epin
Grégory Gadebois dans Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, mise en scène Anne Kessler
François Morel dans La fin du monde est pour dimanche de François Morel, mise en scène Benjamin Guillard

Molière de la Création Visuelle (Scénographie, Lumière, Costumes)
Le Cercle des illusionnistes de et mise en scène Alexis Michalik (Olivier Roset, Marion Rebmann, Pascal Sautelet)
Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé, mise en scène Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève (Adeline Caron, Nicolas Brisset, Caroline Gicquel)
Ne m’oublie pas – Forget me not de Josué de Castro et Philippe Genty, mise en scène Mary Underwood (Charline Beauce, Martin Rezard, Philippe Genty, Thierry Capéran)
Tabac rouge de et mise en scène James Thierrée (James Thierrée, Victoria Thierrée-Chaplin)

Dans la cour, un film de Pierre Salvadori

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Sortie le : 23 avril 2014

Durée : 1h37

Avec : Gustave Kervern, Catherine Deneuve

Pierre Salvadori nous dresse le portrait d’un homme, Antoine, Gustave Kervern, qui nous paraît un peu bizarre dès les premières minutes du film. A côte de ses pompes.

Synopsis :

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Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.[/pull_quote_center]

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Puis il trouve une place de concierge et très vite, en même temps que lui, on découvre les habitants de l’immeuble. Tous un peu bizarres aussi. Mathilde, interprétée magistralement par Catherine Deneuve, prend de plus en plus d’importance. Son comportement nous intrigue. Un brin de folie ? Ou la folie tout court ?

Salvadori s’approche de façon intime de chacun de ses personnages pour en faire ressortir le côté le moins cartésien. L’humain, dans toute sa splendeur ou plutôt dans toute sa fragilité. L’Humain qui peut chavirer d’un seul coup, sans prévenir. L’appartement de Mathilde a une faille, dans le mur du salon et cela inquiète exagérément Mathilde. Tout part de cette faille. Comme si sa personnalité n’attendait que cette faille pour exploser ! Et Salvadori a écrit ce rôle pour Deneuve. Il est sûr qu’entrer dans la peau d’un tel personnage rempli de paradoxes, est quasi impossible, sauf à Deneuve ! Ce qui est totalement vrai !

Elle nous fait rire quand elle jette une poire sur le concierge du haut de son troisième étage, et elle nous fait chavirer quand elle prend conscience de son état et se livre à Antoine.

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Chaque personnage trouve sa place. Un peu comme si cet immeuble représentait LA société. Antoine ne veut plus de ce monde. Et nous le dit dès les premières minutes du film. La drogue va le maintenir la tête hors de l’eau, durant un certain temps…

Et malgré son mal-être, il aura de l’empathie pour Mathilde, comme pour Lev, un mystique en déroute totale… Pour un homme qui a du mal avec soi-même, on a du mal à croire qu’il peut « porter » ainsi les autres… Complètement improbable.

Mathilde va pouvoir vivre à nouveau normalement après avoir reçu un électrochoc que je ne vous dévoilerai pas. Souvent dans la vie, il vous faut une terrible épreuve pour vous remettre debout et vous donner la force d’avancer à nouveau. Salvadori nous délivre son message intime sur la vie, sur le sens à donner à sa vie.

Si ce film est triste, sombre, il est aussi drôle, rempli d’humour, positif et plein d’espoir.

Résultats concours : Yucca Velux, 4 places gagnées pour leur concert, à Paris

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A l’occasion du concert de Yucca Velux, le 13 mai aux Trois Baudets, à Paris, Publik’Art vous a offert la chance de gagner :

2×2 places au concert de Yucca Velux, le 13 mai aux Trois Baudets, à Paris.

 

Vous avez été très nombreux à participer. Merci à tous et un grand bravo aux gagnants.

 

Les deux heureux gagnants de deux places de concert sont :

 

Dominique Lamoureux et Joël Dumont.

 

Notre partenaire vous contactera pour vous donner toutes les précisions nécessaires.

Très bon concert à tous !

 

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, un film de Philippe de Chauveron.

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Sortie : le 16 avril 2014

Durée : 1h37

Avec : Christian Clavier, Chantal Lauby…

Encore une fois les critiques sont dithyrambiques pour cette comédie française. Et peut-être à cause de ça, je ressors déçue de ce film. Les clichés sont énormes, reviennent sans cesse, et si au début, on sourit, à la fin du film, on ne sourit plus du tout !

Synopsis :

Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

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Pourtant l’idée de départ était bonne. Réunir dans la même famille un musulman, un juif, un chinois et un africain, cela pouvait promettre ! Mélanges d’ethnies, de religions, de cultures… Mais…

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Le scénario est sans intérêt. Les scènes se suivent et se ressemblent, sans lien entre elles. Pauvre France ! Pauvre famille ! Aucun esprit de famille ne ressort ! Aucune complicité entre les sœurs… Aucune émotion. « Flat », tout est parfaitement « flat ».

Quel dommage ! Il y a tant à dire, et à vivre,  autour d’une famille, dite aujourd’hui, nombreuse et internationale !

Ce qui m’attriste le plus, c’est le succès de ce film ! La salle était pleine et les rires fusaient. Les Français ont vraiment besoin de rire…

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, mis en scène par Dominique Pitoiset, à Paris

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Odéon – Théâtre de l’Europe jusqu’au 28 juin 2014

Loin des perruques, des épées, et des ors de l’Hôtel de Bourgogne, Dominique Pitoiset propulse Cyrano chez les fous et nous livre une version aussi radicale qu’inattendue du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand. Et pour incarner cet homme à part, ici et maintenant, qu’il voit d’abord comme un esprit irréductible et jusqu’au-boutiste, il fait appel à Philippe Torreton qui lui insuffle une densité et une humanité exceptionnelles.

[pull_quote_center]Portée par l’engagement sans faille de la troupe avec à sa tête, un Philippe Torreton au sommet de son art : subtil, signifiant, émouvant, la pièce est une leçon de théâtre[/pull_quote_center]

La scène d’exposition à l’abri d’un décor impersonnel s’ouvre sur la salle commune d’un hôpital psychiatrique où les comédiens, campés comme des malades en déserrance, endossent tour à tour les personnages qui donnent le change au fameux Cyrano.

C’est là, en marcel blanc, crâne rasé, assumant sa laideur comme un défi lancé à la face du monde, que Cyrano, interdit d’amour mais qui en pince pour Roxane amoureuse de Christian, revendique sa droiture, son  indépendance, son intransigeance et son appropriation des mots.

Où dans un acte de bravoure, il va prêter à l’amoureux transi, un rival, mais limité en inspiration, son verbe flamboyant pour séduire l’impétueuse Roxane.

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À l’intérieur de ces murs blancs, le metteur en scène joue habilement du décalage et des anachronismes. Avec dans un coin, un juke-box qui envoie comme des éclairs mélancoliques de la musique : Elton John, Queen, Alain Bashung, The Pogues ou encore Edith Piaf avec les compagnons de la chanson.

Et des scènes jubilatoires revisitées à l’instar du duel avec le vicomte qui tourne au combat de rue, couteau à cran d’arrêt contre fer à repasser, celle aussi avec ces lettres écrites par Cyrano qui flottent au vent sur des fils à linges ou encore la tirade mémorable du balcon qui voit Cyrano souffler à Christian la poésie qui enflamme l’ingénue, désormais transposée à l’ère du multimédia. Elle s’établit via une communication par Skype à partir d’un ordinateur portable et d’un écran géant descendu des cintres renvoyant l’image sur écran géant de Roxane.

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Dominique Pitoiset réussit à nous embarquer dans cet univers décalé et à imposer, par la vertu du jeu et la lecture de l’oeuvre, un Cyrano tourmenté à la force d’âme attachante et  farouche défenseur de sa condition d’homme libre.

Cyrano, serait donc fou puisqu’il est l’ennemi de la pensée unique où ni les puissants, ni la guerre, ni la mort, ne peuvent arrêter le feu de ce poète amoureux.

Une théâtralité qui redonne toute sa dimension au texte où la tirade « Non merci » vibrante dans son incarnation, est saisissante de la vérité d’un homme et de ses sentiments.

Portée par l’engagement sans faille de la troupe avec à sa tête, un Philippe Torreton au sommet de son art : subtil, signifiant, émouvant, la pièce est une leçon de théâtre…

Le Spirou de…, Tome 7 – La femme léopard : une BD de Yann et Olivier Schwartz (Dupuis)

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Date de sortie : le 2 mai 2014

Auteurs :  Yann (scénario) et Olivier Schwartz (dessin)

Prix : 14,50 € (64 pages)

 

Le Spirou de… poursuit ses aventures avec un septième album intitulé La femme léopard qui nous emmène à l’après-guerre avec un Spirou du groom vert-de-gris alcoolique et à la rue qui s’en remet cette fois (plus ou moins malgré lui) à son compère de toujours Fantasio. Un aventure « brusselo-africano-parisenne » imaginée par Yann (Les Innommables, Bob Marone, Les Trois cheveux blancs, Chasseurs d’étoiles) et illustrée par Olivier Schwartz (Spirou et Fantasio).

Résumé de l’éditeur :

Bruxelles, 1946. Une implacable canicule s’abat sur la capitale belge, encore très marquée par la Seconde Guerre mondiale. Sur les toits, une femme-léopard fuit, poursuivie par deux robots inquiétants au look de pygmées géants, et trouve refuge au Moustic Hôtel, dans la chambre mansardée du colonel Van Praag, un vieux colon irascible. Découverte par ce dernier, la sculpturale jeune femme est blessée à l’épaule par le vieillard à la gâchette sensible. C’est à ce moment qu’intervient Spirou.
Un Spirou méconnaissable… qui s’est mis à picoler ! Car, incapable d’oublier la jeune Audrey, l’héroïque groom a pris la mauvaise habitude de noyer régulièrement son spleen dans l’alcool. L’irruption d’Aniota, la femme-léopard, va agir comme un électrochoc sur Spirou, car l’étrange créature va l’entraîner dans une grande aventure africaine à la recherche d’un fétiche volé à sa tribu ! Et après un petit détour par Saint-Germain-des-Prés, Spirou et Fantasio se retrouveront sur la piste de nazis (eh non, ils n’étaient pas tous morts) chercheurs d’uranium qui poursuivent, à coup sûr, de sombres desseins…

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Le scénario de Yann est agréable à lire avec une histoire qui suscite la curiosité. Son récit regorge de bonnes idées, habilement exploitées même si les dialogues sont parfois un peu longs et ralentissent quelque peu le rythme de lecture. La femme Léopard reste une aventure entrainante où la mise en scène des personnages hauts en couleurs est extrêmement soignée (notamment La femme Léopard qui surgit dans la nuit à la façon de catwoman, mais également Fantasio qui part au volant de sa voiture à l’huile avec son plus beau pyjama). On se gardera de porter un jugement sur l’histoire globale puisque l’épisode se terminera lors d’un prochain album, mais cette première partie plaît.

Le point fort de La femme léopard réside sans conteste dans ses illustrations d’Olivier Schwartz. Son trait fin et précis, parfaitement adapté à l’univers Spirou abouti à de très belles planches (avec parfois de grandes vignettes) mises en valeur par une coloration d’exception. On se régale avec les yeux.

Une histoire à suivre dans le prochain album, cette  femme Léopard n’ayant certainement pas dévoilé tous ses atouts.

D’une vie à l’autre, un film de Georg Maas

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Sortie le : 7 mai 2014

Durée : 1h37

Avec :Juliane Köhler, Liv Ullmann, Sven Nordin, Ken Duken…

Ce film est largement inspiré d’une histoire vraie. Histoire qui s’est passée durant la seconde Guerre Mondiale.

Synopsis :

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Europe 1990, le mur de Berlin est tombé. Katrine a grandi en Allemagne de l’Est, et vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est le fruit d’une relation entre une norvégienne et un soldat allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale. A sa naissance, elle a été placée dans un orphelinat réservé aux enfants aryens. Elle parvient à s’échapper de la RDA des années plus tard pour rejoindre sa mère. Mais, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’Etat norvégien au nom de ces «enfants de la honte», curieusement, elle refuse.Progressivement de lourds secrets refont surface, dévoilant le rôle de la STASI, les services secrets de la RDA, dans le destin de ces enfants. Pour elle et ses proches, quel est le plus important ? la vie qu’ils ont construite ensemble, ou le mensonge sur lequel elle repose ?…[/pull_quote_center]

Projekt: "ZWEI LEBEN_TO LIV"

Pour bien comprendre le film, il faut connaître les faits historiques qui remontent à 1935. Cette année-là, Himmler créa l’association « Lebensborn », dans le seul but de sélectionner les « membres aryens de la race supérieure ». Pour faire partie de cette association, il fallait que les femmes soient d’origine « aryenne », sans maladie héréditaire. L’association du Lebensborn avait la tutelle légale de l’enfant à charge. Environ 11 000 enfants sont nés dans les maternités du Lebensborn entre 1936 et 1945.

Dès le début de la guerre, des enfants du Danemark, de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, de Tchécoslovaquie, de Pologne et de Roumanie furent enlevés et envoyés dans les foyers du Lebensborn. S’ils avaient le physique de la race aryenne, ils étaient envoyés en Allemagne.

La Norvège a une histoire particulière par rapport au Lebensborn. Leur race se rapprochant de la race aryenne, les soldats allemands avaient pour ordre de multiplier leurs unions avec des femmes norvégiennes. Entre 1940 et 1945, près de 12 000 enfants furent le fruit d’une union d’un soldat allemand avec une femme norvégienne. Neuf foyers de Lebensborn furent créés en Norvège. Certains de ces enfants furent envoyés en Allemagne, en RDA, sous un autre nom.

Ensuite, à travers le film, on découvre avec horreur ce que sont devenus ces enfants. Pris au piège par la Stasi (Ministère de la Sécurité d’Etat de la RDA), obligés d’être des espions des pays occidentaux et de mener une terrible double vie, en permanence sous surveillance. On ne peut estimer leur nombre car au moment de la Chute du Mur de Berlin, en 1989, la Stasi détruisit tous les dossiers concernant ses espions installés à l’étranger. Et comme les noms et les identités ont été changés, on n’a retrouvé que très peu d’espions à ce jour.

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Le film relate parfaitement la complexité de cette situation. Les acteurs, en particulier Juliane Köhler, sont bouleversants de vérité. Ainsi que Liv Ullmann, Sven Nordin, Ken Duken

Je n’en dirai pas plus sur le film. Il faut le voir, le vivre, pour le croire !

Le réalisateur Georg Maas, allemand, nous dévoile des vérités qui font mal. Sans mélo. Juste LA vérité.


D’une vie à l’autre Bande-annonce par toutlecine

48HBD : 100 000 BD offertes ! Rendez-vous les 16 et 17 mai en librairie

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Communiqué de presse :

Alors que le secteur de la bande dessinée connait ces dernières années une multiplication des formats et des thématiques, attirant de nouveaux lecteurs, le rôle des points de vente en tant qu’espaces d’orientation, de découvertes, d’échanges, de rencontres avec les auteurs et leurs œuvres est plus que jamais essentiel.
Pour la deuxième édition des 48HBD qui aura lieu les vendredi 16 et samedi 17 mai, les 8 éditeurs Casterman, Dargaud, Dupuis, Fluide Glacial, Jungle, Le Lombard, Grand Angle/Bamboo et Urban Comics ont fédéré plus de 800 libraires en France, et pour la première fois une quarantaine en Belgique francophone.
Editeurs et libraires célèbrent ainsi la bande dessinée avec la démarche d’offrir des moments de plaisir, de divertissement et d’évasion.

En offrant 100 000 exemplaires de bandes dessinées, parmi une sélection de 8 titres représentative de la qualité et la diversité du 9e Art, les éditeurs incitent les lecteurs assidus ou occasionnels à pousser les portes des librairies de leur quartier. Autant d’occasions pour les libraires de recruter de nouveaux clients, de nouer de nouvelles relations, de jouer leur rôle de passeurs, de prescripteurs.

Après une année 2013 forte en soubresauts du côté des enseignes et librairies indépendantes, les 48HBD témoignent s’il en était encore besoin de la grande foi des éditeurs BD dans l’avenir de la librairie. L’année 2013 a paradoxalement été une année exceptionnelle en termes de rayonnement de la bande dessinée. Les succès sur grand écran d’œuvres aussi diverses que Les Profs, Le Transperceneige, Quai d’Orsay ou les Schtroumpfs en témoignent. L’interpénétration avec les autres arts se manifeste aussi par les contributions d’écrivains, cinéastes, artistes à la création bd alors que les auteurs de bande dessinée eux-mêmes deviennent scénaristes de films, réalisateurs de séries ou auteurs de romans.
Les 48HBD sont d’ailleurs l’occasion de rencontrer des auteurs en librairies. Retrouvez le programme sur www.48HBD.com.

L’évènement 48HBD devient ainsi la grande fête populaire que méritait la bande dessinée !

Moïse Kissous, président de 48HBD
Antoine Ménard, coordinateur de 48HBD

Choc, tome 1, une BD de Stéphane Colman et Éric Maltaite (Dupuis)

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Date de sortie : le 25 avril 2014

Auteurs :  Stéphane Colman (scénario) et Éric Maltaite (dessin)

Prix : 16,50 € (88 pages)

M. Choc, célèbre ennemi juré de Tif et Tondu, a désormais sa genèse prévue en deux tomes. Le premier, Les fantômes de Knightgrave – sorti il y a quelques jours, lève un voile du mystère qui entoure l’enfance de ce personnage sombre assoiffé de vengeance. Sur un scénario de Stéphane Colman (Marsupilami, O’Boys…), approuvé par Maurice Rosy, le co-créateur de M. Choc, la BD est illustrée par Éric Maltaite (La Naufragée, Zambada, Spirou), fils de Will (l’autre créateur de l’homme masqué).

Résumé de l’éditeur :

Par une matinée glacée de février 1955, le manoir de Knightgrave devient la propriété du marquis Di Magglio, un mystérieux et richissime acquéreur que nul n’a jamais vu. Et pour cause : sous le patronyme du marquis Di Magglio se cache en réalité le non moins mystérieux M. Choc, empereur du crime, aussi redouté qu’insaisissable. À quel plan retors songe-t-il, en achetant cette propriété ? Quelle machination est-il en train de mettre en place ? À moins qu’il ne soit en train d’accomplir un voeu connu de lui seul – et dont nous allons découvrir, par un habile jeu de flash-back, les tenants et les aboutissants. Car c’est bien dans le passé de M. Choc que ce récit va nous plonger…

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Le scénario de ce premier album est construit d’une multitude de flash-backs à diverses époques qui ont baigné l’enfance de M. Choc. Et tandis que l’ont fait connaissance de l’histoire de ses parents, plutôt triste, on assiste de l’autre côté à une opération d’envergure menée de mains de maître par le grand et implacable M. Choc d’aujourd’hui. Un personnage revisité qui prend beaucoup de relief tout au long des 88 pages qui composent ce bel album. L’écriture est méticuleuse et soucieuse de sa crédibilité, ce qui contribue à un album très agréable à lire, entrecoupant talentueusement scènes d’action et récit de vie sans jamais couper le rythme. Stéphane Colman est à n’en pas douter un grand scénariste.

Sans compter les belles planches d’Éric Maltaite avec un dessin généreux, aux traits fins et ronds, ainsi qu’une coloration vive. Comme si on admirait un Tif et Tondu dans sa version 2014.

Ce premier album de Choc nous fait déjà regretter que la suite ne tienne qu’en un seul tome tant on aimerait que cela continue encore et encore !

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