Accueil Blog Page 156

Sortie en DVD / BluRay de la version restaurée du classique d’Alfred Hitchcock, Les Amants du Capricorne

Les Amants du Capricorne
Les Amants du Capricorne

Les Amants du Capricorne fut le 2e film en couleur du grand Alfred après La Corde. Devenu au fil des décennies un des grands classiques du réalisateur anglais, il fut pourtant un échec commercial à sa sortie. Cette histoire se situe en 1835 dans une Australie où le souvenir des bagnards exilés de leur Angleterre natale est su de tous mais évoqués par personne. C’est dans ce contexte complexe que se développe une histoire de renaissance de l’âme. La souvent irradiante Ingrid Bergman doit se battre pour s’affirmer et renaitre à elle-même, touchant le cœur de son cousin Charles Adare. Un grand film retors qui se dévoile petit à petit, avec ses inimités et ses combats.

Un film toujours aussi surprenant

Les Amants du Capricorne offre une autre facette d’un réalisateur trop souvent cantonné dans une image trompeuse de réalisateur de thriller uniquement. Ici, la romance le dispute au drame avec son contexte social si particulier et ses luttes de pouvoir. Comme de tous temps, ce sont les fortunés qui tiennent les rênes. Certains viennent du Royaume-Uni et ont su se dépêtrer des locaux, d’autres ont surpassé leur condition de bagnard pour faire fortune, s’attirant le mépris et la méfiance des premiers. Le personnage joué par Joseph Cotten, Sam Flusky, a le faciès de celui qui a du trop se battre jusqu’à ne presque plus savoir sourire. Ancien bagnard exilé, il a fait fortune et contracté un mariage qui a causé sa perte avec Henrietta. Quand Charles Adare (Michael Wilding) croise sa route, Flusky a des plans pour lui. Le triangle amoureux se double d’un quatrième personnage, Milly la servante (Margaret Leighton) qui en veut à la maitresse de maison Henrietta Flusky (flamboyante Ingrid Bergman), en panne d’amour pour son mari mais que Adare espère voir renaitre de son alcoolisme maladif et de l’emprise des servantes anxiogènes. Hitchcock brode une histoire palpitante, avec ses rebondissements et ses tableaux sociaux qui donnent au film toute sa substance. La version restaurée en DVD et Blu-Ray redonne toute sa majesté au classique réaugmenté de ses couleurs chatoyantes et de sa mise en scène au cordeau.

Pour qui apprécie Alfred Hitchcock, Les Amants du Capricorne est un classique à ne pas manquer. Sa ressortie en version restaurée rend justice aux habiles techniciens qui ont accompagné le réalisateur dans l’édification de ce monument du cinéma.

L’Australie en 1835.
Le neveu du gouverneur, Charles Adare, arrivant d’Angleterre, est convié à dîner chez un ancien forçat enrichi, Sam Flusky, qui est marié à l’une des cousines de Charles, Lady Harrietta.
Charles Adare découvre que sa cousine, devenue alcoolique, est terrorisée par sa gouvernante Milly et, tout en s’efforçant de la guérir, il s’éprend d’elle…

Sortie DVD : le 27 février 2019
Durée : 01h57
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Avec : Ingrid Bergman, Joseph Cotten, Michael Wilding
Genre : voir fiche allociné
Prix : 14,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

L’Hôtel du Libre-Echange : le Feydeau gagnant d’Isabelle Nanty

L’Hôtel du Libre-Echange : le Feydeau gagnant d’Isabelle Nanty
L’Hôtel du Libre-Echange – © Brigitte Enguérand, coll. Comédie-Française.

L’Hôtel du Libre-Echange : le Feydeau gagnant d’Isabelle Nanty

L’Hôtel du Libre-Echange, vaudeville de Feydeau, est de retour sur scène après son entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2017. Isabelle Nanty qui met en scène ce grand classique du dramaturge, en exploite toute la charge burlesque mais aussi les brisures mélancoliques, révélatrices chez les protagonistes du drame bourgeois. Hilarant.

Tous les ingrédients du vaudeville sont ici réunis et savamment orchestrés entre les jeux de situation qui affolent les protagonistes (péripétie, quiproquo, face-à-face impromptu) et la folie langagière qui atteint les personnages dans une fuite en avant aussi urgente que dérisoire, parfois d’une grande violence.

La mécanique du vaudeville mais pas que ! 

Deux couples voisins et amis, les Paillardin et les Pinglet, se plaignent de leurs conjoints respectifs. Les deux insatisfaits en l’occurrence M Pinglet et Mme Paillardin, sont prêts à en découdre et s’accordent donc pour commettre le soir même l’adultère.

Or, Pinglet reçoit dans son courrier une publicité émanant de l’Hôtel du Libre-Echange dont le prospectus vante la « sécurité et la discrétion », précisant qu’il est « recommandé aux gens mariés ensemble ou séparément ».  

Il le choisit ou, quand le hasard va conduire au même moment et au même endroit, des personnages qui voulaient absolument s’éviter ! 

Panique, fuite, effroi, retranchement, méprise, sont alors propices à des scènes aussi comiques qu’explosives où les personnages n’ont cesse de se débattre avec leur angoisse existentielle et leurs désirs de transgression.

L’univers burlesque de Feydeau se part d’une critique féroce de la bourgeoise qui s’abrite derrière les conventions.

Un monde d’apparences où elle est capable de se montrer aussi lâche que cruelle pour sauver sa peau quand elle se sent acculée et en danger.

De ce sauve qui peut qui consume les protagonistes, Isabelle Nanty sait traduire par delà la mécanique infernale des procédés qu’elle maîtrise à la perfection, cette tension psychologique et cette impossibilité à être de personnages corsetés et en souffrance.

Elle est servie par une distribution au diapason. Michel Vuillermoz est exceptionnel de virtuosité dans le rôle de Pinglet qui le confronte à la déroute de son stratagème.  Anne Kessler et Florence Viala sont des conjointes étonnantes de candeur et de folie tandis que Laurent Lafitte incarne un Bastien aussi ambigu que maléfique. Quant à  Christian Hecq, il est abracadabrantesque de drôlerie dans le rôle de Mathieu, l’ami bègue et crédule flanqué de ses quatre filles.

 Dates : Du 02 avril au 25 juillet 2019 en alternance l Lieu : Comédie-Française (Paris)
Metteur en scène : Isabelle Nanty

Une folie passagère, une histoire qui fait du bien, de Nicolas Robin (Anne Carrière)

Une folie passagère, une histoire qui fait du bien, de Nicolas Robin (Anne Carrière)

Nicolas Robin nous offre un très joli moment de récréation avec Une folie passagère. On va s’envoler avec Bérangère, la parfaite hôtesse de l’air !

Bérangère est toujours impeccablement parfaite. Quand on est hôtesse de l’air, on doit forcément être toujours parfaite, quel que soit les conditions de vol ! « Une hôtesse-bien-comme-il-faut connaît ses rudiments de philosophie ». P.109
Et grâce à Bérangère, on va bien rire ! Les situations sont drôles, souvent parfaitement plausibles et difficiles à gérer pour Bérangère !
On voyage avec elle, on vole ! On imagine toutes les scènes ! On rit ! On se sent bousculé en pleines turbulences.
Les portraits des voyageurs sont croustillants ! A croire que l’auteur a été « hôtesse de l’air » !
Bref, on vole de surprises en surprises et on ne sait pas trop où nous mènera ce délicieux voyage ! Mais on y va avec plaisir !
On ne va pas jusqu’à entrer dans les WC en même temps qu’un voyageur… Mais Bérangère, elle, va faire très fort !
L’auteur aborde les situations avec beaucoup d’humour ! Bref, Une folie passagère est un vrai régal ! A conseiller à tous en ces périodes moroses !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Bérengère s’évertue à être une parfaite hôtesse de l’air. Elle a quarante ans, vingt ans de métier, douze mille heures de vols au compteur, une robe turquoise sans faux plis et un impeccable chignon banane. Elle fait du ciel le plus bel endroit de la terre car, ici-bas, on l’abandonne : ni mari ni enfants, quelques amants de passage sans considération pour elle. Alors, elle cache ses blessures sous son uniforme et rien ne semble pouvoir altérer son désir de maîtrise et de perfection. Jusqu’au jour où une série de contretemps vient dérégler cette mécanique bien huilée.
Jusqu’au jour où, poussée à bout, elle en vient à commettre l’irréparable.
D’une plume alerte et fantaisiste, Nicolas Robin nous embarque au septième ciel, dans une intrigue haute en couleur. Une comédie douce-amère, hommage à toutes les femmes qui enverraient bien valser les normes sociales pour trouver leur liberté.

Date de parution : le 8 mars 2019
Auteur : Nicolas Robin
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 €
Acheter sur : Amazon

Sortie en DVD du film High Life, film expérimental étrange en plein espace

Claire Denis revient avec un film de Science-Fiction qui n’en est pas vraiment un. La réalisatrice préfère parler de film dans l’espace mais très terre à terre. Sans effets spéciaux ni fond vert, elle imagine un vaisseau sans effet d’apesanteur mais avec une chronologie découpée. Flashbacks et images terrestres côtoient la vie de résidents de l’espace devenus des cobayes pour échapper à la peine capitale. Le danger semble tapis dans l’ombre à côté de personnages vivant comme dans un squat de l’ espace avec une doctoresse aux intentions floues. Au fur et à mesure que le trou noir se rapproche, les vérités se font jour…

Un film passé inaperçu

High Life est passé complètement inaperçu lors de sa sortie en salles le 7 novembre 2018. Car la réalisatrice n’a pas voulu succomber à la facilité. La Science fiction est presque secondaire, ce sont surtout les personnages tourmentés qui prennent toute la place. Un Robert Pattison musclé cohabité avec une Juliette Binoche toute en duplicité. Son personnage de doctoresse drogue les cobayes et s’adonne à des plaisirs saphiques quelque peu surprenants pour le spectateur. Le trou noir situé à plusieurs années lumière de la terre est un objectif officiel qui ne prend toute son ampleur qu’à la toute fin du film. Car tout le monde disparait un par un, et ce qu’il reste, c’est le héros et une enfant, petit être fragile et innocent qui fait ses premiers pas dans l’espace, sans avoir jamais connu la terre. Si le film rappelle parfois Solaris par son ambiance plus éthérée que flamboyante, il interroge sur la place de la sexualité dans un espace clos, sans place aucune laissée à la métaphysique mais où les pulsions peuvent se déchainer à tout instant. Un objectif secondaire du voyage est la naissance dans l’espace, d’où des scènes à la limite du supportable avec une Juliette Binoche proche du grand guignol. Car la doctoresse se livre à ses expériences sur elle-même et ses congénère, sorte de Dr Folamour de l’espace, sans que la crédibilité de son rôle ressorte vraiment. A la fin il reste la fille, confrontée à son destin sans vraie espérance de jamais revenir sur terre et incapable de savoir ce qui l’attend. Un peu comme nous tous sur terre, finalement.

High Life est un film concept souvent retors, aux circonvolutions qui peuvent perdre en route et à la volonté de transgresser les tabous. Connaissant Claire Denis, on ne pouvait pas s’attendre à moins!

Un groupe de criminels condamnés à mort accepte de commuer leur peine et de devenir les cobayes d’une mission spatiale en dehors du système solaire. Une mission hors normes…


Sortie DVD : le 24 avril 2019
Durée : 01h53
Réalisateur : Claire Denis
Avec : Robert Pattinson, Juliette Binoche,André Benjamin
Genre : voir fiche allociné
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

L’envol des cœurs, une romance pleine d’espoir de Marie Lou (Lips & co)

L’envol des cœurs, une romance pleine d’espoir de Marie Lou (Lips & co)

Marie Lou est une auteure française, passionnée de lecture depuis toujours. Elle qui a rencontré son premier amour devenu son mari à seulement 16 ans partage dans ses romances l’idée qu’un amour de jeunesse peut durer toute une vie. Après Une bulle rien que pour toi et moi, Marie Lou signe là sa deuxième romance chez Lips & co.

Un chapitre sur deux…

Le point de vue partagé – certains chapitres du point de vue de Zora, d’autres du point de vue de Fabian – permettent au lecteur d’avoir une vue d’ensemble sur leur histoire, mais aussi sur leurs luttes personnelles. Ainsi, il est plus facile de comprendre leurs réactions et surtout de connaître les personnages, donc de s’y attacher.
La première partie nous permet principalement d’en apprendre plus sur Zora. Zora a emménagé chez sa grand-mère et souffre de la mort de son petit-ami, décédé un an plus tôt. Celle qui a perdu l’amour de sa vie s’est coupée de toutes ses relations avec ses amis, ses parents et tous ceux qui l’ont poussée à refaire sa vie et lui ont assuré qu’elle s’en remettrait. Seule sa grand-mère, Louise, qui partage son chagrin, est restée proche de Zora.

Zora et Fabian, des personnages principaux touchants…

Ce roman fonctionne pour Zora comme une lettre à celui qu’elle a aimé et perdu, celui qui a partagé sa vie pendant des années avant de laisser une plaie béante dans son cœur. Alors que Zora commence doucement à revivre, la culpabilité de refaire sa vie et la peur d’oublier celui qu’elle a tant aimé l’étouffent. Dans ce roman, elle tutoie son premier amour, permettant au lecteur de prendre toute la mesure de leur histoire, mais aussi de s’attacher au personnage de Zora.
Zora se sert de sa colère comme mécanisme de défense pour repousser tous ceux qui l’approchent, à commencer par Fabian. Fabian, qui est bien décidé à pousser toutes les barrières qu’elle a construites autour de son cœur.
Fabian, quant à lui, a perdu ses parents, puis sa grand-mère qui l’avait recueillie. S’ils font tous les deux face à un deuil bien différent, leur peine est immense et chacun travaille dur chaque jour pour y faire face.

… tout comme les personnages secondaires

La force de L’envol des coeurs, au-delà de ses émotions, ce sont les personnages. Pas seulement Zora et Fabian, mais également les personnages secondaires, qui apportent tout à tour humour, émotions et soutien. Cynthia et Bastien, les amis de Fabian, ne sont pas étranger au changement de comportement de Zora, et la font renouer avec la vie et l’amitié. Louise, la grand-mère de Zora et amie de Fabian, leur insuffle la force de vivre chaque jour après l’autre.

L’envol des coeurs est un roman porteur d’espoir, qui montre que tout le monde a le droit à une seconde chance, que ce soit en amour ou tout simplement dans la vie. Marie Lou aborde des thèmes forts tels que le deuil sous toutes ses formes.

Date de parution : le 5 avril 2019
Auteur : Marie Lou
Editeur : Lips & co
Prix : 14,50 €

C’était mon fils, un témoignage émouvant de Nicolle Beltrame (Albin Michel)

C’était mon fils, un témoignage émouvant de Nicolle Beltrame (Albin Michel)

Nicolle Beltrame a décidé très vite de faire confiance au journaliste Arnaud Tousch et de lui confier la vie de son fils Arnaud Beltrame. C’est donc ensemble qu’ils vont écrire ce livre poignant : C’était mon fils.

Nicolle Beltrame nous dévoile comment était son fils Arnaud, enfant, adolescent et adulte. Un cheminement qui l’a mené à cette fin terrible. Le colonel Arnaud Beltrame a sauvé une femme à Trèbes, et a perdu la vie face à un terroriste. Un héros, Arnaud Beltrame ? Non nous dit sa mère. Toute sa vie a été tourné vers l’autre, toute sa vie, Arnaud a placé sa patrie en premier.
« Il ne s’est pas sacrifié, il a fait son devoir ». Et cela va aider considérablement sa mère, et sa famille à accepter la mort d’Arnaud.
Il a eu droit à tous les honneurs et de nombreuses places publiques vont porter son nom. Un réconfort pour sa mère qui nous raconte très dignement le chemin qu’a emprunté son fils ainé.
Son seul regret est qu’Arnaud n’ait jamais pu entrer à l’Ecole de Guerre, son rêve le plus cher. Et pourtant il a travaillé très dur !
Si la maman d’Arnaud nous livre beaucoup sur la vie de son fils, elle nous livre aussi sa façon de voir les choses face au terrorisme. Et même face à toute violence.
[…] je pense qu’il faut agir si une personne est attaquée. S’il y a un homme prêt à tuer, il ne faut pas y aller seul, mais si on est cinq ou six à lui tomber dessus, on peut y arriver. Arrêtons d’avoir peur ! p.103
C’était mon fils est un très bel hommage, très digne, rendu à son fils disparu trop tôt ! Un livre pour ne jamais oublier le colonel Arnaud Beltrame.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Qui était le colonel Arnaud Beltrame, assassiné le 23 mars 2018 à Trèbes ?
Quelle force l’a conduit à accomplir un geste unanimement considéré comme héroïque ?
Des erreurs ont-elles été commises lors de l’intervention censée le libérer ?
« Arnaud ne s’est pas sacrifié, il a fait son devoir » ose dire Nicolle Beltrame, sa mère, qui nous raconte, à travers son enfance, sa carrière, l’histoire de son « petit Prince ».
Avec pudeur, détermination et une totale liberté de ton, elle n’évite aucun sujet.
Elle nous dit ce qu’elle pense de l’honneur, du sens du devoir, des valeurs de la France, mais aussi des peurs gouvernementales face au terrorisme, de la dérive de certaines religions.
Cette femme digne, sincère, interpelle le pouvoir. Et au-delà, tous les français. On partage sa peine mais aussi sa volonté de continuer à se battre.


Un témoignage exceptionnel dévoilant la série de renoncements qui ont abouti à la situation que nous connaissons.

Date de parution : le 13 mars 2019
Auteur : Nicolle Beltrame
Editeur : Albin Michel
Prix : 17 € (248 pages)
Acheter sur : Amazon

Norman mon fils, un ouvrage bouleversant aux éditions Dacres

Norman, Mon fils, livre de Nathalie Geodreau et Jimmy Edmunds, éditions DACRES
Norman, Mon fils, livre de Nathalie Geodreau et Jimmy Edmunds, éditions DACRES

Jimmy Edmunds a perdu son fils Norman à la suite d’une longue maladie. Il raconte la relation particulière qu’il a noué avec lui avec le point de vue du père dévoué, attentif, aimant mais aussi parfois inflexible, jusqu’à la mauvaise foi et l’acrimonie. Il parle de tout, les pics de stress, les changements d’établissements spécialisés, l’impact sur ses amours et surtout les nombreux moments de joie partagés. Car si Norman a très tôt été privé de la parole, il interagit avec son père avec ses moyens à lui. L’auteur imagine également les pensée de son fils à travers le fil des évènements. Si le livre est difficile à commencer quand on est jeune parent, pour des raisons évidentes de transfert émotionnel, il captive très vite pour ne plus lâcher jusqu’à la dernière page.

Un livre témoignage prenant

Jimmy Edmunds raconte sa vie avec son fils. Il n’élude rien, ni les doutes sur sa capacité à prendre son de lui, ni sa rage contre un corps médical souvent incapable de faire les bons diagnostics, ni les difficultés engendrées par une difficile cohabitation entre ses compagnes et son fils. Tous ces éléments transforment parfois l’ouvrage en règlement de comptes, il fallait apparemment que ça sorte, c’est compréhensible. Mais l’important est ailleurs, car le personnage central de l’ouvrage, c’est Norman, enfant victime d’une pathologie sévère qui l’enferme tout au long de sa vie en lui-même, de l’enfance à l’âge adulte. Le lecteur suit les pérégrinations d’un père qui abandonne tout pour s’occuper de son fils, préférant le confier à des trop rares institutions spécialisées pour une prise en charge optimale. L’incurie de l’état français pour assurer une correcte prise en charge est d’ailleurs vertement abordée, soulevant un problème de fond que beaucoup ignorent et qui pourtant existe. Car le petit et bientôt moins petit a besoin de soins adaptés que des instituts non spécialisées ne peuvent tout simplement pas dispenser, et le père bien que rendu très disponible ne peut pas tout faire, il le sait. Et quand le père imagine les pensées de son fils, c’est souvent avec des mots d’adultes, il prête ses mots à ce qu’il ressent vis-à-vis de son fils. C’est peut-être un peu maladroit, mais c’est toujours touchant. Et le livre se suit, tout du long d’une vie trop courte mais pourtant très riche.

Norman mon fils est un récit témoignage qui mérite le détour. Le père aborde tant de sujets qu’il soulève des questions auxquelles beaucoup devraient pouvoir répondre. L’état, les médecins, les instituts spécialisés. Mais en ce qui concerne l’amour, il a les réponses et les prodiguent avec un luxe de détails tout au long de l’ouvrage.

23 juillet 2014. Norman vient de fêter ses 26 ans à l’hôpital de Rambouillet. C’est un enfant au sourire radieux dans un corps d’homme qui ne laisse pas indifférent. Il n’a pas été épargné par les épreuves. Une encéphalite herpétique à l’âge de deux ans le prive du langage et déclenche de violentes crises d’épilepsie qui engendreront des troubles autistiques. Ce « roman vrai » est le témoignage poignant de la relation exceptionnelle qui s’est nouée entre Norman et son père Jimmy Edmunds. Telle une conversation qu’ils n’ont jamais pu avoir, Jimmy et Norman se racontent la manière dont ils ont vécu la maladie et ses répercussions au quotidien. Ce livre évoque l’acceptation du handicap, le regard des autres, le déficit d’établissements spécialisés en France, mais surtout le combat d’un père qui s’est dévoué corps et âme pour que la vie de son fils soit belle.

Date de parution : le 9 janvier 2019
Auteur : Nathalie Gendreau, Jimmy Edmunds
Editeur : DACRES
Prix : 14 € (226 pages)
Achetersur : Amazon

« Ca ira (1) Fin de Louis » ou le souffle révolutionnaire transcendé, de retour à Paris

Ca ira (1) fin de Louis photo DR

« Ca ira (1) Fin de Louis » ou le souffle révolutionnaire transcendé, de retour à Paris

Après son succès public et critique, la pièce de l’auteur-metteur en scène Joël Pommerat (Molière 2016 du Théâtre public) revient au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Elle convoque le spectateur à une fresque étonnante qui interroge avec force notre démocratie et ses fondements, en revenant à sa source : la Révolution française dont le mouvement actuel des « gilets jaunes » l’éclaire d’un nouveau regard.

Pas de restitution historique, ni de figures héroïques, mais un regard intérieur puissant sur une aventure politique fondatrice à partir de laquelle et c’est là toute la force du spectacle, Pommerat place le spectateur en contemporain des évènements révolutionnaires auxquels il assiste. Où se projette – au présent avec la scène, les comédiens – une incroyable effervescence des idées empreintes d’engagement, d’instrumentalisation, d’idéal, d’action, de courage, d’exaltation, dont le spectateur scrute au plus près les ressorts.

Août 1786, un ministre présente au Roi Louis XVI un projet de réforme des finances pour endiguer la faillite du royaume et ouvre ainsi un débat qui mènera à la réunion des États généraux de 1789. Ainsi démarre Ça ira (1) Fin de Louis, sauf que le roi et ses conseillers, réunis autour de la table, portent cravates et costumes d’aujourd’hui ; et hormis Louis XVI et Marie-Antoinette, aucun des grands noms de la Révolution n’est directement mentionné.

Documentée de discours, témoignages, journaux de l’époque et d’improvisations, la fiction s’émancipe du réel pour questionner le processus révolutionnaire et s’intéresser aux acteurs qui élaborent le contrat social.

Quelles représentations, valeurs, idéologies ou idéaux déterminent le renversement et la prise de pouvoir qui l’accompagne ? Quels liens possibles entre la Révolution française et le contexte socio-politique, historique actuel ? (à l’aune notamment du mouvement des « gilets jaunes ») dont ce questionnement à l’œuvre pendant pas moins de 4h30, renvoie à nos failles républicaines, citoyennes et démocratiques.

[…] la dynamique des corps et des prises de parole  s’emparent magistralement de la pensée politique et de ses actes […]

Le dramaturge crée un plateau sur lequel évoluent, à la lisière du réalisme, des personnages sculptés sur fond gis/noir ou en pleine lumière pour se faire hurleurs, vindicatifs afin de tenir leur place dans ces joutes verbales. Où s’interrogent entre les représentants du Tiers-Etat, de la noblesse, du clergé, le concept de démocratie politique et la notion de représentativité du peuple par ses députés dont la déconnexion avec la réalité se montre déjà flagrante.

Après avoir exploré des configurations circulaires et bifrontales dans ses derniers spectacles, Joël Pommerat revient à une certaine simplicité, replaçant la dynamique des corps et des prises de parole au cœur de la représentation qui s’emparent magistralement de la pensée politique et de ses actes.

Quatorze acteurs qui jonglent entre les rôles, passent de la scène à la salle comme les parlementaires de la tribune à leur siège. Se lancent des invectives, s’insurgent, puis descendent prendre la parole au micro.

[…] Une immersion captivante dans le combat politique et idéologique […]

Le dispositif frontal – va-et-vient de personnages entre le plateau et les gradins, débats lancés au milieu des spectateurs – crée un espace propice à l’immersion du public dans le chahut des assemblées politiques.

Le spectateur se trouve progressivement pris dans le jeu des positionnements idéologiques, vibrant de la violence des échanges où l’analogie est criante avec les débats de notre chambre actuelle ainsi que les tactiques politiciennes sclérosantes. Les comédiens, d’une intensité rare, sont à l’unisson pour nous plonger au cœur de cette vérité humaine et politique.

Les parisiennes des Halles qui rencontrent le roi Louis XVI à Versailles pendant les journées d’octobre 1789 prennent l’allure de salariées d’aujourd’hui. Elle disent la vie difficile, les rayonnages vides, la confiance ébranlée dans le roi, « mal entouré ».

Scène finale mémorable où dans l’immensité glacée du plateau aux lignes sombres et parfaites, s’imprime dans une scène d’intimité entre le Roi et la Reine sur fond d’une chanson du chanteur Belge Arno, la solitude du pouvoir et sa perdition.

Une immersion captivante dans le combat politique et idéologique qui questionne avec efficacité les enjeux de l’action individuelle et collective. Bravo !

Dates : du 13 avril au 30 juin 2019 l Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin
Metteur en scène : Joël Pommerat

La vie sans toi, le thriller psychologique de Xavier de Moulins (JC Lattès)

La vie sans toi, le thriller psychologique de Xavier de Moulins (JC Lattès)

Xavier de Moulins parle d’un an et demi de travail pour arriver au livre La vie sans toi. Il écrit le matin, tôt le matin. Dans n’importe quel cadre. Et pourtant il a dû lui en falloir de la concentration pour écrire ce sixième roman !

Un scénario original

La vie sans toi est un roman choral qui fait parler à tour de rôle les personnages. Au début on n’a que Paul et Eva qui s’expriment. Puis Stan s’invite. Puis Andréas. Et au fil des pages, l’histoire se complexifie. Paul et Eva ont perdu leur fils, Stan, il y a huit ans. Ils ne s’en remettent pas. On ne connaît pas les circonstances du drame. Stan était un ado en pleine santé. Ses parents, depuis le drame, sont incapables de communiquer. Ils font comme si tout était normal. Ils le font pour leurs deux petites filles.

Thriller psychologique

L’auteur dresse un tableau psychologique de chacun des personnages. Eva est une femme brillante, qui travaille dans les affaires. Elle s’investit complètement, son travail étant son refuge. Elle ira jusqu’au burn out. Quant à Paul, il est artiste-peintre et depuis le drame, il n’arrive plus à réaliser la moindre toile. Il aime sa femme mais il déplore leur manque de communication. Il la sent filer entre ses doigts. Il gère leurs deux petites filles, plus souvent qu’elle qui n’est jamais disponible.

La douleur, la folie

Si on ne ressent nullement la douleur d’Eva comme celle de Paul, on sent qu’elle souffre tout autant, enfermée dans son extrême douleur. Mais elle refuse de montrer à l’extérieur le moindre signe de souffrance. Quant à Paul, il souffre en permanence de l’absence de son fils. La seule chose qui l’aide est de lui parler. Il lui parle presque continuellement. Et bientôt, Paul entre dans une sorte de folie où tout est possible : il sent son fils à ses côtés, il voit son fils à côté de lui. C’est même son fils qui le guide dans ses actes qui deviennent de plus en plus fous.

La fiction l’emporte totalement dans La vie sans toi qui analyse néanmoins avec beaucoup de réalité la relation d’un couple. Une relation complexe, subjective où chacun puise ce dont il a besoin. Le scénario est original et emporte le lecteur très loin du point de départ !

[vc_text_separator title= » INFOS  » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Date de parution : le 1er avril 2019
Auteur : Xavier de Moulins
Editeur : JC Lattès
Prix : 19,90 € (380 pages)
Acheter sur : Amazon

Marée haute, le premier roman de Quentin Desauw (Anne Carrière)

Marée haute, le premier roman de Quentin Desauw (Anne Carrière)

Quentin Desauw nous livre son premier roman avec Marée haute. Un roman jeune et plein de promesses.

Une vie ordinaire

Il y raconte l’histoire d’un jeune habitant au Nord de la France. Dans la banlieue de Dunkerque. Cet emplacement géographique va jouer un rôle fondamental dans la vie de Manu. Si Manu a une vie un peu comme tout le monde, il sort aussi de l’ordinaire. Il pèche sur un chalutier pour gagner sa vie. Manu joue au foot le we et espère devenir un grand dans ce monde-là…

Sa famille

Sa mère est malade. Il la surnomme « La mère », sans aucun brin d’affection. Son père ? inexistant. Son frère, Julien ? son grand attachement ! Mais un jour, il disparaît complètement et c’est le drame de Manu. Car Julien, c’était toute sa vie.

Et les migrants ?

Pour gagner un peu plus de sous, Manu s’occupent de migrants qui veulent rejoindre l’Angleterre. Mais là encore tout est flou… Pas de détails précis. Juste quelques touches, au milieu des soirées alcoolisées et légèrement shootées de Manu… Manu, un jeune parmi tant d’autres.

Marée haute ne révèle pas la beauté de la jeunesse mais plutôt ses angoisses, ses doutes, ses désillusions. Déjà tout jeune, la vie n’a pas épargné Manu. Mais d’une certaine façon peut-être que Manu est un héros ?

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Manu, jeune homme d’une vingtaine d’années vit seul dans la banlieue de Dunkerque. Il travaille sur un chalutier, une besogne difficile, âpre, physique. Le week‑end, il joue au foot dans un club amateur, avec l’espoir d’être repéré par un sélectionneur et intégrer ainsi un club plus sérieux – ce qui lui permettrait surtout de quitter le Nord.
Manu s’est laissé embarquer dans un trafic de migrants : la nuit, quand la mer est calme, il achemine, sur une petite embarcation, les réfugiés qui souhaitent rejoindre l’Angleterre.
Mais alors que sa vie lui échappe, Stéphane, son chef, l’accueille dans sa famille. Dans la chaleur de ce foyer, Manu comprend qu’il a suivi une mauvaise direction et qu’il est temps de se reprendre avant qu’il ne soit trop tard…
Avec Marée haute, Quentin Desauw retrace par petites touches l’itinéraire d’un jeune homme que le destin n’a jusqu’ici pas épargné et dont l’existence s’écrit à l’ombre d’un monde en perpétuel mouvement. Dans une langue crue et imagée, il nous parle de ceux qui ont des rêves mais peu d’espoir et qui connaissent les petits arrangements avec la vie.

Date de parution : le 22 mars 2019
Auteur : Quentin Desauw
Editeur : Anne Carrière
Prix : 17 €
Acheter sur : Amazon

Anne Frank, dans la collection Grandes vies (Gallimard Jeunesse)

Anne Frank, dans la collection Grandes vies (Gallimard Jeunesse)

Tout le monde connaît Le journal d’Anne Frank. Pour le faire connaître aux jeunes lecteurs, Gallimard Jeunesse a sorti un livre qui raconte la vie de cette jeune fille, durant la seconde Guerre mondiale : Anne Frank.

Qui est Anne Frank ?

Anne Frank est une jeune fille célèbre dans le monde entier. Après la guerre on a retrouvé le journal qu’elle a écrit alors qu’elle se cachait des Allemands. Anne est juive, née en Allemagne en 1929. En 1933 elle part avec sa famille aux Pays-Bas pour fuir les nazis en Allemagne. Malheureusement, sept ans plus tard, les nazis envahissent les Pays-Bas.

Prisonniers dans leur propre annexe

Otto, le père d’Anne est prévoyant. Il construit une annexe, derrière ses bureaux. Il y apporte de quoi survivre si jamais un jour ils doivent se cacher. Ce jour arrivera plus tôt que prévu. Ils vont se cacher durant un peu plus de deux ans avant d’être découverts et d’être envoyés au camp d’Auschwitz. Seul Otto en reviendra vivant. A son retour il n’aura de cesse de faire connaître le journal de sa fille et de le publier.

Collection particulière

Gallimard Jeunesse a sorti une superbe collection : Les Grandes Vies. Ce sont des livres joliment illustrés, centrés sur des biographies de grandes personnalités d’hommes et de femmes qui ont marqué notre Histoire : Marie Curie, Frida Kahlo, Léonard de Vinci, Charles Darwin et maintenant Anne Frank. Ces livres sont bienvenus pour la culture de nos jeunes lecteurs et leur donner envie d’en découvrir encore davantage.

Date de parution : le 14 février 2019
Auteur : Isabel Thomas
Illustrateur : Paola Escobar
Editeur : Gallimard
Prix : 9,99 €
Acheter : Amazon

« The Hidden Force », le choc de deux cultures sous l’orage théâtral d’Ivo van Hove

 

"The Hidden Force", le choc de deux cultures sous l'orage théâtral d'Ivo van Hove
« The Hidden Force » de Louis Couperus, mise en scène Ivo van Hove photo ©_Jan_Versweyveld

« The Hidden Force », le choc de deux cultures sous l’orage théâtral d’Ivo van Hove

L’orage déferle sur le plateau de la grande halle de la Villette et de quelle manière ! sous le regard précis et incisif d’Ivo van Hove, le maître belge. En raison de la mousson mais pas que, à cause aussi de la fin d’un monde colonial et d’une tempête intérieure qui secoue les êtres avec leurs désirs irrépressibles et leurs fausses certitudes. Car c’est à la chute d’un homme, de sa famille, et d’une colonie (les Indes orientales néerlandaise) que s’intéresse Ivo van Hove avec « The Hidden Force » et son adaptation spectaculaire d’un roman de Louis Couperus (1863-1923).

En petit-fils d’un gouverneur-général faisant fonction de la colonie néerlandaise, l’auteur passa une partie de sa jeunesse aux Indes orientales néerlandaises.

Et c’est justement après une visite de l’île, l’actuelle Indonésie, qu’il écrit son livre, en 1900. Dans ce roman, il prévoit la fin prochaine de la colonisation en s’appuyant sur la figure de Otto van Oudijck.

Un haut commissaire trop sûr de lui et de son aura, se démène pour appliquer sa vision occidentale à une culture profondément ancrée dans le mystique et les traditions, montrant ses limites et son impossibilité à comprendre ce qui se passe réellement sur l’île et dans sa famille.

Alors qu’Otto van Oudijck voit ses proches lui échapper, son pouvoir est alors ébranlé par une contestation de plus en plus forte de la population locale où une série d’événements violents et inexplicables viennent semer le trouble jusque dans son cercle familial.

On assiste à une force mystérieuse qui s’empare du peuple indonésien et infiltre un ordre social rongé de toute part. Où les éléments naturels et irrationnels qui se déchaînent ont un effet destructeur en s’opposant à la vision progressiste du colonisateur.

L’art et la manière d’Ivo van Hove

Et les trombes d’eau qui s’abattent sur la ville sont la déferlante conjurée au ciel, d’une confrontation entre deux cultures, traitée sans manichéisme ni cliché, mais aussi le cataclysme intérieur qui ravage chacun des protagonistes, où derrière le masque de la civilisation bourgeoise, il y a une crise intime et existentielle qui fait rage entre désamour, tromperies et désirs inavoués.

La fausse harmonie d’un clan donc est comme noyée sous l’eau qui coule à flot tandis que cette perdition s’accompagne d’une bande-son hypnotique – dans laquelle la musique occidentale incarnée par le piano se charge de percussions métissées – est interprétée en direct par le compositeur Harry De Wit.

La mise en scène offre un écrin glaçant à cette déflagration souterraine qui s’empare de chacun des personnages et d’un monde finissant.

D’une maîtrise absolue, l’espace scénique à l’abri d’effets saisissants (douche de sang, danse-transe sous la pluie, tempête tropicale) passe du vertige intérieur et suffocant des protagonistes au déchaînement de forces sous une nature accablante et menaçante.

Le tout porté par la troupe impeccable du Théâtre international d’Amsterdam et son engagement total, en osmose parfaite avec la tragédie et son sens du rythme et de la rupture. Bravo !


Dates : du 4 au11 avril 2019 Lieu : Théâtre de la ville / hors les murs / La Villette (Paris)
Metteur en scène : Ivo van Hove

Du rosé à tous les étages avec des vins et des bulles

Drappier
Drappier

Une belle sélection de vins rosés et de bulles roses vous est proposée pour des belles découvertes. Le rose est la couleur du jour, avec des vins rosés en prévision des chaleurs de l’été à venir et des bulles pour faire pétiller vos gosiers dans une atmosphère festive. Au programme, 5 vins rosés choisis pour vous et 3 bouteilles remplies de bulles roses pour votre plus grand délice. Chez Publik’Art, on voit vraiment la vie en rose!

L’été approche en rose avec 5 vins à découvrir

On débute avec le Rhône Ortas Cave de Rasteau Les Viguiers 2018 et ses 65% de Grenache noir alliés à 25% de Cinsault et 10% de Syrah. La robe rose brillante se rapproche du saumon, le nez est tout de suite intense avec des touches de cerise et de fraises des bois. La bouche est ample, fraiche et mûre. Ce vin est parfait pour accompagner des légumes grillés à l’huile d’olive, des petits farcis un tajine ou des poissons. Vendu directement à la cave ou chez les cavistes, il est proposé à 5,75 euros.

Le rosé Pfaffenheim Pinot noir 2018 est composé de 100% de Pinot noir, on est en Alsace ou on ne l’est pas! La robe rose est intense avec des nuances cuivrées, le nez fruité fait penser à de la fraise. La bouche est fraiche et dynamique en même temps qu’assez longue. Pour ce vin, vous aurez besoin de carpaccio ou de saumon fumé, et pourquoi pas de noix de Saint-Jacques ou de crevettes. Vendu directement ou chez le caviste, il est proposé à 7,20 euros.

Le Rosé de Gamay 2018 de la Cave du Prieuré en Savoie se compose de 100% de Gamay pour une belle robe rose saumon plutôt claire et lumineuse à reflet argenté. Le nez est complexe, à la fois floral, fruité fraise et agrumes. La bouche est fraiche et gourmande, parfaite pour accompagner un crabe ou du homard. Vendu directement ou en caves, il est proposé à 6 euros.

L’Estandon Zénith 2018 se compose de Cinsault, Grenache et Rolle pour une robe rose très pâle à la nuance argentée. Le nez est vif, floral et fruité. La bouche est harmonieuse et finement fruitée, il faut se diriger vers une salade avocat-pomelo, des huitres ou une sole grillée au citron. Vendu directement ou chez les cavistes, on passe dans la catégorie au dessus avec un prix de 14,80 euros.

Le vin Alain Jaume Réserve Grande Veneur 2018 est un vin bio certifié Ecocert composé de Grenache noir, de Mourvèdre et de Syrah comme souvent dans les Côtes du Rhône. La robe rose saumon est lumineuse et le nez fruité agrume framboise. La bouche est harmonieuse entre fraicheur et matière. Le vin est parfait pour accompagner sushis, crevettes et saumon grillé. Proposé en vente à la cave ou chez les cavistes, il est proposé à 7,50 euros.

Champagne Drappier Rosé de Saignée

Avec son cépage 100% Pinot noir, le champagne Rosé de Saignée Drappier se distingue par une belle robe rose saumon qui brillerait presque dans le noir. Le nez est très floral et la bouche exhale des arômes de fruits, type fraise des bois et agrumes. Le champagne se sert en premier lieu à l’apéritif, avec des plats de crevettes ou d’antipasti, mais également pendant un repas avec du saumon en papillote ou des côtes d’agneau grillées. Le vin se trouve facilement chez tous les bons cavistes pour le prix de 37 euros.

Dopff & Irion Crémant d’Alsace Rosé Brut

Le champagne c’est très bien niveau bulles, mais le Crémant notamment d’Alsace commence à refaire son retard. Le Crémant d’Alsace Rosé Brut Dopff & Irion
l’illustre parfaitement, avec un cépage 100% Pinot noir qui lui donne une bulle très régulière, fine et abondante. La robe est rose délicatement saumonée. Le nez pousse vers les baies rouges et noires. La bouche est fraiche, harmonieuse jusqu’au final. Accompagné d’une terrine de lapin ou de poulet à l’estragon, le Crémant s’exprime pleinement. Pour un prix de 10 euros en vente directe, il faut tenter l’expérience.

Ackerman X Noir

Le cépage est mon chouchou à moi, 100% Pineau d’Aunis.pour l’Ackerman X Noir La robe est subtilement rose pâle avec une bulle régulière et un nez fruité fraise-groseille. La bouche est gourmande et harmonieuse entre fraîcheur et matière. Les bulles sont à servir en apéritif avec des pruneaux au bacon, du saumon fumé sauce raifort ou en plat avec un curry de volaille. La boisson est largement proposée en grande distribution au tarif de 6,20 euros.

Respect, un livre pour tous les garçons ados (JC Lattès)

Inti Chavez Perez

Respect, un livre pour tous les garçons ados (JC Lattès)

Inti Chavez Perez, sexo-pédagogue, a écrit un livre pour les garçons. Il essaie de transmettre tout ce qu’il sait sur l’évolution du garçon, sur l’adolescent et enfin sur l’homme. Le tout fait sans aucun tabou, et avec beaucoup de naturel. Rien n’est fait pour choquer. Tout est fait de façon directe et un peu brute. Comme le font les garçons adolescents. Mais avec respect.

Son sous-titre : Comment aider les garçons à comprendre leur sexualité et l’importance du consentement ?

Franchement, ce livre devrait trainer dans toutes les familles de gars ! Il est indispensable de leur faire découvrir leur corps, sans gêne, de s’aimer au moment de la puberté et de se respecter. Grâce à cette éducation sexuelle, ces garçons seront à même de mieux respecter les filles et de savoir interpréter leurs différents attitudes et gestes.
De nombreux thèmes sont abordés : la découverte de son propre corps, les filles, l’amour, l’identité sexuelle…

Le style de l’auteur ne plaira pas forcément aux parents, mais plaira aux jeunes. Et c’est l’essentiel. Ce livre est fait pour eux, pour les guider dans leur propre sexualité. Une aide indispensable pour devenir un homme à la sexualité épanouie, des jeunes capables de respecter la personne avec qui ils envisagent d’avoir des relations intimes.
Bravo Inti Chavez Perez ! Vous allez aider des milliers de jeunes !

Date de parution : le 3 avril 2019
Auteur : Inti Chavez Perez
Editeur : JC lattès
Prix : 15 € (248 pages)
Acheter sur :

Charles Darwin, le portrait passionnant d’un grand homme (Gallimard Jeunesse)

Charles Darwin, le portrait passionnant d’un grand homme (Gallimard Jeunesse)

Gallimard Jeunesse a sorti une superbe collection : Les Grandes Vies. Ce sont des livres joliment illustrés, centrés sur des biographies de grandes personnalités d’hommes et de femmes qui ont marqué notre Histoire : Marie Curie, Frida Kahlo, Léonard de Vinci. Le dernier album est consacré à Charles Darwin.

Qui est Charles Darwin ?

Charles Darwin n’a pas été un bon élève. Il préférait nettement la nature et les animaux. Depuis tout petit, Charles Darwin collectionnait toutes sortes de choses et d’animaux. A 22 ans, il part, comme naturaliste, sur le Beagle, pour cartographier l’Amérique du Sud. Il va voyager pendant cinq ans et devenir un très grand scientifique reconnu dans le monde entier.

Découvertes de Darwin

Tout au long de son voyage, les découvertes de Charles Darwin seront immenses. Il inventorie toutes ses découvertes, qu’elles soient animales ou végétales. Il essaie de comprendre comment ces animaux sont apparus dans des régions aussi reculées du monde. Il se pose sans cesse des questions sur l’origine des espèces. Il travaillera toute sa vie pour tenter de comprendre « le mystère des mystères ». Charles Darwin a inventé « la théorie de l’évolution des êtres vivants par sélection naturelle ».

Ce petit livre, avec une couverture cartonnée, est très agréable à lire. Le lecteur trouvera de nombreuses illustrations, et des textes courts et faciles à comprendre. Mais le contenu reste très important et le sens profond des travaux de Darwin y sont intelligemment partagés. Chaque lecteur sera marqué par l’essentiel de l’héritage de Darwin.
Une très belle collection, intelligente, à offrir à tout jeune lecteur.
De 8 à 13 ans

Date de parution : le 14 février 2019
Auteur : Dan Green
Illustrateur : Rachel Katstaller
Editeur : Gallimard
Prix : 9,99 €
Acheter : Amazon

Harper in spring, la conclusion d’une saga hilarante (Rageot)

Harper in spring, la conclusion d’une saga hilarante (Rageot)

Il est rare de lire des séries comme Harper, de quatre tomes, qui ne s’essoufflent pas en avançant. Au contraire, les quatre tomes fonctionnent tel un ensemble et permettent une réelle évolution des personnages. Chaque tome a son utilité et la saga se conclut parfaitement, avec une touche d’émotion et une bonne dose d’humour.

Un nouveau cadre

Dans Harper in spring, Harper va terminer son année scolaire à Los Angeles chez son père et sa petite-amie, Ingrid, un mannequin suédois aux antipodes de sa mère et Odin, leur fils et un véritable démon. Ce changement de cadre nous permet de découvrir Harper différemment. Elle découvre un tout nouvel environnement dans son nouveau lycée, un établissement progressiste qui n’a rien à voir avec son ancien lycée.

Des personnages uniques

Dans la littérature pour adolescents, il n’y a pas d’équivalent à une série comme celle-ci. Le personnage principal, Harper, est très sarcastique et fait beaucoup rire les lecteurs, mais ce n’est pas la seule note d’humour du roman, bien au contraire. C’est tout l’ensemble, un peu abracadabrant, qui fait rire par sa singularité. La relation entre Josh et Harper est unique, ils ont un sens de l’humour similaire. Le contraste entre Rebecca, la mère d’Harper et son petit-ami Justin est hilarant. Rebecca en mère poule qui contrôle chaque détail et Justin, hippie des temps modernes qui a l’air de fonctionner dans un espace différent de celui d’Harper. En parallèle, Sean, le père de Josh, est en parfaite symbiose avec Rebecca. Les grands-parents d’Harper sont présents dans Harper in spring le temps de quelques interventions complètement loufoques.

Une famille attachante

Le nombre de personnages secondaires est assez impressionnant et pourtant, chacun apporte sa part de folie à ce roman complètement farfelu qui tient complètement la route malgré tout. Le fait de les suivre durant quatre tomes permet de s’y attacher et aussi de mieux les comprendre. Même s’il n’y avait que les dialogues et que les noms étaient masqués, n’importe quel lecteur pourrait affirmer avec certitude de qui est chaque phrase de ce quatrième tome. Hannah Bennett est parvenue à créer une famille à laquelle il est impossible de ne pas prendre part. Et en refermant le dernier tome des aventures d’Harper, on espère retrouver l’autrice rapidement pour d’autres romans tout aussi incroyables et drôles.

Si vous êtes à la recherche d’une saga hilarante et palpitante, lancez-vous avec le premier tome de la série, Harper in summer. Chaque tome a ses particularités et cette conclusion est à la hauteur des premiers chapitres, impossible à lâcher. Ce qui est certain, c’est qu’avec des auteurs comme Hannah Bennett, la littérature pour adolescents a de beaux jours devant elle.

Date de parution : le 27 mars 2019
Auteur : Hannah Bennett
Editeur : Rageot
Prix : 15,50 €
Acheter : Amazon

La transparence selon Irina, un thriller d’anticipation aux multiples facettes

Le futur est là, au coin de la rue, et il n’est pas beaucoup plus simple que le présent. Benjamin Fogel imagine une société où les réseaux régissent la vie entière de tous les habitants de pays divisés entre tenants de la transparence totale sur des réseaux devenus encore plus omniprésents qu’aujourd’hui et les fanatiques du secret, jusqu’à la duplicité et l’ambiguïté. La jeune Camille Lavigne passe ses journées sur le net, accro à Irina Loubovsky, grande prêtresse du débat aussi impitoyable qu’une lame de rasoir quand elle émet ses jugements péremptoires. Mais Camille est partagée, elle veut conserver son anonymat mais devra tout sacrifier pour continuer à exister. Un ouvrage aux fortes ambitions philosophique, au rythme de thriller et au contenu qui interloque sur le futur de notre monde.

Une héroïne simple et complexe à la fois.

Benjamin Fogel ne lésine pas sur des hypothèses complètement crédibles pour imaginer un futur complètement connecté. La pauvreté est éradiquée, le chômage est un lointain souvenir, le Revenu Universel permet à chacun de subvenir à ses besoins et Camille Lavigne tente de conceptualiser le monde dans lequel elle vit. Mais les possibilités sont tellement infinies qu’il lui y est difficile de se poser. Attirée par les hommes et les femmes, identifiée par un nom dans le monde réel et par une autre sur le monde virtuel, elle tente de protéger son jardin secret mais le monde n’accepte plus le secret et ceux qui le revendiquent sont catalogués comme des opposants au système, au risque de se faire traquer par la police d’état. La trame de l’ouvrage avance à tâtons, multipliant consciencieusement les personnages au fur à et à mesure des rebondissements qui interrogent sur l’identité des personnages, leur moi visible et leur moi profond. Hommes et femmes apparaissent et disparaissent dans le récit, entrainant l’héroïne dans un tourbillon de remises en cause qui chambouleront sa vision de la vie. L’auteur ne lésine pas sur les apartés philosophiques pour multiplier les questionnements et densifier le récit. La complexité des évènements n’empêche pas de se passionner pour un déroulé tout en faux semblants et en ambiguïté, avec une vraie atmosphère de polar noir. Le vrai monde est-il le monde réel ou le virtuel? N’est-ce qu’une question d’implication et de point de vue?

Benjamin Fogel brouille si bien les pistes qu’il parvient à perdre le lecteur dans les grandes largeurs. Et comme souvent, c’est une agréable sensation de se sentir mené par le bout du nez, une belle performance à saluer.

2058 : le monde est entré dans l ère de la transparence. Les données personnelles de chacun sont accessibles en ligne publiquement. Il est impossible d utiliser Internet sans s authentifier avec sa véritable identité. Pour préserver leur intimité, un certain nombre de gens choisissent d évoluer sous pseudonyme dans la vie réelle. Sur le réseau, Camille, 30 ans, vit sous l emprise intellectuelle d Irina Loubowsky, une essayiste controversée qui s intéresse à l impact de la transparence sur les comportements humains. Dans la réalité, Camille se fait appeler Dyna Rogne et cultive l ambiguïté en fréquentant un personnage trouble appelé U.Stakov, aussi bien que Chris Karmer, un policier qui traque les opposants à Internet. Mais Karmer est assassiné. Entre cette mort brutale et le mystère qui entoure Irina, Camille remet en question sa réalité mais reste loin de soupçonner la vérité.

Date de parution : 6 mars 2019
Auteur : Benjamin Fogel
Illustrateur : Carolina Rabei
Editeur : Rivages / Noir
Prix : 19 €
Acheter : Amazon

Les 5 terroirs d’Ardèche font déguster leurs plus beaux breuvages

Un groupe de journalistes et de blogueurs testeurs a été convié chez Arnaud Nicolas au cœur de son restaurant du 7e arrondissement spécialisé dans des pâtés en croute tous plus savoureux les uns que les autres pour découvrir les spécificités si typiques des vins ardéchois à travers un parcours aussi instructif que ludique. Les 5 territoires de cette belle région viticole ont servi de parcours à une dégustation aussi enrichissante que savoureuse. Car la région, même petite, compte quelques beaux cépages qui ne demandent qu’à être découverts!

Un parcours viticole tout en rondeur

Les différents territoires de l’Ardèche se découpent en fonction des spécificités des cépages et des sols, car l’Ardèche a beau ne pas être une région très grande, chaque territoire compte des particularités bien marquées et des différences à relater dans cet article!

1) Terroir de Grés du Trias: du Viognier & du Chatus

Ici, les coteaux sont aménagés en terrasses bordées de murs de pierre, les sols sont légers, idéal pour des vins fruités avec notamment le chatus, cépage local cité dès 1599. En terme de dégustation, le Grés du Trias 2017 se distingue avec son cépage Viognier qui explose en bouche avec ses arômes. Autre vin remarquable, le chatus Châtaignier 2017 qui ne ressemble à aucun autre grâce à son cépage typique de la région

2) Terroir de Basalte : du Syrah avant tout

Issus de lave refroidie née d’anciennes éruptions volcaniques sur le Massif du Coiron, les sols sont riches en minéraux, ils permettent donc de produire des vins élégants, puissants et floraux comme la Syrah. Un vin gouté et pas des moindres, le Terra, Helvorum-Syrah 2017, véritable cuvée haut de gamme avec un maximum de 5 grappes par pied. Les vignes sont soigneusement suivies tout au long de l’année pour un résultat inoubliable. C’est du très haut niveau.

3) Terroir de Gravettes : du Chardonnay à profusion

Les gravettes sont des sols à la richesse minérale complexe, composés de cailloutis calcaires extrêmement fins, reposant sur un lit argile-sableux qui permet de garder l’humidité en profondeur. Ces terroirs permettent de produire des vins élégants, puissants et floraux. Ils conviennent parfaitement à l’épanouissement des Chardonnay et Viognier. L’Orélie rosé 2018, se compose d’un fameux assemblage de Cabernet Sauvignon, Grenache, Gamay et Syrah. De quoi se laisser aller à une belle dégustation. L’Eglantier Viognier 2017 est la crème du cépage Viognier, il est doux en bouche, ne pas hésiter à le déguster!

4) Terroir de calcaire du Vivarais : du Syrah & du Grenache

Terres blanches et terres rouges, l’AOP Côtes du Vivarais s’étend sur des sols calcaires, peu profonds avec de faibles rendements pour élaborer des vins de garde de grande qualité à base de Syrah et de Grenache noir. Le Grand Aven 2016 est un beau représentant de cette région, élevé pendant 1 an à 50 mètres sous terre, au coeur du Grand Site de France de l’Aven d’Orgnac.

5) Terroir de Galets roulés de la Vallée du Rhône: du Grenache & du Syrah

Situé le monde de la Vallée du Rhône, le vignoble s’étire sur des coteaux de galets roulés, bien exposés au soleil et qui permettent d’élaborer les AOP Côtés du Rhône et AOP Côtes du Rhône Villages, des vins structurés et complexes, à base de Grenache et de Syrah taillés pour la garde. Le Montjau AOP Côtes du Rhône 2017 est un digne représentant de cette région.


La mule et le sanglier, une incroyable histoire vraie en BD (Massot Editions)

La mule et le sanglier, une incroyable histoire vraie en BD (Massot Editions)

Léa Hybre et Thierry Falise ont réalisé ensemble cette très belle bande dessinée, La mule et le sanglier. Léa Hybre l’a illustrée, Thierry Falise l’a écrite. Elle raconte l’incroyable histoire qui s’est réellement passée en Thaïlande et qui a été suivie par le Monde entier.

L’histoire

C’était en juin 2018. Douze enfants de 11 à 16 ans se trouvaient avec leur coach pour s’entrainer au foot, comme tous les samedis. Mais la mousson est en avance sur le calendrier. Alors que le petit groupe s’aventure dans la grotte, la pluie tombe de plus en plus fort. Et les voilà très vite pris au piège, dans l’impossibilité de sortir de la grotte qui est complètement inondée.

Force mentale

Le coach comprend très vite la terrible situation. Il ne perdra jamais son calme et enseignera aux enfants la méditation. Une terrible lutte s’engage alors. Ils vont devoir tenir encore et encore, dans le froid, l’humidité, sans aucune nourriture. Ils vont passer 9 nuits et 10 jours complètement isolés avant que les premiers secours ne les trouvent. Et il faudra encore patienter avant qu’on puisse les faire sortir, un par un.

Un très bel exemple de solidarité

Si les enfants sont perdus au fin fond de la grotte, ils n’imaginent pas un instant que près de 10 000 personnes tentent tout pour les sauver. Une extrême solidarité du monde entier se met en place et ce sont les meilleurs plongeurs qui vont réussir cette très délicate mission. Sauver les 13 « Sangliers ».

Le récit est magnifique autant que les illustrations. On plonge dans la profondeur de la grotte, en restant centré sur la force intérieure des enfants, grâce à la respiration, à la méditation.

La mule et le sanglier, un très bel album à mettre entre toutes les mains !

Date de parution : le 7 mars 2019
Auteur : Thierry Falise
Illustrateur : Léa Hybre
Editeur : Massot Editions
Prix : 20,90 €
Acheter : Amazon

Du haut de mon cerisier, un énorme coup de cœur (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Du haut de mon cerisier, un énorme coup de cœur (Gallimard Jeunesse)

Paola Peretti est née il y a trente-trois ans, à Vérone, en Italie. Et comme Mafalda, elle est atteinte d’une maladie incurable des yeux. Elle est auteure, journaliste, enseignante et éditrice. Du haut de mon cerisier est son premier roman. Un vrai trésor ! Une pépite d’or !

Histoire de Mafalda

Mafalda est une petite fille qui va avoir dix ans. Elle est en CM1. Elle adore jouer au foot avec ses amis. Elle n’a pas de frère et sœur, mais un chat qu’elle adore, Ottimo Turcaret. Tout au long du livre, on suit Mafalda. Plusieurs parties composent ce roman. Et à chaque chapitre, un titre : 1ère partie : Soixante-dix mètres, 2ème partie : Soixante mètres. Jusqu’à la dernière partie, Trente mètres. Mais que veulent dire ces distances ?
Mafalda a une maladie aux yeux et vit dans un brouillard qui ne cesse de s’épaissir. Et elle sait qu’un jour, elle va vivre dans le noir. Et elle a peur du noir ! Et nous lecteurs, on s’inquiète pour elle. On avance dans notre lecture en ayant peur pour Mafalda.

Son carnet personnel

Comme Mafalda sait qu’un jour elle ne pourra plus voir, elle a décidé d’écrire sur son carnet toutes les choses qu’elle aime et qu’elle ne pourra plus faire. C’est Estella qui lui a dit de faire sa liste. Estella est en fait la gardienne de l’école. Un jour, elle se trouvait dans le cerisier, qui est dans la cour de l’école, et elle n’arrivait plus à descendre. Et depuis ce jour Mafalda et Estella sont devenues amies. Mais vraiment amies. Mafalda confie tout à Estella qui lui livre les secrets de la vie. Estella est en quelque sorte son ange-gardien.

Analyse de la différence

Ce n’est pas facile de faire semblant d’être comme tout le monde. Mafalda fait comme si elle voyait bien. Seul Filippo, son ami, la comprend vraiment. Avec lui, comme avec Estella, elle se sent en confiance. Car à l’école, ce n’est pas facile tous les jours. Mais Estella veille sur elle. Elle peut même participer à la classe de neige ! Et faire de la luge avec Filippo. Mais sa maladie s’aggrave et tout devient très compliqué pour Mafalda. Mais elle a son plan et se prépare à le réaliser. Elle sera bien en haut de son cerisier.

Un livre pour tous

Si Du haut de mon cerisier est un livre édité chez Gallimard Jeunesse, il est pour tout public ! C’est à la fois un conte, et une belle leçon de philosophie. Plein de poésie et de vérités. Une acceptation de son sort et de ses différences va donner à Mafalda toute sa force pour continuer sa route. Et c’est sûr que Mafalda va à son tour partager sa force à beaucoup d’entre nous pour continuer le combat malgré la maladie !

Du haut de mon cerisier est notre coup de cœur, assurément !

A partir de 9 ans

Date de parution : 7 mars 2019
Auteur : Paola Peretti
Illustrateur : Carolina Rabei
Editeur : Gallimard
Prix : 12,50 €
Acheter : Amazon

Retour sur les bancs de l’école avec Le Cid en 4e B aux éditions La Boîte à Bulles

VéLe Cid en 4e B, Dessin et Scénario de Véropée, La Boîte à Bulles

Véropée fait revivre les souvenirs d’écoliers de chacun quand le ou la prof de français faisait lire les classiques de la langue française au collège. Ca aurait pu être Molière ou Racine, mais c’est Corneille qui s’y colle avec son célébrissime Le Cid. Le langage est fleuri, les élèves d’abord dissipés jouent finalement le jeu et discutent sans fin des implications de la pièce jusqu’à se passionner. La voix off de la prof suit le cheminement des idées, pour recadrer les débats et rappeler les échéances avec des devoirs toujours mal accueillis!

Une BD comme un retour en enfance

Cette 4e B est une classe lambda des années 2010. Les mots sont ceux des jeunes d’aujourd’hui, la concentration laisse à désirer et les invectives s’accumulent jusqu’à fatiguer les professeure. Elle ne ménage pas ses élèves avec un grand classique du théâtre français que tous rechignent d’abord à étudier. En effet, la langue du XVIIe siècle est difficilement compréhensible avec ses métaphores et son niveau de langage, sans parler des impératifs d’honneur et de retenue. Véropée s’amuse à confronter la jeunesse de France aux dilemmes de personnages qui, encore tous jeunes, doivent faire des choix… cornéliens. Les connaisseurs apprécieront les renvois incessants au texte original de Corneille, dans le texte s’il vous plait, avec des élèves de plus en plus pris dans l’intrigue. Les meurtres, l’amour, les impératifs d’honneur, tout cela semble si loin et pourtant si proche pour des jeunes qui préféraient jouer à la PS4 plutôt que réfléchir aux enjeux du texte, jusqu’à ce que la prof réussisse à les captiver. En plus d’être un bon moyen de se rappeler des tirades les plus connues comme Va, je ne te hais point ou Ô rage, ô désespoir, la bd insiste sur l’éternité du texte et sur la nécessité de le faire étudier pour éveiller des bambins aux enjeux de ce monde en même temps qu’à la beauté du texte.

Les dessins sont dans le style de Titeuf, à la fois enfantins et très adultes, mais toujours doux pour rappeler que la BD se déroule dans une classe. La lecture est divertissante pour bien rappeler que Corneille, au fond, c’est la vie.

Date de parution : 2 mai 2019
Scénariste(s) : Véropée
Dessinateur(s) : Véropée
Genre : Humour
Editeur : La Boîte à Bull

Prix : 14 € (96 pages)

Lien: Amazon / BDfugue


Au rendez-vous des insomniaques, un roman de Gabrielle Levy (JC Lattès)

 

Au rendez-vous des insomniaques, un roman de Gabrielle Levy (JC Lattès)

Gabrielle Levy se lance dans l’écriture avec Au rendez-vous des insomniaques. Et pour un premier roman, c’est une vraie réussite !

Histoire de cinq insomniaques

Vous vous pensez insomniaques ? Vous dormez mal, vous vous réveillez quelquefois dans la nuit, et vous avez du mal à vous rendormir ? Ok, mais vous n’êtes pas pour autant insomniaque. Lisez Au rendez-vous des insomniaques et découvrez la vie de Claire, Lena, Michèle, Jacques et Hervé. Eux sont insomniaques ! Eux ne dorment pas de la nuit ou seulement tout au plus 4h… Eux sont épuisés la journée du fait de leur nuit cauchemardesque. Eux sont incapables de dormir.

Prise en charge thérapeutique

D’une façon ou d’une autre, ils décident de se prendre en charge. Un beau jour, ils ont rempli un questionnaire et ont fait une demande de prise en charge thérapeutique. Poussés par leurs proches. Car si c’est difficile d’être insomniaque, c’est aussi très difficile de vivre avec un insomniaque ! Ils vont donc participer à un groupe, dirigé par Hélène, thérapeute. Elle va leur donner un programme qu’ils devront respecter dans le but de retrouver le sommeil. Chacun a sa vie bien différente. Leur seul point commun : leurs nuits si difficiles. Des nuits qui vont être au centre de leurs réunions.

Bien sûr, vous n’aurez pas de recette miracle pour vous-même, quoique… Mais ce livre est passionnant et révèle la vraie vie des insomniaques. Une vie vraiment difficile et qui reste souvent mal comprise des autres. L’auteure nous confie avec brio, et beaucoup d’humour, le drame que vive les personnes qui ne dorment pas la nuit.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ils sont cinq. Cinq pour qui les nuits ne sont qu’une longue attente.
Claire, qui a peur de l’immensité et du silence de la campagne où elle vit, et qui désespère au côté d’un mari qui ronfle et d’un petit garçon qui n’est pas le sien. Jacques, psychiatre en fin de carrière, dont la solitude, le soir, n’est rompue que par des coups de téléphone anonymes et qui peu à peu se met à détruire méthodiquement son luxueux appartement. Michèle, douce retraitée, qu’un lourd secret pousse à sortir du lit pour aller s’affairer à l’église. La jeune Léna au style gothique, qui ne sait braver l’aube qu’en allant donner un coup de main au café du coin. Hervé, comptable timide et anxieux, qui guette ses mails professionnels dans l’obscurité.
Tous ont en partage ces insomnies chroniques qui les excluent chaque jour un peu plus du monde des actifs. Régulièrement, ils se retrouvent aux réunions animées par Hélène, une spécialiste du sommeil pleine de bonne volonté. Au gré des séances, la parole se délie, des liens se nouent, des confessions et des rencontres se font… Cette thérapie les aidera-t-elle enfin à dormir ?.

Date de parution : le 27 février 2019
Auteur : Gabrielle Levy
Editeur : JC Lattès
Prix : 18,90 € (248 pages)
Acheter sur : Amazon

Moh, palestinien mais presque, une BD témoignage sur la situation palestinienne aux éditions La Boîte à Bulles

Moh, Palestinien mais presque
Moh, Palestinien mais presque, Dessins de Céline de Gemmis, Scénario de François Bégnez, La Boîte à Bulles

Le conflit israélo-palestinien est un thème récurrent de la BD contemporaine, comme la guerre d’Espagne ou le conflit cambodgien. Le duo Céline de Gemmis / François Bégnez s’intéresse au destin de Mohamed, jeune palestinien dépolitisé par ses parents est confronté à ses dépens à la réalité politique de son temps alors que l’Intifada bat son plein. Loin d’être un réquisitoire pro-palestinien et anti-israélien, la BD insiste sur l’importance du libre arbitre et de l’éducation pour s’élever au-dessus de la mêlée. Pas forcément une solution au conflit mais une belle manière de prendre du recul.

Une BD tragicomique

Moi palestinien mais presque choisit de détricoter le destin d’un palestinien venu en France et devenu chercheur. A 13 ans, Mohamed est arrêté en marge d’une manifestation et cuisiné pendant 8 mois par l’armée israélienne. Le jeune garçon studieux doit cohabiter avec des activistes, des religieux et d’autres victimes innocentes, sans que cela n’émeuve quiconque, la fatalité est de mise. Le dessin de François Bégnez à la limite de l’enfantin insiste sur les souvenirs d’enfance d’un immigré devenu adulte et qui se remémore cette période centrale de son existence. Après la première incarcération, deux suivront avec une évolution lente mais inévitable vers l’activisme car le jeune homme n’arrive plus à rester insensible à une situation qui se tend de plus en plus. Le cercle vicieux qui l’enserre petit à petit trouve une issue salvatrice dans les études et le départ en France. Car Mohamed a toujours vécu dans un environnement familial progressiste, loin des carcans religieux castrateurs. La situation politique, combien inextricable, est surtout un frein à son destin, qu’il doit donc accomplir à l’étranger pour échapper à une chape de plomb liberticide. Car la BD insiste sur ce point, l’abrogation de la liberté, le repli sur soi et la peur de l’autre sont les conséquences inévitables d’une situation immanquablement violente et belliciste. Le héros parvient à ne pas céder, mais à quel prix. Céline de Gemmis donne du rythme à un récit souvent à deux doigts de verser dans la tragédie mais que le héros saupoudre d’éléments positifs pour souligner sa force de caractère. La lecture est aussi divertissante qu’intéressante, grâce à deux auteurs qui parviennent à s’approprier le récit véridique d’un homme et en faire un hommage à sa résilience.

Moh palestinien mais presque est une lecture surprenante, montrant bien que tous les hommes ne sont pas toujours vindicatifs et que l’éducation est une issue magique pour garder les pieds sur terre. Encore une belle réussite des éditions La Boîte à Bulles!

liberticide. Cisjordanie 1989. Mohamed, un jeune garçon de 13 ans, est arrêté dans une manifestation de rue, alors qu’il se trouvait là en simple curieux, en rentrant de l’école. Condamné à 8 mois d’emprisonnement, il comprend que sa vie a basculé et qu’il a, à ses dépens, cessé d’être un enfant.

Durant son incarcération, il établit des liens entre ce qui lui tombe dessus et le quotidien des Palestiniens. Il se questionne sur les juifs, les musulmans, les Israéliens, les arabes, le conflit, la colonisation. Il mûrit ses idées et idéaux. à sa sortie de prison, il s’engage dans une organisation marxiste-léniniste. Un engagement politique qui le ramènera à plusieurs reprises sous les verrous.

Brisé et incapable d’apprécier le quotidien, Mohammed tente de se reconstruire en reprenant le chemin du lycée, sans pour autant abandonner ses activités politiques…

Mohammed vit désormais en France, il est chercheur.

Date de parution : 2 mai 2019
Scénariste(s) : Céline de Gemmis
Dessinateur(s) : François Bégnez
Genre : Biopic
Editeur : La Boîte à Bull

Prix : 16 € (112 pages)

Lien: Amazon / BDfugue

Princesse Catastrophe, Deuxième trimestre à Hautes-Tours (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Princesse Catastrophe, Deuxième trimestre à Hautes-Tours (Gallimard Jeunesse)

Lou Kuenzler nous régale avec les histoires de Princesse Catastrophe. Ce tome 2, Deuxième trimestre à Hautes-Tours raconte la vie de Rose lors des préparatifs du ballet des fleurs. Mais Rose préfère passer son temps à galoper sur le dos de Billy, sa licorne. Soudain, elle aperçoit une énorme forme rouge. Elle est sûre de voir le dragon. Celui qu’elle a déjà vu. Mais personne ne la croit. En plus, Rose ne fait que des catastrophes et se fait détester par tout le monde. Pauvre Rose. Qui finira par la croire ? Est-ce vraiment un dragon qu’elle a vu ? Les catastrophes s’enchainent mais Rose ne baisse pas les bras !
Des aventures qui vont emballer les jeunes lecteurs de 8 à 12 ans. Le troisième trimestre est déjà sorti (7 mars 2019)

De 8 à 11 ans

Date de parution : Janvier 2019
Auteur : Lou Kuenzler
Illustrateur : Kimberley Scott
Editeur : Gallimard
Prix : 12,50 €
Acheter : Amazon

Catalogue déjanté des expressions de la langue française, Tome 1 & 2 (Editions d’Enfer)

Catalogue déjanté des expressions de la langue française, Tome 1 & 2 (Editions d’Enfer)

Vous aimez la langue française ? Vous aimez les expressions de la langue de la langue française ? Vous aimez les expressions de la langue de la langue française mais vous n’êtes pas bien sûr de les comprendre ? Vous avez de l’humour ? Vous êtes un peu décalé ? Vous adorez l’originalité ? Alors les Catalogues déjantés des expressions de la langue française sont faits pour vous !

Super déjanté et original

Chaque tome reprend 50 expressions de la langue française, plutôt très connus. Une page est consacrée à l’expression et face à celle-ci, se trouve le dessin, humoristique, de l’objet inventé illustrant le propos.

Par exemple : Jeter le bébé avec l’eau du bain : tout jeter, le bon comme le mauvais sans discernement. P.48 Tome 2

Un dessin illustre cette explication. Avec comme légende :

Envoyez tout balader. Baignoire catapulte pour jeter bébé avec l’eau du bain. Quand vous avez tout essayé, en vain. Pressez le bouton pour libérer la catapulte qui envoie la baignoire dans les airs, éjectant simultanément l’eau, le bébé et tous vos problèmes. Vous vous sentez soulagé. C’est si bon.

Tome 1 & 2

Dans le tome 1, les sujets abordés sont relatifs à : l’amour, la beauté, le bien-être, la culture et les loisirs. Quant au tome 2, l’argent, la société, la survie et le travail constituent l’essentiel des expressions déjantées ».
L’auteur de ces catalogues est Jacques Seidmann et les illustrations sont une œuvre collective, complètement déjantée du Collectif des Crayons. Ils se lisent comme on déguste la première gorgée de bière ! Avec délectation et sans modération ! Un vrai régal ! Que du plaisir !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Découvrez 50 objets improbables issus d’une expression familière de la langue française prise dans son sens littéral et dessinés par un collectif d’illustrateurs.


Amateurs de jeux de mots et d’humour absurde, amoureux de la langue française laissez-vous transporter sur les rivages loufoques de ce vrai-faux catalogue.

Date de parution : Novembre 2018
Auteur : Jacques Seidmann
Illustrateur : le Collectif des Crayons
Editeur : Editions d’Enfer
Prix : 13 €
Acheter sur : Amazon

A LIRE