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Le mystère Showtime aux éditions Les Requins Marteaux

Showtime est une BD assez conceptuelle, en noir et blanc et tout en fausses pistes. Un journaliste prend en auto-stop 3 jeunes gens et ils commencent à se raconter des histoires pour passer le temps. Ils se rendent au même endroit pour assister au grand retour de M., magicien performer flamboyant disparu depuis quelques années. Son retour annoncé fait venir du monde et avive les fantasmes. Les 176 pages sont marquées par le souvenir des performances rocambolesques d’un personnage dont beaucoup parlent mais peu savent qui il est. Les rideaux tombent, les identités se révèlent et les intentions se font jour. Scénario tarabiscoté pour un déroulé imaginé par un Antoine Cossé au four et au moulin.

Une BD impénétrable

Les dessins d’Antoine Cossé cachent autant de détails que son scénario à tiroirs perd pendant longtemps le lecteur. Car le héros de l’histoire n’est jamais montré, toujours suggéré et longtemps évoqué. Le journaliste raconte ses hauts faits d’armes et on ne peut que fantasmer un personnage à l’épais mystère. Journaliste et auto-stoppeurs semblent cohabiter en bonne intelligence, le temps d’atteindre leur destination, mais ne sont-ils pas sur la même longueur d’onde que M., démiurge capable de tours de magie à la limite de la sorcellerie et jamais là où on l’attend? La BD se lit comme une énigme difficile à percer, les traits sont parfois à la limite du gros feutre grossier mais recèlent de multiples détails qui demandent de s’appesantir pour bien tout percer. Au fur et à mesure de la lecture, les différents dimensions de la lecture s’épaississent et l’ambiguïté de la rencontre apparait. Le spectacle n’est pas qu’au lieu de destination, le voyage est lui-même un spectacle et les propos des uns et des autres font partie du numéro. Car tel est pris qui croyait prendre, le magicien a toujours un coup d’avance et mystifie ceux qui ne font pas assez attention aux détails.

Showtime ne fait pas dans la facilité et se révèle à force d’explications. Epais mystères et twist final enjolivent une finale à la limite du conte philosophique sur la nécessité de se méfier des apparences…

Date de parution : mars 2019
Scénariste(s) : Antoine Cossé
Dessinateur(s) : Antoine Cossé
Genre : Fiction
Editeur : Les Requins Marteaux

Prix : 21 € (176 pages)

Lien: Amazon / BDfugue


Retour au pays lointain, si proche de Jean-Luc Lagarce

Retour au pays lointain et si proche de Jean-Luc Lagarce
« Le Pays de lointain » de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Clément Hervieu-Léger Crédit photos © Jean Louis Fernandez

Retour au pays lointain, si proche de Jean-Luc Lagarce

La notoriété de Jean-Luc Lagarce, metteur en scène et dramaturge, mort prématurément du SIDA à l’âge de 38 ans en 1995, n’a cessé d’augmenter depuis sa disparition. S’il n’a pas été reconnu de son vivant comme un auteur important, c’est que son langage théâtral était trop en avance, trop en décalage sur son époque.

Aujourd’hui, c’est l’un des auteurs contemporains le plus joué et traduit dans le monde dont la langue singulière, qui creuse en profondeur, l’identifie immédiatement. Une forme stylistique faite de variations et de répétitions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, irrigue la dramaturgie à travers un dialogue ressassant, qui porte à son paroxysme la difficulté à être et à dire.

Avec sa pièce chorale « Juste la fin du monde », il fait son entrée en 2008 au répertoire de la Comédie-Française.

Le Pays lointain, dernière œuvre de Jean-Luc Lagarce, la plus testamentaire, a été écrite quelques mois avant sa disparition. C’est une pièce fleuve où se répondent les grandes obsessions de l’auteur : la famille, l’abandon, le retour, la mémoire, la solitude et la mort.

Si on retrouve la thématique de « Juste la fin du monde » dans Le pays lointain, il n’en est pas pour autant une réécriture mais plutôt sa mise en scène. Car à la différence de « Juste la fin du monde », le retour ici du fils prodigue dans sa famille de sang ne se fait pas seul mais accompagné de la famille élective où tous les amis vont avec lui assister à son drame. C’est le théâtre dans le théâtre.

Le Pays lointain s’apparente au lieu utopique et anachronique où se convoquent les absents et les vivants pour raconter ce que l’on aurait voulu être et ce qu’on ne fut pas. Le pays lointain, c’est donc l’histoire d’un retour sur soi et les autres qui prend la forme d’une introspection qui déjoue le passé, le présent et l’instant d’après.

Le dernier acte

Comme décor une aire d’autoroute où les familles s’arrêtent pour pique-niquer à l’heure du déjeuner, et où des hommes se retrouvent une fois la nuit tombée. Un lieu de passage, où tout s’échange : les paroles comme les silences.

Après dix ans d’absence, Louis, un jeune homme de 33 ans, revient auprès des siens pour annoncer sa mort prochaine. Il y a cet ami proche qui est à ses côtés depuis 15 ans, avec qui il partage sa vie au quotidien, sans pour autant avoir d’autre statut que celui d’ami de longue date. Un ami que les proches nomment d’ailleurs ainsi. Il y a les amants plus ou moins éphémères ou durables confrontés au destin solitaire du protagoniste et exclusif de tout autre. Il y a enfin cette famille, profondément éprouvée par des années d’absence de celui que tout le monde admirait mais où l’incommunicabilité édicte implacablement l’impossible rapprochement.

Une parole intranquille

Dans une appropriation complète et totale du plateau, onze personnages investissent l’espace et s’orchestrent à partir des moments importants de la vie de Louis, dans un va-et-vient constant – entre son univers mental empreint de ses souvenirs, de ses rencontres, de ses amours – et celui de sa famille (le pays lointain), les deux étant indissociables.

Entre confidences et non dits qui touchent au plus profond, l’écriture ténue toujours saisissante, éblouissante, accompagne les fêlures de l’âme. La scène se peuple des fantômes du passé, des amants disparus. Et devient ce lieu imaginaire, où l’on peut rejouer sa vie. Rattraper le temps perdu, dévoiler ce qu’on n’a jamais osé dire, accepter ses échecs avec sérénité.

A l’abri d’une mise en scène sobre et vivante de Clément Hervieu-Léger, sociétaire de la Comédie-Française, se déploient les figures de Lagarce, singulières et multiples, épiques et ordinaires. De cette mort annoncée (la sienne) à celle de son amant (remémorée) en passant par toutes ces individualités croisées qui nous renvoient à sa différence et pour finir à sa solitude extrême, c’est cette errance sans fin que rend compte avec élégance cette proposition.

Le verbe court de Lagarce qui procède par incises – les personnages reprenant sans cesse ce qu’ils viennent de dire en le modifiant – ce qui lui imprime une cadence fragmentée, nous suspend à ces échappées verbales révélatrices chez les personnages de leur fragilité et leur abîme où chacun de nous peut se reconnaitre. Un impératif de vérité qui donne également toute sa place à la dérision et au décalage des situations décrites qui, par delà le rire qu’elles provoquent, n’en sont pas moins empreintes de gravité.

Le collectif accompagne sans faille ce voyage sans retour. Elle est emmenée par Loïc Corbery du Français (Louis/Jean-Luc) qui fait corps avec la langue de Lagarce et son urgence nécessité aux infinies résonances, tandis que Vincent Dissez dans le rôle d’un « ami de longue date » impose une présence solaire et charismatique.

D’Audrey Bonnet (Suanne la sœur) à Louis Berthélemy (l’amant déjà mort), en passant par Nada Strancar (la mère) et le couple Aymeline Alix (la belle-sœur Catherine) Guillaume Ravoire (Antoine, le frère), ils sont aux prises avec cette parole intranquille.

Une langue qui donne à ressentir au delà des mots, la prose tragique mais tendrement élégiaque du grand dramaturge.

Dates : du 15 mars au 7 avril 2019 Lieu : Odéon – Théâtre de l’Europe (Paris)
Metteur en scène : Clément Hervieu-Léger

Les filles de l’astrologue, tome 3 : le tome qui vient conclure la trilogie (Rageot)

Les filles de l’astrologue, tome 3 : le tome qui vient conclure la trilogie (Rageot)

Laurence Schaack et Françoise de Guibert constituent un duo d’auteurs pour ce troisième tome de la trilogie Les filles de l’astrologue, une série entièrement écrite à quatre mains. Laurence Schaack a beaucoup écrit pour les adolescents, après une carrière de journaliste. Françoise de Guibert, quant à elle, est passée de l’autre côté du miroir après plus de dix ans à travailler dans le monde de l’édition.

L’évolution des personnages

Les filles Lavol ont bien grandi depuis le début du premier opus de leurs aventures, et c’est l’un des points forts de ce tome final. Il nous montre une vraie évolution entre le début et la fin de l’histoire. Ça n’en rend la lecture que plus agréable et dans le cas d’une trilogie, comme ici, ça donne au lecteur l’impression que « la boucle est bouclée », les personnages passent de l’adolescence à l’âge adulte sous les yeux du lecteur.

Séparées pour mieux se retrouver

Une fois encore, les sœurs Lavol sont séparées et suivent chacun un chemin différent, pour faire reconnaître l’astrologie comme une science et non de la sorcellerie, pour sauver la réputation de leur père, Germain, ou encore échapper aux ennemis qui les suivent à la trace, les enjeux sont de taille dans ce tome, où pas un seul temps mort ne vient alourdir la lecture. Pourtant, c’est bien dans ce tome 3 que l’on voit les sœurs Lavol le plus soudées. Leur dynamique lorsqu’elles sont ensemble est bien différente de lorsqu’elles sont séparées, et ce temps ensemble permet au lecteur d’apprendre à mieux les connaître.
Thérèse, en particulier, est plus mise en avant et nous donne une idée plus précise de son caractère. L’aînée est toujours la plus dévouée à garder sa famille soudée et va être mise à rude épreuve dans ce tome. C’est dans ce tome qu’elle se révèle réellement, alors que les épreuves que traversent les quater sœurs et cousines pourraient bien causer la fin de leur unité.

L’astrologie plus abordable

Dans les deux premiers tomes, les termes utilisés et le vocabulaire lié à l’astrologie était très pointu et pouvait s’avérer compliqué à comprendre. Il ralentissait parfois même la lecture. Dans ce troisième opus, l’astrologie est mise au second plan pour laisser place à l’évolution des personnages. Sans toutefois être absents, les astres en sont pourtant bien plus abordables, et les termes techniques plus détaillés.

Ce troisième tome, le dernier de la saga des Filles de l’astrologue, est le plus rythmé des trois, et sans doute également le plus intriguant. L’objectif des filles dans les deux premiers tomes n’est plus d’actualité et elles doivent maintenant subir les conséquences. Il n’y a pas de temps mort et le lecteur va de rebondissement en rebondissement, sur un fond d’histoire et d’astrologie.

Date de parution : le 27 février 2019
Auteur : Béatrice Fontanel
Illustrateur : Alexandra Huard
Editeur : Rageot
Prix : 14,90 €
Acheter : Amazon

Ma Chérie, une histoire américaine de Laurence Peyrin (Calmann Lévy)

Laurence Peyrin

Ma Chérie, une histoire américaine de Laurence Peyrin (Calmann Lévy)

Avec Ma Chérie, Laurence Peyrin nous offre un livre à la fois distrayant, et intéressant sur une page de l’histoire américaine à travers la vie de Gloria.

Histoire de Gloria

Gloria Mercy Hope Merriman ne va pas passer inaperçue dès sa naissance. Ses parents ont pensé la perdre quelques minutes seulement après sa naissance avec un ictère foudroyant. D’où ses prénoms ! Ses trois prénoms, Gloire Pitié Espoir vont être le reflet de sa vie d’adulte ! Enfant, on la surnommait la Sœur Bigleuse. Elle souffrait d’un strabisme et avait un pansement sur l’œil gauche. Elle était maigre et toujours de santé fragile. Elle n’avait pas d’ami, sauf Benjamin, le fils du patron de la scierie de Chooga Pines. Et puis, à l’adolescence, elle devint très jolie et fut même élue Miss Floride en 1952. Elle devint mannequin, épousa son photographe mais le quitta très vite pour Gerry Grayson, dit G.G.

La vie avec G.G.

G.G. était l’agent immobilier le plus riche de Miami. Et Gloria Mercy Hope devint sa maîtresse, comme ensorcelée. G.G. était marié, mais un jour, il divorcerait. En attendant, il gâtait outrageusement sa Chérie que tout le monde appelait Ma Chérie. Une vie riche, pleine de gloire, habillée comme une princesse et ornée des plus beaux bijoux possibles !

Effondrement soudain

Et puis, du jour au lendemain, Ma Chérie perd tout ! Sans vraiment comprendre ce qui se passe, elle quitte son château de princesse, avec sa malle Hermès et tous ses beaux habits. Sans oublier ses bijoux, bien sûr ! Mais que s’est-il donc passer ? Où est G.G. ? Qu’a-t-il bien pu faire ?

Espoir

Et la dernière partie du livre se tourne vers l’avenir de Gloria. Un tout autre monde attend Gloria ! Et des rencontres complètement inattendues ! Son amour de jeunesse mais aussi une personne qui va complètement transformer en profondeur Gloria !

Publik’Art a aimé le ton que donne l’auteur à ce livre. Au début, le ton est léger, et plus on avance dans le livre, plus on est capté par la vie de Gloria. Son rapport avec ses parents, la mentalité américaine à l’époque, le problème de racisme et la ségrégation omniprésente à l’époque. Ma Chérie, un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

TOUT LE MONDE L’APPELLE « MA CHÉRIE ».
ELLE VA DÉCOUVRIR QUI ELLE EST VRAIMENT.


Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu’elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.
Dans les belles villas et les cocktails, on l’appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l’amitié de ces gens qui s’amusaient
avec elle hier encore.
Munie d’une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l’emmène, il ne reste qu’une place, à côté d’elle. Un homme lui demande la permission de s’y asseoir. Gloria accepte.
Un homme noir à côté d’une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963…Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie…

Date de parution : le 13 mars 2019
Auteur : Laurence Peyrin
Editeur : Calmann Lévy
Prix : 18,50 € (322 pages)
Acheter sur : Amazon

Audible au Salon du Livre 2019, à Paris : une très belle réussite !

Audible au Salon du Livre 2019, à Paris : une très belle réussite !

Audible est aujourd’hui le premier fournisseur mondial de contenu audio parlé, proposant près de 400 000 titres sur sa plateforme. Créé en 1995 par Donald Katz, Audible appartient aujourd’hui au groupe Amazon. Audible a été lancé en France en 2016 et ne cesse de se développer. Le catalogue comprend aujourd’hui plus de 10 000 titres pour les auditeurs francophones.

Le Salon du Livre 2019

Audible était présent au Salon du Livre à Paris qui a eu lieu ce week-end. Si vous y étiez également, vous n’avez pas pu rater le stand Audible, doté cette année d’un vaste studio d’enregistrement dans lequel se sont succédé des « voix » afin de permettre au public d’assister aux coulisses d’un enregistrement audio. Une très belle expérience qui a rencontré un franc succès ! Enregistrer un livre audio est une aventure qui nécessite le travail de plusieurs professionnels… avant de pouvoir résonner dans nos oreilles.

Essor du livre audio

Il est évident que l’essor du livre audio est en constante progression et en rapport avec l’évolution des technologies des appareils connectés, smartphones, enceintes, etc.
Selon une étude Audible réalisée par Opinéa, 16% des Français ont écouté un livre audio en 2018. Alors qu’ils n’étaient que 8% en 2017. L’année dernière a connu une hausse de 38%.


Profil du lecteur type

Si le lecteur écoute un livre audio c’est avant tout pour se relaxer (58%), ou pour se cultiver (35%). La plupart du temps, le lecteur écoute son livre audio tout en continuant une autre activité : manuelle (tricot, tâches ménagères, cuisine), sportive, ou durant le temps des transports. 39% des lecteurs écoutent le livre audio dans leur lit avant de s’endormir. Ecouter une histoire favorise l’endormissement, et rappelle de délicieux moments d’enfance… Le catalogue très varié proposé par Audible attire tout lecteur, de tous âges. Mais il semblerait que 57% des lecteurs soient des hommes entre 30 et 40 ans.

Contenu pédagogique

Beaucoup de livres audio ont une réelle approche pédagogique. Le développement personnel, les sciences humaines et érotiques, l’éducation, la méditation, attirent beaucoup de lecteurs. Mais les fictions, les sorties littéraires et les séries originales connaissent également un réel succès ! La dernière création omnisonore d’Audible, Dernière Terre, est vraiment originale et dans la liste des TOP 5 des ventes ! Maintenant, on retrouve chez Audible non seulement l’aspect culturel mais également l’aspect émotionnel. A travers la parole, la voix, l’intonation, le lecteur va s’enrichir, ressentir les sentiments de la personne qui parle mais également ses propres sentiments. On imagine bien l’importance de la voix du comédien-lecteur !

TOP 5 des ventes d’après Audible

Sapiens de Yves Noah Harari
Dernière Terre de Clément Rivière, Gabriel Féraud et Pierre Lacombe
Le Signal de Maxime Chattam
Père riche, père pauvre de Robert Kiyoski
Devenir de Michelle Obama

Ecouter un livre audio, où vous voulez, quand vous voulez, vous permet de vous déconnecter du quotidien. Un bien-être positif pour votre santé ! On retrouvera Audible l’année prochaine au Salon du Livre à Paris ! Ca c’est sûr !

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Offre d’essai Audible : 1 livre audio gratuit !

Profitez de l’offre d’essai Audible pour vous offrir gratuitement un livre Audio avec Audible.fr, pendant le premier mois d’un abonnement mensuel. Si vous n’avez pas aimé l’expérience, vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Si au contraire, vous souhaitez rester abonné, vous recevrez chaque mois un crédit audio vous permettant de télécharger un livre audio, pour 9,95 euros.

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« La Trilogie de la vengeance » : le coup de semonce de Simon Stone

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"La Trilogie de la vengeance" : le coup de semonce de Simon Stone
Valeria Bruni Tedeschi et Eric Caravaca dans « La Trilogie de la vengeance » de Simon Stone © Elizabeth Carecchio

« La Trilogie de la vengeance » : le coup de semonce de Simon Stone

C’est à partir d’une mise en perspective avec trois grands dramaturges élisabéthains (William Shakespeare, Thomas Middleton, John Ford) et un de leurs contemporains espagnols (Lope de Vega) que Simon Stone puise le matériau de son nouveau spectacle.

Quatre tragédies de la vengeance, dans lesquelles historiquement les femmes sont représentées en criminelles ou en victimes. Souvent objets, à peine sujets, quasiment toujours aliénées. Infâmes à moins d’être innocentes.

Stone questionne donc cet héritage dramatique de la violence misogyne et patriarcale en le portant sur une triple scène, pour le mettre à l’épreuve d’une troupe presque exclusivement féminine dont le chœur symbolique porté admirablement par la troupe de comédiennes, renverse cette fois les rôles et le rapport de force, qui voit alors ces héroïnes maltraitées se réapproprier leur destin et se venger de la violence des hommes. Un spectacle choral captivant.

Et pour cette mise en abyme d’un drame élisabéthain revu et corrigé à l’ère contemporaine dont le bruit et la fureur sont au rendez-vous, Stone imagine une scénographie qui répartit les spectateurs en trois lieux différents. Ces espaces étant contigus, le public comme les acteurs se déplacent d’une salle et d’un plateau à l’autre.

Trois décors donc : l’un représente l’open space d’un lieu de travail où les femmes sont sujettes au harcèlement ; l’autre, une chambre d’hôtel, réceptacle de la désillusion amoureux et du règlement de compte d’un couple, le troisième étant un restaurant où se déroule un mariage. Le tout en trois temporalités à travers lesquelles ces femmes évoluent, mûrissent, vieillissent, sur une vingtaine d’années, depuis la fin des années 80 jusqu’à aujourd’hui.

Et comme elles incarnent chacune trois personnages et que l’homme en joue deux, au final, l’ensemble s’apparente à un Rubik’s Cube qui ne cesse d’évoluer au gré de la dramaturgie et de son boomerang.

Un collectif en état de grâce

On est saisi par cette inspiration audacieuse à l’esthétique ultrasophistiqué, en lien direct avec le monde d’aujourd’hui, dont la forme narrative prend les allures d’une sitcom. D’une efficacité redoutable, la mise en scène de Simon Stone donne toute sa place à l’action, aux situations, et à la riposte de ces femmes qui se rebellent contre un ordre établi, en se vengeant de leurs agresseurs dans une énergie et un mental salvateurs.

Les comédiennes : Valeria Bruni Tedeschi, Nathalie Richard, Adèle Exarchopoulos, Servane Ducorps, Eye Haïdara, Pauline Lorillard et Alison Vence sont criantes de justesse et de spontanéité ou chacune porte et révèle au plus près d’une fêlure intime, sa propre vérité. Quant à Eric Caravaca, il est ce personnage monstre et monstrueux.

Dates : du 8 mars au 21 avril 2019 l Lieu : Berthier 17e (Paris)
Metteur en scène : Simon Stone

Tomber 9 fois, se relever 10, une confession d’Arash Derambarsh (Cherche Midi)

Arash Derambarsh © Liberation.fr

Tomber 9 fois, se relever 10, une confession d’Arash Derambarsh (Cherche Midi)

Arash Derambarsh a écrit Tomber 9 fois, se relever 10, sa propre histoire. Ce témoignage poignant incite au respect ! D’autant plus quand on apprend qu’aujourd’hui, Arash Derambarsh a été classé par le magazine américain, Foreign Policy, parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde en 2016.

Un parcours scolaire atypique

Tout se passe bien pour Arash en maternelle et en primaire. Il est né en France, de parents iraniens qui se sont exilés à Paris. L’adaptation d’Arash ne pose pas de problème. C’est en arrivant au Collège que tout se gâte. Tout le déroute. Il n’y a plus le côté affectif qui existe au primaire, avec un rapport privilégié avec ses maitres. Au collège, il devient un numéro. Et du coup, il s’effondre. Alors que son frère jumeau réussit sans souci. Le conseil de classe propose plusieurs fois le redoublement, mais il imite la signature de ses parents pour passer quand même en classe supérieure. A chaque échec il s’effondre un peu plus. En 3ème, il rate son Brevet et on lui propose une filière professionnelle.

Volonté inébranlable

C’est très jeune qu’Arash sait qu’il veut devenir avocat. Il ne peut pas être orienté en 3ème sinon, il ne sera jamais avocat. Il se bat pour trouver un lycée qui l’accepte. Car même avec ses nombreux échecs, Arash continue à se battre. Il pense sans cesse à son objectif : devenir un jour avocat. Il rate son Bac puis l’obtient l’année suivante. Et le voilà en Fac de Droit ! Son rêve se réalise ! Mais là encore, il ira de déceptions en déceptions et mettra dix-neuf ans à réaliser son rêve : prêter serment à la cour d’appel de Paris !

Avenir forcément brillant

Arash a écrit son livre pour témoigner et donner du courage à tous ceux qui vivent des échecs. Grâce à sa seule volonté, il a réussi et aujourd’hui, un avenir brillant s’ouvre devant lui. « L’échec rend plus sage, plus fort et plus déterminé. Il n’est que vertu. » p.107
Arash est à l’origine de la loi anti-gaspillage ! Une révolution à lui tout seul ! « 5000 associations agréées ont été créées pour collecter les invendus dans 5000 supermarchés de France. Cela correspond à 10 millions de repas par an. » P.104

On ne peut qu’être admiratif devant un tel parcours ! Publik’Art a envie de féliciter très fort Arash Derambarsh de n’avoir jamais baissé les bras et d’avoir toujours cru à son rêve. Cela va donner des forces à tous ceux qui doutent devant leurs échecs et leurs difficultés. Publik’Art va suivre longtemps Arash Derambarsh qui va sûrement faire parler de lui dans le monde politique !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« Quand 99 % des élèves ont abandonné, j’ai décidé de continuer, pour atteindre mon rêve. »
Neuf redoublements, un échec au brevet. Qui ne se serait pas laissé gagner par le découragement ? Oui, mais Arash Derambarsh nourrit un rêve d’enfance, son obsession, sa ligne d’horizon contre vents et marées.
Ce recordman français du redoublement témoigne ici de son parcours incroyable. Éternel dernier de la classe, il réussit, à force de détermination, à devenir docteur en droit et avocat au barreau de Paris. Il raconte ses difficultés – l’immersion brutale au collège, les multiples avertissements « comportement et travail », le sentiment d’isolement… –, mais aussi ses efforts pour parvenir à son but. Et ce dans un système scolaire français qui peine à accepter que l’échec n’est pas synonyme de défaite et que la volonté peut mener loin.
Dans ce récit touchant, l’auteur délivre une véritable leçon positive, où chacun est incité à repenser sa propre attitude face aux obstacles – et ne peut qu’en ressortir grandi.

Date de parution : le 7 février 2019
Auteur : Arash Derambarsh
Editeur : Cherche Midi
Prix : 17 € (176 pages)
Acheter sur : Amazon

La revue spectacle à l’image de Jean-Paul Gaultier joue les prolongations jusqu’en juin

"Fashion Freak Show" : la revue spectacle à l'image de Jean-Paul Gaultier
Fashion Freak Show de Jean-Paul Gaultier © TS3, Photo : Boby

« Fashion Freak Show » : la revue spectacle à l’image de Jean-Paul Gaultier

La revue joue les prolongations jusqu’en juin et Rossy de Palma en sera la nouvelle invitée vedette pour douze dates exceptionnelles.

Son univers exubérant, joyeux et fantasque méritait d’investir un jour une scène. C’est désormais chose faite avec ce spectacle où le parcours du couturier défile sous nos yeux entre élégance endiablée et bienveillance.

Jean-Paul Gaultier, l’homme à la marinière et des corsets aux seins coniques que l’on ne présente plus, fait donc son show à travers une vingtaine de tableaux sexy et débridés qui reviennent sur son parcours, ses amours, et ses folies. Le tout électrisé par les grands tubes du disco et de la pop qui revisitent la vie du couturier.

Élégance endiablée  

De la découverte de sa passion pour la haute couture à ses premiers défilés en passant par son enfance et sa vie amoureuse, il jette un regard tendre et décalé sur son époque et nous ouvre les coulisses de son univers entre avant-gardisme et imaginaire festif.

Plongeant le public dans les folles nuits londoniennes ou au Palace, il raconte le désir transgressif de cette période assombri par le sida et rend hommage aux figures qui ont jalonné son parcours, ses muses et mannequins fétiches, Farida Khelfa, Madonna, Kylie Minogue ou Mylène Farmer. Avec aussi des références aux artistes qui l’ont toujours influencés comme Pedro Almodovar, Luc Besson ou encore la chorégraphe Régine Chopinot.

Sur scène, une quinzaine d’artistes, chanteurs, danseurs et circassiens font revivre ce flash-back coloré et incarné dans des costumes (200) pour la plupart créés pour l’occasion, revisitant ses pièces iconiques, et qui racontent leur époque : le rapport à la féminité et à la masculinité, les ambiguïtés, les sexualités, les genres, et le glamour.

Sont aussi présents Nana son ours en peluche aux faux seins coniques, et sa grand-mère, mémé Garrabé dont les tiroirs débordent de corsets et guêpières, voiles et boas. C’est chez elle que, petit, Jean-Paul découvrit à la télévision une revue des Folies Bergère, ces danseuses toutes en plumes, strass et paillettes. Une révélation pour le garçon de 9 ans.

Habitué aux défilés happenings, le podium est ici pour Jean-Paul Gaultier une scène endiablée où toutes ses pièces signatures ont un rôle et une histoire : bustier à bonnets coniques, marinière, kilt écossais rouge vif, blouson en cuir de motard, inscriptions pop façon street art, chair recouverte de faux tatouages. Où souffle sans répit cet esprit olé olé !

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Dates : du 2 octobre 2018 au 16 juin 2019 l Lieu Folies Bergère (Paris)
Metteur en scène : Tonie Marshall

Plongeon au coeur de l’Océanie au musée du Quai Branly

Affiche de l’exposition Océanie

De la Nouvelle-Zélande à Hawaï en passant par les îles Marshall, le musée du Quai Branly présente une exposition aussi riche que dépaysante. 250 ans après le voyage de James Cook, cette exposition inspirée de celle de la Royal Academy à Londres, réunit près de 200 oeuvres anciennes et contemporaines issues de l’art océanien.

Plongez dans l’art des îles du Pacifique. Dès les premiers pas dans l’exposition Océanie, l’installation Kikoa Moana (immense vague textile réalisée par un collectif de maoris) nous invite dans un voyage au coeur de l’océan. Moana, comme dont les vagues rythme l’histoire et rituels des maoris et autres peuples du Pacifique.

Dans l’exposition Océanie se croisent des oeuvres contemporaines et d’autres issues d’époques beaucoup plus anciennes. On y découvre le piano baroque Story of a New Zealand River, de Michael Parekowai, présenté en 2011 à la biennale de Venise. Tandis que quelques mètres plus loin, s’élèvent des représentations ancestrales, Dieux de bois aux détails fascinants. D’esprits marins en pirogues sacrées, le parcours du visiteur est rythmé par des thématiques, plus que par une logique géographique. L’oeuvre In pursuit of Venus de Lisa Reihana nous transporte dans une expérience immersive totale. Cette vidéo de 84 positionne le visiteur comme un spectateur au beau milieu d’une île Néo-Zélandaise, en pleine conquête européenne. Expérience hypnotique, elle fait la transition avec la dernière partie de l’exposition, plus contemporaine, ponctuée de réflexions d’artistes sur le passé, le présent et l’avenir de ces îles, rites ancestraux et peuples du Pacifique.

In pursuit of Venus, Lisa Reihana, 2015-2017

« Tell Them » conclue l’artiste et poète Kathy, dites-leur que l’avenir de ces îles (les îles Marshall) est menacé par l’homme, par les essais nucléaires, par l’urgence climatique.

Exposition Océanie au Musée du Quai Branly
Jusqu’au 7 juillet 2019

Exposition organisée par la Royal Academy of Arts, Londres, en collaboration avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris, et avec la participation du musée d’Archéologie et d’Anthropologie de Cambridge.

Psychotique, une balade dans un esprit libre, mais dérangé pour certains

Jacques Mathis se raconte en images, les 208 pages défilent l’histoire de sa vie de patient bipolaire, entre vie normale dans la cité et crises nécessitant un traitement médicamenteux, voire une hospitalisation y compris en isolement. Son compère Sylvain Dorange met en image ses errances et fait toucher du doigt le quotidien compliqué d’un homme qui doit se méfier de lui-même. Une BD parfaite pour appréhender la réalité  d’une pathologie psychiatrique pour ne pas juger trop vite ceux qui en sont victimes.

Un récit à tiroirs plein de sincérité

Jacques Mathis ne joue pas à la victime ou au malade imaginaire, il raconte ses séjours en HP avec un luxe de détails. Aucun épisode ne semble échapper à sa mémoire et surtout il jette un regard plein de franchise sur ses expériences passées, n’éludant ni ses délires ni ses excès. Parfois au fond du trou, parfois doté d’un enthousiasme extraordinaire, ce yoyo joue des tours et fait côtoyer autant les abimes que les sommets. Les flashbacks entre son statut de célibataire au RSA invalide à 80% poète et écrivain, et ses années de psychotique baladé entre les psys, les médicaments et l’hôpital donnent à réfléchir. Car le monsieur a du talent et livre des pensées aussi fulgurantes que celle-ci quand il parle de sa psy et du besoin de se livrer totalement sans ambages: « Se soumettre, c’est aussi s’en remettre complètement à l’autre, lui donner sa confiance et lui laisser tout l’espace qu’il voudra prendre. La soumission, c’est l’amour. Impossible d’aimer sans se soumettre. » Faut-il être malade pour avoir une telle pensée iconoclaste? La BD se lit comme un témoignage, avec des passages de l’ordre du délire et d’autres plus autocritiques. Car l’auteur revient avec une réflexion pointue su sa vie de psychotique. Il remonte à l’enfance, à son éducation catholique et à son appréhension des femmes. Le dessinateur Sylvain Dorange donne une dimension supplémentaire au récit avec ses traits, le servant toujours et ne le trahissant jamais.

Psychotique est une BD qui peut se révéler éprouvante mais elle donne de l’espoir. Car elle montre la nécessité de ne rien se cacher pour s’accepter et réussir à cohabiter avec les autres malgré ses psychoses. Difficile mais salutaire.

Date de parution : 3 avril 2019
Scénariste(s) : Jacques Mathis
Dessinateur(s) : Sylvain Dorange
Genre : Biopic
Editeur : La Boîte à Bulles

Prix : 24 € (208 pages)

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L’impossible madame Bébé, un livre illustré charmant (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

L’impossible madame Bébé, un livre illustré charmant (Gallimard Jeunesse)

Publik’Art avait déjà beaucoup apprécié Le monde selon Frrrintek d’Agnès Desarthe. Cette fois-ci, avec L’impossible madame Bébé, l’auteur aborde des thèmes à la fois sérieux et rigolos.

Nana au CP

Nana a une grande sœur, très sage, Lucile. Nana entre au CP et Lucile la prévient qu’au CP ce sera très différent de la maternelle. Surtout parce qu’il y a madame Bébé. Et madame Bébé est partout et elle est très sévère. Mais vraiment très sévère. Avec elle, les punitions pleuvent. Et bien sûr, Nana, qui adore les bêtises, est souvent punie et mise au piquet.

Madame Bébé malade

Un jour, madame Bébé ne vient pas à l’école. Et son absence dure. Nana est tout d’abord ravie ! Elle exulte même ! Elle imagine même : Madame Bébé est morte et nous, on est bien contents. P.36
Et puis au fil des pages, Nana culpabilise. Elle n’aurait pas dû souhaiter la mort de madame Bébé. Elle est allée beaucoup trop loin. Alors, que va-t-elle bien pouvoir faire pour arranger cette situation ?

Publik’Art a beaucoup aimé ce livre, joliment illustré. A travers l’histoire de Nana, l’auteure aborde avec beaucoup d’humour des sujets essentiels, comme la différence (l’autisme), la sévérité, la maladie, l’éducation… Un livre à mettre entre toutes les jeunes mains !

De 8 à 11 ans

Date de parution : le 14 février 2019
Auteur : Agnès Desarthe
Illustrateur : Louis Thomas
Editeur : Gallimard
Prix : 9,50 €
Acheter : Amazon

Un vin blanc Mâcon Charnay 2016 multiprimé

Charnay-Lès-Mâcon nous a habitués à la qualité et à l’exigence. Le Domaine Clos Saint-Pierre ne déroge pas à la règle et propose des saveurs tout à fait recommandables. Le Mâcon Charnay 2016 Domaine Clos Saint-Pierre est une nouvelle pépite à déguster ou à proposer à vos amis.

Un vin blanc de qualité supérieure

La Cave de Charnay-Lès-Mâcon se distingue une fois de plus avec un vin doublement primé. Son Mâcon Charnay 2016 Domaine Clos Saint-Pierre a obtenu une belle Médaille d’Argent au Concours de Mâcon, de quoi tendre une oreille si vous êtes férus de Maâcon blanc, mais pas seulement. Il a également été sélectionnée au fameux Tastevinage en Bourgogne, là aussi une belle reconnaissance.

Quelques mots sur ce vin recommandé pour ses qualités œnologiques. A l’œil, la robe est brillante avec une belle couleur or pâle soutenue par de beaux reflets dorés qui le font briller, justement. Le nez se distingue par sa finesse et son élégance avec des notes de fleurs blanches, d’anis et de noisette fraîche. La bouche est franche, minérale et flatteuse avec une longueur persistante et tonique, de quoi insister pour en ressentir plusieurs fois les bienfaits. Le cépage est évidemment du Chardonnay et il se déguste harmonieusement pendant un repas soigneusement préparé, avec des sardines par exemple, ou du poulet à la tomate et au citron, et pourquoi pas du choux farcis sans oublier des bons fromages de chèvre.

Pour un tarif de 8,10€ prix recommandé, il ne faut pas hésitez à tester ce
Mâcon Charnay 2016 Domaine Clos Saint-Pierre! L’exigence est au rendez-vous pour une qualité comme toujours respectée et dont l’exigence se révèle jusque dans le verre.

Madame, un troisième tome poilant avec un chat journaliste toujours aussi cabotin

Madame, de Nancy Pena aux éditions La Boite à Bulles

Madame est de retour dans un 3e tome qui voit toujours un chat très bavard multiplier des considérations très personnelles sur sa condition féline au milieu des hommes. Le Premier tome partait sur les chapeaux de roue, le troisième tome suit le même chemin avec un humour vivifiant, cassant, réjouissant.

Un chat poil à gratter

Madame est un chat qui passe son temps à discuter avec sa maitresse au fur et à mesure que celle-ci s’habitue à son nouveau rôle de journaliste au sein du journal Le Monde. Alors le chat décide de faire de même, réagissant à l’actualité 2017/2018 avec acuité et humour. Construction du Mur entre les states et le Mexique, victoire de la France à la coupe du monde, crise du lait, régime autoritaire en Turquie, rien n’échappe à ses griffes acérées et les 80 pages accumulent les bons mots et les scénettes drolatiques. Sur une page, parfois deux, Nancy Pena fait intervenir sa bête à poil pour, finalement, distiller quelques indices sur sa position personnelle concernant les grands sujets de ce monde. On rit devant les commentaires de Madame, on réfléchit devant les interventions désabusées de sa maitresse et on se dit que finalement, la vie de chat n’a rien d’une sinécure.

16 heures de sommeil, 2 heures à se toiletter, pas mal de temps à manger, un peu de calinage à l’occasion, les chats n’ont vraiment aucune raison de se plaindre! Pourtant Madame n’en rate pas une, pour notre plus grand plaisir, aux éditions La Boîte à Bulles.

L’appartement de Nancy, c’est bien, mais le monde c’est mieux ! Après avoir exprimé sa créativité féline dans les pattes de sa maîtresse, Madame revient dans un troisième tome tout en humour et en jeux de mots.

La verve toujours aussi vive, Madame décrypte et commente l’actualité avec lucidité et poésie au fil de ses pérégrinations quotidiennes.
Grève des cheminots, affaire du lait contaminé, inondations, rien n’échappe à son œil aguerri ni à sa griffe affûté ! Surtout pas la rubrique des chiens écrasés !

Initialement publié tout les samedis dans La Matinale du site Le Monde.fr, ce recueil en bichromie, embarque le lecteur dans les trépidantes aventures journalistiques de Madame Grand reporter.


Date de parution : Novembre 2018
Scénariste(s) : Nancy Pena
Dessinateur(s) : Nancy Pena
Genre : Humour
Editeur : La Boîte à Bulles

Prix : 9,9 € (80 pages)

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Ada & Rosie, mauvais esprit de famille, une BD pour adultes de Dorothée de Montfreid (Casterman)

Ada & Rosie, mauvais esprit de famille, une BD pour adultes de Dorothée de Montfreid (Casterman)

Dorothée de Montfreid fait très fort avec sa dernière bande dessinée pour adulte : Ada & rosie, mauvais esprit de famille. Elle nous livre le quotidien d’une famille ordinaire au XXI siècle. Enfin, pas si ordinaire que ça ! Il s’agit, d’une famille de quatre personnes : les parents, et les deux filles, Ada, l’ado et Rosie, la petite dernière. Tous connectés et tous dessinés avec une tête de cochon !

La couverture de l’album est magnifique. On voit la famille sur un passage piéton avec Ada, pieds nus comme Paul McCartney, qui dit : « Je m’ennuie ». On pense évidemment aux Beatles et à leur fameuse pochette du disque d’Abbey Road. D’ailleurs tout au long de l’album, l’auteure fait souvent références à la musique, à la littérature ou encore au cinéma.

L’histoire se déroule durant toute une année scolaire. L’auteure s’inspire très largement de sa propre famille, ayant elle-même deux filles. Tout se passe dans l’intimité même de la famille. Car pour Dorothée de Montfreid, « l’intime reste toujours plus révélateur ». Rien d’extraordinaire n’est révélé, juste des petites vérités, des petits riens qui du coup prennent de l’importance. Car au quotidien ce sont les petits riens qui comptent ! Ca sent le vécu et du coup, ça nous touche encore plus !

Dorothée de Montfreid écrit toutes les situations avec beaucoup d’humour en pointant la relation mère-fille et en mettant en avant les contradictions de l’adolescence. Les difficultés de l’éducation et de la transmission sont au cœur de cet album qui nous touchera tous et nous fera forcément sourire !
Ada & Rosie, mauvais esprit de famille, un très chouette album à s’offrir et à offrir !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« Pourquoi c’est toujours les adultes qui décident de tout ? Faudrait arrêter, avec vos manies. »
Une collégienne blasée, une petite sœur envahissante, des parents débordés, quelques angoisses existentielles, une grande ville moderne, des légumes bio, un monde hyper connecté: Ada & Rosie raconte le quotidien d’une famille d’aujourd’hui, entre complicité et mauvais esprit.

Date de parution : le 13 mars 2019
Scénariste(s) : Dorothée de Montfreid
Dessinateur(s) : Dorothée de Montfreid
Genre : Vie quotidienne Editeur : Casterman
Prix : 18 €
Acheter sur : Amazon

Un homme à sa fenêtre, mille et une perles de David Thomas (Anne Carrière)

David Thomas

 

Un homme à sa fenêtre, mille et une perles de David Thomas (Anne Carrière)

David Thomas a le don avec Un homme à sa fenêtre, de nous faire rire et la page suivante de nous faire pleurer ! Son livre est une merveille. Pas d’histoire unique, mais des dizaines de petites histoires, de vies des autres observées depuis la fenêtre ! Pas mal d’histoires d’écrivain, celles de David Thomas ?

Une part de nous-même

On lit Un homme à sa fenêtre comme on déguste la première gorgée de bière ! Un délice. En prenant son temps ! Et chaque page est une perle que nous offre David Thomas. Une récréation, une intrusion dans notre vie quotidienne. Souvent des situations presque anodines ou absurdes, traitées avec beaucoup d’humour ou de dérision. On n’aime pas, on adore !
« Un plat de pâtes est un Soutine, p.54. Un homme est criblé de dettes. Les huissiers lui ont tout pris et dans huit jours, il sera à la rue. Oui mais il a réussi à leur cacher son tableau de Soutine  » qui vaut plusieurs millions que je ne peux résoudre à vendre. Voilà ma vie. »

Part de rêve, part de réalité

Un homme rêvait de recevoir des cartes postales. Mais il n’avait pas d’amis. Donc, il décide de s’inscrire à de nombreuses activités : bridge, politique, théâtre, cuisine… Il a envoyé des cartes postales et « Malgré ça, depuis quatre ans, je n’en ai pas reçu une seule. Et je n’arrive pas à savoir si c’est parce que ça se fait plus d’envoyer des cartes postales, ou si c’est parce que c’est moi. » P.95

Les titres sont parfaitement éloquents, à eux tout seuls :
Un orchestre de cirque dans les waters
S’ennuyer ou avoir des ennuis : […] Retrouver un homme avec qui je m’emmerde pas et qui me fasse pas d’emmerdes à mon âge ça va être compliqué. Je suis bien emmerdée quand même. P.112
Fils d’écrivain
Reporting au desk
C’est pas grave

Impossible de raconter ce recueil ! Publik’Art ne peut que vous inciter à le lire. Le style de David Thomas est unique. Du condensé où chaque mot à sa place. Chaque mot pèse une tonne ! De l’humanité, de l’empathie, du suspense, de l’humour caractérisent ces mille et une perles ! Notre coup de cœur !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Un père a honte de son fils ; une femme lit sa vie amoureuse dans les slogans politiques ; des universitaires, des cadres, des ados ou une youtubeuse parlent un jargon incompréhensible ; un jardinier joue des castagnettes à ses melons ; une fille s’épouse elle-même – et d’autres se méfient des chauves ; un écrivain abandonné par son éditeur se voit livrer cent kilos de pommes de terre pour continuer d’écrire… Directs, ironiques, émouvants, ces textes débordent d’humanité et d’humour. David Thomas joue de son art de l’instantané pour nous faire voir le monde sans concessions ni manières, et s’amuse de ses petits travers autant que de ceux de ses contemporains.

Date de parution : 1er mars 2019
Auteur : David Thomas
Editeur : Anne Carrière
Prix : 16 €
Acheter sur : Amazon

Entre humour et tragédie, Kaboul Requiem, un thé avec les Talibans aux éditions La Boîte à Bulles

Kaboul Requiem
Kaboul Requiem, dessin et scénario: Nicolas Wild, La Boîte à Bulles

Journaliste féru des scènes de guerre, Sean Langan est suivi pour une vision à la fois réaliste et décalée de l’Afghanistan sous la plume de Nicolas Wild Car après le premier volet Kaboul Disco, Kaboul Requiem raconte l’enlèvement et la vie d’otage du héros. Entre rudesse du quotidien et échappatoire via les souvenirs, les 160 pages se dévorent avec cette inimitable humour grand briton qui donne tout son sel à la BD.

Une BD au subtil humour british

Kaboul Requiem offre une plongée en piqué et sans ceinture au cœur de l’Afghanistan tribal, entre Talibans, Pachtounes et règles millénaires incompréhensibles pour les non-initiés. Le héros Sean Langan doit apprendre vitesse grand V les us et coutumes d’un pays reculé mais mis sous les projecteurs à la faveur d’une invasion par l’URSS et les évènements du 11 septembre. Journaliste chevronné, il rencontre et apprend à connaitre ce pays si particulier. Manque de chance, il finit comme otage à la faveur d’un besoin de cash pour ses ravisseurs. Les 160 pages naviguent entre prise de distance pleine d’humour et vie quotidienne compliquée pour un otage affamé et de plus en plus désespéré. La BD se lit avec délectation, les dessins sont clairs, le scénario est fluide, impossible de lâcher l’ouvrage sans en connaître le dénouement. De quoi donner envie d’y revenir pour capter les multiples détails d’un pays lointain appréhendé avec toute la justesse d’un œil de scénariste avisé.

Kaboul Requiem est une pépite de BD grâce à son héros perpétuellement ironique face aux évènements de la vie. On voit Kaboul évoluer, la situation internationale se dérouler en fond d’écran et le héros faire face aux avanies de son pays d’accueil. Pas forcément un pays où aller passer ses vacances!

Enfin la suite de Kaboul Disco, la série culte de Nicolas Wild : si Nicolas ne s’est pas fait kidnapper, Sean Langan, lui, si !

Son épouse a beau le supplier de ne plus y aller, Sean Langan veut retourner en Afghanistan. Ce pays, le journaliste anglais, le connaît comme sa poche à travers de nombreux reportages réalisés pour la BBC notamment.

En 2008, alors que le reporter aguerri cherche à interviewer un chef pachtoune taliban, combattant les forces de l’OTAN, lui et son fixer se font kidnapper en zone tribale pakistanaise. Leur vie ne tient plus qu’à un fil…

Date de parution : Novembre 2018
Scénariste(s) : Nicolas Wild
Dessinateur(s) : Nicolas Wild
Genre : Humour
Editeur : La Boîte à Bulles

Prix : 19 € (160 pages)

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2 vins à découvrir: le rosé Cuvée Gold des Vignerons de Saint Tropez et le champagne Chassenay d’Arce Rosé Brut

Ce sont deux bouteilles qui ont été dégustées avec satisfaction pour des commentaires élogieux à partager avec vous. Une cuvée rosée d’exception et un champagne rosé brut, voilà de quoi vous donner des envies de dégustation!

Un rosé Gold en provenance de Saint Tropez

Les Maîtres Vignerons de Saint Tropez ajoutent une nouvelle flèche à leur arc avec la cuvée Gold en référence évidemment au terroir du triangle d’Or de la Provence.

Issu de l’assemblage de plus de 50 parcelles différentes, Gold se compose notamment de 45% de Cinsault qui contribue à la fraicheur et à la complexité du vin, en plus des égales proportions de Grenache et de Syrah.

Le rosé est équilibré, élégant, avec un nez aromatique et une bouche fruitée, idéal pour être servi en apéritif ou avec un poisson blanc grillé de méditerranée, les plus aventureux pourront aussi se diriger vers de la cuisine Thaï. A 14,90 euros prix conseillé, ce serait difficile de résister à la tentation!

Un très bon champagne Chassenay d’Arce Rosé Brut

Ce très beau champagne se distingue par sa dominante de Pinot Noir pour 65% associée à 35% de Chardonnay. De quoi donner vie à une belle robe saumonée d’un aspect brillant avec ses bulles légères. Un nez rond et expressif évoque des notes de fruits rouges et de fruits confits. La bouche est à la fois souple et fluide avec une attaque franche sur les fruits rouges. Pour le déguster, rien ne vaut des plats pas trop épais comme des brochettes de thon ou des cailles aux raisins avant un dessert comme une meringue aux fruits rouges.

Les Humanoïdes Associés célèbrent les 90 ans d’Alejandro Jodorowsky en fanfare avec une intégrale en 12 tomes

Alejandro Jodorowsky, 90e anniversaire, Les humanoïdes Associés

Les Humanoïdes Associés déroulent le tapis rouge à l’un de leurs collaborateurs fétiches, Alejandro Jodorowsky. Ceux qui le connaissent savent qu’imaginer des scénarios de BD féconds et extravagants n’est qu’une des multiples flèches à son arc, lui qui réalise également des films, tire les cartes au tarot et reste surtout connu pour son esprit libre. Un personnage, un vrai, et l’hommage est total avec 12 tomes qui retracent sa carrière de scénariste BD. Ca commence avec sa collaboration avec Moebius dans ce premier tome qui se lit avec gourmandise

12 tomes au programme

Ce premier tome contient l’intégrale des 6 tomes de l’Incal parus entre 1981 et 1988, ainsi que 2 histoires qui augurent d’autres aventures, Les Yeux du chat et Au cœur de l’inviolable Méta-Bunker. L’influence des aventures de John Difool sur la science-fiction moderne est incommensurable et reflète parfaitement la folie du personnage Jodorowsky. Lui qui a travaillé d’arrache pied pour mener à bien le défunt projet Dune (voir l’excellent documentaire Jodorowsky’Dune pour en savoir plus), lui qui a réalisé deux films aussi profonds que barrés (El Topo et La Montagne Sacrée), Lui dont chaque intervention multiplie les mystères et les prévisions mystiques tel un Nostradamus moderne, c’est un vrai personnage mystique, intrigant, fascinant et surtout lucide. Sa capacité à évoluer en dehors de tout cadre, et au premier chef loin des contraintes de notre monde matérialiste capitaliste tout en étant présent en son centre a de quoi séduire. Il faut bien 12 tomes pour compiler toute son œuvre BD dans une édition à la riche reliure et à l’exhaustivité totale. Les planches originales sont respectées et il est toujours fascinant de voir la liberté de ton du scénariste, dénué de toute barrière morale ou philosophique contraignante. Plonger avec lui dans ses histoires tarabiscotées et incongrues est la promesse d’un voyage captivant dans les tréfonds de la psyché humaine.

Cette intégrale est une très bonne nouvelle pour relire une œuvre singulière ou découvrir un personnage marquant de notre temps, héritier des chamans d’antan. Ce premier tome est une merveille, attendons les suivants avec intérêt!

Les 90 ans d’un créateur hors du commun. Les Humanoïdes Associés rééditent plus de trente ans de leur collaboration sous la forme d’une collection de douze volumes agrémentés de nombreux suppléments. Venu du théâtre et du cinéma, Alejandro Jodorowsky a écrit pour les plus grands dessinateurs de bande dessinée.

Date de parution : le 13 février 2019
Scénariste(s) : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur(s) : Moebius
Genre : Intégrale
Editeur : Les Humanoïdes Associés

Prix : 39 € (376 pages)
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Mlle Charlotte, une bien curieuse factrice (Gallimard jeunesse)

Mlle Charlotte, une bien curieuse factrice (Gallimard jeunesse)

Dominique Demers veut voir la vie en rose, comme son héroïne, Mlle Charlotte, une bien curieuse factrice. Par hasard, Mlle Charlotte débarque dans le village de Saint Machinchouin. Et encore comme par hasard, elle va remplacer le facteur qui vient d’avoir un accident. Et bien sûr, Mlle Charlotte ne va pas faire comme tout le monde. C’est plus fort qu’elle. Chaque jour, elle ouvre une lettre parce qu’elle est très curieuse. Et si cette lettre annonce une mauvaise nouvelle, elle va la réécrire. Car le but de Charlotte est de rendre les gens plus heureux. Agathe va la surprendre et du coup elle deviendra sa meilleure amie. Et ensemble, elles vont envoyer des messages magnifiques, mais non sans conséquences !
Le lecteur va rire, assurément ! Des vraies idées originales et des situations vraiment cocasses ! Mlle Charlotte, une bien curieuse factrice va vraiment emballer les jeunes lecteurs ! Les illustrations de Tony Ross, en noir et blanc, ressemblent à des caricatures ! Publik’Art aime !

Date de parution : le 10 janvier 2019
Auteur : Dominique Demers
Illustrateur : Tony Ross
Editeur : Gallimard
Prix : 5,80 €
Acheter : Amazon

Le fil de nos vies brisées, des témoignages bouleversants de Syriens (Anne Carrière)

Cécile Hennion © babelio.com

Le fil de nos vies brisées, des témoignages bouleversants de Syriens (Anne Carrière)

Cécile Hennion est journaliste reporter au journal Le Monde. Elle est spécialiste du Proche-Orient depuis 1996. Dans son livre, Le fil de nos vies brisées, l’auteur recueille des portraits d’hommes et de femmes vivant à Alep, ou plutôt ayant vécu à Alep. Ils sont tous des syriens survivants.

Le fil de nos vies brisées

Le fil de nos vies brisées est un roman choral qui donnent la parole aux héros d’Alep. Car ce sont tous des héros, des combattants pour la liberté. Que ce soit Abdelqader, Sami, Zakariya, Ryan, Aala, Akil, ils sont tous des survivants d’Alep, de la guerre et à leur façon ils ont porté les armes, sans avoir d’armes. Ils ont tout perdu et leur famille aussi. Cécile Hennion a récolté leurs puissants témoignages, non sans souffrance et non sans danger. C’est réellement une page d’Histoire de la Syrie comme nous ne la connaissons pas assez. Une page qui fait mal.

Alep, une des plus vieilles villes du Monde

Ils racontent Alep avant. Leur vie avant. Alep, une des villes les plus anciennes au Monde. Une ville riche de mille trésors. Alep était la ville la plus peuplée de Syrie, très cosmopolite.
Ce livre est un recueil de différentes personnes, certaines adolescentes, d’autres de jeunes adultes ou encore de moins jeunes. Tous Alepins. Tous racontent leurs vies à Alep. Leurs sentiments, leurs enfances, leurs adolescences, leurs études et surtout leurs déceptions, leurs craintes, leurs angoisses et leurs révoltes. Subir ou se révolter ? dans la même famille, chacun a sa façon de réagir.

Survivre ou mourir

La peur est omniprésente. Les plus jeunes se sentent immortels et prêts à tout pour retrouver la liberté et faire la révolution. La peur, ils veulent l’ignorer.
Puis, l’horreur est là. La division de la ville, la séparation des familles, Est-Ouest. La guerre tant redoutée s’installe pour des années. Morts, souffrances, abandons. Le sort insupportable des Syriens nous saute à la figure à travers ces nombreux témoignages poignants. Des personnes qui vont nous marquer à jamais en racontant l’Histoire de leur pays. Le fil de nos vies brisées, est un livre à lire absolument ! Notre coup de coeur.

Extrait p.56
Les politiques, ils se foutent que tu sois père, mère ou même un enfant. Le sang ne les dérange pas.

Extrait P.234
Si bien qu’au sein d’une même fratrie, l’un pouvait manifester en chantant, tandis que l’autre accomplissait sa corvée militaire, mitraillant les manifestants pacifiques.

Extrait p.253

Nous étions, face à cette machine infernale, des potiches en argile réduites en poussière. En quelques jours à peine, j’ai vu la plupart de mes amis tués ou arrêtés. Alors, j’ai compris que la guerre avait commencé.

Extrait p.331

[…] cette absurdité morbide : le marché aux légumes, quelques secondes, quatre-vingts morts. Je songeais : « Vais-je continuer à risquer de mourir à chaque instant ?

[…] Vivre à Alep revenait à jouer à la roulette russe avec une arme automatique. Quel idiot appuierait sur la détente en connaissant l’issue fatale ? Allais-je être cet idiot ? Ou allais-je protéger ma vie et m’enfuir ?

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

C’était le lieu de vie de milliers de familles. Une ville détruite, cassée, réduite à l’inexistence, sauf à la chercher dans la mémoire des vivants. Ce sont leurs voix que ce livre recueille, leurs souvenirs de ce monde disparu, de ses traditions perdues. Les récits d’enfance, des projets d’adolescents, du quotidien s’égrènent dans les ruelles du vieil Alep, se répondent parfois, sans jamais être à l’unisson. Cet effet kaléidoscope s’amplifie au moment d’évoquer la révolution, la guerre et la survie – selon les moyens propres à chacun. Les mots de ceux qui ont embrassé la voie du changement, qui se sont engagés pour elle à n’importe quel prix, n’occultent pas les mots de ceux qui n’eurent d’autre choix que de subir. Joie, solidarité, amour, illusions, peur, confusion… L’arrivée des « soldats de la liberté » entraîna la division de la ville en Est et Ouest, telle une fracture irréparable, séparant amis, familles et amoureux. Désillusions, colère, dégoût. Dieu fit une entrée fracassante avec ses cavaliers noirs. Foi, enfermement, incompréhension. Puis le pilonnage au hasard des explosions de bombes barils faucha les vies, les foyers. Deuil, douleurs, abandon. La plupart du temps: se relever. Dans une trame d’événements surréalistes à force d’être monstrueux percent partout les élans vitaux d’une communauté. Dans ce livre, cette communauté se penche sur la terre où s’arrimait l’arbre de ses ancêtres et, par les paroles qu’elle choisit, le relève fragilement au-dessus des décombres tout en interrogeant le ciel et les hommes.

Date de parution : le 15 février 2019
Auteur : Cécile Hennion
Editeur : Anne Carrière
Prix : 19 € (380 pages)
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Amour propre, un livre poignant de femme (JC Lattès)

Sylvie Le Bihan
Sylvie Le Bihan

Amour propre, un livre poignant de femme (JC Lattès)

Publik’Art avait été sous le charme de Sylvie Le Bihan avec Qu’il emporte mon secret. Cette fois-ci, Amour propre nous emporte sur une tout autre vague. Celui de la maternité et de l’éducation. En ce jour de la femme, Amour propre a toute sa place même si l’auteure dévoile une facette de la maternité que l’on cache, que l’on se cache. C’est là où réside toute la richesse de ce livre. Liberté de penser, liberté d’agir, liberté d’être une femme à part entière ! Un profond coup de cœur !

Histoire de Giula

Giula a eu trois enfants, Alex, Thomas et Antoine. Des enfants qu’elle a élevés seule, le mieux possible. Le lecteur suit Giula, la cinquantaine, alors qu’elle commence tout juste à découvrir son nouveau statut de femme ménopausée. Tout au long de son livre, Giula nous confie comment elle a réellement vécu ses trois maternités alors que ses enfants deviennent adultes et que ses deux fils décident de prendre une année sabbatique dans leurs études. Giula ne comprend absolument pas leur décision et du coup s’en va à Capri faire sa recherche, pour sa thèse, sur Curzio Malaparte en habitant même sa maison pour s’en imprégner totalement. « Malaparte, une histoire de famille » p.19. Elle a surtout besoin de prendre du recul pour tenter de comprendre ses fils.

Accent mis sur la filiation

Avec Amour propre, l’auteure ne va pas « enjoliver » la maternité, bien au contraire. Giula décrit ses maternités qui l’ont fait tant souffrir, qui l’ont tant déformée. Quant à ses accouchements, c’est carrément l’horreur. Si une jeune femme hésite à avoir un enfant, en lisant ce livre, elle n’en aura plus envie du tout ! Même si l’auteur ne parle que des effets négatifs d’une maternité, ils sont tous bien réels ! Mais quelle femme oserait dire qu’elle ne veut pas de cet enfant, qu’elle ne veut pas être bousillée par cet enfant, qu’elle ne l’aime pas immédiatement et qu’elle n’en peut plus de se sacrifier sans cesse pour élever ses enfants et leur dire qu’elle les aime. Elle est tout simplement épuisée face à cette tâche colossale qu’est la maternité. Et sans fin…

Vie de mère aujourd’hui

Se consacrer entièrement à ses enfants est presque une obligation dans notre société. Et le jour où les garçons de Giula lui annoncent qu’ils ne veulent plus étudier, Giula est effondrée : « J’étais centrée sur ma peine, comme une femme qui ne cesse d’être quittée et qui prend plaisir à lécher ses plaies ». P.83
Est-il seulement possible de lutter contre la volonté de deux grands gaillards qui ne veulent plus travailler ? Elle ne voulait pas démissionner, mais elle était au bout du rouleau, complètement vidée. Tout ce qu’elle a donné part en fumée avec cette décision qui va à l’encontre de son éducation.

Mère absolument

Giula ne se sentait pas du tout à l’aise face à ses propres maternités. Au contraire, elle s’est sentie très mal préparée, très choquée par son vécu d’où une énorme déception. Elle tente d’expliquer cette espèce de rejet ayant été elle-même abandonnée par sa mère. Si Giula a eu des enfants, c’est comme pour beaucoup d’entre nous, par amour, et pour croire en l’amour parfait. Et surtout sous la pression sociale : « J’ai eu mon premier bébé sous la pression sociale qui s’abat sur les jeunes mariés » p.113. Bien sûr Giula aime ses enfants mais elle explique très bien son malaise : « […] j’ai eu des enfants et je le regrette. P.114
[…] Regretter ce n’est pas rejeter, c’est simplement penser au « si », c’est envisager tous ces possibles qui s’envolent avec les premiers cris du nourrisson, et ce ne sont ni Alex, ni Thomas ou Antoine que je regrette, mais toutes ces années que j’ai dédiées à un dessein qui m’était étranger, à cet oubli de soi. » P.115

Grossesse synonyme de souffrances

Giula n’ira pas par quatre chemins pour décrire tout ce qu’elle a enduré durant ses grossesses, et ses accouchements. Il est vrai que c’est toujours mal vu de dévoiler tout ce que la future mère va vivre à cause d’une maternité : maux de grossesse, accouchement et ses conséquences sur le corps de la femme, allaitement rendu quasi obligatoire. Bref, la jeune mère n’a pas trop intérêt à se plaindre car en général, dans notre société, la maternité est toujours montrée sous son plus beau jour. Avec Sylvie Le Bihan, vous aurez tous les détails qui calment : […] une épisiotomie qui empêchent de pisser sans grimace pendant des semaines, qui laisse un cul de babouin à cause des hémorroïdes, l’obligation de s’asseoir sur une bouée pendant un mois […].p.188
Difficile pour Giula de se sentir pleinement comblée avec son bébé sur le ventre, après avoir tant souffert : « Elle était où cette putain de vague de maternité ? ». P.189

Publik’Art a été bouleversé par les confessions intimes de Giula qui vont parler à toutes les femmes, assurément ! Des révélations intimes pas souvent dévoilées ! Et tellement vraies ! Il faudrait que chaque femme, titillée par la maternité, lise ce livre pour être sûre qu’elle soit prête à vivre cet énorme bouleversement ! Elle aborde également le problème délicat de l’éducation, la différence qu’elle a faite entre sa fille et ses fils. Trop rapidement traitée sans doute. Des pistes de réflexion pour nous, lecteurs. Amour propre, un livre qui sort du lot assurément !

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Giulia n’a hérité de sa mère que son prénom, italien comme elle, et son amour pour Malaparte. Elle a grandi seule avec son père et avec les livres du grand écrivain. Elle est devenue mère, elle est devenue professeure d’université, spécialiste de Malaparte. Ses enfants ont grandi, ils ont encore besoin d’elle, mais c’est elle qui a besoin de vivre sans eux maintenant : elle ne fuit pas comme sa mère a fui dès sa naissance, elle fuit pour comprendre ce qu’elle a hérité de cette absente, ce qu’elle a légué, elle, mère si présente, à ses enfants.
Elle répond à l’invitation d’un ami universitaire et part seule à la Villa Malaparte à Capri pour écrire un livre. L’œuvre du grand écrivain, ce qu’elle lit, découvre de l’auteur dans cette maison mythique, sa solitude, le silence de la maison où sont passés tant d’hommes et de femmes qu’elle admire, tout cela sert sa quête : quelle mère a-t-elle été, quelle éducation a-t-elle reçu et a-t-elle donné ? Et une question plus grave et plus essentielle peut-être : a-t-elle aimé ses enfants ? Les aiment-elles tout en regrettant la vie qu’elle aurait pu avoir sans eux ? Etait-elle faite pour être mère ou est-elle faite comme sa mère pour la liberté, l’absence de responsabilités ?

Date de parution : le 6 mars 2019
Auteur : Sylvie Le Bihan
Editeur : JC Lattès
Prix : 18,90 € (250 pages)
Acheter sur : Amazon

L’ours Barnabé est de retour dans de nouvelles aventures philosophiques

L’ours Barnabé, T19, Vive la nature

L’ours Barnabé est de retour dans de nouvelles aventures. Toujours aussi philosophe, il prend un recul infini sur les étrangetés de ce monde et les inévitables avanies qui nous guettent tous. Sous couvert d’histoires apparemment enfantines et présentées sur une seule page, l’auteur interroge sur notre vision du monde pour un grand bol de fraicheur.

Un ours aussi sage que truculent

L’ours Barnabé, c’est un peu le Confucius de notre époque. Tout problème a sa solution pour peu qu’on le regarde avec un certain point de vue. Les scénettes privilégient un quotidien mâtiné de fantastique, avec des extra-terrestres débarqués de nulle part, d’autres animaux parlant et ce bon vieux ours débonnaire que rien ne surprend vraiment. S’attendant à tout et n’ayant peur de rien, il prend tout avec tact et philosophie pour ne jamais se laisser dépasser. Ses aventures picaresques sont menées avec une bonhommie réconfortante, l’ouvrage se lit rapidement mais ne cesse d’interpeler sur la manie occidentale moderne à tout prendre à la catastrophe. Tout est matière à ricaner ou à brocarder, Barnabé prend la tangente de cette manie fatigante en décidant que la meilleure manière de se comporter, c’est avec une éternelle bonne humeur. Après 19 tomes d’aventures, l’ours sait qu’il n’a pas encore tout vu, alors ce n’est pas le moment de se laisser aller.

Les éditions La Boite à Bulles publient un nouveau thème aussi rafraichissant que les précédents, pour petits et grands, éternels ronchons ou placides épicuriens. L’ouvrage se lit avec le sourire aux lèvres, ce n’est pas le moment de bouder votre plaisir!


Date de parution : le 6 mars 2019
Scénario: Philippe Coudray
Dessins : Philippe Coudray
Editeur : La Boite à Bulles
Prix : 9,50 €
Acheter : Amazon

Inventer les couleurs, un joli rêve flamboyant de Gilles Paris (Gallimard Jeunesse)

Inventer les couleurs, un joli rêve flamboyant de Gilles Paris (Gallimard Jeunesse)

Publik’Art suit de très près les œuvres de Gilles Paris ( Autobiographie d’une courgette, La lumière est à moi, Le vertige des falaises, mais cette fois-ci, Gilles Paris ose : il nous offre son premier livre jeunesse : Inventer les couleurs.

Superbe et flamboyant

Le livre est spécialement beau et attire l’œil, quoi qu’il arrive. Sa couverture cartonnée brille de mille couleurs. La tête du fils repose sur l’épaule du père.
Avant de commencer toute lecture, on feuillette les pages pour admirer les illustrations d’Aline Zalko. Superbes coups de crayon, superbes couleurs qui font rêver.

La vie tout en couleurs

Puis, dans un deuxième temps, on découvre l’histoire d’Hyppolite, Hippo pour les intimes, pour nous donc. Car dès la première page, Hippo nous dit tout. Sa vie n’est pas drôle depuis que sa maman est partie avec le papa de son meilleur ami, à l’autre bout du monde. Depuis son papa est triste, boit beaucoup de bière et fume sans cesse. Mais Hippo il l’adore son papa. Même comme ça. Il va « inventer les couleurs là où elles n’existent pas ». Et tout ira mieux ensuite !
A l’école aussi, ce n’est pas facile pour Hippo. Mais avec Gégé et Fatou, ils forment le trio inséparable. Et partout, Hippo met de la couleur.

Inventer les couleurs, c’est une jolie leçon de philosophie pour les petits comme pour les plus grands ! On retrouve la sensibilité de la plume de Gilles Paris. Une jolie façon de dire que la vie est belle malgré tout ! Haute en couleurs ! Notre coup de cœur !

Date de parution : le 7 mars 2019
Auteur : Gilles Paris
Illustrateur : Aline Zalko
Editeur : Gallimard
Prix : 11,90 €
Acheter : Amazon

Les gratitudes, un très beau livre de Delphine de Vigan (JC Lattès)

Delphine de Vigan © Patrice Normand

Les gratitudes, un très beau livre de Delphine de Vigan (JC Lattès)

Publik’Art suit avec beaucoup d’intérêt, depuis des années, Delphine de Vigan. Après D’après une histoire vraie, Les loyautés, voilà Les gratitudes, un très beau roman qui nous concerne tous, écrit avec beaucoup d’humanité.

Michka au cœur de l’histoire

Les gratitudes est un roman choral. A tour de rôle, Marie et Jérôme prennent la parole. Et le cœur de leurs pensées est occupé par Michka. Michka est une personne âgée, une vieille dit-elle, qui ne peut plus rester toute seule chez elle. C’est Marie qui l’accompagne dans sa maison de retraite. Rien n’est facile pour Michka. Elle devient un peu aphasique et ne trouve plus ses mots. C’est Jérôme, l’orthophoniste, qui va l’aider à être moins diffuse. Si Michka a du mal à parler, elle n’a pas oublié son passé, son enfance. Et elle a une obsession. Elle doit dire merci à …

Qui est Marie ?

Marie n’a aucun lien de parenté avec Michka. Par le sang. Mais elle a des liens du cœur très profonds. Et Marie veille sur Michka comme si c’était sa grand-mère. Elles se comprennent à demi-mots. Le lecteur comprend au fil des pages la relation extraordinaire entre ses deux femmes. L’auteur pose le problème de la filiation, de la transmission, de la maternité et de la gratitude. Des secrets, des non-dits, des souvenirs plus ou moins lointains, mais toujours présents dans le cœur. Marie et Michka sont liées éternellement, avec élégance, avec reconnaissance. Avec gratitude.

Qui est Jérôme ?

Jérôme travaille dans cette maison de retraite, comme orthophoniste. Il est censé aider Michka à mieux s’exprimer. Son esprit est un peu diffus et elle a tendance à se tromper de mots. Au fil des pages, au fil de leur relation, Jérôme s’attache à cette vieille dame qui a le don de lui poser des questions intimes sur sa propre vie, sur ses propres relations avec son père. Elle appuie là où ça fait mal… Et elle ne lâche rien ! Si elle oublie des mots, elle n’oublie pas l’essentiel. C’est le malade qui s’occupe du soignant ! Un sentiment d’empathie envahit Jérôme quand il se trouve en présence de Michka.

Les gratitudes est un livre tout simple, très beau, émouvant car très vrai ! Comme toujours chez Delphine de Vigan ! On reconnaît son style, sublime ! Un livre écrit avec le cœur qui met les valeurs humaines au cœur de l’histoire. C’est si bon de donner toute sa place à Michka qui arrive au bout de sa route ! Si seulement ça pouvait se passer comme ça dans la vraie vie !

Les gratitudes, notre coup de cœur, assurément !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »


Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.

Date de parution : le 6 mars 2019
Auteur : Delphine de Vigan
Editeur : JC Lattès
Prix : 17 € (173 pages)
Acheter sur : Amazon

L’Arche de Néo, et si votre animal vous disait ses quatre vérités?

Quelque part dans une ZAD, des animaux s’échappent pour recouvrer leur liberté. Une vache, un cochon, un mouton et un coq fuient les dangers, les hommes qui se battent entre eux mais surtout les hommes qui les chassent pour les amener à l’abattoir. Les considérations philosophiques ne sont pas loin pour des bêtes loin d’être bêtes sur leur chemin vers la liberté.

Une odyssée animalière

Néo est un cochon à la retraite. Nostalgique de sa gloire passée, il doit faire face à un ouragan au cœur même de sa ferme bien aimée. La police débarque pour débarrasser l’endroit de ses habitants illégalement installés. Les animaux sont conduits manu militari à l’abattoir. Mais 4 d’entre eux parviennent à échapper à la rafle et se dirigent vers un endroit étrange appelé d’un nom presque mystique… l’abattoir! La quête de 4 animaux que rien ne réunit a priori si ce n’est cette odyssée à travers le territoire désolé de la ZAD occupée par les forces de police fait écho à la propre humanité du lecteur. Chacun a sa propre histoire, ses propres aspirations et les différences ne doivent pas être à la source d’une hiérarchie sans fondement des espèces. La BD se lit comme une aventure et une fable fouillée sur ce qui fait notre humanité mais aussi fonde notre subjectivité.

Forcément, vu les héros de l’histoire, le débat sur la légitimité de la consommation de viande n’est pas près de se clore. Mais comme cette BD est le tome 2 d’une série, la suite pourrait bien réserver encore plus de surprises!

Date de parution : le 27 février 2019
Scénariste(s) : Stéphane Betbeder
Dessinateur(s) : Paul Frichet
Genre : Aventure Editeur : Glénat
Prix : 14,95 €
Acheter sur : Amazon

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