Accueil Blog Page 155

A la ligne, Feuillets d’usine de Joseph Ponthus (La Table Ronde)

A la ligne, Feuillets d’usine de Joseph Ponthus (La Table Ronde)

Avec A la ligne, Joseph Ponthus nous délivre son premier roman. Un roman pas tout à fait comme les autres. Sous forme de vers, il nous décrit la vie à l’usine, travail d’intérimaire, avec des gestes répétitifs, le bruit, la fatigue, les odeurs, la saleté et tout ce qui se répète à l’infini dans une ambiance infernale !

Littérature et usine

Et décrire cette vie, sous forme de vers, en allant à la ligne, est assez surprenant. Rien de familier dans son écriture, rien de barbant alors qu’elle est souvent répétitive. Le monde littéraire de l’auteur s’invite au milieu du monde abrutissant de l’usine.
La première partie du livre parle d’une usine de crevettes et de poissons panés. Ensuite, ce sera peut-être encore pire avec son expérience en abattoirs, ou en « égoutteur de tofu ». Il est intérimaire alors, il accepte toutes les missions, sa seule chance de gagner de l’argent pour vivre, ou même survivre.

Survivre

On ressent toute la fatigue physique, mentale et psychique de l’ouvrier à l’usine. Heureusement la littérature lui permet quelques plages de rêves, d’évasion, qui le sauvent. Car il a une culture littéraire étonnante et c’est en cela qu’il puise sa force.

Joseph Ponthus nous offre un magnifique témoignage de notre époque où l’ouvrier est au centre de la chaîne qui le broye chaque jour un peu plus. Une jolie façon de rendre hommage à tous les ouvriers du monde ! Une très belle lecture, assurément ! Surprenante, originale et riche !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Grand Prix RTL/Lire 2019

Prix Régine Deforges 2019

Prix Jean Amila-Meckert 2019


À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes..

Date de parution : le 3 janvier 2019
Auteur : Joseph Ponthus
Editeur : La Table Ronde
Prix : 18 €
Acheter sur : Amazon

Encore du rosé avec deux breuvages des Maisons de vin Orchidées à découvrir pour l’été!

C’est un fait assez méconnu, mais la France est toujours le premier producteur, le premier consommateur et le premier importateur mondial de vins rosés, preuve de l’engouement de la population pour ces vins rafraichissants à l’approche des belles soirées d’été. Les Maisons de vin Orchidées regroupent une offre prestigieuse de Châteaux, Domaines et Grandes Marques venus des plus belles régions viticoles hexagonales, tout au long de la Loire, de Nantes à Sancerre et avec deux rosés à tester d’urgence en prévision de l’été qui approche.

Rosé d’Anjou Les Faluns 2018 – Donatien Bahuaud, Un hommage au terroir de l’Anjou

Ce vin rosé est une vraie belle découverte en prévision de l’été qui pointe le bout de son nez. Avec ses cépages composés de Gamay et de Grolleau, il arbore une belle robe pâle et son nez est à la fois frais et fruité, rappelant des senteurs d’agrumes et de fraise écrasée. La bouche est équilibrée entre gourmandise, fraîcheur et fruit. Ce vin rosé est évidemment recommandé en apéritif, pendant une belle soirée ensoleillée et il accompagne très bien salades et pizzas. Proposé en cafés, hôtels et restaurants, le prix de vente consommateur est recommandé à environ 9,10 euros, et il vaut bien le détour!

Cabernet d’Anjou cuvée du Rossignol 2018 – Château La Varière, ça va chanter avec vos amis!

Les cépages de ce rosé sont proviennent de Cabernet Franc et de Cabernet Sauvignon. La robe est un joli framboise et le nez est fin, légèrement acidulé, fruité groseille-fraise. La bouche est évidemment et heureusement fraiche et onctueuse avec des arômes dominants de framboise. Là aussi, le rosé est parfait pour agrémenter un apéritif et accompagner quiches, salades, plats à base de crème et plats exotiques, en belle harmonie pour tous les palais. Distribué en vente directe ou en cafés, hôtes, restaurants, le prix départ cave est à environ 8,90 euros.

Même les méchants rêvent d’amour, un livre de Anne-Gaëlle Huon (Albin Michel)

Même les méchants rêvent d’amour, un livre de Anne-Gaëlle Huon (Albin Michel)

Anne-Gaëlle Huon s’attache aux secrets de famille et plus particulièrement aux secrets de grand-mère. Avec Même les méchants rêvent d’amour, on entre de plain pied dans la vie de Julia, petite-fille de Jeannine.

Julia

Julia est écrivain, à Paris. Sa grand-mère, Jeannine est en train de décliner. Du coup, Julia plaque tout et part la rejoindre en Provence. Jeannine est dans une maison de retraite, suite à une chute dans son jardin. Elle semble très fatiguée et perd la mémoire. Julia s’installe chez elle, dans cette maison qui lui rappelle tant de souvenirs. Et puis, très vite, elle découvre un carnet écrit par sa grand-mère. Elle ose le lire. Petit à petit. Non sans angoisse. Que va-t-elle donc découvrir sur la vie de sa grand-mère.

Secrets de famille

Jeannine a très peur de perdre la mémoire. D’oublier son passé. Alors, elle décide d’écrire et de raconter sa vie dans un carnet. Sa vie, c’est comme un trésor. Elle a ses secrets mais elle ne veut pas que ses secrets disparaissent avec elle. Il faut que sa petite-fille soit au courant ! C’est comme une évidence. Elle s’est tue toute sa vie mais au moment de disparaître, elle ne doit plus se taire.

Relations familiales

Ce livre, Même les méchants rêvent d’amour, donnera envie aux jeunes lecteurs à s’intéresser à la vie de leurs aïeux. Les relations intergénérationnelles sont toujours très importantes dans la vie ! Et souvent les jeunes pensent qu’ils ont bien le temps d’interroger leurs grands-parents… A tort ! Bravo Anne-Gaëlle Huon, Même les méchants rêvent d’amour se lit d’une seule traite ! Avec bonheur !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s’effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu’elle n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’une rencontre, d’un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée. Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s’offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d’une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et lever le voile sur l’histoire d’amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère. Et s’il n’était pas trop tard pour réécrire le passé ? Après  »Le bonheur n’a pas de rides », Anne-Gaëlle Huon nous entraîne dans un récit lumineux sur le bonheur, la tendresse, le pardon. Et sur les hasards, parfois heureux, de la vie.

Date de parution : le 3 avril 2019
Auteur : Anne-Gaëlle Huon
Editeur : Albin Michel
Prix : 19,90 € (368 pages)
Acheter sur : Amazon

Une excellente BD pour motiver les jeunes filles à se lancer dans les sciences avec Les Découvreuses aux éditions 21g.


Les Découvreuses
Les Découvreuses

Les éditions 21g ouvrent très grand la porte de l’histoire scientifique en s’intéressant aux femmes qui ont contribué à des avancées décisives. Les Découvreuses dressent le portrait de 20 femmes exceptionnelles avec 15 descriptions et 5 histoires dessinées. Les existences riches et passionnantes de Marie Curie, Ada Lovelace, Hedy Lamarr, Mae Jamison et Rosalind Franklin sont narrées avec moult détails pour bien comprendre comment elles ont réussi à s’imposer dans un monde d’hommes. Une BD à offrir à toutes les petites filles de la terre pour les émerveiller et leur donner envie de devenir elles aussi d’imminentes scientifiques.

Une BD d’intérêt public

Qui a dit que les femmes n’avaient pas les capacités pour réaliser leurs rêves et faire des découvertes scientifiques comme tant d’hommes illustres? Les Découvreuses est une tentative plus que louable de remettre les choses à leur place. A force de travail et de persévérance, des femmes ont réussi à abattre les barrières pour se réaliser et faire avancer l’humanité. L’exemple fondateur est évidemment celui de Marie Curie, née Sklodowska, débarquée de sa Pologne natale et devenue la premier Prix Nobel féminine après ses incroyables découvertes. Quand on réalise tous les écueils qu’elle a du surmonter pour arriver tout en haut de l’olympe scientifique, on se dit que décidemment tout est possible dans une vie, le tout étant de ne jamais reculer et de toujours persévérer. Les pages dessinées choisissent un ton réaliste qui colle bien aux récits de vies uniques. Beaucoup de noms sont beaucoup moins connus du grand public mais pourtant ils comptent. Les Découvreuses brosse les portraits de certaines femmes qui n’avaient rien pour devenir découvreuses, comme l’actrice Hedy Lamar, scandaleuse à son époque, et pourtant précurseur du réseau Wi-Fi.

La BD se lit avec intérêt, le divertissement devient annexe et c’est un vrai hommage aux femmes qui se déroule devant les yeux émerveillés du lecteur. Les découvreuses pourrait faire des émules dans les jeunes générations, avec la promesse de nouvelles découvreuses illustres dans quelques années!

Derrière la personnalité forte et emblématique de Marie Curie, Les découvreuses présente l’aventure exceptionnelle de 20 femmes qui ont permis à l’humanité de réaliser des bonds en avant dans les disciplines scientifiques les plus variées : Physique, Chimie, Télécommunications, Biologie, Exploration de l’espace…

Date de parution : le 14 juin 2019
Auteur : Christelle Pécout et Marie Moinard
Editeur : 21g
Prix : 17 €
Acheter sur : Amazon

Le grand voyage, un très bel album jeunesse (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Le grand voyage, un très bel album jeunesse (Gallimard Jeunesse)

Camille Andros a écrit un très bel album, Le grand voyage, très joliment illustré par Julie Morstad. A travers cette histoire, les auteurs abordent des thèmes fondamentaux, comme l’émigration, le voyage, la séparation, la relation de la mère avec sa fille, la transmission…

Le personnage principal est une petite fille. Sans nom. Mais ne serait-ce pas plutôt la très jolie robe que sa mère lui a confectionnée ? Une robe à fleurs qui se trouvait belle partout où elle passait ! Que ce soit dans la rue, en voiture, en bateau, à l’école, aux champs, cette robe était divine ! Jamais elle ne quittait la petite fille tant qu’elle vivait en Grèce. Et puis, un beau jour, ce fut l’heure du grand voyage, vers les Etats-Unis. Et la robe ne trouva plus sa place que dans une malle. Elle ne désespéra point car au fond d’elle, elle savait que sa vie n’était pas finie et qu’elle lui réserverait encore de très belles surprises ! Car la vie, c’est complètement magique !
Le grand voyage, un album à offrir dès 5 ans ! Une merveille !

Date de parution : le 7 mars 2019
Auteur : Camille Andros
Illustrateur : Julie Morstad
Editeur : Gallimard
Prix : 13,50 €
Acheter : Amazon

L’aventure Disney racontée dans la trépidante BD 2 frères à Hollywood aux éditions 21g

Deux frères à Hollywood
Deux frères à Hollywood

Avant de devenir le studio de cinéma n°1 dans le monde avec ses licences Marvel, Star Wars et les adaptations de ses propres dessins animés avec des acteurs, Disney a été d’abord un homme, Walt, dont l’histoire complexe est narrée dans la BD 2 frères à Hollywood aux éditions 21g. Sans détours ni faux semblants, l’homme à la base du mythe est dépeint avec la force de ses rêves, sa force de travail titanesque, son caractère entier et ses ambiguïtés. Dans un style de dessin très cartoon, Alex Nikolavitch et Felix Ruiz remontent à l’enfance pour brosser un portrait passionnant et doux-amer.

Walt Disney dépeint par le menu

La BD retrace la vie de Walt Disney, du jeune entrepreneur ambitieux mais ruiné jusqu’à son décès en passant par des flashbacks sur sa jeunesse. Car l’homme voulait partager son rêve avec le monde entier, faire naitre de l’émotion et toucher le plus de gens possible. Les premiers personnages fantaisistes, les premiers dessins animés, le passage au parlant, le premier film d’animation, Walt Disney a souvent eu un coup d’avance pour s’imposer dans l’esprit du public. Et quand il veut ouvrir son premier parc d’attractions Disneyland tout en envahissant l’univers télévisuel, il marque encore des points décisifs. Alex Nikolavitch et Félix Ruiz décrivent un rêveur forcené et un travailleur insatiable, car les grands empires ne naissent pas tout seul. Mais les auteurs ne cachent pas non plus les zones d’ombre, car les frères Disney ont flirté avec les dignitaires allemands des années 30, se sont rangés dans la lutte anticommuniste à l’ère du maccarthysme et ont souvent surchargé leurs employés jusqu’à l’extrême limite. Les dessins se rapprochent du genre cartoon assumé, donnant aux différents protagonistes des airs de personnages imaginaires. Mais le scénario suit le fil d’une vie hors du commun, avec un Walt toujours sur la brèche et un Roy aux commandes des finances.

Le duo Disney a changé la face du monde pour toujours, avec l’irruption de l’entertainment à l’échelle industrielle dans tous les foyers de la planète. La BD est l’occasion d’en savoir plus sur deux destins exceptionnels grâce à la qualité toujours au rendez-vous aux éditions 21g.

Après la faillite de ses deux premières sociétés, le jeune Walt Disney décide de faire appel à son frère aîné Roy pour lancer une nouvelle affaire : les Disney Brothers Cartoon Studios. La combinaison de leurs talents opposés donnera naissance à un géant de l’entertainment malgré le caractère difficile de Walt. Petit à petit, Walt repoussera son frère dans l’ombre et sombrera dans une dépression chronique et une consommation excessive d’alcool… Mais tout cela ne l’empêchera pas de produire les plus grands chefs-d’oeuvre du cinéma d’animation.
Les auteurs ont choisi un style cartoon, digne du Journal de Mickey, pour raconter une très sérieuse histoire de création, d’argent et de politique (Walt Disney pouvant être qualifié de très très conservateur…), mais aussi de… famille !

Date de parution : le 23 mai 2019
Auteur : Alex Nikolavitch et Felix Ruiz
Editeur : 21g
Prix : 17 €
Acheter sur : Amazon

Les vins de Cahors s’affichent pour une belle dégustation!

Cahors Le Club
Cahors Le Club

Le lundi 20 mai 2019, des vignerons amoureux du terroir de nos régions se sont réunis dans le restaurant Le Club à l’ombre de la Tour Eiffel pour proposer une dégustation des vins de Cahors sous le signe du Malbec. Ce cépage emblématique empreint les vins rouges, blanc et rosés pour des tonalités faisant la part belle au terroir et à l’authenticité, le tout accompagné d’un buffet déjeunatoire signé Christian Etchebest.

Des vignerons qui gagnent à être (mieux) connus

Ce sont pas moins d’une trentaine de vignerons qui sont venus faire déguster leurs breuvages. Et quand on parle vin de Cahors, on ne peut pas échapper au Malbec, cépage bien français implanté dans la région depuis des siècles. Les terres qui bordent le Lot regorgent de ces vignes qui forment ce terroir si particulier. Les terrasses calcaires composées d’alluvions venus du Massif Central permettent au Malbec de s’exprimer dans un véritable terroir de prédilection. Les vins souples et fruités sont également très charnus lorsque l’on s’éloigne de la rivière. Plus on grimpe, plus les vins deviennent riches et c’est ainsi qu’ils gagnent leurs galons de grands vins. Car le vin de Cahors se trouve difficilement dans les caves situées sur Paris, je parle des vrais bons vins de Cahors, qui sortent très peu d’une région où les producteurs parviennent à écouler leurs stocks localement, bien aidés aussi par l’exportation vers les Amériques ou l’Asie. Et si les vins argentins sont eux aussi souvent composés de Malbec, le cépage vient bien de France! La puissance des vins et leur robe presque noire sont des signes distinctifs qui appellent à la découverte de ce véritable Black Wine.

Des domaines révélateurs

Devant cette large palette de vins de Cahors, il a fallu rester raisonnable pour ne pas commettre d’excès préjudiciables à la suite de l’après-midi. 3 domaines ont été testés, tous caractéristiques des vins de la région. D’abord les vins du Domaine du Prince, avec une famille Jouves aux commandes depuis plus de 300 ans. Du Lou Prince à la robe pourpre et brillante au Chêne du Prince en passant par le Rossignol, tous les vins rouges se signalent par une belle expressivité et une bouche puissante. Idéal pour accompagner les viandes rouges ou les plats en sauce, dans des gammes de prix allant de 7 euros à 30 euros. Le Chateau Ponzac est un autre domaine caractéristique de la région avec toujours une grande majorité de Malbec et des vins qui s’adressent autant aux connaisseurs qu’aux néophytes. Le vin simplement intitulé Château Ponzac est une belle illustration du savoir faire des vignerons de la région, le vin est racé et peut se consommer jeune mais également gagner en maturité jusqu’à 8 ans de vieillissement en cave. Sa couleur est légèrement violine propre au Malbec, avec un nez suave sur le fruit et une touche d’épices douces. Le Domaine de Chantelle ne déroge pas à la règle avec ses vins Tradition, Domaine, Révélation et La Passion, mais également rosés ou blancs. A noter que si tous les producteurs proposent des vins rouges puissants gorgés de Malbec, ils savent également s’adapter aux palais plus délicats des citadin(e)s avec des vins plus doux qui ne perdent pas leur intérêt et sauront satisfaire par exemple les gouts féminins.

Les vins de Cahors méritent toute l’attention des amateurs de vins pour de belles découvertes sous le signe du Malbec. La variété des domaines et des productions permet de faire de belles découvertes, avec toujours l’ombre bienveillante du terroir et de la tradition!

La nuit, j’écrirai des soleils, le dernier livre de Boris Cyrulnik (Odile Jacob)

La nuit, j’écrirai des soleils, le dernier livre de Boris Cyrulnik (Odile Jacob)

Dans son dernier livre, La nuit, j’écrirai des soleils, Boris Cyrulnik analyse l’écriture. Pas n’importe quelle écriture, celle des grands écrivains. Une analyse fine, absolument pas littéraire, mais psychanalytique. Passionnante.

La souffrance, la douleur avant les mots

Plus l’homme a souffert dans son enfance, plus il a de chance de devenir un grand homme ! D’après Boris Cyrulnik, la plupart des grands écrivains, ont subi un énorme traumatisme tout enfant. Et grâce à cette perte, à cette mort ou à cette séparation, l’enfant deviendra un adulte hors norme. Ces enfants devenus adultes ont eu recours à l’écriture et ont su mettre des mots sur leurs maux. Boris Cyrulnik va encore plus loin en écrivant que les enfants orphelins deviennent souvent de grands auteurs, en utilisant les mots pour combler l’absence.

Plusieurs exemples vrais

Boris Cyrulnik raconte en détail l’histoire de la toute petite enfance de Jean Genet : Il a été abandonné à sept mois et ne s’est jamais remis de cette blessure ancrée en lui. Il a été accueilli par une bonne famille d’accueil mais le mal était inscrit en lui, au plus profond de son être :  En fait, Genet, craintif, se réfugiait dans les livres et s’en servait pour se cacher. P.34 . Toute sa vie Genet a commis des larcins, des vols, pour se trouver dans une situation qui l’obligerait à écrire. Et c’est enfermé, en prison, qu’il écrivait !
« C’est dans le noir qu’on espère la lumière, c’est la nuit qu’on écrit des soleils » p.41

Le manque

Boris Cyrulnik écrit encore :  Pour ces enfants blessés, les mots sont des bijoux. P.37
Il nous raconte l’enfance de Georges Perec dont les deux parents ont soudain disparu. Sans explication.

Rien à aimer, rien à penser, le vide autour de lui provoque le vide en lui. P.37 […] Ce manque est à l’origine d’une contrainte à la création […] p.38
Boris Cyrulnik donne aussi l’exemple de Victor Hugo qui a écrit de merveilleux poèmes alors qu’il venait de perdre sa fille. « Quand la parole est élaborée et non pas automatique, elle donne une autre forme à la douleur de perdre » P.123

Création d’un autre monde

Boris Cyrulnik explique tout au long de son livre que l’écriture ne guérit point du malheur, ni de la douleur, mais elle permet de créer un monde meilleur où la vie devient supportable.
Son livre, La nuit, j’écrirai des soleils, se lit comme un roman. De nombreux exemples nous expliquent le cheminement intellectuel et littéraire de grands hommes. La nuit, j’écrirai des soleils, comme tous les livres de Boris Cyrulnik, nous rend plus… intelligents !!! Merci Boris Cyrulnik !

[vc_text_separator title= »INFOS DE L’EDITEUR  » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Date de parution : Avril 2019
Auteur : Boris Cyrulnik
Editeur : Odile Jacob
Prix : 22,90 €
Acheter sur : Amazon

Les crémants de Savoie en force pour l’été!

Crémant de Savoie
Crémant de Savoie

Quel plaisir de recevoir trois bouteilles de Crémant de Savoie pour une dégustation en forme de confirmation. Car si pendant longtemps le Crémant a eu mauvaise réputation, ce temps semble maintenant bien révolu. La qualité est montée en flèche, la couleur est belle, la bouche est gourmande et l’alternative au champagne ou au prosecco est évidente. Petit tour d’horizon de trois découvertes à ne pas manquer.

Le Prestige Crémant de Savoir de la Cave des vins fins de CRUET 
La cave des vins fins de Cruet s’est astreinte à une modernisation récente de son équipement pour permettre d’exprimer pleinement son savoir-faire traditionnel. La Médaille d’Or au Concours National des Crémants 2018 et le prix spécial de la presse reçus récemment ont servi de reconnaissance pour le Prestige Crémant de Savoie constitué de 45% de Jacquère, de Chardonnay pour 37 % et d’Altesse pour 18 %. La bulle est fine et légère, la robe est joliment dorée et brillante, le nez est mûr et élégant, c’est un vrai plaisir. Et comme la bouche est ronde et joliment structurée, la dégustation se passe très bien. Parfait pour accompagner foie gras poêlé aux raisins, saumon grillé ou rôti de veau aux pommes, ce Crémant est un vrai plaisir pour 9,50 euros en prix direct cave, en vente directe ou en coopérative fromagère.

Le Pétille Idylle Crémant de Savoir du Domaine de l’IDYLLE 
Le Domaine de l’Idylle est un vignoble familial cultivé dans le respect de la nature et de la tradition, accroché aux flancs des coteaux alpins de la Combe de Savoie, dans le parc du massif des Bauges. Le
Pétille Idylle Crémant de Savoie se compose de Jacquère pour 80 % et de Roussette pour 20 %.
Sa petite bulle est légère et aérienne et sa robe or franc est lumineuse. Le nez est très frais et la bouche se révèle vite harmonieuse. Préparez des bons petits plats pour l’accompagner, terrine de poisson, salade crevette-avocat-pamplemousse, sole grillée au citron ou chèvre frais. Distribué en vente directe ou en caves, le Crémant est proposé à 9,80 euros en prix direct cave.

Entre amis Crémant de Savoir extra brut de Jean-Pierre et Jean-François QUÉNARD 
Le domaine familial est transmis de père en fils depuis 1644, Jean-François Quénard s’inspire de méthodes traditionnelles transmises par des générations successives. L‘Entre Amis Crémant de Savoir Extra Brut est un plaisir constitué de 60% de Jacquère, 20% de Pinot noir et 20% de Chardonnay. La bulle est fine et légère, la robe or clair a une jolie nuance argentée. Le nez est finement fruité et la bouche est fraîche et gourmande. Poissons à l’honneur pour l’accompagner avec crabe, crevettes, blanquette de poisson ou lotte à l’estragon. Proposé en vente directe et chez les cavistes, le Crémant est proposé à 11,50 euros en prix direct cave.

Sortie DVD/VOD du très beau et naturaliste film L’incroyable histoire du Facteur Cheval le 22 mai 2019.

Si le nom de Facteur Cheval parle a priori à tout le monde, peu connaissent sa réelle histoire et la détermination qu’il mit dans l’accomplissement de l’oeuvre de sa vie. 33 ans passés à bâtir le Palais Idéal ont englouti sa vie dans une fuite en avant faite de détermination et d’application. Car c’est en plein coeur de la Drôme dans le petit village de Hauterives qu’il a patiemment assemblé, pierre après pierre, un véritable monument à l’honnêteté. Le film de Nils Tavernier insiste sur les paysages somptueux de ce morceau de terre dans lequel un homme simple parcourait la région 10 heures par jour avant de s’affairer 10 autres heures dans sa folie architecturale. Sa femme, ses enfants, son travail, il semble avoir parcouru sa vie comme un rêve, le regard éteint sur les autres mais l’esprit affairé à finir son grand oeuvre. Pas d’effets spéciaux ni de détours pour un film ouvertement naturaliste avec un homme têtu comme une mule, apparemment limité mais plus fort que beaucoup d’autres.

Un film rare au XXIe siècle

C’est peu dire que le film brille par sa beauté plastique. Les plans se transforment en tableaux, les jeux de lumière enjolivent les scènes et la nature semble immense pour ces petits êtres humains futiles et temporaires. L’un d’eux pourtant est rentré dans l’histoire par l’édification d’une oeuvre architecturale classée comme naive et inspirée des lectures faites par le Facteur Cheval sur les temples d’ailleurs, Angkor au Cambodge ou les constructions Maya d’Amérique du Sud. Il en a fait un fabuleux patchwork à l’aide de pierres trouvées dans les environs de son habitation et de mortier qu’il assemble lui-même. Loin d’être un ingénieur de formation, il n’a qu’une minuscule expérience d’apprenti boulanger pour savoir manier la matière. Le film montre la distance récurrente qu’il installe entre lui et ses proches, sa première femme, sa seconde femme, son fils, sa fille, il semble désespérément seul car incapable de supporter l’oeil d’autrui sur lui. Protection ou limite intellectuelle, la raison importe peu car l’important pour lui est de voir, jour après jour, son oeuvre avancer. Laetitia Casta et Bernard Le Coq entourent un Jacques Gamblin taiseux et amaigri dans un grand rôle de composition. Le rythme est lent, presque indolent, et il est plus qu’agréable de se perdre dans des images hypnotiques où le petit homme marque l’histoire jusqu’à se faire remarquer par André Malraux. Depuis, le Palais Idéal est rentré dans l’inventaire des monuments historiques, et ce n’est que justice.

L’incroyable histoire du Facteur Cheval est ce qu’on appelle un beau film, à découvrir en DVD ou sur la VOD à partir du 22 mai pour découvrir une oeuvre singulière et attachante. Un film qui tranche en ces temps de blockbusters sans âme, car le film en a une, indubitablement.

Fin XIXème, Joseph Ferdinand Cheval, est un simple facteur qui parcourt chaque jour la Drôme, de village en village. Solitaire, il est bouleversé quand il rencontre la femme de sa vie, Philomène. De leur union naît Alice. Pour cette enfant qu’il aime plus que tout, Cheval se jette alors dans un pari fou : lui construire de ses propres mains, un incroyable palais. Jamais épargné par les épreuves de la vie, cet homme ordinaire n’abandonnera pas et consacrera 33 ans à bâtir une œuvre extraordinaire : « Le Palais idéal ».

Sortie DVD : le 22 mai 2019
Durée : 01h45
Réalisateur : Nils Tavernier
Avec : Jacques Gamblin, Laetitia Casta, Bernard Le Coq
Genre : voir fiche allociné
Prix : 14,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

A l’Absente, un très bel hommage à Florence Malraux (Gallimard)

A l’Absente, un très bel hommage à Florence Malraux (Gallimard)

Martine de Rabaudy était une amie de longue date de Florence Malraux. En écrivant A l’Absente, Martine de Rabaudy prolonge la vie de la fille d’André Malraux. A sa manière, et avec beaucoup de pudeur et d’amitié.
En lisant Martine de Rabaudy, ne pensez pas tout savoir sur Florence Malraux. Certes, l’auteure nous révèle quelques traits de sa personnalité, quelques souvenirs d’enfance et quelques secrets de famille. Mais rien de plus. Martine de Rabaudy s’attache surtout à son amie, dans les derniers mois de sa vie alors qu’elle lutte contre la maladie de Charcot qui l’enferme chaque jour davantage. Elle tente tout pour lui apporter l’énergie suffisante pour continuer à vivre. Car Florence Malraux n’est pas une femme ordinaire. Elle est la fille d’André Malraux et elle est aussi d’une intelligence hors du commun. Depuis toute petite elle a baigné dans un milieu artistique, intellectuel et littéraire de très haut niveau. Sa vie a été passionnante, souvent rebelle, et sa personnalité forte. Jusqu’au dernier jour de sa vie.

A l’Absente, est un très bel hommage rendu à Florence Malraux, à la fois touchant et poignant. Un livre qui prolonge cette vie enlevée trop tôt.

Père génial, mère originale, tu ne pouvais pas être banale. p.33
Cette lecture conjointe était une expérience étrange qui nous dictait d’enfouir l’émotion mais nous y étions entrainées depuis l’enfance. P.80
Ce livre, esquisse de ta vie, laisserait une trace de toi. Avant de rejoindre les ténèbres tu étais sortie de l’ombre, l’ombre portée de tes parents et de tes amis en habits de lumière. P.142

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Durant les mois qui ont suivi l’annonce de sa maladie de Charcot jusqu’à sa mort en octobre 2018, Florence Malraux a été entourée par des amis qui ont tenté de lui rendre un peu de cette générosité qui était avec son indépendance d’esprit une de ses grandes qualités.
À l’Absente est le portrait de cette enfant qui connut la guerre, de cette jeune fille qui sut s’affranchir d’une mère excessive et d’un monument de père, de cette femme passionnée au destin étoilé qui accompagna tant d’intellectuels et d’artistes tout au long de sa vie.

Date de parution : 18 avril 2019
Auteur : Martine de Rabaudy
Editeur : Gallimard
Prix : 17 €
Acheter sur : Amazon

Le choc Géographie Zombie, les ruines du capitalisme aux éditions Playlist Society

Le genre du film de zombie est devenu un incontournable du genre horrifique et pas seulement au cinéma, mais également dans les séries. Depuis le classique La nuit des morts vivants réalisé par George Romero et sorti en 1968 jusqu’à Word War Z, 28 jours plus tard ou Land of the dead, les films s’accumulent et le genre connait une période faste autant qu’un engouement sans cesse renouvelé. Mais qu’est-ce qui se cache derrière cet enthousiasme collectif? Manouk Borzakian réussit à éblouir le lecteur avec une thèse ultra documentée et à l’analyse fine: le film ou la série de zombies est un miroir de notre société, avec ses peurs, ses réflexes tribaux et sa géographie complexe. 128 pages pour réaliser un tel tour de force, c’est peu et pourtant on ressort transformé ce cette lecture non seulement passionnante mais qui interroge sur notre société et nous-mêmes.

Une thèse philosophique à hauteur de cinéphile

Le film de genre s’adresse a priori aux fans, les films de zombie d’autant plus. Des visages sanglants, des courses poursuites à la recherche d’un cerveau bien chaud et juteux, la tension ressentie devant les longues cavalcades désespérées de héros pris au piège, tout cela s’adresse à un public d’initiés. Et pourtant, Manouk Borzakian donne envie de regarder tous les films de zombie cités pour vérifier la justesse de ses thèses. Car selon lui, le zombie est une métaphore caractéristique de l’autre honni, diabolisé et rejeté dans des territoires bien délimités pour ne pas avoir à se mêler à lui. Le zombie devient une victime de l’ostracisme, des difficultés sociales et du racisme et la peur qu’il engendre renvoi aux peurs sociales de nos sociétés occidentales surprotégées. La thèse est osée et l’auteur ne se prive pas de l’illustrer avec des exemples aussi nombreux que précis. L’évocation des premiers films mettant en exergue les mythes vaudous dans une île haïtienne loin de la civilisation laisse place aux références plus modernes avec des films et des séries qui se déroulent en plein cœur des pays industrialisés contaminés. Le genre a évolué en même temps que la notion d’espace, car les héros ont souvent les deux mêmes choix, fuir ou se cloitrer dans des lieux confinés, avec les risques de ne pas réussir à survivre dans aucun des deux cas. Car vivre ou survivre, il devient difficile de séparer ces deux verbes pourtant différents dans un monde où le risque est récurrent. Les 128 pages parlent de cinéma, évidemment, de séries car c’est devenu un divertissement majeur, mais aussi de sociologie des êtres humains, voire de philosophie. L’auteur ne recule devient rien, invoquant pêle-mêle l’histoire comme la paix de Westphalie en 1648, le film Délivrance et ces partis politiques qui construisent leur succès sur des thèses anxiogènes comme la théorie du remplacement. Le film de zombie devient un reflet déformant de la réalité et le genre devient tout d’un coup beaucoup moins gratuit.

C’est décidé, je vais rattraper tous les films de zombie pas encore vus. Grâce à Manouk Borzakian et la lecture de cet ouvrage passionnant, pas roboratif pour un sou et aux thèses finement présentées. Un vrai régal de lecture et de réflexion car oui, si le monde est complexe, il est possible de mieux le comprendre grâce à ce type d’ouvrage aussi savant que passionnant.

Date de parution : le 14 mai 2019
Auteur : Manouk Borzakian
Editeur : Playlist Society
Prix : 14 €
Acheter : Amazon

Les orphelins de métal, un récit jeunesse qui prend aux tripes (Lumen)

Les orphelins de métal, un récit jeunesse qui prend aux tripes (Lumen)

Pàdraig Kenny : irlandais, journaliste spécialisé dans les arts. Dès sa sortie en version originale, Les orphelins de métal, premier roman de Pàdraig Kenny, a été salué par la critique et a reçu de nombreux prix.

Un univers original

L’univers inventé par Pàdraig Kenny, est parfaitement construit, imaginaire mais pourtant imaginable. Dans un monde monté de toutes pièces – littéralement – où les inventeurs doivent suivre des règles très précises pour créer des robots, le lecteur se retrouve au milieu d’une quête incroyable.
L’auteur a su trouver l’équilibre parfait entre imaginaire et réalité. En créant un univers empli de créatures telles que l’on en trouve rarement en littérature – des robots – et les intégrant à ce que connaît le lecteur, Pàdraig Kenny surprend chapitre après chapitre et réserve au lecteur des retournements de situation à n’en plus finir.

Une entrée directe

Le retournement de situation, la révélation du grand secret qui vient bouleverser toute la vie des personnages a lieu dès le début du roman, remettant en question une réalité tout juste intégrée par le lecteur. La narration est maîtrisée à la perfection par Pàdraig Kenny, qui parvient à accrocher le lecteur dès les premiers chapitres. Plus encore, il est impossible de ne pas se prendre d’affection pour ces personnages atypiques mais tellement sincères.

Des personnages uniques et touchants

Christopher et toute sa bande sont des personnages hauts en couleur qui apportent chacun leur contribution à ce récit surprenant qui vous touchera en plein cœur. Rob, très bavard, veut absolument de vrais sourcils, qui lui donneraient l’air sérieux et qu’il pourrait coiffer. Ses demandes répétées deviennent un gag récurent, allégeant parfois une discussion sérieuse, voire même une situation dangereuse. Tous les robots ont l’ « air » humain, au point que le lecteur oublie leur nature. Les orphelins de métal est une véritable ode à l’amitié.

Les orphelins de métal est un roman unique, qui plaira à la jeunesse autant qu’aux plus grands. La sincérité et l’émotion dans la plume de Pàdraig Kenny en font un récit touchant que le lecteur n’est pas prêt d’oublier.

Date de parution : le 4 avril 2019
Auteur : Béatrice Fontanel
Illustrateur : Pàdraig Kenny
Editeur : Lumen
Prix : 15 €
Acheter : Amazon

Blanche Gardin, Benoit Solès, Thomas Ostermeier : le palmarès gagnant des Molières 2019

Blanche Gardin, Benoit Solès, Thomas Ostermeier : le palmarès gagnant des Molières 2019

La 31e cérémonie des Molières s’est déroulée lundi 13 mai au théâtre des Folies Bergère, sous l’égide de l’humoriste belge Alex Vizorek. Blanche Gardin remporte  le Molière de l’humour pour la deuxième fois. « La Machine de Turing » de et avec Benoit Solès est le grand gagnant de la soirée qui repart avec 4 Molières tandis que « La Nuit des rois » de Shakespeare, revisitée par Thomas Ostermeier à la Comédie-Française, obtient le Molière du Théâtre public.

Le maître de cérémonie a donc orchestré le show marqué par une entrée en matière assez réussie mais aussi perturbée par une intrusion surprise d’intermittents « gilets jaunes » (coupée lors de la diffusion sur France 2) qui ont dénoncé les coupes budgétaires dans la culture et sous les yeux du ministre.

« Le Molière du déshonneur incontestablement et à l’unanimité du jury, il revient à M. Macron et son gouvernement. M. Franck Riester, nous vous remettons le Molière du déshonneur parce que vous participez à cette grande fête et en même temps, vous coupez partout dans le budget de la culture« , a déclaré un des manifestants, en brandissant une statuette de Molière.

Tous les lauréats 2019

Molière du Théâtre privé :

– La Machine de Turing, de Benoit Solès, mise en scène Tristan Petitgirard, Théâtre Michel.

Molière du Théâtre public :

La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez, de William Shakespeare, adaptation Thomas Ostermeier, mise en scène Thomas Ostermeier, Comédie-Française, Salle Richelieu.

Molière de la Comédie :

– La Dégustation, d’Ivan Calbérac, mise en scène Ivan Calbérac, Théâtre de la Renaissance.

Molière de la Création visuelle :

– Chapitre XIII, de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, mise en scène Sébastien Azzopardi, Théâtre Tristan Bernard.

Décors : Juliette Azzopardi – Scénographie : Père Alexandre et Pauline Gallot – Costumes : Pauline Yaoua Zurini – Lumière : Philippe Lacombe.

Molière du Spectacle musical :

– Chance !, de Hervé Devolder, mise en scène Hervé Devolder, Théâtre La Bruyère.

Molière de l’Humour :

– Blanche Gardin, dans Bonne Nuit Blanche, de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :

– M comme Méliès, d’Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, mise en scène Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, Comédie de Caen / CDN de Normandie.

Molière du Seul/e en scène :

– Girls and Boys, avec Constance Dollé, de Denis Kelly, mise en scène Mélanie Leray, Théâtre du Petit Saint-Martin.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé :

– Benoit Solès, dans La Machine de Turing, de Benoit Solès, mise en scène Tristan Petitgirard.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :

– François Morel, dans J’ai des doutes, de Raymond Devos et François Morel, mise en scène François Morel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :

– Anne Bouvier, dans Mademoiselle Molière, de Gérard Savoisien, mise en scène Arnaud Denis.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :

Marina Foïs, dans Les Idoles, de Christophe Honoré, mise en scène Christophe Honoré.

Molière du Comédien dans un second rôle :

– François Vincentelli, dans Le Canard à l’orange, de William Douglas Home, adaptation Marc-Gilbert Sauvajon, mise en scène Nicolas Briançon.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :

– Ophélia Kolb, dans La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams, mise en scène Charlotte Rondelez.

Molière de la Révélation masculine :

— Valentin de Carbonnières, dans 7 morts sur ordonnance, d’après Jacques Rouffio et Georges Conchon, adaptation Anne Bourgeois et Francis Lombrail, mise en scène Anne Bourgeois.

Molière de la Révélation féminine :

– Ariane Mourier, dans Le Banquet, de Mathilda May, mise en scène Mathilda May.

Molière de l’Auteur francophone vivant :

– Benoit Solès, pour La Machine de Turing.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :

– Tristan Petitgirard, pour La Machine de Turing, de Benoit Solès.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :

– Mathilda May, pour Le Banquet, de Mathilda May.

Il venait d’avoir dix-sept ans, l’histoire intime de Brigitte et Emmanuel Macron (JC Lattès)

Il venait d’avoir dix-sept ans, l’histoire intime de Brigitte et Emmanuel Macron (JC Lattès)

Sylvie Bommel a une plume excellente ! Un humour décapant ! Dans son dernier livre, Il venait d’avoir dix-sept ans, elle nous raconte la vie de Brigitte Trogneux et d’Emmanuel Macron. Elle s’est attachée à leur passé, et à la façon d’un détective, elle a cherché des détails, des témoignages, des personnes ayant connu soit Brigitte, soit Emmanuel, enfant, adolescent ou adulte. Un vrai régal !

Jeunesse des années 70

On replonge dans les années 68 avec la vie de Brigitte. C’est tout simplement génial ! Les personnes qui connaissent Amiens vont beaucoup rire car l’auteur en fait un excellent tableau, en mettant en avant la bourgeoisie amiénoise ! L’histoire des Trogneux ne sort pas vraiment de l’ordinaire. Mais la petite Brigitte, elle, est la vraie petite dernière d’une famille de six enfants. Elle est arrivée sur le tard et n’a pas la langue dans sa poche ! Et elle sait ce qu’elle veut ! Contrairement au livre, Madame la Présidente, où les auteurs insistent sur le fait qu’elle est vraiment très douée, avec Sylvie Bommel, on découvre une Brigitte qui aime la vie, qui passe son bac à 19 ans, qui se marie toute jeune, et qui a des désirs plein la tête. Mais aucune ambition démesurée. C’est une femme qui n’a pas peur des autres, pas peur d’être jugée. Une femme intelligente, littéraire et passionnée.

Jeunesse des années 2000

Et du côté d’Emmanuel, on découvre un jeune homme qui a toujours été très brillant, instruit par sa grand-mère car Emmanuel désirait toujours apprendre ! Il n’avait pas vraiment d’amis car il préférait lire que jouer aux billes. Ou travailler avec sa grand-mère !
L’auteur raconte la rencontre de Brigitte et d’Emmanuel alors qu’elle le découvre à ses cours de théâtre. Sans fioriture. Avec les réactions des deux familles respectives.

Publik’Art a savouré ce livre, superbement écrit car on ne peut que rire ! L’auteur fait des parenthèses, très personnelles, qui sont bien analysées ! Et toujours faites avec beaucoup d’humour !
Bref, Il venait d’avoir dix-sept ans est une très belle histoire d’amour mais pas que…

[vc_text_separator title= » INFOS DE L’EDITEUR  » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Date de parution : le 2 mai 2019
Auteur : Sylvie Bommel
Editeur : JC Lattès
Prix : 17,90 € (200 pages)
Acheter sur : Amazon

« Un amour qui ne finit pas » porté par la théâtralité enlevée de Michel Fau

10314615_10202754998395816_9080413168892120832_n

Photo Marcel Hartmann

Enregistrée en 2016 au Théâtre Antoine, la pièce d’André Roussin « Un amour qui ne finit pas » est diffusée ce 11 mai sur France 5, à 22h25.

Il faut se méfier d’une pièce de boulevard car elle peut en cacher une autre et révéler sur un ton faussement léger, un vrai questionnement sur le sentiment amoureux et l’absurdité du bonheur bourgeois. Un réjouissement.

Michel Fau n’a pas son pareil pour s’emparer avec inventivité et exigence de ce théâtre psychologique à l’écriture poétique et captive, teintée de mélancolie et d’amertume révélatrices chez les protagonistes d’une frustration, sous jacente, inquiétante.

Se protéger de l’amour pour le rendre éternel, voilà la condition posée d’entrée par notre antihéros prêt à aimer une femme comme un idéal féminin et sans qu’elle participe charnellement à cette adoration.

Jean ( Michel Fau) est un homme marié à Germaine (Léa Drucker), une femme soupçonneuse et dévoratrice.

Revenu de ses maîtresses, Jean rêve désormais d’un amour platonique où l’élue de son coeur ne serait que l’image et l’inspiration de ses songes et de ses fantasmes.

En cure à Divonne, il rencontre l’ objet de ses rêves, Juliette (Pascale Arbillot), une épouse modèle.

Il l’aborde et lui fait part de son intention de l’ aimer unilatéralement, sans rien avoir à lui demander en échange. Elle consent à l’ expérience.

Mais c’est sans compter sur l’ épouse de Jean et le mari (Pierre Cassignard) de Juliette qui, dans un double jeu d’esquive puis de reprise de leur couple respectif, vont gripper cette quête surréaliste.

A l’abri d’un texte drôle, féroce et ciselé, André Roussin se moque jusqu’à l’absurde de l’hypocrisie conjugale et de l’esprit petit bourgeois qui voient les personnages, ébranler dans leurs certitudes, jouer un double jeu et dévoiler leur part d’ombre.

Michel Fau n’a pas son pareil pour s’emparer avec inventivité et exigence de ce théâtre psychologique à l’écriture poétique et captive, teintée de mélancolie et d’amertume révélatrices chez les protagonistes d’une frustration, sous-jacente, inquiétante.

22217_10202754998635822_3465314375922581076_n

Photo Marcel Hartmann

Le décor sophistiqué de Bernard Fau (nous sommes dans les années 60) installe judicieusement en miroir et en opposition les appartements des deux couples (classique/design) où ce qui est noir dans l’un est blanc dans l’autre et vice versa.

Dans un jeu très incarné et au service du texte, les comédiens font preuve d’une direction d’acteurs au cordeau. Michel Fau excelle en amant placide et désabusé tandis que Léa Drucker au bord de la crise de nerf, à la fois impulsive et manipulatrice, est irrésistible. Quant au couple Pierre Cassignard et Pascale Arbillot, il est cet homme et cette femme dont la flamme n’aura pas survécu à ce marivaudage surnaturel.

Une théâtralité enlevée, toujours à bonne distance d’une fine dérision, propice à aiguiser toute la force comique, spirituelle, et noire de la brillante satire.

Vivre tout simplement, un très beau premier roman (Anne Carrière)

Vivre tout simplement, un très beau premier roman (Anne Carrière)

Julie Léal nous livre son premier roman : Vivre tout simplement. Un très beau livre, aussi simple et vrai que son titre.

Croque-mort

Le héros du livre est Antonin. Il est jeune, 34 ans, et a le même métier que son père, son grand-père, son arrière-arrière-arrière-grand-père… Bref, un métier qui lui est apparu comme une évidence et pourtant il est très spécial son métier : il est croque-mort. Enfin, aujourd’hui, on dit « employé des pompes funèbres », c’est plus joli !
 » Selon la légende, on donnait le nom de « croque-mort » aux employés des pompes funèbres car ils avaient l’habitude de mordre le gros orteil des défunts, pour s’assurer qu’ils étaient bien morts. » P.22

Intimité entre deux êtres

Un jour Camille, jeune femme, toute jolie, toute souriante, va entrer dans son magasin. Cela bouscule terriblement Antonin. Il n’a pas l’habitude de voir des gens heureux. Dans sa boutique, les gens sont toujours tristes. Pas Camille. Que veut-elle donc ?
Préparer ses propres obsèques.
Avec beaucoup d’humour, l’auteur nous fait vivre une rencontre aussi inédite qu’improbable entre Antonin et Camille. A chaque visite de Camille, on apprend à la connaître, on essaie de percer son mystère et on se laisse guider par elle, comme Antonin.
Leur relation évolue au fil des pages. Très joliment. Avec beaucoup de vérité. Camille se confie à Antonin et on sent son urgence de vivre. De Vivre tout simplement. Et Antonin sera son confident. Tout simplement.

Publik’Art a été très sensible au style de l’auteur. A travers Vivre, tout simplement, le lecteur capte une très belle leçon de philosophie ! Un très beau premier roman !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Antonin, trente-quatre ans, est un jeune homme ordinaire, qui exerce un métier tout sauf ordinaire. Un métier qu’il aime, mais qui l’isole et lui pèse. Un métier humain, qui le déshumanise : Antonin est employé des pompes funèbres. Croque-mort. Seul, enfermé dans le quotidien de son magasin, il observe le monde avec lassitude et ennui. Jusqu’au jour où la belle Camille, joyeuse et pleine de vie, pousse la porte de sa boutique, avec une requête très particulière qui va bouleverser sa vie… Leurs vies. Deux personnages à la croisée des chemins, qui vont apprendre à se découvrir l’un l’autre, et à se découvrir eux-mêmes..

Date de parution : le 3 mai 2019
Auteur : Julie Léal
Editeur : Anne Carrière
Prix : 17 € (176 pages)
Acheter sur : Amazon

Des vins d’été à découvrir pour ensoleiller vos repas et vos apéros

Même en cette période printanière très automnale, il n’est pas trop tard pour découvrir des vins d’été à déguster pour faire venir le soleil. Des vins rosés, beaucoup, mais aussi des vins rouges et blancs pour s’accorder aux mets les plus ensoleillés.

L’été approche!

L’été est synonyme de chaleur, de terrasse, d’amis et de repas bruyants, remplis de rires et de confidences. Pour aviver la joie, rien ne vaut des vins adaptés à l’occasion, de préférence rosés mais pas seulement. C’est parti pour un tour d’horizon qui pourrait faire venir le soleil et faire disparaitre ce méchant automne printanier, dans l’attente des festivités estivales.

Liberté Rosé Fraternité est une jolie appellation pour un rosé qui invite à la convivialité. Ce rosé incarne l’art de vivre à la française pour des moments partagés entre copains, dans des moments festifs et drôles à l’apéro. Le nez est fruité, la bouche est gourmande et désaltérante, de quoi accompagner parfaitement cochonnailles, charcuterie fine et salade d’avocats.
Prix: 5,60 euros.

On arrive jamais les vins vides (blanc) est un vin qui n’est pas qu’une étiquette. Inscrit dans la gamme iconoclaste les Confidences, il s’affranchit des codes en cultivant l’impertinence à l’heure de l’apéro. Made in Vaucluse, le vin joue sur les instants de consommation, sur les motivations du choix, sur le trait de caractère et sur les circonstances. L’IGP Vaucluse se compose de muscats petits gains, de Vermentino, de Chardonnay, de Viognier et de Sauvignon. Sa robe est lumineuse aux reflets argentés, sa bouche évoqué les fruits exotiques et les végétaux. Le vin se boit idéalement avec des coquillages et des crustacés, des salades et des poissons grillés. Prix: 5,60 euros.

Rose Mary tranquille est un vin rosé aux accents méditerranéens, il est issu des cépages Grenache, Syrah et Cinsault, Rosemary se veut charmant, tranquille ou pétillant. Doté de fines bulles naturelles pour sa version pétillante, il invite au partage et au plaisiret offre de délicates notes florales et des parfums de bonbon anglais. Prix: 7,90 euros et 5,70 euros.

Ardèche par nature rosé est un rosé à la robe pâle et à la couleur pêche. Le nez développe des arômes de fruits frais. En bouche on retrouve une belle nervosité et la fraîcheur est soutenue par une belle acidité. Le vin est idéal à l’apéritif et conviendra parfaitement avec un carpaccio de tomates ou des salades de fruits. De quoi parfaitement profiter de l’été! Prix:5,85 euros

la cuvée de nuit porte un joli nom pour s’accorer à un bel apéritif entre amis mais également accompagner des plats d’été telle qu’une grande salade composée. La bouteille est belle et fait référence à un filtre d’amour qui ne durerait qu’une nuit. Il faut donc en profiter. Prix: 5,10 euros.

Cosmic (B+R) Les vins Aegerter de la gamme Cosmic cassent les codes avec des rouges et des blancs, chardonnay et Pinot assemblés au coeur de la Bourgogne avec des cépages provenant de différentes régions. Le Cosmic Chardonnay se distingue par sa fraîcheur et ses notes de pêches auxquelles s’ajoutent de délicates notes de fruits exotiques. Le Cosmic Pinot Noir tire sa force des fruits rouges frais, la finale révèle des notes de sous-bois au long de tanins souples. Prix: 8 euros.

Jolies Filles, c’est un rosé tendance qui vise à la convivialité avec ce nom si enchanteur. Frais et élégant, il se distingue par ses parfums d’agrumes et de fruits rouges. Sa robe est douce et fait penser à des pétales de rose éparpillés sur le catwalk. La bouteille est séduisante pour les hommes, charmante pour les femmes pour un rosé à découvrir. Prix: 10 euros.

La personne de confiance, une superbe création de Didier Van Cauwelaert (Albin Michel)

Didier Van Cauwelaert © Albin Michel

La personne de confiance, une superbe création de Didier Van Cauwelaert (Albin Michel)

Publik’Art est très attaché à Didier Van Cauwelaert ! Avec Le retour de Jules puis son avant-dernier livre, J’ai perdu Albert, Publik’Art est totalement accro ! Cette fois-ci encore, avec La personne de confiance, Didier Van Cauwelaert nous emballe !

Pas de 4ème de couverture

Ne cherchez pas un résumé du roman en 4ème de couverture. Vous y trouverez juste la première phrase du livre : « On croit qu’on ne sert à rien sur terre, jusqu’au jour où quelqu’un vous demande l’impossible… ». C’est à la fois peu et beaucoup ! Bien sûr le livre à peine entamé, le lecteur va poursuivre sa lecture avec jubilation jusqu’à la dernière page !

Le héros

Le narrateur est le héros, bien malgré lui, de cette histoire. En fait, il est placé en garde à vue et raconte au capitaine de gendarmerie tout ce qui lui est arrivé depuis le 4 septembre, à 9h. Maximilien Médard, c’est son nom, travaille à la Fourrière, et embarque une Rolls Phantom garée sur un emplacement livraisons. Mais ce qu’il n’avait pas vu c’est qu’il y avait quelqu’un à l’arrière de la voiture. Et pas n’importe qui !

Vieille dame blindée

Il découvre que la dame qui a l’air bien mal en point, sur la banquette arrière du véhicule est Madame Larmor-Pleuben, le PDG des biscuiteries ! Celle que l’on voit partout sur les paquets de galettes bretonnes ou sur les pubs : Mamie Larmor, le goût du vrai !
Le roman commence ainsi et démarre très très fort. Pas une seconde d’ennui ! le lecteur est transporté dans cette histoire folle et incroyable de Maximilien et surtout de Madame Larmor-Pleuben !

Comme toujours, l’auteur, Didier Van Cauwelaert, nous épate avec son imagination débordante et son style si vivant ! On adore ! On en redemande encore !
La personne de confiance, un très beau moment de lecture qui nous évadera bien loin de notre quotidien !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« Depuis que je suis entré dans sa vie en l’enlevant avec mon camion-grue de la fourrière, elle n’a plus envie de mourir. Elle m’a même choisi pour être ce qu’on appelle sa ‘‘personne de confiance’’. Du jour au lendemain, je me retrouve avec les clés de son destin, de son entreprise, de sa famille de rapaces… Reste à savoir, comme dit ma copine Samira, si c’est le kif absolu ou le plus dangereux des pièges. »
Quand deux jeunes de banlieue décident de sauver une ancienne héroïne de la Résistance… Un roman haletant, jubilatoire, avec un éclat de rire à chaque page et toute l’émotion du monde.

Date de parution : le 27 mars 2019
Auteur : Didier Van Cauwelaert
Editeur : Albin Michel
Prix : 19,90 € (248 pages)
Acheter sur : Amazon

Isabelle Adjani dans « Opening Night » : l’insaisissable mystère d’une actrice fascinante

Isabelle Adjani dans “Opening Night “ : l’insaisissable mystère d’une actrice fascinante
Isabelle Adjani « Opening Night » d’après le scénario de John Cassavetes © Simon Gosselin

« Isabelle Adjani dans « Opening Night » : l’insaisissable mystère d’une actrice fascinante

Pour son retour sur scène, Isabelle Adjani a choisi le metteur en scène Cyril Teste. Dans une pièce librement inspirée d’Opening Night de John Cassavetes, elle interprète une comédienne (Myrtle) à la dérive, en quête d’une vérité dramatique dont le matériau en constante évolution, se réinvente à chaque représentation.

Et c’est là l’originalité de la proposition puisque chaque soir la version donnée est unique, même si ses ingrédients sont (presque) les mêmes, scènes, écrans, comédiens.

A l’abri d’images, de répétition, de jeux de pouvoir, de manques, de fracas, on y voit une actrice en crise après avoir assisté à la mort d’une admiratrice. Hantée par le fantôme de cette jeune femme comme elle le serait de sa propre jeunesse perdue, elle perd pied et boit, ne parvenant plus à se connecter à son rôle, celui d’une comédienne en manque d’amour. Ni son metteur en scène, Manny (Morgan Lloyd Sicard), ni son partenaire, Maurice (Frédéric Pierrot), n’arrivent à la raisonner.

On retrouve ici le dispositif cinématographique cher au fondateur du collectif MxM : les acteurs sur scène et en coulisses sont filmés en plan séquence. La vidéo projetée en direct sur grand écran vient augmenter l’espace imaginaire du plateau et raconter le hors-champ. Un procédé déjà à l’œuvre dans ses précédentes créations : Nobody en 2015 et Festen en 2017.

Jeux de miroir vertigineux

En s’inspirant de la pièce de Cromwell et du scénario de Cassavetes, Cyril Teste interroge la figure de l’actrice et ses jeux de miroir qui focalisent la distance, tantôt immense tantôt imperceptible, entre l’être et l’incarnation.

Une mise en abîme vertigineuse où Isabelle Adjani en incarnant la star brouille les frontières entre la fiction et le réel. Où l’histoire de cette femme – qui se heurte, qui se cherche et retrouve sa place sur le plateau de théâtre – fait écho à son propre statut d’actrice.

« C’est comme si j’avais perdu la réalité de la réalité« , déclare Myrtle. Pendant quelques secondes, on observe le visage d’Isabelle Adjani, filmé et projeté en direct sur le grand écran au centre du décor et qui s’y voit ainsi démultiplié, où l’image superpose avec sa lecture en creux, le trouble d’identification entre l’actrice et son personnage.

Adjani (Myrtle), Morgan Lloyd Sicard (Manny), Frédéric Pierrot (Maurice) sont ainsi tour à tour des doublures de leur propre rôle qui évoluent en noir et blanc sur grand écran et sur scène dont chacune des faces donne chair au théâtre et à sa vérité extrême.

Dans cette traversée pour un autoportrait en forme d’autofiction du métier d’actrice, Adjani et ses complices sont formidables. D’un insaisissable mystère, elle capte la scène d’un jeu d’une infinie précision aux maintes variations où elle donne tout. Entre emportement, abattement, pleurs, ressaisissement, jusqu’à cette scène mémorable où elle livre une danse tribale aussi introspective qu’exutoire. Multiples facettes d’une actrice absolue.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 3 au 26 mai 2019 Lieu : Théâtre des Bouffes du Nord (Paris)
Metteur en scène : Cyril Teste

Barcelone mi amor, le retour de la bande de Ma vie selon moi (Rageot)

 

Barcelone mi amor, le retour de la bande de Ma vie selon moi (Rageot)

Sylvaine Jaoui est une auteure française au succès indiscutable. Ses sagas destinées à la jeunesse les plus célèbres sont Ma vie selon moi ou encore Toi+Moi+Tous les autres. En plus d’enseigner dans le supérieur, Sylvaine Jaoui anime des ateliers d’écriture dans les écoles et salons littéraires.

À noter

Barcelone mi amor est le dixième tome de la saga Ma vie selon moi. Commencer par le premier, Le jour où tout a commencé, est recommandé. Cette édition est une édition collector limitée, qui contient un dossier sur les bons plans de Barcelone.

Une parenthèse

Barcelone mi amor est un tome à part dans toute la série de Ma vie selon moi. Comme une parenthèse dans la vie des six amis, qui se retrouvent tous ensemble pour la première fois depuis bien trop longtemps, le temps d’un week-end à Barcelone. Pendant trois jours, ils vivent ensemble à nouveau.
C’est comme si rien n’avait changé, ils se retrouvent comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Pourtant, tout est bien différent. Thibault vit maintenant aux Etats-Unis et les trois filles sont les seules restantes à la maison rose. Mais à l’instant où ils se retrouvent tous les six, ces personnages toujours aussi attachants et hilarants retrouvent leurs habitudes de groupe.

Un groupe d’amis inoubliables

Le lecteur retrouve avec bonheur des personnages hauts en couleur, qui ont le chic pour se mettre dans des situations impossibles et hilarantes. Les six amis sont les rois des quiproquos, pour notre plus grand plaisir. Le temps d’une escapade à Barcelone, le lecteur a l’impression d’être un membre de la bande, et vit aux côtés des personnages.
Juliette, Jim, Nicolas, Léa, Ingrid et Thibault ont chacun leurs particularités et sont tous uniques à leur façon. Dès les premiers chapitres, le lecteur réalise que

Découverte de Barcelone

Tout comme le tome 8, Sous le soleil de Floride, ce nouveau tome de Ma vie selon moi est plus court que les précédents. Pas vraiment la suite des aventures des personnages mais pas non plus superflu, ce tome nous permet d’en apprendre un peu plus sur la bande d’amis. Mais surtout, Barcelone mi amor nous offre un vrai voyage, une escapade agrémentée de visites et d’expériences locales telles qu’on les vivrait si on y était.

Comme toujours, la fluidité et la légèreté de la plume de Sylvaine Jaoui fait de ce tome 10 des aventures de Juliette et toute la bande une lecture aussi plaisante que possible.

Date de parution : le 17 avril 2019
Auteur : Sylvaine Jaoui
Editeur : Rageot

Prix : 13,90 €
Acheter : Amazon

L’odeur de la colle en pot, d’Adèle Bréau (JC Lattès)

 

L’odeur de la colle en pot, d’Adèle Bréau (JC Lattès)

Adèle Bréau nous livre une très belle histoire avec son livre L’odeur de la colle en pot. On voyage dans le temps et on se retrouve dans les années 90. Nostalgie, quand tu nous tiens !
Caroline a treize ans. Elle est en 4eme, au Collège. Grâce à elle, on va revivre notre adolescence ! La mode vestimentaire de cette époque est bien présente dans ce roman et c’est un vrai régal ! On est loin du téléphone portable ! Caroline nous parle de ses albums Panini, des yoyos, des albums des Crados, des Pifs, du Kiki de sa petite sœur… Bref, tout un monde que nous avons connu ! Sans oublier la mentalité de l’époque. Les parents de Caroline ne s’entendent pas et vont se séparer. C’est la honte pour Caroline. Elle ne peut pas en parler, même à sa meilleure amie.
Caroline nous dévoile son premier flirt, son premier amour. Ses premières impressions charnelles avec beaucoup de pudeur. Les premiers émois de l’adolescence ! Et tout ça en 1990 ! A l‘époque où les jeunes allaient au café, pour fumer, en toute tranquillité ! Sans oublier l’odeur des petits pots de colle qu’on adorait tant !
A travers son roman, L’odeur de la colle en pot, Adèle Bréau aborde des sujets graves, comme les rapports parents-enfants, le couple parental, l’amour mais également la mort, le deuil. Un roman pas si léger que ça ! Mais assurément un beau moment de lecture !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Septembre 1991. Caroline a treize ans et intègre son nouveau collège. Avec ses parents et sa sœur Charlotte, ils ont quitté la banlieue pour s’installer à Paris, dans un appartement trop grand où les liens se distendent chaque jour.
S’il voulait se rapprocher de ce travail qui le dévore, le père est pourtant de plus en plus absent. Quand il est là, c’est vêtu de ce blouson qu’il ne quitte plus, et de cet air qui semble dire son désir de partir loin.
Autour de l’unique téléphone fixe de la maison se chuchotent les secrets d’une famille en plein chaos : le chagrin de la mère, la fuite du père et les tourments adolescents de l’héroïne, qui déroule le fil de cette année si particulière où l’enfance s’éloigne.
Caroline restitue le portrait d’une génération désenchantée, les professeurs, les premiers flirts, les cafés où l’on fume encore, les cabines téléphoniques, les vidéoclubs, la musique triste dans son walkman, les cahiers Clairefontaine, les Guignols de l’Info, le bruit des craies et c’est toute une époque qui ressurgit comme lorsqu’on plonge son nez dans ces petits pots de colle à l’odeur d’amande.
Récit d’un temps révolu autant que de l’adolescence, L’Odeur de la colle en pot peint avec légèreté et mélancolie le moment de bascule entre l’enfance et l’âge adulte, une période bouleversante et intemporelle.

Date de parution : le 24 avril 2019
Auteur : Adèle Bréau
Editeur : JC lattès
Prix : 19,90 € (280 pages)
Acheter sur : Amazon

La neurobiologiste qui a perdu la tête, récit d’une folie et d’une guérison (JC Lattès)

Barbara K.Lipska

La neurobiologiste qui a perdu la tête, récit d’une folie et d’une guérison (JC Lattès)

Barbara K.Lipska est une neurobiologiste de très haut vol. Elle est née et a étudié la médecine à Varsovie. En 1988, elle part, avec sa famille aux USA où elle continue sa carrière se spécialisant sur les maladies mentales. Ses recherches portent plus précisément sur la schizophrénie et dans la recherche post-mortem sur le cerveau humain. En 2013, Barbara K.Lipska est directrice du noyau de la collection de cerveaux humains au NIMH. D’autre part, Barbara K.Lipska est une très grande sportive, marathonienne et triathlète.

Le cancer, encore et encore

En juin 2015, on découvre des tumeurs cérébrales chez Barbara K.Lipska. Le comble du comble, elle qui dissèque des cerveaux à longueur de journée, souffre d’un cancer du cerveau. Ce n’est pas son premier cancer. Elle a déjà eu un cancer du sein, puis un mélanome.
Dans son livre, La neurobiologiste qui a perdu la tête, Barbara raconte sa vie avant la maladie et pendant la maladie. Rien n’est glauque. Le style est volontairement simple et clair. Même ses explications scientifiques sur ses nombreuses recherches sont très faciles à comprendre et passionnantes.

Témoignage incroyable

Il est évident que ce témoignage va aider beaucoup de personnes, soit malades, soit entourant un malade. On ne peut que mieux comprendre ce qui se passe dans un cerveau atteint de tumeurs cancéreuses. Mieux comprendre les changements brusques des comportements des personnes malades bien avant d’être diagnostiquées.

Il est évident que nous ne sommes pas Barbara K.Lipska ! Elle a une capacité de résilience complètement incroyable ! Elle continue à se battre, jour après jour, sans jamais baisser les bras, malgré les nombreuses souffrances que son corps lui impose. Elle continue ses exploits sportifs, même en plein traitement. Et c’est ça qui l’a fait tenir debout.
On ne peut qu’être admiratif devant son combat.

Notre coup de coeur !

Un grand merci, Barbara K.Lipska, pour ce témoignage capital.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

En juin 2015, Barbara Lipska, spécialiste en neurosciences et en maladie mentale découvre qu’elle a une tumeur au cerveau maligne. En quelques mois, son cortex frontal est atteint. Elle plonge alors dans une sorte de folie, manifestant des signes de démence et de schizophrénie avancés qui terrifient sa famille et ses amis. Elle sent progressivement sa conscience l’abandonner. Miraculeusement son traitement en immunothérapie se révèle particulièrement efficace et sa vie finit par redevenir normale. À une différence près, elle se souvient parfaitement de son voyage au cœur de la folie…
Vécue par une grande scientifique, cette expérience offre une vision unique du fonctionnement de notre esprit et de son étonnante résilience.
Comment les maladies mentales, les accidents, la vieillesse altèrent notre personnalité, notre mémoire, notre perception du monde, de notre entourage et bien sûr de nous-même. Que reste-t-il de notre conscience quand la nuit nous envahit progressivement.

Un récit d’une émotion et d’une précision rares qui nous permettra aussi de mieux comprendre ceux qui souffrent autour de nous.


Traduit de l’anglais par Bernard Sigaud

Date de parution : le 17 avril 2019
Auteur : Barbara K.Lipska, avec Elaine McArdle
Editeur : JC Lattès
Prix : 19 € (250 pages)
Acheter sur : Amazon

Mamie Cascade, une Mamie qui nous donne le punch (Anne Carrière)

Mamie Cascade, une Mamie qui nous donne le punch (Anne Carrière)

Paul Ivoire nous régale avec Mamie Cascade. C’est son second roman.

Mamie Cascade est une dame qui a quatre-vingts ans. Ce n’est pas une Mamie comme tout le monde. Car avant de se trouver à la retraite, Marguerite était cascadeuse professionnelle. Mais maintenant, elle n’est plus en état. Elle se trouve dans une chaise roulante, ayant une cheville malade qui l’a fait atrocement souffrir. Elle ne veut plus continuer à vivre ainsi. Elle vit seule, aidée par une aide-soignante. Et autour d’elle, des personnes vont se rencontrer… Des belles personnes. Des belles rencontres.
Un jour un ancien ami réalisateur lui propose un rôle dans son film. Un rôle de cascadeuse en fauteuil roulant ! Un rôle fait sur mesure pour elle. Elle accepte le rôle et décide alors de terminer le film en beauté. Sa dernière cascade sera réellement la dernière minute de sa vie… C’est son plus grand secret.
Mais c’est sans compter sur les proches de Marguerite…

Mamie Cascade est un beau livre qui dévoile le portrait d’une femme hors du commun. Les relations qu’elle tisse avec son entourage forme une immense toile qui l’empêchera de tomber…

Comme tout livre, il faut lire jusqu’à la dernière page. L’auteur se dévoile complètement et nous explique comment est né son livre et qui sont ses personnages ! Passionnant !

Mamie Cascade, une très belle histoire, qui nous fait chaud au cœur !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Ancienne cascadeuse professionnelle, Marguerite Courbet a quatre-vingts ans. Veuve, délaissée par son fils unique et dépendante de son aide à domicile, elle songe sérieusement à en finir avec la vie. Sa spécialité, c’est la chute libre. Mais comment se suicider lorsqu’on est en fauteuil roulant et qu’on habite dans un pavillon de plainpied ?
Une proposition inattendue d’un ami réalisateur lui apporte une solution. Elle tirera sa révérence lors du tournage de Mamie Cascade, un long métrage inspiré de sa vie exceptionnelle. La dernière chute libre, de quarante mètres en décapotable, prévue dans le scénario lui sera fatale.
Marguerite est une professionnelle : avant de mourir, elle doit honorer son contrat et réussir les autres cascades du film. Elle reprend donc contact avec Micka, son ancien mécanicien, qui l’aidera à préparer les voitures et à chorégraphier les scènes d’action. Elle sollicite son vieux médecin, à qui elle donne cinq mois pour « réparer » sa cheville blessée. Et elle embauche Gustave, un jeune homme de vingt-neuf ans, traducteur de notices techniques, afin qu’il écrive ses mémoires.
Contre toute attente, Marguerite va s’attacher à Gustave et à son entourage. Les discussions sont riches. Ils se livrent et se comprennent. Les certitudes de la cascadeuse vacillent. Le traducteur se découvre. Une profonde amitié naît. Et s’il suffisait d’une rencontre pour changer une vie ?

Date de parution : le 5 avril 2019
Auteur : Paul Ivoire
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (272 pages)
Acheter sur : Amazon

The Wicked deep, une malédiction à ne pas manquer (Rageot)


The Wicked deep, une malédiction à ne pas manquer (Rageot)

Shea Ernshaw écrit depuis son plus jeune âge. Fervente lectrice, cette auteure américaine est découverte avec The Wicked deep, son premier roman. Celle qui trouve sa place très rapidement dans les listes de best sellers pourra bientôt voir son roman à l’écran, dont les droits ont été acquis par Netflix.

Un roman unique

The Wicked deep ne ressemble à aucun autre roman. Que ce soit pour son scénario, ses personnages, ce qu’il dégage ou même l’écriture, c’est un roman unique. Shea Ernshaw transmet une ambiance macabre dès les premières pages. Le lecteur se sent confiné dans cette petite ville de Sparrow, avec le sentiment d’y être coincé, comme Penny. Il doit assister, impuissant, au lancement de la Swan Season, lorsque les sœurs Swan possèderont les corps de trois jeunes filles de Sparrow, et commenceront à tuer.

Une vengeance

À partir du 1er juin et jusqu’au solstice d’été, la ville de Sparrow est sous l’emprise des sœurs Swan. Hazel, Marguerite et Aurora sèment la terreur autant qu’elles attisent la curiosité. Ces trois sœurs reviennent chaque année et reprennent vie brièvement dans un corps qui n’est pas le leur, comme une vengeance contre cette ville qui les a condamnées. Les touristes affluent, pour découvrir à leur tour ce qu’on appelle une malédiction et qui n’est pour certain qu’une croyance populaire.

Entre le bien et le mal, l’incertitude

Les trois sœurs, que l’on apprend à découvrir au fil du roman, dévoilent une part d’humanité à laquelle on ne s’attendait pas. Le lecteur en vient à s’attacher à ces trois meurtrières, prisonnières de leur destin. Si les sœurs Swan sont présentées comme cruelle par le personnage de Penny au début du roman, de légers retours dans le temps permettent au lecteur de repartir deux cent ans en arrière et découvrir ce qu’il s’est réellement passé, et comment a débuté la malédiction de la ville de Sparrow… et celle des sœurs Swan.
À travers le point de vue de Penny, Shea Ernshaw remet en question une vision manichéenne du monde. La distinction du bien et du mal se fait plus compliquée pour le lecteur, jusqu’à ce que la frontière, jusque là floue, soit complètement impossible à distinguer.

Un concentré d’émotions

Teinté de sorcellerie, concentré d’histoire de familles et d’intrigues secondaires toutes aussi palpitantes que l’intrigue principale, The Wicked deep nous fait voyager jusqu’à Sparrow, abandonnés à notre propre sort, spectateurs d’une représentation macabre que l’on ne peut ni empêcher, ni ignorer. L’auteure fait ressentir au lecteur toutes les émotions possibles et imaginables, en même temps que son personnage principal. De la peur à la fascination en passant par l’empathie, qu’on les aime ou les déteste, il est impossible de résister aux sœurs Swan.

Il est difficile de rendre justice à un texte tel que The Wicked deep sans en dévoiler de trop. Si quelques passages peuvent sembler légèrement trop rapides, ce micro défaut est facilement compensé par une maîtrise de la narration sans pareille de Shea Ernshaw, des personnages profonds et une intrigue que les lecteurs ne sont pas prêts d’oublier.

Date de parution : le 24 avril 2019
Auteur : Shea Ernshaw
Editeur : Rageot
Prix : 17,50 €
Acheter : Amazon

A LIRE