Le projet Purple Ashes se compose de la chanteuse et parolière Clémence de La Taille et de Syan aux instruments et aux synthés. Après un premier album Something In The Air paru en 2018, elles sont de retour avec EP de quatre titres intitulé Dreamers.
De l’électro pop porté par une voix enchanteresse
Originaire de bordeaux, le duo électro pop Purple Ashes se fait annoncer avec le clip de Get My Way déjà disponible sur Youtube. Clémence de La Taille et Syan creusent le sillon d’une indie électro pop française aux paroles anglaises et aux rythmiques robotiques. Get My Way, Dreamers in sleepless night, Nothing is better et Seasons Change sont cohérents dans leur approche musicale portée par une voix centrale entourée de beats électroniques synthétiques. Le clip de Get my way a été réalisé par la graphiste et réalisatrice Marie Genevoix et Jérôme d’Aviau au montage FX se concentre sur la chanteuse de l’eau jusqu’à la taille, comme transportée par les éléments. Quelques jours avant le début du confinement, elle se livre en toute liberté avec une belle ode poétique. Le triangle symbole de féminité en même temps que symbole du groupe hante les graphismes de la formation. La musique entêtante de Get my way reste marquée dans l’esprit longtemps après l’écoute. La musique plus électro robotique de Dreamers in sleepless night se dévoile dans un clip aux images très cinéma expressionniste allemand, entre Nosferatu et Métropolis pour de belles envolées lyriques cristallines de la chanteuse et des rythmes rock répétitifs. La musique rappelle les glorieuses heures du trip hop dans les années 90, chères à ceux qui se sont laissés bercer par la musique de cette époque.
Il y a du Télépopmusik époque Breathe voire du Goldfrapp époque Utopia chez Purples Ashes, entre puissance contenue et déluges de décibels. Leur EP se dévoile ce 20 mai pour un vrai régal électro pop à ne pas bouder.
La situation sanitaire permet enfin aux musées de rouvrir et l’exposition Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat est enfin accessible au Musée du Luxembourg à partir du 19 mai 2021. Mieux que la mise en ligne des visites virtuelles le 8 avril dernier par la Réunion des musées nationaux– Grand Palais, le public peut enfin déambuler dans les allées pour voir les oeuvres et profiter d’une période charnière pour la reconnaissance des peintres femmes.
Les femmes peintres à l’honneur
L’exposition propose un parcours d’un demi-siècle entre 1780 et 1830, depuis les années pré-révolutionnaires jusqu’à la Restauration. L’exposition Peintres femmes 1780-1830. Naissance d’un combat se compose de 70 oeuvres provenant de collections publiques et privées françaises et internationales. Tout son intérêt tient à la féminisation de l’espace des beaux-arts à cette époque. Entre le siècle des Lumières et le XIXe siècle du Romantisme jusqu’à l’Impressionnisme, les peintres femmes gagnent en visibilité, depuis la réception à l’Académie royale de peinture d’Elisabeth Vigée-Lebrun et Adélaïde Labille-Guiard en 1783, d’autres noms montrent la place grandissante des femmes dans l’art pictural: Marie-Guillemine Benoît, Angélique Mongez, Marguerite Gérard ou bien encore Constance Mayer. L’absence de « grandes » femmes artistes s’explique notamment par la notion d’empêchement suite à l’interdiction faite aux femmes de pratiquer le nu et donc la peinture d’histoire, avec un niveau moindre de formation et un numerus clausus à l’académie royale, sans oublier la vocation matrimoniale, maternelle et domestique que leur attribuent les critères de genre à l’époque. L’art entre 1780 et 1830 dévoile les importantes mutations de l’art qui se confirmeront dans la suite du XIXe siècle.
L’exposition Peintres femmes au Musée du Luxembourg est un vrai souffle d’air frais avec des toiles bien moins connues que celles de leurs contemporains masculins. Les explications dispensées tout au long du parcours donnent une idée des barrières que les artistes féminines ont du surmonter.
L’Institut du monde arabe rend un hommage aussi vibrant qu’émouvant aux plus grandes artistes femmes de la musique et du cinéma arabe du XXe siècle. L’exposition événement Divas révèle leur histoire et leur héritage contemporain avec un parcours riche en images, en films et en musique. Le monde arabe du XXe siècle parait bien lointain aujourd’hui du fait de la montée des fondamentalismes après les aspirations à la liberté d’hier, l’exposition permet de mieux s’en rendre compte dans une rétrospective saisissante.
De l’émotion pure
Divas, d’Oum Kalthoum à Dalida expose ce qui a fait la musique arabe du XXe siècle. Entre l’avènement du 78 tours, de la radio et du cinéma, de véritables déesses du monde arabe ont conquis une place unique au sein de populations entières sur le pourtour du monde arabe méditerranéen. Plus rien ou presque ne subsiste aujourd’hui des 400 cinémas du Caire et de l’industrie cinématographique égyptienne et libanaise florissante qui produisait des films à la chaine jusqu’au début des années 70. La mort de Nasser en 1970 et la guerre des 6 jours en 1967 ont eu raison du panarabisme et le centre de gravité de la région s’est déplacé vers le Golfe persique. Toutefois, rien n’a pu venir à bout de la popularité absolue du quatuor de chanteuses adulées, Oum Kalthoum, Warda, Fayrouz et Asmahan, toujours vivace parmi les jeunes générations. Des descriptifs expliquent l’avènement de cette génération dorée de chanteuses, actrices et danseuses qui ont ému les foules. Il faut voir l’extase du public pendant les performances publiques d’Oum Kalthoum pour comprendre cet engouement populaire difficilement croyable. Les divas de l’âge d’or de la chanson et du cinéma arabes sont présentées via un parcours richement nourri de photographies d’époque, d’extraits de films ou de concerts mythiques, et d’affiches de films au graphisme délicieusement glamour. Des robes de scène ornées de bijoux et des objets personnels complètent la visite avec des interviews soulignant la place inédite de divas devenues des mythes sur tout le pourtour méditerranéen. Portant très haut l’image de la femme arabe moderne, elles se sont affranchies des contraintes traditionnelles pour porter une industrie du divertissement en pleine effervescence artistique et intellectuelle pendant 50 ans. L’exposition insiste sur cette nouvelle image de la femme et le renouveau politique national qui s’exprima du début des années 1920, notamment en Égypte, jusqu’aux années 1970. La naissance du féminisme au sein de sociétés traditionnellement patriarcales a participé au panarabisme et aux luttes d’indépendance dans les contextes de la colonisation et de la décolonisation.
L’exposition proposée à l’Institut du monde arabe montre le rôle central des femmes dans les différents domaines artistiques qu’elles ont contribué à révolutionner. Divas est une exposition destinée à faire date avec cette plongée dans une époque pas si lointaine où le monde arabe vivait des changements profonds qui paraissent pourtant bien lointains aujourd’hui, comme une promesse pour l’avenir.
Après de longs mois de fermeture et des annulations en cascade, le Théâtre des Champs-Elysées va reprendre vie et s’enflammer à nouveau avec des performances à la diversité réjouissante. Les chiffres donnent le tournis, 21 opéras en concert et oratorios, 14 soirées lyriques, 32 concerts symphoniques, 19 récitals de piano, 11 récitas d’instruments et musique de chambre, 22 concerts du dimanche matin, 4 spectacles de danse, 1 seule en scène avec Muriel Robin, de la variété avec Gérard Depardieu qui chante Barbara. De quoi donner envie d’en savoir plus et d’y retourner rapidement.
Un programme à la hauteur du lieu
Le directeur général du Théâtre des Champs-ElyséesMichel Franck a présenté lui-même la nouvelle saison 2021-2022 sur différents médias pour donner l’ampleur nécessaire à l’évènement. Le Théâtre va se rallumer, les projecteurs vont étinceler de mille feux et la programmation est à la hauteur de l’attente. Ce sont pas moins de 200 levers de rideau qui sont prévus pour la 12e saison de Michel Franck en tant que Directeur Général de l’institution. Pour donner encore plus d’ampleur à l’évènement, ce sont 21 opéras et concerts qui vont se dérouler sur scène avec notamment L’Or du Rhin de Wagner, Manon de Massenet et la Passion selon Saint Jean de Bach. Une soirée lyrique autour de Philippe Jaroussky se tiendra, 11 concerts de l’Orchestre de chambre de Paris sont au programme ainsi que 11 performances de l’Orchestre National de France pour notamment interpréter Eugène Onéguine. Les récitals de piano ne sont pas en reste avec une liste impressionnante d’illustres interprètes, jugez plutôt: Kit Armstrong, Elena Bashkirova, Bertrand Chamayou (Vingt regards sur l’Enfant-Jésus de Messiaen), David Fray, Nelson Goerner, Evgeny Kissin, Igor Levit, Jan Lisiecki, Sunwook Kim, Nikolaï Lugansky, Denis Matsuev, Francesco Piemontesi, Fazil Say (musique française), Grigory Sokolov, Nobuyuki Tsuji. Les aficionados de piano vont être comblés. La diversité des genres (opéras mis en scène, opéras en concert et oratorios, concerts symphoniques, récitals vocaux et instrumentaux, danse) va être renversante, avec des œuvres connues (Così fan tutte, La Vie parisienne, Requiem de Fauré) ou des découvertes à ne pas manquer (Hulda de Franck, Messe de Clovis de Gounod, Ariane et Bacchus de Marais), avec évidemment des artistes renommés pour porter les oeuvres et des jeunes. Tous les regards seront portés sur les nouvelles productions pour de vrais chocs esthétiques: Eugène Onéguine de Tchaikovsky, La vie parisienne d’Offenbach, Cosi fan tutte de Mozart, Giulio Cesare in Egitto d’Haendel. 1 reprise sera également programmée avec Pelléas et Mélissande de Debussy. Autre moment fort, la première mise en scène d’un opéra pour Christian Lacroix et première direction d’orchestre d’un opéra scénique pour Philippe Jaroussky.
N’en jetez plus, la saison 2021-2022 sera éblouissante pour renouer avec les spectacles et la joie d’assister à des performances uniques dans le cadre somptueux du Théâtre des Champs Elysées.
Harmonie la petite souris est de retour pour une nouvelle aventure en compagnie de tout nouveaux personnages. Les plus anciens seront ravis de rencontrer à nouveau des protagonistes bien connus de l’univers audiovisuel et issus du programme Bonne nuit les petits. Nounours, Oscar, Nicolas, Pimprenelle et le Marchand de Sable, ils sont tous au rendez-vous du tome 5 de cette série d’ouvrages pour petits et grands.
Nostalgie, nostalgie
Si les premiers épisodes de Bonne nuit les petits ont été diffusé en 1962 sur RTF Télévision, de nombreuses rediffusions ont permis à toujours plus de monde de se familiariser avec l’univers du programme. Animateur de l’émission radio 100% Famille Que faire des mômes, l’auteur Eric Coudert a reçu en invité Jean-Baptiste Laydu, le fils de Claude Laydu, créateur et producteur de la série télévisée Bonne nuit les petits. Comme beaucoup, Eric regardait avec ses grands-parents le programme lorsque il était enfant. Le coup de cœur est immédiat, d’autant que tous deux adorent raconter des histoires aux enfants et qu’ils partagent la même maison d’édition, Éditions LC. Comme Jean-Baptiste Laydu apprécie la collection d’Eric Harmonie la petite souris, tous deux se mettent d’accord pour qu’Harmonie rencontre les personnages de Bonne nuit les petits. Les habitués vont retrouver la même bienveillance qui colle à la peau de ces personnages qui vivent des aventures merveilleuses. La famille tient une place importante dans une histoire où Nounours et compagnie sont des guests de choix.
Le tome 5 des aventures d’Harmonie la petite souris est à découvrir dès à présent pour émerveiller les plus petits et raviver les souvenirs d’enfance des plus grands.
Synopsis: Notre héroïne Harmonie la petite souris profite de son dimanche pour regarder sa série préférée « Bonne nuit les petits ». Quand soudain un bruit incessant vient perturber son après-midi. Elle décide d’aller dans le jardin découvrir l’origine de ce bruit… Harmonie va faire une rencontre inattendue. Son voisin ne serait-il pas une célébrité ?
Paul Durand-Ruelest au centre d’une exposition inédite au Pavillon Caillebotte au cœur de l’Essonne. 7 ans après l’exposition Paul Durand-Ruel le pari de l’impressionnisme au Musée du Luxembourg, il est maintenant temps de s’intéresser à d’autres artistes couvés par l’illustre marchand d’art au tournant du XXe siècle. Défenseur de la belle École de 1830 représenté par Eugène Delacroix, Gustave Corot, Daubigny et Millet et avant tout connu pour avoir été le marchand des Impressionnistes comme Monet, Renoir, Degas, Manet, Sisley et Pissarro, on ignore souvent qu’il a apporté le même indéfectible soutien à 5 peintres faisant partie de la génération post-impressionniste. Moret, Maufra, Loiseau, G. d’Espagnat et André sont au centre de cette exposition pour mieux connaitre leur rôle dans l’histoire de la peinture du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Un parcours pour mieux connaitre une génération de peintres
Ces 5 peintres ont fait l’objet d’une belle reconnaissance de leur vivant mais leur apport a perdu de son aura au fil du temps. Le décès du marchand d’art en 1922 n’a pas permis d’assurer leur postérité du fait du trop peu de temps passé à les promouvoir depuis le milieu des années 1890. L’impressionnisme a bel et bien été reconnu par la critique et par les amateurs d’art; en 1895, Monet faisait l’objet d’une expositions triomphale chez Durand-Ruel avec sa série des Cathédrales de Rouen. De plus, l’absence de grande exposition collective n’a pas permis de mieux faire connaitre ces peintres au-delà des grands musées et des collections privées. L’exposition s’organise en salles tournées vers chacun des 5 peintres, d’abord Gustave Loiseau avec ses paysages magiques, puis Henry Moret et Maxime Maufa avec une douzaine de toiles exposées pour chacun d’eux, représentatives de leur art, entre école de Pont-Aven, toiles classiques et oeuvres véritablement impressionnistes avec des traits éludés et des utilisations de couleur oniriques. Un autre étage permet de découvrir les oeuvres de Georges d’Espagnat et Albert André, avec pour ce dernier cette sublime toile intitulée La femme aux paons qui préfigure les oeuvres les oeuvres d’HenriMatisse. Le catalogue permet d’en savoir plus sur ces artistes, leurs techniques et leur place dans l’histoire picturale au cœur dans un bâtiment situé dans le parc qui inspirera Monet pour créer son paradis de Giverny, rien que ça.
L’exposition permet de réparer une injustice en mettant en valeur des oeuvres trop rarement exposées, dans l’écrin somptueux du Pavillon Caillebotte pour un véritable éblouissement artistique.
Minneapolis, capitale du funk est une BD musicale à laquelle il ne manque que la musique pour réjouir totalement. La BD imagine la montée en puissance d’un groupe dénommé Starchild, sur le modèle de l’avènement de Prince lui-même. L’homme qui a su s’imposer sur la scène musicale mondiale dans les années 1980 a du lui-même se battre pour imposer son génie. L’héroïne Theresa traverse elle aussi des océans de doutes pour espérer réaliser son rêve dans un récit fort en émotions… musicales.
Un chemin loin d’être tout tracé
L’héroïne est une passionnée de musique depuis l’enfance et si sa première idole fut l’immense guitariste gaucher Jimi Hendrix, elle est retournée par l’apparition de la scène musicale de Prince. Celui que la presse musicale s’est amusée avec une certaine dose de mépris à appeler Le nain pourpre a été un géant de la musique au succès phénoménal, au moins aussi équivalent à celui de Michael Jackson. C’est un concert du phénomène funk qui décide Theresa à monter son propre groupe baptisé Starchild. Le désir de réussite réunit les 6 membres du groupe mais les épreuves se succèdent, mettant à rude épreuve leur volonté et leur détermination. Les références à la domination blanche historique sur la ville de Minneapolis sont autant de renvois à la situation actuelle où un mouvement d’ampleur mondiale a débuté suite à des abus de la police. Les dessins très stylés renvoient à l’esthétique comics, de Marvel ou DC Comics, et ils ont tout de la culture BD US pour un rythme soutenu au fur et à mesure que les pages défilent et que l’intrigue se développe. Prince apparait quelques fois au détour de quelques dessins, apportant une touche mythologique à une histoire qui s’inscrit dans une certaine réalité en renvoyant constamment à l’histoire musicale du chanteur de Purple Rain.
Les Humanoïdes Associés dévoilent une bande dessinées stylée et rythmée à laquelle il ne manque qu’une bande son pour parfaire sa réussite. Les fans de Prince seront ravis, les autres pourront découvrir une masse d’informations sur son parcours avec un luxe de détails.
Synopsis: Minneapolis, 1982. Passionnée de musique depuis toujours, Theresa rêve d’en vivre et décide de monter son propre groupe de funk sur les traces de son idole, le Kid de Minneapolis. Mais lorsqu’on est une femme noire, s’imposer dans une ville où règne la culture rock blanche est un combat de tous les instants.
Kira Skov est une musicienne danoise et elle a rassemblé de nombreux invités dans son nouvel album Spirit Tree. Sa sortie le 14 mai sur le label Stunt Records permet de retrouver notamment Bonnie “Prince” Billy, Bill Callahan, Mark Lanegan, John Parish, Jenny Wilson, Lionel Limiñana, Lenny Kaye, Stine Grøn, Steen Jørgensen, Mette Lindberg et Marie Fisker. La voix susurrée de la chanteuse, sensuelle dans ses élans vocaux, illumine un album tout en sensibilité. Elle a notamment été la chanteuse du groupe Kira & The Kindred Spirits avant de voler de ses propres ailes.
Un album de duos tout en douceur
Kira Skov a organisé des enregistrements à distance alors que le confinement formait sa chape de plomb sur le monde. Chacun a accepté de participer pour un véritable échange musical. L’enregistrement a eu lieu en direct à Copenhague et les chansons ont été adressées à chacun des prestigieux invités sous forme de fichiers audio pour ajouter les voix. Mal connue de par chez nous, Kira Skov est leader, auteur-compositeur, chanteuse et guitariste et si elle est mal connue de par chez nous, son talent saute aux oreilles dès la première écoute. Elle s’est entouré des amis musiciens qui l’entourent habituellement en concert et sur ses enregistrements. Silas Tinglef à la batterie et à la guitare, Anders “AC” Christensen à la basse et au piano, Oliver Hoiness à la guitare et aux claviers et Maria Jagd au violon participent à cette ambiance entre mysticisme et profondeur des sentiments. Le disque Spirit tree développe une spiritualité palpable dans de nombreux morceaux, comme un trait d’union entre les êtres humains. Le premier titre Dusty Kate avec Mette Lindberg mélange les voix féminines dans une harmonie saisissante. Graves et aigus forment une belle unité qui touche au cœur. Love is a force se développe avec des violons enveloppant la voix toujours fascinante de la chanteuse. Pas question de danser, l’ambiance est à l’introspection et à la révélation mystique, presque spirituelle avec la voix de Bill Calahan comme sortie des entrailles de la terre. Tout l’album développe une ambiance contemplative avec la voix gracieuse de la chanteuse accompagné de guests qui contribue à une vraie émotion.
L’album Spirit Tree de Kira Skov est un vrai moment de beauté musicale, entre incantation poétique et harmonies ouatées. Un vrai plaisir pour les oreilles à découvrir!
En 1975, Thierry Voeltzel, un jeune homme de vingt ans, étudiant et militant, est pris en stop par le célèbre philosophe Michel Foucault, alors quinquagénaire. Durant le trajet, le philosophe pose mille questions au jeune homme et fait preuve d’une écoute peu ordinaire quand celui-ci se livre sur sa vie, spontanément et avec une franchise désarmante. Une idylle nait entre les deux hommes. À partir de ce moment, le philosophe mène une série d’entretiens avec Thierry pour sonder la jeunesse de l’époque.
Ces entretiens aboutissent à un livre que Michel Foucault ne souhaite pas signer de son nom. Tenant à garder l’anonymat, il suggère à Thierry Voeltzel de le signer seul en utilisant l’anagramme de son nom : « Letzlove ». C’est finalement sous le vrai nom de Thierry que le livre Vingt ans et après parait en 78 (Thierry Voeltzel / Vingt ans et après éditeur : Verticales) et qu’il passe alors complètement inaperçu.
L’homosexualité, la politique, la religion, la famille, le travail, les lectures, la jeunesse, la musique sont alors autant de thèmes abordés lors de ces multiples conversations.
Une parole intime et vive
Dans sa transposition scénique, Pierre Maillet donne une incroyable acuité aux portraits croisés des deux hommes. Lui, dans le rôle de Foucault, l’intervieweur qui reste tapi dans l’ombre, tandis que l’interviewé, interprété par Maurin Olles, jeune comédien prometteur, est en pleine lumière.
Tous deux font renaître ce dialogue intime, vivant et engagé.
Quarante ans après, l’intérêt de cette parole libre réside autant dans les expériences vécues par Thierry Voetzel que dans la personnalité de Michel qui se fait jour : un philosophe joyeux, intéressé par tout et particulièrement la jeunesse, la nouvelle génération qui n’a pas connu directement Mai 68. Le jeune comédien Maurin Olles est la révélation de ce spectacle. Il incarne le jeune amant de Foucault avec l’évidence de sa jeunesse, de sa fougue et d’un naturel désarmant.
De ce dialogue entre les deux hommes qui ont trente ans de différence, se télescope aussi et surtout le ressenti d’une époque dont les questionnements sur la révolution, la liberté, l’engagement, l’accomplissement, les luttes intimes et politiques, demeurent infiniment actuels.
Carlotta Films va sortir le 19 mai prochain une édition Blu-ray inédite de The Boys Next Door, film de Penelope Spheeris sorti en 1986 et assez inédit de par chez nous si on excepte l’édition Blu-ray américaine chez Severin Films en 2019. Ce long-métrage porté par Charlie Sheen bénéficie d’une restauration en 4K pour le dépoussiérer de son esthétique un peu trop années 80 et le remettre au gout du jour avec cette histoire de chevauchée meurtrière de deux adolescents. Au cœur d’une époque en pleine euphorie boursière, ils vont semer la mort sur leur passage.
Le rêve américain blessé en plein cœur
La réalisatrice Penelope Spheerisest surtout connue pour avoir réalisé le film Wayne’s World pour le compte de Mike Meyers 6 ans après The Boys Next Door, traduit en De sang froid et sorti en 1986. 2 adolescents quittent leur vie sans relief pour se rendre en Californie et se payer du bon temps l’espace d’un weekend. Le bac en poche, ils pensent connaitre la facilité mais rien n’est vraiment plus simple là-bas qu’ailleurs. Maxwell Caulfield (Grease 2) est Roy et un Charlie Sheen en pleine ascension avec Platoon et Wall Street à la même époque est Bo. Ils sont deux jeunes sans trop de moyens et dont la seule perspective est de travailler à l’usine et de vivre une existence entre famille, travail et ennui. Comme le générique du film l’introduit clairement, certains êtres humains ont la violence chevillée au corps, ce que Bo va constater avec effroi chez son ami Roy. Sa colère intérieure difficilement contenue déborde par instants de manière incontrôlée, jusqu’à exploser et semer la mort autant que surprendre son acolyte. Le film très méconnu ressemble parfois à la balade sauvage de Terence Malick avec ce personnage de Roy qui laisse aller ses pulsions. Véritable psychopathe caché dans la foule, rien ne le distingue de ses semblables et il faut le côtoyer pour se rendre compte du côté obscur de ce personnage. Le passage du chahutage adolescent aux crimes crapuleux se fait lentement, depuis la marginalisation au cœur de leur communauté étudiante jusqu’aux crimes homophobes mettant en lumière des blocages sexuels enfouis. Roy est un vrai psychopathe en puissance et Bo relève plus du frustré, incapable de contrôler son ami et de plus en plus conscient de son impuissance à maintenir son ami à flot. La poursuite finale avec la police à leurs trousses instille un rythme de polar qui conclut parfaitement un film inattendu et plein de puissance.
Penelope Spheeris n’y va pas par 4 chemins pour dénoncer la solitude de personnages comme abandonnés par leurs parents et perdus dans une société de consommation aseptisée. Le Blu-Ray compte de nombreux suppléments avec notamment des scènes alternatives, une bande annonce et des analyses sur le film pour un vrai retour vers le futur au cœur des années 80.
Synopsis: Roy Alston et Bo Richards sont deux adolescents marginaux qui s’ennuient ferme au lycée. Fraîchement diplômés, ils n’ont d’autre perspective qu’une vie de dur labeur à l’usine locale. Pour leur dernier week-end de liberté, ils décident de partir en virée à Los Angeles. Les années de rage et de frustration contenues vont déclencher en eux une véritable folie meurtrière…
Le projet musical Bastien & Taly mélange les influences et les cultures. La musique africaine côtoie la culture caribéenne avec la voix de Taly bien mise en avant dans une belle virtuosité. Passion et diversité sont à l’honneur pour une musicalité enchanteresse.
Une musique remplie de fraternité
L’Afrique et la France se rencontrent dans chacune des chansons de l’album Mibalé pour porter bien haut un message de paix et de fraternité. Bastien et Taly se servent de la musique pour promouvoir le rapprochement et l’acceptation de l’autre, la diversité devient une chance à ne pas rater afin de faire passer un message d’union avec l’Autre. Mibalé signifie deux en lingualé, langue du Congo (RDC), pays d’origine de Taly. La chanson souligne l’envie de persévérance du duo, et le fait d’avoir un rêve plus fort que tout à réaliser. Bastien et Taly produisent et écrivent des chansons depuis des années et leur premier EP prévu pour le 14 mai sur toutes les plateformes digitales permet de découvrir un univers musical coloré. Les continents s’y croisent pour une envie de danser immédiate. Influences cubaines et africaines se télescopent pour une synthèse matinée de rumba congolaise. Mibalé surprend par sa couleur caribéenne et son chant en lingala, comme une rencontre entre Cuba et le Congo. Le clip animé a été réalisé par Alexandra Cabanès pour une sensation visuelle qui complète la musique dans toute sa variété. Les couleurs chaudes côtoient les pulsations de la musique pour une belle unité multicolore. Les deux compères se sont rencontrés à Paris lors d’une répétition de gospel au cœur d’une chorale amateur en 2017. Bastien est originaire du sud de la France et s’est lancé dans une formation de production musicale pour laquelle il cherchait une chanteuse, la rencontre tombait donc à point nommé et les chansons sont venues petit à petit pour un véritable pont entre la France et le Congo.
Ce premier EP est une belle surprise à découvrir pour une envie de voyage qui fait du bien par les temps qui courent.
En exclusivité sur le Vidéo Club Carlotta Films du vendredi 14 au mardi 18 mai inclus, L’Incompris de Luigi Comencini (La Storia, Un enfant de Calabre) est visible pour un film puissant sur l’enfance et ses blessures. Le ton d’une justesse bien particulière accompagne ce portrait de deux frères qui doivent affronter la tragédie du deuil dès leur plus jeune âge. Moments de pure joie et de pesanteur se succèdent pour un résultat proche du classique, entre le néoréalisme deVittorio de Sica (Le Voleur de bicyclette) et l’impétuosité de Maurice Pialat (L’Enfance nue).
Un film italien inoubliable
Luigi Comencini a su trouver dans sa caméra le ton juste pour évoquer la complexité de l’enfance. Dès son premier court-métrage où il suit des enfants dans une ville en 1946 (Bambini in citta), il fait apparaitre un style qui va être creusé petit à petit avec ses adaptations de classiques de la littérature enfantine, en 1953 avec Heidi et Les Aventures de Pinocchio en 1972. Si on ajoute en plus la biographie de Casanova dénomméeL’Enfance, la vocation, et les premières expériences de Giacomo Casanova le vénitien et sa vaste enquête réalisée pour la RAI en 1970 Les Enfants et nous, le réalisateur italien a fait voir la complexité et la pureté de cet âge si particulier. L’incompris montre l’âge où l’innocence laisse place à une vision du monde faite de normes et de limites, les premiers pas d’une vie d’adulte en devenir. En cachant au plus jeune le décès de sa mère, son frère et le paternel entretiennent une illusion que la prise de conscience de la trahison va faire voler en éclats. Les différents niveaux de réalité se télescopent entre acceptation du deuil et confrontation aux mensonges soigneusement échafaudés. L’ainé est impétueux autant que casse-cou, le cadet plus suiveur et malingre. En protégeant soigneusement son plus petit, et croyant ainsi bien faire, le père sème les graines de la révolte dans l’esprit du plus grand, précipitant le nouveau drame à venir. La fin du film est triste comme la nuit, impossible de ne pas fondre devant un dénouement aussi tragique. Tout en italien, le film se regarde avec plaisir au rythme des sous-titres qui permettent d comprendre une intrigue au plus près d’une enfance déchirée.
La mise à disposition de L’Incompris dans le Vidéo Club Carlotta film est l’occasion de découvrir un film pas si facile à trouver et dont le visionnage laissera une trace indélébile dans l’esprit du spectateur.
Synopsis: Sir John Edward Duncombe, consul de Grande-Bretagne à Florence, regagne sa villa après l’enterrement de sa femme. Accablé de chagrin, il retrouve ses deux fils, Andrea, 10 ans, et Milo, 6 ans. Il ne confie la vérité qu’à l’aîné, qu’il considère comme assez mûr, mais dont l’apparente indifférence le blesse. Petit à petit, Duncombe reporte toute sa tendresse sur le petit Milo. Andrea assiste, silencieux, à l’éloignement de son père. L’oncle Will vient passer quelques jours à la villa. Le vieil homme comprend la douleur et la fierté secrète d’Andrea et invite son frère à se rapprocher de son fils aîné. Le consul projette alors d’emmener Andrea en voyage à Rome. L’enfant est ravi…
La claque, un livre glaçant de Nicolas Robin (Anne carrière)
Il fallait que ce soit un homme qui écrive La claque. Un livre qui secoue, au propre comme au figuré ! Et la plume de Nicolas Robin sonne tellement juste qu’elle nous secoue en profondeur.
Un homme comme tout le monde
C’est l’histoire de Jean-Mi. Un homme tout ce qu’il y a de plus normal. Il est heureux, il vit en couple avec Marylène qui elle, a un enfant. Jean-Mi est très attaché à ce petit Antonin. Il s’en occupe comme s’il était son père. Jean-Mi est un sportif, un rugbyman. Bref, Jean-Mi n’a pas de problème particulier. Jusqu’au jour où il reçoit une gifle de sa compagne. Une simple claque. Parce qu’il a rétréci son pull en cachemire. Il met ça sur le compte de la fatigue, de l’énervement. Il ne veut pas y croire d’autant plus qu’il promet de le racheter ce pull….
Une claque, des coups, et…
Et puis, un autre jour, ce sera un cendrier qu’il recevra sur l’arcade sourcilière… Il ne comprend pas pourquoi d’un seul coup, presque sans raison, sa femme le prend pour cible. Il se retient de ne pas répondre à ces violences. Jamais il ne battra sa femme. Jamais il ne s’énervera contre elle. Il doit à tout prix calmer la situation.
La honte
Mais les situations de violence se répètent… Sous n’importe quel prétexte. Mais jamais Jean-Mi n’ose en parler. A personne. Quand on est fort comme lui, on ne peut pas se faire mettre KO par une femme. C’est absolument ridicule.
Un jour, il rencontre une personne qui est disponible pour l’écouter. Une rencontre improbable mais une vraie rencontre. A elle, il ose, enfin, dire la vérité. Elle le conseille et l’aide à y voir plus clair. Au fil des pages, on suit le cheminement de Jean-Mi. Avec angoisse.
La claque est un livre qui pose question. A l’heure de #MeToo, il est important d’entendre les hommes. Et encore davantage des histoires d’hommes maltraités. Ceux-là qui n’osent rien dire, qui se cachent et qui ont honte. Honte d’être maltraités. Honte de souffrir. La claque, un roman à découvrir sans plus tarder.
Les Orfèvres du Vin, anciennement La Cave de Charnay, dévoilent un Bourgogne Aligoté 2019 AOC Tradition d’une grande fraicheur. Cette cuvée a obtenu une belle Médaille d’Or en 2020 pour récompenser un vin léger et fruité qui saura s’invite s’inviter sur votre table à l’orée de l’été qui approche. Surtout que son prix est très raisonnable, raison de plus pour se laisser séduire!
Un vin blanc digne des cuvées de ce domaine
La gamme Tradition comporte des parcelles situées sur certains des meilleurs coteaux de secteurs complémentaires. Elle bénéficie des soins attentifs des viticulteurs professionnels, du Maitre de Chais Michaël Da Fré et du Caviste Amélie THOMAS. A l’œil, la robe arbore une belle couleur jaune brillante or pâle. Au nez, le vin se distingue par des arômes intenses et éclatants, avec un bel éventail d’arômes de fruits, de pêche et de fleurs blanches. La dégustation confirme des tonalités souples de fruits, la fin de bouche se dévoile sur des notes citronnées. Ce vin blanc accompagne idéalement les apéritifs et les entrées, mais également une truite fumée ou un jambon persillé. Il permet de faire des kirs dans la pure tradition, avec une crème de cassis de Bourgogne (1/4 à 1/5e de crème de cassis). Ce vin peut se conserver 1 à 2 ans, à une température entre 10° et 12°.
Proposé au prix de 6,90 euros, le Bourgogne Aligoté AOC Tradition des Orfèvres du vin un vin blanc plein de charme à découvrir.
Publireportage: La cave réunit depuis des décennies des viticulteurs passionnés par leur métier et par leurs produits. Les Orfèvres du vin ont ainsi su investir et proposer une gamme développée au fil des ans d’une quinzaine d’appellations représentatives de la Bourgogne du Sud ; appelée le Mâconnais. Cs viticulteurs depuis de nombreuses générations sont fiers de présenter, parmi les fleurons des appellations de la Bourgogne, les Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon-Charnay Blanc, Bourgogne Aligoté mais également des Bourgogne Pinot Noir, Mâcon-Charnay Rouge, Mâcon Rosé, Beaujolais Villages, Saint-Amour et Juliénas ou encore leur inimitable Crémant de Bourgogne. Ainsi ils vous proposent, en toute simplicité, une promenade authentique en Bourgogne du Sud.
Connue pour ses compositions pour le cinéma (Jeune Femme de Léonor Serraille, Perdrix d’Erwan Le Duc), les séries (HP, Parlement) et notamment membre du duo Carte Contact, Julie Roué a présenté le 5 mai le single/clip Narvalo qu’elle décritentre synth pop et chanson. Les compositrice de musiques de film en France sont rares mais elle ne désespère pas de faire évoluer les choses, ce qu’elle fait via sa présence dans le collectif troisième autrice.
Une nouvelle voix
C’est l’heure pour Julie Roué de se lancer seule, en français, et l’univers electropop lui permet de faire son trou. Elle aime les atmosphères sombres et dansantes en s’inspirant des productions sophistiquées de Charlotte Adigéry, de la voix grave et douce de Leonie Pernet et de l’électro directe de Yelle. Julie Roué chante un monde qui part en vrille et le sentiment de rage qui en découle, les mensonges trop nombreux qui nous déstabilisent et les solutions que l’on peut trouver dans la sensualité et les jeux de séduction. Julie Roué a déjà tâté de l’électropop avec son projet About Luke et avec le duo Carte Contact. C’est seule et en français qu’elle se lance sans se cacher, avec son corps et sa voix. Avec des mots crus et sans détours, elle parle d’elle comme de quelqu’un de bizarre et de queer, pas du tout à l’aise dans la norme. Elle assume ses désirs et fait ses propres expériences de l’amour et des autres. Fini l’anglais, elle préfère manier l’humour et le franc parler dans sa langue maternelle pour mieux se faire comprendre et assumer le malaise que son impudeur peut provoquer chez les auditeurs. Elle ne se voile pas les yeux et apprend à faire fi de la honte ou de la peur pour mieux s’affirmer. Son électro-pop se veut polymorphe pour lier corps et esprit et flirter allègrement avec la confusion pour la faire sienne. Elle se place dans le sillage de Finneas O’Connell (Billie Eilish) pour parler à l’intime, alterner entre chant et murmure, et parler autant à l’universel qu’à l’intime. Des basses tapies dans le fond de sa musique évoquent les tréfonds de la psyché et jouent avec des synthés plus lancinants pour signifier une identité troublée et se jeter à corps perdu dans la danse. Julie Roué à convier Claire Juge à réaliser le clip de Narvalo pour des images instinctives et sensuelles.
Ce clip se veut le premier d’une série à venir avec des liens entre son univers et celui de Claire Juge et continuer à échafauder un univers dans l’étrange et l’intime. Le titre Narvalo est disponible sur You tube pour une expérience nouvelle et singulière.
Un jeune garçon se souvient d’une journée de sa vie où le destin de Ludwig van Beethoven a basculé, 20 ans après il se souvient alors qu’il renoue avec l’ours des salons, génie musical total et incompris, incapable de la moindre compromission avec les intérêts politiques et diplomatiques. Régis Penet offre un dessin et un scénario qui tiennent plus de l’oeuvre d’art que de la BD pour un ouvrage à lire et à relire, si possible en écoutant les morceaux recommandés dans les pages de fin de l’ouvrage. Une BD historique romancée qui fera date par sa pertinence et sa fougue.
Un grand génie incompris
Ce qui marque le plus dans cette BD aussi musicale qu’historique, c’est la force des dessins. Le Noir et blanc choisi par Régis Penet souligne brillamment les traits du personnage Beethoven, figurant le côté très sombre de ses pensées et l’intense tumulte qui semble l’étreindre constamment. La BD évoque de manière elliptique des épisodes significatifs d’une existence passée sous le sceau du génie et se concentre sur une journée particulière où le grand ami et protecteur du génie lui demande de jouer pour l’occupant français après la débâcle de la bataille d’Austerlitz. Celui qui dédia sa 3e symphonie dite héroïque au premier consul Bonaparte renia son geste après le couronnement de l’empereur Napoléon, expliquant ainsi son amertume quant à la versatilité des espoirs placés dans les grands hommes. Compositeur acharné, Ludwig van souffre de constater une surdité d’abord légère devenir persistante tout en s’aggravant. Travailleur acharné, il s’ingénie à combattre le mal par un investissement démultiplié dans son art, combien même les relations avec ses semblables doivent s’en ressentir. Le jeune fils du prince Alois von Lichnowsky, Eduard, sert de fil rouge à une histoire qui renvoi aux tourments du maitre pour composer avec les intérêts des puissants. Son intransigeance légendaire prend corps dans des bulles qui ressemblent plus à des tableaux qu’à des simples dessins. Régis Penet livre un réquisitoire implacable contre les manigances autant hypocrites qu’intéressées de puissants toujours tournés vers leur intérêt propre, au contraire d’un Beethoven qui refuse de s’abaisser à la compromission. La BD se lit avec passion quand tout le monde essaye de manœuvrer l’ogre allemand, en pure perte. L’auteur insiste sur des détails qui font sens tout en passant rapidement sur la grande histoire, plus intéressée par une peinture du personnage plutôt que par le cours d’histoire déjà raconté maintes et maintes fois.
Cette accumulation de petits détails richement évoqués fait le sel de cette BD qui confine à l’analyse psychologique d’un homme trop grand pour ce petit monde. Le dessin rappelle l’encre de chine utilisée pour les gravures anciennes et donne une dimension titanesque à une existence qui marqua autant son temps que le cours de la musique universelle.
Synopsis: « Dites aussi aux Français qu’il reste un homme en Autriche qui ne leur est pas soumis et qu’il ne porte aucun titre ! » 1806, Beethoven a 36 ans et réside au palais du prince Alois von Lichnowsky, son ami et mécène, où il va nouer une amitié avec le jeune fils du prince, Eduard. C’est le temps des grandes conquêtes napoléoniennes et l’Autriche est désormais occupée par les troupes françaises. Pour montrer aux officiers français qu’il reçoit à dîner, « ce que reste un prince d’Autriche », von Lichnowsky met un point d’honneur à ce que le compositeur joue devant ses hôtes. Mais Beethoven refuse de faire montre de son talent. Par insoumission, non seulement à l’égard des vainqueurs, ces « serviteurs de la tyrannie » mais également à l’égard de son protecteur qui veut l’exhiber. Il est et restera un homme libre ! À travers le récit de cette journée particulière, Régis Penet fait œuvre biographique et dresse un portrait saisissant de « l’ours des salons » : un génie sûr de son talent, indomptable et épris de liberté. Instructif, émouvant… tout simplement magnifique !
Le film Lux Aeterna de Gaspar Noé avec Charlotte Gainsbourg, Béatrice Dalle et Mica Argañaraz a martyrisé des salles entières de spectateurs. Il est maintenant disponible en combo DVD/BLU-RAY aux éditions Potemkine pour une expérience de cinéma intense et éprouvante, en tous points inoubliable.
Le style Noé jusqu’au bout
Les expérimentations visuelles font tout le sel du cinéma de Gaspar Noé. Réalisateur qui ne se donne pas la peine de multiplier les films, 6 en tout, il a tendance à creuser son style très personnel, quitte à se répéter quelque peu. Loin de se satisfaire de la simplicité et de l’évidence, il recherche surtout la complexité et le défi en ne s’encombrant pas des repères cinématographiques habituels, quitte à perdre le spectateur, voire à l’agacer. Seul contre tous était conçu comme un long plan séquence avec un monologue définitif sur la vanité de l’existence, Irréversible montrait un couple qui se fracture à contre sens, Love était un pensum érotique sur l’impasse des rapports physiques, Climax déroutait et fascinait avec sa troupe de danseurs en plein cauchemar psychédélique, Enter the Void montrait la ville du dessus avec un déluge d’effets visuels, Noé se lance maintenant dans l’utilisation frénétique du split screen et des effets stroboscopiques qui touchent au mystique. 51 minutes suffisent pour envouter et fasciner, quitte à provoquer une nausée finale. Lux Aeterna se focalise sur les personnages pris dans la toile d’un tournage dirigé par une Béatrice Dalle de plus en plus dépassée. Réalisatrice tourmentée victime d’un syndrome de persécution carabiné, elle perd le fil et se noie dans sa parano. Illusion que le producteur veut lui voler son film, qu’un autre réalisateur prend sa place sur le plateau, que tout le personnel veut sa destruction en sabotant son travail, que les critiques s’acharnent contre elle, rien ne lui est épargné. Le split screen était à la mode dans les années 70 pour confronter des points de vue qui se déroulent en même temps mais à des endroits différents, pour densifier l’intrigue et rajouter du suspense. Lux aeterna rappellera l’enfer mystique de Dante à beaucoup quand l’actrice Charlotte Gainsbourg devient elle aussi victime d’un courroux belliqueux, quitte à la plonger au sens propre comme au sens figuré dans les flammes de l’enfer. Elle plonge dans un même syndrome paranoïaque alors que sa fille la tourmente en invoquant par téléphone une mystérieuse agression aux contours flous. 40 premières minutes sinueuses font perdre leur équilibre précaire aux personnages avant qu’une chute inéluctable ne se produise. L’arrière plan musical d’abord très classique se change en tunnel cauchemardesque de 10 minutes avec des perturbations électriques et des effets stroboscopiques qui vrillent les yeux et les oreilles. Les références aux films de moyen-âge avec des sorcières consumées vives ajoutent une touche expressionniste à cette ambiance saisissante à la limite de l’horreur. Un son industriel strident agresse les spectateurs jusqu’au dénouement final pour une expérience cinéma entre film d’auteur et concept barré. La crise d’épilepsie n’est pas loin pour symboliser la souffrance de deux femmes jetées dans des brasiers psychologiques avec des flammes qui détruisent leur psyché et leurs certitudes.
Le film donne l’effet d’une drogue par l’inconfort qu’il génère. Un vrai trip cinématographique à regarder avec parcimonie mais à découvrir absolument dans ce combo classieux disponible dès maintenant. Les suppléments:
The Flicker, un court-métarge de Tony Conrad
Extrait d’Häxan, la sorcellerie à travers les âges
Diaporama de photos de tournage
Bandes annonces
Entretien avec Gaspar Noé (imprimé au dos d’une affiche inclu dans le coffret)
Affiche du film
Synopsis: Charlotte Gainsbourg accepte de jouer une sorcière jetée au bûcher dans le premier film réalisé par Beatrice Dalle. Or l’organisation anarchique, les problèmes techniques et les dérapages psychotiques plongent peu à peu le tournage dans un chaos de pure lumière.
La Savoie est une région viticole connue avant tout pour ses vins blancs. Avec une production de l’ordre de 70%, la personnalité viticole est remarquable, et pourtant il y a également des vins rouges et puis des rosés. Ils allient matière, élégance et fraîcheur et sont dotés d’un équilibre naturel apporté par un climat très contrasté souvent caractéristique des grands vins. Gamay et Mondeuse sont les deux cépages principaux pour des vins de plus en plus présents sur les plus grandes tables étoilées. 5 échantillons caractéristiques ont pu être dégustés pour une belle évidence sur cette production de rosés en plein développement. Troisième producteur français, la Savoie fournit de 25 à 30 millions de plants de vignes aux vignobles français et étrangers!
La Cave des vins fins de Cruet présent son Opale rosé 2020
Ce millésime 2020 de la cave de cruet est un AOP vin de Savoie 100% Gamay. A la dégustation, les saveurs sont nuancées de fleurs et de notes fruitées. A l’œil, l’éclat est soyeux, à la bouche, le vin est frais. Le vin s’accorde parfaitement avec l’apéritif, des salades et des grillades. Le vin est à consommer jeune, pour un prix TTC départ cave de 5,70 euros la bouteille. Le vin est conditionné par carton de 6 ou 12 bouteilles, ou en coffret de magnum.
Le Rosé de Savoie Sous Le Roc 2020 d’André & Michel Quenard
Ce rosé se compose à 100% de cépage Gamay. A l’œil, sa robe est vive, couleur rose saumon à nuance mauve. Au nez, ce sont les fruits à chair blanche qui ressortent en premier, pomme-poire puis fraise des bois et cerise avec un zeste d’orange, des fines herbes et une touche menthe-estragon. La bouche est harmonieuse, gourmande même, fruitée et mûre, sur la finesse et la fraicheur. Pour les accords mets et vins, le vin est à consommer jeune et à boire frais (7/8 °C). Il accompagne idéalement une terrine de saumon, des nems de crevettes, un jambon de pays, du poisson au lait de coco, des brochettes de volaille aux herbes, un fromage de chèvre frais ou une tomme de chèvre, et pour finir le repas une tarte aux fraises. Le vin est proposé au tarif de 6,50 euros TTC départ cave pour une belle saveur d’été.
Le rosé 2020 La vie en Rose de Cath – Domaine Jean-François Quénard
Ce rosé de Savoie se compose des cépages Gamay et Mondeuse. Les deux parcelles sont situées sur la commune de Chignin et ont été vendangées à la main. Le moût de Mondeuse provient d’une saignée, le moût de Gamay a subi un pressurage direct. Le rosé se veut frais avec une une complexité aromatique et une belle buvabilité pour accompagner les soirées d’été. A l’œil, sa teinte rose poudré arbore une belle nuance rose-pêche. Le nez est intense à la fois floral sur le muguet blanc mais aussi sur les fruits à chair blanche comme le jus de poire, avec quelques notes graphite. En bouche la délicatesse s’associe à la vivacité. La rétro-olfaction révèle des arômes d’abricot sec. Ce rosé accompagne idéalement un apéritif, des salades à base de crudités, des tapas, mais aussi des grillades de viande ou de poisson. Proposé au tarif de 7,50 euros TTC départ cave, il est une belle cuvée d’été à ne pas bouder.
Le Rosé du Plaisir 2020 du Domaine des Anges
Ce millésime 2020 est un AOC Vin de Savoie composé à 100% de cépage Gamay. A l’œil, le vin arbore une jolie teinte rose groseille. Le nez révèle une approche fumée avec une expression relevée et friande, dans la fraîcheur du fruit et avec des notes épicées et champêtres. Pour les harmonie mets/vin, ce rosé s’apprécie en apéritif avec de la charcuterie, des grillades estivales, des plats italiens ou espagnols (Pizzas, Paëlla…) et des poissons grillés. Le prix de vente TTC particulier départ chai s’élève à 5,20€. Le vin est distribué chez les cavistes, chez les restaurateurs et dans les fromageries pour une belle touche d’été.
Le rosé en Altitude 2020 de la Maison Adrien Vacher
Ce rosé en altitude se compose de Gamay et de Pinot, cépages qui peuvent être plantés sur l’ensemble du vignoble savoyard et qui évoluent très bien sur les sols calcaires du terroir local. A l’œil, la couleur claire du rosé est chatoyante. A la dégustation, le rosé a des saveurs gourmandes et désaltérantes de cerises fraiches et de fraises. Ce vin est idéal pour accompagner un apéritif puis de la viande grillée, de la charcuterie et des pizzas.Ce vin est proposé au tarif de 5 euros, un tarif attractif pour apporter un peu de Savoie chez vous.
Denis Jamain est un habitué de la page Publik’Art et son vin blanc a été récemment dégusté. Encore un Reuilly aujourd’hui, mais cette fois-ci en rosé avec le Reuilly Les Fossiles rosé 2020. Ce Pinot gris rosé très subtil mérite la dégustation pour aviver l’été qui se profile à l’horizon pour de bons moments passés entre amis sur une belle terrasse ensoleillée dès que les mesures sanitaires le permettront!
Un rosé idéal pour des moments conviviaux
L’appellation Reuilly est surtout connue pour ses vins blancs de cépage Sauvignon mais Denis Jamain produit également un rosé sec composé à 100% de cépage Pinot gris. Le Pinot Gris Rosé Les Fossiles 2020 est parfait pour accompagner apéritifs et repas fraîcheurs à l’approche de l’été. Sa certification bio Veritas et biodynamie Demeter en font un vin à découvrir absolument. Toute l’exigence de Denis Jamain a abouti à ce rosé unique provenant de parcelles cultivées en biodynamie. Le résultat est une cuvée à la couleur pétale de rose, typique de l’appellation. D’une grande élégance, elle offre des arômes fruités de pêche blanche et de litchi, relevés de notes finement épicées. C’est un pur vin de plaisir, à servir très frais, aussi bien en apéritif qu’au cours du repas, avec des asperges, des viandes blanches ou des plats de poisson voire, plus audacieux, avec quelques spécialités sucrées-salées de la cuisine asiatique. Le prix public recommandé est de 13,50 € pour un vrai moment de plaisir.
Publureportage: Ancrés dans le Berry depuis plusieurs générations, les ancêtres de Denis Jamain lui ont légué deux passions: la vigne et les arbres. Au début des années 90, il décide de vivre sa passion du vignoble et de créer son domaine au cœur d’un bel ensemble de parcelles sur la commune de Reuilly. Avec son sol argilo-calcaire qui confère au vin sa minéralité si spécifique de la région, le Domaine Jamain bénéficie d’un terroir d’exception où Denis Jamain produit un Reuilly authentique et de caractère, que ce soit en Sauvignon blanc, Pinot noir et Pinot gris. Après avoir conduit de nombreuses années l’exploitation en lutte raisonnée, Denis Jamain s’est converti à l’agriculture biologique en 2007 (certifié Veritas) et à la biodynamie en 2011 (certifié Demeter) pour produire des Reuilly de haute qualité en rouge, rosé et blanc
La nouvelle des annonces gouvernementales a fait des heureux, les musées et les expositions vont rouvrir à partir du 19 mai et le programme est chargé après des mois de stand-by. Les plannings ont été bouleversés et l’ensemble des évènements mis sur pause vont enfin pouvoir se dérouler. La Rmn – Grand Palais publie son planning de réouverture des expositions et ça va combler de bonheur tous ceux qui ont du se serrer la ceinture depuis si longtemps. C’est parti pour le programme.
Le surréalisme dans l’Art américain : 19 mai – 26 septembre 2021
Le Centre de la Vieille Charité à Marseille rassemble les oeuvres de tous les surréalises obligés de s’installer aux Etats-Unis dès 1940 une fois la guerre déclenchée en Europe. A cette époque, une génération d’artistes américains a connu une renommée internationale. Les artistes européens qui fuient le continent comptent des surréalistes venus de Marseille, tels Max Ernst et André Masson. L’aide du journaliste américain Varian Fry leur sera précieuse tandis qu’ils posent les fondements d’un nouveau courant artistique. Secondaire avant leur arrivée, l’art américain gagne en renommée avec d’abord les expressionnistes abstraits puis le pop art, l’art minimal ou l’art conceptuel. L’angle proposé par cette exposition s’intéresse à l’art américain d’après-guerre et l’influence qu’a eu le surréalisme sur celui-ci et l’évolution du résultat à travers l’abstraction américaine. Des artistes emblématiques tels que Jackson Pollock et son action painting sont présents mais également des artistes moins connus à découvrir au cours de l’exposition.
Peintres femmes, 1780-1930. Naissance d’un combat: 19 mai – 4 juillet 2021
Cette exposition au Musée du Luxembourg s’ouvre enfin après une possibilité de la visiter à distance, procédé ayant fait l’objet d’un article sur Publik’Art. Les artistes femmes présentées dans cette exposition furent tant les actrices des changements sociaux de la fin du XVIIIe siècle que des mutations de l’art du XIXe siècle. Un évènement à ne pas manquer pour découvrir les oeuvres de Elizabeth Vigée-Lebrun, Marie-Guillemine Benoît, Angélique Mongez, Marguerite Gérard, Adélaïde Labille-Guiard ou bien encore Constance Mayer.
Napoléon : 28 mai – 19 septembre 2021
A l’occasion du bicentenaire de la mort de NapoléonBonaparte, la Grande Halle de La Villette à Paris présente une exposition événement pour rendre hommage à cet illustre personnage de l’histoire française. Objet d’admiration ou de détestation, sa vie fut un mélange complexe d’héroïsme, de népotisme, de grandes victoires et de défaites ignominieuses. Les grandes réformes dans le droit et la société ont côtoyé la dictature la plus autoritaire pour une trace qui se ressent encore aujourd’hui. La Rmn – Grand Palais met sur place une exposition spectaculaire pour dresser un portrait aussi exhaustif que grandiose. Différents musées d’envergure ont confié des pièces rares, comme le musée de l’Armée, le musée national du château de Fontainebleau, le musée du Louvre, le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, le Mobilier national, la Fondation Napoléon et la contribution exceptionnelle du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon pour rassembler plus de 150 pièces originales réunies pour la première fois.
HOMO FABER. 2 millions d’années d’histoire de la pierre taillée de l’Afrique aux portes de l’Europe : 26 juin – 15 novembre 2021
Musée national de Préhistoire (Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil)
Le musée national de Préhistoire aux Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne propose une exposition HOMO FABER, « celui qui fabrique » pour évoquer les prémisses qui, des premiers pas aux premiers gestes, caractérisent l’histoire de notre lignée. Cet évènement présente pour la première fois hors de leurs territoires d’origine des pièces originales d’Afrique (Kenya, Ethiopie) et de Géorgie, témoignages tangibles de la fabrication des premiers outils de pierre et de leurs auteurs, les hominines. Un évènement à ne pas manquer.
Le Château Trians s’est placé résolument sous la bannière du bio dès 2008. Bien au-delà de la simple interdiction d’utiliser des produits chimiques de synthèse comme le stipule la norme, le Domaine de Trians a préféré voir plus grand avec une limitation drastique du taux de sulfites dans ses cuvées tout en fournissant tous les efforts nécessaires pour obtenir un vin aussi stable que gouteux et clair. Avec l’été qui approche, les vins rosés ont la primeur des dégustations avec 2 cuvées aux qualités éblouissantes proposées par le Domaine Trians, le Château Trians rosé 2020 et le Saint Clément rosé 2019.
Deux vins de provence pour faire venir les beaux jours
Pour garantir la qualité bio et l’équilibre de ses deux vins rosés de Provence, le Domaine Trians s’est échiné à mettre en œuvre deux procédés éprouvés : les pompages et transferts de vins réalisés sous la protection d’un gaz neutre, l’azote, pour protéger le vin de l’oxydation de l’air. Et aussi au moment des vendanges, la protection des raisins et du mou avec de la neige carbonique. Première constatation avec le Château Trians rosé 2020 dont l’assemblage de Cinsault et de Grenache aboutit à une robe fraîche et légère, à l’œil couleur pêche de vigne, et un nez ouvert et délicat avec des arômes floraux à souhait. Ce vin de charme est exactement équilibré pour porter haut les couleurs du terroir de Provence jusqu’au bout de la langue. Le prix public du Château Trians Rosé 2020 à 12,50 Euros TTC est une invitation à la découverte.
Un Saint Clément rosé 2019 de haute qualité
Le Saint-Clément 2019 est le résultat d’un assemblage de Syrah et de Grenache. Sa robe saumon clair présente un nez de caractère, une bouche large, gage d’un vin à la texture dense et veloutée pour s’achever sur une finale très longue, douce et délicate. Ce vin rosé est bien construit, élevé 6 mois en fût de chêne, ce qui le rend si particulier. Le vin rosé est parfait pour des spécialités gastronomiques. Son prix public de 18,00 Euros TTC révèle le haut niveau délivré par le domaine Trians avec cette cuvée rosée à découvrir.
Publireportage: Le bio au Château Trians, c’est aussi… tous les engrais sont organiques, constitués de fumier de mouton et de fientes de poules, à la fin de l’hiver les moutons viennent pâturer entre les vignes, entretiennent l’enherbement et apportent de l’engrais naturel, différents couverts végétaux (moutarde, luzerne…) sont semés pour fixer l’azote et le gaz carbonique de l’air, avant un fauchage manuel pour créer un paillis naturel, la biodiversité du sol est préservée en évitant de labourer trop souvent et en conservant un enherbement naturel un rang sur deux, des ruches et leurs abeilles sont invitées pour favoriser la pollinisation, la diversité biologique est privilégiée avec la plantation de fruitiers, herbes de talus, les sols sont drainés de façons à éviter les eaux dormantes.
Les 4 de Yo and the South reviennent avec leur indie folk enflammée pour dévoiler leur deuxième EP. Yoann Marra, Florian Gouëllo, Pierre Elgrishi et Martin Lefebvre proposaient des chansons en anglais furieusement cool pour se trémousser le popotin avec la banane sur le visage. Ils passent maintenant au français et c’est toujours aussi cool. Leur nouveau EP Orange est prévu pour le 4 juin prochain et le titre Mélancolie et Ivresse en est un bon avant gout, à écouter dès le 5 mai sur You Tube et les plateformes de streaming.
Un album à écouter en toute quiétude
Le clip de Mélancolie et Ivresse réalisé par Côme Ranjard mélange plage et aquarium dans une belle ambiance estivale en adéquation avec la musique. Les débuts du groupe en 2017 avec le chanteur guitariste Yoann Marra en tête d’affiche laissaient deviner une évolution exponentielle qui se confirme déjà. La formation des quatre lascars a été bercée par des morceaux folk rock contemporains comme Kevin Morby, Bibio, Devendra Banhart ou Michaël Nau à l’ombre desquels ils ont échafaudé leurs mélodies tout en douceur psyché et délicates. La voix suave du chanteur se fait accompagner de chœurs doucereux pour faire naitre une vraie émotion à laquelle l’auditeur ne peut pas échapper. La poésie des paroles de Mélancolie et Ivresse s’accordent très bien avec les visuels du clip pour une belle osmose musicale et visuelle. Si la mélancolie peut mener à l’ivresse, et inversement, le clip créée un équilibre sur la base d’images d’enfant prises en super 8 fournies par un des membres du groupe. Les souvenirs se mélangent au présent et créent une émotion qui ne cesse de se raviver quand les souvenirs reviennent en mémoire, se mélangeant à d’autres images d’espace et d’océan. Le côté rétro des images va très bien avec la musique pour une ivresse sonore qui enjoint à y revenir encore et encore.
Mélancolie et ivresse est une bonne entrée en matière pour un EP à découvrir très prochainement. Stay tuned!
Ce vin se compose exclusivement de cépage Viognier à la moyenne d’âge des vignes de 35 ans. L’élevage est fait en fûts d’une moyenne d’âge de 3 ans.Le Domaine Christophe PICHON se trouve à Chavanay sur la Loire. Le vin blanc d’appellation d’origine Protégée (AOP) Condrieu est un des fleurons du domaine. La vente des bouteilles est réalisée directement à la cave Christophe PICHON, avec possibilité de visite des caves et également réalisation de la commande des bouteilles de Condrieu sur le site de vente en ligne dans la rubrique boutique du site internet du domaine.
Un vin blanc unique
L’AOP Condrieu 2020 « Pur 100 » est un vin blanc élaboré sans ajout de sulfites. A l’œil, sa robe est orangée. Au nez, une note de fruits mûrs intenses et complexes se dégage, tel que la pêche confite et l’abricot, de fleur comme la rose, la verveine, la menthe, les fleurs blanches. En bouche, la belle persistance est notable grâce à une jolie fraîcheur, sa minéralité se ressent avec un zeste d’orange. La cuvée Condrieu 2020 « Pur 100 » se déguste idéalement à l’apéritif, ou avec des huitres du Bélon farcies, des gambas sautées au poivre, un filon mignon de porc aux abricots secs. Le nec plus ultra reste la dégustation avec un vacherin ou un roquefort. Proposé au tarif de 45 euros sur le site du domaine Christophe Pichon, ce vin est une très belle découverte à tenter sans hésiter.
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Christophe Pichon est un vigneron spécialiste de la rive droite du Rhône, et les appellations septentrionales qu’il vinifie font partie des plus prestigieuses de cette région réputée. En effet, le Domaine Christophe Pichon vinifie 23 hectares, répartis sur Condrieu, Côte Rôtie, Saint-Joseph et Cornas. Une production de vin de pays blanc et rouge complète la gamme, et pas seulement, car le domaine participe activement à la renaissance des historiques vins de Seyssuel.
Au mois de mai 2021, La Boîte à Bulles réédite Anna, le thriller psychologique avec Christophe Bec au dessin et Stéphane Betbeder au scénario. La BD initialement publiée en 2004 fait l’objet d’une nouvelle version luxe entièrement retravaillée pour découvrir ou redécouvrir une plongée ardue dans le milieu de l’art contemporain. Une campagne de financement participatif a été lancée pour financer la remasterisation complète de cet ouvrage si singulier et mettre en valeur ses planches qui constituent, selon Christophe Bec, certains de ses plus beaux encrages. Dans ce cadre, de superbes contreparties exclusives ont été offertes aux généreux contributeurs telles qu’un tirage de tête numéroté-signé, un fac-similé de planche numéroté signé et même une planche originale !
La BD est présentée sur un support renouvelé, avec des dessins mis en valeur dans un noir et blanc luxueux.
Synopsis: Oscar se voit comme un dominateur-né qui aime être entouré de courtisans ou plutôt de souffre-douleur. Accompagné de sa bande de suiveurs, il prépare l’exposition qui imposera à tous l’ampleur de son talent. Oscar est sans pitié. Il a aimé sa voisine, Anna, abusé quelques temps de sa naïveté avant de rompre. Point final de l’histoire, pensait-il. Mais Oscar se trompait, Anna lui réservait quelques surprises. Initialement, « Anna » s’appelait « Hôtel Particulier » et seul le premier tome de ce thriller psychologique était paru aux éditions Soleil. En 2004, La Boîte à Bulles en avait proposé une version intégrale déjà intitulée « Anna », mais celle-ci ne rendait pas grâce au travail d’encrage de Chistophe Bec. En voici donc une version grand format entièrement retravaillée, du lettrage aux scans. L’occasion de découvrir tout le charme et le venin jubilatoire de cet album, le plus intimiste de l’œuvre de Christophe Bec, entièrement réalisé d’après des images tournées pour l’occasion. Une peinture de mœurs aussi saisissante que cruelle et ironique et une plongée dans le milieu de l’art contemporain caustique à souhait. Un microcosme que Stéphane Betbeder connaît bien pour l’avoir fréquenté quelques temps.
Après un premier article publié surPublik’Artet vantant les qualités de cette maison de champagne, Jean-Marc Charpentier propose une nouvelle cuvée éphémère issue du domaine Champagne CHARPENTIER à Charly-sur-Marne. Son Pinot Meunier zéro dosage est issu de la parcelle Les Chauffours et de la vendange 2017, non filtré, non collé, une vraie merveille!
Un champagne unique
Ce champagne unique est un 100% Pinot Meunier. A l’œil, la robe or jaune soutenu du champagne saute aux yeux. Sa mousse aérienne est portée par des fines bulles crémeuses. Le nez développe des notes fruitées, fruits à chair jaune et à noyaux, caractéristiques du cépage. La bouche, dense et évoluée, confirme le nez et le champagne se révèle unique grâce à la fraicheur du zéro dosage, alliant finesse et densité du vin. L’année 2017 fut une année particulière et ce champagne en révèle justement la particularité. Le prix cavistes de ce champagne pareil à nul autre s’élève à 42 €, prix relativement doux pour un champagne de cette qualité et au cahier des charges aussi exigeant.
La biodynamie est capable de faire des merveilles et la maison Charpentier en fait son cheval de bataille. Le domaine met en ventes annuellement 300.000 bouteilles dont 70% destinées aux cavistes français et le reste à destination de l’export, notamment en Europe du Nord, une maison de champagne à suivre pour l’avenir.
Publireportage: Aujourd’hui, sa réelle autonomie permet à Jean-Marc Charpentier de proposer, exclusivement sur le marché traditionnel et professionnel, une marque récente, riche d’un ancestral vignoble et dotée d’un fort potentiel. Entrant complètement dans la « quête de sens » du consommateur, la Maison Charpentier constitue une véritable alternative aux marques traditionnelles. Bien que déjà remarquée par les prescripteurs avertis et différents concours de référence, la Maison Charpentier choisit les distributeurs les plus adaptés, en France comme à l’export, afin d’écrire, avec eux, l’histoire de cette formidable aventure humaine. La Maison, rigoureusement structurée pour répondre aux exigences du marché et de sa clientèle, poursuit ainsi son développement professionnel et équilibré à travers un solide réseau de distribution.