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Le Closer Music Festival en édition on line avec des lives gratuits entre le 3 et le 6 juin 2021

Closer Music – Lafayette anticipations – 2021

L’assouplissement des mesures sanitaires ne permet pas encore d’organiser des grands festivals pour faire se rencontrer les artistes et le public. Le Closer Music Festival tente une approche online salutaire pour permettre aux artistes de toucher le plus grand nombre dans une programmation variée et éclectique entre le 3 et le 6 juin 2021.

Un festival qui tombe à point nommé

Le festival se veut sans aucun complexes, un meting-pot comme un pont reliant chacun de nous. Closer Music répond avec brio à la démarché de programmation généreuse de Lafayette Anticipations et s’inspire d’une liberté créatrice foisonnante de toutes les disciplines artistiques qui se croisent entre ses murs, danse, arts visuels, etc. En 2020, Closer Music a mis en avant des artistes osant s’affranchir des formats traditionnels. Grâce à différents happenings sous forme de Warm Up Sessions, d’expositions et de performances, le festival a atteint son but pour atteindre une nouvelle forme de libération artistique. L’édition 2021 de Closer Music se veut exclusivement pensée en ligne pour s’adapter au mieux au contexte sanitaire actuel. Les performances sont filmées la plupart du temps entre les murs de la Fondation pour des captations sublimées par l’architecture de Rem Koolhaas.

Programmation du Closer Music Festival

Le responsable de la programmation Etienne Blanchot offre un feu d’artifices d’artistes pour cette édition 2021!

Jeudi 3 juin
21h – Discussion autour du projet Excavated Shellac avec Jonathan Ward et Joseph Ghosn
21h35 – Mix Excavated Shellac
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/994660267942624/✵✵

Vendredi 4 juin
21h – Live Nelson Beer
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/943899406368701/
21h45 – Live Emmanuelle Parrenin & Detlef Weinrich
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/991014835010152/✵✵✵

Samedi 5 juin
21h – Live Yellow Magic Harpsichord
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/521659398848878/
21h45 – Live Heimat
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/374313440669665/✵✵✵✵

Dimanche 6 juin
18h – Warm Up Session avec Mercedes Dassy puis discussion avec la curatrice du cycle, Madeleine Planeix-Crocker
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/228586915288041/
18h45 – Live Lyra Pramuk
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/318956496274287


☞ Le festival est en accès libre sur le site internet et facebook live ➜ https://www.lafayetteanticipations.com/…/closer

La chanteuse Romy Ryan James dévoile le clip de sa chanson enjoleuse It’s Over aux sonorités très trip hop

Romy Ryan James est une nouvelle artiste de la scène parisienne, entre folk et trip hop. Le clip de son titre It’s over a été tourné au New Morning pour un résultat onirique, baigné d’un rouge très cinématographique, entre Suspiria de Dario Argento et Black Swan de Darren Aronofsky. Ce que la chanteuse a pu confirmer lors d’un concert privé donné le samddi 29 mai auprès d’une petite assemblée de privilégiés.

Une chanteuse au charisme envoutant

La vocation artistique de Romy Ryan James ne date pas d’hier. Elle a écrit et composé le titre It’s Over à l’âge de 16 ans pour se remettre d’une déception amicale. It’s over, c’est fini en français, fait écho à ces moments pénibles où une relation se cloture, amoureuse, familiale ou professionnelle. Mais comme la fin n’a pas de fin, c’est aussi l’évocation de la renaissance qui suit, de la possibilité de retrouver en soi ce qu’on cherchait en vain chez l’autre. It’s Over préfigure un mini album de 5 titres enregistré en studio début 2020 et à paraitre fin 2021. Les arrangements ont été réalisés par Grégoire Letouvet et
Etienne Gillet avec qui l’artiste multi-casquettes a également travaillé à la pré-production. La réalisation a été confiée à Nicolas Charlier. Comme influence flagrante, l’artiste chanteuse danseuse évoque évidemment le célèbre groupe trip hop Portishead, le rythme langoureux s’accorde parfaitement à une voix angélique qui s’envole dans des aigus célestes. Un concert privé donné le 29 mai a donné l’occasion de rencontrer la chanteuse accompagnée par un guitariste expert chez son amie auteur et écrivain Faustine Croquison. Elle a interprété It’s over, mais aussi Toxic de Britney Spears dans une version intimiste du plus bel effet. Robnan, le danseur du clip, était également présent pour des explications sur l’origine de son concept car Romy Ryan James a assuré la réalisation du clip, gros défi pour elle que d’être à la fois devant et derrière la caméra pour un résultat ô combien satisfaisant, de quoi grandir artistiquement et vivre une expérience unique. L’objectif d’évoquer la difficulté de l’objectivité par delà le regard de l’autre est atteint avec brio. L’ambiance onirique des images est souligné par les références mythologiques, avec l’adjonction de parties dansées qui appellent à la rêverie. L’artiste a évoqué l’idée d’une femme en quête de liberté, Vesta, et sa danse cosmique avec Chiron, le guérisseur blessé dans une histoire d’amour entre l’ombre et la lumière, l’ombre n’étant pas le mal, ni la lumière le bien. Artiste multidisciplinaire passée par le dessin, la photo, le cinéma, la musique et la mode de seconde main, Romy a commencé par une formation en Arts Appliqués à l’Ecole Estienne, puis par un Master en Cinéma à Paris 3 où elle écrit, réalise et produit son premier moyen-métrage Les Femmes d’une Nuit d’Automne, dont elle fait également le cadre et la post-production pour des sélections dans divers festivals étrangers.

Ce premier single est sorti sur toutes les plateformes le 10 décembre 2020 avant la sortie récente du clip, une belle opportunité d’aller à la rencontre d’une artiste à l’univers fascinant et à la douceur communicative. It’s over est un beau premier pas, en attendant la suite à venir très prochainement.

[BD] Gun Crazy, tomes 1 et 2 : diptyque explosif de Steve D et Jeff (Glénat)

[BD] Gun Crazy, tomes 1 et 2 : diptyque explosif de Steve D et Jeff (Glénat)

Comme un programme venant interrompre la mire nocturne de votre téléviseur une chaude nuit d’été des années 80, Gun Crazy vient réveiller notre lecteur cérébral revenu à l’ère de la VHS, à grand renfort de scènes explosives, où l’excès déborde de violence et d’humour noir.

Un scénario déroulé en deux tomes où les destins croisés de nombreux personnages haut en couleurs nous font traverser les Etats-unis dans un délire sous acide qui ne laissera personne indifférent. On entendrait presque les cliquetis de la bobine super 8 déroulant ce véritable road movie à vive allure. Une régression jouissive qui se vit comme à travers un kaleidoscope où l’hémoglobine fait figure de teinte dominante. Un divertissement brut de décoffrage qui ne manque pas de séduire dans sa mise en scène.

Le dessin est quant à lui aussi brut et déjanté que le propos. On en prend plein les mirettes, notamment grâce à un trait naturel et une coloration audacieuse. Un feu d’artifice graphique.

Gun Crazy est un vrai exutoire. Sa lecture défoule autant qu’elle amuse ! A lire d’urgence !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

tome 1 et 2 : Vices et préjugés.

La balade sauvage de Dolly Sanchez & Lanoya O’Brien, deux filles prêtes à tout pour réaliser leur rêve d’une vie meilleure et qui n’hésitent pas à dégommer à tout va quand elles sont face à des bouseux white trash racistes et méchants. Ce « road BD » déjanté, ultra violent et bourré d’humour nous plonge au cœur d’une Amérique redneck rongée par des super héros néonazis et des tueurs en série qui s’adonnent sans retenue à leurs pulsions de vie et de mort. À la croisée des films de Tarantino, des k7 VHS et des années 80, ce western moderne plein de surprises et de bonus est mis en images par un duo d’auteurs survoltés !

Date de parution : le 14 avril 2021 (tome 1) et le 19 mai 2021 (tome2)
Auteurs
: Steve D (scénariste), Jef (illustrateur)
Genre
 : humour noir, action, policier
Editeur : Glénat
Prix : 19,50 € (120 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le documentaire Paris Stalingrad à découvrir en salles depuis le mercredi 26 mai pour un shoot de réalité près de chez nous

Paris Stalingrad résonne d’une triste actualité alors que les journaux bruissent des bruits d’excès et d’addiction sur la place Stalingrad à Paris. Les migrants sont pointés du doigt, leur dénuement, leurs espoirs qui se fracassent sur le mur de la réalité. Le documentaire Paris Stalingrad tente de montrer une autre facette, celle du rejet pour une population de migrants qui ne trouve pas à se loger et à subvenir. Le documentaire tente de montrer le côté scandaleux, le parti pris est évident, la subjectivité est reine, le portrait de Paris par le jeune Souleymane, 18 ans, réfugié du Darfour, est complexe, mais il ne fait pas tout, le documentaire montre un point de vue forcément subjectif.

Une situation insoluble

Arrivé en France après un périple de 5 années, le jeune migrant constate une situation loin de ses espérances. Parti avec des rêves pleins la tête, il se rend compte qu’il n’est pas vraiment le bienvenu. La police déloge les camps sauvages qui vont se replanter un peu plus loin, les services administratifs sont surchargés, les journalistes crient au scandale sans vraiment concourir à trouver des solutions. Personne ne se demande si ce départ aurait pu être évité avec un arrêt des guerres et des conflits là bas au Darfour, car c’est le point de départ d’un drame humain perturbant et insoluble. Souleymane choisit la poésie douce-amère pour supporter la situation, mais c’est bien peu. La caméra montre les conflits silencieux entre habitants solidaires mais impuissants et toutes ces forces qui concourent à rendre la situation ingérable. Les flux incessants d’arrivée, le manque de moyens pour y faire face et les donneurs de leçon de tous bords, empathiques ou scandalisés. Jusqu’à se demander ce qui est scandaleux, le manque de moyens pour aider des êtes humains ou l’entrée sur le territoire sans rien proposer aux arrivants? Hind Meddeb filme les frontières au cœur des habitants et des quartiers de Paris, sans montrer les excès que les médias relatent actuellement, la vision est donc partielle et pleine de parti-pris. Les camps de réfugiés sauvages sont démantelés et déplacés de quelques centaines de mètres, la situation devient pérenne et de plus en plus ingérable.

De Stalingrad à La Chapelle, la situation pose un vrai problème de société. Aider ou rejeter, le documentaire prend parti, mais sans apporter de solutions, mais y-en-a-t-il vraiment?

Synopsis: Une odyssée autant poétique que tragique, au cœur de l’univers misérable des sans-papiers qui pêche parfois dans la radicalité du propos militant. Résumé : Ce film est un portrait de Paris vu par Souleymane, 18 ans, réfugié du Darfour.

Le chanteur haïtien Erol Josué dévoile son nouvel album Pelerinaj le 28 mai 2021 chez Geomuse

Erol Josué invoque le patrimoine haïtien dans son nouvel album Pelerinaj. A la fois prêtre vaudou, comédien, chanteur et danseur, il provoque un bouillant télescopage des cultures et des géographies. Plus surprenant, il est également directeur général du Bureau National d’Ethnologie d’Haïti depuis 2012, de quoi le motiver encore plus à transmettre et préserver le patrimoine culturel de son pays.

Une musique dansante et entrainante

Pelerinaj englobe le travail de pas moins de 13 années pour livrer des morceaux entre transe, musique traditionnelle et tube électronique. Le disque se laisser aller dans des directions étonnantes en y incorporant l’apport essentiel des musiques d’Haïti. Différents invités interviennent sur l’album, Philippe Cohen Solal, Jacques Schwarz-Bart, Ben Zwerin, Mark Mulholland et le producteur américain Charles Czarnecki au mixage des sons traditionnels du Bénin et d’Haïti. Le premier extrait Erzulie évoque une divinité du vaudou haïtien, déesse de l’amour et de la beauté. Erol Josué est connu pour être un des plus grand adeptes du Vaudou en Haiti. C’est le séisme de janvier 2010 en Haïti qui a été la première inspiration de cet album et l’album offre un voyage qui fait référence aux expériences personnelles du chanteur autant qu’aux mythes de son île. Né en 1974 dans une famille vaudou, Erol Josué a quitté Haïti en 1993 pour la poursuite de son étude en Histoire de l’art en France. Parallèlement à sa carrière artistique, Erol Josué est directeur du Bureau National D’Ethnologie, poste qu’il occupe depuis 2012. Ses Musiques de vaudou préférées sont les musiques d’ogou, celles qui parlent de résistance et de force.

L’album d’Erol Josué offre une vraie escapade dans des contrées lointaines où magie et réalité se mélangent dans un bouillon turbulent qui parlent au cœur et au corps. De quoi donner envie de se laisser aller à la découverte avec le chanteur haïtien.

Un empereur seul et démuni ravivé dans la pièce Napoléon, la nuit de Fontainebleau, du 24 juin au 31 juillet 2021 à la Folie Théâtre

3 comédiens font revivre l’espace d’1h20 un épisode méconnu de l’histoire de France, Napoléon absorbe le contenu d’une fiole de poison en espérant pouvoir se suicider. Dans le cadre du château de Fontainebleau, il se tort de douleur et échange avec le fidèle parmi les fidèles, le Général Caulaincourt. Le diplomate émérite cherche à savoir le contenu de ce verre posé sur la tablette, l’empereur refuse longtemps de répondre, s’en suit une querelle en tous points véridique avec des retours autant personnels que politiques sur la carrière d’un surhomme unique.

Une pièce historique et rythmée

La scène est presque vide, un divan, une chaise et une tablette apparaissent au milieu des personnages. Un homme claudiquant entre sur scène, une fièvre intolérable le fait délirer dans un soliloque incohérent, il réclame le repos, il semble réclamer la fin de tout son corps. Quand rentre à son tour le grand général Caulaincourt, aux favorites impeccablement dessinées et au port altier, l’intrigue de la pièce peut enfin se dérouler avec des dialogues au cordeau tirés de l’ouvrage de Philippe Bulinge publié aux éditions L’Harmattan. Napoléon a-t-il tenté de se suicider durant cette fameuse nuit de Fontainebleau, l’auteur s’est longuement documenté pour en tirer un ouvrage sérieux et une pièce passionnante. Le géant Napoléon, celui qui a soumis la nation française à sa volonté puis l’Europe entière, a du abdiquer et se prépare à un piteux exil sur l’île d’Elbe après la prise de Paris par les alliés coalisés. Les souverains qu’il a battus les uns après les autres ont eu finalement raison de lui, et il ne l’accepte pas. Les discussions abordent autant les sujets personnels – Joséphine, Marie-Louise, le roi de Rome – que l’oeuvre du législateur devenu tyrannique après 1808. La confession d’un homme blessé se fait avec force citations de Corneille et Racine, résurgences de la déplorable campagne de Russie et hostilité d’un homme qui refuse longtemps d’avouer son acte funèbre qu’il espère définitif. Car Napoléon gardait autour du cou un pochon contenant une fiole de poison capable de tuer deux hommes. Fournie par son médecin particulier, le docteur Yvan durant la fuite de Russie, l’empereur déchu enrage de souffrir autant sans parvenir à expier. Napoléon réclame une nouvelle dose… le reste appartient à l’histoire. Les 3 protagonistes brettent avec bonheur sur une scène réduite à l’essentiel pour un beau numéro d’acteurs de la compagnie Intersignes. Le texte est porté bien haut, les expressions sont au cordeau et l’intrigue parlera autant aux passionnés d’histoire napoléonienne qu’aux amateurs de théâtre intense.

Napoléon, la nuit de Fontainebleau est une pièce à ne pas manquer pour constater l’impasse d’un homme qui ne peut pas mourir, raccroché à la vie par un ultime accès d’orgueil.

Synopsis: Avril 1814. Napoléon, déchu et abandonné de tous, tente de se suicider. Un huis-clos théâtral historique et véridique. Quelques jours après sa première abdication et la fin de l’Empire, Napoléon, sans armée, abandonné de tous, déchu et désespéré, tente de se suicider. Un épisode historique et véridique, véritable huis-clos théâtral où se joue le destin d’un homme. Qui tente de mourir, cette nuit-là ? L’homme ou l’Empereur ? L’être tourmenté et épuisé ou la légende qui est née avec lui ? Peut-on laisser mourir Napoléon ? Peut-on l’aider à mourir ?

Détails: Spectacle du 24 Juin au 31 Juillet 2021 à la Folie Théâtre : 6 Rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris (les mercredis et vendredis à 19h30 & les jeudis et samedis à 21h00)

Canards de bain, l’éveil en mots et en musique (Père Castor)

Canards de bain, l’éveil en mots et en musique (Père Castor)

Les Editions du Père Castor continue leur collection Areuh. Après Chapeau d’été,
Parapluie d’automne, voilà Canards de bain, avec un CD audio.


Jo Witek écrit merveilleusement pour les tout-petits. Elle lit son texte sur la musique de Flavia Perez, et le bel album cartonné est gaiement illustré par Emmanuelle Halgand.


Le résultat de cette collaboration est un très bel album tout en douceur, tout en musique qui ravira nos chères petites têtes blondes !


Les petits canards dans l’eau donneront envie au bébé de prendre un bain et de profiter pleinement de ce moment unique !
Canards de bain, une belle idée de cadeau pour nos tout-petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 12 mai 2021
Auteur : Jo Witek
Illustrateur : Emmanuelle Halgand
Editeur : Père Castor
Prix : 12,90 €

Le réveil d’Anaïs, un roman bouleversant de Luc Leprêtre (Anne Carrière)

Le réveil d’Anaïs, un roman bouleversant de Luc Leprêtre (Anne Carrière)

Luc Leprêtre a déjà publié un livre aux Editions Anne carrière : Club VIP : Very Invalid Person, en 2009. Cette année, il nous livre un roman incroyable avec Le réveil d’Anaïs. De quoi tous nous réveiller !

Qui est l’auteur ?

Avant de parler de ce roman, il est important de situer l’auteur, Luc Leprêtre. Un auteur qui nous livre ce qu’il sait du handicap puisqu’il est lui-même en fauteuil roulant depuis trente et un ans. Son partage est vrai, profond et tellement humain.
Quand on tombe malade, on se rend compte à quel point il y a deux mondes : celui des bien portants et les autres. Mais quand on devient handicapé, c’est encore un tout autre monde. Un monde qui fait peur. Un monde à part. 

Anaïs et son destin

C’est ce qui arrive à Anaïs. C’est une jeune femme en pleine force de l’âge. Tout lui sourit ! Elle travaille comme une folle et ça marche ! Son entreprise est florissante. Jusqu’au jour où son corps ne répond plus. Mais comment est-ce possible ? Pourquoi elle ? Elle ne peut pas l’accepter. Elle doit repartir au plus vite.

Quand les médecins apprennent la vérité à Anaïs, elle pense devenir folle. Jamais elle n’acceptera d’être coincée dans un fauteuil roulant, toute sa vie. Avec tout ce que cela implique. Elle se met à détester son corps qui ne lui répond plus et qu’elle ne reconnaît pas.

Elle se retrouve dans une maison de rééducation où elle va tout apprendre.

Heureusement, Thomas, son ami du passé, est une écoute patiente pour l’Anaïs de maintenant. Une oreille de psy, sans l’être…

Le réveil d’Anaïs est un roman bouleversant, de Luc Leprêtre. Grâce à lui, on découvre ce qu’endure toute personne porteuse d’un handicap. Et surtout cette volonté de vivre malgré tout et surtout le mieux possible, le plus heureux possible. Une très jolie leçon de vie pour tous !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 14 mai 2021
Auteur : Luc Leprêtre
Editeur :Anne Carrière
Prix : 18 €

Le Julien Daïan Quintet dévoile un nouvel album enthousiasmant intitulé Cut-up le 28 mai 2021

Cut Up est le déjà troisième album studio du Julien Daïan Quintet, jamais simple mais il est enfin arrivé. Reflet des inspirations de son auteur et de ses influences, il vogue entre envolées jazz, paroles susurrées et tonalités pop sans pour autant choisir un style en particulier. Le cross over est total et le résultat réjouissant.

Un style unique

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne ressemble à rien de connu. En plein lâcher prise, l’artiste mélange les styles avec maestria. Il mélange hip-hop, paroles gainsbouriennes et envolées free jazz pour une mélodie furieusement décousue dans Trop c’est Trop. Le jazz est toujours présent avec Septem­ber Nine qui invoque l’effervescence de la grosse pomme. Sometimes At Night I Think Of You est un titre tout en émotion, dédié à son père et enregistré en pleine nuit en une prise. L’artiste invoque également la pop culture japonaise dans Shinjuku Nemura Naï, titré né au cours d’une balade à Tokyo avec son ami Kiyoshi Tsuzuki. End Working est une simple mélopée jazzy qui parle de joie du moment. Storm At The Beat Hotel fait référence à l’illustre hôtel de la Beat Generation où passèrent Allen Ginsberg et William Burroughs situé au 9 rue Git-le-cœur. June dance est un clin d’œil au trompettiste Roy Hargrove avec un versus Bugle avec Alex Tassel et trompette avec Syl­vain Gontard. Woman in chains est un bel hommage au tube de Tears for fears. Pour accompagner Julien Daïan, Octave Ducasse à la batterie et Tommaso Montagnani à la basse sont toujours présents, avec également le pianiste Edouard Monnin, le flûtiste Cyril Benhamou et le bugliste Alex Tassel dans un album enregis­tré au studio Peninsula.

L’album est un merveilles bariolé et déroutante qui appelle à la suivre pour un récit musical décomplexé autant que varié, une vraie belle découverte enthousiasmante.

La chanteuse pleine de grâce Laughing Seabird est de retour le 28 mai 2021 avec son nouvel album The Transformation place

Laughing Seabird révèle ce le 28 mai 2021 son deuxième album intitulé The Transformation Place aux 12 titres arrangés par Emmanuel Heyner pour une folk-pop fascinante et gracieuse. Les mélodies restent imprimées dans l’esprit avec des paroles françaises et anglaises qui envoutent.

Une musique légère et profonde à la fois

En français comme en anglais, les textes susurrés par la chanteuse trouvent leur chemin jusqu’à l’esprit de l’auditeur grâce à une voix envoutante et délicate. Les textes se veulent enchanteurs mais ne cherchent pas à instilles des contre-vérités, I feel fat scande la chanteuse, sans faux-semblants, comme si ell révélait ainsi une parties des vérités trop longtemps cachées sous le manteau dans une confession à la fois drôle et émouvante. Elle cherche à montrer qu’il est très humain de se sentir vulnérable sans que cela ne doive pour autant nous plomber le moral, tout le monde est concerné et ceux qui le taisent font juste preuve de faiblesse coupable. Entre pop et folk, Laughing Seabird propose 10 compositions pleines de tendresse, inspirées par Sailor Song, Rickie Lee Jones et Simon & Garfunkel, dont des titres sont repris. La chanteuse s’appelle Céline, elle joue de sa voix pour une musique qui invite aux voyages autant dans le monde que dans les univers intérieurs. La chanteuse parle de guérison, de tenter l’inconnu et de sortir des schémas tout faits pour se laisser aller à des expériences inconnues dans un lâcher prise libérateur. La chanteuse cite comme autres inspirations des monstres sacrés de la pop bien connus mais toujours autant d’actualité, les Beatles, Paul McCartney, Led Zeppelin, Pink Floyd, Crosby Stills Nash and Young, Peter Gabriel et Sting pour des références résolument énergiques et mélodieuses. Céline et Emmanuel Heyner ont trouvé une vraie complicité pour des compositions emballantes à découvrir absolument.

Les origines bretonnes de la chanteuse rajoutent une autre couche d’influences pour une musique complexe à découvrir au plus vite, entre poésie et fantaisie. Si tout va bien, Laughing Seabird pourra être entendu en concert le 16/09/21 au Studio de l’Ermitage à Paris. Croisons les doigts…

Le duo farfelu Supermusique révèle son nouveau single Tupac

Supermusique dédie son nouveau titre Tupac à son chat gangster d’amour préféré, c’est avec ces mots que débute le communiqué de presse, de quoi interloquer. Le duo d’amour et de l’humour se décrit comme un couple de farfelus qui a décidé de quitter la ville il y a 5 ans pour aller vivre dans le sud de la Bourgogne. Leur chat est la vedette de la chanson avec ses yeux verts, un vrai chat cool. Le style R’n’B est décalé et croquignolet, en tout cas très séduisant.

Un groupe pour rire et décompresser

Le titre écrit par Romain Muller est tout à fait dans l’air du temps avec sa rythmique R’n’B, et il faut écouter les paroles pour saisir les intentions décalées des deux artistes citent comme inspirations Philippe KaterineSébastien TellierYelleBagarreKaytranada et Joe Dassin. Ils ne cachent pas qu’ils souhaitent redonner ses lettres de noblesse au genre de la variété en mélangeant musique électronique, Trap et RnB. Le clip réalisé par Grégory Wagenheim est un joli film d’animation avec une boule de poil plongée dans des aventures croquignolettes. Le groupe Supermusique aime visiblement les chats, surtout le leur. Le beat se veut un hommage direct au producteur bien connu Timbaland, avec des synthés langoureux et 2 voix qui échangent en harmonie avec un bel humour. Il est bon d’entendre parfois des artistes qui préfèrent ne pas se prendre au sérieux, même avec une musique qui bouge et sonne très juste. Dans une époque qui se prend beaucoup trop la tête à la moindre occasion, cette initiative redonne foi dans le genre humain, surtout que les voix sont tout à fait complémentaires et les paroles désopilantes à souhait.

Humour et légèreté sont à l’honneur pour un morceau à découvrir au plus vite! Supermusique en fait trop, volontairement, pour donner le sourire et surtout donner envie de les écouter!

Une monumentale exposition Napoléon à la Villette avec la RMN-Grand Palais du 28 mai au 19 décembre 2021 à la Grande Halle

La Rmn-Grand Palais propose une exposition monumentale consacrée à Napoléon Bonaparte à partir du 28 mai 2021. Un parcours pléthorique offre des analyses filmées, des tableaux fastueux et des objets d’époque pour brosser un portrait autant empathique qu’à charge sur celui qui a rénové l’état français et élevé le prestige de la nation mais aussi fait couler des bains de sang et rétabli l’esclavage. Le panorama est complet et ne passe rien sous silence avec un parcours juché sous la grande halle de la Villette. La visite est éblouissante et propose un déroulé chronologique qui donne une vue passionnante sur les apports du personnage jusqu’à sa chute, son exil et sa mort. Un immanquable de la réouverture des expositions après une trop longue période de jachère culturelle.

Une exposition grandiose

Il fallait bien mettre les grands plats dans les très grands pour aborder l’oeuvre d’un personnage clé de l’Histoire de France. Un gigantesque NAPOLEON jaune accueille le visiteur dans un lieu d’au moins 5 mètres de hauteur sous plafond. Une première chronologie introductive présente le parcours du jeune Napoléon Bonaparte avant le coup d’état du 18 Brumaire 1799 où le général prit le pouvoir. L’exposition montre une claire fracture dans le caractère du grand homme à partir de 1808 où le réformateur, législateur et triomphateur se changea en dictateur tyrannique à mesure que son réservoir d’hommes disponibles pour le combat s’amenuisait. Le bicentenaire de sa mort est l’occasion de revenir sur le cas Napoléon pour lui redonner la place à laquelle il a droit. La Rmn – Grand Palais et RERE / Adonis ont obtenu des prêts prestigieux pour agrémenter le parcours d’oeuvres prestigieuses. Portraits de Bonaparte, sacre de Napoléon 1er réalisé par David, représentations de bataille, rien ne manque depuis la 1ère campagne d’Italie jusqu’à la déroute de Waterloo en passant par la campagne d’Egypte et les grandes victoires d’Austerlitz et de la Moskova. Les 9 sections de cette période charnière dressent un portrait à la fois romanesque et sans concession pour celui qui répudia son épouse bienaimée pour se remarier et assurer sa descendance. Des établissements prestigieux ont concouru à fournir des oeuvres majeures, le musée du Louvre, les châteaux de Versailles, le chateau de Fontainebleau et le chateau de Malmaison, le musée de l’Armée, le musée du Mobilier National et la Fondation Napoléon ont prêté plus de 150 pièces originales réunies ensemble pour la première fois. Le parcours chronologique se veut également pédagogique avec des jeux pour les plus jeunes afin de les intéresser au sujet. Les dispositifs numériques ne manquent pas pour permettre une véritable immersion dans les étapes clés d’une existence hors norme dans l’histoire de France.

Cette exposition Napoléon est une splendeur à ne pas manquer pour mieux comprendre notre histoire. Qu’il soit jugé fou, mégalomane, héros ou imposteur, Napoléon ne peut pas laisser indifférent, dans sa grandeur comme dans ses atermoiements. C’est aussi ça qui fait un grand homme.

Si le vent tombe, un film de Nora Martirosyan sur le conflit au Haut Karabakh, tourné avant la résurgence de la guerre, sortie le 26 mai 2021

A l’heure où un nouveau conflit a une fois de plus embrasé le Haut-Karabakh avec son lot de victimes arméniennes et azerbaidjanaises, le film Si le vent tombe raisonne de manière spéciale. Cette histoire d’auditeur international venu vérifier qu’un petit aéroport situé sur ce territoire disputé entre deux nations peut ouvrir malgré la proximité des pays limitrophes ressemble aujourd’hui à un aveu d’impuissance des grandes puissances internationales pour empêcher l’étincelle de la colère d’embraser les deux pays. Les faits récents lui donnent raison, hélas.

L’ombre d’une guerre inévitable

Le personnage principal interprété par Grégoire Colin ressemble d’abord à un fantôme quand il débarque sur cet aéroport minuscule d’où rien ne décolle et sur lequel rien n’atterrit. Le lieu a tous les atours d’un lieu maudit et son audit doit conclure sur la viabilité de la structure pour fonctionner en toute sécurité. Le réalisateur Nora Martirosyan fait intervenir les esprits de la guerre pour donner à tous les personnages une duplicité criante. L’intérêt pour le territoire est avant tout d’exister et de trouver sa place sur les cartes grâce à un aéroport connecté aux grands pays étrangers, malgré les risques. La réalisatrice fait plonger le spectateur dans un univers ubuesque, avec ces paysages majestueux et ces personnages aveugles. Car les frontières sont proches et seul l’auditeur semble avoir conservé son sens commun là où tous les autres préfèrent croire à des chimères. Il rencontre une journaliste, un ancien soldat, le directeur de l’aéroport, un chauffeur et tous semblent mystérieux, la guerre est un risque, mais elle est lointaine et proche à la fois. Le personnage le plus réel est ce jeune garçon qui va chercher de l’eau dans l’aéroport, le transformant en allégorie de l’espoir de paix par delà les craintes enfouies. Hélas, la réalité a dépassé l’imaginaire et la guerre est réapparue, avec son lot d’exactions et de souffrances.

Si le vent tombe peut sembler aujourd’hui anachronique, mais il peut aussi être considéré comme un reflet fidèle de cette envie très humaine de croire en l’avenir par delà les risques de guerre. Et comme la poésie n’est jamais très loin dans cette oeuvre minuscule, le film mérite d’être vu. La sortie en salles est aujourd’hui reportée, il est visible aujourd’hui en salles.

Synopsis: Alain, un auditeur international, vient expertiser l’aéroport d’une petite république auto-proclamée du Caucase afin de donner le feu vert à sa réouverture. Edgar, un garçon du coin se livre à un étrange commerce autour de l’aéroport. Au contact de l’enfant et des habitants, Alain découvre cette terre isolée et risque tout pour permettre au pays de s’ouvrir.

Le titre très personnel Biget de Carole Pelé est à découvrir le 26 mai 2021

Un premier article en janvier 2021 sur Publik’Art présentait le premier single de Carole Pelé, Nuit blanche, et sa musique forte en émotions. La sortie de son Premier EP en mars enfonçait le clou et l’extrait Biget revient sur la naissance difficile de Carole Pelé. Pour le tournage du clip, la chanteuse a invité sa mère sans rien lui révéler du morceau. Le clip est un véritable court-métrage émouvant qui insiste sur la complicité et la forte tendresse qui réunit la mère et la fille, avec comme exergue cette histoire personnelle qui les unit profondément, dévoilée face caméra.

Une histoire vraie racontée en chanson

Biget raconte l’histoire personnelle et bouleversante de la naissance de Carole Pelé. Le cœur de l’enfant qu’on croyait mort et qui se remet pourtant à battre, c’est sa mère qui le raconte, narratrice de l’histoire de cette naissance pas comme les autres. La chanteuse a enregistré sa mère à son insu pour relater cette entrée dans la vie difficile, atypique et véridique, jusqu’au tournage surprise avec la mère et la fille. Quand Carole Pelé a proposé à sa père Jocelyne de découvrir le clip de Biget pour la première fois, la réaction a été faite face caméra. L’émotion est là, et toutes les séquences hors playback ont été faites en une seule prise, à chaud. Le clip de Biget a été pensé comme une performance, à la manière de Marina Abramovic dans The Artist is Present (MoMA 2010). Le morceau est puissant, à l’image de ce que chante Carole Pelé, sans œillères et sans tabou, de tout son être et avec tout son corps. Elle déclame les paroles avec acharnement et conviction, sans se cacher, avec une guitare vrombissante pour accompagner les déclamations virulentes, presque crachées. La chanson est un véritable témoignage personnel que la chanteuse partage avec les auditeurs.

La chanson Biget est puissante et émouvante, comme une catharsis, entre pop et rap, pour viser à l’universalité autant qu’au personnel. A découvrir au plus vite donc avec ce beau clip très personnel.

La musique comme seule solution pour surmonter les barrières sociales dans Oasis ou la revanche des ploucs aux éditions Playlist Society

Le nouvel ouvrage des éditions Playlist Society parle avant tout d’un pays, la Grande-Bretagne, pétri de principes anciens, de différences de classe et de régionalismes exacerbés. C’est dans un contexte économique porteur qu’est apparu au milieu des années 90 le groupe Oasis, rapidement devenu l’étendard de la Brit pop, avec un succès populaire immense et de véritables hymnes à entonner à tue-tête. Benjamin Durand et Nico Prat parlent avant tout d’une époque et de ressorts sociologiques avec une bande son porteuses d’espoirs pour beaucoup, de quoi ravir les nostalgiques de ce temps pas si lointain où le monde célébrait Wonderwall.

Deux frères dans le vent

Si les morceaux sont connus et les caractères de cochon de la fratrie Gallagher restés dans toutes les mémoires, peu connaissent le background où le groupe Oasis est apparu. Les auteurs rivalisent de justesse pour brosser une histoire sociale des plus pertinentes, depuis la seconde guerre mondiale et jusqu’aux années 2000. De l’inéluctable déclin d’un pays qui dominait autrefois le monde, avec l’autonomie retrouvée des colonies et un pays rentré dans le rang pour devenir une puissance de seconde zone, avec des industries nationales déficitaires et des disparités régionales criantes, le livre offre un luxe de détails. Comme les auteurs l’expliquent avec une clarté limpide, tous les courants musicaux britanniques ont été le reflet de leurs époques. Le punk a été une réponse à la morosité ambiante, la new wave une réaction à la politiques sociale destructrice de Margaret Thatcher, Madchester une envie d’évasion d’une jeunesse fatiguée, la Brit pop une lucarne d’optimisme sur l’avenir. Les 144 pages doivent se lire avec l’esprit ouvert pour réfléchir aux intentions éclairantes de Benjamin Durand et Nico Prat au-delà même de la musique. La discographie d’Oasis n’est cependant pas oubliée, le choc du premier album Definitely Maybe, l’éclatante confirmation What’s the story (morning glory), la déception Be here now jusqu’au lent délitement du groupe à travers ses nombreux changements de personnel et l’esclandre final lors du festival Rock en Seine 2009. Aussi concis qu’intelligent, l’ouvrage séduit tout du long par son avalanche de détails et sa tentative réussie d’explication sociologique. Reste un détail qui fera réfléchir certains, la question du titre, le mot ploucs pouvant prêter à controverse, l’idée de moquerie rattachée au mot ne fait pas débat, mais les ploucs sont plus souvent des paysans. Prolos eut peut-être été plus judicieux dans le contexte du groupe Oasis mais ce n’est qu’un détail qui ne remet pas en cause du tout l’intérêt de la lecture!

L’ouvrage de Playlist Society fait revivre une époque où la musique britannique revint au premier plan, avec Oasis, Blur et Pulp comme fers de lance. Les nombreuses références à des interviews et à des anecdotes renforcent encore un peu plus l’intérêt d’un livre qui se dévore du premier mot au dernier.

Synopsis:

Derrière les tubes des années 1990, devenus des hymnes (« Wonderwall », « Supersonic »…) et les frasques des frères Gallagher, réputés pour leur arrogance et leur tendance à l’auto sabordage, Oasis est avant tout un groupe qui a marqué l’histoire de l’Angleterre, aussi bien pour son impact sur la Britpop, réponse anglaise au mouvement grunge, que pour ce qu’il a représenté pour toute une génération. Issus de la classe ouvrière anglaise déshéritée de Manchester, marquée par la délinquance et le chômage, les membres du groupe auront symbolisé le passage de l’inconsidération à la starification pour une jeunesse abandonnée par le thatchérisme, faisant d’Oasis une aventure tout autant musicale que sociale et politique. Entrelaçant l’histoire du groupe et celle de la politique anglaise, Oasis ou la revanche des ploucs revient sur un moment où les espoirs d’un pays se sont cristallisés autour de la musique.

Editeur: Playlist Society

Auteurs: Benjamin Durand, Nico Prat

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 14 euros

Le saxophoniste Eric Séva revient en trio avec Triple Roots pour un album Résonnances très langoureux chez Laborie Jazz

Le saxophoniste Éric Séva est à la base d’un nouveau trio de jazz dénommé Triple Roots. En compagnie de Kevin Reveyrand à la basse et de Jean-Luc Di fraya à la batterie, aux percussions, au cajòn et à la voix, ils se livrent à de passionnants échanges instrumentaux remplis de mélodies et de rythmes populaires. Ils embarquent l’auditeur dans un voyage aux teintes jazzy, au croisement des musiques du monde et de la musique classique.

Du jazz en majesté

Éric Séva est connu pour avoir créé en 2010 à Marmande dans le Lot-et-Garonne le Festival jazz et Garonne avec une programmation volontairement ouverte sur les autres cultures, remplie de générosité et de partage. Éric Séva se veut un peu poète, un peu rêveur et un peu touche-à-tout, ouvert aux autres et à la bienveillance naturelle. Le jazz est souvent affaire de rencontres et d’improvisation, autant d’éléments qui demande une entente parfaite entre les musiciens pour s’accorder et broder des airs qui fonctionnent. C’est l’intention d’Éric Séva avec l’éclosion de ce trio en parfaite harmonie, Kevin Reveyrand et Jean-Luc Di Fraya partagent cette ambition en mettant au gout du jour des rythmiques issues des musiques populaires. Les affinités semblent naturelles tant la musique semble le résultat d’une parfaite osmose pour des compositions originales qui semblent avoir toujours exister. Le style se veut hautement langoureux comme sur Les Roots d’Alicante ou Résonances, avec tout de même quelques lâchers prises comme pour If you go qui vire au blues furieux, tendance funk James Brown. Éric Séva a fait appel à des musiciens d’exception, entre performance acoustique et ambiance épurée.

Le trio Triple Roots se fait plaisir et nous fait plaisir avec une musique placée sous le signe de l’évidence. Le jazz règne sur un album qui se veut complètement chill et détendu, dans une orchestration magique qui fonctionne du début à la fin.

La chanteuse insoumise Zinda Reinhardt présente son nouveau clip Troumli le 19 mai

Zinda Reinhardt a dévoilé mercredi 19 mai, son nouveau clip Troumli. La chanson est assez unique pour nos oreilles, elle chante son titre en Sintikès, la langue slave sinté-manouche de ses ancêtres d’Europe de l’Est. Troumli est un tourbillon musical qui entraîne l’auditeur dans un rite de guérison électro-trap, une transe musicale intense propulsée par les vibrations de son tambour et de sa voix pleine d’intensité.

Une artiste barrée

Zinda Reinhard est profondément attachée à ses racines ancestrales dont la langue est l’élément le plus visible autant qu’audible. Ce type de langue ancienne a tendance à se perdre auprès des nouvelles générations, d’autant plus qu’il s’agit d’un langage oral sans aucune trace écrite. La chanteuse rend ici un bel hommage à ce dialecte qu’elle accompagne aussi d’un vibrant témoignage à la richesse insoupçonnée de ce dialecte. Elle donne du rythme en associant un son décrit comme électro gipsy pour donner du corps et de la chaleur à sa chanson. La chanteuse a mis en ligne sur Facebook son morceau en collaboration avec les Trans Musicales et Tsugi via un livestream très particulier en attendant son l’album prévu un jour prochain. Entre hip-hop, musique électronique et pop foutraque, Zinda Reinhardt a plongé dans ses racines gitanes pour une vraie musique unique autant que différente. Comme le souligne la chevelure blonde et décolorée de la chanteuse, rien ne rentre vraiment dans des cases une fois que l’on rentre dans cet univers chamarré. Elle met bien en avant sa voix qui psalmodie les paroles accompagnées de percussions qui scandent la rythmique à pleine puissance. La musique parle au corps autant qu’aux entrailles, sous le signe de l’instinct primaire et hors de tous les codes connus de par chez nous, dans un inconnu régénérant. L’utilisation forcenée de la langue manouche met les points sur les i, pas de compromis ni de facilité, même si l’auditeur doit deviner phonétiquement ce qu’il baragouine sans connaitre la langue. L’important est ailleurs. La jeune femme est passée du côté de la FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tziganes et les gens du voyage) avant de visiter régulièrement la bibliothèque parisienne Matéo Maximoff pour s’abreuver à la source avec les écrits des gens du voyage et peuples tziganes. A moitié d’origine africaine et manouche, elle a clairement choisi de s’immerger dans cette identité pour se trouver. Adoptée à l’âge de 6 ans, elle choisit le patronyme de Reinhard pour clamer très fort d’où elle vient, comme le célèbre guitariste. Abreuvée aux albums des Pogues et Boy George, elle a choisi de vivre sa vie sans frein. Son passage à The Voice a marqué quelques esprits, elle qui a impressionné Jenifer par son implication vocale.

L’univers de Zinda Reinhard est bien particulier mais il ne faut pas hésiter à se jeter dans la gueule du loup pour découvrir un univers semblable à nul autre, un peu hardcore, un peu bordélique, mais fascinant par sa différence.

Franck Chavy présente ses superbes vins rouges sans sulfite ajouté

Après la dégustation du Beaujolais-villages rosé sans sulfite 2020, des vins rouges du Domaine Franck Chavy sans sulfite et du Beaujolais Rosé 2020 Sans Sulfite Ajouté AOP Beaujolais-Villages Rosé, c’est au tour de 3 nouvelles cuvées sans sulfite d’être dégustées: le Morgon 2020 Cuvée sans sulfite, le Régnié 2020 sans sulfite et le Brouilly 2020 sans sulfite. 3 caractères bien différents pour des mêmes plaisirs avec des vins sans sulfite et avec toujours ce cépage Gamay si caractéristique de la région.

Le Morgon 2020 sans sulfite, le vin de gourmandise

Le Morgon 2020 sans sulfite surprend immédiatement par sa très grande fraîcheur, son volume, sa rondeur, et sa gourmandise très morgonne. Le nez séduit par sa finesse et sa complexité. Le vin est frais et gourmand avec des notes de fruits à noyaux (pêches de vigne, cerises). Très structuré en bouche, ses tanins tout en finesse apportent une grande et belle rondeur. Pour profiter pleinement de ce vin, il est conseillé de le servir sans carafage. Une température de service entre 15-16° est recommandée pour un temps de garde préférentiel entre 2 et 5 ans. Ce vin de gastronomie se déguste idéalement avec des côtes de bœuf, des planchas ou du filet de canard. Pour un prix conseillé de 15 euros, c’est un vin gourmand à découvrir.

Le régnié 2020 sans sulfite, un vin plaisir

Ce Régnié sans sulfite 2020 est un immanquable. Le vin est ample et rond, harmonieux entre matière, fraîcheur et fruits noirs évoluant sur la fraise à l’aération. Cette cuvée détonne par sa gourmandise et son volume. Sa température de service idéale se situe entre 14 et 15 ° pour un temps de garde conseillé de 2 à 5 ans. Le vin se déguste idéalement en apéritif dinatoire, avec des charcuteries, des viandes blanches ou un barbecue. Le prix de 11,50 euros est suffisamment attractif pour agrémenter des rencontres détendues entre amis.

Le brouilly 2020 sans sulfite, un vin classique

Ce Brouilly 2020 est un vin à la fois rond et puissant qui dévoile toute sa complexité et sa maîtrise avec une palette aromatique qui va évoluer dans le temps. Fruité, rond et gourmand, ce sont ses notes de fruits rouges qui surprennent de prime abord, avec ensuite de subtiles notes de poivre noir. Sa température de service idéale se situe entre 15 et 16 ° pour un temps de garde de 2 à 5 ans. Il accompagne harmonieusement du rosbif, des viandes rouges grillées, des volailles et un barbecue. Pour un prix de 13 euros, c’est un classique qui coche toutes les cases.

Publireportage: Depuis quatre générations sur les communes de Villié-Morgon et de Régnié-Durette en Beaujolais, les millésimes et les vignerons se sont succédés, mais la vigne est restée. Ce trésor qui a été légué par plusieurs générations de vignerons permet d’offrir les plus grands vins. Le domaine s’étend actuellement sur 10 hectares avec 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais villages. Le Gamay noir à jus blanc est l’unique cépage utilisé pour les crus de la région. Franck Chavy réalise l’ensemble des travaux, de la taille de la vigne, à la commercialisation des bouteilles. Seule la récolte, 100 % manuelle des raisins, et les travaux de taille en hiver demandent l’intervention de saisonniers. La production de 40 000 bouteilles est vendue en partie à des cavistes et restaurants régionaux et surtout à une clientèle de particuliers en France, soit au domaine soit au cours de dégustations et salons, des rencontres qui concrétisent une année de travail. Les vins sont également distribués dans les pays suivants : Suède, Pays-Bas, Angleterre, Allemagne, Suisse Québec, Danemark, Chine …

La révélation éclatante du trio féminin Lioness Shape avec son album Impermanence disponible chez Laborie Jazz

Lioness Shape a dévoilé le 07 mai 2021 son nouvel album Impermanence. Après 2 ans de travail au sein du label Laborie Jazz, le trio emmené par la chanteuse et compositrice Manon Chevalier avec ses deux complices Ophélie Luminati à la batterie et Maya Cros aux claviers et au Fender Rhodes est enfin prêt à vous emmener dans un dépaysement total entre indie prog et jazz du monde.

Un album envoutant

La toute récente formation se distingue dès la première écoute par sa fraicheur et son orientation musicale bien particulière. Le premier album Impermanence est à la fois prog et jazz, intimiste et symphonique, avec des sonorités atypiques et réjouissantes. Le titre Somos Tantas, le souligne bien avec un résultat entre Yes version Close to the edge qui rappelle plus particulièrement le titre Siberian Khatru, Camille en toute liberté à l’époque de son album Le fil et Miles Davis époque Bitches Brew. Le son est enveloppant, parfois entre le grandiose et la bluette jazz susurrée comme dans El canto de mi deseo et parfois résolument plus intimiste comme dans Self-reliance si ce n’était ce solo free de clavier qui rappelle les envolées seventies d’ELP. La musique atteint des sommets de maestria, entre free jazz, assonances addictives et expérimentations vocales. Les claviers apportent une belle profondeur à la voix de Manon comme dans le très dépouillé Blue wooden chair où interviennent également des instruments plus exotiques. La musique est parfois en total lâcher prise, sauvage et impétueuse comme sur Water, parfois fascinante par sa douce tranquillité comme sur My tame bird. D’autres morceaux pourraient presque être pop comme the last lullaby si les instruments ne se lançaient pas dans de longues digressions progressives à la Yes. La musique est singulière et invoque une musicalité complexe qui transporte l’auditeur, surtout que le message de courage à toutes les femmes se veut porteur d’espoir et de sérénité, au-delà des violences inacceptables subies, au nom de l’amitié et du respect. Les paroles tour à tour latines ou anglo-saxonnes surprennent par leur musicalité, parfois gutturale et proche de l’incantation chamanique, parfois plus proche de la mélopée féérique comme dans la geste arthurienne. Une incursion dans la langue de Molière en vient même à surprendre dans L’origine, preuve de la surprise permanente que représente cet album.

Comme le démontre cet album magnifique de pureté de Lioness Shape, le label Laborie Jazz n’hésite pas à tenter la découverte de jeunes talents de la scène jazz pour un résultat à écouter en boucle pour un beau voyage musical dans une dimension musicale parallèle.

Le musée en majesté de François Pinault à la Bourse de Commerce

Le musée en majesté de François Pinault à la Bourse de commerce
Bourse de Commerce — Pinault Collection © Tadao Ando Architect & Associates, Niney et Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier. Photo : Marc Domage

Le musée en majesté de François Pinault à la Bourse de Commerce

Située en plein cœur de Paris, la Bourse de Commerce est le nouvel écrin de la Collection Pinault. Cet édifice historique a été intégralement restauré et transformé en musée par l’architecte japonais Tadao Ando dont le geste radical est un coup de maître, instaurant avec éclat un dialogue subtil mais intense, entre le patrimoine et la création contemporaine, entre le passé et le présent.

À l’intérieur de cet ouvrage monumental, il a inséré un cylindre de 29 mètres de largeur délimité par un mur en béton de 9 mètres de hauteur qui s’articule autour d’une rotonde inondée de lumière et qui offre aux visiteur, une circulation fluide entre les espaces : une sorte de rue avec d’anciennes vitrines et l’accès aux étages.

Le cylindre accueille un espace d’exposition au rez-de-chaussée et un auditorium en sous-sol. À l’extérieur, un espace de circulation a été aménagé comme un passage entre le mur en béton et la façade intérieure conçue par Henri Blondel. Des escaliers assurent l’accès au niveau le plus élevé du cylindre où se trouve une passerelle circulaire.

Les peintures de la coupole qui auréole l’ensemble forment le point culminant de cette suite d’espaces concentriques où s’initie, entre ciel et terre, la jointure naturelle entre le nouveau et l’ancien monde.

Les artistes dont François Pinault collectionne les œuvres sont issus de tous les continents et représentent plusieurs générations. Ils explorent tous les territoires de la création et témoignent de l’attention toute particulière portée par le collectionneur aux courants émergents. Cet ensemble, dédié à l’art des années 1960 à nos jours, propose un regard sur l’art qui interroge autant qu’il raconte notre époque.

« Ouverture » : emblème de la première exposition

Le mot ouverture, outre le fait qu’il correspond littéralement à l’ouverture d’une nouvelle étape du projet de la Collection Pinault, énonce les thématiques qui lui sont associées : la liberté d’un point de vue sur l’art qui met en valeur la diversité ; la recherche incessante de situations nouvelles ou émergentes ; la volonté de rapprocher l’art contemporain de tous les publics.

Mais le mot ouverture désigne également la pièce symphonique placée au début d’un opéra, avant que le développement dramatique ne commence, et qui annonce les grands thèmes, les personnages, les atmosphères, les leitmotive qui innerveront l’œuvre.

Cette “ouverture” esquisse donc certaines grandes lignes de la programmation future, au long cours, du nouveau lieu magistralement mis en scène.

Au centre de la rotonde, on découvre une immense sculpture en marbre (« L’Enlèvement des Sabines »), et distribués dans l’espace, des fauteuils de bureau, d’avion, chaises en plastique, sièges africains. Il s’agit de l’installation la plus célèbre de l’artiste suisse Urs Fischer – « Untitled, 2011 » montrée pour la première fois en France. Fischer l’a repensée à l’échelle du monument de la Bourse de Commerce , une « place publique » couverte d’une coupole culminant à presque 40 mètres. Il s’agit d’œuvres en cire qui se consument au fil de l’exposition car la véritable matière de l’œuvre : c’est le temps.

Pour cette exposition inaugurale, des artistes phares : Martial Raysse avec une toile monumentale colorée qui convoque sur une berge une foule de carnaval, malicieuse ou damnée ? ; des photos de Cindy Sherman, Richard Prince, Tatiana Trouvé (des sculptures empruntant les formes de chaises de gardiens de musée avec postes de radio et coussins en marbre) ; les hommes en maillot de bain de l’écossais Peter Doig ; Bertrand Lavier et ses « ready –made » conceptuels décalés qui se joue de la vitrine pour composer sa propre « rétrospective en vitrine ».

Mais également des artistes moins connus du grand public et qui ouvrent d’autres perspectives et d’autres interrogations : les artistes africains-américains Kerry James Marshall (puissante toile d’un couple noir dans sa chambre avec cette phrase sur le mur « What a Woman ? ») et David Hammons, artiste à l’œuvre engagée et dénonciatrice, grande figure du Black Arts Movement.

Dates et horaires : À partir du 22 mai 2021
Du lundi au dimanche de 11h à 19h
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h
Le premier samedi du mois, nocturne gratuite de 17h à 21h
Fermeture le mardi et le 1er mai.
Lieu : Bourse de Commerce de Paris
2 rue de Viarmes
75001 Paris 1
Site officiel :  Pinault Collection Bourse de Commerce

Le chanteur à la voix d’or J. Frey dévoile son 1er EP Immersion chez Arpills Records

Le chanteur à la voix aussi chaude que profonde J. Frey surprend avec son premier EP Immersion. La puissance vocale saute tout de suite aux oreilles au milieu d’une électro pop stylée et séduisante. L’EP est paru le 21 mai chez Artpills Records pour 5 titres qui voguent entre graves et aigus, chansons intimistes et hymnes dansants, mais toujours le même enthousiasme à l’écoute de ce chanteur hors normes.

Une belle découverte racée

Peu connu du grand public pour l’instant, J. Frey pourrait très prochainement faire son trou comme le suggère son EP Immersion. Le chanteur est également musicien, auteur et compositeur et place sa voix puissante au centre de ses compositions. La voix est rauque, elle s’envole parfois dans les aigus, elle peut même être rocailleuse à l’occasion. Des accents de crooner séduisent, elle fait parfois penser à Frank Sinatra comme dans le très profond Sunrise, d’autres fois à Seal comme dans She’s gone. Et puis la rythmique s’accélère dans We don’t have the time pour faire penser aux hymnes dancefloor actuels. Get up est plus saccadé avec une rythmique qui s’incruste pour longtemps dans l’esprit. Tender Love fait penser à une chanson de lover, mais toujours portée par cette voix unique. L’éventail est large et impressionnant. avec cette voix rauque qui en rappelle d’autres et pourtant si unique. Les influences soul, funk, rock et reggae se font sentir dans une belle variété de rythmiques. Le véritable mini-album Immersion est bien rempli avec des facettes musicales complémentaires qui empêchent toute lassitude. L’élégance est de mise, ainsi que l’intensité. Son style de dandy lui va à ravir, surtout quand il se lance dans une mélopée avec sa voix de velours. Sa voix est son atout, il la revendique comme le moyen d’expression au plus proche de sa nature même.

J. Frey a la musique chevillée au corps et il aime la partager avec générosité pour transmettre son gout des mélodies grâce à son organe vocal unique. Un EP à découvrir pour de belles émotions musicales!

Un polar aquatique palpitant avec la confrérie des espadons de Pierre Gobinet, sortie le 20 mai aux éditions Le seuil

Ce 20 mai a paru aux éditions du Seuil le 2e roman de Pierre Gobinet, La Confrérie des Espadons. 300 pages tendues comme une tenue de plongée trop serrée où un ancien membre de la gendarmerie reconverti en plongeur free-lance est appelé pour une mission ultra secrète en Sicile pour inspecter un cargo échoué. Les péripéties se multiplient tandis que les véritables enjeux se dessinent petit à petit au fur et à mesure des rencontres et des découvertes, pour un feu d’artifices final. L’écriture fluide et fouillée permet une lecture au peu au-delà de l’habituel roman de gare avec une descente en eaux troubles bien ficelée.

Un roman sous influences

Pierre Gobinet montre des belles aptitudes stylistiques dans un ouvrage qui ne verse pas dans la facilité. Le polar est sinueux, les mystères se superposent jusqu’à un éclaircissement final qui conclut l’ouvrage en beauté. Nul doute que l’écrivain a feuilleté les classiques du genre, que ce soient les ouvrages truculents de San Antonio, d’espionnage de SAS ou très british de James Bond. Le héros se prénomme Nash et apparaissait déjà dans le premier ouvrage de Pierre Gobinet sorti en 2019, Nitrox, déjà aux éditions du Seuil. Diplômé de St Cyr, membre d’élite de la gendarmerie, il a changé de vie pour devenir plongeur free-lance sur les côtes américaines. Dans un monde d’hommes bourrus et virils, les personnages féminins ne sont pas en reste, montrant des qualités insoupçonnées pour imiter, voire surpasser leurs concurrents masculins dans le monde de l’espionnage, de la corruption et du meurtre crapuleux au harpon. L’arrière plan géopolitique n’est pas oublié avec une économie parallèle richement décrite, entre mafias italiennes et cousins russes, tous très enclins à la suppression pure et simple des gêneurs indélicats. L’expérience personnelle de Pierre Gobinet n’est pas pour rien dans l’ultra réalisme très crédible qui défile au fil des pages. Lui-même passionné de plongée et saint-cyrien, il a passé 10 ans sous l’uniforme tricolore sur des terrains d’opération aux Balkans et à Europol. Lui-même reconverti en moniteur de plongée, il n’a pas pu résister à l’appel des réseaux policiers et militaires avant de se lancer dans l’écriture d’ouvrages qui ne se lâchent pas jusqu’à la dernière page.

Le suspens a un goût d’eau salé, de sang et de pétrole dans un ouvrage finement échafaudé où les masques tombent pour des révélations qui font froid dans le dos. Un très bon polar pour une lecture trépidante avant l’été qui approche, peut-être sous le soleil vénéneux de la côte sicilienne?

Auteur: Pierre Gobinet

Editeur: Le Seuil

Nombre de pages / Prix: 336 pages / 19 euros

Margo Corto, une nouvelle artiste folk de la scène parisienne à suivre

Le nouveau clip de la chanteuse folk parisienne Margo Corto sort le 21 mai avant un EP 5 titres du même nom à paraitre le 18 juin prochain. Margo Corto fait le choix d’utiliser la langue originelle du folk, l’anglais, en s’accompagnant d’arrangements dépouillés à l’aide d’une simple guitare, d’une batterie légère et d’une trompette onirique. La sauce prend et ses chansons rappellent les grandes heures d’illustres ainées comme Joni Mitchell ou Aimé Mann pour un beau moment de folk authentique.

Une chanteuse en liberté

Margo Corto est une vraie parisienne née à Paris avec un parcours personnel en région parisienne et des attaches en Bretagne. Ses premiers rapports à la musique se font via le piano qu’elle débute à 6 ans au conservatoire de sa ville. Un gout prononcé pour l’évasion se développe au gré des balades en bord de mer et son gout pour Yann Tiersen et les musiques de film l’enjoignent très tôt à composer ses premières pièces au piano. Sa vie professionnelle la mène vers le management puis la création web alors qu’elle décide de se mettre à la guitare dans son coin, en autodidacte pour écrire ses premières chansons. C’est en 2018 qu’elle reprend l’écriture et monte son premier projet solo musical. Son premier EP Inside est avant tout personnel, Margo Corto y chante l’amour et les blessures, la complexité des liens entre les êtres, en révélant ses paysages intérieurs dans un projet artistique transversal où musical, visuel et audiovisuel se mélangent dans un concept global. Les influences semblent l’évidence même, bercée qu’elle fut par Nina Simone, Radiohead et Jeff Buckley, marquée par la poésie de Sophie Hunger et Agnès Obel, initiée à l’évasion par Lhasa, touchée par la sensibilité écorchée de Soko, le lyrisme de Benjamin Clementine, la vibe tranquille de Morcheeba. Le titre Inside fait la part belle à la voix gracile de la chanteuse, une trompette vient souligner l’ambiance mélancolique de la chanson. Let you go se veut plus volontaire, plus dans l’action. Color of your lies, Constellation et Your tone complètent ce tableau naturaliste où l’univers singulier et dépouillé de la chanteuse se révèle dans des chansons intimistes aux sonorités folk-pop.

Cette libération est un aboutissement pour celle qui assure la réalisation & direction artistique de son projet musical avec Denis Triqueneaux à la réalisation image. Inside est à découvrir avec un clip disponible sur Youtube et une belle sensibilité qui touchera les plus ouverts à cette véritable confession intime.

L’Opéra de Paris présente en fanfare sa tant attendue programmation pour la saison 21/22

Ce sont personne d’autre qu’Alexander Neef, Directeur général, et Aurélie Dupont, Directrice de la Danse, qui ont présenté en grandes pompes la programmation artistique de la saison 21/22 à l’Opéra de Paris. Depuis le cœur du Palais Garnier et de l’Opéra Bastille, ils ont révélé les grandes lignes d’un retour à la vie après de longs mois de black out avec des extraits de spectacles ainsi que des interviews d’artistes. Un grand moment pour se remettre dans le bain avant le retour aux salles de spectacles.

Un festival pour la nouvelle saison

Alexander Neef n’a pas fait de faux pas pour la première programmation de sa direction. Il a jonglé parfaitement entre invocation du patrimoine historique de la maison et promotion de jeunes artistes. Finies les annulations, les grèves et le confinement, le moment est venu de placer un énorme espoir dans l’avenir qui se présente à nous tous, c’est un peu le message en filigrane de cette proposition. Le déficit prévisionnel de 90 millions pour la période n’empêche pas une ambition bien affichée avec notamment 21 opéras programmés pour la saison lyrique, 2/3 à l’Opéra Bastille et le dernier tiers à Garnier. 13 reprises et huit nouvelles productions pour un programme avant tout dédié à l’opéra français ou de langue française avec 7 titres. Le programme est long et varié, disponible sur le site de L’opéra de Paris, cet article va se concentrer sur quelques titres qui attirent plus particulièrement l’attention sans viser à l’exhaustivité, avec tout d’abord le spectacle 7 Deaths of Maria Callas imaginé par Marina Abramovic et qui ouvrira la saison en septembre avec le compositeur Marko Nikodijević qui signe une musique originale avec les scènes fatales de sept rôles phares de la Callas. Suivent encore Œdipe de Georges Enesco d’après Sophocle monté par Wajdi Mouawad, Turandot de Pucini mis en scène par Bob Wilson. Le nouveau directeur musical Gustavo Dudamel sera dans la fosse pour les Noces de Figaro. Le dernier opéra de Leonard BernsteinA Quiet Place, sera joué par Kent Nagano. Autre spectacle notable, Wozzeck de Berg mis en scène par William Kentridge. Cendrillon de Massenet sera présenté pour la première fois à l’Opéra de Paris sous les auspices de Mariame Clément. L’opéra Fin de partie de Kurtág sur un texte de Beckett sera donné en avril 2022 à Garnier. Parmi les reprises, on peut citer la mise en scène du Vaisseau fantôme de Wagner par Willy Decker en octobre à Bastille et dirigée par Hannu Lintu. La Khovantchina de Moussorgski mise en scène par Andrei Serban sera jouée à Bastille en janvier 2022. L’Elektra de Strauss sera mise en scène par Robert Carsen à Bastille en mai 2022. Alcina de Haendel sera reprise dans la mise en scène inaugurée également par Robert Carsen.

Le florilège est succin mais aguicheur, il ne vous reste plus qu’à vous rendre sur le site de l’Opéra de Paris pour en savoir plus sur le panel entier de spectacles qui seront donné pour la saison 21/22 au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille. Le programme est plus que prometteur, varié et fidèle aux valeurs de la maison.

Le groupe Purple Ashes dévoile son album électro pop Dreamers le 20 mai 2021

Le projet Purple Ashes se compose de la chanteuse et parolière Clémence de La Taille et de Syan aux instruments et aux synthés. Après un premier album Something In The Air paru en 2018, elles sont de retour avec EP de quatre titres intitulé Dreamers.

De l’électro pop porté par une voix enchanteresse

Originaire de bordeaux, le duo électro pop Purple Ashes se fait annoncer avec le clip de Get My Way déjà disponible sur Youtube. Clémence de La Taille et Syan creusent le sillon d’une indie électro pop française aux paroles anglaises et aux rythmiques robotiques. Get My Way, Dreamers in sleepless night, Nothing is better et Seasons Change sont cohérents dans leur approche musicale portée par une voix centrale entourée de beats électroniques synthétiques. Le clip de Get my way a été réalisé par la graphiste et réalisatrice Marie Genevoix et Jérôme d’Aviau au montage FX se concentre sur la chanteuse de l’eau jusqu’à la taille, comme transportée par les éléments. Quelques jours avant le début du confinement, elle se livre en toute liberté avec une belle ode poétique. Le triangle symbole de féminité en même temps que symbole du groupe hante les graphismes de la formation. La musique entêtante de Get my way reste marquée dans l’esprit longtemps après l’écoute. La musique plus électro robotique de Dreamers in sleepless night se dévoile dans un clip aux images très cinéma expressionniste allemand, entre Nosferatu et Métropolis pour de belles envolées lyriques cristallines de la chanteuse et des rythmes rock répétitifs. La musique rappelle les glorieuses heures du trip hop dans les années 90, chères à ceux qui se sont laissés bercer par la musique de cette époque.

Il y a du Télépopmusik époque Breathe voire du Goldfrapp époque Utopia chez Purples Ashes, entre puissance contenue et déluges de décibels. Leur EP se dévoile ce 20 mai pour un vrai régal électro pop à ne pas bouder.

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