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La grandiose BD Beethoven, le prix de la liberté, sortie le 12 mai 2021 aux éditions La Boîte à Bulles

Un jeune garçon se souvient d’une journée de sa vie où le destin de Ludwig van Beethoven a basculé, 20 ans après il se souvient alors qu’il renoue avec l’ours des salons, génie musical total et incompris, incapable de la moindre compromission avec les intérêts politiques et diplomatiques. Régis Penet offre un dessin et un scénario qui tiennent plus de l’oeuvre d’art que de la BD pour un ouvrage à lire et à relire, si possible en écoutant les morceaux recommandés dans les pages de fin de l’ouvrage. Une BD historique romancée qui fera date par sa pertinence et sa fougue.

Un grand génie incompris

Ce qui marque le plus dans cette BD aussi musicale qu’historique, c’est la force des dessins. Le Noir et blanc choisi par Régis Penet souligne brillamment les traits du personnage Beethoven, figurant le côté très sombre de ses pensées et l’intense tumulte qui semble l’étreindre constamment. La BD évoque de manière elliptique des épisodes significatifs d’une existence passée sous le sceau du génie et se concentre sur une journée particulière où le grand ami et protecteur du génie lui demande de jouer pour l’occupant français après la débâcle de la bataille d’Austerlitz. Celui qui dédia sa 3e symphonie dite héroïque au premier consul Bonaparte renia son geste après le couronnement de l’empereur Napoléon, expliquant ainsi son amertume quant à la versatilité des espoirs placés dans les grands hommes. Compositeur acharné, Ludwig van souffre de constater une surdité d’abord légère devenir persistante tout en s’aggravant. Travailleur acharné, il s’ingénie à combattre le mal par un investissement démultiplié dans son art, combien même les relations avec ses semblables doivent s’en ressentir. Le jeune fils du prince Alois von Lichnowsky, Eduard, sert de fil rouge à une histoire qui renvoi aux tourments du maitre pour composer avec les intérêts des puissants. Son intransigeance légendaire prend corps dans des bulles qui ressemblent plus à des tableaux qu’à des simples dessins. Régis Penet livre un réquisitoire implacable contre les manigances autant hypocrites qu’intéressées de puissants toujours tournés vers leur intérêt propre, au contraire d’un Beethoven qui refuse de s’abaisser à la compromission. La BD se lit avec passion quand tout le monde essaye de manœuvrer l’ogre allemand, en pure perte. L’auteur insiste sur des détails qui font sens tout en passant rapidement sur la grande histoire, plus intéressée par une peinture du personnage plutôt que par le cours d’histoire déjà raconté maintes et maintes fois.

Cette accumulation de petits détails richement évoqués fait le sel de cette BD qui confine à l’analyse psychologique d’un homme trop grand pour ce petit monde. Le dessin rappelle l’encre de chine utilisée pour les gravures anciennes et donne une dimension titanesque à une existence qui marqua autant son temps que le cours de la musique universelle.

Synopsis:  « Dites aussi aux Français qu’il reste un homme en Autriche qui ne leur est pas soumis et qu’il ne porte aucun titre ! » 1806, Beethoven a 36 ans et réside au palais du prince Alois von Lichnowsky, son ami et mécène, où il va nouer une amitié avec le jeune fils du prince, Eduard. C’est le temps des grandes conquêtes napoléoniennes et l’Autriche est désormais occupée par les troupes françaises. Pour montrer aux officiers français qu’il reçoit à dîner, « ce que reste un prince d’Autriche », von Lichnowsky met un point d’honneur à ce que le compositeur joue devant ses hôtes. Mais Beethoven refuse de faire montre de son talent. Par insoumission, non seulement à l’égard des vainqueurs, ces « serviteurs de la tyrannie » mais également à l’égard de son protecteur qui veut l’exhiber. Il est et restera un homme libre !
À travers le récit de cette journée particulière, Régis Penet fait œuvre biographique et dresse un portrait saisissant de « l’ours des salons » : un génie sûr de son talent, indomptable et épris de liberté. Instructif, émouvant… tout simplement magnifique !

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Régis Penet

Nombre de pages/ Prix: 144 pages / 22 euros

L’éprouvant et fascinant Lux Aeterna de Gaspard Noé en combo DVD/BLU-RAY dès maintenant aux éditions Potemkine

Le film Lux Aeterna de Gaspar Noé avec Charlotte Gainsbourg, Béatrice Dalle et Mica Argañaraz a martyrisé des salles entières de spectateurs. Il est maintenant disponible en combo DVD/BLU-RAY aux éditions Potemkine pour une expérience de cinéma intense et éprouvante, en tous points inoubliable.

Le style Noé jusqu’au bout

Les expérimentations visuelles font tout le sel du cinéma de Gaspar Noé. Réalisateur qui ne se donne pas la peine de multiplier les films, 6 en tout, il a tendance à creuser son style très personnel, quitte à se répéter quelque peu. Loin de se satisfaire de la simplicité et de l’évidence, il recherche surtout la complexité et le défi en ne s’encombrant pas des repères cinématographiques habituels, quitte à perdre le spectateur, voire à l’agacer. Seul contre tous était conçu comme un long plan séquence avec un monologue définitif sur la vanité de l’existence, Irréversible montrait un couple qui se fracture à contre sens, Love était un pensum érotique sur l’impasse des rapports physiques, Climax déroutait et fascinait avec sa troupe de danseurs en plein cauchemar psychédélique, Enter the Void montrait la ville du dessus avec un déluge d’effets visuels, Noé se lance maintenant dans l’utilisation frénétique du split screen et des effets stroboscopiques qui touchent au mystique. 51 minutes suffisent pour envouter et fasciner, quitte à provoquer une nausée finale. Lux Aeterna se focalise sur les personnages pris dans la toile d’un tournage dirigé par une Béatrice Dalle de plus en plus dépassée. Réalisatrice tourmentée victime d’un syndrome de persécution carabiné, elle perd le fil et se noie dans sa parano. Illusion que le producteur veut lui voler son film, qu’un autre réalisateur prend sa place sur le plateau, que tout le personnel veut sa destruction en sabotant son travail, que les critiques s’acharnent contre elle, rien ne lui est épargné. Le split screen était à la mode dans les années 70 pour confronter des points de vue qui se déroulent en même temps mais à des endroits différents, pour densifier l’intrigue et rajouter du suspense. Lux aeterna rappellera l’enfer mystique de Dante à beaucoup quand l’actrice Charlotte Gainsbourg devient elle aussi victime d’un courroux belliqueux, quitte à la plonger au sens propre comme au sens figuré dans les flammes de l’enfer. Elle plonge dans un même syndrome paranoïaque alors que sa fille la tourmente en invoquant par téléphone une mystérieuse agression aux contours flous. 40 premières minutes sinueuses font perdre leur équilibre précaire aux personnages avant qu’une chute inéluctable ne se produise. L’arrière plan musical d’abord très classique se change en tunnel cauchemardesque de 10 minutes avec des perturbations électriques et des effets stroboscopiques qui vrillent les yeux et les oreilles. Les références aux films de moyen-âge avec des sorcières consumées vives ajoutent une touche expressionniste à cette ambiance saisissante à la limite de l’horreur. Un son industriel strident agresse les spectateurs jusqu’au dénouement final pour une expérience cinéma entre film d’auteur et concept barré. La crise d’épilepsie n’est pas loin pour symboliser la souffrance de deux femmes jetées dans des brasiers psychologiques avec des flammes qui détruisent leur psyché et leurs certitudes.

Le film donne l’effet d’une drogue par l’inconfort qu’il génère. Un vrai trip cinématographique à regarder avec parcimonie mais à découvrir absolument dans ce combo classieux disponible dès maintenant.

Les suppléments:

  • The Flicker, un court-métarge de Tony Conrad

Extrait d’Häxan, la sorcellerie à travers les âges

Diaporama de photos de tournage

Bandes annonces 

Entretien avec Gaspar Noé (imprimé au dos d’une affiche inclu dans le coffret) 

Affiche du film

Synopsis: Charlotte Gainsbourg accepte de jouer une sorcière jetée au bûcher dans le premier film réalisé par Beatrice Dalle. Or l’organisation anarchique, les problèmes techniques et les dérapages psychotiques plongent peu à peu le tournage dans un chaos de pure lumière.

Savoir Oser… le vin de Savoie Rosé, une bonne idée pour l’été qui approche!

La Savoie est une région viticole connue avant tout pour ses vins blancs. Avec une production de l’ordre de 70%, la personnalité viticole est remarquable, et pourtant il y a également des vins rouges et puis des rosés. Ils allient matière, élégance et fraîcheur et sont dotés d’un équilibre naturel apporté par un climat très contrasté souvent caractéristique des grands vins. Gamay et Mondeuse sont les deux cépages principaux pour des vins de plus en plus présents sur les plus grandes tables étoilées. 5 échantillons caractéristiques ont pu être dégustés pour une belle évidence sur cette production de rosés en plein développement. Troisième producteur français, la Savoie fournit de 25 à 30 millions de plants de vignes aux vignobles français et étrangers!

La Cave des vins fins de Cruet présent son Opale rosé 2020

Ce millésime 2020 de la cave de cruet est un AOP vin de Savoie 100% Gamay. A la dégustation, les saveurs sont nuancées de fleurs et de notes fruitées. A l’œil, l’éclat est soyeux, à la bouche, le vin est frais. Le vin s’accorde parfaitement avec l’apéritif, des salades et des grillades. Le vin est à consommer jeune, pour un prix TTC départ cave de 5,70 euros la bouteille. Le vin est conditionné par carton de 6 ou 12 bouteilles, ou en coffret de magnum.

Le Rosé de Savoie Sous Le Roc 2020 d’André & Michel Quenard

Ce rosé se compose à 100% de cépage Gamay. A l’œil, sa robe est vive, couleur rose saumon à nuance mauve. Au nez, ce sont les fruits à chair blanche qui ressortent en premier, pomme-poire puis fraise des bois et cerise avec un zeste d’orange, des fines herbes et une touche menthe-estragon. La bouche est harmonieuse, gourmande même, fruitée et mûre, sur la finesse et la fraicheur. Pour les accords mets et vins, le vin est à consommer jeune et à boire frais (7/8 °C). Il accompagne idéalement une terrine de saumon, des nems de crevettes, un jambon de pays, du poisson au lait de coco, des brochettes de volaille aux herbes, un fromage de chèvre frais ou une tomme de chèvre, et pour finir le repas une tarte aux fraises. Le vin est proposé au tarif de 6,50 euros TTC départ cave pour une belle saveur d’été.

Le rosé 2020 La vie en Rose de Cath – Domaine Jean-François Quénard 

Ce rosé de Savoie se compose des cépages Gamay et Mondeuse. Les deux parcelles sont situées sur la commune de Chignin et ont été vendangées à la main. Le moût de Mondeuse provient d’une saignée, le moût de Gamay a subi un pressurage direct. Le rosé se veut frais avec une une complexité aromatique et une belle buvabilité pour accompagner les soirées d’été. A l’œil, sa teinte rose poudré arbore une belle nuance rose-pêche. Le nez est intense à la fois floral sur le
muguet blanc mais aussi sur les fruits à chair blanche comme le jus de poire, avec quelques notes graphite. En bouche la délicatesse s’associe à la vivacité. La rétro-olfaction révèle des arômes d’abricot sec. Ce rosé accompagne idéalement un
apéritif, des salades à base de crudités, des tapas, mais aussi des grillades de viande ou de poisson. Proposé au tarif de 7,50 euros TTC départ cave, il est une belle cuvée d’été à ne pas bouder.

Le Rosé du Plaisir 2020 du Domaine des Anges

Ce millésime 2020 est un AOC Vin de Savoie composé à 100% de cépage Gamay. A l’œil, le vin arbore une jolie teinte rose groseille. Le nez révèle une approche fumée avec une expression relevée et friande, dans la fraîcheur du fruit et avec des notes épicées et champêtres. Pour les harmonie mets/vin, ce rosé s’apprécie en apéritif avec de la charcuterie, des grillades estivales, des plats italiens ou espagnols (Pizzas, Paëlla…) et des poissons grillés. Le prix de vente TTC particulier départ chai s’élève à 5,20€. Le vin est distribué chez les cavistes, chez les restaurateurs et dans les fromageries pour une belle touche d’été.

Le rosé en Altitude 2020 de la Maison Adrien Vacher

Ce rosé en altitude se compose de Gamay et de Pinot, cépages qui peuvent être plantés sur l’ensemble du vignoble savoyard et qui évoluent très bien sur les sols calcaires du terroir local. A l’œil, la couleur claire du rosé est chatoyante. A la dégustation, le rosé a des saveurs gourmandes et désaltérantes de cerises fraiches et de fraises. Ce vin est idéal pour accompagner un apéritif puis de la viande grillée, de la charcuterie et des pizzas.Ce vin est proposé au tarif de 5 euros, un tarif attractif pour apporter un peu de Savoie chez vous.

Denis Jamain se diversifie au-delà des vins blancs avec son Reuilly les fossiles rosé 2020

Denis Jamain est un habitué de la page Publik’Art et son vin blanc a été récemment dégusté. Encore un Reuilly aujourd’hui, mais cette fois-ci en rosé avec le Reuilly Les Fossiles rosé 2020. Ce Pinot gris rosé très subtil mérite la dégustation pour aviver l’été qui se profile à l’horizon pour de bons moments passés entre amis sur une belle terrasse ensoleillée dès que les mesures sanitaires le permettront!

Un rosé idéal pour des moments conviviaux

L’appellation Reuilly est surtout connue pour ses vins blancs de cépage Sauvignon mais Denis Jamain produit également un rosé sec composé à 100% de cépage Pinot gris. Le Pinot Gris Rosé Les Fossiles 2020 est parfait pour accompagner apéritifs et repas fraîcheurs à l’approche de l’été. Sa certification bio Veritas et biodynamie Demeter en font un vin à découvrir absolument. Toute l’exigence de Denis Jamain a abouti à ce rosé unique provenant de parcelles cultivées en biodynamie. Le résultat est une cuvée à la couleur pétale de rose, typique de l’appellation. D’une grande élégance, elle offre des arômes fruités de pêche blanche et de litchi, relevés de notes finement épicées. C’est un pur vin de plaisir, à servir très frais, aussi bien en apéritif qu’au cours du repas, avec des asperges, des viandes blanches ou des plats de poisson voire, plus
audacieux, avec quelques spécialités sucrées-salées de la cuisine asiatique. Le prix public recommandé est de 13,50 € pour un vrai moment de plaisir.

Publureportage: Ancrés dans le Berry depuis plusieurs générations, les ancêtres de Denis Jamain lui ont légué deux passions: la vigne et les arbres. Au début des années 90, il décide de vivre sa passion du vignoble et de créer son domaine au cœur d’un bel ensemble de parcelles sur la commune de Reuilly. Avec son sol argilo-calcaire qui confère au vin sa minéralité si spécifique de la région, le Domaine Jamain bénéficie d’un terroir d’exception où Denis Jamain produit un Reuilly authentique et de caractère, que ce soit en Sauvignon blancPinot noir et Pinot gris. Après avoir conduit de nombreuses années l’exploitation en lutte raisonnée, Denis Jamain s’est converti à l’agriculture biologique en 2007 (certifié Veritas) et à la biodynamie en 2011 (certifié Demeter) pour produire des Reuilly de haute qualité en rouge, rosé et blanc

Exclusif: le calendrier prévisionnel d’ouverture des expositions de la Rmn – Grand Palais partout en France


La nouvelle des annonces gouvernementales a fait des heureux, les musées et les expositions vont rouvrir à partir du 19 mai et le programme est chargé après des mois de stand-by. Les plannings ont été bouleversés et l’ensemble des évènements mis sur pause vont enfin pouvoir se dérouler. La Rmn – Grand Palais publie son planning de réouverture des expositions et ça va combler de bonheur tous ceux qui ont du se serrer la ceinture depuis si longtemps. C’est parti pour le programme.

Le surréalisme dans l’Art américain : 19 mai – 26 septembre 2021

Le Centre de la Vieille Charité à Marseille rassemble les oeuvres de tous les surréalises obligés de s’installer aux Etats-Unis dès 1940 une fois la guerre déclenchée en Europe. A cette époque, une génération d’artistes américains a connu une renommée internationale. Les artistes européens qui fuient le continent comptent des surréalistes venus de Marseille, tels Max Ernst et André Masson. L’aide du journaliste américain Varian Fry leur sera précieuse tandis qu’ils posent les fondements d’un nouveau courant artistique. Secondaire avant leur arrivée, l’art américain gagne en renommée avec d’abord les expressionnistes abstraits puis le pop art, l’art minimal ou l’art conceptuel. L’angle proposé par cette exposition
s’intéresse à l’art américain d’après-guerre et l’influence qu’a eu le surréalisme sur celui-ci et l’évolution du résultat à travers l’abstraction américaine. Des artistes emblématiques tels que Jackson Pollock et son action painting sont présents mais également des artistes moins connus à découvrir au cours de l’exposition.

Peintres femmes, 1780-1930. Naissance d’un combat: 19 mai – 4 juillet 2021

Cette exposition au Musée du Luxembourg s’ouvre enfin après une possibilité de la visiter à distance, procédé ayant fait l’objet d’un article sur Publik’Art. Les artistes femmes présentées dans cette exposition furent tant les actrices des changements sociaux de la fin du XVIIIe siècle que des mutations de l’art du XIXe siècle. Un évènement à ne pas manquer pour découvrir les oeuvres de Elizabeth Vigée-Lebrun, Marie-Guillemine BenoîtAngélique Mongez, Marguerite Gérard, Adélaïde Labille-Guiard ou bien encore Constance Mayer.

Napoléon : 28 mai – 19 septembre 2021


A l’occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte, la Grande Halle de La Villette à Paris présente une exposition événement pour rendre hommage à cet illustre personnage de l’histoire française. Objet d’admiration ou de détestation, sa vie fut un mélange complexe d’héroïsme, de népotisme, de grandes victoires et de défaites ignominieuses. Les grandes réformes dans le droit et la société ont côtoyé la dictature la plus autoritaire pour une trace qui se ressent encore aujourd’hui. La Rmn – Grand Palais met sur place une exposition spectaculaire pour dresser un portrait aussi exhaustif que grandiose. Différents musées d’envergure ont confié des pièces rares, comme le musée de l’Armée, le musée national du
château de Fontainebleau
, le musée du Louvre, le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, le Mobilier national, la Fondation Napoléon et la contribution exceptionnelle du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon pour rassembler plus de 150 pièces originales réunies pour la première fois.

HOMO FABER. 2 millions d’années d’histoire de la pierre taillée de l’Afrique aux portes de l’Europe : 26 juin – 15 novembre 2021

Musée national de Préhistoire (Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil)

Le musée national de Préhistoire aux Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne propose une exposition HOMO FABER, « celui qui fabrique » pour évoquer les prémisses qui, des premiers pas aux premiers gestes, caractérisent l’histoire de notre lignée. Cet évènement présente pour la première fois hors de leurs territoires d’origine des pièces originales d’Afrique (Kenya, Ethiopie) et de Géorgie, témoignages tangibles de la fabrication des premiers outils de pierre et de leurs auteurs, les hominines. Un évènement à ne pas manquer.



Le Domaine Trians propose deux vins rosés grandioses avec le Château Trians rosé 2020 et le Saint Clément rosé 2019.

Le Château Trians s’est placé résolument sous la bannière du bio dès 2008. Bien au-delà de la simple interdiction d’utiliser des produits chimiques de synthèse comme le stipule la norme, le Domaine de Trians a préféré voir plus grand avec une limitation drastique du taux de sulfites dans ses cuvées tout en fournissant tous les efforts nécessaires pour obtenir un vin aussi stable que gouteux et clair. Avec l’été qui approche, les vins rosés ont la primeur des dégustations avec 2 cuvées aux qualités éblouissantes proposées par le Domaine Trians, le Château Trians rosé 2020 et le Saint Clément rosé 2019

Deux vins de provence pour faire venir les beaux jours

Pour garantir la qualité bio et l’équilibre de ses deux vins rosés de Provence, le Domaine Trians s’est échiné à mettre en œuvre deux procédés éprouvés : les pompages et transferts de vins réalisés sous la protection d’un gaz neutre, l’azote, pour protéger le vin de l’oxydation de l’air. Et aussi au moment des vendanges, la protection des raisins et du mou avec de la neige carbonique. Première constatation avec le Château Trians rosé 2020 dont l’assemblage de Cinsault et de Grenache aboutit à une robe fraîche et légère, à l’œil couleur pêche de vigne, et un nez ouvert et délicat avec des arômes floraux à souhait. Ce vin de charme est exactement équilibré pour porter haut les couleurs du terroir de Provence jusqu’au bout de la langue. Le prix public du Château Trians Rosé 2020 à 12,50 Euros TTC est une invitation à la découverte.

Un Saint Clément rosé 2019 de haute qualité

Le Saint-Clément 2019 est le résultat d’un assemblage de Syrah et de Grenache. Sa robe saumon clair présente un nez
de caractère, une bouche large, gage d’un vin à la texture dense et veloutée pour s’achever sur une finale très longue, douce et délicate. Ce vin rosé est bien construit, élevé 6 mois en fût de chêne, ce qui le rend si particulier. Le vin rosé est parfait pour des spécialités gastronomiques. Son prix public de 18,00 Euros TTC révèle le haut niveau délivré par le domaine Trians avec cette cuvée rosée à découvrir.

Publireportage: Le bio au Château Trians, c’est aussi… tous les engrais sont organiques, constitués de fumier de mouton et de fientes de poules, à la fin de l’hiver les moutons viennent pâturer entre les vignes, entretiennent l’enherbement et apportent de l’engrais naturel, différents couverts végétaux (moutarde, luzerne…) sont semés pour fixer l’azote et le gaz carbonique de l’air, avant un fauchage manuel pour créer un paillis naturel, la biodiversité du sol est préservée en évitant de labourer trop souvent et en conservant un enherbement naturel un rang sur deux, des ruches et leurs abeilles sont invitées pour favoriser la pollinisation, la diversité biologique est privilégiée avec la plantation de fruitiers, herbes de talus, les sols sont drainés de façons à éviter les eaux dormantes.

Yo and the south dévoile son single Mélancolie et Ivresse le 5 mai

Les 4 de Yo and the South reviennent avec leur indie folk enflammée pour dévoiler leur deuxième EP. Yoann Marra, Florian Gouëllo, Pierre Elgrishi et Martin Lefebvre proposaient des chansons en anglais furieusement cool pour se trémousser le popotin avec la banane sur le visage. Ils passent maintenant au français et c’est toujours aussi cool. Leur nouveau EP Orange est prévu pour le 4 juin prochain et le titre Mélancolie et Ivresse en est un bon avant gout, à écouter dès le 5 mai sur You Tube et les plateformes de streaming.

Un album à écouter en toute quiétude

Le clip de Mélancolie et Ivresse réalisé par Côme Ranjard mélange plage et aquarium dans une belle ambiance estivale en adéquation avec la musique. Les débuts du groupe en 2017 avec le chanteur guitariste Yoann Marra en tête d’affiche laissaient deviner une évolution exponentielle qui se confirme déjà. La formation des quatre lascars a été bercée par des morceaux folk rock contemporains comme Kevin Morby, Bibio, Devendra Banhart ou Michaël Nau à l’ombre desquels ils ont échafaudé leurs mélodies tout en douceur psyché et délicates. La voix suave du chanteur se fait accompagner de chœurs doucereux pour faire naitre une vraie émotion à laquelle l’auditeur ne peut pas échapper. La poésie des paroles de Mélancolie et Ivresse s’accordent très bien avec les visuels du clip pour une belle osmose musicale et visuelle. Si la mélancolie peut mener à l’ivresse, et inversement, le clip créée un équilibre sur la base d’images d’enfant prises en super 8 fournies par
un des membres du groupe. Les souvenirs se mélangent au présent et créent une émotion qui ne cesse de se raviver quand les souvenirs reviennent en mémoire, se mélangeant à d’autres images d’espace et d’océan. Le côté rétro des images va très bien avec la musique pour une ivresse sonore qui enjoint à y revenir encore et encore.

Mélancolie et ivresse est une bonne entrée en matière pour un EP à découvrir très prochainement. Stay tuned!

Le domaine Christophe Pichon propose un nouveau Condrieu 2020 Pur 100 sans sulfites ajoutés

Ce vin se compose exclusivement de cépage Viognier à la moyenne d’âge des vignes de 35 ans. L’élevage est fait en
fûts d’une moyenne d’âge de 3 ans. Le Domaine Christophe PICHON se trouve à Chavanay sur la Loire. Le vin blanc d’appellation d’origine Protégée (AOP) Condrieu est un des fleurons du domaine. La vente des bouteilles est réalisée directement à la cave Christophe PICHON, avec possibilité de visite des caves et également réalisation de la commande des bouteilles de Condrieu sur le site de vente en ligne dans la rubrique boutique du site internet du domaine.

Un vin blanc unique

L’AOP Condrieu 2020 « Pur 100 » est un vin blanc élaboré sans ajout de sulfites. A l’œil, sa robe est orangée. Au nez, une note de fruits mûrs intenses et complexes se dégage, tel que la pêche confite et l’abricot, de fleur comme la rose, la verveine, la menthe, les fleurs blanches. En bouche, la belle persistance est notable grâce à une jolie fraîcheur, sa minéralité se ressent avec un zeste d’orange. La cuvée Condrieu 2020 « Pur 100 » se déguste idéalement à l’apéritif, ou avec des huitres du Bélon farcies, des gambas sautées au poivre, un filon mignon de porc aux abricots secs. Le nec plus ultra reste la dégustation avec un vacherin ou un roquefort. Proposé au tarif de 45 euros sur le site du domaine Christophe Pichon, ce vin est une très belle découverte à tenter sans hésiter.

Publireportage:

Christophe Pichon est un vigneron spécialiste de la rive droite du Rhône, et les appellations septentrionales qu’il vinifie font partie des plus prestigieuses de cette région réputée. En effet, le Domaine Christophe Pichon vinifie 23 hectares, répartis sur Condrieu, Côte Rôtie, Saint-Joseph et Cornas. Une production de vin de pays blanc et rouge complète la gamme, et pas seulement, car le domaine participe activement à la renaissance des historiques vins de Seyssuel.

Anna, ressortie de la BD de Stéphane Betbeder et Christophe Bec le 5 mai 2021 aux éditions La Boîte à Bulles

Au mois de mai 2021, La Boîte à Bulles réédite Anna, le thriller psychologique avec Christophe Bec au dessin et Stéphane Betbeder au scénario. La BD initialement publiée en 2004 fait l’objet d’une nouvelle version luxe entièrement retravaillée pour découvrir ou redécouvrir une plongée ardue dans le milieu de l’art contemporain. Une campagne de financement participatif a été lancée pour financer la remasterisation complète de cet ouvrage si singulier et mettre en valeur ses planches qui constituent, selon Christophe Bec, certains de ses plus beaux encrages. Dans ce cadre, de superbes contreparties exclusives ont été offertes aux généreux contributeurs telles qu’un tirage de tête numéroté-signé, un fac-similé de planche numéroté signé et même une planche originale !

La BD est présentée sur un support renouvelé, avec des dessins mis en valeur dans un noir et blanc luxueux.

Synopsis: Oscar se voit comme un dominateur-né qui aime être entouré de courtisans ou plutôt de souffre-douleur. Accompagné de sa bande de suiveurs, il prépare l’exposition qui imposera à tous l’ampleur de son talent.
Oscar est sans pitié. Il a aimé sa voisine, Anna, abusé quelques temps de sa naïveté avant de rompre. Point final de l’histoire, pensait-il. Mais Oscar se trompait, Anna lui réservait quelques surprises. Initialement, « Anna » s’appelait « Hôtel Particulier » et seul le premier tome de ce thriller psychologique était paru aux éditions Soleil. En 2004, La Boîte à Bulles en avait proposé une version intégrale déjà intitulée « Anna », mais celle-ci ne rendait pas grâce au travail d’encrage de Chistophe Bec. En voici donc une version grand format entièrement retravaillée, du lettrage aux scans. L’occasion de découvrir tout le charme et le venin jubilatoire de cet album, le plus intimiste de l’œuvre de Christophe Bec, entièrement réalisé d’après des images tournées pour l’occasion. Une peinture de mœurs aussi saisissante que cruelle et ironique et une plongée dans le milieu de l’art contemporain caustique à souhait. Un microcosme que Stéphane Betbeder connaît bien pour l’avoir fréquenté quelques temps.

Editions: La Boîte à Bulles

Auteurs: Christophe Bec / Stéphane Betbeder

Nombre de pages / Prix: 116 pages / 22 euros

La maison de Champagne Charpentier dévoile sa cuvée éphémère Pinot meunier zéro dosage

Après un premier article publié sur Publik’Art et vantant les qualités de cette maison de champagne, Jean-Marc Charpentier  propose une nouvelle cuvée éphémère issue du domaine Champagne CHARPENTIER à Charly-sur-Marne. Son Pinot Meunier zéro dosage est issu de la parcelle Les Chauffours et de la vendange 2017, non filtré, non collé, une vraie merveille!

Un champagne unique

Ce champagne unique est un 100% Pinot Meunier. A l’œil, la robe or jaune soutenu du champagne saute aux yeux. Sa mousse aérienne est portée par des fines bulles crémeuses. Le nez développe des notes fruitées, fruits à chair jaune et à noyaux, caractéristiques du cépage. La bouche, dense et évoluée, confirme le nez et le champagne se révèle unique grâce à la fraicheur du zéro dosage, alliant finesse et densité du vin. L’année 2017 fut une année particulière et ce champagne en révèle justement la particularité. Le prix cavistes de ce champagne pareil à nul autre s’élève à 42 €, prix relativement doux pour un champagne de cette qualité et au cahier des charges aussi exigeant.

La biodynamie est capable de faire des merveilles et la maison Charpentier en fait son cheval de bataille. Le domaine met en ventes annuellement 300.000 bouteilles dont 70% destinées aux cavistes français et le reste à destination de l’export, notamment en Europe du Nord, une maison de champagne à suivre pour l’avenir.

Publireportage: Aujourd’hui, sa réelle autonomie permet à Jean-Marc Charpentier de proposer, exclusivement sur le marché traditionnel et professionnel, une marque récente, riche d’un ancestral vignoble et dotée d’un fort potentiel. Entrant complètement dans la « quête de sens » du consommateur, la Maison Charpentier constitue une véritable alternative aux marques traditionnelles. Bien que déjà remarquée par les prescripteurs avertis et différents concours de référence, la Maison Charpentier choisit les distributeurs les plus adaptés, en France comme à l’export, afin d’écrire, avec eux, l’histoire de cette formidable aventure humaine. La Maison, rigoureusement structurée pour répondre aux exigences du marché et de sa clientèle, poursuit ainsi son développement professionnel et équilibré à travers un solide réseau de distribution.

Le chanteur Nicolas Ly dévoile son tout nouveau titre rue de la folie le 29 avril

Nicolas Ly – crédit Elisa Baudouin (1).jp

Le tout nouveau titre de Nicolas Ly, Rue de la folie, est sorti le jeudi 29 avril, extrait de son premier EP appelé également Rue de la folie et prévu pour le mois de juin. Dans ce titre, Nicolas Ly a immergé son écriture dans la rue qu’il habite depuis toutes ses années à Paris, une rue où il est capable de créer et d’imaginer ses chansons, un refuge où tout est né.

Un titre charnière

Pour le clip du tire Rue de la folieNicolas Ly s’est entouré d’Elisa Baudouin, déjà à l’oeuvre pour les clips des artistes Terrenoire, Janie, Maëlle et Bleu Toucan. Tourné dans un ascenseur, Nicolas Ly s’y retrouve piégé alors qu’il allait descendre les poubelles, son esprit twiste peu à peu jusqu’à toucher de près la folie. La métaphore est palpable, des évènements inattendus peuvent surprendre chacun de nous et nous mettre à rude épreuve. Tout le premier EP de Nicolas Ly flirte avec des inspirations sombres et le chanteur apporte la lumière avec sa musique pleine de rythmes électroniques. Le chanteur décrit sa musique comme cinématographique en imaginant des scènes de film avec chacune de ses paroles. Sa passion pour les BO de film a orienté ses gouts, comme celle du Grand Bleu qu’il tentait de retrouver à l’oreille sur son piano. Durant sa jeunesse, il a découvert Madonna par l’entremise de son grand frère féru des sons chauds du jazz. A l’adolescence, il se laisse bercer par les tubes trip-hop de Tricky, Massive Attack ou Portishead comme beaucoup d’autres ados de sa génération. Alors que sa passion pour la musique se précise toujours un peu plus, il s’adonne aussi au dessin et à la composition et il se tourne vers les Beaux-Arts. Passé également par le mannequinat, il évolue sur scène au sein d’un groupe et il vit cette expérience comme une libération. Puis il passe en solo et au français, abandonnant le groupe et l’anglais pour retrouver une sorte d’évidence. Inspiré par les grands artistes Jacques Brel, Barbara et Léo Ferré, il se plonge également dans le cinéma de la Nouvelle Vague pour la confirmation de son choix du français pour ses textes, langue moins fluide que celle de Shakespeare, mais plus tranchante pour lui. L’EP Rue de la folie se veut post-romantique avec les thèmes éternels de l’amour et du manque, mais sans verser dans le glauque, gardant toujours à l’esprit son idée de lumière. Le versant pop l’attire avec des mots directs. C’est au contact de Marlon B, celui qui a travaillé avec Charlotte Gainsbourg et Juliette Armanet que Nicolas Ly se frotte à la production avant de travailler avec Ambroise Willaume (projet Sage, réalisateur de l’album de Clara Luciani). Et puis Nicolas Ly est attiré par la folie douce, celle qui permet aux gens de s’affirmer sans être conformes à une norme. Métisse élevé par une mère française et un père vietnamien, il a découvert son homosexualité dans un petit village du Sud Ouest de la France dans les années 90 s’identifiant alors à une certaine marge de la société.

Plus qu’un auteur compositeur interprète, Nicolas Ly aime à se définir comme un réalisateur issu d’un monde décalé qu’il tente de décrire avec sa musique. Le titre et l’Ep permettront de découvrir cet univers, dès maintenant avec le single et le 17 Juin 2021 avec l’EP.

Love Parade, un recueil de nouvelles dense et percutant de Philippe Hébrard (éditions antidata)

Ce court recueil de 104 pages regroupe 17 nouvelles dévoilant autant de portraits de femmes rencontrées par le narrateur. Une courte introduction raconte la nécessité du changement des prénoms et l’intention de pure sincérité sans envie aucune de nuire à quiconque. La pure subjectivité empreint des récits aussi courts que denses, semblant contenir l’exact nombre de mots nécessaire pour aller à l’essentiel tout en ne privant pas l’esprit du lecteur de laisser libre court à son imagination.

Des nouvelles sans conséquences mais pas sans profondeur

Certainement peu connu des néophytes, Philippe Hebrard a officié plus de 15 ans dans l’industrie musicale en tant que directeur artistique chez EMI, Universal Music et Chrysalis Music France avant de fonder en 2017 la société d’édition et de production musicale Montlery Music. Il est facile d’imaginer une position privilégiée pour multiplier les rencontres, voire les conquêtes, au cours de pérégrinations sentimentales toujours renouvelées. Sans fanfaronnerie ni forfanterie, l’auteur de ce premier livre préfère axer ses nouvelles sur les portraits psychologiques de personnages féminins qui ont su le toucher et auxquels il s’attache comme autant de coups de cœur que de sauts dans le vide. L’art de l’ellipse est poussé au maximum dans des récits qui ne s’encombrent pas de superflu, un vrai cours de synthèse littéraire. En éludant lees détails inutiles autant que les digressions futiles, l’auteur préfère choisir les mots exacts, ne se privant pas d’utiliser des expressions surannées ou démodées pour un ouvrage entre exercice de style et plaisir coupable. Le lecteur n’a plus qu’à imaginer les héroïnes décrites à mots comptés mais pas sans saveur. Sans absolument aucune vulgarité ni facilité, l’auteur multiplie les tableaux impressionnistes, entre pointillisme affectueux et fauvisme truculent. Monika, Jade ou Veronica font preuve de caractère, souvent d’humour et parfois de dureté. Le livre se lit vite et offre l’avantage de pouvoir être relu avec gourmandise pour ressentir un trouble renouvelé face à cette galerie de personnages rendus très vivants par les mots savamment choisis par l’auteur.

Love parade est un recueil de nouvelles superbe avec ces récits synthétiques sans jamais être lapidaires, subjectifs sans jamais être frustes. L’auteur se livre sans jamais sacrifier sa pudeur et décrit des historiettes minuscules sans jamais tomber dans le grivois.

Synopsis: Plus qu’une galerie de portraits féminins, Love parade est le récit de dix-sept rencontres, qui sont autant de moments de grâce ou d’incompréhension, de drôlerie ou de stupéfaction. Dix-sept miniatures enluminées qui disent l’éternel questionnement masculin à propos des femmes… Philippe Hebrard est producteur de musique, auteur de chansons, et a été dans d’autres vies urbaniste et maître-nageur. Love parade est son premier livre. 

Editeur: Antidata

Auteur:Philippe Hébrard

Nombre de pages / Prix: 106 pages /10 euros

Ceci n’est pas mon corps, roman inspiré de faits réels (Editions du Rocher)

Ceci n’est pas mon corps, roman inspiré de faits réels (Editions du Rocher)

Publik’Art avait déjà admiré le talent d’Enguerrand Guépy avec son roman : Le fauve, où il rendait un très bel hommage à Patrick Dewaere

Cette fois-ci, il s’agit d’un tout autre registre avec son dernier roman : Ceci n’est pas mon corps. L’auteur s’est inspiré d’une histoire vraie, celle de Yves Dandonneau qui a eu lieu en juin 1987.

Scénario qui fait froid dans le dos

Sous la plume d’Enguerrand Guépy, Yves Dandonneau reprend vie ! On suit cet homme tranquille, qui ressemble à Monsieur Tout le monde. Enfin, un monsieur qui a réussi et qui n’a aucun problème financier. Il vit avec sa compagne et semble heureux même s’il pense que gagner plus d’argent l’arrangerait bien.

On le suit alors et on voit dessiner en lui une possibilité de devenir riche d’un seul coup. Et ce coup, lui semble tout à fait à sa portée et somme toute assez facile à réaliser. Aucune ombre au tableau et des complices prêts à l’aider !

L’homme devient un monstre

Le seul problème est qu’il faut trouver un corps autre que le sien pour que cela puisse se faire… Il connaît tout de l’assurance, alors, autant se servir de ses expériences. Il travaille dans une compagnie d’assurance… Il sait tout sur les assurances-vie. Alors pourquoi ne pas s’en servir pour devenir encore plus heureux ?

Au fil des pages, le gentil Yves Dandonneau devient le monstre capable du pire, juste pour gagner de l’argent.

La plume d’Enguerrand Guépy sonne juste et rend ce récit assez incroyable et palpitant !
Ceci n’est pas mon corps ou toute la monstruosité d’un homme !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2021
Auteur : Enguerrand Guépy
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 17,90 €

La pop onirique de Météo Mirage se dévoile dans le nouveau EP éponyme, sortie le 30 avril

Le groupe Météo Mirage présente un nouveau EP aux résonances furieusement pop, tendance mélancolique onirique. A la fureur, les 5 membres du groupe privilégient la délicatesse dans les mélodies et les paroles pour transporter l’auditeur sur un doux nuage. L’EP sort ce vendredi 30 avril, le bon moment pour présenter un groupe frenchie qui préfère la langue de Molière à celle de Shakespeare, les synthés vaporeux aux guitare tranchantes. Il y a du Air dans ces nuages qui cachent le soleil!

De la pop légère et onirique

Météo Mirage a déjà révélé deux titres, Ton Nom et Transforme, et vient maintenant l’heure de sortir l’EP Météo mirage pour transformer l’essai. Avec ses arrangements discrets et subtils, le groupe s’est déjà fait un nom sur les scènes de l’hexagone et a enregistré en formation serrée aux Studios Saint-Germain un EP touché par la grâce et réalisé par Adrien Durand, leader du groupe Bon Voyage Organisation. Les 5 titres suivent le même sillon de virtuosité aérienne avec des effets plus éthérés les uns que les autres et des paroles à la poésie subtile. Des thèmes reviennent souvent, ceux du désert, des grands espaces et de l’évasion. Le premier titre paru Ton Nom était une belle introduction avec un clip réalisé par Baptiste Perrin tout empli d’illustrations magiques défilant au rythme de la musique. Le second titre Transforme évoque la transidentité de la sœur du chanteur du groupe Max, Eve, née garçon et devenue femme, avec beaucoup de tendresse et de sincérité dans les textes. Les autres titres De l’amour à la haine et Voyageur parlent d’émotions modernes, l’amour vrai qui se change en relation toxique, et l’envie profonde de découvrir le corps d’autrui comme un voyage sensuel. La musique rappelle les débuts du trip hop au milieu des années 90, la voix toute en retenue et en subtilité, les arrangements légers et aériens, cette musique n’est pas un mirage, elle est plutôt signe de beau temps. Les instruments synthès, guitare, batterie donnent des impressions de musique synthétique et gracile, presque fragile, presque prête à se fendre en deux. Les deux chanteurs du groupe, Max et Alexis ont grandi ensemble et ils ont créé Météo Mirage en 2017 pour se lancer dans l’inconnu et réaliser leur rêve musical. Les 3 autres membres Noé, Léo et David ont complété le groupe pour aboutir à une formation complète et résolue. Après les petits espaces parisiens arpentés au Supersonic, à l’Espace B ou via le Pop-Up du Label, des scènes françaises plus significatives se sont ouvertes à eux, comme à Rock en Seine, au Printemps de Bourges ou au Trianon pour de belles confirmations de leur énergie scénique. Finaliste du Société Ricard Music Live, Météo Mirage a surtout sorti en mars 2019 un premier EP nommé Pacifique.

Le nouveau EP est une très belle surprise emplie de mélancolie et de douceur. Les voix s’entrelacent avec des accompagnements délicats pour toucher le cœur et l’esprit de l’auditeur. Météo Mirage n’est pas un mirage, c’est bel et bien un groupe à suivre pour les voir grandir et prendre leur envol.

Sato sort son premier simple A bon port le vendredi 30 avril

SATO, de son vrai nom Ky Phung François Nguyen, sortira son premier EP 3 titres L’Agonie de la Nuit le 14 mai prochain. Vendredi 30 avril sort le premier titre A bon port pour un titre chanté, écrit et porté par un clip réalisé par lui-même. 2 autres singles sont déjà sortis en 2020, La Théorie des dominos et Souhaitons.

De la chanson française dans la lignée d’Etienne Daho

L’artiste le dit lui-même, il est très inspiré par un Etienne Daho périodes Pop Satori et Pour nos vies martienne, et le groupe New Order période Technique. SATO se veut un concept ultra urbain, rivé au béton des villes, pour mieux s’en échapper à travers ses chansons. Les textes parlent de dialogue avec des gens ordinaires, un quotidien qu’il est possible de magnifier pour ne pas sentir de chape de plomb. Mieux regarder autrui, c’est porter un regard vrai sur la réalité et prendre le temps de vivre l’instant, dans une pleine conscience salutaire. L’EP L’agonie de la Nuit prévu pour le 14 mai comptera 3 titres avec le morceau éponyme, A bon port et Mieux que rien. Musicien franco-vietnamien. SATO écrit, compose, co-écrit, produit, chante et réalise ses vidéos, preuve d’une implication totale. Tous les personnages des clips de SATO hésitent à partir, pas pour fuir ce qu’ils sont, mais pour rester au plus près des autres. La Pop de SATO est un projet d’inclusion pour garder toujours au plus près de lui l’autre, les autres. Loin des acrobaties techniques qui confinent au maquillage dans la musique française actuelle, SATO recherche la simplicité directe pour mieux faire passer son message et ne pas tomber dans un simple phénomène de mode.

Ecouter ce titre de SATO, C’est l’occasion de rentrer dans un univers pop rempli de bonnes ondes, à la résonance très pop et aux paroles en français qui interpellent.

The Buttshakers reviennent avec leur single Back in America toujours aussi énergisant

Les Buttshakers sont de retour avec le single Back in America, disponible en digital chez Underdog Records. Une chronique publiée en 2018 sur Publik’Art vantait l’énergie de leur album Sweet Rewards. L’énergie est restée la même avec la voix de la charismatique chanteuse Ciara Thompson pour une belle démonstration de soul ultra brulante..

Un single langoureux et péchu à la fois

Définie comme une riot girl, Ciara Thompson est la figure de proue de The Buttshakers et produit une sensation bœuf sur l’auditeur avec sa voix chaude pleine de soul, de blues et de rythm n’blues avec une touche de garage. Connu pour transformer ses shows en furieux dancefloors, The Buttshakers est de retour 3 ans après la sortie de l’album Sweet Rewards chez Underdog Records déjà acclamé à l’époque, notamment sur la page Publik’Art. Le nouveau single Back In America se distingue par son groove puissant et hypnotique et le groupe lyonnais brosse un portrait des Etats-Unis dans morceau au texte percutant . Le titre Back In America est à découvrir en vidéo et annonce le prochain album de The Buttshakers. Nul doute que la soul/funk survoltée du groupe, portée par la voix inoubliable de la chanteuse Ciara Thompson fasse une nouvelle fois des ravages. L’histoire raconte qu’elle a quitté Saint Louis dans le Missouri après des années gorgées de blues et de gospel pour s’installer en France à Lyon, lui donnant l’occasion de regarder aujourd’hui son pays avec un regard neuf, comme le prouve Back In America. Loin de l’image idéalisée véhiculée par les poncifs habituels, ils préfèrent regarder la vérité en face, sans maquillage ni œillères. Les Etats-Unis sont un grand pays parcouru de failles et d’hypocrisie où le racisme, la pauvreté et la violence font toujours rage, derrière la glorification du capitalisme et de la religion.

Le morceau Back in America est disponible sur les réseaux sociaux pour une émotion musicale enivrante à ne pas manquer.

Les métiers, dans la collection P’tits Curieux Usborne

Les métiers, dans la collection P’tits Curieux Usborne

Qui ne connaît pas les Editions Usborne ? Editions qui proposent de nombreux livres intelligents aux jeunes lecteurs.
Dans la collection P’tits Curieux Usborne, après Le corps humain, L’espace, Comment ça marche, c’est au tour des Métiers d’être exploré !

Le jeune lecteur va découvrir dans ce très joli album cartonné, plus de 100 métiers ! Il pourra ouvrir plus de 80 fenêtres qui dévoilera encore davantage de choses sur le métier en question ! Ce qui lui permettra de devenir acteur de cet album.

Comment choisit-on un métier et en quoi il consiste. Il y a des personnes qui travaillent dehors, d’autres dedans, d’autres dans l’espace… Il y a aussi des artistes, des chercheurs, des biologistes… Des personnes qui travaillent juste dans le but d’aider les autres, de les soigner, de les sauver, ou ceux qui choisissent une passion pour gagner leur vie !

Bref, le jeune lecteur pourra découvrir de nouveaux milieux professionnels et ses parents aussi !

Les métiers, dans la collection P’tits Curieux Usborne est un très bel album cartonné, avec des illustrations explicites qui donnent envie de le dévorer… des yeux ! A offrir à toutes occasions !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Janvier 2021
Auteur : Lara Bryan
Illustrateur : Wesley Robbins

Editeur : Usborne
Prix : 9,95€

Hiroshima, un film tragique de Hideo Sekigawa à redécouvrir, sortie en blu-ray et DVD le 28 avril 2021

75 ans après le largage de la première bombe atomique sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, le film Hiroshima de Hideo Sekigawa garde toujours sa grande force évocatrice. Avec son réalisme poussé à l’extrême et son mélange d’histoires liés aux survivants et d’images post-destruction, le film ressemble à un documentaire saisissant. Véritable plaidoyer anti-guerre, le film pose la question de la responsabilité de son pays dans cette issue funeste qui aboutira à la reddition de son pays, au prix de 200 000 morts. Le film est à découvrir le 28 avril 2021 en blu-ray et DVD pour un grand moment de cinéma vérité.

Une blessure toujours vivace

Le film d’Hideo Sekigawa a été réalisé seulement 8 ans après les évènements et un an après la fin de l’occupation américaine de l’île, période pendant laquelle les propos critiques à l’encontre des occupants étaient formellement interdits. Produit par le syndicat des professeurs japonais, le film revêt une forte dimension pédagogique avec notamment des écoliers pris dans les tourments de la bombe avec des survivants parmi eux. Une autre classe apprend plus tard les conséquences des évènements avec parmi eux certains des élèves touchés par des maladies comme la leucémie. Certains élèves s’enragent à l’évocation de leur rôle de cobayes pour les scientifiques américains afin de constater in vivo les effets de leur trouvaille destructrice, soulignant un aspect anti-américain évident touchant à l’hypocrisie et à l’ambivalence. L’histoire post-attaque montre aussi les effets médicaux des attaques et leurs conséquences sociales avec des jeunes filles incapables de se marier, des enfants devenus orphelins. Le Japon produisant des bombes pour les armées américains pendant la guerre de Corée n’est pas le moindre des paradoxes, bien souligné à la fin du film avec un survivant ne pouvant plus travailler dans une usine d’armement par rejet de cette pratique perverse. Mais les scènes les plus marquantes sont celles liées aux survivants immédiats laissés à l’abandon sur les routes par peur d’une contamination. Une scène montrant un soldat exhortant la population à ne pas cesser le résistance face à l’ennemi fait froid dans le dos. Le réalisme est clinique, les images terrifiantes et l’impression sur le spectateur sans concessions. Il est fort probable que de vrais survivants aient participé au film, leur faisant ressentir une seconde fois les évènements dramatiques. Effrayant.

Ce film était initialement destiné à éduquer la population sur l’horreur subie par des civils considérés comme des victimes nécessaires pour faire cesser un conflit qui pouvait encore durer bien longtemps avec son lot de victimes supplémentaires. Mais le film prévient également sur la possibilité de nouvelles bombes et de nouveaux conflits. En cela, le film reste d’une terrifiante actualité.

Synopsis: En 1945, La ville d’Hiroshima est détruite par une bombe atomique lancée par les Etats-Unis.

Le groupe We hate you please die révèle son single Can’t wait to be fine, sortie le 28 avril

Can’t Wait To Be Fine est le premier single du prochain album des 4 du groupe We Hate You Please Die pour une sortie le 28 avril 2021. Beaucoup d’énergie dans cette musique rock qui dépote et donne la pêche.

Le renouveau du rock français?

Le nom du groupe ressemble à un manifeste politique, entre anarchie et rage intérieure. Les 4 originaires de Rouen n’y vont pas par quatre chemins pour interpelle avant que la musique ne parle pour eux. En amont d’un album promis pour le 18 juin sur les labels Kids Are Lo-Fi Records / Howlin Banana Records / Le Cèpe Records / Ideal Crash / Stomp Records (Canada) / Freakout Records (USA) / Buttercup Records (Australie), We hate you please die révèle Can’t wait to be fine pour mettre les pendules à l’heure. Le souvenir de leurs débuts dans les caves de la capitale normande démontre le chemin parcouru. Leur performance live récente à Rock en Seine quand les concerts existaient encore, a contribué à leur renommée croissante, hélas un peu mise sous l’entonnoir avec le contexte sanitaire actuel, mais ils ne baissent pas les bras et sont bien décidés à frapper un grand coup. Avec un crédo entre énergie virulente et sincérité collées à la peau, ils avaient bien mérité l’ovation générale à la fin de leur prestation à Rock en Seine. We hate you please die, c’est un groupe rock mixte comme on en voit trop peu avec Raphaël au chant et à la guitare, Chloé à la basse, Mathilde à batterie et Joseph à la guitare. Pour ceux qui se rappelle de cette perle cinématographique ultra cool, le nom du groupe provient du film Scott Pilgrim vs. the world. Leur premier album Kids are Lofi a précédé une tournée dans toute la France en 2018 et 2019, et les voilà maintenant de retour. 2 singles sont parus le 23 décembre 2020, Coca-collapse et Support your local liarset l’aventure continue avec Can’t wait to be fine. Les fans le savent, le groupe n’hésite pas à donner de sa personne, avec sauts dans la foule et destruction de batterie en prime, de quoi se créer une belle renommée qui ne demande qu’à se confirmer.

Le titre Can’t wait to be fine est à découvrir le 28 avril pour un beau déluge de décibels, avant la sortie d’un album très bientôt.

Echanges fructueux avec le chanteur Louis Arlette à l’occasion de la sortie de son très attendu nouvel album Arbre de vie

La critique récente sur Publik’Art du single Blanc et bleu de Louis Arlette annonçait la parution de son nouvel album Arbre de vie. L’album enfin paru, c’est le moment de constater que l’artiste creuse le sillon d’une pop francophone mélodieuse et inspirée aux accents de poésie onirique. A l’occasion d’un échange internet, l’artiste s’est un peu plus épanché sur sa philosophie de vie et ses intentions, avec une sincérité réconfortante en ces temps de crise sanitaire.

11 titres de velours

L’album Arbre de vie est né après l’enregistrement du précédent Des ruines et des poèmes, son deuxième album paru en 2019. L’envie de faire une pause a mené le chanteur en Crète pour se ressourcer et envisager la suite avec de nouvelles chansons qui lui jaillissaient à l’esprit. Pendant un an, il écrit des morceaux, certains ont jailli sans effort, dans une belle évidence, d’autres ont été plus difficiles à accoucher, d’autres encore n’ont pas abouti, 2 ou 3, guère plus tant l’artiste aime à faire les choses jusqu’au bout. Les ruines de l’ile grecque ont été une grande source d’inspiration, comme des témoignages du passé sources d’émotion et de messages à traduire dans le présent pour créer un lien. Si la légèreté précède souvent les inévitables doutes, c’est lors du premier confinement que tout s’est joué. Après une première phase de travail solitaire d’un an environ où Louis Arlette a pensé et repensé ses morceaux dans son studio domestique, une deuxième phase l’a vu débuter ses collaborations. Louis Arlette ne pouvait pas rencontrer physiquement le réalisateur du disque Dimitri Tikovoi (Placebo, The Horrors), ils ont donc communiqué tous les deux à distance pour échafauder les morceaux. Le chanteur souhaitait façonner des arrangements minimalistes, ce que le mix d’Alan Moulder (Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins) a permis, l’inscrivant dans un univers sonore qui a toujours inspiré l’auteur. Les inspirations proviennent de Serge Gainsbourg, Fleetwood Mac et même Aphex Twin dans une direction résolument pop. 5 musiciens ont enregistré leurs parties, eux-aussi à distance, dans une surprenante facilité, loin des problématiques complexes craintes a priori. Une très bonne ambiance, à la fois ludique et studieuse, a accompagné l’enregistrement, apportant une légèreté inattendue qui a accompagné toutes les sessions pendant 3 ou 4 mois.

11 titres à écouter du premier au dernier

L’album s’ouvre sur le titre La rage, au titre plus métaphorique que véritablement rageux, soulignant que chacun a besoin d’un élan vital pour mener à bien ses projets personnels et effacer les doutes. Le deuxième titre Blanc et bleu est déjà paru en single pour une belle poésie. Le promeneur est plus rythmé avec des tonalités presque reggae propulsées par des claviers trépidants accompagnant un chant évoquant des pérégrinations existentielles. Les plaines attire l’oreille avec ses sonorités très pop qui se mêlent à la voix toujours aussi résolue, rauque comme toujours mais jamais violente. Arbre de vie propose une ambiance plus électro avec une musicalité entrainante et un refrain presque dansant. A la vie à la mort sonne presque années 80 avec des sons synthétiques qui rappellent Giorgio Moroder et un refrain qui donne là aussi envie de se trémousser. L’aurore est plus apaisé, langoureux avec ses violons oniriques qui accompagnent la voix du chanteur. A tout jamais revient à plus de résolution et d’espoir dans l’avenir qui s’ouvre à chacun de nous. Les sonorités électro de Linceul de velours annoncent une envie d’augmenter le volume pour un effet démultiplié sur l’auditeur, de quoi imaginer peut-être un prochain single pêchu pour l’été. En un éclair redescend de rythme pour une réflexion sur la possibilité de tout quitter en un instant pour suivre son instinct. Résonance cloture l’album pour une introspection électro poétique. L’artiste est heureux du résultat, il espère que chacun pourra écouter l’album d’une traite pour en saisir toute la profondeur. Le temps viendra pour défendre l’album en public, surtout en France pour un partage tant attendu avec la foule, mais il est trop tôt pour y penser, le temps viendra.

L’album Arbre de vie s’écoute de la première note jusqu’à la dernière inspiration dans un bel ensemble cohérent aux ambiances variées et séduisantes. Louis Arlette fut autrefois violoniste, féru de musique baroque et romantique, chemin parfait pour mener à la pop, s’éprendre de l’album Sergent Pepper des Beatles et fonder les bases d’une musique qui ne cesse de fasciner.

Une Cuvée R Premium 2019 de la Cave de Roquebrun à ne pas manquer!

Au cœur du Parc Régional du Haut-Languedoc, la Cave de Roquebrun est à l’origine de quelques unes des plus belles cuvées de cette région. La Cuvée R Premium renouvelle années après années ce qui fait la spécificité de cette appellation, avec à la clé une belle collection de Médailles d’Or et d’Argent reçues aux concours les plus prestigieux.

Un vin rouge d’une belle intensité

Ce Pays d’Oc rouge est décrit comme festif et convivial, idéal en tout cas pour se retrouver autour d’une bonne table, en famille ou entre amis, à prévoir dès que la situation sanitaire le permettra. La Cave de Roquebrun a gagné une belle renommée grâce à l’obtention de multiples récompenses, pour toute sa gamme de vins, en France comme à l’international. Cette Cuvée R Prémium se compose de Cabernet-Sauvignon, de Merlot et de Syrah macération haut de gamme. Le vin se distingue à l’œil par sa très belle robe rouge grenat brillante. Le nez est intense de fruits mûrs. En bouche, l’attaque est franche et la bouche est croquante et gourmande. La finale est harmonieuse et veloutée. Une pluie de médailles s’est abattue cette année sur la Cuvée R Premium de la Cave de Roquebrun. Même l’un des plus renommés connaisseurs l’a adoubé, le Meilleur Sommelier du Monde en 2007 Andréas Larsson. Le vin est particulier grâce à sa vinification en grappes entières pour la Syrah (avec macération carbonique de 30 jours) et sa vinification traditionnelle pour le Merlot et le Cabernet Sauvignon, pendant plus de 20 jours.

Ce vin est parfait pour la saison pour le déguster avec d’autres amateurs de bons vins. Pour un prix public exceptionnel de 5,70 Euros, il ne faut pas hésiter.

Publireportage:

Créée en 1967, la Cave de Roquebrun est située dans le Parc Régional du Haut-Languedoc. Héritière de toute la richesse de ce terroir, elle bénéficie d’un climat tempéré tout au long de l’année et offre à ses 650 ha de vignobles en gestion, la meilleure exposition au soleil, plein sud. Regroupant différents viticulteurs de Roquebrun et des communes limitrophes (40 sociétaires vivant exclusivement de la vigne), elle s’attache depuis l’origine à proposer un véritable partenariat entre producteurs et acheteurs afin de garantir la qualité de ses vins et de son environnement. C’est pourquoi, forte de ses cépages nobles (Syrah, Grenache noir, Mourvèdre, Roussanne, Viognier et Grenache blanc), la Cave de Roquebrun respecte un cahier des charges rigoureux, respectueux de la terre, de la vigne et des hommes. C’est sans doute ce qui lui permet de produire, en terres du Languedoc, des vins d’une qualité hors pair, en Appellation d’Origine Contrôlée Saint-Chinian et, depuis 2004, des vins en Appellation Saint-Chinian-Roquebrun, concrétisant ainsi sa typicité unique.

Je philosophe donc je suis, une petite pépite, chez Casterman

Je philosophe donc je suis, une petite pépite, chez Casterman

Nous savons tous que les enfants philosophent dès leur plus jeune âge en nous posant des questions essentielles pas toujours évidentes…

Je philosophe donc je suis est un livre de philosophie, très joliment illustré par Andrea Pippins, qui va aider les jeunes à trouver leurs réponses, mais aussi les parents pour pouvoir répondre, de façon intelligente aux plus jeunes ! 

Quasiment toutes les questions existentielles y sont traitées. Des thèmes font office de chapitres : l’identité, la vie, la vérité, la culture, la créativité… Non seulement les réponses seront ouvertes, et sujettes à d’autres questionnements, mais elles seront étayées par de nombreux auteurs et de nombreuses citations. Des hautes pensées philosophiques et culturelles ! 

Mais comme le dit si bien l’autrice, Jamia Wilson, ce qui compte ce sont les questions et l’approche que l’on en fait. Pas vraiment les réponses. Voilà une approche hautement humaine et … philosophique ! Des pistes de réflexion très pertinentes.

Assurément, Je philosophe donc je suis, est le 1er livre de philosophie à mettre entre les mains de celui qui se pose beaucoup de questions, quel que soit son âge ! Il y découvrira qu’il n’est pas le premier à se poser toutes ces questions sur la Vie ! Il y a de fortes chances qu’en Terminale, il devienne passionné par la philosophie, et même avant !

Infos de l’éditeur :

Une initiation vivante et ludique à la philosophie dès le collège !

Qui suis-je ? Est-ce que j’existe ? Que se passe-t-il quand nous mourons ? Qu’est-ce que la liberté ? De grandes questions que se posent beaucoup d’enfants et ce, bien avant la classe de terminale ! Ce livre leur donne des éléments de réponse à travers les cheminements philosophiques de célèbres penseurs issus de domaines divers, tels que Socrate, Voltaire, Kant ou encore Olympe de Gouges, John Lennon, Angela Davis ou Mohammed Ali. Mais bien plus que les réponses, en philosophie comme dans la vie, ce sont les questions qui comptent ! Grâce une approche multiculturelle et pluridisciplinaire, nourrie parfois de sa propre expérience, l’autrice encourage les jeunes à développer leur esprit critique.

Date de parution : 21 avril 2021
Auteur : Jamia Wilson
Illustrateur : Andrea Pippins
Editeur : Casterman
Prix : 12,95 €

Les blessures invisibles, un documentaire d’Eric Michel diffusé le jeudi 29 avril à 20h sur la plateforme de cinéma en ligne, la 25e heure

Le jeudi 29 avril à 20h sera diffusé le documentaire LES BLESSURES INVISIBLES sur la plateforme de cinéma en ligne, la 25e Heure. Le film sera suivi d’une rencontre exceptionnelle avec le réalisateur Eric Michel et sera modérée par Emmanuel Vigne – directeur du cinéma Le Méliès à Port-de-Bouc. La séance est au tarif exceptionnel de 6€. Pour réserver votre place: Salle de cinéma virtuelle

Une ville fantôme

Le documentaire montre ce qu’est devenue une ville autrefois florissante. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France s’est lancée dans l’aventure du nucléaire grâce aux gisements d’uranium exploités à Mounana au Gabon. Sur l’impulsion des capitaux venus de la métropole et des installations poussées de terre loin de la capitale Libreville, c’est une grande ville qui a fait vivre la région, avec ses taxis, ses commerces, ses installations sportives et son ambiance. Le réalisateur Eric Michel a bien connu cette ville à la fin des années 70, à l’époque de son âge d’or. Fils d’un géologue expatrié, il a vu la vitalité aujourd’hui disparue 15 ans après la fermeture des mines d’uranium. Des personnages locaux racontent ce qu’était la vie autrefois avec une énorme pointe de nostalgie et les images montrent un nature luxuriante reprendre ses droits à la place des installations abandonnées. La richesse d’ici s’est faite sur l’exploitation de là-bas, avec des retombées à l’époque qui n’existent plus maintenant. Ne restent que la pollution et le sentiment d’avoir été abandonné par un pays profiteur. La population de la cité riche et moderne, base de l’expansion nucléaire française, doit choisir entre quitter des terres polluées ou subsister envers et contre tout. Les français et les gabonais ont partagé un idéal pendant un demi-siècle mais l’arrêt de l’exploitation a remis en cause le présent et l’avenir. Le désœuvrement règne et les anciens Roland, Blaise et Florent reviennent sur le passé entre colère et désillusion. Certains comme Millie élèvent leurs enfants avec affection et rigueur entre job à la mairie, travail aux champs et une buvette qu’elle tient avec son mari Constant.

Ce documentaire met en lumière les relations particulières entre pays du nord et pays du sud, les dés sont pipés. La logique néocoloniale et les manipulations politiques n’ont abouti qu’à une terre polluée où la population subit les conséquences d’une exploitation des ressources sans pouvoir plus profiter des retombées économiques aujourd’hui

Synopsis: Depuis la fermeture de ses mines d’uranium, la petite ville de Mounana est tombée dans l’oubli. Aujourd’hui les anciens mineurs, après avoir travaillé toute leur vie pour l’industrie nucléaire française, craignent pour leur santé et celle de leurs familles et doivent composer au quotidien dans une région qu’on dit polluée. Au fond de la forêt gabonaise, entre le souvenir d’un passé prospère et la réalité d’un présent douloureux, il faut redoubler d’efforts pour se construire des perspectives d’avenir et vivre avec dignité.

Nomad, un album jazz magique signé Simon Denizart et Elli Miller Maboungou, sortie le 23 avril 2021

Le pianiste Simon Denizart s’associe à Elli Miller Maboungou à la calebasse, au piano et aux percussions pour présenter son 4eme album Nomad le 23 avril 2021 chez Laborie Jazz. Un beau moment de musique jazz, mais pas que.

Une musique vraie et profonde

Simon Denizart tente avec succès le cross over entre jazz, musique classique et musique du monde pour son nouvel album Nomad. Sa musique joue tour à tour sur des cordes très sensibles ou plus énergiques pour un effet fascinant sur l’auditeur. La multiplicité des influences offre un voyage musical riche et varié, entre apaisement et quête de sens. Le projet Nomad joue sur la superposition des couches de piano et des sonorités, acoustiques mais aussi électroniques, pour transmettre des sentiments profonds. Le pianiste montre tout son talent dans des compositions qui interpellent l’auditeur. Désigné Révélation Jazz 2016/2017 par Radio Canada, Simon Denizart traverse le monde pour se produire dans des pays aussi différents que Cuba, la Belgique, l’Allemagne, la République Tchèque, la Pologne ou la France. La critique ne tarit pas d’éloges sur lui, sans pour autant lui faire tourner la tête. Il aura fallu 3 ans de travail avec le percussionniste canadien Elli Miller Maboungou pour aboutir à Nomad. Le son de la calebasse, cet instrument de percussion d’Afrique de l’Ouest est bien mis en avant dans ce disque aux compositions qui rappellent Esbjorn Svensson, Avishai Cohen, Tigran Hamasyan ou Keith Jarrett. Leur musique n’est pas forcément facile d’accès, pas de paroles chantées, mais elle recèle pourtant d’une belle évidence avec ses mélodies qui imprègnent l’esprit et cette fragilité toujours très belle. La technique s’efface devant les sentiments et il faut énormément de savoir faire pour faire passer autant de poésie dans des compositions qui touchent au cœur et au corps.

Nomad est une belle surprise à découvrir dès le 23 avril pour un moment d’apesanteur musicale, loin des courants populaires actuels, mais plus proches de la musique qui transporte.

Le chanteur Gaétan Nonchalant dévoile son nouveau single plein d’humour Les légumes le 23 avril

Gaétan Nonchalant s’inscrit dans la lignée de glorieux ainés décidés à ne pas se prendre au sérieux, tels Pierre Vassiliu, Henri Salvador, Antoine ou Bobby Lapointe. Là où beaucoup s’attaquent à des sujets intellectuels déprimants, lui chante la légèreté et la poésie, si possible sans aucune prise de tête mais pas sans humour. Le single Les légumes parait ce 23 avril pour un beau moment de… nonchalance.

Luxe, calme et volupté

Dans le clip réalisé par Léo Schrepel et monté par Michelle Blades, le chanteur déambule dans le quartier déshumanisé de la Défense avec l’air ahuri de ceux qui regardent la vie avec simplicité, sans envier la vie trépidante mais fugace de cadres dynamiques qui ne font pas attention à l’instant. Si le titre sent la pochade drolatique, les paroles de la chanson sont pourtant bien moins simplistes qu’il n’y parait, interrogeant l’homme moderne sur sa fâcheuse manie d’en vouloir toujours un peu trop un peu trop vite. Sa voix fragile et l’orchestration pop devient un véritable antidote à la morosité ambiante, vantant les plaisirs de la vie dans une véritable conscience de l’instant et avec une sincérité que l’on devine non feinte. Le rythmiques rappellent le rock psychédélique des années 70 mais aussi le groupe Air période Moon Safari. L’album Tout ça pour ça sorti en 2020 montrait des intentions semblables avec des titres légers parlant de sujets profonds, tels Gagner son pain ou C’est la vie. Le parcours assez mystérieux de ce personnage fantasque laisse entendre qu’il a travaillé au Japon pour le label Love Hotel records spécialisé dans les musiques ambiantes et expérimentales. Pas de hasard donc s’il se lance dans l’univers impitoyable de la chanson française, par le versant pop pas prise de tête.

Pas beaucoup plus d’infos pour connaitre le background du chanteur mais les intentions sont là et la rêverie est au rendez-vous dans un morceau Les Légumes entre pop atmosphérique et légèreté délicieusement surannée. Loin des rythmiques RnB, le chanteur invoque guitares et batterie pour revenir à une authenticité pop qui fait plaisir.

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