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[BD] Jylland tome 1 : quand les vikings rencontrent Machiavel (Ed. Anspach)

[BD] Jylland tome 1 : quand les vikings rencontrent Machiavel (Ed. Anspach)

Imaginez un monde où les vikings s’interdisent de piller ou de monter des expéditions pour aller combattre leurs voisins. De retour de l’une de ses expéditions, ce sont les nouvelles règles que découvrent Sten lorsqu’il repose les pieds sur la terre ferme de Jylland. Car entre temps, son souverain et père le Roi Magnulv se sera converti au Christianisme et aura instauré la paix pour une nouvelle ère.

Voilà qui n’est pas du tout du goût de Sten, assoiffé de pouvoir et de richesses. Mais hors de question de s’opposer de front au pouvoir en place… Stratège et manipulateur, le chef de guerre va avancer ses pions à couvert avec un seul objectif : restaurer l’esprit viking tel qu’il le conçoit. Une partie d’échecs menée de mains de maître par le duo d’auteurs Bruno De Roover et Przemysław Kłosin.

On découvre ainsi dans ce premier album un scénario maîtrisé qui dresse le portrait d’un personnage fort, véritable Machiavel dont l’esprit ne cherche qu’à détruire ce qui l’entoure tout en retournant l’opinion à sa faveur. Un récit bien construit et illustré avec brio qu’on suivra de près. Avec trois premiers albums déjà programmés, on ne peut qu’avoir hâte de tenir entre nos mains les prochaines parutions !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Le chef Viking Sten rentre dans son royaume avec son équipage après une campagne de pillages de plusieurs mois.
La situation a changé dans son pays natal. Son père mourant, le Roi Magnulv, a décidé de convertir son peuple au christianisme. Il souhaite que tous les royaumes de Jylland soient pacifiés. La vieille culture Viking doit être définitivement révolue. Plus de pillages et de combats… Rodor le frère de Sten, succède à son père. Il souhaite maintenir cette politique pacifique. Sten n’est pas autorisé à conserver ses trésors conquis. Révolté, il cherche à détruire cette nouvelle politique.… Mais comment tuer une religion ?

Date de parution : le 16 avril 2021
Auteurs
: Bruno De Roover et Przemysław Kłosin.
Genre : histoire, policier
Editeur : Editions Anspach
Prix : 14,00 € (46 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le Château d’Auvers-sur-Oise mélange avec bonheur peinture impressionniste et art contemporain avec l’exposition Battre la mesure du ciel de Tony Soulié

Le château d’Auvers-sur-Oise est heureux d’annoncer la réouverture du domaine de 9 hectares avec un parcours Vision impressionniste, limité à une jauge de 5 personnes toutes les 15 minutes pour respecter les mesures sanitaires nécessaires. Construit au XVIIe siècle par un riche financier italien, le château est situé à moins de 30km de Paris pour un choc esthétique inédit.

Un lieu de culture somptueux

Un bâtiment majestueux est juché au cœur d’une région qui a inspiré les plus grands artistes, à commencer par les impressionnistes les plus renommés au XIXe siècle. Monet, Pissaro, Manet, Van Gogh et Cézanne semblent hanter les lieux. La visite débute avec l’exposition consacrée à l’artiste Tony Soulié, considéré comme l’un des fers de lance de la nouvelle abstraction française des années 1970-1980 et artiste invité pour le 40ème anniversaire du Festival d’Auvers-sur-Oise, L’Opus des 40 ans, présente au sein de l’Orangerie Sud du Château d’Auvers, salle voûtée du XVIIème siècle. 16 œuvres utilisent des techniques mixtes avec une majorité de grands formats sur le thème des fleurs, de la nature et du paysage. Les influences sautent aux yeux, de Rothko à Pollock, la visite est passionnante. Puis la collection permanente du chateau offre un deuxième choc artistique avec un parcours immersif à travers plusieurs salles présentant un spectacle proche de celui de l’Atelier des lumières, les peintures défilent sur des écrans, avec en plus les commentaires dispensés par Jacques Gamblin. C’est ludique, pédagogique, immersif, pas roboratif pour un sou, des sessions de 5 à 9 minutes s’enchainent pour des explications lumineuses pour mieux comprendre le siècle des impressionnistes.

Quelques tableaux et la reconstitution d’un atelier de peintre, la fontaine décorée de mosaïques de coquillages, un parc à la française, un parc à l’anglais et une vue inimitable sur les environs finissent de convaincre sur la beauté du lieu et la majesté des collections. L’exposition Tony Soulié est à découvrir jusqu’au 19 septembre 2021 et le lieu est un véritable éblouissement situé non loin de Paris, accessible en train ou en voiture, impossible de ne pas se laisser tenter, surtout si le soleil est au rendez-vous, idéal pour admirer une lumière qui a plu à tant d’artistes prestigieux.

Par une mer basse et tranquille, roman de Donal Ryan (Albin Michel)

Par une mer basse et tranquille, roman de Donal Ryan (Albin Michel)

Donal Ryan nous offre un superbe roman avec Par une mer basse et tranquille. Pas du tout une lecture « tranquille ». Dès le début, on suit Farouk, médecin syrien, en plein enfer. Il veut à tout prix protéger sa famille. Le seul moyen est de fuir et de traverser la Méditerranée. Il faut tout abandonner. Aucun autre moyen de sauver sa peau. Et celle de sa femme et de sa fille. Il faut aller jusqu’en Irlande. On lit cette première partie à toute vitesse, le cœur serré… Comment vont-ils y arriver… On se met dans la peau de Farouk et d’un seul coup, on comprend ce que peuvent vivre tous ces migrants Syriens, ou autre, qui partent en exil. Question de vie ou de mort.

Puis la seconde partie n’a plus rien à voir comme ambiance. Elle est réservée à un jeune Irlandais, Lampy, qui rêve de quitter son pays, l’Irlande. Il est malheureux, abandonné par sa petite amie… Un tout autre contexte de vie !

Quant à la dernière partie du roman, il s’agit de John. Il est à la fin de sa vie et a besoin de confesser ses nombreux péchés. Tout ce qu’il ne fallait pas faire avec sa famille ou ses amis, il l’a fait. Il le confesse à ce prêtre et demande à être pardonné et cherche la rédemption avant de mourir.

Bref, trois histoires, trois ambiances, trois vies que tout oppose. Si ce n’est le côté humain de chacune. L’Homme au cœur du roman.

Par une mer basse et tranquille, est un beau roman, empli d’humanité.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2021
Auteur : Donal Ryan
Editeur : Albin Michel
Prix : 21,90 €

La ville de Rouen accueille l’évènement artistique majeur La clairière d’Eza Boto pendant 6 mois

La saison Africa2020 est un évènement artistique appelé à faire date dans la capitale de la Normandie, Rouen, avec des installations invoquant le grand personnage camerounais Mongo Béti. Assez peu connu en France, le grand activiste, écrivain, romancier, essayiste, enseignant, libraire et éditeur, a vécu une vie de combat en s’engageant dans la lutte anticolonialiste de tout son corps. En 1966, il est devenu professeur agrégé en lettres classiques, de quoi gagner une stature capable de faire entendre encore plus haut sa voix. La ville de Rouen offre un bel hommage à la hauteur d’un homme passionnant.

Une exposition comme un grand cri de liberté

C’est à l’occasion d’une journée passée à Rouen que l’évènement s’est dévoilé dans toute sa majesté. La fin des mesures sanitaires les plus strictes va permettre de prendre le train ou la voiture pour découvrir toutes les installations disséminées dans divers lieux emblématiques de l’agglomération rouennaise. La Clairière d’Eza Boto fait référence au pseudonyme utilisé en 1954 par Mongo Béti pour faire publier aux éditions Présence africaine le brûlot Ville cruelle appelé à faire date, le livre a d’ailleurs été offert à tous les journalistes pour que chacun puisse prendre connaissance du contenu d’un livre obligatoire et nécessaire. Le projet s’inscrit dans une programmation s’étalant sur plusieurs sites avec l’intervention d’artistes internationaux pour contextualiser le parcours d’un des précurseurs de la pensée africaine. Ce sont N’Goné Fall, commissaire de la Saison Africa2020,Yves Chatap commissaire de l’exposition et des organisateurs qui ont accueilli les visiteurs parisiens pour les accompagner sur les différents lieux de l’évènement. La visite a débuté au Lycée Pierre Corneille de Rouen pour découvrir le travail des lycéens qui ont réuni des livres et des explications sur la vie et l’oeuvre de Mongo Béti, tout se touche et s’analyse, c’est délicieusement amateur et empreint de sincérité, loin de tout académisme synonyme de distanciation. Le personnage doit s’approprier, et pour cela il faut mettre la main à la pâte. Deuxième étape au musée Le Secq des Tournelles pour admirer les oeuvres en fer de l’artiste sénégalais Ndary Lo au cœur d’un musée de la ferronnerie étonnant, très étonnant même et très attachant. Puis direction le Musée des Beaux-Arts pour se rendre compte de la richesse des collections permanentes (et penser à y revenir très rapidement) et découvrir des oeuvres ambitieuses et graphiques de l’artiste malgache Malala Andrialavidrazana, représentatives de visions du monde différentes de l’ethnocentrisme européen. La visite s’est terminée à L’orangerie – jardin des plantes de Rouen pour la visite de la fameuse clairière d’Eza Boto constituée d’oeuvres d’artistes singuliers et tous tournés vers les concepts d’identités, de mémoires et de reconfiguration géopolitique des territoires de l’art contemporain.

Cette journée à Rouen fut un enchantement artistique et culturel autour d’un personnage iconique de la décolonisation en Afrique. Cette exposition est un véritable must see immanquable de la saison artistique et culturelle, tournée vers la découverte de l’autre et des oeuvres qui interrogent sur l’identité humaine, avec des artistes majeurs de la scène africaine actuelle.

Le Grand Palais Ephémère ouvre enfin ses portes face à la Tour Eiffel

Le Grand Palais Éphémère. Champs de mars, Paris. 28/04/2021 Wilmotte & associés architectes @Patrick Tourneboeuf/RMN_GP/Tendance Floue

Après plusieurs mois de montage et d’assemblage, le Grand Palais Ephémère est prêt à prendre le relais du Grand Palais pendant la période des travaux qui lui redonneront une nouvelle splendeur. Jusqu’en 2024 et les Jeux Olympiques de Paris, le lieu de culture accueillera des grands évènements artistiques avant de laisser des épreuves sportives se dérouler au sein de ses 10 000m² d’installations. Avant d’être peut-être démonté, à moins que sa présence ne devienne véritablement pérenne…

Un lieu écoresponsable

Echafaudé par des entreprises exclusivement françaises, le Grand Palais Ephémère s’intègre parfaitement au quartier historique du Champ de Mars, juste en face de l’Ecole Militaire et dans le prolongement de la Tour Eiffel. Avec une nef principale d’une portée de 51 mètres, sans aucun poteau ni élément structurel déchirant l’espace, le lieu est porté par 44 arches monumentales qui ont pu être assemblées dans un délai de 3 mois, offrant aux riverains et aux gens de passage le spectacle d’une haute technologie en action. La Rmn-Grand Palais et Paris 2024 se sont associés pour créer un lieu à la fois sobre et respectueux de l’environnement. Sa conception en bois par Jean-Michel Wilmotte garantit l’obtention d’un label PEFC montant bien que le bâtiment est issu d’une forêt gérée durablement. Un effort important a été fait sur l’acoustique, la thermique et la ventilation avec une double peau charpentée. Les deux fontaines autrefois présentes sur l’emplacement du Grand Palais Ephémère ont été conservées par dessous pour réapparaitre le moment venu. Une attention particulière a été portée à la minimisation des nuisances pour les riverains tout en s’insérant parfaitement dans un axe historique qui met ainsi en valeur une Ecole Militaire généralement oubliée. Chaque année, une structure additionnelle permettra d’accueillir la FIAC et Paris Photo pour porter la superficie à 18 000 m². La visite des lieux a permis de constater que rien ne semble avoir échappé aux concepteurs d’un bâtiment qui accueillera les épreuves d’escrime et de taekwondo aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

Dans l’immédiat, quelques évènements sont déjà prévus, le Happening Tempête conçu par Boris Charmatz du 12 au 13 juin 2021, le Palais Augmenté les 19 et 20 juin 2021, la Société en chantier de Rimini Protokoll du 23 au 26 juillet 2021. Tout pour accueillir les visiteurs très rapidement, dans le respect des gestes barrières et d’un protocole sanitaire strict, pour lancer la carrière d’un Grand Palais Ephémère appelé à devenir central dans la vie parisienne culturelle et sportive.

Au bord de la mer, un album sonore à toucher (Editions Usborne)

Au bord de la mer, un album sonore à toucher (Editions Usborne)

Les Editions Usborne nous envoie un bel air de vacances avec son dernier album Au bord de la mer. C’est à la fois un album cartonné, tactile et sonore.

Le tout jeune lecteur sera ravi d’appuyer sur la petite rondelle qui dévoilera le cri du goéland ou les coups de bec de l’huitrier-pie, ou le roucoulement du pluvier, ou encore la tempête qui se déchaine !
Au bord de la mer est un superbe album, très gai, avec de chouettes couleurs et aide l’enfant à découvrir le monde de la mer. Une très bonne idée de cadeau !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 10 juin 2021
Auteur : Sam Taplin
Editeur : Les Editions Usborne
Prix : 13,50 €

Le violoniste norvégien Ola Kvernberg dévoile son nouvel album Steamdome II le 11 juin 2021

Ola Kvernberg est un violoniste, multi-instrumentiste, compositeur et producteur de jazz norvégien. Né en 1981 en Norvège, il officie depuis 2021 avec l’ensemble de jazz de l’Université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU) avec qui il a sorti le titre Stjernesludd. Il sort aujourd’hui Steamdome II The Hypogean avec un groupe agrandi pour de belles émotions musicales.

Un beau mélange des genres

Ola Kvernberg ne reste pas arcbouté sur ses acquis. Il agrandit son groupe, ajoute du chant et des boites à rythme et recherche l’expressivité maximale pour un beau melting pot des genres. Son album ressemble à une heure de thérapie musicale pour mettre à distance la pandémie et l’angoisse ambiante. Le voyage est passionnant avec des détours par Gustav Mahler, Fela Kuti, John Williams, Luke Vibert, Kraftwerk, Caetano Veloso, Billie Eilish et Squarepusher qui soulignent les envies d’évasion de l’artiste. Steamdome II – The Hypogean cherche surtout à sortir des sentiers battus, les sonorités s’ajustent de manière inattendue, les notes voguent entre calme saharien et détours ambients. Le musicien de jazz n’hésite pas à invoquer les musiques du monde, le rock progressif, la musique électronique et des intrigues de musiques de films pour dérouter et intriguer l’auditeur. Pour parfaire le tableau, le musicien s’est entouré des meilleurs musiciens de la scène jazz et pop norvégiennes. Il n’hésite pas non plus à utiliser des synthés, des boîtes à rythmes, du piano préparé, des harpes, de l’orgue et des voix pour un panorama musical exaltant, entre voyage stellaire et grottes souterraines. Les musiciens ont été invités à se mettre en danger, le bassiste Nikolai Hængsle a pris une guitare et Daniel Formo a utilisé des machines faites maison à la place de son orgue Hammond. Le projet Steamdome a été lancé en 2016 pour un succès fulgurant dans son pays natal.

Ola Kverberg propose une musique tout à tour langoureuse et rythmée pour un voyage musical surprenant à découvrir le 11 juin 2021.

Authentique mais vrai de Philippe Clair, un livre d’entretiens passionnant aux éditions Christian Navarro

Les éditions Christian Navarro présentent un livre d’entretiens entre le réalisateur Philippe Clair et Gilles BotineauAuthentique mais vrai !. Celui qui est né Prosper Charles Bensoussan au Maroc est quelque peu passé de mode et peu sont ceux qui le connaissent dans la nouvelle génération. Il a pourtant popularisé l’humour pied noir au cours des années 70 avec des films comme La grande Java, La grande Maffia, Tais-toi quand tu parles ou Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir. Les succès publics ont quelque peu contrasté avec les critiques assassines qui ne l’ont jamais ménagé. Il cherche à rétablir la vérité avec sa vérité à lui dans cet ouvrage truculent, très subjectif et très agréable à lire.

Le cinéma à la mode pied-noir

La chronologie des films de Philippe Clair sert de fil rouge aux différents chapitres du livre. Du premier Déclic et des claques en 1964 jusqu’au dernier Si tu vas à Rio… tu meurs en 1987, c’est toute une carrière qui défile avec ses coups de cœur et ses coups de gueule. Le premier film a d’ailleurs fait l’objet d’un authentique remake déguisé avec La vérité si je mens, sans qu’il ne soit jamais cité, ce qui est assez représentatif selon lui de sa place dans l’histoire du cinéma français. Il a pourtant lancé la troupe des charlots en 1970 avec la Grande java, Aldo Maccione dans la Grande Mafia en 1971 et dirigé Jerry Lewis. Les acteurs ne l’ont jamais lâché, il a d’ailleurs notamment fait jouer Michel Galabru et Alice Sapritch, le public lui a fait des grands succès publics, mais le mal provient selon lui de films qu’il a influencés et qui devenus des navets dont la postérité lui donne la responsabilité. Le réalisateur disserte sur sa carrière, distribuant les bons et les mauvais points, se prêtant des talents innés de comique et de gagman à l’origine de quelques films au-delà du million de spectateurs. Mais comme il est avant tout à l’origine de gags restés dans la légende, il souligne surtout sa capacité innée à multiplier les films humoristiques comme les bons pains. De quoi sérieusement revoir la hausse sa place dans la postérité. Le livre regorge surtout d’anecdotes qui offrent un éclairage unique sur le monde du cinéma, pas toujours ragoutant. La passion du cinéma et la persévérance du personnage ressortent à chaque page et suscitent l’admiration pour un personnage qui a su faire fi des mauvais langues pour creuser son sillon coute que coute.

Le livre est une sorte de testament pour redonner ses lettres de noblesse à un réalisateur trop souvent vilipendé par la critique, à la limite de la mauvaise foi gratuite, ce qui donne envie de lire le livre pour en savoir plus et rentrer au cœur d’une passionnante histoire du cinéma.

Synopsis: Dans cet ultime ouvrage, le réalisateur de Rodriguez au pays des merguezTais-toi quand tu parlesPlus beau que moi tu meurs et Par où t’es rentré… On t’a pas vu sortir se dévoile comme jamais et nous entraîne dans un univers haut en couleur. D’Annie Girardot à Jerry Lewis, en passant par Fernandel, Michel Galabru, Gérard Oury, Louis de Funès, Jacques Dufilho, Les Charlots, Aldo Maccione et Sergio Leone, Philippe Clair évoque ainsi ses plus belles rencontres (mais également les pires), sans oublier ses succès, ses échecs, ses colères… parfois même, ses regrets.
Un livre constitué de nombreux documents inédits : photos de tournage, affiches étrangères, lettres, etc.
Décédé le 28 novembre 2020 à l’âge de 90 ans, l’homme laisse derrière lui une œuvre incroyablement riche, souvent méprisée, mais qui a su faire rire des millions de spectateurs.  

La chanteuse Thérèse dévoile son nouveau clip Skin Hunger

La chanteuse Thérèse a déjà dévoilé son premier clip T.O.X.I.C le 30 septembre 2020 pour une musique très urban pop / bass music. Bien soutenue par la presse et le public, la chanteuse qui est également styliste, mannequin et activiste parisienne a sortit en mars 2021 son premier EP Rêvalité. Le clip de Skin Hunger est dans la même continuité, forcément envoutant.

Un titre comme un manifeste

Les réseaux sociaux sont partout. Tinder, Grinder, Instagram, Facebook, Twitter, Whatsapp, Linkedin, Zoom, Telegram, les moyens de communiquer n’ont jamais été aussi nombreux, et pourtant tout passe via les écrans, plus rien ne semble réel, tout est filtré et la sensibilité personnelle est mise à mal. Le virtuel s’installe dans les foyers à la place du social et dans les esprits, mais ne sommes-nous pas coupés des autres? Skin Hunger évoque sur un ton direct la sexualité empêchée, d’un point de vue féminin. Le manque de peau, de chair et d’humanité risque de devenir la norme, avec tous les gouffres que cela peut contenir et pour conséquence la distanciation humaine. T.O.X.I.C avait pour objectif de s’immiscer très profondément dans l’esprit, Chinoise ? visait le cœur, Skin Hunger est un vrai appel au corps. Le clip réalisé par Génial Pictures, soit Charlie Montagut et Thomas Daeffler, vise à mettre en image les intentions musicales de l’artiste pour un résultat éloquent. Thérèse alias Claudia, Maniseng, Lin Fu Xian Sayarath dans le civil ne cache pas ses origines chinoises, bien au contraire. Elle est née à Ivry-sur-Seine et refuse les étiquettes pour choisir la liberté, sa liberté, sans mettre la langue dans sa poche. Invitée à réagir sur les plateaux télé, elle a rebondit sur la sinophobie engendrée par les débuts de la pandémie, également sur sa chaîne YouTube, toujours pour promouvoir l’empathie et le vivre ensemble avec des messages positifs, parlant également de self love et l’indocilité féminine, tout à fait elle.

Skin hunger est à découvrir ce 9 juin pour apprécier une chanteuse engagée et au ton très personnel.

Le père de Nafi, une belle histoire d’amour sénégalaise à la Roméo et Juliette de Mamadou Dia, en salles le 9 juin 2021

Au fin fond du Sénégal, un imam modéré voit l’arrivée en force de son frère prêt à livrer la région à une horde d’extrémistes avides de pouvoir et d’âmes à convertir. Les deux sont rivaux et leurs enfants s’aiment, donnant au film des airs de tragédie shakespearienne. Le film touche et émeut, une vraie belle surprise venue d’Afrique initialement prévue pour la fin d’année 2020 et replanifiée au 6 janvier 2021.

L’Afrique entre tradition et modernité

Le réalisateur Mamadou Dia place d’entrée ses personnages à la croisée des chemins. Les deux frères se toisent et campent sur leurs positions, le frère Imam respire la bienveillance et la retenue prudente. De caractère craintif et précautionneux, il ne cherche pas la lumière et fonde de grands espoirs dans sa fille Nafi. Celle-ci aiguise l’appétit des hommes mais ne rêve que d’études scientifiques à Dakar. Face à eux, le deuxième frère Oussmane traficote avec les islamistes de l’autre côté de la frontière du Mali. Les enfants Nafi et Tokara s’aiment mais doivent attendre l’assentiment familial que les circonstances de plus en plus tendues n’aident pas à faire advenir. Bien que situé dans une zone visiblement reculée, le film stigmatise les dangers auxquels l’Afrique entière doit de plus en plus faire face. Les tensions politiques et religieuses cachent des appétits personnels carnassiers et une volonté de mise sous coupe des habitants. L’imam en retrait est d’abord pris en otage par une population séduite par les promesses du frère, mais les manières très retorses de ses collaborateurs islamistes remettent le frère imam au centre du jeu. Le film insiste sur cette manie humaine de changer d’avis selon le sens du vent. Les deux amoureux doivent faire face à ces adultes prisonniers de leurs travers, jusqu’au drame final, prévisible mais tout de même inopiné. Le rythme du film entraine les spectateurs dans une véritable tragédie grecque qui séduit tout du long.

Le père de Nafi est une vraie bonne surprise venue d’Afrique avec ces êtres ballotés entre aspirations à la liberté et la tentation de l’ordre islamique établi et sécurisant. Mamadou Dia réussit une véritable prouesse avec ce film qui décrit si bien les caractères très humains d’une population sénégalaise qui ressemble finalement à toutes les autres, dont la notre.

Synopsis: Dans une petite ville du Sénégal, deux frères s’opposent à propos du mariage de leurs enfants. Deux visions du monde s’affrontent, l’une modérée, l’autre radicale. Les jeunes Nafi et Tokara rêvent, eux, de partir étudier à Dakar, la capitale, et de vivre avec leur époque. A la manière d’une tragédie, et alors que s’impose la menace extrémiste, les amoureux doivent trouver un chemin pour s’émanciper des conflits des adultes

17 blocks, un documentaire aussi réaliste que tragique de Davy Rothbart, sortie au cinéma le 9 juin 2021

17 Blocks fait partie de ces documentaires minuscules à la portée majuscule. A travers le destin brisé d’un jeune noir américain, c’est l’ensemble de la société US qui est visé, avec ses espoirs, ses impasses et ses rêves brisés. 95 minutes suffisent pour brosser le portrait d’une famille confrontée à ses démons, entre addictions démoniaques et problèmes judiciaires récurrents. A travers le destin de la famille Sanford, c’est une large focale qu’ouvre le film sur un pays divisé.

Un documentaire de la plus pure actualité

C’est en 1999 que le réalisateur Davy Rothbart commence à filmer le quotidien de la famille Sanford. Lorsqu’il rencontre le jeune Emmanuel Sanford, il vit dans l’un des quartiers les plus dangereux de la capitale américaine, Washington DC, situé à seulement 17 quartiers du Capitole, si loin si proche d’un pouvoir aveugle et désintéressé par le destin des plus démunis. 17 blocks suit deux décennies d’un destin tragique, celui de la famille Sanford, brisé par les écueils de l’existence, Emmanuel est un étudiant prometteur, son frère Smurf est un dealer notoire, sa sœur Denice est aspirante policière et leur mère Cheryl lutte contre une addiction à la drogue alors qu’elle doit élever sa petite tribu. La saga familiale fait rentrer dans l’intimité la plus personnelle d’une famille à qui rien n’est épargnée, ni le deuil, ni les problèmes d’argent, ni les problèmes judiciaires. 17 blocks révèle la violence inhérente à la vie américaine avec ces habitants confrontés à des conditions de vie insuffisantes pour assurer une juste montée dans l’échelle sociale pour les plus jeunes.

Les personnages sont réels, la qualité des images est parfois limite mais le tout donne une impression de vérité qui touche au cœur. 17 blocks est un documentaire triste mais réaliste, le reflet d’une réalité qui fait froid dans le dos, au moment où une nouvelle présidence se prépare et où rien ne semble destiné à changer.

Synopsis: En 1999, Emmanuel Sanford-Durant, 19 ans, et sa famille commencent à filmer leur quotidien dans le quartier le plus dangereux des États-Unis, juste à 17 pâtés de maison du Capitole. Ils n’ont pas arrêté de filmer depuis. Réalisé dans une unique collaboration avec le réalisateur et journaliste Davy Rothbart sur une période de deux décennies, « 17 Blocks » nous éclaire sur la crise actuelle d’une nation à travers une saga familiale profondément personnelle, brute et émouvante.

The Last Hillbilly, un documentaire sur l’Amérique perdue, réalisé par Thomas Jenkoeet Diane-Sara Bouzgarrou (Films de Force Majeure), sortie le 9 juin 2021

The Last Hillbilly ouvre une lucarne sur une Amérique oubliée, celle des premiers pionniers perdus dans un monde de chômage et de misère sociale. Primé avec le Grand Prix au Festival International du Film de Bordeaux, Prix jeune au Corsica.doc et sélectionné à l’ACID Cannes 2020, le documentaire offre une vision ignorée sur un immense pays qui ne fait que peu de cas de ses anciennes forces ouvrières, pour un présent cabossé et un avenir incertain.

Une plongée dans un milieu paupérisé à l’extrême

The Last Hillbilly se découpe en sections qui se concentrent sur différentes perspectives. Under the Family Tree ouvre le film avec un focus sur l’importance des racines familiales, menacées par une société moderne seulement intéressé par le profit et des médias stériles. Puis il y a la deuxième partie, The Wasteland, qui montre ceux qui ont décidé de ne pas quitter cette terre et observent son long déclin, sans renoncer pour autant à leur mode de vie. La troisième partie est Land of Tomorrow et s’intéresse aux enfants, ce sont eux qui continueront l’histoire familiale et leur innocence tranche avec l’âpreté du monde des adultes. L’énergie des plus jeunes fait espérer qu’ils pourront remplacer leurs ainés fatigués et sans illusions sur le futur de leur terre. Brian est le personnage principal du film, il évoque le passé glorieux de ce monde de mineurs déjà disparu, le présent anémié et le futur incertain. Il sent qu’une catastrophe est en train de se produire et que son monde se désagrège sans qu’il ne puisse rien y faire. La bande son amplifie ce sentiment de déliquescence avec une musique noise composée par Jay Gambit, musicien noise de la scène de Philadelphie dans le folklore appalachien et des bruits d’industries minières enregistrés sur place.

Un présentiment lancinant que tout va disparaitre empreint tout le film. La zone rurale reculée en plein cœur du Kentucky, avec son industrie minière en train de disparaitre après avoir fait sauter toutes les collines à la recherche de charbon fait froid dans le dos. C’est un revers désespérant de la modernité, ceux qui sont utiles un jour ne le sont plus le lendemain et ils sont abandonnés sans vergogne. A eux de garder espoir et de s’inventer un futur, ça ne va pas sans peine et sans atermoiements. Les hillbillies sont vus comme des péquenauds, à eux de faire preuve de résilience.

Synopsis: Dans les monts des Appalaches, Kentucky de l’Est, les gens se sentent moins Américains qu’Appalachiens. Ces habitants de l’Amérique blanche rurale ont vécu le déclin économique de leur région. Aux États-Unis, on les appelle les  » hillbillies  » : bouseux, péquenauds des collines. The Last Hillbilly est le portrait d’une famille à travers les mots de l’un d’entre eux, témoin surprenant d’un monde en train de disparaître et dont il se fait le poète.

Le Petit geai bleu, album pour tout-petit (Père Castor)

Le Petit geai bleu, album pour tout-petit (Père Castor)

Les Editions du Père Castor enrichissent encore leur collection Areuh. Après Canards de bain, voilà Le Petit geai bleu, avec comme toujours un CD audio qui va enchanter nos tout-petits.
La maman parle avec son bébé, « avec les grands A… et les petits EU… ».

Le tout-petit va découvrir des sons tout en musique et pourra à son tour imiter l’adulte, avec le son A, le son I, et la répétition de syllabes… Tout en douceur, tout est fait pour aider le tout-petit à découvrir le langage.

Le Petit geai bleu, un très joli album cartonné et illustré aux couleurs vives.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : Jo Witek
Illustrateur : Emmanuelle Halgand
Editeur : Père Castor
Prix : 12,90 €

Little Agatha Christie, une BD humoristique et pédagogique pour petits et grands à paraitre le 9 juin 2021 aux éditions La Boîte à Bulles

Les éditions La Boîte à Bulles ont déjà publié un ouvrage comique en juillet 2020 sur le petit Léonard de Vinci pour une mise à distance tendre et drolatique de l’enfance d’un génie, Mozart a eu droit au même traitement en avril 2017. C’est au tour de la romancière Agatha Christie de se voir mise en bulles dans des scénettes d’1 à 3 pages qui donnent le sourire.

Une enquêtrice en herbe

La naïveté juvénile de la petite Agatha Christie interroge sur notre supposé bon sens, laissant penser que l’innocence a parfois du bon. Miss Marple, Mister Kipling, Hercule Poirot, les noms célèbres abondent comme autant de références à son oeuvre littéraire à venir. Des pages d’enquête permettent de se glisser dans la peau de célèbres esprits érudits capables de résoudre les cas les plus mystérieux, rendant la lecture d’autant plus ludique. Les solutions sont indiquées à la fin de l’ouvrage avec des jeux supplémentaires pour continuer l’aventure et résoudre des énigmes! Enfin, une biographie explicative raconte l’histoire de la reine du crime, rendue mondialement connue par ses ouvrages retors aux dénouements toujours très surprenants!

L’ouvrage s’adresse autant aux petits qu’aux grands pour un moment de lecture sympathique qui remplit sa mission, donner envie de se mettre à dévorer les ouvrages de la grande Agatha Christie!

Synopsis: Avant d’être la célèbre écrivaine que l’on connaît, Agatha Christie a, elle aussi, été une enfant. Et pas n’importe quelle enfant ! Chez elle, tout est matière à mener l’enquête, à déchiffrer des énigmes et rien n’est plus amusant qu’une scène de crime nimbée de mystères !
Ainsi, elle réécrit à sa manière les contes les plus célèbres (l’histoire de « Boucles d’or » n’était-elle pas une machination de Petit Ours pour avoir plus de soupe ? La Sorcière de « Blanche Neige » est-elle la vraie méchante de l’histoire ?), transforme un thé entre poupées en scène de crime, et invente même le Cluedo à partir de sa maison de poupée !
Nous apprenons également qui était Miss Marple avant de devenir la célèbre détective des romans d’Agatha Christie, et c’est d’ailleurs elle qui nous révèle les solutions des enquêtes disséminées tout au long du livre…
Une fois encore, William Augel offre une bande dessinée à la fois enrichissante et amusante, emplie d’humour et de tendresse

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: William Augel / Alep

Nombre de pages / Prix: 80 pages / 16 euros

[BD] Affaires d’Etat : nouvelle saga historique inspirée de faits réels (Glénat)

[BD] Affaires d’Etat : nouvelle saga historique inspirée de faits réels (Glénat)

Affaires d’Etat est la nouvelle saga historique signée par le scénariste prolifique Philippe Richelle, connu notamment pour une autre saga historico-policière : Les Mystères de la République (Cinquième, Quatrième, Troisième). Un conteur hors pair qui vient cette développer et mettre en scène des faits isolés qui ont secoué les plus hautes sphères entre les années 60 et 80. 

La saga se propose donc de nous embarquer en premier lieu dans les années 60 avec Guerre Froide illustré par Régis Panet. Un premier album qui introduit un certain agent KGB du nom de Trifonov prétendument retourné. Un récit de contre-espionnage où CIA et services français vont devoir apprendre à démêler le vrai du faux. Ou pas… L’histoire ne révèle pas encore tous ses tenants et aboutissants alors forcément, on a hâte d’en découvrir davantage sur ce mystérieux agent double… ou triple ?

On file ensuite dans la France de 1978, au moment de l’assassinat du numéro 2 du parti d’Extrême droite d’alors (Parti National), Francis Dupré. Une enquête policière dont les très nombreux protagonistes ne manqueront pas de venir étoffer l’intrigue. Les pistes se multiplient autant qu’elles passionnent. La mise en scène est digne d’un bon polar. On se régale grâce à un suspens maitrisé qui s’anime avec une palette de personnages tous très différents, dont les parcours et trajectoires sont mis en scènes avec brio. Un premier album illustré par Pierre Wachs qui tient en haleine dès les premières planches.

Vient enfin Jihad, qui nous invite en 1985 où la DST mène l’enquête sur un trafic d’armes. Un de leurs agents va ainsi se retrouver confronter à une situation plus qu’inconfortable, en pleine mission menée au Moyen-Orient. Une mission à haut risque qui ne va pas manquer de se retourner contre les principaux enquêteurs. Là encore, le résultat est des plus efficaces, tout comme les planches de Alfio Buscaglia qui s’inscrivent parfaitement dans le style de la saga.

En résumé, ces premiers albums d’Affaires d’Etat sont plus que prometteurs et annoncent une grande saga à ne pas manquer. A suivre de très près.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Espionnage et contre-espionnage.

Affaire d’état : « affaire politique qui implique des membres du gouvernement d’un État ou de plusieurs États ». Elles foisonnent, aucun pays n’y échappe et pourtant elles sont régulièrement occultées. S’inspirant librement de la réalité des faits, Philippe Richelle se propose de revisiter dans Affaires d’État, trois événements qui ont ébranlé l’État français dans les années 60, 70 et 80. Chacune de ces décennies aura le droit à un cycle indépendant – composé de quatre tomes – qui sera mis en images par un dessinateur différent : Régis Penet pour Guerre froide, Pierre Wachs pour Extrême droite et Alfio Buscaglia pour Jihad. Une série-concept ambitieuse de polars historiques et d’espionnage soutenue par une publication exceptionnelle puisque les trois premiers tomes sortiront le même jour.

Guerre Froide, tome 1 : 
Décembre 1961. Un agent du KGB du nom de Trifonov passe à l’ouest via la Finlande. Il trouve asile aux États-Unis où il est pris en charge par le patron du service de contre-espionnage de la CIA, un anticommuniste virulent. Pour l’essentiel, les révélations de Trifonov concernent la France : il y aurait des taupes soviétiques au siège de l’OTAN à Paris et au sein du SDECE, le service d’espionnage français. L’agent Fred Ogier, chargé du dossier et missionné pour débusquer les traitres, va devoir démêler les nœuds d’une vaste enquête de contre-espionnage dont l’ampleur lui échappe encore…

 

Extrême droite, tome 1 : 

En 1978, Francis Dupré, brillant historien, financeur et théoricien du PN (Parti National) – dirigé par Jean-Maurice Le Guen – est abattu devant sa résidence secondaire de Normandie. L’enquête s’annonce complexe, l’homme a de nombreux ennemis et les menaces de mort lui sont coutumières. Sa place au sein d’un parti d’extrême droite aux idées proches du régime de Vichy le rend désagréable pour de nombreux groupes et individus. Et l’affaire prend même un étrange tournant lorsque l’un des protagonistes du meurtre est retrouvé mort à son domicile, pendu au bout d’une corde. La PJ ne le sait pas encore mais, pour mener à bien son enquête, elle va devoir déterrer de sombres histoires et fouiner dans le passé sordide d’individus aux relations discutables : collabos blanchis sous le harnais, anciens poujadistes ou soldats perdus des commandos de l’OAS…
Dans Extrême droite, une équipe de la PJ doit composer avec un dossier mêlant les indépendantistes basques, des commandos franquistes et la droite extrême française des années 70.

J ihad, tome 1 : 

1985. Le bureau de l’inspecteur Crémieux reçoit l’appel d’un collègue basé à Tour. On a soufflé à ce dernier le prologue d’une histoire qui risque de connaître son lot de péripéties. Un ragot brulant concernant la société d’armement Werner et qu’il préfère transmettre au bureau parisien de la DST. Il y a trois ans, alors que les affaires vont mal pour la compagnie Werner, l’entreprise signe un contrat lui permettant de renflouer ses caisses. Seul problème : la destination des armes et des munitions livrées par le biais de cet accord juteux est inconnue. Il semblerait que les marchandises de la société s’acheminent jusque dans un pays où les armes françaises sont interdites. Mais lequel ? Pour le savoir, rien de plus simple : s’infiltrer sur un cargo où sont entreposés les produits Werner et les suivre jusqu’à leur destination finale… Un des équipiers de Crémieux se voit alors tout désigné pour cette mission. L’inspecteur Mallet est jeune et célibataire depuis tout récemment, il est le parfait candidat pour un voyage vers l’inconnu. Car il ne sait ni où il s’arrêtera, ni combien de temps son périple durera. Dans Jihad, l’enquête de la DST s’embarque vers le Moyen-Orient, rôde dans les bureaux du gouvernement français et nous emmène jusque sur les traces des premières manifestations islamiques sur le territoire métropolitain.

Date de parution : le 7 avril 2021
Auteurs
: Philippe Richelle (scénariste),
Régis Penet (illustrateur dans Guerre Froide)
Pierre Wachs (illustrateur dans Extrême droite)
Alfio Buscaglia (illustrateur dans Jihad)
Genre : histoire, policier
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (56 pages)
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[BD] : Legio Patria Nostra, tome 2 : l’aventure au coeur de la légion étrangère (Glénat)

[BD] : Legio Patria Nostra, tome 2 : l’aventure au coeur de la légion étrangère (Glénat)

Célèbre devise inscrite sur les tambours de la Légion étrangère, Legio Patria Nostra est un grand récit d’aventure empreint d’Histoire écrit par Jean-André Yerlès et illustré par Marc-Antoine Boidin. Le duo d’auteurs nous offre une superbe occasion de partir sur les traces de la bataille de Camerone où 62 légionnaires résistèrent durant douze heures à un régiment de 2000 soldats mexicains.

Mais avant d’en arriver là, c’est l’essence même de l’engagement d’un légionnaire que Legio Patria Nostra nous fait vivre. On suit ainsi Casimir une petite frappe venue de Lyon, dont le destin à la trajectoire malheureuse aura fait de lui un fugitif. Optant pour la légion, embarqué presque malgré lui dans cette nouvelle vie, Casimir va d’abord rejeter ce nouveau monde tout comme son statut de légionnaire. Mais, aidé par ses camarades, un amour de jeunesse et de vieux fantômes, les choses vont peu à peu changer…

Ce nouvel épisode (sur les 5 prévus) intitulé Main de bois vient confirmer l’envergure d’un récit méticuleusement construit, donnant la part belle à des personnages attachants et profonds. Il s’en dégage beaucoup de relief, d’humanité voire de complexité. Une matière première de grande qualité qui sert les desseins d’un scénario qui convoque Histoire, suspens et action à chaque instant. Cela, d’autant plus que l’univers graphique proposé par Boidin est à couper le souffle. Une petite merveille dont le trait anguleux et fin explose sous nos yeux. Un dessin soigné, riche de détails mis en avant grâce à une coloration virtuose. Du grand art.

Legio Patria Nostra est une très belle découverte. A suivre les yeux grands ouverts !!

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

« Ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ! »

Le 30 avril 1863, l’honneur de la Légion étrangère s’écrit au Mexique, au cours de la bataille de Camerone, 62 légionnaires résistent pendant près de 12 heures aux assauts de plus de 2000 mexicains. En 5 volumes, Legio Patria Nostra explore le parcours initiatique du tambour Casimir Laï, un orphelin des rues qui va trouver sa place au sein de la Légion et devenir l’unique survivant de cette défaite militaire devenue une légende. Mais dans ce deuxième tome Main de bois, le Mexique est encore loin.Un an avant, en Algérie, à Sidi-Bel-Abbès, enrôlé sous une fausse identité, Casimir découvre la discipline de fer de la Légion aux côtés d’hommes venus de toute l’Europe chercher l’aventure et parfois l’oubli d’un passé criminel. Ces soldats, dont certains parlent à peine français, sont commandés par un capitaine manchot, Jean Danjou surnommé « Main de bois », qui n’aspire qu’à une chose, aller se battre au Mexique plutôt que de construire l’Algérie Française aux côtés des colons. Sous la chaleur, les coups et les privations, le capitaine Danjou tente de faire du gamin qui a grandi parmi les truands, un légionnaire. Mais Casimir, lui, ne rêve que de déserter et de retrouver sa Zélie dont il a perdu la trace en débarquant en Algérie. Rétif et violent au départ, il va découvrir que des liens indéfectibles se sont tissés avec ses camarades et qu’une seconde chance lui est offerte. Mais le petit voleur des ruelles marseillaises n’est pas encore prêt à devenir un légionnaire et quand il découvre que Zélie est enfermée dans une maison de passe de la ville, il sait qu’il va devoir faire un choix.

Date de parution : le 21 avril 2021
Auteurs
: Jean-André Yerlès (scénariste),
Marc-Antoine Boidin (illustrateur)
Genre
 : histoire, aventure
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

Ne chatouille pas le crocodile, un livre tactile et sonore (Editions Usborne)

Ne chatouille pas le crocodile, un livre tactile et sonore (Editions Usborne)

Après Ne chatouille pas le lion, Ne chatouille pas le cochon, Les Editions Usborne sortent dans la même collection, Je touche, j’écoute, le très chouette album Ne chatouille pas le crocodile. Cet album, très coloré et avec de très belles illustrations, tout cartonné, va ravir nos tout-petits !

Le jeune lecteur va à la fois découvrir les animaux et les cris de ces animaux. Le crocodile grogne, le flamant rose crie, le rhinocéros barrit, le léopard rugit. Et c’est en caressant le ventre de chacun d’eux, ventre toujours tout doux, que le lecteur entendra le bruit de ces cris ! Un petit miracle à chaque caresse !

Quelle belle idée ! Un album à la fois tactile, visuel et sonore !
Voilà une bonne idée de fin de confinement : créer la bibliothèque de votre tout-petit avec cette belle collection !

Ne chatouille pas le crocodile, que du bonheur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : Sam Taplin
Illustrateur : Anna Larranaga

Editeur : Usborne
Prix : 14,50€

Une pièce de théâtre savoureuse avec Odieux festin de L-J. Wagner, disponible en librairie et sur les plateformes numériques

La pièce Odieux Festin est sortie en librairie le vendredi 21 mai aux éditions Souffles Littéraires. L’auteur L-J. Wagner imagine 7 personnages qui se réunissent pour un dernier repas de voisins avant la fin du monde imminente. Une vieille bigote et sa fille, un vieux couple excentrique, une sainte nitouche, un jeune homosexuel et un jeune freluquet irascible sont rejoints par un mystérieux personnage que tout le monde connait, et si c’était… La lecture est truculente et devrait aboutir prochainement à des représentations sur scène, il n’y a plus qu’à attendre!

Une belle étude de moeurs

Si rien n’est dit sur les raisons de la fin du monde, personne n’est en mesure de la contester, c’est un fait établi et certain. Ne reste plus aux protagonistes qu’à passer un dernier moment sur terre, si possible dans de bonnes conditions, ce que Mathilde la bigote de service s’évertue à organiser avec le plus de bonne volonté possible. Rejointe par les autres voisins et par un quidam inconnu, un petit théâtre de la vie se met en place. La caricature des personnages se veut bienveillante et si les traits sont parfois appuyés, ils permettent d’axer l’intrigue sur des thématiques plus larges. La vie et la mort évidemment, la religion et le péché, le repli sur soi et l’égoïsme, chacun en prend pour son grade et personne n’est épargné. Pas de gagnants ni de perdants dans ce jeu de massacre drolatique et impertinent. La langue se veut gentiment châtiée dans cette thèse sociologique sur l’intolérance cachée en chacun de nous. Les masques tombent sur l’initiative de l’étranger perçu par chacun comme une entité divine, comme si la fin du monde permettait ce genre de fantaisie. Odieux festin se lit rapidement et donne envie d’être relu presque immédiatement pour bien vérifier que rien n’a échappé à son intention. Car son écriture a priori évidente cache des chausse-trappes avec ses personnages qui s’aiment et se détestent dans un maelström de sentiments contraires et ambigus qui s’entrechoquent.

Odieux Festin donnera sa pleine mesure sur scène pour la confirmation d’une écriture ciselée et passionnante. Les apparences ne sont pas toujours ce qu’elle semblent être, les vérités cachées sont des abysses insondables qui ne demandent qu’à être révélés.

Editeur: Souffles littéraires

Auteur: L-J. Wagner

Prix / Nombre de pages: 12 euros / 140 pages

Synopsis: La fin du monde aura lieu cette nuit. Pour affronter l’heure fatidique, sept habitants d’un immeuble laissent de côté leurs petites rancoeurs et organisent leur dernier repas dans la cour. Les préparatifs vont bon train, lorsqu’un huitième et étrange convive s’invite à leur banquet final. Il leur est totalement inconnu, mais lui, il les connaît tous. Est-il venu pour sauver leurs âmes ? À quelques heures du baisser de rideau, est enfin venu le temps, de se dire la vérité, de révéler ses ultimes secrets, d’expier ses péchés… Et de partager un festin pour le moins… odieux !
Chloé, jeune femme libre et indépendante, a une conception toute personnelle de la vie et surtout de l’amour, ce qui désarçonne son entourage. Jusqu’au jour où elle rencontre Colin, à l’indéfectible sourire. Les sentiments vont peu à peu infecter Chloé malgré elle, jusqu’à la gangrène de son cœur. Mais Colin est-il arrivé par hasard dans sa vie ?

La joute oratoire de koltès porté par un duo brûlant

La joute oratoire de koltès porté par un duo brûlant
Dans la solitude des champs de coute oratoire de Bernard-Marie Koltès – © Jean-Louis Fernandez

La joute oratoire de koltès porté par un duo brûlant

La pièce a été jouée à l’origine Laurent Malet et Isaac de Bankolé puis par Laurent Malet et Patrice Chéreau. Plus récemment Roland Auzet l’a montée avec deux comédiennes, Anne Alvaro et Audrey Bonnet, aujourd’hui la joute oratoire confronte Charles Berling et Mata Gabin.

Dans cette pièce de Koltès, deux personnages s’opposent autour d’un accord indicible, le désir. Le duo interprète avec force ce texte puissant aux accents métaphoriques. La mise en scène de Charles Berling s’imprègne de la poésie âpre du poète et métaphysique où les mots fusent et résonnent au combat des deux protagonistes.

L’un est le vendeur (Mata Gabin) d’une marchandise mystérieuse qu’il refuse de dévoiler, l’autre l’acheteur (Charles Berling) est en prise avec un désir secret qu’il refuse de nommer. La transaction commerciale est la métaphore du conflit entre les personnages et traite du rapport entre le dominant et le dominé. Dans cette conjonction, les deux comédiens tour à tour se cherchent, se séduisent, s’esquivent et s’opposent.

Une danse de mort

La mise en scène marque très justement l’opacité du rapport de force qui se joue. Elle souligne cette lutte animale qui existe entre eux mais aussi ce besoin de langage et donc de civilisation. Les joutes verbales sont introduites au rythme d’un dialogue brûlant, hostile, qui se charge de complexité, d’emportement, de légèreté voire d’humour.

Le duel verbal dans une langue imagée se nourrit d’une stratégie de séduction et d’intimidation. Les répliques sont, en apparence, explicites et crues, mais en fait elles sont sujettes pour le spectateur à une interprétation. Elles suggèrent toute une représentation de l’interdit, du secret, où de la mauvaise foi, les ruses et les dénis sont présents, sans être immédiatement perceptibles.

On est saisi par la danse de mort entre les deux partenaires-adversaires du dialogue. Au-delà du texte même très métaphysique et rythmique, ce sont par leur mouvements, leur rapprochements et leur distance que se décodent les pulsions, les manipulations, les mensonges et les rapports de force des deux personnages. L’une prétend « je suis capable de vous éblouir de mes non ! » l’autre rétorque « toutes les sortes de oui, je les sais ! ».

De ce contact mortifère entre le dealer (Mata Gabin) et le client (Charles Berling), dans un mouvement de corps à corps intense, le public perçoit la tension dramatique qui se joue : du désir à l’hostilité, de la fragilité à la violence, et qui tend à l’extrême précarité des relations humaines entre les êtres.

Dates : du 11 au 26 juin 2021 – Lieu : Théâtre 14 (Paris)

Manon Chevalier parle d’elle à cœur ouvert et de l’album Impermanence du trio féminin Lioness Shape

C’est en direct de Cadaquès en Espagne que Manon Chevalier a accordé un entretien téléphonique pour parler en toute décontraction de l’album Impermanence du trio Lioness Shape récemment chroniqué sur Publik’Art. L’occasion d’en savoir plus sur son parcours et sa vocation de compositrice exigeante et passionnée.

De la musique avant toute chose

Il fallait bien avoir une solide expérience musicale pour créer une musique aussi peu évidente tout étant aussi fascinante. Manon a confirmé sa formation musicale précoce et son envie de se lancer très tôt dans la composition. Le projet Lioness Shape a pu se concrétiser avec le soutien du label bien connu sur cette page Laborie Jazz qui suit et soutient depuis déjà 2 ans le travail de la chanteuse et compositrice avec ses deux complices, Ophélie Luminati et Maya Cros toutes deux venues de la région de Toulouse. A la question des conditions de création de l’album, Manon a été très claire. Elle a préparé elle-même les maquettes en y jouant tous les instruments pour délivrer une matière brute très poussée à Ophélie et Maya Compositrice exigeante qui aime bien aller très loin dans ses idées pour les mettre exactement en oeuvre, elle a eu une idée très précise de ce à quoi elle voulait aboutir, laissant tout de même à ses collaboratrices l’occasion d’apporter des idées à l’étape des arrangements pour finaliser les idées qui méritaient quelques prolongements. On imagine très bien Manon entendre dans sa tête les notes défiler et tout faire pour voir sa vision retranscrite dans la réalité. Concernant ce qui ressemble à des influences chargées de rock progressif, Manon a été d’abord surprise par cette mention mais il semble que nous n’ayons pas été les seuls à citer le groupe Yes comme possibles influences, mais nous aurions tout aussi bien pu citer King Crimson, Pink Floyd ou Van der Graaf Generator. Le hasard faisant bien les choses, elle avoue une très forte passion pour Radiohead et Björk, ce qui permet de boucler la boucle et de confirmer la touche rock progressif de compositions très recherchées, aux différentes parties assemblées et aux longs soli free d’instruments divers. Les 10 morceaux d’Impermanence n’ont rien de l’évidence et demandent une écoute approfondie pour être complètement appréhendés, offrant une lucarne passionnante ainsi qu’une alternative de liberté par rapport aux musiques plus accessibles entendues à la radio. Manon évoque à mots comptés un autre projet en cours, sans vouloir trop rentrer dans les détails. Difficile d’organiser des concerts par les temps qui courent, l’envie de défendre les compositions devant un public nombreux empêche d’avancer sur d’autres compositions, l’album a été enregistré en juillet 2020 et le stand by actuel à cause de la situation sanitaire a empêché d’enregistrer plus de 2 nouveaux morceaux. Quand à son coup de cœur pour la ville de Cadaquès en Espagne, la ville de Salvador Dali évidemment mais également de Ramón Pichot, Pablo Picasso, Eliseu Meifren et Marcel Duchamp, elle insiste sur l’atmosphère unique capable d’attirer les artistes pour former une histoire culturelle en perpétuelle évolution.

La discussion téléphonique aurait pu durer beaucoup plus longtemps pour évoquer tous les sujets qui tiennent à cœur à une Manon Chevalier décidée à travailler d’arrache-pied à de nouvelles compositions. Il ne reste plus qu’à faire preuve de patience pour découvrir la suite de son travail et peut-être la voir en concert.

Une belle thèse sur la crédulité humaine dans la super BD J’ai vu les soucoupes, aux éditions la boite à bulles le 9 juin 2021

J’ai vu les soucoupes est le récit d’une confession, celle de Sandrine Kerion qui a cru pendant longtemps à l’existence des extra-terrestres. Elle échafaude un retour en arrière sur les origines de cette croyance avant de dévier vers une critique plus large de tous les complotismes véhiculés aujourd’hui par le biais d’internet. L’âge où elle avait 13 ans est décrit avec un réalisme extrême pour ceux qui ont connu une période similaire dans le même temps, avant Internet et les théories du complot, parfait pour se replonger dans une BD qui donne le sourire mais fait aussi frémir, avec ses dessins stylisés et un ton très décalé, entre mythomanie maladroite, école de la vie et apprentissage de l’esprit critique.

La vérité est ailleurs

Pour qui la série X-Files a été leur série de chevet, cette BD va raisonner d’une manière particulière. Surtout que l’héroïne raconte son adolescence avec une bonne dose de recul et d’honnêteté. La coincidence d’un phénomène cosmologique à forte ampleur a suffisamment impressionné la jeune fille, combien même le journal de 20 heures livra une explication sous forme de météorite rentrée dans l’atmosphère, pour la faire rentrer dans une spirale pleine de soucoupes volantes. La jeune Nerd prise comme bouc-émissaire par sa classe y trouve un échappatoire idéal pour fuir son quotidien pesant, fait de turpitudes amicales et de tensions familiales. La promesse d’un autre monde a été interprété par elle comme une promesse de s’élever au-dessus de la pauvre mêlée de sa morne existence. Lectures, témoignages, elle a cherché partout, jusqu’à livrer dans la BD une chronologie exhaustive et intéressante sur la croyance dans les OVNIs jusqu’à évoquer les théories complotistes au sens le plus large. Le chemin dans la conscience collective s’est faite via des contre-vérités séduisantes mais démenties par la science. HG Welles, Orson Welles, les références sont connues mais tout le monde connait leur impact sur les consciences. La guerre froide finira d’aviver la paranoia ambiante pour des convictions devenues très fortes chez beaucoup, comme chez la narratrice avec une volonté de croire dans le phénomène des soucoupes volantes à la vitesse prodigieuse et venues de très loin. Jusqu’à la légende Roswell et l’authenticité supposée de témoignages troublants… bref, tout pour bousculer les âmes sensibles. La manière de présenter le récit montre bien la subjugation de la narratrice et le poids des médias pour orienter les croyances dans un déroulé chronologique très bien rendu, en passant par l’impact des films ET et Rencontre du 3e type, avec pour résultat la certitude de voir des soucoupes en vrai. Les présentateurs phares des années 90 apparaissent, ils rappelleront des souvenirs à beaucoup. Une fois la dernière page lue, la force d’un mythe créé de toutes pièces apparait d’autant plus crédible que l’humain est capable de croire en à peu près n’importe quoi si le contexte le permet. La teinte bleutée des dessins souligne encore plus l’écho de souvenirs aux portes de la SF.

Le récit se lit comme un article de science-fiction sociologique, avec un graphisme très stylé dans une belle harmonie. De quoi passer un excellent moment de lecture savante et psychologique.

Synopsis: Qui peut bien se laisser aller à croire aux extraterrestres ? Ou pire à penser en avoir déjà aperçu ! Eh bien, Sandrine Kerion, elle, y a cru. Tout a commencé le jour où elle s’est imaginée avoir vu des soucoupes volantes. C’était dans les années 90, elle était une adolescente nerd un peu paumée, grandissant dans une famille déchirée, un terreau particulièrement fertile pour que la jeune fille sombre dans ces croyances et illusions. Persuadée d’être une « contactée », une élue chargée par les aliens d’une mission envers l’humanité, elle sombre peu à peu dans les théories du complot et autres thèses révisionnistes. D’après l’autrice – qui a pris énormément de recul et s’est beaucoup documentée sur le sujet – pour en venir à croire à tout et n’importe quoi, il suffit… d’en avoir besoin. J’ai vu les soucoupes est le récit d’une plongée dans la folie douce et l’évocation du contexte tant familial que sociétal qui y a contribué. Mais c’est aussi celui d’une reconstruction et d’un lent retour à la réalité à laquelle l’auteure porte forcément un regard un peu décalé !

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Sandrine Kerion  / Pierre Lagrange

nombre de pages / Prix: 128 pages / 19 euros

La vraie cuisine italienne expliquée dans une masterclass en direct du restaurant Il Ristorante

Le lundi 31 mai 2021, en direct du restaurant lillois du groupe Il Ristorante, ambassadeur des produits et de la cuisine italienne authentique et labellisé Marchio Ospitalità italiana par la Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille, le chef Michele Recinelli et Vincent Delbarre, responsable produits, ont présenté 2 recettes typiques de la botte. De quoi se mettre sérieusement à la cuisine grâce à leurs conseils d’experts et leur savoir faire! L’objectif était la promotion de la cuisine italienne si copiée mais jamais égalée dans le monde. Avec hélas des contrefaçons qui se chiffrent à un montant très significatif, ce type de Masterclass concourt à la sauvegarde de la cucina italiana.

2 recettes savoureuses expliquées en détail

Jugez plutôt de la description des plats: Risotto aux pointes d’asperges sur fondue au parmesan et chips de jambon de Parme croustillant et Linguines poêlées avec un savoureux mélange de tomates séchées, câpres, olives noires & oignons rouges émincés, une touche de stracciatella. La Masterclass The authentic italian table a de quoi mettre l’eau à la bouche. The Extraordinary Italian Taste est un programme financé par le Ministère Italien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale qui organise différents évènements (des rencontres BtoB, des masterclass, des sessions de formation pour les professionnels) à visée internationale, aménagés suite à l’urgence de Covid-19. Son objectif est la protection et la valorisation du Made in Italy de qualité, afin de combattre les imitations, l’Italian Sounding qui propose des biens et des produits de provenance douteuse, italiens dans le nom ou dans l’aspect mais qui constituent un marché de concurrence déloyale par rapport aux vrais produits italiens. En 2021, pas moins de 36 Chambres de Commerce Italiennes dans le monde se mobilisent pour promouvoir l’authentique cuisine italienne. La Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille confirme son engagement pour les mets de qualité. Les 2 recettes réalisées lors de la Masterclass du 31 mai, par le chef Michele Recinelli et Vincent Delbarre, responsable produits, sont représentatives de cette qualité tant vantée, à juste titre. Les vins qui accompagnent les recettes, le Cà Del Magro denominazione di Origine Controllata (Custoza Superiore) et le Barbera d’Alba Superiore D.O.C. (Bruna Grimaldi) sont à la hauteur de l’évènement, de quoi se mettre aux fourneaux et tester la vraie recette italienne avec des vrais produits italiens présentés avec amour pendant la présentation.

Câpres, olives, huile d’olive, burrata, stracciatella, pâtes, tout vient de la botte pour un vrai voyage en Italie avec le vrai gout de là-bas. Avec les explications du cuisinier et des membres d’Il Ristorante, le résultat est vraiment authentique, un régal pour les gourmets. Les plats ont été recréés à la maison avec des produits en provenance directe d’Italie, le résultat est vraiment inimitable!

Publireportage: Il Ristorante: en 2006 le premier restaurant ouvre ses portes à Dijon, aujourd’hui 21 restaurants en
France, mariant la culture, le design et la gastronomie transalpine, restent fidèles aux valeurs de départ : des
chefs formés à a l’école internationale de cuisine italienne de Parme cuisinent une savoureuse cucina italiana avec des produits de qualité (labels et AOC). Il Ristorante, c’est aussi un lieu de rencontre autour de l’art de vivre à l’italienne, avec notamment des ateliers de cuisine.

Le groupe Rallye dévoile son EP très rock psychédélique L’âge d’or sur le label PIAS

Le premier EP de Rallye totalement auto-produit, est paru le vendredi 28 mai. L’Âge d’Or est distribué par le label PIAS et les 4 amis d’enfance, Léo, Stan, Greg et Bapt peuvent y exprimer pendant environ 20 minutes leurs influences musicales anglo-saxonnes en toute liberté. Les textes pop se marient à des ambiances très rock psyché sixties pour une musique aussi punchy que rythmée.

Une musique qui dépote

C’est en 2018 qu’est paru le tout premier titre du groupe, Vagues à l’âme avant le deuxième Jef courant 2019. Le premier EP a été produit par Krampf et Rallye a déjà révélé 3 des 5 titres en préambule de l’EP, TheoremeFlowerGirl, et Univers. Le premier sorti en octobre 2020 a également été le premier composé, Théoreme, après une intense période de création de 2 années où les expérimentations, les remises en question et les rencontres se sont succédées. Titre parfait pour présenter le projet du groupe, Theorème est décrit par le groupe comme la première étape de toutes leurs expériences musicales, maintes fois retravaillé avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Le sujet de la chanson est un classique, la rupture amoureuse et tout ce qui s’en suit. FlowerGirl se veut plus intense et solaire, évoquant la nature dans tout ce qu’elle a d’inspirant. Univers est paru en mars avec des touches psychédéliques plus évidentes dans une direction résolument pop rock. 2 autres titres peuvent maintenant être écoutés, Auguste et Easyrider. Le clip du second a été confié comme pour Theoreme à Kevin Elamrani pour des effets multicolores ajoutés aux rush tournés dans les Gorges du Verdon et dans les Monts d’Ardèche.

La musique de Rallye parle au corps et à l’esprit et évoque une version frenchie de Tame Impala pour des sensations psychés qui font plaisir à entendre alors que le monde recommence à vivre un peu plus normalement. Vivement une rencontre en concert pour en entendre plus et savourer la musique rock de Rallye en live.

Arty Brussels, rencontre avec les acteurs bruxellois de l’art contemporain

Le mardi 1er juin 2021, visit.brussels, l’agence de communication du tourisme et de la culture de la Région de Bruxelles
Capitale a présenté les évènements d’art contemporain à venir prochainement dans la capitale belge. En 1h22 de train, il est possible de se déplacer entre 2 villes très différentes et à la renommée internationale indéniable. Bruxelles est une ville extrêmement cosmopolite, terreau fertile pour les artistes avec ses 80 musées et 20 000 évènements culturels. Le dynamisme est toujours visible aujourd’hui, malgré la crise sanitaire. N’hésitez pas à vous rendre sur les sites internet des différentes institutions pour en savoir plus sur chaque programme et chaque lieu.

Des expositions à foison

Des nouveaux quartiers ont éclot à Bruxelles pour montrer la vitalité de l’art contemporain. Un label permet de rassurer les visiteurs quant à la qualité des mesures sanitaires, parfait pour rassurer tout le monde. 3e édition après Berlin en 2019 et Londres en 2020, la présentation permet d’en savoir plus sur les évènements du 2nd semestre 2021 avec des interventions des différents participants.

Art Brussels: Foire d’art contemporain, 2e au monde après celle de Cologne, 160 catégories participent pendant 4 jours de foire où 25 000 visiteurs se rendent. L’objectif est de faire vibrer la ville grâce à un off programme où les institutions privées de Bruxelles sont incitées à participer à l’évènement et où chacun peut admirer la scène d’art contemporain. Après deux années d’annulation, 120 galeries à travers le monde ouvrent leur espace de galerie. Un programme en ligne permet à 140 galeries de participer, les volets digitaux et physiques permettent de soutenir l’ensemble de la communauté des galeries et de les rapprocher de leur public, où qu’il soit. L’évènement va attirer un large public pour célébrer cette première mise en présence de l’art contemporain sur la scène brusseloise. Beaucoup d’oeuvres qui sont présentées ont été produites pendant la pandémie, une manière de voir la vitalité des artistes pendant la crise.

Art on paper: 5 jours du 15 au 19 septembre seront ouverts au public en septembre. Des dessins seront présentés physiquement dans ce salon à taille humaine dans une scénographie aérée en respect des mesures sanitaires. Le salon proposera un rassemblement de galeries transfrontalières avec des propositions artistiques chapeautées par les deux nouveaux directeurs artistiques. La Brussels Drawing Week se tiendra elle du 14 au 19 septembre, Bruxelles vivra au rythme du dessin pour montrer la vitalité de la scène locale autour de cette thématique.

Bozar: 2 expositions auront lieu au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles autour de l’artiste David Hockney. L’exposition L’arrivée du printemps, actuellement à Londres, viendra présenter 100 oeuvres récentes que l’artiste a réalisé en Normandie pour montrer l’évolution du printemps au cours de son séjour. La vaste collection de la Tate qui englobe les travaux de la période 1954-2017 sera également montrée du 8 octobre 2021 au 23 janvier 2022 pour souligner l’importance de l’artiste et la variété des techniques et supports utilisés. Les 2 expositions se complètent, leur simultanéité permet de redécouvrir les oeuvres du début jusqu’aux travaux récents. A 83 ans, l’artiste est toujours dans le vent.

Brussels Gallery Weekend: La 14e édition de cette rentrée de l’art contemporain à Bruxelles se tiendra du 9 au 12 septembre avec 45 galeristes présents pour un évènement ancré dans la culture locale.

CENTRALE for Contemporary Art: La centrale d’art contemporain est nichée dans une ancienne centrale électrique, soulignant que Bruxelles est le nouveau Berlin. L’évènement Bruxelles universel 2 multiplicity présente d’aujourd’hui jusqu’au 12 septembre des artistes qui ont choisi de vivre et de travailler à Bruxelles. Les artistes internationaux seront à la centrale et hors des murs pour fêter les 15 ans de l’évènement avec un 2e volet pour présenter la multiplicité de la ville. Un weekend de performances et de débats se tiendra pour fêter les 15 ans de l’institution avec une volonté affichée de soutenir les populations arrivantes dans la ville cosmopolite.

Galila’s POC: C’est un lieu privée créé en 2019 pour montrer la collection de Galila Barzila, une passionnée accro à l’art. Le lieu a été créé pour exposer la collection et créer un lieu d’échange et de débats. Le lieu met en avant de jeunes artistes émergents, qu’elle soutient à travers des commandes et des expositions partout dans le monde. Un premier bâtiment de 1500 mètres carrés abrite 400 pièces avec une organisation atypique pour plonger le visiteur dans l’univers de la collectionneuse pour se reconnecter à ses propres sensations. Un 2e immeuble reçoit des chercheurs et des étudiants. Le 3e bâtiment est dédié aux expositions temporaires, dans le respect des règles sanitaires.

KANAL – Centre Pompidou: La transformation du plus grand garage Citroën d’Europe en centre d’art contemporain est en cours, et pendant le chantier qui devrait se terminer au printemps 2024 une activité importante se déroule, notamment avec des évènements comme le projet Bruxelles-Kinshasa dès le 1er octobre. KANAL va travailler sur le décentrement et la décolonisation avec des évènements hors des murs. Le 16 septembre prochain aura lieu une exposition créée avec le Centre Pompidou. Début 2022 ouvrira un musée collectif pour travailler avec les écoles et les associations du quartier pour couvrir l’histoire collective du Bruxelles cosmopolite.

MIMA Museum: Le lieu se veut décloisonné et transversal avec des arts comme la Bande dessinée, le tatouage ou le graffiti. Une exposition ABC of Porn cinéma aura lieu pour souligner l’importance culturelle de la représentation de l’intime. Les 40 ans d’archive du cinéma ABC à Bruxelles ont été retrouvées et serviront de base à l’exposition. L’exposition Double Bill commencera prochainement, du 27 juin au 9 janvier 2022.

Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique: Une exposition aura lieu pour parcourir l’histoire du train avec des oeuvres de Monet et Magritte notamment. L’exposition Remedies se tiendra du 15 octobre 2021 au 13 février 2022. 60 oeuvres avec des travaux récents et d’autres plus anciens. L’institution insiste pour poser des questions sur notre société actuelle pour créer une réflexion et des interrogations, comme peut le faire notamment l’oeuvre de Rachel Labastie.

Fondation Boghossian – Villa Empain: La Villa Empain est un chef d’oeuvre art déco et date des années 30 avec des marbres précieux. Elle abrite la Fondation Boghossian depuis 2010 pour créer un centre d’art et faire un lien entre les cultures d’orient et d’occident: focus sur le monde arabe, la culture arménienne… L’exposition Icons aura lieu jusqu’au 24 octobre, avec des icônes anciennes et des oeuvres d’art contemporain pour expliquer le rapport particulier à l’icône à travers les âges. Une exposition se fera également en octobre avec des oeuvres d’art contemporain libanais.

WIELS: Une exposition Marcel Broodthaers va se tenir du 10 septembre au 9 janvier 2022 avec des plaques réalisées par l’artiste, des lettres rédigées dans le même temps de leurs production et des croquis réalisés. Une autre exposition R.H. Quaytman intitulée Chapter 0 se tiendra du 10 septembre au 9 janvier 2022.

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Partenaires participants : Art Brussels WEEKArt on paper / BOZAR – Palais des Beaux-Arts de BruxellesBrussels Gallery Weekend / CENTRALE for Contemporary Art / Fondation Boghossian – Villa Empain / Galila’s POC / KANAL – Centre Pompidou / MIMA Museum / Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique / WIELS

Survivor’s Club, tome 1 : manga choc de Aoisei et Anajiro (Delcourt / Tonkam)

Survivor’s Club, tome 1 : manga choc de Aoisei et Anajiro (Delcourt / Tonkam)

Seinen prévu en trois tomes, Survivor’s Club nous inivite à suivre une bande de lycéens ayant survécu à un attentat suicide quelques temps auparavant. Sept camarades qui se retrouvent à l’initiative de l’un d’entre eux… pour s’expliquer. Car des soupçons de complicité sont portés sur chacun d’entre eux. A qui profite le crime ? C’est dans cette direction que ce manga de Aoisei et Anajiro va notamment nous emmener, non sans beaucoup de violence.

Une ambiance malsaine portée par un scénario dual, puisqu’au même moment, dans un autre lycée, se passe un attentat similaire où une jeune adolescente victime de harcèlement décide de menacer l’ensemble de sa classe, ceinture à explosifs en place. Une sorte de Battle royal à huis clos s’engage alors. Et tous les coups sont permis.

Les ressorts de l’histoire sont diablement efficaces et ne manquent pas de heurter l’esprit du lecteur. Le dessin ne souffre d’aucun défaut. Bref, Survivor’s Club est une démonstration de force qui tient toutes ses promesses. A suivre !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Une succession d’actes terroristes organisés par des élèves brimés répand la terreur dans les classes de la ville ! Trois ans après le premier attentat, un survivant enquête pour trouver qui a fourni la bombe de l’attentat. Trois années ont passé depuis qu’un élève, persécuté par ses camarades, s’est fait exploser, tuant de nombreux élèves. Takumi Shindô et six autres survivants se réunissent pour découvrir qui a fourni la bombe. Au même moment, une jeune fille brimée, fait son apparition dans une classe d’un lycée privé, le corps recouvert de bombes. « Ceci est un procès pour harcèlement moral. Vous allez tous mourir avec moi ».

Date de parution : le 19 mai 2021
Auteurs
: Aoisei (scénariste) et Anajiro (illustrateur)
Genre
 : thriller, seinen
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (192 pages)
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