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Mes premiers puzzles : Les animaux marins (Usborne)

 

Mes premiers puzzles : Les animaux marins (Usborne)

Publik’Art a beaucoup apprécié la collection Joue à cache-cache, des Editions Usborne, dont le petit dernier est Joue à cache-cache avec Pieuvre.

Pour rester sur le même thème, les Editions Usborne nous propose Mes premiers puzzles : Les animaux marins.

Cette fois-ci, il s’agit de puzzles pour tout-petits. Chaque puzzle est d’une taille facile à manipuler pour les petits enfants. Il est composé de deux pièces, facilement emboitables, en carton. Chacun représente un animal marin : l’étoile de mer, le crabe, le poisson, le dauphin, l’hippocampe, la pieuvre, le phoque, et la tortue de mer. L’enfant sera tout fier de constituer lui-même son puzzle !

Un petit livre souple accompagne ces puzzles qui pourront être mis à la portée des plus jeunes !

Mes premiers puzzles : Les animaux marins, une activité à la fois ludique et pédagogique !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Le duo Delacourt, leur premier titre Bilbao très estival est disponible depuis le jeudi 17 juin chez Aaki Records

Delacourt est un duo lyonnais composé des deux sœurs Amélie et Noémie. Après avoir mené chacune un projet personnel, elles ont eu envie de mêler leurs voix pour un nouveau projet à 2 nommé Delacourt. La chanson Bilbao est pleine d’une légèreté ensoleillée qui fleure bon l’été qui commence. Avec ses sonorités pop et bossa nova, la chanson donne envie de chanter avec les oiseaux, sans prise de tête et avec bonne humeur.

Luxe, calme et volupté

Ce premier titre Bilbao précède un EP à paraitre le 26 août prochain. Les 2 sœurs ont pioché dans l’histoire familiale pour exhumer le nom de leur grand-mère peintre et globe trotteuse à la vie extravagante et remplie de passion. La fibre artistique a traversé toute leur enfance passée entre Paris et la Drôme dans ce qu’elles aiment à appeler la maison du bonheur pleine d’un amour familial total. Chanteuses, musiciennes, auteures-compositrices et comédiennes, elles ont tenté de creuser toutes deux des sillons tout personnels Amélie aka Billie a déjà enregistré un album et un EP avec des titres tournés vers la chanson française avec des titres comme Dehors, Ta bouche, L’amour amer et Des ailes sur les phalanges. Noémie dit Morikan a vogué sur des eaux plus orientales avec 2 EP intitulés Royaume et Morikan. Leur désir d’unir leurs forces remonte à 2019 pour une belle union des voix et et des talents. Chacune y apporte ses influences pour un résultat entre pop, bossa nova et musiques urbaines ensoleillées. Elles invoquent leur enfance pour un voyage dépaysant hors des sentiers battus habituels, là où l’amour et la bienveillance sont reines. Pour cette chanson Bilbao, elles se sont fait accompagner de Raphael Léger (Cléa Vincent, Tahiti 80) à la réalisation et Cléa Vincent, Belle Du Berry, Lily Luca et Zaza Fournier pour l’écriture. Elles souhaitent toutes deux s’inscrire dans une génération d’artistes francophones comme Voyou, Yelle, Polo and Pan et s’appuyer sur l’héritage inoubliable d’illustres devancières comme Ellie Medeiros ou Niagara. Ce premier opus a vu le jour courant 2021 chez Aaki Records.

Ce titre sort au bon moment alors que débute le temps du soleil et que chacun est en recherche de liberté et de soleil. Un titre parfait pour fuir la morosité ambiante!

La chanteuse et violoniste Yilian Cañizares a été l’invitée des Nations Unies pour la Journée Mondiale des Océans avec son nouveau morceau Yemaya

La violoniste Yilian Canizarès a été invitée par les Nations Unies pour produire et mettre en image une nouvelle composition dédiée à la Journée mondiale des Océans le 8 juin dernier. Elle a composé pour l’occasion Yemaya, en hommage à la déesse de la mer dans la culture Yoruba en Afrique occidentale. Cette invocation de la Terre-Mère est symbolisée par les couleurs bleu pour les eaux calmes de la mer et blanc pour l’écume des vagues.

Un morceau tout en symbole

Yilian Cañizares utilise l’image de la Déesse yoruba de la mer pour évoquer une force de guérison qui pourra unir l’humanité. Ces dernières années, la violoniste, chanteuse et compositrice a partagé la scène avec de prestigieux artistes comme Ibrahim Maalouf, Omar Sosa, Youn Sun Nah, Richard Bona, Chucho Valdés, Roberto Fonseca et Dhafer Youssef, mais aussi L’Orchestre de Chambre de Lausanne et El Comité. Originaire de CubaYilian Cañizares a toujours vécu en harmonie avec la musique et la mer. Dans YemayaYilian Cañizares souhaite sensibiliser le public à la préservation des océans. La violoniste, chanteuse et compositrice s’inscrit dans une scène contemporaine foisonnante, sans renier ses origines pour un mélange des styles entre jazz, classique et rythmes afro-cubains. La polyvalence de l’artiste fait merveille avec ce mélange des genres. Installée en Suisse depuis 20 ans, elle ne manque pas de puiser son influence des les terres de ses ancêtres. Ses 2 succès Ochumare en 2013 et Invocación en 2015 sous la direction de Alê Siqueira (Roberto Fonseca, Omara Portuondo) l’ont fait connaitre plus largement pour une belle réputation d’artiste novatrice, désireuse de s’aventurer dans toutes les directions tout azimut. Elle chante et joue du violon avec grâce et bonheur. Son dernier album Erzulie est paru en 2019, dédié à la divinité haïtienne de l’amour et de la liberté qui porte le même nom avec sa nouvelle formation Yilian & The Maroons. Enregistré à La Nouvelle-Orléans, il fait apparaitre des invités prestigieux comme Christian Scott à la trompette, Michael League à la contrebasse, Bill Laurance au piano et Bobby Sparks à l’orgue.

Aujourd’hui, la journée mondiale des océans donne l’occasion à Yilian Cañizares de présenter son nouveau single Yemayá pour soutenir plusieurs causes qui lui tiennent à cœur, la préservation de la mer et la mise en valeur des cultures du monde.

Léa Jacta Est dévoile son nouveau projet Les films pour adultes, tout un programme!

Léa Jacta Est sort son nouveau projet avec un single sous forme de songbook avec poster et partition. La jeune musicienne basée à Paris choisit d’évoluer entre folk et influences 90’s avec un soupçon de glamour dark. Elle prône la recherche d’une réalité entre vie et mort, ombre et lumière, joie et mélancolie.

Une chanteuse singulière

Léa n’est pas une fille née de la dernière pluie, elle est active depuis plusieurs années sur la scène underground et Dot it Yourself française. Elle définit sa musique comme dark et sa voix et ses morceaux de folk sépulcrale ne peuvent pas laisser indifférent, bien loin de la variété des magazines et du RnB à la mode. Son premier EP Stranger est sorti en 2019 pour une reconnaissance immédiate de la presse spécialisée. Les films pour adultes signe le retour de Léa Jacta Est en 2021. Le morceau se veut minimaliste avec une ambiance cinématographique qui rappelle la musique d’Ennio Morricone. Chœurs lancinants et arpèges dark folk à la guitare marquent un morceau où la voix puissante de Léa tient le devant de la scène pour hypnotiser l’auditeur. Composé et produit en mode Do it yourself par Léa Jacta Est, la chanson est révélée sous la forme
d’un songbook réalisé par l’artiste elle-même. Freak control, elle garde un contrôle total sur sa musique et décide de ne pas brader son travail. Née à Paris en 1990, Léa a grandi dans le Vaucluse au milieu des champs et des animaux sauvages, scorpions, couleurs et moustiques inclus. Elle définit cette période comme remplie d’ennui et d’introspection. De retour à la capitale à 16 ans, elle a hanté assidument les scènes goth et metal avant de former une groupe de punk protéiforme avec qui elle a joué dans des squats, des bars PMU et des caves. Devenue barmaid, elle est devenue une pro du karaoke, de quoi vouloir reprendre sa guitare et composer à nouveau des titres en solo. Ses thèmes de prédilection parlent de mort, de sexe,
de violence et de désir, avec cynisme et tendresse. Avec talent.

Léa jacta est offre un vrai univers dans lequel il ne faut pas hésiter à plonger pour saisir toute la profondeur de ses intentions. Armée de sa belle voix et de sa guitare, elle pourrait bien faire des étincelles.

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Joue à cache-cache avec Pieuvre (Usborne)

Joue à cache-cache avec Pieuvre (Editions Usborne)

Dans la collection Joue à cache-cache aux Editions Usborne, après le Renne, le Tigre,  la Grenouille, voilà Joue à cache-cache avec Pieuvre !

C’est un très bel album cartonné, très joliment illustré, avec des grandes pages à rabats.

Le tout jeune lecteur va découvrir, grâce à la Pieuvre, le monde marin et des animaux marins, comme la tortue, le crabe, l’hippocampe, le poisson-ange. Mais ce ne sera pas facile de les trouver car ils sont bien cachés !

Joue à cache-cache avec Pieuvre, un très chouette album et une belle collection pour tout-petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,50 €

Une réouverture en fanfare au Théâtre des Champs Elysées avec la nouvelle production La Somnambule de Bellini du 15 au 26 juin 2021

Les habitués du Théâtre des Champs Elysées l’attendaient avec impatience, La Somnambule mise en scène par Rolando Villazon irradie de mille feux. Dans le respect strict des consignes sanitaires (pass sanitaire ou test PCR/antigénique, port du masque, distance qui va bien), la foule nombreuse a pu profiter d’un spectacle enchanteur le 22 juin au soir, avec le rédacteur Publik’Art présent pour profiter à plein du redémarrage de cette institution culturelle parisienne. Avec une devanture en travaux pour redonner son lustre légendaire à la façade très art déco du théâtre, le spectacle était au rendez-vous avec notamment un trio étincelant comprenant Pretty Yende en Amina, Francesco Demuro en Elvino et Alexander Tsymbalyuk en Rodolfo. Du pur plaisir.

Un spectacle bientôt légendaire

La Somnambula de Bellini n’avait pas été mise en scène depuis 1989 au Théâtre des Champs-Elysées. Il reste à ce jour 2 représentations au programme, les 24 et 26 juin, il faut se ruer dessus. Rolando Villazón est en charge de la mise en scène pour une nouvelle production qui représente une première pour lui à Paris, combien même le ténor ait déjà enchanté le public du théâtre à de déjà nombreuses reprises. La distribution est à la hauteur de l’évènement, fastueuse, avec la très grande Pretty Yende à la voix d’or dans le rôle d’AminaFrancesco Demuro à la voix chaude et profonde en Elvino et un Alexander Tsymbalyuk visiblement machiavélique en Rodolfo. Le toujours impeccable Orchestre de Chambre de Paris et le très musical Chœur de Radio France s’occupent de la musique avec talent, accompagnés par les enfants de la Maîtrise des Hauts-de-Seine, le tout dirigé par un spécialiste du répertoire italien, le chef Riccardo Frizza. Cette très belle page lyrique du romantisme italien est rendue aussi dramatique que trépidante avec cette héroïne somnambule qui accumule les déconvenues avec un prétendant jaloux comme un pou et une capacité innée à se mettre dans l’embarras. Créée quelques mois avant Norma, La Somnambula s’appuie sur des évènements mystérieux pour une aura de mysticisme qui a connu un beau succès à l’époque. Les états d’âme sont rendus complexes avec une héroïne ingénue qui provoque des soucis à cause de sa pathologie alors inconnue. Les airs de la soprano sont divins, en tout cas à la hauteur du livret et du talent de la très talentueuse Pretty Yende. Amina est mise en avant avec des grands arias amples et colorés, que les qualités de la chanteuse permettent d’exploiter à plein avec des aigus cristallins et lumineux, un souffle long et souple, ainsi qu’une grande agilité dans les vocalises. Après Giuditta Pasta, la Malibran, la Callas et Nathalie Dessay, elle s’inscrit sans peine dans une lignée de sopranos des plus prestigieuses.

Le Théâtre des Champs Elysées en met plein la vue et les oreilles avec un spectacle fascinant qui fait honneur à la réouverture de ce lieu central de la vie culturelle parisienne. Il ne faut pas hésiter, le spectacle n’est pas très long (2h40 en tout avec l’entracte), de quoi gouter à nouveau à la joie d’assister à un spectacle unique dans un lieu toujours somptueux.

Shorta, un thriller danois palpitant, sortie au cinéma le 23 juin 2021

Le thriller danois Shorta (police en arabe) souligne la complexité de la situation sociale dans des territoires économiquement abandonnés en plein cœur des pays développés. Sans beaucoup de moyens et dans une ambiance désabusée, la police devient le seul lien entre le dehors et le dedans, avec une tension toujours présente et des abus aux causes difficiles à discerner. Shorta est sortira en salles le 23 juin 2021 après de nombreux reports.

Un thriller tendu

La mort de Talib, 19 ans, met le feu aux poudres au cœur d’une banlieue de Copenhague et des émeutes surgissent alors que 2 policiers patrouillent. Une solide inimité les oppose mais ils doivent passer outre alors que des évènements les mettent aux prises avec les caïds locaux. Jens et Maik découvrent la colère des habitants et quand leur voiture de patrouille est détruite, ils doivent se frayer un chemin à pied pour sortir du quartier qu’ils connaissent beaucoup moins bien que les locaux.. Malgré leurs oppositions, ils doivent s’allier pour échapper au sentiment de vengeance viscéral des adolescents. Ce thriller d’action est à la fois une course-poursuite et une étude de société sur ce que sont devenus des territoires abandonnés devenus des ghettos. Le suspense est palpitant et les réalisateurs Anders Ølholm et Frederik Louis Hviid montrent la complexité d’une situation où la violence vient de tous les côtés, les policiers sont mis sous pression et les habitants se sentent démunis, les ingrédients sont réunis pour une situation explosive. Le cinéma scandinave propose de plus en plus souvent des films policiers qui mettent en lumière l’impasse de nos sociétés incapables de proposer des perspectives de vie décentes pour ses immigrés. Shorta est prévu en salles le 23 juin 2021, ça devrait enfin le faire.

Ce film d’une actualité autant brulante que brutale est un vrai film de genre sur la colère qui gronde au sein des pays occidentaux, ici à Copenhague comme partout ailleurs. Shorta a reçu le prix du jury Lycéen au festival du premier film d’Annonay. En 2020, il avait également obtenu le prix Cineuropa des Arcs Film Festival. Et, il fait partie de la sélection Sang Neuf du festival du film policier 2021. De belles preuves de sa pertinence artistique et sociale.

Synopsis: Talib, 19 ans, adolescent noir, meurt des suites de blessures mortelles en garde à vue. Son décès provoque une révolte dans la banlieue de Copenhague au moment où deux policiers que tout oppose, Jens et Mike, s’y trouvent justement en patrouille. Pris en chasse, ils vont devoir se frayer un chemin pour échapper aux émeutes. S’engage alors un affrontement implacable.

Un avion sans elle, BD polar de F. Duval et N. Pinheiro (Glénat)

Un avion sans elle, BD polar de F. Duval et N. Pinheiro (Glénat)

Adaptation BD du best seller de Michel Bussi, Un avion sans elle est un album one shot proposé par le scénariste à succès Fred Duval et l’illustrateur Nicolaï Pinheiro (La maison à vapeur, Venise, La drôle de vie de Bibow Bradley, Lapa la nuit). Une association réussie qui fait honneur à la qualité de l’oeuvre originale.

Un avion sans elle, c’est d’abord cet avion venu se crasher il y a dix-huit ans sur le mont terrible en pleine forêt de conifères du Jura. AU pied de l’avion, les secours retrouveront, dans la neige, un petit bébé de quelques mois. En vie. Cette petite fille sera la seule survivante. Oui, mais la vie étant ce qu’elle est : deux petites filles du même âge voyageait à bord chacune avec leurs parents. Comment distinguer alors laquelle des deux était la survivante alors que les tests ADN n’avaient pas encore faire leur apparition ? C’est une bataille ouverte qui va s’engager entre deux familles que tout oppose. Et tous les coups seront permis.

Dix-huit ans plus tard, Lily a bien grandi et est en mesure de tirer le fil de son histoire. Une enquête à rebours passionnante qui n’a de cesse de surprendre le lecteur tout au long de la lecture. Riche de personnages secondaires tous aussi profonds et importants les uns que les autres, le récit s’appuie sur un édifice particulièrement bien construit et maîtrisé. La grande fluidité narrative s’allie au dessin de caractère de Pinheiro pour épaissir une intrigue qui ne demande qu’à être résolue. On ne décroche pas un instant de cette course vers un dénouement toujours plus incertain.

Un avion sans elle est un vrai coup de coeur à ne pas manquer. Vous ne serez pas déçu du voyage.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Le best-seller de Michel Bussi en bande dessinée ! Crédule Grand-Duc veut mourir. L’enquête de sa vie a échoué… Depuis 18 ans, il cherche l’identité de Lylie, la miraculée du Mont Terrible, une petite fille rescapée du crash du vol Istanbul-Paris survenu le 23 décembre 1980. Car deux bébés étaient à bord ! Les Carville et les Vitral, deux familles que tout oppose – Les Carville, issus de la haute bourgeoisie industrielle française et les Vitral, vendeurs de frites sur la côte normande – se disputent celle que la presse ne tarde pas à surnommer Libellule. La justice finit par confier l’éducation de Lylie aux modestes Vitral. Engagé par les Carville, le détective s’est lancé dans un périple de dix-huit ans d’interrogations, d’hypothèses, de coups tordus, et d’échecs… Et puis… Alors qu’il va presser la détente, Crédule observe une dernière fois la Une du journal de l’époque… Soudain, tout est clair… Drame familial, polar parfaitement huilé et quête d’identité, l’adaptation au cordeau du roman de Michel Bussi orchestrée par Fred Duval se voit sublimer par la patte graphique et la narration de Nicolaï Pinheiro. Véritable page-turner, ce récit dense aux personnages complexes et attachants promène le lecteur dans les mystères de l’enquête autant que dans les décors des quartiers parisiens, les chemins de grande randonnée du jura ou du front de mer dieppois. A la manière d’un subtil tour de magie, Un avion sans Elle, dévoile progressivement ses secrets pour mieux cacher le tour qu’il est en train de nous jouer.

Date de parution : le 26 mai 2021
Auteurs
: Fred Duval (Scénario)
Nicolaï Pinheiro (Dessin, Couleurs)
Genre : polar
Editeur : Glénat
Prix : 25,00 € (176 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le duo électro Atoem présente son nouveau titre électro hypnotique Precious land

Le duo électro ATOEM revient enchanter notre esprit avec son nouveau single Precious Land. Avec un clip tourné à Naples, ils veulent frapper un grand coup et marquer les esprits. Ces deux grands explorateurs du son n’ont pas peur de plonger l’auditeur dans un océan symphonique qui ouvre les espaces. De quoi donner envie de se laisser aller à l’écoute et à la danse.

Des perspectives grandes ouvertes sur le son

ATOEM se définit comme un duo de machinistes aux explorations sonores proches de la symphonie analogique. Originaires de Rennes, les deux lascars ont des affinités partagées pour de grands prédécesseurs, et pas des moindres, Brian Eno et Pink Floyd en tête, à la sauce techno. ATOEM parle de créer du temps et de la matière. Sur scène, les deux musiciens se réfèrent assez naturellement aux musiciens instrumentaux avec l’utilisation de machines, de guitares et de percussions vibrantes. La techno devient sérieuse et organisée dans les mains expertes des deux artistes machinistes Gabriel Renault et Antoine Talon. De quoi donner envie de remuer les hanches pendant des longues heures. Difficile de deviner qu’il sont passionnés de mathématiques et de physique quantique, pourtant c’est somme toute logique. Les deux artistes n’ont pas lésiné pour imaginer une musique au-delà des standards commerciaux habituels. Precious land débute avec un beat robotique confinant à la pulsation cardiaque avant l’apparition de voix rappelant Kraftwerk pour une belle plongée dans les entrailles de la musique électronique. Des synthés donnent une belle ampleur futuriste à une chanson qui aime à ralentir pour mieux réaccélérer. Certains penseront aussi à la musique de Giorgio Moroder pour Midnight Express avec une pointe de Vitalic pour la vitalité frénétique. Vivement la réouverture des boites de nuit pour profiter de ce morceau dans de bonnes conditions. Les ambiances new-wave, ambient, rock et techno sont évidentes, judicieusement assimilées et réjouissantes, planantes et envoutantes. ATOEM est le nom d’une divinité de l’Égypte antique ayant façonné la matière à laquelle ils se réfèrent, comme pour rappeler qu’ils sculptent justement la matière pour façonner leur univers musical foisonnant et hypnotique.

Révélés aux Transmusicales en 2018, les deux musiciens d’ATOEM sont déjà intervenus aux Vieilles Charrues, aux Inouïs du Printemps de Bourges et du MaMa. Vivement la suite pour continuer à profiter de leurs bonnes ondes.

Une fille en or, l’histoire d’une championne (Flammarion jeunesse)

Une fille en or, l’histoire d’une championne (Flammarion jeunesse)

Quelle bonne idée a eu l’auteur, Philippe Nessmann : nous faire replonger dans l’histoire d’une ancienne championne américaine olympique : Betty Robinson. Il l’a découvert, par hasard, en 2019, et depuis n’a eu de cesse de faire des recherches sur elle. Il faut dire que Betty est vraiment Une fille en or.

Une jeune fille remarquée

Si elle est peu connue en France, on peut imaginer qu’elle l’est davantage aux Etats-Unis.

En 1928, Betty est une jeune lycéenne, comme les autres. Un jour, à la gare, elle court à toute vitesse pour ne pas louper son train. C’est alors qu’un de ses professeurs la remarque et lui dit qu’elle est faite pour courir ! Il lui propose de l’entrainer, avec l’équipe de garçons de son lycée. Elle se lance, mais devra combattre bien des préjugés.

Un long chemin pour y arriver

L’histoire de Betty est tout simplement incroyable. Et l’auteur nous la dévoile en la replaçant bien dans son contexte historique. A l’époque, il y avait très peu d’athlètes féminines ! Et Betty a dû se battre pour y arriver. Même avec ses parents, enfin sa mère…

Sans rien dévoiler de l’histoire, Une fille en or nous captive de la première à la dernière page ! Le courage, la détermination, la force, le caractère de Betty lui ont permis d’être au plus haut niveau et d’y retourner encore quelques années plus tard, malgré toutes les épreuves subies.

Une fille en or est un livre à mettre entre toutes les mains ! Une leçon de vie, de courage et de persévérance !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : juin 2021
Auteur : Philippe Nessmann
Illustrateur : Alexandra Huard
Editeur : Flammarion jeunesse
Prix : 13,90 €

Victor Hugo la liberté au Panthéon, une exposition majeure à découvrir jusqu’au 26 septembre 2021

Les éditions du Patrimoine profitent de l’exposition Victor Hugo, La liberté au Panthéon organisée par le Centre des monuments nationaux pour publier un ouvrage classieux à découvrir au plus vite. La réouverture des monuments permet au Panthéon d’accueillir enfin des visiteurs, et pas pour n’importe quelle occasion, un vibrant hommage au plus grand écrivain français de tous les temps, le grand Victor, personnage aussi complexe que passionnant, connu pour ses vibrants appels à la liberté et son influence majeure sur le cours de l’histoire du XIXe siècle de son pays!

Un personnage bigger than life

L’avènement de la IIIe République en 1870 fut marquée par le personnage de Victor Hugo, exilé à Bruxelles, Jersey puis Guernesey pendant le règne de Napoléon III et sénateur de 1876 à 1885. Le Panthéon devient d’ailleurs en 1885 à l’occasion du décès de Victor Hugo et de son inhumation au Panthéon le lieu de repos des grands hommes honorés par la République. Il est donc normal que le Panthéon rende hommage à l’auteur des Misérables et de Notre Dame de Paris avec un focus sur la veillée funèbre du 31 mai 1885 à l’Arc de triomphe et le parcours du cortège jusqu’à l’entrée de Victor Hugo dans le sanctuaire des grands Hommes le 1er juin 1885, accompagné par un cortège de pas moins de 2 millions de personnes. La mort du poète le 22 mai 1885 et ses funérailles nationales sont devenues l’évènement central du pays pendant plusieurs jours, quasiment un deuil national. Il fallut du temps pour que le corbillard du défunt descende les Champs-Elysées jusqu’à la Concorde, traverse la Seine puis emprunte le boulevard Saint-Germain avant de rejoindre sa dernière demeure, le Panthéon. L’exposition dans ce bâtiment même présente les étapes majeures de cet évènement hors du commun pour bien en montrer le retentissement dans l’alors toute jeune et fragile IIIème République et pour le monument appelé à devenir la dernière demeures des personnages centraux de l’Histoire de France récente. L’église devient alors définitivement un mausolée des grands hommes, enterrés de manière à leur rendre hommage et à souligner leur impact sur le pays. L’exposition relate aussi la manière dont Victor Hugo n’a cessé d’évoquer le concept de liberté dans ses écrits à travers des archives, affiches, journaux, photographies, peintures, sculptures, dessins, objets-souvenirs, documents inédits issus principalement des collections de la Maison de Victor Hugo à Paris. Le bel ouvrage édité à l’occasion de cette exposition est un passionnant cheminement dans une vie de combat, avec ses coups de griffe, son exil de presque 20 ans et son intransigeance. La lecture est palpitante, agrémentée d’écrits et de rappels historiques pour mieux comprendre la relation fusionnelle entre l’homme et son pays. Les dernières pages sont des reproductions de photos d’époque qui coupent le souffle et permettent de replonger dans les journées où la France a rendu hommage à son auteur fétiche.

Devenu un symbole de la République, député de Paris en 1871 et sénateur de la Seine en 1876, le grand homme Victor Hugo a incarné incarnait les valeurs de liberté et de laïcité portées très haut par les frontons des bâtiments de la République. L’exposition est immanquable, tout comme le livre qui lui y consacré.

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Le 22 mai 1885 s’éteignait Victor Hugo. Celui qui « était entré vivant dans l’immortalité », incarnation de la République, génie littéraire et synthèse politique de toutes les contradictions du XIXe siècle méritait des funérailles exceptionnelles qui devinrent l’enterrement du siècle. Le grand homme repose aujourd’hui au Panthéon, en compagnie de Voltaire et Rousseau

Tout au long de sa vie, Hugo ne sépara jamais la politique de la poésie. Dans ses écrits comme dans sa vie publique, il lutta contre la peine de mort, milita pour la laïcité, la conservation des monuments historiques, défendit les pauvres… 

De monarchiste il devient républicain, ce qui l’oblige à s’exiler près de vingt ans. Il ne reviendra en France, à Paris, qu’en 1870, avec la Troisième République. Aux yeux du peuple, ses engagements en ont fait le chantre de la liberté. Bien plus qu’un écrivain, il est l’incarnation de la République.

L’ouvrage est doté d’une « 5e de couverture » créée par la startup PHYGI’TALES lauréate de la deuxième promotion de l’Incubateur du patrimoine lancé en 2018 par le Centre des Monuments Nationaux. La couverture du catalogue s’anime au travers de l’écran de votre téléphone portable grâce à la réalité augmentée. Au-delà de cet effet magique, des marques pages interactifs apparaissent vous donnant directement accès à des extraits du catalogue ou à divers bonus multimédias tels qu’une vidéo du parcours du cortège funèbre réalisée pendant le premier confinement ou l’archive d’une émission de radio où l’on entend en 1955 les souvenirs émouvants de témoins qui étaient enfants le 1er juin 1885.

« Faith, Hope and Charity » : le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin

"Faith, Hope and Charity" : le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin
« Faith, Hope and Charity » © Maxime Bruno

« Faith, Hope and Charity », le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin

Dans ce dernier volet de sa trilogie intitulée « Les inégalités », Alexander Zeldin nous plonge au cœur d’une réalité sociale dont l’hyperréalisme le dispute subtilement à l’intensité des émotions.

Dans un centre communautaire, faisant office de banque alimentaire, une femme, Hazel, toujours prévenante et attentive aux autres, cuisine pour des personnes démunies. Le bâtiment, insalubre, dont la toiture prend l’eau, est délaissé par la mairie prête à le vendre à un prometteur désireux d’en faire une résidence de luxe pour touristes.

Autour de Hazel et de Mason, le nouveau bénévole, qui a le projet de monter une chorale, vont et viennent une dizaine de personnages, tous abandonnés par le système et aux vécus douloureux et problématiques.

On croise Bernard, qui est toujours le premier et dernier arrivé, Carl qui aurait besoin d’une auxiliaire de vie plus assidue, une mère et sa jeune fille qui a faim, Anthony un jeune tout en rage plus ou moins contenue, et puis il y a Beth écorchée et révoltée. On lui a retiré la garde de sa fille Faith. Chacun essayant de tenir le coup, face à la menace supplémentaire de la fermeture du lieu, où les échanges qui interviennent alors entre eux constituent un dernier rempart d’humanité.

Car c’est là toute la force de la pièce où ces interactions sont comme des boucliers de résistance aux humiliations de la pauvreté, à son rejet, et à la violence sourde d’un système néo-libéral aussi impitoyable qu’implacable.

Dans le centre comme dans la vie, on s’affronte, on se jauge et on défend sa position, mais on fait corps aussi avec la communauté et son esprit de résistance à l’instar de la chorale qui est en train de se monter.

Du ressenti intime au sursaut possible

Des affrontements, des espoirs, et des découragements se font jour et qui sont autant d’instantanés qui laissent entrevoir un passé tourmenté, un futur incertain, mais aussi des moments crépusculaires où perce une humanité.

Alexander Zeldin ne s’attache pas à la reconstitution documentaire d’une lutte ordinaire face à la misère sociale mais à son ressenti intime et à son sursaut possible qui font naître alors un autre rapport au monde : sensible et onirique.

La pièce est une longue traversée émotionnelle qui vient bousculer en douceur le spectateur, soutenue par un jeu incandescent et des questionnements sociaux.

Les acteurs sont emmenés par Llewella Gideon, d’une justesse bouleversante dans le rôle de la cuisinière gestionnaire du centre, littéralement habitée par une force tranquille où elle se montre à l’écoute et disponible aux autres, parfois dépassée, mais toujours combative et positive ; Lucy Black (Beth) qui incarne quant à elle une mère dévastée et aux prises avec ses démons intérieurs tout en se battant pour garder sa fille : saisissante de vérité, elle est toujours sur le fil entre la chute et le sursaut, tandis que Michael Moreland (Mason) et Bobby Stallwood (Marc) sont impressionnants de naturel.

D’une saisissante interrogation, le dramaturge nous renvoie à l’intranquillité du monde mais aussi à cette expérience humaine solidaire dont la force intérieure est une sentinelle envers et contre tout.

Dates : du 16 au 26 juin 2021 – Lieu : Odéon – Théâtre de l’Europe  (Paris)
Texte et Metteur en scène : Alexander Zeldin

L’arbre exponentiel du duo Korin F., un beau trip rétro-futuriste

Le duo parisien Korin F. dévoile son premier album L’arbre exponentiel, pour une musique qui rappelle les années 80 tout en étant ancrée dans le 21e siècle. Et ils n’hésitent pas à poser une vraie question existentielle, sommes-nous à la fin d’un cycle ou au début d’un nouveau? L’actualité sanitaire et technologique rend cette question des plus pertinentes, surtout quand elle est traitée en musique!

Entre pop eighties et rythmes actuels

La technologie a déjà rendu obsolète le monde pré-internet et réseaux sociaux, impossible de passer nos journées sans nous sentir sollicités du matin au soir, plus vraiment seul sans jamais être absolument accompagnés. Les rapports humains sont rendus presque inutiles, et pourtant chacun a besoin d’exercer sa sensibilité humaine, le paradoxe est pregnant sans qu’une solution n’apparaisse de manière évidente. Le morceau Immersion en réseau trouble pose la question depuis le titre, internet est une opportunité mais aussi un monde parfois anxiogène où les conflits sont omniprésents. 13 morceaux s’enchainent sans redite dans des rythmes électro trépidants qui tranchent avec les voix d’un calme olympien. Les deux camarades évoquent un concept de chanson électronique, à cheval entre passé et présent, avec des paroles pleines de sens et une musique qui fait plaisir avec ses sonorités envoutantes. Après le premier EP CD de voiture, le ton était donné, confirmé par cet album qui rappellera la jeunesse de certains, tendance Partenaire particulier ou Indochine, les moins jeunes penseront à Gorillaz. Les graphismes ont été confiés à Camille Chauve pour un univers cohérent et coloré où les visuels répondent à la musique, justement comme Damon Albarn et Jamie Hewlett au cœur des années 2000.

L’arbre exponentiel est un album concept à découvrir, touffu, dense, varié, avec des belles sonorités et des paroles loin d’être faciles. Un beau projet musical à découvrir depuis le vendredi 4 juin!

Tout savoir sur l’ART, un album intelligent et riche (Usborne)

 

Tout savoir sur l’ART, un album intelligent et riche (Usborne)

Les Editions Usborne nous proposent souvent des livres originaux et emplis de connaissances. Cette fois-ci, avec Tout savoir sur l’ART, le lecteur va non seulement découvrir ce qu’est l’Art, mais aussi les différentes façons de créer l’art, découvrir les artistes, leurs façons de faire, leurs inspirations… Cet album a été conçu en collaboration avec La National Gallery de Londres.

Tout savoir sur l’ART se veut avant tout intelligent, avec une mine d’informations. Le lecteur découvre l’Art sous toutes ses formes.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’art au fil de l’Histoire ? Tout peut-il être de l’art ?

Que doit-on ressentir devant un tableau ? Quelle analyse en faire ? Comment étudier sa perspective, ses ombres et lumières ?

Quelles sont les différentes techniques de peinture ? et la sculpture ? et les trompe-l’œil ? et les portraits ?

On peut trouver des histoires cachées sous un tableau…

En passant par l’impressionnisme, le cubisme, le futurisme, le lecteur ne pourra que se régaler devant tant d’œuvres d’art. Tant de messages passent par les artistes.

Tout savoir sur l’ART est un livre culturel qui rassemble une mine d’informations, de très nombreuses illustrations, avec beaucoup de questions ouvertes qui ne peuvent que susciter le lecteur à aller découvrir les œuvres d’art dans les musées.

Tout savoir sur l’ART, un excellent livre ! A mettre entre toutes les mains, dès l’âge de 12 ans.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 mai 2021
Auteur : Sarah Hull
Illustrateur : Collectif

Editeur : Usborne
Prix : 14,50 €

Thomas Monica révèle son EP Ulysse empreint de références mythologiques ce 18 juin 2021 (TMCorp / Modulor)

Le chanteur et musicien Thomas Monica se sert d’un phrasé hyper rythmé et musical pour interpréter les morceaux de son EP Ulysse, à découvrir ce 18 juin. Une écriture ciselée, une musicalité évidente, ce n’est pas de la chanson ni du rap mais un style bien à lui, en français et avec énergie.

De la chanson française au galop

Thomas Monica a profité du premier confinement pour lire et se plonger notamment dans L’Odyssée d’Homère pour un voyage plein d’inspiration comme l’indique bien le titre du EP. Les récits mythologiques, si flamboyants et entrés dans l’esprit collectif sont devenus des références qui s’appliquent au quotidien le plus banal. Les 6 titres du EP s’écoutent en gardant à l’esprit les histoires d’Homère, pleines d’enseignement et de dureté, faisant une référence assez explicite à l’épreuve du confinement. Le titre Calypso n’y va pas par 4 chemins, évoquant les couples obligés de partager leurs journées ensemble pendant un enfermement rendu obligatoire par les autorités, cris, disputes, la référence parlera à beaucoup d’auditeurs chamboulés par le confinement. Phrasé âpre, entre rap et slam, avec toujours beaucoup de musicalité et en français, une langue si chantante quand elle est bien utilisée. Moly est cette plante de la vérité dans L’Odyssée, évoquant la difficulté à s’épancher avec sincérité à mesure que le temps passe et que les fils de l’intimité se distendent. L’effondrement n’est pas qu’un titre catastrophiste, car il y aura un après Covid, il faudra reconstruire les liens sociaux ou, comme Ulysse, dompter la paternité naissante, le héros grec étant le prénom du fils du chanteur né en septembre 2020. Le chanteur acharné ne s’est pas ménagé, travaillant d’arrache pied pout composer et enregistrer toutes les parties instrumentales dans son studio à la maison. Le mix a été réalisé par Ian Caple à Brighton. L’EP disponible en précommande depuis décembre 2020 a connu un vrai succès et le morceau L’effondrement écoutable sur les plateformes également a connu un joli buzz. Il le reconnait lui-même, il a écouté beaucoup Vanessa Paradis, Radio Elvis, Alexis Baupain – pour des premières parties remarquées – et Mathieu Chedid, alias -M-, qui l’a repéré lors d’un concours de guitaristes et une reprise de Mojo. En partageant la scène au Zénith de Paris, la collaboration s’est officialisée avec une tournée et quelques titres de son album live.

L’épidémie ne doit pas laisser dans l’ombre plus longtemps un artiste qui a tissé un véritable univers musical, foisonnant et à la belle musicalité. Ulysse le prouve, Thomas Monica risque de devenir de plus en plus présent sur la scène francophone, avec une renommée prévisible!

L’imagier géant du Père Castor, La maternelle

L’imagier géant du Père Castor, La maternelle

Les Editions du Père Castor sortent aujourd’hui un imagier géant : La maternelle. Il s’adresse aux petits, dès 18 mois. Le jeune lecteur va découvrir tout l’univers de l’école, et pas seulement. Cet imagier, est très joliment illustré par Madeleine Brunelet, et imprimé avec des encres végétales.

A 18 mois, il découvrira le vocabulaire centré sur son univers : le matin au lever, ensuite, l’arrivée à l’école, puis les activités liées à l’école, avec son coin jeu, la récréation, la cantine, la sieste, la motricité, la fête de l’école. Bref, tout l’univers de la maternelle.

Mais le tout jeune lecteur apprendra aussi à reconnaître ce que l’on mange, ce que l’on trouve dans la nature, les animaux de la ferme, et même les instruments de musique.
Il est clair que ce livre géant va passionner nos bambins ! 16 pages immenses (34 X 45,9 cm), avec 140 dessins, vont se transformer en tableau de découvertes et aider le bébé à parler, et les plus grands à se projeter sereinement dans l’univers de l’école.

L’imagier géant du Père Castor, La maternelle, est une très belle idée de cadeau d’anniversaire ! Un album géant !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 16 juin 2021
Auteur : Madeleine Brunelet
Illustrateur : Madeleine Brunelet
Editeur : Père Castor
Prix : 19,90 €

Palais augmenté au Grand Palais Ephémère, un happening entre réalité virtuelle et jeu ludique ouvert au public les 19 et 20 juin 2021

Le premier évènement organisé par la Rmn – Grand Palais avec Fisheye au Grand Palais Ephémère débute le 19 juin pour 2 jours avec un happening dédié à la création artistique en réalité augmentée, pas beaucoup d’installations réelles sous la grande voute du bâtiment mais des animations virtuelles à découvrir sur l’écran de votre smartphone.

Un happening ludique et virtuel

2 jours sont alloués à l’évènement Palais augmenté pour agrémenter l’immense espace vide et monumental du Grand Palais Éphémère et le transformer à l’aide de 5 œuvres en réalité augmentée, créées pour l’occasion par 5 artistes internationaux : Mélanie Courtinat, Lauren Moffatt, Mélodie Mousset, Manuel Rossner et Theo Triantafyllidis. Les artistes sont jeunes et talentueux. Participent également 2 écoles, Gobelins, l’école de l’image et l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne pour présenter une création de leurs étudiants. Un parcours libre permet à chaque visiteur de visualiser des oeuvres virtuelles sur les écrans de leurs smartphones après avoir téléchargé l’application Palais Augmenté. Chaque étape permet de scanner un tableau incliné pour faire apparaitre une oeuvre virtuelle monumentale, chacune différente, des fleurs, des animaux fantastiques, des décors féériques. C’est le premier événement dédié à la création artistique en réalité augmentée avec des artistes à l’avant-garde des techniques et des évolutions sociales et culturelles, s’emparant de la technologie pour expérimenter, pour s’exprimer et pour créer. La créativité est à l’honneur pour un évènement à découvrir seul, en couple ou en famille au cœur d’un bâtiment appelé à devenir un lieu central de la vie culturelle parisienne.

L’évènement est gratuit et permet de découvrir un lieu unique appelé à rythmer la vie cultuelle parisienne jusqu’à accueillir des épreuves des JO 2024. Après un premier article pour présenter le Grand Palais Ephémère, la vie culturelle reprend son cours à Paris, enfin, et espérons le pour longtemps.

We hate you please die, interview de Joseph, guitariste du groupe à l’occasion de la sortie du très attendu album Can’t wait to be fine

We hate you please die, la référence parlera aux fans de Scott Pilgrim et du groupe Crash and the boys. La chanson éponyme Can’t wait to be fine a déjà fait l’objet d’un article sur Publik’Art en avril, c’est le moment d’en savoir plus en discutant avec Joseph, guitariste du groupe et vraie pipelette qui a révélé tous les secrets de la formation (ou pas). Le moment d’en savoir plus sur un groupe qui compose des chansons en anglais dans un style hautement punk et énergique qui parlera à beaucoup d’entre vous!

Un album tant attendu

Le ton de la discussion est immédiatement aussi amical que jovial. Joseph revient sur les débuts du groupe en 2017 et la sortie de l’album Kids are Lo-Fi en 2018. Les 4 membres habitent à Rouen dans un petit périmètre, parfait pour boire des coups ensemble, discuter des orientations du groupe et répéter à foison. Raphaël au chant et à la guitare, Chloé à la basse, Mathilde à batterie et Joseph à la guitare ont des avis très tranchés, les compromis sont ardus et l’équilibre est un objectif parfois difficile à obtenir, comme dans toute relation amicale, le compromis est une solution pas toujours satisfaisante pour tout le monde, mais inévitable pour continuer d’avancer. Des goûts très punks les ont rapprochés, même si chacun a ses spécificités, les gouts sont très arrêtés, les débats sont multiples. Joseph cite volontiers ses préférences, égrenant les noms de King Gizzard and the Lizzard Wizzard, Ty Seagal, Queen of the Stone Age. Il évoque même le titre John L du groupe Black midi. Il souligne la passion dévorante de Mathilde pour Dave Grohl, période Nirvana ou Foo Fighters, elle aime toute son oeuvre sans sourciller Il insiste sur le fait que le groupe est en autoproduction et la majorité du temps est passée à discuter organisation plus que de musique. L’enregistrement de l’album Can’t wait to be fine remonte à octobre 2020 dans une maison de campagne aménagée en studio. 10 jours ont été nécessaires pour cette période centrale de leur travail, dont un jour d’aménagement de la maison en studio et un jour pour tout désinstaller. Les 8 jours effectifs d’enregistrement ont été passés avec Guillaume le producteur, certaines chansons ont été enregistrées en un temps record, comme Can’t wait to be fine, d’autres ont été plus longues à la détente comme DSM VI. Les parties instrumentales ont été enregistrées toutes en même temps pour une vraie énergie audible à l’écoute, les voix ont été enregistrées séparément, processus plutôt habituel. La grande difficulté a été de trouver le bon tempo, ni trop rapide ni trop lent pour conserver une belle énergie sans tomber dans le yaourt. Le résultat satisfait tout le monde, et l’heure du partage a sonnée, non sans appréhensions, mais aussi avec le plein de confiance. Après une longue période sans pouvoir profiter de la scène, des concerts sont prévus à l’automne avec des passages dans des festivals à l’été. La question se pose de concerts avec un public assis, pas trop dans l’esprit du groupe et de sa musique qui dépote. Il faudra peut être des compromis, encore, pour satisfaire aux règles sanitaires, mais est-il possible de faire autrement? Les 3 quarts d’heure de discussion passent dans un souffle, les bons moments passent toujours trop vite.

Les 12 titres de l’album Can’t wait to be fine sont à découvrir ce vendredi pour une belle énergie punk aussi jouissive que galvanisante. Espérons qu’un compte rendu de concert soit possible dans les mois à venir!

Chrystabell chante the Cure dans l’album Strange as Angels, sortie le 18 Juin 2021

Le fondateur du projet Nouvelle Vague, Marc Collin, encore dans toutes les mémoires pour sa musique gentiment easy listening avec ses reprises punk à la sauce bossa nova est de retour avec la chanteuse Chrystabell en figure de proue. La muse de David Lynch est notamment apparue dans la saison 3 de Twin Peaks mais elle pousse la chansonnette depuis maintenant plusieurs années, elle en fait la preuve éblouissante.

Un bel hommage à The Cure

Il ne faut pas s’en cacher, Strange as Angels permet au duo de s’attaquer avec détermination au disque de reprises d’un groupe phare de la scène eighties. Chrystabell sings The Cure regroupe 13 chansons, chacune tirée d’un des 13 albums de The Cure, avec A Forest, Charlotte Sometimes, Drowning Man, The Walk, Just Like Heaven et les célébrissimes Lullaby et Friday I’m In Love. Le disque doit sortir en juin avec deux singles mis en avant, Charlotte Sometimes avec sa vidéo illustrée par une scène du film Ham on Rye de Tyler Taormina, et The Walk. Produit, arrangé et conçu par Marc Collin, l’album met en avant la voix ensorcelante de l’égérie de David Lynch pour un duo intitulé Strange As Angels, du nom d’une chanson de The Cure. Une seule artiste seulement car le producteur la voulait sur scène pour chanter ces reprises avec cette voix unique, chaude et apaisante, comme le montre l’affiche de l’album où Chrystabell regarde ailleurs dans un signe de défiance. Nouvelle vague était déjà un concept très bien monté, Strange as angels reprend un concept déjà éprouvé, des chansons de qualité réinterprétées à la sauce moderne et une touche de sensualité qui sied très bien aux chansons.

Strange as angels est un bel album, très bien produit et interprété avec talent par la chanteuse Chrystabell. Il est à découvrir ce 18 juin pour un beau moment de sensualité.

Foams dévoile Are you satisfied? chez Alter K, un premier Ep qui annonce la couleur!

Le premier EP du groupe Foams est sorti vendredi dernier et c’est une très belle surprise. Le groupe électro dark se distingue par une chanteuse qui occupe tout l’espace, dans la lignée de Garbage avec Shirley Manson ou Gossip avec Beth Ditto. Sophia a une vraie voix qui en impose pour accompagner une musique qui fonctionne à la perfection.

Une musique qui fascine

Are You Satisfied ?, distribué chez Alter K, est porté par le single Ghost Town et tout est limpide. Les textes sont profonds, la musique est résolument électro et la voix s’insinue dans l’esprit pour ne plus le quitter. Pour la petite histoire, Ghost Town est un petit miracle car le groupe a failli disparaitre suite à des évènements malencontreux, mais ils sont bien là et rien ne peut plus les arrêter. Le groupe se compose de 5 membres avec Sophia Radi, Alexandre Laudou, Ferdinand Rautureau, Anatole Bonnafous et Paul Audry tous réunis autour d’une passion commune pour la musique rock. Une inondation a failli signer la perte des instruments et la fin du groupe, heureusement que ce n’est dorénavant plus qu’un vilain cauchemar que Foams a pu surmonter malgré même le départ de Sophia en Norvège, qui a permis aux 4 membres restants d’investir dans des synthétiseurs pour des productions plus électroniques. Comme le montre Ghost town, cette évolution a été salutaire. Le single souligne la froideur du monde urbain moderne et un omniprésent jeu des apparences. Le clip tourné dans l’atelier déserté de la sculptrice Roseline Granet en live-session montre chacun des musiciens s’échinant sur leur musique électro très tendance. Les morceaux du Ep interrogent sur notre propre perception dans un monde de plus en plus déshumanisé. Ghost Town souligne le peu d’empathie dégagé par un monde tourné vers le virtuel et la vitesse. Good Night parle de l’impossibilité de se déconnecter et de trouver le repos la nuit, quitte à sombrer dans les insomnies. Losing My Mind lâche les chevaux et interroge sur les fondements de l’existence urbaine. Enfin Vital Vibration conclut l’album concept en beauté avec une réhabilitation de la personnalité par delà les avanies du réel.

Foams fait plaisir à entendre, la musique électro teintée de rock prend aux tripes avec la voix vibrante d’une chanteuse hors de contrôle. Il est temps de les écouter et de vous faire votre propre opinion!

Le groupe Berling Berlin dévoile son nouveau single un signe de toi le 16 juin 2021

Le premier EP éponyme du groupe Berling Berlin date déjà de 2019 et le second intitulé 2 de 2020. Les 4 garçons dans le vent sont de retour avec des chansons en français, anglais ou espagnol. La musique aux tonalités très eighties fait toujours s’enthousiasmer les synapses avec une belle comparaison entre avant (années 80) et aujourd’hui (2021), jusqu’à se demander si l’insouciance est enfouie très profondément.

Une musique ultra référencée

Les 4 jeunes hommes ne le cachent pas, ils se réclament des jeunes gens modernes, de la scène acid house de Madchester et de la New Wave chère aux années 80. Les 4 se nomment Juan Merello au chant et à la guitare rythmique, Quentin Rodier à la lead guitare), Maximilien Galatola à la basse et Hugo Launer Coasialls derrière les fûts. Ils font penser à d’autres groupes sans complexes qui ne pensent qu’à lâcher les chevaux, The Stones Roses, The Cure, The Smiths ou The Music en tête pour cette voix fragile, ses guitares délicatement entrelacées et cette envie d’en découdre. L’ambiance très pop rock a le magique pouvoir de faire bouger les hanches, adieu la prise de tête, bonjour le lâcher prise. Le groupe s’est formé en 2017 quand le chanteur a débarqué à Paris direct de Montevideo. Le ton se veut ouvertement nostalgique grâce à ses guitares entremêlées, les nappes de synthé et la basse dansante très Joy Division. La batterie est elle aussi ultra rythmée et rebondit sur la voix de baryton du chanteur. Les chansons plutôt en anglais mais parfois aussi en français ou en espagnol font penser à l’arrivée d’un quidam dans un milieu étranger, avec la nécessité de s’adapter et de faire son trou tout en restant lui-même. Certains ont connu le groupe avec le morceau addictif Façade, c’est une bonne entrée en matière dans un univers qui donne la pêche et laisser penser que le rock n’est pas mort, heureusement pour nous.

Un signe de toi est une belle confirmation des talents du groupe pour farfouiller dans une époque réjouissante pour donner la pêche. La guitare est cinglante, la voix rappelle des devanciers des années 80 comme le frère Sirkis , c’est dark et profond, ça s’écoute encore et encore.

Esther Andersen, un magnifique album de Thimothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Esther Andersen, un magnifique album de Thimothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse)

Quand on découvre l’immense Esther Andersen, sur l’étalage du libraire, on est comme happé par cette magnifique couverture ! Une aquarelle aux couleurs douces et belles. La nature à perte de vue… Avec un petit garçon à vélo…

Chaque page de cet album est comme un tableau qu’on ne se lasse pas de regarder.

Le texte de Thimothée de Fombelle est court, poétique et intense. Il permet au lecteur d’interpréter lui-même les splendides illustrations d’Irène Bonacina.

L’histoire raconte les vacances rituelles d’un petit garçon, chaque été, chez son oncle. Il prend le train tout seul. C’était pour lui le plus beau jour de sa vie ! Son oncle Angelo l’attend avec impatience. Il habitait au milieu des champs de maïs. La nature avait pris possession de sa maison et cela, c’était merveilleux ! Le petit garçon connaissait par cœur tout ce qui entourait la maison de son oncle et parcourait des kilomètres en vélo, chaque jour. Jusqu’au jour où il roula « deux heures de plus pour être bien certain d’être perdu » …
Et là, ce fut la grande découverte !

Esther Andersen est tout simplement aussi magique et poétique que ses illustrations aquarelles. Et à mettre entre toutes les mains, les petites comme les plus grandes ! Notre coup de coeur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 16 juin 2021
Auteur : Thimothée de Fombelle
Illustrateur : Irène Bonacina
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 24,90 €

Basic Instinct, le sulfureux thriller de Paul Verhoeven ressort en salles le 16 juin en version 4K

En 1992, la planète ciné s’affolait sous les coups de boutoir d’un réalisateur néerlandais toujours friand de polémique. Des scènes explicites n’y allaient pas par quatre chemins pour montrer la relation toxique entre un policier chargé en hormones interprété par Michael Douglas et une romancière moralement ambigüe sous les traits d’une volcanique Sharon Stone. Il n’en fallait pas plus pour affoler les médias. L’érotisme soft peut aujourd’hui prêter à sourire mais la caméra du maitre savait y faire pour révéler les félures des personnages. Alors, on y retourne?

Sous les ébats, le crime

Basic Instinct a gagné ses galons de film culte si on en juge par le nombre de parodies et de références qui ne cessent de jaillir annuellement. La scène de l’interrogatoire, forcément, ne cesse de faire tressaillir les sourcils. Si le film a formellement un peu vieilli, il reste d’une efficacité absolue avec ce policier constamment poussé à bout dans ses retranchements et au-delà, sous les coups de boutoir d’une belle incendiaire. Le propos n’était déjà pas très consensuel à l’époque, il l’est encore moins aujourd’hui. Le mâle dominant use de sa force, l’héroïne revêt la beauté du diable, la relation relève d’un fantasme sociétal pur, pas du tout crédible, mais tellement cinématographique. Quasiment blonde hitchcockienne, elle invoque d’autres actrices blondes qui ont hanté avant elle le cinéma du maitre anglais, pas toujours des anges, pas tout à fait des démons, mais suffisamment ambivalentes pour permettre la comparaison. Le réalisateur se concentre sur ses deux protagonistes, éludant les effets de style pour les faire occuper l’espace, encore et encore, parfois trop, sacrifiant une certaine subtilité espérée pour verser dans la caricature outrancière. Mais c’est le jeu, on parle d’assassin et de meurtres, et d’ébats volcaniques, il s’est donc mis au niveau, donnant au film une belle unité globale. L’héroïne cherche de la matière pour ses écrits, elle se met en scène et n’hésite pas à en faire des tonnes, pour l’amour de l’art en somme. Le mâle alpha devient un mouton de panurge, mené en bateau par son égo et son appétit, le piège parfait.

Le film est de retour en version restaurée 4K, également disponible en édition limitée steelbook UHD / 2 blu-ray avec un livret incluant les notes de production et de restauration et plus de 2 heures de bonus, de quoi donner envie de replonger dans les nineties avec ce délicieux gout d’interdit.

Ma première peinture magique, Le jardin (Usborne)

Ma première peinture magique, Le jardin (Usborne)

Votre enfant adore dessiner, ou peindre ? Mais il ne sait pas trop comment faire… Alors, le cahier d’activité Ma première peinture magique est fait pour lui !

Ma première peinture magique, Le jardin, est un livre de coloriage pas comme on les connaît. Car ici on peint, on ne colorie pas. Et le plus magique est qu’il suffit juste d’un pinceau trempé dans de l’eau pour que les couleurs apparaissent ! Un véritable enchantement !

Ainsi le jeune enfant pourra peindre un renard, aux couleurs chatoyantes, un bourdon, un arbre, un écureuil, un papillon… et encore plein d’autres tableaux de la nature !

Le pinceau est fourni avec le livre !

Ma première peinture magique, Le jardin, promet de beaux moments d’activité peinture sans risque ! Que du bonheur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : Emily Beevers
Illustrateur : Emily Beevers

Editeur : Usborne
Prix : 6,95 €

Sound of Metal, un film puissant de Darius Marder sur l’univers des sourds et malentendants, sortie le 16 juin 2021

Un batteur de groupe metal doit faire face à une infirmité inattendue quand il devient sourd du jour au lendemain. Ses rêves s’effondrent ainsi que sa relation avec sa copine chanteuse du groupe. Darius Marder choisit un ton intimiste pour faire passer un message de résilience pour tous ceux qui doivent continuer à vivre avec un handicap, et y parviennent à force de volonté. La gestion des sonorités donne à Sound of Metal des accents de vérité qui font toucher du doigt un monde différent. Sortie le 16 juin 2021 dans les salles pour un film à découvrir au cinéma pour sa très belle gestion des émotions.

Le monde du silence

Le sound design de Sound of Metal est un modèle du genre avec des sons plus ou moins étouffés selon les protagonistes qui tiennent la caméra. Le couple formé par Ruben (Riz Ahmed vu dans Night Call et Venom) et Lou (Olivia Cooke vue dans This is not a love story et Ready Player One) vit une existence bohème entre concerts de Metal et voyages en Mobil home, la musique lie leur quotidien, metal sur scène, blues dans leur petit cocon. Mais leur équilibre se délite quand Ruben perd son audition, l’incompréhension le dispute à la stupéfaction, le drame prend ses racines dans l’injustice ressentie et l’abattement qui le suit. Riz Ahmed est suivi pas à pas dans un processus de reprise en main, d’abord via une experience dans une communauté de sourds où il apprend le langage des signes et se reconstruit petit à petit, puis avec une opération qui lui permet d’entendre à nouveau. Olivia Cooke interprète une compagne défaite qui tente d’abord d’aider son compagnon mais baisse les bras devant l’ampleur de la tâche. Darius Marder est connu pour avoir été le scénariste de The Place Beyond the Pines, il tente ici un film concept où le spectateur plonge, d’abord avec effroi puis avec plus de sérénité dans un monde de silence pour une expérience émotionnelle forte qui le fait avancer au même rythme que le personnage principal. C’est puissant, c’est intense, c’est doux, c’est dur, un film à découvrir absolument au cinéma pour de beaux frissons d’émotion.

Film très intimiste, Sound of Metal développe une force peu commune pour une expérience cinéma qui ouvre des perspectives.

Synopsis: Ruben et Lou, ensemble à la ville comme à la scène, sillonnent les Etats-Unis entre deux concerts. Un soir, Ruben est gêné par des acouphènes, et un médecin lui annonce qu’il sera bientôt sourd. Désemparé, et face à ses vieux démons, Ruben va devoir prendre une décision qui changera sa vie à jamais.

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