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[BD] Affaires d’Etat : nouvelle saga historique inspirée de faits réels (Glénat)

[BD] Affaires d’Etat : nouvelle saga historique inspirée de faits réels (Glénat)

Affaires d’Etat est la nouvelle saga historique signée par le scénariste prolifique Philippe Richelle, connu notamment pour une autre saga historico-policière : Les Mystères de la République (Cinquième, Quatrième, Troisième). Un conteur hors pair qui vient cette développer et mettre en scène des faits isolés qui ont secoué les plus hautes sphères entre les années 60 et 80. 

La saga se propose donc de nous embarquer en premier lieu dans les années 60 avec Guerre Froide illustré par Régis Panet. Un premier album qui introduit un certain agent KGB du nom de Trifonov prétendument retourné. Un récit de contre-espionnage où CIA et services français vont devoir apprendre à démêler le vrai du faux. Ou pas… L’histoire ne révèle pas encore tous ses tenants et aboutissants alors forcément, on a hâte d’en découvrir davantage sur ce mystérieux agent double… ou triple ?

On file ensuite dans la France de 1978, au moment de l’assassinat du numéro 2 du parti d’Extrême droite d’alors (Parti National), Francis Dupré. Une enquête policière dont les très nombreux protagonistes ne manqueront pas de venir étoffer l’intrigue. Les pistes se multiplient autant qu’elles passionnent. La mise en scène est digne d’un bon polar. On se régale grâce à un suspens maitrisé qui s’anime avec une palette de personnages tous très différents, dont les parcours et trajectoires sont mis en scènes avec brio. Un premier album illustré par Pierre Wachs qui tient en haleine dès les premières planches.

Vient enfin Jihad, qui nous invite en 1985 où la DST mène l’enquête sur un trafic d’armes. Un de leurs agents va ainsi se retrouver confronter à une situation plus qu’inconfortable, en pleine mission menée au Moyen-Orient. Une mission à haut risque qui ne va pas manquer de se retourner contre les principaux enquêteurs. Là encore, le résultat est des plus efficaces, tout comme les planches de Alfio Buscaglia qui s’inscrivent parfaitement dans le style de la saga.

En résumé, ces premiers albums d’Affaires d’Etat sont plus que prometteurs et annoncent une grande saga à ne pas manquer. A suivre de très près.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Espionnage et contre-espionnage.

Affaire d’état : « affaire politique qui implique des membres du gouvernement d’un État ou de plusieurs États ». Elles foisonnent, aucun pays n’y échappe et pourtant elles sont régulièrement occultées. S’inspirant librement de la réalité des faits, Philippe Richelle se propose de revisiter dans Affaires d’État, trois événements qui ont ébranlé l’État français dans les années 60, 70 et 80. Chacune de ces décennies aura le droit à un cycle indépendant – composé de quatre tomes – qui sera mis en images par un dessinateur différent : Régis Penet pour Guerre froide, Pierre Wachs pour Extrême droite et Alfio Buscaglia pour Jihad. Une série-concept ambitieuse de polars historiques et d’espionnage soutenue par une publication exceptionnelle puisque les trois premiers tomes sortiront le même jour.

Guerre Froide, tome 1 : 
Décembre 1961. Un agent du KGB du nom de Trifonov passe à l’ouest via la Finlande. Il trouve asile aux États-Unis où il est pris en charge par le patron du service de contre-espionnage de la CIA, un anticommuniste virulent. Pour l’essentiel, les révélations de Trifonov concernent la France : il y aurait des taupes soviétiques au siège de l’OTAN à Paris et au sein du SDECE, le service d’espionnage français. L’agent Fred Ogier, chargé du dossier et missionné pour débusquer les traitres, va devoir démêler les nœuds d’une vaste enquête de contre-espionnage dont l’ampleur lui échappe encore…

 

Extrême droite, tome 1 : 

En 1978, Francis Dupré, brillant historien, financeur et théoricien du PN (Parti National) – dirigé par Jean-Maurice Le Guen – est abattu devant sa résidence secondaire de Normandie. L’enquête s’annonce complexe, l’homme a de nombreux ennemis et les menaces de mort lui sont coutumières. Sa place au sein d’un parti d’extrême droite aux idées proches du régime de Vichy le rend désagréable pour de nombreux groupes et individus. Et l’affaire prend même un étrange tournant lorsque l’un des protagonistes du meurtre est retrouvé mort à son domicile, pendu au bout d’une corde. La PJ ne le sait pas encore mais, pour mener à bien son enquête, elle va devoir déterrer de sombres histoires et fouiner dans le passé sordide d’individus aux relations discutables : collabos blanchis sous le harnais, anciens poujadistes ou soldats perdus des commandos de l’OAS…
Dans Extrême droite, une équipe de la PJ doit composer avec un dossier mêlant les indépendantistes basques, des commandos franquistes et la droite extrême française des années 70.

J ihad, tome 1 : 

1985. Le bureau de l’inspecteur Crémieux reçoit l’appel d’un collègue basé à Tour. On a soufflé à ce dernier le prologue d’une histoire qui risque de connaître son lot de péripéties. Un ragot brulant concernant la société d’armement Werner et qu’il préfère transmettre au bureau parisien de la DST. Il y a trois ans, alors que les affaires vont mal pour la compagnie Werner, l’entreprise signe un contrat lui permettant de renflouer ses caisses. Seul problème : la destination des armes et des munitions livrées par le biais de cet accord juteux est inconnue. Il semblerait que les marchandises de la société s’acheminent jusque dans un pays où les armes françaises sont interdites. Mais lequel ? Pour le savoir, rien de plus simple : s’infiltrer sur un cargo où sont entreposés les produits Werner et les suivre jusqu’à leur destination finale… Un des équipiers de Crémieux se voit alors tout désigné pour cette mission. L’inspecteur Mallet est jeune et célibataire depuis tout récemment, il est le parfait candidat pour un voyage vers l’inconnu. Car il ne sait ni où il s’arrêtera, ni combien de temps son périple durera. Dans Jihad, l’enquête de la DST s’embarque vers le Moyen-Orient, rôde dans les bureaux du gouvernement français et nous emmène jusque sur les traces des premières manifestations islamiques sur le territoire métropolitain.

Date de parution : le 7 avril 2021
Auteurs
: Philippe Richelle (scénariste),
Régis Penet (illustrateur dans Guerre Froide)
Pierre Wachs (illustrateur dans Extrême droite)
Alfio Buscaglia (illustrateur dans Jihad)
Genre : histoire, policier
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

[BD] : Legio Patria Nostra, tome 2 : l’aventure au coeur de la légion étrangère (Glénat)

[BD] : Legio Patria Nostra, tome 2 : l’aventure au coeur de la légion étrangère (Glénat)

Célèbre devise inscrite sur les tambours de la Légion étrangère, Legio Patria Nostra est un grand récit d’aventure empreint d’Histoire écrit par Jean-André Yerlès et illustré par Marc-Antoine Boidin. Le duo d’auteurs nous offre une superbe occasion de partir sur les traces de la bataille de Camerone où 62 légionnaires résistèrent durant douze heures à un régiment de 2000 soldats mexicains.

Mais avant d’en arriver là, c’est l’essence même de l’engagement d’un légionnaire que Legio Patria Nostra nous fait vivre. On suit ainsi Casimir une petite frappe venue de Lyon, dont le destin à la trajectoire malheureuse aura fait de lui un fugitif. Optant pour la légion, embarqué presque malgré lui dans cette nouvelle vie, Casimir va d’abord rejeter ce nouveau monde tout comme son statut de légionnaire. Mais, aidé par ses camarades, un amour de jeunesse et de vieux fantômes, les choses vont peu à peu changer…

Ce nouvel épisode (sur les 5 prévus) intitulé Main de bois vient confirmer l’envergure d’un récit méticuleusement construit, donnant la part belle à des personnages attachants et profonds. Il s’en dégage beaucoup de relief, d’humanité voire de complexité. Une matière première de grande qualité qui sert les desseins d’un scénario qui convoque Histoire, suspens et action à chaque instant. Cela, d’autant plus que l’univers graphique proposé par Boidin est à couper le souffle. Une petite merveille dont le trait anguleux et fin explose sous nos yeux. Un dessin soigné, riche de détails mis en avant grâce à une coloration virtuose. Du grand art.

Legio Patria Nostra est une très belle découverte. A suivre les yeux grands ouverts !!

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

« Ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ! »

Le 30 avril 1863, l’honneur de la Légion étrangère s’écrit au Mexique, au cours de la bataille de Camerone, 62 légionnaires résistent pendant près de 12 heures aux assauts de plus de 2000 mexicains. En 5 volumes, Legio Patria Nostra explore le parcours initiatique du tambour Casimir Laï, un orphelin des rues qui va trouver sa place au sein de la Légion et devenir l’unique survivant de cette défaite militaire devenue une légende. Mais dans ce deuxième tome Main de bois, le Mexique est encore loin.Un an avant, en Algérie, à Sidi-Bel-Abbès, enrôlé sous une fausse identité, Casimir découvre la discipline de fer de la Légion aux côtés d’hommes venus de toute l’Europe chercher l’aventure et parfois l’oubli d’un passé criminel. Ces soldats, dont certains parlent à peine français, sont commandés par un capitaine manchot, Jean Danjou surnommé « Main de bois », qui n’aspire qu’à une chose, aller se battre au Mexique plutôt que de construire l’Algérie Française aux côtés des colons. Sous la chaleur, les coups et les privations, le capitaine Danjou tente de faire du gamin qui a grandi parmi les truands, un légionnaire. Mais Casimir, lui, ne rêve que de déserter et de retrouver sa Zélie dont il a perdu la trace en débarquant en Algérie. Rétif et violent au départ, il va découvrir que des liens indéfectibles se sont tissés avec ses camarades et qu’une seconde chance lui est offerte. Mais le petit voleur des ruelles marseillaises n’est pas encore prêt à devenir un légionnaire et quand il découvre que Zélie est enfermée dans une maison de passe de la ville, il sait qu’il va devoir faire un choix.

Date de parution : le 21 avril 2021
Auteurs
: Jean-André Yerlès (scénariste),
Marc-Antoine Boidin (illustrateur)
Genre
 : histoire, aventure
Editeur : Glénat
Prix : 14,50 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

Ne chatouille pas le crocodile, un livre tactile et sonore (Editions Usborne)

Ne chatouille pas le crocodile, un livre tactile et sonore (Editions Usborne)

Après Ne chatouille pas le lion, Ne chatouille pas le cochon, Les Editions Usborne sortent dans la même collection, Je touche, j’écoute, le très chouette album Ne chatouille pas le crocodile. Cet album, très coloré et avec de très belles illustrations, tout cartonné, va ravir nos tout-petits !

Le jeune lecteur va à la fois découvrir les animaux et les cris de ces animaux. Le crocodile grogne, le flamant rose crie, le rhinocéros barrit, le léopard rugit. Et c’est en caressant le ventre de chacun d’eux, ventre toujours tout doux, que le lecteur entendra le bruit de ces cris ! Un petit miracle à chaque caresse !

Quelle belle idée ! Un album à la fois tactile, visuel et sonore !
Voilà une bonne idée de fin de confinement : créer la bibliothèque de votre tout-petit avec cette belle collection !

Ne chatouille pas le crocodile, que du bonheur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : Sam Taplin
Illustrateur : Anna Larranaga

Editeur : Usborne
Prix : 14,50€

Une pièce de théâtre savoureuse avec Odieux festin de L-J. Wagner, disponible en librairie et sur les plateformes numériques

La pièce Odieux Festin est sortie en librairie le vendredi 21 mai aux éditions Souffles Littéraires. L’auteur L-J. Wagner imagine 7 personnages qui se réunissent pour un dernier repas de voisins avant la fin du monde imminente. Une vieille bigote et sa fille, un vieux couple excentrique, une sainte nitouche, un jeune homosexuel et un jeune freluquet irascible sont rejoints par un mystérieux personnage que tout le monde connait, et si c’était… La lecture est truculente et devrait aboutir prochainement à des représentations sur scène, il n’y a plus qu’à attendre!

Une belle étude de moeurs

Si rien n’est dit sur les raisons de la fin du monde, personne n’est en mesure de la contester, c’est un fait établi et certain. Ne reste plus aux protagonistes qu’à passer un dernier moment sur terre, si possible dans de bonnes conditions, ce que Mathilde la bigote de service s’évertue à organiser avec le plus de bonne volonté possible. Rejointe par les autres voisins et par un quidam inconnu, un petit théâtre de la vie se met en place. La caricature des personnages se veut bienveillante et si les traits sont parfois appuyés, ils permettent d’axer l’intrigue sur des thématiques plus larges. La vie et la mort évidemment, la religion et le péché, le repli sur soi et l’égoïsme, chacun en prend pour son grade et personne n’est épargné. Pas de gagnants ni de perdants dans ce jeu de massacre drolatique et impertinent. La langue se veut gentiment châtiée dans cette thèse sociologique sur l’intolérance cachée en chacun de nous. Les masques tombent sur l’initiative de l’étranger perçu par chacun comme une entité divine, comme si la fin du monde permettait ce genre de fantaisie. Odieux festin se lit rapidement et donne envie d’être relu presque immédiatement pour bien vérifier que rien n’a échappé à son intention. Car son écriture a priori évidente cache des chausse-trappes avec ses personnages qui s’aiment et se détestent dans un maelström de sentiments contraires et ambigus qui s’entrechoquent.

Odieux Festin donnera sa pleine mesure sur scène pour la confirmation d’une écriture ciselée et passionnante. Les apparences ne sont pas toujours ce qu’elle semblent être, les vérités cachées sont des abysses insondables qui ne demandent qu’à être révélés.

Editeur: Souffles littéraires

Auteur: L-J. Wagner

Prix / Nombre de pages: 12 euros / 140 pages

Synopsis: La fin du monde aura lieu cette nuit. Pour affronter l’heure fatidique, sept habitants d’un immeuble laissent de côté leurs petites rancoeurs et organisent leur dernier repas dans la cour. Les préparatifs vont bon train, lorsqu’un huitième et étrange convive s’invite à leur banquet final. Il leur est totalement inconnu, mais lui, il les connaît tous. Est-il venu pour sauver leurs âmes ? À quelques heures du baisser de rideau, est enfin venu le temps, de se dire la vérité, de révéler ses ultimes secrets, d’expier ses péchés… Et de partager un festin pour le moins… odieux !
Chloé, jeune femme libre et indépendante, a une conception toute personnelle de la vie et surtout de l’amour, ce qui désarçonne son entourage. Jusqu’au jour où elle rencontre Colin, à l’indéfectible sourire. Les sentiments vont peu à peu infecter Chloé malgré elle, jusqu’à la gangrène de son cœur. Mais Colin est-il arrivé par hasard dans sa vie ?

La joute oratoire de koltès porté par un duo brûlant

La joute oratoire de koltès porté par un duo brûlant
Dans la solitude des champs de coute oratoire de Bernard-Marie Koltès – © Jean-Louis Fernandez

La joute oratoire de koltès porté par un duo brûlant

La pièce a été jouée à l’origine Laurent Malet et Isaac de Bankolé puis par Laurent Malet et Patrice Chéreau. Plus récemment Roland Auzet l’a montée avec deux comédiennes, Anne Alvaro et Audrey Bonnet, aujourd’hui la joute oratoire confronte Charles Berling et Mata Gabin.

Dans cette pièce de Koltès, deux personnages s’opposent autour d’un accord indicible, le désir. Le duo interprète avec force ce texte puissant aux accents métaphoriques. La mise en scène de Charles Berling s’imprègne de la poésie âpre du poète et métaphysique où les mots fusent et résonnent au combat des deux protagonistes.

L’un est le vendeur (Mata Gabin) d’une marchandise mystérieuse qu’il refuse de dévoiler, l’autre l’acheteur (Charles Berling) est en prise avec un désir secret qu’il refuse de nommer. La transaction commerciale est la métaphore du conflit entre les personnages et traite du rapport entre le dominant et le dominé. Dans cette conjonction, les deux comédiens tour à tour se cherchent, se séduisent, s’esquivent et s’opposent.

Une danse de mort

La mise en scène marque très justement l’opacité du rapport de force qui se joue. Elle souligne cette lutte animale qui existe entre eux mais aussi ce besoin de langage et donc de civilisation. Les joutes verbales sont introduites au rythme d’un dialogue brûlant, hostile, qui se charge de complexité, d’emportement, de légèreté voire d’humour.

Le duel verbal dans une langue imagée se nourrit d’une stratégie de séduction et d’intimidation. Les répliques sont, en apparence, explicites et crues, mais en fait elles sont sujettes pour le spectateur à une interprétation. Elles suggèrent toute une représentation de l’interdit, du secret, où de la mauvaise foi, les ruses et les dénis sont présents, sans être immédiatement perceptibles.

On est saisi par la danse de mort entre les deux partenaires-adversaires du dialogue. Au-delà du texte même très métaphysique et rythmique, ce sont par leur mouvements, leur rapprochements et leur distance que se décodent les pulsions, les manipulations, les mensonges et les rapports de force des deux personnages. L’une prétend « je suis capable de vous éblouir de mes non ! » l’autre rétorque « toutes les sortes de oui, je les sais ! ».

De ce contact mortifère entre le dealer (Mata Gabin) et le client (Charles Berling), dans un mouvement de corps à corps intense, le public perçoit la tension dramatique qui se joue : du désir à l’hostilité, de la fragilité à la violence, et qui tend à l’extrême précarité des relations humaines entre les êtres.

Dates : du 11 au 26 juin 2021 – Lieu : Théâtre 14 (Paris)

Manon Chevalier parle d’elle à cœur ouvert et de l’album Impermanence du trio féminin Lioness Shape

C’est en direct de Cadaquès en Espagne que Manon Chevalier a accordé un entretien téléphonique pour parler en toute décontraction de l’album Impermanence du trio Lioness Shape récemment chroniqué sur Publik’Art. L’occasion d’en savoir plus sur son parcours et sa vocation de compositrice exigeante et passionnée.

De la musique avant toute chose

Il fallait bien avoir une solide expérience musicale pour créer une musique aussi peu évidente tout étant aussi fascinante. Manon a confirmé sa formation musicale précoce et son envie de se lancer très tôt dans la composition. Le projet Lioness Shape a pu se concrétiser avec le soutien du label bien connu sur cette page Laborie Jazz qui suit et soutient depuis déjà 2 ans le travail de la chanteuse et compositrice avec ses deux complices, Ophélie Luminati et Maya Cros toutes deux venues de la région de Toulouse. A la question des conditions de création de l’album, Manon a été très claire. Elle a préparé elle-même les maquettes en y jouant tous les instruments pour délivrer une matière brute très poussée à Ophélie et Maya Compositrice exigeante qui aime bien aller très loin dans ses idées pour les mettre exactement en oeuvre, elle a eu une idée très précise de ce à quoi elle voulait aboutir, laissant tout de même à ses collaboratrices l’occasion d’apporter des idées à l’étape des arrangements pour finaliser les idées qui méritaient quelques prolongements. On imagine très bien Manon entendre dans sa tête les notes défiler et tout faire pour voir sa vision retranscrite dans la réalité. Concernant ce qui ressemble à des influences chargées de rock progressif, Manon a été d’abord surprise par cette mention mais il semble que nous n’ayons pas été les seuls à citer le groupe Yes comme possibles influences, mais nous aurions tout aussi bien pu citer King Crimson, Pink Floyd ou Van der Graaf Generator. Le hasard faisant bien les choses, elle avoue une très forte passion pour Radiohead et Björk, ce qui permet de boucler la boucle et de confirmer la touche rock progressif de compositions très recherchées, aux différentes parties assemblées et aux longs soli free d’instruments divers. Les 10 morceaux d’Impermanence n’ont rien de l’évidence et demandent une écoute approfondie pour être complètement appréhendés, offrant une lucarne passionnante ainsi qu’une alternative de liberté par rapport aux musiques plus accessibles entendues à la radio. Manon évoque à mots comptés un autre projet en cours, sans vouloir trop rentrer dans les détails. Difficile d’organiser des concerts par les temps qui courent, l’envie de défendre les compositions devant un public nombreux empêche d’avancer sur d’autres compositions, l’album a été enregistré en juillet 2020 et le stand by actuel à cause de la situation sanitaire a empêché d’enregistrer plus de 2 nouveaux morceaux. Quand à son coup de cœur pour la ville de Cadaquès en Espagne, la ville de Salvador Dali évidemment mais également de Ramón Pichot, Pablo Picasso, Eliseu Meifren et Marcel Duchamp, elle insiste sur l’atmosphère unique capable d’attirer les artistes pour former une histoire culturelle en perpétuelle évolution.

La discussion téléphonique aurait pu durer beaucoup plus longtemps pour évoquer tous les sujets qui tiennent à cœur à une Manon Chevalier décidée à travailler d’arrache-pied à de nouvelles compositions. Il ne reste plus qu’à faire preuve de patience pour découvrir la suite de son travail et peut-être la voir en concert.

Une belle thèse sur la crédulité humaine dans la super BD J’ai vu les soucoupes, aux éditions la boite à bulles le 9 juin 2021

J’ai vu les soucoupes est le récit d’une confession, celle de Sandrine Kerion qui a cru pendant longtemps à l’existence des extra-terrestres. Elle échafaude un retour en arrière sur les origines de cette croyance avant de dévier vers une critique plus large de tous les complotismes véhiculés aujourd’hui par le biais d’internet. L’âge où elle avait 13 ans est décrit avec un réalisme extrême pour ceux qui ont connu une période similaire dans le même temps, avant Internet et les théories du complot, parfait pour se replonger dans une BD qui donne le sourire mais fait aussi frémir, avec ses dessins stylisés et un ton très décalé, entre mythomanie maladroite, école de la vie et apprentissage de l’esprit critique.

La vérité est ailleurs

Pour qui la série X-Files a été leur série de chevet, cette BD va raisonner d’une manière particulière. Surtout que l’héroïne raconte son adolescence avec une bonne dose de recul et d’honnêteté. La coincidence d’un phénomène cosmologique à forte ampleur a suffisamment impressionné la jeune fille, combien même le journal de 20 heures livra une explication sous forme de météorite rentrée dans l’atmosphère, pour la faire rentrer dans une spirale pleine de soucoupes volantes. La jeune Nerd prise comme bouc-émissaire par sa classe y trouve un échappatoire idéal pour fuir son quotidien pesant, fait de turpitudes amicales et de tensions familiales. La promesse d’un autre monde a été interprété par elle comme une promesse de s’élever au-dessus de la pauvre mêlée de sa morne existence. Lectures, témoignages, elle a cherché partout, jusqu’à livrer dans la BD une chronologie exhaustive et intéressante sur la croyance dans les OVNIs jusqu’à évoquer les théories complotistes au sens le plus large. Le chemin dans la conscience collective s’est faite via des contre-vérités séduisantes mais démenties par la science. HG Welles, Orson Welles, les références sont connues mais tout le monde connait leur impact sur les consciences. La guerre froide finira d’aviver la paranoia ambiante pour des convictions devenues très fortes chez beaucoup, comme chez la narratrice avec une volonté de croire dans le phénomène des soucoupes volantes à la vitesse prodigieuse et venues de très loin. Jusqu’à la légende Roswell et l’authenticité supposée de témoignages troublants… bref, tout pour bousculer les âmes sensibles. La manière de présenter le récit montre bien la subjugation de la narratrice et le poids des médias pour orienter les croyances dans un déroulé chronologique très bien rendu, en passant par l’impact des films ET et Rencontre du 3e type, avec pour résultat la certitude de voir des soucoupes en vrai. Les présentateurs phares des années 90 apparaissent, ils rappelleront des souvenirs à beaucoup. Une fois la dernière page lue, la force d’un mythe créé de toutes pièces apparait d’autant plus crédible que l’humain est capable de croire en à peu près n’importe quoi si le contexte le permet. La teinte bleutée des dessins souligne encore plus l’écho de souvenirs aux portes de la SF.

Le récit se lit comme un article de science-fiction sociologique, avec un graphisme très stylé dans une belle harmonie. De quoi passer un excellent moment de lecture savante et psychologique.

Synopsis: Qui peut bien se laisser aller à croire aux extraterrestres ? Ou pire à penser en avoir déjà aperçu ! Eh bien, Sandrine Kerion, elle, y a cru. Tout a commencé le jour où elle s’est imaginée avoir vu des soucoupes volantes. C’était dans les années 90, elle était une adolescente nerd un peu paumée, grandissant dans une famille déchirée, un terreau particulièrement fertile pour que la jeune fille sombre dans ces croyances et illusions. Persuadée d’être une « contactée », une élue chargée par les aliens d’une mission envers l’humanité, elle sombre peu à peu dans les théories du complot et autres thèses révisionnistes. D’après l’autrice – qui a pris énormément de recul et s’est beaucoup documentée sur le sujet – pour en venir à croire à tout et n’importe quoi, il suffit… d’en avoir besoin. J’ai vu les soucoupes est le récit d’une plongée dans la folie douce et l’évocation du contexte tant familial que sociétal qui y a contribué. Mais c’est aussi celui d’une reconstruction et d’un lent retour à la réalité à laquelle l’auteure porte forcément un regard un peu décalé !

Editeur: La Boite à Bulles

Auteurs: Sandrine Kerion  / Pierre Lagrange

nombre de pages / Prix: 128 pages / 19 euros

La vraie cuisine italienne expliquée dans une masterclass en direct du restaurant Il Ristorante

Le lundi 31 mai 2021, en direct du restaurant lillois du groupe Il Ristorante, ambassadeur des produits et de la cuisine italienne authentique et labellisé Marchio Ospitalità italiana par la Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille, le chef Michele Recinelli et Vincent Delbarre, responsable produits, ont présenté 2 recettes typiques de la botte. De quoi se mettre sérieusement à la cuisine grâce à leurs conseils d’experts et leur savoir faire! L’objectif était la promotion de la cuisine italienne si copiée mais jamais égalée dans le monde. Avec hélas des contrefaçons qui se chiffrent à un montant très significatif, ce type de Masterclass concourt à la sauvegarde de la cucina italiana.

2 recettes savoureuses expliquées en détail

Jugez plutôt de la description des plats: Risotto aux pointes d’asperges sur fondue au parmesan et chips de jambon de Parme croustillant et Linguines poêlées avec un savoureux mélange de tomates séchées, câpres, olives noires & oignons rouges émincés, une touche de stracciatella. La Masterclass The authentic italian table a de quoi mettre l’eau à la bouche. The Extraordinary Italian Taste est un programme financé par le Ministère Italien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale qui organise différents évènements (des rencontres BtoB, des masterclass, des sessions de formation pour les professionnels) à visée internationale, aménagés suite à l’urgence de Covid-19. Son objectif est la protection et la valorisation du Made in Italy de qualité, afin de combattre les imitations, l’Italian Sounding qui propose des biens et des produits de provenance douteuse, italiens dans le nom ou dans l’aspect mais qui constituent un marché de concurrence déloyale par rapport aux vrais produits italiens. En 2021, pas moins de 36 Chambres de Commerce Italiennes dans le monde se mobilisent pour promouvoir l’authentique cuisine italienne. La Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille confirme son engagement pour les mets de qualité. Les 2 recettes réalisées lors de la Masterclass du 31 mai, par le chef Michele Recinelli et Vincent Delbarre, responsable produits, sont représentatives de cette qualité tant vantée, à juste titre. Les vins qui accompagnent les recettes, le Cà Del Magro denominazione di Origine Controllata (Custoza Superiore) et le Barbera d’Alba Superiore D.O.C. (Bruna Grimaldi) sont à la hauteur de l’évènement, de quoi se mettre aux fourneaux et tester la vraie recette italienne avec des vrais produits italiens présentés avec amour pendant la présentation.

Câpres, olives, huile d’olive, burrata, stracciatella, pâtes, tout vient de la botte pour un vrai voyage en Italie avec le vrai gout de là-bas. Avec les explications du cuisinier et des membres d’Il Ristorante, le résultat est vraiment authentique, un régal pour les gourmets. Les plats ont été recréés à la maison avec des produits en provenance directe d’Italie, le résultat est vraiment inimitable!

Publireportage: Il Ristorante: en 2006 le premier restaurant ouvre ses portes à Dijon, aujourd’hui 21 restaurants en
France, mariant la culture, le design et la gastronomie transalpine, restent fidèles aux valeurs de départ : des
chefs formés à a l’école internationale de cuisine italienne de Parme cuisinent une savoureuse cucina italiana avec des produits de qualité (labels et AOC). Il Ristorante, c’est aussi un lieu de rencontre autour de l’art de vivre à l’italienne, avec notamment des ateliers de cuisine.

Le groupe Rallye dévoile son EP très rock psychédélique L’âge d’or sur le label PIAS

Le premier EP de Rallye totalement auto-produit, est paru le vendredi 28 mai. L’Âge d’Or est distribué par le label PIAS et les 4 amis d’enfance, Léo, Stan, Greg et Bapt peuvent y exprimer pendant environ 20 minutes leurs influences musicales anglo-saxonnes en toute liberté. Les textes pop se marient à des ambiances très rock psyché sixties pour une musique aussi punchy que rythmée.

Une musique qui dépote

C’est en 2018 qu’est paru le tout premier titre du groupe, Vagues à l’âme avant le deuxième Jef courant 2019. Le premier EP a été produit par Krampf et Rallye a déjà révélé 3 des 5 titres en préambule de l’EP, TheoremeFlowerGirl, et Univers. Le premier sorti en octobre 2020 a également été le premier composé, Théoreme, après une intense période de création de 2 années où les expérimentations, les remises en question et les rencontres se sont succédées. Titre parfait pour présenter le projet du groupe, Theorème est décrit par le groupe comme la première étape de toutes leurs expériences musicales, maintes fois retravaillé avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Le sujet de la chanson est un classique, la rupture amoureuse et tout ce qui s’en suit. FlowerGirl se veut plus intense et solaire, évoquant la nature dans tout ce qu’elle a d’inspirant. Univers est paru en mars avec des touches psychédéliques plus évidentes dans une direction résolument pop rock. 2 autres titres peuvent maintenant être écoutés, Auguste et Easyrider. Le clip du second a été confié comme pour Theoreme à Kevin Elamrani pour des effets multicolores ajoutés aux rush tournés dans les Gorges du Verdon et dans les Monts d’Ardèche.

La musique de Rallye parle au corps et à l’esprit et évoque une version frenchie de Tame Impala pour des sensations psychés qui font plaisir à entendre alors que le monde recommence à vivre un peu plus normalement. Vivement une rencontre en concert pour en entendre plus et savourer la musique rock de Rallye en live.

Arty Brussels, rencontre avec les acteurs bruxellois de l’art contemporain

Le mardi 1er juin 2021, visit.brussels, l’agence de communication du tourisme et de la culture de la Région de Bruxelles
Capitale a présenté les évènements d’art contemporain à venir prochainement dans la capitale belge. En 1h22 de train, il est possible de se déplacer entre 2 villes très différentes et à la renommée internationale indéniable. Bruxelles est une ville extrêmement cosmopolite, terreau fertile pour les artistes avec ses 80 musées et 20 000 évènements culturels. Le dynamisme est toujours visible aujourd’hui, malgré la crise sanitaire. N’hésitez pas à vous rendre sur les sites internet des différentes institutions pour en savoir plus sur chaque programme et chaque lieu.

Des expositions à foison

Des nouveaux quartiers ont éclot à Bruxelles pour montrer la vitalité de l’art contemporain. Un label permet de rassurer les visiteurs quant à la qualité des mesures sanitaires, parfait pour rassurer tout le monde. 3e édition après Berlin en 2019 et Londres en 2020, la présentation permet d’en savoir plus sur les évènements du 2nd semestre 2021 avec des interventions des différents participants.

Art Brussels: Foire d’art contemporain, 2e au monde après celle de Cologne, 160 catégories participent pendant 4 jours de foire où 25 000 visiteurs se rendent. L’objectif est de faire vibrer la ville grâce à un off programme où les institutions privées de Bruxelles sont incitées à participer à l’évènement et où chacun peut admirer la scène d’art contemporain. Après deux années d’annulation, 120 galeries à travers le monde ouvrent leur espace de galerie. Un programme en ligne permet à 140 galeries de participer, les volets digitaux et physiques permettent de soutenir l’ensemble de la communauté des galeries et de les rapprocher de leur public, où qu’il soit. L’évènement va attirer un large public pour célébrer cette première mise en présence de l’art contemporain sur la scène brusseloise. Beaucoup d’oeuvres qui sont présentées ont été produites pendant la pandémie, une manière de voir la vitalité des artistes pendant la crise.

Art on paper: 5 jours du 15 au 19 septembre seront ouverts au public en septembre. Des dessins seront présentés physiquement dans ce salon à taille humaine dans une scénographie aérée en respect des mesures sanitaires. Le salon proposera un rassemblement de galeries transfrontalières avec des propositions artistiques chapeautées par les deux nouveaux directeurs artistiques. La Brussels Drawing Week se tiendra elle du 14 au 19 septembre, Bruxelles vivra au rythme du dessin pour montrer la vitalité de la scène locale autour de cette thématique.

Bozar: 2 expositions auront lieu au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles autour de l’artiste David Hockney. L’exposition L’arrivée du printemps, actuellement à Londres, viendra présenter 100 oeuvres récentes que l’artiste a réalisé en Normandie pour montrer l’évolution du printemps au cours de son séjour. La vaste collection de la Tate qui englobe les travaux de la période 1954-2017 sera également montrée du 8 octobre 2021 au 23 janvier 2022 pour souligner l’importance de l’artiste et la variété des techniques et supports utilisés. Les 2 expositions se complètent, leur simultanéité permet de redécouvrir les oeuvres du début jusqu’aux travaux récents. A 83 ans, l’artiste est toujours dans le vent.

Brussels Gallery Weekend: La 14e édition de cette rentrée de l’art contemporain à Bruxelles se tiendra du 9 au 12 septembre avec 45 galeristes présents pour un évènement ancré dans la culture locale.

CENTRALE for Contemporary Art: La centrale d’art contemporain est nichée dans une ancienne centrale électrique, soulignant que Bruxelles est le nouveau Berlin. L’évènement Bruxelles universel 2 multiplicity présente d’aujourd’hui jusqu’au 12 septembre des artistes qui ont choisi de vivre et de travailler à Bruxelles. Les artistes internationaux seront à la centrale et hors des murs pour fêter les 15 ans de l’évènement avec un 2e volet pour présenter la multiplicité de la ville. Un weekend de performances et de débats se tiendra pour fêter les 15 ans de l’institution avec une volonté affichée de soutenir les populations arrivantes dans la ville cosmopolite.

Galila’s POC: C’est un lieu privée créé en 2019 pour montrer la collection de Galila Barzila, une passionnée accro à l’art. Le lieu a été créé pour exposer la collection et créer un lieu d’échange et de débats. Le lieu met en avant de jeunes artistes émergents, qu’elle soutient à travers des commandes et des expositions partout dans le monde. Un premier bâtiment de 1500 mètres carrés abrite 400 pièces avec une organisation atypique pour plonger le visiteur dans l’univers de la collectionneuse pour se reconnecter à ses propres sensations. Un 2e immeuble reçoit des chercheurs et des étudiants. Le 3e bâtiment est dédié aux expositions temporaires, dans le respect des règles sanitaires.

KANAL – Centre Pompidou: La transformation du plus grand garage Citroën d’Europe en centre d’art contemporain est en cours, et pendant le chantier qui devrait se terminer au printemps 2024 une activité importante se déroule, notamment avec des évènements comme le projet Bruxelles-Kinshasa dès le 1er octobre. KANAL va travailler sur le décentrement et la décolonisation avec des évènements hors des murs. Le 16 septembre prochain aura lieu une exposition créée avec le Centre Pompidou. Début 2022 ouvrira un musée collectif pour travailler avec les écoles et les associations du quartier pour couvrir l’histoire collective du Bruxelles cosmopolite.

MIMA Museum: Le lieu se veut décloisonné et transversal avec des arts comme la Bande dessinée, le tatouage ou le graffiti. Une exposition ABC of Porn cinéma aura lieu pour souligner l’importance culturelle de la représentation de l’intime. Les 40 ans d’archive du cinéma ABC à Bruxelles ont été retrouvées et serviront de base à l’exposition. L’exposition Double Bill commencera prochainement, du 27 juin au 9 janvier 2022.

Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique: Une exposition aura lieu pour parcourir l’histoire du train avec des oeuvres de Monet et Magritte notamment. L’exposition Remedies se tiendra du 15 octobre 2021 au 13 février 2022. 60 oeuvres avec des travaux récents et d’autres plus anciens. L’institution insiste pour poser des questions sur notre société actuelle pour créer une réflexion et des interrogations, comme peut le faire notamment l’oeuvre de Rachel Labastie.

Fondation Boghossian – Villa Empain: La Villa Empain est un chef d’oeuvre art déco et date des années 30 avec des marbres précieux. Elle abrite la Fondation Boghossian depuis 2010 pour créer un centre d’art et faire un lien entre les cultures d’orient et d’occident: focus sur le monde arabe, la culture arménienne… L’exposition Icons aura lieu jusqu’au 24 octobre, avec des icônes anciennes et des oeuvres d’art contemporain pour expliquer le rapport particulier à l’icône à travers les âges. Une exposition se fera également en octobre avec des oeuvres d’art contemporain libanais.

WIELS: Une exposition Marcel Broodthaers va se tenir du 10 septembre au 9 janvier 2022 avec des plaques réalisées par l’artiste, des lettres rédigées dans le même temps de leurs production et des croquis réalisés. Une autre exposition R.H. Quaytman intitulée Chapter 0 se tiendra du 10 septembre au 9 janvier 2022.

Publireportage:
Partenaires participants : Art Brussels WEEKArt on paper / BOZAR – Palais des Beaux-Arts de BruxellesBrussels Gallery Weekend / CENTRALE for Contemporary Art / Fondation Boghossian – Villa Empain / Galila’s POC / KANAL – Centre Pompidou / MIMA Museum / Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique / WIELS

Survivor’s Club, tome 1 : manga choc de Aoisei et Anajiro (Delcourt / Tonkam)

Survivor’s Club, tome 1 : manga choc de Aoisei et Anajiro (Delcourt / Tonkam)

Seinen prévu en trois tomes, Survivor’s Club nous inivite à suivre une bande de lycéens ayant survécu à un attentat suicide quelques temps auparavant. Sept camarades qui se retrouvent à l’initiative de l’un d’entre eux… pour s’expliquer. Car des soupçons de complicité sont portés sur chacun d’entre eux. A qui profite le crime ? C’est dans cette direction que ce manga de Aoisei et Anajiro va notamment nous emmener, non sans beaucoup de violence.

Une ambiance malsaine portée par un scénario dual, puisqu’au même moment, dans un autre lycée, se passe un attentat similaire où une jeune adolescente victime de harcèlement décide de menacer l’ensemble de sa classe, ceinture à explosifs en place. Une sorte de Battle royal à huis clos s’engage alors. Et tous les coups sont permis.

Les ressorts de l’histoire sont diablement efficaces et ne manquent pas de heurter l’esprit du lecteur. Le dessin ne souffre d’aucun défaut. Bref, Survivor’s Club est une démonstration de force qui tient toutes ses promesses. A suivre !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Une succession d’actes terroristes organisés par des élèves brimés répand la terreur dans les classes de la ville ! Trois ans après le premier attentat, un survivant enquête pour trouver qui a fourni la bombe de l’attentat. Trois années ont passé depuis qu’un élève, persécuté par ses camarades, s’est fait exploser, tuant de nombreux élèves. Takumi Shindô et six autres survivants se réunissent pour découvrir qui a fourni la bombe. Au même moment, une jeune fille brimée, fait son apparition dans une classe d’un lycée privé, le corps recouvert de bombes. « Ceci est un procès pour harcèlement moral. Vous allez tous mourir avec moi ».

Date de parution : le 19 mai 2021
Auteurs
: Aoisei (scénariste) et Anajiro (illustrateur)
Genre
 : thriller, seinen
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (192 pages)
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Le Closer Music Festival en édition on line avec des lives gratuits entre le 3 et le 6 juin 2021

Closer Music – Lafayette anticipations – 2021

L’assouplissement des mesures sanitaires ne permet pas encore d’organiser des grands festivals pour faire se rencontrer les artistes et le public. Le Closer Music Festival tente une approche online salutaire pour permettre aux artistes de toucher le plus grand nombre dans une programmation variée et éclectique entre le 3 et le 6 juin 2021.

Un festival qui tombe à point nommé

Le festival se veut sans aucun complexes, un meting-pot comme un pont reliant chacun de nous. Closer Music répond avec brio à la démarché de programmation généreuse de Lafayette Anticipations et s’inspire d’une liberté créatrice foisonnante de toutes les disciplines artistiques qui se croisent entre ses murs, danse, arts visuels, etc. En 2020, Closer Music a mis en avant des artistes osant s’affranchir des formats traditionnels. Grâce à différents happenings sous forme de Warm Up Sessions, d’expositions et de performances, le festival a atteint son but pour atteindre une nouvelle forme de libération artistique. L’édition 2021 de Closer Music se veut exclusivement pensée en ligne pour s’adapter au mieux au contexte sanitaire actuel. Les performances sont filmées la plupart du temps entre les murs de la Fondation pour des captations sublimées par l’architecture de Rem Koolhaas.

Programmation du Closer Music Festival

Le responsable de la programmation Etienne Blanchot offre un feu d’artifices d’artistes pour cette édition 2021!

Jeudi 3 juin
21h – Discussion autour du projet Excavated Shellac avec Jonathan Ward et Joseph Ghosn
21h35 – Mix Excavated Shellac
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/994660267942624/✵✵

Vendredi 4 juin
21h – Live Nelson Beer
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/943899406368701/
21h45 – Live Emmanuelle Parrenin & Detlef Weinrich
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/991014835010152/✵✵✵

Samedi 5 juin
21h – Live Yellow Magic Harpsichord
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/521659398848878/
21h45 – Live Heimat
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/374313440669665/✵✵✵✵

Dimanche 6 juin
18h – Warm Up Session avec Mercedes Dassy puis discussion avec la curatrice du cycle, Madeleine Planeix-Crocker
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/228586915288041/
18h45 – Live Lyra Pramuk
+ d’infos ⌲ https://www.facebook.com/events/318956496274287


☞ Le festival est en accès libre sur le site internet et facebook live ➜ https://www.lafayetteanticipations.com/…/closer

La chanteuse Romy Ryan James dévoile le clip de sa chanson enjoleuse It’s Over aux sonorités très trip hop

Romy Ryan James est une nouvelle artiste de la scène parisienne, entre folk et trip hop. Le clip de son titre It’s over a été tourné au New Morning pour un résultat onirique, baigné d’un rouge très cinématographique, entre Suspiria de Dario Argento et Black Swan de Darren Aronofsky. Ce que la chanteuse a pu confirmer lors d’un concert privé donné le samddi 29 mai auprès d’une petite assemblée de privilégiés.

Une chanteuse au charisme envoutant

La vocation artistique de Romy Ryan James ne date pas d’hier. Elle a écrit et composé le titre It’s Over à l’âge de 16 ans pour se remettre d’une déception amicale. It’s over, c’est fini en français, fait écho à ces moments pénibles où une relation se cloture, amoureuse, familiale ou professionnelle. Mais comme la fin n’a pas de fin, c’est aussi l’évocation de la renaissance qui suit, de la possibilité de retrouver en soi ce qu’on cherchait en vain chez l’autre. It’s Over préfigure un mini album de 5 titres enregistré en studio début 2020 et à paraitre fin 2021. Les arrangements ont été réalisés par Grégoire Letouvet et
Etienne Gillet avec qui l’artiste multi-casquettes a également travaillé à la pré-production. La réalisation a été confiée à Nicolas Charlier. Comme influence flagrante, l’artiste chanteuse danseuse évoque évidemment le célèbre groupe trip hop Portishead, le rythme langoureux s’accorde parfaitement à une voix angélique qui s’envole dans des aigus célestes. Un concert privé donné le 29 mai a donné l’occasion de rencontrer la chanteuse accompagnée par un guitariste expert chez son amie auteur et écrivain Faustine Croquison. Elle a interprété It’s over, mais aussi Toxic de Britney Spears dans une version intimiste du plus bel effet. Robnan, le danseur du clip, était également présent pour des explications sur l’origine de son concept car Romy Ryan James a assuré la réalisation du clip, gros défi pour elle que d’être à la fois devant et derrière la caméra pour un résultat ô combien satisfaisant, de quoi grandir artistiquement et vivre une expérience unique. L’objectif d’évoquer la difficulté de l’objectivité par delà le regard de l’autre est atteint avec brio. L’ambiance onirique des images est souligné par les références mythologiques, avec l’adjonction de parties dansées qui appellent à la rêverie. L’artiste a évoqué l’idée d’une femme en quête de liberté, Vesta, et sa danse cosmique avec Chiron, le guérisseur blessé dans une histoire d’amour entre l’ombre et la lumière, l’ombre n’étant pas le mal, ni la lumière le bien. Artiste multidisciplinaire passée par le dessin, la photo, le cinéma, la musique et la mode de seconde main, Romy a commencé par une formation en Arts Appliqués à l’Ecole Estienne, puis par un Master en Cinéma à Paris 3 où elle écrit, réalise et produit son premier moyen-métrage Les Femmes d’une Nuit d’Automne, dont elle fait également le cadre et la post-production pour des sélections dans divers festivals étrangers.

Ce premier single est sorti sur toutes les plateformes le 10 décembre 2020 avant la sortie récente du clip, une belle opportunité d’aller à la rencontre d’une artiste à l’univers fascinant et à la douceur communicative. It’s over est un beau premier pas, en attendant la suite à venir très prochainement.

[BD] Gun Crazy, tomes 1 et 2 : diptyque explosif de Steve D et Jeff (Glénat)

[BD] Gun Crazy, tomes 1 et 2 : diptyque explosif de Steve D et Jeff (Glénat)

Comme un programme venant interrompre la mire nocturne de votre téléviseur une chaude nuit d’été des années 80, Gun Crazy vient réveiller notre lecteur cérébral revenu à l’ère de la VHS, à grand renfort de scènes explosives, où l’excès déborde de violence et d’humour noir.

Un scénario déroulé en deux tomes où les destins croisés de nombreux personnages haut en couleurs nous font traverser les Etats-unis dans un délire sous acide qui ne laissera personne indifférent. On entendrait presque les cliquetis de la bobine super 8 déroulant ce véritable road movie à vive allure. Une régression jouissive qui se vit comme à travers un kaleidoscope où l’hémoglobine fait figure de teinte dominante. Un divertissement brut de décoffrage qui ne manque pas de séduire dans sa mise en scène.

Le dessin est quant à lui aussi brut et déjanté que le propos. On en prend plein les mirettes, notamment grâce à un trait naturel et une coloration audacieuse. Un feu d’artifice graphique.

Gun Crazy est un vrai exutoire. Sa lecture défoule autant qu’elle amuse ! A lire d’urgence !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

tome 1 et 2 : Vices et préjugés.

La balade sauvage de Dolly Sanchez & Lanoya O’Brien, deux filles prêtes à tout pour réaliser leur rêve d’une vie meilleure et qui n’hésitent pas à dégommer à tout va quand elles sont face à des bouseux white trash racistes et méchants. Ce « road BD » déjanté, ultra violent et bourré d’humour nous plonge au cœur d’une Amérique redneck rongée par des super héros néonazis et des tueurs en série qui s’adonnent sans retenue à leurs pulsions de vie et de mort. À la croisée des films de Tarantino, des k7 VHS et des années 80, ce western moderne plein de surprises et de bonus est mis en images par un duo d’auteurs survoltés !

Date de parution : le 14 avril 2021 (tome 1) et le 19 mai 2021 (tome2)
Auteurs
: Steve D (scénariste), Jef (illustrateur)
Genre
 : humour noir, action, policier
Editeur : Glénat
Prix : 19,50 € (120 pages)
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Le documentaire Paris Stalingrad à découvrir en salles depuis le mercredi 26 mai pour un shoot de réalité près de chez nous

Paris Stalingrad résonne d’une triste actualité alors que les journaux bruissent des bruits d’excès et d’addiction sur la place Stalingrad à Paris. Les migrants sont pointés du doigt, leur dénuement, leurs espoirs qui se fracassent sur le mur de la réalité. Le documentaire Paris Stalingrad tente de montrer une autre facette, celle du rejet pour une population de migrants qui ne trouve pas à se loger et à subvenir. Le documentaire tente de montrer le côté scandaleux, le parti pris est évident, la subjectivité est reine, le portrait de Paris par le jeune Souleymane, 18 ans, réfugié du Darfour, est complexe, mais il ne fait pas tout, le documentaire montre un point de vue forcément subjectif.

Une situation insoluble

Arrivé en France après un périple de 5 années, le jeune migrant constate une situation loin de ses espérances. Parti avec des rêves pleins la tête, il se rend compte qu’il n’est pas vraiment le bienvenu. La police déloge les camps sauvages qui vont se replanter un peu plus loin, les services administratifs sont surchargés, les journalistes crient au scandale sans vraiment concourir à trouver des solutions. Personne ne se demande si ce départ aurait pu être évité avec un arrêt des guerres et des conflits là bas au Darfour, car c’est le point de départ d’un drame humain perturbant et insoluble. Souleymane choisit la poésie douce-amère pour supporter la situation, mais c’est bien peu. La caméra montre les conflits silencieux entre habitants solidaires mais impuissants et toutes ces forces qui concourent à rendre la situation ingérable. Les flux incessants d’arrivée, le manque de moyens pour y faire face et les donneurs de leçon de tous bords, empathiques ou scandalisés. Jusqu’à se demander ce qui est scandaleux, le manque de moyens pour aider des êtes humains ou l’entrée sur le territoire sans rien proposer aux arrivants? Hind Meddeb filme les frontières au cœur des habitants et des quartiers de Paris, sans montrer les excès que les médias relatent actuellement, la vision est donc partielle et pleine de parti-pris. Les camps de réfugiés sauvages sont démantelés et déplacés de quelques centaines de mètres, la situation devient pérenne et de plus en plus ingérable.

De Stalingrad à La Chapelle, la situation pose un vrai problème de société. Aider ou rejeter, le documentaire prend parti, mais sans apporter de solutions, mais y-en-a-t-il vraiment?

Synopsis: Une odyssée autant poétique que tragique, au cœur de l’univers misérable des sans-papiers qui pêche parfois dans la radicalité du propos militant. Résumé : Ce film est un portrait de Paris vu par Souleymane, 18 ans, réfugié du Darfour.

Le chanteur haïtien Erol Josué dévoile son nouvel album Pelerinaj le 28 mai 2021 chez Geomuse

Erol Josué invoque le patrimoine haïtien dans son nouvel album Pelerinaj. A la fois prêtre vaudou, comédien, chanteur et danseur, il provoque un bouillant télescopage des cultures et des géographies. Plus surprenant, il est également directeur général du Bureau National d’Ethnologie d’Haïti depuis 2012, de quoi le motiver encore plus à transmettre et préserver le patrimoine culturel de son pays.

Une musique dansante et entrainante

Pelerinaj englobe le travail de pas moins de 13 années pour livrer des morceaux entre transe, musique traditionnelle et tube électronique. Le disque se laisser aller dans des directions étonnantes en y incorporant l’apport essentiel des musiques d’Haïti. Différents invités interviennent sur l’album, Philippe Cohen Solal, Jacques Schwarz-Bart, Ben Zwerin, Mark Mulholland et le producteur américain Charles Czarnecki au mixage des sons traditionnels du Bénin et d’Haïti. Le premier extrait Erzulie évoque une divinité du vaudou haïtien, déesse de l’amour et de la beauté. Erol Josué est connu pour être un des plus grand adeptes du Vaudou en Haiti. C’est le séisme de janvier 2010 en Haïti qui a été la première inspiration de cet album et l’album offre un voyage qui fait référence aux expériences personnelles du chanteur autant qu’aux mythes de son île. Né en 1974 dans une famille vaudou, Erol Josué a quitté Haïti en 1993 pour la poursuite de son étude en Histoire de l’art en France. Parallèlement à sa carrière artistique, Erol Josué est directeur du Bureau National D’Ethnologie, poste qu’il occupe depuis 2012. Ses Musiques de vaudou préférées sont les musiques d’ogou, celles qui parlent de résistance et de force.

L’album d’Erol Josué offre une vraie escapade dans des contrées lointaines où magie et réalité se mélangent dans un bouillon turbulent qui parlent au cœur et au corps. De quoi donner envie de se laisser aller à la découverte avec le chanteur haïtien.

Un empereur seul et démuni ravivé dans la pièce Napoléon, la nuit de Fontainebleau, du 24 juin au 31 juillet 2021 à la Folie Théâtre

3 comédiens font revivre l’espace d’1h20 un épisode méconnu de l’histoire de France, Napoléon absorbe le contenu d’une fiole de poison en espérant pouvoir se suicider. Dans le cadre du château de Fontainebleau, il se tort de douleur et échange avec le fidèle parmi les fidèles, le Général Caulaincourt. Le diplomate émérite cherche à savoir le contenu de ce verre posé sur la tablette, l’empereur refuse longtemps de répondre, s’en suit une querelle en tous points véridique avec des retours autant personnels que politiques sur la carrière d’un surhomme unique.

Une pièce historique et rythmée

La scène est presque vide, un divan, une chaise et une tablette apparaissent au milieu des personnages. Un homme claudiquant entre sur scène, une fièvre intolérable le fait délirer dans un soliloque incohérent, il réclame le repos, il semble réclamer la fin de tout son corps. Quand rentre à son tour le grand général Caulaincourt, aux favorites impeccablement dessinées et au port altier, l’intrigue de la pièce peut enfin se dérouler avec des dialogues au cordeau tirés de l’ouvrage de Philippe Bulinge publié aux éditions L’Harmattan. Napoléon a-t-il tenté de se suicider durant cette fameuse nuit de Fontainebleau, l’auteur s’est longuement documenté pour en tirer un ouvrage sérieux et une pièce passionnante. Le géant Napoléon, celui qui a soumis la nation française à sa volonté puis l’Europe entière, a du abdiquer et se prépare à un piteux exil sur l’île d’Elbe après la prise de Paris par les alliés coalisés. Les souverains qu’il a battus les uns après les autres ont eu finalement raison de lui, et il ne l’accepte pas. Les discussions abordent autant les sujets personnels – Joséphine, Marie-Louise, le roi de Rome – que l’oeuvre du législateur devenu tyrannique après 1808. La confession d’un homme blessé se fait avec force citations de Corneille et Racine, résurgences de la déplorable campagne de Russie et hostilité d’un homme qui refuse longtemps d’avouer son acte funèbre qu’il espère définitif. Car Napoléon gardait autour du cou un pochon contenant une fiole de poison capable de tuer deux hommes. Fournie par son médecin particulier, le docteur Yvan durant la fuite de Russie, l’empereur déchu enrage de souffrir autant sans parvenir à expier. Napoléon réclame une nouvelle dose… le reste appartient à l’histoire. Les 3 protagonistes brettent avec bonheur sur une scène réduite à l’essentiel pour un beau numéro d’acteurs de la compagnie Intersignes. Le texte est porté bien haut, les expressions sont au cordeau et l’intrigue parlera autant aux passionnés d’histoire napoléonienne qu’aux amateurs de théâtre intense.

Napoléon, la nuit de Fontainebleau est une pièce à ne pas manquer pour constater l’impasse d’un homme qui ne peut pas mourir, raccroché à la vie par un ultime accès d’orgueil.

Synopsis: Avril 1814. Napoléon, déchu et abandonné de tous, tente de se suicider. Un huis-clos théâtral historique et véridique. Quelques jours après sa première abdication et la fin de l’Empire, Napoléon, sans armée, abandonné de tous, déchu et désespéré, tente de se suicider. Un épisode historique et véridique, véritable huis-clos théâtral où se joue le destin d’un homme. Qui tente de mourir, cette nuit-là ? L’homme ou l’Empereur ? L’être tourmenté et épuisé ou la légende qui est née avec lui ? Peut-on laisser mourir Napoléon ? Peut-on l’aider à mourir ?

Détails: Spectacle du 24 Juin au 31 Juillet 2021 à la Folie Théâtre : 6 Rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris (les mercredis et vendredis à 19h30 & les jeudis et samedis à 21h00)

Canards de bain, l’éveil en mots et en musique (Père Castor)

Canards de bain, l’éveil en mots et en musique (Père Castor)

Les Editions du Père Castor continue leur collection Areuh. Après Chapeau d’été,
Parapluie d’automne, voilà Canards de bain, avec un CD audio.


Jo Witek écrit merveilleusement pour les tout-petits. Elle lit son texte sur la musique de Flavia Perez, et le bel album cartonné est gaiement illustré par Emmanuelle Halgand.


Le résultat de cette collaboration est un très bel album tout en douceur, tout en musique qui ravira nos chères petites têtes blondes !


Les petits canards dans l’eau donneront envie au bébé de prendre un bain et de profiter pleinement de ce moment unique !
Canards de bain, une belle idée de cadeau pour nos tout-petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 12 mai 2021
Auteur : Jo Witek
Illustrateur : Emmanuelle Halgand
Editeur : Père Castor
Prix : 12,90 €

Le réveil d’Anaïs, un roman bouleversant de Luc Leprêtre (Anne Carrière)

Le réveil d’Anaïs, un roman bouleversant de Luc Leprêtre (Anne Carrière)

Luc Leprêtre a déjà publié un livre aux Editions Anne carrière : Club VIP : Very Invalid Person, en 2009. Cette année, il nous livre un roman incroyable avec Le réveil d’Anaïs. De quoi tous nous réveiller !

Qui est l’auteur ?

Avant de parler de ce roman, il est important de situer l’auteur, Luc Leprêtre. Un auteur qui nous livre ce qu’il sait du handicap puisqu’il est lui-même en fauteuil roulant depuis trente et un ans. Son partage est vrai, profond et tellement humain.
Quand on tombe malade, on se rend compte à quel point il y a deux mondes : celui des bien portants et les autres. Mais quand on devient handicapé, c’est encore un tout autre monde. Un monde qui fait peur. Un monde à part. 

Anaïs et son destin

C’est ce qui arrive à Anaïs. C’est une jeune femme en pleine force de l’âge. Tout lui sourit ! Elle travaille comme une folle et ça marche ! Son entreprise est florissante. Jusqu’au jour où son corps ne répond plus. Mais comment est-ce possible ? Pourquoi elle ? Elle ne peut pas l’accepter. Elle doit repartir au plus vite.

Quand les médecins apprennent la vérité à Anaïs, elle pense devenir folle. Jamais elle n’acceptera d’être coincée dans un fauteuil roulant, toute sa vie. Avec tout ce que cela implique. Elle se met à détester son corps qui ne lui répond plus et qu’elle ne reconnaît pas.

Elle se retrouve dans une maison de rééducation où elle va tout apprendre.

Heureusement, Thomas, son ami du passé, est une écoute patiente pour l’Anaïs de maintenant. Une oreille de psy, sans l’être…

Le réveil d’Anaïs est un roman bouleversant, de Luc Leprêtre. Grâce à lui, on découvre ce qu’endure toute personne porteuse d’un handicap. Et surtout cette volonté de vivre malgré tout et surtout le mieux possible, le plus heureux possible. Une très jolie leçon de vie pour tous !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 14 mai 2021
Auteur : Luc Leprêtre
Editeur :Anne Carrière
Prix : 18 €

Le Julien Daïan Quintet dévoile un nouvel album enthousiasmant intitulé Cut-up le 28 mai 2021

Cut Up est le déjà troisième album studio du Julien Daïan Quintet, jamais simple mais il est enfin arrivé. Reflet des inspirations de son auteur et de ses influences, il vogue entre envolées jazz, paroles susurrées et tonalités pop sans pour autant choisir un style en particulier. Le cross over est total et le résultat réjouissant.

Un style unique

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne ressemble à rien de connu. En plein lâcher prise, l’artiste mélange les styles avec maestria. Il mélange hip-hop, paroles gainsbouriennes et envolées free jazz pour une mélodie furieusement décousue dans Trop c’est Trop. Le jazz est toujours présent avec Septem­ber Nine qui invoque l’effervescence de la grosse pomme. Sometimes At Night I Think Of You est un titre tout en émotion, dédié à son père et enregistré en pleine nuit en une prise. L’artiste invoque également la pop culture japonaise dans Shinjuku Nemura Naï, titré né au cours d’une balade à Tokyo avec son ami Kiyoshi Tsuzuki. End Working est une simple mélopée jazzy qui parle de joie du moment. Storm At The Beat Hotel fait référence à l’illustre hôtel de la Beat Generation où passèrent Allen Ginsberg et William Burroughs situé au 9 rue Git-le-cœur. June dance est un clin d’œil au trompettiste Roy Hargrove avec un versus Bugle avec Alex Tassel et trompette avec Syl­vain Gontard. Woman in chains est un bel hommage au tube de Tears for fears. Pour accompagner Julien Daïan, Octave Ducasse à la batterie et Tommaso Montagnani à la basse sont toujours présents, avec également le pianiste Edouard Monnin, le flûtiste Cyril Benhamou et le bugliste Alex Tassel dans un album enregis­tré au studio Peninsula.

L’album est un merveilles bariolé et déroutante qui appelle à la suivre pour un récit musical décomplexé autant que varié, une vraie belle découverte enthousiasmante.

La chanteuse pleine de grâce Laughing Seabird est de retour le 28 mai 2021 avec son nouvel album The Transformation place

Laughing Seabird révèle ce le 28 mai 2021 son deuxième album intitulé The Transformation Place aux 12 titres arrangés par Emmanuel Heyner pour une folk-pop fascinante et gracieuse. Les mélodies restent imprimées dans l’esprit avec des paroles françaises et anglaises qui envoutent.

Une musique légère et profonde à la fois

En français comme en anglais, les textes susurrés par la chanteuse trouvent leur chemin jusqu’à l’esprit de l’auditeur grâce à une voix envoutante et délicate. Les textes se veulent enchanteurs mais ne cherchent pas à instilles des contre-vérités, I feel fat scande la chanteuse, sans faux-semblants, comme si ell révélait ainsi une parties des vérités trop longtemps cachées sous le manteau dans une confession à la fois drôle et émouvante. Elle cherche à montrer qu’il est très humain de se sentir vulnérable sans que cela ne doive pour autant nous plomber le moral, tout le monde est concerné et ceux qui le taisent font juste preuve de faiblesse coupable. Entre pop et folk, Laughing Seabird propose 10 compositions pleines de tendresse, inspirées par Sailor Song, Rickie Lee Jones et Simon & Garfunkel, dont des titres sont repris. La chanteuse s’appelle Céline, elle joue de sa voix pour une musique qui invite aux voyages autant dans le monde que dans les univers intérieurs. La chanteuse parle de guérison, de tenter l’inconnu et de sortir des schémas tout faits pour se laisser aller à des expériences inconnues dans un lâcher prise libérateur. La chanteuse cite comme autres inspirations des monstres sacrés de la pop bien connus mais toujours autant d’actualité, les Beatles, Paul McCartney, Led Zeppelin, Pink Floyd, Crosby Stills Nash and Young, Peter Gabriel et Sting pour des références résolument énergiques et mélodieuses. Céline et Emmanuel Heyner ont trouvé une vraie complicité pour des compositions emballantes à découvrir absolument.

Les origines bretonnes de la chanteuse rajoutent une autre couche d’influences pour une musique complexe à découvrir au plus vite, entre poésie et fantaisie. Si tout va bien, Laughing Seabird pourra être entendu en concert le 16/09/21 au Studio de l’Ermitage à Paris. Croisons les doigts…

Le duo farfelu Supermusique révèle son nouveau single Tupac

Supermusique dédie son nouveau titre Tupac à son chat gangster d’amour préféré, c’est avec ces mots que débute le communiqué de presse, de quoi interloquer. Le duo d’amour et de l’humour se décrit comme un couple de farfelus qui a décidé de quitter la ville il y a 5 ans pour aller vivre dans le sud de la Bourgogne. Leur chat est la vedette de la chanson avec ses yeux verts, un vrai chat cool. Le style R’n’B est décalé et croquignolet, en tout cas très séduisant.

Un groupe pour rire et décompresser

Le titre écrit par Romain Muller est tout à fait dans l’air du temps avec sa rythmique R’n’B, et il faut écouter les paroles pour saisir les intentions décalées des deux artistes citent comme inspirations Philippe KaterineSébastien TellierYelleBagarreKaytranada et Joe Dassin. Ils ne cachent pas qu’ils souhaitent redonner ses lettres de noblesse au genre de la variété en mélangeant musique électronique, Trap et RnB. Le clip réalisé par Grégory Wagenheim est un joli film d’animation avec une boule de poil plongée dans des aventures croquignolettes. Le groupe Supermusique aime visiblement les chats, surtout le leur. Le beat se veut un hommage direct au producteur bien connu Timbaland, avec des synthés langoureux et 2 voix qui échangent en harmonie avec un bel humour. Il est bon d’entendre parfois des artistes qui préfèrent ne pas se prendre au sérieux, même avec une musique qui bouge et sonne très juste. Dans une époque qui se prend beaucoup trop la tête à la moindre occasion, cette initiative redonne foi dans le genre humain, surtout que les voix sont tout à fait complémentaires et les paroles désopilantes à souhait.

Humour et légèreté sont à l’honneur pour un morceau à découvrir au plus vite! Supermusique en fait trop, volontairement, pour donner le sourire et surtout donner envie de les écouter!

Une monumentale exposition Napoléon à la Villette avec la RMN-Grand Palais du 28 mai au 19 décembre 2021 à la Grande Halle

La Rmn-Grand Palais propose une exposition monumentale consacrée à Napoléon Bonaparte à partir du 28 mai 2021. Un parcours pléthorique offre des analyses filmées, des tableaux fastueux et des objets d’époque pour brosser un portrait autant empathique qu’à charge sur celui qui a rénové l’état français et élevé le prestige de la nation mais aussi fait couler des bains de sang et rétabli l’esclavage. Le panorama est complet et ne passe rien sous silence avec un parcours juché sous la grande halle de la Villette. La visite est éblouissante et propose un déroulé chronologique qui donne une vue passionnante sur les apports du personnage jusqu’à sa chute, son exil et sa mort. Un immanquable de la réouverture des expositions après une trop longue période de jachère culturelle.

Une exposition grandiose

Il fallait bien mettre les grands plats dans les très grands pour aborder l’oeuvre d’un personnage clé de l’Histoire de France. Un gigantesque NAPOLEON jaune accueille le visiteur dans un lieu d’au moins 5 mètres de hauteur sous plafond. Une première chronologie introductive présente le parcours du jeune Napoléon Bonaparte avant le coup d’état du 18 Brumaire 1799 où le général prit le pouvoir. L’exposition montre une claire fracture dans le caractère du grand homme à partir de 1808 où le réformateur, législateur et triomphateur se changea en dictateur tyrannique à mesure que son réservoir d’hommes disponibles pour le combat s’amenuisait. Le bicentenaire de sa mort est l’occasion de revenir sur le cas Napoléon pour lui redonner la place à laquelle il a droit. La Rmn – Grand Palais et RERE / Adonis ont obtenu des prêts prestigieux pour agrémenter le parcours d’oeuvres prestigieuses. Portraits de Bonaparte, sacre de Napoléon 1er réalisé par David, représentations de bataille, rien ne manque depuis la 1ère campagne d’Italie jusqu’à la déroute de Waterloo en passant par la campagne d’Egypte et les grandes victoires d’Austerlitz et de la Moskova. Les 9 sections de cette période charnière dressent un portrait à la fois romanesque et sans concession pour celui qui répudia son épouse bienaimée pour se remarier et assurer sa descendance. Des établissements prestigieux ont concouru à fournir des oeuvres majeures, le musée du Louvre, les châteaux de Versailles, le chateau de Fontainebleau et le chateau de Malmaison, le musée de l’Armée, le musée du Mobilier National et la Fondation Napoléon ont prêté plus de 150 pièces originales réunies ensemble pour la première fois. Le parcours chronologique se veut également pédagogique avec des jeux pour les plus jeunes afin de les intéresser au sujet. Les dispositifs numériques ne manquent pas pour permettre une véritable immersion dans les étapes clés d’une existence hors norme dans l’histoire de France.

Cette exposition Napoléon est une splendeur à ne pas manquer pour mieux comprendre notre histoire. Qu’il soit jugé fou, mégalomane, héros ou imposteur, Napoléon ne peut pas laisser indifférent, dans sa grandeur comme dans ses atermoiements. C’est aussi ça qui fait un grand homme.

Si le vent tombe, un film de Nora Martirosyan sur le conflit au Haut Karabakh, tourné avant la résurgence de la guerre, sortie le 26 mai 2021

A l’heure où un nouveau conflit a une fois de plus embrasé le Haut-Karabakh avec son lot de victimes arméniennes et azerbaidjanaises, le film Si le vent tombe raisonne de manière spéciale. Cette histoire d’auditeur international venu vérifier qu’un petit aéroport situé sur ce territoire disputé entre deux nations peut ouvrir malgré la proximité des pays limitrophes ressemble aujourd’hui à un aveu d’impuissance des grandes puissances internationales pour empêcher l’étincelle de la colère d’embraser les deux pays. Les faits récents lui donnent raison, hélas.

L’ombre d’une guerre inévitable

Le personnage principal interprété par Grégoire Colin ressemble d’abord à un fantôme quand il débarque sur cet aéroport minuscule d’où rien ne décolle et sur lequel rien n’atterrit. Le lieu a tous les atours d’un lieu maudit et son audit doit conclure sur la viabilité de la structure pour fonctionner en toute sécurité. Le réalisateur Nora Martirosyan fait intervenir les esprits de la guerre pour donner à tous les personnages une duplicité criante. L’intérêt pour le territoire est avant tout d’exister et de trouver sa place sur les cartes grâce à un aéroport connecté aux grands pays étrangers, malgré les risques. La réalisatrice fait plonger le spectateur dans un univers ubuesque, avec ces paysages majestueux et ces personnages aveugles. Car les frontières sont proches et seul l’auditeur semble avoir conservé son sens commun là où tous les autres préfèrent croire à des chimères. Il rencontre une journaliste, un ancien soldat, le directeur de l’aéroport, un chauffeur et tous semblent mystérieux, la guerre est un risque, mais elle est lointaine et proche à la fois. Le personnage le plus réel est ce jeune garçon qui va chercher de l’eau dans l’aéroport, le transformant en allégorie de l’espoir de paix par delà les craintes enfouies. Hélas, la réalité a dépassé l’imaginaire et la guerre est réapparue, avec son lot d’exactions et de souffrances.

Si le vent tombe peut sembler aujourd’hui anachronique, mais il peut aussi être considéré comme un reflet fidèle de cette envie très humaine de croire en l’avenir par delà les risques de guerre. Et comme la poésie n’est jamais très loin dans cette oeuvre minuscule, le film mérite d’être vu. La sortie en salles est aujourd’hui reportée, il est visible aujourd’hui en salles.

Synopsis: Alain, un auditeur international, vient expertiser l’aéroport d’une petite république auto-proclamée du Caucase afin de donner le feu vert à sa réouverture. Edgar, un garçon du coin se livre à un étrange commerce autour de l’aéroport. Au contact de l’enfant et des habitants, Alain découvre cette terre isolée et risque tout pour permettre au pays de s’ouvrir.

Le titre très personnel Biget de Carole Pelé est à découvrir le 26 mai 2021

Un premier article en janvier 2021 sur Publik’Art présentait le premier single de Carole Pelé, Nuit blanche, et sa musique forte en émotions. La sortie de son Premier EP en mars enfonçait le clou et l’extrait Biget revient sur la naissance difficile de Carole Pelé. Pour le tournage du clip, la chanteuse a invité sa mère sans rien lui révéler du morceau. Le clip est un véritable court-métrage émouvant qui insiste sur la complicité et la forte tendresse qui réunit la mère et la fille, avec comme exergue cette histoire personnelle qui les unit profondément, dévoilée face caméra.

Une histoire vraie racontée en chanson

Biget raconte l’histoire personnelle et bouleversante de la naissance de Carole Pelé. Le cœur de l’enfant qu’on croyait mort et qui se remet pourtant à battre, c’est sa mère qui le raconte, narratrice de l’histoire de cette naissance pas comme les autres. La chanteuse a enregistré sa mère à son insu pour relater cette entrée dans la vie difficile, atypique et véridique, jusqu’au tournage surprise avec la mère et la fille. Quand Carole Pelé a proposé à sa père Jocelyne de découvrir le clip de Biget pour la première fois, la réaction a été faite face caméra. L’émotion est là, et toutes les séquences hors playback ont été faites en une seule prise, à chaud. Le clip de Biget a été pensé comme une performance, à la manière de Marina Abramovic dans The Artist is Present (MoMA 2010). Le morceau est puissant, à l’image de ce que chante Carole Pelé, sans œillères et sans tabou, de tout son être et avec tout son corps. Elle déclame les paroles avec acharnement et conviction, sans se cacher, avec une guitare vrombissante pour accompagner les déclamations virulentes, presque crachées. La chanson est un véritable témoignage personnel que la chanteuse partage avec les auditeurs.

La chanson Biget est puissante et émouvante, comme une catharsis, entre pop et rap, pour viser à l’universalité autant qu’au personnel. A découvrir au plus vite donc avec ce beau clip très personnel.

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