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Thomas Monica révèle son EP Ulysse empreint de références mythologiques ce 18 juin 2021 (TMCorp / Modulor)

Le chanteur et musicien Thomas Monica se sert d’un phrasé hyper rythmé et musical pour interpréter les morceaux de son EP Ulysse, à découvrir ce 18 juin. Une écriture ciselée, une musicalité évidente, ce n’est pas de la chanson ni du rap mais un style bien à lui, en français et avec énergie.

De la chanson française au galop

Thomas Monica a profité du premier confinement pour lire et se plonger notamment dans L’Odyssée d’Homère pour un voyage plein d’inspiration comme l’indique bien le titre du EP. Les récits mythologiques, si flamboyants et entrés dans l’esprit collectif sont devenus des références qui s’appliquent au quotidien le plus banal. Les 6 titres du EP s’écoutent en gardant à l’esprit les histoires d’Homère, pleines d’enseignement et de dureté, faisant une référence assez explicite à l’épreuve du confinement. Le titre Calypso n’y va pas par 4 chemins, évoquant les couples obligés de partager leurs journées ensemble pendant un enfermement rendu obligatoire par les autorités, cris, disputes, la référence parlera à beaucoup d’auditeurs chamboulés par le confinement. Phrasé âpre, entre rap et slam, avec toujours beaucoup de musicalité et en français, une langue si chantante quand elle est bien utilisée. Moly est cette plante de la vérité dans L’Odyssée, évoquant la difficulté à s’épancher avec sincérité à mesure que le temps passe et que les fils de l’intimité se distendent. L’effondrement n’est pas qu’un titre catastrophiste, car il y aura un après Covid, il faudra reconstruire les liens sociaux ou, comme Ulysse, dompter la paternité naissante, le héros grec étant le prénom du fils du chanteur né en septembre 2020. Le chanteur acharné ne s’est pas ménagé, travaillant d’arrache pied pout composer et enregistrer toutes les parties instrumentales dans son studio à la maison. Le mix a été réalisé par Ian Caple à Brighton. L’EP disponible en précommande depuis décembre 2020 a connu un vrai succès et le morceau L’effondrement écoutable sur les plateformes également a connu un joli buzz. Il le reconnait lui-même, il a écouté beaucoup Vanessa Paradis, Radio Elvis, Alexis Baupain – pour des premières parties remarquées – et Mathieu Chedid, alias -M-, qui l’a repéré lors d’un concours de guitaristes et une reprise de Mojo. En partageant la scène au Zénith de Paris, la collaboration s’est officialisée avec une tournée et quelques titres de son album live.

L’épidémie ne doit pas laisser dans l’ombre plus longtemps un artiste qui a tissé un véritable univers musical, foisonnant et à la belle musicalité. Ulysse le prouve, Thomas Monica risque de devenir de plus en plus présent sur la scène francophone, avec une renommée prévisible!

L’imagier géant du Père Castor, La maternelle

L’imagier géant du Père Castor, La maternelle

Les Editions du Père Castor sortent aujourd’hui un imagier géant : La maternelle. Il s’adresse aux petits, dès 18 mois. Le jeune lecteur va découvrir tout l’univers de l’école, et pas seulement. Cet imagier, est très joliment illustré par Madeleine Brunelet, et imprimé avec des encres végétales.

A 18 mois, il découvrira le vocabulaire centré sur son univers : le matin au lever, ensuite, l’arrivée à l’école, puis les activités liées à l’école, avec son coin jeu, la récréation, la cantine, la sieste, la motricité, la fête de l’école. Bref, tout l’univers de la maternelle.

Mais le tout jeune lecteur apprendra aussi à reconnaître ce que l’on mange, ce que l’on trouve dans la nature, les animaux de la ferme, et même les instruments de musique.
Il est clair que ce livre géant va passionner nos bambins ! 16 pages immenses (34 X 45,9 cm), avec 140 dessins, vont se transformer en tableau de découvertes et aider le bébé à parler, et les plus grands à se projeter sereinement dans l’univers de l’école.

L’imagier géant du Père Castor, La maternelle, est une très belle idée de cadeau d’anniversaire ! Un album géant !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 16 juin 2021
Auteur : Madeleine Brunelet
Illustrateur : Madeleine Brunelet
Editeur : Père Castor
Prix : 19,90 €

Palais augmenté au Grand Palais Ephémère, un happening entre réalité virtuelle et jeu ludique ouvert au public les 19 et 20 juin 2021

Le premier évènement organisé par la Rmn – Grand Palais avec Fisheye au Grand Palais Ephémère débute le 19 juin pour 2 jours avec un happening dédié à la création artistique en réalité augmentée, pas beaucoup d’installations réelles sous la grande voute du bâtiment mais des animations virtuelles à découvrir sur l’écran de votre smartphone.

Un happening ludique et virtuel

2 jours sont alloués à l’évènement Palais augmenté pour agrémenter l’immense espace vide et monumental du Grand Palais Éphémère et le transformer à l’aide de 5 œuvres en réalité augmentée, créées pour l’occasion par 5 artistes internationaux : Mélanie Courtinat, Lauren Moffatt, Mélodie Mousset, Manuel Rossner et Theo Triantafyllidis. Les artistes sont jeunes et talentueux. Participent également 2 écoles, Gobelins, l’école de l’image et l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne pour présenter une création de leurs étudiants. Un parcours libre permet à chaque visiteur de visualiser des oeuvres virtuelles sur les écrans de leurs smartphones après avoir téléchargé l’application Palais Augmenté. Chaque étape permet de scanner un tableau incliné pour faire apparaitre une oeuvre virtuelle monumentale, chacune différente, des fleurs, des animaux fantastiques, des décors féériques. C’est le premier événement dédié à la création artistique en réalité augmentée avec des artistes à l’avant-garde des techniques et des évolutions sociales et culturelles, s’emparant de la technologie pour expérimenter, pour s’exprimer et pour créer. La créativité est à l’honneur pour un évènement à découvrir seul, en couple ou en famille au cœur d’un bâtiment appelé à devenir un lieu central de la vie culturelle parisienne.

L’évènement est gratuit et permet de découvrir un lieu unique appelé à rythmer la vie cultuelle parisienne jusqu’à accueillir des épreuves des JO 2024. Après un premier article pour présenter le Grand Palais Ephémère, la vie culturelle reprend son cours à Paris, enfin, et espérons le pour longtemps.

We hate you please die, interview de Joseph, guitariste du groupe à l’occasion de la sortie du très attendu album Can’t wait to be fine

We hate you please die, la référence parlera aux fans de Scott Pilgrim et du groupe Crash and the boys. La chanson éponyme Can’t wait to be fine a déjà fait l’objet d’un article sur Publik’Art en avril, c’est le moment d’en savoir plus en discutant avec Joseph, guitariste du groupe et vraie pipelette qui a révélé tous les secrets de la formation (ou pas). Le moment d’en savoir plus sur un groupe qui compose des chansons en anglais dans un style hautement punk et énergique qui parlera à beaucoup d’entre vous!

Un album tant attendu

Le ton de la discussion est immédiatement aussi amical que jovial. Joseph revient sur les débuts du groupe en 2017 et la sortie de l’album Kids are Lo-Fi en 2018. Les 4 membres habitent à Rouen dans un petit périmètre, parfait pour boire des coups ensemble, discuter des orientations du groupe et répéter à foison. Raphaël au chant et à la guitare, Chloé à la basse, Mathilde à batterie et Joseph à la guitare ont des avis très tranchés, les compromis sont ardus et l’équilibre est un objectif parfois difficile à obtenir, comme dans toute relation amicale, le compromis est une solution pas toujours satisfaisante pour tout le monde, mais inévitable pour continuer d’avancer. Des goûts très punks les ont rapprochés, même si chacun a ses spécificités, les gouts sont très arrêtés, les débats sont multiples. Joseph cite volontiers ses préférences, égrenant les noms de King Gizzard and the Lizzard Wizzard, Ty Seagal, Queen of the Stone Age. Il évoque même le titre John L du groupe Black midi. Il souligne la passion dévorante de Mathilde pour Dave Grohl, période Nirvana ou Foo Fighters, elle aime toute son oeuvre sans sourciller Il insiste sur le fait que le groupe est en autoproduction et la majorité du temps est passée à discuter organisation plus que de musique. L’enregistrement de l’album Can’t wait to be fine remonte à octobre 2020 dans une maison de campagne aménagée en studio. 10 jours ont été nécessaires pour cette période centrale de leur travail, dont un jour d’aménagement de la maison en studio et un jour pour tout désinstaller. Les 8 jours effectifs d’enregistrement ont été passés avec Guillaume le producteur, certaines chansons ont été enregistrées en un temps record, comme Can’t wait to be fine, d’autres ont été plus longues à la détente comme DSM VI. Les parties instrumentales ont été enregistrées toutes en même temps pour une vraie énergie audible à l’écoute, les voix ont été enregistrées séparément, processus plutôt habituel. La grande difficulté a été de trouver le bon tempo, ni trop rapide ni trop lent pour conserver une belle énergie sans tomber dans le yaourt. Le résultat satisfait tout le monde, et l’heure du partage a sonnée, non sans appréhensions, mais aussi avec le plein de confiance. Après une longue période sans pouvoir profiter de la scène, des concerts sont prévus à l’automne avec des passages dans des festivals à l’été. La question se pose de concerts avec un public assis, pas trop dans l’esprit du groupe et de sa musique qui dépote. Il faudra peut être des compromis, encore, pour satisfaire aux règles sanitaires, mais est-il possible de faire autrement? Les 3 quarts d’heure de discussion passent dans un souffle, les bons moments passent toujours trop vite.

Les 12 titres de l’album Can’t wait to be fine sont à découvrir ce vendredi pour une belle énergie punk aussi jouissive que galvanisante. Espérons qu’un compte rendu de concert soit possible dans les mois à venir!

Chrystabell chante the Cure dans l’album Strange as Angels, sortie le 18 Juin 2021

Le fondateur du projet Nouvelle Vague, Marc Collin, encore dans toutes les mémoires pour sa musique gentiment easy listening avec ses reprises punk à la sauce bossa nova est de retour avec la chanteuse Chrystabell en figure de proue. La muse de David Lynch est notamment apparue dans la saison 3 de Twin Peaks mais elle pousse la chansonnette depuis maintenant plusieurs années, elle en fait la preuve éblouissante.

Un bel hommage à The Cure

Il ne faut pas s’en cacher, Strange as Angels permet au duo de s’attaquer avec détermination au disque de reprises d’un groupe phare de la scène eighties. Chrystabell sings The Cure regroupe 13 chansons, chacune tirée d’un des 13 albums de The Cure, avec A Forest, Charlotte Sometimes, Drowning Man, The Walk, Just Like Heaven et les célébrissimes Lullaby et Friday I’m In Love. Le disque doit sortir en juin avec deux singles mis en avant, Charlotte Sometimes avec sa vidéo illustrée par une scène du film Ham on Rye de Tyler Taormina, et The Walk. Produit, arrangé et conçu par Marc Collin, l’album met en avant la voix ensorcelante de l’égérie de David Lynch pour un duo intitulé Strange As Angels, du nom d’une chanson de The Cure. Une seule artiste seulement car le producteur la voulait sur scène pour chanter ces reprises avec cette voix unique, chaude et apaisante, comme le montre l’affiche de l’album où Chrystabell regarde ailleurs dans un signe de défiance. Nouvelle vague était déjà un concept très bien monté, Strange as angels reprend un concept déjà éprouvé, des chansons de qualité réinterprétées à la sauce moderne et une touche de sensualité qui sied très bien aux chansons.

Strange as angels est un bel album, très bien produit et interprété avec talent par la chanteuse Chrystabell. Il est à découvrir ce 18 juin pour un beau moment de sensualité.

Foams dévoile Are you satisfied? chez Alter K, un premier Ep qui annonce la couleur!

Le premier EP du groupe Foams est sorti vendredi dernier et c’est une très belle surprise. Le groupe électro dark se distingue par une chanteuse qui occupe tout l’espace, dans la lignée de Garbage avec Shirley Manson ou Gossip avec Beth Ditto. Sophia a une vraie voix qui en impose pour accompagner une musique qui fonctionne à la perfection.

Une musique qui fascine

Are You Satisfied ?, distribué chez Alter K, est porté par le single Ghost Town et tout est limpide. Les textes sont profonds, la musique est résolument électro et la voix s’insinue dans l’esprit pour ne plus le quitter. Pour la petite histoire, Ghost Town est un petit miracle car le groupe a failli disparaitre suite à des évènements malencontreux, mais ils sont bien là et rien ne peut plus les arrêter. Le groupe se compose de 5 membres avec Sophia Radi, Alexandre Laudou, Ferdinand Rautureau, Anatole Bonnafous et Paul Audry tous réunis autour d’une passion commune pour la musique rock. Une inondation a failli signer la perte des instruments et la fin du groupe, heureusement que ce n’est dorénavant plus qu’un vilain cauchemar que Foams a pu surmonter malgré même le départ de Sophia en Norvège, qui a permis aux 4 membres restants d’investir dans des synthétiseurs pour des productions plus électroniques. Comme le montre Ghost town, cette évolution a été salutaire. Le single souligne la froideur du monde urbain moderne et un omniprésent jeu des apparences. Le clip tourné dans l’atelier déserté de la sculptrice Roseline Granet en live-session montre chacun des musiciens s’échinant sur leur musique électro très tendance. Les morceaux du Ep interrogent sur notre propre perception dans un monde de plus en plus déshumanisé. Ghost Town souligne le peu d’empathie dégagé par un monde tourné vers le virtuel et la vitesse. Good Night parle de l’impossibilité de se déconnecter et de trouver le repos la nuit, quitte à sombrer dans les insomnies. Losing My Mind lâche les chevaux et interroge sur les fondements de l’existence urbaine. Enfin Vital Vibration conclut l’album concept en beauté avec une réhabilitation de la personnalité par delà les avanies du réel.

Foams fait plaisir à entendre, la musique électro teintée de rock prend aux tripes avec la voix vibrante d’une chanteuse hors de contrôle. Il est temps de les écouter et de vous faire votre propre opinion!

Le groupe Berling Berlin dévoile son nouveau single un signe de toi le 16 juin 2021

Le premier EP éponyme du groupe Berling Berlin date déjà de 2019 et le second intitulé 2 de 2020. Les 4 garçons dans le vent sont de retour avec des chansons en français, anglais ou espagnol. La musique aux tonalités très eighties fait toujours s’enthousiasmer les synapses avec une belle comparaison entre avant (années 80) et aujourd’hui (2021), jusqu’à se demander si l’insouciance est enfouie très profondément.

Une musique ultra référencée

Les 4 jeunes hommes ne le cachent pas, ils se réclament des jeunes gens modernes, de la scène acid house de Madchester et de la New Wave chère aux années 80. Les 4 se nomment Juan Merello au chant et à la guitare rythmique, Quentin Rodier à la lead guitare), Maximilien Galatola à la basse et Hugo Launer Coasialls derrière les fûts. Ils font penser à d’autres groupes sans complexes qui ne pensent qu’à lâcher les chevaux, The Stones Roses, The Cure, The Smiths ou The Music en tête pour cette voix fragile, ses guitares délicatement entrelacées et cette envie d’en découdre. L’ambiance très pop rock a le magique pouvoir de faire bouger les hanches, adieu la prise de tête, bonjour le lâcher prise. Le groupe s’est formé en 2017 quand le chanteur a débarqué à Paris direct de Montevideo. Le ton se veut ouvertement nostalgique grâce à ses guitares entremêlées, les nappes de synthé et la basse dansante très Joy Division. La batterie est elle aussi ultra rythmée et rebondit sur la voix de baryton du chanteur. Les chansons plutôt en anglais mais parfois aussi en français ou en espagnol font penser à l’arrivée d’un quidam dans un milieu étranger, avec la nécessité de s’adapter et de faire son trou tout en restant lui-même. Certains ont connu le groupe avec le morceau addictif Façade, c’est une bonne entrée en matière dans un univers qui donne la pêche et laisser penser que le rock n’est pas mort, heureusement pour nous.

Un signe de toi est une belle confirmation des talents du groupe pour farfouiller dans une époque réjouissante pour donner la pêche. La guitare est cinglante, la voix rappelle des devanciers des années 80 comme le frère Sirkis , c’est dark et profond, ça s’écoute encore et encore.

Esther Andersen, un magnifique album de Thimothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Esther Andersen, un magnifique album de Thimothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse)

Quand on découvre l’immense Esther Andersen, sur l’étalage du libraire, on est comme happé par cette magnifique couverture ! Une aquarelle aux couleurs douces et belles. La nature à perte de vue… Avec un petit garçon à vélo…

Chaque page de cet album est comme un tableau qu’on ne se lasse pas de regarder.

Le texte de Thimothée de Fombelle est court, poétique et intense. Il permet au lecteur d’interpréter lui-même les splendides illustrations d’Irène Bonacina.

L’histoire raconte les vacances rituelles d’un petit garçon, chaque été, chez son oncle. Il prend le train tout seul. C’était pour lui le plus beau jour de sa vie ! Son oncle Angelo l’attend avec impatience. Il habitait au milieu des champs de maïs. La nature avait pris possession de sa maison et cela, c’était merveilleux ! Le petit garçon connaissait par cœur tout ce qui entourait la maison de son oncle et parcourait des kilomètres en vélo, chaque jour. Jusqu’au jour où il roula « deux heures de plus pour être bien certain d’être perdu » …
Et là, ce fut la grande découverte !

Esther Andersen est tout simplement aussi magique et poétique que ses illustrations aquarelles. Et à mettre entre toutes les mains, les petites comme les plus grandes ! Notre coup de coeur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 16 juin 2021
Auteur : Thimothée de Fombelle
Illustrateur : Irène Bonacina
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 24,90 €

Basic Instinct, le sulfureux thriller de Paul Verhoeven ressort en salles le 16 juin en version 4K

En 1992, la planète ciné s’affolait sous les coups de boutoir d’un réalisateur néerlandais toujours friand de polémique. Des scènes explicites n’y allaient pas par quatre chemins pour montrer la relation toxique entre un policier chargé en hormones interprété par Michael Douglas et une romancière moralement ambigüe sous les traits d’une volcanique Sharon Stone. Il n’en fallait pas plus pour affoler les médias. L’érotisme soft peut aujourd’hui prêter à sourire mais la caméra du maitre savait y faire pour révéler les félures des personnages. Alors, on y retourne?

Sous les ébats, le crime

Basic Instinct a gagné ses galons de film culte si on en juge par le nombre de parodies et de références qui ne cessent de jaillir annuellement. La scène de l’interrogatoire, forcément, ne cesse de faire tressaillir les sourcils. Si le film a formellement un peu vieilli, il reste d’une efficacité absolue avec ce policier constamment poussé à bout dans ses retranchements et au-delà, sous les coups de boutoir d’une belle incendiaire. Le propos n’était déjà pas très consensuel à l’époque, il l’est encore moins aujourd’hui. Le mâle dominant use de sa force, l’héroïne revêt la beauté du diable, la relation relève d’un fantasme sociétal pur, pas du tout crédible, mais tellement cinématographique. Quasiment blonde hitchcockienne, elle invoque d’autres actrices blondes qui ont hanté avant elle le cinéma du maitre anglais, pas toujours des anges, pas tout à fait des démons, mais suffisamment ambivalentes pour permettre la comparaison. Le réalisateur se concentre sur ses deux protagonistes, éludant les effets de style pour les faire occuper l’espace, encore et encore, parfois trop, sacrifiant une certaine subtilité espérée pour verser dans la caricature outrancière. Mais c’est le jeu, on parle d’assassin et de meurtres, et d’ébats volcaniques, il s’est donc mis au niveau, donnant au film une belle unité globale. L’héroïne cherche de la matière pour ses écrits, elle se met en scène et n’hésite pas à en faire des tonnes, pour l’amour de l’art en somme. Le mâle alpha devient un mouton de panurge, mené en bateau par son égo et son appétit, le piège parfait.

Le film est de retour en version restaurée 4K, également disponible en édition limitée steelbook UHD / 2 blu-ray avec un livret incluant les notes de production et de restauration et plus de 2 heures de bonus, de quoi donner envie de replonger dans les nineties avec ce délicieux gout d’interdit.

Ma première peinture magique, Le jardin (Usborne)

Ma première peinture magique, Le jardin (Usborne)

Votre enfant adore dessiner, ou peindre ? Mais il ne sait pas trop comment faire… Alors, le cahier d’activité Ma première peinture magique est fait pour lui !

Ma première peinture magique, Le jardin, est un livre de coloriage pas comme on les connaît. Car ici on peint, on ne colorie pas. Et le plus magique est qu’il suffit juste d’un pinceau trempé dans de l’eau pour que les couleurs apparaissent ! Un véritable enchantement !

Ainsi le jeune enfant pourra peindre un renard, aux couleurs chatoyantes, un bourdon, un arbre, un écureuil, un papillon… et encore plein d’autres tableaux de la nature !

Le pinceau est fourni avec le livre !

Ma première peinture magique, Le jardin, promet de beaux moments d’activité peinture sans risque ! Que du bonheur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : Emily Beevers
Illustrateur : Emily Beevers

Editeur : Usborne
Prix : 6,95 €

Sound of Metal, un film puissant de Darius Marder sur l’univers des sourds et malentendants, sortie le 16 juin 2021

Un batteur de groupe metal doit faire face à une infirmité inattendue quand il devient sourd du jour au lendemain. Ses rêves s’effondrent ainsi que sa relation avec sa copine chanteuse du groupe. Darius Marder choisit un ton intimiste pour faire passer un message de résilience pour tous ceux qui doivent continuer à vivre avec un handicap, et y parviennent à force de volonté. La gestion des sonorités donne à Sound of Metal des accents de vérité qui font toucher du doigt un monde différent. Sortie le 16 juin 2021 dans les salles pour un film à découvrir au cinéma pour sa très belle gestion des émotions.

Le monde du silence

Le sound design de Sound of Metal est un modèle du genre avec des sons plus ou moins étouffés selon les protagonistes qui tiennent la caméra. Le couple formé par Ruben (Riz Ahmed vu dans Night Call et Venom) et Lou (Olivia Cooke vue dans This is not a love story et Ready Player One) vit une existence bohème entre concerts de Metal et voyages en Mobil home, la musique lie leur quotidien, metal sur scène, blues dans leur petit cocon. Mais leur équilibre se délite quand Ruben perd son audition, l’incompréhension le dispute à la stupéfaction, le drame prend ses racines dans l’injustice ressentie et l’abattement qui le suit. Riz Ahmed est suivi pas à pas dans un processus de reprise en main, d’abord via une experience dans une communauté de sourds où il apprend le langage des signes et se reconstruit petit à petit, puis avec une opération qui lui permet d’entendre à nouveau. Olivia Cooke interprète une compagne défaite qui tente d’abord d’aider son compagnon mais baisse les bras devant l’ampleur de la tâche. Darius Marder est connu pour avoir été le scénariste de The Place Beyond the Pines, il tente ici un film concept où le spectateur plonge, d’abord avec effroi puis avec plus de sérénité dans un monde de silence pour une expérience émotionnelle forte qui le fait avancer au même rythme que le personnage principal. C’est puissant, c’est intense, c’est doux, c’est dur, un film à découvrir absolument au cinéma pour de beaux frissons d’émotion.

Film très intimiste, Sound of Metal développe une force peu commune pour une expérience cinéma qui ouvre des perspectives.

Synopsis: Ruben et Lou, ensemble à la ville comme à la scène, sillonnent les Etats-Unis entre deux concerts. Un soir, Ruben est gêné par des acouphènes, et un médecin lui annonce qu’il sera bientôt sourd. Désemparé, et face à ses vieux démons, Ruben va devoir prendre une décision qui changera sa vie à jamais.

[BD] Jylland tome 1 : quand les vikings rencontrent Machiavel (Ed. Anspach)

[BD] Jylland tome 1 : quand les vikings rencontrent Machiavel (Ed. Anspach)

Imaginez un monde où les vikings s’interdisent de piller ou de monter des expéditions pour aller combattre leurs voisins. De retour de l’une de ses expéditions, ce sont les nouvelles règles que découvrent Sten lorsqu’il repose les pieds sur la terre ferme de Jylland. Car entre temps, son souverain et père le Roi Magnulv se sera converti au Christianisme et aura instauré la paix pour une nouvelle ère.

Voilà qui n’est pas du tout du goût de Sten, assoiffé de pouvoir et de richesses. Mais hors de question de s’opposer de front au pouvoir en place… Stratège et manipulateur, le chef de guerre va avancer ses pions à couvert avec un seul objectif : restaurer l’esprit viking tel qu’il le conçoit. Une partie d’échecs menée de mains de maître par le duo d’auteurs Bruno De Roover et Przemysław Kłosin.

On découvre ainsi dans ce premier album un scénario maîtrisé qui dresse le portrait d’un personnage fort, véritable Machiavel dont l’esprit ne cherche qu’à détruire ce qui l’entoure tout en retournant l’opinion à sa faveur. Un récit bien construit et illustré avec brio qu’on suivra de près. Avec trois premiers albums déjà programmés, on ne peut qu’avoir hâte de tenir entre nos mains les prochaines parutions !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Le chef Viking Sten rentre dans son royaume avec son équipage après une campagne de pillages de plusieurs mois.
La situation a changé dans son pays natal. Son père mourant, le Roi Magnulv, a décidé de convertir son peuple au christianisme. Il souhaite que tous les royaumes de Jylland soient pacifiés. La vieille culture Viking doit être définitivement révolue. Plus de pillages et de combats… Rodor le frère de Sten, succède à son père. Il souhaite maintenir cette politique pacifique. Sten n’est pas autorisé à conserver ses trésors conquis. Révolté, il cherche à détruire cette nouvelle politique.… Mais comment tuer une religion ?

Date de parution : le 16 avril 2021
Auteurs
: Bruno De Roover et Przemysław Kłosin.
Genre : histoire, policier
Editeur : Editions Anspach
Prix : 14,00 € (46 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le Château d’Auvers-sur-Oise mélange avec bonheur peinture impressionniste et art contemporain avec l’exposition Battre la mesure du ciel de Tony Soulié

Le château d’Auvers-sur-Oise est heureux d’annoncer la réouverture du domaine de 9 hectares avec un parcours Vision impressionniste, limité à une jauge de 5 personnes toutes les 15 minutes pour respecter les mesures sanitaires nécessaires. Construit au XVIIe siècle par un riche financier italien, le château est situé à moins de 30km de Paris pour un choc esthétique inédit.

Un lieu de culture somptueux

Un bâtiment majestueux est juché au cœur d’une région qui a inspiré les plus grands artistes, à commencer par les impressionnistes les plus renommés au XIXe siècle. Monet, Pissaro, Manet, Van Gogh et Cézanne semblent hanter les lieux. La visite débute avec l’exposition consacrée à l’artiste Tony Soulié, considéré comme l’un des fers de lance de la nouvelle abstraction française des années 1970-1980 et artiste invité pour le 40ème anniversaire du Festival d’Auvers-sur-Oise, L’Opus des 40 ans, présente au sein de l’Orangerie Sud du Château d’Auvers, salle voûtée du XVIIème siècle. 16 œuvres utilisent des techniques mixtes avec une majorité de grands formats sur le thème des fleurs, de la nature et du paysage. Les influences sautent aux yeux, de Rothko à Pollock, la visite est passionnante. Puis la collection permanente du chateau offre un deuxième choc artistique avec un parcours immersif à travers plusieurs salles présentant un spectacle proche de celui de l’Atelier des lumières, les peintures défilent sur des écrans, avec en plus les commentaires dispensés par Jacques Gamblin. C’est ludique, pédagogique, immersif, pas roboratif pour un sou, des sessions de 5 à 9 minutes s’enchainent pour des explications lumineuses pour mieux comprendre le siècle des impressionnistes.

Quelques tableaux et la reconstitution d’un atelier de peintre, la fontaine décorée de mosaïques de coquillages, un parc à la française, un parc à l’anglais et une vue inimitable sur les environs finissent de convaincre sur la beauté du lieu et la majesté des collections. L’exposition Tony Soulié est à découvrir jusqu’au 19 septembre 2021 et le lieu est un véritable éblouissement situé non loin de Paris, accessible en train ou en voiture, impossible de ne pas se laisser tenter, surtout si le soleil est au rendez-vous, idéal pour admirer une lumière qui a plu à tant d’artistes prestigieux.

Par une mer basse et tranquille, roman de Donal Ryan (Albin Michel)

Par une mer basse et tranquille, roman de Donal Ryan (Albin Michel)

Donal Ryan nous offre un superbe roman avec Par une mer basse et tranquille. Pas du tout une lecture « tranquille ». Dès le début, on suit Farouk, médecin syrien, en plein enfer. Il veut à tout prix protéger sa famille. Le seul moyen est de fuir et de traverser la Méditerranée. Il faut tout abandonner. Aucun autre moyen de sauver sa peau. Et celle de sa femme et de sa fille. Il faut aller jusqu’en Irlande. On lit cette première partie à toute vitesse, le cœur serré… Comment vont-ils y arriver… On se met dans la peau de Farouk et d’un seul coup, on comprend ce que peuvent vivre tous ces migrants Syriens, ou autre, qui partent en exil. Question de vie ou de mort.

Puis la seconde partie n’a plus rien à voir comme ambiance. Elle est réservée à un jeune Irlandais, Lampy, qui rêve de quitter son pays, l’Irlande. Il est malheureux, abandonné par sa petite amie… Un tout autre contexte de vie !

Quant à la dernière partie du roman, il s’agit de John. Il est à la fin de sa vie et a besoin de confesser ses nombreux péchés. Tout ce qu’il ne fallait pas faire avec sa famille ou ses amis, il l’a fait. Il le confesse à ce prêtre et demande à être pardonné et cherche la rédemption avant de mourir.

Bref, trois histoires, trois ambiances, trois vies que tout oppose. Si ce n’est le côté humain de chacune. L’Homme au cœur du roman.

Par une mer basse et tranquille, est un beau roman, empli d’humanité.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2021
Auteur : Donal Ryan
Editeur : Albin Michel
Prix : 21,90 €

La ville de Rouen accueille l’évènement artistique majeur La clairière d’Eza Boto pendant 6 mois

La saison Africa2020 est un évènement artistique appelé à faire date dans la capitale de la Normandie, Rouen, avec des installations invoquant le grand personnage camerounais Mongo Béti. Assez peu connu en France, le grand activiste, écrivain, romancier, essayiste, enseignant, libraire et éditeur, a vécu une vie de combat en s’engageant dans la lutte anticolonialiste de tout son corps. En 1966, il est devenu professeur agrégé en lettres classiques, de quoi gagner une stature capable de faire entendre encore plus haut sa voix. La ville de Rouen offre un bel hommage à la hauteur d’un homme passionnant.

Une exposition comme un grand cri de liberté

C’est à l’occasion d’une journée passée à Rouen que l’évènement s’est dévoilé dans toute sa majesté. La fin des mesures sanitaires les plus strictes va permettre de prendre le train ou la voiture pour découvrir toutes les installations disséminées dans divers lieux emblématiques de l’agglomération rouennaise. La Clairière d’Eza Boto fait référence au pseudonyme utilisé en 1954 par Mongo Béti pour faire publier aux éditions Présence africaine le brûlot Ville cruelle appelé à faire date, le livre a d’ailleurs été offert à tous les journalistes pour que chacun puisse prendre connaissance du contenu d’un livre obligatoire et nécessaire. Le projet s’inscrit dans une programmation s’étalant sur plusieurs sites avec l’intervention d’artistes internationaux pour contextualiser le parcours d’un des précurseurs de la pensée africaine. Ce sont N’Goné Fall, commissaire de la Saison Africa2020,Yves Chatap commissaire de l’exposition et des organisateurs qui ont accueilli les visiteurs parisiens pour les accompagner sur les différents lieux de l’évènement. La visite a débuté au Lycée Pierre Corneille de Rouen pour découvrir le travail des lycéens qui ont réuni des livres et des explications sur la vie et l’oeuvre de Mongo Béti, tout se touche et s’analyse, c’est délicieusement amateur et empreint de sincérité, loin de tout académisme synonyme de distanciation. Le personnage doit s’approprier, et pour cela il faut mettre la main à la pâte. Deuxième étape au musée Le Secq des Tournelles pour admirer les oeuvres en fer de l’artiste sénégalais Ndary Lo au cœur d’un musée de la ferronnerie étonnant, très étonnant même et très attachant. Puis direction le Musée des Beaux-Arts pour se rendre compte de la richesse des collections permanentes (et penser à y revenir très rapidement) et découvrir des oeuvres ambitieuses et graphiques de l’artiste malgache Malala Andrialavidrazana, représentatives de visions du monde différentes de l’ethnocentrisme européen. La visite s’est terminée à L’orangerie – jardin des plantes de Rouen pour la visite de la fameuse clairière d’Eza Boto constituée d’oeuvres d’artistes singuliers et tous tournés vers les concepts d’identités, de mémoires et de reconfiguration géopolitique des territoires de l’art contemporain.

Cette journée à Rouen fut un enchantement artistique et culturel autour d’un personnage iconique de la décolonisation en Afrique. Cette exposition est un véritable must see immanquable de la saison artistique et culturelle, tournée vers la découverte de l’autre et des oeuvres qui interrogent sur l’identité humaine, avec des artistes majeurs de la scène africaine actuelle.

Le Grand Palais Ephémère ouvre enfin ses portes face à la Tour Eiffel

Le Grand Palais Éphémère. Champs de mars, Paris. 28/04/2021 Wilmotte & associés architectes @Patrick Tourneboeuf/RMN_GP/Tendance Floue

Après plusieurs mois de montage et d’assemblage, le Grand Palais Ephémère est prêt à prendre le relais du Grand Palais pendant la période des travaux qui lui redonneront une nouvelle splendeur. Jusqu’en 2024 et les Jeux Olympiques de Paris, le lieu de culture accueillera des grands évènements artistiques avant de laisser des épreuves sportives se dérouler au sein de ses 10 000m² d’installations. Avant d’être peut-être démonté, à moins que sa présence ne devienne véritablement pérenne…

Un lieu écoresponsable

Echafaudé par des entreprises exclusivement françaises, le Grand Palais Ephémère s’intègre parfaitement au quartier historique du Champ de Mars, juste en face de l’Ecole Militaire et dans le prolongement de la Tour Eiffel. Avec une nef principale d’une portée de 51 mètres, sans aucun poteau ni élément structurel déchirant l’espace, le lieu est porté par 44 arches monumentales qui ont pu être assemblées dans un délai de 3 mois, offrant aux riverains et aux gens de passage le spectacle d’une haute technologie en action. La Rmn-Grand Palais et Paris 2024 se sont associés pour créer un lieu à la fois sobre et respectueux de l’environnement. Sa conception en bois par Jean-Michel Wilmotte garantit l’obtention d’un label PEFC montant bien que le bâtiment est issu d’une forêt gérée durablement. Un effort important a été fait sur l’acoustique, la thermique et la ventilation avec une double peau charpentée. Les deux fontaines autrefois présentes sur l’emplacement du Grand Palais Ephémère ont été conservées par dessous pour réapparaitre le moment venu. Une attention particulière a été portée à la minimisation des nuisances pour les riverains tout en s’insérant parfaitement dans un axe historique qui met ainsi en valeur une Ecole Militaire généralement oubliée. Chaque année, une structure additionnelle permettra d’accueillir la FIAC et Paris Photo pour porter la superficie à 18 000 m². La visite des lieux a permis de constater que rien ne semble avoir échappé aux concepteurs d’un bâtiment qui accueillera les épreuves d’escrime et de taekwondo aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

Dans l’immédiat, quelques évènements sont déjà prévus, le Happening Tempête conçu par Boris Charmatz du 12 au 13 juin 2021, le Palais Augmenté les 19 et 20 juin 2021, la Société en chantier de Rimini Protokoll du 23 au 26 juillet 2021. Tout pour accueillir les visiteurs très rapidement, dans le respect des gestes barrières et d’un protocole sanitaire strict, pour lancer la carrière d’un Grand Palais Ephémère appelé à devenir central dans la vie parisienne culturelle et sportive.

Au bord de la mer, un album sonore à toucher (Editions Usborne)

Au bord de la mer, un album sonore à toucher (Editions Usborne)

Les Editions Usborne nous envoie un bel air de vacances avec son dernier album Au bord de la mer. C’est à la fois un album cartonné, tactile et sonore.

Le tout jeune lecteur sera ravi d’appuyer sur la petite rondelle qui dévoilera le cri du goéland ou les coups de bec de l’huitrier-pie, ou le roucoulement du pluvier, ou encore la tempête qui se déchaine !
Au bord de la mer est un superbe album, très gai, avec de chouettes couleurs et aide l’enfant à découvrir le monde de la mer. Une très bonne idée de cadeau !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 10 juin 2021
Auteur : Sam Taplin
Editeur : Les Editions Usborne
Prix : 13,50 €

Le violoniste norvégien Ola Kvernberg dévoile son nouvel album Steamdome II le 11 juin 2021

Ola Kvernberg est un violoniste, multi-instrumentiste, compositeur et producteur de jazz norvégien. Né en 1981 en Norvège, il officie depuis 2021 avec l’ensemble de jazz de l’Université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU) avec qui il a sorti le titre Stjernesludd. Il sort aujourd’hui Steamdome II The Hypogean avec un groupe agrandi pour de belles émotions musicales.

Un beau mélange des genres

Ola Kvernberg ne reste pas arcbouté sur ses acquis. Il agrandit son groupe, ajoute du chant et des boites à rythme et recherche l’expressivité maximale pour un beau melting pot des genres. Son album ressemble à une heure de thérapie musicale pour mettre à distance la pandémie et l’angoisse ambiante. Le voyage est passionnant avec des détours par Gustav Mahler, Fela Kuti, John Williams, Luke Vibert, Kraftwerk, Caetano Veloso, Billie Eilish et Squarepusher qui soulignent les envies d’évasion de l’artiste. Steamdome II – The Hypogean cherche surtout à sortir des sentiers battus, les sonorités s’ajustent de manière inattendue, les notes voguent entre calme saharien et détours ambients. Le musicien de jazz n’hésite pas à invoquer les musiques du monde, le rock progressif, la musique électronique et des intrigues de musiques de films pour dérouter et intriguer l’auditeur. Pour parfaire le tableau, le musicien s’est entouré des meilleurs musiciens de la scène jazz et pop norvégiennes. Il n’hésite pas non plus à utiliser des synthés, des boîtes à rythmes, du piano préparé, des harpes, de l’orgue et des voix pour un panorama musical exaltant, entre voyage stellaire et grottes souterraines. Les musiciens ont été invités à se mettre en danger, le bassiste Nikolai Hængsle a pris une guitare et Daniel Formo a utilisé des machines faites maison à la place de son orgue Hammond. Le projet Steamdome a été lancé en 2016 pour un succès fulgurant dans son pays natal.

Ola Kverberg propose une musique tout à tour langoureuse et rythmée pour un voyage musical surprenant à découvrir le 11 juin 2021.

Authentique mais vrai de Philippe Clair, un livre d’entretiens passionnant aux éditions Christian Navarro

Les éditions Christian Navarro présentent un livre d’entretiens entre le réalisateur Philippe Clair et Gilles BotineauAuthentique mais vrai !. Celui qui est né Prosper Charles Bensoussan au Maroc est quelque peu passé de mode et peu sont ceux qui le connaissent dans la nouvelle génération. Il a pourtant popularisé l’humour pied noir au cours des années 70 avec des films comme La grande Java, La grande Maffia, Tais-toi quand tu parles ou Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir. Les succès publics ont quelque peu contrasté avec les critiques assassines qui ne l’ont jamais ménagé. Il cherche à rétablir la vérité avec sa vérité à lui dans cet ouvrage truculent, très subjectif et très agréable à lire.

Le cinéma à la mode pied-noir

La chronologie des films de Philippe Clair sert de fil rouge aux différents chapitres du livre. Du premier Déclic et des claques en 1964 jusqu’au dernier Si tu vas à Rio… tu meurs en 1987, c’est toute une carrière qui défile avec ses coups de cœur et ses coups de gueule. Le premier film a d’ailleurs fait l’objet d’un authentique remake déguisé avec La vérité si je mens, sans qu’il ne soit jamais cité, ce qui est assez représentatif selon lui de sa place dans l’histoire du cinéma français. Il a pourtant lancé la troupe des charlots en 1970 avec la Grande java, Aldo Maccione dans la Grande Mafia en 1971 et dirigé Jerry Lewis. Les acteurs ne l’ont jamais lâché, il a d’ailleurs notamment fait jouer Michel Galabru et Alice Sapritch, le public lui a fait des grands succès publics, mais le mal provient selon lui de films qu’il a influencés et qui devenus des navets dont la postérité lui donne la responsabilité. Le réalisateur disserte sur sa carrière, distribuant les bons et les mauvais points, se prêtant des talents innés de comique et de gagman à l’origine de quelques films au-delà du million de spectateurs. Mais comme il est avant tout à l’origine de gags restés dans la légende, il souligne surtout sa capacité innée à multiplier les films humoristiques comme les bons pains. De quoi sérieusement revoir la hausse sa place dans la postérité. Le livre regorge surtout d’anecdotes qui offrent un éclairage unique sur le monde du cinéma, pas toujours ragoutant. La passion du cinéma et la persévérance du personnage ressortent à chaque page et suscitent l’admiration pour un personnage qui a su faire fi des mauvais langues pour creuser son sillon coute que coute.

Le livre est une sorte de testament pour redonner ses lettres de noblesse à un réalisateur trop souvent vilipendé par la critique, à la limite de la mauvaise foi gratuite, ce qui donne envie de lire le livre pour en savoir plus et rentrer au cœur d’une passionnante histoire du cinéma.

Synopsis: Dans cet ultime ouvrage, le réalisateur de Rodriguez au pays des merguezTais-toi quand tu parlesPlus beau que moi tu meurs et Par où t’es rentré… On t’a pas vu sortir se dévoile comme jamais et nous entraîne dans un univers haut en couleur. D’Annie Girardot à Jerry Lewis, en passant par Fernandel, Michel Galabru, Gérard Oury, Louis de Funès, Jacques Dufilho, Les Charlots, Aldo Maccione et Sergio Leone, Philippe Clair évoque ainsi ses plus belles rencontres (mais également les pires), sans oublier ses succès, ses échecs, ses colères… parfois même, ses regrets.
Un livre constitué de nombreux documents inédits : photos de tournage, affiches étrangères, lettres, etc.
Décédé le 28 novembre 2020 à l’âge de 90 ans, l’homme laisse derrière lui une œuvre incroyablement riche, souvent méprisée, mais qui a su faire rire des millions de spectateurs.  

La chanteuse Thérèse dévoile son nouveau clip Skin Hunger

La chanteuse Thérèse a déjà dévoilé son premier clip T.O.X.I.C le 30 septembre 2020 pour une musique très urban pop / bass music. Bien soutenue par la presse et le public, la chanteuse qui est également styliste, mannequin et activiste parisienne a sortit en mars 2021 son premier EP Rêvalité. Le clip de Skin Hunger est dans la même continuité, forcément envoutant.

Un titre comme un manifeste

Les réseaux sociaux sont partout. Tinder, Grinder, Instagram, Facebook, Twitter, Whatsapp, Linkedin, Zoom, Telegram, les moyens de communiquer n’ont jamais été aussi nombreux, et pourtant tout passe via les écrans, plus rien ne semble réel, tout est filtré et la sensibilité personnelle est mise à mal. Le virtuel s’installe dans les foyers à la place du social et dans les esprits, mais ne sommes-nous pas coupés des autres? Skin Hunger évoque sur un ton direct la sexualité empêchée, d’un point de vue féminin. Le manque de peau, de chair et d’humanité risque de devenir la norme, avec tous les gouffres que cela peut contenir et pour conséquence la distanciation humaine. T.O.X.I.C avait pour objectif de s’immiscer très profondément dans l’esprit, Chinoise ? visait le cœur, Skin Hunger est un vrai appel au corps. Le clip réalisé par Génial Pictures, soit Charlie Montagut et Thomas Daeffler, vise à mettre en image les intentions musicales de l’artiste pour un résultat éloquent. Thérèse alias Claudia, Maniseng, Lin Fu Xian Sayarath dans le civil ne cache pas ses origines chinoises, bien au contraire. Elle est née à Ivry-sur-Seine et refuse les étiquettes pour choisir la liberté, sa liberté, sans mettre la langue dans sa poche. Invitée à réagir sur les plateaux télé, elle a rebondit sur la sinophobie engendrée par les débuts de la pandémie, également sur sa chaîne YouTube, toujours pour promouvoir l’empathie et le vivre ensemble avec des messages positifs, parlant également de self love et l’indocilité féminine, tout à fait elle.

Skin hunger est à découvrir ce 9 juin pour apprécier une chanteuse engagée et au ton très personnel.

Le père de Nafi, une belle histoire d’amour sénégalaise à la Roméo et Juliette de Mamadou Dia, en salles le 9 juin 2021

Au fin fond du Sénégal, un imam modéré voit l’arrivée en force de son frère prêt à livrer la région à une horde d’extrémistes avides de pouvoir et d’âmes à convertir. Les deux sont rivaux et leurs enfants s’aiment, donnant au film des airs de tragédie shakespearienne. Le film touche et émeut, une vraie belle surprise venue d’Afrique initialement prévue pour la fin d’année 2020 et replanifiée au 6 janvier 2021.

L’Afrique entre tradition et modernité

Le réalisateur Mamadou Dia place d’entrée ses personnages à la croisée des chemins. Les deux frères se toisent et campent sur leurs positions, le frère Imam respire la bienveillance et la retenue prudente. De caractère craintif et précautionneux, il ne cherche pas la lumière et fonde de grands espoirs dans sa fille Nafi. Celle-ci aiguise l’appétit des hommes mais ne rêve que d’études scientifiques à Dakar. Face à eux, le deuxième frère Oussmane traficote avec les islamistes de l’autre côté de la frontière du Mali. Les enfants Nafi et Tokara s’aiment mais doivent attendre l’assentiment familial que les circonstances de plus en plus tendues n’aident pas à faire advenir. Bien que situé dans une zone visiblement reculée, le film stigmatise les dangers auxquels l’Afrique entière doit de plus en plus faire face. Les tensions politiques et religieuses cachent des appétits personnels carnassiers et une volonté de mise sous coupe des habitants. L’imam en retrait est d’abord pris en otage par une population séduite par les promesses du frère, mais les manières très retorses de ses collaborateurs islamistes remettent le frère imam au centre du jeu. Le film insiste sur cette manie humaine de changer d’avis selon le sens du vent. Les deux amoureux doivent faire face à ces adultes prisonniers de leurs travers, jusqu’au drame final, prévisible mais tout de même inopiné. Le rythme du film entraine les spectateurs dans une véritable tragédie grecque qui séduit tout du long.

Le père de Nafi est une vraie bonne surprise venue d’Afrique avec ces êtres ballotés entre aspirations à la liberté et la tentation de l’ordre islamique établi et sécurisant. Mamadou Dia réussit une véritable prouesse avec ce film qui décrit si bien les caractères très humains d’une population sénégalaise qui ressemble finalement à toutes les autres, dont la notre.

Synopsis: Dans une petite ville du Sénégal, deux frères s’opposent à propos du mariage de leurs enfants. Deux visions du monde s’affrontent, l’une modérée, l’autre radicale. Les jeunes Nafi et Tokara rêvent, eux, de partir étudier à Dakar, la capitale, et de vivre avec leur époque. A la manière d’une tragédie, et alors que s’impose la menace extrémiste, les amoureux doivent trouver un chemin pour s’émanciper des conflits des adultes

17 blocks, un documentaire aussi réaliste que tragique de Davy Rothbart, sortie au cinéma le 9 juin 2021

17 Blocks fait partie de ces documentaires minuscules à la portée majuscule. A travers le destin brisé d’un jeune noir américain, c’est l’ensemble de la société US qui est visé, avec ses espoirs, ses impasses et ses rêves brisés. 95 minutes suffisent pour brosser le portrait d’une famille confrontée à ses démons, entre addictions démoniaques et problèmes judiciaires récurrents. A travers le destin de la famille Sanford, c’est une large focale qu’ouvre le film sur un pays divisé.

Un documentaire de la plus pure actualité

C’est en 1999 que le réalisateur Davy Rothbart commence à filmer le quotidien de la famille Sanford. Lorsqu’il rencontre le jeune Emmanuel Sanford, il vit dans l’un des quartiers les plus dangereux de la capitale américaine, Washington DC, situé à seulement 17 quartiers du Capitole, si loin si proche d’un pouvoir aveugle et désintéressé par le destin des plus démunis. 17 blocks suit deux décennies d’un destin tragique, celui de la famille Sanford, brisé par les écueils de l’existence, Emmanuel est un étudiant prometteur, son frère Smurf est un dealer notoire, sa sœur Denice est aspirante policière et leur mère Cheryl lutte contre une addiction à la drogue alors qu’elle doit élever sa petite tribu. La saga familiale fait rentrer dans l’intimité la plus personnelle d’une famille à qui rien n’est épargnée, ni le deuil, ni les problèmes d’argent, ni les problèmes judiciaires. 17 blocks révèle la violence inhérente à la vie américaine avec ces habitants confrontés à des conditions de vie insuffisantes pour assurer une juste montée dans l’échelle sociale pour les plus jeunes.

Les personnages sont réels, la qualité des images est parfois limite mais le tout donne une impression de vérité qui touche au cœur. 17 blocks est un documentaire triste mais réaliste, le reflet d’une réalité qui fait froid dans le dos, au moment où une nouvelle présidence se prépare et où rien ne semble destiné à changer.

Synopsis: En 1999, Emmanuel Sanford-Durant, 19 ans, et sa famille commencent à filmer leur quotidien dans le quartier le plus dangereux des États-Unis, juste à 17 pâtés de maison du Capitole. Ils n’ont pas arrêté de filmer depuis. Réalisé dans une unique collaboration avec le réalisateur et journaliste Davy Rothbart sur une période de deux décennies, « 17 Blocks » nous éclaire sur la crise actuelle d’une nation à travers une saga familiale profondément personnelle, brute et émouvante.

The Last Hillbilly, un documentaire sur l’Amérique perdue, réalisé par Thomas Jenkoeet Diane-Sara Bouzgarrou (Films de Force Majeure), sortie le 9 juin 2021

The Last Hillbilly ouvre une lucarne sur une Amérique oubliée, celle des premiers pionniers perdus dans un monde de chômage et de misère sociale. Primé avec le Grand Prix au Festival International du Film de Bordeaux, Prix jeune au Corsica.doc et sélectionné à l’ACID Cannes 2020, le documentaire offre une vision ignorée sur un immense pays qui ne fait que peu de cas de ses anciennes forces ouvrières, pour un présent cabossé et un avenir incertain.

Une plongée dans un milieu paupérisé à l’extrême

The Last Hillbilly se découpe en sections qui se concentrent sur différentes perspectives. Under the Family Tree ouvre le film avec un focus sur l’importance des racines familiales, menacées par une société moderne seulement intéressé par le profit et des médias stériles. Puis il y a la deuxième partie, The Wasteland, qui montre ceux qui ont décidé de ne pas quitter cette terre et observent son long déclin, sans renoncer pour autant à leur mode de vie. La troisième partie est Land of Tomorrow et s’intéresse aux enfants, ce sont eux qui continueront l’histoire familiale et leur innocence tranche avec l’âpreté du monde des adultes. L’énergie des plus jeunes fait espérer qu’ils pourront remplacer leurs ainés fatigués et sans illusions sur le futur de leur terre. Brian est le personnage principal du film, il évoque le passé glorieux de ce monde de mineurs déjà disparu, le présent anémié et le futur incertain. Il sent qu’une catastrophe est en train de se produire et que son monde se désagrège sans qu’il ne puisse rien y faire. La bande son amplifie ce sentiment de déliquescence avec une musique noise composée par Jay Gambit, musicien noise de la scène de Philadelphie dans le folklore appalachien et des bruits d’industries minières enregistrés sur place.

Un présentiment lancinant que tout va disparaitre empreint tout le film. La zone rurale reculée en plein cœur du Kentucky, avec son industrie minière en train de disparaitre après avoir fait sauter toutes les collines à la recherche de charbon fait froid dans le dos. C’est un revers désespérant de la modernité, ceux qui sont utiles un jour ne le sont plus le lendemain et ils sont abandonnés sans vergogne. A eux de garder espoir et de s’inventer un futur, ça ne va pas sans peine et sans atermoiements. Les hillbillies sont vus comme des péquenauds, à eux de faire preuve de résilience.

Synopsis: Dans les monts des Appalaches, Kentucky de l’Est, les gens se sentent moins Américains qu’Appalachiens. Ces habitants de l’Amérique blanche rurale ont vécu le déclin économique de leur région. Aux États-Unis, on les appelle les  » hillbillies  » : bouseux, péquenauds des collines. The Last Hillbilly est le portrait d’une famille à travers les mots de l’un d’entre eux, témoin surprenant d’un monde en train de disparaître et dont il se fait le poète.

Le Petit geai bleu, album pour tout-petit (Père Castor)

Le Petit geai bleu, album pour tout-petit (Père Castor)

Les Editions du Père Castor enrichissent encore leur collection Areuh. Après Canards de bain, voilà Le Petit geai bleu, avec comme toujours un CD audio qui va enchanter nos tout-petits.
La maman parle avec son bébé, « avec les grands A… et les petits EU… ».

Le tout-petit va découvrir des sons tout en musique et pourra à son tour imiter l’adulte, avec le son A, le son I, et la répétition de syllabes… Tout en douceur, tout est fait pour aider le tout-petit à découvrir le langage.

Le Petit geai bleu, un très joli album cartonné et illustré aux couleurs vives.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : Jo Witek
Illustrateur : Emmanuelle Halgand
Editeur : Père Castor
Prix : 12,90 €

Little Agatha Christie, une BD humoristique et pédagogique pour petits et grands à paraitre le 9 juin 2021 aux éditions La Boîte à Bulles

Les éditions La Boîte à Bulles ont déjà publié un ouvrage comique en juillet 2020 sur le petit Léonard de Vinci pour une mise à distance tendre et drolatique de l’enfance d’un génie, Mozart a eu droit au même traitement en avril 2017. C’est au tour de la romancière Agatha Christie de se voir mise en bulles dans des scénettes d’1 à 3 pages qui donnent le sourire.

Une enquêtrice en herbe

La naïveté juvénile de la petite Agatha Christie interroge sur notre supposé bon sens, laissant penser que l’innocence a parfois du bon. Miss Marple, Mister Kipling, Hercule Poirot, les noms célèbres abondent comme autant de références à son oeuvre littéraire à venir. Des pages d’enquête permettent de se glisser dans la peau de célèbres esprits érudits capables de résoudre les cas les plus mystérieux, rendant la lecture d’autant plus ludique. Les solutions sont indiquées à la fin de l’ouvrage avec des jeux supplémentaires pour continuer l’aventure et résoudre des énigmes! Enfin, une biographie explicative raconte l’histoire de la reine du crime, rendue mondialement connue par ses ouvrages retors aux dénouements toujours très surprenants!

L’ouvrage s’adresse autant aux petits qu’aux grands pour un moment de lecture sympathique qui remplit sa mission, donner envie de se mettre à dévorer les ouvrages de la grande Agatha Christie!

Synopsis: Avant d’être la célèbre écrivaine que l’on connaît, Agatha Christie a, elle aussi, été une enfant. Et pas n’importe quelle enfant ! Chez elle, tout est matière à mener l’enquête, à déchiffrer des énigmes et rien n’est plus amusant qu’une scène de crime nimbée de mystères !
Ainsi, elle réécrit à sa manière les contes les plus célèbres (l’histoire de « Boucles d’or » n’était-elle pas une machination de Petit Ours pour avoir plus de soupe ? La Sorcière de « Blanche Neige » est-elle la vraie méchante de l’histoire ?), transforme un thé entre poupées en scène de crime, et invente même le Cluedo à partir de sa maison de poupée !
Nous apprenons également qui était Miss Marple avant de devenir la célèbre détective des romans d’Agatha Christie, et c’est d’ailleurs elle qui nous révèle les solutions des enquêtes disséminées tout au long du livre…
Une fois encore, William Augel offre une bande dessinée à la fois enrichissante et amusante, emplie d’humour et de tendresse

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: William Augel / Alep

Nombre de pages / Prix: 80 pages / 16 euros

A LIRE