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Chasseur fait paraitre en solo son nouveau single La saison des pluies le 2 juillet

Certains se souviennent de son premier album Crimson King paru en 2020, Chasseur, alias le musicien et producteur rennais Gaël Desbois, est déjà de retour, toujours en solo, avec La saison des pluies, toujours dans une veine hypnotique et intense. Le single précède un album enregistré pendant le confinement et prévu pour cet hiver.

Un single lancinant

Chasseur propose un single qui rentre dans l’esprit pour ne plus le quitter. L’artiste cite comme références personnelles Alain Bashung, Alan Vega du groupe Suicide et Depeche Mode pour bien souligner ses aspirations à l’exigence. Le single La saison des pluies mélange groove inarrêtable et voix fascinante pour un résultat plus qu’addictif, à se demander pourquoi le morceau s’arrête au bout de 3 minutes alors qu’il pourrait facilement durer une heure. Les paroles parlent d’absence et de distance, et le clip réalisé par Xavier Champagnac pourra rappeler le film Dheepan de Jacques Audiard avec ce personnage venu d’ailleurs et comme perdu dans notre société. Cet homme qui marche avec un bouquet de roses rouges à la main pourrait être un vendeur à la sauvette exilé de son pays natal et obligé d’enchainer les petits boulots pour survivre. Il marche et change de paysages, sans but précis, semblant déambuler dans notre univers. La question taraude et interroge, surtout avec cette musique qui s’insinue dans les synapses. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Gaël Dubois a déjà un long CV. Moitié de Mobiil avec Olivier Mellano et de Del Cielo avec Liz Bastard, membre fondateur de Tchewsky & Wood avec Marina Keltchewsky, il a enchainé les projets. Musicien pour Miossec, Laetitia Shériff, Dominic Sonic et Santa Cruz, il connait le monde de la musique comme sa poche. Batteur, compositeur et producteur, il collabore également avec des compagnies de théâtre et de danse comme le Théâtre à l’envers, Sandrine Roche, Maud Le Pladec, le Théâtre de Chambre comme collaborateur musical et réalise et enregistre des musiques pour des films courts et des documentaires. En devenant Chasseur, il a sorti un EP 4 titres intitulé Dans la ville en 2017 et l’album Crimson King en 2020.

Un nouvel album est attendu à l’automne 2021 chez Reptile, le single La saison des pluies donne envie de l’attendre avec impatience pour en savoir plus sur les intentions de Chasseur.

https://www.youtube.com/watch?v=8LRVMhDlevg

La Galerie Roger-Viollet organise une magnifique exposition photographique intitulée Paris 1900, une Belle Epoque! du 1er juillet au 28 août 2021

L’agence photo Roger-Viollet, située au 6 rue de Seine à Paris VI a débuté sa mue fin 2020 en installant une galerie claire et lumineuse là où se situaient auparavant des locaux d’archives. Les archives sont toujours là, nombreuses, plus de 6 millions de clichés, mais le lieu reçoit dorénavant des expositions qui mettent en valeur le patrimoine photographique détenu par l’agence. Et ce sont des clichés de Paris en 1900 qu’il est possible d’admirer. Il ne suffit que de pousser la porte et de se laisser porter par la qualité des photos prises il y a plus d’un siècle, un sacré voyage dans le temps!

Une exposition comme un retour aux anciens temps

À partir du 1er juillet 2021 et jusqu’au 28 aout, la Galerie Roger-Viollet expose des clichés de Paris au temps où le Forum des Halles n’existait pas et où un immense marché faisait battre le pouls du Ventre de Paris. Paris 1900, une Belle Époque ! se situe au tournant de 2 siècles, alors que la révolution industrielle faisait miroiter des étoiles dans les yeux des défenseurs du progrès et que des bidonvilles pullulaient sur la couronne entourant la capitale. Le fossé semble insondable entre une ville enjolivée par le feux de l’Exposition Universelle de 1900 avec ses pavillons tous plus flamboyants les uns que les autres, et la vie quotidienne laborieuse où les efforts n’étaient récompensés que de peu. Les visiteurs du monde entier devaient avoir les yeux qui brillaient en découvrant le Pont Alexandre III, la tour Eiffel et l’architecture clinquante des bâtiments érigés pour l’occasion. Peu devaient s’aventurer plus loin pour voir le revers de la médaille. La soixantaine de photos montre la vie d’un autre temps, entre faste des élégantes sur les champs de course de Longchamp ou d’Auteuil et travaux rugueux de la population affairée à ses tâches quotidiennes. Les lignes 1 et 2 du métro sont alors construites pour des travaux titanesques qui éventrent les rues et congestionnent les rues. Les détails des photos sont d’une précision incroyable, le noir et blanc ravive les physionomies, et les éléments architecturaux se dévoilent sur des photos parfois jamais imprimées auparavant car conservées précieusement sur des verres beaux et fragiles à la fois.

La Galerie Roger-Viollet expose ces photographies exceptionnelles des studios Léon & Lévy et Neurdein, Albert Harlingue, Maurice-Louis Branger, Jacques Boyer, Henri et Ernest Roger pour une plongée fascinante dans un temps pas si ancien où la modernité enjolivait le quotidien et marquait les esprits.

Détails:

La Galerie Roger-Viollet accueille les visiteurs du mardi au samedi de 11h00 à 19h00 au 6 rue de Seine 75006 Paris

Tel: + 33 1 55 42 89 09

Mail: galerie@roger-viollet.fr

Une Exposition Picasso – Rodin vertigineuse à découvrir dans les musées Picasso et Rodin à Paris jusqu’au 2 janvier 2022

L’exposition PicassoRodin est ouverte sur les 2 sites du Musée national Picasso-Paris et du Musée Rodin à Paris avec des parallèles pleins de sens entre les oeuvres du sculpteur et du peintre, et vice versa. Car chacun de ces deux artistes révolutionnaires a tâté plusieurs arts sans se contraindre, pour toujours se pousser hors de retranchements contraignants. Les parcours offerts par chacun des musées est aussi pédagogique qu’instructif, et parfaitement éblouissant. Véronique Mattiusi, Cheffe du service de la recherche et responsable scientifique du fonds historique du Musée Rodin et Virginie Perdrisot-Cassan, Conservateur du patrimoine, responsable des sculptures, des céramiques et du mobilier Giacometti au Musée national Picasso-Paris, toutes deux commissaires de l’exposition, ont servi de guide pour une exposition à découvrir au plus vite.

Une exposition évènement

C’est la première fois que le Musée Rodin et le Musée national Picasso-Paris s’associent pour présenter leurs oeuvres dans le cadre d’une exposition commune. Des oeuvres emblématiques sont visibles, le penseur, le Monument à Balzac, des tableaux, des gravures, des sculptures. Si les 2 artistes ne se sont pas officiellement rencontrés, il est possible qu’ils se soient rencontrés à l’occasion d’une fête au Bateau Lavoir. Toujours est-il que l’oeuvre de l’ainé Rodin (1840-1917) a profondément influencé le cadet (1881-1973) avec des références explicites et récurrentes. Les oeuvres sont présentées simultanément dans deux parcours situés dans chacun des musées pour des convergences significatives qui soulignent la modernité de chacune de leurs démarches. Les visites sont organisées en chapitres, le Musée Rodin suit le thème de la représentation du début du XXe siècle, le Musée Picasso se concentre plutôt sur les processus créatifs mis en oeuvre par les 2 artistes à des époques et dans des contextes différents. Leur similitude tient à la démarche révolutionnaire de leur art, en rupture des académismes en vogue à leurs époques, ils révolutionnent l’art de la représentation, expressionniste chez Rodin et cubiste chez Picasso, avec des expérimentations permanentes dans les formes et dans les matériaux. Les chapitres suivent des sillons thématiques éclairants, la représentation de l’humain, la représentation de la nature, le travail en série, la fragmentation, l’assemblage, le détournement, autant d’approches particulières qui participent à des oeuvres uniques et novatrices. Les 2 parcours sont riches de plus de 500 oeuvres au total, comprenant des peintures, des sculptures, des céramiques, des dessins, des documents d’archives et des photos, comme celle, centrale, montrant la photo du Penseur de Rodin dans l’atelier de Picasso. Tout un symbole.

Le catalogue de l’exposition est appelé à devenir une oeuvre de référence avec ses 424 pages et 490 illustrations. De quoi recouvrir l’ensemble des oeuvres des 2 musées pour une lecture complétant la visite. A noter une signalétique à destination des plus jeunes au Musée Picasso pour les aider à s’intéresser à des oeuvres de manière ludique. En un mot, ce sont 2 expositions majeures pour un évènement central de l’année culturelle parisienne.

Sites: Musée Rodin, 77 rue de Varenne, 75007 Paris (Fermé le lundi, ouvert de 10h à 18h30) / Musée national Picasso-Paris, 5 rue de Thorigny, 75003 Paris, Fermé le lundi, ouvert de 10h30 à 18h.

Prix: Billet jumelé 21 €, valable 3 mois

Interview du pianiste français Riopy qui dévoile son nouvel album Bliss le 2 juillet chez Warner Music

Riopy n’est pas un pianiste très connu dans nos contrées alors que sa renommée est déjà assez grande dans le monde anglo-saxon. Connu notamment pour avoir composé la musique des bandes annonces de The Danish Girl, Mr Turner et Jimmy’s Hall et avoir déjà publié des musiques au retentissement très large, il n’arrête jamais de composer très naturellement une musique qui parle au corps et à l’esprit. Il prépare déjà son retour derrière son clavier en solo comme toujours avec son album Bliss à paraitre le 2 juillet chez Warner Classics. Le morceau Sweet Dreams est déjà disponible, de quoi gouter les vertus apaisantes d’une musique au succès grandissant. Certains y voient même des vertus thérapeutiques, il ne s’en cache pas. De quoi passer un moment d’interview passionnant et bien trop vite passé, signe d’un grand moment d’échange.

Un pianiste révolutionnaire

Dans Bliss, le pianiste et compositeur Riopy reprend la recette qui a fait son succès, un jeu minimaliste entre musique répétitive et extrême sensibilité. Le pianiste français a déjà été écouté 200 millions de fois sur les plateformes de streaming. Sweet Dream pourrait bien n’être que le prélude à un encore grand succès à venir. D’autant que Riopy a déjà eu la chance de devenir un top vendeur dans les meilleures ventes classiques aux Etats-Unis, comme en attestent les chiffres du Billboard depuis plusieurs mois. Avec des performances remarquées dans le monde entier et notamment en Chine, Riopy se place maintenant aux côté d’Hans Zimmer et Philip Glass dans la galerie des têtes de proue de la musique classique contemporaine. Installé à Londres, le pianiste est à l’origine d’une musique très cinématographique et pourrait bien à l’avenir composer pour des bandes originales aussi modernes que poétiques. L’artiste se sert de ses clips pour dévoiler de nouveaux horizons, comme il l’a déjà fait avec Sky Opus Fire, Epiphany et La Vernatelle, avec toujours autant de sensibilité et sans artifices ni surproduction abusive. Les morceaux gardent une belle évidence que l’utilisation d’un piano Fazioli aide à garantir. La marque de piano italienne existe depuis 1981 et les artistes en raffolent. Pour ce nouvel album, Riopy s’est inspiré des héros discrets de la vie quotidienne avec un bel hommage sous forme de miniatures pour piano au calme toujours remarqué, de quoi s’insinuer profondément dans l’esprit de l’auditeur.

Un échange placé sous le signe de l’évidence

Le moment d’interview a beau avoir duré 45 minutes, il est véritablement passé dans un souffle. A la question de son apprentissage du piano sans être passé par la case enseignement académique formaté, la réponse a fusé comme un missile. Pas de carcan, une recherche personnelle placée sous le signe de la sensibilité et de l’émotion, pas de longues séances de solfège mais un apprentissage à la carte. De quoi deviner que Riopy n’est pas ce qu’on peut appeler un pianiste conventionnel. Il tient d’ailleurs à accorder son piano à sa guise, loin des standards habituels pour rechercher la musique la plus apaisante possible. Loin de n’être qu’une marotte, cette recherche découle d’une passion toute personnelle pour la dimension physique du piano, à travers les fréquences, les ondes et les effets produits sur l’auditeur. A la question de la composition, Jean-Philippe avoue être accompagné d’un transcripteur pour se décharger du poids de l’écriture. Il écrit, les airs lui viennent à l’esprit et il préfère se concentrer sur la recherche de nouveaux sillons musicaux. S’il écrit pour le cinéma, surtout dans des films centrés sur des personnages exigeants en recherche constante de dépassement d’eux-mêmes, il avoue préférer la méditation au visionnage de films, se concentrant sur des séances de rêves conscients contribuant à l’élévation de son inspiration et de son esprit. Son histoire personnelle pas facile lui a servi de tremplin pour se concentrer sur le positif sans laisser le négatif polluer son âme. La discussion est franche, cordiale, inspirante même, on sent un personnage en perpétuel mouvement, à se demander s’il se repose parfois tant son rythme de parole est à la limite du frénétique. Physique, musique, logique, cartésienne, son inspiration est multiple, de quoi se ruer au plus vite sur des disques non pas destinés à simplement divertir, mais à élever l’esprit.

La musique de Riopy se veut comme une parenthèse enchantée dans la vie quotidienne trépidante de beaucoup, de quoi se laisser aller avec délectation au recul en soi-même voire même à la méditation. Riopy est peut-être l’échappatoire idéale pour se retrouver et questionner son esprit.

Geronimal fonce dans la musique électronique avec Touch, sorti le 18 juin chez Artpills Music

Geronimal est un drôle d’oiseau, à la fois musicien et producteur, qui inscrit son projet Touch dans la continuité de la très connue French Touch qui a animé la scène musicale mondiale au début des années 2000. Et comme ses illustres prédécesseurs de Daft Punk, il choisit de garder l’anonymat pour laisser la musique sur le devant de la scène. A coup de samplers et d’instruments divers, il propose une musique à la densité un peu folle. Il faut se laisser aller et ne pas faire barrage à cette déferlante de beats. Dès les premières mesures de Funking ou Respect, c’est la déferlante!

Le retour de la French Touch

Mais qui est Geronimal? Grand passionné d’art, il a des talents dans la peinture et la sculpture ce que la qualité de sa musique souligne sans mal tant les assemblages grandiloquents des sons font penser à de l’art contemporain. La pochette du single Funking mélange d’ailleurs peinture et sculpture, et la main qui apparait sur l’album est ultra graphique, parfait pour rentrer dans son univers. Et le premier album de Geronimal contient 15 morceaux qui brassent très large de tous les côtés, avec 11 inédits qui se dirigent tout azimut du côté du rock, du hip hop, du funk, même le metal, de quoi trouver son bonheur dans un album protéiforme. Surtout que l’artiste ne perd jamais le fil de ses morceaux, ne sacrifiant ni la mélodie au fil des influences ni l’énergie, à se demander comment il fait. Surtout que les instruments sont nombreux, des cordes, des cuivres, des percussions, c’est foisonnant, c’est percutant, de quoi rappeler d’illustres prédécesseurs comme Cornershop, Rubin Steiner ou Gorillaz. Geronimal a déjà dévoilé Do you love me, Respect, Universe et Funking avec des succès remarqués sur les listes Spotify.

L’album Touch est disponible depuis le 18 juin sur toutes les plateformes digitales et prochainement en vinyl, distribué par Kuroneko / Chat noir, de quoi se régaler avec un album appelé à un très grand destin.

Kazam déjà de retour avec son nouveau EP Duality plus orienté énergie techno

Kazam est le nom d’un producteur parisien à découvrir avec son nouvel EP intitulé Duality sorti vendredi dernier. Il ne chôme d’ailleurs pas car son précédent EP Irezumi aux sonorités entre lo-fi et hip-hop est sorti il y a peu. Kazam nous proposait une musique que Air et Cornershop n’aurait pas reniés. Il propose maintenant 6 nouveaux titres plus orientés house à écouter pour savourer l’été qui approche.

De la musique pour faire bouger les neurones

Pour beaucoup, Kazam était orienté musique à écouter placidement, avec des mélopées entre onirisme et trip planant. Il revient avec 6 morceaux beaucoup plus punchy. De Youpi jusqu’à Fast Forward en passant par With your love et Le nectar, ça frétille avec des beats dansants qui font plaisir. Certains repenseront à ces folles nuits passées à danser en boite avec la tête qui bouge de droite à gauche. Les beats sont omniprésents avec des voix enlevées, il y a du Laurent Garnier, voire du Superdiscount dans ce son qui rappelle les grandes heures de la french touch. Le parallèle avec Daft Punk est-il pertinent? Eau minérale aurait pu apparaitre sur Homework entre Da Funk et Around the world, les masques en moins. Thomas, le vrai prénom de Kazam, n’a que 25 ans et il est originaire de Biarritz, de quoi aimer le soleil et les sons très propres. La production est rutilante d’efficacité et beaucoup vont attendre encore plus impatiemment la réouverture des boites de nuit pour aller se trémousser au son de la chanson Le Nectar, par exemple. D’abord très porté sur le classic rock des seventies qu’il reprend joyeusement à la guitare, le musicien s’est ensuite adonné à la musique électronique et au rap US. Féru de piano et de logiciels, il se lance en 2015 sous le nom inspiré de son Pokémon préféré Alakazam, réduit à Kazam. Le temps des DJ sets et des enregistrements instrumentaux aboutit à un contrat avec un label allemand avant de passer chez Balagan Music, le label de Wagram Music. Et le voilà en 2021 avec plein de projets, des singles prévus pour la rentrée et un album planifié pour courant 2021.

Kazam représente une vraie alternative léchée aux courant RnB actuels. De la musique hyper bien produite, de l’ambition avec des sons inédits, des beats qui frappent fort, tout pour se faire plaisir sur cet EP à écouter d’urgence.

Une belle rétrospective Alain Tanner qui débute le mercredi 30 Juin au cinéma avec 3 films restaurés en version 4K par les films du Camélia

Eloge de la fuite est une belle description du cinéma d’Alain Tanner, qui, avant d’être cinéaste, vécut une vie de marin dès le début des années 50. Il quitta la suisse à l’âge de 21 ans pour s’embarquer comme écrivain de bord sur des cargos en partance de Gênes. Il se servit de cette expérience pour se définir comme un cinéaste voyageur, avec une filmographie à redécouvrir grâce à 3 films restaurés en version 4K.

Un réalisateur assez confidentiel à découvrir

Les films d’Alain Tanner parlent souvent de départ, de fuite, de l’envie d’ailleurs et du désir de découvrir le monde. Il faut bien avoir vogué sur les mers du monde pour partager ce gout du large. Pendant que la Nouvelle Vague commençait de révolutionner le cinéma en se nourrissant de l’oeuvre d’illustres ainés comme Hawks ou Hitchcock, Alain Tanner découvrait le monde de ses yeux vus, se nourrissant d’expériences uniques, de celles qui changent une vision du monde. A bord des bateaux, il découvrit la poésie d’Aimé Césaire à la source et en profita pour lui rendre hommage dans son opus Le Retour d’Afrique en 1973 alors qu’il se nourrissait le l’oeuvre des réalisateurs néo-réalistes italiens comme Rossellini et De Sica. Le choc esthétique était là et cette rigueur du quotidien dénué d’artifices lui parlait, lui le voyageur du monde. L’oeuvre du marin devenu réalisateur compte 20 films qui s’étalonnent entre 2 films avec des prénoms et tant de fuites, de Charles mort ou vif en 1969 à Paul s’en va en 2003. Réalisateur confidentiel, Alain Tanner a suivi le sillon d’un cinéma très personnel. Son premier long-métrage a été présenté à la Semaine de la critique au festival de Cannes et a servi de fer de lance à ce qu’on a appelé le nouveau cinéma suisse. Le personnage du film, ce fameux Charles, tourne le dos à la vie moderne confortable et quitte son statut de patron pour partir à l’aventure dans une solitude peuplée de deux bohêmes qui partagent sa vie à la campagne. Dans le dernier film, Paul a déjà quitté sa vie normale quand débute le film. Les 2 films font voir une ligne de fuite qui parcourt toute sa filmographie avec des personnages qui s’isolent du carcan de la vie dite normale pour suivre leurs propres sillons, à l’écart, ce qui est bien représentatif de ce cinéma singulier. Il faut voir Dans la ville blanche avec le regretté Bruno Ganz pour comprendre à quel point la vie de marin a joué sur sa vision du monde.

La rétrospective qui débute le 30 juin présente 3 versions restaurées inédites qui permettent de mettre en avant un cinéaste oublié de la jeune génération de cinéphiles. Redécouvrir Dans la ville blanche, Le retour d’Afrique et Charles mort ou vif en version restaurée 4K et sélectionnés par les Films du Camélia permet d’admirer ce désir de fuite si cher au réalisateur ancien marin Alain Tanner.

Un Dossier Tour de France des vins blancs et des vins rouges pour de belles découvertes

Nouveau dossier vins blanc et vins rouges pour de belles découvertes œnologiques, des vins de tous horizons venus de régions françaises connues pour leurs cépages et leur savoir-faire. 6 vins ont été dégustés avec des commentaires explicatifs pour savoir avec quel plat les accompagner et dans quelles circonstances les déguster. C’est parti.

Domaine Grand Veneur Côtes-du-Rhône Blanc 2020 d’Alain Jaume

Ce vin blanc de chez Alain Jaume provient de la vallée du Rhône, à Orange. Le Domaine Grand Veneur Côtes-du-Rhône Blanc 2020 est composé d’un assemblage des cépages Roussanne, Viognier et Clairette. Sa robe jaune pâle est limpide avec de beaux reflets dorés. Le nez est floral avec des touches fleurs blanches et fruits exotiques. La bouche est gourmande et fraîche, fruitée pêche blanche avec des notes florales. Ce vin blanc se déguste idéalement en apéritif ou avec des fruits de mer et des sushis. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, il est proposé au prix indicatif TTC départ cave de 8,10 euros, un vrai plaisir à prix tout doux.

L’Abymes Naturel 2019 – Les Abymes, un vin blanc de Savoie typique de la région

Le Domaine Philippe et Sylvain Ravier propose un vin blanc L’Abymes Naturel 2019 bien représentatif des vins de Savoie. Composé d’un mono-cépage Jacquère, le vin se distingue visuellement par sa robe or clair aux beaux reflets verts. Le nez est mûr avec des touches floral acacia et fruitées pêche-brugnon-pomme, un peu de noisette et une touche fumée. La bouche est fraîche et légère, minérale et fruitée avec une finale saline. Ce vin se déguste idéalement avec des sushis, des crevettes, des filets de rouget et du comté. Distribué en vente directe et chez les cavistes, son prix indicatif TTC départ cave est de 10,30 euros pour un vin plaisir typique de Savoie.

La Somptueuse 2019 du Domaine des Anges,

Le Domaine des Anges propose son vin rouge La Somptueuse 2019 composé exclusivement de Mondeuse. Avec sa belle robe pourpre et son nez délicat, ce vin a des touches florales pivoine-violette, fruitées framboise et épicées cardamome-poivre noir avec une belle touche réglisse zan et également une touche tabac blond. La bouche est harmonieuse entre matière, gourmandise, fraîcheur, fruits rouges et des tanins soyeux. Le vin se déguste idéalement avec une terrine de canard, du carpaccio de bœuf, un gigot d’agneau, une pintade et du brie. Distribué en vente directe et en ligne, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave est de 6,50 euros pour un vrai plaisir gourmand.

Un vin Pur Sans 2020 Sans Sulfites – Chinon – Nouvelle cuvée du Domaine Couly-Dutheil

Le Domaine Couly-Dutheil propose un vin rouge pur Sans 2020 Sans Sulfites Chinon Nouvelle cuvée composé exclusivement de Cabernet franc. Visuellement, sa robe pourpre apparait très dense. Le nez est floral violette avec des touches de fruits noirs cassis-mûre et cerise, avec une touche minérale puis une touche vanille. La bouche est croquante et fraîche, gourmande, équilibrée entre fruit mûr et des tanins souples, longue sur la cerise. Ce vin se déguste idéalement avec une tarte tomate, des côtes d’agneau, des grillades, du couscous et enfin un clafoutis à la cerise. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif TTC départ cave de 12.35 euros est très attractif et procurera de belles émotions œnologiques.

Un Persan Savoie 2020 Bio intense

Le Domaine Saint-Germain propose un Persan Savoie 2020 BIO composé exclusivement de cépage Persan. Il apparait visuellement avec une belle robe pourpre profond. Le nez est intense et frais, floral iris-violette-rose séchée, avec des touches de fruits noirs myrtille-cassis et framboise, et également une touche de réglisse. La bouche est ample et structurée sur la fraîcheur, minérale et gourmande en finale. Le vin se déguste idéalement avec du carpaccio de bœuf, du magret de canard et des grillades. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, c’est un vin de haut niveau proposé au prix indicatif TTC départ cave de 16,50 euros.

Claire Days présente ses belles chansons folk oniriques dans Creatures, son nouveau EP disponible depuis le 23/06

Le nouveau EP de Claire Days est désormais disponible et s’inscrit dans une veine folk aérienne indé en langue anglaise et avec une belle musicalité. Guitare et voix se mélangent dans une ambiance onirique qui fait voyager en soi même et génère une belle émotion. Ce nouveau EP est disponible sur les plateformes depuis le 23 juin avec deux titres mis en avant, Austria et Snakes.

Une artiste tout en intensité

Dotée d’une belle exigence musicale, Claire Days a enregistré Austria toute seule, en totale autonomie, quelque part dans un chalet enfermée pendant 2 semaines. Creatures est d’ailleurs l’aboutissement d’une remise en cause profonde de ses habitudes de travail, elle auteur compositeur sensible et exigeante avide de folk pure et de rock indépendant dans l’esprit de glorieuses devancières comme Feist, Rozi Plain et This is the kit. Pour Claire, la musique doit avant tout faire preuve de sincérité et s’immerger dans une émotion pure, entre la blancheur immaculée de la neige et la chaleur douillette d’un feu de cheminée. Claire parle d’elle-même, en toute générosité et en totale pudeur, se révélant à mots comptés, sans effets inutiles mais avec une vraie authenticité. Les morceaux sont des instantanés de ce qu’elle fut à un instant donné, sans mensonges et en toute franchise. Avec très peu de matériel pour s’enregistrer, seule dans sa grotte, elle a créée une musique singulière et remplie d’émotions, la voix est mise en avant, accompagnée d’instruments gratouillés pour densifier la musique et apporter une couche d’émotions supplémentaire. Les 3 titres de Creatures touchent aux tripes avec cette voix en total lâcher prise, autant pour l’émouvant Austria et le plus folk et dépouillé Snakes que le plus rêveur Dim the light avec ses cœurs angéliques qui font penser à un Thom Yorke époque Amnésiac. Certains penseront à PJ Harvey, d’autres à la chanson Mushaboom de Feist. Les morceaux ne voguent pas dans la voix lactée des bisounours mais dans une atmosphère écorchée qui parle de réel et de sentiments, recherchant le positif même dans le douloureux. La voix légèrement éraillée rappelle Thom Yorke, voire Karen Dalton, même Joni Mitchell. Puissance et fragilité sont mêlés dans un beau maelström délicat.

Ces 3 titres révèlent une chanteuse chez qui on ressent un plein volume de futurs morceaux en devenir. Creatures parle à l’âme et communique une brouette pleine d’ondes positives qui envoient une décharge de bonnes énergies. Un premier album est en prévision ainsi qu’une collaboration avec l’artiste anglais Fink, autant dire que l’avenir promet d’être radieux pour une Claire Days qui n’a pas fini de nous étonner.

Un album hommage à Georges Brassens éblouissant, L’auvergnat chante Brassens à la coopérative de mai, sortie le 25 juin

Voilà un disque comme une coïncidence, sorti sans vraiment l’avoir planifié et finalement une vraie bonne surprise. C’est une équipe improvisée qui a embarqué pour l’aventure avec pour objectif de relier les volcans d’Auvergne jusque les eaux de la Méditerranée. Les conditions live de l’enregistrement à la Coopérative de Mai située à Clermont-Ferrand font beaucoup pour l’originalité réussie de cet album. Alors que la scène a été interdite au public et aux artistes une année durant, ce disque est né comme une évidence pour un bel hommage au grand George Brassens de la part d’artistes venus de tous horizons.

C’est dans les vieux pots…

Les artistes participants à l’album live louvoient entre respect des textes et originalité des reprises avec des appropriations bienvenues comme Hécatombe repris par Iraka qui reprend Hécatombe à la mode Dub, dans le respect total du texte qui reprend vie dans le monde actuel. De quoi se souvenir que le grand Georges est toujours d’une grande actualité. La relecture est vivifiante, le rythme s’intensifie et les textes sont toujours aussi parlants, actuels, éternels. The Doug reprend le grand pamphlet La mauvaise réputation en y injectant une grande dose de vie, le texte est toujours aussi puissant, la reprise redonne vie à une chanson que tous les plus jeunes devraient écouter, l’hommage est sublime. Là où la scène auvergnate a été privée de concerts pendant de longs mois, l’album montre que tout est possible, la vie existe toujours malgré les contraintes, les artistes font preuve de flexibilité et en profitent pour rendre hommage à un artiste sur qui le temps n’a pas d’emprise. Poète énervé, grand pourfendeur de l’hypocrisie, Brassens chantait vrai avec des paroles simples et profondes à la fois. Tous les artistes de l’album ont grandi à l’ombre de cette salle mythique qu’est la coopérative de Mai. Quand Les mamans de Congo et Rrobin reprennent Chanson pour l’auvergnat, c’est de la world music qui pourfend les idées reçues, Georges aurait adoré cette réinterprétation susceptible de briser les frontières. Comme John et Albin de la Simone reprennent le texte d’Aragon Il n’y a pas d’amour heureux mis en musique par l’immense Brassens, de quoi verser quelques larmes devant tant de beauté. Et tous les artistes rivalisent d’inventivité pour faire de cet album un immense succès.

Tout l’album est du même acabit, c’est un vrai choc musical, plein de sensibilité, de force et d’actualité. De quoi donner envie de redécouvrir l’oeuvre de Georges Brassens, il y a des albums comme ça, c’est beau, c’est grand, c’est la liberté incarnée. La Coopérative de Mai est à l’origine d’un vinyle collector appelé à faire date, enregistré par Olivier Lude (Matthieu Chedid, Vanessa Paradis, Yodelice, Indochine) et filmé par Biscuit Production. Plus qu’à souhaiter que des concerts aient lieu en juillet à Sète pour admirer tout ce beau monde sur scène.

José R. Fontao est de retour avec l’album Primeiro Disco, sortie le 25 juin 2021

Le nom de José R. Fontao est irrémédiablement lié à celui de Stuck in the Sound, groupe formé par José Réis Fontao et Emmanuel Barichasse en 2000 à Paris avec pas moins de 6 albums à la clé. Résolument rock, le groupe a marqué l’artiste autant qu’il l’a lui même marqué de son empreinte. Sa voix et sa silhouette sont immédiatement reconnaissable pour un artiste partie intégrante de la scène indie-rock française. Autant dire que son retour fait plaisir à plus d’un titre!

Un album typiqye de cet artiste unique

José n’est pourtant pas uniquement lié à ce célébrissime groupe. Il a multiplié les projets depuis déjà bien longtemps, comme le duo You échafaudé avec son ami de longue Romuald et SARH avec DJ Pone, sans compter multiples collaborations ponctuelles tout au long de sa carrière comme le surprenant I Am un Chien !!. L’artiste ne s’arrête pourtant pas là et après 18 ans de carrière, il a encore des choses à raconter, d’où ce projet solo avec des compositions ultra personnelles qui en disent long sur le personnage. Réduit à José, le nom du projet est mis bien en avant comme l’aboutissement d’un long processus d’appropriation personnelle, sans avoir un groupe derrière lequel se cacher, avec des thèmes profondément intimes qui servent de trame aux chansons. Sa sensibilité peut s’exprimer à plein sur le léger Paraiso, le plus rythmé Magic Escape et l’instrumental Purple 1982. Les morceaux sont comme des tranches d’histoire issues du passé, un long cheminement dans la mémoire ressurgie en musique. Dada exhume une vraie saveur nostalgique avec son chant langoureux sur des sonorités presque traditionnelles, comme le faisait l’EP qui parlait d’une enfance heureuse vécu au Portugal. Les tonalités portugaises sont donc évidemment présentes, de la pop, des rythmes électro, c’est un melting pot qui fait plaisir, tout en nuances et en diversité. Beyond doubt est ainsi presque un trip ambient tout à fait singulier avec ses sonorités très eighties.

L’éclectisme est de rigueur sur un album qui interpelle par sa richesse, entre tradition et modernité. Les mélanges sont heureux et renforcent l’envie d’y revenir pour continuer à découvrir de nouvelles saveurs.

Mes premiers puzzles : Les animaux marins (Usborne)

 

Mes premiers puzzles : Les animaux marins (Usborne)

Publik’Art a beaucoup apprécié la collection Joue à cache-cache, des Editions Usborne, dont le petit dernier est Joue à cache-cache avec Pieuvre.

Pour rester sur le même thème, les Editions Usborne nous propose Mes premiers puzzles : Les animaux marins.

Cette fois-ci, il s’agit de puzzles pour tout-petits. Chaque puzzle est d’une taille facile à manipuler pour les petits enfants. Il est composé de deux pièces, facilement emboitables, en carton. Chacun représente un animal marin : l’étoile de mer, le crabe, le poisson, le dauphin, l’hippocampe, la pieuvre, le phoque, et la tortue de mer. L’enfant sera tout fier de constituer lui-même son puzzle !

Un petit livre souple accompagne ces puzzles qui pourront être mis à la portée des plus jeunes !

Mes premiers puzzles : Les animaux marins, une activité à la fois ludique et pédagogique !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Le duo Delacourt, leur premier titre Bilbao très estival est disponible depuis le jeudi 17 juin chez Aaki Records

Delacourt est un duo lyonnais composé des deux sœurs Amélie et Noémie. Après avoir mené chacune un projet personnel, elles ont eu envie de mêler leurs voix pour un nouveau projet à 2 nommé Delacourt. La chanson Bilbao est pleine d’une légèreté ensoleillée qui fleure bon l’été qui commence. Avec ses sonorités pop et bossa nova, la chanson donne envie de chanter avec les oiseaux, sans prise de tête et avec bonne humeur.

Luxe, calme et volupté

Ce premier titre Bilbao précède un EP à paraitre le 26 août prochain. Les 2 sœurs ont pioché dans l’histoire familiale pour exhumer le nom de leur grand-mère peintre et globe trotteuse à la vie extravagante et remplie de passion. La fibre artistique a traversé toute leur enfance passée entre Paris et la Drôme dans ce qu’elles aiment à appeler la maison du bonheur pleine d’un amour familial total. Chanteuses, musiciennes, auteures-compositrices et comédiennes, elles ont tenté de creuser toutes deux des sillons tout personnels Amélie aka Billie a déjà enregistré un album et un EP avec des titres tournés vers la chanson française avec des titres comme Dehors, Ta bouche, L’amour amer et Des ailes sur les phalanges. Noémie dit Morikan a vogué sur des eaux plus orientales avec 2 EP intitulés Royaume et Morikan. Leur désir d’unir leurs forces remonte à 2019 pour une belle union des voix et et des talents. Chacune y apporte ses influences pour un résultat entre pop, bossa nova et musiques urbaines ensoleillées. Elles invoquent leur enfance pour un voyage dépaysant hors des sentiers battus habituels, là où l’amour et la bienveillance sont reines. Pour cette chanson Bilbao, elles se sont fait accompagner de Raphael Léger (Cléa Vincent, Tahiti 80) à la réalisation et Cléa Vincent, Belle Du Berry, Lily Luca et Zaza Fournier pour l’écriture. Elles souhaitent toutes deux s’inscrire dans une génération d’artistes francophones comme Voyou, Yelle, Polo and Pan et s’appuyer sur l’héritage inoubliable d’illustres devancières comme Ellie Medeiros ou Niagara. Ce premier opus a vu le jour courant 2021 chez Aaki Records.

Ce titre sort au bon moment alors que débute le temps du soleil et que chacun est en recherche de liberté et de soleil. Un titre parfait pour fuir la morosité ambiante!

La chanteuse et violoniste Yilian Cañizares a été l’invitée des Nations Unies pour la Journée Mondiale des Océans avec son nouveau morceau Yemaya

La violoniste Yilian Canizarès a été invitée par les Nations Unies pour produire et mettre en image une nouvelle composition dédiée à la Journée mondiale des Océans le 8 juin dernier. Elle a composé pour l’occasion Yemaya, en hommage à la déesse de la mer dans la culture Yoruba en Afrique occidentale. Cette invocation de la Terre-Mère est symbolisée par les couleurs bleu pour les eaux calmes de la mer et blanc pour l’écume des vagues.

Un morceau tout en symbole

Yilian Cañizares utilise l’image de la Déesse yoruba de la mer pour évoquer une force de guérison qui pourra unir l’humanité. Ces dernières années, la violoniste, chanteuse et compositrice a partagé la scène avec de prestigieux artistes comme Ibrahim Maalouf, Omar Sosa, Youn Sun Nah, Richard Bona, Chucho Valdés, Roberto Fonseca et Dhafer Youssef, mais aussi L’Orchestre de Chambre de Lausanne et El Comité. Originaire de CubaYilian Cañizares a toujours vécu en harmonie avec la musique et la mer. Dans YemayaYilian Cañizares souhaite sensibiliser le public à la préservation des océans. La violoniste, chanteuse et compositrice s’inscrit dans une scène contemporaine foisonnante, sans renier ses origines pour un mélange des styles entre jazz, classique et rythmes afro-cubains. La polyvalence de l’artiste fait merveille avec ce mélange des genres. Installée en Suisse depuis 20 ans, elle ne manque pas de puiser son influence des les terres de ses ancêtres. Ses 2 succès Ochumare en 2013 et Invocación en 2015 sous la direction de Alê Siqueira (Roberto Fonseca, Omara Portuondo) l’ont fait connaitre plus largement pour une belle réputation d’artiste novatrice, désireuse de s’aventurer dans toutes les directions tout azimut. Elle chante et joue du violon avec grâce et bonheur. Son dernier album Erzulie est paru en 2019, dédié à la divinité haïtienne de l’amour et de la liberté qui porte le même nom avec sa nouvelle formation Yilian & The Maroons. Enregistré à La Nouvelle-Orléans, il fait apparaitre des invités prestigieux comme Christian Scott à la trompette, Michael League à la contrebasse, Bill Laurance au piano et Bobby Sparks à l’orgue.

Aujourd’hui, la journée mondiale des océans donne l’occasion à Yilian Cañizares de présenter son nouveau single Yemayá pour soutenir plusieurs causes qui lui tiennent à cœur, la préservation de la mer et la mise en valeur des cultures du monde.

Léa Jacta Est dévoile son nouveau projet Les films pour adultes, tout un programme!

Léa Jacta Est sort son nouveau projet avec un single sous forme de songbook avec poster et partition. La jeune musicienne basée à Paris choisit d’évoluer entre folk et influences 90’s avec un soupçon de glamour dark. Elle prône la recherche d’une réalité entre vie et mort, ombre et lumière, joie et mélancolie.

Une chanteuse singulière

Léa n’est pas une fille née de la dernière pluie, elle est active depuis plusieurs années sur la scène underground et Dot it Yourself française. Elle définit sa musique comme dark et sa voix et ses morceaux de folk sépulcrale ne peuvent pas laisser indifférent, bien loin de la variété des magazines et du RnB à la mode. Son premier EP Stranger est sorti en 2019 pour une reconnaissance immédiate de la presse spécialisée. Les films pour adultes signe le retour de Léa Jacta Est en 2021. Le morceau se veut minimaliste avec une ambiance cinématographique qui rappelle la musique d’Ennio Morricone. Chœurs lancinants et arpèges dark folk à la guitare marquent un morceau où la voix puissante de Léa tient le devant de la scène pour hypnotiser l’auditeur. Composé et produit en mode Do it yourself par Léa Jacta Est, la chanson est révélée sous la forme
d’un songbook réalisé par l’artiste elle-même. Freak control, elle garde un contrôle total sur sa musique et décide de ne pas brader son travail. Née à Paris en 1990, Léa a grandi dans le Vaucluse au milieu des champs et des animaux sauvages, scorpions, couleurs et moustiques inclus. Elle définit cette période comme remplie d’ennui et d’introspection. De retour à la capitale à 16 ans, elle a hanté assidument les scènes goth et metal avant de former une groupe de punk protéiforme avec qui elle a joué dans des squats, des bars PMU et des caves. Devenue barmaid, elle est devenue une pro du karaoke, de quoi vouloir reprendre sa guitare et composer à nouveau des titres en solo. Ses thèmes de prédilection parlent de mort, de sexe,
de violence et de désir, avec cynisme et tendresse. Avec talent.

Léa jacta est offre un vrai univers dans lequel il ne faut pas hésiter à plonger pour saisir toute la profondeur de ses intentions. Armée de sa belle voix et de sa guitare, elle pourrait bien faire des étincelles.

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Joue à cache-cache avec Pieuvre (Usborne)

Joue à cache-cache avec Pieuvre (Editions Usborne)

Dans la collection Joue à cache-cache aux Editions Usborne, après le Renne, le Tigre,  la Grenouille, voilà Joue à cache-cache avec Pieuvre !

C’est un très bel album cartonné, très joliment illustré, avec des grandes pages à rabats.

Le tout jeune lecteur va découvrir, grâce à la Pieuvre, le monde marin et des animaux marins, comme la tortue, le crabe, l’hippocampe, le poisson-ange. Mais ce ne sera pas facile de les trouver car ils sont bien cachés !

Joue à cache-cache avec Pieuvre, un très chouette album et une belle collection pour tout-petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 9,50 €

Une réouverture en fanfare au Théâtre des Champs Elysées avec la nouvelle production La Somnambule de Bellini du 15 au 26 juin 2021

Les habitués du Théâtre des Champs Elysées l’attendaient avec impatience, La Somnambule mise en scène par Rolando Villazon irradie de mille feux. Dans le respect strict des consignes sanitaires (pass sanitaire ou test PCR/antigénique, port du masque, distance qui va bien), la foule nombreuse a pu profiter d’un spectacle enchanteur le 22 juin au soir, avec le rédacteur Publik’Art présent pour profiter à plein du redémarrage de cette institution culturelle parisienne. Avec une devanture en travaux pour redonner son lustre légendaire à la façade très art déco du théâtre, le spectacle était au rendez-vous avec notamment un trio étincelant comprenant Pretty Yende en Amina, Francesco Demuro en Elvino et Alexander Tsymbalyuk en Rodolfo. Du pur plaisir.

Un spectacle bientôt légendaire

La Somnambula de Bellini n’avait pas été mise en scène depuis 1989 au Théâtre des Champs-Elysées. Il reste à ce jour 2 représentations au programme, les 24 et 26 juin, il faut se ruer dessus. Rolando Villazón est en charge de la mise en scène pour une nouvelle production qui représente une première pour lui à Paris, combien même le ténor ait déjà enchanté le public du théâtre à de déjà nombreuses reprises. La distribution est à la hauteur de l’évènement, fastueuse, avec la très grande Pretty Yende à la voix d’or dans le rôle d’AminaFrancesco Demuro à la voix chaude et profonde en Elvino et un Alexander Tsymbalyuk visiblement machiavélique en Rodolfo. Le toujours impeccable Orchestre de Chambre de Paris et le très musical Chœur de Radio France s’occupent de la musique avec talent, accompagnés par les enfants de la Maîtrise des Hauts-de-Seine, le tout dirigé par un spécialiste du répertoire italien, le chef Riccardo Frizza. Cette très belle page lyrique du romantisme italien est rendue aussi dramatique que trépidante avec cette héroïne somnambule qui accumule les déconvenues avec un prétendant jaloux comme un pou et une capacité innée à se mettre dans l’embarras. Créée quelques mois avant Norma, La Somnambula s’appuie sur des évènements mystérieux pour une aura de mysticisme qui a connu un beau succès à l’époque. Les états d’âme sont rendus complexes avec une héroïne ingénue qui provoque des soucis à cause de sa pathologie alors inconnue. Les airs de la soprano sont divins, en tout cas à la hauteur du livret et du talent de la très talentueuse Pretty Yende. Amina est mise en avant avec des grands arias amples et colorés, que les qualités de la chanteuse permettent d’exploiter à plein avec des aigus cristallins et lumineux, un souffle long et souple, ainsi qu’une grande agilité dans les vocalises. Après Giuditta Pasta, la Malibran, la Callas et Nathalie Dessay, elle s’inscrit sans peine dans une lignée de sopranos des plus prestigieuses.

Le Théâtre des Champs Elysées en met plein la vue et les oreilles avec un spectacle fascinant qui fait honneur à la réouverture de ce lieu central de la vie culturelle parisienne. Il ne faut pas hésiter, le spectacle n’est pas très long (2h40 en tout avec l’entracte), de quoi gouter à nouveau à la joie d’assister à un spectacle unique dans un lieu toujours somptueux.

Shorta, un thriller danois palpitant, sortie au cinéma le 23 juin 2021

Le thriller danois Shorta (police en arabe) souligne la complexité de la situation sociale dans des territoires économiquement abandonnés en plein cœur des pays développés. Sans beaucoup de moyens et dans une ambiance désabusée, la police devient le seul lien entre le dehors et le dedans, avec une tension toujours présente et des abus aux causes difficiles à discerner. Shorta est sortira en salles le 23 juin 2021 après de nombreux reports.

Un thriller tendu

La mort de Talib, 19 ans, met le feu aux poudres au cœur d’une banlieue de Copenhague et des émeutes surgissent alors que 2 policiers patrouillent. Une solide inimité les oppose mais ils doivent passer outre alors que des évènements les mettent aux prises avec les caïds locaux. Jens et Maik découvrent la colère des habitants et quand leur voiture de patrouille est détruite, ils doivent se frayer un chemin à pied pour sortir du quartier qu’ils connaissent beaucoup moins bien que les locaux.. Malgré leurs oppositions, ils doivent s’allier pour échapper au sentiment de vengeance viscéral des adolescents. Ce thriller d’action est à la fois une course-poursuite et une étude de société sur ce que sont devenus des territoires abandonnés devenus des ghettos. Le suspense est palpitant et les réalisateurs Anders Ølholm et Frederik Louis Hviid montrent la complexité d’une situation où la violence vient de tous les côtés, les policiers sont mis sous pression et les habitants se sentent démunis, les ingrédients sont réunis pour une situation explosive. Le cinéma scandinave propose de plus en plus souvent des films policiers qui mettent en lumière l’impasse de nos sociétés incapables de proposer des perspectives de vie décentes pour ses immigrés. Shorta est prévu en salles le 23 juin 2021, ça devrait enfin le faire.

Ce film d’une actualité autant brulante que brutale est un vrai film de genre sur la colère qui gronde au sein des pays occidentaux, ici à Copenhague comme partout ailleurs. Shorta a reçu le prix du jury Lycéen au festival du premier film d’Annonay. En 2020, il avait également obtenu le prix Cineuropa des Arcs Film Festival. Et, il fait partie de la sélection Sang Neuf du festival du film policier 2021. De belles preuves de sa pertinence artistique et sociale.

Synopsis: Talib, 19 ans, adolescent noir, meurt des suites de blessures mortelles en garde à vue. Son décès provoque une révolte dans la banlieue de Copenhague au moment où deux policiers que tout oppose, Jens et Mike, s’y trouvent justement en patrouille. Pris en chasse, ils vont devoir se frayer un chemin pour échapper aux émeutes. S’engage alors un affrontement implacable.

Un avion sans elle, BD polar de F. Duval et N. Pinheiro (Glénat)

Un avion sans elle, BD polar de F. Duval et N. Pinheiro (Glénat)

Adaptation BD du best seller de Michel Bussi, Un avion sans elle est un album one shot proposé par le scénariste à succès Fred Duval et l’illustrateur Nicolaï Pinheiro (La maison à vapeur, Venise, La drôle de vie de Bibow Bradley, Lapa la nuit). Une association réussie qui fait honneur à la qualité de l’oeuvre originale.

Un avion sans elle, c’est d’abord cet avion venu se crasher il y a dix-huit ans sur le mont terrible en pleine forêt de conifères du Jura. AU pied de l’avion, les secours retrouveront, dans la neige, un petit bébé de quelques mois. En vie. Cette petite fille sera la seule survivante. Oui, mais la vie étant ce qu’elle est : deux petites filles du même âge voyageait à bord chacune avec leurs parents. Comment distinguer alors laquelle des deux était la survivante alors que les tests ADN n’avaient pas encore faire leur apparition ? C’est une bataille ouverte qui va s’engager entre deux familles que tout oppose. Et tous les coups seront permis.

Dix-huit ans plus tard, Lily a bien grandi et est en mesure de tirer le fil de son histoire. Une enquête à rebours passionnante qui n’a de cesse de surprendre le lecteur tout au long de la lecture. Riche de personnages secondaires tous aussi profonds et importants les uns que les autres, le récit s’appuie sur un édifice particulièrement bien construit et maîtrisé. La grande fluidité narrative s’allie au dessin de caractère de Pinheiro pour épaissir une intrigue qui ne demande qu’à être résolue. On ne décroche pas un instant de cette course vers un dénouement toujours plus incertain.

Un avion sans elle est un vrai coup de coeur à ne pas manquer. Vous ne serez pas déçu du voyage.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Le best-seller de Michel Bussi en bande dessinée ! Crédule Grand-Duc veut mourir. L’enquête de sa vie a échoué… Depuis 18 ans, il cherche l’identité de Lylie, la miraculée du Mont Terrible, une petite fille rescapée du crash du vol Istanbul-Paris survenu le 23 décembre 1980. Car deux bébés étaient à bord ! Les Carville et les Vitral, deux familles que tout oppose – Les Carville, issus de la haute bourgeoisie industrielle française et les Vitral, vendeurs de frites sur la côte normande – se disputent celle que la presse ne tarde pas à surnommer Libellule. La justice finit par confier l’éducation de Lylie aux modestes Vitral. Engagé par les Carville, le détective s’est lancé dans un périple de dix-huit ans d’interrogations, d’hypothèses, de coups tordus, et d’échecs… Et puis… Alors qu’il va presser la détente, Crédule observe une dernière fois la Une du journal de l’époque… Soudain, tout est clair… Drame familial, polar parfaitement huilé et quête d’identité, l’adaptation au cordeau du roman de Michel Bussi orchestrée par Fred Duval se voit sublimer par la patte graphique et la narration de Nicolaï Pinheiro. Véritable page-turner, ce récit dense aux personnages complexes et attachants promène le lecteur dans les mystères de l’enquête autant que dans les décors des quartiers parisiens, les chemins de grande randonnée du jura ou du front de mer dieppois. A la manière d’un subtil tour de magie, Un avion sans Elle, dévoile progressivement ses secrets pour mieux cacher le tour qu’il est en train de nous jouer.

Date de parution : le 26 mai 2021
Auteurs
: Fred Duval (Scénario)
Nicolaï Pinheiro (Dessin, Couleurs)
Genre : polar
Editeur : Glénat
Prix : 25,00 € (176 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le duo électro Atoem présente son nouveau titre électro hypnotique Precious land

Le duo électro ATOEM revient enchanter notre esprit avec son nouveau single Precious Land. Avec un clip tourné à Naples, ils veulent frapper un grand coup et marquer les esprits. Ces deux grands explorateurs du son n’ont pas peur de plonger l’auditeur dans un océan symphonique qui ouvre les espaces. De quoi donner envie de se laisser aller à l’écoute et à la danse.

Des perspectives grandes ouvertes sur le son

ATOEM se définit comme un duo de machinistes aux explorations sonores proches de la symphonie analogique. Originaires de Rennes, les deux lascars ont des affinités partagées pour de grands prédécesseurs, et pas des moindres, Brian Eno et Pink Floyd en tête, à la sauce techno. ATOEM parle de créer du temps et de la matière. Sur scène, les deux musiciens se réfèrent assez naturellement aux musiciens instrumentaux avec l’utilisation de machines, de guitares et de percussions vibrantes. La techno devient sérieuse et organisée dans les mains expertes des deux artistes machinistes Gabriel Renault et Antoine Talon. De quoi donner envie de remuer les hanches pendant des longues heures. Difficile de deviner qu’il sont passionnés de mathématiques et de physique quantique, pourtant c’est somme toute logique. Les deux artistes n’ont pas lésiné pour imaginer une musique au-delà des standards commerciaux habituels. Precious land débute avec un beat robotique confinant à la pulsation cardiaque avant l’apparition de voix rappelant Kraftwerk pour une belle plongée dans les entrailles de la musique électronique. Des synthés donnent une belle ampleur futuriste à une chanson qui aime à ralentir pour mieux réaccélérer. Certains penseront aussi à la musique de Giorgio Moroder pour Midnight Express avec une pointe de Vitalic pour la vitalité frénétique. Vivement la réouverture des boites de nuit pour profiter de ce morceau dans de bonnes conditions. Les ambiances new-wave, ambient, rock et techno sont évidentes, judicieusement assimilées et réjouissantes, planantes et envoutantes. ATOEM est le nom d’une divinité de l’Égypte antique ayant façonné la matière à laquelle ils se réfèrent, comme pour rappeler qu’ils sculptent justement la matière pour façonner leur univers musical foisonnant et hypnotique.

Révélés aux Transmusicales en 2018, les deux musiciens d’ATOEM sont déjà intervenus aux Vieilles Charrues, aux Inouïs du Printemps de Bourges et du MaMa. Vivement la suite pour continuer à profiter de leurs bonnes ondes.

Une fille en or, l’histoire d’une championne (Flammarion jeunesse)

Une fille en or, l’histoire d’une championne (Flammarion jeunesse)

Quelle bonne idée a eu l’auteur, Philippe Nessmann : nous faire replonger dans l’histoire d’une ancienne championne américaine olympique : Betty Robinson. Il l’a découvert, par hasard, en 2019, et depuis n’a eu de cesse de faire des recherches sur elle. Il faut dire que Betty est vraiment Une fille en or.

Une jeune fille remarquée

Si elle est peu connue en France, on peut imaginer qu’elle l’est davantage aux Etats-Unis.

En 1928, Betty est une jeune lycéenne, comme les autres. Un jour, à la gare, elle court à toute vitesse pour ne pas louper son train. C’est alors qu’un de ses professeurs la remarque et lui dit qu’elle est faite pour courir ! Il lui propose de l’entrainer, avec l’équipe de garçons de son lycée. Elle se lance, mais devra combattre bien des préjugés.

Un long chemin pour y arriver

L’histoire de Betty est tout simplement incroyable. Et l’auteur nous la dévoile en la replaçant bien dans son contexte historique. A l’époque, il y avait très peu d’athlètes féminines ! Et Betty a dû se battre pour y arriver. Même avec ses parents, enfin sa mère…

Sans rien dévoiler de l’histoire, Une fille en or nous captive de la première à la dernière page ! Le courage, la détermination, la force, le caractère de Betty lui ont permis d’être au plus haut niveau et d’y retourner encore quelques années plus tard, malgré toutes les épreuves subies.

Une fille en or est un livre à mettre entre toutes les mains ! Une leçon de vie, de courage et de persévérance !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : juin 2021
Auteur : Philippe Nessmann
Illustrateur : Alexandra Huard
Editeur : Flammarion jeunesse
Prix : 13,90 €

Victor Hugo la liberté au Panthéon, une exposition majeure à découvrir jusqu’au 26 septembre 2021

Les éditions du Patrimoine profitent de l’exposition Victor Hugo, La liberté au Panthéon organisée par le Centre des monuments nationaux pour publier un ouvrage classieux à découvrir au plus vite. La réouverture des monuments permet au Panthéon d’accueillir enfin des visiteurs, et pas pour n’importe quelle occasion, un vibrant hommage au plus grand écrivain français de tous les temps, le grand Victor, personnage aussi complexe que passionnant, connu pour ses vibrants appels à la liberté et son influence majeure sur le cours de l’histoire du XIXe siècle de son pays!

Un personnage bigger than life

L’avènement de la IIIe République en 1870 fut marquée par le personnage de Victor Hugo, exilé à Bruxelles, Jersey puis Guernesey pendant le règne de Napoléon III et sénateur de 1876 à 1885. Le Panthéon devient d’ailleurs en 1885 à l’occasion du décès de Victor Hugo et de son inhumation au Panthéon le lieu de repos des grands hommes honorés par la République. Il est donc normal que le Panthéon rende hommage à l’auteur des Misérables et de Notre Dame de Paris avec un focus sur la veillée funèbre du 31 mai 1885 à l’Arc de triomphe et le parcours du cortège jusqu’à l’entrée de Victor Hugo dans le sanctuaire des grands Hommes le 1er juin 1885, accompagné par un cortège de pas moins de 2 millions de personnes. La mort du poète le 22 mai 1885 et ses funérailles nationales sont devenues l’évènement central du pays pendant plusieurs jours, quasiment un deuil national. Il fallut du temps pour que le corbillard du défunt descende les Champs-Elysées jusqu’à la Concorde, traverse la Seine puis emprunte le boulevard Saint-Germain avant de rejoindre sa dernière demeure, le Panthéon. L’exposition dans ce bâtiment même présente les étapes majeures de cet évènement hors du commun pour bien en montrer le retentissement dans l’alors toute jeune et fragile IIIème République et pour le monument appelé à devenir la dernière demeures des personnages centraux de l’Histoire de France récente. L’église devient alors définitivement un mausolée des grands hommes, enterrés de manière à leur rendre hommage et à souligner leur impact sur le pays. L’exposition relate aussi la manière dont Victor Hugo n’a cessé d’évoquer le concept de liberté dans ses écrits à travers des archives, affiches, journaux, photographies, peintures, sculptures, dessins, objets-souvenirs, documents inédits issus principalement des collections de la Maison de Victor Hugo à Paris. Le bel ouvrage édité à l’occasion de cette exposition est un passionnant cheminement dans une vie de combat, avec ses coups de griffe, son exil de presque 20 ans et son intransigeance. La lecture est palpitante, agrémentée d’écrits et de rappels historiques pour mieux comprendre la relation fusionnelle entre l’homme et son pays. Les dernières pages sont des reproductions de photos d’époque qui coupent le souffle et permettent de replonger dans les journées où la France a rendu hommage à son auteur fétiche.

Devenu un symbole de la République, député de Paris en 1871 et sénateur de la Seine en 1876, le grand homme Victor Hugo a incarné incarnait les valeurs de liberté et de laïcité portées très haut par les frontons des bâtiments de la République. L’exposition est immanquable, tout comme le livre qui lui y consacré.

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Le 22 mai 1885 s’éteignait Victor Hugo. Celui qui « était entré vivant dans l’immortalité », incarnation de la République, génie littéraire et synthèse politique de toutes les contradictions du XIXe siècle méritait des funérailles exceptionnelles qui devinrent l’enterrement du siècle. Le grand homme repose aujourd’hui au Panthéon, en compagnie de Voltaire et Rousseau

Tout au long de sa vie, Hugo ne sépara jamais la politique de la poésie. Dans ses écrits comme dans sa vie publique, il lutta contre la peine de mort, milita pour la laïcité, la conservation des monuments historiques, défendit les pauvres… 

De monarchiste il devient républicain, ce qui l’oblige à s’exiler près de vingt ans. Il ne reviendra en France, à Paris, qu’en 1870, avec la Troisième République. Aux yeux du peuple, ses engagements en ont fait le chantre de la liberté. Bien plus qu’un écrivain, il est l’incarnation de la République.

L’ouvrage est doté d’une « 5e de couverture » créée par la startup PHYGI’TALES lauréate de la deuxième promotion de l’Incubateur du patrimoine lancé en 2018 par le Centre des Monuments Nationaux. La couverture du catalogue s’anime au travers de l’écran de votre téléphone portable grâce à la réalité augmentée. Au-delà de cet effet magique, des marques pages interactifs apparaissent vous donnant directement accès à des extraits du catalogue ou à divers bonus multimédias tels qu’une vidéo du parcours du cortège funèbre réalisée pendant le premier confinement ou l’archive d’une émission de radio où l’on entend en 1955 les souvenirs émouvants de témoins qui étaient enfants le 1er juin 1885.

« Faith, Hope and Charity » : le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin

"Faith, Hope and Charity" : le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin
« Faith, Hope and Charity » © Maxime Bruno

« Faith, Hope and Charity », le théâtre social en toute intimité d’Alexander Zeldin

Dans ce dernier volet de sa trilogie intitulée « Les inégalités », Alexander Zeldin nous plonge au cœur d’une réalité sociale dont l’hyperréalisme le dispute subtilement à l’intensité des émotions.

Dans un centre communautaire, faisant office de banque alimentaire, une femme, Hazel, toujours prévenante et attentive aux autres, cuisine pour des personnes démunies. Le bâtiment, insalubre, dont la toiture prend l’eau, est délaissé par la mairie prête à le vendre à un prometteur désireux d’en faire une résidence de luxe pour touristes.

Autour de Hazel et de Mason, le nouveau bénévole, qui a le projet de monter une chorale, vont et viennent une dizaine de personnages, tous abandonnés par le système et aux vécus douloureux et problématiques.

On croise Bernard, qui est toujours le premier et dernier arrivé, Carl qui aurait besoin d’une auxiliaire de vie plus assidue, une mère et sa jeune fille qui a faim, Anthony un jeune tout en rage plus ou moins contenue, et puis il y a Beth écorchée et révoltée. On lui a retiré la garde de sa fille Faith. Chacun essayant de tenir le coup, face à la menace supplémentaire de la fermeture du lieu, où les échanges qui interviennent alors entre eux constituent un dernier rempart d’humanité.

Car c’est là toute la force de la pièce où ces interactions sont comme des boucliers de résistance aux humiliations de la pauvreté, à son rejet, et à la violence sourde d’un système néo-libéral aussi impitoyable qu’implacable.

Dans le centre comme dans la vie, on s’affronte, on se jauge et on défend sa position, mais on fait corps aussi avec la communauté et son esprit de résistance à l’instar de la chorale qui est en train de se monter.

Du ressenti intime au sursaut possible

Des affrontements, des espoirs, et des découragements se font jour et qui sont autant d’instantanés qui laissent entrevoir un passé tourmenté, un futur incertain, mais aussi des moments crépusculaires où perce une humanité.

Alexander Zeldin ne s’attache pas à la reconstitution documentaire d’une lutte ordinaire face à la misère sociale mais à son ressenti intime et à son sursaut possible qui font naître alors un autre rapport au monde : sensible et onirique.

La pièce est une longue traversée émotionnelle qui vient bousculer en douceur le spectateur, soutenue par un jeu incandescent et des questionnements sociaux.

Les acteurs sont emmenés par Llewella Gideon, d’une justesse bouleversante dans le rôle de la cuisinière gestionnaire du centre, littéralement habitée par une force tranquille où elle se montre à l’écoute et disponible aux autres, parfois dépassée, mais toujours combative et positive ; Lucy Black (Beth) qui incarne quant à elle une mère dévastée et aux prises avec ses démons intérieurs tout en se battant pour garder sa fille : saisissante de vérité, elle est toujours sur le fil entre la chute et le sursaut, tandis que Michael Moreland (Mason) et Bobby Stallwood (Marc) sont impressionnants de naturel.

D’une saisissante interrogation, le dramaturge nous renvoie à l’intranquillité du monde mais aussi à cette expérience humaine solidaire dont la force intérieure est une sentinelle envers et contre tout.

Dates : du 16 au 26 juin 2021 – Lieu : Odéon – Théâtre de l’Europe  (Paris)
Texte et Metteur en scène : Alexander Zeldin

L’arbre exponentiel du duo Korin F., un beau trip rétro-futuriste

Le duo parisien Korin F. dévoile son premier album L’arbre exponentiel, pour une musique qui rappelle les années 80 tout en étant ancrée dans le 21e siècle. Et ils n’hésitent pas à poser une vraie question existentielle, sommes-nous à la fin d’un cycle ou au début d’un nouveau? L’actualité sanitaire et technologique rend cette question des plus pertinentes, surtout quand elle est traitée en musique!

Entre pop eighties et rythmes actuels

La technologie a déjà rendu obsolète le monde pré-internet et réseaux sociaux, impossible de passer nos journées sans nous sentir sollicités du matin au soir, plus vraiment seul sans jamais être absolument accompagnés. Les rapports humains sont rendus presque inutiles, et pourtant chacun a besoin d’exercer sa sensibilité humaine, le paradoxe est pregnant sans qu’une solution n’apparaisse de manière évidente. Le morceau Immersion en réseau trouble pose la question depuis le titre, internet est une opportunité mais aussi un monde parfois anxiogène où les conflits sont omniprésents. 13 morceaux s’enchainent sans redite dans des rythmes électro trépidants qui tranchent avec les voix d’un calme olympien. Les deux camarades évoquent un concept de chanson électronique, à cheval entre passé et présent, avec des paroles pleines de sens et une musique qui fait plaisir avec ses sonorités envoutantes. Après le premier EP CD de voiture, le ton était donné, confirmé par cet album qui rappellera la jeunesse de certains, tendance Partenaire particulier ou Indochine, les moins jeunes penseront à Gorillaz. Les graphismes ont été confiés à Camille Chauve pour un univers cohérent et coloré où les visuels répondent à la musique, justement comme Damon Albarn et Jamie Hewlett au cœur des années 2000.

L’arbre exponentiel est un album concept à découvrir, touffu, dense, varié, avec des belles sonorités et des paroles loin d’être faciles. Un beau projet musical à découvrir depuis le vendredi 4 juin!

Tout savoir sur l’ART, un album intelligent et riche (Usborne)

 

Tout savoir sur l’ART, un album intelligent et riche (Usborne)

Les Editions Usborne nous proposent souvent des livres originaux et emplis de connaissances. Cette fois-ci, avec Tout savoir sur l’ART, le lecteur va non seulement découvrir ce qu’est l’Art, mais aussi les différentes façons de créer l’art, découvrir les artistes, leurs façons de faire, leurs inspirations… Cet album a été conçu en collaboration avec La National Gallery de Londres.

Tout savoir sur l’ART se veut avant tout intelligent, avec une mine d’informations. Le lecteur découvre l’Art sous toutes ses formes.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’art au fil de l’Histoire ? Tout peut-il être de l’art ?

Que doit-on ressentir devant un tableau ? Quelle analyse en faire ? Comment étudier sa perspective, ses ombres et lumières ?

Quelles sont les différentes techniques de peinture ? et la sculpture ? et les trompe-l’œil ? et les portraits ?

On peut trouver des histoires cachées sous un tableau…

En passant par l’impressionnisme, le cubisme, le futurisme, le lecteur ne pourra que se régaler devant tant d’œuvres d’art. Tant de messages passent par les artistes.

Tout savoir sur l’ART est un livre culturel qui rassemble une mine d’informations, de très nombreuses illustrations, avec beaucoup de questions ouvertes qui ne peuvent que susciter le lecteur à aller découvrir les œuvres d’art dans les musées.

Tout savoir sur l’ART, un excellent livre ! A mettre entre toutes les mains, dès l’âge de 12 ans.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 mai 2021
Auteur : Sarah Hull
Illustrateur : Collectif

Editeur : Usborne
Prix : 14,50 €

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