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Le genou d’Ahed, un film israélien complexe, sortie le 15 septembre 2021

Nadav Lapid se lance avec Le genou d’Ahed dans un film conceptuel sur les fêlures provoquées par la guerre en Israël, lui qui s’est fait remarqué avec ton toujours décalé, de ceux qui mettent mal à l’aise comme dans L’institutrice et Synonymes, il tente une oeuvre plus piquante. Il abandonne ici le classicisme de personnages imaginaires pour mettre en scène un réalisateur qui semble lui ressembler. La critique de la politique de l’État israélien est frontale, tout y passe, depuis ses dirigeants jusqu’à sa culture sans oublier le peuple par trop conciliant. Pas facile de ne pas décrocher dans un opus retors qui part dans tous les sens.

Un film sans détours ni facilités

Le genou d’Ahed ne serait-il qu’un pamphlet sans nuances? Les scènes naviguent en eaux troubles, entre grosses colères, souvenirs et grotesque, sans limites et surtout sans prévenir. Le spectateur se sent parfois pris en otage d’une narration sans queue ni tête. Faut-il en rire ou en réfléchir, le film ne laisse pas le choix, déversant des flots ininterrompus de phrases conceptuelles pour mener l’audience au gré du vent chaud du désert. Le réalisateur évoque la guerre au Liban, une projection qui se passe mal pour le héros lui-même réalisateur (interprété par Avshalom Pollak), à la langue acerbe et au verbe haut. Les dialogues alambiqués occupent beaucoup l’espace, mettant à rude épreuve l’attention des plus endurants. Le récit éclaté pose des questions de rythme et malgré des images très léchées à l’occasion, difficile de ne pas croire que le réalisateur n’en fait qu’à sa tête, un producteur plus lucide aurait demandé à recadrer le propos pour justement ne pas trop sentir du cadre.

La colère est toujours présente, le propos fera réfléchir, mais le genou d’Ahed ressemble un peu trop à un patchwork d’humeurs désunies pour parfaitement convaincre.

Synopsis: Y, cinéaste israélien, arrive dans un village reculé au bout du désert pour la projection de l’un de ses films. Il y rencontre Yahalom, une fonctionnaire du ministère de la culture, et se jette désespérément dans deux combats perdus : l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère.

La confession manquée d’Arthur Dreyfus, « Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui » aux Editions P.O.L

Arthur Dreyfus © Hélène Bamberger P.O.L

Arthur Dreyfus, « Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui » aux Editions P.O.L

Mon Dieu quelle époque ! Il y a quelques mois apparaissait sur les tables des libraires un volumineux Journal dont le titre vaguement inspiré d’un roman de Mauriac semblait contenir toute l’ambition de son auteur : non seulement évoquer sans détour le quotidien de sa vie sexuelle mais révéler à travers elle l’état d’esprit d’une génération, d’une époque, voire d’un siècle. Arthur Dreyfus a-t-il réussi son pari ? D’un point de vue strictement littéraire, force est de constater que non. Après avoir parcouru d’un œil bienveillant les quelque deux mille trois cent quatre pages de cet interminable pensum, nous inclinons à penser que l’auteur peine à rivaliser avec son illustre prédécesseur tant son style de mirliton pêche par une accablante platitude, tant aussi sa manière élémentaire de raconter ne dépasse guère les prouesses d’un lycéen de seconde.

Or le style, disait l’autre, c’est l’homme. Quel genre d’homme est donc Arthur Dreyfus ? Disons que c’est un gay d’aujourd’hui, comme il vous est loisible d’en croiser chaque jour dans notre vaste métropole, un gay bourgeois et intelligent, nanti de diplômes et de privilèges, que rien ne distingue de son alter ego hétérosexuel, le bobo parisien dans la force de l’âge, plus soucieux du périmètre de son appartement et de son avancement social que des lendemains qui chantent. Rien ? Pas tout à fait cependant. C’est que notre garçon d’aujourd’hui, malgré son profil de gendre idéal, est habité par une tyrannique compulsion sexuelle qui vient bouleverser son quotidien et le soustraire bien malgré lui au destin de ses semblables.

Tel est bien le sujet du livre. Habité par le démon du sexe, Dreyfus voit son existence assez banale- existence dont nous ne savons pas grand-chose : que pense-t-il ? à quoi rêve-t-il ? a-t-il des opinions politiques ou religieuses ? – élevée au rang d’un road-movie pornographique qui l’emporte frénétiquement sur les sentiers de la baise où l’application Grindr fait office d’escale régulière. Bien malgré lui, disions-nous. Et c’est bien là que le bât blesse, que ce Journal sexuel s’avère si décevant, morne, conventionnel, et si peu gay au sens étymologique. C’est que notre auteur n’a rien d’un héros ou d’un martyr, d’un poète ou d’un voyou, il n’est qu’un homme ordinaire que la particularité de son économie psychique, l’épanchement de sa libido, précipitent à son insu dans les bas-fonds du sexe, sans qu’il ne parvienne jamais à extraire de ses incursions souterraines la moindre lumière, la moindre connaissance, sans que ne l’effleure jamais le moindre frisson charnel ou amoureux. Ordinaire, la sexualité de l’auteur l’est également au plus haut degré.

Derrière le voile de fumée d’une apparente transgression, Dreyfus apparait comme un fonctionnaire du stupre hanté par le fantasme de la normalité, s’attachant souvent aux formes les plus conventionnelles de la masculinité. Conformément à l’idéologie dominante des réseaux sociaux, jamais un partenaire n’est présenté autrement que par son âge, sa couleur de peau et ses attributs sexuels : « Son corps est musculeux, il a vingt ans, les cheveux extrêmement blonds, joli sexe, trou parfaitement lisse. » Au demeurant, à peine dégrisé de ses frasques libidinales, l’auteur ne manque pas de nous rappeler que s’il ne baise pas comme les autres il tient à penser comme tout le monde : « Je ne suis pas favorable à la pédophilie, je la réprouve… », etc. Quelle grisaille ! Quel vide ! Oui, répétons-le, à quelques exceptions près, sans doute vers la fin du livre où sourd de cette épaisse mélasse un début de clarté, jamais l’auteur ne s’interroge sur lui-même, ni sur l’autre, jamais il n’interrompt un instant sa frénésie sexuelle pour tenter de l’intégrer à un ensemble plus vaste, à une compréhension plus ample de son existence, en dépit d’ailleurs de sa fréquentation assidue du cabinet de l’analyste qu’il semble traiter avec la même versatilité que ses partenaires sexuels : « dans les jours qui suivent, conscient d’être véritablement malade, je me résous à trouver un autre analyste. » Oui, Arthur Dreyfus baise comme il vit, vit comme il baise, et baise comme il écrit : mal, vite et sans éclat.

Que conclure en définitive de cette confession ? Dans L’Homme sans gravité (2002), le psychanalyste Charles Melman avait prophétisé un bouleversement radical de la condition humaine consécutif à l’expansion de l’économie libérale, un effacement de l’ancien sujet hanté par le désir et la faute devant un individu errant, délesté de tout ce qui le rattachait autrefois à l’Histoire, la Loi et l’Utopie. Telle est, à nos yeux, la signification du Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui. Dans ces pages monotones, on retrouve l’individu sans destin, sans règles et sans attaches de nos sociétés actuelles ; l’individu qui ne pense rien, n’éprouve rien, ne regrette rien et ne s’oppose à rien ; que seule la tyrannie du besoin, confondu avec le désir, mène par le bout de son nez. En ce sens, Arthur Dreyfus a bien réussi son pari : son livre est générationnel. Mais s’agit-il encore d’un livre ? Ni œuvre, ni journal, ni document, cette compilation a plutôt valeur de symptôme. Symptôme d’une époque où la Société du spectacle incline à prendre des vessies pour des lanternes, imposant comme œuvre littéraire ce qui n’en possède que le nom. Nous apprenons que la vessie d’Arthur Dreyfus figure en bonne place sur la liste du Prix Médicis. Gageons que le jour de sa proclamation, elle explosera avec fracas à la face du jury.

Editions P.O.L
Date de parution : Mars 2021
Auteur : Arthur Dreyfus
Prix :
37 €

[BD] Féroce, tome 1 : le danger au coeur de la taïga par Gregorio Muro Harriet et Alex Macho (Glénat)

[BD] Féroce, tome 1 : le danger au coeur de la taïga par Gregorio Muro Harriet et Alex Macho (Glénat)

Entre polar mafieux et récit d’aventure aux accents écologistes, Féroce est un voyage au coeur de la Sibérie, à la frontière entre la Russie, la Corée du Nord et la Chine. Une équipe de reporters vient enquêter incognito sur un trafic de bois orchestré par la mafia à l’internationale, sous couvert de la réalisation d’un reportage sur le principal intéressé par cet habitat naturel : le Tigre de Sibérie. 

Chassé puis blessé par un braconnier, l’animal va alors chercher à se venger en s’engageant dans une véritable chasse à l’homme. Avec l’Amba, cet esprit vengeur en son sein, la taïga se transforme en une souricière particulièrement hostile…

Féroce offre un premier album parfaitement maitrisé, que ce soit de part son scénario ciselé et haletant (signé Gregorio Muro Harriet) ou que ce soit grâce à au dessin de Alex Macho qui impressionne. Une grande aventure garantie. Vivement la suite.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Quand la nature se déchaîne, personne n’est à l’abri. Sur le territoire du kraï du Primorié, en Extrême-Orient russe, près des frontières de la Chine et de la Corée du Nord, un tigre de Sibérie blessé par un braconnier se consacre à la chasse à l’homme. Non par faim mais plutôt par vengeance, il peint du sang de ses victimes la taïga sibérienne. Ni les brigades forestières contrôlées par la mafia sino-russe, ni les agents du Centre du Tigre de l’Amur, ni les groupes environnementaux ne sont en sécurité lorsque l’Amba, l’esprit des forêts, part à la chasse. Inspiré de faits réels, Féroce fascine par ses silences et ses paysages hivernaux désolés. Un récit puissant, peuplé de personnages forts et plus vrai que nature où le massacre et l’horreur peuvent être enclenchés à tout instant.

Date de parution : le 1er septembre 2021
Auteurs
:
Gregorio Muro Harriet (scénariste)
et Alex Macho (dessin)
Genre : Action, Aventure
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Morgon 1920 de Franck Chavy, une cuvée 2020 à découvrir

Morgon 1920 cuvée 2020, c’est une référence à l’année de naissance du grand-père du producteur, Antoine, qui, il y a quelques décennies, cultivait déjà les mêmes ceps, à l’origine de cette cuvée emblématique du Morgon. La cuvée 2020 ne déroge pas à la règle, la qualité est belle et bien présente, comme déjà dans la dégustation de la cuvée sans sulfite.

Un Morgon en majesté

Composé de cépage Gamay, ce Morgon se distingue à l’œil par sa belle robe rubis. Le nez est mûr avec une note florale, fruité cerise petits fruits noirs myrtille épicé muscade reglisse et une touche de clou de girofle. La bouche est ample et fondue, fraîche avec de fins tanins élégants harmonieuse, la finale est longue. Pour déguster ce vin, n’hésitez pas à choisir une terrine de lapin, une tarte tomate, du magret de canard, et pour finir de la glace vanille accompagnée d’un coulis de chocolat, voire une crème caramel. Le prix de vente TTC départ cave est de 15,00 euros, tout à fait au niveau de la qualité de ce vin de Morgon.

Publireportage:

Vignerons depuis 4 générations sur les communes de Villié-Morgon et de Régnié-Durette en pays Beaujolais. Les millésimes et les vignerons se sont succédés, mais la vigne est resté Les ceps les plus anciens ont été plantés entre 1900 et 1910. Ce trésor, qui a été légué par plusieurs générations de vignerons et permet d’offrir les plus grands vins. Le domaine s’étend actuellement sur 10 hectares avec 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais village. Le Gamay dit noir à jus blanc est l’unique cépage utilisé pour les crus de la région. L’ensemble des travaux est effectué de la taille de la vigne, à la commercialisation des bouteilles, seule la récolte 100 % manuelle des raisins et les travaux de taille en hiver demande l’intervention de saisonniers. La production est principalement vendue à une clientèle de particuliers en France, soit au domaine, soit au cours de dégustations et salons. Ces rencontres sont la concrétisation d’une année de travail. Le vin est également distribué en Allemagne, Suisse, Pays-Bas , Angleterre, Quebec, Etats-Unis, Danemark.

Néon personnalisé comme expression de « l’art commercial »

Comme nous le savons, l’art commercial ou l’art publicitaire est l’une des principales expressions artistiques de notre époque. De nos jours, la publicité est certainement le principal moteur de la production artistique dans le monde. Lorsque nous pensons à l’art commercial, nous pensons aux clips publicitaires, aux chansons d’époque que nous ne pouvons pas nous sortir de la tête, ou à la conception graphique. Cependant, il devient de plus en plus important pour les marques, grandes ou petites, de prendre soin de la décoration et des éléments physiques de leurs établissements.

L’importance de l’art dans les points de vente

Pour les petites marques, qui ne peuvent pas se permettre de grandes campagnes publicitaires, leur(s) magasin(s) sont leur principale vitrine au monde. Pensez, par exemple, aux magasins de votre quartier. Dans une mesure plus ou moins grande, ils ont tous fait un effort pour donner à leur établissement un aspect accueillant et conforme au service qu’ils proposent. Si c’est un bureau, donnez-lui un air professionnel. Si c’est une librairie, qu’elle stimule notre imagination. Ou, s’il s’agit d’un café ou d’un bar, qu’il transmette chaleur et calme ou, au contraire, l’envie de discuter et de passer un bon moment en compagnie d’autres personnes.

Les grandes entreprises, quant à elles, doivent relever le défi de paraître familières et ouvertes à leurs clients potentiels. Et à cet égard, l’un des aspects les plus importants est l’apparence de chacun de leurs établissements. Ils s’engagent à créer des atmosphères qui offrent une expérience agréable à chacun d’entre nous, en fonction du service qu’ils proposent. Et cette atmosphère doit également être reconnaissable, de sorte que, partout où nous trouvons un établissement de la marque, nous pensons toujours que nous allons répéter la même expérience satisfaisante que nous avons eue dans un autre endroit. Pensez, par exemple, aux grandes entreprises de restauration. Par exemple, une chaîne de restauration italienne. Où que nous soyons, nous pensons que nous aurons une expérience très similaire à celle que nous avons vécue dans un autre établissement de la marque. Dans ce cas, une expérience qui évoque l’Italie et sa gastronomie.

L’entretien des magasins est une chose qui s’est toujours produite historiquement. Les magasins, quels que soient le type et l’époque de l’histoire, se sont toujours efforcés d’attirer l’attention de leurs clients potentiels et d’évoquer la solution à leurs besoins. Pensez à l’art contenu dans les grandes galeries commerciales ou dans des villes entières comme Las Vegas. L’art commercial est présent autour de nous tous les jours, nous vivons avec et inconsciemment il nous pousse à visiter des lieux, à consommer des marques qui nous inspirent. Et, dans ce sens, nous voulons vous présenter une ressource qui devient indispensable dans la plupart des ateliers les plus avancés artistiquement. Il est partout, et nous allons vous expliquer brièvement pourquoi. Nous parlons du Néon LED personnalisé.

La grande ressource des néons LED personnalisés

La partie la plus visible et la plus proéminente des façades de magasins dans le monde entier est leur enseigne. Traditionnellement, il s’agissait de panneaux, de lettres peintes, etc. Mais le néon est entré dans nos vies et tout a changé. Que serait Las Vegas sans le néon ? Que serait la nuit de n’importe quelle grande ville sans l’existence du néon ?

Stimulé par la culture pop et sa motivation à faire de l’art à partir du quotidien et à le rendre accessible à tous, le néon a été utilisé dans le monde entier depuis sa première apparition. Et c’est précisément en raison de tous les avantages qu’elle offre. Tout d’abord, il est à la fois très accrocheur et sophistiqué et permet de réaliser pratiquement toutes les formes. Associé au design graphique, entre autres disciplines, il est parfait pour inspirer mais avec un aspect très amusant et accessible.

Deuxièmement, au-delà du fait d’attirer l’attention, le néon ne sert que peu de ressources à la mission principale de la publicité : transmettre un message de manière claire. En d’autres termes, un magasin dont l’enseigne est en néon ou dont les murs en sont décorés se distingue des autres et est clair dans l’impression qu’il veut donner à ses clients potentiels.

Le néon est à nouveau très répandu dans de nombreux établissements, et ce grâce au fait que les fabricants de ce type ont opté pour l’innovation et que les caractéristiques techniques du néon sont aujourd’hui impressionnantes. Nous tenons à souligner trois qualités : le néon permet aujourd’hui de personnaliser pratiquement n’importe quelle forme, son installation est très simple et il n’y a pratiquement aucun entretien à effectuer. En bref, les entreprises qui incluent le néon dans leurs enseignes, sur leurs murs ou lors de leurs événements, montrent qu’elles sont une entreprise au caractère décontracté, amical et amusant, mais professionnel et sophistiqué.

Exposition Botticelli, Artiste et Designer au Musée Jacquemart André, un éblouissement artistique

Le Musée Jacquemart André fait honneur à un artiste majeur du XVe siècle, abandonné pendant longtemps et redécouvert au XIXe siècle, Sandro Botticelli (1445 – 1510) est dévoilé à travers une quarantaine d’oeuvres majeurs et un focus sur son atelier où l’art de la copie a été poussé à son paroxysme. Si la Naissance de Vénus n’est évidemment pas présente, certaines de ses déclinaisons et d’autres oeuvres majeures sont présentes pour une une belle plongée dans les temps anciens. Certains des peintres contemporains à son oeuvre sont également présents pour un regard vertigineux sur une période artistique majeure.

Un artiste complet

Au XVe siècle, le rayonnement de Florence dépasse les frontières de ce qui est alors l’Italie. Alors que la famille Médicis accumule les commandes, Botticelli profite de cette manne financière pour approfondir son art. Si aujourd’hui son oeuvre est connue et reconnue, sa vie reste nimbée de mystères et un seul autoportrait est dévoilé, et encore, sur une fresque où il joue un tout petit rôle. L’exposition insiste sur sa qualité de designer avec l’accompagnement de nombreux assistants qui lui permettaient de concourir à une profusion de commandes. La pratique d’atelier se rapproche du concept plus moderne de laboratoire artistique, un peu comme la Factory d’Andy Warhol, avec un foisonnement d’idées et d’approfondissements pour faire avancer la pratique artistique. Botticelli fut non seulement artiste créateur, mais également entrepreneur et formateur, au plus près des exigences de ses commanditaires. L’exposition s’organise de manière à la fois chronologique et thématique, avec un parcours illustrant le développement stylistique de l’artiste, les liens entre son œuvre et la culture de son temps, et la place unique de l’artiste au milieu de ses contemporains. Les prêts reçus d’institutions aussi prestigieuses que le musée du Louvre, la National Gallery de Londres, le Rijksmuseum d’Amsterdam, les musées et bibliothèques du Vatican, les Offices à Florence et la Gemäldegalerie de Berlin montrent bien l’ampleur qu’ont voulu donner les Commissaires de l’exposition Ana Debenedetti, historienne de l’art et spécialiste de l’art florentin de la Renaissance, et Pierre Curie, conservateur en chef du patrimoine.

L’exposition Botticelli au Musée Jacquemart André est un évènement majeur de la rentrée culturelle à Paris. Elle dure jusqu’au 24 janvier 2022 pour un tarif plein de 17 euros. Il ne faut pas hésiter à aller la visiter!

Le Visiteur d’après Eric-Emmanuel Schmitt au Théâtre Rive Gauche, une pièce drôle et puissante à découvrir

Un Sigmund Freud (Sam Karmann) vieux et malade doit faire face à la montée du nazisme dans la Vienne de 1938, avec son lot de vexations et de craintes. Au milieu du tumulte ambient, la possibilité de partir très vite s’offre à lui pour arrêter de courir le risque d’une arrestation et d’une déportation que représente l’officier nazi (Maxime de Toledo) qui le persécute continuellement. Un personnage étrange fait alors irruption dans son appartement pour des échanges à batons rompus qui révèlent l’esprit toujours vif de l’inventeur de la psychanalyse et son questionnement sur l’existence de Dieu…

Une pièce vertigineuse

Tout le sel de la pièce tient dans ces échanges verbaux entre Sigmund Freud et… cet inconnu. Le huit-clos montre la détresse du docteur face à la cruauté des évènements et la peur d’un avenir qu’il sait court. Ses problèmes de santé ne font guère de doute, il s’inquiète surtout pour ses proches. Pour qui a lu des ouvrages d’EricEmmanuel Schmitt, la même vivacité intellectuelle est parfaitement retranscrite sur scène par des comédiens au diapason de l’oeuvre littéraire. les textes se déroulent sans peine, les expressions des visages sont habitées par les comédiens et rien ne permet de préjuger du dénouement. La fille de Freud, Anna (Katia Ghanty) personnifie les envie de résistance à la barbarie, illusoire étant donné la vigueur montante du parti d’Hitler à l’époque. Pour se défendre, Freud n’a que sa faconde et son habileté à manier les mots et les concepts. Quand il se trouve en présence d’un inconnu qui laisse planer le doute sur son identité, c’est à un véritable examen de conscience que se livre Sigmund. Sa jeunesse, son ambition, ses échecs, ses espoirs, tout est passé en revue avec maestria. La pièce passe comme dans un souffle, sans longueurs inutiles ni temps mort inopportuns. La pièce est un voyage fascinant dans une époque où le pire de l’humain s’est manifesté dans un tourbillon de violence incontrôlée. La tranquillité presque apaisée du vieil homme tranche avec l’agitation du dehors, dedans / dehors, c’est toute la thématique de la pièce, tranquillité apparente, tourments cachés… force visible, faiblesse cachée… athéisme de façade, doutes profonds.

Le jeu des apparences est soigneusement interprété pour un vrai moment de théâtre rempli de fulgurances et de pertinence. Les comédiens font vivre le texte avec art, rien à redire, il faut surtout aller en profiter au Théâtre Rive Gauche!

Synopsis: Dieu et Freud doivent avoir énormément de choses à se dire puisqu’ils ne sont d’accord sur rien… Vienne 1938 : les nazis ont envahi l’Autriche et persécutent les juifs. Par optimisme, Sigmund Freud ne veut pas encore partir ; mais en ce soir d’avril, la Gestapo emmène Anna, sa fille, pour l’interroger. Freud, désespéré, reçoit alors une étrange visite. Un homme en frac, dandy léger, cynique, entre par la fenêtre et tient d’incroyables discours… Qui est-il ? Un fou ? Un magicien ? Un rêve de Freud ? Une projection de son inconscient ? Ou bien est-il vraiment celui qu’il prétend être : Dieu lui-même ?
Comme Freud, chacun décidera, en cette nuit folle et grave, qui est le visiteur… ? Le retour sur scène de la pièce phénomène de Eric-Emmanuel Schmitt !

Détails:

A partir du 8 septembre 2021

Du mardi au samedi à 21h
Matinées les dimanches à 15h

[BD] La geste des princes-démons, tome 2 : le space opera adapté par Morvan et Traisci (Glénat)

[BD] La geste des princes-démons, tome 2 : le space opera adapté par Morvan et Traisci (Glénat)

Oeuvre phare du monde de la S.-F., La geste des Princes-Démons de Jack Vance a fait l’objet d’une adaptation ambitieuse par Jean-David Morvan et Paolo Traisci. En témoigne ces deux albums denses à la fois en terme de scénario mais aussi en terme d’univers graphique. 

Kirth Gersen est un mercenaire en quête de vengeance. Et il en veut aux Princes-Démons qui ont tué ses parents. Lorsqu’il identifie l’un d’entre eux, Attel Malagate, dit « Le Monstre », il décide de le prendre en chasse et de lui tendre un guet-apens très élaboré. Toute la difficulté étant d’abord d’identifier sous quels traits ce Prince-Démon se cache. Une chose est sûre, il voyagera au côté de Kirth.

Space-opera explosif ponctué par de nombreux échanges musclés, La geste des princes-démons conclut son premier diptyque en tenant ses promesses avec son lot de révélations finales. Malgré cela, cette adaptation parait maladroite et décousue dans son propos ainsi que dans sa capacité à développer les personnages secondaires (on pense à la « romance » entretenue par Gersen, trop peu travaillée et peu crédible). On ne ressent aucun attachement pour ces personnages, d’autant plus que la narration semble souvent aléatoire sinon bâclée, et le découpage peu lisible, jusque dans le fil de l’action. Cela gêne continuellement la lecture et c’est dommage.

Pourtant, les magnifiques couvertures et l’univers graphique de cette saga à haut potentiel avaient de quoi séduire…

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Une épopée spatiale cruelle et homérique.

Kirth Gersen a soif de vengeance. Orphelin à l’âge de neuf ans, il décide de se lancer à la poursuite des assassins de ses parents. Cinq Princes-Démons en sont les responsables, ils paieront ce crime de leur sang. Pendant des années, Kirth Gersen a formé son corps et son esprit. Aujourd’hui, Attel Malagate, dit « Le Monstre », est sa première cible. Kirth traversera les galaxies, anéantira les obstacles et s’associera à toute âme bienveillante pour accomplir sa tâche.Seconde partie de l’adaptation du Prince des étoiles, œuvre culte de Jack Vance qui entame la saga de La Geste des Princes-Démons, retrouvez en bande dessinée un récit de Jean-David Morvan sublimement illustré par Paolo Traisci, jeune prodige qui révèle son talent hors du commun dans des planches au graphisme somptueux.

Date de parution : le 1er septembre 2021
Auteurs
:
Jean-David Morvan (scénariste)
Paolo Traisci (dessin) et Fabio Marinacci (couleurs)
D’après une œuvre de Jack Vance
Genre : S.-F.
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (54 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le Domaine Cauhapé présente sa nouvelle cuvée moelleuse très douce, Belle des vignes

Cette nouvelle appellation Belle des Vignes du Domaine Cauhapé réserve une très belle surprise avec ses aromes fruités qui tirent vers des arômes exotiques, type ananas et pêche jaune. Pour un tarif conseillé de 14 euros, c’est une belle découverte.

Un Jurançon tout en délicatesse

Ce Jurançon moelleux 2019 propose une belle intensité avec un nez qui exprime des arômes de fruits exotiques et d’agrumes portés par des notes de pains d’épices. En bouche, dès l’attaque, ce sont la douceur et la fraîcheur qui jaillissent pour une vraie sensation de plaisir. Pour accompagner la sortie de cette nouvelle cuvée, le Domaine Cauhapé a élaboré une belle vidéo présentant le mythe de la Belle des Vignes de quoi donner envie de se laisser aller à la dégustation, comme toujours avec modération. Ce vin peut être idéalement servi au moment de l’apéritif, il s’accorde également avec harmonie avec du foie gras mi-cuit et une cuisine sucrée-salée. Pour terminer le repas, il est le bienvenu avec des tartes aux fruits : abricots, pêches, fraises, framboises ou bien des charlottes. Le vin peut se garder 5 ans.

Publireportage: Les vins blancs secs et vins blancs moelleux du domaine Cauhapé enchantent les amateurs de grands vins racés et signés. Arômes fruités et complexes, robe dorée… Ils expriment un terroir d’exception, emblématique du Jurançon. Les vins de Cauhapé expriment toute la typicité des cépages du Jurançon. Le petit Manseng est le grand cépage, c’est une liane avec sous les feuilles de petites grappes aux grains ajourés. La pellicule épaisse est un grand atout. Elle permet de pousser très loin les vendanges et d’obtenir un très haut niveau de maturité. Gros Manseng et Courbu apportent la finesse et le fruit. Depuis quelques années, Cauhapé explore aussi les cépages oubliés Camaralet et Lauzet qui viennent anoblir les Jurançons secs, pour élaborer des vins plus authentiques et plus expressifs que jamais.

Cendres sur les mains, une pièce de Laurent Gaudé puissante et poétique à découvrir au Studio Hébertot

La pièce de théâtre est adaptée d’une oeuvre littéraire de Laurent Gaudé publiée aux éditions Actes Sud dans la collection papier. Dans un pays en guerre dont rien n’est dit, ni le nom du pays ni la raison de la guerre, 2 fossoyeurs sont chargés de brûler les morts. Leur tâche les répugne mais ils la réalisent avec application, suivant les ordres à la lettre. Quand une jeune femme laissée pour morte se relève d’entre les cadavres, le doute s’installe dans leur esprit. La pièce fait penser à d’illustres prédécesseurs comme Dino Buzzati dans Le Désert des Tartares ou Samuel Beckett avec En attendant Godot pour un moment de théâtre entre bouffonnerie et réflexion mystique.

Du théâtre tragique à la mode antique

La guerre est là mais ses fracas n’apparaissent pas sur scène. La mise en distante interroge sur la place de l’homme face au fracas ambiant. Les deux héros dont le spectateur ne connaitra pas les noms se livrent à leur tâche ingrate avec le gout du travail bien fait. Alors qu’une jeune femme se joint à eux, littéralement revenue d’entre les morts, silencieuse et absente du quotidien, la graine du doute germe dans leurs esprits. La fumée qui se dégage des buchers les indispose, ne pourraient-ils pas utiliser de la chaux au lieu de tous ces savons utilisés pour enlever les traces de cendre sur leurs peaux? L’horreur de leur tâche ne les étreint pas, pas plus la dimension intrinsèquement horrifiante de leur activité quotidienne. Bruler des corps n’est pas un problème pour eux, mais l’effet de la fumée sur leurs organismes, si. Pour créer cette histoire de tragédie moderne, Laurent Gaudé s’est inspiré du Rwanda avec une première écriture courte de la pièce et c’est le témoignage d’une femme kosovare qui lui a permis d’écrire l’intégralité de la pièce. Le metteur en scène Alexandre Tchobanoff place les deux comédiens Arnaud Carbonnier et Olivier Hamel dans des considérations syndicales qui renvoient à leur insignifiance à l’échelle de l’humanité. Ce qui élève l’homme et la femme, c’est ce personnage féminin mystérieux interprété par Prisca Lona, à la dimension quasi mystique, ressuscitée des morts, quasiment une divinité qui ne parle pas avec les hommes. Elle se contente d’apporter du réconfort aux morts, et peut être aussi à leurs âmes tourmentées, mais elle n’a que faire des vivants, surtout s’ils n’ont aucune importance. Des sacs s’étalent sur scène pour montrer le côté terrien des deux personnages masculins, une échelle permet à l’un d’eux de s’élever sporadiquement tandis que l’inconnue se tient au pied d’un lampadaire comme pour figurer une statue de la liberté moderne, symbolique de ses aspirations à l’universalité et à l’élévation. Car ce qui se joue, c’est bien les génocides entre peuples rivaux et cette faculté humaine à nier l’humanité de l’autre.

Les expressions outrancières et bavardes des deux ouvriers font penser à cette part conséquente de l’humanité qui agit sans vraiment savoir ce qu’elle fait, ils n’ont pas besoin de justification, ils suivent les ordres et se dédouanent de toute responsabilité. Une vision pessimiste de l’humanité, en somme. La pièce est à voit au Studio Hébertot du 05 septembre au 28 novembre 2021, tous les lundis à 21h, les mardis à 19h et les dimanches à 17h.

Synopsis: Une pièce engagée et humaniste aux accents « beckettiens » entre absurde et poésie. Dans un pays dévasté par la guerre, deux Fossoyeurs exécutent inlassablement leur tâche. Jusqu’au jour où une femme, laissée pour morte, se relève.« Que faire ? » se demandent-ils. S’ensuivent, pour les deux Fossoyeurs, des situations tragi-comiques aussi absurdes que grotesques contrebalancées par la poésie et l’humanité de cette femme, la Rescapée. Une véritable ode à la vie et à l’humanité.

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, un roman de Gilles Paris (Gallimard)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, un roman de Gilles Paris (Gallimard)

Publik’Art suit de très près et depuis toujours l’auteur Gilles Paris. Après
Le vertige des falaises, La lumière est à moi, Inventer les couleurs, Certains cœurs lâchent pour trois fois rien, Gilles Paris nous livre un roman centré sur les adolescents : Un baiser qui palpite là, comme une petite bête.

L’écriture de Gilles Paris nous embarque loin, très loin de notre quotidien. On est dès les premières lignes, immergés dans le monde ado. Un baiser qui palpite là, comme une petite bête est un roman choral où plusieurs ados prennent la parole. C’est Iris qui ouvre le roman. Et d’une façon choc. Un premier chapitre qui va hanter le lecteur tout au long du livre. Il n’aura pas d’autre choix que de le lire d’une seule traite.

Que vous soyez ado ou pas, ce livre vous concerne. Si vous êtes en pleine adolescence, cette histoire peut sans doute vous permettre de mieux comprendre cette période dure, mais aussi passionnante, qu’est l’adolescence. De mieux vous comprendre, tout simplement. Et de prendre conscience du danger qui rôde partout…

Et si vous êtes parents d’ado, vous allez tout simplement halluciner, entrer dans leur monde de plain-pied ! Y compris au niveau vocabulaire !

Même si l’histoire peut paraître invraisemblable, les personnages sont bien décrits et le lecteur ressent toute la complexité liée à cette période de la vie : les comportements extrêmes, ce besoin de plaire et d’attirer l’attention des autres, cette quête permanente d’identité, les pulsions sexuelles très fortes, cette violence exprimée soit verbalement, soit physiquement, sans oublier le harcèlement dont sont victimes de nombreux jeunes aujourd’hui, à cause des réseaux sociaux. Tout est finement analysé par l’auteur qui met l’accent sur les conséquences des actes. Souvent, hélas, désastreuses. Mais les adolescents sont aussi très solidaires et leur amitié est indestructible.

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, un livre à mettre entre toutes les mains d’ados qui découvriront de belles références littéraires, et qui pourront s’identifier à tel ou tel personnage, toujours en quête identitaire ! Le roman de Gilles Paris sort aujourd’hui !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 9 septembre 2021
Auteur : Gilles Paris
Editeur : Gallimard
Prix : 13,50 €

Compte-rendu de la nouvelle dégustation fastueuse des cuvées du Club Vignobles & Signatures le 6 septembre sur la péniche Rosa Bonheur

La toujours accueillante péniche Rosa Bonheur nichée à proximité des Invalides à Paris n’a pas lésiné sur les prestations de qualité pour la dégustation des vins des domaines du Club Vignobles & Signatures. Les 17 domaines étaient présents, le soleil également, des huitres et des bulots aussi pour présenter des nouveautés comme la toute nouvelle cuvée Belle des Vignes du Domaine Cauhapé. Tour d’horizon des cuvées dégustées.

Les cognacs des domaines Francis Abécassis

4 cuvées représentatives de cette grande appellation de cognac étaient disponibles pour dégustation. L’ABK6 Cognac VS Pure Single, l’ABK6 Cognac VSOP, l’ABK6 Artist Reserve Edition Limitée n°2 et l’ABK6 Cognac XO Renaissance. L’article récent paru sur Publik’Art rendait déjà compte de la qualité de plus en plus renommée de ces liqueurs. Nouvelle confirmation, les domaines Francis Abécassis comptent de plus en plus sur la scène du cognac et méritent une dégustation pour se rendre compte de leur ampleur.

Le Domaine Cauhapé et ses jurançons secs et moelleux

Henri Ramonteu était présent pour faire la promotion des cuvées du Domaine Cauhapé avec sa faconde habituelle. La Canopée 2018, Quatre temps 2018, Belle des Vignes 2019 et Quatuor 2016 étaient disponibles à la dégustation pour se rendre compte de la générosité de cuvées élaborées par un artisan passionné des Jurançons secs ou moelleux, principalement à base de cépage Petit Manseng, mais aussi avec du Gros Manseng.

Le Domaine Couly-Dutheil, le Chinon à son meilleur

Plusieurs cuvées étaient disponibles chez Domaine Couluy-Dutheil à la dégustation pour des expériences à approfondir. Les Chanteaux 2019 avec son chenin 100%, Les Gravières 2019 et son Cabernet Franc 100%, le Domaine René Couly 2017 et son Cabernet Franc 100% et le Clos de l’écho 2017 et son Cabernet Franc 100%. Les récompenses pleuvent sur ce domaine attaché à son terroir et à ses traditions.

Coume Del Mas, le Roussillon en force

3 cuvées dégustées avec le Folio 2019 Collioure blanc, les Schistes 2019 et Quintessence 2017. Coume Del Mas profite d’un terroir exceptionnel et propose depuis 2001 des vins à la qualité toujours confirmée année après année.

Chammpagne Drappier, des bulles pour profiter de la vie

Plusieurs cuvées dégustées chez Champagne Drappier avec l’évidence d’un champagne de qualité. Que ce soit le brut nature 100% Pinot Noir ou les déclinaisons rosées ou extra brut, ce champagne mérite une découverte pour profiter de ses belles qualité et de breuvages très réconfortants.

Le Muscadet de Guilbaud Frères, un vin blanc des plus réconfortants

Par la faute d’un carton perdu en route, impossible de déguster les dernières cuvées en date des muscadets Guilbaud Frères. Mais un échantillon du Chateau de la Pingossière 2018 doit être adressé très prochainement pour dégustation , un article paraitra sur Publik’Art. Il était possible de gouter une fois de plus Le Soleil Nantais et le Clos du Pont, toujours des réussites à découvrir absolument.

La dégustation a été quelque peu écourtée par la faute d’une cheville récalcitrante, mais des vins vont être adressés pour des expériences plus avancées, articles à venir sur Publik’Art! La qualité est toujours au rendez-vous, les vignerons regroupés dans le club Vignobles & Signatures recherchent la qualité et ça se ressent!

Publireportage: Vignobles & Signatures, c’est un club de 17 appellations à découvrir:

Domaines Francis ABECASSIS – Cognac
Domaine CAUHAPÉ – Jurançon
Domaine COULY-DUTHEIL – Chinon

COUME DEL MAS – Banyuls, Collioure, Côtes du Roussillon…

Champagne DRAPPIER – Champagne
Jean DURUP Père et Fils – Chablis
Domaines FABRE – Haut -Médoc, Margaux

FIGUIÈRE – Provence
GUILBAUD Frères – Muscadet

Vignobles Joseph JANOUEIX – Saint -Emilion, Pomerol, Côtes de Castillon

Alain JAUME – Vallée du Rhône

Famille LESGOURGUES – Bas Armagnac, Bordeaux, Graves, Madiran
Famille ORLIAC – Domaine de L’Hortus – Pic Saint Loup

Maison PIRON– Beaujolais
Domaine Philippe et Sylvain RAVIER – Savoie
Domaine ROUX – Bourgogne
Château de TRACY – Pouilly-Fumé

17 entreprises familiales sont unies par un projet de vie, de passion, de continuité et de pérennité ; une association fondée sur la solidarité et l’amour du travail bien fait, avec un objectif d’échanges d’idées, de techniques et de pratiques commerciales.

[BD] How I live now, album touchant de Lylian et C. Circosta (Glénat)

[BD] How I live now, album touchant de Lylian et C. Circista (Glénat)

How I live now est une nouvelle adaptation du roman éponyme de Meg Rosoff traduit en français par Maintenant c’est ma vie. Un roman qui avait été porté à l’écran en 2013 par Kevin Macdonald (voir bande annonce ci-dessous) . Cette fois, c’est en bulles et en images que l’oeuvre de fiction nous est proposée par Lylian (au scénario) et Christine Circosta (au dessin).

Une oeuvre touchante où l’on suit Elisabeth, qui se fait aussi appeler Daisy, jeune ado envoyée par son père depuis les Etats-Unis, chez sa Tante Penn en Angleterre alors que la Troisième Guerre Mondiale est sur le point d’éclater. Dans leur grande maison à l’écart de la ville, Daisy fait connaissance pour la première fois avec ses cousins : Edmond, Piper, Isaac et Osbert. Une nouvelle famille qui l’accueille à bras ouverts et lui font découvrir la quiétude et les plaisirs de la vie. Une douceur de vivre qui va rapidement être bouleversée par la guerre.

How I live now est un doux récit dont le romantisme est envahi d’une mélancolie douce-amère, navigant entre l’insouciance de l’enfance et la gravité du monde adulte qui provoque l’effondrement de toute une vision du monde. Un entre deux eaux allégorie de l’adolescence qui imprègne au récit une tonalité bien particulière, savamment restituée à travers un scénario et une mise en scène raffinés. How I live now est un album très réussi, qui marque par son atmosphère unique. A découvrir.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Hors du temps, loin du monde.

Elisabeth préfère qu’on l’appelle Daisy. Au prétexte de la guerre qui s’annonce, cette new-yorkaise de 15 ans en conflit avec son père et sa nouvelle compagne est envoyée au fin fond de la campagne anglaise, chez une tante et des cousins qu’elle ne connait pas. Edmond, Piper, Tante Penn, Isaac et Osbert l’accueillent avec une gentillesse désarmante et ce nouveau cadre familial déstabilise Daisy avant de la charmer, lui faisant presque oublier la mort de sa mère… Et, surtout, il y a l’amour naissant entre elle et Edmond. Cette bulle presque rêvée prend fin brutalement à l’apparition d’une guerre que l’on ne voit pas, mais dont l’écho transforme leur vie en chaos. Daisy n’aura alors de cesse de retrouver sa nouvelle famille, et son Edmond.

Récit transpirant la tendresse et l’affection portée à cette période qu’est l’adolescence, How I live Now est une aventure sensible et humaine. Adaptation du livre éponyme de Meg Rosoff déjà transposé au cinéma, elle évoque en bande dessinée le travail de Charles Forsman (The End of the F***ing World ou I am not okay with this) et s’habille d’une douce mélancolie qui provoque autant l’apaisement que le désarroi.

Date de parution : le 8 septembre 2021
Auteurs
: Lylian (scénariste)
Christine Circosta (dessin et couleurs)
D’après une œuvre de Meg Rosoff
Genre : Roman graphique
Editeur : Glénat
Prix : 19,95 € (144 pages)
Acheter sur : BDFugue

Un film argentin emballant inspiré d’une histoire vraie, Le braquage du siècle, en salles le 8 septembre

Le film Le Braquage du siècle a fait le 2ème meilleur démarrage de l’histoire du cinéma argentin, preuve de son immense succès public mais aussi critique. Le cerveau du braquage a également participé à la rédaction du scénario, preuve de l’extrême crédibilité d’un scénario au cordeau rempli de rebondissements. La trame du film n’est pas sans rappeler la série espagnole à succès La Casa de Papel avec sa tension permanente et ses personnages tous emplis d’un côté obscur qui se dévoile petit à petit. Le braquage véridique a marqué toute une génération en Amérique Latine, de quoi inspirer un film qui ne cesse de tenir en haleine tout du long.

Un film tendu à l’extrême

Les acteurs principaux du film, Guillermo Francella apparu dans Dans ses yeux en 2009 et Diego Peretti vu dans Le médecin de famille en 2013 portent, littéralement, le film sur leurs épaules. Cette histoire d’un assemblage de truands du dimanche désireux de réussir enfin un coup rocambolesque dans leurs histoires de petites frappes touche les spectateurs avec ces incessants va et vient entre préparation du casse et contraintes personnelles. Le scénario fait entrer dans des psychés qui se mettent toutes au diapason pour enfin réussir un coup d’envergure. Préparation minutieuse, entrainement frénétique, repérages minutieux, rien n’est laissé au hasard pour enfin aboutir au succès qui pourra changer leurs vies. Quand vient le jour J, le film se déroule comme une partie d’échecs entre malfrats et police, avec un négociateur chevronné tout prêt de faire échouer le coup. Il en faut peu pour passer de l’échec retentissant à la réussite fulgurante, le film sait jouer sur la corde raide pour laisser imaginer le pire comme le meilleur à des spectateurs subjugués. Car les caractères sont creusés avec autant d’application que des péripéties incessantes qui rythment le film tout du long. Difficile à croire après coup que l’histoire soit vraie, et pourtant, le braquage a réellement eu lieu, avec autant d’ampleur que ce que le film en montre, chapeau les artistes.

Le braquage du siècle est un vrai film haletant qui devrait emporter une large adhésion parmi le public à sa sortie en salles le 8 septembre. Difficile de faire mieux dans le genre bande de pieds nickelés qui parviennent, pendant un temps du moins, à déjouer les policiers les plus chevronnés.

Synopsis: Argentine, 2006. Un groupe de cambrioleur s’apprête à réaliser un des plus célèbres et des plus ingénieux braquage de l’histoire d’Argentine, celui de la banque Río.

La nuit des rois, un film puissant de Philippe Lacôte, sortie en salles le 8 septembre 2021

Un jeune ivoirien est condamné à être enfermé dans la sinistre prison de Maca. Niché au milieu d’une forêt dense et obscure non loin d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’établissement pénitentiaire surpeuplé et dangereux ressemble à un univers parallèle avec son propre temps et ses codes immuables. Entre surnaturel, performances musicales, danses épidermiques et épais mystère, le film fascine pour une vraie expérience de cinéma ardue et passionnante.

Un film plongé dans l’obscurité

Tous les protagonistes du film de Philippe Lacôte naviguent en eaux troubles. Le personnel pénitentiaire épuisé, les prisonniers livrés à la loi sacrée de la prison, et surtout le personnage de Roman comme débarqué sur une planète inconnue. Une phrase introductive précise l’enjeu principal du film. Barbe-Noire, le chef des prisonniers a droit de vie ou de mort sur tous les détenus, en contrepartie il doit accepter de mourir s’il tombe malade et ne peut plus exercer son pouvoir. La violence inhérente à la vie carcérale ressort très frontalement dès l’arrivée du jeune homme dans la seule et unique prison d’Abidjan, surpeuplée et livrée à la vindicte d’individus oubliés de l’extérieur. Sans que l’on sache si c’est un test, un gage ou une épreuve, Roman est condamné par Barbe-Noire à raconter une histoire toute une nuit. L’incompréhension le dispute à l’angoisse. Le jeune homme doit faire face aux centaines de regards de marginaux à apparemment se déchainer sur lui dès l’aube advenue. Pourtant le film se veut plus poétique que brutal. Son titre emprunté à William Shakespeare donne une bonne indication sur les intentions du réalisateur. Philippe Lacôte a réalisé le film Run en 2014 et La Nuit des rois a été sélectionné à la Mostra de Venise et était dans la short liste pour le meilleur film étranger aux Oscars. La nuit de Roman doit être longue et peuplée des personnages dont il doit compter l’histoire jusqu’à l’aube, entre peur de se faire tuer et incertitude sur son sort une fois le soleil levé dans le ciel. Le film souligne le pouvoir des mots pour alimenter les esprits et garantir la vie. L’apprentissage de ce pouvoir se fait en direct, jeté dans la fosse aux lions alors que le jeune homme apprend à manier les mots pour contrôler les esprits. Des personnages singuliers hantent les lieux, comme Denis Lavant se trimballant avec une poule sur l’épaule ou Steve Tientcheu dans le rôle massif de Barbe-Noire, lui qu’on avait aperçu dans le récent Les Misérables. Le huit-clos est étouffant mais le récit mis en images souligne la violence du dehors, assez équivalente à celle du dedans. L’histoire véridique de Zama King racontée par Roman anime les esprits, lui le chef de gang cruel lynché par la population en représailles de tous ses crimes. Bakary Koné est un Roman tout en émotion contenue, d’abord terrifié et puis lentement plus sûr de lui alors que la nuit se prolonge et qu’il captive la foule informe des détenus. Lorsque Barbe-Noire accepte son sort et scelle son renversement, la tension grimpe en flèche à la Maca pour une tension ravivée. En cela, le film ressemble parfois à une pièce de théâtre où les protagonistes doivent signifier physiquement leurs émotions, avec des silences et des regards habités.

La nuit des rois est une véritable expérience cinématographique puissante et terrifiante. Avec des personnages sans espoir mais pas sans volonté, le réalisateur invite à le suivre dans les méandres de l’esprit humain, jusqu’à l’aube et la continuation de la vie.

Synopsis: Dans la MACA d’Abidjan, l’une des prisons les plus surpeuplées d’Afrique de l’Ouest. Vieillissant et malade, Barbe Noire est un caïd de plus en plus contesté. Pour conserver son pouvoir, il renoue avec le rituel de “Roman”, qui consiste à obliger un prisonnier à raconter des histoires durant toute une nuit.

9 jours à Raqqa, un documentaire passionnant sur l’après Daesh en Syrie, à voir au cinéma dès le 8 septembre

Raqqa

9 jours à Raqqa se concentre sur cette ville syrienne de Raqqa devenue la capitale du califat islamique pendant le règne de Daesh sur la Syrie et l’Irak de l’été 2014 au printemps 2019. Le maire de cette ville, Leila Mustapha, doit faire l’objet d’un ouvrage et elle est interviewée pour connaitre son parcours, sa vie et son combat pour rétablir une vie normale dans cette région lourdement éprouvée par le règne de l’Etats islamique. Et c’est parti pour un documentaire qui tient en haleine tout du long.

Un documentaire nécessaire

Kurde et syrienne, Leila Mustapha fait montre d’une volonté de fer pour mener à bien ses combats et émerger en tant que femme dans une communauté plutôt dirigée habituellement par les hommes. La ville de Raqqa et ses 300 000 habitants ont été durement éprouvés par ce passé très récent de capitale de l’état islamique. Réduite à un champ de ruine avec des bâtiments effondrés, la ville garde encore les stigmates d’un conflit meurtrier. Des exécutions se déroulaient sur la place principale, marquant à jamais ceux qui ont vécu à proximité. Cette femme de conviction est ingénieure de formation et bien que maire à tout juste 30 ans, elle n’oublie pas ses racines et sa famille. Elle échange longuement devant la caméra pour des confessions pleines de sens. Alors qu’elle se fixe pour mission de reconstruire sa ville pour ses habitants, elle n’oublie pas le risque qu’elle court tout les jours de subir un attentat de la part de cellules silencieuses de Daesh, car la fin du califat n’a pas fait disparaitre tous ses partisans. L’écrivain Marine de Tilly a traversé l’Irak et la Syrie pour la rencontrer pendant seulement 9 jours, durée courte mais intense où les échanges se sont multipliés quotidiennement. Le documentaire a des atours de film d’espoir face à cette femme combative que rien ne semble pouvoir abattre. Alors que la vie reprend son cours, que les commerces rouvrent et que les questions logistiques liées à l’eau et à l’électricité occupent les esprits, elle se place en grande rassembleuse pour pousser vers l’avant les travaux de chacun.

9 jours à Raqqa montre cette poignée de femmes et d’hommes qui ont choisi de ne pas se laisser abattre pour donner à leur ville un visage humain tourné vers l’avenir et non pas vers ce passé récent si douloureux. Marine de Tilly multiplie les questions à Leila Mustapha pour un portrait de femme forte et déterminée désireuse d’apporter du réconfort à tous ces esprits et ces corps blessés par la guerre.

Synopsis: Leila Mustapha, 30 ans, ingénieure en génie civil, trois fois major de sa promotion, est la jeune maire de Raqqa, l’ancienne capitale autoproclamée de l’état islamique en Syrie. Plongée dans un monde d’hommes, elle a pour mission de reconstruire sa ville en ruines après la guerre, de réconcilier et d’y instaurer la démocratie. Une mission hors normes. Une écrivaine française traverse l’Irak et la Syrie pour venir à sa rencontre. Dans cette ville encore dangereuse, elle a 9 jours pour vivre avec Leila et découvrir son histoire.

Ressortie le 8 septembre du chef d’oeuvre de 1990 d’Abel Ferrara, The King of New York, en edition prestige limitée

Ce polar culte porté par un Christopher Walken en état de grâce est disponible pour la première fois en France en nouvelle restauration 4K (HDR 10 + Dolby Vision) avec une foule de suppléments. Le film d’Abel Ferrara détonne dans le monde du film de pègre avec un chef de gang transformé à sa sortie de prison, il veut faire le bien et soulager la douleur de ses semblables les plus vulnérables, alors que les autres gangsters de son espèce continuent à ne voir que leur propre intérêt et que la police veut absolument se débarrasser de lui. Un film à ne pas manquer, surtout dans cette version augmentée de suppléments classieux pour encore mieux rentrer dans l’ambiance unique de ce film très noir et assez violent. La quête d’absolution du personnage principal se cogne à un monde de la nuit sans vergogne qui ne cherche qu’à lui faire la peau, dans un désir de revanche pour les policiers, ou pour prendre sa place pour ses congénères de la pègre. La troupe d’acteurs est au diapason, avec Laurence Fishburne, David Caruso et Wesley Snipes, tous plus déjantés que jamais pour un film qui a marqué son époque, même si le cinéaste aime rester dans un univers underground qui lui sied très bien.

Les suppléments

– Un entretien avec Abel Ferrara dirigé par Nicole Brenez – historienne du cinéma et auteure de plusieurs ouvrages sur le cinéaste – autour de la réalisation de The King of New York, de ses enjeux cinématographiques et de sa place au sein de la culture urbaine américaine.

– Entretien avec Augusto Caminito: Le producteur de The King of New York revient sur la genèse et le tournage du film, ainsi que sa rencontre avec Abel Ferrara et Christopher Walken.

– 4 bandes annonces et 2 spots TV

  • – Inclus de nombreux memorabilia, des pin’s, un jeu de 8 lobby cards et une affiche.

Synopsis: L’histoire d’un gangster au grand coeur mais aux méthodes définitives, surnommé par le presse « The King of New York » et qui rêve de fonder un hôpital, confronté a des policiers opiniâtres qui ont juré de l’abattre…

Un vin blanc doux à découvrir, le Condrieu Patience 2018 de Christophe Pichon

Le Condrieu Patience 2018 du Domaine Christophe Pichon est un vin doux issu d’une récolte tardive en vendanges manuelles, produit en fonction des conditions climatiques du millésime, pas toutes les années mais quand la qualité est au rendez-vous. La dégustation fait découvrir un vin plein de douceur à ne pas manquer.

Une belle surprise

Le cépage viognier se fait sentir rapidement. A l’œil, la cuvée Condrieu Patience 2018 arbore une belle robe or profond, très brillante. Le nez est intense et mûr, aux touches miel amande fraîche. La bouche est ample et gourmande, fraiche, on peut y sentir du poivre blanc dans la longueur, difficile de ne pas y revenir régulièrement pendant le repas (mais toujours avec modération). Le vin accompagne idéalement du fois gras, un tajine, un roquefort, du comté, une tarte à la frangipane, un fondant au chocolat ou une tarte tatin. Proposé en distribution, en vente directe, en CHR ou chez les cavistes, son prix de vente départ cave est de 32 euros pour une bouteille de 37,5 cl, petite contenance mais très grand plaisir!

Publireportage: Christophe Pichon est un vigneron spécialiste de la rive droite du Rhône, et les appellations septentrionales qu’il vinifie font partie des plus prestigieuses de cette région réputée. Le Domaine vinifie 23 hectares. Les autres vins produits sont :
Côte Rôtie
Saint-Joseph rouge et blanc
Cornas
Condrieu
Côtes-du-Rhône rouge
Vins de Seyssuel et de pays

Le vignoble s’étend sur 5,5 ha à Condrieu en propriété. La gamme Condrieu du Domaine est constituée aujourd’hui de 5 cuvées :
Condrieu Patience 2018, vin doux issu d’une récolte tardive, produit
en fonction du millésime (32 euros ttc départ cave, 37,5 cl)
Condrieu 2019 (34 euros ttc départ cave)
Condrieu Caresse 2019 (55 euros)
Condrieu Pur 100 2020 (45 euros)
• Condrieu Roche Coulante 2019 (39 euros)

Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, une plongée pleine de sens dans la fascination des ricains pour la fin du monde, à lire aux éditions Playlist Society à partir du 8 septembre

L’auteur Anne-Lise Melquiond s’est basée sur sa thèse soutenue avec succès et intitulée Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines pour proposer un ouvrage qui plaira autant aux lecteurs érudits qu’aux geeks. Car elle enchaine autant les références à des séries américaines universellement connues que des approfondissements philosophiques / sociologiques sur une tendance de plus en plus répandue dans les séries américaines à imaginer la fin du monde et le sort des quelques survivants obligés de survivre en milieu hostile. En 160 pages seulement, le sujet est brossé de manière très large et très approfondie, avec des digressions qui interrogent et laissent méditatifs pendant de longues minutes.

L’apocalypse à nos portes

Si les grands films de zombie de l’après seconde guerre mondiale trouvaient leur terreau dans l’hiver nucléaire inédit engendré par la bombe d’Hiroshima, les séries qui défilent sur nos écrans depuis maintenant 20 ans – soit grosso modo depuis le 11 septembre 2001 – imaginent des populations exsangues après la survenance de nombreux types de catastrophes et obligées de survivre dans des conditions complexes. Apparition de zombies dans The Walking Dead, catastrophe nucléaire dans The 100, extraterrestres cylons dans Battlestar Galactica, cause inconnue dans The Leftovers, ces séries ont pour point commun une narration échevelée se localisant presqu’exclusivement aux Etats-Unis ou avec des américains dans un ethnocentrisme qui interroge sur la fragilité intrinsèque d’une si grande nation qui craint sa disparition du jour au lendemain. Les 10 saisons (à ce jour) de The Walking Dead se concentrent notamment sur les péripéties de quelques survivants obligés de composer avec les membres de la même troupe, d’autres groupes d’humains rivaux et des zombies omniprésents. Les séries télévisées qui abordent la thématique de la fin du monde se concentrent souvent sur l’après catastrophe et la question de la survie. Loin de se laisser aller, les survivants s’organisent et doivent surmonter des conditions de vie propres à décourager la plupart des habitants actuels de la planète. Imaginer la finitude de notre espèce ne cesse de fasciner et l’analyse proposée par l’auteur multiplie les pistes de réflexion, toutes passionnantes. Et les séries comportent souvent plusieurs saisons, proposant un temps incessamment répété et jamais vraiment terminé, la fin des temps n’équivaut pas à la fin du monde. Et les scénarios imaginés avec des zombies et des androïdes, hautement improbables, n’évoquent pas d’autres scénarios plus proches de nous, comme le réchauffement climatique, la menace de désastres industriels ou la pandémie de Covid, comme s’il fallait imaginer des causes abracadabrantesques pour attirer l’attention, et non pas des menaces réelles qui pèsent sur notre monde capitaliste.

L’auteur enseigne l’histoire et la géographie, Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre est son premier essai, et c’est un feu d’artifices. Complet et varié, l’ouvrage multiplie les pistes de réflexion pour une attention qui ne baisse jamais pour bien en saisir les concepts, quitte à le relire une seconde fois. Une lecture passionnante qui montre bien la profondeur des séries apocalyptiques à notre époque obnubilée par une possible fin du monde.

Synopsis: Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking DeadBattlestar GalacticaThe LeftoversThe 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis. En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Anne-Lise Melquiond

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 14 euros

Une BD autobiographique pleine de sensibilité avec Taxi! aux éditions La Boîte à Bulles, parution le 8 septembre

Taxi! aux éditions La Boîte à Bulles est une BD autobiographique à l’énorme sensibilité où la jeune auteure de BD Aimée de Jongh raconte des moments vécus dans des taxis dans 4 villes différentes à des moments clés de son existence. Qui ne s’est jamais laissé aller à des échanges d’abord impromptus avec des chauffeurs jusqu’à se livrer plus intimement et remettre en cause ses certitudes? A Los Angeles, Paris, Jakarta, Washington DC, l’héroïne découvre des personnalités plus complexes qu’il n’y parait de prime abord dans des trajets qui en disent long sur sa vie à elle mais aussi sur notre monde.

Des petits moments imprimés à jamais dans l’esprit

Aimée de Jongh est amenée à se déplacer dans le monde entier à l’occasion de festivals de BD, son succès l’amenant à accepter des invitations. Néerlandaise, elle a aussi des origines indonésiennes ce qui lui donne envie de découvrir cette ancienne colonie autrefois appelée Indes néerlandaises. Comme elle n’a pas le permis, elle utilise exclusivement le taxi pour se rendre de l’aéroport à son hôtel lors de tous ses déplacements. Très bavarde, elle ne peut pas s’empêcher de frayer avec les chauffeurs pour avoir un avant gout représentatif du pays où elle vient d’arriver. Elle se souvient de 4 moments en particulier où les conversations lui ont laissé des souvenirs indélébiles. Du chauffeur américain d’abord renfrogné jusqu’au chauffeur indonésien qui raconte par le menu le décès de son père, les moments sont variés et éclairants sur des mentalités toujours différentes. L’humour n’est pas absent d’un récit intimiste pas si autocentré qu’il n’y parait d’abord, devenant même très anthropologique au fur et à mesure des différentes courses. Des anecdotes comme Ah oui, la Hollande, Johan Cruyff ! servent de fil rouge à la manie très humaine de ranger les individus dans des cases. La BD est parue en Hollande en 2019 et parait aujourd’hui aux éditions La Boite à Bulles avec les 4 conversations mêlées pour faire coïncider les débuts, les développements et les fins dans un même arc narratif.

La BD est dessinée en noir et blanc pour créer une unité formelle entre tous ces moments disparates mais finalement similaires, au moins pour l’auteure, de la plage arrière de véhicules où elle apprend à ne pas juger trop vite les gens autant qu’elle ne voudrait pas être rangée dans la case néerlandaise sans autre forme de procès. La BD est à découvrir le 8 septembre pour un moment sensible de lecture qui interroge aussi sur soi-même.

Synopsis: Qu’elle soit à Los Angeles, Paris, Jakarta ou Washington, Aimée est fréquemment amenée à se déplacer en taxi. Comme elle l’explique aux chauffeurs, elle n’a pas de permis de conduire, elle qui vient des Pays-Bas et qui, comme beaucoup de néerlandais, se déplace essentiellement à vélo. Dans Taxi !, la jeune autrice se met en images au cours de quatre courses qui l’ont marquée. Quatre trajets qui ont constitué autant de rencontres avec des chauffeurs qui, s’ils semblent au premier coup d’œil bien différents, partagent de nombreux points communs, à commencer par leur amour du football et leur admiration pour le joueur néerlandais Johan Cruijff dont ils déclament le nom, à peine Aimée a-t-elle mentionné son pays d’origine… Qu’ils soient taciturnes, affables ou peu attentifs au trafic, ces derniers, une fois la glace brisée, ouvrent une fenêtre sur leur cœur et partagent leurs histoires, leurs doutes, leurs peurs. Qu’il soit question de la mort, de la religion ou de la société, chacun a son avis propre et beaucoup à dire… Ainsi, plus que faire œuvre autobiographique, Aimée de Jongh cherche avant tout à nous faire découvrir ces conducteurs que l’on côtoie bien souvent sans les voir, sans prendre le temps de les écouter. Avec une grande sobriété, ce roman graphique en noir et blanc regorge d’une humanité aussi belle que touchante…

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Aimée de Jongh

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 17 euros

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !
Pierre-Emmanuel Barré photo © Éric Canto

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !

Au Trianon, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré présente Pfff…, son nouveau spectacle, un one-man-show décapant et très en verve contre la bienséance ambiante et le politiquement correct. Percutant.

Il faut dire qu’il est à l’aise pour exprimer sans aucune retenue ce qu’il a sur le cœur et pas que ! bousculant les habitudes et le confort de son auditoire, toujours armé d’un large sourire qui dissimule à peine une énorme envie d’en découdre. Et s’il ne s’interdit rien, ses réparties à l’écriture ciselée, font mouche.

Férocement drôle 

C’est sous forme d’une parodie de conférence qu’il convie le public pour un réquisitoire sans concession à l’humour très noir, férocement drôle et ultra-cynique, sur l’absurdité de notre époque, pleine de contradictions, et l’état apocalyptique de notre planète, n’épargnant au passage rien ni personne, égratignant sans aucune distinction inconnus avérés et ennemis confirmés (Emmanuel Macron, les chasseurs, les sortis de l’ENA).

En veste sombre et chemise blanche, Pierre-Emmanuel Barré arpente le plateau entre pupitre et grand écran à la manière d’un présentateur de show télévisé, multipliant dérapages, adresse au public, et coups de gueule. Barré passe en revue la politique sanitaire du gouvernement en temps de pandémie et de totale absurdie mais aussi les violences policières, les discriminations, les inégalités homme-femme, le racisme, l’écologie et la maltraitance animale.

Dans une incroyable vidéo, il investigue au plus près le sort réservé aux animaux, de la porcherie aux abattoirs à l’abri d’une mise en condition aussi sanglante qu’efficace. De même avec une « journée type de la femme » très documentée et sous couvert de blagues potaches, il pointe les violences sexistes et sexuelles.

L’humoriste s’est affranchi depuis longtemps de tout filtre social où en roue libre, il fustige à l’envi l’hypocrisie de la bien-pensance, car rien, jamais, ne l’empêchera d’exprimer ses mauvais penchants dont les sarcasmes dévastateurs, empreints d’une lucidité à toute épreuve et d’une forme de désinvolture, sont sans conteste sa signature.

Dates : du 2 au 11 septembre 2021  – Lieu : Le Trianon (Paris)
puis en tournée dans toute la France :

19/09 – TOULOUSE (31) – La Halle aux Grains

20/09 – TOULOUSE (31) – La Halle aux Grains

21/09 – CLERMONT-FERRAND (63) – La Coopérative de Mai

30/09 – PLOUGASTEL (29) – Avel Vor « BZH TOUR 2020 mais en 2021 »

Octobre

01/10 – LORIENT (56) – Palais des Congrès « BZH TOUR 2020 mais en 2021 »

02/10 – SAINT BRIEUC (22) – L’Hermione « BZH TOUR 2020 mais en 2021 »

14/10 – MOUILLERON LE CAPTIF (85) – La Longère de Beaupuy

15/10 – LA ROCHELLE (17) – Espace Encan

16/10 – ANGERS (49) – Cité des Congrés

17/10 – TOURS (37) – Espace Malraux

Novembre

05/11 – PERPIGNAN (66) – Cité des Congrès

06/11 – BERGERAC (24) – Centre Culturel

19/11 – MAIZIERES-LES-METZ (57) – Le Tram

Décembre

08/12 – NANTES (44) – Cité des Congrès

11/12 – BOURGES (18) – Festival Humour et Vin

15/12 – SAUSHEIM (67) – ED&N

16/12 – BESANCON (25) – Le Kursaal

17/12 – LANSLEBOURG (73) – Auditorium Laurent Gerra

18/12 – GENEVE (Suisse) – Théâtre du Léman

  

[BD] Tananarive ou l’aventure d’un notaire imaginée par S. Vallée et M. Eacersall (Glénat)

[BD] Tananarive ou l’aventure d’un notaire imaginée par S. Vallée et M. Eacersall (Glénat)

Comédie dramatique proposée par Sylvain Vallée (L’Histoire de France, Katanga) et Mark Eacersall (GoSt 111), Tananarive est une histoire complète mettant en scène un certain Amédée PETIT-JEAN, notaire à la retraite qui coule des jours paisibles dans sa propriété… Enfermé dans un quotidien qui semble lui peser, Amédée trompe l’ennui en compagnie de son voisin et ami Jo, retraité de son état et aventurier revendiqué. Jo collectionne les anecdotes et ne rate jamais une occasion de raconter ses périples à travers le monde pour le plus grand plaisir d’Amédée.

Jusqu’à ce qu’un matin, ce quotidien bascule suite à la mort de Jo, sans préavis. Découvrant fortuitement de nombreux secrets qui entouraient son défunt ami, Amédée va alors peu à peu oser endosser lui aussi le costume de l’aventurier pour partir à la recherche de possible(s) héritier(s), à la manière d’un généalogiste pour ne pas dire d’un enquêteur de police. L’occasion de sortir sa décapotable de son garage, et de quitter pour la première fois de sa vie son département… 

De découvertes en déconvenues, Amédée va connaître les montagnes russes. Le lecteur est ainsi embarqué dans une aventure tragi-comique par procuration au rythme parfaitement maîtrisé. On s’identifie très vite à ces petits vieillards dont l’érosion du temps n’altère pas la volonté de renouveau et de quête de vérité. Un thème universel superbement incarné par des personnages profonds, dont les traits sont magnifiquement travaillés. Le dessin de Sylvain Vallée opère en effet avec magie tant il est soigné et réfléchi. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. Et grâce à ce travail d’orfèvre, Amédée et ses amis prennent littéralement vie sous nos yeux, entre résilience et combattivité. Avec ses hauts et ses bas, notre notaire préféré se révèle ainsi de plus en plus au fil du récit, dont il faut aussi souligner remarquable la narration.

Tananarive est un très bel album qui sait toucher et tenir en haleine son lecteur. Si vous avez aimé Les Vieux Fourneaux, vous adorerez Tananarive. Un coup de coeur de cette rentrée 2021 !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Il n’est jamais trop tard pour vivre une grande aventure.

Au soir d’une vie rangée et précautionneuse, un notaire en retraite va partir à l’aventure pour la première fois de son existence. Petite aventure, mais véritable odyssée pour lui. Lancé aussi vite que ses vieux os le lui permettent sur les traces d’un hypothétique héritier, au volant d’un coupé qui n’avait jamais quitté le garage et accompagné d’un curieux passager, il va découvrir qu’il n’est jamais trop tard pour en apprendre sur les autres…
… et sur soi-même.
Fort d’une carrière de déjà plus de 20 ans, et de quasiment autant d’albums, Sylvain Vallée est devenu l’un des plus grands représentants de la ligne claire revisitée, héritée des grands maitres tout en faisant preuve d’une modernité indéniable. La magie de son dessin et de sa mise en scène graphique réside dans le fait qu’il en émane toujours la juste intention, le juste regard, la juste émotion… Il s’essaie avec succès et pour la première fois au roman graphique, en associant son talent à celui de Mark Eacersall, dont l’écriture cinématographique, tout en rythme, en pleins et déliés, trouve ici un adoucissement et une tendresse, liés au sujet abordé, sans rien perdre de son mordant. Les auteurs, tous deux primés à Angoulême (pour Il était une fois en France et GoSt 111), associent leurs talents de conteurs dans ce road trip initiatique, drôle et poétique, révélant des sentiments profonds et humains, dont la saveur subsiste encore en nous bien longtemps après la lecture de cet album aussi singulier qu’universel.

Date de parution : le 8 septembre 2021
Auteurs
: Sylvain Vallée (mise en scène et dessin)
Mark Eacersall (dialogues et scénario)
et Delf (couleurs)
Genre : Roman graphique, aventure humaine
Editeur : Glénat
Prix : 19,50 € (120 pages)
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Solo Leveling, le phénomène coréen de l’été (Kbooks / delcourt)

Solo Leveling, le phénomène coréen de l’été (Kbooks / delcourt)

C’est avec Solo Leveling que nous découvrons l’univers coréen du webtoon dont on entend parler depuis un moment maintenant. Enorme succès sur la plateforme de diffusion vertytoon.com cette série toujours en cours de diffusion est désormais dotée d’une édition reliée dont le troisième tome est attendu le 8 septembre prochain (11 tomes prévus minimum).

Plutôt violent, Solo Leveling s’adresse à un public averti. Dans le monde de Jinwoo, des monstres démoniaques se nichent dans des portails virtuels aux quatre coins de la surface terrestre. Devenu jeune chasseur pour gagner sa vie, il va régulièrement les affronter. Mais voilà, Jinwoo est très vite identifié comme le plus faible d’entre tous. Et le danger est partout. Il doit se méfier des monstres comme des autres chasseurs….

Orchestré avec beaucoup de maestria, Solo Leveling installe une énorme tension pour ne jamais la relâcher. Une fois la lecture amorcée, il n’est plus possible de la stopper. Vous serez prévenus ! Un récit nouveau et original, ultra rythmé et parfois violent (voire très souvent), fortement imprégné de l’univers des jeux vidéos.

Le cocktail est détonnant et fait mouche. Bref, Solo Leveling n’a pas usurpé son titre de locomotive du genre tant les deux premiers tomes parus ont été addictifs. Vivement la suite.

Résumé de l’éditeur :

Lorsque d’étranges portails sont apparus aux quatre coins du monde, l’humanité a dû trouver une parade pour ne pas être massacrée par les monstres qui en sortent. Simultanément, certaines personnes ont développé des capacités permettant de les tuer. Ces chasseurs intrépides foncent au coeur des donjons pour combattre les créatures qu’ils abritent ! Suivez Jinwoo, le plus faible de tous les chasseurs, qui se réveille doté d’une interface virtuelle lui permettant de passer des niveaux pour devenir plus fort !

Date de parution : le 07 avril 2021
Auteurs
: Chugong Kisoryong et Dubu (Redice Studio)
Genre : fantastique, gamer
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (208 pages)
Acheter sur : BDFugue

Flic à la PJ, tome 1 : une BD de Corbeyran, Armöet et Malisan (Delcourt)

Flic à la PJ, tome 1 : une BD de Corbeyran, Armöet et Malisan (Delcourt)

Bienvenue dans le monde réel, au coeur de la PJ où Ludovic Armöet, coscénariste, officiait avant sa retraite de la fonction publique. Epaulé par Corbeyran pour l’écriture du scénario et par Luca Malisan pour le dessin, l’ancien flic nous conte l’une des enquêtes qui l’a le plus marquée : le démantèlement d’un trafic de drogue découvert presque fortuitement…

Mais ce premier tome de Flic à la PJ ne se contente pas seulement de restituer une belle enquête policière, il en profite pour installer de nombreux protagonistes, mis en perspective notamment par le biais de flashbacks venus retracer l’enfance et l’adolescence de l’auteur. Un récit vivant et rythmé qui met en scène des personnages riches et travaillés. Le divertissement n’en est que plus intense. 

Le dessin de Malisan reste très standardisé voire aseptisé via un trait sans fioriture mais suffisamment précis pour dégager une belle expressivité des personnages.

L’ensemble est très cohérent et tient sa promesse du récit de genre qu’il propose. Une série à suivre pour tout amateur de sensations fortes livrées directement du terrain.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Quand il était enfant, petit Réunionnais, Ludovic n’avait qu’une idée : devenir inspecteur de police en métropole… Aujourd’hui retraité de la fonction publique, il nous confie dans chaque album l’évolution du rêve de ce petit garçon et nous fait vivre l’une des enquêtes qui l’a particulièrement marqué durant sa carrière, souvent du fait de la personnalité des bandits qu’il cherchait à attraper…

Date de parution : le 18 août 2021
Auteurs
: Corbeyran & Ludovic Armoët (scénario)
Luca Malisan (dessin)
Chiara Zeppegno (couleurs)
Genre : polar
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 € (64 pages)
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La Galerie Roger-Viollet propose une nouvelle exposition à ne pas manquer, Signaux de piste, avec les sculptures de Michel Brand

Gilles Taquet continue à proposer des expositions de qualité dans la galerie Roger-Viollet. Après Paris 1900 et il offre à l’artiste multiformat Michel brand l’occasion d’exposer ses sculptures dans un déroulé fascinant intitulé Signaux de piste. Les visites sont possibles depuis le 2 septembre jusqu’au 2 octobre. Petit tour du propriétaire.

Du bois rare et de la pierre rare

La galerie Roger-Viollet présente une vingtaine de sculptures de l’artiste Michel Brand dans un parcours qui laisse au visiteur l’esprit libre pour admirer l’alliance d’essences de bois venues d’Afrique et de Guyane avec des pierres rares dans des assemblages faits à la main. Car Michel Brand est un artiste plasticien aux larges talents. Né en 1951, il réalise des peintures et des sculptures à son rythme dans son atelier de Dordogne. Admirateur des oeuvres de Pagès et Christo, Michel Brand aime à faire corps avec les matériaux, les travaillant avec patience et application, dans le respect des particularités physiques pour arriver à un résultat qui interpelle. Oeuvres massives ou tout en verticalité, l’absence de titre laisse libre cours à l’imagination de l’observateur. Badi et ébène, granit et azobé, Amarante et Amazonite, la pierre et le bois s’articulent dans un équilibre fascinant, souvent sur le point de tomber mais assemblés dans une fluidité totalement équilibrée. Les sculptures ont été créées ces 2 dernières années et demi. Alors qu’une période consacrée aux art premiers va s’ouvrir pour les galeries de Saint-Germain-des-Prés, cette exposition fait sens. Les oeuvres peuvent être visitées, et même achetées pour ceux qui peuvent se le permettre. Les formes en hampes, totems, insignes de tribus, sagaies ou phurbus (bâton rituel de chamane) représentent une nouvelle période où l’artiste Michel Brand diplômé d’anglais mais tout dévoué à son art a cherché l’équilibre et la contemplation plastique.

Padouk, granit, amarante, azobé, jaspe, iroko, ébène, marbre ou palissandre se côtoient avec des oeuvres poncées avec patience pour obtenir des oeuvres stylisées à l’extrême. Les bois sont homogènes et sans veinage, les pierres sont dures avec des couleurs texturées et subtiles. Les couleurs sont fascinantes, de quoi donner envie de les admirer au 6 rue de Seine dans le 6e arrondissement de Paris.

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