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Ressortie en salle du chef d’oeuvre de Wong Kar-Wai, In the Mood for Love le 21 juillet 2021

Tout le monde se souvient de la sortie d’In The Mood for Love sur les écrans français en 2000. Choc esthétique, choc scénaristique, une ambiance surannée, des regards qui se croisent, une love story impossible, un chef d’oeuvre pour beaucoup. L’histoire est pourtant simple mais le film est inoubliable. La nouvelle sortie en salles avec une copie restaurée 4K est un incontournable du mercredi 21 juillet 2021.

Un chef d’oeuvre à redécouvrir en copie neuve

Il y a du cinéma de la grande époque dans ce film. Ces deux êtres qui aimeraient se retrouver mais n’y parviennent pas a quelque chose d’universel. Wong Kar-Wai transcende le modèle bien connu de l’histoire d’amour contrariée en y apposant un style visuel devenu un modèle, avec une esthétique en tous points parfaite et une finesse faite de pudeur et de retenue. Le film est surtout silencieux, pas de dialogues à l’emporte pièces ou superflus. Les regards et les expressions suffisent pour faire comprendre ce que recèlent les cœurs et les esprits. Il y avait d’autres couples connus auparavant, Humphrey Bogart et Lauren Baccall, Clark Gable et Vivien Leigh, Tony Leung et Maggie Cheung s’inscrivent dans une lignée ultra connue en étant filmés à la perfection par un Wong Kar-Wai en état de grâce. Les tenues vintage, les décors coloniaux, les atmosphères claires-obscures, tout concourt à faire passer les sentiments dans un film sans presque jamais d’action. Les volutes de fumée, les ralentis, les petits détails font les grands touts et parviennent à faire passer une vraie connection avec les 2 personnages principaux. Quant à la musique, elle est rentrée dans l’éternité du cinéma. Le thème de Shigeru Umebayashi au violoncelle est attaché à ce film sans qu’aucun doute ne puisse apparaitre à son écoute. Et la photo est au diapason avec ces plans toujours parfaits, millimétrés, pour exprimer l’ineffable et faire passer les sentiments.

Rappeler que ce film est un chef d’oeuvre est une lapalissade. C’est le moment de le voir pour la première fois ou de le revoir en salle pour constater sa vraie dimension onirique. L’émotion est pure, elle est authentique, c’est le moment de le constater demain pour la nouvelle sortie en salles du film en version restaurée 4K.

Synopsis: 20 ans après, redécouvrez au cinéma le film romantique ultime, dans une copie restaurée 4K exceptionnelle… Hong Kong, 1962. Mme Chan loue une chambre chez Mme Suen. Le même jour et sur le même palier, s’installe M. Chow. Leurs conjoints sont souvent absents. Un jour, M. Chow et Mme Chan découvrent que leurs époux sont amants. Blessés, ils se fréquentent alors de plus en plus et développent eux aussi une liaison…

L’exposition Paul Signac, les harmonies colorées au Musée Jacquemart André est prolongée jusqu’au 26 juillet, une bonne occasion d’admirer les oeuvres de cet illustre peintre néo-impressionniste

Le Musée Jacquemart André accorde une semaine de plus aux visiteurs pour se rendre dans ses magnifiques installations pour admirer les oeuvres de Paul Signac (1863-1935). Ce maitre du paysage et illustre théoricien du néo-impressionnisme est exposé à travers un parcours chronologique riche en explications et en références picturales représentatives. En compagnie d’oeuvres significatives de son art, ce sont Georges Seurat, Camille Pissarro, Maximilen Luce, Théo Van Rysselberghe, Henri-Edmond Cross, Louis Hayet, Achille Laugé, Georges Lacombe et Georges Lemmen qui l’accompagnent pour un total de 70 oeuvres difficiles à ne pas contempler pendant de longues minutes.

Une exposition à ne pas manquer

Ce sont près de 25 toiles de Paul Signac qui peuvent être admirées, parmi lesquelles Avant du Tub (1888), Saint-Briac. Les Balises (1890), Saint-Tropez. Après l’orage (1895), Avignon. Matin (1909) et Juan-les-Pins, Soir (1914). Son oeuvre a influencé bon nombre de maitres en s’inscrivant dans un mouvement pictural novateur qui fait date dans l’histoire de l’impressionnisme. Aux côtés des peintures à l’huile rentrées dans la postérité, c’est une vingtaine d’aquarelles qui peuvent être découvertes, moins connues mais pas moins éblouissantes. Le parcours chronologique s’étale depuis les premiers tableaux impressionnistes peints sous l’influence de Claude Monet jusqu’aux oeuvres vivement colorées réalisées par l’artiste au XXe siècle. Après avoir hésité entre la carrière d’auteur ou de peintre, c’est la rencontre de Monet qui le décide à se lancer dans une voie devenue celle que l’on connait si bien. Sa rencontre avec Georges Seurat en 1884 le conforte dans sa décision, tous deux vont concourir à libérer la couleur, marquant ainsi l’histoire du néo-impressionnisme. Après une vidéo introductive pour mieux de se diriger dans une riche carrière, la première salle prend le temps de présenter le mouvement néo-impressionniste avant une importante section réservée aux premiers tableaux néo-impressionnistes de Signac, puis à la période où il peignit pléthore de tableaux au soleil de Saint-Tropez, lieu où il passa chaque année la belle saison de 1892 à 1913 pour profiter de la lumière vive du midi. Des oeuvres peintes à Paris et en Bretagne complètent ce panorama pour figurer cette théorie de Seurat concernant la libération des couleurs, faisant évoluer le néo-impressionnisme dans le sens d’une expression picturale toujours plus colorée. 3 autres salles permettent de faire découvrir l’oeuvre de Signac au XXe siècle, précurseur du fauvisme et du futurisme. Les aquarelles peintes à cette époque montrent la place prise par cette technique dans son oeuvre.

Le Musée Jacquemart André prolonge d’une semaine l’exposition consacrée à Paul Signac pour laisser le temps aux estivants d’admirer une oeuvre qui a marqué son temps pour une étape significative de la peinture des XIXe et XXe siècles.

Un Mâcon Rosé 2020 très réussi des Orfèvres du Vin

Les Orfèvres du Vin, anciennement La Cave de Charnay, présente un vin idéal pour l’été, le Mâcon Rosé 2020. Récompensé d’une Médaille d’Argent, ce vin est parfait à déguster entre amis à l’ombre des tonnelles lorsque le soleil sera enfin au rendez-vous de la période estivale, c’est à dire maintenant!

Un Rosé plein de promesses

Ce Mâcon rosé élaboré par les Orfèvres du Vin est à la hauteur de l’attente. Alors que l’été est enfin là, il peut être servi en famille ou entre amis. Frais et fruité à souhait, ce vin du soleil est composé uniquement de cépage Gamay. A l’œil, sa robe est rose orangé et annonce un goût de petits fruits rouges mûrs associés à une délicate trame florale. Ce vin suave se savoure bien frais mais non glacé pour en apprécier tous les arômes. Ce Mâcon Rosé 2020 est idéal pour être servi tout au long des fêtes estivales, au cœur des soirées barbecue, paëlla ou même avec une petite friture des bords de Saône. Ce vin affiche un excellent rapport qualité /prix avec un prix public conseillé de 6,10 Euros et une médaille d’argent qui récompense ses qualités.

Publireportage: Spécialistes des vins du Mâconnais et du Beaujolais, Les Orfèvres du Vin, anciennement dénommées “Cave de Charnay-lès-Mâcon” et créée en 1929, regroupent 70 sociétaires et produisent 9.000 hl sur une surface de 140 hectares.
Ils viennent d’inaugurer leur nouveau caveau où se mélangent pierres et bois, soulignant ainsi la pertinence de leur signature «Les Orfèvres du Vin» et la recherche constante de l’excellence. La Cave de Charnay a su donner ses lettres de noblesse aux blancs, mais aussi aux rosés, aux rouges et aux vins effervescents de la région. Cette cave se veut comme un grand domaine, élevant de plus en plus de cuvées parcellaires et en respectant ainsi l’authenticité du travail de chaque vigneron. Les Orfèvres du Vin se distinguent régulièrement au concours des Chardonnay du Monde, aux salons de Paris et Mâcon et multiplient médailles d’Or, d’Argent et de Bronze pour ses différents fleurons : Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon Charnay, Saint-Amour, Crémant de Bourgogne,… Autant de belles récompenses pour ces professionnels qui, au cœur du Mâconnais et du Val Lamartinien, font rimer authenticité et qualité.

Le groupe SomElse a dévoilé son EP Flowers for my Return très folk / pop le vendredi 16 juillet

Le groupe d’Indie folk / Pop orchestré a dévoilé son EP Flowers For My Return le 16 Juillet 2021 chez Dandelion Records. Les 5 titres évoquent une introspection profonde au fond de soi-même, avec des échos folk oniriques qui font voyager. Une musique parfaite pour laisser son esprit vagabonder.

De la folk / pop sensible et éclatante

Ce sont des vieux amis, Matthieu, William (co-auteur des textes) et Florent qui sont à la base du projet musical avec le chanteur, guitariste, compositeur, arrangeur et vidéaste Frédéric. Architecte de SomElse, il a commencé à prendre des cours de piano avant de se tourner vers la guitare, puis le chant encore un peu plus tard. Formé au Ciam où il a étudié l’harmonie et les autres facettes de la production musicale, il a également étudié le fonctionnement des systèmes biologiques. Titulaire d’un Master de sciences Cognitives, il s’éclate dans le domaine de la formation. SomElse est un projet d’abord hautement personnel à côté d’autres activités artistiques collaboratives et il a ainsi pu donner plusieurs centaines de concerts. Après des premiers concerts et une programmation au Festival des Musicales avant le concert de Jeanne Added, SomElse est retourné en studio pour finaliser Flowers for my return, son premier EP produit par Frédéric. Comme pour l’immense majorité des groupes restés évidemment en stand by pendant une année de confinement difficile à vivre, il a fallu l’aide de leur label Dandelion pour dévoiler 3 singles avec à chaque fois un court-métrage pour découvrir leurs intentions très définies. Le premier titre Long Way Home fait rentrer dans l’esprit de celui qui rentre après une longue absence. A Love That Never Ends, Kech, Final Taste et Waiting II creusent le sillon d’une folk / pop sensible et délicate, qui fait presque penser à des artistes féminines comme Aimée Mann et Joni Mitchell. Des acolytes ont donné de sérieux coups de main, comme Benjamin Mandeau (I am Stramgram / Mars Red Sky) pour la prise de son et le mixage au Studio Cryogène, et Alexis Bardinet (Talisco / Julien Doré) pour le mastering. Les mélodies sont à fleur de peau et la voix fragile fait penser à des artistes féminines, pas de grain rocailleux ou de bouteille de Jack cachée près de l’ampli, tout respire la pudeur renfermée et la tendresse bienveillante.

Le EP Flowers for my return respire l’envie de partager un moment de musique aussi intimiste qu’universel, Neil Young ne le renierait pas. Ne reste plus que des concerts à la rentrée pour en savoir plus sur le potentiel authentique de la formation, qui sera d’autant plus éclatant sur scène!

[BD] Valhalla Hotel tome 2 : la folie continue ! (Comixburo / Glénat)

Valhalla Hotel tome 2 : la folie continue (Comixburo / Glénat)

On vous avait fait part des vertus revigorantes (et c’est un euphémisme) de Valhalla Hotel après la lecture du premier album, Bite The Bullet, et ce second opus vient confirmer notre première impression : Eat The Gun est aussi déjanté qu’on pouvait l’espérer !

On retrouve cette bonne vieille atmosphère de série Z à la sauce Tarantino, où le mystère s’épaissit autour des occupants de l’hôtel de Madame Frau Winkler. On en découvre un peu plus mais tellement peu qu’il est bien difficile de pouvoir s’avancer sur des pronostics. Et pourtant, l’artillerie lourde est de retour avec, notamment, un coach Malone au commande d’un supercopter… Un récit épicé à toutes les sauces imaginables

Comment ne pas accrocher à Valhalla Hotel qui offre un pur divertissement, convoquant tous les genres possibles (SF, polar, humour…) au coeur de Flatstone. C’est toujours aussi bien mis en images, et diablement addictif. Une lecture rafraichissante à déguster sans modération. Jubilatoire.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

« J’aurais dû tourner à gauche à Albuquerque !  » On a les citations que l’on mérite. En l’occurrence celle-ci, devenue culte aux USA : le coach Malone l’a empruntée à Bugs Bunny. Nous l’avions laissée à la fin du premier épisode, perplexe au milieu d’un paysage de guerre, dans le camp retranché d’El Loco. Sa célèbre Fiat 500 criblée de balles. Au milieu des épaves fumantes et des cadavres, le Shérif, Betty son adjointe et Zawalski donnent le LA de ce nouvel épisode, encore plus rythmé, loufoque voire aussi supersonique qu’un riff de « Fast » d’Eddie Clarke (le mythique guitariste de Motorhead). La paisible Flatsone se révèle alors être une bourgade schizophrénique. Chaque personnage semble y jouer, plus ou moins volontairement, un double rôle. Bien malin celui qui pourrait deviner, à ce stade, qui est le « gentil » et qui est le « méchant » … Si tant est que cela soit possible d’ailleurs. Lemmy a disparu, la mystérieuse Frau Winkler, gérante du Valhalla Hotel, y est-elle pour quelque chose ? Melinda la fougueuse Jammer (joueuse chargée de marquer les points) de l’équipe de Roller Derby locale, va-t-elle se convertir au tennis de table ? Le colonel et ses affreux rejetons portent-ils des masques de cochon ou est-ce l’inverse ? D’ailleurs, est-ce que, comme le suggère le proverbe Auvergnat, « tout est vraiment bon dans le cochon » ? Sur un rythme tendu de batterie lourde, Fabien Bedouel nous entraine dans une nouvelle aventure métallique aux relents de rock sudiste tandis que les accords binaires de la Stratocaster de Pat Perna nous plongent dans un univers surréaliste de thriller fantastique.
 
Date de parution : le 09 juin 2021
Auteurs
: Pat Perna (Scénario) 
Fabien Bedouel (Dessin)
Genre
 : Action
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (64 pages)
Acheter sur : BDFugue

[Comics] Un été cruel, polar noir implacable de Ed Brubaker et Sean Phillips (Delcourt)

[Comics] Un été cruel, polar noir implacable de Ed Brubaker et Sean Phillips (Delcourt)

Peu importe le variant Delta, l’été sera définitivement cruel avec ce nouveau one shot ultra percutant sorti tout droit de l’univers comics de Criminal signé Brubaker / PhillipsUn été Cruel nous plonge dans l’enfance de Leo, Ricky et Tracy, en compagnie de leurs paternels, mais pas seulement. Un kaléïdoscope de personnages, du détective privé en passant par la femme fatale dans toute sa splendeur, vient servir un scénario implacable.

Un récit haletant mis en scène de mains de maître fait ainsi la part belle à chacun des personnages, à travers des chapitres qui leurs sont tour à tour réservés. Aussi imprégné que désemparé, le lecteur se retrouve au beau milieu de toutes ces gueules cassées qui occupent le même plan, avec une intensité et une profondeur d’un équilibre savant. Il n’y a pas de personnage principal, pas plus qu’il y aurait de personnages secondaires. Tous ne forment qu’un au service d’un scénario ambitieux, très élaboré.

Si Un été Cruel est le fruit de choix audacieux, le dessin pourra peut-être en faire hésiter quelques-uns. L’univers graphique de Phillips, appuyé par une coloration qui dérange parfois par son aspect très tranché, n’offre pas forcément le meilleur a priori. Pourtant, au fil de la lecture, l’oeil s’accommode et l’on découvre à quel point ce dessin participe à installer cette ambiance propre à ce récit de genre : sombre, noir, froid et pourtant explosif. On le sent rien qu’en observant les planches : attention, danger.

Impossible donc de décrocher les yeux de cet album si prenant et pourtant très généreux (près de 300 pages). Un polar noir qui se lit d’une traite, sans avoir à en connaitre davantage sur la série principale Criminal. Alors tentez l’expérience, vous ne serez vraiment pas déçus !

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Au cours de l’été 1988, Teeg Lawless met au point le plus gros braquage de sa carrière. Mais Ricky, le fils de Teeg, et ses amis, s’engagent sur la même voie que leurs pères, et cela va devenir le pire été de leur vie. Un Été cruel est une épopée où la tragédie se transmet de génération en génération. Chef-d’oeuvre des maîtres noirs les plus célèbres de l’industrie, Brubaker et Phillips.

Date de parution : le 30 juin 2021
Auteurs
:Ed Brubaker (Scénario)
Sean Phillips (Dessin) Jacob Phillips (Couleurs)
Genre : polar
Editeur : Delcourt
Prix : 29,95 € (288 pages)
Acheter sur : BDFugue

Deux nouveaux vins des vignerons de Cascastel à découvrir: le Corbières 2019 et le Fitou 2019

Tous les ans, les vignerons de Cascastel proposent de nouvelles dégustations qui valent le détour. Après les Fitou 2018 Révélation et Corbières 2017 Essor 1914, ce sont maintenant deux cuvées de 2019 à déguster avec toujours le même sentiment d’un savoir-faire inégalé et d’une passion de la culture. Les 2 cuvées sont proposées au prix de vente départ cave imbattable de 9,90 euros chacun, une raison de plus de se laisser aller à la dégustation, toujours avec modération.

Le Corbières 2019, un classique de la maison

Le Corbières 2019 est un assemblage avec plusieurs cépages, 40% de Carignan, 35% de Grenache et 25% de Syrah pour un vin généreux et expressif. Il est possible de le déguster dès maintenant pour profiter du coté pulpeux de sa jeunesse et de sa texture de velours. En bouche, le vin est fringant avec un fruit délicieux. Les tanins sont doux et patinés. Cette cuvée est une cuvée de charme qui révèle un vrai respect des grands équilibres fondamentaux de l’appellation Corbières. Le vin se marie idéalement avec un plateau de charcuteries en compagnie d’amis pour un vrai moment de convivialité.

Le Fitou 2019, un autre grand classique

Composé de Carignan pour 35%, Grenache pour 35% et Syrah pour 35%, cette cuvée arbore une robe profonde avec des senteurs de garrigue et de grillé d’une belle intensité. Au nez, les arômes de fruits rouges surmûris et compotés sont très présents. La bouche est très épicée (poivre et cannelle) et assouplie par son élevage qui lui amène gras et rondeur pour le plaisir du palais. Le Vigneron Artisan Steve Vallin le recommande pour accompagner un barbecue avec des amis et de belles cotes de veau. Un vrai vin plaisir!

Publireportage: Dans un environnement très préservé, à vingt kilomètres de la Méditerranée, des vignerons artisans cultivent un vignoble parcellaire morcelé, gagné sur la garrigue. Dans ce contexte de petits rendements donc de production limitée, ils ont choisi de se donner les moyens d’être à la pointe de la qualité tout en respectant l’environnement

Une adaptation libre et nécessaire du texte d’Albert Camus La chute au Théâtre de la Contrescarpe

Programmée tous les mercredis et les jeudis à 19h au théâtre de la Contrescarpe, la pièce imaginée par Albert Camus et publiée chez Gallimard en 1956 retrouve une nouvelle jeunesse avec l’excellent Stanislas de la Tousche dans le rôle de Jean-Baptiste Clamence avec la mise en scène inventive de Géraud Bénech. Quelques accessoires bien trouvés permettent d’insuffler un vrai rythme à un monologue qui remet en cause les certitudes sur une vie réussie. La pièce montre bien que le blanc est noir, que le noir est blanc, et rien n’est acquis à l’homme, ni sa force, ni sa faiblesse ni son coeur.

Camus porté en majesté

Ce qui est considéré comme le dernier grand récit d’Albert Camus est un véritable réquisitoire contre les fausses certitudes de l’homme moderne. Avec un art consommé du mot et du verbe, l’auteur nobelisé remet en cause la réussite professionnelle, la reconnaissance collective et les conquêtes amoureuses en soulignant bien la vanité constante des choses, les flagorneries jamais entendues et tout ce qui construit l’édifice du vaniteux du XXe siècle. Un quidam visiblement imbu de lui-même si on tient compte de sa prolifique et inarrêtable faconde s’adresse à un inconnu dans un bar miteux d’Amsterdam nommé Mexico City. Ce rade dérisoire est le dernier royaume d’un mondain parisien échoué là suite à une disgrâce personnelle. Après un torrent de fleurs jetées sur son oeuvre de grand homme et de bon samaritain, le masque tombe et la véritable personnalité, longtemps autant cachée qu’ignorée, refait surface. Jean-Baptiste Clamence avoue ses travers et se définit comme un juge pénitent qui s’accuse soi-même afin de pouvoir devenir juge des autres. Le comédien rivalise de procédés oratoires pour coller au texte de Camus tout en prenant des libertés surprenantes, comme ce moment charnière où le personnage entend un corps tomber dans l’eau sans savoir sauver cette personne à la dernière extrémité de sa vie. Le moment où tout bascule passe sur un magnéto qui fait défiler une bande qui accompagne le comédien tout du long du spectacle. Avec une canne à pêche, il signifie son désir de sauver autrui, avec une ballerine, il figure ses conquêtes féminines, un miroir symbolise un côté sombre où des personnages démoniaques apparaissent. Là où la fête occupait l’existence d’un homme imbu de lui-même, le spectacle de la déchéance personnelle le fait descendre de son piédestal et se rendre compte de l’égoïsme de sa condition. Le texte, la mise en scène et le comédien sont au diapason pour faire réfléchir les spectateurs sur la force intrinsèque d’un texte essentiel de la littérature française.

Après de nombreuses présences à d’autres adaptations de ce texte de Camus, force est de constater que celle-ci est au-dessus du lot. Parfaitement interprété avec un texte déclamés au cordeau, La Chute redevient ce texte essentiel à lire et relire pour se donner une bonne dose de modestie et d’humilité. De quoi croire aux valeurs de justice et de responsabilité en mettant à distance les mirages de la société capitaliste, le bon moment pour revoir cette pièce tous les mercredis et jeudis soir de Juillet au Théâtre de la Contrescarpe à Paris!

Une nouvelle cuvée du Domaine Brusset à découvrir, le vin rouge Rasteau La Bastide 2020

Il a été possible de réaliser une nouvelle dégustation du Domaine Brusset après celle des cuvées 2019, avec le Rasteau La Bastide 2020. Encore une réussite pour un domaine qui aime le travail bien fait et met un point d’honneur à livrer des vins très spécifiques et représentatifs du Domaine.

Un Rasteau dans le haut du panier

Ce Rasteau rouge La Bastide 2020 se compose de 2 cépages qui en font sa typicité, du Grenache et du Mourvèdre. La vinification est traditionnelle avec éraflage, pigeage et une absence de levurage. La cuvaison est longue à 26°C avant un élevage pendant 10 mois en cuve et en fût. A l’œil, sa robe est grenat, le nez se révèle assez intense et frais, avec des touches de baies rouges et noires, et une nuance épicé cardamome – réglisse. La bouche est mûre et fondue, ample et gourmande, avec une belle fraicheur et des tanins présents même si ronds jusque dans la longue persistance sur la fraise et le poivre noir. Les harmonies mets – vin pour ce Rasteau sont une tartine au magret de canard et au chèvre chaud, du jambon grillé, de la côte de bœuf, du gratin de potiron, un gigot d’agneau, du brie de Meaux, de la tarte crème de marron et de noix. Ce vin peut se garder 5 à 8 ans. Ce vin est distribué en vente directe, en CHR et chez les Cavistes pour un tarif de 15 euros pour une belle découverte à ne pas manquer.

Publirepotage: En 2010, c’est la consécration. Au nord des Côtes du Rhône du Sud, les vins rouges secs de Rasteau obtiennent l’AOC en nom propre. Ces vins ont su se distinguer par leur qualité et confirmer la richesse du terroir pour accéder enfin au statut de Cru des Côtes du Rhône. Ils sont issus d’un terroir – riche de gourmandise – fait d’argiles et de cailloux où le Grenache domine, balayé par le mistral.

Frères d’arme, un beau film sur deux frères dans la tourmente, le 14 juillet au cinéma

Sylvain Labrosse n’en est pas à son coup d’essai, lui qui a déjà réalisé le court métrage Virage Nord en 1994. Il revient avec Frères d’Arme, long-métrage avec deux frères originaires des Balkans et exilés en France à Brest. Une violence sourde empreint leurs psychés, surtout quand la perspective d’un retour au pays tant attendu révèle les atermoiements de l’ainé plongé dans une love story comme un appel du large. Le film est court mais intense avec deux acteurs, Vincent Rottiers et Kévin Azaïs, empreints d’implication émotionnelle.

Une rupture inévitable ou un retour aux sources?

Les rapports très proches entre les fameux frères d’arme se devinent très vite, la vérité sur leur passé trouble est révélé petit à petit avec une tension qui monte en parallèle. Fraternité et violence semblent intimement liés à leur destin commun, Emilijan et Stanko Matesic ont grandi tout jeunes dans des Balkans où la violence fait partie du quotidien. Dans une région où détenir une arme est d’une normalité absolue, le drame foudroie leur existence, surtout que la pratique de la vendetta y est malheureusement répandue, par principe. Les familles voisines se vouent des inimités profondes et la moindre anicroche peut mettre le feu aux poudres. Ils vivent des évènements tragiques et scellent un pacte que chacun croit éternel, et puis le départ à Brest change leurs rapports et 15 ans se passent. Pendant qu’Emilijan s’est intégré professionnellement et amoureusement, Stanko vit en marge, éleveur de coqs de combat et habitué aux petits boulots sur le port, rien de concret car il n’envisage rien d’autre qu’un retour au pays. C’est l’arrivée de l’oncle Larkos qui va tout changer et agrandir irrémédiablement le fossé entre les frères. Le réalisateur sait parfaitement entretenir la tension, les vérités cachées et la complexité des rapports humains s’approfondit au dur et à mesure que le film avance. Entre flashbacks et ellipses, le film ne perd jamais le spectateur en route et utilise des subterfuges pour ancrer le film dans le réel, entre activités portuaires et destinées de vie inverses, l’un monte tandis que l’autre plonge de plus en plus. Pour la petite histoire, les 2 acteurs principaux sont demi-frères dans la vie, ils ont travaillé d’arrache-pied pour manier le langage des Balkans de manière crédible. La jeune actrice Pauline Parigot fait une petite amie d’Emilijan qui s’inscrit parfaitement dans la tragédie en cours.

Le premier long-métrage du réalisateur mérite une séance pour voir ce film tendu et intense, à la portée universelle et aux enjeux qui parleront à beaucoup. Partir, rester, se battre, les questions abondent et il est souvent difficile d’y répondre sans briser le cœur d’un proche. Le film est à découvrir le 14 juillet au cinéma.

Synopsis: Emilijan et son jeune frère Stanko sont liés par un secret d’enfance qui les a contraints à quitter leur pays natal. Aujourd’hui, Emilijan s’est parfaitement intégré en France. Il travaille dans la zone portuaire de Brest et vit une histoire d’amour avec Gabrielle. Stanko, lui, vit dans la nostalgie du passé et attend impatiemment de rentrer au pays pour y retrouver leur vie d’avant. Tout bascule le jour où Emilijan lui annonce qu’il ne veut plus repartir…

Jukebox Motel, tome 1 : une BD de Tom Graffin et Marie Duvoison (Grand Angle)

Jukebox Motel, tome 1 : une BD de Tom Graffin et Marie Duvoison (Grand Angle)

Quand un artiste peintre décide de changer de vie après avoir enfin trouvé le moyen de vendre ses toiles à prix d’or, c’est alors le champ de tous les possibles qui s’ouvre devant nos yeux. C’est un peu ce que l’on ressent en prenant la route vers la Californie en compagnie de Thomas Shaper, en quête de renouveau. Une fuite en avant qui nous emmène vers une aventure pleine de rebondissements où musique et peinture (Johnny Cash sera de la partie) s’accordent dans un « diable d’endroit » au milieu de nulle part…

JukeBox Motel propose un scénario à l’atmosphère unique, une parenthèse comme une ode à la création et aux artistes qui en sont les auteurs. Le lecteur est immédiatement charmé d’autant plus que l’intrigue s’étoffe au fil des pages et que le suspens est total. On tire le fil de cette histoire à part non sans un certain plaisir.

La qualité de l’écriture est soutenue par le dessin plein de vie de Marie Duvoisin. Les personnages trouvent leur parfaite incarnation dans cet univers graphique flamboyant. Très séduisant.

JukeBox Motel est un album des plus plaisants à découvrir. Une évasion hors du temps dont on a hâte de connaître l’issue.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

«Où les hommes renaissent au monde. Où les femmes reviennent toujours. Où les lumières se voilent. Pour mieux rayonner ensuite». 1967. Thomas Shaper est sur le point d’abandonner la peinture quand une de ses toiles, remarquée par Andy Warhol, se vend une fortune. Devant ce succès démesuré, le peintre perd pied. Sur un coup de tête, il part pour la Californie où il rencontre Johnny Cash, lui aussi en plein doute. Écrasé par la gloire, le légendaire artiste country confie au peintre qu’il n’aspire qu’à une chose : trouver un « diable d’endroit », comme il l’appelle, où il pourrait enfin trouver la paix intérieure. Dès lors, Thomas fait de la recherche de ce lieu sa propre quête…

Date de parution : le 28 avril 2021
Auteurs
: Tom Graffin (scénario) Marie Duvoisin (Dessin, Couleurs)
Genre : polar
Editeur : Grand Angle
Prix : 14,90 € (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Un joli road trip initiatique avec Take me somewhere nice, un film d’Ena Sendijarević, le 14 juillet 2021 dans les salles

Take me somewhere nice est comme une parenthèse iconoclaste hors du monde avec trois jeunes gens qui partent en Bosnie retrouver le père hospitalisé de l’une d’eux. Les deux jeunes gens qui l’accompagnent sont attirés par Alma malgré son caractère constamment maussade. Ils traversent les paysages verdoyants de la Bosnie pour un trajet sensuel semé d’embuches et de couleurs. Le film est comme un coin de ciel bleu avec ses petites joies et ses grandes peines.

Un triangle amoureux de jeunes gens maladroits

Alma doit quitter la Hollande pour retrouver un père malade qu’elle n’a jamais vu, dans un pays qu’elle ne connait pas, la Bosnie. Comme une recherche des racines et d’identité, elle se décide à partir, d’abord à contre coeur, pour une odyssée langoureuse dans un pays pas si lointain. Le soleil inonde chaque plan et certains paysages rappelleront les vieilles photos polaroïd communistes d’antan. La jeune réalisatrice Ena Sendijarević propose un premier long-métrage très personnel, avec des choix forts de narration et de cadrages. Les scènes ressemblent à des tableaux finement travaillés sans jamais rien laisser au hasard. Les trois personnages représentent la maladresse de la jeunesse ainsi que ses envies d’aller de l’avant malgré tout, pour jouir de la vie à tout prix. Les 3 acteurs revêtent les envies de radicalité de la réalisatrice, les corps s’effleurent toujours pour des ébats aussi brutaux qu’inattendus. La précision de la direction d’acteurs le dispute aux atours nonchalants de personnages comme perdus dans leur road trip. Sara Luna Zorić captive le spectateur avec sa légèreté revendiquée et son humour noir. Les personnages ne savent pas où ils vont et mais y vont quand même, comme une métaphore de leurs vies futures et de la jeunesse en générale, face à ce monde hostile qui conduira l’un d’eux au drame. Est-ce bien le monde où ils veulent vivre, avec ces règles étriquées qui ne leur conviennent pas vraiment?

Ce premier film est une belle réussite esthétique et scénaristique, avec tous ces petits riens qui forment de grands ensembles. Un film à découvrir prochainement au cinéma pour une belle expérience de vie en compagnie de trois personnages attachants.

Synopsis: Alma voyage depuis les Pays-Bas jusqu’en Bosnie, son pays d’origine, pour rendre visite au père qu’elle n’a jamais connu. Elle y retrouve Emir, son cousin, pas très motivé à l’idée de l’aider, et Denis, son meilleur ami, bien décidé à tirer profit de la situation. Le trio va s’embarquer dans un road trip imprévisible au cœur du pays…

Buena Vista Social Club, ressortie en salles du chef d’oeuvre de Wim Wenders le 14 juillet 2021

Ce documentaire réalisé par le réalisateur allemand Wim Wenders en 1999 a fait l’effet d’une bombe avec cette musique enchanteresse exhumée de Cuba. Les vieux musiciens s’en donnent à cœur joie pour révéler la richesse de leurs mélopées, entre images de l’île chauffée par le soleil et commentaires de vieux musiciens toujours verts et animés par la passion de la musique. Le documentaire a profité de l’enregistrement diligenté à Cuba par Ry Cooder pour mettre en image la passion engendrée par une musique qui a conquis le monde.

Des super grands-pères très fringants

L’âge moyen des protagonistes musiciens et chanteurs est de 70 ans quand Wim Wenders débarque sur l’île après avoir écouté l’enregistrement dirigé par Ry Cooder. Le périple est coloré pour retrouver les papys dans un vieux studio de la Havane où chacun prend le temps de partager ses souvenirs avec le réalisateur allemand entre deux mélodies. Les confessions sont touchantes, elles retranscrivent toute une époque inconnue de beaucoup, les témoignages sont livrés à cœur ouvert, à se demander pourquoi l’île de Cuba est restée fermée si longtemps sans pouvoir exporter sa musique aux oreilles du monde. Le documentaire continue sur la tournée européenne et américaine où le public nombreux a pu profiter des talents jusque là inconnus des non-cubains de ces super papys imperméables aux outrages du temps. Le film documentaire a été acclamé autant par la critique que par le public en s’intéressant avant tout à la musique, mais pas seulement. Le film se regarde et s’écoute alors que sa construction permet de ne jamais perdre le fil en enchainant harmonieusement interviews et chansons. L’image et la façon de filmer donnent une vraie dimension anthropologique à un film qui exhume des existences placées sous le double signe du soleil et de la musique.

Après tant d’années d’abandon, les musiciens cubains se régalent de se voir ainsi réhabilités pour une musique qui a résonné sur le monde entier. La ressortie du film sur grand écran le 14 juillet va permettre de profiter dans les meilleures conditions possibles d’un documentaire rentré dans l’éternité.

Synopsis: Ry Cooder a compose la musique de Paris Texas et de The End of Violence. Au cours du travail sur ce dernier film, il parlait souvent avec enthousiasme à Wim Wenders de son voyage à Cuba et du disque qu’il y avait enregistré avec de vieux musiciens cubains. Le disque, sorti sous le nom de « Buena Vista Social Club », fut un succès international.  Au printemps 1998, Ry Cooder retourne à Cuba pour y enregistrer un disque avec Ibrahim Ferrer et tous les musiciens qui avaient participé au premier album. Cette fois, Wim Wenders était du voyage avec une petite équipe de tournage.

Thomas Guerlet reprend Barbara avec Miki Duplay pour une version addictive de Dis quand reviendras-tu?, sortie le 9 juillet 2021 chez Zuma Music.

Thomas Guerlet aime à dire qu’il s’est abreuvé à la source d’illustres ainés comme Serge Gainsbourg, King Krule, Chet Baker et les Strokes pour un côté plus rock. Il multiplie les casquettes, écriture, composition, production et chant seul en anglais et en français. Il recherche l’émotion comme l’a montré son single The Derailer avec des inspirations louchant du côté de la musique urbaine avec des harmonies à la fois jazz, pop et indie. Il revient avec une reprise de Barbara chantée en duo avec la talentueuse Miki Duplay pour un Dis quand reviendras-tu porté par une belle rythmique et une mélancolie à fleur de peau que l’entrelacement des 2 voix porte à merveille.

Un artiste iconoclaste

Thomas Guerlet se distingue d’abord par sa belle voix de crooner. Parti vivre en Angleterre à l’âge de 14 ans pour vivre une vie à la Harry Potter avec pensionnat, uniforme, presbytère et cravate, il y a pris goût, surtout pour les costumes. Nouveau départ à 17 ans pour Liverpool pour s’inscrire avec succès à l’école de musique créée par Sir Paul McCartney et vivre une vie de musique. Il y perfectionne son art du mix et du live avec des concerts hebdomadaires dans les pubs du coin. Après 7 années passées outre-manche, retour à Paris avec un projet sold-out La Boule Noire en mai 2019. Ses chansons parlent de nostalgie et du temps qui passe irrémédiablement, comme on peut l’entendre dans ses 2 premiers singles How Strange et Crystal Clear. Si les chansons sont travaillées en solitaire, l’artiste s’entoure de gens reconnus dans le milieu, comme l’a montré le mix d’How Strange par Ash Workman, fidèle collaborateur notamment de Christine and The Queens, Baxter Dury et Metronomy. Sa collaboration avec son ami de toujours Lewis Of Man lui est également d’une précieuse aide pour la composition. Pour cette reprise de Barbara, Thomas Guerlet s’est adjoint la voix de Miki Duplay pour un duo tout en sensualité et en mélancolie. Grandie à Luxembourg et détentrice d’une formation de piano classique au Conservatoire
de la ville du Luxembourg, elle a étudié le cinéma à Royal Holloway University of London dès l’âge de 17 ans. Sa rencontre avec des musiciens lui a permis de monter un groupe pour finalement enregistrer ses propres morceaux dans des chambres étudiantes transformées en home studios. A 21 ans, elle est partie seule en Corée pendant 6 mois pour enfin apprendre la langue de sa mère. Maintenant elle tourne ses propres clips et vit à Paris. Le clip de Dis, quand reviendras-tu reprend un concept éprouvé au cinéma, notamment dans le film Les lois de l’attraction pour deux déroulés de vie en parallèle et une rencontre finale… surprenante, tout à fait en adéquation avec la belle musicalité des paroles de Barbara et le mélange de 2 voix qui se tournent autour sans jamais se toucher. C’est beau, c’est frais, c’est tout à fait de saison, ça donne envie d’aller profiter de l’air de temps en terrasse…

Cette reprise de Barbara est une très belle surprise au charme certain, à découvrir le vendredi 9 juillet pour deux artistes qui pourraient bien décoller très prochainement.

Les prix 2020/2021 du Syndicat de la critique

Les prix 2020/2021 du Syndicat de la critique

Les prix 2020/2021 du Syndicat de la critique

Malgré une saison 2020/2021 écourtée en raison des périodes de confinement et de la fermeture des salles de spectacle, le Syndicat Professionnel de la critique de théâtre, de musique et de danse a tenu à décerner cette année son 58ème Palmarès des Prix de la critique de théâtre et de danse 2020-2021. Palmarès qui ponctue chaque fin de saison depuis 1963.

PRIX THÉÂTRE
GRAND PRIX (meilleur spectacle théâtral de l’année)
Ex aequo
Le Côté de Guermantes, de Marcel Proust, mes Christophe Honoré (Comédie Française)
Avant la retraite de Thomas Bernhard, mes Alain Françon (Théâtre de la Porte Saint-Martin)

PRIX GEORGES-LERMINIER (meilleur spectacle théâtral créé en province)
Le jeu des ombres, de Valère Novarina, mes Jean Bellorini (TNP – Festival d’Avignon)

PRIX LAURENT-TERZIEFF (meilleure production d’un théâtre privé)
On purge bébé, de Georges Feydeau, mes Emeline Bayart (Théâtre de l’Atelier)

MEILLEURE COMÉDIENNE
Elsa Lepoivre, dans Le Côté de Guermantes inspiré de Proust (Comédie-Française)

MEILLEUR COMÉDIEN
Ex aequo
Didier Sandre dans La Messe là-bas de Paul Claudel
Etienne Minoungou dans Traces, discours aux nations africaines de Felwine Sarr

NUMERIQUE (mention spéciale pour spectacle)
Jeanne Dark conception, écriture et mes Marion Siéfert

PRIX TECHNIQUE (scénographe – décorateur, costumier, créateur de lumière, musique)
Jean Bellorini & Véronique Chazal pour la scénographie de Le Jeu des ombres

MEILLEUR LIVRE SUR LE THÉÂTRE
Aristophane dans les banlieues – Pratiques de la non école, de Marco Martinelli (éd. Actes SudPapiers, collection Apprendre)

MENTIONS SPECIALES – Initiatives
Le Théâtre de la Ville pour ses Consultations poétiques (interventions dans les écoles, foyers de femmes, hôpitaux)
Le Cabaret sous les balcons, de Léna Bréban (interventions dans les Ephad de Grand Chalon)

PRIX DANSE
MEILLEUR SPECTACLE
LOVETRAIN2020 d’Emanuel Gat

PERSONNALITE CHOREGRAPHIQUE
François Chaignaud

REVELATION CHOREGRAPHIQUE
Nach (Anne-Marie Van)

MENTION SPECIALE
One shot d’Ousmane Sy au festival de Suresnes Cités Danse
Consultations poétiques dansées du Théâtre de la Ville
Fables à la fontaine, Dominique Hervieu et Béatrice Massin production de Chaillot – Théâtre national de la Danse, dans les écoles et les institutions spécialisées (Maisons d’accueil, Foyers, Institut Médico-éducatif)
La Ronde de Boris Charmatz au Grand Palais, dans le cadre du Festival d’Automne, diffusé sur France TV (documentaire réalisé par Claire Duguet et Sophie Kovess-Brun)

LIVRE DANSE
Nouvelle Histoire de la danse en Occident – de la Préhistoire à nos jours de Laura Cappelle aux Editions du Seuil

Avignon le off 2021 : les spectacles à ne pas louper

Affiche du festival d’Avignon off 2021

Quel plaisir de retrouver les ruelles d’Avignon parsemées d’affiches, d’admirer le majestueux Palais des Papes et de se perdre dans les centaines de lieux transformés en salles de spectacle. 

Parmi les pièces du off incontournables :

Badine d’après Alfred de Musset mis en scène par Salomé Villiers à 14h45 au Théâtre des Gémeaux

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson à 17h30 au Théâtre des Gémeaux

Liste non exhaustive amenée à évoluer pendant toute la durée du festival 🙂

Interview de Hugo, co-compositeur et guitariste du duo Pluriel à l’occasion de la sortie de l’album rock et folk Caméléon le 9 juillet 2021

Le groupe de rock alternatif Pluriel a été créé par 2 amis d’enfance, dont les parents se connaissaient depuis longtemps, avec une jeunesse passée en région parisienne, et qui ont développé ensemble leur passion pour la musique avec de longues après-midis de découvertes. Hugo Outters guitariste et Elie Destienne claviériste sont les 2 têtes pensantes du groupe, chacun dans son domaine de prédilection et avec une harmonie entre eux permettant de composer des morceaux qui leur correspondent. Le premier féru de musique Folk et Rock tendance Van Morrison, Nick Drake, Tracy Chapman, et puis fan de rock avec Radiohead ou The Smashing Pumpkins, le second plus porté sur la musique des années 90 avec des influences comme Beck, Air, Moby ou Sébastien Tellier, ils trouvent une belle énergie pour proposer une musique pleine de good vibes.

De la musique rock mise au gout du jour

Pluriel est formé des 2 fondateurs fondamentaux avec 3 autres membres qui les accompagnent sur scène, Jean Feret à la seconde guitare, Julien Ply à la basse et Tristan Trassart à la batterie. Leur premier EP intitulé Changes Side est sorti en 2019 pour concrétiser un projet fou lancé en 2018 avec des premières compositions sérieuses, certaines concrétisant d’ailleurs des morceaux imaginés dès le lycée. Alors que le groupe revient avec un premier album Cameleon le 9 juillet 2021 et qu’un premier clip issu de l’album permet de découvrir le single Membership, il a été possible de discuter par téléphone avec Hugo pour en savoir plus sur ce groupe à la musique qui fait du bien, loin des tendances commerciales actuelles, dans le droit sillage de glorieux ainés. Le guitariste autodidacte s’est très vite trouvé une passion pour la 6 cordes, pas de conservatoire mais des cours assidus qui lui ont permis de s’aguerrir. Très vite, la musique anglo-saxonne lui a paru la plus évidente, la plus satisfaisante avec tout de même des accroches certaines pour des artistes français comme Benjamin Biolay, Alain Bashung et Etienne Daho. Eli est plus porté sur la musique des années 90 avec un regard musical pointu qui explique sa passion pour la technique et son rôle de producteur et arrangeur pour la musique du groupe pour une totale autoproduction, lui qui a été diplômé d’une école de son à Montréal. Il vit dans les Landes et a pu échafauder un studio privé propice à l’enregistrement et au travail sur la musique et le son. Il joue de nombreux instruments et se débrouille si bien que seuls des instruments plus pointus font intervenir des intervenants extérieurs, comme une violoniste ou des cuivres sur certains morceaux. Pas de concert prévu pour la promotion de Caméléon, les salles et les festivals sont embouteillés pour l’été, et les musiciens sont en vacances, rendez-vous prévu pour la rentrée de septembre pour des concerts et une promotion que les fans vont devoir attendre. Concernant l’album Caméléon, des précisions ont été apportées pour une meilleure compréhension du processus de fabrication. Chaque partie du duo apporte ses propres maquettes pour un travail d’orfèvre où chacun apporte sa pierre à l’édifice, comme sur Moonlight Hugo a écouté les suggestions d’Eli pour un morceau qui a changé de voie, pour le meilleur, la flexibilité est reine. Dizzy off the hook est l’oeuvre d’Eli, Convince with a dialogue est sorti de l’esprit d’Hugo pour évoquer l’importance du dialogue pour progresser. Un flash back sur l’EP Changes side a permis d’évoquer les 6 concerts réalisés à l’époque, notamment à L’international, au Point Ephémère et au Bus Palladium, le temps béni des concerts, qui reviendront très prochainement. Des digressions ont permis d’évoquer l’influence majeure du guitariste David Gilmour sur Hugo et la place pas négligeable tenue par Bob Dylan dans sa galaxie folk personnelle, avec notamment la chanson It’s all right Ma.

La symbiose musicale entre les 2 amis est au beau fixe avec une collaboration à distance qui fonctionne parfaitement, chacun apportant ses idées avec les suggestions bienveillantes de l’autre. De quoi donner envie de découvrir un album fignolé par des musiciens exigeants qui tentent de poser une pierre majuscule à l’édifice Folk et Rock. Cameleon sort le 9 juillet, un album à découvrir absolument!

Découvrons ensemble Le monde du Vivant (Usborne)

 

Découvrons ensemble Le monde du Vivant (Editions Usborne)

Les Editions Usborne nous régalent avec leurs albums intelligents. La dernière nouveauté : Découvrons ensemble Le monde du Vivant va encore enchanter nos charmantes petites têtes blondes !

C’est un très beau livre entièrement cartonné, avec de multiples rabats ; du coup, cet album peut être lu à différents âges, les plus jeunes comme les plus grands. Même les adultes apprendront des choses !

Une mine d’informations à la fois simple et scientifique est délivrée sur le monde du vivant.

Qu’est-ce qu’un être vivant ? Et l’arbre du vivant, vous connaissez ?

Comment fonctionne la vie, notre organisme ? Et les micro-organismes ?

Bien sûr, on n’oubliera pas le monde des plantes qui font également partie du monde du vivant.
Les 8 millions d’espèces animales nous subjuguent !

La conclusion de l’album est aussi belle et intelligente que son contenu : « Nous devons essayer de comprendre le monde vivant et de trouver des façons de la protéger ».
Découvrons ensemble Le monde du Vivant nous ouvre les yeux sur la merveille de la nature et son besoin d’en prendre soin ! A offrir au plus grand nombre !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mai 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 12,50 €

Grosse actualité pour le Conseil Constitutionnel avec l’ouverture de la boutique au Palais Royal et la parution d’un ouvrage fastueux aux Editions du Patrimoine

Le Palais Royal accueille dorénavant la boutique du Conseil Constitutionnel au 24 Galerie de Chartres, à Paris, dans un espace ramassé mais convivial pour participer à la reconnaissance publique de cette institution majeure de la Ve République. En face des mondialement connues colonnes de Buren, il est maintenant possible d’acheter des ouvrages révélateurs de l’histoire de France, de l’institution et des objects pratiques, majoritairement made in France. A l’heure où l’institution peut être contactée via une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour que le Conseil constitutionnel puisse juger si une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, c’est une autre initiative pour relancer la reconnaissance publique de cette instance centrale de la démocratie.

Des objets tricolores, malicieux et audacieux

Située dans la cour d’honneur du Palais-Royal, la boutique participe à la politique d’ouverture du Conseil constitutionnel initiée par son Président Laurent Fabius pour mieux la faire connaître à l’ensemble des citoyens. Aux abords du Conseil constitutionnel, la boutique permet de trouver des ouvrages et des objets témoignant des grands principes de la République, de la vie des institutions et du rôle du Conseil constitutionnel. Occupant un local dont le Conseil constitutionnel est affectataire, la boutique du Conseil constitutionnel est gérée par la Rmn – Grand-Palais dans le cadre d’un contrat de concession passé par le Conseil constitutionnel. Les produits commercialisés sont majoritairement de fabrication française et surtout écoresponsables. Ce sont aujourd’hui des produits tricolores, malicieux et audacieux imaginés par Pascale Brun d’Arre qui sont mis à l’honneur pour des achats plaisir, pour offrir ou par utilité.

Un ouvrage majeur paru en septembre 2020

Cet ouvrage est la première monographie illustrée consacrée à une grande institution de l’État siégeant au Palais Royal, mal connue et pourtant proche des citoyens. Ce ouvrage dévoile l’architecture des lieux avec une visite détaillée d’un palais parisien ouvert généralement pour les seules Journées du patrimoine. L’ouvrage contient également un reportage exclusif du photographe Laurent Lecat pour admirer des lieux généralement tenus au secret. Ce ouvrage est paru pour célébrer également le 10e anniversaire de la QPC (question prioritaire de constitutionnalité). Cette institution instaurée en 1958 lors de l’avènement de la Ve République n’a jamais été autant importante et elle cherche à mieux se faire connaitre pour se placer aux côtés des citoyens. Installé au cœur du Palais-Royal, dans l’aile Montpensier, à proximité du Conseil d’État, de la Comédie-Française et du ministère de la Culture, le Conseil Constitutionnel a une importance fondamentale dans le bon fonctionnement des institutions. La première partie de l’ouvrage refait l’histoire et explique l’emplacement de l’institution dans un lieu autrefois appelé le Palais-Cardinal et résidence du frère de Louis XIV et plus tard du Régent.

Une longue histoire pour un lieu à découvrir via la boutique et cet ouvrage agrémenté des photos de Laurent Lecat pour une belle plongée dans les fastes de l’un des plus beaux décors parisiens de la fin du XVIIIe siècle. Les Editions du Patrimoine sont à la barre d’un nouvel ouvrage immanquable à découvrir au plus vite. La boutique vous attend pour vous faire découvrir une vaste gamme d’objets qui pourraient bien vous plaire.

Editeur: Editions du Patrimoine

Auteurs: Denys de Béchillon, Christophe Bottineau, Damien Connil

Prix / Nombre de pages : 30 € / 24 x 28 cm – 144 pages – 103 illustrations

Kuessipan, un film de Myriam Verreault sur une amitié qui évolue au fur et à mesure du temps qui passe, sortie le 7 juillet 2021

Deux jeunes filles sont amies et se jurent de l’être tout au long de leur vie. Leur relation particulière va s’égrener tout au long d’un film à la forte tonalité douce-amère, entre petites joies du quotidien et grands drames inattendus. Cette adaptation du premier roman de Naomi Fontaine est réalisée par Myriam Verreault avec une haute dose de poésie et de mélancolie.

Une amitié plus forte que tout

Les deux personnages Mikuan (Sharon Fontaine-Ishpatao) et Shaniss (Yamie Grégoire) sont le fil rouge du film. Elevées dans une réserve innue à Uashat sur la Côte-Nord du Canada, elles font un pacte d’amitié éternelle quand elles sont encore toutes jeunes. Mais la vie va les confronter à des choix et des aspirations différentes. Devenues jeunes femmes, Mikuan a des envies d’ailleurs, elle veut écrire et raconter la vie de son peuple en restant fidèle à ses racines. Shaniss devient rapidement une jeune mère coincée entre une relation de couple toxique et un jeune enfant qui prend tout son temps. Leur relation n’est pas le seul élément du film, Mikuan s’éprend d’un jeune adulte non issu de son peuple, lui occasionnant quelques difficultés. Kuessipan évoque la difficulté de rester soi-même dans le monde moderne, d’autant plus quand sa famille doit faire face à des obstacles hérités d’un passé pas si lointain ou les Innus ont du faire face à leur ostracisation par l’envahisseur blanc. Car les Innus sont vus comme des sauvages et une violence tapie au fond d’eux peut ressortir à l’occasion d’injures vécues comme des brimades. Le film est joué principalement par des acteurs non professionnels, pour un résultat le plus authentique possible. De nombreux échanges évoquent la situation particulière des Innus, entre exploitation des ressources du territoire et difficulté à perpétuer des traditions millénaires face aux coups de boutoir de la modernité. Une incompréhension entre les Blancs et les communautés autochtones ressort fréquemment pour des scènes souvent drôles, voire touchantes.

La beauté des paysages de la Côte-Nord du Canada ressort dans le fond d’une histoire d’amitié qui ne va pas sans déchirements et errements. Le visionnage du film fait ressentir une énorme sensibilité et des élans d’authenticité qui vont droit au cœur. Sortie en salles le 7 juillet 2021 après une si longue attente.

Synopsis: Nord du Québec. Mikuan et Shaniss, deux amies inséparables, grandissent dans une réserve de la communauté innue. Petites, elles se promettent de toujours rester ensemble. Mais à l’aube de leurs 17 ans, leurs aspirations semblent les éloigner : Shaniss fonde une famille, tandis que Mikuan tombe amoureuse d’un blanc et rêve de quitter cette réserve devenue trop petite pour elle..

Les péripéties homologuées de Paul et Tom, de l’humour qui fait du bien le 7 juillet aux éditions La Boîte à Bulles

Paul et Tom forment tous les deux un couple homosexuel comme il en existe tant. Cette BD composée d’historiettes d’une page et 4 bulles environ a clairement plusieurs objectifs, d’abord faire rire, et puis déconstruire les préjugés sur ces couples qui ressemblent finalement à tous les autres. La bonne humeur est souvent aussi tendre que piquante, sans jamais aucune méchanceté mais pas sans élargir parfois le trait jusqu’à la caricature, histoire de vraiment pousser l’humour jusqu’au bout. De la grivoiserie parfois mais jamais de vulgarité dans cette BD qui montre surtout qu’il est possible de rire de tout au-delà des préjugés.

De l’humour léger et inconséquent, loin des polémiques

Tom et Paul sont avant tout un couple comme les autres. Il s’aiment, ils ont des défauts, mais aussi des qualités, l’un est au chômage, l’autre est très coquet, ils sortent, ils ont des amis, ils dorment ensemble, ils ont de l’humour et ils aiment chacun mettre leur conjoint en boite, d’où des cènes souvent joyeusement cocasses. Cette BD concourt à une normalisation bienvenue de cette partie de la population qui ne recherche que la normalité pure et simple, sans passe-droits ni excuses. L’humour est un bon moyen d’aller à l’encontre des préjugés et de participer à une intégration légitime de ceux qui veulent vivre comme bon leur semble, sans brusquer ni choquer sinon ceux qui ne vivent pas vraiment au XXIe siècle. Pas besoin de vivre comme eux pour s’amuser des scénettes à l’humour aussi délicat que bien trouvé.

L’humour est universel, cette BD en est une belle preuve de plus avec des histoires tirées du quotidien souvent le plus lambda, ça parle de lessives, de ménage, de temps qui passe, personne ne pourra dire que ce genre de préoccupation ne concerne absolument tout le monde. La BD sort le 7 juillet pour un très bon moment de légèreté.

Synopsis: Au fil de leur péripéties quotidiennes, les deux hommes livrent avec dérision leur vision de la société tout en portant un regard acerbe sur le monde et les gens qui les entourent. Tout y passe : réseaux sociaux, codes du genre, stéréotypes. Avec une verve décapante et un ton des plus grinçants, ces deux roublards se moquent des codes et dépoussièrent les vieux clichés. Car oui, Paul et Tom sont homosexuels, et cela ne change absolument rien. Comme tous les couples, ils s’aiment, s’engueulent, passent leur temps à se vanner, et à se moquer des autres… surtout à se moquer des autres… Loin des clichés habituels et avec un humour décapant, Jacq dresse le quotidien d’un couple des plus ordinaires tout en portant un regard caustique sur notre société.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Jacq

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 16 euros

Moffie, un film âpre sur l’apartheid en Afrique du Sud, sortie sur les écran le 7 juillet

Le 7 juillet sort Moffie, un film d’Oliver Hermanus qui se déroule en Afrique du Sud en 1981 en plein apartheid à une époque où la minorité blanche est encore dominante sur le plan politique. Des mesures de conscription ont été prises pour que dès l’âge de 17 ans, les garçons blancs soient contraints à un service militaire obligatoire de 2 ans avec un passage obligatoire et contraignant à la frontière avec l’Angola, pays avec lequel l’Afrique du Sud est en guerre non officielle. De quoi poser un contexte étonnant mais vrai où le jeune héros va devoir apprendre composer avec un milieu militaire retors et homophobe.

Un film sur la douloureuse formation du corps et de l’esprit

Le jeune Nicholas quitte le cocon douillet de sa vie familiale pour un camp d’entraînement synonyme de vexations continuelles et de long purgatoire. Le spectateur suspecte très tôt l’homosexualité cachée de Nicholas qu’il tente de dissimuler au prix de sa liberté personnelle. Adapté d’après un roman autobiographique d’Andre Carl van der MerweMoffie est un récit initiatique autant qu’une expérience d’apprentissage douloureuse en territoire hostile. Tout en suivant le parcours d’un jeune homme pris en tenaille par ses semblables aux mœurs rudes et brutales, le film décrit également par le menu le racisme institutionnalisé qui croit devoir brimer la plus large partie de sa population de couleur pour survivre. Dés le début du film l’exemple d’un jeune embrigadé qui invective et humilie gratuitement un homme noir lors d’un arrêt en gare donne le ton du film. Aucun respect dans cette manière toute dictatoriale de traiter avec mépris un autre être humain jugé comme inférieur. Le racisme est une autre facette d’un pays psychosé où les différences sont violemment réprimées, la couleur de peau comme l’homosexualité. En langue afrikaner, moffie signifie tapette, de quoi donner le ton d’un film où les gays sont traités avec autant de brutalité que les noirs, même s’ils sont pourtant blancs. Internement psychiatrique et passage à tabac sont les châtiments obligatoires pour ceux qui osent s’affirmer face à la majorité d’habitants hostiles à cette engeance. L’ambiance du film est très éthérée, avec des éclairs de violence qui font froid dans le dos, voire frissonner. Ce pays si lointain et si proche à la fois semble un fantasme dépravé d’une humanité élevée dans la haine de l’autre et l’affirmation d’une virilité toute puissante, blanche de surcroit. Racisme et homophobie baignent le film d’une atmosphère angoissante, voire anxiogène, qu’on pourrait croire caricatural mais qui a vraiment existé.

Beauté et laideur se mélangent dans un film qui ne peut pas laisser indifférent avec ce parcours d’un jeune homme d’abord innocent obligé de se frotter à un monde rempli d’hostilité. Le film est à découvrir le 7 juillet en salles pour un retour vers le passé qui bouscule.

Synopsis1981, Nicholas a 16 ans, comme tous les jeunes blancs Sud-Africains de son âge, il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Durant cette période, le gouvernement sud-africain, blanc, raciste et ségrégationniste, mène une politique étrangère qui vise à combattre les communistes et die swart gevaar : « le danger noir ». Nicholas est envoyé sur le front au sud de l’Angola pour défendre le régime de l’apartheid. Il doit alors survivre tant aux horreurs de la guerre qu’à la brutalité de l’armée et de ses soldats.

Ouverture du Festival d’Avignon 2021 : J-1

l Ouverture du Festival d'Avignon 2021 : J-1

Ouverture du Festival d’Avignon 2021 : J-1

L’ouverture du Festival d’Avignon à J -1. Fondé en 1947 par Jean Vilar, c’est l’une des plus importantes manifestations internationales de théâtre. Un rendez-vous incontournable qui offre une place de choix au spectacle vivant contemporain. L’édition de ce 75ème Festival a pour thème « Se souvenir de l’avenir ». La programmation du « IN » a lieu du 05 au 25 juillet 2021 tandis que le « OFF » se déroule du 07 au 31 juillet 2021.

Si chaque édition du festival imprime sa marque et son choix éditorial, elle place toujours la création contemporaine au cœur de ses réflexions et de sa grande diversité de regards. En parallèle, le Festival OFF d’Avignon met en avant les talents de demain. Une sélection non officielle qui donne une visibilité aux petites troupes pour leur permettre de présenter leurs pièces déroutantes, émouvantes, ou décalées.

Olivier Py est le premier metteur en scène à diriger le Festival depuis son fondateur, Jean Vilar. Plus « fidèle à des idées qu’à une tradition », il renoue avec l’esprit militant des premières heures et propose aux spectateurs d’imaginer avec lui « un autre rapport au monde dans lequel le politique n’est pas séparé de la pensée et de l’espoir.»

Et pendant le Festival, la ville se transforme en une gigantesque scène de spectacle vivant. Dans la rue ou dans les théâtres, l’art se déploie dans toute la ville !

Le centre-ville d’Avignon (à l’intérieur des remparts) propose un grand nombre de théâtres dans lesquels sont programmés les spectacles du « OFF » (pour la plupart des créations). Les spectacles du festival « IN », quant à eux, se déroulent dans des lieux de représentation en intra et extra-muros. Les genres de spectacles proposés sont très variés: humour, jeune public, ou encore tout off public.

Au programme du « IN »  quarante-six spectacles, soixante-dix débats et rencontres, quarante lectures et deux expositions sont annoncés pendant les trois semaines du festival. Ces propositions, données dans une quarantaine de lieux (quelques-uns étant itinérants), seront marquées par le contexte sanitaire. Les sujets abordés feront ainsi la part belle aux catastrophes, aux sacrifices et aux drames.

Tiago Rodrigues met en scène La Cerisaie d’Anton Tchekhov avec Isabelle Huppert dans la cour d’honneur du Palais des Papes. Un spectacle d’ouverture très attendu pour cette comédie douce-amère au texte hypnotique où se consument l’impuissance et la passivité d’une noblesse en déclin dans la campagne russe.

Une vision existentielle entre la nostalgie romantique d’un passé révolu et des aspirations vagues vers un futur incertain où autour d’une maison que l’on va perdre, se concentrent des êtres opposés, animés par le profit et l’avenir tandis que d’autres sont en proie aux souvenirs et à la passion de l’inutile

ll n’y a pas de héros dans La Cerisaie. C’est une pièce chorale qui offre une partition pour un tempo embrassant le collectif. Car c’est le temps qui en est le personnage principal : le temps des saisons, celui de l’enfance, le temps d’aimer, le temps qui passe, le temps perdu, la vieillesse, et la mort.

Pour Tiago Rodrigues, directeur artistique du Teatro Nacional de Lisbonne, il s’agit de traiter de ce moment historique inédit de l’inexorable changement, de l’esquisse d’une autre société qui pointe entre les fissures d’un vieux monde craquelé de toute part. Et dont le travail est profondément marqué par une écriture de plateau faite pour les acteurs, et avec les acteurs.

Frédéric Bélier-Garcia dirigera quant à lui Nicole Garcia dans une tragédie écrite par Marie Ndiaye (Royan). La Brésilienne Christiane Jatahy adaptera Dogville de Lars von Trier (le scénario de sa pièce Entre chien et loup évoquant l’histoire d’hommes et de femmes fuyant un régime fasciste et ses milices). Olivier Py mettra pour sa part en scène un énième Hamlet.

Concernant les créations, l’essentiel des spectacles montrés sera composé de créations. Laëtitia Guédon portera un texte de Marie Dilasser autour de la figure mythique de Penthésilée. Alice Laloy proposera une réflexion autour du transhumanisme et de la figure de Pinocchio.

Plusieurs disparus se verront rendre un hommage : l’acteur et metteur en scène Antoine Vitez ou le torero José Belmonte. Est-ce parce que la mort sera souvent évoquée sur scène ? Éva Doumia proposera aux spectateurs de partager un repas de deuil dans un spectacle intitulé Autophagies.

La vie n’en sera pas moins célébrée puisqu’une opérette d’Offenbach sera mise en scène par Victoria Duhamel. Et que le centième anniversaire d’Edgar Morin sera fêté dans la cour du Palais des Papes le 8 juillet. Molière sera également mis à l’honneur, à la veille des commémorations entourant le 400ème anniversaire de sa naissance. La troupe du Nouveau Théâtre populaire proposera ainsi un spectacle de près de sept heures revisitant son répertoire.

Plus de 550 artistes sont annoncés (outre Isabelle Huppert et Nicole Garcia Sandrine Bonnaire, Fabrice Luchini, Lola Lafon et Omar Sy).

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Bowie Odyssée, une exposition immanquable pour les fans de David Bowie au Palace

Depuis l’exposition David Bowie is à la Philharmonie de paris en 2015, les fans de l’artiste anglais rongeaient leur frein dans l’attente d’un nouvel évènement. Leurs vœux sont maintenant exaucés avec l’exposition Bowie Odyssée au Palace près des Grands Boulevards à Paris. Avec un parcours ramassé présentant une foule d’objets liés à la carrière du Thin White Duke, les ultra fans peuvent passer le temps qu’ils veulent à admirer chacune des pièces, et du temps ils en auront besoin car il y en a plus de 1.000 rassemblées dans la grande salle du Palace. Obtenues par prêt de le part de collectionneurs acharnés, elles permettent de retracer une carrière que peu pourront oublier. Jusqu’au 31 août 2021 prochain, l’exposition est accessible pour un plaisir coupable à ne pas manquer.

Bowie dans tous les sens

Si le début de l’exposition a malheureusement du être décalé pour cause de crise sanitaire, le moment est venu d’enfin déambuler au Palace pour se replonger dans une carrière artistique de premier ordre, celle d’un David Bowie trop tôt disparu et toujours dans les mémoires. Ce sont des fans hardcore qui ont prêté un large spectre d’objets permettant de revivre chacune des époques du chanteur et acteur, depuis David Robert Jones avant David Bowie, The Laughing Gnome, le premier hit Space Oddity jusqu’à l’album final Blackstar révélé 2 jours avant sa mort. Posters, partitions, disques, extraits d’articles, rien ne semble manquer pour plonger dans 50 ans d’une carrière prolifique et largement reconnue pour son importance. Si le sous-titre de l’exposition 50 ans de fanmania se justifie, c’est parce que les plus maniaques trouveront leur bonheur dans cette véritable caverne d’Ali Baba, les plus accrocs à David Bowie pourront passer une demi-journée dans ce dédale documentaire et archiviste unique en son genre. Et pas besoin d’une interactivité excessive pour apprécier le moment de visite, seuls quelques écrans retransmettent des extraits d’interview à la télé française, les musiciens officiant sur Blackstar livrent une prestation live captée lors d’un concert, un jukebox relié à un Ipad permet de choisir un morceau de la sono dans une large liste de morceaux de l’artiste ou de proches musiciens. Si on énumère également les disques vinyles (dont certain appartenant à la discothèque de Radio France), les affiches, les photos, les objets promo (dossiers de presse, PLV…) et les produits dérivés en tous genres qui retracent la carrière de l’artiste dans la musique, au cinéma, au théâtre et dans l’art en général, c’est un vrai vrai vrai plaisir coupable que de se perdre dans l’exposition. Il y a même son acte de naissance pour se convaincre qu’il a vraiment existé. Pour info, cette exposition est presque la même que celle présentée, dans une version légèrement différente, à Saint-Etienne à l’automne 2018.

L’exposition créé et initiée au Rhino Jazz festival en 2018 par Ludovic Chazalon, directeur artistique du festival, est une vraié réussite, permettant de transformer un lieu prisé des nuits parisiennes de la fin des années 1970 et du début des années 1980 en lieu de mémoire dédié à une grande idole populaire. Bowie Odyssée, c’est un immanquable culturel de l’été 2021 à Paris!

Interview vérité avec 4 membres enflammés du quintet Foams après la sortie de leur EP Are you Satisfied?

Après la chronique de leur EP Are you satisfied? parue récemment sur Publik’Art, il était évident qu’une interview avec les membres du groupe Foams serait nécessaire pour en savoir plus sur ces 4 garçons dans le vent et cette chanteuse à la voix aussi puissante que fascinante. C’est maintenant chose faite avec un Zoom hélas abrégé trop rapidement pour cause de durée limitée sans mettre la main au porte-monnaie. Interruption bien dommageable mais qui appelle d’autres échanges à l’avenir tant la qualité de l’échange fut rien de moins que passionnante. Compte-rendu des échanges.

Un groupe en quête de sens

Une des questions initiales a porté sur la signification symbolique du nom du groupe, Foams, mousses en anglais, de quoi en savoir plus sur la philosophie de l’entité musicale et philosophique. Réponse pleine de sens, chacun apporte sa pierre à l’édifice, personne n’est laissé de côté et tout le monde pagaie dans le même sens, avec l’adjonction harmonieuse de 5 inspirations dans le travail global du groupe. Nom logique finalement quand on sait que le groupe a tâtonné quelques temps avant de trouver sa véritable identité musicale, ni pop facile, ni travail trop évident, l’ADN du groupe découle d’un processus créatif qui a mis du temps à se dessiner. Paul, Sophia, Anatole et Alexandre Ferdinand était hélas absent – réfléchissent maintenant sur la base des textes bruts proposés par Sophia comme terreau de base pour trouver l’inspiration, partir de zéro représentait un risque trop important de se fourvoyer dans des impasses chronophages et inutiles. Un texte plein de sens appelle la prise de recul et surtout la quête d’un édifice musical léché et plus abouti. D’où le morceau Ghost Town basé sur l’idée que les individus des sociétés modernes connaissent une solitude plus grande et un désarroi accru pour le prétexte admis par tous, mais donc fallacieux, de rechercher le bonheur. Une telle architecture ne vient pas toute seule et il faut des expérimentations acharnées pour échafauder un son à la mesure des idées pour retranscrire parfaitement les intentions de chacun et de tous. Les membres du groupe l’admettent volontiers, cette méthode de travail leur convient parfaitement et ils leur tardent de rencontrer leur public avec des concerts qu’ils souhaitent comme des moments de partage au moins endiablés. Alors qu’ils sont déjà en train de travailler sur leur prochain EP avec déjà 4 morceaux sur le feu, leur motivation semble inébranlable, l’autoproduction n’est pas pour eux un frein mais le moyen d’aboutir à ce qu’ils veulent vraiment, une musique inspirée du rock des années 70, énergique, augmentée de sons indus issus du quotidien et surtout percutante. Sophia l’admet volontiers, quand je luis dis que sa voix me rappelle celle de Robert Plant de Led Zeppelin, ce groupe phare du classic rock est pour elle une inspiration primordiale. Et tous les membres du groupe le confirment, le rock originel des années 70 représente un terreau qui ne cesse de les inspirer. Quand je leur cite l’album Filth Pig de Ministry et Nine Inch Nails, la discussion s’enflamme, donnant à chacun l’envie d’écouter et de s’abreuver à des sources qui font sens. Muse est cité, Garbage aussi, Gossip pour la puissance de la voix féminine mise en avant, quant au titre de leur tube Ghost Town, il reste une évidence, tant il a déjà été utilisé dans l’histoire du Rock par les Stones récemment, les Specials au début des années 80, et même Kanye West. L’accent est mis sur le travail de production mis en oeuvre pour densifier le son et lui donner la couleur voulue, avec l’adjonction de couleurs musicales échafaudées avec l’aide de synthétiseurs. Les membres du groupe se disent très exigeants et ils n’hésitent pas à passer le temps nécessaire à aboutir à un résultat réellement satisfaisant, pas de compromis ni de demi-mesure, de quoi justifier l’engouement autour d’un EP que beaucoup reconnaissent à sa juste valeur, ambitieux et fruit d’un travail acharné.

Zoom a malheureusement coupé un entretien qui aurait pu continuer longtemps pour évoquer les origines de la voix impressionnante de la chanteuse avec des explications plus approfondies sur chaque titre du EP. Mais ce n’est que partie remise, ne reste plus qu’à attendre les prochaines dates de concerts pour profiter en live des qualités musicales du groupe et en profiter à plein au cœur d’une foule transie et hypnotisée. Vivement la prochaine rencontre!

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