Le tout nouveau titre de Nicolas Ly, Rue de la folie, est sorti le jeudi 29 avril, extrait de son premier EP appelé également Rue de la folie et prévu pour le mois de juin. Dans ce titre, Nicolas Ly a immergé son écriture dans la rue qu’il habite depuis toutes ses années à Paris, une rue où il est capable de créer et d’imaginer ses chansons, un refuge où tout est né.
Un titre charnière
Pour le clip du tire Rue de la folie, Nicolas Ly s’est entouré d’Elisa Baudouin, déjà à l’oeuvre pour les clips des artistes Terrenoire, Janie, Maëlle et Bleu Toucan. Tourné dans un ascenseur, Nicolas Ly s’y retrouve piégé alors qu’il allait descendre les poubelles, son esprit twiste peu à peu jusqu’à toucher de près la folie. La métaphore est palpable, des évènements inattendus peuvent surprendre chacun de nous et nous mettre à rude épreuve. Tout le premier EP de Nicolas Ly flirte avec des inspirations sombres et le chanteur apporte la lumière avec sa musique pleine de rythmes électroniques. Le chanteur décrit sa musique comme cinématographique en imaginant des scènes de film avec chacune de ses paroles. Sa passion pour les BO de film a orienté ses gouts, comme celle du Grand Bleu qu’il tentait de retrouver à l’oreille sur son piano. Durant sa jeunesse, il a découvert Madonna par l’entremise de son grand frère féru des sons chauds du jazz. A l’adolescence, il se laisse bercer par les tubes trip-hop de Tricky, Massive Attack ou Portishead comme beaucoup d’autres ados de sa génération. Alors que sa passion pour la musique se précise toujours un peu plus, il s’adonne aussi au dessin et à la composition et il se tourne vers les Beaux-Arts. Passé également par le mannequinat, il évolue sur scène au sein d’un groupe et il vit cette expérience comme une libération. Puis il passe en solo et au français, abandonnant le groupe et l’anglais pour retrouver une sorte d’évidence. Inspiré par les grands artistes Jacques Brel, Barbara et Léo Ferré, il se plonge également dans le cinéma de la Nouvelle Vague pour la confirmation de son choix du français pour ses textes, langue moins fluide que celle de Shakespeare, mais plus tranchante pour lui. L’EP Rue de la folie se veut post-romantique avec les thèmes éternels de l’amour et du manque, mais sans verser dans le glauque, gardant toujours à l’esprit son idée de lumière. Le versant pop l’attire avec des mots directs. C’est au contact de Marlon B, celui qui a travaillé avec Charlotte Gainsbourg et Juliette Armanet que Nicolas Ly se frotte à la production avant de travailler avec Ambroise Willaume (projet Sage, réalisateur de l’album de Clara Luciani). Et puis Nicolas Ly est attiré par la folie douce, celle qui permet aux gens de s’affirmer sans être conformes à une norme. Métisse élevé par une mère française et un père vietnamien, il a découvert son homosexualité dans un petit village du Sud Ouest de la France dans les années 90 s’identifiant alors à une certaine marge de la société.
Plus qu’un auteur compositeur interprète, Nicolas Ly aime à se définir comme un réalisateur issu d’un monde décalé qu’il tente de décrire avec sa musique. Le titre et l’Ep permettront de découvrir cet univers, dès maintenant avec le single et le 17 Juin 2021 avec l’EP.
Ce court recueil de 104 pages regroupe 17 nouvelles dévoilant autant de portraits de femmes rencontrées par le narrateur. Une courte introduction raconte la nécessité du changement des prénoms et l’intention de pure sincérité sans envie aucune de nuire à quiconque. La pure subjectivité empreint des récits aussi courts que denses, semblant contenir l’exact nombre de mots nécessaire pour aller à l’essentiel tout en ne privant pas l’esprit du lecteur de laisser libre court à son imagination.
Des nouvelles sans conséquences mais pas sans profondeur
Certainement peu connu des néophytes, Philippe Hebrard a officié plus de 15 ans dans l’industrie musicale en tant que directeur artistique chez EMI, Universal Music et Chrysalis Music France avant de fonder en 2017 la société d’édition et de production musicale Montlery Music. Il est facile d’imaginer une position privilégiée pour multiplier les rencontres, voire les conquêtes, au cours de pérégrinations sentimentales toujours renouvelées. Sans fanfaronnerie ni forfanterie, l’auteur de ce premier livre préfère axer ses nouvelles sur les portraits psychologiques de personnages féminins qui ont su le toucher et auxquels il s’attache comme autant de coups de cœur que de sauts dans le vide. L’art de l’ellipse est poussé au maximum dans des récits qui ne s’encombrent pas de superflu, un vrai cours de synthèse littéraire. En éludant lees détails inutiles autant que les digressions futiles, l’auteur préfère choisir les mots exacts, ne se privant pas d’utiliser des expressions surannées ou démodées pour un ouvrage entre exercice de style et plaisir coupable. Le lecteur n’a plus qu’à imaginer les héroïnes décrites à mots comptés mais pas sans saveur. Sans absolument aucune vulgarité ni facilité, l’auteur multiplie les tableaux impressionnistes, entre pointillisme affectueux et fauvisme truculent. Monika, Jade ou Veronica font preuve de caractère, souvent d’humour et parfois de dureté. Le livre se lit vite et offre l’avantage de pouvoir être relu avec gourmandise pour ressentir un trouble renouvelé face à cette galerie de personnages rendus très vivants par les mots savamment choisis par l’auteur.
Love parade est un recueil de nouvelles superbe avec ces récits synthétiques sans jamais être lapidaires, subjectifs sans jamais être frustes. L’auteur se livre sans jamais sacrifier sa pudeur et décrit des historiettes minuscules sans jamais tomber dans le grivois.
Synopsis: Plus qu’une galerie de portraits féminins, Love parade est le récit de dix-sept rencontres, qui sont autant de moments de grâce ou d’incompréhension, de drôlerie ou de stupéfaction. Dix-sept miniatures enluminées qui disent l’éternel questionnement masculin à propos des femmes… Philippe Hebrard est producteur de musique, auteur de chansons, et a été dans d’autres vies urbaniste et maître-nageur. Love parade est son premier livre.
Ceci n’est pas mon corps, roman inspiré de faits réels (Editions du Rocher)
Publik’Art avait déjà admiré le talent d’Enguerrand Guépy avec son roman : Le fauve, où il rendait un très bel hommage à Patrick Dewaere.
Cette fois-ci, il s’agit d’un tout autre registre avec son dernier roman : Ceci n’est pas mon corps. L’auteur s’est inspiré d’une histoire vraie, celle de Yves Dandonneau qui a eu lieu en juin 1987.
Scénario qui fait froid dans le dos
Sous la plume d’Enguerrand Guépy, Yves Dandonneau reprend vie ! On suit cet homme tranquille, qui ressemble à Monsieur Tout le monde. Enfin, un monsieur qui a réussi et qui n’a aucun problème financier. Il vit avec sa compagne et semble heureux même s’il pense que gagner plus d’argent l’arrangerait bien.
On le suit alors et on voit dessiner en lui une possibilité de devenir riche d’un seul coup. Et ce coup, lui semble tout à fait à sa portée et somme toute assez facile à réaliser. Aucune ombre au tableau et des complices prêts à l’aider !
L’homme devient un monstre
Le seul problème est qu’il faut trouver un corps autre que le sien pour que cela puisse se faire… Il connaît tout de l’assurance, alors, autant se servir de ses expériences. Il travaille dans une compagnie d’assurance… Il sait tout sur les assurances-vie. Alors pourquoi ne pas s’en servir pour devenir encore plus heureux ?
Au fil des pages, le gentil Yves Dandonneau devient le monstre capable du pire, juste pour gagner de l’argent.
La plume d’Enguerrand Guépy sonne juste et rend ce récit assez incroyable et palpitant ! Ceci n’est pas mon corpsou toute la monstruosité d’un homme !
Le groupe Météo Mirage présente un nouveau EP aux résonances furieusement pop, tendance mélancolique onirique. A la fureur, les 5 membres du groupe privilégient la délicatesse dans les mélodies et les paroles pour transporter l’auditeur sur un doux nuage. L’EP sort ce vendredi 30 avril, le bon moment pour présenter un groupe frenchie qui préfère la langue de Molière à celle de Shakespeare, les synthés vaporeux aux guitare tranchantes. Il y a du Air dans ces nuages qui cachent le soleil!
De la pop légère et onirique
Météo Mirage a déjà révélé deux titres,Ton Nom et Transforme, et vient maintenant l’heure de sortir l’EP Météo mirage pour transformer l’essai. Avec ses arrangements discrets et subtils, le groupe s’est déjà fait un nom sur les scènes de l’hexagone et a enregistré en formation serrée aux Studios Saint-Germain un EP touché par la grâce et réalisé par Adrien Durand, leader du groupe Bon Voyage Organisation. Les 5 titres suivent le même sillon de virtuosité aérienne avec des effets plus éthérés les uns que les autres et des paroles à la poésie subtile. Des thèmes reviennent souvent, ceux du désert, des grands espaces et de l’évasion. Le premier titre paru Ton Nom était une belle introduction avec un clip réalisé par Baptiste Perrin tout empli d’illustrations magiques défilant au rythme de la musique. Le second titre Transforme évoque la transidentité de la sœur du chanteur du groupe Max, Eve, née garçon et devenue femme, avec beaucoup de tendresse et de sincérité dans les textes. Les autres titresDe l’amour à la haine etVoyageur parlent d’émotions modernes, l’amour vrai qui se change en relation toxique, et l’envie profonde de découvrir le corps d’autrui comme un voyage sensuel. La musique rappelle les débuts du trip hop au milieu des années 90, la voix toute en retenue et en subtilité, les arrangements légers et aériens, cette musique n’est pas un mirage, elle est plutôt signe de beau temps. Les instruments synthès, guitare, batterie donnent des impressions de musique synthétique et gracile, presque fragile, presque prête à se fendre en deux. Les deux chanteurs du groupe, Max et Alexis ont grandi ensemble et ils ont créé Météo Mirage en 2017 pour se lancer dans l’inconnu et réaliser leur rêve musical. Les 3 autres membres Noé, Léo et David ont complété le groupe pour aboutir à une formation complète et résolue. Après les petits espaces parisiens arpentés au Supersonic, à l’Espace B ou via le Pop-Up du Label, des scènes françaises plus significatives se sont ouvertes à eux, comme à Rock en Seine, au Printemps de Bourges ou au Trianon pour de belles confirmations de leur énergie scénique. Finaliste du Société Ricard Music Live, Météo Mirage a surtout sorti en mars 2019 un premier EP nommé Pacifique.
Le nouveau EP est une très belle surprise emplie de mélancolie et de douceur. Les voix s’entrelacent avec des accompagnements délicats pour toucher le cœur et l’esprit de l’auditeur. Météo Mirage n’est pas un mirage, c’est bel et bien un groupe à suivre pour les voir grandir et prendre leur envol.
SATO, de son vrai nom Ky Phung François Nguyen, sortira son premier EP 3 titres L’Agonie de la Nuit le 14 mai prochain. Vendredi 30 avril sort le premier titre A bon port pour un titre chanté, écrit et porté par un clip réalisé par lui-même. 2 autres singles sont déjà sortis en 2020, La Théorie des dominos et Souhaitons.
De la chanson française dans la lignée d’Etienne Daho
L’artiste le dit lui-même, il est très inspiré par un Etienne Daho périodes Pop Satori et Pour nos vies martienne, et le groupe New Order période Technique. SATO se veut un concept ultra urbain, rivé au béton des villes, pour mieux s’en échapper à travers ses chansons. Les textes parlent de dialogue avec des gens ordinaires, un quotidien qu’il est possible de magnifier pour ne pas sentir de chape de plomb. Mieux regarder autrui, c’est porter un regard vrai sur la réalité et prendre le temps de vivre l’instant, dans une pleine conscience salutaire. L’EP L’agonie de la Nuit prévu pour le 14 mai comptera 3 titres avec le morceau éponyme, A bon port et Mieux que rien. Musicien franco-vietnamien. SATO écrit, compose, co-écrit, produit, chante et réalise ses vidéos, preuve d’une implication totale. Tous les personnages des clips de SATO hésitent à partir, pas pour fuir ce qu’ils sont, mais pour rester au plus près des autres. La Pop de SATO est un projet d’inclusion pour garder toujours au plus près de lui l’autre, les autres. Loin des acrobaties techniques qui confinent au maquillage dans la musique française actuelle, SATO recherche la simplicité directe pour mieux faire passer son message et ne pas tomber dans un simple phénomène de mode.
Ecouter ce titre de SATO, C’est l’occasion de rentrer dans un univers pop rempli de bonnes ondes, à la résonance très pop et aux paroles en français qui interpellent.
Les Buttshakers sont de retour avec le single Back in America, disponible en digital chez Underdog Records. Une chronique publiée en 2018 sur Publik’Art vantait l’énergie de leur album Sweet Rewards. L’énergie est restée la même avec la voix de la charismatique chanteuse Ciara Thompson pour une belle démonstration de soul ultra brulante..
Un single langoureux et péchu à la fois
Définie comme une riot girl, Ciara Thompson est la figure de proue de The Buttshakers et produit une sensation bœuf sur l’auditeur avec sa voix chaude pleine de soul, de blues et de rythm n’blues avec une touche de garage. Connu pour transformer ses shows en furieux dancefloors, The Buttshakers est de retour 3 ans après la sortie de l’album Sweet Rewards chez Underdog Records déjà acclamé à l’époque, notamment sur la page Publik’Art. Le nouveau single Back In America se distingue par son groove puissant et hypnotique et le groupe lyonnais brosse un portrait des Etats-Unis dans morceau au texte percutant .Le titre Back In America est à découvrir en vidéo et annonce le prochain album de The Buttshakers. Nul doute que la soul/funk survoltée du groupe, portée par la voix inoubliable de la chanteuse Ciara Thompson fasse une nouvelle fois des ravages. L’histoire raconte qu’elle a quitté Saint Louis dans le Missouri après des années gorgées de blues et de gospel pour s’installer en France à Lyon, lui donnant l’occasion de regarder aujourd’hui son pays avec un regard neuf, comme le prouve Back In America. Loin de l’image idéalisée véhiculée par les poncifs habituels, ils préfèrent regarder la vérité en face, sans maquillage ni œillères. Les Etats-Unis sont un grand pays parcouru de failles et d’hypocrisie où le racisme, la pauvreté et la violence font toujours rage, derrière la glorification du capitalisme et de la religion.
Le morceau Back in America est disponible sur les réseaux sociaux pour une émotion musicale enivrante à ne pas manquer.
Les métiers, dans la collection P’tits Curieux Usborne
Qui ne connaît pas les Editions Usborne ? Editions qui proposent de nombreux livres intelligents aux jeunes lecteurs. Dans la collection P’tits Curieux Usborne, après Le corps humain, L’espace, Comment ça marche, c’est au tour des Métiersd’être exploré !
Le jeune lecteur va découvrir dans ce très joli album cartonné, plus de 100 métiers ! Il pourra ouvrir plus de 80 fenêtres qui dévoilera encore davantage de choses sur le métier en question ! Ce qui lui permettra de devenir acteur de cet album.
Comment choisit-on un métier et en quoi il consiste. Il y a des personnes qui travaillent dehors, d’autres dedans, d’autres dans l’espace… Il y a aussi des artistes, des chercheurs, des biologistes… Des personnes qui travaillent juste dans le but d’aider les autres, de les soigner, de les sauver, ou ceux qui choisissent une passion pour gagner leur vie !
Bref, le jeune lecteur pourra découvrir de nouveaux milieux professionnels et ses parents aussi !
Les métiers, dans la collection P’tits Curieux Usborne est un très bel album cartonné, avec des illustrations explicites qui donnent envie de le dévorer… des yeux ! A offrir à toutes occasions !
75 ans après le largage de la première bombe atomique sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, le film Hiroshima de Hideo Sekigawa garde toujours sa grande force évocatrice. Avec son réalisme poussé à l’extrême et son mélange d’histoires liés aux survivants et d’images post-destruction, le film ressemble à un documentaire saisissant. Véritable plaidoyer anti-guerre, le film pose la question de la responsabilité de son pays dans cette issue funeste qui aboutira à la reddition de son pays, au prix de 200 000 morts. Le film est à découvrir le 28 avril 2021 en blu-ray et DVD pour un grand moment de cinéma vérité.
Une blessure toujours vivace
Le film d’Hideo Sekigawa a été réalisé seulement 8 ans après les évènements et un an après la fin de l’occupation américaine de l’île, période pendant laquelle les propos critiques à l’encontre des occupants étaient formellement interdits. Produit par le syndicat des professeurs japonais, le film revêt une forte dimension pédagogique avec notamment des écoliers pris dans les tourments de la bombe avec des survivants parmi eux. Une autre classe apprend plus tard les conséquences des évènements avec parmi eux certains des élèves touchés par des maladies comme la leucémie. Certains élèves s’enragent à l’évocation de leur rôle de cobayes pour les scientifiques américains afin de constater in vivo les effets de leur trouvaille destructrice, soulignant un aspect anti-américain évident touchant à l’hypocrisie et à l’ambivalence. L’histoire post-attaque montre aussi les effets médicaux des attaques et leurs conséquences sociales avec des jeunes filles incapables de se marier, des enfants devenus orphelins. Le Japon produisant des bombes pour les armées américains pendant la guerre de Corée n’est pas le moindre des paradoxes, bien souligné à la fin du film avec un survivant ne pouvant plus travailler dans une usine d’armement par rejet de cette pratique perverse. Mais les scènes les plus marquantes sont celles liées aux survivants immédiats laissés à l’abandon sur les routes par peur d’une contamination. Une scène montrant un soldat exhortant la population à ne pas cesser le résistance face à l’ennemi fait froid dans le dos. Le réalisme est clinique, les images terrifiantes et l’impression sur le spectateur sans concessions. Il est fort probable que de vrais survivants aient participé au film, leur faisant ressentir une seconde fois les évènements dramatiques. Effrayant.
Ce film était initialement destiné à éduquer la population sur l’horreur subie par des civils considérés comme des victimes nécessaires pour faire cesser un conflit qui pouvait encore durer bien longtemps avec son lot de victimes supplémentaires. Mais le film prévient également sur la possibilité de nouvelles bombes et de nouveaux conflits. En cela, le film reste d’une terrifiante actualité.
Synopsis: En 1945, La ville d’Hiroshima est détruite par une bombe atomique lancée par les Etats-Unis.
Can’t Wait To Be Fine est le premier single du prochain album des 4 du groupe We Hate You Please Die pour une sortie le 28 avril 2021. Beaucoup d’énergie dans cette musique rock qui dépote et donne la pêche.
Le renouveau du rock français?
Le nom du groupe ressemble à un manifeste politique, entre anarchie et rage intérieure. Les 4 originaires de Rouen n’y vont pas par quatre chemins pour interpelle avant que la musique ne parle pour eux. En amont d’un album promis pour le 18 juin sur les labels Kids Are Lo-Fi Records / Howlin Banana Records / Le Cèpe Records / Ideal Crash / Stomp Records (Canada) / Freakout Records (USA) / Buttercup Records (Australie), We hate you please die révèle Can’t wait to be fine pour mettre les pendules à l’heure. Le souvenir de leurs débuts dans les caves de la capitale normande démontre le chemin parcouru. Leur performance live récente à Rock en Seine quand les concerts existaient encore, a contribué à leur renommée croissante, hélas un peu mise sous l’entonnoir avec le contexte sanitaire actuel, mais ils ne baissent pas les bras et sont bien décidés à frapper un grand coup. Avec un crédo entre énergie virulente et sincérité collées à la peau, ils avaient bien mérité l’ovation générale à la fin de leur prestation à Rock en Seine. We hate you please die, c’est un groupe rock mixte comme on en voit trop peu avec Raphaël au chant et à la guitare, Chloé à la basse, Mathilde à batterie et Joseph à la guitare. Pour ceux qui se rappelle de cette perle cinématographique ultra cool, le nom du groupe provient du film Scott Pilgrim vs. the world. Leur premier album Kids are Lofi a précédé une tournée dans toute la France en 2018 et 2019, et les voilà maintenant de retour. 2 singles sont parus le 23 décembre 2020, Coca-collapseetSupport your local liars, et l’aventure continue avec Can’t wait to be fine. Les fans le savent, le groupe n’hésite pas à donner de sa personne, avec sauts dans la foule et destruction de batterie en prime, de quoi se créer une belle renommée qui ne demande qu’à se confirmer.
Le titre Can’t wait to be fine est à découvrir le 28 avril pour un beau déluge de décibels, avant la sortie d’un album très bientôt.
La critique récente sur Publik’Art du single Blanc et bleu de Louis Arlette annonçait la parution de son nouvel album Arbre de vie. L’album enfin paru, c’est le moment de constater que l’artiste creuse le sillon d’une pop francophone mélodieuse et inspirée aux accents de poésie onirique. A l’occasion d’un échange internet, l’artiste s’est un peu plus épanché sur sa philosophie de vie et ses intentions, avec une sincérité réconfortante en ces temps de crise sanitaire.
11 titres de velours
L’album Arbre de vie est né après l’enregistrement du précédent Des ruines et des poèmes, son deuxième album paru en 2019. L’envie de faire une pause a mené le chanteur en Crète pour se ressourcer et envisager la suite avec de nouvelles chansons qui lui jaillissaient à l’esprit. Pendant un an, il écrit des morceaux, certains ont jailli sans effort, dans une belle évidence, d’autres ont été plus difficiles à accoucher, d’autres encore n’ont pas abouti, 2 ou 3, guère plus tant l’artiste aime à faire les choses jusqu’au bout. Les ruines de l’ile grecque ont été une grande source d’inspiration, comme des témoignages du passé sources d’émotion et de messages à traduire dans le présent pour créer un lien. Si la légèreté précède souvent les inévitables doutes, c’est lors du premier confinement que tout s’est joué. Après une première phase de travail solitaire d’un an environ où Louis Arlette a pensé et repensé ses morceaux dans son studio domestique, une deuxième phase l’a vu débuter ses collaborations. Louis Arlette ne pouvait pas rencontrer physiquement le réalisateur du disque Dimitri Tikovoi (Placebo, The Horrors), ils ont donc communiqué tous les deux à distance pour échafauder les morceaux. Le chanteur souhaitait façonner des arrangements minimalistes, ce que le mix d’Alan Moulder (Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins) a permis, l’inscrivant dans un univers sonore qui a toujours inspiré l’auteur. Les inspirations proviennent de Serge Gainsbourg, Fleetwood Mac et même Aphex Twin dans une direction résolument pop. 5 musiciens ont enregistré leurs parties, eux-aussi à distance, dans une surprenante facilité, loin des problématiques complexes craintes a priori. Une très bonne ambiance, à la fois ludique et studieuse, a accompagné l’enregistrement, apportant une légèreté inattendue qui a accompagné toutes les sessions pendant 3 ou 4 mois.
11 titres à écouter du premier au dernier
L’album s’ouvre sur le titre La rage, au titre plus métaphorique que véritablement rageux, soulignant que chacun a besoin d’un élan vital pour mener à bien ses projets personnels et effacer les doutes. Le deuxième titre Blanc et bleu est déjà paru en single pour une belle poésie. Le promeneur est plus rythmé avec des tonalités presque reggae propulsées par des claviers trépidants accompagnant un chant évoquant des pérégrinations existentielles. Les plaines attire l’oreille avec ses sonorités très pop qui se mêlent à la voix toujours aussi résolue, rauque comme toujours mais jamais violente. Arbre de vie propose une ambiance plus électro avec une musicalité entrainante et un refrain presque dansant. A la vie à la mort sonne presque années 80 avec des sons synthétiques qui rappellent Giorgio Moroder et un refrain qui donne là aussi envie de se trémousser. L’aurore est plus apaisé, langoureux avec ses violons oniriques qui accompagnent la voix du chanteur. A tout jamais revient à plus de résolution et d’espoir dans l’avenir qui s’ouvre à chacun de nous. Les sonorités électro de Linceul de velours annoncent une envie d’augmenter le volume pour un effet démultiplié sur l’auditeur, de quoi imaginer peut-être un prochain single pêchu pour l’été. En un éclair redescend de rythme pour une réflexion sur la possibilité de tout quitter en un instant pour suivre son instinct. Résonance cloture l’album pour une introspection électro poétique. L’artiste est heureux du résultat, il espère que chacun pourra écouter l’album d’une traite pour en saisir toute la profondeur. Le temps viendra pour défendre l’album en public, surtout en France pour un partage tant attendu avec la foule, mais il est trop tôt pour y penser, le temps viendra.
L’album Arbre de vie s’écoute de la première note jusqu’à la dernière inspiration dans un bel ensemble cohérent aux ambiances variées et séduisantes. Louis Arlette fut autrefois violoniste, féru de musique baroque et romantique, chemin parfait pour mener à la pop, s’éprendre de l’album Sergent Pepper des Beatles et fonder les bases d’une musique qui ne cesse de fasciner.
Au cœur du Parc Régional du Haut-Languedoc, la Cave de Roquebrun est à l’origine de quelques unes des plus belles cuvées de cette région. La Cuvée R Premium renouvelle années après années ce qui fait la spécificité de cette appellation, avec à la clé une belle collection de Médailles d’Or et d’Argent reçues aux concours les plus prestigieux.
Un vin rouge d’une belle intensité
Ce Pays d’Oc rouge est décrit comme festif et convivial, idéal en tout cas pour se retrouver autour d’une bonne table, en famille ou entre amis, à prévoir dès que la situation sanitaire le permettra. La Cave de Roquebrun a gagné une belle renommée grâce à l’obtention de multiples récompenses, pour toute sa gamme de vins, en France comme à l’international. Cette Cuvée R Prémium se compose de Cabernet-Sauvignon, de Merlot et de Syrah macération haut de gamme. Le vin se distingue à l’œil par sa très belle robe rouge grenat brillante. Le nez est intense de fruits mûrs. En bouche, l’attaque est franche et la bouche est croquante et gourmande. La finale est harmonieuse et veloutée. Une pluie de médailles s’est abattue cette année sur la Cuvée R Premium de la Cave de Roquebrun. Même l’un des plus renommés connaisseurs l’a adoubé, le Meilleur Sommelier du Monde en 2007 Andréas Larsson. Le vin est particulier grâce à sa vinification en grappes entières pour la Syrah (avec macération carbonique de 30 jours) et sa vinification traditionnelle pour le Merlot et le Cabernet Sauvignon, pendant plus de 20 jours.
Ce vin est parfait pour la saison pour le déguster avec d’autres amateurs de bons vins. Pour un prix public exceptionnel de 5,70 Euros, il ne faut pas hésiter.
Publireportage:
Créée en 1967, la Cave de Roquebrun est située dans le Parc Régional du Haut-Languedoc. Héritière de toute la richesse de ce terroir, elle bénéficie d’un climat tempéré tout au long de l’année et offre à ses 650 ha de vignobles en gestion, la meilleure exposition au soleil, plein sud. Regroupant différents viticulteurs de Roquebrun et des communes limitrophes (40 sociétaires vivant exclusivement de la vigne), elle s’attache depuis l’origine à proposer un véritable partenariat entre producteurs et acheteurs afin de garantir la qualité de ses vins et de son environnement. C’est pourquoi, forte de ses cépages nobles (Syrah, Grenache noir, Mourvèdre, Roussanne, Viognier et Grenache blanc), la Cave de Roquebrun respecte un cahier des charges rigoureux, respectueux de la terre, de la vigne et des hommes. C’est sans doute ce qui lui permet de produire, en terres du Languedoc, des vins d’une qualité hors pair, en Appellation d’Origine Contrôlée Saint-Chinian et, depuis 2004, des vins en Appellation Saint-Chinian-Roquebrun, concrétisant ainsi sa typicité unique.
Je philosophe donc je suis, une petite pépite, chez Casterman
Nous savons tous que les enfants philosophent dès leur plus jeune âge en nous posant des questions essentielles pas toujours évidentes…
Je philosophe donc je suis est un livre de philosophie, très joliment illustré par Andrea Pippins, qui va aider les jeunes à trouver leurs réponses, mais aussi les parents pour pouvoir répondre, de façon intelligente aux plus jeunes !
Quasiment toutes les questions existentielles y sont traitées. Des thèmes font office de chapitres : l’identité, la vie, la vérité, la culture, la créativité… Non seulement les réponses seront ouvertes, et sujettes à d’autres questionnements, mais elles seront étayées par de nombreux auteurs et de nombreuses citations. Des hautes pensées philosophiques et culturelles !
Mais comme le dit si bien l’autrice, Jamia Wilson, ce qui compte ce sont les questions et l’approche que l’on en fait. Pas vraiment les réponses. Voilà une approche hautement humaine et … philosophique ! Des pistes de réflexion très pertinentes.
Assurément, Je philosophe donc je suis, est le 1er livre de philosophie à mettre entre les mains de celui qui se pose beaucoup de questions, quel que soit son âge ! Il y découvrira qu’il n’est pas le premier à se poser toutes ces questions sur la Vie ! Il y a de fortes chances qu’en Terminale, il devienne passionné par la philosophie, et même avant !
Une initiation vivante et ludique à la philosophie dès le collège !
Qui suis-je ? Est-ce que j’existe ? Que se passe-t-il quand nous mourons ? Qu’est-ce que la liberté ? De grandes questions que se posent beaucoup d’enfants et ce, bien avant la classe de terminale ! Ce livre leur donne des éléments de réponse à travers les cheminements philosophiques de célèbres penseurs issus de domaines divers, tels que Socrate, Voltaire, Kant ou encore Olympe de Gouges, John Lennon, Angela Davis ou Mohammed Ali. Mais bien plus que les réponses, en philosophie comme dans la vie, ce sont les questions qui comptent ! Grâce une approche multiculturelle et pluridisciplinaire, nourrie parfois de sa propre expérience, l’autrice encourage les jeunes à développer leur esprit critique.
Date de parution : 21 avril 2021 Auteur : Jamia Wilson Illustrateur : Andrea Pippins
Le jeudi 29 avril à 20h sera diffusé le documentaire LES BLESSURES INVISIBLES sur la plateforme de cinéma en ligne, la 25e Heure. Le film sera suivi d’une rencontre exceptionnelle avec le réalisateur Eric Michel et sera modérée par Emmanuel Vigne – directeur du cinéma Le Méliès à Port-de-Bouc. La séance est au tarif exceptionnel de 6€. Pour réserver votre place: Salle de cinéma virtuelle
Une ville fantôme
Le documentaire montre ce qu’est devenue une ville autrefois florissante. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France s’est lancée dans l’aventure du nucléaire grâce aux gisements d’uranium exploités à Mounana au Gabon. Sur l’impulsion des capitaux venus de la métropole et des installations poussées de terre loin de la capitale Libreville, c’est une grande ville qui a fait vivre la région, avec ses taxis, ses commerces, ses installations sportives et son ambiance. Le réalisateur Eric Michel a bien connu cette ville à la fin des années 70, à l’époque de son âge d’or. Fils d’un géologue expatrié, il a vu la vitalité aujourd’hui disparue 15 ans après la fermeture des mines d’uranium. Des personnages locaux racontent ce qu’était la vie autrefois avec une énorme pointe de nostalgie et les images montrent un nature luxuriante reprendre ses droits à la place des installations abandonnées. La richesse d’ici s’est faite sur l’exploitation de là-bas, avec des retombées à l’époque qui n’existent plus maintenant. Ne restent que la pollution et le sentiment d’avoir été abandonné par un pays profiteur. La population de la cité riche et moderne, base de l’expansion nucléaire française, doit choisir entre quitter des terres polluées ou subsister envers et contre tout. Les français et les gabonais ont partagé un idéal pendant un demi-siècle mais l’arrêt de l’exploitation a remis en cause le présent et l’avenir. Le désœuvrement règne et les anciens Roland, Blaise et Florent reviennent sur le passé entre colère et désillusion. Certains comme Millie élèvent leurs enfants avec affection et rigueur entre job à la mairie, travail aux champs et une buvette qu’elle tient avec son mari Constant.
Ce documentaire met en lumière les relations particulières entre pays du nord et pays du sud, les dés sont pipés. La logique néocoloniale et les manipulations politiques n’ont abouti qu’à une terre polluée où la population subit les conséquences d’une exploitation des ressources sans pouvoir plus profiter des retombées économiques aujourd’hui
Synopsis: Depuis la fermeture de ses mines d’uranium, la petite ville de Mounana est tombée dans l’oubli. Aujourd’hui les anciens mineurs, après avoir travaillé toute leur vie pour l’industrie nucléaire française, craignent pour leur santé et celle de leurs familles et doivent composer au quotidien dans une région qu’on dit polluée. Au fond de la forêt gabonaise, entre le souvenir d’un passé prospère et la réalité d’un présent douloureux, il faut redoubler d’efforts pour se construire des perspectives d’avenir et vivre avec dignité.
Le pianiste Simon Denizart s’associe à Elli Miller Maboungou à la calebasse, au piano et aux percussions pour présenter son 4eme album Nomad le 23 avril 2021 chez Laborie Jazz. Un beau moment de musique jazz, mais pas que.
Une musique vraie et profonde
Simon Denizart tente avec succès le cross over entre jazz, musique classique et musique du monde pour son nouvel album Nomad. Sa musique joue tour à tour sur des cordes très sensibles ou plus énergiques pour un effet fascinant sur l’auditeur. La multiplicité des influences offre un voyage musical riche et varié, entre apaisement et quête de sens. Le projet Nomad joue sur la superposition des couches de piano et des sonorités, acoustiques mais aussi électroniques, pour transmettre des sentiments profonds. Le pianiste montre tout son talent dans des compositions qui interpellent l’auditeur. Désigné Révélation Jazz 2016/2017 par Radio Canada, Simon Denizart traverse le monde pour se produire dans des pays aussi différents que Cuba, la Belgique, l’Allemagne, la République Tchèque, la Pologne ou la France. La critique ne tarit pas d’éloges sur lui, sans pour autant lui faire tourner la tête. Il aura fallu 3 ans de travail avec le percussionniste canadien Elli Miller Maboungou pour aboutir à Nomad. Le son de la calebasse, cet instrument de percussion d’Afrique de l’Ouest est bien mis en avant dans ce disque aux compositions qui rappellent Esbjorn Svensson, Avishai Cohen, Tigran Hamasyan ou Keith Jarrett. Leur musique n’est pas forcément facile d’accès, pas de paroles chantées, mais elle recèle pourtant d’une belle évidence avec ses mélodies qui imprègnent l’esprit et cette fragilité toujours très belle. La technique s’efface devant les sentiments et il faut énormément de savoir faire pour faire passer autant de poésie dans des compositions qui touchent au cœur et au corps.
Nomad est une belle surprise à découvrir dès le 23 avril pour un moment d’apesanteur musicale, loin des courants populaires actuels, mais plus proches de la musique qui transporte.
Gaétan Nonchalant s’inscrit dans la lignée de glorieux ainés décidés à ne pas se prendre au sérieux, tels Pierre Vassiliu, Henri Salvador, Antoine ou Bobby Lapointe. Là où beaucoup s’attaquent à des sujets intellectuels déprimants, lui chante la légèreté et la poésie, si possible sans aucune prise de tête mais pas sans humour. Le single Les légumes parait ce 23 avril pour un beau moment de… nonchalance.
Luxe, calme et volupté
Dans le clip réalisé par Léo Schrepel et monté par Michelle Blades, le chanteur déambule dans le quartier déshumanisé de la Défense avec l’air ahuri de ceux qui regardent la vie avec simplicité, sans envier la vie trépidante mais fugace de cadres dynamiques qui ne font pas attention à l’instant. Si le titre sent la pochade drolatique, les paroles de la chanson sont pourtant bien moins simplistes qu’il n’y parait, interrogeant l’homme moderne sur sa fâcheuse manie d’en vouloir toujours un peu trop un peu trop vite. Sa voix fragile et l’orchestration pop devient un véritable antidote à la morosité ambiante, vantant les plaisirs de la vie dans une véritable conscience de l’instant et avec une sincérité que l’on devine non feinte. Le rythmiques rappellent le rock psychédélique des années 70 mais aussi le groupe Air période Moon Safari. L’album Tout ça pour ça sorti en 2020 montrait des intentions semblables avec des titres légers parlant de sujets profonds, tels Gagner son pain ou C’est la vie. Le parcours assez mystérieux de ce personnage fantasque laisse entendre qu’il a travaillé au Japon pour le label Love Hotel records spécialisé dans les musiques ambiantes et expérimentales. Pas de hasard donc s’il se lance dans l’univers impitoyable de la chanson française, par le versant pop pas prise de tête.
Pas beaucoup plus d’infos pour connaitre le background du chanteur mais les intentions sont là et la rêverie est au rendez-vous dans un morceau Les Légumes entre pop atmosphérique et légèreté délicieusement surannée. Loin des rythmiques RnB, le chanteur invoque guitares et batterie pour revenir à une authenticité pop qui fait plaisir.
Pour ne plus jamais t’ennuyer je dessine et je peins (Usborne)
En ces temps de confinement et de drôles de vacances, les Editions Usborne nous apportent leur aide précieuse avec ce manuel superbement illustré : Pour ne plus jamais t’ennuyer je dessine et je peins. Votre enfant va pouvoir tout faire et apprendre en autonomie ! Plus jamais il ne s’ennuiera.
Si cela peut paraître difficile de dessiner, grâce à ce livre, tout est à la portée de tous : dessiner mais aussi peindre avec des techniques inédites, comme la peinture soufflée, la peinture aux doigts, la peinture au sel… Et même la peinture à bulles !
Les manchots, les animaux sauvages, les licornes, les pavages n’auront plus aucun secret pour tous ! Le jeune lecteur pourra même créer sa propre bande dessinée ! Plus rien ne lui sera impossible !
Ce livre révèle de multiples trésors dans des domaines très différents qui vont développer des qualités cachées de nos petits et de nos grands ! Nos charmants bambins vont se transformer en artistes, grâce à ce fabuleux guide ! Place à l’originalité et à la créativité avec Pour ne plus jamais t’ennuyer je dessine et je peins !
L’écrivain basé à Londres et spécialisé en vin Jamie Goode a animé le 8e volet de la série de programmes dédiés aux vins de la région des Finger Lakes dans la région de New York aux Etats-Unis le 7 avril dernier. Des invités issus d’appellations reconnues de la région ont devisé sur l’importance du climat, de la typographie et des influences des lacs pour présenter des cuvées qui ne demandent qu’à être dégustées. De tout, et pas seulement du Riesling!
La passion du vin
Ce sont 3 appellations connues de la région qui ont été recommandées par des représentants plongés dans des discussions aussi techniques que passionnées sur les spécificités des vins de la région. Meaghan Frank pour Dr Konstantin Frank, Christopher Bates pour Element Winery et Oskar Bynke pour Hermann J Wiemer. La première a plus spécifiquement présenté la cuvée Dr. Konstantin Frank 2016 Blanc de Blancs des Finger Lakes, composée de Pinot noir, cépage très apprécié des américains. Christopher Bates a lui aussi vanté les vertus du Pinot noir tout comme Oskar Bynke avec le Dry Gewürtztraminer, Finger Lakes 2015. Des échanges poussés sont revenus sur l’influence de la mer pas si lointaine sur les cultures et des lacs tout proches pour apporter une vraie spécificité aux vins de la région. Si l’accent a été mis sur des vins blancs et des bulles, les Finger Lakes offrent toutes sortes de vins, beaucoup de vins rouges étrangement, dans une région au climat pas si propice a priori à la culture des vins de qualité. Ce sont des années d’acharnement de savoir faire qui aboutissent maintenant à la production de vins qui gagnent en reconnaissance, années après années.
Ce type d’évènement est une très bonne occasion pour découvrir des producteurs passionnés et décidés à promouvoir leurs productions pour vanter des cuvées qu’une dégustation récente approuvait en tous points.
Porté par sa renommée immédiate et son intense tension psychologique, le roman de Truman CapoteDe Sang Froid – In cold blood en VO – sorti en 1966 a fait l’objet d’une adaptation ciné dès 1967. Richard Brooks s’est accaparé l’ouvrage pour en livrer une version noire portée par un rythme à l’unisson de l’écriture de l’auteur de Diamants du canapé. La mise en scène précise et le jeu des acteurs créent une ambiance ambivalente qui dérange car rien ou presque n’est fait pour rendre les deux criminels antipathiques, bien au contraire. Le film ressort en 28 avril en édition Blu-ray+DVD+Livret inédit et version restaurée 4K avec de riches suppléments pour revivre une histoire vraie tragique.
Un film noir, très noir
Suite au meurtre sanglant d’une famille du Kansas, les auteurs du crime sont en cavale et cherchent à fuir les enquêteurs lancés à leur poursuite. Rien de plus banal jusque là, sauf que Truman Capote truffe son ouvrage d’analyses psychologiques foudroyantes qui font entrer dans l’esprit des deux malfrats. Leur arrestation et les fréquentes visites données à l’un d’eux par l’auteurva finir de troubler Capote, lui permettant certes de faire publier un des plus grands romans noirs du XXe siècle mais également le plonger dans une dépression intérieure dont il ne sortira plus, l’empêchant de publier quoique ce soit d’autre jusque la fin de sa vie. Le film suit en parallèle la fuite et la traque, jusqu’à l’arrestation et l’attente de l’application de la sentence, cette funeste peine capitale. Le film suit le déroulement de l’ouvrage, avec la même ambivalence sur les intentions de l’auteur, reprises ici à son compte par le réalisateur. Si rien n’est caché du caractère odieux des crimes, la narration fait ressortir l’attachement profond de Capote pour Perry Smith, comme le montre notamment les scènes d’aveux presque touchantes, faisant ressortir la faiblesse intérieure profonde du malfrat, et finalement son désarroi intrinsèque. La force du film tient d’une part à son épure totale côté enquête, rien n’est fait pour éprouver de l’empathie pour les agents de la loi, et d’autre part à la quasi tendresse pour des criminels partis sans beaucoup de chance dans la vie. La mise en rapport avec les victimes, et en premier lieu la jeune Nancy, empêche tout de même d’oublier l’horreur des faits. Le film s’accompagne d’une réflexion inévitable sur le caractère arbitraire de la peine de mort, sujet toujours autant d’actualité aujourd’hui.
De Sang Froid se voulait initialement un roman de non-fiction, il devient un film puissant devant la caméra d’un Richard Brooks décidé à faire passer autant d’émotions que possible dans un opus à la force intacte. Le découvrir en édition Blu-ray+DVD+Livret le 28 avril est une nouvelle possibilité de s’en rendre compte.
Synopsis: Le 14 novembre 1959. Une journée ordinaire pour les Clutter. Herb, un agriculteur qui a prospéré à force de travail et de volonté, sa femme Bonnie, à la santé fragile, et leurs enfants, Nancy et Kenyon, 16 et 15 ans, forment une famille aimée et respectée de tous à Holcomb, Kansas. À quelques heures de route, Perry Smith, la trentaine, des velléités artistiques mais déjà cabossé par la vie, tout juste sorti de prison, va retrouver un ancien codétenu, Dick Hickock, qu’il admire pour son charme et son bagout. Cette nuit-là, le destin de ces six êtres sera inéluctablement lié et scellé car les deux complices s’apprêtent à commettre le plus odieux des crimes. Et rien ne sera plus jamais comme avant.
Le grand manitou des excellentes éditions Playlist Society, souvent chroniquées sur Publik’Art, est de retour avec son second roman, Le silence selon Manon, un titre a priori énigmatique mais qui fait sens au fur et à mesure que les pages défilent dans un vacarme assourdissant de conflits de genres. Une écriture aussi rythmée que précise tient en haleine sur fond de rivalité entre féministes et masculinistes, avec musiques modernes et réflexes néolithiques, éliminations express et devenir de l’humanité internet, révélations fracassantes et rivalités cyber. Le monde réel laissera-t-il la place à un univers virtuel sans anonymat, avec le risque de la contrôle de la pensée et de l’abandon de la libre parole avec tout ce que cela peut comporter d’excès? Il y a du Bret Easton Ellis époque Less than zero dans ces chapitres tour à tour racontés sous l’égide de chacun des 8 protagonistes d’une histoire mélangeant attirance et répulsion, avec un vocabulaire souvent châtié et parfois plus cru sans que cela ne soit pas pour autant aussi pertinent, dans une histoire située en 2025 mais aux forts accents d’actualité.
Entre réalité et virtuel, les faux semblants sont partout
Ce qui frappe une fois les 331 plages de l’ouvrage terminées, c’est le constat d’impasses rédhibitoires autant dans le monde réel fatalement décevant que dans le monde internet autrefois tellement vanté pour ses possibilités de rapprochement des êtres. Les frères de Christo sont au centre d’un thriller aux forts accents philosophiques. L’histoire évoque une rivalité implacable entre incels masculinistes et neo straight edge féministes à la place croissante dans l’opinion publique, descendants du mouvement #Metoo actuel. Les deux frères portent la bonne parole de leur engeance alors que des extrémistes d’obédience incels célibataires frustrés se déchainent sur des forums à la visibilité vénéneuse. Simon et Yvan mènent une croisade qui va les mener au plus profond de leurs retranchements, jusqu’au drame. Leurs compagnessont également en première ligne alors que les prochains concerts du groupe d’Yvan, Significant Youth, font l’objet de menaces de plus en plus explicites de la part d’ultra incels tout prêts à en découdre. Si l’histoire tient en haleine comme dans tout bon thriller qui se respecte, avec quelques scènes chocs et des rebondissements inattendus, le constat de pouvoirs publics dépassés fait froid dans le dos combien même les enquêteurs démontrent une bonne volonté évidente, mais avec souvent un train de retard. Dans ce roman d’anticipation qui flirte entre le polar et l’étude de mœurs, le plus important semble cependant ailleurs. Car l’auteur échafaude surtout une théorie séduisante sur la voie sans issue prise par les êtres humains soucieux de se différencier en se plaçant une fois de plus les uns contre les autres. Incels et neo straight edge ne sont finalement que l’ultime avatar de luttes qui se mènent depuis la nuit des temps dans une humanité désunie, gauche contre droite, pauvres contre riches, hommes contre femmes. Cette nouvelle évolution semble une nouvelle synthèse de ce qui fait viscéralement l’humain, l’envie d’imposer ses idées et d’avoir le dernier mot, jusque dans la mort s’il le faut, sur le terrain du genre au cœur du système internet. Et c’est là que le titre du livre prend tout son sens, le silence devient une porte de sortie salutaire pour trouver l’épanouissement, surtout quand c’est le personnage sourd et empathique de Manon qui le promeut. Sans trop spoiler, on peut révéler qu’elle va aider l’un des deux frères de Christo à retrouver la paix intérieure dans certaines des plus belles pages du roman. Le silence, c’est autant l’absence de parasites sonores que de polémiques internet, apprivoiser le bruit omniprésent, le faire sien, couper la connection au monde virtuel et trouver la paix, cette paix qui semble de plus en plus difficile à trouver dans un monde à la complexité croissante où l’esprit humain est toujours plus sollicité, dans le monde réel comme dans le monde virtuel. Des sillons de plusieurs dizaines de pages se concentrent sur certains personnages centraux, puis le roman mène sur d’autres pistes, la lecture ressemble un peu à un roller coaster aux courbes à 180 degrés, c’est un sentiment jouissif de se sentir tirer par le bout du nez, jusqu’à de toujours nouvelles péripéties et un dénouement qui arrive presque un peu trop vite.
Ca n’arrête jamais dans Le Silence selon Manon et le roman aurait pu durer 200 pages de plus sans poser plus de problèmes que ça au lecteur ravi par sa lecture. Les différents niveaux de compréhension interrogent sur le monde qui s’ouvre à nous et offrent de belles possibilités d’envol intellectuel. Les plus curieux pourront se diriger vers le premier ouvrage de Benjamin Fogel, La Transparence selon Irina, pour continuer l’aventure et se questionner sur le futur possible de l’humanité connectée.
Synopsis: Le silence selon Manon peut être lu comme un « prequel » de La Transparence selon Irina. Dans les années 2025, le monde occidental se caractérise par une montée de l’agressivité sur les réseaux sociaux et en particulier des cas de cyber harcèlement, au point qu’une unité spéciale de la police, dirigée par le commissaire Sébastien Mille, a dû être mise en place. Sébastien Mille s’intéresse de près aux manoeuvres des groupes masculinistes en France. L’Amérique du Nord avait déjà connu dans les années 2010 des attentats dont les auteurs se réclamaient du mouvement « incel » (pour involuntary celibate) autrement dit des célibataires forcés qui conçoivent une haine des femmes et de la société contemporaine qu’ils jugent trop favorable au féminisme. A Paris, le groupe de musique hardcore Significant Youth, qui défend des valeurs humanistes et féministes dans ses chansons, est agressé lors d’un concert par une poignée de masculinistes qui fréquentent un forum dédié; Yvan, le leader est pris à partie et son frère Simon ainsi que sa compagne sont blessés dans la bagarre qui s’ensuit. Cet épisode n’est que le prélude à un attentat beaucoup plus violent qui va bouleverser la vie des deux frères et de leur entourage. Il faudra à Sébastien Mille une obstination hors du commun pour s’approcher des coupables, d’autant plus insaisissables qu’ils se cachent sous maintes identités, dissimulés par la grande Toile protectrice d’Internet… A travers ce polar aux personnages ambigus et pervers qu’on croirait sortis de l’univers de Patricia Highsmith, Benjamin Fogel poursuit son exploration de notre cyber monde. Le crime n’a plus lieu dans les ruelles sordides des villes ou dans les caves des banlieues, il rode sur la Toile de manière d’autant plus insidieuse que ses auteurs savent être furtifs.
Gardiennes, c’est avant tout la comédienne Fanny Cabon dans un seul en scène poignant de vérité. La pièce a été élue meilleur seul en scène Festival Off Avignon 2018 et on comprend rapidement pourquoi. La pièce jouée le 15 avril 2021 au Studio Hébertot dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur était disponible en même temps en streaming live pour apprécier ce grand numéro d’actrice. C’est une lignée familiale sur un siècle qui est dépeinte à travers 10 personnages de femmes aux prises avec les mœurs de leurs époques.
Des femmes, gardiennes de la famille et de leur corps
Ce qui frappe dans les 10 monologues tous interprétés par Fanny Cabon, ce sont les références aux époques et l’évolution à laquelle le spectateur assiste. Du rôle de génitrice de famille nombreuse, la femme a pu acquérir des droits lui garantissant une liberté de choix face à l’homme autrefois tout puissant. Là où il était hors de question d’imposer quoique ce soit à celui qui rentrait fourbu d’un travail physique éreintant, il est devenu de plus en plus acceptable de vivre avec plus d’indépendance dans le cadre d’une société garantissant un vrai rôle de gardienne de son corps. Les histoires entremêlent humour et drame dans un rythme qui ne retombe jamais, les références aux combines pour ne pas passer incessamment à la casserole chaque soir avec le risque d’enchainer les grossesses suivent des récits de femmes fatiguées par les accouchements annuellement répétés avec le risque multiplié d’évènements malheureux. Et puis les temps changent, la possibilité de l’amour apparait et surtout les lois garantissant l’accès à l’avortement a bousculé le rythme de la vie. Fanny Cabon modifie les voix et les postures pour personnifier toutes ces femmes aux récits tour à tour comiques ou tragiques, et le seul en scène devient une vraie performance théâtrale. Outre que ce soit un immense bonheur de pouvoir assister enfin à une pièce de théâtre, celle-ci a des accents de vérité qui forcent le respect. Sans jamais tomber à côté ni faire preuve de légèreté malvenue, la comédienne fait plaisir et parle de vies qui se sont entrelacées jusqu’à aujourd’hui. Et c’est un vrai bonheur de théâtre.
Gardiennes est un moment de théâtre unique porté par la comédienne Fanny Cabon en état de grâce, dans une mise en scène elliptique et précise de Bruno de Saint Riqiuer. La comédienne met en scène actuellement Ne ferme pas les yeux petite fille, une adaptation du livre de Charlie Vincent sur son enfance à l’A.S.E (ex DDASS) et vient de terminer l’écriture de son prochain seule en scène sur les violences faites aux femmes, basé sur de multiples témoignages.
Synopsis: Gardiennes… Un siècle de témoignages de femmes d’une même famille qui découvrent l’amour, la sexualité et l’enfantement. Elles lèvent le voile, avec poésie et honnêteté sur des secrets et des actes parfois interdits. Des histoires cachées, enfouies, qui ne se disaient et ne se disent (encore maintenant) la plupart du temps qu’entre femmes. Des récits forts, drôles et bouleversants interprétés par Fanny Cabon. Dix portraits de femmes d’une même lignée familiale, de 1920 à nos jours, livrent leurs témoignages sur leur découverte de l’amour, la sexualité et l’enfantement. Elles lèvent le voile, avec honnêteté et humour, sur des secrets et des actes parfois interdits. Des histoires cachées, enfouies, qui ne se disaient et ne se disent la plupart du temps qu’entre femmes. Sous forme de monologues, c’est une pièce sur la transmission à travers dix récits, dix passages de témoin où Fanny Cabon incarne seule la mémoire de ces femmes dont elle porte l’ADN.
VAPA connait un succès croissant avec déjà un million de streams et plus d’une trentaine de singles et collaborations à son actif, notamment avec Cross et Camille Sorel. La sortie de son 1er EP Mental est prévue pour le 11 juin prochain et David de son vrai nom va révéler son single Deep le 16 avril. Cet artiste hyper talentueux vit entre la France et l’Allemagne, sans jamais montrer son visage jusqu’à maintenant.
Une marche en avant forcenée
Ce nouveau projet lui donne l’occasion de se mettre plus en avant et d’oublier sa discrétion naturelle. Premier indice avec le live qu’il a commencé à expérimenter notamment au Smmmile Vegan Pop Festival à La Villette l’automne dernier. Deep est le premier extrait de son futur EP et il s’est associé au chanteur et musicien rock bordelais Vincent Jouffroy alias I Am Stramgram. Les deux artistes questionnent l’isolement et notre soif de liberté dans nos sociétés ultra connectées. VAPA cherche à promouvoir des valeurs de communion, de réflexion et de lâcher prise dans un crossover musique/image inédit. Soucieux de faire communiquer liberté sonore et réflexion intellectuelle, VAPA fait se rencontrer ses deux passions, la musique et le monde qui nous entoure. VAPA signifie Vous n’Avez Pas d’Avis, pour souligner qu’il faut se fondre dans le collectif et toujours conserver son avis critique sur les évènements qui nous entourent. Le clip de Deep est un voyage dans l’esprit perdu en lui-même, égaré dans la nostalgie des contacts, des nuits et des corps. Le titre aurait très bien pu s’appeler solitude. Tout au long du clip, nous sommes dans la tête du héros, témoin de ses sentiments. Le flash-back à la fin du clip le ramène au début. Né à Châteaubriant, David a longtemps évolué dans un univers rock très seventies. Après être passé par la case rap au collège, il a découvert le metal vers ses 17 ans et il a décidé d’apprendre la guitare. Membre de plusieurs groupes (Mayawif, Giant Jack), il a décidé de se mettre à la composition sur ordinateur, composant la musique du court métrage d’un ami et fonçant dans la MAO pour ne plus en sortir. Le projet VAPA est né en 2017 avec un sample de Coluche prononçant cette fameuse phrase Vous n’avez pas d’avis? Depuis, les collaborations se sont enchainées, avec Cross (deep tech), Camille Sorel (pop érotique), I Am Stramgram, Charlotte Cegarra, Mey et bien d’autres. Suite à un déménagement à Cologne, il a découvert la foisonnante scène locale et le DJjing. Dans Deep, à 120 BPM, un refrain entêtant sur des rythmes électroniques délicats entraîne l’auditeur dans une ambiance sous-marine subtile (sons de guitares aquatiques).
Le premier EP de VAPA fera découvrir 6 nouveaux titres pour se laisser aller, encore plus imprégnés de poésie naturaliste et de production électronique introspective.
Ce film de 1963 en noir et blanc est le premier film de Lina Wertmüller. En plein cœur d’un petit village italien des Pouilles , le désœuvrement est roi pour des habitants plongé dans une profonde langueur existentielle. La réalisatrice a officié chez Fellini comme assistante sur Huit et demi (1963) et a profité d’une partie de son équipe pour tourner I basilischi, son premier long métrage.
Un temps que les moins de 20 ans…
I Basilischi est un succès précoce pour sa réalisatrice avec 2 prix obtenus au 16e Festival de Locarno, la Voile d’argent et le prix Fipresci, de quoi donner une impulsion décisive pour la suite de sa carrière, tourner Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été et se placer dans la droite ligne du combat déjà d’actualité pour l’égalité des sexes. La jeunesse locale apparait comme à l’arrêt, figée dans un lieu et une époque qui ne permet pas à la génération d’après-guerre de prendre son envol, pas encore du moins. Le provincialisme figé des traditions et l’autorité parentale empêche de réaliser les rêves et les ambitions. La musique d’Ennio Morricone accompagne les longs palabres dans la délicieuse langue italienne qui rebondit sur des anecdotes locales évoquant les vicissitudes d’un village vivant comme en autarcie. En se rendant en Basilicate, la réalisatrice filme les problèmes sociologiques propres à un Mezzogiorno pauvre et immobilisé dans des blocages antédiluviens. Ce sont la monotonie et l’enfermement qui priment pour une jeunesse qui cherche à quitter la région pour trouver un avenir meilleur. Le trio de jeunes hommes que la réalisatrice suit s’intéresse plus particulièrement au personnage d’Antonio, décidé à partir pour ne pas tourner en rond et se déliter doucement. Les sirènes romaines sont irrésistibles mais le jeune homme est attiré par son village, qu’il rejoindra comme un aimant, content de son expérience dans la capitale, mais de retour pour de bon, signe que l’atmosphère si particulière de son village lui manquait, contredisant toutes les aspirations d’ailleurs évoquées au début du film.
Lina Wertmüller analyse les mentalités d’une jeunesse locale bloquée par ses ainés et engoncée dans un provincialisme véritablement castrateur. Le film est à découvrir du 16 au 20 avril sur le Vidéo Club Carlotta Films pour un saut charmant dans le passé.
Synopsis: Antonio (Antonio Petruzzi), fils du notaire d’une petite ville du sud de l’Italie, a 20 ans et passe ses journées à s’ennuyer avec ses amis Francesco (Stefano Satta Flores) et Sergio (Sergio Ferranino). Les jours s’écoulent, interminablement semblables, meublés des mêmes discussions et de la même absence d’activité. Un jour, Antonio se voit offrir la possibilité d’aller vivre à Rome où il s’inscrit à l’Université. Mais de retour au pays pour une journée, il décide de ne plus repartir…
Derrière Rouge, il y Madeleine Cazenave qui voltige dans un univers fait de légèreté et de sensibilité. Pas d’urgence ni de rythmes trépidants, la musique se veut apaisante et savante. Son piano tient une place centrale dans des compositions qui rappellent sa formation classique et ses influences du côté d’Erik Satie et de Maurice Ravel et feront penser à Philip Glass ou Keith Jarret jusqu’au jazz.
Rouge, un projet en groupe
Rouge est un projet qui réunit la pianiste Madeleine Cazenave ainsi que Sylvain Didou à la contrebasse et Boris Louvet à la batterie. Derrière les paupières est un sommet de musique aérienne qui atterrira dans les bacs le 16 avril. La beauté le dispute à la virtuosité dans un album qui pioche chez des artistes aussi divers que variés dans le rayon classique. La pianiste peut voguer tranquillement sur les eaux de l’inspiration avec ses deux acolytes pour des textures qui raviront les mélomanes. Abysses est un morceau de plus de 6 minutes qui emmène dans un beau voyage entre musique répétitive et mélopée ravelesque. Petit jour lorgne du côté de sonorités plus arabisantes pour une impression hypnotique sur l’auditeur. Etincelles fait le crossover entre classique et jazz pour toucher des rivages chers à Keith Jarret jusqu’à tenter des moments plus sonores et puissants. Pas de limites dans une inspiration qui brosse large et pourra toucher un champ varié d’auditeurs. Le nom du projet Rouge n’est pas le fruit du hasard, c’est une couleur féminine forte, une évocation de sentiments puissants comme l’amour et la révolte. Les extraits déjà disponibles sur Youtube permettent d’apprécier la belle complicité entre les 3 musiciens lancés dans des morceaux qu’ils dévoilent avec gout et talent. Pour la pianiste bercée de piano depuis son enfance, le cursus classique au conservatoire de La Rochelle lui a permis de découvrir les bases avant d’entreprendre des études supérieures à Toulouse et à Bordeaux avec à la clé son DEM de piano et de musique de chambre. L’improvisation et la composition l’ont toujours attirée et les musiques de Satie, de Ravel, Nina Simone, des Children’s Songs de Chick Corea, ou encore le Köln Concert de Keith Jarret ont été des inspirations majeures pour elle. Les cours de jazz suivis aux conservatoires de Bordeaux puis de Rennes lui ont permis d’encore progresser pour acquérir un style personnel, comme en témoignent les deux albums Octobre et Matines sortis en 2011 et en 2014. Depuis 2017, elle a fondé deux groupes, le duo Azadi avec le chanteur et multi-instrumentiste Camille Saglio et le trio Rouge.
L’album Derrière les paupières sort chez Laborie Jazz le 16 avril pour un beau moment musical à apprécier à sa juste valeur.
100 super jets, à plier et à faire voler (Editions Usborne)
Usborne nous propose une activité manuelle qui va plaire à tous nos jeunes lecteurs : 100 super jets, à plier et à faire voler.
Il s’agit d’un cahier avec 100 feuilles, de très belles qualités, à détacher. Et à chaque page, un jet à fabriquer soi-même en pliant les traits comme indiqués. Des jets tous plus beaux les uns que les autres.
Ils sont tous différents, très précis, techniques et de couleurs attrayantes. Si cela peut paraître difficile, en réalité, il suffit de suivre les instructions que le lecteur trouvera en première page, avec rabats, cartonnée.
Il existe 4 modèles différents de super jets. Ils sont classés par famille : L’hypersonique, l’aile volante, l’avion orbital, le XT-578. Pour les reconnaître, il y a un symbole coloré en haut dans chaque coin gauche de la feuille.
Ensuite, chacun pourra remplir son journal de bord et raconter ses exploits !
Puis, il suffit de suivre le pliage concerné pour réaliser son super jet ! Et de le faire voler !
Qui n’a pas rêvé de réussir à faire voler son avion en papier ?
En ces temps de confinement, rien de mieux que des travaux manuels pour occuper nos chères petites têtes blondes !
100 super jets, à plier et à faire voler, une chouette activité pour tous !
Juste un Mouvement est une adaptation libre de La Chinoise, le célèbre film de Jean-Luc Godard tourné en 1967 à Paris. Le réalisateur Vincent Meesen resitue les personnages 50 ans plus tard à Dakar au Sénégal dans une intrigue actualisée. Le film propose une réflexion sur les liens toujours paradoxaux entre politique, justice et mémoire.
Un film thèse
Dans le film de JLG, Omar Blondin Diop est un intellectuel, militant politique, étudiant maoïste de l’UJCml (Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes), habitant la Résidence universitaire de Nanterre. Il y joue son propre rôle aux côtés de Jean-Piette Léaud et Anne Wiazemsky. Il devient le personnage principal de Juste un mouvement, comme une réincarnation d’une figure mythique, lui qui mourut dans des circonstances mystérieuses en prison au Sénégal en 1973. Juste un mouvement est tourné exclusivement avec des acteurs non professionnels, y compris les frères et amis d’Omar Blondin Diop et tout le monde joue son propre rôle pour se souvenir de lui. Un cinéaste, un rappeur, un poète, une travailleuse chinoise, un maître de Shaolin, un intellectuel sénégalais, le ministre de la Culture du Sénégal et le vice-président de la République populaire de Chine. Le documentaire doit être présenté au festival de film de Berlin 2021 dans la section Forum. Le réalisateur propose un regard poétique sur une page d’histoire politique et la vidéo, la photo et le son font ressortir l’intensité d’une existence passée dans la lutte politique.
Pandémie oblige, la Berlinale 2021 se tiendra cette année en deux temps. La première partie du festival se déroulera en ligne du 1er au 5 mars et sera réservée aux professionnels et à l’industrie. La seconde partie aura lieu du 9 au 20 juin, avec des projections ouvertes au public.
Synopsis: Au Sénégal, le nom d’Omar Blondin Diop est synonyme de crime d’État impuni. En France, il est surtout resté dans l’histoire comme un militant marxiste apparaissant dans La Chinoise, fiction d’anticipation politique de Jean-Luc Godard. Aujourd’hui à Dakar, ses frères et des proches se souviennent de lui tandis que la jeunesse locale joue son propre destin à l’imparfait du présent de la Chine-Afrique.