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La chanteuse Amouë présente un premier titre Tes Larmes tout en sensibilité

La chanteuse Amouë a composé son premier single Tes Larmes avec Mathieu Gramoli (HER, Desmond Myers). Comme le titre le laisse présager, elle chante la rupture et le crépuscule de l’amour comme pour ouvrir une lucarne sur son univers mélancolique.

Une voix délicate pour un texte marquant

Originaire du Vietnam, Amouë apprend très tôt le piano qu’elle pratique pendant 8 ans. Très tôt initiée par son père à la musique classique (Bach) et à la chanson française (Jacques Brel, Serge Gainsbourg) et au rock par sa mère (Patti Smith, Björk, Kate Bush), elle baigne dans un univers musical qui va forger sa personnalité. A son retour en France, elle décide de devenir chanteuse et à l’âge de 18 ans, elle intègre la scène musicale française et  internationale et chante dans le groupe Kazy Lambist (Cinq7 – Wagram). Elle rencontre Arthur Dubreucq (Kazy Lambist) qui lui demande de collaborer sur plusieurs titres, elle l’accompagne également sur scène. Pendant 5 ans, elle engrange de l’expérience et se décide à se consacrer à un projet personnel. Elle se met à composer et à écrire en français pour parler de la vie, de la mort et de l’amour. Elle revendique des influences classique comme Racine et Rimbaud, ou modernes comme Kae Tempest et Alicia Gallienne. Amouë choisit un style à fleur de peau où elle livre ses sentiments et se dévoile avec sincérité. Au fur et à mesure de ses concerts, elle fait la rencontre de Mathieu Gramoli, batteur du groupe HER et il lui propose de co-produire ses titres chez LVCO Production. Ils entrent alors en résidence et commencent à créer un univers de pop-mélancolique avec des synthés analogiques (Moog Sub 37 et Prophet 6) et des drums électroniques. Son single Tes larmes est sorti le 19 février chez LVCO Production, son album doit paraître en 2021.

Avec sa voix douce et claire, Amouë délivre des émotions sincères pour un morceau que le clip de Lucille Descazaux et Marguerite Vernier permet de souligner avec douceur. La peur du vide et le vertige après la rupture avec l’être aimé sont aussi palpables qu’émouvants.

LohArano, une surprenante fusion metal & rythmes ancestraux malgaches

LohArano est le nom d’un trio de rock fusion / hard rock malgache originaire de la capitale de l’île de Madagascar, Tananarive. La volcanique chanteuse et guitariste Mahalia mène la danse avec sa voix puissante et son charisme naturel. Leur nouveau single Fototra (ce qui signifie les origines en dialecte local) est le premier extrait de leur premier EP, sorti vendredi 19 février.

Du metal qui dépote

L’île de Madagascar n’en est pas à son coup d’essai en matière de musique metal, voilà 5 ans paraissait l’album d’un autre groupe remarqué, Dizzy Brains. Loharano signifie La Source et le groupe de fusion rock moderne et rythmes malgaches ne manque pas d’énergie pour proposer une musique aussi rythmée qu’entrainante. Les guitares électriques et la batterie se mêlent à la voix pour un bon shoot d’adrénaline. Cette île de Madagascar tant aimée représente pour les membres du groupe une pierre angulaire, un repère où les origines permettent toutes les inspirations, telle une source où ils peuvent venir s’abreuver. La métaphore liée à l’identité malagasy fonde la raison d’être d’un groupe qui invoque une sonorité mystique comme un hommage à la nature, à la Terre de la Grande Ile. Le premier EP musclé propose une musique et des textes qui invitent à la réflexion. Quels sont les pouvoirs cachés en chacun de nous, peut-on les invoquer et les répandre autour de nous en puisant à la source? Le groupe s’inspire des groupes rock tels que Garbage ou Shaka Ponk avec une chanteuse mise en avant ainsi que des rythmiques ternaires ancestrales. Mahalia s’époumone avec de belles harmonies et des sonorités gutturales qui donnent envie de bouger la tête et de faire des bonds sur place.

LohArano mélange les influences et en fait la synthèse dans une belle énergie revigorante avec un son à contre-courant des modes commerciales actuelles mais vivifiantes comme on aime!

« Actéon » : un opéra de chasse baroque à découvrir

"Actéon" : un opéra de chasse baroque à découvrir !
Capture d’écran © Camera Lucida production

« Actéon » : un opéra de chasse baroque à découvrir

Geoffroy Jourdain, Benjamin Lazar et Corentin Leconte ont imaginé un film en plan séquence, à la frontière de l’opéra, du théâtre et du cinéma. Le mode de répétitions est une réponse à la crise sanitaire : du 4 septembre au 3 octobre 2020, Les Cris de Paris se sont associés aux festivals d’été qui n’ont pu accueillir les productions initialement prévues, pour des résidences de création, et de médiation. Ils ont ainsi traversé la France en formation réduite (7 chanteurs et 6 instruments) pour présenter Actéon dans le cadre d’ateliers de travail, de répétitions musicales publiques, commentées, avec les publics des festivals des Abbayes en Lorraine, de La Chaise-Dieu, Sinfonia en Périgord, du Midsummer Festival de Hardelot, et du Festival d’Ambronay.

Réunissant à chaque occasion des équipes différentes, Les Cris de Paris ont partagé par étapes la réalisation de ce qui deviendrait une production audiovisuelle inédite, laquelle a été interprétée in fine par l’ensemble des acteurs de cette tournée expérimentale (trente deux interprètes). Non seulement la musique mais aussi la dramaturgie ont pu ainsi s’affiner dans le contact avec les spectateurs : ainsi est née l’idée d’un prologue où un personnage (interprété par la comédienne Judith Chemla) préparerait le spectateur à l’histoire et le conduirait vers le temps mythologique.

La totalité de l’équipe a été réunie le mardi 1er décembre et après 5 jours d’intenses répétitions entre tous les corps de métiers, Actéon a été tourné en un plan-séquence le 6 décembre à 15h30 au Théâtre du Châtelet.

Au cours d’une chasse, Actéon surprend au bain la déesse Diane et ses compagnes alors qu’elles croyaient se trouver à l’abri de tout regard indiscret. Diane s’en aperçoit et, furieuse de l’audace du chasseur, le métamorphose en cerf. Il est alors poursuivi et mis en pièces par ses propres chiens. Marc-Antoine Charpentier, fidèle au récit que fait Ovide dans son livre III des Métamorphoses, compose un « opéra de chasse » au milieu des années 1680, bien loin des aimables idylles et divertissements précieux auxquels on destinait souvent ce type de court format. En effet, Actéon est un opéra fulgurant où, en seulement 40 minutes, le temps d’un acte divisé en six scènes, on passe du divertissement insouciant à la tragédie absolue. Intuition de la part de Charpentier et de son librettiste anonyme, l’opéra semble dérouler une intrigue « en temps réel » ; aucune ellipse temporelle, c’est bien en 40 minutes qu’Actéon accomplit son destin sous nos yeux.

L’histoire d’Actéon est, dans sa simplicité, une des plus fascinantes métamorphoses d’Ovide, dont les interprétations n’épuisent pas le mystère. Le désir y est un piège qui se referme sur le désirant, la sexualité y fait franchir la frontière qui sépare les humains de la bestialité, avec le risque d’un impossible retour. Pour Giordano Bruno, au XVIe siècle, Diane est l’éblouissante vérité nue – et les chiens d’Actéon sont les pensées qui attaquent et dévorent celui qui cherche cette parfaite connaissance. Il n’y pas d’interprétation définitive à ce mythe et c’est ce qui fait de nous, aussi, des Actéon reconnaissant là l’objet d’un désir non formulé caché derrière les fourrés des images. L’Actéon de Charpentier, comme le mythe, sait également prendre au piège son spectateur. Tout commence par un charmant tableau de genre pour mieux nous faire basculer, d’un geste, dans la tragédie. Nous sommes les voyeurs innocents d’un séduisant « opéra de chasse » qui se retourne soudain pour nous montrer une face sombre que dépeint une longue déploration suspendue et intemporelle.

Cadre de caméra et cadre de scène : transposer l’instant unique

Actéon a été filmé sans interruption, d’un bout à l’autre de l’œuvre, avec deux caméras (une caméra à l’épaule et une caméra sur grue) se relayant de façon invisible. Ce geste de création pensé conjointement par une équipe de réalisation, une équipe de mise en scène et équipe musicale est un gage d’émotion de part et d’autre de l’écran : émotion et concentration de la part des artistes qui réalisent un plan séquence sans repentir ; émotion et attention du côté du spectateur qui regarde, à travers ce cadre de caméra pensé comme un cadre des scène, un geste de réalisation ininterrompue. D’autant que l’histoire d’Actéon fait de ce dernier un acteur à part entière de l’histoire : Actéon plonge dans le piège de son regard désirant, et le spectateur est lui aussi pris au piège de son regard. Tantôt objective, tantôt subjective, la caméra est le témoin du drame pour soudain devenir le personnage lui-même à qui le drame survient. Ainsi le spectateur se retrouve face à Diane avec la même surprise qu’Actéon lui-même, et le film devient un élément de la dramaturgie de l’œuvre.

Benjamin Lazar et Corentin Leconte ont parfaitement traduit cette intensité dans leur œuvre inédite, qui plonge le spectateur directement au cœur de la pièce, à travers un long plan séquence tourné en direct. Entre simplicité du dispositif théâtral et raffinement des effets cinématographiques, cette œuvre contemporaine audacieuse vaut sans aucun doute le détour !

Le guitariste norvégien Bjorn Berge dévoile son nouvel album blues rock Heavy Gauge

Le guitariste norvégien Bjorn Berge revient avec sa guitare 12 cordes au sein d’un trio talentueux pour un 14e album intitulé Heavy Gauge. Le blues électrique est à l’honneur pour un opus enchanteur et puissant.

La guitare en majesté

Bjørn Berge est ce qu’on appelle un virtuose nordique toujours au sommet. Son premier single The Wrangler Man donne la couleur avec l’artiste occupé à trifouiller sa guitare encore et encore. Le clip montre bien qu’il ne peut pas laisser pas indifférent avec sa voie caverneuse, ses cheveux longs et son chapeau vissé sur la tête. Il pourrait être chanteur de hard rock, mais il a choisi le blues. L’album de blues rock Heavy Gauge regorge de pépites électriques. Le géant de la 6 cordes ne cesse de montrer son talent pour parcourir avec talent le manche de son instrument. Né en Norvège, il s’est exilé dans le delta du Mississipi pour découvrir et travailler le jeu diabolique du mythique guitariste Robert Johnson, que Bjørn Berge invoque comme influence majeure. Vitesse et virtuosité sont ses marques de fabrique, le géant norvégien maitrise picking et slide comme un spécialiste reconnu et il aime à se produire seul sur scène, seulement accompagné de son instrument pour de belles démonstrations. Sa voix l’accompagne, toute en profondeur, avec la guitare, et les poils se hérissent sur le bras à son écoute. Son nouvel album privilégie des dialogues guitare-voix ancrés dans le sud profond, pas de tricherie, il donne toute ce qu’il a. Les deux musiciens qui l’accompagnent sont au diapason, Kjetil Ulland à la basse et Kim Christer Hylland à la batterie. Doux sur Matter of time ou Bound to ramble, il accélère sur I Got it made ou Rip Off, montrant bien la diversité de sa technique et toujours avec cette voix si unique, toute droit sortie des caveaux de l’enfer!

Récompensé dans son pays lors des victoires de la musique locales, l’artiste creuse l’originalité de sa démarche qui repose sur le fait qu’il soit très rarement accompagné de musiciens. Sa musique est aussi captivante et vivante, comme le montre cet album qui s’écoute de bout en bout avec passion.

Le jardin de Basilic, comment les arbres font-ils caca ? (Père Castor)

Le jardin de Basilic, comment les arbres font-ils caca ? (Père Castor)

Les Editions du Père Castor nous offre une nouvelle série : Le jardin de Basilic. Une série qui est centrée sur la nature, et la préservation de l’environnement. Le texte raconte une histoire drôle mais qui délivre toujours un message scientifique. Le jeune lecteur va découvrir la nature autrement ! Avec de très chouettes dessins !

Publik’Art vous avait déjà fait découvrir, avec enthousiasme, cette série avec  Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses ? 

Dans l’album Le jardin de Basilic, comment les arbres font-ils caca, Basilic va découvrir que tout le monde fait caca : les personnes, et même sa maîtresse d’école, les animaux et même les arbres ! Mamie Carotte lui explique tout ! Et comme Basilic, le lecteur va halluciner et sera fier de tout savoir sur les arbres !

A la fin de l’histoire le lecteur découvre les explications scientifiques de Mamie Carotte. Une vraie leçon de Sciences !

Le jardin de Basilic est une série à suivre de très près pour aider nos enfants à découvrir la nature et à la respecter !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2021
Auteur : Sébastien Perez
Illustrateur : Annelore Parot
Editeur : Père Castor
Prix : 7,50 €

A nous Versailles, la marquise au poison (Flammarion jeunesse)

A nous Versailles, la marquise au poison (Flammarion jeunesse)

Flammarion jeunesse sort une nouvelle série destinée aux jeunes lecteurs, dès 9 ans, qui les plonge dans l’Histoire : A nous Versailles ! L’auteur, Anne-Marie Desplat-Duc nous avait déjà emballés avec ses nombreuses séries comme Marie-Antoinette et ses sœurs, Les Colombes du Roi-Soleil, Marie-Anne, fille du Roi et Duchesses rebelles.

La marquise au poison

C’est l’histoire d’une fratrie de dix enfants. Pour soulager leurs parents, les cinq ainés décident de quitter leur village natal du Sud de la France, et de se rendre à Versailles pour tenter leur chance. Ils doivent gagner leur vie pour pouvoir se nourrir. Et on dit qu’à Versailles, il y a des emplois, à cause ou plutôt grâce au roi.

Tout est beau à Versailles. Rien que le nom les fait rêver !

Alors, Gaspard, Margot, Basile et Andéol et Marguerite tentent leur chance. Après un très long et très difficile voyage, les voilà quasiment aux portes de Versailles.
Par chance, ils rencontrent une marquise dont la calèche s’est renversée. Et ce n’est pas n’importe quelle marquise ! Et ce qu’elle transporte est tout à fait mystérieux…

La vie au château

Dans ce tome 1, le lecteur va découvrir comment Gaspard et Margot vont pouvoir se faire embaucher. Mais les rebondissements sont nombreux ! Et Margot comprend vite qu’il va falloir être très prudentes. Elle est heureuse d’avoir trouvé une place au château même si la vie est bien différente de celle de leur famille, mais que d’intrigues autour du roi Louis XIV.
Que va-t-il donc se passer pour elle, et pour Gaspard ? Et ses autres frères et sœur vont-ils s’en sortir ?

Le jeune lecteur va se passionner pour cette aventure. Et pourra continuer sa lecture avec le tome 2 qui vient juste de sortir !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2021
Auteur : Anne-Marie Desplat-Duc
Illustrateur : Camille Raveau
Editeur : Flammarion Jeunesse
Prix : 10 €

Le documentaire City Hall de Frederick Wiseman, une plongée dans une administration publique à la recherche de solutions, sortie le 18 février en VOD, le 4 mai en édition Combo DVD/BluRay

Le City Hall est la mairie, mot qui résume assez bien les intentions du réalisateur, pas à son premier coup d’essai en mtière de documentaire. Monrovia, Indiana (2018) montrait la vie dans une localité conservatrice du Midwest, Frederick Wiseman fait maintenant un focus sur un maire ouvert et hyperactif, maire de la ville de Boston. Le documentaire montre par l’exemple ce qu’est une politique vertueuse de service public, décidé à lutter contre l’exclusion. Plus de 4h34 de film n’est pas inutile pour saisir toutes les difficulté de la fonction. Le réalisateur continue à filmer les Etats-Unis dans toute leur diversité territoriale.

Un documentaire éclairant

Après la prison d’État de Bridgewater dans Titicut Follies en 1967 ou le bureau d’aide sociale à New York dans Welfare en 1975, Frederick Wiseman choisit de montrer la complexité de la fonction de maire. Pas de politique spectacle ici, pas de raccourcis lapidaires, la vie d’un homme d’action a besoin de temps pour s’établir et presque autant pour se révéler. La démocratie est montrée dans toute sa nécessaire langueur, du temps se passe entre les longues décisions et les encore plus longues applications. La caméra fixe patiemment les rues de la ville, à hauteur d’hommes pour interroger sur l’inévitable inertie de la fonction publique. La façade de l’hôtel de ville semble le vrai héros du documentaire, monolithique, imposante, muette, représentant le maire décidé à faire bouger les choses dans l’intérêt de ses citoyens. Les petites gens sont également montrées, ces éboueurs besogneux, les fonctionnaires de la voierie, les responsables des espaces verts, toute la diversité des services de la ville sont mis en exergue dans une langoureuse farandole. Loin de toute caricature, le documentaire s’intéresse à la basse réalité, celle qui fonde le vivre ensemble. Le maire Marty Walsh est décortiqué, avec des focus sur ses origines, ses convictions et ses objectifs. City Hall montre surtout que chaque citoyen a le droit à la parole, malgré les dissensions entre communautés et les blocages qu’ils occasionnent, avec la chance d’une vraie réflexion pour les dépasser et continuer à faire changer les choses. La démocratie participative est un vrai challenge mais aussi un vrai moyen d’impliquer les citoyens dans leur destinée commune.

Le film de Wiseman montre la possibilité de surmonter les obstacles, à force de patience et de volonté. Les 4h34 ne sont pas une mince affaire mais laissent le sentiment final d’un moment nécessaire pour comprendre comment fonctionne une ville qui s’affiche comme décidée à aider les plus défavorisés comme tous les autres citoyens.

Synopsis: Frederick Wiseman investit la municipalité de Boston, où le Maire démocrate Marty Walsh et ses équipes travaillent dans un esprit participatif et collaboratif avec les citoyens, à la mise en place d’une politique sociale, culturelle et égalitaire.

Petites météorologies, Avec 58 fenêtres à découvrir (Casterman)

Petites météorologies, Avec 58 fenêtres à découvrir (Casterman)

Anne Herbauts nous livre un très bel album entièrement cartonné pour tout jeune lecteur, Petites météorologies .
Pas d’histoire écrite mais une belle histoire à découvrir et à créer à chaque page en ouvrant de multitudes fenêtres ! Et les enfants adorent ouvrir les fenêtres !
C’est l’histoire d’un nuage qui sort d’une cafetière ! Et à chaque page, on ouvre une fenêtre, puis une autre, pour découvrir ce que le nuage voit au fil des pages, tout un voyage !
Beaucoup de maisons, beaucoup de fenêtres. Et sous chaque fenêtre, un trésor de vie ! Des petites scénettes mises en couleurs !
Si joliment illustré ! Le lecteur pourra lui-même inventer l’histoire de ce nuage !
Que de poésie ! Que de belles illustrations ! Que d’originalité ! Que de surprises !

Petites météorologies, un album à découvrir sans plus tarder ! Et à mettre entre toutes les mains, petits et grands !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 10 février 2021
Auteur : Anne Herbauts
Illustrateur : Anne Herbauts
Editeur : Les Albums Casterman
Prix : 15,90 €

Sélection de petits livres jeunesse janvier/février 2021 (#2)

On vous présente dans cette nouvelle sélection des petits livres pour enfants au format poche.

1/ La vie de Château, tome 1

Roman de Clémence Madeleine-Perdillat, La vie de château  s’adresse à un public relativement grand (8 -11 ans) à travers un sujet difficile : la perte de ses parents et la quête de nouveaux repères, notamment affectifs. Violette est en CM1 et c’est son oncle qu’elle n’a pratiquement jamais vu qui va s’occuper d’elle. Et autant dire que la sinistrose sera de la partie… Un roman adapté d’un film tourné pour la collection Héroïnes contemporaines et diffusé sur France 2 en avril 2020. 

Résumé de l’éditeur : Les parents de Violette sont morts. Elle ne peut pas habiter toute seule, elle n’est qu’en CM1. L’assistante sociale qui s’occupe d’elle lui a dit que maintenant elle irait habiter chez son oncle, le frère de sa mère. Elle ne l’a pas vu depuis six ou sept ans mais elle s’en souvient très bien : il était vieux, gros et il puait. Quand elle arrive à Versailles, elle découvre que Régis-le-puant n’a pas changé et que sa maison est aussi horrible que lui. Violette est sûre d’une chose : elle ne peut pas vivre ici.

Ed. L’école des loisirs – Collection Neuf (Âge : 8 à 11 ans / 11 € / paru le 03.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

 

2/ Octobre, un crime

Octobre, un crime est un roman destiné là aussi aux plus grands. Ce roman policier qui prend la forme d’une enquête journalistique, contient tous les ingrédients pour passer un bon moment de lecture (voir résumé). Malheureusement, les quelques 253 pages proposées par son autrice Norma Huidobro ne semblent pas toujours justifiées et il arrive parfois au lecteur de trouver le temps long… A réserver à ceux qui ont des facilités de lecture et de la patience, donc !

Résumé de l’éditeur : Le 22 octobre 1958, à Buenos Aires, une jeune fille, prénommée Elena, envoie un appel au secours à une amie. Elle lui dit qu’on est en train d’empoisonner son père et que, s’il meurt, elle est certaine d’être la prochaine victime. Quarante ans plus tard, une autre jeune fille, Inès, achète une robe en organdi jaune dans un magasin de vieux vêtements… et découvre la lettre désespérée d’Elena, dissimulée dans l’ourlet de la robe. Le message n’est jamais parvenu à sa destinataire. En cachette de ses parents, qui ne prennent pas du tout cette histoire au sérieux, Inès décide de retrouver la trace d’Elena en se faisant passer pour une apprentie journaliste. C’est ainsi qu’elle rencontre Amparito, une femme qui n’a peur de rien et qui a travaillé autrefois pour la famille d’Elena. Elles vont mener l’enquête ensemble. Car elles sont persuadées qu’il y a eu meurtre. Et si le terrible destin d’Elena a été scellé il y a quarante ans, les assassins, eux, sont toujours en vie.

Ed. L’école des loisirs – Collection Neuf (Âge : 8 à 11 ans / 9,50 € / paru la première fois le 01.04.15) – Acheter dans une librairie indépendante

3/ Maou et l’écharpe

Petit livre illustré, Maou et l’écharpe propose deux petites histoires très mignonnes « L’écharpe » et « les graines ». Un livre qui se lit très vite mais amuse beaucoup les enfants.

Résumé de l’éditeur : Nos deux amis se préparent pour l’hiver. Maou se met en tête de tricoter elle-même une écharpe pour Monsieur Poussin. Elle tricote, elle tricote encore… et encore… Quand s’arrêtera-t-elle ? Car l’écharpe ne cesse de s’allonger et le cou de Monsieur Poussin n’est pas si gros !

Ed. L’école des loisirs – Collection Moucheron (Âge : 6 à 8 ans / 6 € / paru la première fois le 27.01.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

4/ Rainette et Triton 

Rainette et Triton nous invitent en plein hiver près de leur lac gelé. Alors qu’ils attendent leur métamorphose, ils retrouvent l’agitation extérieure, où les animaux environnants s’évertuent à préparer une tourte… Et c’est dans la pâte moelleuse de cette dernière que nos deux héros vont commencer à se blottir… Un récit inattendu qui saura vous surprendre !

Résumé de l’éditeur : À fin d’une nuit d’hiver, tout au fond d’un étang gelé, rien ne bouge. Sauf deux têtards qui se réveillent. Un nouveau monde s’ouvre à eux. Mais sont-ils vraiment prêts alors que leur métamorphose n’est pas terminée ? D’autant que hors de l’eau, dans ce monde glacé, c’est justement le moment où la population de l’étang s’affaire pour préparer le petit déjeuner. Il faut bien farcir la délicieuse tourte…

Ed. L’école des loisirs – Collection Mouche (Âge : 6 à 8 ans / 6,50 € / paru le 10.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

5/ Oscar et Carrosse : la fête foraine

Oscar et Carrosse : la fête foraine, se propose de nous faire peur avec beaucoup d’humour grâce au petit chien Carrosse qui se retrouve au coeur d’un train fantôme effrayant mais aussi très amusant… pour nos lecteurs !

Résumé de l’éditeur : Carrosse voudrait dire quelque chose à Oscar mais il n’ose pas : il a peur de rester seul la nuit dans la roulotte, pendant qu’Oscar va travailler à la fête foraine. Finalement, Oscar accepte de l’emmener mais il devra rester sage ! Carrosse promet. Mais après avoir profité des manèges, il entend des hurlements, et comprend qu’Oscar appelle au secours. Il se précipite pour l’aider et se retrouve dans l’enfer du train fantôme ! OOOUUUUH ! AAAAAHHH !

Ed. L’école des loisirs – Collection Moucheron (Âge : 6 à 8 ans / 6 € / paru le 03.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

6/ Le creux des maths

Le creux des maths est un titre qui séduit instantanément. Né dans une famille brillante, où chacun a la bosse des maths, Abel n’est pas à l’aise avec les chiffres : il a le creux des maths. Et le destin semble lui faire un clin d’oeil à ce sujet puisqu’il vient de gagner un séjour d’une semaine en Finlande au côté d’un grand mathématicien ! Un voyage qui réserve de belles surprises et se lit avec engouement ! A lire !

Résumé de l’éditeur : Abel vient d’avoir onze ans. Il vit dans une famille qui a la bosse des maths depuis des générations. Lui, quand il voit des chiffres, tout se brouille. C’est comme si son cerveau se mettait à geler. Il devient idiot, ça a toujours été comme ça.
Ce matin, au courrier, une invitation ! Abel espérait une invitation à rejoindre une école de sorcellerie où on lui découvrirait enfin un don bien à lui. Quelle déception ! Cette lettre annonce qu’il a gagné une semaine en Finlande avec Elias Chomsson, un génie des mathématiques. On a dû se tromper quelque part !
Mais après tout, c’est son nom sur l’invitation. Abel, qui a toujours rêvé de voyager, partira au pays des aurores boréales où l’attend un drôle de professeur…

Ed. L’école des loisirs – Collection Neuf (Âge : 8 à 11 ans / 8,20 € / paru la première fois le 01.03.2012) – Acheter dans une librairie indépendante

Cross the line, un thriller palpitant de David Victori, en VOD & Achat digital le 18 février (Wild Side)

Le deuxième long-métrage de David Victori ne laisse pas respirer une seule seconde. Cross The Line, No Mataras en VO, est distribué en France par Wild Side et montre la descente aux enfers d’un jeune homme sans histoires, Daniel (puissant Mario Casas), obligé de se battre pour survivre. Le réalisateur ne ménage pas son personnage avec des plans séquence irrespirables pour bien faire ressentir le cauchemar vécu par le héros.

Un véritable survivor movie haletant

Daniel a tout du jeune homme lambda. C’est parce qu’il a veillé sur son père jusqu’à sa mort qu’il décide de réaliser un voyage autour du monde et accepte de sortir des sentiers tout tracés de son existence. C’est avec cet état d’esprit résolu qu’il se laisse aller à faire la connaissance d’une jeune fille qui détonne dans son univers. Elle l’enjoint à se faire un tatouage et l’entraine dans sa folie avant que les choses ne s’emballent pour de bon. Le réalisateur prend le spectateur par surprise avec une action trépidante débarquée d’on ne sait où. Des personnages underground violents s’en prennent à un héros bien obligé de se défendre. Surtout que la belle agit d’une manière qu’il ne comprend pas. D’abord fasciné, il tombe en pleine béchamel infernale au cœur d’une nuit sauvage et interminable. L’éclairage au néon omniprésent fait beaucoup pour l’ambiance du film, entre science-fiction et horreur soft. Le jeune homme s’est introduit dans un univers qu’il ne connait pas et dont il ne comprend pas les codes. Visuellement, le réalisateur apporte une touche punk à un opus vécu comme une plongée dans les abysses de l’enfer. Surtout que la caméra suit au plus près un personnage de moins en moins carré, bien obligé de s’adapter pour ne pas se laisser submerger. La bande sonore est au diapason, tour à tour crissante et étouffée, comme pour imaginer l’adrénaline qui s’inocule dans les veines du héros et son souffle coupé qui l’empêche de respirer. Les scènes de combat sont plutôt hardcore et le tournage en steadycam rappelle le film Hardcore Henry où un personnage se découvrait déjà de surprenantes facultés d’adaptation pour survivre à tout. Avec des plans séquences coupant comme des lames de rasoir, le réalisateur instille une tension qui prend à la gorge, avec ce sentiment diffus que la rencontre faite par Daniel aurait pu arriver à n’importe qui… au mauvais endroit au mauvais moment. Le thriller est un must au stress très communicatif.

Le concept d’un homme ordinaire obligé de se surpasser pour ne pas sombrer n’est pas nouveau, il est en revanche tourné ici avec maestria par un réalisateur qui trouve en son acteur principal l’interprète parfait pour ce cauchemar nocturne. Le film sort le 17 février en VOD et achat digital, l’occasion parfaite pour un bon shoot d’adrénaline.

Synopsis: Dani est un jeune homme bon mais taciturne, qui a consacré ces dernières années à prendre soin de son père malade. Après la mort de celui-ci, il décide de reprendre le cours de sa vie et achète un billet pour faire un tour du monde. Juste avant partir, il rencontre par hasard Mila, une jeune femme terriblement attirante mais visiblement instable. Ce qui commence comme une nuit d’aventure inattendue se transforme vite en cauchemar éveillé, poussant Dani à des extrêmes qu’il n’aurait jamais pu imaginer…

Yellel, un spectacle dansant réjouissant de Hamid Ben Mahi, vivement la réouverture des salles!

Compte tenu des circonstances, seuls les professionnels ont le droit d’assister à des spectacles, dans le respect total des mesures sanitaires. Un certain nombre d’entre eux se sont retrouvés au Théâtre de Fos à Fos sur Mer à l’occasion du festival Les Elancées. Yellel, la pièce dansée d’Hamid Ben Mahi, est une belle démonstration de justesse athlétique et poétique avec 6 danseurs en totale communion avec leur public. Yellel est un ravissement pour les sens et pour l’esprit.

Enfin du spectacle!

Le festival Les Élancées 2021 ne peut être maintenu dans sa forme initiale à destination de tous les publics. Le festival évolue donc, en solidarité avec les compagnies et le monde de la culture pour être présenté uniquement aux professionnels dans une version allégée. C’est dans ce contexte que Hamid Ben Mahi a présenté Yellel, une nouvelle pièce comme un voyage nécessaire à la réappropriation de ses origines familiales par le prisme de la richesse culturelle et de la beauté du monde arabe.
6 danseurs opèrent une traversée des différentes formes d’expressions artistiques et traditionnelles orientales avec des musiques, des danses mais aussi des codes, des couleurs, des symboles et des écritures. Yellel est le nom d’un village en Algérie et signifie croissant, symbole très connu de l’autre côté de la méditerranée, se rapportant autant à la régénérescence de la lune qu’à la puissance féminine. Le chorégraphe bordelais originaire d’Algérie met les corps en tension pour des démonstrations de grâce et de virtuosité impressionnantes. Les danses orientales et urbaines occidentales se mélangent dans une harmonie foisonnante qui fait plaisir à voir. Les danseurs expriment leurs émotions avec leurs visages et leurs corps, en même temps que le public savoure le spectacle. Hamid Ben Mahi chorégraphie une danse où le ressenti est vital pour souligner tout ce que chacun de nous a de différent et de commun pour vivre avec son prochain. La démarche se veut résolument humaniste, invitant chacun à comprendre que nous avons, parfois, plus de points communs avec notre voisin qu’avec notre culture ancestrale.

Un souffle d’optimisme a emporté l’assistance du Théâtre de Fos pendant une heure de spectacle à haute teneur sensible et spirituelle. Un message d’espoir se dégage pour dire qu’il faut accepter les êtres tels qu’ils sont, avec leurs propres histoires et leurs multiples appartenances. Vivement la réouverture des salles pour faire découvrir ce spectacle au plus grand nombre.

Sélection d’albums jeunesse de ce début d’année 2021 (#1)

On reprend nos petites (ou grandes) sélections des albums jeunesse que nous avons pu lire en ce début d’année. Avec un premier article composé uniquement d’albums de l’école des loisirs, comme souvent ! C’est le moment de faire la lecture à nos plus petits 🙂

1/ Cache-cache soleil

Cache-cache soleil est un petit livre en carton comme les plus petits les aiment. Un petit ouvrage qui permet d’appréhender la météo et ses changements. Entre soleil, nuages et éclaircies, les questions sont ouvertes !

Résumé de l’éditeur : Les petits nuages jouent à cache-cache avec le soleil. Mais le soleil est si bien caché que les petits nuages ne le retrouvent pas ! Que se passe-t-il quand le soleil disparaît derrière un gros nuage gris ? Et quand il s’éclipse derrière la terre ?

Ed. L’école des loisirs – Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10,50 € / à paraitre le 24.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

2/ Minusculette en hiver

On avait adoré le grand livre de Minusculette, et voici la réédition de Minusculette en hiverToujours aussi finement et joliment illustré, la petite Minusculette nous embarque à la rescousse d’un petit tamia qui ne retrouve pas ses réserves coincées sous la glace. L’aventure nous apprendra qu’il y a toujours une solution à tout, et qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide !

Résumé de l’éditeur : il a neigé, tout est blanc et gelé. Minusculette rencontre Gustave, un petit tamia ou écureuil rayé, qui a un problème : il a trop bien caché ses réserves pour l’hiver. Minusculette va-t-elle pouvoir l’aider ?

Ed. L’école des loisirs – Collection Loulou & cie (Âge : 2 à 4 ans / 10,70 € / paru la première fois le 25.10.2017) – Acheter dans une librairie indépendante

3/ Choubidouwha

Autre livre cartonné, Choubidouwha fait des émules avec un côté interactif très amusant pour les enfants comme pour les parents. Notre petit héros est un grand coquin qui n’aurait pas dû manger son gateau car il ne cesse désormais de changer de couleurs…

Résumé de l’éditeur : Il y a un manuel qui indique que Choubidouwha est très gentil mais qu’il ne faut surtout pas lui donner de gâteau. Mais Choubidouwha est un coquin ! Il a caché un gâteau pour le manger ! Alors catastrophe ! Choubidouwha se transforme et a bien du mal à retrouver son apparence normale ! Aide-le avec la formule magique !

Ed. L’école des loisirs – Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10 € / paru la première fois le 13.01.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

4/ La vie rêvée de papa Quichon

La vie rêvée de papa Quichon est un livre étrange pour notre époque. Ce papa Quichon explique un peu sa version du bonheur. Et difficile de comprendre pourquoi il est mentionné le plaisir de fumer une cigarette, comme faisant partie de la définition du bonheur. De quoi heurter l’esprit. A ne pas mettre entre toutes les mains !!!

Résumé de l’éditeur : Un jour de promenade avec ses soixante-treize enfants, Papa Quichon avise une petite maison, là-haut, sur la colline. C’était mon rêve de jeunesse, leur avoue-t-il : vivre dans une telle maisonnette, regarder le soleil se lever le matin, se coucher le soir, et fumer une petite cigarette. Le bonheur. Forcément, les soixante-treize enfants veulent savoir à quoi ressemble le rêve de jeunesse de leur père et hop, ils grimpent dans la maison…

Ed. L’école des loisirs – Collection Albums (Âge : 3 à 6 ans / 8,50 € / paru le 06.01.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

5/ 7 milliards de cochons, et Gloria Quichon

7 milliards de cochons, et Gloria Quichon a beaucoup plus plu que La vie rêvée de papa Quichon. Ces albums sont d’ailleurs délicatement illustrés, ce qui n’est pas pour déplaire. L’histoire de Gloria Quichon met en scène le défi de trouver sa place parmi ses semblables. 

Résumé de l’éditeur : Gloria Quichon trouve que, parfois, les cochons ressemblent plutôt à des moutons. Par exemple, quand soudain, dans la cour de récré, tous les garçons et les filles cochons se mettent à jouer au même jeu. Un jeu complètement bête de secrets amoureux. Mais, à propos, comment Gloria va-t-elle faire pour savoir qui sera son amoureux ? Elle vient d’apprendre qu’il y avait sur terre 7 milliards de cochons !

Ed. L’école des loisirs – Collection Albums (Âge : 3 à 6 ans / 8,50 € / paru le 06.01.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

6/ Pas le loup ?

Pas le loup ? Bien sûr que si, crieront les plus petits ! Un livre cartonné qui fait tourner le loup en bourrique, ce qui plait toujours autant aux enfants.

Résumé de l’éditeur : Qui voilà ? C’est le loup ! Le loup qui pose toujours les mêmes questions, qui veut encore manger les enfants ! C’est toujours la même chose, c’est lassant ! Alors on le fait enrager et on lui dit qu’il n’est pas le loup. Et ça, ça l’énerve !

Ed. L’école des loisirs – Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 12,20 € / à paraître le 24.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

 

7/ Isabelle

Isabelle s’offre une édition luxe. Une jolie jument des champs qui aimerait ressembler à une princesse des villes part à la recherche de jolis vêtements pour changer de « robe »… Une histoire qui nous apprendra qu’il faut savoir rester soi-même, ce qui a été très apprécié par notre jeune lectrice de 7 ans.

Résumé de l’éditeur : Isabelle, la jument, travaille dans les champs avec le fermier. Parfois, elle en a marre d’être sale. La femme du fermier aimerait aussi qu’elle soit plus élégante. Elles vont en ville et achètent un chapeau à fleurs, des souliers vernis, une robe blanche : Isabelle est maintenant une vraie dame ! Mais les vraies dames doivent savoir se tenir dans un salon…

Ed. L’école des loisirs – Collection Mouche (Âge : 6 à 8 ans / 12 € / paru la première fois le 06.01.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

 

8/ Papy Piero, c’est mon héros !

Sortez vos déguisements, on va chez Papy Piero. Papy Piero, c’est mon héros ! met en scène un grand-père débordant d’imagination, prêt à tout pour divertir son petit-fils. Un voyage bienveillant dans l’imaginaire familial qui saura séduire les plus jeunes.

Résumé de l’éditeur : Aujourd’hui, Papy Pierrot est venu me chercher à l’école. Sur son vélo de course, on est des vrais champions ! J’adore aller chez mes grands-parents. Cette fois, je passe la journée avec Papy, on s’amuse toujours ensemble ! Il est acteur et il a une chambre aux mille trésors. Après avoir combattu les guerriers et le dragon, piloté un avion, diné en compagnie de Papi Lapin, arrive mon moment préféré : Papy commence à me lire des histoires…

Ed. L’école des loisirs – Collection Pastel (Âge : 3 à 6 ans / 12 € / paru la première fois le 10.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

9/ Un poney à Paris

Prêts pour une balade dans Paris ? Un Poney à Paris c’est une première visite de Paris et de la culture qui la fait vibrer : Beaubourg, Montmartre, la Tour Eiffel… On aperçoit quelques monuments, quelques artifices qui font de Paris… Paris ! Voilà qui attisera la curiosité de nos chers et tendres.

Résumé de l’éditeur : Pour la première fois de sa vie, Richie le petit poney prend le train et monte à Paris : Il vient voir la Tour Eiffel, Attention attention! Hélas, quand il arrive sur place, la tour Eiffel est fermée. On ne peut que la regarder par en dessous. Un vendeur de porte-clef le console, il y a tant à voir, à Paris… A travers cet album splendide, tendre, et riche comme un « cherchez Charlie », Claire Braud nous entraine dans la visite d’un Paris connu et inconnu, tout en surprises et en pas de côté. Et, pour ce qui veulent suivre la visite « en vrai », on trouvera un plan de la ville, annoté par Richie lui-même, en fin de livre !

Ed. L’école des loisirs – Collection Albums (Âge : 6 à 8 ans / 13 € / paru la première fois le 03.02.2021) – Acheter dans une librairie indépendante

La chose la plus importante dans les 3 petits cochons (Casterminouche)

La chose la plus importante dans les 3 petits cochons (Casterminouche)

Casterminouche est une nouvelle collection d’albums souples, spécialement conçue pour les jeunes lecteurs à partir de 3 ans. Chaque album devient la petite histoire à lire avant de s’endormir ! Une lecture de 10 minutes, joliment illustrée. Un rituel que vos petits adorent !

Publik’Art vous a déjà fait découvrir Toutou Ptichien. Aujourd’hui, c’est l’histoire de La chose la plus importante dans les 3 petits cochons.
Tout le monde connaît cette histoire des trois petits cochons. Mais qui sait ce qui est le plus important dans cette histoire ?

Est-ce le cochon ? Le nombre 3 ? La maison ? Les matériaux de la maison ? Le loup ?

Pour connaître la réponse, il va vous falloir lire ce joli album, plein d’humour, aux jolies illustrations naïves et colorées.

Et suivre cette belle collection de Casterminouche pour vos petits anges !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2021
Auteur : Anne-Gaëlle Balpe
Illustrateur : Elise Garcette
Editeur : Casterminouche
Prix : 5,95 €

Outed, le duo bouillant de talent dévoile le clip d’Egocentriques

Le duo Outed apporte une bonne dose d’humour dans un quotidien grisâtre. Le morceau Egocentriques donne la couleur avec des voix entremêlées et des paroles acidulées. Les concert d’Outed sont à ce titre de beaux moments d’échanges avec le public que la fin prochaine (?) du confinement permettra d’apprécier à nouveau, entre mélopées acoustiques et électriques.

Un duo bourré d’énergie

Le duo Outed se compose de Fred Tavernier au chant et à la guitare, et de Noémie Chevaux au chant et aux claviers. A la ville comme à la scène, ils partagent leur passion musicale dans un déferlement de piques drolatiques, jamais méchantes, toujours pétillantes. Outed était auparavant Ted, soit Frédéric Tavernier seul, déjà au chant et à la guitare. La mise en place de l’album permet à Noémie Chevaux de prendre plus de place et de devenir indispensable. Ted devient un duo avec 3 morceaux pour annoncer la couleur. Le clip de Poil dans la main permet de découvrir cette reprise hommage à Jacques Higelin, J’fais des rêves et donc Egocentriques. Ted devient alors Outed pour montrer la singularité du duo. L’album est prévu pour lee printemps, avant cela le clip d’Egocentriques permet de constater la belle harmonie des deux artistes avec une mélopée chantée à deux voix. L’album a été produit par Sébastien Hoog, qui a déjà travaillé avec Izia, Jeanne Cherhal et Miossec. Le mixage a été réalisé à Bruxelles chez ICP par Erwin Autrique (Arno, Mickey 3D, Vanessa Paradis, Alain Bashung,…).

Le clip d’Egocentriques a déjà été vu près de 35 000 fois, preuve que quelque chose se passe autour de ce duo plein et entier, ils n’ont pas la langue dans leur poche et pourraient bien connaitre une notoriété croissante. Vivement que les salles rouvrent et que les concerts reprennent pour les découvrir sur scène et constater à quel point leur alchimie fusionnelle fait des merveilles.

Les Voyages de Gulliver, par Galic et Echegoyen (Noctambule / Soleil)

Les Voyages de Gulliver, par Galic et Echegoyen (Noctambule / Soleil)

Revisitant l’oeuvre de Jonathan Swift, Les Voyages de Gulliver de Bertrand Galic et Paul Echegoyen se focalisent dans cet album sur le troisième voyage dont le point de départ est Laputa et son île volante pour arriver jusqu’au Japon avant un retour en Angleterre. Une adaptation à la fois libre et fidèle où le capitaine Robinson et Lemuel Gulliver embarquent pour un voyage fantastique qui leur vaudra quelques frayeurs mais pas que…

Le scénario de Bertrand Galic, très structuré, explore avec brio l’imaginaire de l’oeuvre originelle, non sans un trait d’humour, qui lui donne des allures de contes satiriques à plusieurs niveaux de lecture. L’ensemble est illustré avec audace. L’identité graphique de l’album est en effet très marquée, non seulement par des choix chromatiques particulièrement soignés pour un rendu parfaitement harmonieux, mais aussi dans la finesse de traits en perpétuel mouvement. 

C’est donc un très beau voyage que les auteurs nous proposent à travers cet album.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Après une attaque de pirates, Lemuel Gulliver cumule les découvertes : l’île volante de Laputa, Balnibarbi, l’Académie de Lagado, Maldonada, l’île de Glubbdubdrib, le royaume de Luggnagg puis le Japon, avant de rejoindre l’Angleterre. Conte philosophique, pamphlet sociétal et politique ou récit fantastique… cette adaptation, de toute beauté, mêle brillamment humour et satire.
 
Date de parution : le 2 décembre 2020
Auteurs
: Bertrand Galic (Scénario)
Paul Echegoyen (Dessin)
Genre
 : Fantastique
Editeur : Soleil
Prix : 17,95 € (114 pages)
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Le Jardin – Paris, BD de Gaëlle Geniller (Delcourt)

Le Jardin – Paris, BD de Gaëlle Geniller (Delcourt)

Au coeur des années 1920, Le Jardin nous ouvre les portes d’un cabaret parisien dirigé par une femme. Toutes les danseuses portent un nom de fleur et Rose, le fils de la propriétaire, 19 ans, rêve d’intégrer la troupe. Ce qu’il fera avec la bénédiction de sa mère.

Récit complet de Gaëlle Geniller (Les Fleurs de Grand frère), Le Jardin – Paris explore les années folles dans l’univers feutré des cabarets, à travers un personnage principal qui n’appartient à aucun genre. Modifiant son apparence pour être tantôt fille tantôt garçon en fonction des situations, le jeune Rose semble avoir trouvé sa place, si bien qu’il devient l’attraction principale du cabaret… Le lecteur suit le quotidien et l’évolution de Rose et de son entourage au gré des rencontres, faisant fi de toute question de genre.

L’album, très joliment illustré, met ainsi en scène des sentiments universels qui rappellent combien nous sommes tous semblables, bien au-delà de toute question de genre. A découvrir.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Années 1920. Rose est un garçon, et comme toutes les filles qu’il fréquente depuis sa naissance au cabaret dirigé par sa maman, il veut danser. Avec ce second livre, l’autrice de 24 ans, Gaëlle Geniller, frappe fort. « Le Jardin » est un cabaret parisien au succès grandissant dirigé par une femme. Toutes celles qui y travaillent ont un nom de fleur et l’ambiance y est familiale. Rose, un garçon de 19 ans, est né et a grandi dans cet établissement. Il souhaite à son tour être danseur et se produire sur la scène, devant un public, comme ses amies. Il va rapidement en devenir l’attraction principale.
 
Date de parution : le 06 janvier 2021
Auteurs
: Gaëlle Geniller
Genre
 : Roman graphique
Editeur : Delcourt
Prix : 25,50 € (224 pages)
Acheter sur : BDFugue

Jabberwocky, le désopilant premier film solo de Terry Gilliam en BluRay et DVD le 17 février

Terry Gilliam a son style bien à lui, fait de bizarrerie scénaristique et d’inventivité formelle. Son premier film Jabberwocky, sorti en 1977, ne dépareille pas dans sa filmographie et pose les jalons d’une carrière assez unique. Certains le trouveront un peu daté, d’autres loueront sa grande modernité, le réalisateur ne sait pas laisser indifférent. Le Monty Python reprend certains des codes du célèbre groupe comique pour se les approprier et liver un opus pétaradant de douce ironie.

Un conte médiéval surprenant

Jabberwocky est un conte fantastique sur le thème moyenâgeux de l’individu de rien du tout qui doit affronter un horrible dragon pour séduire sa belle. Sauf qu’avec Terry Gilliam, ça ne peut décidemment pas être si simple. Sous les couverts d’une reconstitution historique croquignolette se cache une critique acide des travers de notre époque, du capitalisme jusqu’à la société de consommation en passant par l’individualisme galopant. Le monstre horrible qui effraie le royaume ne dévore que les petites gens, la plupart très peu charitables. Le contexte reprend les codes du Moyen-âge, l’indigence règne et les seigneurs omnipotents se rient bien de la plèbe besogneuse. Surtout que les atrocités font partie du quotidien et que personne ou presque ne s’émeut d’évènements qui feraient frémir l’homme moderne. Le royaume est dirigé par le sinistre Bruno le Contestable, le bien nommé à en juger par son comportement constamment très limite. L’absurdité apparente de l’histoire laisse deviner en filigrane des questions sociales toujours d’actualité aujourd’hui. Disparités sociales, basse condition de la femme et discriminations sociales sont les fléaux d’un royaume supposé très daté, et pourtant la situation persiste encore aujourd’hui avec pour conséquences la pauvreté, l’extrémisme politique et le chômage de masse. Le héros du film, Dennis, est un homme simple, apprenti tonnelier de son état, chassé de chez lui par son père aigri, méprisé par sa donzelle de cœur et exilé au cœur d’une cité où il ne parvient pas à trouver du travail. La quête du monstre parait presque secondaire. L’obscurantisme règne et la description sociale décoche d’immanquables sourires avec un héros maltraité par tous et tout le temps pour une métaphore cynique de la dureté de la vie. La restauration 4K apporte au film une surprenante modernité.

Les DVD et BluRay de Jabberwocky comptent des suppléments exclusifs qui permettent de prolonger le plaisir pour un visionnage surprenant, destiné aux fans nombreux de Terry Gilliam qui n’auront jamais encore vu ce film bien difficile à trouver, jusqu’à maintenant.

Synopsis: À la mort de son père, le jeune Dennis décide de tenter sa chance en ville dans l’espoir de conquérir le coeur de sa dulcinée, Griselda, restée au village. Pendant ce temps, un horrible monstre surnommé Jabberwocky fait régner la terreur, tuant et anéantissant tout sur son passage. Voyant son royaume menacé, le roi Bruno le Contestable promet la main de sa fille à celui qui terrassera la bête…

Ion Mud, l’album entre BD et manga d’Amaury Bündgen (Casterman)

Ion Mud, l’album entre BD et manga d’Amaury Bündgen (Casterman)

Premier album d’Amaury Bündgen, Ion Mud est une plongée dans un monde post-apocalyptique à bord d’un vaisseau spatial de la taille d’une planète,- ù machines et aliens cohabitent et s’affrontent dans un combat sans fin.

Dans cet environnement hostile vit un certain Lupo, en errance perpétuelle pour percer des mystères dont il ne sait pas formuler la problématique même. Un personnage perdu dans ce grand tout, qui cherche néanmoins à donner du sens à sa vie.

Le scénario suit les pérégrinations de Lupo, se perdant avec lui dans les méandres du vaisseau, mais aussi dans son intellect brumeux. Un pitch qui s’exécute dans la longueur et la contemplation de décors superbes, fortement inspirés de l’univers manga. On admire ce graphisme riche et épuré, tout en noir et blanc.

Ion Mud est un bon début et laisse présager une belle carrière à son auteur qu’il faudra donc suivre avec attention !

 

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Virus ou antidote, serait-il le seul à pouvoir sauver le vaisseau ? Lupo, un humain solitaire, erre à la surface d’un vaisseau gigantesque, tentant de survivre et de rencontrer les aliens qui l’ont enlevé près de 50 ans auparavant. Il fait face à une contamination par un organisme hostile transformant toutes formes de vie en créatures mutantes et causant d’importants dysfonctionnements au vaisseau. Est-ce cela qui force les extra-terrestres à se retrancher dans les entrailles du vaisseau, derrières de monumentales portes, infranchissables à tout autre ? Livré à lui-même dans un univers qui le dépasse, l’homme devra rivaliser d’intelligence et de persévérance pour percer les mystères de son existence même !
 
Date de parution : le 20 janvier 2021
Auteurs
: Amaury Bündgen (Scénario, Dessin)
Genre
 : S.-F.
Editeur : Casterman
Prix : 25 € (276 pages)
Acheter sur : BDFugue

La lumière est à moi, un recueil publié aux Editions J’ai lu.

La lumière est à moi, un recueil publié aux Editions J’ai lu.

Gilles Paris a toujours été très attiré par la période de l’adolescence. Publik’Art avait été très touché par Le vertige des falaises. Cette fois-ci, pas de grande histoire, mais plusieurs nouvelles. Une vingtaine, pour être précis, réunie dans un livre, pubiée aux Editions J’ai lu,  avec une très belle couverture qui donne le ton du livre !

Leur point commun

Toutes ces nouvelles ont pour point commun l’enfance et l’adolescence. Mais pas une adolescence tranquille, non. Une période qui se révèle toujours douloureuse et souvent bien triste. L’auteur ne s’intéresse pas au bonheur mais plutôt au malheur qui survient là où on ne l’attend pas. Des adolescents orphelins soit de mère, soit de père, soit des deux parents, soit très jeunes, soit au moment de l’adolescence. Souvent orphelins de mère. Avec toutes les traces que cela laisse dans l’inconscient. Une mère reste incontestablement la référence de toute une vie :  » Ma mère a laissé en moi une part d’inachevé que rien ne guérit ni ne sauve «  
« On ne devrait pas grandir quand on perd sa mère à quatorze ans »  
« Quand je suis triste, je vais voir maman. Ses méthodes sont imparables. Elle déteste qu’on se plaigne. Et mes chagrins d’adolescent la font sourire » 
« Maman est sous terre et je n’ai du chagrin que pour les pétales de roses jaunes » 

Parole d’une mère

Chaque histoire tourne autour d’un enfant ou adolescent. Le prénom a son importance et toujours la présence ou l’absence de la mère. La découverte de l’amour, la découverte du monde adulte même s’il reste souvent bien incompréhensible… Chaque nouvelle est emplie de vérité où les jeunes semblent bien plus forts et lucides que les adultes même s’ils sont souvent très tristes et malheureux. Et à travers eux, le lecteur voyagera avec chaque petit héros, à travers le monde. Les descriptions sont toujours aussi belles et poétiques, comme sait si bien le faire Gilles Paris. Ce qui accentue la souffrance du narrateur. Et sa douleur intérieure.

La lumière est à moi est un livre qui se savoure à petites doses. Une nouvelle chaque soir pour s’en imprégner totalement. Car ce n’est pas une lecture légère, mais souvent triste et qui appelle des réflexions sur des thèmes chers à l’auteur : l’enfance, l’adolescence, la mort, la vie, l’amour, la découverte du sexe, du désir, les séparations, le deuil… Une très belle écriture profondément lumineuse.

RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS

Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune… Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d’enfance déchue, le désir de s’échapper, happés par l’espoir d’une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l’océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l’heure où les paysages s’incendient au crépuscule.

Date de parution : le 27 janvier 2021
Auteur : Gilles Paris
EditeurJ’ai lu
Prix : 7,90 € (248 pages)

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Le groupe 2029 dévoile un premier album résolument rock avec Synesthésie

Ce premier disque de 2029 appelé Synesthésie sort à la fin de ce mois. À la frontière du Rock, 2029 propose une Pop Electro Post-Apocalyptique et invite, en français, à panser les blessures de l’âme au son du cri d’un inconditionnel espoir.

2029, si loin, si proche

2029 est un trio originaire de Chantilly qui privilégie une rock électro à tendance post-apocalyptique. Avec un style résolument numérique, 2029 propose aussi une édition vinyle de son EP composé de 7 titres rock pop avec de belles plages de synthétiseurs. Mais alors qui fait quoi? Arnaud Le Camus est au chant et prend en charge plusieurs instruments. Davy Laguri est derrière les synthétiseurs et Charles Evrard est derrière les fûts. Ce qui saute tout de suite aux oreilles, c’est l’énergie communicative qui se dégage des 7 morceaux. Une belle équipe est intervenue sur la réalisation du EP avec un enregistrement réalisé dans le studio du groupe avant le mixage de Doug Weier à Chicago dans ses studios, puis un mastering par Antoine Chabert, le même qui a déjà travaillé avec Daft Punk, AngèleIndochine et Noir Désir. Ceci peut expliquer la qualité impeccable du son d’un EP qui s’écoute encore et encore. Le projet Synesthésie est né en 2018 du sentiment qu’on peut se sentir à l’écart tout en ressentant une énergie irresistible qui ne demande qu’à s’exprimer. Les guitares puissantes se marient à des nappes profondes de synthés. Mystères à l’envers rappelle Muse dans cette volonté de profondeur introspective et cette voix puissante accompagné d’un synthé qui ne s’oublie pas facilement. Protège toi a une rythmique plus électro pour une puissance accrue avec une guitare encore plus costaude. A contresens mélange plusieurs styles avec une voix qui harangue l’auditeur. Indifférence débute de manière très martiale avant de s’adoucir et de finir en apothéose. Mémoire d’avenir est une pause introspective qui interpelle avec sa rythmique. Ensemble continue sur la lignée d’une pop électro qui ravit. L’album est une petite pépite à écouter d’urgence.

L’album de 2019 est une belle surprise qui invoque les années 2000, le tout en langue française et avec une belle énergie. Synesthésie ravit dès la première écoute et fait plonger dans une belle ambiance musicale, énergique et poétique.

1984,d’après George Orwell : BD de Derrien et Torregrossa (Soleil)

1984, d’après George Orwell : BD de Derrien et Torregrossa (Soleil)

Oeuvre phare de George Orwell, 1984 est cette fois adaptée par le scénariste Jean-Christophe Derrien et l’illustrateur Rémi Torregrossa dans un album unique de quelques 122 pages, qui reproduit avec brio l’atmosphère glaciale du roman dystopique.

Bienvenue en 1984. Les guerres nucléaires de 1950 ont laissé place à un ordre mondial en guerre permanente, redistribué en trois grandes puissances ennemies : l’Océania, l’Estasia et l’Eurasia. Winston Smith vit à Londres, en Océania. Il est membre et employé du Parti de l’Angsoc (socialisme anglais). Il travaille en effet au ministère de la vérité. Il est chargé de corriger les archives historiques, de remanier le passé en fonction des besoins du Parti. Dans cette vie, il est interdit d’éprouver le moindre sentiment. Big Brother y veille. Alors que tout le monde se méfie de tout le monde, une jeune femme attire l’attention de Winston… Et bientôt, tout va basculer.

Avec une narration maitrisée et aboutie, l’immersion du lecteur dans l’univers d’Orwell est immédiate. Elle l’est d’autant plus que le dessin noir et blanc de Torregrossa semble habité par l’oeuvre originelle. Le trait est fin, les personnages travaillés et les cadrages très ingénieux. On prend beaucoup de plaisir à parcourir les planches généreuses et inventives de l’album.

Ce 1984 est un album de qualité, à découvrir que vous connaissiez ou non l’oeuvre d’Orwell !

 

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Londres, 1984. Winston Smith est un employé du Parti, chargé de réviser l’Histoire. Dans un monde où toute sentimentalité est interdite, il est attiré par Julia, une jeune femme peut-être dangereuse pour lui. Ensemble, ils vont tenter d’échapper à l’emprise du gouvernement et de Big Brother, le chef omnipotent du gouvernement. Mais est-ce possible dans un monde où tout fait et geste est surveillé et enregistré ?
 
Date de parution : le 06 janvier 2021
Auteurs
: Jean-Christophe Derrien (Scénario)  
Rémi Torregrossa (Dessin)
Genre
 : Adaptation, roman graphique
Editeur : Soleil
Prix : 17,95 € (122 pages)
Acheter sur : BDFugue

Qui a été récompensé au Festival du cinéma de Gérardmer ?

Festival de Gerardmer
Festival de Gerardmer

Malgré les circonstances, le Festival de Gérardmer a tout de même eu lieu, dans une version en ligne cependant. Pour sa 28ème édition, le deuxième long-métrage de Brandon Cronenberg s’est vu récompensé.

Un Festival en ligne

En raison de la situation sanitaire, la 28ème édition du Festival International du film fantastique de Gérardmer s’est déroulée en ligne, forcément de manière un peu spéciale, mais cela n’a pas empêché d’avoir une belle sélection de films contemporains à l’affiche. Au moins, tout cinéphile, aux quatres coins du monde, aura pu suivre l’événement ! Son jury était composé du réalisateur Bertrand Bonello, en tant que président, de l’auteur et réalisateur Pascal Bonitzer, des comédiennes Lolita Chammah et Vimala Pons, du romancier Maxime Chattam, de l’humoriste Nora Hamzawi, de l’entrepreneur et auteur Alexandre Pachulski et de l’acteur Gaspard Ulliel.

L’événement s’est déroulé du 27 au 31 janvier dernier. Le jury a annoncé les lauréats, le Grand Prix fut attribué à Possessor de Brandon Cronenberg, dont nous vous avons parlé dans notre Top 10 de 2020. Dans un thriller futuriste, le cinéaste met en scène une organisation secrète qui est capable de maîtriser une technologie neurologique. Les membres peuvent alors habiter le corps de n’importe qui, et le pousse à commettre un meurtre. Dans le sillage de son père, Cronenberg s’amuse avec le concept de mutation du corps. D’ailleurs, le film remporte également le prix de la meilleure musique originale. Rappelons que ce film a également reçu le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Festival international du film de Catalogne l’année précédente.

Une 28ème édition misant sur le cinéma de genre français

Parmi les films mis à l’honneur, on compte deux longs-métrages français, qui ont été doublement récompensés. Il s’agit de Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma qui a obtenu le prix du jury et le prix du jury jeunes de la région Grand Est, ainsi que La Nuée de Just Philippot qui a reçu le prix de la critique et le prix du public.

Teddy
Teddy

Le film Teddy est une histoire de loup-garou, une thématique en effet abordée de nombreuses fois dans la culture populaire, que ce soit dans Harry Potter avec le professeur Lupin, le célèbre jeu de cartes Les Loups-Garou de Thiercelieux, etc. Même un casino sérieux en Suisse propose une machine à sous nommée Werewolf Wild, qui propose une ambiance sinistre de château de Dracula et bien sûr le fameux loup enragé.

Cependant, Teddy se veut être une approche moderne et originale du loup-garou, en parlant d’un jeune garçon rebelle qui va connaître une transformation progressive, suite à une griffure infligée par une bête inconnue. Le film, qui mèle les genres, traite notamment de sujets de société comme l’exclusion et la marginalisation de certains individus.

La Nuée
La Nuée

Pour ce qui est de La Nuée, le film de Just Philippot met en scène l’histoire d’une mère qui
lance dans l’élevage de sauterelles comestibles pour sauver ses enfants. C’est alors que se
crée un lien étrange entre les insectes et la femme.
Voici le palmarès pour cette 28 ème édition :
· Possessor de Brandon Cronenberg – Grand Prix ;
· Sleep de de Michael Venus et Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma – Prix du jury ;
· Jim Williams pour Possessor – meilleure musique originale ;
· La Nuée de Just Philippot – prix du public ;
· Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma – Prix du jury jeunes de la Région Grand Est ;
· T’es morte Hélène de Michiel Blanchart – grand prix du court-métrage.

Zoom sur le Grand Prix, Possessor

Possessor reste une vraie surprise du palmarès ! Il vient d’ailleurs 7 ans après Antiviral, le
premier film de Cronenberg Jr.. Pour rappel, l’histoire explore le filon SF à mi-chemin entre le
travail de son père, Cronenberg Sr et Philip K. Dick de Minority Report.
Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur pose son histoire dans une époque
indéterminée, avec une direction artistique rétro futuriste, une organisation secrète ainsi qu’une
mystérieuse série d’assassinats pour le compte de gros bonnets. Pour arriver à ses fins,
l’organisation secrète a recours à une machine qui permet de transférer la personnalité du tueur
dans un autre corps, qui est souvent un hôte involontaire privé de son libre arbitre. Cela nous
rappelle vaguement Get out de Jordan Peele. L’hôte est ensuite tué après être possédé.
Quant à l’assassin, il porte lui aussi des séquelles de son voyage, que l’on juge par l’état de
Tasya Vos (Andrea Riseborough), l’héroïne. Petit retour en arrière, cette actrice britannique a
été récemment vue dans l’excellent Mandy, en compagnie de Nicolas Cage. C’est ainsi que
l’actrice principale est partagée entre la réalité (vie de femme, mère, épouse) et ses missions
d’assassinat. L’élément déclencheur ? Elle va se retrouver dans le corps d’un homme ultra
violent qui refuse de disparaître.

Un vin blanc classieux avec le Saint-Véran Grand Clos 2018 des Orfèvres du vin

Les Orfèvres du Vin, anciennement Cave de Charnay, proposent un Saint-Véran Grand Clos 2018 à ne pas manquer. Distingué par une Médaille d’Or au Concours des Vins du Mâconnais, il se révèle d’une grande qualité. Cette cave talentueuse a déjà proposé des vins blancs réjouissants testés sur Publik’Art (Clos de l’église 2019, Les Perserons 2017). En outre, engagée dans une démarche respectueuse de son environnement afin d’obtenir le label HVE (Haute Valeur Environnementale), elle mène une politique ambitieuse.

Un Saint-Véran à découvrir

Cette appellation spécifique de la gamme Prestige ne comporte qu’une poignée de parcelles situées dans un écrin d’un secteur très réputé de Prissé. Elle bénéficie des soins méticuleux de son viticulteur, le Maître de Chais Michaël Da Fré et la caviste Amélie Thomas. Ce millésime 2018 se compose exclusivement de Chardonnay. A l’œil, sa robe est brillante de couleur jaune or pâle très soutenue avec des reflets verts intenses. Au nez, le vin est élégant et exubérant, il développe des notes subtiles de fruits exotiques comme la mangue fraîche. En bouche, l’attaque est ronde et légèrement poivrée. La suite est dense et équilibrée. Le final est harmonieux. Comme on peut facilement l’imaginer, le vin accompagne parfaitement des paupiettes de filet de sole, des andouillette à la crème ou des quenelles de brochet. Le vin peut se conserver 3 à 5 ans et est proposé au prix départ cave TTC de 10 euros.

Publireportage: Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte MâconCluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

La gamme Prestige provient de sélection de vignes : soit de domaines provenant d’un adhérent viticulteur (offrant les meilleurs moyens de vinification à des vignes aux conditions d’exploitation et de soins homogènes), soit de vieilles vignes. La cave a fixé l’âge de plantation à partir duquel les vignes sont classées en vieilles vignes à 40 ans. Elles sont vinifiées partiellement pendant 10 à 12 mois dans des cuves bois ou des fûts de chêne provenant des forêts françaises. Le bois permet de fondre les tanins sur les cuvées de rouge et d’apporter une touche vanillée et toastée sur les cuvées de blancs.

La part de l’ombre, tome 1 : BD de Perna et Ruizge (Glénat)

La part de l’ombre, tome 1 : BD de Perna et Ruizge (Glénat)

Maurice Bavaud était un jeune suisse arrêté et exécuté en 1941 pour avoir tenté d’assassiner Hitler. Son procès posthume aboutira à une nouvelle condamnation par la Confédération Helvétique cette fois : cinq ans de détention et cinq ans de perte des droits civiques. La part de l’Ombre fait la genèse de l’histoire de ce garçon à travers l’enquête, en 1955, d’un jeune journaliste allemand désireux de justice et de réhabilitation.

Le scénario de Patrice Perna (Valhalla Hotel, Kersten, le médecin d’Himmler, Darnand, le bourreau français) revient sur le destin de Maurice Bavaud à travers une mise en scène où journalistes et espions tiennent le rôle principal, la veille de la guerre froide. Un récit historique habilement romancé qui explore avec brio toutes les zones troubles de l’affaire. Illustré par Francisco Ruizge, l’album est joliment mis en image dans des tons très sobres et froids, qui nous plongent immédiatement dans l’ambiance. 

La part de l’ombre offre un premier album réussi pour ce nouveau diptyque historique qui promet un épilogue passionnant.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

L’histoire incroyable mais vraie de l’homme qui a failli tuer Hitler… Berlin, décembre 1955. Nous sommes à l’aune de la guerre froide. Guntram Muller est journaliste pour un des plus grands quotidiens, le Berliner Zeitung. Il s’intéresse à une affaire assez singulière et très éloignée des préoccupations du Rédacteur en chef : le procès en révision de Maurice Bavaud, un jeune Suisse que l’on dit « illuminé » exécuté par les nazis en 1941 pour avoir tenté d’assassiner Adolf Hitler. Ce procès, réclamé par la Confédération Suisse se soldera finalement par un jugement pour le moins étonnant : le jeune « terroriste » , décapité en 1941, est condamné à cinq ans de détention et cinq ans de perte des droits civiques. Guntram, ancien inspecteur de la célèbre Kripo (Kriminalpolizei), enrôlé dans l’Abwehr en 1939, s’intéresse de près à cette histoire. Et pour cause. Il a été mandaté, à l’époque des faits, par un proche de Himmler, pour enquêter sur les éventuels complices qui auraient pu aider le jeune Suisse à approcher aussi facilement le Führer dans le lieu le plus sécurisé, le fameux Nid d’Aigle. En 1955, toujours tourmenté par son passé, Guntram tente de réhabiliter la mémoire de Maurice Bavaud et se lance dans une vaste enquête, journalistique cette fois. Il est aidé en cela par un jeune homme, garçon de bureau au journal, pour lequel il s’est pris d’affection. Wolf Fiala rêve de devenir reporter comme son idole, le célèbre Albert Londres. Il va aider Guntram à dérouler le fil complexe de l’histoire de Bavaud. On découvrira toutes les hypothèses échafaudées au cours de cette étrange affaire : Bavaud était-il un fou de Dieu, tueur solitaire ? Etait-il un espion agissant pour le compte d’une organisation secrète, A-t-il été mandaté par les alliés ou par un proche d’Hitler ? Comment a-t-il pu approcher le dictateur d’aussi près et à plusieurs reprises ? Pourquoi la Suisse a-t-elle refusé de l’aider en l’échangeant contre un espion Allemand ? Mais les apparences sont rarement fidèles à la réalité.
 
Date de parution : le 06 janvier 2021
Auteurs
: Pat Perna (Scénario)
Francisco Ruizgé (Dessin)
Genre
 : Historique
Editeur : Glénat
Prix : 14,50€ (56 pages)
Acheter sur : BDFugue

Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses ? (Père Castor)

Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses ? (Père Castor)

Les Editions du Père Castor nous offre une nouvelle série : Le jardin de Basilic. Une série qui est centrée sur la nature, et la préservation de l’environnement. Le texte raconte une histoire drôle mais qui délivre toujours un message scientifique. Le jeune lecteur va découvrir la nature autrement ! Avec de très chouettes illustrations !

Dans l’album Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses, le lecteur va découvrir en même temps que le petit garçon, Basilic, comment les fleurs se reproduisent. Sa grand-mère, Mamie Carotte, va tout lui expliquer. De la poussière d’amour des fleurs en passant par les insectes, Basilic va tout comprendre ! et votre petit bambin aussi ! Il deviendra savant grâce à mamie Carotte ! Et surtout il aura envie de protéger son environnement !
A la fin de l’histoire le lecteur découvre les explications scientifiques de Mamie Carotte. Une vraie leçon de Sciences !

Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses, un bel album cartonné avec une histoire savante et drôle !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2021
Auteur : Sébastien Perez
Illustrateur : Annelore Parot
Editeur : Le Père Castor
Prix : 7,50 €

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