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Parution du beau roman graphique et biographique George Sand, Ma vie à Nohant aux Éditions du patrimoine le 14 avril

George Sand a marqué l’histoire par son oeuvre littéraire unique mais aussi ses frasques amoureuses et son sens inédit de la liberté au cœur d’une époque encore corsetée par les conventions. La BD George Sand ma vie à Nohant s’intéresse aux nombreux épisodes berrichons de sa vie au cœur d’une campagne qu’elle affectionnait tant. Bien loin de Paris, elle a vécu dans un domaine familial chéri depuis ses 4 ans et jusqu’à sa mort. Cet album réalisé en partenariat avec Le Centre des Monuments Nationaux revient sur une partie mal connue et pourtant centrale de l’existence d’une scandaleuse.

Une vie de liberté

Nohant a vu passer un florilège des plus beaux esprits du XIXe siècle. Liszt, Balzac, Delacroix, Flaubert et Chopin pendant 10 ans y ont fait escale pour faire éclater toute leur créativité aux côtés de la belle George Sand. Ce one-shot biographique en dit beaucoup sur un personnage plus grand que la vie, elle repense à son existence sur le perron de la maison familiale et partage ses souvenirs avec son amie d’enfance Ursule Jos, devenue couturière à La Châtre dans l’Indre. Les pages accumulent les cases et les bulles pour révéler d’abord la jeune Amantine Aurore Lucile Dupin à l’esprit tout aussi entier que son imagination est foisonnante. La disparition de ses parents l’entraine à Paris où elle est élevée par sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe qui l’envoie au couvent sans pour autant calmer ses ardeurs. La fougue de la jeune fille se perpétue jusqu’à la jeune femme qui refuse de porter autre chose qu’un pantalon et décide de gagner sa vie en écrivant. La grande histoire de cette grande dame est aussi jalonnée de rencontres amoureuses et elle prendra le nom d’un de ses amants, Jules Sandeau, pour signer son premier roman, avant de devenir George Sand pour l’éternité. La liste de ses amours laisse rêveur, Alfred de Musset, Louis Chrysostome-Michel, Frédéric Chopin, Alexandre Manceau, tous sont passés à Nohant avec elle qui aimait s’entourer des plus grands artistes tout en gardant des liens étroits avec ses 3 enfants Maurice, Solange et sa fille adoptive Augustine. Le roman graphique est une splendeur et fait suite à Le dernier visiteur de George Sand déjà paru en 2006 aux Éditions du patrimoine. Les auteurs Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin mélangent texte et dessins avec une grâce iouïe pour faire revivre une existence unique.

La BD George Sand ma vie à Nohant se lit avec passion et fait résonner une femme que rien ni personne n’aurait pu museler ou empêcher de vivre son existence avec toute l’ardeur souhaitée. La BD parait le 14 avril pour un beau moment de culture au cœur d’un illustre lieu.

Synopsis: La liberté et les frasques de George Sand sont fameuses: ses liaisons hors mariages, son rejet de la bienséance hypocrite, son apparence masculine, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme… En s’adressant par l’écriture au monde, elle est aussi et avant tout célébrée pour son œuvre prolifique. La campagne berrichonne a une place primordiale dans ses ouvrages. Ses livres décrivent l’atmosphère campagnarde d’un monde qui n’existe plus mais qui fut le sien. Si elle a fréquenté Paris, George Sand a passé la majorité de son existence dans sa demeure de Nohant. Ce domaine familial hérité de sa grand-mère, où elle a grandi et vécu à partir de ses quatre ans, lui a donné l’amour des grands espaces et de la liberté. C’est dans cette maison qu’elle s’est passionnée pour les histoires, c’est dans cette maison qu’elle a fait son éducation mondaine et paysanne. C’est là qu’elle a vu mourir tant de ses proches, et c’est là-bas qu’elle-même mourra. Lieu isolé, paradis champêtre, cette bâtisse accueillera Liszt, Balzac, Delacroix, Flaubert ou même Chopin pendant presque dix ans. Nohant est, pour George Sand et ses invités, un lieu où peut fleurir la créativité. Dans cet album, Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin introduisent en toute subtilité un second personnage principal : le domaine de Nohant. Témoin essentiel de l’existence de tant d’artistes, ses murs contiennent l’écho de voix qui continuent à passionner les esprits du monde entier. En fin d’album, les croquis réalisés in situ par la dessinatrice sont réunis dans un portfolio coloré.

Editeur: Editions du patrimoine

Auteurs: Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin

Nombre de pages / Prix: 104 pages / 18 euros

La pièce musicale Folle nuit à Paris soulève l’enthousiasme à la Comédie Nation

Le contexte sanitaire actuel oblige tous les théâtres et salles de spectacles à rester fermés. Pourtant la Comédie Nation a proposé un showcase pour quelques journalistes privilégiés, en présentiel et en streaming live pour présenter le spectacle Folle nuit à Paris. La capitale pendant les années folles devient le rendez-vous des frappadingues et des artistes du monde entier et le temps d’une nuit rocambolesque, de pétillantes péripéties s’enchainent sous l’égide de Louis Aragon et Elsa Triolet. La musique jazz rythme sans discontinuer des tours de chant réjouissants qui donnent envie de retourner rapidement dans les salles. Ca swingue tandis que les figures historiques de cette époque flamboyante s’enchainent dans un rythme frénétique.

De la folie douce sur scène

Les 3 comédiens et le pianiste sur scène le 8 avril à la Comédie Nation étaient Mathieu Becquerelle, Jeanne Jerosme, Thomas Cannariato et Benjamin Pras, dans ce spectacle mis en scène par Madlyn Farjot et écrit par Thomas CannariatotElsa et Louis vivent une grande histoire d’amour dans le Paris des années folles. L’ambiance est surréaliste et Salvador Dali, Jean Cocteau et Ernest Hemingway hantent la pièce en compagnie de policiers et mafieux filous. Alors que Elsa et Louis ne sont pas encore des icônes, ils sont poursuivis par la police et par la pègre pour un moment magique. Les morceaux de piano s’enchainent alors que les comédiens enchainent les refrains jazz internationalement connus et adaptés à la sauce française. La fantaisie est reine, les blagues se succèdent non-stop pour une époque qui a marqué l’histoire du 20e siècle, avec une quantité de personnages de renoms qui ont posé leur empreinte sur la culture collective. Elle était russe et lui espagnol, et avant d’être français, ils étaient citoyens du monde, comme tous ceux qui ont rallié la capitale pour profiter de son euphorie. Elle sera la première femme à obtenir le prix Goncourt, il deviendra un immense poète inspiré à jamais par les yeux d’Elsa.

Cette comédie musicale de poche avec 3 comédiens-chanteurs-danseurs et 1 pianiste donne du baume au cœur pendant une heure et quart de folie non-stop où une quinzaine de personnages apparaissent sur scène dans une histoire rocambolesque rythmée par le jazz d’hier et d’aujourd’hui. Vivement l’ouverture des salles pour qu’une foule nombreuse puisse venir applaudir ce spectacle réjouissant à la Comédie Nation!

Little Joséphine, une BD touchante sur une vie qui s’éteint, sortie le 7 avril aux éditions La Boite à Bulles

Valérie Villieu est infirmière à domicile. Quand elle doit s’occuper de Joséphine, retraitée parisienne souffrant de dégénérescence sénile à l’existence esseulée dans son petit appartement, la rencontre est drôle et vivante. La vieille dame doit s’habituer à cette nouvelle présence, jusqu’à accepter cette intrusion dans son petit cadre de vie. La BD douce amère raconte l’épuisement inéluctable d’un corps aux ressources vidées par la maladie. Mais l’esprit même absent connait des retours de flamme qui interrogent l’infirmière sur la force inextinguible du vivant et lui donnent l’envie de ne pas sombrer dans la passivité et l’indifférence.

Une vie au ralenti

Ce qui marque à la lecture de Little Joséphine, c’est la marque de la dépendance qui croit de plus en plus au fur et à mesure que la vie s’éteint. Valérie Villieu a rencontré Raphaël Sarfati pour mettre en dessin cette rencontre unique entre une infirmière dévouée et une personne âgée laissée à l’abandon. Les auxiliaires de vie défilent sans jamais se poser la question du bien être de la patiente, les proches se désintéressent de son sort, la vieille dame ne sort plus de son lit, son destin est devenu quantité négligeable alors que le cours trépidant de la vie se déroule au dehors. Cette réédition d’une BD de 2012 donne à voir l’imperfection d’un système où les plus faibles sont laissés à l’abandon, car inutiles, pesants et par trop fragiles. Les contempler fait comprendre la fragilité de l’existence humaine, et par la même, la notre. Ce constat devient inacceptable dans notre univers de réussite et de performance. L’infirmière réussit à récupérer des bribes de ce que fut l’existence de Joséphine, car elle aussi a eu une vie, des espoirs, des joies et des peines. Le lien que l’infirmière tisse avec elle apporte une respiration au lent délitement d’une personnalité de plus en plus enfermée dans un présent perpétuel.

Le dessin et les textes apportent un éclairage bienveillant sur la fin de vie et la manière la plus humaine d’accompagner ceux qui en ont le plus besoin. La lecture interroge sur le destin de chacun dans une société qui met de côté les plus vulnérables.

Synopsis: « Je suis comme un bout de bois, je regarde le ciel, les nuages, et je ne sens rien » m’a dit un jour Joséphine.
J’ai eu la chance de la rencontrer, elle, qui se disait la fille d’Arsène Lupin ! L’humour était notre langage, notre terrain de jeu et notre lien. Elle était drôle et étonnamment vivante malgré les troubles dont elle souffrait. Joséphine a questionné des choses essentielles pour moi, m’a aidée à mieux penser mon travail pour ne pas me perdre dans la passivité, l’indifférence.
Par ce récit, je voudrais dire qu’il ne faut jamais capituler face à ces troubles du comportement si déstabilisants pour nous « bien portants ». Il faut toujours chercher le lien, la porte qui nous permet d’accéder à l’autre. Et là, on peut être prêt à se laisser bouleverser par « la demoiselle aux yeux verts »
C’est cette aventure éminemment humaine de sa complicité avec une de ses patientes atteinte de dégénérescence sénile que Valérie a demandé à Raphaël Sarfati de mettre en images, pour témoigner de son vécu et surtout du peu d’attention trop souvent portée aux personnes âgées. Émouvant et riche de questionnements.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Valérie Villieu, Raphael Sarfati

Nombre de pages / Prix: 124 pages / 19 euros

Le triptyque éblouissant Bartók/Beethoven/Schönberg recréé par Anne Teresa De Keersmaeker sur la chaîne Mezzo Live

Le triptyque éblouissant Bartók/Beethoven/Schönberg recréé par la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker est à re(découvrir)
Anne Teresa De Keersmaeker « Bartók/Beethoven/Schönberg » Photo © Agathe Poupeney – Opéra de Paris

Le triptyque éblouissant « Bartók/Beethoven/Schönberg » recréé par Anne Teresa De Keersmaeker sur la chaîne Mezzo Live

Trois pièces de jeunesse d’Anne Teresa De Keersmaeker sont diffusées sur la chaîne Mezzo Live après leur entrée en 2015 au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris. Elles témoignent de ce rapport de force entre la musique et la danse dont la chorégraphe flamande imprime l’empreinte  des corps, des gestes et des notes dans une osmose aussi vibrante que foisonnante.

La captation de ce triptyque qui traverse dix années de création d’Anne Teresa De Keersmaeker, de 1986 à 1995, est donc à re(découvrir) le 12 avril à 21h00. 

La première est une chorégraphie sur le Quatuor à cordes n° 4 du compositeur hongrois Béla Bartók où les danseuses en jupes volantes noires, tout droit sorties d’une pension de jeunes filles, et bottines qu’elles claquent au sol d’un talon provocateur, se jouent de leur liberté adolescente.

Toutes les quatre se reflètent dans les gestes de l’autre, comme dans une enfilade de miroir. Parfois l’une tombe et envoie les autres, éclatées aux quatre coins de l’espace. Elles se mettent alors hors-jeux un instant puis reprennent position portées par une énergie impétueuse et une chorégraphie entre gestes quotidiens et mouvement formel abstrait, ponctuée d’accélération et de silence. Le tout dans un rapport physique et mordant à la musique pour une emprise virevoltante.

« Die Grosse Fugue », sur une musique de Beethoven, est une célébration de la danse masculine qui a l’éclat d’un diamant brut.

[…] un rapport physique et mordant à la musique […]

L’écriture chorégraphique sur le thème de la chute dessine des lignes sophistiquées et nouvelles qui déstructurent l’espace d’où les corps s’échappent, bondissent, tombent et se relèvent au rythme de la partition contrapuntique.

A la manière du compositeur, le vocabulaire tisse, tantôt lâche, tantôt serré, ce lien rigoureux qui l’unit à la structure musicale dans une circulation parfaite : géométrique et dynamique.

Dans un décor crépusculaire devenu une forêt de troncs d’arbre, De Keersmaeker scrute le sentiment amoureux à travers l’errance d’un couple démultiplié en autant d’images et de séquences de lui même entre attraction et répulsion.

Sur scène, les couples se succèdent ou se rejoignent. Comme souvent dans l’écriture de la chorégraphe, un mouvement à l’unisson exacerbe l’intensité du geste. Le vocabulaire fluide, jamais narratif, s’inspire entre autres des sculptures de Rodin dont l’élan immobile, volcanique, transfigure la tension des corps ou leur rapprochement.

Un triptyque de choc où entre féminin et masculin, prosaïsme et lyrisme, Anne Teresa De Keersmaeker signe une fois encore, une soirée mémorable. Bravo.

Date : Lundi 12 avril 2021 sur la Chaîne Mezzo Live à 21h00
Chorégraphe : Anne Teresa De Keersmaeker

Chez le véto, Histoires d’hommes et d’animaux (Favre)

Chez le véto, Histoires d’hommes et d’animaux (Favre)

Béatrice Guelpa est journaliste à Genève. Dans son dernier livre, Chez le véto, elle nous relate son expérience en immersion dans un cabinet vétérinaire. Plus exactement dans la salle d’attente d’un vétérinaire, en Suisse. C’est à la fois drôle et émouvant.

Les bêtes bien sûr !

Bien sûr, le véto est là pour soigner les bêtes, toutes sortes de bêtes. Beaucoup de chats et de chiens, de toutes tailles, mais pas seulement. L’auteure y a aussi rencontré des tortues, des oiseaux, toutes sortes d’oiseaux, même des perroquets, des poissons, des hérissons… 

Bref, des animaux en souffrance amenés par leurs maîtres qui souffrent encore plus que leurs bêtes. Et qui, du coup, parlent dans la salle d’attente. Ils racontent des anecdotes. Ils se racontent.

Les hommes aussi

Ces personnes ont tous un point commun : ils aiment leurs bêtes et sont prêts à tout pour les soulager. Ils ont tous besoin de se raconter, de se confier. Besoin d’écoute et sans doute d’amour. Car leurs bêtes leur donnent de l’affection, de la tendresse et même de l’amour. Le stress est là. Il faut tout faire pour ne pas perdre leur animal…

Sacrée expérience

On imagine aisément l’auteure, Béatrice Guelpa, se faire toute petite dans la salle d’attente, pour observer les gens, de la même façon qu’elle le ferait à une terrasse de café. Elle scrute et note tout dans un coin de sa tête ! Comme une gardienne d’immeuble ! Car des histoires, elle va en entendre de nombreuses. Des insolites, des rigolotes, des tristes… Des histoires qui, au final, nous ressemblent !

Chez le véto, Histoires d’hommes et d’animaux raconte la vie, tout simplement ! Un chouette livre qui nous sort de notre quotidien et nous apprend à découvrir le monde animal sous un autre jour !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Mars 2021
Auteur : Béatrice Guelpa
Editeur : Favre
Prix : 15€

Hugo est gay, une BD qui décomplexe le coming out, sortie le 7 avril 2021 aux éditions La Boîte à bulles

La question de l’orientation sexuelle a beau être partout dans les médias et dans notre société, ce n’est pas si simple lorsque cela concerne non plus un autre mais soi-même. Le jeune héros de Hugo est gay ne sait d’abord pas ce qu’il est, il n’a pour s’aiguiller que le regard des autres, miroir forcément déformant et difficile à décrypter sans se prendre méchamment la tête quand on est un adolescent de 14 ans. Le ton de la BD se veut plutôt léger pour aborder une question qui n’a pas de réponse toute faite et tourne en boucle dans un cerveau encore en construction. Pas de prosélytisme ni de cours magistral pour un très bon moment de lecture.

La toujours difficile découverte de soi

La BD Hugo est gay met les pieds dans le plat dès les premières pages, sans vulgarité ni raccourcis, le héros se questionne sur la possibilité de son homosexualité et se donne le temps de la réflexion le temps d’en savoir plus. Il réfléchit et se fait des films, ce qui ne se fait pas sans humour. Son recul sur les élèves de son âge obsédés par les filles et le football, son succès amical auprès des filles touchées par son côté féminin, son frère toujours lourd, ses lectures pour parfaire sa connaissance du sujet, la BD ne cache rien et dévoile l’intimité d’un jeune homme déboussolé par ses penchants. Au fur et à mesure que les pages se déroulent, il gagne en assurance, le ton reste toujours plutôt léger même si les références à l’homophobie et à l’interdiction historique de l’homosexualité montrent bien la complexité du sujet, surtout pour un jeune désemparé par tout ce qu’il peut voir et entendre. L’auteur de la BD imagine la rencontre du héros avec un jeune homme de 2021, pour bien montrer l’évolution du regard de la société sur la question gay, sans cacher les résistances toujours vivaces auprès de certaines franges réfractaires de la population. La BD fait un point salutaire sur les question LGBT en confrontant l’évolution des mentalités, au moins en France. Le dessin se veut réaliste avec des bulles à la belle clarté et un scénario qui vogue de la question initiale jusqu’à l’affirmation en passant par le coming out. De quoi parler à beaucoup, faire sourire souvent, et pas besoin d’être gay pour pouvoir s’identifier à cette BD d’apprentissage aussi rafraichissante que sincère.

Hugo est gay est un moment de lecture aussi divertissant qu’enrichissant pour découvrir un héros aussi lambda que n’importe qui et enclin à se cogner au mur de la réalité jusqu’à trouver son propre chemin.

Synopsis: Hugo, un collégien du début des années 2000, se sent différent des autres garçons de son âge. En fait, il se demande même s’il ne serait pas homo… Mais comment en être sûr ?
De quelles ressources un jeune de 14 ans qui grandit à la fin du 20e siècle dispose-t-il pour trouver la réponse à ses questions ? Vers qui se tourner ? Il est en proie aux doutes, et son environnement ne semble pas tout à fait prêt à accepter sa spécificité.
Alors quand Augustin, 14 ans lui aussi, débarque dans sa vie, tout droit arrivé de 2021, c’est le choc. Les deux adolescents comparent leurs vies respectives, et c’est Augustin qui rassure Hugo et l’aide à comprendre son orientation sexuelle. Petit à petit, à grand renfort de recherches, d’expériences et surtout de discussions avec son nouvel ami du futur, Hugo va parvenir à s’accepter tel qu’il est.
Augustin lui fera ainsi découvrir la conception de l’homosexualité qui sera celle des années à venir…
En attendant, Hugo doit traverser des étapes délicates : son coming-out auprès de ses parents, ses premiers émois amoureux, des tentatives de « guérison ».
Il réalisera également qu’Augustin, en 2021, n’échappe pas non plus complétement à ces questionnements et difficultés, en dépit des progrès majeurs effectués en termes de droits LGBT.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Hugues Barthe

Nombre de pages / Prix: 112 pages / 16 euros

La révolution industrielle, l’Histoire de France en BD (Casterman)

La révolution industrielle, l’Histoire de France en BD (Casterman)

Votre enfant est passionné d’Histoire de France ? Alors cette collection, l’Histoire de France en BD, éditée par Casterman, est faite pour lui. Après Charlemagne, Ma première Histoire de France, La Première Guerre Mondiale, voilà La révolution industrielle, la dernière BD de cette série qui sort aujourd’hui même !

Le XIX siècle est un siècle très riche et en plein développement. Et surtout en pleine transformation. La révolution industrielle change la vie de tous !

Les gens quittent la campagne pour aller en ville, chercher du travail, travailler dans les usines. Sur de belles machines toutes neuves ! La machine à vapeur semble relever du miracle ! La métallurgie se développe à vive allure ! Le chemin de fer naît ! Et pour faire marcher toutes ces nouvelles machines, il faut extraire du charbon. Et les conditions de travail sont bien difficiles.

L’électricité arrive dans les foyers ! Puis le téléphone, la TSF, la photographie, le vélo, l’automobile, l’avion…
Que de progrès pour améliorer la condition humaine !

Dominique Joly, l’autrice, est historienne. Elle sait captiver l’attention des jeunes lecteurs pour découvrir cette période incroyable de notre Histoire ! Avec de très beaux dessins de Bruno Heitz.

La révolution industrielle, une BD intelligente, à offrir à tous nos jeunes, dès l’âge de 8 ans.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 avril 2021
Auteur : Dominique Joly
Illustrateur : Bruno Heitz
Editeur : Casterman
Prix : 12,95 €

Les Vignerons de Cascastel présentent un vin rosé qui appelle l’été, le Château Sainte Colombe rosé 2020, AOP Languedoc

Voilà un vin rosé qui fait plaisir à déguster, ce Château Sainte-Colombe sent bon le Languedoc, le sud de la France et le travail bien fait. Le temps des terrasses ombragées approche, de quoi se préparer à de belles dégustations, toujours avec modération.

Vivement le soleil de l’été

Ce sont des vendanges réalisées à la fraîche qui permettent de récolter le raisin. Après un pressurage direct et un débourbage
statique à 10°C, la stabulation des bourbes est réalisée à froid pour laisser s’épanouir les arômes, avant de les filtrer pour les réintégrer au moût en fermentation. Le vin se compose de 50% de Grenache noir, 30% de Carignan et 20% de Cinsault. A l’œil, la robe apparait rose pâle et lumineuse. Le nez est assez intense avec des touches de petits fruits rouges (fraise-framboise) et de fruits exotiques (ananas) ainsi qu’un épicé poivre blanc. La bouche est vive, croquante et fraîche, longue sur les agrumes citron-pamplemousse, saline en finale. Ce vin accompagne parfaitement des asperges vertes, du saumon mariné, des crevettes, des sushis, une sole au citron, une tarte aux légumes du soleil, un chèvre sec ou un reblochon. Le vin est distribué en vente directe et en GMS régionale pour un prix TTC départ cave de 9,00 euros. De quoi profiter au mieux du soleil.

Publireportage: Crée en 1921, la cave regroupe 4 villages ; Cascastel, Fraïsse, St Jean de Barrou et Villesèque des Corbières-, dans le massif des Hautes Corbières et du Haut Fitou, à vingt kilomètres de la Méditerranée. Les spécialités pour les vins rouges : Carignan, Grenache noir – dont la grande majorité en vieilles vignes de plus de 50 ans – et Syrah ; Merlot pour la production d’IGP Vallée du Paradis rouge associé aux cépages traditionnels afin de leur donner un caractère spécifique.
Pour les vins rosés: Cinsault et Grenache gris – également utilisé pour le Rivesaltes, dont les plus vieux datent de
1905. Pour les vins blancs: Grenache blanc, Macabeu, Marsanne et Roussanne. Pour le Muscat de Rivesaltes : Muscat d’Alexandrie et Muscat à Petits Grains.

Déracinée, une belle BD sur une famille pas comme les autres aux éditions La Boîte à bulles, sortie le 7 avril 2021

Une jeune fille doute de la continuité de ses études et préfère rentrer se ressourcer dans le cocon familial alors qu’une de ses sœurs est au centre d’un questionnement existentiel, revenir chez sa mère naturelle ou rester dans cette famille d’accueil pas comme les autres qui n’hésite pas à accueillir des enfants et à leur donner de l’amour. La BD décortique le système des familles d’accueils volontaires en Belgique, dans ses avantages mais aussi ses inévitables impasses avec une belle démonstration de sentiments vrais et sincères, donc compliqués.

Une BD au réalisme doux-amer

L’auteure Tiffanie Vande Ghinste puise dans son expérience personnelle de sœur d’accueil pour raconter une histoire intimiste empreinte d’émotion et montrer la vie réelle de familles d’accueil où chaque cas est forcément différent. Car la bonne volonté et les efforts continus ne suffisent pas à toujours à pallier aux carences affectives et aux nombreuses fêlures psychologiques engendrées par les carences familiales historiques. Les enfants abandonnés sont pris en charge en Belgique par des familles d’accueil qui rivalisent d’attention et de prévention pour participer à la reconstruction de petits esprits abimés. L’histoire de Déracinée touche au cœur avec ses 2 parents qui se remettent constamment en cause pour ne pas faire dévier le navire de leurs efforts continuels dans le but d’apporter le soutien de tous les enfants escompté par les naufragés. Face à un père au four et au moulin et une mère à l’amour d’abordant, les enfants naturels ou accueillis, forment une tribu où les différences n’empêchent pas la vie en communauté. La jeune Soledad est particulièrement fragile émotionnellement suite aux errements de sa mère biologique, elle continue à rechercher son amour, désespérément. Le récit raconte également la difficulté du système pour gérer aux mieux des situations forcément compliquées, combien même le dévouement des familles, comme dans l’exemple de la famille de l’héroïne. Les 128 pages abordent différents sujets, avec art et didactisme, parfois aussi un peu de caricature, car même loin de la perfection, les agents du système n’ont pas des yeux traversant les murs pour savoir ce qui se passe dans les maisons, craignant d’identifier des abus et des situations de crise, même quand il n’y en a pas, hélas. Le dessin navigue entre réalisme et fantasmagorie, au cœur d’une nature luxuriante où se trouve juchée la maison assez inédite de cette famille, contribuant à son caractère unique.

Déracinée est une proposition de thèse à charge en faveur de tous ceux qui se débrouillent avec les moyens du bord pour dispenser de l’amour à ceux qui en ont besoin. Le récit doux amer n’en rajoute pas dans le pathos et trouve l’exacte mesure pour raconter une histoire aussi réaliste que touchante.

Synopsis: Bruxelles, 2012. Billie reçoit un appel de sa mère l’informant que la juge aux familles a décidé de rendre Soledad, sa sœur d’accueil, à sa mère biologique. Pour la famille, c’est tout à la fois un désaveu cinglant et surtout un drame car ils craignent pour la stabilité émotionnelle de Soledad. Sans hésitation aucune, la jeune femme abandonne la capitale belge et ses études de médecine pour revenir au sein du cocon familial, au beau milieu de la forêt, retrouver ses parents et ses 4 autres frères et sœurs. Son retour auprès de sa « tribu » sera bientôt suivi par celui de Soledad, déçue et traumatisée – une fois de plus – par le rejet de sa mère biologique. Si cette famille originale ne manque ni de charme ni de solidarité, ni d’originalité, chacun de ses membres se retrouve face à ses propres difficultés, que ce soit pour définir des choix de vie, pour se trouver une profession, ou pour continuer à croire en son rôle de parent d’accueil face aux aberrations d’une administration bornée…
Car le mal-être de Soledad, jeune adolescente tourmentée, se trouve amplifié par les événements récents, avec un sentiment d’abandon décuplé et l’impression de n’avoir sa place nulle part, pas même dans sa famille d’accueil. Autour d’elle, la tribu tente de faire front et de l’apaiser. Mais c’est sans compter sur l’obstination et l’aveuglement d’un trio d’assistantes sociales au rôle de quasi sorcières maléfiques… S’inspirant de son expérience en tant que sœur d’accueil, Tiffanie Vande Ghinste livre ici un récit intimiste empreint d’émotion et de poésie sur le quotidien des familles d’accueil, marqué autant par les défis à relever que par la richesse des relations et l’intensité des moments de joie…

Editeur: La Boîte à bulles

Auteurs: Tiffanie Vande Ghinste

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 20 euros

L’homme qui tua Nobunaga, tomes 1 & 2 : un manga de Kenzaburo Akechi et Yutaka Todo (Delcourt/Tonkam)

L’homme qui tua Nobunaga, tomes 1 & 2 : un manga de Kenzaburo Akechi et Yutaka Todo (Delcourt/Tonkam)

Récit historique qui nous emmène au coeur du XVIe siècle au Japon, L’homme qui tua Nobunaga retrace l’histoire du seigneur de guerre craint de tous Oda Nobunaga dont le destin a croisé la route d’un certain Yasuke, ancien esclave et premier samurai noir qui parvint à gagner l’amitié et les faveurs de Nobunaga.

L’art de la guerre et le code des samurais est au coeur de L’homme qui tua Nobunaga. Un scénario épique qui jongle avec les époques, les personnages et les lieux pour mieux mettre en perspective le funeste sort de Nobunaga. Le lecteur peut parfois se trouver en perte de repère et éprouver quelques difficultés à suivre la multiplicité des pistes proposées. Mais le sujet demeure suffisamment intéressant pour pousser à l’effort et poursuivre cette aventure historique.

Ces deux premiers tomes sont donc riches de protagonistes et d’intrigues. La suite promet d’être dense !

 

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Ce manga tente de résoudre l’énigme la plus marquante de l’histoire du Japon, l’assassinat d’Oda Nobunaga, il y a 431 ans. Découvrez son incroyable amitié avec Yasuke, un esclave noir devenu le 1er samurai non japonais.
Plongez au coeur des derniers mois d’Oda Nobunaga, éminent seigneur de guerre ayant unifié le Japon au XVIe siècle. Laissez-vous porter par l’amitié qui le liait à Yasuke, le tout premier samouraï noir, et découvrez l’histoire qui mena à son assassinat lors de l’incident de Honnôji. Après plusieurs siècles, le voile est enfin levé sur les mystères qui planaient sur cet événement historique.
 
Date de parution : le 3 février 2021
Auteurs
: Kenzaburo Akechi (Scénario),
Yutaka Todo (Dessin)
Genre
 : historique, samurai
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (208 pages)
Acheter sur : BDFugue

La déchéance d’un homme T.01 : manga de Junji Itô (Delcourt/Tonkam)

La déchéance d’un homme, manga de Junji Itô (Delcourt/Tonkam)

Le mangaka Junji Itô est de retour avec une adaptation de l’oeuvre de Osamu Dazai sous le titre La Déchéance d’un homme. Le premier tome du manga (qui doit en compter trois), nous plonge dans l’intimité d’un jeune homme torturé, qui vit très mal le jugement d’autrui, et plus particulièrement le regard de sa famille sur sa personne. Il décide alors d’emprunter des airs de clown pour divertir les siens à toute heure. Il devient celui dont on rit et dont on attend de rire.

Un semblant d’humour qui cache une profonde détresse, un abîme à glacer le sang. La noirceur du personnage dérange dans une atmosphère particulièrement malsaine. De quoi être amplement décontenancé à la lecture de ce premier épisode !

La Déchéance d’un homme heurte et questionne sous des airs inquiétants, ce que Junji Itô sait mettre en scène plus que quiconque. Âme sensible s’abstenir.

 

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Ce manga est l’adaptation d’un des romans les plus célèbres de la littérature japonaise contemporaine. Il est publié en France chez Gallimard depuis 1962. Yôzô Ôba souffre énormément du regard que les autres portent sur lui et ne comprend pas le bonheur de son entourage. La solution qu’il finit par trouver pour s’en guérir : se transformer en bouffon. C’est ainsi que s’écoulent ses jours, à se vouer à ce rôle de clown empli de souffrance. « Extérieurement, le sourire ne me quittait pas intérrieurement, en revanche, c’était le désespoir. »
 
Date de parution : le 17 mars 2021
Auteurs
: Junji Itô (Scénario, Dessin),
d’après une oeuvre d’Osamu Dazai
Genre
 : roman, horreur, drame
Editeur : Delcourt
Prix : 7,99 € (224 pages)
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The Exception, un thriller étouffant de Jesper W. Nielsen, sortie le 1er avril en VOD et achat digital

The Exception est un thriller psychologique danois mettant en parallèle de manière hardie les tensions entre 4 personnages féminins et le concept de Psychologie du mal. Le réalisateur danois Jesper W. Nielsen truffe son intrigue de renvois aux crimes contre l’humanité comme autant de pistes de réflexion sur l’humain et sa capacité à faire le mal. Le trouble nait au fur et à mesure que les évènements s’accélèrent, jusqu’au drame final. Parti sur une peinture de société lambda, le film s’élève, et le spectateur avec lui.

Un thriller à ne pas manquer

Le film est accompagné d’un slogan à l’ambiguïté immédiate. Si vous aimez vos collègues, chérissez-les, tout le monde n’a pas cette chance. Comme si chérir ses collègues étaient la garantie d’une vie professionnelle épanouie… ou peut-être est-ce comme un avertissement prémonitoire. Cette adaptation du best-seller de Christian Jungersen n’est pas sans rappeler l’ambiance délétère de la saga Millenium, avec une bonne ambiance paranoïaque. Le mal est partout et peut surgir à tout instant. Une ONG danoise sert de cadre au film avec 4 documentalistes entre lesquelles les liens d’amitié et d’inimité instillent une tension constante et croissante. Alors que leur travail consiste à enquêter sur les génocides et les crimes contre l’humanité, la nouvelle venue Anne-Lise (toujours impeccable Sidse Babette-Knudsen vue notamment dans la série Borgen) se trouve mise à l’écart par ses 3 collègues, jusqu’à faire naitre le doute dans l’esprit du spectateur sur sa santé mentale. D’autant que les apartés sur un ouvrage en construction intitulé Psychologie du mal évoquent les ressorts psychologiques des bourreaux en périodes de guerres er de conflits. Anne-Lise se sent harcelée, presque torturée psychologiquement par ses collègues. Ce ressenti fait naitre un climat oppressant, surtout que des criminels de guerre en fuite apparaissent au fur et à mesure de l’intrigue, comme des rappels sur la proximité de l’horrible et de la normalité la plus lambda. Et comme des menaces de mort sont envoyées par un mystérieux expéditeur, la tension ne retombe jamais. L’engrenage est lancé et les révélations sur les 4 héroïnes concourent à complexifier encore un peu plus un film qui ne perd jamais en attrait. Les zones d’ombre se multiplient et brouillent toujours un peu plus les repères, enfonçant le spectateur dans un stress haletant jusqu’au dénouement… très ouvert, qui ne résout pas tout.

Paranoia et ambiguïté sont les piliers de ce thriller qui tente d’appliquer à un contexte ordinaire les ressorts de crimes normalement appliqués à des conflits de plus grande envergure. Le quotidien devient étouffant, complètement anxiogène, dans un film qui atteint son but, troubler le spectateur et le faire réfléchir sur la banalité du mal.

Synopsis: Anne-Lise rejoint, en tant que documentaliste, une petite ONG danoise travaillant sur les génocides. Remarques mesquines, mise à l’écart… Dès le départ, elle fait face à un front glacial instauré par trois employées. Le harcèlement subi par Anne-Lise vire au cauchemar lorsque ses collègues reçoivent des menaces de mort par e-mail. Les quatre femmes soupçonnent un criminel de guerre serbe dénoncé dans le cadre de leurs recherches, mais dans un climat de suspicion de plus en plus oppressant, elles en viennent bientôt à penser que la menace pourrait bien venir de l’intérieur…

Vignobles & Signatures, un club avec des hommes et des femmes passionnées, la preuve avec deux nouvelles dégustations

Les domaines du Club Vignobles&Signatures sont des habitués de Publik’Art avec des dégustations récurrentes et toujours de qualité (dégustation de décembre 2020 et dégustation de juillet 2020). Le club propose deux nouvelles cuvées à déguster pour de belles découvertes, le Château Haut Selve Réserve 2018 Graves rouge de la Famille Lesgourgues et le Domaine de l’Hortus Grande Cuvée blanc 2019 IGP Val de Montferrand de la Famille Orliac.

Le Château Haut Selve Réserve 2018 Graves rouge de la Famille Lesgourgues

La famille Lesgourgues propose un large choix de cuvées, avec du Bas Armagnac, du Bordeaux, du Graves et du Madiran dans ses 240 hectares de vignes. Le Château Haut Selve Réserve 2018 Graves rouge se compose de 75% de Cabernet Sauvignon et de 25% de Merlot. A l’œil, la couleur est rouge grenat sombre. Le nez est complexe avec des arômes de fruits rouges et noirs, des notes épicées et mentholées, tout en fraicheur. Le boisé est présent mais subtil. En bouche, le côté mûr des Cabernets Sauvignon ressort clairement. C’est dense, serré, centré. La finale est longue sur une aromatique florale typique des grands terroirs de Graves avec quelques notes de violette. Avec des tannins bien enrobés, l’ensemble est aussi puissant que velouté. Le vin accompagne idéalement un carré d’agneau aux herbes, une côte de bœuf, un confit de canard et du brie. Un vin racé avec une forte identité proposé au tarif de 26 euros.

Le Domaine de l’Hortus Grande Cuvée blanc 2019 IGP Val de Montferrand

Cette cuvée existe sur les deux couleurs rouge et blanc, elle provient des plus beaux terroirs de la propriété. Il s’agît de parcelles dont les sols sont drainants et profonds afin que la plante ne souffre pas de la sécheresse estivale. Cela se traduit par l’obtention d’une maturité très homogène avec des baies offrant un excellent équilibre entre qualité des tanins, acidité et arômes. Cet équilibre permet un travail plus poussé sur le raisin (macération longue) et sur le vin (élevage long en fûts).
Le vin se compose de 60% de Chardonnay, 20% de Viognier, 10% de Sauvignon Gris et 10% de Petit Manseng. A la dégustation, le nez est gourmand, riche et complexe sur des arômes de fruits à coque, d’abricot, de beurre et de genêt. L’attaque est ronde, sur des arômes d’abricot et de mangue, évoluant sur des notes exotiques et une finale plus minérale, légèrement citronnée. On note un bel équilibre entre onctuosité et fraicheur. Le vin est fin, élégant, à la forte personnalité.
Il se déguste plus particulièrement avec un tajine de poisson, un risotto aux champignons et des encornets farcis. Levin est proposé à 24,15 euros et peut se garder 5 à 7 ans.

Le langage intégral d’Hugues Dufour aux éditions L’Harmattan, un ouvrage érudit à découvrir

Les éditions L’Harmattan publient le livre d’Hugues Dufour intitulé Le langage intégral, sous-titré Théorie esthétique des nouvelles technologies. L’ouvrage se veut novateur, à la fois art poétique et traité esthétique traitant des interactions entre les langages artistiques et technologiques. La lecture demande une bonne concentration pour saisir tous les concepts qui sont évoqués. Lecture ardue mais passionnante, qui demande au lecteur de rester en alerte pour ne pas tout prendre pour argent comptant et exercer son esprit critique en permanence.

Une lecture érudite

Hugues Dufour est un sérieux client. Diplômé de physique et du Conservatoire et de l’École nationale des jeux et multimédias interactifs et numériques, il a travaillé dans l’industrie du jeu vidéo comme concepteur, musicien et scénariste. Il évoque dans son ouvrage les mille et une subtilités des langages, alphabétiques, numériques ou artistiques à travers les âges. Voir défiler les concepts tout le long des pages demande de conserver toute sa clarté et de ne pas se laisser submerger sous peine de passer à côté de finesses difficilement discernables a priori. L’ouvrage débute sur une théorie du langage total à travers le prisme du langage musical wagnérien, une introduction parfaite pour ne pas succomber de suite à la difficulté du sujet. Pour les fanatiques du Nibelungen, c’est un régal. Cette évolution décisive du langage opératique mélangeait musique, danse et mythes ancestraux, de quoi faire avancer le concept d’Opéra. Les références aux nouvelles technologies montrent bien que le langage n’est jamais in concept finalisé et qu’il se construit, encore et encore, dans une période actuelle où le champ des possibles est vertigineux. Quand l’auteur évoque la célèbre phrase de Magritte Ceci n’est pas une pipe, l’auteur évoque le paradoxe intrinsèque de la citation, alors que le tableau montre clairement le dessin d’une pipe. L’absence de référence à la phrase de Breton et Eluard publiée dans un article du numéro de décembre 1929 de la revue La Révolution surréaliste intitulé Notes sur la poésie où les deux auteurs inventent cette définition percutante La poésie est une pipe, à l’origine de la citation de Magritte, est paradoxale et souligne l’importance de rester en action à travers les pages d’un ouvrage qui sollicite la curiosité autant que l’intellectualité. L’auteur multiplie les analyses tout azimut passionnantes et exige que le lecteur exerce son avis critique pour un travail en temps réel sur le texte et les concepts traités. Le ping pong entre concepts de langage et art est constant et la lecture, même ardue, recèle une satisfaction intrinsèque au fil des pages.

Le langage intégral est une thèse qui force le respect par son ambition totale, intégrale, d’évoquer tous les langages. Tentative non point simple mais qui fait activer les synapses tout au long de la lecture pour un travail intellectuel digne de ce nom.

Synopsis: Comment les nouvelles technologies peuvent-elles inspirer les artistes d’aujourd’hui ? Il ne s’agit pas seulement de créer sur de nouveaux supports, mais de comprendre l’essence des technologies numériques, pour s’en inspirer et bousculer les catégories de ce que nous appelons encore art. C’est l’analyse des relations qui existent entre différents langages qui mettra en évidence une nouvelle manière de mêler réel et imaginaire. Jusqu’à présent, nous n’avons considéré que la fusion des langages dans l’opéra, le cinéma ou la chanson. Si elle promet d’élargir le champ expressif, elle montre aussi ses limites. Il nous faut donc imaginer son opposé, la fission des langages : la confrontation expressive des langages artistiques et technologiques devrait être au coeur d’une révolution culturelle encore à venir. Les chemins esthétiques qui y mènent restent à défricher. En étudiant les modalités qui intensifient les langages, une théorie esthétique générale et prospective se dessine.

Editions: L’Harmattan

Auteur: Hugues Dufour

Nombre de pages / Prix: 200 pages / 14,99 euros en ebook, 20€ en livre

Céleste et Marcel, un amour de Proust (Editions du Rocher)

Céleste et Marcel, un amour de Proust (Editions du Rocher)

Jocelyne Sauvard est depuis toujours passionnée par Marcel Proust. Presque hantée ! Alors, ce roman, Céleste et Marcel, n’est qu’une évidence pour elle !

Un personnage sorti de l’ombre

Personne ne connaît encore Céleste. Son mari est le chauffeur de taxi qui s’occupe régulièrement de Marcel Proust. A 27 ans, Céleste entre au service de l’écrivain. Elle devient sa servante. Mais certes, pas une servante ordinaire car Proust n’est pas un homme ordinaire.

Proust malade

C’est déjà un homme malade, avec de sérieux problèmes pulmonaires. Il a une vie décalée. Sans horaires. Du coup, Céleste le suit, nuit et jour. Elle est toujours là quand il a besoin d’elle, à n’importe quelle heure. Elle lui est entièrement dévouée.

Peu à peu, elle va prendre la place de sa secrétaire. Il lui dicte ses écrits, s’occupe de ses notes, vérifie ses informations. Elle veille sur lui dans tous les domaines. Il lui raconte ses nuits folles, ses liens avec ses amis, les ragots du monde extérieur… Il lui dit tout !
Marcel est encore jeune, 47 ans, mais il se sait condamné. C’est une course contre la montre car il n’a pas fini son écriture. Ni La Recherche, ni Robert et le chevreau ne sont finis. Il doit terminer ses œuvres… Et sans Céleste, il ne peut y arriver.

Sale période

Et dehors, c’est la guerre. On est en 1918. Les Allemands bombardent Paris. Céleste s’inquiète chaque nuit de voir disparaître Proust. Dans quel état va-t-il revenir ? Tant de dangers le guettent à l’extérieur. Sans oublier la grippe espagnole qui fait des ravages. Et les nuits folles avec le Tout Paris. Proust finit toujours par rentrer mais dans quel état ?

Ce n’est pas grave, l’important est qu’il rentre. Céleste fera tout pour lui. Elle est entièrement à son écoute . Leur relation est complètement platonique mais Proust ne s’est jamais confié qu’à elle. Une femme dans l’ombre mais pas pour Proust. Une femme qui lui entièrement dévouée, qui répondait nuit et jour à ses demandes. Sans rien attendre au retour. Elle disait recevoir tellement de ce génie qu’il emplissait sa vie…

Un amour de Céleste ? Dix ans auprès de Marcel, et plus d’un demi-siècle pour ne pas s’en consoler. Un amour si fort qu’il embrasera sa vie jusqu’à la fin. P.260

Jocelyne Sauvard rend un bel hommage à cette femme, Céleste Albaret sans qui Proust n’aurait pas été Proust. Et surtout Proust n’aurait pas réussi à finir seul son œuvre.
Céleste et Marcel, une belle histoire d’amour, assurément !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 1er Avril 2021
Auteur : Jocelyne Sauvard
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 19,90 €

La Vodka bio Grands Domaines des Domaines Francis Abécassis, primée avec une médaille d’or dans la catégorie World Best Vodka Pure Neutral aux World Drinks Awards 2021 de Londres

La Vodka bio Grands domaines a été primée avec une médaille d’or dans la catégorie World Best Vodka Pure Neutral aux World Drinks Awards 2021 de Londres et c’est une nouvelle récompense prestigieuse pour les Domaines Francis Abécassis.

Une Vodka unique

Elaborée exclusivement à partir de blé tendre d’hiver de culture biologique cultivé en Camargue sur des terres bordées par le petit Rhône dans le sud de la France, dans une vaste région protégée où depuis des siècles les chevaux, les flamants roses et les taureaux vivent en liberté, la Vodka signée les Grands Domaines est bio. Les propriétés gustatives du blé du domaine varient selon chaque saison et dépendent des conditions climatiques de chaque année. L’organisme de contrôle ECOCERT a certifié que la Vodka Grands Domaines respecte les règles de production biologique à chaque étape du processus de fabrication. Le blé est récolté au début de l’été et laissé à l’air libre plusieurs jours pour être séché naturellement par le mistral qui balaie le Delta du Rhône avec ses vents chauds et puissants. Chaque étape est ensuite réalisée minutieusement, la fermentation, la distillation, la filtration et la mise en bouteille. La dégustation est un vrai plaisir. A l’œil, la Vodka bio Grands Domaines est cristalline. En bouche, sa finesse et sa fraîcheur mettent en valeur son origine avec des notes de grain de blé associées à une touche citronnée poivrée. Après une entrée en bouche toute en délicatesse et douceur, sa rondeur associée à une puissance maîtrisée révèle sa pureté. Des notes épicées, suaves, de zestes d’agrumes et de fleurs viennent prolonger cette dégustation. Le prix TTC de cette Vodka bio au départ domaine s’élève à 31 euros. De quoi se laisser aller à une dégustation, mais toujours avec modération!

Publireportage: Avec 370 hectares de vignes, Domaines Francis Abécassis est l’un des plus grands propriétaires viticoles de l’appellation Cognac et l’un des domaines les plus récompensés à travers le monde depuis sa création en 2005. Ses marques ABK6 Cognac, Leyrat, Reviseur et Grands Domaines ont été primées à de nombreuses reprises. Respectueux de l’environnement, les vignobles des Domaines Abécassis sont certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE3) depuis 2019. Chaque domaine a ses vignes, sa cave, sa propre distillerie et ses chais de stockage, permettant de réaliser toutes les
étapes de la production en interne. Les Domaines Francis Abécassis exportent aujourd’hui dans plus de 35 pays.

Coordonnées:
Domaines Francis Abécassis – Domaines de Chez Maillard, 16250 Val des Vignes
+33 (0)5 45 66 35 72 – contact@abk6-cognac.com – www.abecassis-cognac.com

Calme, La magie du sommeil, tout pour bien dormir (Pygmalion)

Calme, La magie du sommeil, tout pour bien dormir (Pygmalion)

Calme, La magie du sommeil, de Michael Acton Smith, est un très beau livre. D’excellente qualité ! C’est le livre de chevet que vous n’allez plus quitter, surtout si vous avez des problèmes de sommeil !

Comprendre le mécanisme du sommeil

Tout est décrit sur le sommeil. Tout y est expliqué clairement. Avec des superbes illustrations. En fait, c’est un livre qui peut se lire à n’importe quel moment de la journée, et surtout on peut lire le chapitre qui nous attire à l’instant présent. Sans aucune obligation de le lire comme un roman. Bien au contraire ! 

Méditation, relaxation

Non seulement vous allez comprendre votre rythme du sommeil mais vous allez pouvoir l’améliorer. Des tas d’exercices sont proposés, des questionnaires, des propositions de bien-être, tout a été vu et revu par l’auteur ! De la méditation, de la relaxation, du calme, voilà le guide qui va vous aider à bien dormir. Avec des tests et des pages à remplir vous-même. Une sorte de carnet de bord de votre sommeil.

Et tout le monde s’accorde pour dire que sans sommeil, nous devenons beaucoup plus intolérants et beaucoup moins patients. Nos journées sont alors épuisantes. Le sommeil est indispensable à notre santé.

Michael Acton Smith a créé l’application Calm, numéro 1 de la méditation, maintenant avec son livre, Calme, il nous donne des exemples concrets pour améliorer notre sommeil et régler nos problèmes d’endormissements.

Calme, La magie du sommeil, un très beau livre à s’offrir !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 17 mars 2021
Auteur : Michael Acton Smith
Editeur : Pygmalion
Prix : 21€

Louis Arlette dévoile un single très pop et apaisé Blanc et Bleu avant la parution de son nouvel album Arbre de vie le 23 avril 2021 (Le bruit blanc / Kuroneko)

Le souvenir de l’album Sourire Carnivore chroniqué sur Publik’Art en 2018 remonte à la surface tandis que parait le nouveau single de Louis Arlette, Blanc et bleu, sorti le 26 mars 2021. Avec des sonorités plus pop et toujours avec cette voix immédiatement reconnaissable, le chanteur connait une actualité bien remplie alors que son nouvel album Arbre de vie s’annonce pour la fin avril.

Un chanteur à fleur de peau

Entre Sourire Carnivore et Arbre de vie, l’album Des Ruines et des Poèmes est sorti en 2019 et c’est avec plaisir que l’on reprend des nouvelles de Louis Arlette. Le temps de l’électro-sombre est passé, le chanteur livre une composition résolument plus pop, presque apaisée, avec Blanc et Bleu. C’est un long voyage de plusieurs mois passés en Crète qui l’a profondément marqué, et inspiré, depuis le titre du single qui évoque les couleurs locales, tout en blanc et en bleu, avec les maisons de l’île jusqu’à la mer et le ciel. Le ton se veut presque mystique et souligne l’important de ne pas sacrifier le présent pour profiter des sensations de l’instant. Pour ceux qui ne le savent pas, Louis Arlette est un auteur compositeur interprète ingénieur du son et producteur français. Il a notamment collaboré avec le groupe Air en 2007 et l’album Pocket Symphony et également Jean-Paul Goude, Carla BruniCat PowerCharles Berling et Colin Greenwood du groupe Radiohead. Il a notamment participé au concert Velvet Underground Revisited en 2011 à la Cité de la Musique en compagnie de Nigel GodrichColin Greenwood, les Hot Rats et Nicolas Godin du groupe Air. Pour satisfaire ses envies de musique et travailler à son rythme, il a créé son propre studio d’enregistrement nommé le Bruit Blanc.

Le titre Bleu et blanc mélange synthés tourbillonnants et batterie vrombissante comme un retour à la vie qui augure du meilleur pour l’album Arbre de vie bientôt chroniqué sur Publik’Art.

J’habille mes amies : Les fées ballerines (Usborne)

J’habille mes amies : Les fées ballerines (Usborne)

Dans la collection Usborne J’habille mes amies, Publik’Art vous avait déjà fait découvrir :
Le concours hippique et au poney-club. Et également Au cœur de l’action et les patineuses.

Et aujourd’hui, c’est au tour de : Les fées ballerines ! Les jeunes lecteurs vont s’en donner à cœur joie ! Avec plus de 330 autocollants pour habiller chaque ballerine ce ce joli album ! Ces ballerines sont toutes plus belles les unes que les autres, mais elles seront plus belles encore vêtues de leur plus belle parure !

Chaque double page porte un thème, merveilleusement illustré : le ballet des papillons, les arcs-en-ciel, le lac des cygnes, les fées du bois… Au lecteur d’ajuster les bons costumes !

J’habille mes amies : Les fées ballerines promet de belles heures d’activité ludique et manuelle tout en favorisant l’imagination du lecteur !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2021
Auteur : Fiona Watt
Illustrateur : Antonia Miller

Editeur : Usborne
Prix : 6,50€

Deux cuvées du Château de France à découvrir les Pessac-Léognan rouge 2014 et blanc 2018

Chateau de France est l’appellation la plus emblématique du Chateau au côté des autres appellations, Chateau Coquillas et le Bec-en-sabot qui ont déjà fait l’objet de dégustations sur Publik’Art. Deux nouvelles cuvées ont été adressées pour de nouveaux très bons moments de dégustation, le Chateau de France rouge 2014 et le Chateau de France blanc 2018.

Le Château de France rouge 2014, aussi exigeant que gourmand

Cet AOP Pessac-Léognan rouge se compose de cépages Cabernet Sauvignon pour 41% et Merlot pour 59%. A l’œil, la robe est rubis profond. Le nez est intense, complexe et mûr, fruité cassis, myrtille, cerise, épicé poivre noir-muscade-réglisse, tabac blond, pain d’épices. La bouche est fondue et ronde, harmonieuse entre puissance, gourmandise, fraîcheur et matière et des tanins élégants et mûrs, fruitée, épicée et réglissée jusque dans la jolie longueur. Le vin se déguste idéalement pour accompagne une terrine de chevreuil, une épaule d’agneau, une daube de sanglier, du cantal et de la poire au vin et aux épices. Le prix public indicatif en France est de 24,00 € TTC départ Château. Sont également à la vente les millésimes 2015-2016-2017. La distribution se fait en vente directe, chez les cavistes et en CHR. Aucun doute sur la qualité de cette cuvée aussi exigeante que gourmande, à découvrir absolument!

Le Château de France blanc 2018, un vin blanc équilibré

Cet AOP Pessac-Léognan blanc se compose à 80 % de cépage Sauvignon et 20 % de cépage Sémillon. A l’œil, la robe est joliment dorée avec une nuance émeraude brillante. Le nez est mûr, fruité pêche-abricot, noisette, puis bergamote, et une note fumée. La bouche est puissante et croquante avec un bel équilibre gras-acide, poivre gris et une finale intense et fraîche avec une touche de salinité. Le vin se déguste idéalement avec du homard, des asperges sauce hollandaise, une blanquette de
la mer, un saumon au four, du beaufort ou de la tomme de brebis. Le prix public indicatif en France est de 25,60 € TTC départ Château. Le vin est distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR.

Publireportage: Le Château de France, Pessac-Léognan.
Cette propriété familiale de 40 hectares en AOC Pessac-Léognan inclut 36 hectares de Cabernet sauvignon et
de Merlot pour la production de vin rouge, et 4 hectares de Sauvignon et de Sémillon pour la production de vin
blanc. La famille Thomassin fait partie des plus anciens propriétaires de l’appellation Pessac-Léognan. Le
Château de France, qui avait été repris en 1971 par Bernard Thomassin, est conseillé depuis 1996 par le
laboratoire Rolland, et Arnaud Thomassin en assure la direction.
L’adhésion au SME du vin de Bordeaux (Système de Management Environnemental) puis la certification HVE
en 2018 signent un engagement pour formaliser et améliorer les pratiques existantes au Château de France en
vue de réduire l’impact de ses activités sur l’environnement

« Bigre » : le trio gagnant et barré à (re)voir sur France 5

Bigre ou le trio gagnant

Bigre : le trio gagnant et barré à (re)voir sur France 5

Fort de son succès public et critique (Molière 2017 de la meilleure comédie), l’ovni théâtral emmené par Pierre Guillois, Agathe L’Huillier et Olivier Martin-Salvan, est à (re)voir sur France 5, le 2 avril 2021, à 20h55. Acteurs et auteurs de ce théâtre sans parole (Pierre Guillois signe également la mise en scène), il nous offre un trio au taquet et à son meilleur pour nous faire rire mais pas que ! porté par une écriture de plateau, qui est à elle seule un manifeste.

Aussi désopilant qu’expressif, poétique que barré, leur jeu dynamite sans difficulté tout vocabulaire pour nous immerger au cœur de la vie quotidienne de trois célibataires aux accents d’ultra moderne solitude, et dont les affres sont le miroir d’une époque à contresens. Jubilatoire.

Des anti-héros en roue libre

Sur scène, sont alignées trois chambres de bonne sous les toits : l’une blanche et aseptisée, avec quelques outils technologiques occupée par un high-tech man (Olivier Martin-Salvan), l’autre hétéroclite et bordélique habitée par un doux rêveur écolo (Pierre Guillois), la dernière parfaitement agencée aux couleurs d’une maison de poupée, aussi acidulée et affectée que son occupante (Agathe L’Huillier).

rater encore,  rater mieux

Les habitudes, les travers, et les secrets de chacun des cohabitants dont la devise pourrait être rater encore, rater mieux, sont mis à nu avec un regard à la fois déjanté, loufoque et poétique. Où se superpose habillement la cohabitation entre les protagonistes qui se débattent avec leur solitude, leurs enjeux humains et amoureux, leurs ratages, leurs rêves aussi, au rythme de situations les plus folles et de dérapages à tous les étages, propices à des envolée surréalistes qui dévoilent en creux l’absurdité d’un quotidien et l’ingratitude d’un destin !

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© Pascal Pérennec

Si le spectacle est hilarant à la drôlerie percutante et décapante, il porte aussi une profonde humanité, une vraie tendresse pour ses personnages et leurs histoires impossibles.

On est scotché par les trouvailles qui égrènent le spectacle à l’abri d’effets, de gags, d’objets délirants et d’une scénographie complètement raccord avec cette fresque ubuesque sortie de nulle part.

Instants mémorables que celui où l’acteur chante en karaoké « La valse à mille temps » de Jacques Brel en japonais ou « J’ai encore rêvé d’elle » du groupe « Il était une fois » en suédois ainsi que les chorégraphies sur lesquelles se lâche le trio. Quant au final, c’est une scène d’anthologie aussi explosive que dévastatrice, à découvrir absolument !

Date : le 2 avril à 20h55 sur France 5
Metteur en scène : Pierre Guillois

Le Tour de France des vins rosés et bulles roses

L’été approche à grands pas, le printemps ravit déjà les sens avec un beau ciel bleu et son soleil réconfortant. Il est temps de penser aux moments à venir en terrasses, accompagné par des vins rosés et des bulles roses pour profiter de la vie et oublier les restrictions nécessaires mais pesantes. En avant pour quelques dégustations de vins rosés et de bulles roses rafraichissantes.

Un Rosé de Loire 2020 rafraichissant du Domaine des Hardières

Ce rosé de Loire 2020 se compose de Cabernets sur terroir de Schistes. Ce vin rosé 2020 est un vin simple et fruité comme on aime à les boire entre amis. A l’œil, la robe est saumon avec des reflets pamplemousse, brillante et d’une très belle attractivité. Le nez est frais et jovial, les arômes de petits fruits rouges frais attaquent le concerto olfactif avec des
fraises, framboises et groseilles. On perçoit ensuite une touche de bonbons acidulés qui dynamise la finale et conforte la fraîcheur très ligérienne. La bouche est à l’image du nez, fine, ronde et tonique à la fois. La perception de gaz carbonique excite les papilles gustatives, tonifie l’ensemble en dynamisant les arômes, et garantit une garde sereine en bouteilles les prochains mois. Ce vin très fruité est parfait pour un plaisir convivial à déguster entre amis à l’apéritif. Il pourra également s’associer à de nombreux mets comme des salades composées, des poissons grillés, des pizzas et autres spécialités
d’Europe du sud, des grillades de viandes blanches, des brochettes ou encore des volailles en sauce. Le vin est proposé entre 5.90 et 6€ dans les enseignes Casino.

Un Beaujolais Rosé 2020 Sans Sulfite Ajouté AOP Beaujolais-Villages Rosé de Franck Chavy

Un article est déjà paru pour évoquer la cuvée Beaujolais Rosé 2020 Sans Sulfite Ajouté AOP Beaujolais-Villages Rosé Franck Chavy au prix de 17-18 euros depart cave.

Un Brut Rosé 2016 Méthode traditionnelle de Savoie La Cave du Prieuré

Ce Brut Rosé 2016 est un pétillant Méthode traditionnelle de Savoie comme on les aime. Composé de Cépage 100 % Gamay, le vin apparait à l’œil avec une bulle fine et régulière. La robe est couleur pétale de rose, pâle et lumineuse. Le nez est floral fleurs blanches, petits fruits rouges, épices douces, bergamote et poivre blanc. La bouche est gourmande et minérale, fruitée, fraîche et épicée jusque dans la jolie longueur. Les harmonies mets-vins se nomment crevettes, gratin de fruits de mer et saumon grillé. Le vin est distribué en vente directe au prix TTC départ cave de 8,70 euros.

Extra Chat terrestre, une très chouette histoire de chat (Casterman)

Extra Chat terrestre, une très chouette histoire de chat (Casterman)

Carlie Sorosiak nous régale avec son dernier roman pour junior : Extra Chat terrestre.
C’est l’histoire d’un chat, enfin s’agit-il vraiment d’un chat ?

Portrait de Léonard

A première vue, Léonard ressemble à un banal chat de gouttière ! Mais en réalité, Léonard est un alien qui a 300 ans ! Pour fêter dignement son anniversaire, il veut aller sur la Planète Terre sous les traits d’un humain. Mais, par erreur de calcul, il se retrouve transformé en chat de gouttière…

Une sacrée expérience

Olive va l’adopter et va vite comprendre que ce n’est pas un chat comme tous les autres chats. Il partage sa vie comme un meilleur ami le ferait. Ils sont inséparables. Et Olive lui apprend plein de choses sur les animaux, et réciproquement ! Léonard sait même lui répondre, via son ordinateur ! Alors, du coup, Léonard lui confie peu à peu son secret…

Mais Publik’Art ne vous le dévoilera pas ! Une course contre la montre commence ! Léonard arrivera-t-il à temps à son rendez-vous ?

Extra Chat terrestre est un roman passionnant et intelligent ! Les lecteurs ne pourront plus s’arrêter de lire et seront très tristes de quitter Olive et Léonard ! Tout au long du roman, ils apprendront des choses passionnantes sur la nature, les animaux et leur environnement, bref, sur notre Planète. Un autre regard sur notre façon de vivre, aussi !

Extra Chat terrestre est un très joli roman, fantastique, drôle, facile et agréable à lire, à offrir à toutes nos chères têtes blondes, brunes et rousses !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 17 mars 2021
Auteur : Carlie Sorosiak
Editeur : Casterman
Prix : 12,90 €

Boulevard des airs, un nouvel album Loin des yeux attendu pour le 26 mars avec de beaux duos (Columbia / Sony Music)

Le groupe français Boulevard des airs est de retour avec un album pléthorique, 23 titres et une bonne moitié de collaborations avec des artistes hexagonaux aussi connus que Yannick Noah, Trio, Vianney ou Patrick Bruel. Parfois abrégé BDA, le groupe a été formé en 2004 et est originaire de Tarbes. Avec une musique fruit d’un mélange de styles aussi différents que la World music, la Pop  et l’électronique, ils ont connu un succès monstre avec leur single Allez reste, titre le plus diffusé de l’année 2020 en radio. Autant dire que leur retour est très attendu.

Un feux d’artifices de collaborations

4 auteurs et compositeurs ne sont pas de trop pour composer une telle somme de morceaux. Florent Dasque, Jean Noel Dasque, Sylvain Duthu et Jeremie Planté ont également écrit et produit tous les titres de cet album de BDA avec des ateliers fructueux en compagnie d’invités prestigieux. Annoncé depuis le 16 juin 2020, la sortie du nouvel album Loin des yeux a été bien évidemment décalée compte tenu des évènements actuels. Mais il arrive, enfin! Né durant le confinement, le premier extrait Emmène-moi est un duo avec L.E.J. D’autres collaborations, avec notamment Tryo, Patrick Bruel, Yannick Noah, Vianney, Claudio Capéo rendent cet album aussi unique qu’ambitieux. 12 titres inédits retracent le riche parcours du groupe. Cet opus sort également en vinyle. La tournée est annoncée à partir du printemps 2021, si tout se passe bien. Ils ne s’en cachent pas: Voici notre nouvel album. L’idée est née durant le confinement, alors que la tournée s’annulait. Il s’appelle Loin des yeux et il contient 24 titres. On y mélange la joie de revisiter nos titres avec des gens qu’on aime beaucoup. Et celle de vous plonger, à travers douze inédits, dans l’intimité du groupe. Les très beaux invités de l’album : LEJ, Jérémy Frérot, Lola Dubini, Vianney, Claudio Capéo, Gauvain Sers, Tibz, Yannick Noah, Doya, Lunis, Patrick Bruel, Tryo. Le tracklisting est somptueux regorge de belles pépites:

Tracklist

1° Et nous vraiment
2° Emmène-moi (feat. L.E.J)
3° Dis moi comment tu danses
4° Je me dis que toi aussi (feat. Jérémy Frerot)
5° Cent histoires
6° Tu seras la dernière (feat. Lola Dubini)
7° Abécédaire
8° Allez reste (feat. Vianney)
9° Comment ça tue (feat. Claudio Capéo)
10° Le déserteur
11° Mamie (feat. Gauvain Sers)
12° A nos belles années
13° A côté de toi (feat. Tibz)
14° Mélange
15° Viens (feat. Yannick Noah)
16° Mais depuis quand
17° Cielo Ciego (feat. Doya)
18° Au début de vos lettres
19° Tous les deux (feat. Patrick Bruel)
20° Va-t-en
21° Ici (feat. Tryo)
22° Sacré Michel !
23° Bruxelles (feat. Lunis)

Dégustation de deux cuvées Côtes-du-Rhône de la Maison Vidal-Fleury en vin rouge et en vin blanc

Le domaine Vidal-Fleury a déjà fait l’objet de dégustations chroniquées sur Publik’Art avec le Saint-Joseph rouge 2017 et un rosé 2019 qui ont fait très bonne impression. Ce sont maintenant deux appellations Côtes-du-Rhône qui ont été dégustées, avec un compte-rendu non moins positif.

Des gouleyantes Côtes-Du-Rhône blanc 2020

Cette cuvée se compose des cépages Viognier pour 87 %, Roussanne pour 5 %, Clairette pour 5 % et Grenache blanc pour 3 %. A l’œil, la robe est jaune pâle et lumineuse. Le nez est frais et intense, floral acacia, fruité abricot-melon et amande. La bouche est vive et fraîche, minérale et citronnée en finale avec une jolie longueur. Le vin s’accorde parfaitement avec des sushis, des crevettes, du sandre au beurre blanc, des brochettes de volaille, du comté, du gruyère ou du cantal. Le prix TTC départ cave est de 7,45 euros. Un tarif idéal pour se faire plaisir.

De très bonnes Côtes-Du-Rhône rouge 2017

Ce vin rouge se compose des cépages Grenache pour 65 %, Syrah pour 20 % et Mourvèdre (10 % autres dont Carignan 5 %). A l’œil, la robe est rouge foncé et profond aux reflets noirs. Le nez est dominé par le Grenache, floral violette, fruité cerise griotte, épices et chocolat, une note de garrigue. La bouche est structurée et ample, longue sur la cerise et le cassis, épicée, romarin avec une note grillée. Le vin accompagne idéalement une terrine de campagne, de la viande rouge grillée, un rôti de porc au pruneau et du brie. Le prix TTC départ cave du vin s’élève à 7,45 euros. Là aussi un tarif très attractif.

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Si les racines de Vidal-Fleury sont dans le Nord en Côte-Rôtie, dont les terrasses surplombent la cave, la diversité
des cépages méridionaux est utilisée pour ces vins d’appellation Côtes-du-Rhône. Chez Vidal-Fleury, tout commence par des raisins de belle origine, pour des vins toujours à l’optimum de leur qualité. Située au cœur du vignoble de Côte-Rôtie, dans la vallée du Rhône septentrionale, la Maison Vidal-Fleury, producteur et négociant-éleveur, bénéficie de l’une des gammes les plus larges de la Vallée du Rhône avec une vingtaine d’appellations en rouge, blanc et rosé.

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