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Une 13e édition impressionnante pour le Festival Les Pianissimes

Les PIanissimes
Les Pianissimes

Une 13e édition impressionnante pour le Festival Les Pianissimes

Entre Saint-Germain-au-Mont-d’Or et Neuville sur Saône à proximité immédiate de Lyon se tient chaque année au mois de juin le festival très orienté piano Les Pianissimes. Le soleil était de la partie cette année pour des performances qui illustrent très bien l’ampleur prise par le festival. Le lauréat du Concours International Chopin de Varsovie Jean-Marc Luisada était la tête d’affiche d’un évènement qui a multiplié les surprises pour l’évidence d’une manifestation musicale qui s’impose années après années dans le paysage national et international.

Une semaine de fééries musicales

La petite troupe de dévoués bénévoles ne s’est pas ménagée pour offrir au public nombreux des conditions d’accueil dignes de ce nom. Entre l’église de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, celle de Neuville-sur-Saône et le verdoyant Domaine des Hautannes à Saint-Germain au Mont-d’Or, les lieux privilégiés se sont succédé pour accueillir des interprètes émergeants sur la scène musicale ou confirmés depuis déjà de longues années pendant toute une semaine de bonheur musical. Ce furent d’abord le violoncelle et la harpe d’Astrid Siranossian et de Saha Boldachev qui illustrèrent à coup de Bach, Schubert et Rimsky-Korsakov qu’il n’y a pas que le piano dans la vie. Le 4 mains du duo montant Clément Lefebvre et Alexandre Lory fit s’extasier le public le vendredi soir avec notamment Ravel, Debussy et la Moldau du compositeur tchèque Smetana, oeuvre connue il y a plusieurs années par l’entremise d’une pub télé marquante. Puis Aurèle Marthan et le Quatuor Hanson firent s’enthousiasmer l’audience du samedi après-midi avec Mozart et Haydn. Jean-Marc Luisada gratifia le festival de sa présence exceptionnelle le samedi soir pour un concert de 1h20 clôturé par une heure de rappels titanesques composés de Chopin et de Mozart. Un vrai moment hors du temps avec quelques morceaux que le public retiendra longtemps, notamment un Scherzo n°2 proprement stupéfiant, rappelant bien les liens privilégiés entretenus par le pianiste avec Chopin. Enfin le dimanche, l’heure du jazz sonna peu avant midi avec le Fred Nardin Trio accompagné de David Enhco pour un moment musical au soleil qui se termina avec un pique-nique estival et convivial sur les pelouses du bucolique domaine des Hautannes. Les petits veinards ont pu revenir le dimanche après midi pour une improvisation sur Bach de Pierre Mancinelli sous les arbres du domaine ombragé. Difficile de ne pas conclure à la lecture de ce compte-rendu que ce festival gagne autant en notoriété qu’en qualité pour atteindre peut être prochainement un rang aussi enviable que les Folles Journées de Nantes fin janvier chaque années ou la Roque d’Anthéron chaque été!

La boucle est bouclée, la musique à l’honneur et le festival sur une pente ascendante qui lui fait enchainer les moments musicaux marquants chaque année. Si vous aussi vous voulez profiter du soleil et de récitals angéliques, il ne vous reste plus qu’à vous inscrire à la newsletter du Festival les Pianissimes pour planifier dès maintenant une semaine de villégiature musicale en juin prochain. Il faut savoir que des concerts ont également lieu tout au long de l’année à Paris, au Couvent des Récollets, au Duc des Lombards, à la Salle Cortot ou au Bal Blomet, le site comporte toutes les informations pour en savoir plus!

Site: Les Piannissimes

Un documentaire joyeux et coloré avec Jerico, le vol infini des jours

Jerico
Jerico, film de Copyright Compacto, Copyright Compacto

Un documentaire joyeux et coloré avec Jerico, le vol infini des jours

Jerico, le vol infini des jours est un film sur la transmission orale et la mémoire transmise par les habitants de la ville colombienne de Jerico qui racontent leurs vies à une caméra devenue autant une amie qu’une confidente. Les souvenirs joyeux cohabitent avec les évocations plus douloureuses pour des instantanés sans filtres.

Un film touchant 

La réalisatrice Catalina Mesa a imaginé Jericó, le vol infini des jours à partir des discussions qu’elle a pu avoir avec sa grand mère disparue. Les souvenirs partagés et la remémoration de tant et tant d’évèmenents passés lui ont donné de rencontrer d’autres habitants de Jerico pour brosser un portrait plus global d’une région reculée de la Colombie. Appelée l’Athènes du sud ouest d’Antioquia, Jerico abrite de vrais personnages  qui n’hésitent pas à multiplier les réflexions truculentes. Les compositeurs colombiens de la fin du 19è siècle et du 20ème siècle sont mis à l’honneur pour donner l’impression de déambuler dans les rues de la ville elle-même. Catalina Mesa a accumulé plus de 80 heures d’images correspondant à 3 mois de tournage. La réalisatrice a rencontré beaucoup d’individus et a finalement choisi de se concentrer sur 8 femmes pour un film en forme de kaléidoscope où chacune d’elles représente une couleur et un archétype féminin. Les exposés se regardent avec délice tant les histoires semblent vivantes. Le film évoque un temps où la transmission orale avait une importance capitale, bien avant internet. Les femmes âgées dominent le film pour faire revivre une époque idéalisée. Mais la jeunesse n’est pas oubliée avec cette petite fille qui prépare gaiement la fête des cerfs-volants. Le film souligne l’esprit d’une région où le temps semble s’être arrêté. Le village enclavé fait vivre très longtemps ses personnes les plus âgées qui contribuent à maintenir ce monde traditionnel que la réalisatrice veut faire vivre un peu plus longtemps pour faire découvrir au monde la mémoire collective de la région d’Antioquia et de la Colombie.

Jerico, le vol infini des jours est visible au cinéma depuis le 20 juin pour un moment hors du temps en compagnie de personnages charismatiques qui évoquent leurs vies et une région, jusqu’à donner envie de les découvrir soi-même.

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Jerico
Jerico


À Jericó, village de la région d’Antioquia en Colombie, des femmes d’âges et de conditions sociales différentes évoquent les joies et les peines de leur existence. Leurs histoires se dévoilent l’une après l’autre, ainsi que leur espace intérieur, leur humour et leur sagesse. Chila, Luz, Fabiola, Elvira… tour à tour frondeuses, nostalgiques, pudiques et impudiques. Un feu d’artifices de paroles, de musique et d’humanité.

Sortie : le 20 juin 2018
Durée : 1h17
Réalisateur : Catalina Mesa
Avec : Acteurs inconnus
Genre : Documentaire

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https://www.youtube.com/watch?v=XXxZqiqk5UM

La lettre de réclamation, un livre absolument excellent et hilarant (Zinedi)

 

 

 

 

 

 

 

Christine Sagnier

La lettre de réclamation, un livre absolument excellent et hilarant (Zinedi)

Christine Sagnier est une passionnée d’art mais aussi de voyages. Avec La lettre de réclamation, elle nous emmène bien loin de notre petite France, puisqu’elle va narrer le voyage en Inde de Jean Guézennec, un breton à la retraite. Ce petit livre est un bijou, notre coup de cœur, assurément ! A lire absolument surtout si on envisage de passer ses vacances en Inde cet été ! Peut-être sera-t-on mieux préparé au choc des cultures…

Le choc en Inde

Suite à son voyage, Jean écrit une lettre de réclamation à l’éditeur du guide de voyage sur l’Inde qu’il avait acheté avant son départ et dont il a suivi scrupuleusement les conseils ! Bien lui en a pris car très souvent, grâce à ce guide, sa vie en Inde a viré au cauchemar. Il nous raconte les nombreuses péripéties auxquelles il a dû faire face. L’Inde n’est pas le pays paradisiaque décrit dans le guide. Loin de là !

Envie de voyager

Il faut dire que Jean n’est pas vraiment bien disposé. Il vient de se faire « larguer » par sa femme après plus de trente années de mariage. Et ses enfants ont pris le parti de leur mère. Ses petits-enfants, il les connaît à peine. Il faut dire qu’il a travaillé dur toute sa vie pour répondre aux besoins de sa femme, de plus en plus luxueux.

Jeune retraité, il décide de voyager et son choix s’oriente sur l’Inde. Comme il a toujours été consciencieux, il suit les conseils du guide qu’il vient d’acheter. Mais ceux-là s’avèrent totalement absurdes face à un pays aussi moyenâgeux que l’Inde. Et quand Jean nous décrit sa vie à Bombay, le lecteur rit, car les scènes sont vraiment cocasses. On l’imagine dans certaines situations, hilarantes pour nous, et désastreuses pour lui.

Adaptation quasi impossible

Jean doit à la fois affronter des conditions matérielles déplorables, un climat épouvantable, des conditions hygiéniques inimaginables, de la nourriture tellement épicée que la « tourista » le rendra épouvantablement malade… Malgré tout ce qui lui arrive, Jean garde le moral, pratique l’auto-dérision et l’humour pour survivre. Une belle leçon de vie ! Car Jean va en tirer des bénéfices de toutes ces malédictions, au final…

Bref, Publik’Art ne vous racontera pas toutes les situations qu’a vécues Jean, mais vous invite très fortement à lire ce petit bijou écrit avec une plume légère, corrosive et toujours emplie d’humour et de joie ! Un vrai coup de cœur !

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Contraint à un voyage en solitaire, Guézennec, retraité nouvellement divorcé, s’envole pour l’Inde avec, en poche, un guide touristique qu’il a la fâcheuse idée de prendre pour une bible. L’apprenti globe-trotter, mal préparé à ce choc culturel, s’en mordra les doigts. Trois mois après son retour en France, le temps de se refaire une santé mentale, le rescapé entreprend d’écrire une lettre de réclamation plus que circonstanciée à l’éditeur dudit guide. La rédaction de ce courrier lui permet de découvrir une nouvelle facette à ses tribulations. Car l’Inde, il le comprend alors, est un voyage sans retour. Un chemin vers l’autre, un chemin vers soi…

Par l’auteure de Roméo à la folie. Un texte incisif, drôle et profond, au rythme soutenu.

Date de parution : le 19 avril 2018
Auteur : Christine Sagnier
Editeur : Zinedi
Prix : 13,90 € (128 pages)
Acheter sur : ICI

Une histoire de famille compliquée dans le film Ma fille

Ma Fille
Ma Fille, FIlm de Laura BispuriCopyright Real Fiction

Une histoire de famille compliquée dans le film Ma fille

Le soleil de la Sardaigne ne quitte pas un seul instant les 3 protagonistes du film italien Figlia Mia. La réalisatrice Laura Bispuri revient avec son actrice fétiche Alba Rohrwacher après Vierge sous serment en 2015 pour un film centré sur la quête d’identité et le portée de la maternité en compagnie également de l’éternelle Valeria Golino. Film de femmes, Ma Fille impose sa langueur tandis que les lourds secrets se dévoilent et que la mère et la fille tentent se passer outre les avanies d’un monde refermé sur lui-même.

3 personnages en quête de sens 

La petite Vittoria (Sarah Casu) vit en Sardaigne en compagnie de sa mère Tina (Valeria Golino). Celle-ci veille scrupuleusement sur sa petite, tentant de l’éduquer du mieux possible comme tant de générations de mères avant elle. L’arrivée d’Angelica (Alba Rohrwacher) remet en cause la douce quiétude du couple avec sa folie fantasque teintée d’inconséquence. Tina la connait et demande à sa fille de ne pas trop l’approcher, mais Vittoria est irrésistiblement attirée par ce personnage. Figlia Mia raconte l’histoire d’une société qui se raccroche aux traditions et hésite à accepter l’inexorable modernité. Tina et Angelica représentent chacune de ses deux références et Vittoria navigue entre les deux pôles magnétiques. La Sardaigne semble un territoire magique hanté par les mythes ancestraux et les légendes d’autrefois mais la marche du temps ne recule jamais et l’appel du large se double d’un désir de liberté. Le film se laisse le temps de faire apparaître les contradictions et les frustrations avec un rythme longtemps apathique avant que les révélations ne bouleversent le petit monde de Vittoria. La langue italienne chantante empreint le film de sonorités estivales qui donnent envie de découvrir la Sardaigne et de connaitre le fin mot d’une histoire de secrets familiaux. Les hommes sont comme spectateurs du petit théâtre qui invoque les rêves d’émancipation et d’ascension sociale.

Figlia Mia sort sur les écrans le 27 juin, l’été débute, les températures se réchauffent et le film sait interroger le spectateur tout du long avec cette étrange histoire de femmes qui cache un secret qui interroge sur le rôle de la mère et ses responsabilités envers une petit fille trop malicieuse pour ne pas comprendre ce qui se trame.

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Ma Fille
Ma Fille

Vittoria, dix ans, vit avec ses parents dans un village reculé de Sardaigne. Un jour de fête, elle rencontre Angelica, une femme dont l’esprit libre et l’attitude provocante tranchent avec le caractère posé de sa mère, Tina. Vittoria est fascinée, mais sa mère ne voit pas d’un bon œil ses visites de plus en plus fréquentes à la ferme où Angelica vit comme hors du monde. Elle ne sait pas que les deux femmes sont liées par un secret. Un secret qui la concerne, elle…

Sortie : le 27 juin 2018
Durée : 1h37
Réalisateur : Laura Bispuri
Avec : Valeria Golino, Alba Rohrwacher, Sara Casu
Genre : Drame

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Rage, un film russe ultra violent en DVD, BluRay et VOD le 4 juillet prochain

Rage
Rage

Rage, un film russe ultra violent en DVD, BluRay et VOD le 4 juillet prochain

La série Games of Thrones ne cesse d’inspirer des films à l’ambiance médiévale avec des chevaliers, des sorciers, des luttes de pouvoir et des combats sanglants. Rage fait partie de cette tendance à l’hémoglobine facile et aux combats hyper chorégraphiés. Le ton n’est pas à la poésie mais à la lutte de pouvoirs entre factions adorant des dieux différents et protégeant les leurs avec pugnacité. Le Struggle for life vient de trouver un nouveau et illustre représentant qui ne dénote pas dans le paysage des films violents.

Un film qui dépote

Pour tous ceux qui adorent les combats à la grosse épée et les geysers de sang, Rage devrait apporter toute satisfaction. Le héros Lutobor garde un lourd secret, lui qui peut se changer en bête sauvage en cas de grosse contrariété. Accompagné de Weasel, il doit s’engager dans une quête périlleuse pour sauver les siens. Mais les discussions sont plus courtes que les combats dans une civilisation eurasienne encore peu avancée au fin fond des steppes orientales. Le héros semble invincible et les avanies se succèdent tout au long d’un film très bien réalisé, montrant bien l’ascension d’un cinéma russe de plus en plus ambitieux et ne reculant devant aucune extrémité. Les coupes de cheveux se situent entre le punk et le moyen-âge avec des accents psychédéliques à l’occasion. Pour un film du soir entre amis avec quelques pizzas arrosées de chips, le film fait très bien l’affaire.

La sortie le 4 juillet en DVD, BluRay et VOD de Rage devrait ravir les fans de film violent et chorégraphié. Les combats sont impressionnants et convaincra jusqu’aux fans les plus extrémistes de free fight.

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Rage,
Rage, film de Rustam Mosafir

Alors qu’une civilisation est en train d’en remplacer une autre, l’Eurasie centrale se trouve à l’aube d’une nouvelle ère. Les quelques descendants restants sont devenus des assassins mercenaires impitoyables, surnommés « Les Loups ». Lutobor, un soldat, porte un lourd fardeau. Il est impliqué dans un conflit fratricide et doit s’engager dans un périlleux périple pour sauver sa famille. Son guide est un prisonnier Loup nommé Weasel. Lutobor et Weasel sont ennemis : ils prient des dieux différents mais doivent pourtant prendre part à cette aventure ensemble. Bravant les terres sauvages, ils se dirigent vers le dernier bastion des scythes, et ce qui semble être leur perte inévitable.

Sortie DVD : le 4 juillet 2018
Durée : 01h45
Réalisateur : Rustam Mosafir
Avec : Vitaly Kravchenko, Aleksey Faddeev
Genre : voir fiche allociné
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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My Bloody Valentine, ou les pulsions de l’adolescence (Denoël)

Christine Détrez

My Bloody Valentine, ou les pulsions de l’adolescence (Denoël)

Christine Détrez écrit son premier roman, mais My Bloody Valentine est son 4ème livre publié. Professeur de sociologie, Christine Détrez est passionnée par les rapports humains.

Famille recomposée

Delphine est le professeur de théâtre d’Emilie. C’est comme cela qu’elle fera la connaissance de Paul, le papa d’Emilie. Et au fil des semaines, des mois, Paul et Delphine tombent amoureux. Mais vraiment amoureux. Paul se sépare de la mère d’Emilie pour vivre son amour avec Delphine. Et à partir de ce moment-là, ses relations avec la petite vont se détériorer. « Famille recomposée » lui donne le nouveau statut de belle-mère.

Vacances d’été

Au mois, d’août, comme chaque année, Paul part avec ses meilleurs amis en Corse, qui sont aussi les meilleurs amis de son ex-femme. Et cette année, il emmène Delphine et ses deux fils ados. Ses amis ont également deux fils ados. Quentin, l’ainé est venu avec sa petite amie, Valentine. Valentine est non seulement belle, mais hyper sexy. Elle adore attirer le regard des hommes. De tous les hommes. L’innocence de l’adolescence ? Ou plutôt le jeu sexuel un peu pervers de l’ado ?
Toujours est-il que Delphine sent que son fils est attiré par elle. Elle remarque quelques petits gestes déplacés. Mais, rien de grave. Apparemment… Il est si jeune, c’est encore un peu son bébé.

Analyse des sentiments

Si Delphine est contente d’être à côté de Paul, son bonheur est gâché par les attitudes de la petite Emilie. Elle n’arrive pas à profiter pleinement de la beauté de la Corse et de cet endroit paradisiaque. Après tout, elle n’est qu’une belle-mère, et qui plus est, celle qui lui a volé son papa et qui rend sa mère si malheureuse. Donc, tous les coups sont permis… ou presque… La petite est sournoise. Delphine doit faire attention à chaque phrase prononcée, chacun de ses gestes. Au fil des jours, Delphine va devoir se montrer patiente et confiante. Sinon, même Paul ne la soutiendra pas. Les enfants ont toujours raison… Et si c’était à cause de la petite que le drame est arrivé ?

Suspense et tension

Tout au long du livre, le lecteur sent qu’il va se passer quelque chose. Delphine se sent de plus en plus mal et ne peut rien dire à personne. Ses enfants ne la regardent plus, hypnotisés par Valentine. Et puis, à l’adolescence, les parents, si on pouvait les jeter, on le ferait… Du coup, Delphine ne dit rien à ses fils, tout rentrera dans l’ordre quand ils rentreront chez eux. La petite est très futée et arrive à dépasser son professeur de théâtre…

Un peu dommage que l’auteur ait choisi cette fin. A nous de la deviner, en quelque sorte. Même si elle est évidente. Néanmoins, My Bloody Valentine reste un bon livre à retenir pour les vacances de cet été, à condition pour vous ne partiez pas avec une Valentine dans vos bagages !!!

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Paul n’a pas dérogé à la tradition : passer le mois d’août en Corse, retrouver la villa louée chaque année avec un couple d’amis de longue date, leurs deux fils et Valentine, la petite amie de l’aîné. Mais, cette année, il est venu avec Delphine, sa nouvelle compagne, et ses deux fils adolescents. Joyeuse tribu en apparence qui s’adonne au farniente dans la touffeur de l’été. En apparence seulement, car le terrain est miné pour Delphine. Différence de revenus, de centres d’intérêt, animosité de la toute petite fille de Paul, les souvenirs des étés d’avant avec l’ex planent, et Delphine ne sait pas où poser le pied sans faire de gaffes. Pourtant c’est d’ailleurs que viendra le vrai danger. Valentine a la beauté explosive des adolescentes en fleur. Sexy en diable, elle aimante les regards des garçons et des hommes, bouleversant le fragile équilibre de la maisonnée, jusqu’au drame…

Date de parution : le 3 mai 2018
Auteur : Christine Détrez
Editeur : Denoël
Prix : 18,50 € (190 pages)
Acheter sur : Amazon

Carmen, l’opéra en plein air pour l’édition 2018

Carmen, l'opéra en plein air pour l'édition 2018
Photo DR

Carmen, l’opéra en plein air pour l’édition 2018

L’opéra comique Carmen sera mis en scène tout l’été dans des sites majeurs de notre patrimoine architectural et historique. La nouvelle version du chef d’œuvre lyrique de Georges Bizet se jouera donc en plein air et dans une forme revisitée par le réalisateur de films Radu Mihaileanu, à qui l’on doit notamment le succès public et critique “Va, vis et deviens”.

La direction musicale sera quant à elle assurée par Vincent Renaud avec au premier violon, Anne Gravoin.

A l’initiative du festival « Opéra en plein air », un artiste n’appartenant pas à l’art lyrique est convié à la mise en scène d’un grand opéra. Après la Traviata revue par Arielle Dombasle en 2015, les Noces de Figaro confiées l’année dernière à l’actrice et productrice Julie Gayet, c’est au cinéaste Radu Mihaileanu qu’il revient aujourd’hui de s’emparer du destin de feu de Carmen.

La première représentation de cet opéra, le plus joué au monde, a eu lieu le 3 mars 1875. Lorsque Georges Bizet présente son oeuvre à l’Opéra comique de Paris, c’est un véritable fiasco. Ce jour-là, le compositeur de 37 ans reçoit la Légion d’honneur. Son opéra, joué le soir-même, doit être la consécration mais tout tourne à la catastrophe : l’orchestre n’est pas à la hauteur, les décors mettent du temps à être changés et le public n’est pas prêt à entendre l’histoire de Carmen. La sulfureuse bohémienne de Mérimée choque la bourgeoisie parisienne de l’époque

Dès le premier acte, les spectateurs quittent progressivement la salle. Les critiques jugent l’opéra indécent, un échec qui mine profondément Georges Bizet, qui part se réfugier dans sa maison de Bougival. Trois mois plus tard, il meurt d’une crise cardiaque après avoir pris un bain dans les eaux glacées de la Seine. Il ne saura jamais que son opéra Carmen le fera à jamais rentrer dans l’histoire opératique.

L’Opéra en plein air sera donné dans lieux suivants :

•le Domaine départemental de Sceaux les 15 et 16 juin 2018,
•le château du Champ de Bataille les 22 et 23 juin 2018,
•le château de Vincennes les 29 et 30 juin 2018,
•la Cité de Carcassonne le 3 juillet 2018,
•le Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, les 6 et 7 juillet 2018,
•le château de Haroué les 31 août et 1er septembre 2018,
•la Cour d’honneur des Invalides du 5 au 8 septembre 2018.

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Metteur en scène :  Radu Mihaileanu

 

Une exposition inédite avec Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes au Musée d’Orsay

Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes
Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes, Musée d’Orsay

Une exposition inédite avec Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes au Musée d’Orsay

Cela fera bientôt 100 ans que les pays baltes ont gagné leur indépendance à la sortie de la première guerre mondiale. L’occasion pour le Musée d’Orsay de fêter ce bel anniversaire en invoquant le symbolisme balte qui s’est déployé entre les années 1890 et les années 1920-1930. La parcours de l’exposition fait découvrir des oeuvres assez peu connues du public occidental mais qui ont été créées dans un contexte de résistance à l’état russe impérial. L’exposition Âmes Sauvages montre la naissance de sentiments nationaux à travers un symbolisme tout empreint de thématiques à la frontière du mysticisme et de la nature.

Des sentiments nationaux exacerbés

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie existaient bien avant que ces états retrouvent leur indépendance en 1918, au moins dans l’esprit de populations qui pliaient mais ne rompaient pas. Le mouvement artistique du symbolisme balte reste le vivant témoignage d’une époque où les sentiments importaient plus que la réalité. Le symbolisme balte en est la manifestation picturale forte et s’inscrit dans le mouvement plus général d’un symbolisme européen où l’émancipation de la conscience était véhiculée de manière picturale. L’exposition fait découvrir des artistes qui sont pour beaucoup visibles pour la première fois hors de leur pays, excepté le lituanien Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, peintre et compositeur mondialement célèbre. Il faut se laisser bercer par des toiles exprimant des visions du monde particulières à ces pays avec des références nombreuses à leurs cultures ancestrales, avec un folklore et des légendes locales qui s’imprègnent de paysages singuliers. L’attachement à la patrie et à la terre natale s’imprègne des mythologies baltes via d’immenses étendues vierges. Un des thèmes majeurs reste l’âme tourmentée qui se révèle via des visages pâles et des corps torturés, soulignant une angoisse représentative de l’époque.

L’exposition Âmes sauvages a été également l’occasion d’en savoir plus sur les pays baltes via  un festival baltique qui a été organisé du 22 au 29 mai au Musée d’Orsay. Des concerts ont réuni plus de deux cent soixante musiciens et chanteurs dont les choeurs baltes. L’exposition donne le coup d’envoi des festivités du centenaire et ce festival baltique a été une véritable lucarne ouverte sur les cultures baltes et leurs histoires ancestrales. Le jeudi 21 juin a lieu la Curieuse Nocturne pour célébrer la fête du solstice d’été avec plusieurs évènements où le musée d’Orsay vous invite à dévoiler votre âme sauvage pour une nuit hors du temps à la découverte de l’exposition. Concert de la nouvelle scène estonienne, atelier de parures païennes, rencontres, la nuit sera festive au Musée d’Orsay pour la modique somme de 9 euros à partir de 18 heures!

L’exposition est à découvrir jusqu’au 15 juillet au Musée d’Orsay.

Dates : du 10 avril au 15 juillet 2018
Lieu : Musée d’Orsay (Paris)
Entrée : 12 €

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Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes
Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes

Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes
Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes

Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes
Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes

Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes
Âmes sauvages, le symbolisme dans les pays baltes

La tête qui tourne et la parole qui s’en va, des confidences de Béatrice Gurrey (Robert Laffont)

Béatrice Gurrey

La tête qui tourne et la parole qui s’en va, des confidences de Béatrice Gurrey (Robert Laffont)

Béatrice Gurrey nous livre un récit personnel et très émouvant avec : La tête qui tourne et la parole qui s’en va. Ceci n’est pas un roman, mais un témoignage. Il s’agit en effet de la propre histoire de l’auteur.

Incroyable destin

Quasiment simultanément les parents de Béatrice Gurrey tombent malades. Le diagnostic tombe comme un couperet : l’Alzheimer s’est installé dans leur vie. Bien sûr pas du jour au lendemain, mais presque. Et comme souvent, personne ne veut voir la réalité. On repousse les examens médicaux, on a toujours une bonne raison pour ne pas s’y rendre. Jusqu’au jour où… Et puis, un jour, les enfants se rendent compte qu’il n’est plus possible de laisser leurs parents seuls chez eux. Ca devient tout simplement impossible à gérer.

Le placement en maison

Béatrice et ses frère et sœur partent à la recherche d’une maison médicalisée idéale. Et ils vont aller de déception en déception. Si ce témoignage est bouleversant c’est sans doute qu’il sonne très vrai. On se rend compte qu’en France, on ne respecte pas vraiment nos aînés. Ils ne sont pas au centre de nos préoccupations, dans nos sociétés occidentales.

A chacun ses réactions

Il est vrai que c’est insupportable de voir ses propres parents changer presque du tout au tout. Les parents de Béatrice Gurrey formaient un très bon couple, sans problème. Et puis, avec la maladie, le père de Béatrice va devenir violent et même agressif. Alors que sa mère va garder son humour, arrivant même à se moquer d’elle-même et de ses problèmes de mémoire ! Après la mort de son mari, elle va même retrouver une certaine joie de vivre, comme libérée d’un poids.

Un soutien pour les aidants

La tête qui tourne et la parole qui s’en va, va sans doute devenir le livre qui va faire du bien à toutes les familles qui subissent cet enfer. Non seulement il faut combattre la maladie, l’accepter, mais il faut aussi se battre au quotidien avec le personnel des maisons de retraite. Il faut faire face aux très mauvaises conditions de vie dans certaines maisons. Et hélas, elles ont l’air nombreuses.

Quand l’Occident aura compris que nos seniors sont nos trésors, et doivent rester au centre de nos vies, on aura tout compris ! La tête qui tourne et la parole qui s’en va met l’accent où ça fait mal. Ce livre nous pousse à la réflexion sur le chemin à suivre pour aider nos personnes âgées à finir leur vie dans la dignité et non dans la maltraitance et la solitude. Un très beau livre. A lire absolument !

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Béatrice Gurrey dévoile ici un drame personnel : la maladie d’Alzheimer dont ont été victimes son père et sa mère. Il est rare qu’un couple soit frappé en même temps et cette concordance a redoublé les épreuves auxquelles sa famille a été confrontée. Ce récit est l’histoire d’un long cheminement, des premiers soupçons jusqu’au bouleversement progressif d’une vie à deux, sous le regard désarmé des proches.
Comme des centaines de milliers de familles contraintes de faire face à la même maladie, celle de l’auteur doit se mettre en quête d’un établissement adapté, accompagner ses parents, Pierre et Liliane, dans de nouvelles conditions d’existence et tenter de s’adapter à la progression inéluctable d’une pathologie aux eff ets déroutants.
Béatrice Gurrey montre combien les troubles de la mémoire, de la pensée et du comportement exacerbent aussi le caractère et la personnalité de ceux qui en sont aff ectés. Du fond de ce grand oubli, des secrets intimes resurgissent, une transfiguration du réel s’opère au profit d’un nouvel imaginaire – sombre, tragique, chez Pierre ; léger, fantaisiste, et même merveilleux de drôlerie, chez Lili.
Ce témoignage est avant tout une lumineuse histoire d’amour. La force et la beauté de son écriture lui donnent des accents de vérité poignants.

Date de parution : le 23 août 2017
Auteur : Olivia Elkaim
Editeur : Stock
Prix : 19 € (248 pages)
Acheter sur : Amazon

Montand Le French Lover, un spectacle tout en émotion à découvrir au Lucernaire

Montand Le French Lover
Montand Le French Lover, mise en scène de Valéry Rodriguez, Le Lucernaire

Montand Le French Lover, un spectacle tout en émotion à découvrir au Lucernaire

Hélène Arden remet en selle son spectacle dédié à Yves Montand et que Publik’Art a pu déjà découvrir une première fois au Théâtre Trévise en novembre 2016. Si le coeur de la pièce reste centré autour du célèbre chanteur et acteur, le traitement a évolué avec quelques nouveautés croustillantes et toujours le plein de chansons. La comédienne et chanteuse raconte la vie de l’illustre Ivo Livi devenu un des chanteurs de cabaret les plus connus de Paris avant de percer dans le cinéma avec le succès que l’on sait. La pièce suit le fil de ses conquêtes féminines dans un numéro musical à l’accent chantant en compagnie de musiciens experts. La foule se fait transporter avec plaisir dans une farandole d’anecdotes et d’intermèdes musicaux qui ravissent la salle entière.

Un spectacle tout en nostalgie et en anecdotes

Hélène Arden se glisse dans les habits de Lydia, soeur d’Yves Montand restée à Marseille pour tenir son célèbre salon de coiffure. L’accent du sud est chantant et accompagne avec légèreté le fil d’une vie passée à enchainer les morceaux de bravoure. Car le petit Ivo a 2 ans quand ses parents quittent la Toscane pour rallier les Etats-Unis. Mais leur chemin s’est arrêté à Marseille et c’est à Paris et non à New York que le fraichement renommé Yves Montand va subjuguer Edith Piaf et commencer son ascension dans le music-hall. L’évocation est émouvante car Hélène Arden donne sincèrement l’impression d’avoir vécu elle-même cette histoire, elle le confesse à la toute fin, elle n’est pas la soeur d’Yves Montand, histoire de clarifier les choses et de ne tromper personne! La séparation d’avec la môme Piaf ne freine en rien l’ascension du chanteur qui rencontre Simone Signoret pour une relation déterminante. Celle qui triomphe sur les écrans français et internationaux va accompagner le passage du chanteur à l’acteur, avec des rôles éternels et une idylle avec Marilyn Monroe qu’Hélène Arden évoque non sans humour. Le spectacle semble durer un instant tant son déroulé marie truculence et fluidité. Les deux instrumentistes accompagnent la chanteuse pour une atmosphère festive qui emporte avec elle l’audience toute entière. Surtout que le public est lui-même interrogé à l’occasion pour faciliter le contact et la connivence. La pièce bénéficie d’un écran traduisant en direct les commentaires français et les paroles de chanson de la chanteuse dans la langue de Shakespeare pour un public étranger ravi de partager ce petit moment de bonheur francophile.

Tout le monde apprend une masse d’informations en compagnie d’une chanteuse au sourire radieux et à la bonne humeur communicative. L’instant est dédié à la chanson dans un spectacle à découvrir tout l’été au Lucernaire pour profiter des cigales et du Mistral jusque sur les avenues parisiennes.

Dates :  du 17 juin au 19 août, à 18h le dimanche plus les mardis 19 juin, 26 juin et 3 juillet à 21h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Valéry Rodriguez
Avec : Hélène Arden, Mathieu Meyer ou Jean-Charles Acquaviva en alternance au piano, Clément Garcin ou Christophe Dandin en alternance à la guitare

Tout ce que je ne t’ai pas dit, un récit poignant sur le mutisme sélectif (Fleurus)

Tout ce que je ne t’ai pas dit, un récit poignant sur le mutisme sélectif (Fleurus)

Kylie Fornasier écrit pour les enfants et adolescents. Amoureuse des livres depuis sa plus tendre enfance, c’est tout naturellement qu’elle est passée de l’autre côté de la bibliothèque, en devenant auteure à son tour. Elle partage son temps entre ses différents métiers : enseignante, bibliothécaire, auteure.

Un nouveau départ

Après avoir perdu sa meilleure et unique amie à cause de sa maladie, le mutisme sélectif, Piper Rhodes décide de changer de lycée. Elle y voit l’occasion de prendre un nouveau départ. Tous les jours, Piper lutte contre son mutisme, mais en plus de cette maladie sur laquelle elle n’a aucun contrôle, elle doit se battre pour être plus que simplement l’adolescente « qui ne parle pas ». Piper cherche à être définie au-delà de sa maladie, chose qui se révèle beaucoup plus compliquée en pratique qu’en théorie.

Une maladie incomprise

Kylie Fornasier a pour but d’ouvrir les yeux sur cette maladie si peu connue. Le principal défi de Piper dans sa vie de tous les jours, c’est de faire comprendre que parler ou pas n’est pas de son ressort. Que même si elle veut parler de toutes ses forces, parfois, elle en est incapable. Ce n’est pas comme si elle choisissait de rester silencieuse et ça, beaucoup ont du mal à le comprendre.

Le poids des mots

Tout au long du roman, Piper rappelle l’importance des mots, leur pouvoir, qu’il soit positif ou négatif. À l’aide de son personnage principal, Kylie Fornasier veut que ses lecteurs sachent que les mots ont la capacité de détruire comme de réparer. Courageuse, Piper gagne tout le respect de son lecteur au fil des pages et de sa bataille contre ce mutisme sélectif qui lui a déjà tant coûté.

La plume de l’auteure est percutante, ses mots touchent en plein cœur. À travers le personnage de Piper, elle parvient à parler directement au lecteur. La maladie de Piper est expliquée avec des termes simples, pour un public adolescent qui n’aura aucun mal à la comprendre.

Page de l’éditeur :

« Je déteste cette étiquette de Mutisme Sélectif : comme si je choisissais de ne pas parler, comme un enfant qui refuse de manger ses épinards ! J’ai utilisé tous les trèfles à quatre feuilles que j’ai trouvés depuis que j’ai dix ans pour faire ce voeu : réussir à parler quand je le veux. Je suis en train de me demander s’il y aura assez de trèfles sur terre. »

Après avoir perdu sa meilleure amie, Piper Rhodes décide de changer de lycée, déterminée à ce que sa dernière année soit différente. Elle rencontre bientôt West, le joueur star de l’équipe de foot, le garçon dont tout le monde parle. Malgré la peur de Piper de perdre à nouveau un être cher et malgré tout ce qui les sépare, Piper se lie à West, sans que jamais elle ne réussisse à lui dire un seul mot… Une histoire de confiance, d’amitié et d’amour, où se révèle le pouvoir des mots qu’on dit, et de ceux qu’on ne dit pas.

Date de parution : le 9 février 2018
Auteur : Kylie Fornasier
Editeur : Fleurus
Prix : 12,50 € (192 pages)
Acheter : Amazon

Sortie en DVD de Gaspard va au Mariage, la comédie libre et fraternelle.

Felix Moati, Christa Theret & Guillaume Gouix vont au mariage.

Gaspard va au mariage, la comédie qui met en scène la jeune garde du cinéma français, sort en DVD.

Dès les premières minutes de Gaspard va au mariage, on se retrouve vite happé dans un tourbillon de scènes et de dialogues qui nous rappelle les plus belles heures de la Nouvelle Vague tendance Godard. Sans trop vous dévoiler de strates, on suit l’inimitable et déjà si indispensable au paysage audiovisuel français, Laetitia Dosch, sorte d’indicible ingénue à la propension au hasard assez fabuleuse, qui finira par atterrir dans un zoo familial en plein préparatif pour un mariage alors qu’elle était sur la route de Biarritz pour faire la saison. Ce remariage plutôt, c’est celui du père de Gaspard, un jeune homme au sourire communicatif incarné par Felix Moati, que Laura/Dosch, vient de rencontrer en prenant un train après s’être évanouie sur les rails avec des alter-mondialistes. Sitôt germe l’idée incongrue de lui proposer d’être sa fausse fiancée pour l’y accompagner. Vous avez tout suivi ? Non, ça ne fait rien, embarquez, vous ne regretterez pas la virée dans ce zoo si particulier.

Gaspard va au mariage possède une tonalité unique, propre à nous rappeler la fameuse exception culturelle française.

Tout du long de Gaspard va au mariage, on navigue sans cesse entre les genres, avec en fil rouge, un humour caustique et universel autour des valeurs de la famille, de la fratrie, de la nature et bien évidemment, de l’amour. Pour illustrer cette jolie fable, Antony Cordier, a qui l’on doit le remarquable Happy few, a eu le choix du roi niveau casting. Passé le faux-couple principal, aux atomes plus crochus qu’il n’y parait, on retrouve la jeune garde du cinéma hexagonal, soit Christa Théret et Guillaume Gouix, qui incarnent la soeur et le frère de Gaspard, l’une se prenant comme un ours, l’autre étant finalement plus ursin qu’il n’y parait dans son fort intérieur. Johan Hendelbergh et Marina Foïs se retrouvent dans la peau des futurs mariés. Ou pas. On aime l’incertitude qui règne au quotidien dans cette famille qui se veut « normale ». Mais comment l’être quand on vit jour et nuit avec des animaux sauvages ? C’est ce son de cloche si particulier qui fait de Gaspard va au mariage un rendez-vous unique pour les cinéphiles.

Gaspard va au mariage sort le 12 juin en DVD. Un film comme nul autre pareil, où la crème du jeune cinéma d’auteur se retrouve autour d’un zoo familial fissuré de toute part.

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 Après s’être tenu prudemment à l’écart pendant des années, Gaspard, 25 ans, doit renouer avec sa famille à l’annonce du remariage de son père. Accompagné de Laura, une fille fantasque qui accepte de jouer sa petite amie le temps du mariage, il se sent enfin prêt à remettre les pieds dans le zoo de ses parents et y retrouver les singes et les fauves qui l’ont vu grandir… Mais entre un père trop cavaleur, un frère trop raisonnable et une sœur bien trop belle, il n’a pas conscience qu’il s’apprête à vivre les derniers jours de son enfance.

Sortie DVD : le 12 juin 2018
Durée : 1h43
Réalisateur : Antony Cordier
Avec : Felix Moati, Laetitia Dosch, Christa Théret, Guillaume Gouix, Johan Heldenbergh, Marina Foïs, Noémie Alazard
Genre : Comédie
Distributeur : Pyramide Vidéo
Prix : à partir de 19,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

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Les critiques du spectacle vivant décernent leurs prix 2018

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Les critiques du spectacle vivant décernent leurs prix
« Tous les oiseaux » de Wajdi Mouawad – Photo © Simon Gosselin

Les critiques du spectacle vivant décernent leurs prix 2018

Comme tous les ans, les 145 journalistes/chroniqueurs, membres de l’Association professionnelle de la critique ont décerné ce lundi 18 juin, au théâtre Paris-Villette, leurs prix 2018, distinguant les spectacles et les artistes qui ont marqué la saison écoulée.

Au palmarès notamment, “Tous des oiseaux”, la pièce de Wajdi Mouawad sur le conflit israélo-palestinien, la puissante et singulière fable noire nordique « Tristesses » de la Belge Anne-Cécile Vandalem qui raconte la montée du nationalisme au Danemark, récompensée aussi pour sa musique de scène signée Vincent Cahay et Pierre Kissling, dont l’empreinte est indissociable du spectacle. « Saigon » et sa fresque sociale à partir de récits d’exilés vietnamiens des première et deuxième générations ainsi qu’Anouk Grinberg pour son interprétation de Natalia Petrovna dans « Un mois à la campagne », où elle irradiait de cette vérité humaine à la fois flamboyante et mélancolique, lumineuse et complexe, cette femme amoureuse à la fêlure romanesque.

Le Palmarès complet :

Palmarès Théâtre
Grand prix : Tous des Oiseaux de Wajdi Mouawad
Prix Laurent-Terzieff du théâtre privé : Seasonal Affective Disorder mise en scène par Lélio Ploton au Lucernaire
Prix Georges-Lerminier (du meilleur spectacle créé en province) : Saïgon de Caroline Guiela Nguyen
Meilleur Comédien : Benjamin Laverhne dans Scapin
Meilleure Comédienne : Anouk Grinberg dans Un mois à la Campagne de Tourgueniev mis en scène par Alain Françon
Prix Jean-Jacques-Lerrant de la révélation : Pauline Bayle pour Iliade-Odyssée
Meilleur spectacle étranger : Tristesses d’Anne-Cécile Vandalem
Meilleure création d’éléments scéniques : Emmanuel Clolus pour Tous des Oiseaux
Meilleur musique : Vincent Cahay et Pierre Kissling pour Tristesses
Meilleure création d’une pièce en langue française : Les Ondes magnétiques de David Lescot au Vieux-Colombier
Meilleur livre sur le théâtre : Qu’ils crèvent les critiques ! de Jean-Pierre Léonardini

Palmarès Danse
Grand Prix : Find Now d’Andrew Skeels (Théâtre de Suresnes) et Crowd de Gisèle Vienne
Meilleur interprète : Hofesh Shechter
Personnalité chorégraphique de l’année : Bruno Bouché, directeur du CNN/ballet de l’opéra du Rhin
Meilleure compagnie : le Ballet du Canada pour Nijinsky de John Neumeier

Palmarès Musique
Grand prix : Le Domino noir d’Auber (direction Patrick Davin/Mise en scène de Valérie Lesort et Christian Hecq) créé à l’Opéra-comique
Prix Claude Rostand (Création en province) : Werther de Massenet (direction : Jean-Marie Zeitouni/Mise en scène : Bruno Ravella) à l’Opéra National de Lorraine
Meilleure création musicale : Pinocchio (Boesmans/Pommerat), création au Festival d’Art Lyrique d’Aix en Provence
Personnalité musicale de l’année : le baryton, Stéphane Degout
Révélation : le chef d’orchestre Julien Masmondet

 

Une belle remontée aux premiers temps du christianisme avec le film Paul Apôtre du Christ

Paul Apôtre du Christ
Paul Apôtre du Christ, film de Andrew Hyatt, Copyright Sony Pictures Home Entertainment

Une belle remontée aux premiers temps du christianisme avec le film Paul Apôtre du Christ

Un film entier qui s’intéresse à la figure de Paul de Tarse prend le double risque du prosélytisme béat et de l’hagiographie militante. Mais Paul Apôtre du Christ évite ces deux écueils par son déroulé simple et sincère en présentant l’apôtre Paul, figure fondatrice du christianisme, dans toute sa complexité, ancien persécuteur des premiers chrétiens devenu une figure sage et mesurée d’un temps où les martyrs se comptaient par milliers. Pas encore de Vatican ni d’église surpuissante, les temps étaient au dénuement et au sacrifice de soi. Et le résultat est juste confondant de beauté. L’esthétique ressemble certes fort à celle de la série Rome, mais le message prend au coeur.

Des temps de souffrance et de résolution

Le film Paul Apôtre du Christ débute alors que la grande figure des temps premiers du christianisme est retenue prisonnière à Rome. Après avoir traversé la Méditerranée en tous sens pendant plus de 30 ans, un des grands guides spirituels, fondateur de multiples églises et exemple vivant d’humilité, doit finir son voyage au centre du monde, Rome. L’accent est mis sur le message transmis par le Christ comme réponse aux persécutions romaines. Les images de sévices font mal et évoquent sans détour ce qu’ont subi ceux qui ne se soumettaient pas corps et âme à la loi romaine. Les années 60 après JC sous Néron n’étaient pas tendres pour ceux qui s’aventuraient vers l’exotisme christique venu du lointain Moyen Orient. Il faut s’imaginer le conservatisme romain d’une nation qui a conquis le monde antique à coups de lances et d’invasions. Pour l’envahir en retour, il fallait bien une doctrine prônant le contre pied total, le partage à la place du conflit, l’amour au lieu du mépris. Néron n’apparaît pas mais le général déchu Mauritius figure l’intransigeance romaine, celui qui n’hésite pas à transformer les chrétiens en torches humaines vivantes pour éclairer les rues de la cité la nuit et à jeter femmes et enfants dans la gueule des lions dans l’arène. Face au bloc de béton romain, la pensée chrétienne offre un contrepoint que Paul personnifie en silence dans une humilité qui détonne. A ses côtés, son acolyte Luc immortalisera par écrit cette pensée qui perdure jusqu’à aujourd’hui encore. Le film alterne entre tortures horribles et pensées idylliques, personnages persécutés et romains conquérants pour offrir un contrepoint permanent qui impressionne. L’esthétique de série US laisse vite place à la profondeur de la pensée pour un impact maximum sur une salle plongée dans un silence contemplatif. Le film a beau être sorti début mai, il passe encore et continue d’attirer des spectateurs. Car le film parvient à dépasser les fractures religieuses pour offrir un beau message universel. Et ça, sans effets spéciaux ni grandes scènes d’action, le cinéma US n’y parvient presque plus, presque, la preuve.

Paul apôtre du Christ scotche au siège par sa tentative réussie de raviver une époque de lutte pour faire s’effondrer une pensée antédiluvienne. Le film fascine par son message à la portée universelle à découvrir dans les rares cinémas qui le projettent encore.

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Paul Apôtre du Christ
Paul Apôtre du Christ

Emprisonné par l’Empereur Neron, Paul se remémore les principaux moments de sa vie d’apôtre.

Sortie : le 2 mai 2018
Durée : 1h48
Réalisateur : Andrew Hyatt
Avec : James Faulkner, Jim Caviezel, Olivier Martinez
Genre : Historique, Drame

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https://www.youtube.com/watch?v=ZltZlHRYYZk

Deux hommes de bien, un roman historique de Pérez-Reverte, en livre audio (Audible)

Deux hommes de bien, un roman historique de Pérez-Reverte, en livre audio (Audible)

Arturo Pérez-Reverte, auteur espagnol, nous livre un roman passionnant, Deux hommes de bien, qui vient de sortir en livre audio, chez Audible. Il y mêle intrigue, suspense, littérature, philosophie, sous fond historique. Il est sans doute important de préciser que Arturo Pérez-Reverte est lui-même membre de l’Académie royale espagnole depuis 2003. C’est ce qui donne un tel éclat à ce roman.

La situation historique

L’histoire se situe à la fin du XVIII siècle. Deux hommes de l’Académie royale d’Espagne sont choisis par leurs collègues académiciens pour ramener à Madrid les 28 tomes de l’Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Il s’agit de l’édition originale de Diderot, d’Alembert, et Breton, constituée de 28 volumes, l’Encyclopédie ou le Dictionnaire raisonné des Arts et des Sciences. Ouvrage condamné par l’Eglise catholique.

Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l’Amiral don Pedro Zárate sont chargés de cette délicate mission. Ils doivent se rendre à Paris, acheter l’édition originale et la ramener en Espagne. Le voyage sera long et non sans danger. L’Encyclopédie est également interdite en France, mais on peut néanmoins la trouver. Les 28 volumes font une belle histoire. Mais les idées de Diderot, d’Alembert et de Breton, ne sont-elles pas trop dangereuses pour le grand public ? Dangereuses, voire même absurdes ?

L’Encyclopédie pour qui ?

Tous, à l’Académie, ne sont pas d’accord sur le fait de ramener cette fameuse Encyclopédie. L’esprit des Lumières peut représenter un danger pour le pays. Certains décident donc d’empêcher, coûte que coûte, ce rapatriement. Et ce sera Pascual Raposo, malin et sans scrupule, qui devra empêcher les Deux hommes de bien à ramener cette fameuse Encyclopédie.
Nous allons donc suivre don Hermès et l’Amiral tout au long de leur long périple, de Madrid à Bayonne, puis de Bayonne à Paris.

L’épopée

L’auteur décrit merveilleusement les conditions de l’époque bien éloignées des nôtres ! Ce voyage à lui tout seul représente une véritable aventure avec beaucoup de paramètres inconnus. Ils font de nombreuses haltes dans des endroits pas toujours sains et propres ! La météo non prévisible leur complique souvent la tâche. Mais cela n’a pas empêché les deux académiciens de faire plus ample connaissance tout au long de leur voyage. Tous les sujets sont abordés, le plus souvent avec sérieux. N’oublions pas qu’ils sont deux grands intellectuels de l’époque. L’un est très croyant et l’autre libre-penseur. Ils aiment discuter de religion, sujet sur lequel ils ne sont pas en accord. L’Amiral pense que « la religion est la plus grande tromperie qu’ait inventée l’homme » ! Mais il leur arrive néanmoins d’aborder des thèmes plus légers, comme celui de la guerre des braguettes, les dernières culottes à la mode ! Quelle idée, des braguettes !

Epoque difficile pour le peuple

« Laissez lire et laissez danser, demande Voltaire ».

A cette époque, le peuple espagnol est triste. Les concerts, les veillées, les bals sont interdits dans de nombreux endroits. Alors qu’à Paris, la vie est bien différente. Nos deux hommes vont vite découvrir cette vie parisienne et en profiter, tout en cherchant leur Encyclopédie. A l’époque, la France a la réputation d’être le pays du vin et de la philosophie, mais aussi celui de la syphilis ! Indéniablement, ils découvrent Paris, la ville des philosophes ! Nous sommes à la fin du XVIII siècle, le siècle des Lumières !

Les deux académiciens espagnols sont reçus par le comte d’Aranda, Ambassadeur de l’Espagne en France. Mais comme l’Encyclopédie est interdite en France, ils ne recevront aucune aide officielle. Ils ont droit à l’aide de l’abbé Bringas, à la fois « poète, libelliste et révolutionnaire » ! L’abbé est là pour les aider dans leurs recherches et leur faire découvrir Paris.

Paris, la belle

Les lecteurs découvrent alors non seulement la ville de Paris, mais aussi et surtout ses coutumes ! Les prostituées, très nombreuses, d’après Bringas environ 30 000, peuplent les rues de Paris. Les gens payent beaucoup d’impôts en France et Bringas parle alors de « révolution nécessaire et sanglante » …

Mais nos deux hommes ne sont pas là pour jouir d’une certaine vie française, mais en quête de leur Encyclopédie. Pas facile d’en trouver la trace, surtout en édition originale. Ils vont vivre de nombreuses mondanités et rencontrer de grands intellectuels, de nombreuses personnes avant de tomber sur la bonne. Ils vont découvrir des femmes libertines qui vont leur faire découvrir un tout autre monde ! Mais rien ne sera facile pour eux. Car, n’oublions pas le vilain Raposo qui va tout faire pour faire capoter la mission.

Avalanche de catastrophes

Les Deux hommes de bien vont presque tout connaître, les honneurs, le déshonneur, le duel et même la prison, à croire que la France n’est pas un pays où il fait bon vivre au siècle des Lumières. Une période prérévolutionnaire. Du suspense, des émotions, à travers une Histoire passionnante lue par Lazare Herson-Macarel. Voix grave en accord avec une histoire qui a réellement existé, même si elle est quelque peu romancée. Cette histoire nous rappelle fortement Cervantès avec son Don quichotte. Sans doute un très bel hommage à ce grand homme !

Ce qui est aussi passionnant dans ce livre, c’est le fait de suivre l’auteur, Arturo Pérez-Reverte. Il nous raconte tout au long du roman, comment il en est arrivé à rédiger tel ou tel passage. Comment il a fait lui-même des recherches pour retrouver les lieux, pouvoir les situer sur les cartes et coller ainsi au plus près de la réalité du XVIII, dans ses différentes descriptions.

Quand on écoute la dernière page, on a du mal à sortir de cette époque et en même temps, on se remémore les passages brillants, philosophiques, de nos deux académiciens. Une très belle aventure intellectuelle, littéraire et philosophique du XVIII siècle, à écouter avec plaisir !

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[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR et INFOS »]

Deux hommes de bien

À la fin du XVIIIe siècle, deux membres de l’Académie royale d’Espagne sont mandatés par leurs collègues pour se rendre à Paris et en rapporter les 28 tomes de l’Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l’amiral don Pedro Zárate, hommes de bien intègres et courageux, entreprennent alors de Madrid à Paris un long voyage semé de difficultés et de dangers.

Par des routes infestées de brigands, faisant halte dans des auberges inconfortables, les deux académiciens arrivent à Paris, où ils découvrent avec étonnement les rues de la capitale française, ses salons, ses cafés, ses librairies, ses mœurs libertines et ses agitations politiques. Mais très vite, leur quête de l’Encyclopédie se révèle d’autant plus difficile que l’édition originale est épuisée et qu’une partie de l’Académie espagnole, opposée à l’esprit des Lumières, a lancé à leurs trousses un espion chargé de faire échouer l’entreprise.

Nourri de réalité et de fiction, habité par des personnages ayant existé ou nés de l’imagination de l’auteur, Deux hommes de bien est un merveilleux roman d’aventures et un éloge de ce qui fut la plus grande entreprise intellectuelle du XVIIIe siècle. Mais c’est aussi, dans la reconstitution minutieuse et passionnante d’un Paris prérévolutionnaire plus vivant que jamais, un hymne à l’amitié et un bel hommage à Don Quichotte d’un écrivain profondément épris de la France.

©2017 Éditions du Seuil (P)2018 Sixtrid SAS

Ce livre audio en version intégrale vous est proposé par Audible et est disponible en téléchargement.

Date de parution : le 24 mai 2018
Auteur : Arturo Pérez-Reverte
Lu par : Lazare Herson-Macarel
Durée : 17 h et 1 mn
Acheter sur : Audible

Une ressortie fastueuse pour le polar coréen Memories of Murder le 11 juillet 2018

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Memories of Murder
Memories of Murder, film de Joon-Ho Bong, Copyright CTV International

Une ressortie fastueuse pour le polar coréen Memories of Murder le 11 juillet 2018

Lors de sa sortie au cinéma en 2004, le film Memories of Murder a provoqué un torrent de louanges. Le faux rythme initial du film avec son équipe de policiers bras cassés qui prennent peu à peu la mesure des enjeux aboutit à une enquête retorse tandis qu’un flic de Séoul les rejoint. L’enquête est menée entre doutes et fausses pistes pour une impression vertigineuse sur le spectateur. A l’occasion de la ressortie du film en coffret DVD avec un mediabook et un documentaire inédit, il est temps de voir ou revoir ce polar coréen majestueux.

Un classique à découvrir 

La Rabbia proposera à partir du 11 juillet un double DVD consacré au film Memories of Murder avec un Mediabook et un coffret ultime collector pour fêter comme il se doit le 15e anniversaire du chef d’oeuvre de Bong Joon Hoo. Le film sera évidemment disponible mais tout l’intérêt porte surtout sur ce documentaire passionnant et totalement inédit intitulé Memories: retour sur les lieux du crime. Réalisé par Jésus Castro-Ortega, ce documentaire apporte quelques éléments de plus pour apprécier le polar inspiré de faits réels Le réalisme du film le dispute à la tension croissante au coeur d’une campagne coréenne où des policiers sous-équipés et sous-formés devaient retrouver un serial killer qui attirait de plus en plus l’attention des médias et de la population. Le réalisateur brosse un portrait implacable d’une police démunie face à un tueur invisible qui brouille les pistes et ne laisse pas d’indices derrière lui. Le film attire implacablement le spectateur dans sa toile avec son art du montage et ses plans sur des visages de plus en plus déconfits.

Le 11 juillet seront disponibles:

  • 1 Digipack avec : Film et Complément 19,99 euros)
  • 1 Médiabook avec : 1 Blu-ray, 2 DVD, Les compléments, Un livret de 40 pages sur l’histoire du tournage (24,99 euros)
  • 1 Coffret collector avec : le Mediabook,  la reproduction du storyboard intégral traduit en français (366 pages) (34,99 euros)

La sortie de ce double DVD constituera l’évènement du début du mois de juillet pour une nouvelle plongée en eaux troubles en compagnie de policiers coréens dont les images restent longtemps gravées dans l’esprit. Jusqu’à se rendre compte de l’évidence, oui ce film mérite bien son statut de classique du cinéma sud-coréen!

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Memories of Murder
Memories of Murder, film de Joon-Ho Bong, Copyright CTV International

En 1986, dans la province de Gyunggi, le corps d’une jeune femme violée puis assassinée est retrouvé dans la campagne. Deux mois plus tard, d’autres crimes similaires ont lieu. Dans un pays qui n’a jamais connu de telles atrocités, la rumeur d’actes commis par un serial killer grandit de jour en jour. Une unité spéciale de la police est ainsi créée dans la région afin de trouver rapidement le coupable. Elle est placée sous les ordres d’un policier local et d’un détective spécialement envoyé de Séoul à sa demande. Devant l’absence de preuves concrètes, les deux hommes sombrent peu à peu dans le doute..

Sortie DVD : le 11 juillet 2018
Durée : 02h10
Réalisateur : Joon-Ho Bong
Avec : Song Kang-Ho, Kim Sang-kyung, Hie-bong Byeon
Genre : voir fiche allociné
Prix : XX € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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https://www.youtube.com/watch?v=dMO_R56t-JI&feature=youtu.be

A cœurs ouverts, un roman jeunesse qui bouleverse (Bayard)

A cœurs ouverts, un roman jeunesse qui bouleverse (Bayard)

Jessi Kirby est une auteure américaine spécialisée dans le Young Adult, ses romans visent un public adolescent. Elle a publié six romans et partage son temps entre l’écriture, l’enseignement, et son travail de bibliothécaire.

Le refus d’avancer

Dévastée par la mort de son petit ami, Emily n’arrive pas à faire son deuil. Quatre cent jours après l’accident tragique qui a coûté la vie de celui qu’elle aimait, elle continue à voir Matt partout. Elle décide alors de transgresser toutes les règles possibles et imaginables et de retrouver celui a qui on a transplanté le cœur de Matt, Tom. Si elle pensait l’observer de loin, elle ne peut pourtant pas s’empêcher de vouloir en savoir plus sur lui. Elle se raccroche à cet organe, le cœur, comme si elle pouvait, d’une certaine façon, retrouver Matt en Tom. Emily est incapable de « tourner la page », comme diraient ses parents.

Un deuil difficile

Aussi ironique que cela puisse paraître, c’est Tom qui sort Emily de sa catatonie. Il l’entraîne dans de nombreuses activités et la pousse à se définir autrement que par l’adolescente qui a perdu son petit-ami. Emily retrouve une connexion qu’elle avait perdu à la mort de Matt, grâce à Tom. Plus le temps passe, plus Emily avance, allant jusqu’à faire le deuil de celui qu’elle a tant aimé. Jessi Kirby évoque également la culpabilité d’avancer, de ne plus penser tous les jours à celui qu’on a perdu.

L’évolution du personnage

La plume de Jessi Kirby est entraînante et, pour un sujet aussi difficile, très fluide et facile à lire. Certes, À cœurs ouverts est une romance, mais pas seulement. L’évolution d’Emily est une partie très importante du roman, pour ne pas dire essentielle, qui peut avoir lieu grâce à sa rencontre avec Tom. Leur relation avance pas à pas, pas trop rapidement, laissant le temps à Emily – et au lecteur – d’évoluer. On découvre une adolescente qui vit dans le souvenir de ce qu’elle a perdu, et on referme le roman avec une jeune femme prête à affronter tous les défis de la vie.

Une seconde chance

Jessi Kirby évoque le droit à la deuxième chance. Emily est persuadée que Matt était le bon, celui avec qui elle ferait sa vie. En continuant à vivre sa vie, après sa mort, elle a l’impression de le trahir. Elle apprend au fil du roman, avec beaucoup de délicatesse de la part de l’auteure, qu’elle a le droit d’avancer, le droit d’avoir une deuxième chance.

Jessi Kirby a su trouver pour son héroïne, et donc pour ses lecteurs, le parfait équilibre entre passé et futur. Emily apprend au fil des pages à quel point il est important de se souvenir, sans pour autant laisser le passé l’empêcher de vivre.

Page de l’éditeur :

Voilà 400 jours qu’Emily a perdu l’amour de sa vie, Matt, dans un accident de voiture.
Transgressant les règles, elle a enquêté et retrouvé l’identité de celui qui a reçu le cœur de Matt : Tom Colton. Ce 400eme jour, elle se résout à prendre sa voiture pour « le voir », rien de plus, elle se l’est promis. Mais ils se parlent. Et c’est comme si Tom et Emily se connaissaient depuis toujours…

A partir de 12 ans

Date de parution : le 11 avril 2018
Auteur : JESSI KIRBY
Editeur : Bayard
Prix : 14,90 € (192 pages)
Acheter : Amazon

Une belle ode à la vie dans la bande dessinée Revivre aux éditions La Boîte à Bulles

Revivre
Revivre, dessine et scénario d’Ugo Berlotti

Une belle ode à la vie dans la bande dessinée Revivre aux éditions La Boîte à Bulles

4 personnages qui ne se connaissent pas, 4 destins qui se révèlent devant les yeux du lecteur, Revivre offre une plongée passionnante dans une histoire aux forts accents de réalité. Une migrante syrienne est victime d’un accident aux conséquences dramatiques pendant la traversée de la Méditerranée vers l’Europe et 3 malades en attente de greffe sont enfin contactés pour recevoir les organes tant désirés. Les principaux protagonistes ont accepté de partager leurs témoignages à l’auteur Ugo Bertotti pour un bouleversant surplus d’authenticité. Les 4 histoires personnelles sont contées avec pudeur et délicatesse pour un moment de lecture puissant et émouvant. Une BD à découvrir dès le 27 juin.

Mourir et survivre

La BD Revivre se déroule dans un noir et blanc qui rajoute à la pudeur et n’empêche pas l’explosion des sentiments. L’histoire réelle racontée par Ugo Bertotti rappelle le livre et le film dont est adapté Réparer les vivants. Quand la vie cesse brutalement par la faute d’un destin cruel, elle peut en même temps repartir pour d’autres grâce à la décision des proches survivants d’accepter de partager les organes tant espérés. Les existences de Don Vito, Mimmo et Maria sont abordées sous l’angle anthropologique, les soucis de santé foudroient les personnages et les mettent en stand by. Le jour où un coup de téléphone salvateur peut changer leurs vies, ils ne savent pas d’où provient cet organe, ni qui est celui ou celle qui a du mourir pour leur permettre de continuer à vivre. Le lecteur découvre tous ces détails avec sensibilité en même temps que les détails du drame de la guerre en Syrie avec cette population nombreuse de palestiniens parquée dans des camps devenus permanents dans un pays qui n’hésite pas à les prendre pour cibles durant le conflit actuel. La nostalgie des temps de paix anciens, l’espoir de revenir chez eux et l’existence qui continue malgré les errements rajoutent à la densité du récit. Le ton choisi par Ugo Bertotti privilégie l’intimité et la description du quotidien contrarié des personnages stigmatisés par la vie. Mais l’accent est surtout mis sur l’espoir et la volonté de vivre malgré tout. Une belle maxime de vie!

Revivre est une BD qui ne peut pas laisser indifférent tant le sujet touche à l’universel, de quoi donner envie de signer tout de suite le papier de consentement pour le don d’organes en prévision de la journée mondiale du don d’organes et de la greffe du 22 juin prochain. Car un organe peut sauver une vie, voire plusieurs, ce qu’illustre magnifiquement cette bande dessinée à découvrir aux éditions La Boîte à Bulles!

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Septembre 2013, Selma, réfugiée palestinienne de 49 ans, quitte la Syrie avec son mari et ses deux enfants à la recherche d’une vie meilleure, loin de la guerre qui frappe le pays.
Avec 70 autres migrants, elle embarque sur un bateau direction l’Italie. Durant la traversée, elle subit un grave traumatisme à la tête. À son arrivée au port de Syracuse, elle est encore vivante, mais plus pour très longtemps. Sa famille, avec le soutien du docteur Hassan, néphrologue palestinien, décide de faire don de ses organes. Trois Italiens en attente de greffe en bénéficieront.
Pour raconter cette histoire, Ugo Bertotti a recueilli les témoignages des membres de la famille de Selma, de ceux qui l’ont connue et surtout des trois personnes qui, grâce à Selma, sont toujours en vie.
Une histoire racontée avec pudeur et sensibilité.

Date de parution : le 27 juin 2016
Scénariste(s) : Ugo Bertotti
Dessinateur(s) : Ugo Bertotti
Genre : Humour
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 15 € (160 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Réversible : une valse de corps à la Seine Musicale

C’est un spectacle plein de virtuosités. Du 5 au 17 juin, dans l’impressionnant vaisseau de l’île Seguin, la Seine Musicale le collectif des 7 doigts de la main présente Réversible, un spectacle à la fois poétique et puissant. Poétique par ses mouvements de corps harmonieux et ce doux mélange entre la danse et le théâtre. Puissant par la dextérité des acrobates-danseurs, à couper le souffle. Ils paraissent tout droit sortis d’une autre planète, manient le skate-board, le cerceau et le jonglage à la perfection.

Créée en 2002, le collectif des 7 doigts de la main veut offrir un nouveau type de spectacle de cirque : un «cirque à échelle humaine», plus intime et familier, où l’extraordinaire surgit du quotidien, où des hommes et des femmes expriment avec leurs mots, leurs danses et leurs acrobaties, une part de leur humanité. En brouillant sans cesse les frontières entre la danse contemporaine et l’acrobatie, entre le théâtre et la performance physique, entre le multimédia interactif et l’expérience immersive, ils cherchent à atteindre l’indéfinissable, le viscéral, l’extraordinaire, l’intime et l’universel en chaque être humain.

Après la Seine Musicale fin juin 2018 pour le spectacle Réversible, le collectif des 7 doigts de la main reviendra à Paris en septembre, pour leur spectacle Cuisines et Confessions à Bobino. 

 

« Juste la fin du monde » ou l’impossible parole incarné avec brio au Studio Hébertot

"Juste la fin du monde" ou l'impossible parole incarnée avec brio au Studio-Hébertot
« Juste la fin du monde » mise en scène Jean-Charles Mouveaux Photo © Chantal Depagne-Palazon

« Juste la fin du monde » ou l’impossible parole incarné avec brio au Studio Hébertot

La notoriété de Jean-Luc Lagarce, metteur en scène et dramaturge, mort prématurément du SIDA à l’âge de 38 ans en 1995, n’a cessé d’augmenter depuis sa disparition. S’il n’a pas été reconnu de son vivant comme un auteur important, c’est que son langage théâtral était trop en avance, trop en décalage sur son époque.

Aujourd’hui, c’est l’un des auteurs contemporains le plus joué et traduit dans le monde dont la langue singulière qui creuse en profondeur (originalité de la syntaxe, phrase musicale, à tiroirs, incises), en un mot éblouissante, qui mêle l’intime et la comédie sociale, l’identifie immédiatement.

Une forme stylistique faite de variations et de répétitions où la parole qui bute, trébuche, se reprend, questionne la dramaturgie à travers un dialogue ressassant, qui porte à son paroxysme la difficulté à dire et à être.

Avec sa pièce chorale « Juste la fin du monde » dans une mise en scène de Michel Raskine, il fait son entrée en 2008 au répertoire de la Comédie-Française.

Douze ans après l’avoir déjà créé, Jean-Charles Mouveaux revient à ce spectacle et fait entendre avec justesse et naturel, cette intranquillité du monde, si propre au dramaturge, et que focalise à travers le prisme familial, toutes ses incompréhensions, ses tensions, ses conflits, ses douleurs, ses replis, mais aussi sa force vitale et impulsive.

Une parole impossible

Après une longue absence, Louis, un jeune écrivain de 33 ans, revient en province auprès de sa famille pour annoncer sa mort prochaine. Mais le retour inespéré du fils ainé ne se passe pas comme prévu, plombé par une incommunicabilité trop lourdement ancrée et propice désormais aux rancœurs et aux rivalités non résolues.

Et Louis repartira donc sans avoir pu se livrer, « sans jamais avoir osé faire tout ce mal« , emportant avec lui son lourd secret.

Car très vite, les mots s’aiguisent et les malentendus s’accumulent. Entre confidences, remémoration et non-dits qui touchent au plus profond de l’être, l’écriture ténue de Lagarce toujours précise, ardente, violente, décortique les blessures et les frustrations de chacun qui tente maladroitement, vainement, de rattraper le temps perdu, cristallisant à jamais l’impossible rapprochement.

Des sentiments empêchés

Le verbe court de Lagarce qui procède par incises – les personnages reprenant sans cesse ce qu’ils viennent de dire en le modifiant – ce qui lui imprime une cadence fragmentée, nous suspend à ces échappées verbales révélatrices chez les personnages de leur fragilité et de leur mal-être, où dans un aller-retour émotionnel constant entre les protagonistes se répondent les grandes obsessions du dramaturge : l’abandon, le retour, la mémoire, la solitude, et la mort.

Dans un espace noir constitué de tables empilées dans un angle, dont certaines renversées, se déploie ce retour sur soi (celui de Louis) et les autres où les siens qui ne le comprennent pas, ne l’écoutent pas, nous renvoie à sa différence et à sa solitude extrême.

C’est cette errance et cette réminiscence observées du seul du point de vue du narrateur (Louis) que rend compte avec intensité cette proposition du metteur en scène.

Dans le rôle de Louis, Jean-Charles Mouveaux est magnifique. Il fait pleinement corps avec la langue de Lagarce et son urgence sensible aux infinies résonances, tandis que Philippe Calvario porte toute la colère du monde dans le rôle du frère en mal de reconnaissance. Quant à Chantal Trichet (la mère), Jil Caplan, en alternance avec Esther Ebbo (Catherine, la belle soeur) et Vanessa Cailhol (Suzanne, la petite soeur), elles sont tout aussi convaincantes aux prises avec cette famille et ses sentiments empêchés.

Dates : du 26 avril au 30 juin 2018 l Lieu Au Studio Hébertot (Paris)
Metteur en scène : Jean-Charles Mouveaux

Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g

Nelson Mandela, une vie au service de la liberté
Nelson Mandela, une vie au service de la liberté, BD de Sankha Banerjee et Lewis Helfand, Editions 21g

Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g

La figure de Nelson Mandela s’impose aux côtés de celles de Gandhi ou Martin Luther King dans l’imaginaire collectif. Emprisonné pendant 27 ans dans les prisons sud-africaines, Nelson Mandela en est sorti en survivant et en vainqueur pour devenir le président d’un pays divisé qu’il a porté à bout de bras pour éviter un bain de sang et privilégier l’unité par delà les cultures et les couleurs. La bande dessinée parue aux éditions 21g revient sur son existence pour une quantité invraisemblable d’éclaircissements et d’anecdotes qui révèlent le caractère unique et entier d’un homme hors du commun.

Une BD sans tambour ni trompettes 

Tout l’intérêt de cette bande dessinée est de ne jamais en rajouter dans l’excès et le panégyrique. Aucun effet trompeur n’accompagne les bulles délicatement dessinées par Sankhar Banerjee qui se contentent de suivre le cours d’une existence depuis un petit village d’Afrique du Sud jusqu’à l’accession à la présidence d’un pays divisé. Le scénariste Lewis Helfand fait avant tout ressortir la volonté et la détermination d’un homme décidé à faire le bien et à combattre l’injustice d’un système ségrégationniste profondément injuste. Les bulles ont une portée documentaire pour ressasser les différents épisodes d’une vie dense et surtout unique. Lire chacune des pages permet de prendre conscience du combat que fut la vie de cet homme pour défier l’injustice par la voie de la non-violence et de la légalité. Beaucoup apprendront que le bon sens et l’intelligence permettent d’abattre des murailles, bien plus que la haine et le conflit. Le noir et blanc du dessin accentue les traits et les expressions des personnages pour une émotion décuplée. L’histoire se lit comme une odyssée du XXe siècle à découvrir aux éditions 21g dans une version restaurée à partir du 15 juin.

Nelson Mandela, une vie au service de la liberté est un incontournable de l’actualité de la bande dessinée pour mieux connaitre la vie d’un homme qui changea le cours de l’histoire et obtint le prix Nobel de la paix en 1993. Une BD à lire absolument.

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Né dans un village d’Afrique du Sud, Nelson Mandela grandit avec un rêve apparemment ordinaire: être libre de choisir son propre destin. Noir dans un pays contrôlé par les blancs et leurs lois racistes, ce simple rêve lui était refusé. Pendant des années, la minorité blanche d’Afrique du Sud imposa à la majorité noire un ensemble de lois et de règles injustes connues sous le nom d’Apartheid. Des millions d’hommes et de femmes se virent interdire certaines professions, certains services publics et des quartiers entiers uniquement en raison de la couleur de leur peau. Un homme se leva parmi les opprimés pour exiger la justice et la liberté pour tous, son nom: Nelson Mandela ! Découvrez la vie extraordinaire du dernier géant du XXe siècle, de sa naissance dans une famille de paysans pauvres en 1918 à sa mort en 2013 comme père de la nation Sud-Africaine en passant par ses années de lutte armée et sa reconnaissance mondiale comme prisonnier politique le plus connu de la planète.

Date de parution : le 14 juin 2018
Scénariste(s) : Lewis Helfand
Dessinateur(s) : Sankha Banerjee
Genre : Biopic
Editeur : 21g
Prix : 18 € (144 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g
Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g

Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g
Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g

Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g
Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g

Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g
Un destin hors du commun raconté dans la BD Nelson Mandela, une vie au service de la liberté aux éditions 21g

Une exposition à ne pas manquer avec Zao Wou-Ki, l’espace est silence au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Zao Wou-Ki
Zao Wou-Ki au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Une exposition à ne pas manquer avec Zao Wou-Ki, l’espace est silence au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Décédé en 2013, le peintre chinois Zao Wou-Ki a les honneurs du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris dans une exposition aussi évocatrice que lumineuse regroupant des toiles étalant sur toute la durée de sa longue carrière. De ses toiles colorées aux fortes résonances abstraites jusqu’à son noir et blanc final en passant par ces Natures aux dimensions gigantesques, tout l’art de Zao Wou-Ki s’étale à travers quarante oeuvres qui ne lassent pas de se regarder pendant de longues minutes. Un vrai moment d’éblouissement à découvrir jusqu’à janvier 2019.

Un peintre universel

Né en Chine en 1920 à Pékin dans une famille cultivée et ouverte sur le monde, Zao Wou-Ki n’a cessé de chercher l’inspiration hors de ses frontières, s’éloignant peu à peu de la culture chinoise avant d’y revenir. Naturalisé français en 1964, il marque par là son attachement à sa patrie d’adoption, lui qui a rencontré Henri Michaux et Varèse au cours de ses nombreuses pérégrinations entre l’Europe et les Etats-Unis. C’est d’ailleurs au premier que l’on doit la phrase phare de l’exposition, L’espace est silence. Car d’abord réduites à des proportions raisonnables, les toiles du peintre ont gagné en taille au fur et à mesure de sa carrière pour émettre un silence de plus en plus assourdissant. Il invite au voyage au coeur de toiles où le spectateur peut s’ébaudir à sa guise au gré des couleurs et des formes qu’il croit y percevoir. Une exposition consacrée à Zao Wou-Ki devient littéralement passionnante au fur et à mesure que les inspirations et les courants artistiques s’accumulent. Claude Monet est une inspiration qui se ressent profondément dans une oeuvre extrêmement vaste ainsi que Paul Klee ou Pierre Soulages. Si les premiers tableaux comprennent une facture très réaliste avec des portraits, des paysages et des natures mortes entre 1935 et 1949, l’abstraction prend une place de plus en plus grande à partir des années 1950, pour fluctuer vers l’abstraction lyrique dans les années 1960 avec également des encres de Chine et des calligraphies. Le parcours du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris s’enrichit également de vidéos pour admirer l’artiste à l’oeuvre avec des commentaires éclairants de proches sur son oeuvre. Des passages musicaux de Varèse s’écoutent en contemplant certains tableaux pour une expérience esthétique totale.

L’exposition L’espace est silence est un ravissement esthétique à découvrir au plus vite pour s’ouvrir à une oeuvre plurielle représentative des courants picturaux du XXe siècle. L’atiste chinois n’a cessé de creuser son oeuvre pour un résultat qui se contemple avec les yeux et les oreilles grands ouverts au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris.

Dates : du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019
Lieu : Musée d’Art Moderne de la ville de Paris (Paris)
Entrée : 12 €

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Zao Wou-Ki
Zao Wou-Ki au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Zao Wou-Ki
Zao Wou-Ki au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Zao Wou-Ki
Zao Wou-Ki au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Zao Wou-Ki
Zao Wou-Ki au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

 

 

 

Derniers jours : La vieillesse intranquille selon Lars Norén à la Comédie-Française

La vieillesse intranquille selon Lars Norén à la Comédie-Francaise
Poussière de Lars Norén
© photo Brigitte Enguérand, coll. Comédie-Française

La vieillesse intranquille selon Lars Norén à la Comédie-Française

Lars Norén est un des dramaturges suédois les plus radicaux de la seconde moitié du XXè siècle. Considéré comme le digne successeur de Strindberg ou Bergman, il ne cesse de creuser au cœur des angoisses existentielles et relationnelles pour en décortiquer les ressorts psychologiques et intimes.

Avec Poussière, c’est donc un écrivain contemporain majeur qui entre au répertoire de la Comédie-Française, s’inscrivant dans la tradition des auteurs écrivant pour la troupe.

Il s’agit d’un texte sans concession sur la vieillesse. Composé de brides de conversation dont la parole compulsive, impulsive, fragmentée, de chacun des personnages, permet de se soustraire à la fuite du temps et à une mort prochaine où à l’instar du corps épuisé, l’esprit divaguant échappe à toute morale, à tout principe, pour accepter tout simplement l’état présent et faire advenir une vérité.

Un chœur en roue libre

La pièce met en scène 11 personnes âgées, six hommes et cinq femmes, qui partent en vacances depuis plus de 30 ans au même hôtel, pendant une semaine, au soleil. Où face à la mer, donc face au public, et à la décrépitude des corps, la perte de mémoire, la sénilité ambiante, chacun assis sur des chaises de fortune, scrute l’instant présent au sein du groupe.

Et à l’abri d’obsessions récurrentes, de souvenirs enfouis, aux prises avec des vagues d’agressivité, de sursauts de lucidité, d’ironie ravageuse, de sentiments confus entre solitude, résignation ou révolte, ils se jaugent, s’affrontent et se provoquent.

Les mots se font alors les catalyseurs des humeurs, des peurs, des frustrations, des angoisses, des transgressions, du jeu de soumission et de domination des personnages.

L’écriture féroce et incisive de Lars Norén dévoile autant qu’elle ne dissimule. Elle cristallise par delà la perdition, les rapports tyranniques entre les protagonistes et leur intanquillité, propices à une introspection plurielle, rebelle, intime et en roue libre.

Pièce très noire mais non sans humour car si le texte révèle des parcours de vie avec son lot d’échecs, de chagrins, de destins et de désirs inaccomplis, il imprime aussi à travers cette dernière échappée, un acte de résistance à la fois décomplexé et transgressif face à la mort.

Dans sa mise en scène et un décor gris-bleu, berceau déjà d’une autre dimension, Lars Norén creuse cet embrasement méditatif et sensitif avec ses turbulences, ses débordements et ses ruptures qui lui permettent de fragmenter des espaces de perdition, d’introspection, où se créent alors un autre rapport au monde : sensible et onirique.

Dans une traversée aussi chorale que sensorielle, le jeu s’imprègne de la progression dramatique et déconstruite de la langue du dramaturge servi par des comédiens du Français aussi investis qu’habités, avec une mention particulière à Dominique Blanc, Anne Kessler, Didier Sandre et Hervé Pierre.

Dates : du 10 février au 16 juin 2018 l Lieu : A la Comédie-Française (Paris)
Metteur en scène : Lars Norén

La dure vie d’artiste dans Alberto Giacometti, The Final Portrait

Alberto Giacometti The Final Portrait
Alberto Giacometti The Final Portrait, film de Stanley Tucci, Copyright Bodega Films

La dure vie d’artiste dans Alberto Giacometti, The Final Portrait

Du visage d’Alberto Giacometti, le grand public ne connait que ces photos montrant un visage buriné surmonté de cette épaisse et sombre touffe de cheveux noirs. Si ses oeuvres ont fini depuis longtemps de s’imposer tout en haut sur le marché de l’art, peu connaissent son existence et son caractère de cochon mal luné. Le film Alberto Giacometti, the Final Portrait offre une plongée fascinante dans le quotidien haut en couleurs d’un artiste totalement dévoué à son art, sans compromis dans le déroulement de sa vie tant il lui semblait voir de l’inspiration partout. Geoffrey Rush campe magnifiquement l’artiste pour un film comme une plongée dans le monde artistique dans une belle mise en abime artistique.

Un artiste total

Dans un Paris fantasmé en 1964, Alberto Giacometti invite l’écrivain américain James Lord à se faire tirer le portrait. Si certaines rues du film ressemblent plus à celles de Londres qu’à celles de Paris, l’esprit bohème de la ville lumière est parfaitement restitué. La demeure du peintre et sculpteur italien ressemble à un fourre tout où les oeuvres en cours, terminées ou abandonnées prennent toute la place. La crasse côtoie les pinceaux et les tubes de peinture dans un dénuement trompeur. Car la côté de l’artiste est déjà au plus haut, l’argent afflue mais lui ne voit pas le confort ou le désordre de son intérieur, sa vision est celle d’un artiste placé bien au delà des contingences matérielles. Geoffrey Rush mélange italien, anglais et français pour s’adresser à son frère Diego, son épouse Annette et au pauvre modèle James Lord. Armie Hammer prête ses traits à celui qui doit indéfiniment reporter son retour à New York par la faute de l’artiste qui reprend incessamment son portrait, raturant et recouvrant de peinture le visage du modèle jour après jour. Le réalisateur Stanley Tucci  habituellement surtout acteur se met en quatre pour faire ressentir l’exigence de Giacometti pour son oeuvre et pour lui-même, n’hésitant pas à détruire ses oeuvres par pure et souvent inexplicable insatisfaction. Le film donne l’impression d’être joué en live tant les expressions et l’agitation paraissent réelles et improvisées. Pourtant, et c’est tout l’intérêt du film, c’est surtout l’art des acteurs et du réalisateur qui concourent à ce captivant film qui s’offre comme une plongée sans filet dans l’esprit tourmenté de l’artiste. En perpétuelle quête de splendeur picturale, Giacometti essaye, sent qu’il se trompe, recommence, inlassablement et surtout bruyamment. Les interjections abondent comme des reflets déformants d’un esprit qui va trop vite pour le monde réel. Et face à lui Armie Hammer incarne le personnage qui doit se plier aux exigences du peintre, jusqu’à ressentir somatiquement les stigmates physiques de la tempête sous son crâne. Le film se vit comme un trip artistique plein d’exultation et de fureur, c’est proprement stupéfiant.

Alberto Giacometti, The Final Portrait est passé quelque peu inaperçu dans le paysage des critiques cinématographiques, et c’est bien dommage tant le film enivre le spectateur par ce voyage fantastique dans l’art du XXe siècle. Un film à découvrir au plus vite, s’il passe encore près de chez vous.

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Alberto Giacometti The Final Portrait
Alberto Giacometti The Final Portrait

Paris, 1964, Alberto Giacometti, un des plus grands maîtres de l’art du XXème siècle, invite son ami, l’écrivain américain James Lord, à poser pour un portrait. Flatté et intrigué, James accepte. Cela ne devait prendre que quelques jours mais c’était sans compter sur le perfectionnisme et l’exigence du processus artistique de Giacometti…

Sortie : le 6 juin 2018
Durée : 1h34
Réalisateur : Stanley Tucci
Avec : Geoffrey Rush, Armie Hammer, Tony Shalhoub
Genre : Comédie dramatique, Biopic

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https://www.youtube.com/watch?v=htwf1s7yOdM

Surf Sisters, un roman estival pour les ados (Albin Michel)

Surf Sisters, un roman estival pour les ados (Albin Michel)

Michelle Dalton est une amoureuse de la lecture qui, depuis sa plus tendre enfance, rêve de devenir auteure. C’est chose faite pour l’ancienne reporter, qui publie son troisième roman en français sous ce pseudo. Après 15 ans et L’été de mes seize ans, les lecteurs de Michelle Dalton peuvent la retrouver avec Surf sisters.

Le premier amour

Surf sisters traite le sujet du premier amour sans le rendre surfait. Dès les premières pages, Michelle Dalton présente à ses lecteurs Izzy, une vraie passionnée de surf animée des meilleures intentions possibles. Attachante, un peu maladroite, dotée de beaucoup d’humour, Izzy est ce qui rend ce roman si léger. Quand elle rencontre Ben, elle découvre aussi les joies du premier amour. Sans chichis, l’auteure a su présenter une romance tout ce qu’il y a de plus agréable à lire, où Izzy et Ben apparaissent comme une évidence tant ils se complètent.

L’amour du surf

Ce qui rend Izzy si différente, c’est sa passion, qui rythme ses journées et sans laquelle elle ne se verrait pas vivre : le surf. Figures, compétitions… L’auteure ne perd pas son lecteur, au contraire, elle lui donne les clés pour comprendre les subtilités du surf et entrer complètement dans l’univers d’Izzy. La compétition de surf qui se joue sous les yeux du lecteur amène un suspense qu’il n’est pas courant de retrouver dans une romance de ce genre.

Girl power

L’aspect du roman qui prend le dessus sur tous les autres et le rend si unique est la relation qui unit Izzy et ses amies. Trois jeunes femmes amies aux caractères diamétralement opposées mais toujours présentes les unes pour les autres. Elles incarnent la définition même de l’amitié et chacune apporte au roman ses particularités ainsi qu’une bonne dose d’humour à chacun de leurs dialogues.

La fluidité de la plume de l’auteure permet au lecteur de se plonger entièrement dans l’histoire d’Izzy, d’être embarqué dans les intrigues du roman, des rêves plein la tête. Michelle Dalton offre à ses lecteurs une romance à lire les pieds dans le sable, mais pas seulement. Surf sisters est une histoire d’amitié, de famille, de sport, de passion fraîche et entraînante.

Page de l’éditeur :

Passionnée de surf, grande amoureuse de la mer, Izzy est heureuse à Pearl Beach, sur les côtes de Floride. De nature plutôt timide et solitaire, elle évite les fêtes qui animent la ville l’été et préfère se lever à l’aube pour affronter les vagues. Bien entourée par ses amis, qui travaillent avec elle dans un magasin de surf pendant l’été, Izzy est heureuse et ne manque de rien.
Tout bascule le jour où Ben entre dans la boutique. Il est en ville pour les vacances, et cherche à prendre quelques cours de surf… qu’Izzy se fera une joie de lui donner !

À partir de 13 ans.

Date de parution : le 30 mai 2018
Auteur : Michelle Dalton
Editeur : Albin Michel
Prix : 15 €
Acheter : Amazon

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