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Des vins biodynamiques avec le château Pré la Lande

Un vin bio de qualité

Le Château Pré la Lande est un vin bio, biodynamique et vegan dont l’élevage et la vinification sont dignes des plus grands crus.

Il s’agit d’une AOC Sainte-Foy Côtes de Bordeaux qui produit des cuvées d’exception et qui a remporté de nombreuses médailles.

Les vendanges, manuelles, se déroulent pendant un mois. Des cagettes ajourées et de faible contenance sont utilisées pour préserver et respecter les fruits.

Trois cuvées ont pu être testées:

  • Cuvée Diane 2016 (élevage en barrique de chêne): Assemblage 60% Merlot / 40% Cabernet Franc, ce vin se distingue par ses arômes de fruits rouges, de réglisse et de vanille. L’attaque en bouche est franche et puissante tandis que la finale est ample et sensuelle.
  • Cuvée TerraCotta 2016 (élevage en amphore en terre cuite de Toscane): Assemblage 70% Merlot et 30% Cabernet Franc, ce vin frappe par sa fraicheur et sa pureté aromatique. La minéralité le dispute à une tension bienvenue.
  • Cuvée des Fontenelles 2017 (vin 100% nature): Assemblage de 75% de Merlot et 25% de Cabernet Franc, ce vin marque par la force des arômes de fruits rouges et noirs. Les tanins sont denses, les tanins sont fins. Le vin se garde de 3 à 5 ans pour une dégustation optimale.

Les vins ont reçu de multiples récompenses, dont des médailles d’or à Mâcon et à Bordeaux et surtout des prix à des concours de vins bio! Il ne reste plus qu’à les découvrir!

Crossing the line, une romance à la frontière du danger (La Martinière jeunesse)

Crossing the line, une romance à la frontière du danger (La Martinière jeunesse)

Simone Elkeles est l’une des précurseuses du Young Adult, maîtrisant à la perfection tous les éléments du genre. Originaire de Chicago, la principale récurrence dans ses romans est la différence culturelle qu’opposent ses personnages principaux. Crossing the line est son huitième roman traduit en Français.

Mêle romance et action

Crossing the line se démarque des autres romans du genre par son intrigue : quand les guerres de cartels Mexicains se mêlent à une histoire interdite, on peut s’attendre à quelques étincelles. Simone Elkeles réussit à tourner cette intrigue de manière à laisser le lecteur en constante alerte. Crossing the line est une lecture des plus intenses, qui arrive à surprendre le lecteur avec des retournements de situation imprévisibles à chaque chapitre, ou presque. Un petit peu plus dur et sombre que les autres romans de l’auteure, Crossing the line est un roman puissant et profond. Le lecteur est totalement immergé dans la culture Mexicaine, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les coutumes du pays, autant pour le lecteur que pour Ryan, qui a vécu aux Etats-Unis toute sa vie.

Une coïncidence

Ryan et Delila ont une histoire en commun mais ça, ils ne le savent pas. Leur rencontre est le fruit du hasard le plus total. Ces personnages n’étaient pas destinés à se rencontrer et pourtant, c’est comme s’ils étaient faits pour être ensemble. Dalila échappe au contrôle constant de ses parents le temps d’un concert, Ryan n’a pas de place pour le concert. D’une façon ou d’une autre, c’est le début d’une histoire des plus incroyables.

Des personnages passionnés

Ryan quitte sa famille dysfonctionnelle sur un coup de tête dans l’espoir de s’entraîner avec un ancien héros de la boxe retraité. Il s’installe au Mexique sans argent et sans plan précis, poussé par sa passion pour la boxe, la seule chose qui le motive réellement. Dalila, quant à elle, tente de se faire une place dans sa famille : alors que son père, avocat renommé, semble préoccupé par son travail au point de refuser la moindre liberté à sa fille, Dalila vit dans le souvenir de son frère. Elle poursuit un rêve qui n’est pas le sien et tente de trouver ce qui la motive réellement tout en faisant tout son possible pour rendre ses proches heureux… à défaut d’être heureuse elle-même.

La plume de Simone Elkeles, comme à son habitude, est très rythmée, si bien que les quelques quatre cents pages du roman défilent à une vitesse sans nom. Crossing the line est une romance sur fond de guerre de gangs, teintée de différences culturelles et sociales parfaitement traitées qui bouleverse sans hésitation les stéréotypes attachés au Young Adult.

Date de parution : janvier 2019
Auteur : Simone Elkeles
Editeur : La Martinière jeunesse
Prix : 16 € (400 pages)
Acheter : Amazon

Le nouveau monde paysan

Une plongée anthropologique passionnante avec Le monde paysan aux éditions La Boîte à Bulles

Le monde paysan
Le monde paysan, Stéphane Lemardelé, La Boîte à Bulles

L’auteur rencontre des agriculteurs, jeunes et moins jeunes, au Québec. Il brosse un tableau aussi exhaustif que passionnant de la nécessité d’inventer de nouvelles manières de cultiver la terre et d’élever des bêtes pour préserver l’environnement. Le sujet pourrait être un tantinet soporifique mais non, l’ouvrage est rien de moins que passionnant.

Des hommes et la nature 

Le Québec, c’est peut être loin mais ce petit territoire regorge d’individus aux idées bien arrêtées sur la manière de nourrir les hommes sans saccager la nature. Les agriculteurs que le dessinateur Stéphane Lemardelé rencontre tentent de se dépêtrer avec les normes locales anxiogènes, l’hostilité de l’industrie agricole et la petitesse de leurs exploitations pour subsister et produire des produits de qualité. Les témoignages se multiplient pour un constat que la situation est compliquée mais non pas désespérée. Les 256 pages se lisent comme une encyclopédie de l’agriculture actuelle, avec ses grandes difficultés mais aussi ses grandes satisfactions. Les agriculteurs interviewés sont des passionnés qui se donnent du mal pour trouver une place entre les grandes exploitations et les marques industrielles. Le dessin concourt au ton encyclopédique mais chaque page fait découvrir un autre aspect d’une réalité complexe. De quoi susciter des vocations chez les lecteurs?

Rencontre avec les acteurs d’un nouvel écosystème agricole, de nouvelles solidarités, au cœur de la campagne québecoise.

Maud-Hélène, Christian, Yoana et Jean-Martin sont convaincus qu’une autre agriculture, qu’un autre mode de vie sont possibles. Ils construisent les fermes de demain, innovent, entreprennent et bâtissent de nouveaux projets, plus humanistes et solidaires. Face aux verrous syndicaux, aux quotas, aux lourdeurs administratives, et aux difficultés climatiques, ces producteurs et artisans luttent pour proposer une alternative à l’agriculture intensive et à la nourriture industrielle, encouragés par une demande croissante. À travers une série de portraits Stéphane Lemardelé croque l’histoire de ces paysans québécois, néo ruraux pour la plupart, venus chercher un nouveaux mode de vie, plus sain, et plus respectueux de l’environnement.Un magnifique voyage au cœur de la campagne québecoise, et une vraie réflexion sur les nouvelles tendances agricoles.

Date de parution : le 6 février 2019
Scénariste(s) : Stéphane Lemardelé
Dessinateur(s) : Stéphane Lemardelé
Genre : Sociologie
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 29 € (256 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

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Du vin de Cahors à découvrir

La région de Cahors est une grande région viticole hexagonale, gorgée de soleil et de cépages aguichants. Pour mieux les découvrir, deux exemples révélateurs ont été reçus et dégustés, Résultat des courses!

  • Château Fantou : Grande Terrasse 2015

Composé de 95% de Malbec et de 5% de Merlot, le Château Fantou Grande Terrasse 2015 est une excellente surprise qui fait honneur au terrasses anciennes du Lot. Issu de l’agriculture biologique, le vin est soumis à un cahier des charges strict avec des produits de traitement autorisés en AB, sans désherbant et avec des pratiques respectueuses de la nature. Le vin est élevé en futs neufs de chêne français pendant 28 mois avant une mise en bouteille à la propriété pour 9000 bouteilles. Pour un prix départ cave TTC de 11 euros, il y a de quoi découvrir un vin typique de la région de Cahors!

  • Le vin La Lande Cavagnac

Le vin La Lande Cavagnac est une sélection des plus vieilles vignes du Domaine, situées au lieu dit « La Lande ». Au lieu dit, est associé le nom du hameau autour duquel s’étalent les vignes. Cette cuvée est élaborée pour être bue à partir de 4 ou 5 années après un élevage en fûts de 12 mois, et un stockage de plusieurs années en cave. Elle est constituée de Malbec et d’un soupçon de Tannat pour le millésime 2007 et de 100 % de Malbec pour le millésime 2009. Il faut la réserver pour les viandes rouges, canard, agneau et plats en sauce.
Le bon conseil: il est Important de carafer avant de servir car la bouteille peut contenir des dépôts (ou sédiments) tout à fait naturels au bout de quelques années de vieillissement. Le Millésime 2007 peut se boire dès maintenant. Son potentiel de garde est de 3 ans de plus.
Le Millésime 2009 peut commencer à être bu pour sa finesse. Son potentiel de garde est 3-4 ans de plus. Cette cuvée particulièrement réussie a obtenu 93 points sur 100 lors de la sélection du « Wine Enthusiast« , magazine américain spécialisé dans les vins.

Nouvelle rubrique sur Publik’Art: la dégustation de vin

Nous en avons discuté entre nous dans la rédaction et il nous a semblé aussi évident qu’opportun d’aborder le sujet du vin sur Publik’Art. Le vin se décline en multiples variété et certains méritent de longs articles. Le rédacteur chanceux reçoit des vins pour les déguster et les évoquer. Alors comme son bail sur un blog Lifestyle s’est achevé, la tentation de rédiger des articles vins sur Publik’Art a été la plus forte. Alors c’est parti pour le premier volet de cette série vin!

Des Bulles et des vins

Plusieurs vins ont pu être testés à l’occasion de cette thématique Bulles et Vins, pour de belles découvertes relatées ci-après:

  • Vieille Réserve Rancio – AOC Rivesaltes – Vin Doux Nature
    Avec ses cépages faits de Grenache noir à 50 % et Grenache gris à 50 %, ce Rivesaltes bénéficie d’une belle robe ambrée et d’un nez intense aux notes de de fruits secs, de pruneau-figue, et de noix. La bouche est ample, riche et fruitée et la fraîcheur sous-jacente fait plaisir en bouche. Le vin accompagne très bien une tarte ou un crumble aux abricots.
    DISTRIBUTION : vente directe 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 9,80 euros 
    LES MAÎTRES VIGNERONS DE CASCASTEL – Languedoc 
    11360 Cascastel – 04 68 45 91 74 – info@cascastel.com – 
    www.cascastel.com [1] 
  • Réserve Vidal-Fleury – Muscat de Beaumes-de-Venise – Moelleux 
    Ce Muscat se compose de 100% de Muscat Petit Grain pour une robe jaune qui brille de ses éclats dorés. Au nez, il est possible de distinguer du litchi, du pamplemousse, de la menthe poivrée et du miel. En bouche, c’est un délice avec des arômes de pêche blanche et de pamplemousse. 
    Parfait pour accompagner des desserts à base de fruits, de la glace ou du chocolat noir corsé. 
    DISTRIBUTION : vente directe, cavistes, CHR 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 22,10 euros 
    VIDAL FLEURY – Vallée du Rhône du nord au sud 
    48 route de Lyon – 69420 Tupin et Semons – 04 74 56 10 18 – 
    contact@vidal-fleury.com – www. vidal-fleury.com
  • Domaine VAUCROZE 2015 – Côtes du Rhône rouge  
    Avec sa majorité de Grenache et sa légère touche de Carignan, ce vin rouge à la robe rubis cerise bénéficie d’un nez de fruits rouges 
    fraise-framboise, avec de la vanille et du chocolat. La bouche est très harmonieuse entre puissance et gourmandise. Là aussi, le vin accompagne idéalement des desserts comme un fondant au 
    chocolat ou une compotée de cerises noires. 
    DISTRIBUTION : vente directe, cavistes, CHR 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 5,80 euros 
    CELLIER DES PRINCES – Vallée du Rhône 
    758 route d’Orange – 84350 Courthézon – 04 90 70 21 44 – 
    lesvignerons@cellierdesprinces.com – www.cellierdesprinces.fr [2] 
  • Cuvée du Marot 2015 – Visan Côtes du Rhône Villages Rouge
    Mélange de Grenache, de Mourvèdre et de Syrah, ce vin arbore une robe rubis chatoyante et un nez complexe de fruits noirs. La bouche est gourmande et tapissée de fruits mûrs ainsi que de tanins veloutés. Le vin accompagne idéalement crumble de fruits noirs et carré de chocolat noir aux épices. 
    DISTRIBUTION : vente directe, cavistes, CHR 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 10,90 euros 
    Cave de VISAN 
    84280 Visan – 04 90 28 50 80 – cave@coteaux-de-visan.fr – 
    coteaux-de-visan.fr
  • Calvados Fûts Whisky
    Après les vins et les raisins, c’est au tour du Calvados et des pommes de se dévoiler. Et pas n’importe quelles pommes, les pommes à cidre du Pays d’Auge avec une finition en fûts de whisky breton. Le nez est épicé et iodé, la bouche est onctueuse avec une note beurrée. Quoi de mieux pour accompagner la tarte tatin?
    DISTRIBUTION : vente directe 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 72,00 euros 
    Roger GROULT – Calvados 
    Le Clos de la Hurvanière – Route des Calvados – 14290 Saint-Cyr 
    du Ronceray – 02 31 63 71 53 – contact@calvados-groult.com www.calvados-groult.com [3] 
  • Blanc de Blancs – Crémant d’Alsace Brut
    Issu de la distillation de Pinot blanc et d‘Auxerrois, ce crémant se distingue par sa mousse fine et persistante. Sa robe est or pâle et son nez agréable et rafraîchissant. La bouche est franche et ample. La finale est ronde, persistante et fruitée. Vu la fraicheur du Crémant, il est idéal pour accompagner apéritif, huîtres chaudes ou froides, sushis, nems, poissons crus ou grillés, viandes blanches, fromages à pâte molle, desserts fruités, soupe de fraise, carpaccio d’ananas, 
    tarte au citron. Le choix est vaste!
    DISTRIBUTION : vente directe, Carrefour 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 8,50 euros 
    La Cave des Vignerons de PFAFFENHEIM – Alsace 
    5 rue du Chai – B.P. 33 – 68250 Pfaffenheim – 03 89 78 08 08 – 
    cave@pfaffenheim.com – www.pfaffenheim.com [4] 
  • X Noir Ackerman 
    Le cépage est un des préférés du rédacteur, Chenin noir alias Pineau d’Aunis. La robe rose pâle s’allie à des bulles régulières avec un nez fruité fraise-groseille, finement épicé. En bouche, c’est gourmand, harmonieux et frais. En apéritif ou avec du saumon fumé sauce 
    raifort, c’est un régal.
    DISTRIBUTION : Carrefour, Carrefour Market, Intermarché, Géant 
    Casino, Monoprix, Système U (Bretagne, Pays de la Loire) Leclerc 
    (Pays de la Loire, Gironde), Auchan (Pays de la Loire, Paris, Nord) 
    PRIX TTC INDICATIF CONSOMMATEUR : 6,20 euros 
    ORCHIDÉES, MAISONS DE VIN – Val de Loire 
    19 rue Léopold Palustre – Saint Hilaire / Saint Florent – 49412 
    Saumur – 02 41 53 03 10 – vroulet@orchidees-maisonsdevin.fr – 
    www.ackerman.fr [5] 
  • Grande Cuvée – Crémant de Bourgogne Blanc de Blancs Brut 
    Pur Chardonnay, le Crémant se distingue par sa robe or à nuance émeraude. La bulle est fine et le nez flatte par sa dominante de fruits à chair blanche pomme-poire. La bouche est fraîche et fine. L’accompagnement est vaste, apéritif, sushis, crevettes, saint-jacques, sole au citron, blanquette de poisson, chèvre frais ou beaufort, tarte 
    amandine aux poires, sorbets aux fruits blancs, panna cotta. 
    DISTRIBUTION : vente directe, cavistes, CHR 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 7,90 euros 
    VINESCENCE – CAVE DES VIGNERONS DE BEL-AIR – Beaujolais 
    131 route Henri Fessy – 69220 Saint Jean d’Ardières – +33 (0)4 
    74 06 16 05 – com@vinescence.fr – www.vinescence.fr [7] 
  • Atmosphère 2016 – Méthode Traditionnelle Extra-Brut rosé – BIO 
    Le Méthode Traditionnelle, tout un roman! Issu de cépages Cinsault et Grenache, il bénéficie d’une bulle fine et régulière et d’une robe rose tendre et élégante. Le Nez est délicat, les notes d’abricot, de fruits rouges et d’agrumes dominent. La bouche est équilibrée entre fraîcheur et rondeur. Apéritif et desserts fruités se marieront idéalement avec lui.
    DISTRIBUTION : vente directe, CHR 
    PRIX INDICATIF TTC DÉPART CAVE : 16,40 euros 
    FIGUIÈRE – Côtes de Provence 
    B.P. 47 – 605 Route de Saint Honoré – 83250 La Londe Les Maures – 
    04 94 00 44 70 – figuiere@figuiere-provence.com – 
    www.figuiere-provence.com [8] 

Nos éclats de miroir, lettres à Anne Frank (Nathan)

Nos éclats de miroir, lettres à Anne Frank (Nathan)

Florence Hinckel est établie dans la littérature française depuis des années, écrivant tant pour la jeunesse que pour un public adulte. Auteure de plus de quarante romans, elle est abonnée aux prix littéraires.

Un public adolescent

Nos éclats de miroir s’adresse aux adolescents dès leur entrée dans cette période de leur vie. Plus exactement enfant mais encore loin d’être adulte, Cléo doit trouver sa place dans le monde. L’écriture lui permet de s’échapper un peu et elle décide de tenir un journal, comme une réponse à celui d’Anne Frank. De nombreux parallèles sont faits entre la vie d’Anne Frank et celle de Cléo, comme si l’adolescente tentait de minimiser ses inquiétudes en se rappelant qu’il y avait bien pire.

Des thèmes forts survolés

Certains thèmes comme la dépression, les relations toxiques ou encore le deuil sont abordés dans Nos éclats de miroir, et auraient pu apporter au roman une toute autre dimension, parler à tous les adolescents et sortir du lot. Seulement, ces thèmes quelque peu survolés peuvent donner au lecteur l’impression de passer à côté de quelque chose. Bien que le thème de l’amitié toxique soit effleuré dans le roman, le message que fait passer l’auteure est important et aurait mérité encore plus d’approfondissement pour parler au plus grand nombre.

Une transition

Entre le moment où Cléo commence son journal et celui où elle le termine – à 15 ans, 1 mois et 20 jours, l’âge auquel Anne Frank a disparu – impossible de le nier, Cléo a grandi. Elle a mûri et c’est ce journal qui lui permet de s’émanciper. Le lecteur peut ainsi voir le personnage principal apprendre de ses erreurs et passer de l’obscurité à un bonheur relatif. Être témoin du mûrissement du personnage est l’un des grands points positifs de ce roman.

Nos éclats de miroir est un roman très court qui se lit rapidement, pas seulement par son nombre de pages mais grâce à l’écriture de Florence Hinckel, légère et extrêmement fluide.

Date de parution :  Janvier 2019
Auteur : Florence Hinckel
Editeur : Nathan
Prix : 14,95 €
Acheter : Amazon

Le ravissement Colette, film de Wash Westmoreland

Un film britannique qui s’intéresse à une auteure française à cheval sur la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, ce n’est pas anodin. Quand Keira Knightley prend les traits de Gabrielle Sidonie Colette, c’est pour en faire ressortir toute la pugnacité et la combativité. Le réalisateur de l’émouvant Still Alice fait revivre une époque où Paris était le centre du monde avec sa Tour Eiffel et son électricité naissante, et où une femme imposa son caractère à un monde d’hommes. Par la grâce de son caractère d’acier et de son talent d’écrivain, elle sut bousculer les conventions et marquer l’histoire à jamais. Le film se suit comme une fable mais c’est bien la vraie vie qui ressort, dans toute sa fragilité et sa force. Et le film se suit avec délectation.

Une reconstitution historique au cordeau

Avant de rédiger une trentaine d’ouvrages et de marquer l’histoire littéraire de son empreinte, Colette fut une jeune bourguignonne innocente, mariée à Willy, un écrivain parisien aussi fantasque que volage. Mais la jeune colombe recelait un esprit libre qui la poussa à ne pas se contenter d’une vie d’épouse oisive. Pour tromper son ennui, elle se mit à écrire ce qui devint un best seller du tournant du siècle, les aventures de Claudine, publié sous le nom de son mari mais le ver était dans le fruit. Consciente de son potentiel, elle fit sauter les verrous des conventions pour de réaliser pleinement. Artistiquement, socialement, sexuellement, elle accepta sa vocation et ses penchants, quitte à choquer, devenant une précurseuse du droit auxquels allaient pouvoir accéder les femmes au cours du XXe siècle.

Keira Knightey prête ses jolis traits à une Colette aussi charmante qu’intraitable. L’actrice montre une fois de plus son potentiel dans des films au contexte historique. Qu’il est loin le temps des pirates… A ses côtés, Dominic West est un Willy fielleux à souhait, jouet de ses pulsions et à la duplicité maladive. Celle qui aurait pu rester prisonnière de son existence trouva la force et le talent de se réaliser, non pas seulement parce qu’elle était séduisante mais parce qu’elle recelait un caractère entier et volontaire. Les histoires de Claudine, si elles ne sont plus guère connues aujourd’hui, ont pourtant marqué les lectrices de l’époque, poussant Colette sur le devant de la scène comme aucune femme avant elle.

Le film se suit comme une plongée historique passionnante, avec son héroïne inflexible confrontée aux blocages de son époque. La reconstitution, la musique (Ravel, Satie…) et la mise en scène concourent à croire à ce récit ainsi qu’à s’attacher aux personnages. Une réussite.

La lumière est à moi, et autres nouvelles de Gilles Paris (Gallimard)

Gilles Paris ©Babelio.com

Gilles Paris a toujours été très attiré par la période de l’adolescence. Publik’Art avait été très touché par Le vertige des falaises. Cette fois-ci, pas de grande histoire, mais plusieurs nouvelles. Dix-neuf pour être précis, réunies dans un livre avec une très belle couverture qui donne le ton du livre !

Leur point commun

Toutes ces nouvelles ont pour point commun l’enfance et l’adolescence. Mais pas une adolescence tranquille, non. Une période qui se révèle toujours douloureuse et souvent bien triste. L’auteur ne s’intéresse pas au bonheur mais plutôt au malheur qui survient là où on ne l’attend pas. Des adolescents orphelins soit de mère, soit de père, soit des deux parents, soit très jeunes, soit au moment de l’adolescence. Souvent orphelins de mère. Avec toutes les traces que cela laisse dans l’inconscient. Une mère reste incontestablement la référence de toute une vie :  » Ma mère a laissé en moi une part d’inachevé que rien ne guérit ni ne sauve «  p.29
« On ne devrait pas grandir quand on perd sa mère à quatorze ans »  p.36
« Quand je suis triste, je vais voir maman. Ses méthodes sont imparables. Elle déteste qu’on se plaigne. Et mes chagrins d’adolescent la font sourire » p.76
« Maman est sous terre et je n’ai du chagrin que pour les pétales de roses jaunes » p.97

Parole d’une mère

Chaque histoire tourne autour d’un enfant ou adolescent. Le prénom a son importance et toujours la présence ou l’absence de la mère. La découverte de l’amour, la découverte du monde adulte même s’il reste souvent bien incompréhensible… Chaque nouvelle est emplie de vérité où les jeunes semblent bien plus forts et lucides que les adultes même s’ils sont souvent très tristes et malheureux. Et à travers eux, le lecteur voyagera avec chaque petit héros, à travers le monde. Les descriptions sont toujours aussi belles et poétiques, comme sait si bien le faire Gilles Paris. Ce qui accentue la souffrance du narrateur. Et sa douleur intérieure.

La lumière est à moi est un livre qui se savoure à petites doses. Une nouvelle chaque soir pour s’en imprégner totalement. Car ce n’est pas une lecture légère, mais souvent triste et qui appelle des réflexions sur des thèmes chers à l’auteur : l’enfance, l’adolescence, la mort, la vie, l’amour, la découverte du sexe, du désir, les séparations, le deuil… Une très belle écriture profondément lumineuse.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune… Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d’enfance déchue, le désir de s’échapper, happés par l’espoir d’une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l’océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l’heure où les paysages s’incendient en fin de journée.

Date de parution : le 11 octobre 2018
Auteur : Gilles Paris
Editeur : Gallimard
Prix : 19 € (248 pages)
Acheter sur : Amazon

Edmond, film d’Alexis Michalik

Edmond, un bijou de fantaisie à découvrir actuellement au cinéma

Depuis le 9 janvier 2019, le film Edmond enchante les spectateurs de la France toute entière. Alexis Michalik adapte lui-même sa pièce de théâtre à succès pour insuffler un irrépressible vent de bonne humeur dans chaque salle où le film est projeté. Avec cette fiction adaptée de la genèse de la célèbrissime pièce Cyrano de Bergerac, le réalisateur joue sur les sentiments d’empathie, de générosité et de bienveillance. Exactement ce qu’il nous faut dans cette époque si anxiogène…

Un film qui fait du bien

Edmond est un film d’autant plus surprenant qu’il débute comme un film à Papa, avec un classicisme conventionnel et une originalité réduite. Le jeune auteur Edmond Rostand sort d’un four théâtral qui obscurcit son avenir personnel. Mais à force d’obstination et de bonnes rencontres, il trouve l’inspiration pour accoucher d’une oeuvre qui fait encore mouche aujourd’hui sur les planches comme dans les salles. Alexis Michalik imagine des anecdotes et des péripéties ayant nourri l’imagination de l’auteur pour échafauder un personnage, une romance et une intrigue. Le jeune Thomas Solivérès campe un Edmond Rostand perclus de doutes et placé au pied du mur. Il a un mois pour rédiger une pièce et nourrir la mise en scène souhaitée par le grand comédien Contant Coquelin (Olivier Gourmet), chassé de la Comédie Française et désireux de se refaire. L’auteur va de rencontres en rencontres pour trouver l’idée d’un héros doté d’une protubérance nasale disgracieuse mais doué d’un esprit des plus chevaleresques. Le film déroule une suite d’évènements en lien direct avec la création de la pièce.

Et après les doutes initiaux, l’évidence se fait jour. Cet Edmond est parfaitement éblouissant. Les acteurs s’en donnent à coeur joie pour retranscrire la folie créatrice de l’auteur pris dans un triangle amoureux, un agenda chargé, une femme délaissée et une troupe dans l’attente des actes livrés les uns après les autres. L’enthousiasme général finit par emporter le spectateur. Car on parle d’ici de Cyrano de Bergerac, héros mythique du théâtre français, créé à la fin du XIXe siècle mais dont la redécouverte marque les générations les unes après les autres. L’art des alexandrins, la richesse des rimes et l’originalité des situations fait de Rostand l’égal d’un Racine ou d’un Corneille. Il suffit d’entendre C’est un peu court jeune homme pour savoir de quoi il est question. La tirade si connue est d’ailleurs prononcée alors que l’auteur se morfond, inconscient du triomphe qui l’attend. Car la pièce comme le film forcent l’admiration, cet Edmond est un morceau de bravoure dont personne ne peut sortir sans un large sourire aux lèvres.

Edmond est une réussite totale, à la fois drôle et émouvante, avec une galerie d’acteurs qui semble savoir ce qui est en jeu. Un film qui ravive le souvenir d’un personnage hors du commun au coeur d’une époque de troubles. Ce film donne envie de sourire et de donner envie à d’autres futurs spectateurs de pousser la porte d’une salle de cinéma projetant Edmond. Alors passez le mot!

Glass, de M. Night Shyamalan

Glass, une fin de trilogie à la hauteur

Après Incassable et Split, le réalisateur M. Night Shyamalan clôt sa trilogie de super héros réaliste et ambiguë. Les 3 héros principaux se retrouvent dans un hôpital psychiatrique, entre les mains d’un personnel aux intentions floues et d’une psy trop belle pour être vraie. Entre le justicier sans peur et sans reproche (Bruce Willis), le cerveau machiavélique mais au corps fragile (Samuel L. Jackson) et le schizophrène sévère aux multiples personnalités (James McAvoy), le duel fait des étincelles malgré quelques trop belles longueurs et une accumulation de twists finaux un peu trop téléphonés.

Un vrai faux film de super héros

Le principe de la trilogie écrite et réalisée par M. Night Shyamalan est séduisant. Des êtres parfaitement normaux se retrouvent avec des capacités physiques ou intellectuelles bien au delà de la moyenne. Incassable voyait David Dunn (Bruce Willis) échapper à un accident de train et révéler ses capacités extraordinaires pour rencontrer Elijah Price (Samuel L. Jackson) qui se révélait un manipulateur de génie. Split voyait Kevin Wendell Crumb (James McAvoy) se débattre avec 24 personnalités tout en kidnappant des jeunes filles. Les 3 personnages se retrouvent dans un asile, sous bonne garde mais l’orage gronde…

Le réalisateur entretient l’atmosphère un tantinet fantastique et enchaine les péripéties inattendues. Car les 3 personnages sont des êtres supérieurs, cachés de la multitude mais pourtant il ne manque pas grand chose pour les faire éclore au grand jour. La thématique déjà vue dans la série X-Men prend une grande place dans le film, les êtres étranges sont gardés cachés et pourtant peut être se cachent-ils dans chaque ville de chaque pays.

Si le film peine un peu par son déroulé très lent et un peu soporifique, il réveille avec ses coups de théâtre finaux matiné d’action. Jusqu’à cataloguer les 3 personnages dans des cases issues de la vision habituelle des super-héros. Alors qu’au final, ce ne sont que des personnages inhabituels qui se débattent avec leurs démons et leurs faiblesses, comme n’importe qui, mais à une échelle un peu plus poussée. Le film clôture la trilogie en ouvrant de nouvelles voies qui pourraient aboutir à de nouvelles suites. Un peu comme The Dark Knight Rises pour une autre trilogie, ce dénouement est imparfait mais pourtant satisfaisant. Parce qu’il fallait faire preuve d’imagination pour garder le cap et ne pas transformer le concept en grand n’importe quoi.

Glass est un film imparfait, entre le conte fantastique et le film de super héros réaliste. Le plaisir de revoir Bruce Willis et Samuel L. Jackson dans leurs rôles respectifs est presque supérieur à celui de voir cette fin de trilogie.

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Les 4 saisons de RASK : On est super fan

RASK

Les 4 saisons de RASK : On est super fan

Biographie de RASK

RASK, artiste du nord de la France, est passionné par la musique depuis son plus jeune âge. A la maison son père se détend sur Queen, Scorpion, Genesis ou encore Paul Mc Carthney, sa mère elle, écoute Julien Clerc, Alain Souchon, Michel Berger ou encore The Cranberrys..
En 2012, RASK a sorti son premier album « Des Terres Minées » en national (Auchan, Fnac, Virgin, Furet Du Nord, Cultura..), il enchaine les shows et séances de dédicaces avec les magasins de sa région (Arras, Henin Beaumont, Villeneuve d’Ascq, Lille..)
Un succès un peu jeune mais qui permet à RASK de prendre du recul sur sa musique, et sur le futur… Il voyage donc à travers divers pays comme le Canada, les Etats Unis, la Réunion, Barcelone, Londres… un enrichissement pour ses yeux d’artiste observateur, et surtout une ouverture d’esprit sur le monde et les différentes cultures.
Une belle rencontre avec Jay Fase, un producteur Suisse, qui a composé pour Soprano et bien d’autres artistes en tout genre.., permet à RASK d’arriver enfin là où il souhaitait se placer musicalement. Ils décident alors de partir sur un concept de 4 EP de 5 titres comme les 4 saisons : Printemps, Eté, Automne et Hiver.

Balancer

Le projet « PRINTEMPS »

RASK un artiste nature.
Il parcourt les saisons à travers ses EP, le premier de la série est Printemps sortie en Juin 2017 sur toutes les plateformes digitales.
Dans Printemps, on retrouve le sentiment de renouveau, d’espoir et d’évolution. Sur des productions de Jay Fase très positives, parfois dansantes.
RASK nous fait voyager, ou juste oublier la routine quotidienne. Mais il aime soulever des thèmes de société comme dans Bombe Humaine ou encore Balade en ville.
Son parcours de vie donne naissance à des morceaux comme Que du love, un très beau titre sur le manque d’amour…

Le projet « ETE »

RASK continu de parcourir les saisons avec ce nouvel EP Été.
Un univers festif et joyeux à la couleur de la saison, on retrouve le sentiment de vivre la vie à fond, de s’amuser et de positiver. Sur des productions de Jay Fase, toujours très positives, et pleines d’énergies…
RASK nous fait danser, et nous donne la force de passer à autre chose avec Tourner la page ou juste se laisser aller sur Balancer. Une certaine « folie » dans cet EP qui fait du bien.
Encore une fois, son parcours de vie donne naissance à des morceaux comme Petit Homme, un constat sur les mauvaises priorités et la perte de ses valeurs…

Un vrai coup de coeur !

A écouter encore et encore ! et à partager surtout ! Bravo RASK ! Publik’Art continuera à suivre tes créations !

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Ensemble à minuit, une romance pour bien commencer l’année (Casterman)

Ensemble à minuit, une romance pour bien commencer l’année (Casterman)

Jennifer Castle écrit pour les adolescents et la jeunesse depuis des années. Auteure, scénariste, elle a fait de l’écriture son activité principale, que ce soit pour les librairies ou le cinéma. Ensemble à minuit est son premier roman traduit en français et a connu un large succès aux États-Unis.

Témoins coupables

La sensation de culpabilité est présente dès les premières pages du roman puisque rapidement, et c’est l’élément déclencheur, Max et Kendall font face à une situation inattendue : après une dispute entre une jeune femme et son petit-ami à laquelle ils ont assisté, la jeune femme est renversée par un bus. Témoins de toute la scène, Max et Kendall sont incapables d’oublier qu’ils ont assisté à cette dispute pendant de longues minutes sans pour autant lever le petit doigt. Ils sont incapable d’oublier qu’ils auraient peut-être pu éviter ce drame. L’auteure aborde un thème compliqué, autant pour les personnages que pour les lecteurs puisqu’il s’applique à la vie de tous les jours. De peur de s’interposer sans raison, pensant que quelqu’un d’autre le fera, qu’ils appelleront à l’aide s’ils en ont vraiment besoin, personne ne fait rien. Le doute s’empare alors des personnages, rapidement suivis de la culpabilité.

Sept bonnes actions

Kendall et Max tentent d’apaiser leur conscience et se lancent le défi de réaliser sept bonnes actions avant le début de la nouvelle année. Le concept de la bonne action désintéressée est complètement revue puisque ici, les bonnes actions sont complètement intéressées. Mais le message du roman, c’est… et alors ? Une bonne action reste une bonne action, peu importe si elle vient d’un défi. Faire plaisir à quelqu’un, lui enlever un poids même quelques secondes, voilà l’objectif premier de Kendall et Max.

Des points de vue variés

Le point fort du roman, ce sont les quelques chapitres narrés du point de vue de ces sept personnes aidées par les personnages principaux. Ces quelques lignes permettent au lecteur de comprendre en quoi une simple action, peut avoir une grande influence, changer beaucoup pour la personne qui la reçoit. L’auteure montre également qu’il est impossible de comprendre réellement une personne seulement en l’observant quelques minutes. Que chacun a son histoire et qu’on n’en connaît qu’une infime partie.

Ensemble à minuit est la meilleure façon de commencer l’année, une lecture qui met du baume au cœur pour bien des raisons et permet de s’échapper le temps de 300 pages. Jennifer Castle maîtrise l’art de rendre ses personnages attachants au lecteur à la perfection. Impossible de ne pas accrocher à l’histoire de Max et Kendall, qui tentent par tous les moyens d’apporter leur pierre à l’édifice du bonheur. Ce roman nous offre un aperçu de ce bonheur, justement, pour lesquels se battent les personnages.

Page de l’éditeur :

Date de parution : le 7 novembre 2018
Auteur : Jennifer Castle
Editeur : Casterman
Prix : 16 € (323 pages)
Acheter : Amazon

Première année, l’immersion intense dans le concours d’entrée en médecine, sort en DVD.

William Leghbil et Vincent Lacoste sont focus face au plus gros défi de leur vie.

Première année, comédie douce amère sur l’univers des concours, sort en DVD/Blu-Ray/VOD.

Alekseï Stakhanov n’aurait sûrement par renié Première année dans sa capacité à mettre en exergue ce dont l’être humain est capable de fournir comme travail dans le but d’atteindre son objectif, même celui qui semble le plus impossible. Bienvenue dans l’univers impitoyable des concours avec numerus clausus. Vous savez, les ultimes combats de gladiateurs contemporains, ceux qui se jouent avec un stylo à encre foncé, des feuilles fournies le jour J, si possible une montre qui fonctionne, et surtout des neurones bien allumés. Seul une poignée en sortiront lauréats. Un peu plus de 300 élus dans le cas de la première année de médecine pour la fac d’Antoine, exceptionnellement triplant, et de Benjamin, juste bachelier. La première partie du film du décidément doué Thomas Lilti, auteur d’Hippocrate, est l’occasion d’installé un buddy movie grâce à l’insouciance de Benjamin, encore vierge de tout cet univers de « fou ». Car, il faut vraiment avoir un grain et surtout une volonté de fer pour avaler toutes les connaissances nécessaires à la première année de médecine. Le spectateur novice de ce milieu découvrira avec Benjamin un monde de savoir tout à fait irréel.

Première année se dote d’un rythme et d’une narration digne d’une première année de médecine.

Très vite, on se rend compte à travers les yeux d’Antoine de l’Everest à escalader pour faire parti des élus. La complicité des deux potes va prendre un coup sévère lors de l’annonce des résultats de mi-parcours, la note humoristique du film avec. C’est l’une des grandes force de l’œuvre de Lilti, son rythme et sa narration. On se retrouve immergé dans un tourbillon de sentiments, de sensations, de connaissances, de pugnacité. Un vrai ouragan dévastateur pour les protagonistes. William Lebghil, confirme tout le bien que l’on pensait de lui, dans la peau d’un Antoine à la mue spectaculaire, et nécessaire pour relever le défi. Face à lui, ou à ses côtés, c’est selon, Vincent Lacoste entre à la perfection dans la peau du triplant Antoine. Toute la palette des émotions ou presque passe avec une facilité déconcertante dans son regard. A travers eux, on vibre comme jamais dans un univers de concours consciencieusement documenté par Lilti. Une immersion dans le monde de la compétitivité qui résonne encore plus ces dernières semaines à travers l’actualité. Un coup de force émotionnel à la narration prenante et exhaustive. Comme la première année de médecine.

Première année sort le 16 janvier en DVD, Blu-Ray et VOD. Une immersion réussie dans l’univers étriqué du concours de médecine portée par deux jeunes espoirs du cinéma français, le tout écrit au scalpel par le toujours très bon Thomas Lilti. Ce dernier nous donne quelques clefs de lecture pour le film et le fameux concours en bonus.

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 Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu’à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.

Sortie DVD : le 16 janvier 2019
Durée
: 1h32
Réalisateur : Thomas Lilti
Avec : William Lebghil, Vincent Lacoste
Genre
: Comédie dramatique
Distributeur : Le Pacte
Prix : à partir de 14,99 € (DVD)
Acheter
: sur fnac.com

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Ciné, expo, théâtre, concert, 10 sorties culturelles marquantes de 2018

Tant de choses vues à Paris en 2018! Du ciné, du théâtre, des expos, des concerts… alors pourquoi revenir sur chaque catégorie séparément? Cet article est une synthèse des 10 moments forts de 2018 pour moi, parce que j’ai vu beaucoup de films (80), beaucoup de pièces (77) et beaucoup d’expos (20). Et quelques concerts quand même. C’est parti pour un tour d’horizon, parce que ce fut une belle année, il en restera forcément quelque chose!

Film: Climax, un film qui m’a scotché au siège.

Gaspard Noé ne cherche jamais la facilité, son Climax ne fait pas exception. Le film est un vrai trip cinématographique, énergisant, outré, excessif. Impossible de lâcher l’écran une seule seconde pour ne pas louper un seul plan séquence ni une seconde de péripétie. Le film de l’année 2018 pour moi, en haut de mon classement en tout cas.

Expo: Guernica, une exposition grandiose au Musée Picasso

Le tableau Guernica a marqué le XXe siècle et restera à jamais comme un témoignage des atrocités commises durant ce siècle funeste. Picasso en a fait un témoignage poignant, l’expo revient sur tout ce qui a concouru à la réalisation du tableau, avec son contexte et sa postérité. Un grand moment artistique, marquant, bluffant, un immanquable!

Théâtre: Horowitz, le pianiste du siècle, un grand moment de musique à la Salle Gaveau

Francis Huster à la narration, Claire-Marie Le Guay au piano, Vladimir Horowitz comme sujet de la pièce, Horowitz le pianiste du siècle fut un grand moment de musique, admirablement mis en scène, très rythmé entre les interventions du comédien et les interprétations pianistiques de la soliste. Admirable, bouleversant, la pièce concert a marqué la saison.

Film: Don’t worry he won’t get far on foot, plus qu’un film

Don’t worry He won’t get far on foot laisse la voie libre à Joaquin Phoenix, Jonah Hill et Jack Black pour des grands numéros d’acteur au coeur d’une histoire vraie de résilience et d’obstination. Un vrai choc ciné de l’année, à découvrir absolument.

Expo: Une sublime expo Klimt à l’Atelier des lumières

Oubliez les tableaux, les longues files d’attente et les visites à l’ancienne. L’Atelier des Lumières propose une expo d’un nouveau type, immersive, interactive et éjouissante. Pour petits et grands, chacun peut admirer des oeuvres à son niveau dans un endroit inédit et reconverti en salle de projection grandeur plus que nature. Cette expo Klimt était un vrai ravissement.

LA TRAVIATA – De Giuseppe VERDI – Direction musicale : Jeremie RHORER – Mise en scene : Deborah WARNER – Choregraphie : Kim BRANDSTRUP – Scenographie : Justin NARDELLA – Jean KALMAN – Chloe OBOLENSKY – Costumes : Chloe OBOLENSKY – Lumieres : Jean KALMAN – Avec : Vannina SANTONI (Violetta) – Saimir PIRGU (Alfredo) – Le 19 11 2018 – Au Theatre des Champs Elysees – Photo : Vincent PONTET

Concert: La Traviata au Théâtre des Champs Elysées, un énorme moment de grâce

Pas besoin d’être un aficionado de Bel Canto pour tomber amoureux de l’opéra de Verdi, surtout quand il est magnifié de la sorte. La Traviata, avec Vannina Santoni, c’est trigesque, magnifique, joyeux, tragique, de quoi donner envie de découvrir l’opéra!

Film: Call me by your name, un songe éveillé

Il est de ces films qui marquent l’esprit au fer rouge pour longtemps. Le duo Timothée Chalamet et Armie Hammer ensoleille le film de son ambiguïté de moins en moins ambiguë. Le film est lent, il est long, il est beau, il enchante le spectateur pris dans sa toile faite de soleil et de langueur. Call me by your name, une ode à la passion adolescente et à la jeunesse.

Expo: Basquiat et Schiele à la Fodnation Louis Vuitton

Pour ceux qui aiment l’art, à travers les âges et les époques, de manière pléthorique, ces deux expositions Basquiat et Schiele à la Fondation Louis Vuitton est un enchantement. Beaucoup de tableaux, des merveilles de parcours, une expo à ne pas manquer, même avec une poussette 😀

Théâtre: La ménagerie de verre au Théâtre de Poche Montparnasse, un grand moment de théâtre

Le Théâtre de Poche Montparnasse sait programmer de grandes pièces avec de grands comédiens. La ménagerie de verre d’après Tennesse Williams ne fait pas exception avec une exceptionnelle Cristina Réali et une troupe au diapason. De quoi donner envie d’aller au théâtre, encore et encore…

Théâtre: Un coeur simple au Théâtre de Poche Montparnasse, la pièce de l’année 2018?

Une comédienne, seule en scène, fait revivre la nouvelle de Flaubert. Elle est Félicité simple servante aussi dévouée que travailleuse, et sa vie en dehors de la grande histoire concourt à l’avancée du temps. Les applaudissement finaux retentirent comme rarement en 2018. Un grand moment de théâtre que ce très beau coeur simple.

Une croisière blues, emmenée par le charismatique André Dussollier

Théâtre de la Porte Saint-Martin du 19 janvier au 03 mars 2019

André Dussollier, interprète fétiche d’Alain Resnais, revient avec ce spectacle qui lui valu en 2015 le Molière du meilleur comédien, pour nous raconter le destin de Novecento, un pianiste virtuose qui passa sa vie sur un transatlantique sans jamais vouloir mettre un pied à terre. Où comment un homme abandonné à la naissance au fond d’un navire, devenu musicien, restitue la beauté du monde par sa musique et son inspiration dont il défend, à l’abri d’une intériorité extrême, l’intrigante liberté.

En 1900, sur un paquebot reliant le vieux continent européen à New York, un bébé est abandonné sur le piano de la salle de bal désertée. Un marin décide de l’adopter et le nomme Danny Boodman TD Lemon Novecento. L’enfant grandit sur le bateau et après la mort de son père adoptif, il se met au piano.

Novecento se révèle rapidement un musicien d’exception où sa musique ne ressemble à aucune autre et envoute ceux qui l’entendent.

Sa réputation dépasse le cadre du navire et les plus grands jazzmen lui rendent visite. Ils n’auraient pas pu l’entendre ailleurs car Novecento n’abandonne jamais le paquebot. Toute sa vie se déroule entre l’Europe et New York où le bruissement du monde lui provient des voyageurs et d’images surgies de conversations entendues.

Charismatique et généreux, l’acteur aux 3 césars nous embarque avec brio […]

C’est sous les doigts magiques de l’autodidacte et leur inépuisable source de création, coupé du reste du monde, que la vie et ses sensations se déploient…

Charismatique et généreux, l’acteur aux 3 césars nous embarque avec brio dans cette traversée émouvante, à la fois en mer et en soi, adaptée du texte de l’italien Alessandro Barrico par Gérald Sibleyras avec la collaboration de Stéphane De Groodt.

Le comédien très aérien et léger, donne corps aux différents personnages de l’odyssée sur un ton enjoué et parfaitement caractérisé où chaque intonation nous transporte, avec l’incarnation notamment très drôle et réussie de l’animateur de grande soirée ainsi que celle très enlevée du narrateur, Tim Tooney, trompettiste du jazz band et meilleur ami de Novecento.

La musique, en parfaite autonomie, participe pleinement au conte poétique et métaphorique sur la condition de l’artiste et son impérieuse liberté intérieure, ainsi que les éléments du décor assortis de projections d’images en fond de toile de scène qui reconstituent l’univers grandiose de la traversée et celui de l’Amérique des années 30.

Le récit du narrateur inspirant les chorus et improvisations jazz et classiques des quatre musiciens multi-instrumentistes qui jouent en live dont l’excellent pianiste Elio Di Tanna.

Une croisière singulière qui navigue au plus près de l’âme humaine et de sa vérité première.

Comme il pleut sur la ville, l’autobiographie de Karl Ove Knausgaard (Denoël)

Comme il pleut sur la ville, l’autobiographie de Karl Ove Knausgaard (Denoël)

Publik’Art suit de très près l’œuvre de Karl Ove Knausgaard. Après Mon combat, livre III, Aux Confins du monde, livre IV, nous découvrons toujours avec autant de plaisir le livre V de Karl Ove, Comme il pleut sur la ville, qui est en fait la sixième et la septième partie de son livre Mon combat.

Style inimitable

Le charme de cet auteur réside dans le fait qu’il parle vrai. Il se livre totalement, en toute simplicité et en toute intimité. Aucun sujet tabou chez Karl Ove. Rien de sensationnel dans le scénario mais tout retient notre attention.
On le retrouve à Bergen. Il a dix-neuf ans. Il entre à l’Académie de l’écriture. Il a décidé de devenir écrivain. Il est le plus jeune de l’Académie. Il se sent très petit et nul… par rapport aux autres. On lui reproche souvent son manque de maturité.

Premiers émois amoureux

La sixième partie est consacrée à son année à Bergen dans sa très prestigieuse Académie d’écriture. Dans cette ville, il retrouve son frère, Yngve, également étudiant dans cette ville. Et surtout il est obsédé par son amour pour Ingvild. Elle est très timide, fragile, mais il l’aime à la folie. Il en parle à tout le monde. Ils se sont écrit tout l’été et enfin, ils vont pouvoir se voir à Bergen où elle fait également des études. Mais hélas, il n’aura pas eu les bons gestes à son égard et le regrettera amèrement. Toute cette partie est centrée sur cette relation, ses ressentis et également les relations avec son frère. On suit son évolution au sein de l’école. Il est en train de se transformer et de travailler dur, son style, sa façon d’écrire, un approfondissement qui se fait non sans douleur. Il se fait souvent remarquer par ses professeurs qui lui demande régulièrement son avis. Il découvre l’alcool jusqu’à être complètement ivre des heures durant, la drogue aussi et toujours la musique. Quant aux filles et aux copains, il n’est pas au top ! Maladroit et pressé…

Il se sent nul

La septième partie se passe trois ans après l’Académie d’écriture. Il est objecteur de conscience. Mais comme souvent, il a honte de ses propres réactions, de ce qu’il pense au fond de lui-même sans oser l’avouer. Comment se peut-il qu’il soit si nul, si médiocre ?
Il pense qu’il a deux facettes : le Karl Ove sobre et le Karl Ove saoul, capable du pire. Il est très amoureux de Gunvor. Il la suit en Islande où ils vont habiter quelques temps. Gunvor est gentille, bienveillante, amoureuse. Lui aussi est amoureux d’elle mais parfois, quand il a bu, il n’est plus aussi amoureux ! Il la trompe et s’en repentit durant des jours et des jours. Quand il boit, il ne peut pas s’arrêter de boire. Il continue à écrire mais il n’est pas du tout satisfait de ce qu’il fait. Il met des jours à écrire une page.
Invité à diner avant un de ses concerts (il joue de la batterie dans un groupé créé par son frère), son nom sur le carton est très révélateur de sa personnalité : « Vingt ans à l’extérieur, mille ans à l’intérieur » p.555

Son obsession : écrire

Le style de Karl Ove Knausgaard est toujours aussi empli de naturel. Aucune barrière. Il se montre sous son vrai jour, un peu comme s’il écrivait pour lui-même. Il se dévoile, avec ses excès, ses forces et ses faiblesses. Karl Ove de vingt ans à vingt-huit ans nous fascine. Hyper sensible, hyper intelligent, découvrant l’amour, les femmes, ses désirs et ses envies. Ses infidélités, ses culpabilités. Ses angoisses. Son désir d’écrire à tout prix. Devenir écrivain est son seul but. Même s’il lui parait impossible ! On partage tout avec lui et son écriture nous fascine.
On le lit toujours avec beaucoup de plaisir, et les 850 pages filent à toute vitesse ! On attend déjà avec impatience le prochain tome ! Notre vrai coup de coeur !

Date de parution : le 3 janvier 2019
Auteur : Karl Ove Knausgaard
Editeur : Denoël

Prix : 26,90 € (848 pages)
Acheter sur : Amazon

Mes 10 films préférés de l’année 2018

2018, l’humain entre intimité et grand spectacle, les frissons !

2018 : année zéro. Les logos de Netflix et d’Amazon prennent de plus en plus de place. Et pas qu’au cinéma. Nos auteurs les plus reconnus demeurent les seuls qui ont le plus de latéralité, que ce soit niveau gros budget ou plus intime. Ils ont utilité leur créativité à bon escient, heureusement. Car le cannibalisme Marvel/Disney règne sur les chiffres. Si l’ensemble ne compose pas du mauvais spectacle, il reste assez inoffensif pour qui aurait allumé sa matière grise et serait devenu assez insensible à l’avalanche d’écran vert tout azimut. Mais comme chaque année, rien n’est jamais totalement sombre, car le cinéma reste l’art de la débrouille et de la créativité par excellence comme le prouvent les dizaines de perles indépendantes qui révèlent encore et encore de nouveaux auteurs. Le 7e art, celui où tout recommence et tout continue perpétuellement.

10° Hérédité

Si vous finissez Hérédité sans le même regard … Bravo !

Cela va bientôt faire 20 ans que l’on a laissé le regard halluciné et apeuré de Toni Colette dans Sixième Sens de Shyamalan. Et que cela fait du bien de la voir à nouveau torturée intérieurement ici, sadique que je suis. Et il n’y a pas qu’elle qui sera broyée par la peur diffuse d’Hérédité, la perle pondue par le néophyte Ari Aster. Ce jeune trentenaire nous a concocté un cauchemar à l’esthétique scandinave où il convoque avec jubilation possession, tabou, gore. Un film qui introduit de façon permanente la débutante Milly Shapiro, tout en confirmant le talent protéiforme d’Alex Wolff. Bluffant et profondément dérangeant.

9° Under the silver lake

Un ballon rouge reste dangereux. Même sans clown.

De cauchemar éveillé, il en est pleinement question avec le deuxième film de David Robert Mitchell. Une déambulation jusqu’à en perdre tous ses repères dans la ville labyrinthique par excellence : Los Angeles. Andrew Garfield est notre guide dans ce film hybride à la croisée d’un pur film noir et d’un polar vénéneux Lynchien. Under the silver lake ressemble au film ultime sur la Cité des Anges, c’est peu dire l’exploit de son jeune auteur. Une virée sans fin sur les confins du « je veux être », des espoirs envolés, de la tentation, du plaisir et de l’éphémère. Une narration opiacée à la beauté sidérante et aux infinis possibilités. Illuminé et fantasmagorique comme … LA. Une stupéfiante orfèvrerie.

8° Roma

Montagne de mères à la mer.

Il est des films qui semblent totalement hors du temps, hors du réel, complètement poétique, suspendu et profondément marquant. Roma est de ceux ci. C’est peu dire qu’on attendait avec gourmandise la nouvelle œuvre du Mexicain Alfonso Cuaron. Passé la déception de la découverte quasi-obligatoire du film sur petit écran, Netflix oblige, nous nous retrouvons à suivre le destin d’une famille moyenne mexicaine à travers toutes les turpitudes du quotidien, le tout dans un noir et blanc d’un écrin rappelant l’Aurore de Murnau. Cuaron pose ses caméras comme Mozart poserait ses notes. La beauté et le génie ruissèlent de partout. Et quand l’émotion jaillit du magnifique visage de Yalitza Aparicio, nous tutoyons alors un des sommets de dignité de 2018.

7° Jusqu’à la garde

lTapis dans l’ombre, le danger veille …

Cela commence comme n’importe quel film français un peu dépressif et anxiogène sur une famille qui se déchire pour la garde des enfants. Puis, très vite Xavier Legrand nous fait comprendre, bien aidé par le couple idoine pour ce genre de rôle, que le poison est bien plus puissant que soupçonné. La violence psychologique infuse de plus en plus dans les petits riens du quotidien. Le visage de Léa Drucker porte les stigmates passés. Celui de Denis Ménochet ne laisse rien transparaître, véritable Janus moderne. Ce crescendo trouvera son apogée dans un final à couper le souffle. Littéralement. Pour son premier film, Legrand vient de signer son entrée magistrale parmi les noms qui compteront pour les années à venir.

6° Détective Dee : La légende des rois célestes

Méfiez vous de l’eau qui dort et du dragon docile.

Le blockbuster le plus excitant de l’année est chinois ! Oubliez la guerre des Comics qui n’apporte que des « surprises » convenues et venez jouir aux côtés des aventures délirantes du Détective Dee. Le troisième opus des péripéties du plus célèbre des enquêteurs médiéval nous entrainent dans une série de gourmandises cinéphiliques toujours plus abouties. Les caméras de Tsui Hark virevoltent à tout va, rivalisant de créativité et d’ingéniosité quand il s’agit de nous immerger dans la 3D la plus réussie depuis des lustres. Ajoutons à cela un humour et une irrévérence plus présents encore que dans les épisodes précédents, des chorégraphies toujours aussi inventives, et vous obtiendrez le plus grand spectacle de 2018 !

5° 3 billboards

Frances ne manque pas de couenne dans cette affaire.

Il est peu dire que c’est le film que l’on attendait de la part de Martin McDonagh depuis son diaboliquement névrosé Bons baisers de Bruges. 10 longues années pour accoucher d’une pépite indie encore plus noire et brillante portée par la crème des comédiens : Frances McDormand, Sam Rockwell ou encore le toujours impeccable Woody Harrelson. Autour d’un drame non résolu, de non-dits toxiques, la vengeance frappe fort et éclabousse toute une communauté, en apparence des plus paisibles. L’humour y est corrosif comme le meilleur des Coen. Le tout se déguste comme une merveille de film noir, portrait d’une Amérique bien trop vernie.

4° Mektoub my love : Canto Uno

Tango à deux, à trois ou solo ?

Et si Abdellatif Kechiche représentait une valeur refuge de notre ère du tout, tout de suite, de l’overdose d’FX et des sentiments policés, factices ? Quelle bouffée d’air frais que cette estouffade sètoise mitonnée avec amours des hommes, et surtout des femmes, par le cinéaste d’origine Tunisienne. Il n’y a pas grand chose à dire sur l’histoire de Mektoub my love si ce n’est que sont les pérégrinations d’une bande de jeunes amoureux, de la vie, du rire, du sexe, de l’été. Sauf qu’il n’y a personne comme Kechiche pour étirer les scènes jusqu’à provoquer le bouleversement des sentiments, pour capter l’indicible à l’aide d’une caméra devenue progressivement invisible ou organique. Du cinéma à taille humaine pour nous rendre compte de la beauté de tout. Et surtout de celle de Shaïn Boumedine, révélation foudroyante, comme la Méditerranée nous en offre régulièrement.

3° Il figlio – Manuel

Andrea Lattanzi : the next BIG thing dal Italia.

Antigone d’Or du Festival Cinemed de Montpellier, Il Figlio – Manuel fait parti de ces rendez-vous dans l’inconnu où une fois celui-ci passé, on se demande ce à quoi on vient d’assister. Véritable pépite du cinéma indépendant italien, il narre le retour à la « vie normale » de Manuel, porté par l’époustouflant débutant Andrea Lattanzi, au sortir d’un foyer pour jeune. Un chemin sinueux documenté avec une minutie et une exigence formelle de tous les instants par Dario Albertini, dont c’est également le premier film. Dans une Italie des laissés-pour-compte, Manuel va faire des rencontres matinées de poésie et de burlesque, conférant à ce road trip néoréaliste des allures d’Odyssée assez surprenant. Un uppercut de douceurs.

2° Les frères Sisters

Frères de sang & d’or, les Sisters.

Jacques Audiard avait la hype pour lui. Auréolé d’une Palme d’Or, certes controversée, couronnant une ascension irrésistible, il se projetait enfin vers la Mecque du cinéma mondial avec pour projet un western porté par les 2 comédiens les plus excitants du ciné Indie : Joaquin Phoenix et Jake Gyllenhaal. La pression ? Le cinéaste français la dilue à l’eau de rivière sauvage avant de la boire pour récolter tranquillement son or. Visuellement épatant, scénaristiquement enivrant et humain, Les Frères Sisters renouvelle un genre éculé et de plus en plus rare tout en y abordant des thèmes très contemporains, pour ne pas dire qu’ils font parti de nos quotidiens. Une émotion en constante mutation portée par un quatuor mémorable, dont les surprenants Riz Ahmed et John C.Reilly, évoluant dans un monde qui n’a jamais semblé aussi fragile. L’ascension continue …

1° First Man

Un improbable doublé consécutif pour la paire Damien Chazelle-Ryan Gosling, surtout à la vision de ces deux films diamétralement opposés. Et pourtant le biopic de Neil Armstrong, premier homme à marcher sur la Lune, possède pas mal de filiation avec Lalaland. Ne serait-ce que l’ambition démesurée et aveuglante qui nourrit ses protagonistes, ou bien encore leurs névroses dévorantes et confondantes. Ici, Gosling la joue en solo ou presque. Envahi nuit et jour par la mort de sa jeune fille, ce qui amènera une des scènes de deuil parmi les plus poignantes jamais vu au cinéma. Il écrase ses compagnons de jeu, mais pas son réalisateur. Car First Man est avant tout un film de Chazelle, l’enfant prodige d’Hollywood. Une maitrise rare de tous les instants de son esthétique et de son environnement sonore qui crée une immersion rarement atteinte dans le vécu organique pour un voyage dans l’espace. Et que dire de la partition de son alter égo Justin Hurwitz transformant l’alunissage tant attendu en futur Madeleine de Proust pour tous les amoureux de cinéma. Ou comment transformer un fait divers mondialement connu en épopée dantesque et intime à la fois. Géant !

Vers l’infini et au-delà. Méta.

Les fructifiants

Pas loin du top 10, mais ils sont ici. Je cite pêle-mêle Mon cher enfant de Mohammed Ben Attia, coup de coeur du 40e Cinemed, Phantom Thread film à la beauté sans nom, profondément névrosé et maniaque sur la création, Au poste, où quand Quentin Dupieux réinvente l’interrogatoire policier dans un humour absurde total, En guerre, véritable réquisitoire contre la mondialisation porté par un grand Vincent Lindon, ou encore l’âpre western de Scott Cooper, Hostiles avec un grand Christian Bale.

Mes attentes ciné pour 2019

Comment ne pas commencer par le plus grand défi d’un de mes cinéaste préféré : Glassou comment M. Night Shyamalan va tenter d’apporter une suite aux succulents Incassable et Split. Risqué, mais la pente parait moins ardue depuis son regain de forme. Ma hype est également totale pour l’événement SF de cette année, j’ai nommé Captive State de Rupert Wyatt, un pitch diabolique pour des premiers visuels à couper le souffle. Dans la foulée, impossible de ne pas penser à Ad astra de James Gray où le redoutable auteur terrien touchera enfin à l’espace avec Brad Pitt. Ce dernier formera un duo de choc avec Leo Di Caprio pour Quentin Tarantino dans Once upon a time in Hollywood. Quoi demander de mieux ?

Souhaitons-nous une année ciné aussi démentielle que cette affiche.

Les suites seront comme d’habitude au rendez-vous. Parmi les plus tentantes, on trouve : Ca 2 où le clown aux dents longues reprendra du service, Kingsman 3, avec toujours Matthew Vaughn aux commandes, Dragon 3, l’animé le plus réussi de ces dernières années, le 9e et ultime épisode (?) de la saga Star Wars, Bienvenue à Zombieland 2, avec la même équipe 10 ans après, ou encore Terminator 6 qui marquera le grand retour de Linda Hamilton (Oui, j’y crois encore à un bon Terminator, je suis maso).

En outsider, je citerai : Alita : Battle angel, la curiosité SF de Robert Rodriguez produite par James Cameron, US nouveau thriller horrifique et social de Jordan Peele qui avait bien réussi à nous hypé l’an dernier, la relecture live du Roi Lion, El Reino, le thriller politique espagnol du duo gagnant Sorogoyen/De La Torre, les aventures solo du Joker de Batman avec Joaquin Phoenix dans le rôle titre. Et pourquoi pas également le reboot d’Hellboy, le Aladdin de Guy Ritchie (gloups), le biopic d’Elton John, RocketMan ou encore The Favourite de Lanthimos.

Faites vos jeux et bonne année ciné à vous tous et toutes !E

Nous ne sommes pas de mauvaises filles (Anne Carrière)

Valérie Nimal

Nous ne sommes pas de mauvaises filles, le 1er roman de Valérie Nimal (Anne Carrière)

Valérie Nimal nous livre avec brio son premier roman : Nous ne sommes pas de mauvaises filles. Un roman qui aborde des thèmes qui nous sont chers : la relation mère-fille, d’une part et la maladie mentale d’autre part.

Présentation de Maud

Maud est l’ainée d’une fratrie de deux. Marie est née quatre ans après Maud. Et entre Maud et Marie, c’est l’amour « Bientôt je dirai de Marie : « Je l’aime comme ma moitié ». p.41.
Elles sont totalement opposées mais se complètent et surtout se comprennent, même sans se parler. Sa mère dit : Maud est intelligente, Marie est belle. Maud n’en prend pas ombrage. Elle a du tempérament et fait les 400 coups. Non sans blessures et peurs ! Elle marque son territoire, à sa façon.

Souvenirs douloureux

Maud se dévoile dans la deuxième partie du livre intitulée « enfance ». De sa naissance à trente ans. Ses souvenirs, très précis. Comme des flashs qui ont marqué son enfance, son adolescence et même son entrée dans l’âge adulte. Des cicatrices, pas vraiment guéries. Et toujours liées à sa mère, d’une façon ou d’une autre. Sa mère a des problèmes d’adulte que Maud ne comprend pas. Elle la suit, enfant puis adolescente, lors de ses nombreuses ruptures, nombreux déménagements. Elle quitte son mari pour aller habiter avec son amant, surnommé Néron. Puis elle refait le même chemin mais à l’inverse. Et les deux filles déménagent aussi souvent que les amours de leur mère l’exigent ! Entre leur père et Néron, la vie est bien différente ! Et à chaque fois, il faut s’adapter, sans rien dire, ou presque…

Mère intelligente mais…

L’auteur, Valérie Nimal, analyse finement les relations qui s’installent entre la mère et les filles. Maud sent sa mère. Elle la sait malade et en même temps, elle est pleine d’admiration pour elle. Car sa mère est passionnante. Elle réalise ses rêves. C’est une femme libre. Elle reprend ses études de façon passionnée. Elle part à la conquête de l’archéologie et ne fait pas les choses à moitié. Elle devient professeur d’archéologie, égyptologue reconnue. Et elle entraine Maud dans ses passions. Si elle aime ses filles, elle est surtout excessivement dure avec elles. Le plus difficile à comprendre est son instabilité amoureuse. Mais pourquoi donc est-elle comme ça ? Ses moments de dépression se font de plus en plus intenses en vieillissant. Et de plus en plus difficiles à gérer, pour ses filles. Mauvaises filles ou mauvaise mère ? Ou mère malade ?

Publik’Art a été pris dans la toile d’araignée qu’a tissée la mère de Maud tout au long du roman. Sans se faire piquer ! Ouf ! Ce qui n’est pas le cas de Maud qui lutte et résiste après la piqure. Jusqu’à en perdre la raison ?
Avec Nous ne sommes pas de mauvaises filles, la place de la mère reste, toujours, la grande référente de nos vies, quelle qu’ait été sa propre vie …

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Alors que sa mère est à l’hôpital, Maud plonge dans son passé pour retracer – et retenir – le fil de cette existence qui s’échappe. Souvenir après souvenir se dessine le portrait sans concession d’une mère aimante, mais impitoyable pour ses filles ; d’une amante sentimentalement instable ; d’une exploratrice moderne, professeure d’archéologie, égyptologue et pilleuse de pyramides ; d’une femme cyclothymique qui lutte contre des crises de dépression.
Dans ce roman émouvant, tendre et éclatant, Valérie Nimal plonge le lecteur au coeur d’une relation mère-fille ravageuse à travers le regard de Maud qui va chercher un moyen de s’émanciper au point de perdre pied avec la réalité…

Date de parution : le 11 janvier 2019
Auteur : Valérie Nimal
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (176 pages)
Acheter sur : Amazon

Une BD pour se souvenir, Guernica aux éditions La Boite à Bulles

Une BD pour se souvenir, Guernica aux éditions La Boite à Bulles

Le nom de Guernica évoque deux choses, un bombardement meurtrier survenu en Espagne en 1937 et un tableau peint par Pablo Picasso. Le premier a provoqué le second et la BD publiée aux éditions La Boite à Bulles revient à la fois sur l’évènement tragique et l’élan créatif dans un déroulé qui laisse entrevoir la soudaineté du bombardement, l’ampleur de la tragédie et les réactions face à une toile qui a marqué le XXe siècle. Bruno Loth et Corentin Loth manient la pudeur avec art dans une BD qui prend aux tripes.

Un évènement marquant du XXe siècle

Le nom de Guernica est synonyme de massacre et de désolation. Afin de toucher au plus près l’horreur de la tragédie, Bruno Loth choisit de montrer le quotidien banal d’habitants touchés de plein fouet par une avalanche de bombes meurtrières lâchées par les bombardiers allemands et italiens. Destructions, flammes et mort marquent durablement ceux qui survivent et vont raconter. Plusieurs personnages entremêlent leurs vies dans le contexte de la guerre d’Espagne. Nationalistes et Républicains se battent pour le contrôle du pays dans un conflit fratricide. Car ce sont des espagnols qui se battent contre des espagnols, sans pitié pour ceux qui ne partagent pas leurs idées. Tandis que le drame se prépare, Pablo Picasso reçoit une commande pour le pavillon de l’Espagne à la prochaine exposition universelle de 1937 qui doit se dérouler à Paris. Le génie andalou est en panne d’inspiration mais la désolation du bombardement va lui fournir la matière première d’un tableau qui marquera l’histoire à jamais. Les différentes parties du tableau servent de toile de fond à la narration de l’auteur, un cheval fauché en pleine course, une mère éplorée qui tient son bébé agonisant dans les bras, des habitants piégés dans un immeuble en flammes, le peintre imagine les éléments de l’apocalypse en leur adjoignant des références mythologiques propres à son univers personnel. Et on comprend mieux la puissance de la composition à la lecture des bulles imaginées par l’auteur. Car Guernica ne fut pas qu’une tragédie de plus, la ville a toujours été le symbole de l’identité basque, attaquée en plein coeur en cette funeste journée de 1937. La lecture est palpitante, le lecteur brule de savoir comment les personnages vont suivre ou au contraire périr.

Les bulles scrupuleusement détaillées et les dialogues soulignent le poids de l’évènement dans l’histoire mondiale. Après Mémoires d’un ouvrier et les Fantômes de Ermo, Bruno Loth offre une nouvelle BD aussi passionnante que ses devancières. Dans le contexte des dissensions mondiales actuelles, Guernica propose de se souvenir pour ne pas rééditer les mêmes erreurs.

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Espagne, 1937, la ville de Guernica est ravagée par une attaque aérienne sans précédent. Ce crime de guerre entrera dans l’histoire comme le premier bombardement aérien de civils et comme la source d’inspiration pour Pablo Picasso d’un de ses tableaux les plus célèbres.
Guernica de Bruno Loth, est une fenêtre ouverte sur la destinée de ceux dont la vie fut anéantie, en même temps que leur ville. Il met ce récit en parallèle avec le cheminement artistique de Pablo Picasso, qui voudrait exprimer sa rage de voir son pays ravagé par la guerre, menacé par le fascisme mais qui peine à trouver l’inspiration pour ce faire.
Dans cet album, Bruno Loth nous plonge dans l’intimité des habitants et de l’artiste pour donner les clés d’une œuvre majeure de l’art.

Date de parution : le 6 février 2019
Scénariste(s) : Bruno Loth
Dessinateur(s) : Bruno Loth
Genre : Historique
Editeur : La Boite à Bulles
Prix : 19 € (80 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Alien : La mer des désolations, 3ème volume de la saga audio (Audible)

Alien : La mer des désolations, 3ème volume de la saga audio (Audible)

Cette fois-ci, Audible nous réserve une belle surprise : le dernier volume de la saga audio Alien ! La série complète d’Alien : La mer des désolations. Ce titre est une création omnisonore d’Audible. Une série de plus de 5h qui ressemble davantage à un film qu’à un livre. Les bruitages sont exceptionnels et d’une qualité remarquable. 35 acteurs se partagent les rôles ! Du jamais vu en livre audio ! De la science-fiction 100% audio !
Tous les fans d’Alien pourront se régaler avec cette série hors-norme, comme le réclament les Aliens !

Histoire de monstres, encore et toujours

Dès le début du livre-audio, on entre direct dans une histoire qui va nous tenir en haleine durant des heures ! Le bruitage n’est pas là pour nous rassurer. Alan Decker va se faire kidnapper, sans vraiment comprendre pourquoi. Mais on ne lui demande pas de comprendre. Il doit aider la Weyland-Yutani Corporation à capturer un Alien vivant à des fins de recherche militaire. S’il ne le fait pas, ils s’en prendront à sa famille. Il doit payer pour une de ses ancêtres, Ellen Ripley qui est responsable de pertes matérielles énormes, il y a plusieurs siècles. Pour cela, Alan doit payer !

L’accident de Decker

Avec Luc, Alan devait enquêter sur un lieu et faire des prélèvements. Ils arrivèrent en plein désert. Le terrain était pourri, toxique, polluant, formé de sable noir : une mer de désolation. Mais ils ont découvert de la présence de trimonite et ça vaut très cher ! Alan a un accident, une crise terrible. Il fait des rêves bizarres, dit : « le sang traverse l’acier ». Lors de ces crises, il ne se sent pas humain. Il faut qu’il participe à la mission à la recherche des Xénomorphes XX121, nom de l’Alien. Et comme il a un don spécial, lui seul peut trouver ces Aliens.

Decker le télépathe

Decker doit partir en mission, en vaisseau, au pays des Aliens, dans des mines abandonnées de LV-178, dans la New Galveston. Il faut rechercher Un Xénomorphe et le ramener vivant à la surface. Il est entouré d’une équipe de mercenaires et ensemble ils vont se retrouver sous le désert le plus toxique de la planète, dans une ancienne excavation baptisée la mer des douleurs. Et comme Alan est télépathe, il est sans doute le seul à pouvoir repérer la présence de ces Aliens.

Qui sont ces Aliens ?

Ce sont des humanoïdes, de 2 à 3 mètres, voire même plus, plutôt agressifs, mais intelligents. Ils savent s’adapter et sont faits pour la chasse. Ils représentent un réel danger pour l’homme. Ainsi les équipes qui partent à leur recherche sont très fortement armés et munis de casque, armure, gilet d’impact…

Mission très spéciale

On explique la mission qu’ils doivent réussir. L’essentiel est de ramener un Alien vivant. Ils sont payés très cher pour cette mission et ont du mal à croire qu’elle est vraiment dangereuse. Ils ne vont pas être déçus et nous non plus ! Au fil de la lecture, le ton s’élève, les combats se font de plus en plus durs. Ils découvrent des cadavres dans des états plus ou moins horribles mais toujours sanguinolents. Les descriptions sont terrifiantes et les bruitages hallucinants ! On est au cœur de la mission. Decker souffre de ses propres pensées. Son cerveau brule, il sent « une chose qui est entrée dans sa tête ». L’équipe avance mais découvre des choses horribles : des personnes mortes, accrochées au mur. De nombreux combats ont lieu. Les créatures répandent de l’acide qui leur sert de sang. On assiste à une véritable boucherie… Les Aliens sont très rapides, sauvages, et leur sang fait effectivement fondre l’acier. Les dégâts sont considérables.

Comment se sortir de ce piège ?

Au fil des combats, les hommes se font quasiment tous piéger, de façon totalement horrible et excessivement violente. C’est l’enfer. Les Aliens utilisent leurs victimes comme incubateurs vivants. Decker trouve des personnes prises dans des cocons de résine. Des centaines d’oeufs, tous vides. Des personnes mortes, des trous dans le thorax…

Publik’Art ne vous dira pas comment se termine cette mission impossible de Decker. Va-t-il réussir à s’en sortir, et à remonter à la surface ? Avec un Xénomorphe ou pas ? Ou sera-t-il complètement envahi par ces monstres ? Lui, qui a la capacité de sentir ce que pensent les Aliens.
Une chose est sûre, quand vous commencerez ce livre-film audio, les images se formeront dans votre tête en même temps que se déroulera l’histoire hallucinante de La mer de désolation. Immersion sonore totale avec un son 3D à vous mettre la chair de poule ! Une écoute tout à fait exceptionnelle au plus près de l’ambiance des films !

Pour connaître toute la chronologie de la saga Alien, rendez-vous sur le site Audible : Ici.

Accédez au livre audio : Alien : La mer des désolations

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Alien – La mer des désolations. Série complète 
Avec par ordre alphabétique : Arnaud Arbessier, Jean-François Aupied, Jérémie Bédrune, Serge Biavan, Nathalie Bleynie, Patrick Borg, Paul Borne, Laurence Bréheret, Fabien Briche, Pascal Casanova, Frédéric Cerdal, Raphaël Cohen, Catherine Davenier, Vincent Deniard, Julie Dumas, Sylvie Genty, Gael Gireaudeau, Loïc Houdré, Tony Joudrier, Emmanuel Karsen, Jérôme Keen, Namakan Koné, Mathias Kozlowski, Stéphanie Lafforgue, Gabriel Ledoze, Catherine LePrince, Olivia Luccioni, Pauline Moingeon, Patrick Mancini, Marie-Martine, Bruno Meyere, Adeline Moreau, Eric Peter, François Raison, Vincent Ropion.

300 ans après les événements d’Alien – La Sortie des Profondeurs et Alien – Le Fleuve des Souffrances, Alien – La Mer des Désolations retrace la redécouverte des Xénomorphes (Aliens) en état de sommeil dans les mines abandonnées de LV-178, le planétoïde d’Alien – La Sortie des Profondeurs, désormais transformé et renommé New Galveston. La Weyland-Yutani Corporation, réformée après l’effondrement de l’armée du système des Nations Unies, poursuit ses efforts incessants pour armer les créatures, obtenant l’aide d’Alan Decker, forcé de se joindre à une équipe de mercenaires envoyés pour enquêter sur une ancienne excavation qui se cache sous le désert toxique de la planète, baptisée la Mer des Douleurs.

Quelque part dans ces fouilles depuis bien longtemps oubliées se trouve ce que la compagnie désire à tout prix – un Xenomorphe vivant. Decker ne comprend pas pourquoi l’entreprise a besoin de lui, jusqu’à ce que son patrimoine génétique revienne le hanter. Il y a des siècles, l’un de ses ancêtres a combattu les Aliens, lançant une vendetta sanglante encore inassouvie. C’est à ce moment-là que les créatures ont juré de se venger de son aïeule, « la Destructrice », Ellen Ripley… et de tous ses descendants.

Cette fiction multicast terrifiante – réalisée par Dirk Maggs, célèbre pour ses adaptations du Guide du voyageur galactique de Douglas Adams et de Neverwhere de Neil Gaiman pour la BBC – est la suite d’Alien – La Sortie des Profondeurs d’Audible Originals (nominé dans la catégorie « Best Audio Drama » aux Audies 2017) et Alien – Le Fleuve des Souffrances, qui avait remporté plusieurs prix. Ce titre est une création omnisonore d’Audible : il s’agit d’une fiction jouée par plusieurs comédiens et enrichie par des effets sonores. Le son 3D permet une immersion sonore innovante et une expérience d’écoute exceptionnelle.

©1979 / 2018 TWENTIETH CENTURY FOX FILM CORPORATION, ALL RIGHTS RESERVED. Traduit par Novelcast (P)2018 Audible Studios

Date de parution : le 31 décembre 2018
Auteur : Christopher Golden, Dirk Maggs
Durée : 5 h et 7 mn
Acheter sur : Audible

La Boutique De L’Orfèvre de Karol Wojtyla du 17 au 20 janvier au Théâtre Saint Léon

Trois couples. Six âmes pleines de questions et de doutes. Et un étrange personnage, « leur dénominateur commun » Adam.
Mais, dans cette pièce de Karol Wojtyla, que veut-il leur faire comprendre ? Et pourquoi retrouvent-ils toujours le Vieil Orfèvre et sa boutique sur le chemin de leurs vies ?
Cette histoire commence en Pologne, en pleine seconde Guerre Mondiale.
Mais, au fond, celui dont on parle n’a pas de lieu, d’âge ni de temps. Il est universel et dans toutes les têtes : L’amour.
« Refléter l’existence absolue et l’amour tel est le sens final de vos destins. »

Ecrite dans le contexte de la résistance culturelle et spirituelle à l’occupant nazi puis soviétique, la portée de La Boutique de l’Orfèvre n’a pourtant rien perdu de sa pertinence aujourd’hui. Dans notre société qui suffoque et où la sécurité de tous est désormais menacée, l’homme est déchiré entre la perte de ses repères et l’exigence folle de ce monde qui va trop vite. Tout doit être immédiat, réussi, et même l’amour est à portée de « clic »…

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HORAIRES:
🕢 Ouverture de la billetterie sur place: 19h30
🕣 Début de la pièce: 20h30
-> Horaires dimanche:
Ouverture de la billetterie: 15h30
Début de la pièce: 16h30

Une pièce de Karol Wojtyla
Mise en scène par Marie Lussignol et Océane Pivoteau
Avec la voix de Benoît Allemane

Avec : Marie Lussignol, Océane Pivoteau, Margueritte Chauvin, Hermann Marchand,  Gil Geisweiller, Xavier Bonadonna,  Etienne Champolion   

Musique originale d’Etienne Champolion. Création Vidéo : Mathieu Delacourt


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ACCÈS:
🚊 En Métro,ligne 6, 8 10 arrêt « La Motte Picquet-Grenelle »
🚍 En bus, ligne 80

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Nos vies en l’air, une ode à la vie, à la mort, de Manon Fargetton (Rageot)

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Nos vies en l’air, une ode à la vie, à la mort, de Manon Fargetton (Rageot)

Manon Fargetton est une autrice française. Reconnue dès son plus jeune âge en 2005, elle partage son temps entre l’écriture et son travail de régisseur lumière. Autrice de fantasy et fantastique aussi bien pour la jeunesse, les adolescents ou les adultes , Manon Fargetton a aujourd’hui publié plus d’une dizaine de romans.

Une dernière nuit

Encore une fois, Manon Fargetton frappe fort avec un roman coup de poing qui fera réfléchir tous ses lecteurs. Lorsque Mina et Océan se rencontrent, sur le toit d’un immeuble, ils sont prêts à sauter. Sans Océan ce jour là, Mina aurait sauté. Sans Mina, Océan aurait sauté. Mais ils s’accordent une nuit. Une nuit avant de mettre fin à leur adolescence.

Une tension constante

Pour le lecteur, la tension est palpable des les premières lignes. Si, au fil de la nuit, les personnages apprennent à se connaître et s’octroient la soirée de leur vie, à faire tout ce qui leur a toujours fait peur, la tension ne s’éloigne jamais complètement. Le lecteur a conscience de ce qui arrivera une fois le soleil levé, conscient que ce n’est qu’une question d’heures, une parenthèse avant la fin dramatique qui ne manquera pas de tomber pour Océan et Mina.

Dans la tête de Mina…

Le harcèlement, scolaire ou non, est un thème récurrent dans les romans pour adolescents. Mina en est victime et c’est ce harcèlement qui la pousse en haut de ce toit, prête à sauter. Manon Fargetton entraîne le lecteur là où il ne s’y attend pas, le pousse dans ses retranchements et l’entraîne dans la tête de Mina, une adolescente qu’on persuade jour après jour qu’elle ne vaut rien, que sa mort ne chagrinerait personne. Le lecteur peut sentir le moment où Mina commence à croire ses harceleurs, jusqu’au jour où elle est persuadée qu’ils ont raison. Nos vies en l’air ne sensibilise pas seulement au harcèlement et ces conséquences, le roman montre ces conséquences, nous fait ressentir ce que ressent Mina. Toute la force de Manon Fargetton, c’est le réalisme qu’elle fait passer à travers sa plume.

… et celle d’Océan

Ce qui entraîne Océan sur ce toit en pleine nuit, c’est la lassitude. Seulement adolescent, Océan est las de vivre. Il est persuadé que sa mère est morte par sa faute et depuis ce jour, n’a plus de futur en tête. S’il s’apprête à sauter, c’est qu’il ne voit plus d’avenir pour lui. Ses tendances auto-destructrices le suivent depuis toujours mais c’est ce soir là qu’il décide qu’il en a eu assez.

Une rencontre explosive

Avec Océan, Mina peut être qui elle veut. Il ne la connaît pas, elle peut enfin être elle-même. Quand ils s’accordent une dernière nuit avant de partir, chacun leur tour, ils se donnent des défis. Tromper la mort pendant quelques heures avant de finalement la choisir.

Manon Fargetton livre un récit touchant et riche en émotions de la première à la deuxième ligne, avec des personnages principaux forts qui occupent tout l’espace du roman à eux seuls. Ensemble, ils doivent prendre la décision de leur vie – littéralement – : vivre, ou mourir.

Date de parution : le 9 janvier 2019
Auteur: Manon Fargetton
Editeur: Rageot
Prix: 15,90 € (192 pages)
Acheter : Amazon

Changer le sens des rivières, une belle fable sociale de Murielle Magellan (Julliard)

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Changer le sens des rivières, une belle fable sociale de Murielle Magellan (Julliard)

Murielle Magellan est à la fois auteur, scénariste et metteur en scène. Et toutes ces passions se retrouvent dans son cinquième roman : Changer le sens des rivières. Un très bon roman qui nous interpelle de la première à la dernière page !

Histoire peu banale

Marie est serveuse dans un bar. Elle n’a pas pu étudier, étant issue d’un milieu défavorisé. Orpheline de mère, elle s’occupe quotidiennement de son père qui est devenu hypocondriaque. Il l’appelle sans cesse au secours ! Sa vie est difficile, mais Marie s’en sort, elle tient bien ses comptes. Un beau jour, Alexandre, un de ses clients, lui propose une rencontre. Ils sont vraiment attirés l’un vers l’autre. Tout se passe merveilleusement bien jusqu’au moment où Alexandre parle de cinéma, de Truffaut, plus précisément. Et il cite ses films les plus marquants. Marie n’en connaît aucun. Elle n’a même jamais entendu parler de Truffaut.

Différences sociales et culturelles

Alexandre sent immédiatement qu’il faut qu’il arrête sa liaison avec Marie. Ils n’auront jamais rien à se dire car elle est complètement inculte. Il la blesse par quelques réflexions désagréables et ensuite, il ne lui donne plus signe de vie, sans explications. Marie ne comprend pas cette attitude. Vraiment pas. Pourtant ils étaient si bien ensemble, dans son lit. Elle décide d’aller le voir et exige une explication. Cela va mal finir, mais c’était sans préméditation. Car Marie, elle l’aime, Alexandre !

Jugement et punition

Marie va être jugée pour son acte. Elle doit réparer sa faute. Elle est coupable et lui victime. Elle ne comprend pas. Le juge lui demande des sous. Des sous qu’elle n’a pas. Et il ne faut pas qu’elle soit interdit bancaire, pour son père. Elle doit continuer à payer son aide ménagère. Elle trouve une solution incroyable pour trouver cet argent qu’elle va rembourser honnêtement. Car Marie est une fille honnête, et courageuse. Elle ne rechigne pas devant le travail.

Une jolie fable

Au final, cette condamnation va entrouvrir d’autres portes à Marie qui va faire des rencontres impensables. Il y aura d’abord la juge qui l’a condamnée. Puis la maitresse du juge et enfin Alexandre. Le juge va lui faire une proposition qui va aussi bien l’arranger lui qu’elle. Et au fil des jours, il va se tisser entre eux, une relation étonnante. Pas besoin de se parler pour se comprendre. Car si Marie n’a pas fait d’étude, elle est intelligente. Elle sent les choses. Et elle veut comprendre. Tout comprendre. On ne peut rien lui cacher à Marie.

Publik’Art a été très sensible à ce beau roman. Si l’analyse sociale qui est faite sonne juste c’est sans doute grâce aux nombreuses passions de l’auteur. Mêlant le cinéma, la littérature, et tout simplement la vie, Changer le sens de rivières recentre l’essentiel d’une vie sans en oublier la connaissance intellectuelle. A lire absolument !

En tournée, « L’École des femmes » sous le regard inspiré de Stéphane Braunschweig

A l'Odéon, fascinante "École des Femmes" sous le regard de Stéphane Braunschweig
Photo de L’Ecole des femmes, de Molière, mise en scène Stéphane Braunschweig,© Simon Gosselin

En tournée, « L’École des femmes » sous le regard inspiré de Stéphane Braunschweig

Après Le Misanthrope et Tartuffe, Stéphane Braunschweig retrouve l’œuvre de Molière avec cette comédie noire, explorant le dessein d’un homme qu’il le confine à une forme de folie dont le discours glaçant, fait écho avec la libération de la parole des femmes que nous connaissons aujourd’hui. Et dans le rôle de cet homme aussi troublant que tourmenté, Claude Duparfait est prodigieux d’inventivité, incarnant à la fois toute l’angoisse et la drôlerie de la satire.

Nombreux sont les personnages masculins chez Molière qui, hantés par la peur des femmes, manifestent jalousie maladive, possessivité obsessionnelle et terreur d’être trompé. Arnolphe n’y échappe pas, pourfendeur invétéré du mariage et des maris cocus, il s’apprête pourtant à épouser la jeune Agnès.

Ayant pris soin de l’élever en total retrait du monde depuis sa tendre enfance, il pense ainsi se soustraire à ce qu’il appréhende le plus : sa peur des femmes, sa peur d’être cocu et la peur de son propre désir.

Or, de retour de voyage, il rencontre le jeune Horace qui, par un quiproquo, l’informe lui-même qu’il s’est épris de sa protégée. Agnès apprenant vite à l’école de l’amour !

Démon fatal

Dans cette farce cauchemardesque, si Molière fustige cette folie utopique qui trouve appui sur le pire obscurantisme religieux, les « Maximes du mariage » d’Arnolphe, il ne caricature pas pour autant son héros dont il donne aussi à voir les tourments douloureux qui habitent cet homme redoutant plus que tout la vieillesse qui se profile.

D’une franchise déconcertante quand il vante une « pédagogie de l’ignorance » pour les filles qui vont devenir des épouses dévouées, sachant prier Dieu, aimer leurs maris, « coudre et filer ».

Et Arnolphe souffre en effet sincèrement de l’échec rendu possible par le jeune courtisan de cet amour anthropophage qui le dévore, vivant ainsi entre fantasme et cauchemar.

Alors, pour la tirer des griffes de l’amour juvénile et de sa tentation, notre homme a un urgent besoin que sa prisonnière fasse preuve de « raison ». « Inutile, dit-elle, de me demander de la raison : je suis sotte”. C’est ainsi qu’elle lui échappe et que Molière affirme sa liberté émancipatrice et la reconnaissance de son propre désir.

Folie ravageuse d’un homme donc porté par un abus de pouvoir manifeste mais d’un redoutable comique où l’effroi de la situation finira par se retourner contre lui.

Dans une scénographie moderne de Stéphane Braunschweig qui joue sur le dedans et le dehors, l’objet du fantasme et son émancipation jusqu’à sa perte, la comédie explosive se déploie à merveille.

Claude Duparfait au sommet de son art

En costume-cravate, Arnolphe (Claude Duparfait) est un cadre dynamique qui va à la salle de sport pour s’entretenir et rester jeune tandis qu’Agnès (Suzanne Aubert) est cet objet de désirs protégé et jalousement gardé, derrière une vitre.

Claude Duparfait est ce personnage moliéresque par excellence, tour à tour grotesque, ridicule, effrayant et tourmenté, il se montre exceptionnel de virtuosité, aux prises sans relâche entre son désir contrarié et son besoin compulsif de tout vouloir contrôler.

Quant à Suzanne Aubert, elle est cette âme d’abord insondable et fragile puis qui s’émancipe de son pygmalion en quête d’elle-même et de son propre désir.

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Dates : du 8 au 9 janvier 2019 l Lieu : La Coursive Scène nationale La Rochelle
Metteur en scène : Stéphane Braunschweig

Devenir, la biographie passionnante de Michelle Obama (Audible)

Devenir, la biographie passionnante de Michelle Obama (Audible)

Michelle Obama a eu raison d’écrire sur sa propre vie, car c’est une vie tout à fait exceptionnelle que la sienne ! Devenir va vous régaler durant plus de 19h d’écoute, avec la belle voix de Marie Bouvier ! Et Michelle Obama va devenir votre amie la plus intime !

Présentation du livre

Devenir est LE livre de Michelle Obama. Le livre se décompose en trois parties. La première s’intitule : Devenir moi. La seconde, Devenir nous et la troisième, Devenir plus. Vous l’aurez compris, le but est de Devenir ! Quel chemin parcouru entre la première partie et la dernière !

Devenir moi

Cette partie est entièrement centrée sur Michelle Obama. Et c’est sans doute la partie la plus instructive du livre. La moins connue des lecteurs. En effet, on découvre une jeune femme, Michelle Robinson, née en 1964 à Chicago. Elle est issue d’une famille modeste, son père est employé municipal et sa mère, mère au foyer durant de nombreuses années avant d’être secrétaire de direction au moment où Michelle entre au lycée. Elle a un frère ainé, Craig, qu’elle adore et qui est très brillant tant au basket qu’en études.
Michelle est une petite fille très studieuse, brillante, voire très brillante. Elle joue du piano depuis l’âge de 4 ans. Elle adore étudier et semble déjà très perfectionniste et rapide.
L’ambiance à la maison est très chaleureuse. Une relation de confiance régnait entre parents et enfants. Son père souffre d’une sclérose en plaques mais ne s’en plaint jamais. Ils partaient une semaine par an en vacances dans un centre de village avec une piscine. C’était une grande joie. Ses parents étaient tous les deux issus de famille nombreuse. Son grand-père maternel était petit-fils d’esclave. Cette situation familiale a beaucoup marqué Michelle qui se posait sans cesse la question : « Es-tu ce que tu parais être ? » ou encore : « Suis-je à la hauteur ? »

A 17 ans, Michelle est entrée à l’Université de Princeton puis à la faculté de Droit de Harvard. Elle ne se rendait pas compte qu’elle était noire avant d’arriver à Princeton. Elle travaille dans un grand cabinet d’avocats et c’est là qu’elle sera maître de stage de Barack Obama. Et très vite, ils se sont aimés pour ne plus jamais se quitter !

Devenir nous

Michelle est partie à la découverte de la famille de Barack, famille pas ordinaire. La mère de Barack, américaine blanche de souche irlandaise, est restée très peu longtemps mariée avec le père de Barack, issu du Kenya. Barack est né à Hawaï. Barack a toujours été une personne très indépendante, remarquablement intelligent. Michelle raconte son enfance un peu compliquée, en Indonésie. Vous apprendrez tout sur ses études brillantes, sur son avancée au niveau politique même si cela paraissait invraisemblable qu’il se présente un jour aux élections présidentielles. Ils se marient et ont du mal à avoir des enfants. Elle raconte son long chemin avant de devenir mère. En toute simplicité et toute intimité. Michelle n’a rien à cacher ! Et ce côté très naturel de son livre, ne peut que nous plaire ! Michelle est une femme comme toutes les femmes du monde ! Sauf qu’elle a un mari qui n’est pas souvent présent ! Mais qui va aller très très loin en politique, jusqu’à devenir le 44ème Président des États-Unis ! Michelle raconte en détails toute leur première campagne électorale. Les hauts et les bas de la politique. Rien ne fut facile. Ne jamais baisser les bras, telle est leur devise ! Il fallait « aller de l’avant et encaisser ».

Deux petites filles vont naitre, Malia en 1998 et Natasha en 2001. Michelle raconte alors sa vie de mère au foyer. La vie de famille était difficile car Barack devait sans cesse choisir entre sa famille et la politique. Il est le premier noir a être élu au Sénat de L’Illinois. Ce n’est que le début d’une très belle carrière politique. Une sublime carrière. Et Michelle devra faire avec ! Ou plutôt sans Barack !

Devenir plus

Barack Obama est élu Président des États-Unis en janvier 2009. Il restera huit ans à la Maison Blanche, avec sa femme, ses deux filles et sa belle-mère. Dans cette dernière partie, Michelle raconte tous les détails de sa nouvelle vie de Première Dame. Et la première femme afro-américaine à occuper ce poste ! Son obsession au départ était de protéger ses filles et de tout faire pour ne pas les déstabiliser. Changer d’école, changer de maison, changer de style de vie. C’était énorme ! sans oublier le Secret service, en permanence près de chaque membre de notre famille. Plus aucune liberté ! Chaque geste, chaque mot,  étaient analysés par des milliers de personnes ! Si le cadre était tout à fait hors norme et magnifique, il y avait de lourdes contreparties. Difficile de trouver une sorte de normalité dans cette nouvelle vie. Michelle met un point d’honneur à expliquer toutes ses dépenses personnelles, toutes ses activités, portant beaucoup d’intérêt à des causes humanitaires, par exemple sa lutte contre l’obésité. Ses nombreuses visites à l’hôpital entourant les soldats blessés qui étaient rentrés de l’Afghanistan. « Le chagrin et la résilience avancent main dans la main ». Michelle met en avant également quelques actions phares du Président Obama, comme l’opération Oussama Ben Laden. Le livre est plutôt tourné sur les actions de Michelle, un peu comme si elle voulait établir un bilan positif de son rôle de Première Dame des États-Unis.

Si Michelle Obama a écrit ses « mémoires », on attend avec impatience celle de son mari ! Elles seront sûrement très différentes de celle de Michelle. Mais tout aussi passionnantes !

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Devenir

Dans ses mémoires très attendus, Michelle Obama raconte son parcours exceptionnel, depuis son enfance dans le South Side de Chicago en passant par les années au cours desquelles elle a dû concilier sa vie d’avocate et de mère de famille, jusqu’aux huit années passées à la Maison-Blanche, où l’ancienne première dame a su imprimer sa marque tout en soutenant son mari alors qu’il dirigeait l’Amérique pendant des moments difficiles.

« Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays. Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »
Michelle Obama

©2018 Éditions Fayard (P)2018 Audiolib

Date de parution : le 14 décembre 2018
Auteur : Michelle Obama
Lu par : Marie Bouvier
Durée : 19 h et 2 min
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