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Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, un livre bouleversant de Cathy Galliègue (Emmanuelle Collas)

Cathy Galliègue

Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, un livre bouleversant de Cathy Galliègue (Emmanuelle Collas)

Publik’Art avait déjà beaucoup apprécié le premier roman de Cathy Galliègue : La nuit, je mens. Et son second roman, Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, est véritablement bouleversant.

La vie de Betty

Betty était heureuse, mariée à Simon, qui était médecin. Très heureuse. Avec leur fils Raphaël. Et puis, subitement, Simon est mort. Dans un accident de voiture. Une chose complètement invraisemblable et inadmissible.
Pour Raphaël, Betty va faire semblant d’aller bien. Jusqu’au moment où elle le couchera. Chaque soir, elle s’effondre, seule, en silence, à l’abri des regards, à l’abri des jugements. Elle boit. Elle boit pour oublier. Elle se noie dans sa tristesse, dans son malheur, dans son extrême solitude. Non seulement Betty vient de perdre son mari, mais déjà sa maman est partie, quand elle avait une dizaine d’années. Et depuis, elle se tourmente et ne cesse de poser des questions à son père. Maman, elle est partie où ?

Découverte de son père

Et puis, un jour, son père la découvre ivre, et très mal en point. Il ne lui fait aucune remarque. Son regard suffit à Betty. Jamais elle ne l’oubliera ce regard. Alors, elle décide de lui écrire une lettre. Elle s’explique enfin dans cette lettre. Elle espère juste qu’après cette lettre, il va continuer à l’aimer…

Relations intimes

A travers ce roman, l’auteur décrit très bien les relations familiales, celles qui ont été abîmées par le deuil. Plus rien n’est comme avant quand on a perdu l’être cher. Est-ce seulement possible de continuer à vivre ? Qui peut vous retransmettre la flamme de la vie ? Les grands-parents, les enfants, les petits-enfants. Tous sont étroitement liés, dans le secret de leur famille. Et chaque famille a ses secrets non-dits. Celui de Betty est énorme et gardé enfoui depuis des années… Des années que tout le monde a tentées d’oublier, sans jamais y arriver. Alors, l’alcool aide bien. Pas pour longtemps, mais à chaque gorgée.

L’addiction au malheur

Si l’alcoolisme est traité de façon totalement anodine, son addiction est implacable. Et le lecteur le sent à chaque crise de Betty. Elle s’enfonce chaque jour un peu plus, à cause de l’alcool. Et puis, un jour, elle décide qu’il faut stopper ça. Ce n’est pas compliqué. Elle va chez les alcooliques anonymes et se dit que c’est facile d’arrêter. Ca marche quinze jours, et puis, c’est de nouveau la descente aux enfers. Sans l’aide d’une « marraine », impossible d’y arriver…

Publik’Art a été réellement bouleversé par ce roman, empli d’humanité. Si la vie n’est pas facile pour certains, elle peut être horriblement douloureuse pour d‘autres. Et surmonter ces épreuves est un véritable combat que Cathy Galliègue n’a pas peur d’affronter. L’alcool, la maternité, l’amour, les secrets de famille, la paternité, des thèmes qui font l’essence même de la vie et qui sont au cœur de son second roman : Et boire ma vie jusqu’à l’oubli. Un roman poignant !

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Betty s’efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s’abrutit et s’effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l’enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges… et cette question lancinante : « Elle est où, maman ? » Cathy Galliègue aborde dans Et boire ma vie jusqu’à l’oubli un sujet tabou, celui de l’alcoolisme féminin, et nous offre un roman sans filtre sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d’humanité et d’espoir. Après une carrière dans l’industrie pharmaceutique en France, elle est partie vivre en Guyane, où elle a animé pendant un saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère et où elle se consacre désormais à l’écriture. Son premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017), a remporté un succès d’estime, il est sélectionné pour le Prix Senghor 2018. Et boire ma vie jusqu’à l’oubli est son deuxième roman.

Date de parution : le 5 octobre 2018
Auteur : Cathy Galliègue
Editeur : Emmanuelle Collas
Prix : 16 € (246 pages)
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1, 2, 3, un bel album pour apprendre à compter, de Roald Dahl (Gallimard Jeunesse)

1, 2, 3, un bel album pour apprendre à compter, de Roald Dahl (Gallimard Jeunesse)

Publik’Art est un fan de Roald Dahl ! Et ce, depuis des décennies ! Vous avez tous lu Matilda, un incontournable de Roald Dahl. Cette fois-ci, l’auteur s’adresse aux tout-petits !

Avec une curieuse façon d’apprendre à compter.

C’est l’histoire d’une petite fille qui se promène dans la jungle. Deux petits enfants l’attendent et découvrent un énorme crocodile. Puis ce sera au tour de trois petits garçons de courir. Et toujours ce crocodile qui les espionne. Chaque page cartonnée, très joliment illustrée et très colorée, raconte une histoire d’enfants ; un enfant de plus à chaque page, et toujours ce fameux crocodile que le lecteur se fera un plaisir de dénicher… Car il se cache bien cet énorme crocodile : une fois au milieu du manège, une autre au cœur d’un palmier ou encore sous la table ! Il fera même office de balançoire !

Mais que va-t-il donc arriver à ces dix petits enfants ?

A vous de le découvrir jeune lecteur ! Et surtout n’ayez pas peur !

A commander très vite au Père Noël !

Page de l’éditeur :

Une petite fille qui se promène, deux enfants qui jouent, trois garçons qui courent… Et un énorme crocodile prêt à les croquer!
Un album tout-carton avec des rabats à soulever pour découvrir les nombres avec le génial Roald Dahl et toute la malice des illustrations de Quentin Blake.

Date de parution : le 13 septembre 2018
Auteur : Roald Dahl
Illustrateur : Quentin Blake
Editeur : Gallimard
Prix : 09,90 €
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La vie secrète des animaux, des bêtes pas bêtes du tout (Audible)

La vie secrète des animaux, des bêtes pas bêtes du tout (Audible)

Après L’intelligence des plantes, nous nous tournons vers les animaux. Avec Peter Wohlleben qui est allemand et garde forestier. Il est l’auteur de plusieurs livres dont La vie secrète des animaux qui vient de sortir en livre audio, parfaitement interprété par l’acteur Thibault de Montalembert. La vie secrète des animaux se base sur des recherches scientifiques sérieuses tout en racontant ses propres rencontres avec les animaux. Car Peter Wohlleben est avant tout un passionné de nature, d’animaux. Pour lui, le plus important ce sont les émotions. Et il pense que les animaux sont capables de ressentir des émotions, les mêmes que les humains. L’amour, le bonheur, la compassion, la tristesse, l’animal peut tout ressentir, par instinct.

La nature espionnée

Si Peter Wohlleben a fait de nombreuses recherches sur les animaux, il les a surtout beaucoup examinés, voire espionnés. Et son livre est un recueil riche en éléments scientifiques autant qu’en éléments très naturels. Le lecteur aime entendre les histoires que l’auteur a réellement vécues avec ses propres animaux ou ceux qu’il a rencontrés dans la forêt.

L’amour

Si l’amour maternel semble inné chez les animaux, il peut aussi s’apprendre. L’auteur raconte l’histoire d’une chienne qui avait adopté des petits marcassins. On peut se poser la question de l’amour des animaux à l’égard de l’homme. Nous, nous aimons nos animaux et jouons le rôle maternel auprès de nos animaux qui à leur tour deviendront très affectueux avec leurs maîtres et surtout très reconnaissants. Il est donc évident que les animaux sont capables d’aimer.

La douleur, le mensonge, le vol

Agir par réflexe n’interdit pas la douleur. Difficile de savoir si l’animal ressent les mêmes choses que nous, sans néo-cortex. Les animaux sont capables de mentir… comme les hommes ! Les pies s’unissent pour la vie avec des frontières bien marquées de territoire. Mais cela n’empêchera pas la pie d’aller voir ailleurs si la femelle ne le voit pas… Mentir est courant chez les animaux, nous dit l’auteur. L’écureuil gris vole les réserves de ses congénères. Les sangliers pillent les réserves des souris…

La nature et la température

A chaque animal nuisible correspond un animal utile. Exemples : la mésange utile mange les chenilles. Les guêpes se jettent sur les chenilles.
Les animaux homéothermes vont gérer eux-mêmes la température de leur corps. En été comme en hiver. Ils la maintiennent constante, comme les oiseaux et la plupart des mammifères. Les animaux poïkilothermes, eux, ne peuvent pas réguler leur température, ils sont à sang froid. Le froid ne dérange pas le hérisson car il va se trouver dans un sommeil profond si la température est inférieure à 6°. Il va hiberner. Mais si la température est supérieure à 6°, l’animal se trouvera en danger de mort.

Le plaisir chez les animaux

Les corneilles font de la luge sur les toits des maisons. Elles se font plaisir ! Quand le chien court après le chat, ils se font l’un et l’autre plaisir ! c’est un jeu ! La notion de plaisir existe bien chez les animaux.

L’intelligence chez les animaux

Les fourmis sont super organisées dans le travail d’équipe. Il en est de même pour les abeilles. Elles sont capables de beaucoup plus qu’on ne croit ! Elles se servent du soleil comme une boussole. Les ouvrières donnent des indications sur leurs sources de leur nectar en réalisant une danse ! Les corneilles enterrent leurs glands et les recouvrent d’herbe, pour les manger plus tard.

Les cochons sont très propres, comme les sangliers. Ils sont intelligents, dorment toujours au même endroit, sur une couche douillette. Les cochons répondent à leur nom et ont donc une bonne « conscience de soi ».

« Songeons un instant aux cochons si sensibles, qui éduquent leurs petits et les aident ensuite à élever leur propre progéniture, qui répondent à leur nom et réussissent le test du miroir. Et considérons, parallèlement, les quelque 250 millions d’abattages qui ont lieu chaque année en Europe. Cela fait froid dans le dos ! », écrit Peter Wohlleben.

Vie commune et communication

Certains animaux, comme le corbeau ou le castor, sont monogames et restent toute leur vie avec la même partenaire. Les animaux communiquent entre eux, à l’aide de cris. Le corbeau en possède pas moins de quatre-vingt ! La souris va émettre des ultra-sons. La plupart des animaux sont capables de compassion pour leurs congénères mais aussi pour d’autres espèces que la leur. Certains animaux, comme les oiseaux, sont capables d’altruisme. Un oiseau va prévenir tous ses congénères d’un risque imminent quitte à se mettre en danger lui-même.

Belle nature

A travers ce livre, l’auteur a voulu mettre en avant les belles capacités des animaux, en faisant une analogie entre les animaux et les hommes. Il constate qu’il y a peu de différences au niveau du ressenti. Bien sûr les animaux ne pensent pas, mais ils ressentent.

« L’intelligence n’est d’aucune utilité pour vivre des émotions ».

« N’oublions pas que l’homme d’un point de vue purement biologique est également un animal ».

La vie secrète des animaux nous aide à mieux comprendre le monde animal. A mieux les respecter ! Car les animaux ne sont pas stupides, loin de là ! Ils sont sensibles et vivent les mêmes émotions que nous. Et nous ne pourrions pas vivre sans eux !

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La vie secrète des animaux

Les animaux ressentent-ils de l’injustice, de la compassion, du regret ou de la honte ? Peuvent-ils compter ou faire des projets ? Que signifie pour eux être apprivoisés ou domestiqués ? Que sait-on de leur sommeil, de la manière dont ils vieillissent ou de leur façon d’apprendre ?

Pour répondre à ces questions, le forestier Peter Wohlleben s’appuie sur son incroyable sens de l’observation et sur les dernières découvertes scientifiques. Avec le même talent de pédagogue que dans La Vie secrète des arbres, il nous ouvre les portes d’un monde caché, celui de la vie intérieure des animaux, de leurs émotions et de leur ressenti : les coqs mentent, les biches connaissent le deuil, un hérisson peut être tourmenté par ses cauchemars…

Ce récit buissonnier, nourri d’anecdotes étonnantes et de références savantes, est un appel vibrant au respect du monde animé qui nous entoure.

©2016 / 2018 Ludwig Verlag / Les Arènes, Paris, pour la traduction française (P)2018 Audiolib

Date de parution : le 19 décembre 2018
Auteur : Peter Wohlleben
Lu par : Thibault de Montalembert
Durée : 7 h et 1 mn
Acheter sur : Audible

IRachel, l’histoire incroyable et palpitante d’un robot humanoïde (JC Lattès)

IRachel, l’histoire incroyable et palpitante d’un robot humanoïde (JC Lattès)

A l’heure où Ben Goertzel, le directeur scientifique de Hanson Robotics, présente les progrès de Sophia le robot, Cass Hunter nous livre iRachel comme une évidence !

Qui est donc iRachel ?

Rachel est une femme ingénieur, très douée et spécialisée dans l’intelligence artificielle. Elle travaille en binôme, avec Luke, d’une façon ultra sécurisée et secrète. Par ailleurs, Rachel est mariée avec Aidan et ensemble, ils ont une fille, Chloé.
Rachel est très secrète. Elle n’a jamais dit à son mari qu’elle souffrait d’un anévrisme au cerveau. Et un jour, elle décède brusquement. Mais Rachel a préparé son « après » de façon à ce que Aidan et Chloé ne souffrent pas trop de son absence.

Secret découvert

C’est donc au moment de sa mort que Luke leur dévoile leur secret, à lui et à Rachel. Il se nomme iRachel. C’est un robot humanoïde qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Rachel. Et Luke installe iRachel chez eux comme l’avait décidé Rachel. Ce robot est capable de réaliser toutes les tâches ménagères, de cuisiner, de repasser, de faire le ménage. Et bien plus encore. IRachel est là pour veiller sur eux, comme Rachel le faisait de son vivant.

Relations compliquées

Au début, Aidan était très fortement perturbé par iRachel. Sa femme lui manquait terriblement, il lui en voulait de les avoir abandonnés, et encore pire de leur infliger la présence de iRachel en permanence nuit et jour, et dans le plus grand secret. Quant à Chloé, adolescente très sensible, elle rejetait catégoriquement le robot. Les relations sont difficiles, conflictuelles, mais peu à peu le robot arrive à gagner leur confiance et à trouver sa place, aussi discrète que possible. Le robot réalise les mêmes plats que Rachel et tout est prêt avant même qu’ils demandent quoi que ce soit…

Evolution de la situation

Cass Hunter analyse très bien les sentiments d’Aidan et de Chloé, en plein deuil. Rien n’est facile quand on est enfermé dans sa douleur. Et surtout pas les autres.

Le livre se lit avec beaucoup de plaisir, du début à la fin. Les situations de iRachel sont bien souvent cocasses et nous font rire ! L’histoire d’iRachel pourrait presque être vraie !!! La place de l’IA est pleine de bon sens et même empli de psychologie. Tout en réserve, en discrétion et toujours bienveillante. Au final, bien mieux qu’un humain !

Voilà un roman choral qui se lit facilement, et qui nous apporte une approche positive sur ce que pourrait être la place des robots dans notre futur ! Et sur ce que nous devrions être les uns envers les autres. Des êtres bienveillants, comme iRachel.

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Elle est partie mais son amour survit

Rachel est une ingénieure surdouée et Aidan un mari aimant et compréhensif. Hélas, à la mort prématurée de Rachel, Aidan doit faire front pour continuer à élever seul leur fille unique.

Mais Rachel a laissé derrière elle le projet de sa vie, un cadeau d’amour pour leur permettre de continuer à se voir même après sa mort.
Un cadeau nommé iRachel.

iRachel est une histoire émouvante sur l’amour, la perte, la nostalgie et l’appartenance.

Traduit de l’anglais par Lucie Delplanque

Date de parution : le 10 octobre 2018
Auteur : Cass Hunter
Editeur : JC Lattès
Prix : 19,90 € (250 pages)
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Le film culte1900 du regretté Bernardo Bertolucci sort en HD dans sa version intégrale restaurée

1900
1900, film de Bernardo Bertolucci

Le film culte1900 du regretté Bernardo Bertolucci sort en HD dans sa version intégrale restaurée 

Certains films ont gagné leur place au Panthéon du cinéma par leur ambition et leur ampleur. 1900 fait partie de ce cercle très fermé avec peut être Il était une fois en Amérique et 2001 l’Odyssée de l’espace. Film monde, 1900 retrace le destin de deux personnages issus de milieux différents mais que la vie ne va jamais cesser de faire se télescoper. La présence de Robert de Niro et de Gérard Depardieu concourt à l’originalité d’un film réalisé par un artisan minutieux et précis. Et comme le film dure plus de 5 heures, il a tout du plaisir coupable, à découvrir en version restaurée HD!

Un grand film à l’ancienne

Une belle galerie de réalisateurs italiens a livré certains des plus beaux films du XXe siècle. Antonioni, Visconti, Fellini, Pasolini, et donc Bertolucci. Avec Le dernier empereur, Beauté volée ou Le dernier tango à Paris, il a durablement marqué l’histoire du cinéma, et 1900 concourt à sa renommée. Le titre est pourtant trompeur. Car le film débute en 1901 et se clôture peu avant la fin de la seconde guerre mondiale. C’est donc plutôt à un panorama de l’Italie de la première moitié du XXe siècle qu’invite le film. Avec sa culture catholique profondément ancrée dans les mentalités, ses disparités sociales entre riches propriétaires terriens et gens du peuple, et la montée du fascisme. Bertolucci invite à un examen de conscience approfondi de ce qui a fait l’Italie contemporaine. Pour mener son entreprise à bien, le réalisateur imagine deux enfants nés le même jour à l’annonce de la mort de Giuseppe Verdi le 27 janvier 1901, comme pour lier leurs destins à jamais. Le film se mérite avec une durée totale de 5h25 mais le scénario est touffus, les images sont belles et les acteurs n’ont que rarement été aussi bons. Le film se suit comme une odyssées avec cette touche de made in Italy qui participe à sa portée. Une Italie d’avant, qui n’existe plus qu’au cinéma et dans les livres, mais qui continue à vivre dans une mentalité remontant à loin. Bertolucci a livré un bel hommage à sa patrie, à travers ses contradictions mais aussi son âme éternelle et le film se suit avec un énorme plaisir.

Cette version restaurée et en HD est un coffret magnifique à offrir pour les fêtes de fin d’année, à découvrir et à redécouvrir. Si certaines scènes polissonnes ou guerrières sont d’une crudité assez implacable, la narration tisse le fil d’une histoire du XXe siècle qui ravira les fans de belle histoire.

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1900
1900, film de Bernardo Bertolucci

Au cours de l’été 1900, deux enfants voient le jour dans un village d’Émilie : le premier, Olmo Dalco, appartient au monde des métayers, l’autre, Alfredo Berlinghieri, est le petit-fils d’un riche propriétaire. Ils vivront ensemble les tourments politiques et historiques de l’Italie de la première moitié du XXe siècle.

Sortie DVD : Disponible
Durée : 05h25
Réalisateur : Bernardo Bertolucci
Avec : Robert De Niro, Gérard Depardieu, Dominique Sanda

Genre : voir fiche allociné
Prix : 68,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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« La Cenerentola » de Rossini sous le regard singulier de Guillaume Gallienne

« La Cenerentola » de Rossini sous le regard singulier de Guillaume Gallienne

L’éclectique sociétaire de la Comédie-Française Guillaume Gallienne met en scène pour la première fois un opéra.  Stéphane Lissner a naturellement pensé à lui pour la nouvelle production de la Cenerentola de Rossini dont le thème de la famille et son exutoire, sont en corrélation avec ses sources d’inspiration.

On se souvient de son film “Les Garçons et Guillame, à table” récompensé par un césar, adapté de sa pièce de théâtre éponyme, et inspiré de sa propre quête d’identité auprès d’une mère fantasque.

Le feu sous la glace 

La Cenerentola est créée d’après le conte Cendrillon de Perrault et raconte en deux actes l’histoire d’une jeune fille humiliée, déconsidérée par ses sœurs et son beau père, mais qui va conquérir le futur roi et devenir son épouse.

Dans la version lyrique du livret de Ferretti, le conte se détache du merveilleux après quelques ajustements opérés par Rossini.

En effet, la fée est remplacée par un philosophe-mendiant qu’Angelina (Cendrillon) prend en pitié et qui, récompensée de sa bienveillance, se verra invitée au bal. Il n’y a pas non plus de carrosse-citrouille et, au lieu de perdre une pantoufle, Angelina donne un bracelet au prince. Enfin, la marâtre a pris les traits d’un beau-père aussi pervers que terrible.

Avec son mélange de gravité et d’humour, l’opéra offre des passages comiques (quiproquos, travestissements..) et profonds (brûlure des sentiments, réflexion sur les apparences, l’hypocrisie, la justice et le pardon …) où l’altérité se dispute à la cruauté du jeu social.

Guillaume Gallienne manie avec aisance la truculence de la Commedia dell’arte à l’abri d’une caractérisation des personnages et la dramaturgie qui accompagne l’humiliation et la prise de conscience d’une jeune femme rejetée par les siens, en recherche de reconnaissance et prête à provoquer son destin.

Don Magnifico (Alessandro Corbelli) apporte une vraie bouffonerie à son personnage de beau-père mal dégrossi au contentement excessif mais aussi un vrai malaise qui n’a aucune conscience de sa grossièreté.

Clorinda (Chiara Skerath) et Tisbe (Isabelle Druet) sont deux petites pestes persifleuses et un peu idiotes tandis Angelina (Marianne Crebassa) émouvante, est prisonnière de son mal être.

Sur scène, l’action est transposée à Naples et s’ouvre sur un palais décati aux ocres originels (scénographie très réussie d’Eric Ruf) et une cour intérieure où la vie s’écoule dans une forme d’urgence et d’impudeur.

A l’édifice se substitue une vaste étendue de cendres au sol qui a envahi une partie du rez-de-chaussée. Cette lave solidifiée marque son emprise et sa menace jusqu’à la prochaine catastrophe. Elle renvoie à la fin du premier acte qui fait état d’une éruption sous la terre et à cette colère sourde et intérieure de l’héroïne qui couve sous les brimades.

La distribution vocale et équilibrée est portée par un magnétique Adam Plachetka dont la voix puissante et ample dans les graves épouse à merveille la virtuosité rossinienne. Quant à Marianne Crebassa dans le rôle titre, elle offre une vocalise tout en relief où sa voix ronde et voluptueuse avec ses aigus limpides confère une vraie dimension à son personnage.

 

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Dates : du 23 novembre au 26 décembre 2018 l Lieu : Palais Garnier  (Paris)
Metteur en scène : Guillaume Gallienne

La pièce Un Picasso fait chavirer le public sur les planches du Studio Hébertot

Un Picasso
Un Picasso, mise en scène d’Anne Bouvier, Studio Hebertot

La pièce Un Picasso fait chavirer le public sur les planches du Studio Hébertot

C’est peut être à un évènement théâtral majeur auxquels ont assisté les spectateurs de la première de la pièce Un Picasso au Studio Hébertot. Lorsque le rideau se lève, le comédien Jean-Pierre Bouvier est assis sur une caisse dans une sorte d’entrepôt. Avec son chapeau et son manteau, il figure un Pablo Picasso soucieux et il a toutes les raisons de l’être. L’occupant allemand est allé le chercher manu militari, et il ne sait pas pourquoi. Le comédien se lève et l’audience retient son souffle. Cette carrure puissante, ce regard habité, ce pantalon de toile, tout son être rappelle l’illustre peintre, ce que la chemise blanche et le marcel blanc confirmeront une fois le manteau tombé. Quand Sylvia Roux descend d’escalier l’air impénétrable, Picasso se prépare à un jeu du chat et de la souris pour sauver ses œuvres de la destruction. Le duel à fleurets mouchetés navigue entre violence organique et confidences comme autant de coups de théâtre dans une pièce qui subjugue 1h15 durant.

Une pièce parfaite

La pièce se joue en huit-clos parmi des caisses de bois contenant des œuvres destinées à apparaitre dans une exposition d’art dégénéré. C’est ainsi que les nazis appelaient les œuvres non figuratives qu’ils abhorraient et cherchaient absolument à détruite pour sauvegarder leur doctrine. Pablo Picasso vit à Paris et en tant que citoyen espagnol il n’a rien à craindre. Face à lui, Frau Ficher semble une représentante zélée de l’orthodoxie nazie. Leur dialogue d’abord musclé met aux prises deux visions de la réalité, l’artiste libre et le système de pensée rigide. Le minotaure espagnol s’emporte en espagnol à coup d’expressions fleuries face à l’intransigeance germanique qui a tôt fait de le calmer. L’alchimie entre la directrice du Studio Hébertot Sylvia Roux et le comédien Jean-Pierre Bouvier récemment nominé au Molière du comédien dans le spectacle La Version Browning fonctionne à merveille. Les interjections succèdent aux flatteries et aux invocations mémorielles qui éclairent la personnalité de chacun des personnages et leur donne une étonnante épaisseur. Et tant va si bien que l’armure de l’inquisitrice nazie va se fendre sous les coups de boutoir du génie perspicace. Picasso va manœuvrer son interlocutrice, jusqu’à la faire se dévoiler totalement pour des surprises en série. Des musiques discrètes marquent les moments charnière d’une lutte philosophique entre le matador et le taureau nazi. Aussi brève qu’intense, la pièce accumule les retournements de situation en utilisant toujours à bon escient le charme opéré par un artiste hors norme. Ses coups d’éclat sémantiques parsèment la pièce pour des phrases gravées à jamais dans la mémoire du public. Le quasi sosie Jean-Pierre Bouvier rend parfaitement justice à l’homme à femmes complexe, joueur et délibérément cavalier. Il fallait une comédienne de poigne face à lui pour faire plus que surnager et donner du corps à la querelle. En plus de surfer sur des évènements historiques et des phrases véridiques, comme le fameux A 12 ans je peignais comme Rafael, la pièce ajoute une épaisse couche de tension pour ne rien cacher de la désinvolture égoïste de l’artiste et de l’impossibilité pour un régime autocratique à rayer de la carte l’art et les idées.

Un Picasso est une pièce qui invoque l’art, l’histoire, la complexité humaine et le triomphe de la volonté sur l’injustice. Une vaste galerie de sentiments se succèdent dans une pièce de seulement 1h15 mais tellement dense qu’elle fait tourner la tête. Les 2 comédiens sont au diapason d’un sujet fort et habilement mis en scène par Anne Bouvier. Si vous cherchez une pièce à voir pour vous emporter et ne plus vous lâcher, Un Picasso est à mettre tout en haut de votre liste, jusqu’au 3 mars 2019 au Studio Hebertot.

Dates :  du 22 novembre au 3 mars, jeudi à 21h, vendredi et samedi à 19h, dimanche à 17h
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Anne Bouvier
Avec : Jean-Pierre Bouvier, Sylvia Roux

Help me ! le récit intrépide de Marianne Power (Stock)

Marianne Power
(@TheHelpMeBlog) | Twitter

Help me ! le récit intrépide de Marianne Power (Stock)

Vous ne connaissez pas Marianne Power ? Publik’Art non plus avant de lire son dernier livre : Help me ! Il est génial. Elle raconte ses propres expériences sur le développement personnel. En effet, elle a testé pour nous douze livres sur le développement personnel. De quoi transfigurer une vie !

Qui est Marianne Power ?

Ce n’est pas en quelques lignes que l’on peut résumer la vie de Marianne Power. Elle est journaliste, à son compte, a trente-sept ans, célibataire, sans enfant. Elle a l’impression que sa vie n’est pas comme il le faudrait. Pourtant, elle a des amis, une famille extra, mais elle n’a pas d’amoureux. Elle décide donc de prendre sa vie en main et de se consacrer au développement personnel et surtout de tester toutes les méthodes qu’elle va lire.

Douze tests

Marianne va tout faire et suivre les principes de chaque livre à la lettre ! Elle va oser se mettre dans des situations impossibles, voire complètement absurdes, elle va se regarder dans une glace et se répéter à longueur de journée qu’elle est belle et que tout est beau, elle va se persuader qu’elle va bientôt gagner beaucoup d’argent, elle va oser dire non et se fâcher avec sa meilleure amie. Bref, elle va vraiment tester douze livres de développement personnel et va complètement s’investir. En passant par Tremblez mais Osez, Le secret, le Rien à foutre, La thérapie des anges, Les 7 habitudes, Marianne évolue tout au long de son livre, et le lecteur apprécie surtout ses conclusions sur ses différentes expériences.

Comment trouver le bonheur

Le lecteur comprend tout au long du livre de Marianne Power que le bonheur n’est pas si facile à vivre. En fait, il n’y a pas vraiment de recettes miracles ! L’important est de garder confiance en soi et de profiter du temps présent, sans prise de tête ! Et c’est déjà pas mal ! La bienveillance est un terme récurrent et qui finalement est essentiel ! Bienveillant envers soi-même et envers les autres…

On peut remercier Marianne Power d’avoir testé pour nous ces différentes méthodes pour accéder au bonheur. Ca va nous éviter de passer par des hauts et des bas, comme elle a fait ! En faisant un melting-pot de son livre, on est sur la bonne voie !
Son livre nous fait à la fois sourire et nous envoie une philosophie « bienveillante » et très énergique !

Quelques extraits :

[…] « Notre relation à l’argent est « un microcosme de celle que nous entretenons avec nous-mêmes ». p.69

« Le Secret déconseille vivement les propos négatifs et les jérémiades. A se plaindre, on ne gagnera que d’autres motifs de plaintes – c’est la loi de l’attraction ». p.104

« Le développement personnel ne sert qu’à rendre les névrosés encore plus névrosés ». P.218

« Se fixer des objectifs, et travailler pour les atteindre, c’est très bien, tant qu’on accorde la plus grande attention au pas que l’on fait maintenant, et non à la destination finale ». P.288

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« Ce fameux dimanche, une idée m’est venue. Une idée qui, d’épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n’allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j’allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J’allais m’y tenir pendant un an – soit douze ouvrages au total. Et j’allais m’attaquer à mes failles avec méthode : argent, angoisses, poids… Arrivée à la fin de l’année, je serais… parfaite ! »

Traduit de l’anglais par Christine Barbaste

Date de parution : le 3 octobre 2017
Auteur : Marianne Power
Editeur : Stock
Prix : 20,99 € (384 pages)
Acheter sur : Amazon

Une belle plongée dans le passé avec l’exposition Eblouissante Venise au Grand Palais

Eblouissante Venise
Eblouissante Venise, Grand Palais

Une belle plongée dans le passé avec l’exposition Eblouissante Venise au Grand Palais

Non, Venise n’a pas toujours été qu’une destination touristique romantique et recherchée par les badauds du monde entier qui se rendent sur les bords de la Mer Adriatique. La cité des doges a longtemps brillé au cœur de l’Europe par son système politique avant-gardiste, sa puissance commerciale inégalée, son économie puissante et son rayonnement culturel. Attirant les artistes par centaines, la Sérénissime a régné sur l’Europe artistique pendant de longs siècles avant son inéluctable déclin au cours du XVIIIe siècle finalement marqué par son annexion par Bonaparte en 1797. L’exposition Eblouissante Venise au Grand Palais offre jusqu’au 21 janviers 2019 un tour d’horizon séduisant retraçant une longue histoire d’amour entre la cité et les arts.

Venise, petite par sa taille mais grande par son prestige

L’exposition fait la part belle à de nombreuses toiles de maitres, avec évidemment Canaletto et Guardi comme illustres représentants de la délicatesse vénitienne. Leurs toiles scrupuleusement détaillées offrent un panorama étonnamment précis de la vie à Venise pendant leurs siècles respectifs. Architecture, vêtements et mœurs s’illustrent dans les mises en scène pleines de vie. Si tous les visiteurs s’attendent à admirer leurs toiles, ils peuvent également s’appesantir sur de riches costumes, des sculptures et des objets décoratifs richement ornés. Tandis que les tableaux donnent une idée de la vie quotidienne, les objets permettent de toucher du doigt (façon de parler) la magnificence des artisans locaux, à la pointe dans de nombreux domaines à travers les siècles. L’exposition permet aussi de constater le rayonnement d’artistes vénitiens ayant influencé l’Angleterre, la France et les pays germaniques.  Au cœur de l’Europe, Venise s’est construite grâce à la puissance de sa flotte commerciale pour devenir un carrefour des civilisations au prestige toujours présent aujourd’hui. A noter que des évènements se produisent en large de l’exposition avec des comédiens, danseurs et musiciens qui s’invitent sur place chaque mercredi soir de 20h à 22h dans des Éclats nocturnes (sauf les mercredis 26 septembre, 26 décembre et 2 janvier). A ne pas manquer!

C’est à une vraie plongée historique qu’invite l’exposition Eblouissante Venise au Grand Palais. Raffinement et volupté semblent les maitres mots d’une parenthèse enchantée qui vit la petite cité rayonner sur la méditerranée. Et puis ce sera l’occasion de méditer sur un éventuel voyage dans une contrée pas très éloignée de la France.

Dates : Jusqu’au 21 janvier 2019
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 15 €

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Eblouissante Venise
Eblouissante Venise

Eblouissante Venise
Eblouissante Venise

Eblouissante Venise
Eblouissante Venise

Eblouissante Venise
Eblouissante Venise

Michael Jackson s’affiche au Grand Palais dans l’exposition on the Wall

Michael Jackson on the Wall
Michael Jackson on the Wall, Grand Palais

Michael Jackson s’affiche au Grand Palais dans l’exposition on the Wall

Michael Jackson, le mythe, l’icône, la figure pop qui inspire tous les artistes, le chanteur unique, le danseur hypnotique, c’est un peu chacune de ces facettes que revisite l’exposition qui s’ouvre au Grand Palais le 23 novembre 2018 jusqu’au 14 février 2019. L’artiste en tant que tel n’est abordé frontalement qu’à l’occasion à travers d’images de concert ou de photographies. L’exposition s’appesantit surtout sur des oeuvres d’artistes qui tentent de décortiquer l’influence monumentale de MJ sur la société contemporaine. 9 ans après sa disparition, l’exposition ressuscite la légende pour un bon shoot de nostalgie pour ceux qui ont vécu les années 80 et 90. Et un revival vivifiant pour ceux qui ne l’ont pas connu.

Michael Jackson, un artiste inspirant multiplié à l’infini

Le premier artiste à avoir capté le mythe fut Andy Warhol en 1982, lorsque l’album Thriller sorti pour mettre le monde à genou devant le génial chanteur et danseur afro-américain, révélé par les Jackson five à la fin des années 60 et décidé à percer en solo. L’exposition du Grand Palais revisite par le biais d’artistes contemporains les différentes facettes du mythe Michael Jackson. Car il fut et est toujours une source d’inspiration, picturale, artistique et culturelle. Photos, calligraphies, peintures et vidéos se succèdent dans un parcours d’abord surprenant, voire déroutant, car n’importe quel quidam s’attendrait surtout à un défilé de pochettes d’albums et de photos de magazines. Or l’explosion On the Wall va beaucoup plus loin en invoquant David LaChapelle, KawsYan Pei Ming et une quarantaine d’autres artistes contemporains qui ont décidé de s’approprier l’image de la personnalité publique, tentant de l’approfondir voire de se l’approprier ou de la détourner. Michael Jackson s’affiche partout car le personnage a imprimé une marque si profonde dans l’esprit de ses contemporains qu’il en est forcément resté quelque chose de profondément gravé en chacun des visiteurs. Et quand les images du concert de Bucarest en 1992 pour le Dangerous Tour  apparaissent sur un écran, l’évidence se fait jour. Les fans tombent comme des mouches, en état second d’extase catatonique, débarqués par un service d’ordre à la limite de la rupture. Car MJ faisait cet effet là, un être humain véritablement surhumain, divinisé autant qu’hyper sexualisé. En même temps qu’il est devenu complètement androgyne au fur et à mesure de ses transformations physiques, Michael Jackson a gardé ce pouvoir de fascination, et c’est vraiment l’impression imprimée dans l’esprit à la sortie de l’exposition. MJ était une inspiration, un être humain parvenu.

Le Grand Palais organise une exposition qui révèle les multiples facettes du mythe Michael Jackson. La photo qui orne l’entrées de l’exposition avec un MJ à cheval rappelant Louis XIV donne le ton. Michael Jackson: on the Wall ne fait pas dans la facilité mais demande de s’immerger dans les visions artistiques suscitées par le personnage publique. Car l’artiste n’est pas qu’un avatar américain de plus à la manière de Mickey Mouse ou Michael Jordan. Et c’est à chaque visiteur de se faire sa propre opinion.

Dates : du 23 novembre 2018 au 14 février 2019
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 13 €

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Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, David Lachappelle, An illuminating Path

Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, Andy Warhol,

Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, Appau Junior Broakye-Yiadom, P.Y.T

Michael Jackson: on the wall
Michael Jackson: on the wall, Yan Pei Ming, In Memory

Toi jusqu’au début du monde, un livre très intelligent (L’école des loisirs)

Toi jusqu’au début du monde, un livre très intelligent (L’école des loisirs)

Nathalie Léger-Cresson et Nathan Stern ont écrit ensemble : Toi jusqu’au début du monde. Nathalie Léger-Cresson est non seulement écrivain mais également Docteur en Biologie. Et ensemble, ils vont entrainer le jeune lecteur très très loin dans sa propre Histoire.

Toi

Le livre est très original. Puisque c’est en effet le lecteur qui va être le héros du livre, comme le titre l’indique, Toi. Du coup, impossible de ne pas s’identifier. Le lecteur entre immédiatement dans l’histoire, la grande Histoire du Monde.

A toi de vivre ça !

Tu entres dans une rivière, l’Ardèche, et l’orage gronde. Impossible de sortir de l’eau. Au contraire, tu es entrainé à contre-courant ! Et ce que tu vas vivre est tout simplement extraordinaire. Une aventure que nous devrions tous connaître ! Au fil des rencontres, tu remontes le Temps, l’Histoire. A chaque rencontre, tu comprends un peu mieux d’où tu viens. Tu comprends l’évolution de l’homme, de l’univers, à travers des millions d’années, jusqu’au Big Bang, au tout début du monde…

Toi jusqu’au début du monde est un livre empli de connaissances scientifiques transmises au lecteur de façon simple et faciles à comprendre. Avec de jolies illustrations. Vraiment une très belle réussite à mettre entre les mains de nos jeunes lecteurs, et aussi des moins jeunes ! Car ne l’oublions pas, nous sommes tous liés à l’Univers et souvent nous oublions d’où nous venons. Notre coup de cœur !

Page de l’éditeur :

« Imagine. C’est l’été, les vacances. Tu visites la plus belle grotte préhistorique. Le lendemain, un orage éclate. Une sorte de faille spatio-temporelle s’ouvre, et tu remontes le fleuve du temps, à toute allure. Tu es dans la préhistoire ! Tu décides de remonter le fil des générations pour percer le mystère de tes origines. C’est le début d’une incroyable série de rencontres avec des êtres vivants de plus en plus lointains et différents de toi. Chacun d’eux te révèle ce qu’il a transmis à ses descendants, et donc à toi : Marcher debout. Porter ses bébés dans son ventre et échapper aux dinosaures. Vivre hors de l’eau… Tu rencontres même la toute première cellule vivante – dont tu descends, comme toutes les plantes et les animaux. Tu poursuis ton voyage plus loin encore. Car pour savoir d’où tu viens, il faudra remonter jusqu’au début du monde ».

De 8 à 11 ans.

Date de parution : le 24 octobre 2018
Auteur : Nathalie Léger-Cresson et Nathan Stern
Editeur : L’école des Loisirs
Prix : 12,50 €
Acheter : Amazon

Never again, un sans-faute pour le nouveau roman de Sarah Dessen (Lumen)

Never again, un sans-faute pour le nouveau roman de Sarah Dessen (Lumen)

Sarah Dessen est appelée par le Los Angeles Times une « rock star de la littérature Young Adult » et c’est la meilleure façon de la décrire. Auteure américaine de pas moins de treize romans, Sarah Dessen est une habituée des remises de prix pour ses romans toujours plus émouvants et parlants pour tous les adolescents. Son dernier roman, paru aux éditions Lumen, ne fait pas exception.

Un personnage principal identifiable

Sydney, personnage principal, est une adolescente presque comme les autres. Elle a des amies sur qui compter, une famille dysfonctionnelle et un lycée privé tout ce qu’il y a de plus normal. Tout change le jour où Peyton, son frère aîné, est envoyé en prison pour avoir causé un accident de voiture en état d’ivresse. Sydney décide de changer de lycée pour reprendre à zéro. Là, elle ne sera plus la « sœur de », elle pourra enfin être elle-même. Bien que sa situation soit particulière, Sydney pourrait en réalité être n’importe quelle adolescente, il est très facile de s’identifier à elle. C’est ce qui fait – en partie – la force de Never again.

Une histoire de famille compliquée

Depuis toujours, Sydney vit dans l’ombre de son frère, autant auprès de leurs parents que de ses amies ou de parfaits inconnus. Lorsque Peyton commence à se perdre et enchaîne les arrestations, elle devient invisible. Même une fois parti purger sa peine, l’ombre de Peyton continue à peser sur Sydney, qui commence à se perdre entièrement, n’arrivant plus à savoir qui elle est. Alors que personne ne s’inquiète réellement de ce qu’elle peut ressentir, Sydney sent une colère grandir en elle, contre sa mère en particulier. L’accident causé par Peyton a laissé un adolescent en fauteuil roulant et pourtant, elle agit comme si Peyton était la vraie victime. Cette différence crée un fossé entre Sydney et sa mère, dont il semble compliqué de revenir.

Des sentiments difficiles

Ce qui semble sur le point de dévorer Sydney, c’est sa culpabilité. Puisque personne dans sa famille ne semble comprendre, elle est persuadée que c’est à elle que revient la responsabilité de l’événement. L’adolescent blessé dans l’accident occupe toutes ses pensées alors que cette culpabilité abat Sydney. Ce sentiment est extrêmement bien traité par Sarah Dessen, qui arrive à le partager avec les lecteurs. Il est impossible de lire Never again sans partager la peine de Sydney.

Être soi-même

Dans son nouveau lycée, Sydney rencontre Layla et Mac, deux frère et sœur qui, enfin, vont la voir. Avec eux, elle peut être elle-même. L’amitié entre Layla et Sydney est belle et met du baume au cœur du lecteur, tandis que l’histoire d’amour naissante entre Mac et Sydney ajoute exactement ce qu’il faut de romance au roman. Sans en faire l’histoire centrale, loin de là, Sarah Dessen apporte à ses personnages douceur et délicatesse. Lorsque tout menace de s’effondrer, la plus grande hantise de Sydney est de redevenir invisible après avoir été vue et comprise.

La plus grande force de Never again, c’est la plume de Sarah Dessen. Le roman comporte près de cinq cent pages et pourtant, ce n’est jamais assez. L’auteure se surpasse en faisant de ce Young Adult un roman plein d’espoir. Comme à son habitude, Sarah Dessen traite de thèmes forts comme la culpabilité, la colère, la famille, les regrets… et comme à son habitude, ça fonctionne parfaitement.

Page de l’éditeur :

Le frère de Sydney, beau et charismatique, dominé depuis toujours sa petite famille : Peyton monopolise toute l’attention de leurs parents et se taille la part du lion quel que soit le domaine. Mais quand il atterrit en prison après avoir provoqué un accident grave, la jeune fille, au lieu de retrouver un peu d’air, se sent au contraire de plus en plus invisible, comme si elle errait à la dérive dans sa propre vie, perdue, sans attaches.

Elle s’inquiété surtout du désintérêt des siens pour la véritable victime, le garçon que Peyton à condamné à vivre dans un fauteuil roulant. Après avoir changé de lycée, elle se lie d’amitié avec un frère et une soeur dont elle ne tarde pas à rencontrer la famille. Excentriques et accueillants, blessés par la vie mais infiniment joyeux, les Chatham vont l’aider à se trouver une place dans son nouvel enrivonement. Rompre définitivement ou pardonner, forcer ses parents à la regarder en face au moins une fois, choisir son chemin et parvenir à s’avouer les sentiments qu’elle sent naître en elle… Autant de défis qu’ils vont l’aider à relever à leur manière.
Titre original : Saint Anything (2015)

Date de parution : le 15 novembre 2018
Auteur : Sarah Dessen
Editeur : Lumen
Prix : 15 € (476 pages)
Acheter : Amazon

Les jumeaux de Piolenc, un polar haletant (Audible)

Les jumeaux de Piolenc, un polar haletant (Audible)

Sandrine Destombes a écrit un thriller palpitant : Les jumeaux de Piolenc. Elle a d’ailleurs obtenu le Prix VSD RTL du meilleur thriller français avec son roman. Le voilà sorti en livre audio (Audible) interprété par l’acteur Jean-Baptiste Puech.

L’histoire des jumeaux

Nous sommes en 1989, dans un petit village du Vaucluse, Piolenc. Des jumeaux de onze ans, Solène et Raphaël Lesage, disparaissent fin août, pendant la fête de l’aïl. Malgré toutes les recherches faites, on ne retrouvera le corps de Solène que trois mois plus tard. Avec une mise en scène macabre des plus surprenantes : Solène est retrouvée au cimetière, revêtue d’une robe blanche avec une couronne de fleurs blanches dans les cheveux. Mais Raphaël est toujours porté disparu trente ans plus tard. Jean Wimez qui s’occupe de l’affaire est effondré. Son enquête stagne. Vingt ans plus tard, la mère des jumeaux, Luce Lesage, se suicide.

29 ans plus tard

C’est au tour de Nadia, petite fille de la même école que Solène, de disparaitre. Mais qui est donc cette petite Nadia ? Une petite élève qui préparait un exposé sur la disparition des jumeaux Lesage. Et pour cela, elle venait souvent voir Victor Lesage, le père des jumeaux. Du coup, Victor passe pour le suspect idéal de la disparition de Nadia. Finalement on va retrouver Nadia, complètement mutique. Elle porte d’une robe blanche avec une couronne de fleurs blanches dans les cheveux. Exactement comme Solène. Elle révèle à Jean, l’ancien gendarme chargé de l’affaire : Vous êtes l’ami de Victor, dites-lui : « Solène lui pardonne ».

Disparition de deux autres enfants

Alors que Victor est en garde à vue, l’affaire va vite évolué. Deux autres élèves de l’école vont disparaître, Zélie et Gabriel. Le capitaine Fabregas chargé de l’affaire questionne Jean, étant persuadé que ces nouvelles affaires ont un lien avec les jumeaux Lesage. Mais quel lien ? Et pourquoi ? Il faut impérativement comprendre ce qu’il s’est passé il y a trente ans pour arriver à protéger Zélie et Gabriel. L’unique préoccupation du capitaine est de retrouver ces enfants vivants. Ils sont tous les deux dans la classe de Mademoiselle Gautier.

Beaucoup de coïncidences troublantes

De chapitre en chapitre, le lecteur écoute avec angoisse le récit. L’auteur analyse avec finesse la personnalité de chaque protagoniste. Un coup, on imagine le père des jumeaux coupable ; le chapitre suivant, ce sera un ancien camarade des jumeaux, ou encore, quelques chapitres plus loin, on se demande bien quel est le rôle joué par l’institutrice elle-même, ou son cousin. Bref, chacun peut être le coupable idéal de ces disparitions horribles. Une seule chose est sûre : rien n’est vraiment clair. Sans citer celui qui prend trois identités différentes ! Alors, comment va faire le Capitaine pour s’y retrouver et surtout sauver ces deux enfants disparus ?

Personnalités intéressantes

Le lecteur ne se perdra pas au milieu des différents personnages. Même si l’histoire évolue au fil des minutes d’écoute, chacun trouve sa place. Bien sûr, on a Victor Lesage en première ligne. Il a perdu ses jumeaux et sa femme. Enfin, il ne sait pas ce qu’est devenu son fils Raphaël. Il n’a jamais baissé les bras et espère un jour le retrouver. Même après trente ans.

Quant à l’institutrice, Mademoiselle Gauthier on apprend son prénom que très tard. Un prénom étonnant ! Simple coïncidence ou pas ?

Ensuite, le gendarme Jean est omniprésent. Même s’il est à la retraite, il collabore sans cesse avec Fabregas… Fabregas est le grand responsable de l’enquête policière. A lui les grandes décisions et les interrogatoires habiles. Il est aidé par le Docteur Florent, une pédo-psychiatre vraiment fine et intelligente. Il y a toute une liste de possibles coupables encore faudrait-il déjà connaître toute la vérité sur la personnalité des jumeaux.

Mais qui est donc le coupable ?

Publik’Art ne vous en dévoilera guère plus ! Sachez qu’à chaque chapitre, des évènements plus troublants les uns que les autres ajoutent à l’intrigue de départ. Jean et le capitaine nous entrainent sur une piste, persuadés de tenir le coupable. Tout est implacablement logique. Et puis, ce sera une autre piste qui sera exploitée, tout aussi implacable ! De quoi y perdre notre latin !

La psychose s’installe sur le village de Piolenc. Chacun, chacune soupçonne son voisin des pires crimes ! Les parents ne veulent plus mettre leurs enfants à l’école. Le lecteur est pris dans cet engrenage irréversible en se demandant si un jour cela s’arrêtera. C’est au bout de près de neuf heures d’écoute que vous saurez tout sur les jumeaux de Piolenc, pas avant !

Accédez au livre audio : Les jumeaux de Piolenc

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Les jumeaux de Piolenc

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

Ce livre audio en version intégrale vous est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.

©2018 Hugo Roman (P)2018 Audible Studios

Date de parution : le 15 novembre 2018
Auteur : Sandrine Destombes
Lu par : Jean-Baptiste Puech
Durée : 8 h et 40 mn
Acheter sur : Audible

Le thriller chinois Une pluie sans fin sort en DVD, Blu-Ray et VOD le 28 novembre

Une pluie sans fin
Une pluie sans fin, film de Dong Que, Copyright Wild Bunch Distribution

Le thriller chinois Une pluie sans fin sort en DVD, Blu-Ray et VOD le 28 novembre

Dans une ambiance apocalyptique où ses sauts d’eau ne cessent de se déverser sur une ancienne région industrielle florissante de la Chine, des meurtres mystérieux ont lieu. Le chef de la sécurité d’une usine adjacente aux lieux de découverte des corps décide de mener l’enquête en parallèle de la police, jusqu’à devenir obsédé par sa quête de vérité. L’histoire de situe en 1997, au moment de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, et c’est un véritable tournant historique qu’offre le film sous couvert de thriller. C’est surtout le vide laissé par des usines d’état à l’abandon qui concentre l’attention tandis que la folie grandissante du héros Yu Guowei ne cesse d’interpeller. Peu d’action dans un film qui s’essouffle hélas vite. L’arrière plan social ne parvient pas à capter l’attention faute de rythme et de rebondissements suffisamment bien distillés.

Un film à tiroirs

Le film prend d’abord des faux atours de Memory of murder. L’inspecteur d’usine zélé mais caricatural veut s’investir totalement dans l’enquête pour découvrir qui est le responsable de l’hécatombe. Avec lui, un jeune apprenti zélé mais limité l’accompagne. Tous les deux mènent l’enquête, le suspense grandit pendant longtemps… et puis tout rythme disparait peu à peu. L’enquête piétine, l’inspecteur commence à ruminer, il aide une femme à ouvrir son salon de coiffure, jusqu’à la déchéance mentale et l’impasse. Et puis plus grand chose. L’arrière plan social est un peu lointain et n’apparait vraiment qu’à l’occasion, comme dans la scène de fin avec ces anciens ouvriers assistant à la démolition de leur usine. L’action se situe sous la pluie, dans une région en perdition et le spectateur comprend vite que le personnage d’inspecteur est la métaphore physique d’une région qui va s’enfoncer dans l’oubli. Mais au-delà de ça, le public habitué au rythme du cinéma anglo-saxon se perd quelque peu en conjectures. Si des scènes sont fascinantes de beauté et le film finalement pas désagréable du tout, il est difficile de s’enthousiasmer.

Une pluie sans fin sort en DVD, Blu-Ray et DVD le 28 novembre prochain, le moment de rattraper si besoin un film qui interpelle mais peine hélas à s’élever. L’enquête patine, le spectateur se demande quel est le fin mot de l’histoire. Mais de conclusion, il n’y en a point, et c’est bien dommage.

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Une pluie sans fin
Une pluie sans fin

1997. À quelques mois de la rétrocession de Hong-Kong, la Chine va vivre de grands changements… Yu Guowei, le chef de la sécurité d’une vieille usine, dans le Sud du pays, enquête sur une série de meurtres commis sur des jeunes femmes. Alors que la police piétine, cette enquête va très vite devenir une véritable obsession pour Yu… puis sa raison de vivre.

Sortie DVD : le 28 novembre 2018
Durée : 01h59
Réalisateur : Dong Yue
Avec : Duan Yihong, Jiang Yiyan, Du Yuan (II)
Genre : voir fiche allociné
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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https://www.youtube.com/watch?v=oeMRdDZHpxc

Sortie en DVD de Dogman, la fragilité animale révélée de Marcello Fonte.

Tout le cinéma de Garrone dans cette image : humain & esthétique.

Dogman, le nouveau film marquant sur l’Italie des sans-voix de Matteo Garrone, sort en DVD/Blu-Ray/VOD.

Il faut le voir promener son regard joyeux et triste à la fois, la mélancolie pure, échine courbée, voix aiguë improbable sur la vaste de place de Villagio Coppola. Lui, Marcello Fonte, improbable premier rôle du nouveau film de Matteo Garrone, signature transalpine parmi les plus excitantes depuis son coup de poing Gomorra. Inutile de vous dire que nous sommes à l’opposé avec ce bel individu haut comme trois pommes et au timbre fluet qui balance des « mon coeur » à tout bout de champs à ses pensionnaires canins. Mais encore que l’on se rend vite compte que derrière ce faciès marqué et marquant à la bonhomie évidente, se planque quelques aspérités quand il dépanne à la va-vite son ami Simoncino de quelques grammes de poudre. Pourtant, jusqu’à présent rien ne laissait deviner cette face plus sombre d’un personnage à l’allure et à la gentillesse d’un Charlot que ce soit avec sa fille, ses chiens ou avec ses amis et voisins. Et c’est de cette aspérité de Marcello, rôle éponyme, dont Simoncino aurait dû se méfier quand il se permettra de transformer notre toiletteur en pur souffre-douleur niais.

Dogman est le contrepoint du superhéros, mais pourtant celui qui marque le plus.

Derrière cette histoire d’évolution initiatique de Marcello, bonne poire du quartier, Matteo Garrone, retrouve les fondamentaux de son cinéma qui l’avait vu faire une entrée fracassante dans le viseur des cinéphiles : humanité et esthétique. A l’image de son film sur la Camorra, ici c’est avant tout le destin de Marcello qui compte même s’il est loin de négliger son environnement. Que ce soit la situation politique de l’Italie actuelle évoquée à travers la décrépitude de cette station balnéaire où la mer semble être presque absente. Que ce soit à travers son esthétique pointue, bleutée, grisâtre, traduisant le mal être profond des résidents du quartiers, tentant vainement de préserver l’illusion d’une Italie d’antan, à travers de longues tablées qui voleront instantanément en éclat au premier fait divers.  Au milieu de tout cela, une étoile brille au firmament. Celle de Marcello Fonte, impeccable Dogman, amoureux transit de la vie canine, superhéros du quotidien sans cape, ni épée. Il sourit et nous irradie. Il ouvre grand ses yeux et nous éblouit. Il prend son air benêt et nous pince le coeur. Il forme un duo idéal avec Manuel dans cette exploration contemporaine d’une Italie malade. Deux films multi-récompensés.

Dogman sort le 14 novembre en DVD, Blu-Ray et VOD. Un film fort qui sait nous montré le point de vue d’une Italie réelle, loin des ballets clinquants orchestrés à Rome ou à Milan. Un film qui marque le retour au premier plan de Matteo Garrone, qui raconte la genèse ce projet longuement muri dans un entretien bonus. Lesquels sont complétés par un making-of nous permettant de jauger de la dose de fraicheur qu’a apporté Marcello Fonte sur un tel film.

 

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce…

Sortie DVD : le 14 novembre 2018
Durée : 1h39
Réalisateur : Matteo Garrone
Avec : Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Alida Baldari Calabria, Nunzia Schiano
Genre : Drame
Distributeur : Le Pacte
Prix : à partir de 19,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

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Qui commande ici ? Un livre riche en conseils (Anne Carrière)

Qui commande ici ? Un livre riche en conseils (Anne Carrière)

Comme toujours, le lecteur va se régaler avec les bons conseils du Professeur Rufo et du Professeur Duverger. Que vous soyez parents de jeunes enfants ou d’ados, vous serez forcément passionnés par ces nombreux cas d’enfants tyrans.

Quel est la famille de l’enfant tyran ?

Avant de parler des enfants tyrans, les auteurs parlent de leurs familles. Car le plus souvent il s’agit de familles très normales, sans aucun signe particulier. Et puis, un beau jour, l’enfant, ou l’ado, pète un câble et ne supporte plus rien. Il devient agressif, avec des mots, et souvent avec des gestes. Et la vie de famille devient infernale. C’est comme ça que les parents finissent par consulter car eux-mêmes souffrent trop de cette situation qui paraît insurmontable. Tout le monde se trouve dans une impasse.

Pourquoi l’enfant devient tyran

Dans le livre Qui commande ici, les auteurs nous citent de très nombreux exemples d’enfant tyran. La plupart des cas, ils arrivent à comprendre pourquoi cet enfant a ces réactions-là. Mais quelquefois, ils restent en échec. Il est impératif que l’enfant réagisse et finisse par se confier. Il en ressort que dans toute situation agressive, l’enfant exprime une profonde souffrance. Mais qu’il ne veut pas le reconnaître et nie toute forme de mal-être. Pour lui, ce sont les parents qui sont à soigner ! On voit l’importance alors pour les parents de consulter. Sans une aide extérieure, la situation ne peut que s’aggraver.

La difficulté de l’éducation

Publik’Art est toujours conquis par le bon sens des pédopsychiatres, et plus particulièrement des Professeur Rufo et Duverger. Personne n’a suivi des cours d’éducation avant d’avoir des enfants. Et hélas, rien n’est facile dans l’éducation. Et tous les parents sont des parents médiocres. Et heureusement, dit Rufo ! Dans leur livre, les auteurs nous donnent quelques valeurs fondamentales à transmettre à nos chérubins. Quelques pistes pour éclairer les pauvres parents que nous sommes !

« Il ressort l’importance de trois notions pour l’éducation de tout enfant : l’autorité, la pudeur, la politesse. » p.279

Des notions simples, pleine de bon sens, mais difficiles à mettre en pratique aujourd’hui que l’enfant est considéré comme l’enfant-roi !

Il ne vous reste plus qu’à vous plonger dans le livre Qui commande ici ! Et tout deviendra plus clair pour vous … et pour vos enfants !

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Ce livre est né d’un constat : les enfants qui viennent actuellement en consultation de pédopsychiatrie ne ressemblent pas à ceux des années 1960 à 1980. On y rencontre notamment un nombre significatif d’enfants tyrans, qui formaient autrefois l’exception. Les enfants tyrans sont ces enfants autoritaires et hyper exigeants qui n’hésitent pas à recourir à la violence physique, à la menace ou au chantage pour obtenir de leurs parents la satisfaction de leurs moindres désirs. Les professeurs Marcel Rufo et Philippe Duverger, qui appartiennent à deux générations de pédopsychiatres, s’interrogent : cette situation est-elle la conséquence d’une éducation trop permissive à la maison, à l’école ? Faut-il y voir la faillite, depuis quelques décennies, d’une évolution qui, à force de vouloir comprendre les enfants, leur a accordé tous les droits et a renoncé à leur inculquer les vertus de l’obéissance, la politesse, le respect des adultes ? À travers plusieurs cas relatés, les auteurs questionnent les liens entre tyrannie et précocité, tyrannie et intolérance à la frustration ; ils se demandent surtout comment aider les parents à surmonter leur désarroi pour aller chercher assistance auprès de professionnels. Enfin, ils restaurent la valeur éducative de l’autorité et redéfinissent la place de l’enfant au sein de la famille. Le Pr Marcel Rufo, pédopsychiatre, a dirigé la Maison de Solenn à l’hôpital Cochin, à Paris, puis a créé l’Espace méditerranéen de l’adolescence, hôpital Salvator, à Marseille. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parus aux éditions Anne Carrière. Philippe Duverger est pédopsychiatre, chef du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au CHU d’Angers, professeur des universités. Il a publié deux ouvrages aux éditions Anne Carrière.

Date de parution : le 26 octobre 2018
Auteur : Professeur Rufo et Professeur Duverger
Editeur : Anne Carrière
Prix : 19 € (250 pages)
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La féerie de « Peau d’Âne » hypnotise le théâtre de Marigny

« Peau d’âne », adaptation du film éponyme de Jacques Demy, d’après le conte de Charles Perrault. / ©
Julien Benhamou

La féerie de « Peau d’âne » hypnotise le théâtre de Marigny

Après une fermeture de cinq ans pour rénovation, le théâtre Marigny a rouvert ses portes avec l’adaptation scénique du film « Peau d’Âne » de Jacques Demy, dont la féérie musicale et l’univers paradoxal mais aussi décalé renaissent comme par magie. Un pur enchantement.

Ce spectacle inaugure également le mandat de Jean Luc Choplin à la tête du théâtre. On retrouve d’ailleurs sa marque dans la programmation puisque de nombreuses comédies musicales y sont prévues cette saison. On se souvient de ses mises en scène inventives au Théâtre du Châtelet et de The Sound of Music qui lui a donné le goût du musical.

Pour l’occasion, Michel Legrand a retravaillé sa partition, développant certains thèmes pour faciliter le passage de l’écran à la scène.

Sur le plateau l’univers de Jacques Demy renaît à merveille : les royaumes bleu et rouge, les robes couleur du temps, de la lune, du soleil. L’âne qui offre pièces d’or et diamants en guise de crottin, le trône-chat du roi prêt à épouser sa fille, la forêt des lilas, la modeste chaumière de Peau d’Âne, et le cake d’amour.

Le tout sous une majestueuse clairière magique qui occupe tout l’espace et où le conte de Perrault peut dès lors se déployer : une belle princesse promise en mariage à son propre père doit fuir son royaume dissimulée sous une peau d’âne. Le peuple lui est hostile et la laisse dans l’anonymat, jusqu’au jour où elle rencontre un prince charmant. Dans une scène mythique devenue culte, elle glisse une bague dans le gâteau du prince, indice qui la libérera de sa triste peau.

Un écrin stylisé et onirique

Un univers onirique mais aussi décalé où le metteur en scène tout en reprenant certains clins d’œil du film, en a ajouté quelques autres comme cette trottinette sur laquelle s’enfuit la princesse tandis que la fée des lilas virevolte en patins à roulettes.

L’Espagnol Emilio Sagi, qui signe la mise en scène, offre un écrin stylisé, chorégraphié en parfaite harmonie avec l’onirisme et la fantaisie de la féérie musicale, le tout magnifié par des costumes sompteux de Pepa Ojanguren.

La magie fonctionne aussi grâce aux interprètes. Marie Oppert dans le rôle titre est une princesse solaire à la voix d’or tandis que la fée des lilas interprétée par l’Anglaise Emma Kate Nelson, a l’espièglerie de son audace et de sa franchise.

Mathieu Spinozi, impeccable, incarne le prince du royaume rouge. Michaël Denard est le père de Peau d’âne, le roi du royaume bleu avec une intonation et une gestuelle qui évoquent dans un passage de flambeau, celles de Jean Marais. La danseuse étoile Marie-Agnès Gillot, qui avait fait ses adieux au ballet de l’Opéra en mars dernier, est la savoureuse reine du royaume rouge,

Quant à Christine Gagnieux qui a travaillé avec les plus grands metteurs en scène, elle est formidable dans l’incarnation de la vieille cracheuse de crapauds. Enfin, Claire Chazal qui joue la narratrice tout au long du spectacle, apporte sa voix chaude et délicatement posée.

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Dates : du 14 novembre au 17 février 2018 l Lieu Théâtre de Marigny (Paris)
Metteur en scène : Emilio Sagi

Girafe blues, un très bel album jeunesse anti-complexes (Gallimard Jeunesse)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Girafe blues, un très bel album jeunesse anti-complexes (Gallimard Jeunesse)

Jory John et Lane Smith nous livrent un très beau message avec Girafe blues. Tous les enfants aiment les girafes et plus particulièrement le cou des girafes. Edouard, la girafe, n’aime pas son cou ! Mais vraiment pas du tout. C’est son plus grand complexe. Et il va tout faire pour le cacher, ce long cou. Il a vraiment l’impression que tout le monde regarde son long cou. Et ça, il n’aime pas du tout. Il va mettre des écharpes, des nœuds papillons, des cravates, le cacher derrière un arbre, des buissons, même sous l’eau. Il se compare à d’autres animaux qui ont tous, eux, un cou élégant, le zèbre, l’éléphant, ou même le lion !
C’est alors qu’il rencontre Marcel, la tortue. Et Marcel, lui, se plaint de son cou « tout riquiqui ». Et Marcel se livre à Edouard. Il rêverait de goûter la banane, mais ne peut pas l’attraper avec son cou minuscule…

Et ensemble, ils vont se découvrir autrement. L’un et l’autre vont apprendre ensemble à se voir tel qu’ils sont. Sans complexe. Et avec amitié.

Les illustrations de Girafe blues sont belles, très simples, tout en étant colorées et permettent au tout jeune enfant de comprendre l’histoire tout seul. Quant aux tout jeunes lecteurs, ils seront très fiers de pouvoir lire tout seul cet album et découvrir que chacun a ses propres caractéristiques et qu’ensemble, tout est possible !
Girafe blues à commander au Père Noël, sans plus attendre !

Page de l’éditeur :

La girafe n’aime pas son cou: il est trop long, trop étroit, beaucoup trop haut… Elle a bien essayé de le cacher derrière des arbres, des buissons et des nœuds papillon, mais rien n’y fait. Elle ne peut s’empêcher d’envier le zèbre et ses rayures élégantes, le lion et sa crinière flamboyante… Pourquoi n’est-elle pas comme les autres?
Et voilà qu’elle rencontre une tortue au cou très court, très complexée elle aussi: les deux comparses se lient d’amitié et prennent conscience qu’il faut apprendre à s’accepter tel que l’on est!
Retrouvez l’humour décalé des créateurs de «Banquise blues».

De 3 à 6 ans.

Date de parution : le 27 septembre 2018
Auteur : Jory John , Lane Smith
Illustrateur : Lane Smith
Editeur : Gallimard
Prix : 14 €
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Etre beau, un très beau livre sur la différence (Stock)

Frédérique Deghelt et Astrid Di Crollazanza
® Alessandro Mosalini pHOTO

Etre beau, un très beau livre sur la différence (Stock)

Frédérique Deghelt et Astrid Di Crollazanza ont réalisé ensemble un très beau livre, beau par sa couverture, par sa qualité et surtout par son contenu, écriture et photos. Un livre hors du commun.

Ce livre a mis trois ans à voir le jour. Et durant ces trois années, les auteurs ont fait de très belles rencontres, qui sont toutes dans ce livre, Etre beau.

Frédérique Deghelt a un enfant différent, Jim. Jim n’a que onze ans mais il sait qu’il n’est pas « normal ». A cause du regard des autres. Du coup, sa maman a voulu lui donner la parole et montrer aussi le regard de dix huit personnes qui sont plus riches que les « normaux ». Dix-huit vies, dix-huit portraits, tous singuliers, tous étonnants, tous plein de vie. Et quelles merveilles, ces dix-huit rencontres !

Car Etre beau, c’est être soi, dit l’auteure. Il leur manque à chacun quelque chose, mais ils ont tous aussi quelque chose en plus que nous, « normaux », n’avons pas. Ils ont développé des qualités ou des dons incroyables. Grâce à leur handicap. Nicolas fabrique des prothèses pour les autres, Violette, de petite taille, est chanteuse lyrique, Laetitia est aveugle, monte à cheval et fait du saut d’obstacles, tout en étant journaliste des sports à la Radio. Frédéric, suite à une piqure qui a provoqué une énorme infection dans son corps, se retrouve amputé des quatre membres. Ce qui ne l’empêche pas de risquer sa vie sur un circuit !  » Il n’efface pas le passé, il le surpasse « . (p.104)

Tanguy, en fauteuil, est champion de tir à la carabine, tout en étant entrepreneur. « Il s’étonne qu’on puisse régulièrement lui dire : « Bon courage » […] (p.54)

[…] « je suis fière de moi et j’ai confiance en ce que je suis. Je veux que les gens sachent que le visage n’est pas ce qui te rend beau, c’est ton cœur » dit une femme défigurée à l’acide.(p.172)

On devrait tous lire ce livre, si beau et répondre à la question écrite par l’auteur :

De qui dépendra une nouvelle ère où l’on dira à un handicapé : « Ah, tu as un handicap, et alors, tu as développé quels pouvoirs ? » (p.170)

Etre beau nous offre une autre approche du handicap, une autre approche de ces personnes, de ces vies tout à fait admirables et d’une richesse incroyable ! Un très bel hommage à la Vie, tout simplement. Et écrit et photographié avec le cœur ! Le coup de coeur de Publik’Art !

Etre beau sera bientôt : Une expo photo avec des moments musicaux. Un film. Un spectacle mêlant lecture d’extraits, musique, chant lyrique et chorégraphie (première date à l’Arsenal de Metz en 2019).

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Pendant trois ans, Frédérique Deghelt, écrivain, et Astrid di Crollalanza, photographe, ont donné image et parole à ceux qui ne sont généralement pas représentables, pas audibles, et que nous appelons « handicapés », sans jamais donner à ce mot une autre définition que celle d’un manque.

Être beau, ce sont dix-huit portraits croqués par Frédérique Deghelt, qui est mère d’un enfant différent. Elle a rencontré des gens de tous âges, tous milieux, toutes professions, qui ont pour point commun de ne pas être dans la « norme ». Elle partage avec nous une réflexion engagée sur l’image de soi et la place de l’Autre dans notre société. Quel miroir nous tendent ces corps brisés ou infirmes, qui sont aussi des corps réparés, transcendés ? Quels sont leurs pouvoirs, physiques et symboliques ? Qu’ont-ils à nous apprendre ?

Être beau, ce sont dix-huit séances de pose où chaque personne photographiée a choisi son univers, son décor, pour se présenter comme elle le souhaitait. Un corps-à-corps avec notre condition humaine… Parce qu’être beau, c’est être soi.

Date de parution : le 3 octobre 2018
Auteur : Frédérique Deghelt et Astrid Di Crollazanza
Editeur : Stock
Prix : 20,99 € (192 pages)
Acheter sur : Amazon

Au poste, l’humour des mots ravageur de Quentin Dupieux sort en DVD.

Ping-pong verbal de haut intensité … humoristique entre Grégoire Ludig & Benoît Poelvoorde.

Au Poste, le nouveau délire burlesque à la cinégénie impeccable de Quentin Dupieux, sort en DVD/Blu-Ray/VOD.

S’il est un nom dans le monde culturel français qui s’avère sous-côté un maximum, il s’agit forcément de celui de Quentin Dupieux, cinéaste génial au sens de l’humour aussi absurde que 95% des situations dans lesquelles évoluent ses personnages. Je me permets d’englober la culture au sens général car QD est aussi connu pour être un des pionniers de la musique électronique underground sous son alias M. Oizo. Et autant vous dire que même si l’énergie est totalement opposée, l’euphorie provoquée par son cinéma est aussi rafraichissante que ses beats déconstruits et destructeurs. Surtout quand on se tape à longueur d’année la comédie la plus fainéante et affligeante du 7e art globalisé. Que c’est vivifiant de se triturer les méninges devant des répliques hilarantes et sans dessus-dessous, des situations sans queue ni tête, où l’imaginaire rivalise avec le réel, tout en s’imbriquant l’un dans l’autre à la manière des fabuleux Monty Python, ou encore des OSS 117 d’Hazanavicius, qui y fait d’ailleurs un caméo clin d’oeil.

Au Poste offre un amour des mots et de l’absurde rarement atteint dans une comédie française.

Derrière Au Poste, c’est toute l’expérience américaine accumulée de Dupieux que l’on retrouve : Réalité, Rubber ou encore Wrong cops. Autant de signatures aux pitchs minimalistes, mais bourrés de ce qui fait la singularité de son auteur : un amour des mots et de l’absurde porté à une dose d’exigence rare. Quand vous ajoutez à cela des comédiens de première main pour pouvoir distiller vos missives, vous obtenez des éclats de rire surprenants à des moments totalement improbables. Merci Benoit Poelvoorde, Grégoire Ludig et un surprenant Marc Fraize pour ces prestations de haute volée. On savait Poelvoorde génie de la comédie, on le découvre esthète des mots à l’expressivité plus contenu, plus pince-sans-rire, ce qui lui va à ravir. En face, gueule carrée et moustache impeccable comme le regretté Stan Lee, Ludig assure en témoin-accusé-victime ahuri. Enfin, contrairement à la majorité des comédies hexagonales, il y a beaucoup de cinéma ici, que ce soit dans le montage ou l’image, autres péchés mignons de son auteur, qui assure également ces postes. On vous le disait : sous-côté …

Au Poste sort le 14 novembre en DVD, Blu-Ray et VOD. La comédie la plus rythmée et tout public de Quentin Dupieux, un véritable déferlement de répliques déjà cultes. En bonus, vous trouverez les premiers essais déjà très convaincants des comédiens, mais aussi et surtout, le film commenté par Dupieux himself, où comment entrer (légèrement) dans la tête de ce monstre de créativité.

 

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Un poste de police. Un tête-à-tête, en garde à vue, entre un commissaire et son suspect.

 

Sortie DVD : le 14 novembre 2018
Durée : 1h13
Réalisateur : Quentin Dupieux
Avec : Benoit Poelvoorde, Grégoire Ludig, Marc Fraize, Anaïs Demoustier, Orelsan
Genre : Comédie
Distributeur : Diaphana
Prix : à partir de 19,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

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https://www.youtube.com/watch?v=HzGHq-Wdv2g

Lion, en livre audio, notre coup de cœur du mois (Audible)

Lion, en livre audio, notre coup de cœur du mois (Audible)

Saroo Brierley a écrit sa propre histoire qu’il nous dévoile dans son livre Lion, doublé par Julien Allouf qui nous fait défiler sa vie absolument unique et incroyable.

Livre dédié à Guddu

Dès le début du livre, dans le prologue, Saroo nous dévoile l’essentiel de sa vie. Il se trouve en Inde, dans le quartier pauvre où il a passé son enfance. Devant sa maison. Mais il n’y a personne. La dernière fois qu’il était là, il avait 5 ans. Il en a 30 aujourd’hui. Il essaie d’expliquer aux voisins qu’il cherche sa famille. Il ne parle plus Hindi, mais seulement anglais. Et puis un homme comprend et lui dit qu’il va l’emmener près de sa mère…

Et Saroo raconte son passé

Il est arrivé en Australie à 5 ans. Ses parents, Australiens, l’ont trouvé dans un orphelinat à Calcutta. Il ne savait pas d’où il venait, ne connaissait pas sa date de naissance. Il disait qu’il s’était perdu. Ses parents adoptifs étaient très affectueux et l’ont choyé comme leur fils. Saroo ne parlait pas un mot d’anglais. Il luttait pour ne pas oublier son passé. Il a mis un an à se confier à sa mère pour lui dévoiler son enfance. Il vivait dans un petit village, avec sa mère, ses frères et sa petite sœur, Shekila. Son père les avait abandonnés. Ils étaient pauvres, très pauvres. Trop pauvres pour aller à l’école. Saroo était chargé de surveiller Shekila…

L’histoire vraie d’un petit garçon indien

Lion est la traduction de son prénom indien, Saroo. Saroo, enfant, vit en Inde au milieu de nulle part. Sa maman est ouvrière et ramasse des cailloux. Guddu et Saroo essaient de rapporter un peu d’argent à leur mère en chapardant quelques morceaux de charbon ou autres… Un soir, Guddu emmène son petit frère qui s’endort sur le quai de la gare. A son réveil, Saroo s’affole de ne pas voir son grand frère et monte dans un train à sa recherche. Bien malgré lui ce train l’emmènera à Calcutta, où il va se retrouver, à 5 ans, perdu au milieu d’une foule dense et malveillante. De l’extrême misère, de la saleté, de la surpopulation, des enfants couchant par terre, sales et affamés, telle est Calcutta. Et le petit Saroo doit affronter tous les dangers liés à sa perdition et à sa misère.

La survie

Saroo a failli mourir noyé, mourir sous les coups, mourir de faim, à Calcutta. Il ne sait pas encore comment il a pu survivre plusieurs semaines dans des conditions déplorables. Il a évité le pire, souvent par instinct. Il est tombé sur des personnes malveillantes, jusqu’au jour où il a rencontré un adolescent, gentil, qui s’est occupé de lui. Saroo lui a raconté son histoire. D’un coup, le jeune homme l’a emmené au commissariat pensant que la police, seule, pourrait l’aider. Saroo avait peur de la police. Son frère s’était déjà retrouvé en prison. D’ailleurs il s’est retrouvé très vite dans une cellule, puis ensuite, on l’a envoyé dans un centre de rééducation. Quelques cent mille enfants vivent dans les rues à Calcutta, et une bonne partie n’atteigne jamais l’âge adulte. Il existe de nombreux trafics d’enfants à Calcutta… Après le centre il fut envoyé à l’orphelinat où il fut beaucoup mieux traité. Cinq mois plus tard il fut adopté, par les Brierley.

La vie australienne

Saroo va s’adapter à sa nouvelle famille, sa nouvelle vie où rien ne lui manquera. Ses parents adoptifs sont parfaits et il essaie de répondre à leurs attentes. Il connaît une vie radicalement différente de la sienne. Et surtout, il se sentait, enfin, en sécurité. Matériellement, Saroo découvre le luxe, il a une chambre à lui ! Un frigo ! Il vit au grand air, fait du golf, du catamaran et surtout il va à l’école. Il adore apprendre.

Recherche de ses sources

Même si Saroo est très heureux en Australie et que tout lui sourit, il reste obsédé par son passé. C’est à l’université, entouré d’étudiants indiens, que Saroo décide de faire ses recherches concernant son village et sa famille biologique. Une démarche que l’on suit tout au long du livre, avec angoisse. On stresse avec Saroo, on pleure avec lui, et on se réjouit aussi avec lui. Julien Allouf nous émeut à chaque phrase ! Si cette histoire nous prend aux tripes c’est parce que l’on sait que l’auteur nous raconte sa propre vie. Ce n’est pas un roman mais une autobiographie bouleversante. Impossible de ne pas être ému jusqu’à la dernière page ! Un conseil : gardez vos mouchoirs près de vous tout au long de l’écoute… Un très beau livre qui a été merveilleusement adapté au cinéma en 2017.

Lion, un livre qui restera à jamais gravé dans nos mémoires. Notre coup de coeur !

Accédez au livre audio : Lion

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Lion

C’est un jour comme un autre dans la vie de Saroo. Le garçon, âgé de cinq ans, est dans une gare du fin fond de l’Inde en train de ramasser quelques pièces lorsqu’il monte dans un train à quai. Le lendemain, Saroo se réveille à Calcutta. Dans l’immense ville, il est complètement seul, sans aucun papier. Il est recueilli par un orphelinat où, quelques mois plus tard, un couple d’Australiens va l’adopter.

Saroo grandit, mais, depuis l’Australie, il pense toujours à sa famille biologique. Pendant 25 ans, il scrute les villages indiens sur Internet, à la recherche d’images familières. Et là, le miracle se produit… L’orphelin va alors se lancer dans un long voyage pour enfin retrouver sa mère et rentrer à la maison. L’émouvante histoire d’un garçon qui, d’un continent à l’autre, a recherché sa mère pendant 25 ans.

Ce livre audio en version intégrale vous est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.

©2017 City Éditions. Traduit de l’anglais par Christophe Cuq (P)2018 Audible Studios

Date de parution : le 7 novembre 2018
Auteur : Saroo Brierley
Lu par : Julien Allouf
Durée : 6 h et 22 mn
Acheter sur : Audible

Qui suis-je , un très chouette album cartonné pour tout-petit (Milan)

Qui suis-je , un très chouette album cartonné pour tout-petit (Milan)

Tristan Mory nous offre un album ingénieux pour tout petit. Il commence chaque page par un bruit fait par l’animal : Hou houuuu, Coa coa, Grouic, Toc toc, Coin coin… Et puis il pose une question relative à l’animal. Comme une ritournelle.
Qui ulule quand vient la nuit ? Et pour découvrir quel animal se cache, l’enfant actionne la grosse tirette et découvre l’animal. C’est moi le hibou.

Son corps est carré, de la forme du livre ! Et c’est ce qui est drôle ! Les dessins sont très simples et encouragent l’enfant à trouver l’animal dans son ensemble. Mais si l’enfant regarde bien, il trouvera le petit détail qui le mettra sur la piste. Par exemple, la queue du cochon ou encore la couleur de l’animal ! Le cochon rose, l’éléphant gris, jusqu’à la naissance du poussin !

Qui suis-je est un très bel album, de très belle qualité avec des feuilles cartonnées épaisses qui devraient résister à nos petits diables ! Un album que nos enfants pourront feuilleter tout seul, encore et encore sans se lasser, tout en apprenant les cris des animaux, leurs noms et leurs couleurs ! Une façon très originale de leur faire découvrir les animaux ! A mettre dans les mains de nos bébés sans limitation d’âge ! Car même les plus grands vont l’adorer !

Page de l’éditeur :

Coa, coa ! Qui sautille autour de l’étang ? Gruic ! Qui est tout rose et bien dodu ? À toi de deviner en actionnant les animations de ce livre-surprise. Idéal pour découvrir les animaux tout en s’amusant !

Date de parution : le 14 février 2018
Auteur, Illustrateur : Tristan Mory
Editeur : Milan
Prix : 13,90 €
Acheter : Amazon

Ivanov ou la perdition d’un homme dans une mise en scène au galop et cash de Christian Benedetti

Ivanov ou la perdition d’un homme dans une mise en scène au galop et cash de Christian Benedetti
Le comte (Philippe Lebas), Borkine (Christian Benedetti) de dos et Ivanov (Vincent Ozanon) perdus dans leurs sombres pensées. – © Simon Gosselin

Ivanov ou la perdition d’un homme dans une mise en scène au galop et cash de Christian Benedetti

Ivanov, l’un des plus grands succès d’Anton Tchekhov, est une pièce de jeunesse dans laquelle tous les thèmes tchekhoviens sont à l’œuvre. On y côtoie déjà la vacuité de l’existence et l’empêchement à se réaliser où Ivanov est la figure centrale, radicale et fatiguée.

Il a essayé d’agir, il a essayé d’aimer, de recommencer avec une autre femme mais rattrapé par la condition humaine, Ivanov a échoué. Là ou même sa première épouse, une jeune juive, qui a renoncé à ses origines pour le suivre, n’est plus pour lui qu’une ombre appartenant au passé et dont le désamour, l’indifférence face à sa maladie, la consument chaque jour un peu plus.

A trente-cinq ans, c’est donc un homme fini, épuisé par toutes ses tentatives avortées, déçu par sa vie amoureuse et familiale, sans énergie et sans volonté. On pourrait rapprocher Ivanov d’un héros romantique par son indécision, sa difficulté à agir, son aspiration à vivre autre chose, son ennui, et la souffrance que tous ces sentiments font naître. Cependant, pour Tchékhov, il n’est pas un héros romantique, il est simplement un homme ordinaire enfermé dans sa lassitude et son indécision. Il n’y a pas chez Ivanov de complaisance dans la souffrance mais une lucidité extrême qui le paralyse et l’épuise.

Les ragots, l’inquiétude liée à son état, le fardeau d’une forme d’impuissance le détruisent peu à peu où un fort sentiment de culpabilité l’assaille et qui n’est pas seulement lié au décès d’Anna Pétrovna. Il évoque, en effet, constamment une faute qu’il aurait commise mais dont il ignore tout. Il ne comprend pas ce qui lui arrive, il ne se comprend plus, il est comme étranger à lui-même.

Et si ce héros négatif, cet anti-héros en proie au doute et à l’effacement, est foncièrement inadapté, déconcertant – traînant sa lassitude au milieu de l’agitation vaine et sans appel des autres personnages livrés à leur vide existentiel – prisonnier de sa lâcheté et de son impuissance face à l’existence, il n’en demeure pas moins foncièrement honnête et impartial dans le dégoût qu’il a de lui-même nous renvoyant à ce qu’il a été et ce qu’il aurait voulu être.

Mais la pièce est aussi l’évocation féroce d’un ordre sociétal en perdition, porteur d’immobilisme, d’enlisement, et animé de sentiments vils où la cohésion du groupe nourrit le drame individuel car si Ivanov porte en lui l’impossibilité d’être seul, il fustige également et sans ménagement l’horreur d’être ensemble.

A travers des personnages secondaires, nous est dépeint une société de petits bourgeois provinciaux décadente et aveuglée par sa bêtise, sa méchanceté, son hypocrisie, sa roublardise, et son antisémitisme que la mise en scène sans complaisance de Christian Benedetti fait entendre.

Ivanov : une figure noire et radicale.

Avide d’argent, de plaisirs et de ragots, ils sont tous dépendants les uns des autres, se montrant incapables d’exister par eux-mêmes et de se réaliser individuellement.

Entre comédie et tragédie, l’écriture du dramaturge se révèle fiévreuse, puissante, consumée dans un étirement où se mêle l’amertume, la lâcheté, la lucidité, la mélancolie, la noirceur et la perte.

Et pour mieux faire résonner le trouble existentiel et la perdition d’une société hystérisée par l’argent, Christian Benedetti signe une mise en scène électrique et rythmée à l’abri d’un décor en mouvement, propice à une déconstruction de l’espace, ainsi qu’aux entrées et sorties fracassantes des personnages.

Une organique incarnation

Un parti pris qui s’inscrit sans fioritures dans la puissance du texte et de son organique incarnation. Le tout scrutant fiévreusement la perdition individuelle comme celle du groupe avec son dépérissement à l’abri de scènes d’affrontement et de mariage raté.

Les 13 comédiens sont tous investis. Vincent Ozanon (Ivanov) est parfait dans un jeu à la présence insondable où ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, il incarne cet homme complexe, ambigu et accablé, porté par un désespérance abyssale. Sa femme (Laure Wolf) a la grâce vibrante de celle qui veut encore y croire. Quant à Yuriy Zavalnyouk, il est magnifique dans le rôle du docteur Lvov, secrètement amoureux d’Anna Petrovna et sûr de ses vérités moralisatrices, tandis que Philippe Lebas incarne le comte Chabelski, aristocrate décadent, cynique et odieux, et que Christian Benedetti insuffle un ton goguenard au sulfureux Borkine, l’intendant sans foi ni loi d’Ivanov.

 

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Dates : du 7 novembre au 1er décembre 2018 l Lieu Athénée Théâtre Louis-Jouvet (Paris)
Metteur en scène : Christian Benedetti

L’amie, la mort, le fils, un dialogue au-delà de la mort de Jean-Philippe Domecq (Thierry Marchaisse)

Jean-Philippe Domecq © Fayard.fr

L’amie, la mort, le fils, un dialogue au-delà de la mort de Jean-Philippe Domecq (Thierry Marchaisse)

Jean-Philippe Domecq, comme chaque année, était en vacances chez son amie Anne Dufourmantelle. Dans le midi. C’était l’été 2017. Après le déjeuner. Petite sieste pour les uns, plage pour les autres. Anne et sa sœur sont descendues à la plage avec les enfants. C’est alors que le drame, inimaginable, se produit.

La noyade

Jean-Philippe Domecq a eu besoin d’écrire après cette tragédie. Besoin de partager le portrait de son amie Anne Dufourmantelle. Comme une évidence. Comme un hommage. Un très bel hommage. C’est ainsi que L’amie, la mort, le fils a vu le jour…

Anne s’est noyée en sauvant de la noyade des enfants. La mer était mauvaise, et les enfants se noyaient, sous ses yeux, sous les yeux des maitres-nageurs. Anne ira les sauver, mais elle n’y survivra pas. Et le fils de Jean-Philippe Domecq faisait partie de ces enfants qui se noyaient. Il a été sauvé par Anne. Anne avait un souffle au cœur. Cet effort intense l’a emportée, définitivement, d’une seconde à l’autre. Anne n’était plus qu’un corps sur la plage.

Portrait d’Anne Dufourmantelle

L’auteur connaissait Anne depuis vingt ans. C’était une amie, son amie. Ensemble ils partageaient leur passion des livres, de la psychanalyse. Car Anne était psychanalyste, philosophe, et romancière. Ensemble ils projetaient d’écrire un livre. Car bizarrement l’auteur était à la fois intrigué et passionné par la mort. Il envisageait, à l’époque, avant le drame, d’ouvrir un cabinet de « Thanathérapie ». Il voulait « non pas nous guérir de la peur de la mort […] mais nous guérir de la peur de cette peur qui elle, est inhibitrice, morbide et mortifère. » p108
A travers son livre, L’amie, la mort, le fils, vous ne saurez pas tout sur Anne Dufourmantelle. Loin de là ! Car l’auteur va juste émettre des hypothèses et ouvrir des voies qui donneront envie aux lecteurs de lire Anne Dufourmantelle et de la découvrir vraiment.

Récit sur la mort

Avec L’amie, la mort, le fils, l’auteur ressent le besoin impératif d’écrire sur la mort. Comme s’il fallait donner un sens à la mort de son amie, une mort tellement inimaginable. Pas question de culpabiliser, le centre de son texte est Anne, pas son fils. Pas son fils sauvé par Anne. Le cœur du livre est occupé magistralement par Anne. Un peu comme une évidence, comme un miracle. Comme une lueur qui éclairerait chacun et tous. Anne n’est plus, le corps d’Anne s’en est allé, mais Anne est encore plus vibrante en chacun d’eux. Et des petits signes leur montrent que quelque part, Anne continue à vivre. « Cette mort parle au-delà de cette mort ».

Publik’Art a reçu ce livre le jour des morts, le 2 novembre. Encore un signe envoyé par Anne. Il devait donc être lu immédiatement. Ce jour où chacun d’entre nous fête ses morts. Ce jour où nous affrontons la mort, ce jour où nous n’avons pas peur de la peur de mourir puisque nous communions avec ceux que nous aimons. L’amie, la mort, le fils devrait nous aider à avancer sur notre propre chemin… de la mort.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Anne Dufourmantelle a péri le 21 juillet 2017 pour sauver des enfants de la noyade en Méditerranée, dont le propre fils de l’auteur.

Elle était psychanalyste, philosophe, romancière, auteure d’une œuvre reconnue de par le monde. Sa notoriété culturelle ne suffit pourtant pas à expliquer l’émotion considérable qui s’est répandue à l’annonce de sa mort, en France et au-delà, jusqu’auprès de gens qui ne l’avaient jamais lue ni entendue.

Ce récit de chagrin livre le portrait d’une femme exceptionnelle, en même temps qu’il médite sur les rapports père-fils, l’origine du sacré et l’aura d’un être qui avait « la passion de l’amitié ».

« Ses traits s’étiraient dès qu’elle voyait autrui heureux. Il n’y a pas beaucoup de gens qui nous donneraient envie d’être heureux rien que pour les rendre heureux. »

Date de parution : le 6 septembre 2018
Auteur : Jean-Philippe Domecq
Editeur : Thierry Marchaisse
Prix : 14,50 € (128 pages)
Acheter sur : Amazon

Le livre en colère, un très chouette album cartonné (L’école des loisirs)

Le livre en colère, un très chouette album cartonné (L’école des loisirs)

Ramadier et Bourgeau écrivent pour les enfants depuis presque toujours ! Après Le livre qui dort, voilà Le livre en colère. Mais vraiment très en colère ! Et toi, tout petit lecteur il va falloir l’aider à se calmer, ce livre en colère.

Quand on commence la lecture, Le livre est vraiment tout rouge, rouge de colère ! Et la petite souris s’inquiète. Mais que se passe-t-il ? Le livre ne veut pas lui répondre tellement il est en colère. Il est encore tout rouge ! La petite souris patiente. Puis elle finit par se moquer de lui. « Tu ressembles à une grosse tomate ! ».

Au fil des pages, Le livre devient de moins en moins rouge. Rouge orangé, orangé et enfin jaune, comme un citron ! Enfin, Le livre en colère a réussi à se calmer. Il a droit à un bisou et un gros câlin.

Pas besoin de savoir lire pour comprendre la colère du livre ! Les tout-petits vont aimer tourner les pages de ce bel album très coloré. Et pour les plus grands s’ils peuvent eux-mêmes lire, quelle sera leur fierté !

Un livre à lire et relire chaque fois que l’enfant se mettra en colère ! Publik’Art aime la simplicité à la fois des dessins, des textes et des couleurs, et la qualité du livre ! Une très belle palette en colère !

On attend avec impatience Le livre qui a peur ! Autant avoir toute la collection des sentiments du livre ! Une bonne idée pour le Père Noël !

Page de l’éditeur :

Après le livre qui dort, voici le livre en colère, tellement en colère qu’il est tout rouge ! Mais la colère, heureusement, passe et le livre se calme, se détend petit à petit.
Ouf ! Ça y est, le livre n’est plus fâché !

Date de parution : le 24 août 2016
Auteur : Cédric Ramadier
Illustrateur : Vincent Bourgeau
Editeur : L’école des loisirs
Prix : 10,50 €
Acheter : Amazon

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