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Tielemans, Praet, Castagne : les trois Belges qui font le bonheur de Leicester

Leicester s’est mis à l’heure belge. Avec la réussite de Youri Tielemans depuis plusieurs mois chez les Foxes, les dirigeants ont recruté Dennis Praet et Timothy Castagne ces derniers temps, afin de créer une petite cohésion entre Diables Rouges. Avec Brendan Rodgers à la tête du club, le champion d’Angleterre 2015-2016 est très bien parti pour accrocher une place dans le Top 4.

À Leicester, le mot d’ordre est le travail. En effet, depuis le titre de champion d’Angleterre sous Claudio Ranieri en 2016, les Foxes bossent en silence pour s’installer définitivement comme un club important en Premier League. Les dirigeants bossent bien et s’entourent bien, à l’image de la présence de Brendan Rodgers sur le banc. Le technicien, passé par Glasgow Rangers et Liverpool, mène d’une main de maître son équipe et met en place un jeu intéressant et plaisant. Notamment grâce à sa séduisante défense à 5. Malgré la perte des joueurs phares depuis plusieurs années, à l’image des transferts de Riyad Mahrez à Manchester City ou N’Golo Kanté à Chelsea, le club de Leicester réalise très souvent des bonnes pioches sur le mercato.

En janvier 2019, Youri Tielemans, qui n’arrivait pas à progresser à Monaco, a quitté la Principauté pour la Premier League. Et le milieu relayeur belge a confirmé tous les espoirs placés en lui au sein du club anglais. Décisif, important dans la construction du jeu, et assez intense dans les efforts, le produit de la formation d’Anderlecht a été acheté définitivement au mois de juillet de la même année pour 45 millions d’euros. Et depuis il rayonne. En 83 apparitions sous le maillot de Leicester, Tielemans, qui était capitaine ce week-end en coupe, a planté 13 buts et délivré 16 passes décisives, un joli bilan.

Ainsi, la réussite du milieu international belge a poussé les dirigeants à recruter d’autres Diables Rouges, comme Dennis Praet à l’été 2019, et Timothy Castagne en 2020. Aujourd’hui, le trio belge de Leicester est en train de réaliser une superbe saison en Premier League et se montrent de plus en plus décisifs sous les ordres de Brendan Rodgers. On peut clairement dire qu’ils participent à la triste s bonne première partie de saison de Leicester, 3ème de Premier League. À seulement 2 points de Manchester United, le leader, les Foxes sont à égalité avec Manchester City (2ème) et comptent 4 points d’avance sur Liverpool, le champion d’Angleterre en titre. Le club basé dans le centre de l’Angleterre est donc bien parti pour arracher une place pour la Ligue des Champions l’an prochain. D’ailleurs, la cote de Leicester dans le Top 4 de la Premier League est à 1,95. Et si Jamie Vardy est le leader offensif de l’équipe, le trio belge pourrait bien avoir son importance dans cette seconde partie de saison afin d’amener l’équipe vers les sommets. Une autre compétition peut aussi être très belle sur cette fin de saison : la Ligue Europa, puisque Leicester affrontera le Slavia Prague en 16èmes de finale. De quoi permettre à la bande de Tielemans de se battre pour un titre européen ? 

Toutou Ptichien, une jolie histoire de chien (Casterminouche)

Toutou Ptichien, une jolie histoire de chien (Casterminouche)

Casterminouche est une nouvelle collection d’albums souples, spécialement conçue pour les jeunes lecteurs à partir de 3 ans. Toutou Ptichien est facile à prendre en main et léger ! Chaque album devient la petite histoire à lire avant de s’endormir ! Un rituel que vos petits adorent !

Toutou Ptichien raconte l’histoire d’un tout petit chien. Mais vraiment tout petit ! Et Toutou est futé : il adore les bras où il se niche avec bonheur ! Mais ses frères voulaient qu’il bouge plus ! Alors ils inventèrent un défi : si Toutou voulait devenir grand il fallait qu’il relève le défi de Toutouyoutouttouttour !
Quel est donc ce défi au nom bizarre ?
Toutou Ptichien allait-il le réussir ?

A vous de le découvrir en lisant vite ce joli album aux illustrations charmantes et colorées !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 3 février 2021
Auteur : Emmanuel Bergounioux
Illustrateur : Mélusine Allirol
Editeur : Casterminouche
Prix : 5,95 €

Mon cousin, le film surprenant de Jan Kounen sort le 3 février en DVD, Blu-ray et VOD

L’association François Damiens et Vincent Lindon est aussi inattendue que la proposition de cinéma de Jan Kounen. Historiquement plus habitué à un cinéma pétaradant, le réalisateur s’est lancé depuis Coco Chanel et Igor Stravinsky dans des films plus intimistes où les rapports humains se font plus sincères. Ces deux cousins séparés par la vie et dont les retrouvailles virent à la farce douce amère très touchante forment un duo qui ne laisse pas indifférent.

Une comédie plus futée qu’il n’y parait

Vincent Lindon en patron à la tête d’une boîte d’alcools menacée de disparition aime faire le grand écart. Ce n’est plus le combattant social d’En guerre ou la victime consentante de La Loi du marché, preuve que l’acteur aime les challenges et sortir de sa zone de confort. François Damiens est un cousin lunaire que le patron a du mal à côtoyer parce que le temps passant, il ne supporte plus son côté rêveur et hypersensible. Sa maladresse le dispute à une sincérité qui tranche avec le cynisme du milieu professionnel et ce n’est que parce que Lindon a besoin de sa signature pour sauver sa boite qu’il passe du temps avec lui. Le duo si mal assorti en rappelle d’autres dans le cinéma français, Pierre Richard / Gérard Depardieu, Jean Reno / Christian Clavier ou Louis de Funès / Bourvil, mais la comparaison s’arrête là. Car le réalisateur garde sa touche si particulière, parfois déroutante mais toujours sincère. Le duo fait certes rire à l’occasion grâce à des plaisanteries souvent l’oeuvre de l’humoriste belge dont tout le monde se souvient pour son rôle inimitable dans Dikkenek, mais les scènes touchantes sont tout aussi nombreuses. Car le réalisateur fait réfléchir sur la futilité de la vie moderne et l’accumulation compulsive de richesses, faisant s’affronter deux visions de la vie, celle du patron qui passe à côté de son existence, riche mais malheureux, et le cousin lunaire, pas trop les pieds sur terre mais à la maxime de vie plus pertinente. L’absurde, le sérieux et les plaisanteries font bon ménage dans un film que Damiens sauve de l’insignifiance trop souvent liée aux comédies françaises en insérant cette métaphysique appelant à ouvrir les yeux et à profiter du moment présent. C’est futé et ça donne tout simplement toute sa sève au film. Plus d’effets de caméra un peu vains vus si souvent dans ses films précédents, 11 ans après son dernier film, Jan Kounen semble avoir trouvé un bel équilibre.

Mon cousin n’est pas qu’une comédie française, c’st aussi une vraie proposition de cinéma qui fait réfléchir avec une belle émotion à la clé. Et comme le rire est aussi au rendez-vous, il ne faut pas bouder son plaisir.
       

Synopsis: Pierre est le PDG accompli d’un grand groupe familial. Sur le point de signer l’affaire du siècle, il doit régler une dernière formalité : la signature de son cousin Adrien qui détient 50% de sa société. Ce doux rêveur idéaliste qui enchaine gaffes et maladresses est tellement heureux de retrouver Pierre, qu’il veut passer du temps avec lui et retarder la signature. Pierre n’a donc pas le choix que d’embarquer son cousin avec lui dans un voyage d’affaire plus que mouvementé où sa patience sera mise à rude épreuve.

Première Née, 4e album des Ogres-Dieux de Hubert et Gatignol (Soleil)

Première Née, 4e album des Ogres-Dieux de Hubert et Gatignol (Soleil)

Dernier tome de la saga culte de dark fantasy Les Ogres Dieux, Première née offre une nouvelle fresque enivrante au coeur d’une famille royale où la Première-née du Fondateur se retrouve en charge de l’éducation de ses cadets… Passionnée de littérature, la jeune fille va se heurter aux préceptes de son père, véritable brute géante qui ne veut qu’une chose : avoir un héritier aussi fort et brut que lui.

La jeune fille va donc supporter et traverser de nombreuses épreuves, jusqu’à être mariée au plus turbulent d’entre ses frères et devenir reine à son tour…

Un récit qui se lit comme un conte, proposé par feu le scénariste de génie Hubert (multirécompensé pour sa dernière oeuvre Peau d’Homme) et illustré avec une extrême finesse par Bertrand Gatignol. Le résultat est flamboyant, captivant, majestueux.

Bref, Les Ogres-Dieux est une série à part, dont l’originalité et l’aboutissement marquent le lecteur dès les premiers instants pour ne plus le lâcher. A découvrir.

Extrait de la BD : 

Résumé de l’éditeur :

Bragante, dite Première-née, âgée et affaiblie, décide de révéler à sa petite-fille la vérité sur son histoire. Elle voua une passion aux livres, et ressentit très tôt l’angoisse de donner la vie. Son statut d’aînée la chargera de l’éducation des derniers-nés, mais ne la protégera pas du plus vaillant à qui son père, le roi, l’a promise. D’aînée, elle deviendra reine, sombrant dans l’aveuglement.
 
Date de parution : le 25 novembre 2020
Auteurs
: Hubert (Scénario) et
Bertrand Gatignol (Dessin)
Genre
 : Fantastique
Editeur : Soleil
Prix : 26 € (156 pages)
Acheter sur : BDFugue

Vivez une Saint-Valentin pétillante avec le toujours grandiose champagne Billecart-Salmon Brut Rosé proposé dans un écrin d’exception

La Saint-Valentin 2021 est dans le viseur, la date du 14 février se rapproche à grands pas. Pour célébrer comme il se doit ce rendez-vous cher aux amoureux, et pour oublier le contexte actuel si particulier, la Maison Billecart-Salmon met les petits plats dans les grands avec un coffret Saint-Valentin en édition limitée composé d’une bouteille de Champagne Brut rosé et accompagné de deux verres à dégustation « Absolus » Lehmann (30 cl). De quoi se laisser tenter!

Une Saint-Valentin élégante et voluptueuse

Les amoureux vont pouvoir passer un délicieux moment à deux en compagnie du coffret Billecart-Salmon en édition limitée. L’emblématique champagne Billecart-Salmon Brut Rosé se distingue par sa belle robe rose pâle rayonnante aux bulles fines et délicates. C’est certainement la cuvée la plus emblématique de la maison Billecart-Salmon avec une élaboration toujours jalousement gardée secrète. Avec son assemblage des trois cépages champenois par excellence, chardonnay, pinot meunier et pinot noir, vinifié en rouge, ce rosé d’assemblage ne ressemble à nul autre. Au nez, des arômes de fruits rouges et de zests d’agrumes laissent deviner une belle délicatesse. En bouche, l’attaque est précise et élégante et se poursuit sur une finale empreinte de fraicheur. Le Brut Rosé Billecart-Salmon possède une très belle finale, nette et fraîche. Ce rosé d’assemblage ample et délicat n’oublie pas une rondeur, parfaite pour accompagner idéalement les desserts, mais aussi les sushis et une belle viande blanche. Le coffret est disponible chez les cavistes indépendants et sur le Billecart Store pour un prix de vente conseillé de 83 euros TTC.

Publireportage: Le champagne de la Maison repose, avant tout, sur le savoir-faire unique de ses hommes qui choient avec rigueur un domaine de 100 hectares et s’approvisionnent sur une superficie totale de 300 hectares en raisins dans 40 crus de la Champagne. La plupart des raisins utilisés pour la vinification proviennent d’un rayon de 20 km autour d’Epernay, là où coexistent les grands crus de Pinot Noir, de Chardonnay et de Pinot Meunier dans les terres de la Montagne de Reims, de la Côte des Blancs et de la Vallée de la Marne.

Le groupe Icare Vertigo présente son nouveau single Ma Place pour Mars (janvier Gros Malin Productions / Wiseband / Coop-Breizh)

Icare Vertigo a sorti son premier clip Ma place pour Mars ce vendredi 29 janvier. Le titre du groupe pop rock rennais est extrait de l’album éponyme à paraître le 5 mars prochain. La chanson se veut très personnelle et évoque la force de la filiation, autant du point de vue de l’amour que comme symbole de transmission et de passage de témoins entre les générations. Le clip met d’ailleurs en scène le chanteur Jean-Marie Le Goff avec ses deux enfants.

Un premier titre comme un beau départ

Icare Vertigo est un sextet pop rock rennais formé par les musiciens du groupe Calico depuis 2003. Ma place pour Mars est le second extrait de leur premier album et se veut résolument optimiste et empreint d’une sérénité communicative avec des good vibes qui font plaisir. Produit par Bruno Green (Matmatah, Detroit), l’album promet de ne pas enfoncer l’auditeur dans la morosité, bien au contraire. Le groupe Icare Vertigo fait le choix de refuser le mercantilisme en se concentrant sur l’essentiel, les liens humains et le présent qui passe, certes irrémédiablement, mais constitue le plus important dans l’existence. Avec une fusée pop-rock sautillante en guise de vaisseau, le groupe explore ce qu’il veut transmettre aux générations futures plutôt que viser la lune. Le groupe choisit de laisser sa place pour Mars afin de rester les pieds ancrés dans le sol avec l’horizon comme ligne d’arrivée. La plume se veut poétique et sensible pour souligner la force de la filiation et questionner le terrien d’aujourd’hui sur ce qu’il laissera en héritage aux générations futures. Le clip ressemble à un court-métrage avec une quête imaginaire, libératrice et colorée, symbole du passage de témoin entre générations. Tourné en centre Bretagne et réalisé par Martin Delbeke, le clip met en scène Jean-Marie Le Goff, l’auteur-compositeur et chanteur d’Icare Vertigo et ses deux enfants Suzanne et Jonas. Le tournage aura mobilisé de nombreuses énergies dans le cercle amical et familial, notamment pour la conception et la construction de la structure sphérique.

Un premier extrait qui donne la couleur sur les intentions poétiques d’Icare Vertigo et leur envie de partage. Ma place pour Mars est une belle métaphore sur le fait de se concentrer sur ce qui compte le plus pour ne pas courir après des illusions.

Les Casablanca Drivers sortent un album complètement fou, Super Adventure Club

Le groupe originaire de Corse Casablanca Drivers invite à une petite bamboche dans leur chambre avec le clip en animation de 205 502 et l’album Super Adventure Club comme une bouffée d’air frais en ces temps franchement anxiogènes. Album composé à New York fin 2018 mais enregistré dans le Berry début 2019, Super Adventure Club se situe à mi-chemin entre les Scissor sisters et MGMT, avec des sons électroniques en pagaille et une voix aigue qui fait merveille. L’écoute est réjouissante, c’est parfait pour garder la tête hors de l’eau et se requinquer les synapses.

Un album festif et déjanté

Pour la petite histoire, le titre de la première chanson At Carmelo’s s’inspire du nom d’un bar situé à Brooklyn, fréquenté par Nico (Nicoals Paoletti au chant et à la guitare), Alex (Alexandre Diani, au chant et à la guitare) et Sébastien Santucci aux claviers. Après avoir vu déferler sur les réseaux sociaux quelques premiers singles euphorisants empreints de soleils et d’ambiances estivales décomplexées, le premier album confirme tout le bien qu’on pouvait penser d’eux. Les morceaux s’enchainent et multiplient les ambiances pop électro, comme le très caliente Obabaya, le plus lancinant Get Better ou l’épileptique At Carmelo’s. Feel louche même du coté de The Rapture pour une ambiance plus apaisée. Les 4 membres du groupe osent une indie électro pop made in Corse qui fait plaisir. Le nom du groupe est un hommage désopilant au premier long-métrage de Maurice Barthélémy qu’ils considèrent comme Un OVNI comique jamais égalé. Originaires de Corse, certains des membres ont débuté par des chants traditionnels corses avant de se tourner vers le rock. Leurs inspirations se nomment rien de moins que Talking Heads, The Beach Boys ou The Velvet Underground. Leurs début à Paris débutent en 2012 avec des programmations dans d’illustres salles parisiennes comme La Boule Noire, La Flèche d’Or, Le Bus Palladium, Le Badaboum, L’International ou Le Divan du Monde. C’est en 2014 que sort leur premier EP intitulé 2002PIZZA avec 7 morceaux déjà remplis d’énergie et de soleil. Les Casablanca Drivers sont allés défendre leurs morceaux sur les scènes du Printemps de Bourges, de Garorock et des Voix de Gaou. Ils en ont profité pour être élus lauréats du Tremplin Emergenza et jouer sur la scène du Bataclan en 2015. Un second EP Donde Estoy est sorti en 2016 accompagné de clips bien barrés.

Aujourd’hui sort Super Adventure Club, un album encore plus abouti avec des sonorités vocales pleines de good vibes et une inspiration eighties assumée. Les 10 titres peuvent tourner sur la platine sans discontinuer pour s’imprégner d’une ambiance entre fun et légèreté, de quoi penser aux vacances prochaines, par exemple sous le soleil de l’île de Beauté et s’élever au-dessus de la grisaille actuelle grâce aux Casablanca Drivers.

Lancement de Culturebox sur la TNT le lundi 1er février

Lancement de Culturebox sur la TNT le lundi 1er février

Lancement de Culturebox sur la TNT le lundi 1er février

Culturebox, la chaîne éphémère créé par France Télévisions pour soutenir le monde de la culture, sera lancée le 1er février à 20H30 sur le canal 19 de la TNT, qui était occupé jusqu’à l’été dernier par France Ô, a annoncé le groupe dans un communiqué. Accessible également sur la plateforme france.tv, cette chaîne « offrira quotidiennement au plus grand nombre, un accès direct et gratuit à la culture ».

Côté programmes, Culturebox « proposera de nombreux concerts, spectacles de théâtre et de danse, festivals captés ces toutes dernières années à Paris, au cœur des régions et en Outre-mer », et diffusera chaque semaine un spectacle inédit ainsi que des rendez-vous quotidiens avec les acteurs du monde de la culture.

A vos marques !

Roi du vent, une BD d’aventure surprenante aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 10 février 2021

Un homme avide d’aventure et de liberté se met en tête de rallier l’Amérique du Sud au milieu du XIXe siècle pour quitter la morne existence qui s’offre à lui. Antoine de Tounens a tout de l’excentrique et malgré les écueils, ils parvient à rencontrer le chez du peuple Mapuche pour le convaincre de se libérer du joug impérialiste chilien. Il y a du Don Quichotte chez ce personnage éminemment malchanceux que le destin n’accompagna pas de ses bons augures, pour une trace encore présente dans les esprits locaux.

Une quête entre rêve et réalité

Le récit raconté par Fabien Tillon et dessiné par Gael Mesure navigue entre vérité historique et sublimation des aventures d’Antoine Tounens. Entre l’ennui de perspectives professionnelles ressenties sans enthousiasme et la possibilité de tout envoyer valser pour conquérir un nouveau royaume, il n’hésite pas longtemps, bercé par des illusions que seuls les fous peuvent croire tangibles. Il vend son affaire et part sans appui gouvernemental pour vivre des aventures uniques, aussi minuscules que grandiloquentes. Décidé à unifier les tribus indigènes du Chili, la force de son ambition se fracasse pourtant à maintes reprises contre le mur en béton de la réalité. Le peu de moyens et de supports représentent des écueils insurmontables pour l’aventurier bercé d’illusions. Les 122 pages de la BD alternent entre paysages majestueux, lâches trahisons et échecs répétés pour le sentiment final que l’homme était tenace mais mal préparé. Reste aujourd’hui un royaume minuscule, celui d’Araucanie et de Patagonie dont il fut le souverain sous le nom d’Orllie-Antoine Ier. L’aventure pourrait sembler invraisemblable si elle n’était pas complètement véridique.

La BD suit les aventures malheureuses d’un homme aux rêves trop grands et à la destinée par trop contrariée. Les fans d’aventure seront ravis par ce récit aussi sérieux que rocambolesque.

Synopsis: En 1860, l’explorateur périgourdin Antoine de Tounens quitte la France pour s’établir en Araucanie et Patagonie, territoires à l’extrémité australe de l’Amérique du Sud. Son rêve est ambitieux : il souhaite régner sur ces régions et unifier le peuple Mapuche pour le libérer du joug du gouvernement chilien. Malgré un premier échec, il tentera par trois fois de soulever ce peuple face à l’oppresseur. Chaque tentative se soldera par un échec et une amertume cuisante… Ainsi, l’explorateur livre le récit de cette épopée dans lequel la frontière entre réalité et fiction est de plus en plus floue. Et de fait, à l’instar de Don Quichotte, Tounens ne voit que l’aspect romanesque de son entreprise et non toute la folie et la démesure qui entourent son projet. Retour sur le parcours d’un homme qui, à défaut de régner sur un territoire, ne réussit qu’à être roi du vent…

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Fabien Tillon / Gaël Mesure

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 22 euros

Disparition du grand dramaturge suédois Lars Norén

Disparition du grand dramaturge suédois Lars Norén
Photo DR

Disparition du grand dramaturge suédois Lars Norén

Le dramaturge et metteur en scène Lars Norén est mort mardi à 76 ans, des suites du Covid-19, a annoncé son éditeur. Auteur parmi les plus représentés dans le monde, sa pièce « Poussière » notre critique ici était entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2018. « J’ai commencé à écrire des poèmes à 13 ans. J’ai été publié à 18 ans et suis resté poète pendant 20 ans. Maintenant j’ai 73 ans. Cela fait donc soixante ans que j’écris. C’est un long, très long temps », écrivait-il lors de l’entrée de sa pièce Poussière au répertoire de la Comédie-Française.

Dans la lignée d’August Strindberg et d’Ingmar Bergman « L’importance de Lars Norén comme auteur et dramaturge est presque impossible à résumer en quelques phrases, mais il était l’un des plus grands de notre temps », a salué Eva Bonnier, son éditrice au sein des éditions Albert Bonnier, dans un communiqué.

Célèbre dans son pays comme à l’étranger, souvent placé dans la lignée des géants August Strindberg (1849-1912) et Ingmar Bergman (1918-2007), il avait commencé par la poésie dans les années 60 avant de se concentrer sur le théâtre à la fin des années 70, comme auteur et metteur en scène.

Après avoir succédé à Ingmar Bergman à la tête du Théâtre national de Suède, Norén a été à partir de 1999 le directeur artistique du Riks Drama au Riksteatern, le théâtre national itinérant suédois.

Lars Norén a écrit des pièces souvent difficiles et crues dans lesquelles il traite sans fard de la violence physique et sociale. il est surtout connu pour ses pièces Les Démons (1984) notre critique ici, Bobby Fischer vit à Pasadena (2003) ou Le 20 novembre (2008). A la Comédie-Française, il a monté deux pièces Pur (2009) dans laquelle les époques se mélangeaient consacrant sur scène sa passion pour la physique quantique et Poussières (2018), spécialement écrite pour les acteurs de la troupe et traitant des tourments de la fin de vie et de la démence.

« Dans mon écriture, la vie intime des hommes et les questions de société s’entremêlent souvent », écrivait-il. Son œuvre est imprégnée de résurgences personnelles telles que les perversions sexuelles, les maladies psychiatriques, les relations conflictuelles entre parents et enfants et le recours à la violence.

Norén laisse une quarantaine de pièces dont celles qui l’ont révélé incluent La nuit est la mère du jour (1982), Le chaos est le voisin de Dieu (1983), Calme (1984), ou encore Bobby Fischer vit à Pasadena en 1990.

 

Un bébé si je peux, tout sur l’infertilité, les femmes et la procréation (Massot Editions et XXI)

 

Un bébé si je peux, tout sur l’infertilité, les femmes et la procréation (Massot Editions et XXI)

Marie Dubois nous offre une BD complètement inédite, une BD qui nous apporte des vérités sur un réel problème de société : l’infertilité. Une BD aux dessins simples et vrais. Une BD qui va nous être indispensable !

Une BD intelligente

Cette BD est à la fois drôle, émouvante et en même temps elle reflète exactement ce qui se passe pour une femme qui n’arrive pas à être enceinte. C’est une mine d’informations, que ce soit au niveau scientifique qu’au niveau légal.

L’auteur analyse toutes les situations et explique tout de façon implacable. Sous forme de BD, mais avec un grand sérieux et des informations scientifiques fondamentales.

Différentes causes

Pourquoi les femmes mettent au monde leur premier enfant à 30 ans, pourquoi elles ont peur de tomber enceintes alors qu’elles travaillent et ont des responsabilités. Les inégalités entre homme et femme s’accentuent dès qu’il s’agit de grossesse. Après un congé de maternité, la femme ne retrouvera pas sa situation professionnelle sous prétexte qu’elle soit devenue mère…

Du vécu

Publik’Art a particulièrement apprécié cette BD, Un bébé si je peux. A travers l’histoire de Marie, jeune femme active de 34 ans, parisienne, chaque femme se reconnaitra dans son désir d’enfant. Marie est amoureuse et désire, avec son conjoint, un enfant. Mais rien ne va se passer « normalement ». Tout va vite devenir compliqué et Marie ne comprend pas pourquoi… Au fil des mois, avec règles, son parcours va lui sembler presque insurmontable. L’auteur nous raconte, avec humour, mais aussi beaucoup de sérieux, tout ce que doit subir Marie. Dans tous les détails. Les obstacles, les souffrances, les traitements, les essais, les examens, les maltraitances, rien ne sera épargné à Marie, comme au lecteur. L’auteur a eu, elle-même ce parcours du combattant ! Un parcours difficile, douloureux, qui durent souvent des années…

Une lecture pour tous

Non seulement, Un bébé si je peux, est une mine d’informations, sous forme de jolie BD, mais c’est aussi un livre qui sera au centre du couple, comme un tuteur. Ensemble, le couple va découvrir ce monde très spécial qui touche les femmes, mais aussi les hommes, bien sûr ! Un monde où on se sent complètement perdu.

N’oublions pas qu’un couple sur cinq rencontre des difficultés pour avoir un enfant ! En à peine 40 ans, le taux de spermatozoïdes a chuté de moitié… Comment se l’expliquer ? La contamination aux perturbateurs endocriniens ?
C’est un vrai problème de santé publique.

Un bébé si je peux est notre coup de cœur !

Que plus jamais on ne dise aux jeunes femmes : « C’est dans votre tête ! ».

Une BD à offrir au plus grand nombre d’entre nous, y compris aux gynécologues !

En prévente sur KissKissBankBank, du 16 janvier au 22 février 2021 !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 25 février 2021
Auteur : Marie Dubois
Illustrateur : Marie Dubois
Editeur : Massot Editions et XXI
Prix : 19 €

Captain Rico & the ghost band présente un album très surf music avec The forgotten memory of the beaches (dispo le 22/01 chez Spider music)

Captain Rico and the ghost band invoque une surf music instrumentale toute remplie d’une nostalgie sixties qui fait plaisir à entendre. Le son de guitare rappelle les Shadows et la surf music des Beach Boys pour des rythmes endiablés qui ne laissent pas de répit à l’auditeur. Juste de la musique, des harmonies célestes non pas basées sur les voix mais sur le guitare, pour ce qui ressemble à un bœuf jouissif sur une plage abandonnée.

Une musique pour le fun

Captain Rico and the ghost band propose avec leur premier album The forgotten memory of the beaches une musique purement instrumentale qui multiplie les mélodies avec l’orchestre rock parfait. Une guitare en avant accompagnée d’une basse et d’une batterie, c’est la base même du rock. Pas besoin d’aimer le surf pour succomber à cette tentative d’invoquer le rock sixties avec ses rythmiques implacables et énergiques. Les instruments basse et batterie laissent la primeur à une guitare omniprésente qui chatouille les zygomatiques et répètent la même formule tout l’album durant avec une volonté délibérée de mâtiner le tout d’un esprit garage réjouissant. L’album peut tourner sur la platine pendant de longues heures sans lasser avec ses variations entre l’hyper énergie et des ambiances plus reposantes. Il n’est pas certain qu’une foule nombreuse s’enthousiasme pour ce retour vers les sixties, pourtant il faut bien admettre que cet hommage aux ainés fait plaisir à entendre et permet de garder espoir, il y une voie hors des musiques robotiques actuelles. Le ghost band formé en 2017 se présente comme un groupe de surf music basé dans le sud de la France qui joue de la musique sur son temps libre car suite à une maladie fort heureusement guérie le guitariste ne peut plus assurer de concert. Le groupe propose ce premier album et compte bien en sortir un second très rapidement.

L’atmosphère cinématographique de l’album est une vraie bonne surprise, entre déferlantes guitaristiques et volonté de coller aux codes de la surf music.

Lynchages ordinaires, une BD qui fait froid dans le dos, sortie le 10 février 2021 aux éditions La Boîte à Bulles

Le Brésil, son climat, sa chaleur, sa joie de vivre, mais aussi ses débordements et ses lynchages. Un personnage débarqué de France tombe de haut quand il assiste à un lynchage public en pleine rue. Sans signes avant coureurs et avec une soudaineté ahurissante, un homme soupçonné de vol se fait violemment prendre à partie par une foule incontrôlable. Ce fait divers difficile à croire est monnaie courante dans un pays où la population ne fait plus confiance en la justice et en la police pour la défendre. La BD ouvre une lucarne sur un phénomène mal connu et pourtant courant, sortie le 10 février 2021.

Entre effroi et étonnement

L’évènement central de la BD Lynchages ordinaires se déroule en plein carnaval. Johan profite de son séjour à Rio de Janeiro pour s’immerger dans l’ambiance de fête débridée du carnaval de Rio. Les couleurs sont acidulées, le ton est léger, l’alcool coule à flots et la musique samba se fait entendre à travers des bulles festives. Jusqu’au drame. Dans un état second, le héros assiste au déchainement de violence d’une foule contre un individu soupçonné de vol. Phénomène mal connu, le lynchage ne laisse que peu de chances d’en sortir à la personne prise à partie, comment se défendre contre un déferlement de coups venus de plusieurs dizaines de personnes? Les auteurs rivalisent de réalisme pour faire sentir la rage aveugle d’un phénomène qui n’a besoin d’aucune justification pour se produire, un prétexte suffit, l’effet d’entrainement fait le reste et tout le monde se disperse une fois la rage assouvie. Johan rencontre Marcela venue s’interposer pour sauver le pauvre hère avec un courage inouï. Quand elle explique au héros qu’elle n’en est pas à son coup d’essai, il tombe de haut. Et quand elle lui fait rencontrer d’autres victimes de ce phénomène, il n’en croit pas ses oreilles. Car le lynchage public se déroule presque quotidiennement dans un pays où la loi du talion remplace peu à peu le système judiciaire et où la confiance en la justice s’est lentement mais surement étiolée. Les justiciers se croient dans leur bon droit et se dispersent aussitôt la victime châtiée. Les victimes d’agoraphobe (peur de la foule en tant que masse) ou d’ochlophobe (peur du regard d’autrui) seront tétanisés par une lecture glaçante. Surtout que les auteurs évoquent également la phénomène des réseaux sociaux si prompts à condamner violemment des inconnus pour des prétextes péremptoires et finalement futiles, avec des condamnations aux conséquences parfois dramatiques. Plusieurs scénaristes ont été convoqués pour échafauder une BD qui se lit comme une thèse sociologique avec des dessins aux teintes bleutées et une pertinence de tous les instants.

Les 112 pages se lisent comme un témoignage ahurissant de l’ensauvagement des foules, un de plus au cœur d’une époque qui lâche de plus en plus la bride aux instincts les plus primaires. Et encore, la BD n’évoque pas le phénomène Covid, qui ne fait rien pour arranger les choses. Une BD difficile mais nécessaire pour comprendre la pente glissante dans laquelle s’engage des pays soi-disant développés.

Synopsis: Après une rupture, Johan part au Brésil pour se déconnecter de sa vie en France et des réseaux sociaux, qui occupent une grande place dans sa vie de militant. Sur place, il découvre Rio et son carnaval, la fête, les costumes mais aussi un aspect plus sombre du quotidien brésilien : les lynchages. Pris dans l’euphorie de la foule, il assiste au passage à tabac d’un homme que les « justiciers » présentent comme un voleur. Tous deux seront secourus par Marcela, militante contre les lynchages publics. Johan se lie d’amitié avec elle et découvre à ses côtés la terrible réalité d’un pays où, par manque de confiance à l’égard des autorités, certains ont choisi de faire justice eux-mêmes… À travers ce récit coup de poing, les auteurs questionnent notre perception des notions de justice, de présomption de culpabilité, et mettant ces thèmes en perspective à l’heure des réseaux sociaux et des pratiques déviantes qu’ils favorisent.

Editeur: La Boite à bulles

Auteurs: Léa Ducré (scénario), Benjamin Hoguet (scénario), Morgann Jezequel (collaboration scénario), Héloïse Chochois (dessin), Victoria Denys (dessin)

Nombre de pages / Prix: 22 euros / 112 pages

Un cru à découvrir, le Chateau Sainte Colombe La chapelle 2019 AOC Languedoc des maitres Vignerons de Cascastel

La cuvée AOC Languedoc Rouge Château Sainte Colombe La chapelle 2019 correspond au club vigneron d’Alexandre Gratacos. Cette cuvée est issue d’une sélection de ses meilleures parcelles vinifiées seules, Les autres cuvées millésime 2019 ne sont pas encore conditionnées, c’est donc la seule disponible à ce jour.

Un vin rouge gouleyant

Composé de Grenache Noir pour 55%, de Carignan pour 25% et de Syrah pour 20% issus de terroirs argilo-calcaires, les 3 cépages sont vinifiés en fermentation traditionnelle en vendange égrappée avec une cuvaison d’environ 30 jours sous marcs. Cette cuvée arbore une belle robe profonde et développe des senteurs de garrigue et de grillé d’une belle intensité. Sont aussi perceptibles des arômes de fruits rouges et d’épices. La bouche est fraîche, ample et généreuse. La finale est gourmande, toute en élégance avec une belle intensité. Ces qualités font du Chateau Sainte Colombe un vin de classe tout en harmonie et à l’équilibre parfait. Le prix de ce Languedoc Sainte-Colombe rouge est de 6,50 € départ cave. Cette cuvée exprime toute la typicité de ce terroir dans un produit 100% vigneron : pas d’artifices boisés, nous sommes dans la modération, dans la mise en valeur des cépages traditionnels du cru et du terroir réputé de Durban. Chacune de nos cuvées reflète le terroir sélectionné qui lui donne vie et le savoir-faire séculaire des Maîtres Vignerons de Cascastel. La complète implication de chacun des acteurs de notre cave et la qualité de nos installations techniques nous permettent de proposer une parfaite régularité qualitative pour chacune de nos cuvées

Publireportage: Dans un environnement très préservé, à vingt kilomètres de la Méditerranée, des vignerons artisans cultivent un vignoble parcellaire morcelé, gagné sur la garrigue. Dans ce contexte de petits rendements donc de production limitée, ils ont choisi de se donner les moyens d’être à la pointe de la qualité tout en respectant l’environnement.

Culturebox sur la TNT jusqu’à la réouverture des lieux culturels

Culturebox sur la TNT jusqu’à la réouverture des lieux culturels

Culturebox sur la TNT jusqu’à la réouverture des lieux culturels

France Télévisions va lancer début février une chaîne éphémère sur la TNT, pour soutenir la culture particulièrement pénalisée par la crise du Covid-19, qui sera diffusée jusqu’à la réouverture des lieux culturels, a annoncé vendredi le groupe public dans un communiqué.

Baptisée “Culturebox” (reprenant ainsi le nom du site regroupant les contenus culturels de France Télévisions), cette chaîne gratuite sera accessible sur “tous les écrans, notamment sur le bouquet de le TNT”. Elle proposera des concerts, spectacles et autres captations de festivals, dont des spectacles inédits, ainsi qu’un rendez-vous quotidien avec des invités du monde de la culture, et des rediffusions de programmes produits par le groupe public.

La création de cette chaîne représente un effort budgétaire notable, dans un groupe engagé dans un plan d’économie et dont les crédits publics ont été rabotés. “Cette chaîne aura un coût estimé de 5 millions d’euros, que France Télévisions prendra en charge totalement. Nous ne demanderons donc pas d’argent supplémentaire à l’État”, et elle fonctionnera sans publicité (mais avec d’éventuels parrainages).

Drôles d’oreilles ! Elles sont à toi, grand croco ? (Casterman)

Drôles d’oreilles ! Elles sont à toi, grand croco ? (Casterman)

 

Dans sa nouvelle collection, Drôles d’oreilles, Publik’Art vous a déjà fait découvrir celles du petit poussin : Drôles d’oreilles ! Elles sont à toi, petit poussin ? (Casterman)

 

Cette fois-ci, avec Drôles d’oreilles ! Elles sont à toit, grand croco ? , deux jolies oreilles grises, rondes et toutes douces sortent de l’album cartonné aux couleurs vives. Mais à qui sont-elles donc ces oreilles ? au rhinocéros ? à la girafe ? au zèbre ? ou à l’éléphant ?

 

Cela paraît facile mais pas vraiment ! Le tout-petit va découvrir les différents animaux, mais aussi de belles couleurs ! Une très jolie façon d’apprendre tout en s’amusant et en caressant ces oreilles-doudou !

 

Drôles d’oreilles, une belle collection à suivre et à offrir aux tout-petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 janvier 2021
Auteur : Collectif
Illustrateur : Collectif
Editeur : Casterman
Prix : 9,95 €

Ema, le film incendiaire de Pablo Larrain sort en DVD / Blu-Ray / VOD le 19 janvier 2021

Un article est paru sur Publik’Art en 2020 pour évoquer ce film chilien de Pablo Larrain qui sort aujourd’hui en DVD / Blu-Ray / VOD. C’est le bon moment pour rattraper cette histoire de femme forte et fragile à la fois, marquée par une enfance difficile et décidée à se réaliser. Devenue danseuse, elle décide de mener sa vie comme elle l’entend, sans attaches ni contraintes. Dans un Chili actuel comme toile de fond, le réalisateur propose une méditation sur la danse et la maternité.

Un film entre passion et onirisme

Alejandro Moreno et Guillermo Calderón imaginent un scénario sur les difficultés rencontrées par un couple atypique. Gastón (Gael Garcia Bernal) est un chorégraphe renommé, il vit avec son épouse danseuse Ema (Mariana Di Girólamo) et tous deux vivent une histoire de plus en plus chaotique à mesure que la jeune fille fantasque de met en tête de structurer sa vie. Entre pulsions débridées et parpaing de la réalité, elle entraine son couple dans un drame inextinguible, entre incendie et maternité. Le réalisateur s’appuie sur le talent de l’actrice Mariana Di Girólamo pleine d’énergie et d’ambigüité. Gael García Bernal est un chorégraphe dépassé par les aspirations de sa compagne. Ema a des faux airs de comédie musicale avec des numéros de danse très maitrisés sur une musique rythmée emblématique de ces jeunes qui veulent conquérir le monde. Le film se déroule à Valparaiso et profite de couleurs chatoyantes qui rappellent des peintres illustres comme Chagall ou Gauguin tout en renvoyant à la culture pop.

Ema est à découvrir en DVD / Blu-Ray / VOD depuis le 19 janvier pour une expérience visuelle inédite.

Le DVD / Blu-ray contient :
– le DVD / Blu-ray du film
– un livret avec interview de Pablo Larrain par Jean-Christophe Ferrari (Transfuge) et de Mariana Di Girólamo par Cédric Lépine (blog sur Mediapart) (36 pages)

Clip Real de E$tado Unido (feat. Stéphanie Janaiana)
Chanson Destino de E$tado Unido
Bande-annonce du film

Synopsis: Ema, jeune danseuse mariée à un chorégraphe de renom, est hantée par les conséquences d’une adoption qui a mal tourné. Elle décide de transformer sa vie.

Un ensorcelant album entre country et folk avec Atlas by Morgane & Jeff

Le duo Morgane & Jeff associe deux filets de voix pour des compositions tout en finesse et en sensibilité. Accompagnés d’une guitare et d’un orchestration toute en épure, ils proposent 6 morceaux dépouillés plein de rêves et de délicatesse avec une sincérité jamais démentie. C’est beau, c’est doux, la pop est douillette et moelleuse, parfait pour se laisser aller à la rêverie Entre pop et folk, le EP Atlas se déguste avec délectation.

Un duo attachant

Longtemps retardé à cause des circonstances que l’on connait, le EP Atlas by Morgane & Jeff est aujourd’hui disponible avec 6 titres nés sur la route et inspirés par les rencontres. Morgane & Jeff se fondent dans une pop/rock matinée de country, de bluegrass, et agrémentée de soul des sixties. Atlas évite les grandes envolées pour des ambiances plus intimistes, en français et en anglais, tout en sonorités acoustiques. Les deux acolytes ont parcouru la France, l’Europe, et l’Asie pour multiplier les concerts à bord de leur combi Volkswagen de 1986 restauré afin de rencontrer leur public. Le single Feuille de Route est un reflet parfait de leur quotidien de musiciens partis sur les chemins. Avec un clip réalisé par Martin Laugery, ils n’oublient pas la fragilité de la vie malmenée mais aussi enrichie par le temps qui passe. L’artiste malgache Jao intervient sur un titre avec sa voix si particulière pour faire décoller leur musique dans une autre dimension. Les harmonies vocales rappelleront à beaucoup Angus & Julia Stone pour une atmosphère pleine de bienveillance et de convivialité. Les auditeurs sont les bienvenus dans cet univers ouvert aux 4 vents, comme une veillée au coin du feu où tout le monde est le bienvenu. Associés depuis près de 4 ans, Morgane et Jeff se sont rencontrés sur scène pour un crush immédiat. S’en sont suivies 3 tournées françaises arpentées dans leur van avec notamment 15 dates en Asie (Birmanie, Thaïlande, Cambodge). Ils ont joué sur les scènes du Bus Palladium, du Réservoir, de La Bellevilloise et du New Morning. Autres moments de grâce scénique, cette scène partagée avec le groupe Cocoon à la Sorbonne et la première partie des Innocents le 16 novembre 2019 à l’Echonova de Vannes.

Morgane et Jeff sont encore au début d’une grande aventure qui pourrait les faire éclore auprès d’un plus large public avec l’EP Atlas, rempli de compositions délicates qui peut tourner pendant de longues heures sur la platine pour se laisser ensorceler par des voix tout en sensibilité folk.

Fantôme(s), un projet collaboratif musical fascinant de Gabriel Kröger et Marie-Lys à découvrir le 5 février

Fantôme(s) est le projet commun de l’auteur-compositeur Gabriel Kröger, originaire de région parisienne et de Marie-Lys, poétesse essonnienne également chanteuse du groupe de post-folk Lily. Leur projet collaboratif Fantôme(s) pourrait bien vous faire chavirer avec ses textes poétiques et ses rythmes oniriques. Loin des standards commerciaux actuels, le deux artistes creusent un sillon beaucoup plus personnel qui vise plus le cœur. Ma jeunesse, Sanctuaire et Petit fantôme sont quelques-uns des titres à découvrir le 5 février.

De la personnalité et du coeur

Fantôme(s) se veut le résultat d’un univers partagé par deux esprits créatifs rentrés en collision pour engendrer un projet multiforme entre synth-rock, batteries lo-fi, envolées post-rock et énergies new wave, jusqu’à même un noise agressif. Ils ont composé, écrit, enregistré, mixé et masterisé entièrement cet album sans se couler dans un quelconque moule technique. Tous deux autodidactes, ils se sont allés à ouvrir tout simplement leurs cœurs. Marie-Lys, la chanteuse du groupe Lily (Somnambule en 2018) et Gabriel Kröger (Journal d’un jeune dégueulasse, 2020) mélangent leurs plumes, leurs voix et leurs instruments pour accoucher de compositions intrigantes qui fascinent très vite. Ils ont poussé leur vigueur créative jusqu’à réaliser également les clips pour retranscrire les thèmes qui leur tiennent à cœur: l’absence, les retrouvailles, la mélancolie. Ils ont réutilisé des images d’archives perdues et anodines et filmé également au téléphone portable pour des atmosphères teintées de nostalgie, agencées à la mode artisanale et fait maison. Loin des circuits balisés de la production musicale classique, les deux artistes préfèrent conserver leur liberté pour un vrai lâcher-prise musical qui resplendit de sincérité et d’authenticité.

Le projet Fantôme(s) fait plaisir à écouter, les deux complices prennent un plaisir évident à marier leurs voix pour des compositions impossibles à ne pas réécouter en boucle. Ma jeunesse peut rester bloqué pendant de longues heures pour en saisir toutes les mini-ambiances mélangées avec bonheur. Vivement le 5 février.

Shanghai chagrin de Léopold Prudon, une BD initiatique intimiste au milieu de la foule, sortie le 14 janvier 2021 aux éditions L’association

L’auteur de la BD va se ressourcer en Chine pour faire le deuil de son père disparu. Il soliloque au milieu de l’architecture mi-moderne mi-décrépie de Shanghai, il se demande ce qu’il fait bien là, les raisons de son périple lui semblent d’abord obscures, le voyage tient de la redécouverte du monde autant que de lui-même, il lui faut se perdre pour se retrouver.

Une BD introspective de voyages

Le chagrin le dispute aux remords alors que le dessin extrêmement précis fait découvrir une ville protéiforme aux nombreux aspects. Ce qui apparait au départ comme une fuite désordonnée se transforme petit à petit en pèlerinage à l’ombre des buildings et au milieu d’une foule nombreuse. BD d’avant Covid, Shanghai chagrin fait le pari de l’introspection immersive pour un récit fait de bribes et de lambeaux. Léopold Prudon propose un livre de voyages dans un pays trop grand pour être complètement appréhendé autrement que par petites touches. Croyant pouvoir échapper à sa peine, il comprend qu’il va devoir vivre avec elle et la digérer en déambulant et en dessinant. Des souvenirs de discussion mettent en relief les rapports toujours distants entre le fils et le père, avec tous ces non-dits maladroits et inévitables. Les dessins d’architecture sont somptueux, montrant bien l’art de l’auteur pour capter le réel et se l’approprier.

Shanghai chagrin est une BD éminemment personnelle, comme une thérapie pour son auteur afin de réaliser le deuil toujours nécessaire même si douloureux. Les éditions L’association proposent un beau moment de rêverie entre béton et déambulations.

Synopsis: Après la mort de son père, Léopold Prudon part s’installer un an dans la tentaculaire agglomération chinoise. Un monde neuf, inconnu, où il observe les formes de la ville en tentant de ne plus penser à rien. C’est ainsi qu’il fait son deuil, dans cette ville étrangère qui se dévoile par fragments, au gré des cases, à travers un noir et blanc élégant et épuré : des lignes d’horizon rompues par le sommet des gratte-ciels, les courbes de béton des échangeurs autoroutiers, les passants anonymes ou les néons des sinogrammes qui clignotent dans la nuit. Des images auxquelles se superposent des bribes de poèmes liées à la mort de son père et des dialogues issus de conversations banales – comme pour souligner que la vie suit son cours. 

Editeur: L’association

Auteur: Leopold Prudon

Nombre pages / Prix: 144 pages / 17 euros

Certains cœurs lâchent pour trois fois rien, un livre bouleversant de Gilles Paris (Flammarion)

Certains cœurs lâchent pour trois fois rien, un livre bouleversant de Gilles Paris (Flammarion)

Qui ne connaît pas Gilles Paris ? Cela fait des années que nous suivons cet auteur, toujours avec admiration. On aime son style, à la fois simple et profond. Chaque mot a son importance. Après l’Autobiographie d’une courgette, La lumière est à moi, Le vertige des falaises, Inventer les couleurs, Gilles Paris nous ouvre son cœur avec Certains cœurs lâchent pour trois fois rien.

Vie intime et dépressions

Si à chaque livre, Gilles Paris se livre un peu, cette fois-ci, il se raconte vraiment. Pas en tant qu’auteur ou éditeur mais en tant qu’homme. On le savait très sensible, très humain, très à l’écoute de l’autre. Avec Certains cœurs lâchent pour trois fois rien, on le découvre aussi dans sa fragilité, son extrême humanité. Gilles Paris nous raconte son calvaire. Sans prévenir, la dépression l’atteint régulièrement. Et de façon très sévère. Huit dépressions en trente de vie. Traversées du désert, séjours nombreux en établissements psychiatriques. L’enfer au quotidien. Qui dure une éternité. Toujours au plus proche du gouffre…

Silences, souffrances, isolement, hospitalisations, détresses, épuisements, tristesses, déprimes, solitudes extrêmes… Et tout cela durant des jours et des jours, même des mois, même une année entière. Avant de toucher le fond de la piscine et de doucement remonter à la surface… de la Vie.

Gilles et son enfance

Son récit est bouleversant. Gilles ne se plaint pas, il nous décrit simplement ses différents états et l’incompréhension de ses proches. Mais pourquoi a-t-il aussi souvent des dépressions, lui  » qui a tout pour être heureux  » ? 

Gilles Paris fait lui-même une excellente analyse de sa vie et plus particulièrement des relations avec ses parents. Des violences verbales et physiques de son père ont entrainé des séquelles irréversibles. Comment est-ce possible d’avoir été autant maltraité ? Avec une mère qui n’a pas été capable d’être « suffisamment bonne », qui n’a pas tout fait pour sauver son enfant. Une mère plus épouse que mère. Une épouse abandonnée à cinquante ans… Une femme dépressive qui a beaucoup souffert alors Gilles lui pardonne…

Equilibre et amour

Gilles a réussi à trouver la force, à chaque fois, de se remettre debout, grâce à lui-même et aussi grâce à son mari. Laurent a constaté qu’après chacune de ses parutions, Gilles tombait ensuite en dépression. Il est possible qu’écrire lui demande un tel effort, qu’après, il reste vidé, au sens propre comme au figuré. A tel point que son mari lui demande d’arrêter d’écrire. Pour ne plus tomber en dépression. Impossible pour Gilles ! Cette fois-ci, il semble que Gilles ait trouvé son équilibre. Après avoir tant souffert et tant donné !

On espère qu’après Certains cœurs lâchent pour trois fois rien, Gilles va tenir le coup, et son coeur aussi, et que ce livre qui a dû le faire horriblement souffrir, va lui servir de thérapie. « Sortir » toutes ses souffrances peut permettre de guérir… On l’espère de tout notre cœur !

Quand on finit ce livre, on est à la fois bouleversés et en même temps, on est heureux d’avoir partagé tous ces moments intimes avec l’auteur qui est devenu au fil des pages, notre meilleur ami. On a envie de le prendre dans nos bras en lui disant que le plus dur est derrière lui et que maintenant la vie va, enfin, lui sourire… Et que tout son entourage, enfin presque (!), sera bienveillant à son égard. Tourné vers la lumière ! 

Ce livre peut aider beaucoup de personnes souffrant de dépression, qui est une maladie insupportable, pour tous. Mais guérissable !

Merci Gilles pour ce beau don de vous-même que vous nous avez fait !

On attend déjà avec impatience votre prochaine oeuvre !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 janvier 2021
Auteur : Gilles Paris
Editeur : Flammarion
Prix : 19 €

Une thèse savante et surprenante à découvrir avec La Transgression selon David Cronenberg aux éditions Playlist Society, sortie le 21 janvier 2021

Réalisateur clivant au possible, David Cronenberg est souvent perçu comme un adepte un peu timbré du gore, des provocations visuelles et de l’horreur soft. Quelques succès critiques et publics ont fini d’assoir une renommée sulfureuse, mais c’est faire bien peu de cas des intentions véritables du réalisateur canadien. Fabien Demangeot remet les choses à leur place en évitant soigneusement le premier degré pour analyser finement une oeuvre à la cohérence autant philosophique que cinématographique. 144 pages suffisent à convaincre de la pertinence du travail effectué, fouillé, complexe, cohérent. L’analyse est brillante et permet d’ouvrir des lucarnes insoupçonnées sur un esprit qui ne recherche jamais la transgression gratuitement.

Un réalisateur aux obsessions toujours renouvelées

C’est parce que les êtres humains enfouissent tous des névroses au plus profond d’eux-mêmes que David Cronenberg aime à s’intéresser autant à la manière qu’ils ont de tenter de vivre malgré tout. Il cherche à sonder les tréfonds de la psyché humaine pour en révéler les déviances engendrées autant que le lien ineffable entre corps et esprit, sans tabous, d’où des scènes parfois limites mais jamais gratuites, que ce soit au niveau de la sexualité ou des mutilations physiques. Ses personnages si souvent adeptes ou victimes de dégradations physiques jusqu’à ulcérer une bonne partie des spectateurs suivraient des tendances psychiatriques ou philosophiques que Fabien Demangeot analyse avec un brio jamais démenti dans un ouvrage impossible à lâcher jusqu’à la dernière page. Le scientifique de la Mouche, les frères jumeaux de Faux-semblants, l’auteur halluciné du Festin nu, le golden-boy de Cosmopolis, depuis Frissons jusqu’à Maps to the Stars, David Cronenberg n’hésite pas à creuser le sillon de la transgression comme révélation à soi-même. S’il choque finalement la morale de beaucoup, c’est pour révéler la nature profonde de ceux qui ne peuvent pas subsister dans le cadre habituel proposé par la société. La lecture révèle surtout un esprit à l’oeuvre qui ne se contente pas de regarder la réalité par le petit bout de la lorgnette. Les personnages adeptes de sexualité extrême et de tole froissée dans Crash vivent pleinement leurs existences, à la fois sans se préoccuper de convenir à l’éthique collective ni hésiter à mettre leur chair à nue. L’auteur multiplie les références pour étayer son propos et finir de convaincre que Cronenberg n’est pas, comme certains les pensent, qu’un esprit malade mais au contraire un observateur avisé de l’esprit humain.

La transgression selon David Cronenberg est un ouvrage qui pourrait faire date dans la littérature d’analyse cinématographique tant l’auteur parvient à démontrer brillamment que Cronenberg échafaude un édifice complexe et savant au fur et à mesure de sa filmographie. Un peu comme Bergman ou Kurosawa avant lui, il y a pire comme comparaisons.

Synopsis: Après ses débuts dans la sphère underground de Toronto, à la fin des années 1960, David Cronenberg s’est imposé comme un auteur majeur capable de passer avec aisance du mainstream à l’expérimental, sans perdre sa singularité de cinéaste. Son œuvre met en scène des corps mutants, façonnés par la science et la technologie, comme dans La Mouche ou Crash, ou simplement victimes de l’environnement dans lequel ils évoluent. À travers eux, le cinéaste explore les zones insoupçonnées de l’inconscient et interroge la nature, à la fois provocatrice et libératrice, du fantasme. La Transgression selon David Cronenberg analyse l’œuvre d’un observateur de la nature humaine qui redéfinit, par le biais du corps, notre rapport au monde, à l’esthétique et à la morale.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Fabien Demangeot 

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 14 euros

Fureur des corps et contemporanéité par quatre chorégraphes d’aujourd’hui à (re)voir

Fureur des corps et contemporanéité pour une soirée gagnante du Ballet au Palais Garnier
The Seasons’ Canon – Crystal Pite © Julien Benhamou / OnP

Fureur des corps et contemporanéité par quatre chorégraphes d’aujourd’hui à (re)voir : Thierrée / Shechter / Pérez / Pite

Danse et genres sont à l’honneur de ce programme présenté au Palais Garnier en 2018 qui questionne le masculin et le féminin en passant par un dépassement des deux pour se confondre en un profil androgyne et qui est à revoir à la fin de cet article. Une traversée portée par une ferveur des corps et une contemporanéité dont les danseurs de la compagnie parisienne se sont appropriés le vocabulaire et l’esthétique, dans un geste aussi enlevé que maîtrisé.

Un univers ardent

On est accueilli en préambule de la soirée par James Thierrée et ses créatures étranges dont il a le secret, qui voient des corps mi-humains/mi-insectes s’articuler, déambuler, ramper, muer, dans les parties publiques du Palais Garnier où chaque figure, chaque vision, chaque sonorité, renvoie à son univers baroque et toujours ardent.

Un lâcher prise

La soirée se poursuit avec « The art of not looking back” créée par l’israélien Hofesh Shechter en 2009, qui fait son entrée au répertoire.

Portée par des danseuses sous haute tension, la pièce fait écho au choc vécu par le chorégraphe israélien lorsqu’il fut abandonné par sa mère au plus jeune âge. Tour à tour guerrières, pionnières ou victimes, les danseuses hypnotisent l’espace dans une ambiance tribale à l’abri de mouvements d’ensemble désarticulés dans une lumière blanche puis vive, avant une libération brutale et salvatrice.

Puis,“The Male dancer” de l’Espagnol Iván Pérez interroge avec 10 interprètes masculins la figure du danseur pour s’affranchir et se libérer de son image normative, porté par un geste pluriel célébrant le corps et sa nouvelle symbolique, qui fait exploser les codes de la masculinité.

Un embrasement chorégraphique

Le spectacle se termine avec le retour très attendu de la chorégraphe canadienne Crystal Pite, qui fut élève de William Forsythe au Ballet de Frankfort, et sa création “The Season’s Canon” dont l’embrasement nous laisse une fois encore, sans voix.

Un oeuvre phénoménale pour 54 danseurs sur les Quatre Saisons de Vivaldi en version revisitée par Max Richter, sur une chorégraphie organique et d’une intensité inouïe où le rituel d’une communauté humaine se charge d’une danse tellurique aux prises avec les éléments/phénomènes déclinant chaque saison.

Les danseurs sans distinction de genre, en pantalon de treillis et torse-nus, le cou tatoué d’une minerve colorée en vert, embrassent le monde naturel et ses mystères dans une chaîne de mouvements, les liant les uns aux autres, ainsi qu’une tension dramaturgique palpable, le tout emmené par la cheftaine et royale Marie-Agnès Gillot.

Disponible du 10/01/2021 au 16/05/2021

Chorégraphes : James Thierrée, Hofesh Shechter, Ivan Pérez, Crystal Pite

Les vins de l’état américain de New York, une variété impressionnante de cépages et d’appellations

Les New York Wines se dévoilent à travers des webinars qui permettent d’en savoir plus sur une région viticole mal connue de ce côté de l’Atlantique. Le 5e épisode animé par Olivier Borneuf, journaliste critique du nouveau media La Tulipe Rouge après 5 années passées au guide Bettane+Desseauve a permis d’en savoir plus sur les millésimes issus de cette vaste région, aussi étendue que la distance MarseilleDijon. Plusieurs vignerons ont participé à cet évènement avec de beaux enseignements.

Une région viticole riche et variée

Après une première dégustation comme une belle introduction aux vins de l’état de New York, le moment est venu de creuser pour en savoir plus. Lilia Pérez de RGNY Vineyards, Gilles Martin de Sparkling Pointe, Erwin Kalmar de Four Maples Vineyard & Winery et Louis Barruol ont apporté leurs lumières savantes grâce à leurs riches expériences œnologiques. Les présentations se sont faites en français car beaucoup viennent de notre beau pays, comme Gilles Martin, né en Champagne et diplômé en biologie à Paris avec un master en œnologie reçu à l’université de Montpellier, spécialisé dans les vins effervescents. Son vintage 2017 méthode champenoise n’a rien à envier aux champagnes de chez nous. Composé de 54% de Chardonnay, 33% de Pinot noir et 13% de Pinot Meunier, il est élevé à North folk of Long Island avec 12 autres produits uniquement effervescents, du brut au long vieillissement. 16 hectares de vignes permettent aux 3 cépages faire de très bons vins effervescents. Le vin est proposé à 31 $USD avec un très bon rapport qualité prix pour un vin titré à 13,5%. Olivier Borneuf explique que l’Etat de New York est un grand état pour le vin avec un territoire de 550km de long, autant que la distance Marseille – Dijon. 10 OWR (Official Wine Regions, équivalent des AOC) permettent de produire 170 millions de bouteilles chaque année et de recevoir 5M de visiteurs annuels. Les conditions particulières de climat génèrent des expressions très différentes dans les vins. La latitude est équivalente à Saragosse mais les conditions se rapprochent plus des vins de Bordeaux. La présence d’une grande quantité d’eau à proximité permet l’existence d’une grande variété de cépages très différents. Rouge, blanc, sparkling, il n’y a aucune limite pour une production qui s’adapte aux gouts du public. Les plantations suivent les gouts du marché et le poids de l’héritage historique est moins important que chez nous. Les températures de la région sont plutôt basses, ce qui représente des conditions spéciales pour faire pousser la vigne. Les températures descendent parfois jusqu’à -4°C, ce qui est difficile pour le Pinot Noir ou le Cabernet, d’autres variétés plus nordiques sont choisies pour mieux s’adapter au climat et répondre aux demandes du marché: Marquette, Seyval, Traminette, Sabrevois du Canada, Chambourcin, Catawba.

Une agriculture souvent certifiée bio

L’agriculture locale recherche de plus en plus souvent des certifications bio pour montrer le respect de l’environnement avec des certificats malgré les difficultés locales, notamment en terme de biodynamie. La vision organic est difficile à imposer du fait de la très grande humidité de la région, avec son lot de maladies liées. Deux autres cuvées ont pu être dégustées. Le 2017 Four Maples Vineyard and Winery, Cuvée du Petit Champlain, Champlain Valley of New York, composé de 75% de Marquette et 25% de Frontenac rouge. Malgré une année difficile et des vendanges tardives le vin est très équilibré avec une belle acidité. Proposé au prix de 22 $USD, ce vin est parfait pour la garde. Chez RGNY Wine, le 2018 Scielo Tinto se compose de 43% de Merlot, 37% de Carbenet Sauvignon, 10% Carbernet Franc et 10% Petit Verdot. Titré à 12,7%, il est proposé à 30 $USD avec des beaux aromes fruits rouges, une belle acidité et un bel équilibre.

La présentation en ligne a permis de beaux échanges avec des viticulteurs passionnés pour en savoir plus sur les vins de la région de New York, avant peut-être une visite prochaine des exploitations?

Drôles d’oreilles ! Elles sont à toi, petit poussin ? (Casterman)

Drôles d’oreilles ! Elles sont à toi, petit poussin ? (Casterman)

Casterman sort une nouvelle collection pour tout-petits, des livres marionnettes : Drôles d’oreilles ! Il s’agit de petits albums entièrement cartonnés d’où jaillit de très belles oreilles, très douces au toucher.

Mais à qui sont-elles ces oreilles ?


L’idée est très originale et les dessins naïfs et colorés ne peuvent que plaire à nos charmants bambins !


Et dans le fond, sommes-nous assez attentifs pour connaître la forme des oreilles du poussin, ou encore du mouton, ou de l’âne ? pas si sûr !


Drôles d’oreilles ! Elles sont à toi, petit poussin ? un album drôle, câlin et intelligent ! A offrir dès la naissance !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 janvier 2021
Auteur : Collectif
Illustrateur : Collectif
Editeur : Casterman
Prix : 9,95 €

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