Après une première dégustation de vins et spiritueux pour la Saint-Valentin 2021, 4 nouvelles cuvées ont été découvertes pour des confirmations de la qualité des grandes appellations dégustées.
Ce beau mélange est un assemblage de cépages Syrah pour 90 % et Viognier pour 10 %. A l’œil, la cuvée se distingue par sa robe rubis profond à nuance pourpre. Le nez est intense, vif et mûr fraise-groseille, muscade vanille, tabac blond. La bouche est ronde, croquante, épicée, fruitée, fraîche et fondue jusque dans la longueur. Le vin est en parfaite harmonie avec les mets suivants: terrine de campagne, tikka masala, faisan rôti, côte de bœuf et le fromage coulommiers. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, le vin est proposé au prix TTC départ cave de 40 euros. Une merveille à ne pas manquer.
Composé des cépages Cabernet sauvignon pour 60 %, Merlot pour 35 % et Petit verdot pour 5 %, ce vin apparait d’abord avec une belle robe chatoyante. Le nez est porté sur des notes de fruits noirs, de nougatine, de grillé. La bouche est souple et ample avec des touches de musc, de sous-bois et des nuances boisées. Le vin accompagne idéalement de la viande rouge, une côte de bœuf, un carré d’agneau aux herbes et du chaource. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, le vin est proposé au prix TTC départ cave de 14,50 euros, un très bon rapport qualité-prix.
Composé de 100% de Petit Manseng, ce jurançon typique de l’appellation et vraiment inoubliable apparait avec une belle robe dorée et brillante. Le nez est intense et frais avec des touches de fruits exotiques, d’agrumes et des notes de pain d’épice. La bouche est gourmande, fraîche et croquante. Le vin se déguste avec du foie gras mi-cuit, une cuisine sucrée-salée, une tarte aux fruits (abricots, pêches, fraises), de la charlotte ou une salade de fruits. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, le vin est proposé au prix indicatif TTC départ cave de 15.90 euros. Une splendeur.
Composé de 100% de cépage Ugni-blanc, ce cognac se distingue par son fruité orange, finement épicé cannelle. Il se déguste idéalement avec du chocolat noir 85 % et plus, une tarte tatin et de la brioche façon pain perdu. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, ce cognac vraiment surprenant et addictif est proposé au prix indicatif TTC départ cave de 42.90 euros pour une vraie expérience inoubliable.
Les réalisateurs espagnols sont à la fête depuis quelques années si on en juge le rythme de sortie de thrillers plus palpitants les uns que les autres. Après La Isla Minima, Que dios nos perdone ou El Reino, ce Black Beach continue à creuser un sillon à succès. Raul Arevalo est de retour pour interpréter une sorte de mercenaire à la solde d’une grande multinationale occupée à des business douteux. Plongé dans des luttes de pouvoir qui le dépassent au cœur d’une Afrique corrompue, il navigue entre règlements de compte et secrets d’état. Du rythme, des courses effrénées, des trahisons, le compte y est pour un bon moment de suspense.
Un thriller épileptique
Raúl Arévalo attire la caméra à lui tout du long d’un film labyrinthique où les cadavres s’enchainent comme des perles. Entre Afrique dangereuse et Europe des multinationale où l’argent coule à flot dans des cercles très restreints, la loi est peu de choses comparé aux rivalités économiques. Black Beach est le nom d’une prison connue pour sa brutalité au cœur de la Guinée Equatoriale. La ligne d’équilibre entre bien et mal est rendue bien floue alors que le personnage de Carlos Fuster ne cesse de rencontrer de nouveaux obstacles sur son chemin. Alors que sa femme enceinte l’attend sagement au pays, il doit continuer à débroussailler sans fin les décombres d’un continent laissé à l’abandon où les énigmes ne cessent d’apparaitre. Le second long métrage du réalisateur espagnol Esteban Crespo est d’une efficacité redoutable et le thriller vire au drame quand les victimes collatérales pavent le chemin du héros à son grand désarroi. L’intrigue internationale est prenante, les double jeux se font jour et la tension ne baisse jamais d’un degré. L’actrice Candela Peña déjà entrevue chez Almodóvar fait une apparition remarquée en amie indéfectible.
Black Beach est un thriller classique des plus efficaces, disponible en VOD le 14 janvier 2021 pour un visionnage sans ennui.
Synopsis: Carlos Fuster, cadre dirigeant espagnol, vit à Bruxelles et travaille pour une importante société pétrolière américaine. Il mène une vie luxueuse, animé par l’espoir de devenir associé de son entreprise et déménager à New York avec sa femme Susan. Mais ses plans tournent mal lorsqu’il est choisi par sa direction pour négocier la libération d’un ingénieur américain, kidnappé dans un pays insulaire africain isolé…
Petits contes de sagesse au pays de Wardé, un très beau livre illustré (Père Castor)
Petits contes de sagesse au pays de Wardé a été écrit par l’autrice Kochka et illustré par Donatien Mary. C’est un album hors du commun. Un album qui peut se lire à différents niveaux, et très joliment illustré !
20 contes aux saveurs d’Orient vont ouvrir l’esprit du lecteur. Chaque soir, le père de Wardé raconte une histoire à sa fille et pour être sûr que Wardé a bien compris, il lui pose deux, trois questions sur le conte. Du coup, l’histoire prend tout son sens, un peu comme une leçon de vie, une leçon de morale, de sagesse (écrit en rouge). Quelle belle idée !
Chaque histoire est emplie de trésors. Chaque lecteur en sera émerveillé.
Que ce soit l’histoire du tableau noir, où le maître de l’école est jugé comme mauvais car les enfants n’ont pas assez de travail à faire, ou l’histoire du manteau de la vérité, qui transforme la vie d’une petite fille, ou l’histoire du fil d’or dans les cœurs, où le grand-père révèle son trésor à son petit-fils, toutes ces histoires dévoilent les secrets de la Vie !
Publik’Art a été très touché par ces petites leçons de philosophie, à la portée des tout jeunes lecteurs, dès l’âge de 7 ans ! Notre coup de cœur de cette rentrée, assurément !
En avant-première de sa sortie en Blu-Ray et DVD du 24 mars prochain, le chef d’oeuvre qui a inspiré Martin Scorsese est disponible sur Video Club Carlotta du 15 au 19 janvier. Eh oui, Scorsese s’est inspiré du film japonais de 1971 du même nom pour son film de 2016. Avec beaucoup plus de dialogues en japonais mais pas beaucoup de portugais, encore une fois, malgré la présence de jésuites portugais au XVIIe siècle. Le résultat est tout de même poignant avec une chasse aux chrétiens qui ouvre la porte aux plus bas instincts primaires de l’être humain…
Un film historique douloureux
Adapté du roman du même nom de Shusaku Endo, également embauché pour être coscénariste du film, Silence évoque le conflit culturel engendré par la peur que suscitaient les missionnaires jésuites portugais arrivés au Japon lors d’un XVIIe siècle toujours dominé par l’ordre social immémorial des shoguns et des samouraïs. Qu’un nouvel ordre puisse bousculer l’ancien, c’est intolérable pour des seigneurs sans vergogne, avec exécutions et tortures à la clé. Pour ceux qui ne le savaient pas, Scorsese n’a rien inventé et Andrew Galfield accompagné d’Adam Driver ne sont que les successeurs de Francisco Garrpe et Sebastian Rodrigo et 45 ans séparent les deux films. Masahiro Shinoda fut une figure clé de la Nouvelle Vague japonaise, et il n’hésitait pas à questionner la difficulté à faire cohabiter plusieurs cultures avec des natures humaines devenues moins obéissantes à l’ordre ancien. Le grand directeur de la photographie Kazuo Miyagawa (Rashomon d’Akira Kurosawa,L’Intendant Sansho de Kenji Mizoguchi) officie sur le film avec une mise en scène qui fait ressortir l’intense spiritualité de personnages qui tentent de sauvegarder leur foi malgré les perspectives de souffrances et de coercition. Au milieu de magnifiques paysages japonais, le film se déroule comme une chasse aux sorcières qui fait froid dans le dos. Le pays se transforme en territoire insondable avec le regard différent des jésuites portugais, forcément décontenancés par les différences culturelles locales. Le conflit aboutit comme chez Scorsese à un face-à-face magistral entre les pères Rodrigues et Ferreira, et le seigneur japonais qui rappelle la rencontre entre le colonel Kurtz et son futur meurtrier dans Apocalypse Now. La joute verbale est pleine de sens avec une profondeur qui interpelle le spectateur.
Le voyage spirituel est éblouissant et le film Silence laisse un peu plus la place au réalisme que chez Scorsese. Peut-être parce que le réalisateur est japonais, et non pas américain. Le film est à découvrir pour une vraie immersion dans une culture millénaire.
Synopsis: Au XVIIème siècle, deux prêtres portugais débarquent sur les côtes japonaises. Leur but est d’infiltrer la communauté chrétienne contrainte à la clandestinité par les autorités féodales, et de réimplanter l’Eglise dans ce pays insulaire isolé. Bientôt persécutés à leur tour, les prêtres vont découvrir la terrible vérité cachée derrière la disparition d’un autre missionnaire des années auparavant…
Saria, l’intégrale BD de Jean Dufaux, Paolo Serpieri et Riccardo Federici (Delcourt)
Paru pour la première fois en 2007 sous le nom Les Enfers, ce récit de Jean Dufaux a été rebaptisé Saria après que Riccardo Federici a succédé à Paolo Serpieri en tant que nouvel illustrateur en 2012. Un triptyque tout juste terminé qui s’est offert une belle intégrale – déjà en rupture de stock – avant les fêtes de fin d’année.
Le monde de Saria est peuplé de créatures fantastiques qui semblent tout droit sorties des enfers. Un récit fantastique sombre où s’affrontent un oncle (le Doge, détenteur actuel d’un pouvoir fasciste) et sa nièce (Saria, l’héritière légitime portée disparu) dans une quête d’artefacts (3 clés pouvant ouvrir l’enfer, le paradis ou le néant) et de pouvoir au coeur de la cité Vénitienne. Les auteurs développent un univers baroque à l’identité marquée dont l’ambiance générale oscille entre intrigues politiciennes, violences et horreurs exacerbées interprétées par des créatures des plus inquiétantes…
Le changement d’illustrateur opère quant à lui un changement assez radical de style graphique mais sans porter atteinte à l’intégrité du récit de Jean Dufaux dont l’esprit, l’univers et l’efficacité restent intacts. Un défi dans le défi, très bien relevé.
Saria ne manque pas d’originalité, et hypnotise presque son lecteur, entre mysticisme, horreur et décadence… A découvrir.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
La saga dystopique de Jean Dufaux, Paolo Serpieri et Riccardo Federici qui prend place dans une Venise baroque en proie aux luttes des pouvoirs est enfin disponible au format intégral. À la mort de son père, Saria s’est vue confier trois clefs, l’une donne accès à la porte du Paradis, l’autre aux Enfers et la troisième au Néant. Fuyant le Doge, et ses sinistres phalanges fascii prêts à tout pour s’emparer des clefs du pouvoir, la jeune fille se forge une nouvelle incarnation, celle de La Luna, héroïne du peuple vénitien. Mais pour accomplir sa destinée, Saria devra traverser les Enfers…
Date de parution : le 18 novembre 2020 Auteurs: Jean Dufaux, Paolo Serpieri et Riccardo Federici Genre : Fantastique
C’est avec son premier titre Nuit d’été sorti en septembre que Rosemarie a commencé à se faire connaitre. La chanteuse sort son deuxième clip Le lilas le 13 janvier et l’année 2021 pourrait bien être parfaitement remplie si les évènements sanitaires le permettent. Ouvertures prévues pour Pomme et pour Shannon Wright, de quoi accroitre sa notoriété, le temps le dira.
Une chanteuse à texte tout en délicatesse
La chanson française compte désormais une nouvelle référence pleine de talent. Celle qui se faisait autrefois appeler Paillette utilise allègrement sa belle voix à coup de musique féérique avec des textes en français qui rivalisent de poésie. Le clip de Le Lilas a été tournée dans l‘Ardèche. Les paroles sont sans concession avec une rupture amoureuse douloureuse abordée avec recul mais pas sans déchirement. La musique accompagne la sensibilité de la voix et des paroles pour un trip doucereux qui parlera à chacun. La chanteuse se met-elle à nu après une histoire personnelle délicate? Le mystère reste entier, la chanson pourra en tout cas résonner différemment dans l’esprit de chaque auditeur. Agée de 27 ans (l’âge Rock’n’Roll?), Rosemarie est originaire de Saint-Etienne mais habite à Lyon depuis plusieurs années. Elle écrit et compose en français depuis tout récemment. La musique est déjà une longue histoire pour elle qui a suivi un cursus en piano classique au conservatoire, de quoi partir sur des bases solides. Le morceau Le Lilas a été composé et écrit par Rosemarie et arrangé par Olivier Koundouno, qui a bossé entre autres avec Emily Loizeau et Dick Annegarn. Le premier titre Nuit d’été sorti en septembre a suivi le même cheminement. Rosemarie se définit comme une artiste-entrepreneuse car elle s’occupe de tout, constamment au mour et au foulin: auto-production, promotion, booking, c’est à un vrai sacerdoce qu’elle se consacre pour vivre sa passion de la musique.
Ce titre Le Lilas s’insinuera dans votre esprit pour ne plus vous lâcher avec sa douceur délicate et sa mélancolique poétique. Il faut écouter et soutenir cette jeune artiste bien décidée à se faire sa place sur la scène musicale francophone!
Après l’enfer, T02 : BD de Damien Marie et Fabrice Meddour (Grand Angle)
Scénarisé parDamien Marie(La Cuisine du diable, Ceux qui me restent, Back to perdition, Dans mes veines) et illustré par Fabrice Meddour (John Arthur Livingstone), Après l’enfer est à la croisée du récit historique et du conte fantastique. Dans l’après guerre de sécession, les auteurs nous emmènent au coeur du Bayou pour un voyage initiatique vaudou au milieu des esprits.
Le Bayou d’Oz empreinte aussi des faux airs d’Alice au Pays des Merveilles et multiplie les clins d’oeil et références au magicien d’Oz, en compagnie de ces trois soldats confédérés, de Dorothy et d’Alice perdus et menacés dans cet abîme marécageux et hostile. Et c’est évidemment Alice qui fera le plus grand voyage…
Un scénario qui cultive les subtilités, que l’on prend plaisir à lire malgré quelques temps d’égarement. Le dessin inspiré de Fabrice Meddour n’y est sans doute pas étranger : le trait est brut et naturel, mis en valeur par une coloration aquarelle qui l’est tout autant.
Un diptyque qui marque par son originalité, à découvrir.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
«Pour Alice et Dorothy, l’âpre réalité du Sud vaincu est un conte noir à mille lieux d’Oz et du pays des Merveilles…». La Guerre de Sécession terminée, trois confédérés démobilisés reviennent sur leurs terres exsangues. De leur rencontre avec Alice et Dorothy va naître l’espoir de se reconstruire autour d’un même but : retrouver le trésor du Sud spolié par ces mystérieux 12 soudards à la traîne des troupes de Sherman et menés par La Reine et le Chapelier. Le petit groupe s’enfonce dans le Bayou d’Oz où la frontière entre la vie et la mort se délit.
Date de parution : le 13 janvier 2021 Auteurs: Damien Marie et Fabrice Meddour Genre : Aventure
Roméo et Juliette sous le regard endiablé d’Eric Ruf, diffusé sur le site de la Comédie-Française le 09 janvier
Pour sa première mise en scène en tant qu’administrateur de la Comédie-Française, Eric Ruf s’attaquait à la légende de Roméo et Juliette dont il retenait la fureur de vivre : « un éclair avant la mort », où à quitte ou double se joue la liberté d’aimer envers et contre tous. Une réussite.
Eric Ruf met ainsi l’accent sur la figure de l’héroïne dont le premier amour transgressif en fait une rebelle, prête à tout pour en découdre. Elle y incarne cette soif de vivre immergée dans un environnement rude marqué par l’autoritarisme d’un père qui empêche toute possibilité d’émancipation.
Et pour traduire l’urgence et l’absolutisme de ces vies consumées qui passent de la passion à la mort en quelques jours, le metteur en scène choisit le sud de l’Italie des année 30, sa lumière accablante, avec son ambiance mafioso et de vendetta où les hommes ont le sang chaud et ne transigent pas.
Le spectacle enregistré à la Comédie-Française, le 13 octobre 2016, est diffusé sur le site de la Comédie-Française , le 09 janvier 2021 à 20h30.
[…] Suliane Brahim, littéralement possédée par le rôle, est une juliette immense […]
Le pièce s’ouvre sur la scène de bal très réussie emportée par la fête, instant suspendu à l’énergie explosive et flamboyante d’une jeunesse invincible et sans limite. Quant à la déclaration du balcon où les amants se jurent à la vie à la mort leur amour, elle imprime entre le verbe et la chair, cette brûlure fiévreuse où Juliette, retranchée du sommet d’une corniche, en déséquilibre, un pied dans le vide à plusieurs mètres de hauteur, assène sa pleine et entière volonté, habitée de tout son être par un désir irrépressible.
Une urgence de vivre qui consume les êtres dont les situations et les tirades mémorables cristallisent cette passion à la vie, à la mort. Où l’effervescence et la tension sont portées à leur paroxysme, le tout incarné par des acteurs du Français à leur meilleur.
Une danse de mort inaugurale donc, tel un fil rouge, qui imprègne en filigrane toute l’intrigue entre tragédie et comédie. Où la course folle de deux amants jusqu’auboutistes qui voit les tensions entre les camps opposés à leur union se tendre, s’exacerber face à leur refus implacable de tout compromis.
[…] Une relecture vivante […]
Image finale saisissante que celle du mausolée où des spectres sont recouverts de robes sculpturales signées Christian Lacroix dont les tons subtiles et les matières de tous les costumes se fondent au climat ambiant propre à chaque situation.
Suliane Brahim, littéralement possédée par le rôle, est une juliette immense : ardente et résolue, sa voix grave transporte l’écho sourd de la guerre intérieure à laquelle elle se livre. Tandis que Jérémy Lopez incarne un Roméo fougueux et impulsif, l’anti-héros par excellence.
Les autres personnages ne sont pas en reste : Danièle Lebrun est parfaite en épouse dévouée et soumise à son mari Capulet (DidierSandre) dont la rosserie dans une scène d’altercation avec sa fille atteint son paroxysme. Pierre Louis-Calixte campe un Mercutio aussi ravageur que farceur impénitent et que Serge Bagadassarian est un Frère Laurent cocasse, rapidement dépassé par la tournure des évènements.
Enfin, Claude Mathieu est une nourrice attachante qui témoigne d’une sensibilité débordante, et toujours à l’écoute attentive de Juliette.
Une relecture vivante et d’une grande cohérence qui restitue toute la richesse de la langue shakespearienne. Bravo.
Bande annonce
Date : 09 janvier 2021 sur le site de la Comédie-Française à 20h30 Metteur en scène : Eric Ruf
L’Oiseau Rare T02 : BD de Cédric Simon et Eric Stalner (Grand Angle)
Suite et fin du diptyqueL’Oiseau rareavec la parution de La Grande Sarah, album conclusif dont l’univers de la fin du XIXe est toujours aussi plaisant à parcourir. Le premier tome avait été une jolie découverte, proposée par Cédric Simon en tant que scénariste et par Eric Stalner, dessinateur.
On retrouve la bande d’amis d’Eugènie, véritable famille adoptive, prête pour aider la jeune fille à réaliser tous ses rêves. Et les petites combines vont prendre une allure plus risquée dans ce nouvel opus. La violence n’est jamais loin, et le danger plane sur la bande. On suit son épilogue à travers un récit fleuve, qui ne se précipite pas et évite les écueils. Une écriture maitrisée, servie par la finesse des traits de Stalner, dont on ne se lasse d’admirer le sens du détail.
L’Oiseau rare est ainsi un bon divertissement, qui fait voyager à une autre époque et n’oublie pas de nous tenir en haleine.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Dans ce bidonville parisien, au milieu du petit peuple chassé par la spéculation immobilière, vit Eugénie et sa bande : le vieil Arthur, Tibor, l’ancien dompteur hongrois et les deux frères, Constantin et Lucien. Le ciment de cette famille, c’est Eugènie qui les entraîne dans son rêve fou de reconstruire l’Oiseau rare, le cabaret de son grand-père. Pour cela, chanter dans les rues ne suffit pas. C’est un prétexte pour attirer les bourgeois aux bourses pleines. Vols et filouteries sont leurs véritable activité. Mais les combines de plus en plus risques, les problèmes avec les apaches et la police vont précipiter le petit groupe dans une spirale dangereuse.
Date de parution : le 13 janvier 2021 Auteurs: Cédric Simon et Eric Stalner Genre : Aventure,
A mains nues, un très chouette album de Leïla Slimani (Les Arènes BD)
Publik’Art suit de très près Leïla Slimani et toujours avec passion ! Cette fois-ci, l’auteure nous livre une BD qu’elle a créée avec Clément Oubrerie. Leïla a écrit le texte de cette BD alors que c’est Clément qui l’a merveilleusement illustrée.
Le scénario original
L’histoire commence en 1900. Suzanne Noël est alors une petite fille qui débarque dans la capitale. Puis, on assiste à son mariage avec Henry Pertat, un médecin parisien. Ce sera son propre mari qui va l’aider à reprendre ses études. D’abord le Bac, puis des études de médecine. Bien sûr, rien ne sera facile pour elle car à l’époque peu de femmes se lançaient dans de telles études.
Une ambiance de l’époque
Les illustrations sont tout simplement sensationnelles pour nous restituer l’ambiance de l’époque. Que ce soit au niveau de l’environnement comme des costumes ! Suzanne Noël est en avance sur son temps et jouit d’une certaine liberté, y compris sur le plan personnel. C’est une femme résolument en avance sur son temps. Féministe et d’une intelligence foudroyante.
Non seulement on découvre la vie qu’a menée cette femme mais aussi son évolution durant des années avant d’arriver à sa passion : la chirurgie esthétique. Elle a été à l’origine d’une vraie révolution ! Non sans douleur et non sans critique !
A mains nues dévoile la vie incroyable de Suzanne Noël à qui nous devons la chirurgie esthétique, chirurgie qui a changé un nombre de vies incalculables dans le Monde, surtout après la 1ère Guerre Mondiale qui avait massacré tant de soldats ! Qu’il est bon de rendre hommage à cette femme ! Notre coup de coeur de cette rentrée !
Les entraîneurs les plus titrés de la Ligue des Champions
La Ligue des Champions est la plus prestigieuse des compétitions des clubs en Europe. Le Real Madrid est le club le plus titré de ce tournoi avec 13 succès. Nombreux sont les entraîneurs qui ont le privilège de décrocher au moins une fois le trophée de la C1. Mais seulement trois ont plus remporté que les autres : il s’agit notamment de Bob Paisley, Carlo Ancelotti et de Zinedine Zidane. Ces trois ont la particularité d’avoir tous été joueurs avant d’embrasser la carrière d’entraîneur. Retour sur leur parcours en Ligue des Champions.
Bob Paisley, l’inoubliable à Liverpool
Si Jurgen Klopp a permis à Liverpool de remporter sa dernière Ligue des Champions lors de la saison 2018-2019 (contre Tottenham en finale), il y avait un homme tres populaires comme les paris sportifs en France, qui compte trois succès avec les Reds. Robert « Bob » Paisley était un ancien défenseur de Liverpool qui a joué entre 1930 et 1954 avec plus de 250 matches joués. Sa carrière d’entraîneur a démarré en 1954 ou il a pris en charge l’équipe réserve de Liverpool. Mais en 1974, il est promu entraîneur principale de l’équipe première. Il a remporté six titres de Premier League sur le banc (1976, 1977, 1979, 1980, 1982 et 1983), trois coupes de la Ligue (en 1981, 1982 et 1983), trois Ligues des Champions (1977, 1978, 1981). En termes de bilan comme entraîneur des Reds de Liverpool, Bob Paisley a enregistré 308 victoires, 131 nuls et 96 défaites.
Carlo Ancelotti, le sage
Carlo Ancelotti (61 ans) est un entraîneur italien qui a encadré plusieurs grands clubs en Europe notamment Juventus, Milan AC, Real Madrid, Bayern Munich, Paris Saint Germain, Naples et maintenant Everton. Il a connu à trois reprises le succès en Ligue des Champions. D’abord, il remporte deux C1 avec les Rossoneri en 2003, 2007 formée d’une génération dorée (Nesta, Maldini, Seedorf, etc). En 2014, il permet au Real Madrid de décrocher sa 10ème Ligue des Champions. Son assistant était un certain Zinedine Zidane, qui se prépare à se révéler au monde. Pour rappel, Carlo Ancelotti a aussi remporté la coupe aux grandes oreilles, quand il était joueur (1989, 1990)
Zinedine Zidane, au sommet de son art
Il est le plus particulier des entraîneurs les plus titrés d’Europe. Après l’avoir remporté en tant que joueur en 2002, Zinedine Zidane a enfilé à trois reprises consécutives (2016, 2017, 2018) la Ligue des Champions en tant qu’entraîneur du Real Madrid. Une performance sans précédent dans l’histoire de la compétition. Il est le deuxième entraîneur français à remporter la C1 après Deschamps. L’ancien joueur de la Juventus et de Bordeaux, en cinq années sur le banc de la Casa Blanca, a décroché 11 titres, toutes compétitions confondues dont deux Liga, deux Super Coupe d’Espagne, deux Super Coupe de l’UEFA, deux Coupes du Monde des Clubs de la FIFA. Jusqu’où ira-t-il ?
Ils leur manquent un trophée pour rejoindre ces 3
Nombreux sont les entraîneurs qui ont remporté la Ligue des champions à deux reprises. On peut citer par exemple Arrigo Sacchi (AC Milan), Ottmar Hitzfeld (Borussia Dortmund, Bayern Munich), Vicente Del Bosque (Real Madrid), Sir Alex Ferguson (Manchester United), José Mourinho (FC Porto, Inter Milan), Pep Guardiola (FC Barcelone), Jupp Heynckes (Real Madrid, Bayern Munich).
Carole Pelé rappe, parle, chante et chuchote pour livrer ses doutes, ses révoltes, ses espoirs et ses colères sans chercher d’excuses. Comme tout le monde, elle doit faire face à la peur, de tout, de son ombre, des autres, des petits riens du quotidien qu’elle évoque grâce à son flow d’écriture épileptique tout autant que poétique.
Un premier EP comme une révélation
Ancienne journaliste reporter d’images, Carole Pelé a décidé de suivre pendant 3 ans un atelier photo / vidéo à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts dont elle a récemment été diplômée. Elle sort son premier EP et imagine une expérience plastiqueoù elle gravit des gravats, se recouvre le corps de charbon et improvise seule face à son micro. L’enregistrement a pris 50 jours en studio pour un résultat d’écorchée vive qui fascine. Pour mener à bien son projet, elle a embarqué avec elle une quarantaine de collaborateurs, du metteur en scène au chorégraphe en passant par le styliste, le photographe, le designer et le scénographe. Elle se sert de ses incertitudes pour faire jaillir une sincérité enthousiasmante quasi-documentaire. De sa near-death expérience initiale à l’heure de sa naissance où son cœur a failli s’arrêter, elle s’en sert comme d’une force pour abattre les barrières et tout oser. Carole Pelé se définit comme une combattante du mal-être, sans chiqué, en véritable survivante. Nuit Blanche est un monologue fascinant qui évoque ces nuits alcoolisées, vaines et dérisoires réactions à la déprime. Là où d’autres artistes choisissent de surfer sur une vague factice avec un univers préfabriqué de bric et de broc, Carole Pelé ouvre son cœur et choisit l’authenticité, sans mensonges ni masques. Elle se livre et ouvre son âme, avec courage et avec talent.
Carole Pelé ne choisit pas entre musique et performance, Nuit Blanche ressemble à un cri, un appel à ne plus laisser ces noires douleurs nous atteindre. Son premier EP est à venir le 26 mars (Chancy Publishing – Wiseband).
Un Putain de Salopard T02 : BD de Loisel et Pont (Rue de Sèvres)
Régis Loisel (Peter Pan, Magasin Général…) et Olivier Pont (Où le regard ne porte pas) enfoncent le clou avec O Maneta, deuxième album d’Un Putain de Salopard. Sorte de thriller en pleine jungle amazonienne, le récit est notamment articulé autour de la quête de Max pour retrouver son père dont il ignore tout. A partir de quelques maigres éléments, il parvient à remonter la trace de ce dernier mais se retrouve vite dans une situation extrême, perdu au milieu de la jungle et très mal en point, pourchassé avec Baia par des hommes armés et visiblement énervés.
Multipliant les rebondissements et les intrigues, Un Putain de Salopard se lit comme un bon polar qui aurait le goût d’une chasse au trésor. Un mélange bien dosé qui offre beaucoup de plaisir à la lecture. L’appétit du lecteur va d’ailleurs en grandissant au fil des découvertes.
Un scénario d’autant plus plaisant qu’il est illustré avec beaucoup de finesse. Les détails sont légion, la coloration les met très bien en valeur. Bref, on se régale à parcourir ces belles planches proposées par Olivier Pont.
Une valeur sûre, un album réussi qui va rendre difficile l’attente d’un troisième épisode.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Pour échapper aux hommes de main du camp minier, Max et Baia se perdent dans la jungle. Qu’importe, Baia guide, nourrit et soigne Max. En s’enfonçant toujours davantage dans cette forêt tropicale, Baia arrive jusqu’à l’épave d’un avion écrasé il y a quelques années. À son bord, le squelette d’une enfant dont les poignets sont encore ligotés. Serait-ce l’épave de cette vieille histoire de kidnapping de la fille du patron de la mine ? De leur côté, Christelle et Charlotte prennent la fuite en direction de chez Corinne. Elles quittent le dispensaire où elles abandonnent un cadavre. Recherchées, les deux infirmières pourront compter sur l’aide de Rego, un vieux flic de la région au passé douteux. Croisant malfrats, chasseurs de trésors, et vieux secrets enfouis, chaque pas dans la jungle amazonienne semble réduire les chances de survie de nos héros.
Date de parution : le 11 novembre 2020 Auteurs: Régis Loisel (scénariste) et Olivier Pont (dessinateur) Genre : Aventure, Policier
Les Trois frères d’Or, album jeunesse d’Olga de Dios (Gallimard Jeunesse)
Les Trois Frères d’Or revisite la fable de la Fontaine La Poule aux oeufs d’Or, invitant le jeune lecteur à imaginer la suite de ce récit. Une fois éclos, ces 3 oeufs connaîtront un destin bien différent. Trois frères et trois façons distinctes de vivre avec ce plumage d’or exceptionnel. Une histoire qui permet quelques réflexions sur nos sociétés de consommation, sur le bonheur (et l’argent, pour ne pas dire l’or) tout en ouvrant la porte habilement vers une suite imaginaire.
Un album jeunesse signé Olga de Dios joliment édité, tout d’or vêtu, qui est également illustré avec finesse et générosité. Un livre qui ne manquera pas de plaire à tous mais aussi d’interroger nos plus jeunes enfants.
A lire
Résumé de l’éditeur :
Dans quel monde voulons-nous vivre demain ? Lucide et mordant ! Tu connais sûrement l’histoire de la poule aux oeufs d’or. Mais sais-tu ce que sont devenus ses trois poussins d’or ? Elio, le premier, vivait heureux dans un pays aux ressources naturelles abondantes. Mais un jour, le climat changea… Martin, le deuxième, était un artiste adulé. Mais personne ne comprenait vraiment ses idées. Karl, le troisème, vendait son corps d’or pour s’acheter voitures et maisons de rêve. En se retrouvant, les trois frères comprirent que le monde ne tournait plus très rond et qu’ils pouvaient utiliser leur expérience et leur savoir-faire pour le changer.
Date de parution : le 21 janvier 2021 Auteurs: Olga de Dios (scénariste et dessinateur) Genre : Roman graphique (à partir de 4 ans)
Le premier volet de Viva l’anarchie a déjà fait l’objet d’un article sur Publik’Art. On y apprend l’histoire oubliée des deux anarchistes Buenaventura Durruti et Nestor Makhno au cours de décennies marquées du sceau de l’anarchisme. Un souffle historique surprenant empreint les 112 pages du Tome 2 au cœur d’une ambiance vigoureuse où les idéaux devaient être appliqués dans la réalité avec volonté et détermination, malgré les oppositions et les conflits.
Une aventure oubliée
Le second volume de Viva L’anarchie rentre dans le vif du sujet avec la mise en place d’opérations d’envergures afin de mettre en pratique les idéaux anarchistes, malgré les difficultés et les oppositions. Nestor Makhno narre les actions menées à la tête d’une armée insurrectionnelle pour créer et faire croitre une zone révolutionnaire libertaire au cœur de la Russie et la défendre face aux armées impérialistes et aux bolcheviks. Buenaventura Durruti détaille les actions qu’il a menées dans l’espoir d’affaiblir le pouvoir en place et le patronat aussi bien en Espagne qu’en Amérique Centrale. Dans les faits, les deux personnages se sont véritablement rencontrés en juillet 1927 pour le constat que les conditions d’une révolution libertaire étaient plus propices en Espagne qu’en Russie parce qu’il y existait un prolétariat et une paysannerie de tradition révolutionnaire et que les anarchistes espagnols avaient un sens de l’organisation qui manquait en Russie, avec la conclusion implacable C’est l’organisation qui assure la réussite en profondeur de toutes les révolutions. Bruno et Corentin Loth permettent de faire revivre cette période d’exaltation collective à travers un récit fouillé et détaillé exprimé par un dessin qui transmet la passion fiévreuse de cette période. Entre sectarisme impérialiste et impasse bolchévique, les deux protagonistes soulignent qu’une autre voie était possible, plus libertaire et surtout plus solidaire. Makhno le disait lui-même: Notre commune agraire était la cellule vivante, économique et politique de notre système social. Ces communautés n’étaient pas basées sur l’égoïsme individuel mais reposaient sur des principes de solidarité communautaire, locale et régionale. Ainsi, de la même manière que les membres d’une communauté se sentaient solidaires entre eux, les communautés se fédéraient entre elles. Notre pratique, en Ukraine, démontra que le problème paysan avait des solutions différentes de celles qu’imposait le bolchevisme.
Le tome 2 de Viva l’anarchie permet de creuser un peu plus une pensée anarchiste aux reflets humanistes, à contre courant de ce que la pensée officielle donne souvent à en penser. La lecture est aussi studieuse qu’instructive dans une BD qui permet d’en savoir plus sur une alternative sociale aux possibilités fascinantes.
Synopsis: Dans ce nouvel album, Bruno Loth retrace les principaux événements qui ont marqué la vie des deux anarchistes Buenaventura Durruti et Nestor Makhno qui ont en commun d’avoir réussi à mettre en pratique l’anarchie sur tout un territoire (Catalogne – Ukraine). En 1927, après une tentative de coup d’État contre le roi d’Espagne Alphonse XIII, Durutti est emprisonné en France. Finalement libéré, il échappera à l’extradition vers l’Argentine, mais aura 10 jours pour quitter la France. C’est à Paris, dans la clandestinité, que Durruti rencontre Nestor Makhno, figure de l’anarchisme ukrainien, communiste libertaire et fondateur de l’armée révolutionnaire insurrectionnelle Makhnovchtchina. Cette rencontre sera pour eux l’occasion de confronter leurs expériences et leurs idéaux…
2020 n’a pas été qu’une année très étrange pour tout le monde avec des cinémas fermés une grande partie de l’année et une impossibilité d’aller assouvir sa passion de films frais en salles. Des bons films sont bel et bien sortis au cinéma et entre deux confinements, il a été possible d’en visionner des très bons. 56 films vus au cinéma quand même en 2020 et 10 s’en sont détachés pour des vraies émotions à se remémorer.
10- Le Mans 66
Film de 2019 mais visionné au tout début de l’année 2020, ce film procure de vraies émotions fortes sur fond de courses automobiles. Matt Damon et Christian Bale font revivre la rivalité entre les invincibles bolides Ferrari et le challenger Ford. L’accent gallois à couper au couteau de Bale tranche avec l’accent chewing-gum de l’équipe Ford avec des sensations de vitesse ahurissantes de réalisme. James Mangold marie idéalement grande histoire et divertissement cinématographique pour un moment cinéma hautement réjouissant.
9- Little Zombies
Film vu en projection presse mais pas encore sorti au cinéma, Little Zombies a été chroniqué sur Publik’Art pour une impression de grand trip psychédélique énergétique. Des petits japonais orphelins combattent l’adversité en montant un groupe de rock punk et le résultat est des plus jouissifs. Couleurs acidulées, rythme épileptique, un grand film régressif à découvrir en salles le plus vite possible, dès que les cinémas rouvriront. Little Zombies est un vrai Ovni venu du Japon, il ne faut pas bouder son plaisir.
8- Le père de Nafi
Autre film vu en projection presse, Le père de Nafi a fait l’objet d’un article sur Publik’Art. Variation de Roméo et Juliette dans un contexte sénégalais empreint de montée islamiste et de querelle familiale, le film émeut par sa tragédie inévitable et son atmosphère ultra réaliste. Les protagonistes sont saisissant de crédibilité, vivement la sortie en salles de ce film représentatif du dynamisme actuel du cinéma africain.
7- Chained
Premier volet d’une trilogie réalisée par Yaron Shani, Chained montre le reflet subjectif d’une relation amoureuse qui se délite petit à petit au point de vue du mari. Réalisme extrême, émotion croissante, les repères intangibles du policier se défont au fur et à mesure de son impossibilité à faire évoluer la situation de son couple comme il le souhaiterait. Difficile de rester insensible à cette belle démonstration réalisée sans cynisme ni ironie, dans une atmosphère de plus en plus apocalyptique. Où comment les joies les plus immenses comme les malheurs les plus tristes peuvent éclore du quotidien le plus lambda…
6- Lucky Strike
Le cinéma coréen sait enchainer les surprises année après année. Lucky Strike en est un parfait exemple avec cette galerie de personnages à la recherche d’un sac rempli de billets. Les péripéties s’enchainent de manière de plus en plus virtuose alors que les cadavres et les inimités conduisent à des situations inextricables et à des règlements de comptes sanglants. Pas un film pour tous les publics et plus qu’un exercice de style, Lucky Strike est une bombe jouissive à découvrir en VOD et DVD, article disponible sur Publik’Art.
5- De Gaulle
De Gaulle est un film historique rêche et réaliste dépeignant l’ascension d’un personnage hors-norme plongé dans un contexte historique retors. Très peu de grand spectacle et beaucoup de palabres pour décrire un personnage droit dans ses bottes, dévoué à sa famille et fier comme un bouc, incapable de se dédire et de faire des compromis. Les fans d’histoire seront comblés, ceux de Lambert Wilson également. Le rythme du film met en exergue l’urgence de la situation alors que la France est toute prête de tomber dans l’escarcelle nazie. Un film à découvrir.
4- Le Capital au XXIe siècle
Autre article paru sur Publik’Art suite à une projection presse, Le capital au XXIe siècle est une brillante démonstration expliquant les montés des inégalités dans ce bas monde. L’ouvrage de Thomas Pikéty sert de support à des interventions de brillants économistes pour étayer un récit historique, depuis la fin du XVIIIe siècle, par delà les crises et les évolutions, pour montrer que rien n’arrive par hasard. Le film est d’une pédagogie sans faille pour un résultat limpide et accessible à tous. Le documentaire de l’année 2020.
3- The climb
La comédie de l’année 2020 est américaine. The Climb suit deux amis à la relation particulière, c’est le moins que l’on puisse dire. Même anxiogènes, leurs liens les font se croiser encore et encore dans des épisodes de vie aussi tragiques que désopilants. L’un et l’autre alternent les baisses de forme et les rebonds, parfois au dépens de l’autre pour des règlements de compte inoubliables. Difficile de ne pas fondre devant ce film ahurissant d’humour cynique irrésistible. Michael Angelo Covino enchaine lees scènes cultes à ne pas manquer.
2- L’ombre de Staline
Le drame cinématographique de l’année 2020. Un journaliste part en URSS au début des années 30 pour comprendre les raisons du succès économique de ce pays dirigé d’une main de fer par le dictateur Staline qu’il souhaite également interviewer. Ce qu’il va découvrir va le surprendre au delà du possible. L’ombre de Staline évoque de manière glaçante le génocide du peuple ukrainien froidement organisé par Staline. Des scènes à la limite de l’insoutenable n’y vont pas par quatre chemins pour étayer la thèse du crime de masse. Un film pas facile mais nécessaire.
1- La communion
Le film de l’année 2020 est polonais. Un jeune voyou s’enfuit pour échapper à la police, il atterrit dans un petit village où il trouve la couverture parfaite. Il se fait passer pour le prêtre remplaçant et devient un véritable guide spirituel pour la petite communauté, révélant les craintes silencieuses et rapprochant les ouailles avec talent. L’acteur principal est surprenant de conviction dans un film qui soulève des tonnes d’émotion. Et que dire du dénouement… aussi tragique qu’inévitable. Un vrai film à voir et revoir pour en découvrir la touchante subtilité.
2020, l’année des émotions et des événements contrastés.
A l’heure où la réouverture des salles de cinéma vient une nouvelle fois d’être repoussée, nous voilà de plus en plus confronté à la triste réalité d’un univers contemporain où le 7e Art est simplement devenu un consommable lambda. Le contexte sanitaire exceptionnel de l’année 2020, amené à se prolonger dans le temps, nous a indubitablement classé dans la case « non-essentiel ». Et pour cause, le cinéma ne sait pas faire évader l’esprit durant 2 heures. Le cinéma n’est pas vecteur de transmission de culture, d’éducation, de savoir. Le cinéma ne nourrit pas le corps de millions de personnes à travers le monde, que ce soit lors de tournages, de distributions, de conceptions et bien évidemment de diffusions. « Non-essentiel » et dangereux. C’est pour cela qu’on se contentera de petits écrans, de pages de publicité le dimanche soir, de lumières et de bruits parasites pour découvrir les prochains Spielberg, Kechiche, Shyamalan ou autre Pixar. Ironique ou pas, je crois fermement en la capacité de rebond du cinéma, de notre système vertueux envié de part le monde, en notre capacité d’adaptation qui nous fera découvrir un TOP 2021 plus riche que jamais. En salle.
10 – Possessor (Brandon Cronenberg – Canada).
Une année à vomir ? Pas sur le plan des découvertes.
Nous avions découvert médusé et enthousiaste « le fils de » avec son premier film, le déjà envoutant Antiviral en 2012. C’est peu de dire que son retour 8 ans plus tard nous a littéralement estomaqué. Si vous aviez un doute sur la filiation cinématographique de Brandon, ils seront levé dès des premières minutes de Possessor : esthétique parfaite et glacée, intrigue profondément technocratique et surtout sévices corporels appuyés. Rien de gratuit ou presque pour une oeuvre radicale qui installe définitivement la dynastie Cronenberg. Un choc à ne pas mettre devant tous les yeux.
9 – Deux (Filippo Meneghetti – France).
Un pas de deux qui représentera la France aux Oscars.
Signé un premier film d’une telle qualité sur un sujet sous-traité et si peu glamour, l’Italien Filippo Meneghettimérite amplement cette sélection aux Oscars pour représenter notre pays. Histoire d’un amour tabou et contrasté entre deux femmes d’un certain âge portée par les impeccables Martine Chevallier et Barbara Sukowa, Deux instaure une ambiance feutrée où les petits gestes du quotidien mâtinent un thriller domestique de haute volée. Petit bonus, les lieux de tournages dans Montpellier et ses alentours.
8 – The Nest (Sean Durkin – Angleterre).
Le couple de l’année 2020 est attribué à Carrie Coon et Jude Law. Ou pas.
Thriller domestique, partie 2. Après le remarqué Martha Marcy May Marlene, Sean Durkin avait disparu des radars pour réapparaitre avec le Grand Prix de Deauville 2020. Il est peu dire que vu la difficulté des grands festivals à pouvoir se dérouler (RIP Cannes 2020), le moindre bruissement qualitatif soulève l’attention. The Nest ou le nid, d’apparence douillet et victorien ici, mérite amplement le détour. Derrière une esthétisme à tomber, Durkin peint la déliquescence d’un couple en apparence parfait. Carrie Coon irradie l’écran et Jude Law trouve là un de ses meilleur rôle depuis des lustres. Brillant coup de scalpel.
7 – Tenet (Christopher Nolan – USA).
A tombeau ouvert ou cadavre exquis ?
Palindrome remarquable et remarqué comme étant l’un des seul gros à avoir joué sa peau sur grand écran en 2020 (avec le réjouissant Greenland), Tenet possède les qualités et les défauts des derniers films de son auteur, et de manière exacerbée. Démentiel par ses séquences d’action hyper-chorégraphiées, le dernier Nolan souffre d’un autisme tout-public voulant que son tiroir à twists soit dévoilé dès le premier quart d’heure. Portant ce film, qui appelle nécessairement une visionnage multiple pour en saisir toutes les subtilités et s’en assurer une lisibilité saine (si possible !), John David Washington assure (aussi) magistralement la lignée de son patronyme sur les pas prestigieux de son père Denzel. Agaçant et virtuose.
6 – MONOS (Alejandro Landes – Colombie)
Quand le 7e Art tutoie les cimes.
Deux pépites en deux années pour le cinéma colombien. Toujours avec un soucis du détail et de l’esthétisme dévoué au grand écran. J’insiste bien sur cela tant la découverte de ce deuxième long-métrage d’Alejandro Landes se doit de se faire dans des conditions optimales. Une plongée immersive totale dans le quotidien d’un camp de jeunes guérilleros perchés dans les montagnes, soulignée par une violence psychologique et physique hallucinante de réalisme. Une exigence qualitative exceptionnelle.
5 – Tout simplement noir (Jean-Pascal Zadi & John Wax – France).
Le mocumentaire de l’année n’est pas le retour de Borat.
Au-delà d’être une potacherie sans nom portée par la crème des humoristes hexagonales, Tout simplement noir démontre qu’on peut rire de tout en abordant des sujets sociétaux délicats hautement d’actualité. Misant grandement sur sa gouaille hors-norme, Jean-Pascal Zadi s’empare de la cause Noire en France et en fait un brûlot totalement politiquement incorrect où vos zygomatiques iront passer leurs meilleurs moments de l’année. Et que dire de cette scène où Lucien Jean-Baptiste dévoile une facette qu’on ne lui connaissait pas après l’utilisation du terme « bounty ». Une des meilleure comédie française depuis des lustres !
4 – Le lac aux oies sauvages (Diao Yi’nan – Chine).
Distances de sécurité presque respectées.
On aurait tant souhaité que ce soit la seule déflagration venant de Chine à dévorer la planète. Hélas. A année exceptionnelle, petite entorse au règlement permis : en effet, Le lac aux oies sauvages est sorti chez nous en toute fin d’année 2019. Visionné en début 2020, je m’autorise donc de placer ce délicieux thriller de Diao Yi’nan parmi les grandes séances à retenir. De par sa langueur envoutante, de part son esthétisme rare, de part sa narration simple et complexe à la fois. Le magnétisme diffusé par Ge Hu, son interprète principal y est pour beaucoup également. Pur diamant noir.
3 – Le père – Otac (Srdan Golubovic – Serbie).
Le plus beau rôle de l’année, le plus beau rôle d’une vie : Père.
Nouvelle légère entorse aux règles de sélection cette année avec Le père (Otac) qui n’avait pas de distributeur en France au moment où il a remporté l’Antigone d’or du Meilleur Film au 42e Festival Cinemed de Montpellier. C’est aussi le dernier long-métrage que j’ai eu la chance de voir en cette année tronquée. Un joyau venue de Serbie narrant le courage et la résilience immense d’un homme auquel la vie et la bureaucratie de son pays a tout pris. Porté par le regard fiévreux de Goran Bogdan, véritable révélation, ce père, qui semble avoir sur lui toute la misère du monde, offre une véritable oxygénation à l’espèce humaine par cette force de caractère unique et universelle. Un uppercut humaniste, véritable ode à l’espoir, à distribuer d’urgence dans nos salles hexagonales.
2 – Queen & Slim (Merita Matsoukas – USA).
Black lives matter. En toute simplicité.
Si les USA n’ont pas pu envahir comme ils le souhaitaient nos salles obscures avec leurs blockbusters, cela n’a pas empêché quelques perles Indie de tracer leurs routes. A la manière de ces Bonnie & Clyde du XXIe siècle que sont Queen & Slim. Remarquablement postérisé par Daniel Kaluuya et Jodie Turner-Smith, le couple de l’année (élu sans effort) se forme au détour d’un fait divers malheureusement trop commun aux States : un contrôle au faciès trop appuyé. S’en suit un road trip enrichi de joutes verbales délicieuses, de réflexions aigre-douces et de situations ubuesques à l’humour noir appuyé. Un film d’actualité au culte certain.
1 – Madre (Rodrigo Sorogoyen – Espagne).
Marta Nieto envahit les cadres immenses de Sorogoyen.
Prenez un bon bol d’air avant de vous lancer dans Madre. Le décollage ne pardonne pas. Asphyxiant, anxiogène, prenant aux tripes, imprimant la rétine, vous laissant pantelant après avoir agressé vos accoudoirs durant 10 petites minutes. Estomaqué, nous venons d’assisté au plus grand moment de cinéma de l’année 2020. Grand bol d’air, direction l’Atlantique pour retrouver cette mère courage incarnée plus qu’il ne le faudrait par Marta Nieto. Le ton a changé, le rythme aussi, un autre film débute. Rodrigo Sorogoyen prend alors son temps pour rendre hommage à toutes ces femmes qui deviennent mère et qui, du jour au lendemain, laissent tout tomber pour l’être enfanté. Un déchirement magnifié par le cinéaste espagnol. Un sommet.
Le batteur surdoué Stéphane Edouard publie enfin son premier album solo après une riche carrière de musicien accompagnateur de talent. Pondicergy Airlines fait le pont entre son pays d’origine, l’Inde, et la ville de son enfance, Cercy, et fait le plein de surprises au carrefour des influences et des courants musicaux. Le jazzman ose un réjouissant croisement musical pour une oeuvre ensorcelante à paraitre en janvier 2021.
Un melting pot enthousiasmant
Peu connu du grand public, il suffit de regarder la liste des artistes avec qui Stéphane Edouard a déjà travaillé pour comprendre que ce n’est pas n’importe qui. Daby Touré, Sixun, Michel Jonasz, Maurane, Nguyên Lê, Franck McComb, Karim Ziad, Electro Deluxe, Dhafer Youssef, Bojan Z, Julia Sarr, Pierre De Bethmann, Alfio Origlio, Eric Legnini, Christophe Wallemme, Magic Malik, Vincent Peirani, David Linx, Ibrahim Maalouf, Andy Narrell, Gene Lake, Aldo Romano, Antoine Hervé, Louis et François Moutin l’ont fait participer à leurs oeuvres pour y instiller son gout de l’improvisation et ses capacités rythmiques reconnues. Le batteur jazz manie l’aisance et l’exigence dans une première oeuvre solo foisonnante où il brasses ses envies et ses inspirations. Né à Cergy en France, Stéphane Edouard est issu d’une famillevenue du sud de l’Inde et il a été bercé dans la musique dès son plus jeune âge entre hymnes de Bollywood et musiques hindoustanie et carnatique aux rythmes si particuliers. Il débute les percussions dès l’âge de 7 ans, et la batterie à 12 ans à l’âge où l’énergie rock fait frétiller les membres pour ne plus jamais les lâcher. Son premier album permet d’avoir plus qu’un aperçu de ses capacités de percussionniste et de batteur avec un foisonnement d’influences où l’art de l’improvisation fait se mélanger influences indiennes et occidentales entre classique, musique orientale, jazz et racines indiennes. En plus de la batterie et des percussions, Stéphane Edouard démontre également ses talents au clavier, au ghatam et au chant sur un album avant tout personnel où il peut exprimer sa sensibilité personnelle.
En compagnie d’un groupe de plus de vingt musiciens issus de cultures différentes, Stéphane Edouard est tantôt accompagnateur tantôt soliste pour une atmosphère souvent planante et des morceaux tous différents, composés comme des pièces uniques. Le clip de Pondicergy Arilines est à découvrir pour plonger dans un univers multicolore et apaisant.
La maison Vidal-Fleury a été fondée en 1781 et sa renommée est devenue internationale. Les premiers contacts avec son premier pays à l’export, les États-Unis, remontent à 1787. Vidal-Fleury fait aujourd’hui partie des Maisons emblématiques de Côte-Rôtie et est encore aujourd’hui la plus ancienne Maison rhodanienne toujours en activité et sa philosophie n’a pas bougé, travailler de bons raisins de terroirs sélectionnés de la Vallée du Rhône en se donnant le temps nécessaire à l’élevage et au vieillissement pour une pleine maturité des vins.
Un vin représentatif de la qualité de la maison Vidal-Fleury
La Maison Vidal-Fleury utilise une grande diversité des cépages rhodaniens et reste attachée aux assemblages historiques qui font la réputation de la Vallée du Rhône et la spécificité de chacun des terroirs septentrionaux et méridionaux. Au Nord : la Syrah, le seul cépage rouge parfois agrémenté de raisin blanc comme le Viognier en Côte-Rôtie. Pour les blancs le Viognier, la Marsanne et la Roussanne. Au Sud, Vidal-Fleury se base en rouge sur l’association fondatrice des vins méridionaux, le Grenache, la Syrah et le Mourvèdre. Pour les blancs, le Viognier est suivi du Grenache blanc, de la Clairette, de la Roussanne. La Maison multiplie les appellations, Côte-Rôtie, Condrieu, Saint-Joseph, Cornas, Hermitage et Crozes-Hermitage au nord; Châteauneuf-duPape, Gigondas, Vacqueyras, Tavel, Cairanne, Côtes-du-Rhône Villages, Côtes-du-Rhône, Ventoux et Muscat de Beaumes-de-Venise au sud. Le Saint-Joseph 2017 se compose de 100% de Syrah et se distingue par un rouge profond avec des reflets sombres signe d’un vin riche. Le nez est très fruité et croquant avec des touches de cassis, épices (muscade, poivre), eucalyptus, notes minérales. La bouche est fraiche et tannique avec un équilibre gourmand entre le fruit et l’épice. Une touche boisée. Une grande longueur tant en structure qu’en arôme pour un vin droit et ferme. Le vin peut-être consommé à la température de 18°C avec une ouverture 2 heures avant dégustation. Le vin se conserve jusqu’à 10 ans et se déguste avec de la Viande rouge, du carpaccio de bœuf au parmesan, de la terrine de lapin, du faisan rôti, des grillades de viande rouge et du fromage gras de caractère comme du gouda vieux ou du cantal. Proposé au prix de 25,25 euros, c’est un vin à découvrir rapidement!
Publireportage:
Le vignoble en commun avec Guigal : un total de 62 ha, l’un des plus importants vignobles du Rhône Nord – Côte-Rôtie 35 ha, Condrieu 12 ha, Saint-Joseph 11 ha, Crozes-Hermitage 4 ha.
Les outils : 20 M€ d’investissements en 2008 dans une cave de 9 000 m2 sur deux niveaux, essentiellement dédiée à l’élevage, qui permet à Vidal-Fleury d’envisager sereinement une croissance par 5 sans aucune concession sur la qualité des vins. La capacité de logement en cuve inox et sous-bois (foudres et pièces) permet de se donner le temps de l’élevage la température et de l’hygrométrie. La filtration se fait en une seule étape grâce à la durée de l’élevage et au filtre tangentiel, une technique plus respectueuse du vin et de l’environnement. L’embouteillage à 10 000 bouteilles/heure est robotisé et automatisé partout où cela est possible. Le chai de vieillissement peut accueillir jusqu’à 700 000 bouteilles.
Mise en marché : près d’un million de bouteilles par an.
Distribution sélective en France : 30 % des ventes, essentiellement sur le circuit traditionnel, le CHR étant le plus important, puis la vente aux particuliers. Le marché des cavistes est en cours de développement. Les ventes via des sites spécialisés sur internet prennent de l’importance. Les GMS seulement en foire aux vins, de façon sélective par souci d’image et de cohérence de prix, et avec l’objectif premier de faire connaître et déguster les vins.
Exportation : 70 % des vins sont expédiés dans un grand nombre de pays souvent lointains dépassant les frontières de l’Europe, parmi les plus importants se trouvent les USA (le premier marché), l’Europe du Nord (Pays-Bas, Danemark, Scandinavie, Grande-Bretagne…), le Canada, le Japon, puis la Chine, la Corée, l’Islande, le Brésil, la Russie, l’Indonésie… (plus de 20 pays).
HOFESH SHECHTER COMPANY CHORÉGRAPHIE & MUSIQUE : HOFESH SHECHTER, photo DR
Hofesh Shechter ou la danse indomptée à voir en direct
Pour l’artiste, Hofesh Shechter la danse est une affaire d’énergie et d’extrêmes : de la pénombre à la surexposition lumineuse, des harmonies lancinantes aux décharges sonores, de la danse libératrice à l’aliénation de la meute. Furieuse et incarnée, celle-ci alterne solos/duos et tableaux d’ensemble, en les braquant. Et elle s’accompagne toujours d’une musique tonique, voire tonitruante, entre rock sale et harmonies moyen-orientales, qu’il compose lui-même, en dialogue avec la musique.
«Ce n’est pas une pièce philosophique, prévient-il, c’est de la danse, alors ça revient toujours à l’énergie – et d’abord celle des danseurs qui évoquent un groupe d’adeptes enthousiastes ou de suiveurs soumis à des diktats opprimants.» Political Mother ce sont donc des enjeux de pouvoir et d’émulation qu’on retrouve tant dans l’arène politique que dans la cellule familiale, d’où le titre de la pièce. Political Mother carbure à l’ambiguïté des sentiments d’amour/haine, d’empathie/domination. «Ce qui est intéressant, c’est d’expérimenter les différences et les liens émotifs, et d’explorer le matériel gestuel, sonore et musical en rapport avec tout ça.»
Au-delà des mots
Shechter s’intéresse d’abord à ce qu’on peut apprendre humainement du langage brut de la danse, de la musique et de la performance scénique. Comment faire autrement quand les tensions à l’oeuvre dans le monde ne suivent elles-mêmes aucune logique? Quand on lui demande s’il y a plus de rage que de tendresse dans son travail, il formule le souhait que les deux s’équilibrent. Le «chaos massif» de sa pièce reste encore bien celui d’une ville écrasée sous les tirs des AK-47. La pièce parle de «destruction pour nous aider à nous concentrer sur les corps».
Son oeuvre n’a pourtant rien à voir avec la guerre, hormis peut-être les émotions radicales qu’elle brasse et qui tiraillent les humains. Mais Israël demeure après tout sa terre natale, coeur d’un déchirement géopolitique insondable. Il a aussi été formé à la Batsheva Dance Company d’Ohad Naharin, dont il se réclame encore aujourd’hui.
Sa danse en porte la marque, avec une influence marquée de Wim Vandekeybus (qu’il a côtoyé au sein de la Batsheva): physiquement puissante, tragique dans l’exultation, émanant d’un propos sociopolitique sous-jacent, latent, qui ne se manifeste jamais de manière logique ou littérale. Si quelques fragments de texte traversent Political Mother, il s’en sert «comme un écho».
Aujourd’hui, Shechter II, la compagnie junior qui donne pendant un an une expérience professionnelle à de jeunes talents venus du monde entier, propose une version révisée, sur un nouvel enregistrement de la musique évoquant, comme la danse, l’univers militaire autant que la fête populaire. Et les sujets de Political Mother – le totalitarisme et la violence idéologique – sont plus actuels que jamais.
4 DIRECTS sont proposés par le Théâtre de la Ville : c’est ici
samedi 26 décembre 16h en DIRECT
mardi 29 décembre 21h en DIRECT
samedi 2 janvier 11h en DIRECT
dimanche 3 janvier 22h en DIRECT
Le château de la Jaubertie propose deux cuvées à découvrir. Au Château de La Jaubertie, une grande attention est prêtée aux détails et des méthodes naturelles sont privilégiées, par exemple des sélections massales provenant de la propriété pour le Sauvignon, le Sémillon et le Cabernet sauvignon, et de Saint Émilion pour le Cabernet franc, des vinifications sur mesure… Le Château de la Jaubertie, certifié Agriculture Biologique depuis 2008, affirme les particularités climatiques, historiques, culturelles et agricoles de son environnement.
Composé de 60% de Merlot, de 30% Malbec et de 10% Cabernet Franc, ce vin rouge est un vin plaisir et le résultat d’une gestion attentionnée du vignoble et d’une grande maîtrise de la vinification. A l’œil, sa robe est d’un rubis profond. Le nez est vif et frais, gourmand de fruits rouges griotte-framboise, tabac blond, herbes aromatiques thym-romarin, muscade. La bouche est fruitée, minérale et longue. Le vin accompagne parfaitement une tarte aux champignons, une côte de bœuf, de la pintade aux girolles et du saint-nectaire. Proposé au prix TTC départ Château de 7,25 euros, le vin est également distribué en CHR et chez les cavistes.
Composé de 40 % de Sémillon (sélection massale de la propriété), 40 % de Sauvignon blanc et 20 % de Chenin blanc, le vin arbore une belle robe jaune intense. Le nez a des arômes de fruits secs-raisin, de noix, d’épices douces clou de girofle-cardamome. La bouche est ample et croquante, orientée fruits à chair blanche poire-pomme, minérale, assez longue, saline en finale. Le vin se marie avec du boudin blanc au pommes, du poulet à la citronnelle, du sauté de veau au gingembre, du comté ou de la tarte tatin. Son Prix TTC départ Château est 8,90 euros, le vin est également distribué en CHR et chez les cavistes.
Publireportage: Couvrant 50 hectares situés au bord de l’appellation Monbazillac, notre vignoble propose des cépages similaires à ceux que l’on trouve dans le bordelais tout en affirmant des particularités liées à son environnement. Le climat est mi continental – mi océanique avec des étés secs favorables à l’agriculture biologique mais un printemps parfois très humides impliquant un risque de mildiou. Les cépages blancs (26 ha) comprennent le Sauvignon, le Sémillon et la Muscadelle, ainsi que 3,3 ha de Chardonnay et depuis peu 2,2 ha de Chenin. On retrouve parmi les cépages rouges (24 ha) le Merlot, le Malbec, le Cabernet franc, le Cabernet sauvignon et deux anciens cépages typiques du sud-ouest : le Mérille et le Fer Servadou. La densité est de 5 500 pieds/ha pour les blancs et 5 000 pieds/ha pour les rouges. Toutes les vignes sont palissées en vertical et taillées soit à latte, soit à courson. Depuis 2008, toutes les nouvelles plantations sont issues de sélections massales provenant de la propriété pour le Sauvignon, le Sémillon et le Cabernet sauvignon, et de Saint Emilion pour le Cabernet franc.
C’est à un beau tour de France que nous convie ce dossier consacré à la Saint-Valentin2021. Des vins provenant de toutes les régions de l’hexagone avec une multiplication des cépages et des appellations pour faire découvrir des cuvées aux doux noms romantiques et aux qualités œnologiques certaines, du Beaujolais au Roussillon en passant par la Savoie et la Bourgogne. Ce sont pas moins de 5 cuvées qui ont été dégustées pour de belles découvertes!
Ce Crémant de Savoie du Domaine Château de la Violette – Charles-Henri Gayet, Les Vignerons Savoyards – se compose de 100% de Jacquère. Le Crémant de Savoie est élaboré avec la même méthode traditionnelle qui est utilisée pour élaborer le Champagne. Vendange manuelle du raisin dans des caisses percées puis une sélection des jus à la sortie du pressoir. Ensuite, il y a une seconde fermentation dans la bouteille avec la prise de mousse et une élevage sur lattes pendant 12 mois minimum avant le dégorgement. Le dosage de la liqueur d’expédition est léger ce qui permet de garder un produit brut. Avec sa bulle fine et sa robe dorée lumineuse, il démontre de belles qualités de finesse et de minéralité au nez. La bouche est harmonieuse, citronnée jusque dans la jolie longueur. Il se marie idéalement avec un apéritif, des entremets et des desserts fruités. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son Prix TTC départ cave est de 9,50 euros.
Ce vin se compose de 100% de Mondeuse. Produit à hauteur d’environ 5 000 bouteilles par an, les raisins proviennent de la commune de Chignin avec une exposition plein Sud sur des sols argile rouge. La Mondeuse est cultivée sur des parcelles de 70 ans avec un rendement moyen de 55 hl/ha et une récolte effectuée à la main. Sa couleur est soutenue avec une robe rubis et des reflets fauves et mauves. Sanguin dans la présentation, le nez révèle la fraicheur friande d’une expression au caractère agreste, où le fruit généreux est entouré de notes champêtres et épicées (violette, myrtille et guimauve, poivre, cacao et piment, sève). La bouche est ample et veloutée, énergique et gourmande, pimentée et croquante jusque dans la longueur. Le vin se déguste avec des coquillages et des crustacés aux copeaux de cèpes ou une épaule d’agneau confite aux épices douces. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 11,10 euros.
Moelleux Eau bénite de cave Janoueix – 1eres cotes de Bordeaux
Composé de 100% de Sémillon, ce vin se distingue par sa belle robe or profond. Le nez est élégant et intense, suave et frais, avec des notes de fruits confits. La bouche est ample, gourmande et fruitée jusque dans la jolie longueur. Ce vin se présente idéalement à l’apéritif avec des toasts au roquefort, du foie gras poêlé au raisin, du poulet à la crème, du chèvre frais au miel ou un sorbet poire-melon. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 10,25 euros.
Composé de 65% de Sémillon, 25% de Sauvignon blanc et 10% de Muscadelle, le vin apparait avec une belle robe dorée. Le nez est mûr avec des touches de mirabelle, abricot et poire et du poivre gris. La bouche est ample et fondue, citronnée et fraîche. Le vin se marie très bien avec du foie gras, de la terrine de poisson, du Bleu de Bresse et une tarte aux pommes. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 13,00 euros les 50 cl.
Coteaux du Vendomois Charme aux dames Méthode traditionnelle Brut blanc
Composé de 80% de Chenin blanc et 20 % de Chardonnay, le vin se distingue par sa bulle fine et sa robe dorée. Le nez est fin pomme-raisin, miel, une touche caramel et noix fraîche. La bouche est fraîche et fruitée avec une jolie longueur sur une note agrumée. Le vin se déguste à apéritif et avec verrine d’avocat et Saint-Jacques ou du chaource. Distribué en vente directe, en CHR et chez les cavistes, son prix TTC départ cave est de 5,00 euros.
Azizam dresse un portrait hyper réaliste de l’Iran d’aujourd’hui. 3 enfants se déchirent à la mort de leur mère pour récupérer la meilleur part d’un héritage inespéré. Le père veuf est désemparé par l’attitude belliqueuse de ses enfants. Gelsomino et Valeria Guffanti en profitent pour montrer en arrière plan un pays évolué aux mœurs loin d’être différentes des nôtres, avec surtout les mêmes travers. Rivalités, cupidité, égoïsme, le plus difficile est de sauvegarder des liens familiaux rendus fragiles par les caprices de chacun. Azizam (Charmant, cher en persan) est une BD douce amère entre Comedia del Arte et Santa Barbara pour un moment de lecture entre rire et réflexion.
Une BD loin des stéréotypes
L’Iran est synonyme pour beaucoup d’islamisme radical, de menace géopolitique et d’obscurantisme. Le cinéma montre souvent des facettes méconnues de ce pays où les habitants rencontrent souvent les mêmes problèmes que les occidentaux. Problèmes d’argent, rancœurs familiales, égoïsme, les travers sont universels comme le montre très bien la BD Azizam. La fratrie se déchire à la mort de la matriarche, les complots se trament entre frères pour isoler la sœur pendant que le père ne sait pas comment unir à nouveau les membres de ma famille déchirée. Le script rappelle tant de films italiens des années 50 ou 60 avec des tons de comédie piquante, avec toujours l’espoir que chacun mette finalement de l’eau dans son vin pour réunir tout le monde. C’est ici un peu plus compliqué, la loi islamique donne un droit supérieur à l’ainé en cas d’héritage, pipant les dés et portant les germes de la discorde. La BD évoque aussi le temps ancien où les mollahs n’étaient pas encore au pouvoir, avec les espoirs de libération de la femme et de mœurs progressistes que l’instauration de la charia a annihilé. C’est aussi l’éternelle incompréhension des enfants envers leurs parents qui est pointée du doigt pour une réflexion jamais moralisatrice sur la difficulté d’élever une famille. Les dessins très dynamiques de Valeria Guffanti rappellent certains mangas pour une modernité rafraichissante qui abolit les distances et permet de souligner la grande empathie créée par le scénario de Gelsomino.
Azizam dresse un pont rempli de bienveillance entre orient et occident pour montrer que les familles rencontrent les mêmes problèmes partout dans le monde quels que soient les langues et les cultures. Azizam est un moment de lecture touchant qui vise à souligner le meilleur en chacun de nous pour combattre les rancœurs familiales stériles et inutiles.
Synopsis: Téhéran. A la mort de sa femme, Amir et ses trois enfants : Shirin, Reza et Mohammad découvrent que celle-ci a légué un véritable trésor dont nul n’avait connaissance : un terrain agricole de trois hectares. Si les garçons héritent de la plus grosse part du gâteau, comme le veut la loi iranienne, Shirin découvre quant à elle que sa part contient un trésor inestimable : un noyer. S’ensuit une querelle entre la soeur et ses deux frères jaloux qui n’auront de cesse d’essayer de récupérer cette parcelle de terrain et son arbre tant convoités. Face à cela Amir, se retrouve désemparé face à des enfants qu’il ne reconnait plus. Avec Azizam, Gelsomino et Valeria Guffanti dressent avec sensibilité et humour le tableau d’une famille iranienne, bien loin des éternels stéréotypes. Un récit au croisement des cultures et à la portée universelle.
Jiří Kylián: « Working On », le documentaire à voir sur son langage chorégraphique
Le documentaire Working On, tourné à l’Opéra de Lyon, présente l’apprentissage du langage chorégraphique des pièces Gods and Dogs et 14 »20′ du chorégraphe Jiří Kylián.
Les interprètes du Ballet ont été filmés pendant les répétitions du spectacle qui devait être présenté en novembre 2020. Le processus de travail du danseur et des équipes artistiques est décrit dans la singularité de chaque oeuvre. Une interview exclusive de Jiří Kylián est également à découvrir dans ce documentaire.
A voir samedi 19 décembre à 17h
Durée : 20 min
Réalisation : Tommy Pascal / La Belle Télé Production : Opéra de Lyon
A l’extrémité du Val de Loire et non loin de Paris, l’appellation Coteaux du Vendômois propose ses cuvées 2019 et 2018 en vin rouge. Les vignerons sont très satisfaits du millésime 2019, beau et fruité, solide et aux vins typés pour la table. Les vins rouges de l’appellation sont un assemblage des trois cépages principaux – Pineau d’Aunis, Cabernet franc et Pinot noir, avec parfois une touche de Gamay. Deux productions ont fait l’objet d’une dégustation pour constater la toujours très grande qualité des vins de l’appellation Coteaux du Vendômois.
Domaine Colin, cuvée Pierre-François 2019 Bio
Composé des Cépages Pineau d’Aunis pour 65 %, Pinot Noir pour 30 % et Cabernet Franc pour 5 %, ce vin se distingue à l’œil par sa robe cerise. Le nez est mûr et complexe avec des touches de fruits noirs, de cuir, de cigare et d’épicé poivre gris-clou de girofle. La bouche est gourmande, ample et fondue avec des tanins veloutés jusque dans une jolie longueur. Le vin accompagne idéalement un jambon de pays, une terrine de campagne, un bœuf bourguignon, une moussaka ou un gouda. Disponible en vente directe et en ligne, chez les cavistes et en CHR, son prix de départ cave s’élève à 9,00 euros.
Cave coopérative du Vendômois, cuvée Prestige 2017
Le Prestige 2017 Coteaux du Vendômois se compose de 51 % de Pineau d’Aunis, 23 % de Pinot noir et 26 % de Cabernet franc. Sa robe est rouge rubis intense et brillante. Le nez est complexe, floral pivoine, fruits noirs mûrs griotte et myrtille- pruneau. La bouche est gourmande, ample, puissante et longue avec des tanins fins et soyeux, fruitée mûre-fraise, épices douces cannelle-poivre noir jusqu’en finale. Le vin accompagne parfaitement du magret de canard au miel et quatre épices, un pigeon au poivre, des volailles en croûte de sel ou aux groseilles et du Saint Maure. Disponible en vente directe et chez les cavistes, le vin est proposé au prix TTC départ cave de 6,20 euros.
Publireportage: L’AOP Coteaux du Vendômois s’étend sur 28 communes dans le pays des boucles du Loir, entre Vendôme et Montoire, dans cette région où les coteaux sont truffés d’habitations troglodytiques et de caves taillées dans le tuffeau. Les 350 hectares de vignes sont plantés sur les rives du Loir, sur des coteaux exposés au sud, à une distance d’environ 1,5 km de la rivière Loir. L’appellation en quelques chiffres • 350 hectares de vignes • 125 hectares revendiqués en AOP en 2017 • 10 vignerons en caves particulières et 10 regroupés au sein de la cave coopérative créée en 1929 • en année pleine, 6 000 hectolitres d’AOP Coteaux du Vendômois dont 2 000 hectolitres de vin rouge, 2 500 hectolitres de gris et 900 hectolitres de blanc