Le cannabis est un sujet des plus clivants et comme souvent, chacun a son opinion sur le sujet, pas toujours très fondée et souvent parasitée par des idées fausses. Les éditions Jouvence proposent de faire le tri avec un ouvrage clair et précis, riche en données factuelles et en témoignages éclairants. Dans une mise en page aérée et facilitant l’immersion dans 176 pages, quand même, le lecteur pourra se faire une idée plus lumineuse sur une plante aux vertus nombreuses mais également aux dangers prouvés médicalement. De quoi briller en société et faire taire les grandes bouches.
Une analyse très sérieuse sur un sujet souvent dévoyé
Pour le plus grand nombre, le cannabis est synonyme de trafics mondiaux crapuleux, de sommes gigantesques en jeu, de débilisation avancée de ses utilisateurs et de crime organisé. Pourtant l’ouvrage reprend le fil de l’histoire, depuis les premières utilisations de cette plante aux vertus thérapeutiques prouvées mais, par la suite, souvent placées en second plan derrière ses effets plus délétères. Les paradis artificiels ont été vantés par Baudelaire et toute une large clique littéraire dans un esprit assez confidentiel jusqu’à sa diffusion plus large dans toutes les strates des sociétés occidentales. L’ouvrage apporte des éléments de réflexion à tous types de questions, qualitatives ou quantitatives, avec le recours à des schémas explicatifs et des digressions médicales pour étayer tous les effets de la plante sur l’organisme. Effets sur le cerveau, risques encourus en cas d’utilisation abusive, effets positifs, tout y passe. Ce témoignage d’un malade de la SEP vantant le réconfort de l’usage de la plante montre bien que tout n’est pas que noir ou blanc avec le cannabis. Quant aux chiffres, ils donnent le tournis, nombre d’utilisateurs, masses de capitaux échangés, évolutions, tout est décrypté. Les pages se suivent sans bis repetita grâce à une mise en page qui préfère la flexibilité aux gros blocs de texte indigestes. Le lecteur peut jongler entre différents paragraphes et même réaliser une lecture non linéaire en fonction de ses attentes.
Le livre très sérieux du cannabis apporte une vision didactique sur cette plante au centre de tous les débats. En 176 pages aussi claire qu’aérées, il est possible de se faire une bonne opinion sur ce qu’est et ce que n’est pas cette plante.
Synopsis: Récréatif ou thérapeutique, drogue ou médicament, légal ou illégal, le cannabis est au cœur des débats dans tous les pays. Objet d’un trafic et d’un business mondial, enjeu de santé publique, mais aussi politique, social, et économique, c’est à la fois un antidouleur reconnu depuis l’Antiquité et la substance psychotrope la plus consommée au monde, souvent source d’inspiration pour les artistes. Fondée sur des avis scientifiques et médicaux, et sur des témoignages de consommateurs, de patients et de policiers, voici une enquête aussi exhaustive qu’accessible, qui vous aidera à vous faire votre propre opinion sur un sujet qui divise. Un tabou pour les uns, un totem pour les autres !
Le Chateau de France est un habitué des dégustations de vin sur Publik’Art. La réception de 3 nouvelles cuvées permet de constater la belle constance de ses vins en appellation Pessac-Léognan: Chateau de France2015, Chateau Coquillas 2018 et Bec en Sabot 2019. L’occasion d’une nouvelle dégustation forte en sensations.
Chateau de France 2015 rouge Pessac Leognan
Situé en plein cœur de la prestigieuse appellation Pessac-Léognan au sud de Bordeaux, le Château de France est la propriété depuis 1971 de la famille Thomassin qui a su faire fructifier son beau terroir pour en faire un Grand Cru renommé. Assemblage de 60% de Cabernet Sauvignon et de 40% de Merlot, le Chateau de France 2015 se distingue au premier coup d’œil par sa robe rubis profond. Le nez est intense avec des notes de fruits rouges (cassis, myrtilles, cerises) et de pain d’épices. En bouche, c’est un vin épicé et réglissé avec des tanins élégants et mûrs, des arômes boisés très fins et une note fumée en finale. Il arbore une très belle longueur. Le vin accompagne idéalement une côte de bœuf grillée, un carré d’agneau, un magret de canard, des ris de veau, un soufflé au fromage et une tarte à la poire. Proposé au tarif TTC départ cave de 25,30 euros, c’est un vin de très grande garde qui ne souffrira pas des outrages du temps, bien au contraire.
Chateau Coquillas 2018
Ce Pessac-Léognan rouge est élevé en barriques de 2 à 3 vins pendant 12 mois. Assemblage de 40% de Cabernet Sauvignon et de 60% de Merlot, il arbore une belle robe grenat chatoyant. Au nez, des arômes de cassis, mûres, griottes et Menthol se sont très vite remarquer. En bouche, ce Chateau Coquillas 2018 est un vin stylé et charmeur, associant des notes minérales au fruit et à une belle structure tannique. Il est idéalement à déguster sur toutes viandes grillées ou rôties, ou du brie également brie ou du picodon sec. Proposé au tarif départ cave TTC très attractif de 14,70 euros, c’est une belle découverte à tenter!
Le Bec en Sabot 2019 rouge Pessac-Léognan
Assemblé avec 40% de Cabernet Sauvignon et 60% de Merlot, le Bec en Sabot 2019 est élevé en barriques de 3 vins pendant 6 mois. Sa robe rubis chatoyant augure au nez d’aromes de groseilles, d’airelles, de tabac, de clous de girofle et de framboises. En bouche, se distinguent des flaveurs minérales et des fruits rouges, avec une jolie acidité associé au fruit. Le vin est à déguster idéalement avec du magret de canard, de steak au poivre, de la volaille, du saumon ou de la tarte au cassis. Proposé au tarif départ cave de 11,20 euros, c’est également une belle surprise!
Le duo Korin F., formé de Pierre Thomassian à la composition et de Maxime Grayt à l’écriture, prépare la sortie de son premier album L’Arbre Exponentiel prévu pour le printemps 2021. Après avoir déjà sorti un premier EP CD de voiture en 2018, le tandem d’aventuriers de la pop électronique donne un premier aperçu de leur style musical très cinématographique avec le single Le Bruit des Plantes dans le Béton et son clip réalisé par Max Grayt lui-même.
Un duo entre univers cinéma et chansons électroniques
Korin F. s’inscrit dans le sillage de projets aussi ambitieux que celui échafaudé par Damon Albarn et Jamie Hewlett avec Gorillaz. Le duo se décrit comme des anarchitectes de la chanson électronique avec un univers aussi musical que visuel. Le compositeur Pierre Thomassian et l’auteur/cinéaste Maxime Grayt se revendiquent de l’influence des glorieux ainés Alan Vega, Mamman Sani etJóhann Jóhannsson pour des compositions éclectiques, entre chanson française, sonorités électro et ambiance cinéma. Leur emblème est une casquette à hélice et leurs expériences antérieures soulignent leur déjà grande expérience, avec les groupes Massian et Veni Vidi TV pour Pierre et la réalisation des clips de Marie Madeleine, Coming Soon et Judah Warsky pour Maxime. Ambiances langoureuses de rigueur, entre trip hop et easy listening pour Le bruit des plantes dans le béton pour figurer la difficulté à rompre ses liens pour avancer et se réaliser, par exemple dans un collectif nommé Korin F. Il y a du Air, voire un peu de TelepopMusik dans cette musique planante qui emballe dès la première écoute. L’Arbre Exponentiel pose la question de demain et du passage entre deux époques, ce que le contexte actuel particulier laisse déjà imaginer.
Après avoir été le collectif d’artistes Le Prism Collective, habitué aux teufs délirantes avec ces artistes venus de tous horizons, le duo lance une aventure singulière à découvrir dès le 16 décembre avec le titre Le bruit des plantes dans le béton.
Changer l’eau des fleurs, un superbe roman de Valérie Perrin (Albin Michel)
Avec Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin nous offre son deuxième roman. Une petite pépite !
Tout est simple, dans cette histoire. Tout est à la fois tragique et humain. Tout est bouleversant. Tout est si bien écrit et si beau. C’est à la fois poétique, hors du commun, drôle et triste. Un livre unique. Notre coup de cœur !
Le début de l’histoire
On plonge dans la vie de Violette Toussaint. Une vie comme tout le monde, pourrait-on croire. Mais c’est sans compter sur la cruauté de la vie. Violette est toute jeune quand elle tombe sur Philippe Toussaint. Elle l’aime et lui la dévore dans tous les sens du terme. Ils se marient et eurent une fille, Léonine. Une vie apriori banale.
Portrait de son mari
L’auteur s’attache à analyser en profondeur chacun de ses personnages. Aussi bien physiquement que mentalement. A tel point que le lecteur ressent en profondeur les sentiments de chacun. On ne peut que s’attacher à cette jeune femme, si belle, si vraie et bien souvent maltraitée. Mais peu lui importe, l’amour de sa vie, c’est sa fille.
Souffrance et cruauté
Violette va nous faire rire, sourire et pleurer. On va souffrir avec elle, et la comprendre. On aura envie de lui crier de se sauver, comme on aura envie de crier à son mari d’arrêter de la martyriser. Mais comme le lecteur est autant prisonnier que Violette, il ne pourra que lire et tourner les pages avec frénésie et angoisse.
Vous l’aurez compris, il est difficile de parler de ce livre tellement il nous touche. Le raconter serait un crime.
En ces périodes de crise sanitaire où tout nous semble insupportable, il est bon de lire Changer l’eau des fleurs, cela remet les pendules à l’heure ! Nous ne sommes pas si malheureux !
Valérie Perrin a obtenu le Prix de la maison de la Presse en 2018. Prix tellement mérité ! Et notre coup de coeur !
Ce documentaire argentin sera disponible en VOD et Achat Digital le 20 Décembre 2020. Il raconte deux journées particulières de l’histoire contemporaine en Argentine où le parlement et le sénat ont débattu et voté pour permettre de reconnaitre ou non le droit à l’avortement. Présenté au Festival de Cannes 2019, le documentaire présente des témoignages, des interventions et des points de vue sur un sujet qui divise. Les Pour et les Contre se battent avec les ongles pour faire valoir leurs opinions. Un reflet fidèle de notre monde actuel où les gens ne discutent plus mais s’affrontent, le combat a remplacé l’écoute et la compréhension sur un sujet éminemment personnel que chacun se contente trop souvent de considérer de sa petite lorgnette malgré ses enjeux universels.
L’incommunicabilité sur un sujet épineux de société
Femmes d’Argentine fait plonger le spectateur au cœur de la lutte entre Pro-avortements et opposants. Des témoignages de femmes et d’hommes montrent la souffrance engendrée par l’interdiction de l’avortement officiel dans les hôpitaux publics argentins avec pour conséquence des morts dramatiques et évitables suite à des avortements clandestins réalisés dans des conditions de précarité absolue et sans conditions d’hygiène minimales. Les plus pauvres en sont les premières victimes tandis que les plus riches peuvent plus facilement s’en sortir dans une hypocrisie souvent crasse. La Campagne pour l’avortement libre fait du bruit avec une mobilisation visible qui n’empêche cependant pas le sénat de finalement voter contre le droit à l’avortement. A l’opposée, il y a les opposants qui considèrent le fœtus comme un être humain et l’avortement comme un assassinat. D’un côté, le droit des femmes à disposer de leur corps et choisir leur vie, de l’autre des principes humanistes qui défendent également la vie. Le constat d’une incompréhension ressort dès la fin du film avec pour conséquences un tiraillement de la société et une opposition irréconciliable entre les deux courants.
Les deux côtés défendent la vie mais avec des points saillants de rupture. Le documentaire s’inscrit dans un débat de société que seul le législateur peut trancher, au détriment de certains, inévitablement, car il y a toujours des déçus, comme dans tout débat. Femmes d’Argentine sera disponible en VOD et Achat Digital le 20 Décembre 2020.
Synopsis: En Argentine, où l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est interdite, une femme meurt chaque semaine des suites d’un avortement clandestin. Le 14 juin 2018, les députés argentins disent « Oui » à la légalisation de l’IVG. Le 9 août, par 38 voix contre 31, le Sénat rejette le projet de loi.Pendant huit semaines, le projet a été âprement discuté au Sénat, mais aussi dans la rue, où des dizaines de milliers de militants pro-avortement ont manifesté pour défendre ce droit fondamental.
L’âge d’or tome 2 : un album BD de Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil (Dupuis)
L’âge d’or trouve son épilogue dans ce second volume graphiquement toujours aussi beau, inventif et flamboyant ! Sur un scénario co-écrit par Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, L’âge d’Or est un diptyque très généreux en volume (232 pages pour ce second volume) qui émerveille par son univers graphique et sa narration très originaux, dont Cyril Pedrosa a la paternité.
La guerre fait rage dans ce second volet de L’âge d’Or. La princesse Tilda est bien décidée à anéantir son frère qui porte indument la couronne. Dans le siège qu’elle tient, la princesse est en proie à la malédiction qui avait frappé son père avant elle. Un combat mené contre elle-même et ce fameux trésor d’Ohman qu’elle cache si jalousement… Il sera bien sûr une nouvelle fois question de l’asservissement des peuples, de l’égalité entre les hommes qui ont fait l’âge d’or de l’humanité. Et toute la lumière sera faite sur les mystères qui l’entourent.
Si la trame générale de L’âge d’or s’inscrit dans un certain classicisme, c’est surtout le graphisme chatoyant qui attire l’attention du lecteur. Un bain de couleurs et de lumières qui capte les rétines pour ne plus les relâcher. D’autant que la narration use de ressorts originaux, en proposant dans une même case des mouvements inédits où un même personnage est dessiné plusieurs fois dans ses déplacements. Ce qui offrent beaucoup de dynamisme au récit et à son découpage. Un vrai régal.
Entre tradition et modernisme, L’âge d’or a trouvé une place de choix dans le paysage de cette fin d’année. Et il devrait aisément trouvé le chemin de la hotte du père Noël.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Avec l’hiver, la guerre a commencé. Tandis que les insurgés rassemblent leurs troupes et remontent depuis la Péninsule, la princesse Tilda assiège le château de son frère pour reconquérir son trône. En haut des remparts, en première ligne, les « gueux » se préparent à l’assaut. Ce deuxième tome conclut en majesté l’épopée flamboyante de « L’Âge d’or », ce livre assez puissant pour déchaîner la tempête et la révolution, la force d’une utopie qui donne envie de croire en l’avenir.
Date de parution : le 6 novembre 2020 Auteurs: Cyril Pedrosa (scénariste et dessinateur) et Roxanne Moreil (scénariste) Genre : Roman graphique
Editeur: Dupuis Prix : 32 € (232 pages) Acheter sur : BDFugue
Aduna, monde visible/monde invisible : un album de ByMöko (Noctambule/Soleil)
Véritable initiation à la mythologie de l’Afrique subsaharienne, Aduna est un bel ouvrage en miroir réalisé par ByMöko.
L’album propose de belles illustrations pour accompagner rites, légendes et coutumes africaines à travers le regard de son auteur. Il y construit deux mondes en regard, le visible et l’invisible, comme deux faces d’une seule pièce.
De beaux dessins d’un univers qui se contemplent et nous inspirent. A découvrir pour tous les curieux.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Après Au pied de la falaise, Aduna aborde la mythologie de l’Afrique subsaharienne et offre une nouvelle immersion dans un monde de traditions. Ce très bel ouvrage n’a aucune visée ethnologique, ce n’est ni un dictionnaire des coutumes africaines ni un ouvrage à valeur anthropologique. Il ne s’agit pas non plus d’un livre sur « LA » culture africaine. Même si la religion traditionnelle semble commune, chaque ethnie en a son interprétation propre. ByMöko s’intéresse à l’Afrique subsaharienne, et propose l’interprétation de quelques-unes de ses coutumes, légendes et entités. Il a ainsi laissé oeuvrer son crayon, sans le contraindre ni le refréner, l’important à ses yeux était d’y insuffler son amour pour l’Afrique et de démontrer que tout est lié au passé, au présent et au futur. Le monde visible et le monde invisible sont deux mondes jumelés. L’un ne peut exister sans l’autre. Tous deux reliés, ils se répondent indéfiniment.
Date de parution : le 4 novembre 2020 Auteurs: Bymöko (scénariste et dessinateur) Genre : Roman graphique
Servitude tome 6 : BD culte de Fabrice David et Éric Bourgier (Soleil)
Débutée en 2006, la série Servitude avait immédiatement fait une entrée remarquée dans le monde de l’heroic fantasy. Dans cet univers étendu, les Hommes, divisés, luttent âprement en quête soit de pouvoir soit de liberté. Ces peuples, créés par l’omniprésent Kiromédon, empruntent tantôt au Moyen-âge tantôt aux samurais et s’affrontent dans des guerres dont les enjeux les dépassent bien souvent.
Ce sixième album apporte la conclusion tant attendue à cette épopée fantastique aux accents de Game Of Thrones qui ont fait sans doute en partie son succès. Tous les ingrédients y sont présents, au premier rangs desquels la démultiplication des intrigues qui se rencontrent dans un récit global bien moins fragmenté qu’il n’y parait.
Le scénario de Fabrice David offre dans ce dernier album de spectaculaires batailles où tous se jettent à corps perdus, dans un chaos dont personne ne sortira indemne. Un final à la hauteur de l’attente, magnifié par le superbe dessin sépia d’Eric Bourgier. Le dessinateur nous aura offert une fresque particulièrement esthétique grâce à un sens du détail hors pair. On ne peut qu’admirer le résultat à chaque planche.
Servitude est une série à part, qui s’est imposée comme une référence sans chercher à allonger son récit à travers d’innombrables tomes. A lire.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Le final épique d’une série d’heroic fantasy majeure !
Certains le nomment Kiromédon. Il a créé les Hommes. Non pas par amour ou pour peupler son Eden mais pour diviser les Puissances qui semblaient vouloir s’accaparer l’astre qu’il avait eu en cadeau. Et c’est ici, à Shalin après des siècles de luttes obscures que doit se jouer le dernier acte. La Servitude des Hommes est sur le point de prendre fin.
Date de parution : le 28 octobre 2020 Auteurs: Fabrice David (Scénario) et Éric Bourgier (Dessin) Genre : Héroic Fantasy
Editeur: Soleil Prix : 15,50 € (68 pages) Acheter sur : BDFugue
L’Homme qui voulut être roi est disponible en version restaurée HD le 16 décembre, avec notamment la savoureuse VF d’époque pour revivre les fabuleuses aventures de deux soldats anglais renégats au cœur du pays imaginaire du Kafiristan. Le coffret est accompagné de suppléments éclairants (making-of d’époque, long entretien avec la scripte attitrée de Huston ou avec Jean-Jacques Annaud), le tout dans un riche et bel objet rassemblant dans un écrin grand format Blu-ray & DVD ainsi qu’un beau livre rédigé spécialement par Samuel Blumenfeld.
Un film monde
L’Homme qui voulut être roi est un film d’aventure porté par un inoubliable duo d’acteurs. Sean Connery et Michael Caine ne reculent devant aucune pitrerie pour trouver richesse et fortune grâce à leur gouaille et leur intrépidité. Sorti au milieu des années 70, ce film a remis au gout du jour les épopées historiques passées de mode grâce à un humour constant et une belle maxime de vie. Les deux acteurs usent et abusent de leurs accents, cockney pour l’un, écossais pour l’autre, et ravissent les spectateurs au milieu de très belles images. La nouvelle de Rudyard Kipling d’où est tiré le film a suffisamment fascinée le réalisateur pour lui donner envie de réaliser ce film moins connu que d’autres récits d’aventure mais inscrits à jamais dans la mémoire de ceux qui l’ont vu. Les thèmes abordés parleront à tous. L’égo surdimensionné, l’imposture, l’aventure et l’amitié sont suffisamment universels pour rassembler un large public.
Le coffret contient de nombreux suppléments pour mieux creuser les thématiques du film:
– Quand l’aventure tutoie les sommets (45′) : entretien avec Angela Allen, scripte attitrée de Huston
– Loin d’Hollywood : John Huston roi du Kafiristan (17′) : entretien avec le cinéaste Jean-Jacques Annaud
– John, Sean & Michael (21′) : Jean-Jacques Annaud évoque ces 3 légendes
– La cité magique (12′) : making-of d’époque
– Le gentil géant (8′) : entretien avec Danny Huston, fils du réalisateur
Synopsis: Les Indes, fin XIXe. Peachy Carnahan et Daniel Dravot, anciens sergents de l’empire britannique et francs-maçons, se lient d’amitié avec un autre frère trois points, le journaliste Rudyard Kipling. Mi-idéalistes, mi-escrocs et toujours prêts de se fourrer dans un guêpier, les deux compères en mal d’action ont décidé de réaliser l’inimaginable : rejoindre le Kafiristan, où nul autre occidental n’a osé pénétrer depuis Alexandre le Grand, et devenir souverains de cette contrée mythique. Un terrible périple s’annonce, parsemé de pièges et de rites ancestraux… Et, qui sait, la fortune et la gloire au-delà de leurs plus belles espérances…
L’Opéra chez soi : lancement de la plateforme de l’Opéra national de Paris le 13 décembre 2020 – photo DR
L’Opéra chez soi : lancement de la plateforme de l’Opéra national de Paris le 13 décembre
Annoncée lors de la première conférence de presse d’Alexander Neff, le Directeur de l’Opéra national de Paris, la plateforme de vidéo à la demande intitulée L’Opéra chez soi sera lancée dimanche 13 décembre à 14h30 avec la captation en direct du ballet La Bayadère de Rudolf Noureev. Prix d’accès pour le direct : 11,90€.
L’Opéra chez soi, disponible dès aujourd’hui, réunit des captations inédites ou déjà existantes d’œuvres lyriques, symphoniques et chorégraphiques, en direct ou en différé, mais aussi des documentaires, des contenus pédagogiques et des créations de la 3e Scène.
Le ballet La Bayadère de Rudolf Noureev sera proposé en direct depuis l’Opéra Bastille le dimanche 13 décembre à 14h30 puis disponible pendant 7 jours. Une trentaine d’œuvres (captations, films…) sont disponibles en ligne dès ce lancement ; cette sélection sera régulièrement enrichie en fonction de l’actualité et des productions présentées par l’Opéra de Paris au fil des saisons.
Cette première offre permettra de tester un modèle mixte gratuit et payant disponible partout dans le monde (excepté en Chine), qui s’inscrit dans une démarche expérimentale assumée, avec comme ambition d’essayer, d’apprendre (notamment via les retours des utilisateurs) puis d’ajuster l’offre.
Après la 3e Scène, le magazine Octave, l’application web aria et ses initiatives en matière de retransmissions audiovisuelles, notamment à la télévision, au cinéma et sur les réseaux sociaux, l’Opéra national de Paris complète ainsi son dispositif numérique au service de l’ensemble de ses missions : diffusion, transmission, rayonnement.
TARIFS – ŒUVRES DU CATALOGUE EN ACCÈS PAYANT
DIRECT – PRODUCTION EXCLUSIVE : 11,90€
BALLET / OPÉRA : 7,90€ l’unité
CONCERT LYRIQUE EXCEPTIONNEL DU 21 JUIN 2016 : 3,90€
SYMPHONIES DE BEETHOVEN : 9,90€ le cycle intégral / 2.90€ l‘unité
SYMPHONIES DE TCHAÏKOVSKI : 7,90€ le cycle intégral / 3.90€ l’unité
Les livrets des spectacles proposés sont disponibles en téléchargement.
Pour tout achat durant le mois de décembre, les contenus seront disponibles 30 jours.
Dès le 1er janvier 2021, les contenus seront disponibles 14 jours après achat.
A la frontière de notre amour, un roman de Kyra Dupont Troubetzkoy (Favre)
Kyra Dupont Troubetzkoy est journaliste avant d’être auteure. Elle a toujours été très attirée par l’humanitaire. Le lecteur peut sentir cette fibre humanitaire tout au long de son dernier livre : A la frontière de notre amour.
Le scénario
C’est l’histoire d’une jeune femme, Gaïa, qui voue sa vie à l’humanitaire. Elle est en mission dans différents pays, là où rien n’est facile au quotidien, le Caucase, l’Afghanistan… Alors qu’elle est en « réunion », en pleine guerre de Tchétchénie, elle rencontre Peter. Immédiatement, elle sait que c’est lui l’homme de sa vie.
Qui est Peter ?
Cette question va la tarauder tout au long du livre. Elle ne sait rien sur Peter ou presque rien. Il ne peut rien dire sur ce qu’il fait, qui il est. C’est un soldat américain en mission spéciale et secrète. Et malgré tout ça, Gaïa tombe folle amoureuse de lui.
L’absence
Gaïa va apprendre à gérer les longs silences et les longues absences de Peter. Aucune nouvelle durant des semaines et tout d’un coup, elle le voit surgir. Si elle ne sait rien sur lui, lui semble avoir de bons renseignements car il sait où la trouver !
A travers cette belle histoire d’amour, le lecteur entre dans le monde de l’humanitaire que l’on connaît si mal. Ces personnes qui risquent leur vie pour en sauver d’autres. Ces personnes qui travaillent dans l’ombre, sans rien attendre au retour, et vivent dans des conditions misérables et incertaines. Le danger les guette toujours, et les combats ne cessent pas sur leur passage. Leur seule mission : penser à sauver les autres, à leur apporter de quoi survivre.
A la frontière de notre amour, est un beau livre qui dévoile tout un monde dont on ne sait rien ou presque rien. Des missions humanitaires qui donnent tout le sens de leur vie !
Le site des Alchimistes propose le film canadien Antigone initialement prévu en salles en avril 2020, puis en septembre, mais une sinistre pandémie en a décidé autrement. Cette histoire de famille algérienne émigrée au Canada et confrontée à un destin tragique surprend et émeut par l’interprétation intense de ses acteurs. La référence mythologique du titre n’est pas anodine et le film se transforme vite en combat contre un destin contraire pour faire entendre la voix d’une jeune femme ardente. Le DVD du film estdisponible au tarif exceptionnel de 15€ jusqu’au 13 décembre sur le site des Alchimistes. Il est également disponible en VODdepuis le 03 décembre sur iTunes-Apple TV et à partir du 15 décembre sur le Vimeo on demand des Alchimistes et sur de nombreuses autres plateformes VOD (Universciné, les Mutins de Pangée, LovemyVOD….). Le film sera disponible chez les revendeurs habituels (librairies, Fnac…) à partir du 15 décembre.
Une tragédie contemporaine
Le mythe de Sophocle Antigone a traversé les âges pour toujours rester d’une dramatique actualité. Ce sont les membres d’une famille réfugiée d’Algérie qui reprennent les noms grecs pour réitérer le drame dans un contexte contemporain. L’histoire est actualisée par rapport à la tragédie de Sophocle où Antigone y brave les interdits du roi Créon d’accomplir les rites funéraires pour son frère Polynice, tué par son autre frère Étéocle. Le film modifie l’intrigue avec une Antigone aux immenses yeux bleus décidée à faire évader son frère Polynice, lui injustement emprisonné selon elle. La réalisatrice intègre une bavure policière ayant entrainé la mort injuste de son autre frère Étéocle. La jeune fille se transforme en combattante politique dans un contexte où la législation du Canada et les pratiques policières sont violemment prises à partie par un film qui n’évite pas la polémique, bien au contraire. Le pays connu pour sa politique migratoire attractive est attaqué pour des motifs de discrimination et de violence policière alors que, comme dans la tragédie grecque, ce sont les anciens et les nouveaux qui s’affrontent. Les mécanismes anciens ne fonctionnent plus, l’ordre et la justice sont décriés et un nouveau modèle doit émerger pour faciliter la vie ensemble, sans colère et au sein d’un modèle démocratique apaisé. Le film décrit bien l’embrasement provoqué par l’étincelle Antigone sur des réseaux sociaux toujours prompts à ne pas faire la part des choses. Antigone est considérée comme une égérie par ceux qui n’ont pas eu les facilités attendues pour trouver leur place dans une société occidentale accueillante de face mais intrinsèquement méfiante envers ceux qui veulent bousculer les codes. La jeune actrice Nahéma Ricci attire la caméra quand elle se fait couper les cheveux et tatouer des symboles belliqueux sur les bras. Le Non d’Antigone si cher à Jean Anouilh se transforme en constat d’incompréhension entre des institutions démocratiques et tous ceux qui s’y sentent en marge. Le parti pris d’une rebellion fait réfléchir sur le sens de la loi face à une nouvelle culture qui ne respecte rien et cherche la reconnaissance, quitte à chercher la querelle.
Antigone est une vraie tragédie contemporaine qui interroge sur notre société si proche de celle du Canada, avec ses mêmes blocages et crispations. Parfois excessif, toujours à fleur de peau, le film reprend le concept ancien de lutte entre la loi des cœurs et la loi des hommes pour un moment intense de cinéma.
Synopsis: Antigone est une adolescente brillante au parcours sans accroc. En aidant son frère à s’évader de prison, elle agit au nom de sa propre justice, celle de l’amour et la solidarité. Désormais en marge de la loi des hommes, Antigone devient l’héroïne de toute une génération et pour les autorités, le symbole d’une rébellion à canaliser…
Comme beaucoup d’autres films, Changer le monde devait sortir en salles en novembre, il sera finalement disponible en exclusivité à partir du 9 décembre sur la plateforme https://www.cinemutins.com/ pour découvrir ce film musical plein de notes et de témoignages. La passion de la musique, les rapports humains, des sujets de la plus pure actualité sont évoqués entre deux prestations d’artistes dévoués à leur art.
La musique pour changer le monde
Le réalisateur rêvait de voir le public découvrir son film en salles, ce n’est hélas pas possible. Les avant-premières organisées dans les cinémas d’Art et d’essai de la Région Sud ont eu beau déclencher un bel enthousiasme, le Covid en a décidé autrement. La dernière salve d’applaudissements a retenti le 29 octobre dans la salle du Royal à Toulon, pour faire partager la passion de ces femmes et de ces hommes pour qui le blues, le blues d’Archie Shepp, les Milongas d’Argentine du Cuarteto Cedron, le chant des Gnawas du Maroc, les clameurs du groupe BCUC d’Afrique du Sud, les tambours des caraïbes permettent de changer le Monde. Les Mutins de Pangée sortent le film sur leur plateforme VOD pour relayer cette possibilité pour le réalisateur de rester en contact avec le public en attendant le retour du public dans les salles. Changer le monde se présente comme un travelling musical qui s’affranchit des frontières et du temps qui passe, un véritable voyage porté par les voix du réalisateur et d’Archie Shepp, ce géant de la musique américaine. Le spectateur va au contact des musiciens, des femmes et des hommes qui portent en eux le rêve de Martin Luther King qui périt de sa vie pour porter ses idéaux et changer le monde. Le voyage commence au Maroc avec les musiciens Gnawas, descendants d’esclaves, qui ont marqué l’enfance du réalisateur, pour nous entraîner jusqu’au New Morning, le célèbre club de la rue des Petites Ecuries à Paris où Frank Cassenti filme sa première rencontre avec Archie Shepp au début des années 80. D’autres rencontres auront lieu, à New York, à Paris, en Afrique du Sud, et finalement sur l’île de Porquerolles, où des musiciens venus des quatre coins de la planète livrent à cœur ouvert leurs réflexions sur la place essentielle de la musique comme levier de transformation de la société. La liste des protagonistes est prestigieuse: Archie Shepp, Randy Weston, Majid Bekkas, Marc Ribot, Hamid Drake, Nicole Mitchell, Desdamona, BCUC, André Minvielle, Lula Pena, Cuarteto Cedron, Monica Passos, Hermeto Pascoal, Mino Cinelu, Jacques Schwarz-Bart, Siegfried Kessler, Tony Hymas. Le réalisateur Frank Cassenti n’en est pas à son coup d’essai, lui qui a déjà présenté des oeuvres dans des festivals internationaux à Cannes, Fipa, Londres, New York, Berlin, Florence et Locarno.
Frank Cassenti a lui-même créer en 2002 le festival Jazz à Porquerolles, ce qui permet de donner des images de performance live à ce documentaire. Le visionnage du film permet de transmettre des idées de bienveillance ainsi que des belles notes de musique qui vous accompagneront pendant longtemps.
Synopsis: La musique peut-elle changer le monde? Des artistes de cultures différentes y répondent. Des femmes et des hommes qui ont à cœur le rêve de Martin Luther King, « I Have a dream « .Le rêve d’un autre monde que réclame avec enthousiasme la jeunesse. Le film est un voyage musical et initiatique à le temps et l’espace, à deux voix, celle du cinéaste Franck Cassenti, et celle d’Archie Shepp, un géant de la musique africaine-americaine du XXème siècle qui continue de porter la voix aujourd’hui.
Les 19 domaines du Club Vignobles & Signatures présentent 1 cuvée pour montrer leur très grande qualité. 3 d’entre eux ont été testés pour une confirmation des tests déjà réalisés dans le passé sur Publik’Art, c’est un vrai label de qualité et d’exigence!
Un club de passionnés du vin
Le Club Vignobles & Signatures regroupe des hommes et des femmes du vignoble français. Les dix-neuf entreprises familiales signent des vins et des spiritueux d’excellence. Le Club Vignobles & Signatures est né en 1984 à l’initiative de Jean-François Janoueix. Avec d’abord 8 vignerons leaders dans 8 appellations majeures, le Club représente aujourd’hui l’une des plus importantes forces économiques du vignoble français, avec 1 900 hectares de vignes en 63 appellations, 410 salariés, et des entités familiales leaders dans leurs appellations. L’histoire viticole de beaucoup de familles membres remonte à plusieurs générations et se reflète dans les vins de chacun avec une tradition véhiculée par l’entreprise familiale, un atout de plus à la qualité d’un vin.
Château de Tracy, Haute densité Pouilly Fumé 2018
Ce vin se compose de 100% de Sauvignon blanc. A l’œil, sa robe Jaune pâle arbore des reflets dorés. Au nez, le premier nez s’oriente sur un profil de fruits confits et d’agrumes comme la bergamote. A l’aération, l’intensité augmente fortement tout en se complexifiant : on note des arômes de vanille, de caramel, de noix de pécan et de fleurs blanches (fleurs d’acacia). L’ensemble est d’une belle fraîcheur. La bouche surprend avec une attaque franche. La bouche s’emplit rapidement d’un beau volume accompagné d’une belle vivacité. On retrouve des notes de fruits confits mais également des notes florales. Des arômes plus boisés apparaissent par la suite, on retrouve la vanille et le caramel. La finale est plus épicée, sur le poivre vert, légèrement tannique, d’une bonne longueur. Le vin est proposé au prix direct cave TTC de 44 euros.
Domaine Couly Dutheil Chinon rouge Clos de l’écho 2017
Ce vin dense et concentré se compose de 100% de Cabernet Franc. La robe est d’un rubis profond avec un nez envoûtant, puissant & complexe avec des notes riches de fruits noirs et d’épices. La bouche est généreuse, ample, structurée et équilibrée. Les tannins sont denses et prometteurs exhalent de superbes arômes de fruits. Le vin accompagne parfaitement un faisan en cocotte, un carré d’agneau en croûte d’herbes, une fricassée de faisan et de champignons, du sanglier aux airelles, un paleron de boeuf braisé, une noisette de chevreuil sauce poivrade ou encore un carré d’agneau rôti. Le vin est proposé au prix de 21,1 euros la bouteille, prix direct cave (6 bouteilles 0.75 L: 126,60 euros).
Figuière Confidentielle rosé 2019 Côtes de Provence La Londe Figuière
Les cépages du vin sont le Mourvèdre, le Cinsault et le Grenache. Ce rosé d’exception est issu de raisins vendangés sur le Domaine et bénéficie de la certification biologique ECOCERT du vignoble, acquise depuis 1979. Le rosé se distingue par une robe délicatement saumonée. Le nez est délicat mais complexe d’une impressionnante minéralité avec des notes de fruits jaune comme l’abricot, la pêche de vigne, le brugnon égrènent leurs notes successives. L’attaque en bouche est dynamique et ample, suave et charnue, avec une belle salinité et un vineux joyeux, léger et festif. Doté d’une magnifique et rare sapidité, il s’annonce en fanfare comme un vin de haute gastronomie. Le vin accompagne idéalement des nobles crustacés tels des noix de Saint-Jacques ou toutes viandes blanches rôties. Le vin peut se garder 3 ans et doit être servi entre 8 et 10 °C. Le prix départ cave TTC est de 25,80 euros.
Le réalisateur Claude Chabrol a débuté sa carrière en 1958 avec son premier film Le Grand Serge pour enchainer des films jusqu’en 2009 avec Bellamy pour une prestation de Gérard Depardieu assez unique. Il est connu pour l’intervention récurrente d’acteurs français connus, Serge Brialy, Gérard Depardieu, Jacques Gamblin, mais surtout des actrices dans des contextes de suspense étouffant. Carlotta Films regroupe d’ailleurs 5 films sous l’étiquette Suspense au féminin dans un coffret évènement, de quoi voir et revoir certains des films les plus noirs et dramatiques du grand réalisateur français.
5 polars étouffants à découvrir
Claude Chabrol s’est toujours intéressé à la bourgeoisie française pour en dévoiler l’envers du décor moins reluisant que le côté face et révéler l’hypocrisie sournoise d’une classe sociale virant souvent au grand guignol, voire au drame. En plus d’être un virtuose dans la mise en scène de scénarios tarabiscotés soulignant les psychologies tortueuses de personnages complexes, les atmosphères sont souvent délicieusement étouffantes pour des vraies réussite cinématographiques et des films rentrés dans la légende du cinéma français. Le coffret présenté par Carlotta Films est centré sur la dernière partie de son œuvre avec un Coffret 5 Blu-ray intitulé Claude Chabrol, Suspense au féminin. La restauration 4K inédite propose 5 films: le drame cauchemardesque L’Enfer (1994), les thrillers psychanalytiques troublants La Cérémonie (1995), Merci pour le chocolat (2000) et La Fleur du mal (2003) ainsi que la comédie policière Rien ne va plus (1997).
Pour marquer le coup, chaque film a également fait l’objet d’une nouvelle illustration, bref, c’est le coffret cadeau de Noel à mettre sous votre sapin!
Détails du coffret: – Disponible en coffrets Blu-ray & DVD Collector limités – Étui rigide contenant 5 digipacks slims – Nouveaux Masters Restaurés inédits 4K – Un visuel créé exclusivement par l’artisteAkiko Stehrenberger (Akikomatic.com) Suppléments (EN HD)
– 5 présentations de films par Joël Magny – 5 leçons de cinéma de Claude Chabrol – 8 entretiens dont 3 inédits avec Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire et Marin Karmitz – 4 MAKING-OF – Les bout d’essais d’Anna Mouglalis – 6 bande-annonces
Donjon Zenith T8 : En sa mémoire – BD de Boulet, Sfar et Trondheim (Delcourt)
Il n’est jamais trop tard pour découvrir des petites pépites. C’est ce qui est arrivé à la lecture de ce tome 8 de Donjon Zenith, l’une des nombreuses branches de la série à l’humour décapant Donjon. Ignorant tout de cette série très populaire, que l’on voit partout, j’ai compris mon tort en me décidant à lire ce nouvel album…
Coscénaristes de poids, Joann Sfar et Lewis Trondheim proposent dans cette nouvelle aventure un Herbert de Vaucanson mandaté comme le veut la tradition draconiste par Marvin pour aller annoncer ses fiançailles à sa mère. Malheureusement une fois sur place, il découvre son assassinat et va tout mettre en oeuvre pour éviter la catastrophe, cachant la vérité à Marvin, tout en partant avec lui à la recherche de son meurtrier… Les situations sont toujours très tirées par les cheveux, mais irrésistiblement cocasses. On s’amuse beaucoup, à n’en pas douter !
Illustré avec brio par Boulet, ce nouvel album de Donjon est un vrai feu d’artifice de drôleries et de combats épiques où notre super canard polymorphe sait faire preuve d’héroïsme à chaque instant. Un cocktail détonnant et jouissif. A lire et à suivre de toute urgence !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Moins d’1 an après, Boulet, Sfar et Trondheim reprennent du service pour nous conter les péripéties du Donjon et de ses habitants. Un nouvel album de Zénith dans un royaume qui chemine vers son déclin… Selon la tradition draconiste, Herbert de Vaucanson est officiellement mandaté par Marvin pour aller voir sa mère et lui annoncer ses fiançailles avec Pirzuine. Sur place, il découvre son assassinat. Pour éviter un bain de sang, le vaillant canard réussira-t-il à trouver le coupable avant l’arrivée de Marvin, sans se mettre à dos les susceptibles dragons qui habitent le village ?
Date de parution : le 4 novembre 2020 Auteurs: Joann Sfar, Lewis Trondheim (scénaristes) et Boulet (dessinateur) Genre : Humour, Fantasy
Fleur de Cactus : un grand « boulevard » dirigé par l’illustre Michel Fau à (re)voir !
En 1956, Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, duo emblématique du théâtre de boulevard, crée L’Or et la Paille avant Folle Amanda, Potiche, ou Fleur de Cactus, rôles indissociables de l’interprétation qu’en ont donné Jacqueline Maillan, Catherine Deneuve et Lauren Bacall.
Depuis dix ans, leurs pièces reviennent sur le devant de la scène. Après Potiche adapté au cinéma par François Ozon, L’Or et la Paille mise en scène par Jeanne Herry en 2015, c’est au tour de Michel Fau de reprendre Fleur de Cactus, comédie humaine et absurde avec dans le rôle titre la géniale Catherine Frot, pour 48 représentations exceptionnelles, fort de son succès public et critique en 2016.
Une mécanique du vaudeville qui fait mouche
En s’appropriant les codes du genre à l’abri d’un ton décalé doucement barré, ludique et poétique, Michel Fau en explore toute la force comique mais aussi les brisures mélancoliques, révélatrices chez les protagonistes d’une fêlure prête à les faire exploser et/ou se révéler.
Catherine Frot est mademoiselle Vignau dans la pièce et l’assistante dentaire secrètement amoureuse de son patron, Julien, alias Michel Fau. De son côté, le praticien, célibataire, est raide dingue d’une jeune femme de 23 ans, Antonia (Mathilde Bisson), à laquelle il a fait croire l’existence d’une femme et trois enfants afin de préserver sa liberté.
Lorsqu’il se décide enfin à divorcer pour épouser Antonia, celle-ci exige de rencontrer sa femme. Le dentiste va alors demander à sa fidèle assistante d’être cette conjointe imaginaire.
Surréaliste et sophistiquée, la mise en scène se joue à merveille des répliques et de la dérision des situations sur fond de quiproquos et de mensonges qui affolent les protagonistes.
Le décor à tiroir et très sixties de Bernard Fau soutient judicieusement le rythme et la mécanique du vaudeville où les personnages se débattent sans merci avec leur petitesse et leur désir refoulé d’émancipation.
Michel Fau excelle en chirurgien-dentiste dépassé par son mensonge tandis que CatherineFrot (récompensée d’un Molière en 2016) est exceptionnelle de fantaisie mélancolique où entre soumission et audace, elle incarne sans pareil cette héroïne coincée puis délurée.
Le Baron, BD mythomaniaque de Jean-luc Masbou (Delcourt)
On le remarque au premier coup d’oeil dans les rayons de nos libraires avec sa belle couverture à la reliure tissu et son titre d’or : Le Baron est un récit complet signé par Jean-Luc Masbou, l’auteur de Capes et de Crocs, dont on reconnait immédiatement la patte graphique.
Personnage fantasque très apprécié de ses vassaux, le Baron de Münchhausen vit paisiblement à l’écart du village dont il s’est retiré à la demande de son épouse. L’énergumène avait en effet trop tendance à s’enivrer en contant ses faits de gloire au bar du village… Passionné de chasse, les villageois viennent cette fois à sa rencontre pour lui annoncer qu’un livre retraçant son histoire (ou plutôt un recueil de ses histoires) est paru. L’occasion pour le Baron de revoir la copie et de se replonger dans ses fantasmes les plus fous et d’en raconter les péripéties mythomaniaques à ses interlocuteurs.
Le Baron nous propose ainsi un personnage fantasque, haut en couleur, qui nous inonde d’histoires improbables, joliment mises en scène à travers des planches graphiquement très travaillées. Un album très divertissant et léger qui offre un bon moment d’évasion drolatique. A découvrir !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Qui donc mieux que Jean-Luc Masbou, le dessinateur de De Cape et de Crocs, pour mettre en scène le baron de Münchhausen ? Mieux qu’une adaptation, le baron revient pour rétablir la vérité et solder son conte…
A l’automne de sa vie, le Baron de Münchhausen se retrouve confronté au livre fraîchement publié qui raconte ses aventures. Un livre qui, certes, lui amène une popularité et une certaine notoriété bien au-delà de la région où il réside mais qui le confronte à la mort en faisant de lui un héros de papier et non plus un conteur ! Notre baron se décide à rétablir la vérité, et quelle vérité !
Date de parution : le 28 octobre 2020 Auteurs: Jean-luc Masbou (scénariste et dessinateur) Genre : Conte Fantastique
Sans Soleil est disponible en coffret DVD / BLU-RAY / Livre depuis le 1er décembre. L’éditeur Potemkine Films a fait les choses en grand dans cette version restaurée 2K du film documentaire français réalisé par Chris Marker et sorti en 1983. Le documentaire illustre la relation directe entre diverses cultures comme la civilisation japonaise et la Guinée-Bissau ou encore le Cap-Vert. Une vraie immersion inattendue, humaniste et mystérieuse.
Un documentaire humaniste
Connu pour son film La Jetée dont la trame a été reprise par Terry Gilliam dans l’Armée des 12 singes, Sans Soleil est un essai de Chris Marker sous forme de film de voyage. Un cameraman fictif, Sandor Krasna a écrit des lettres lues tout au long du film par Florence Delay. Sandor Krasna évoque le temps, la mémoire, la fragilité humaine face aux séismes du Japon ou à la famine au Cap-Vert ou en Guinée-Bissau. Ce voyage se tient en équilibre entre ce qu’il appelle lui-même les deux pôles extrêmes de la survie. Au-delà des difficultés pour assurer leur survie, ses sociétés parviennent à exister par delà la mort car la vie est plus forte que tout. Malgré les contextes difficiles, les fêtes existent et la joie se transmet entre les individus. Les réflexions sur l’avenir côtoient les images du passé avec des reminiscences des combats et des défaites.
Les références aux pensées spirituelles africaines et japonaises mettent la réalité au second plan grâce à ces rites expiatoires. Et c’est la place de l’homme dans le monde qui est évoquée pour une réflexion non pas spectaculaire mais saisissante de pertinence.
Bonus: 1) Livret de 224 pages
– Le Dépays, livre écrit par Chris Marker et contenant ses propres photos, sur le Japon. Livre édité en 1982 et épuisé.
– Le dossier de presse du film, écrit par Chris Marker, dans lequel il invente des biographies de personnes ayant participé au tournage du film…
– 5 textes écrits par Christophe Chazalon, grand spécialiste de l’oeuvre de Chris Marker : Qu’est-ce que Sans soleil (une interprétation inédite et passionnante du film)
Les Principales thématiques du film
La Genèse de Sans soleil
Référence culturelles choisies
Lettre à Theresa de Chris Marker : traduction inédite d’une lettre envoyée par Chris Marker pour répondre aux questions d’un ciné club sur son film, alors qu’il a toujours refusé de parler et d’expliquer son oeuvre.
– Sans soleil de Modeste Moussorgski : traduction des 6 chansons de ce compositeur russe, chansons rassemblées sous le titre de Sans soleil, et qui ont inspiré Marker pour son film.
– Présentation des deux courts métrages
2)Suppléments :
– Interview de Florence Delay
– Le Labyrinthe d’herbes de Shuji Terayama (1979 – Japon/France – 38 min)Moyen métrage rare qui fait partie de l’ensemble Collections privées (avec un film de Just Jaeckin et un film de Walerian Borowczyk).
– Tokyo Days de Chris Marker (1986 – France – 24 min). Déambulation filmée de Chris Marker et Arielle Dombasle dans Tokyo. – Version anglaise du film (uniquement sur le blu ray) dont le commentaire a été écrit par Chris Marker, et qui n’est pas sous-titrée selon son propre souhait.
Synopsis: Une femme lit les lettres de Sandor Krasna, hypothétique-caméraman freelance, double de Chris Marker. De l’Afrique au Japon, de la Guinée Bissau au Cap vert, se dessine la mappemonde d’un voyage poétique et intérieur sur le sens de la représentation, de la mémoire et du temps…
Julius Corentin Acquefacques T7 : L’Hyperrêve, BD de Marc-Antoine Matthieu (Delcourt)
Septième tome de Julius Corentin Acquefacques, L’hyperrêve est une invitation à la réflexion par l’absurde sur l’infini. Un voyage onirique où deux surrêves, celui de Julius Corentin et de son voisin Hilarion, entrent en collision dans une boucle sans fin, où les mises en abîme se démultiplient à mesure que le récit progresse, dans un découpage extrême dans la forme comme dans le fond.
L’édition de cet album réserve en effet son lot de surprises qui ne manqueront pas d’amuser le lecteur, allant de surprise en surprise. Si le scénario a tendance à tourner en rond, c’est sans doute pour mieux nous emporter dans cette boucle infinie. Le dessin noir et blanc offre de la profondeur à ces images en miroirs sophistiquées.
Un album très original qui ne manquera pas de destabiliser mais aussi d’amuser les plus curieux d’entre nous.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Le prisonnier des rêves est confronté cette fois à une singularité onirique aussi rare que dangereuse : l’hyperrêve, produit de la collision de deux surrêves… et somme de réflexions désopilantes sur la notion d’infini. Bien que contingenté à son espace livresque, Julius Corentin Acquefacques s’en évade à loisir par le rêve. Mais celui en cours, plus puissant qu’à l’accoutumée, est entré en collision avec celui tout aussi fort de son voisin Hilarion créant un hyperrêve, sorte de mise en abyme onirique à la puissance infinie… Seul le professeur Ouffe peut encore les aider à s’extraire de ce rêve cul-de-sac sans fin.
Date de parution : le 28 octobre 2020 Auteurs: Marc-Antoine Matthieu (scénariste et dessinateur) Genre : Absurde
Ce sont 5 contes intemporels qui sont à voir à voir et à revoir sur le DVD et le Bu-Ray des Conte merveilleux par Ray Harryhausen. Noel approche et toute la famille se réjouira devant ces 5 mini-films animés et réalisés par le maitre des effets spéciaux. Entre 1946 et 1953, des contes universellement connus ont été mis en image avec la technique du stop motion pour une féérie poétique entre le bricolage et l’effervescence. Les supports sortiront le 2 décembre chez Carlotta Films.
Les contes revisités
Considéré comme le grand maître de l’animation en volume image par image en raison de sa contribution dans le domaine du trucage au cinéma, Ray Harryhausen a notamment travaillé sur Jason et les argonautes, le Septième voyage de Sinbad ou L’île mystérieuse, autant de longs métrages qui ont marqué la jeunesse de beaucoup avec leurs multiples passages télévisuels. Son apport incommensurable aux effets spéciaux a durablement marqué d’autres génies du cinéma contemporain comme Tim Burton ou Guillermo del Toro. L’américain Ray Harryhausen (1920-2013) a, comme beaucoup, débuté sa carrière avec des courts métrages à destination des enfants. Il a adapté de célèbres contes comme lePetit Chaperon rouge, Raiponce, Hensel et Gretel, le roi Midas et le lièvre et la tortue pour se faire la main et montrer son savoir faire en matière de stop motion, animation en volume image par image. A partir de la fin des années 1940, il a animé des marionnettes articulées très expressives pour un véritable bricolage à la haute densité poétique et inventive. Les 5 Contes merveilleux exhumés par Carlotta Films sont à découvrir pour la première fois en France. Le Lièvre et la Tortue est resté inachevé durant cinquante ans jusqu’à ce que deux animateurs fans de Harryhausen décident de terminer le film avec les marionnettes, les costumes et les décors d’origine. A contre-courant de la tendance numérique actuelle, bien pratique mais souvent sans âme…
LES SUPPLÉMENTS:
– LES CONTES DE MA MÈRE L’OYE: Durant la Seconde Guerre mondiale, le jeune Ray Harryhausen réalise des films militaires. À la fin du conflit, ayant récupéré suffisamment de matériel 16 mm, il tourne son premier court-métrage, une anthologie de comptines classiques intitulée Les Contes de ma mère l’Oye. – LES PREMIERS FILMS: Deux courts-métrages militaires réalisés par Ray Harryhausen pendant la Seconde Guerre mondiale, un spot publicitaire et des extraits de projets avortés. – SI HARRYHAUSEN M’ÉTAIT CONTÉ… : Dans cet entretien réalisé par Alexandre Poncet (Phil Tippett : Des Rêves et des Monstres), le cinéaste Gilles Penso (Ray Harryhausen – Le Titan des Effets Spéciaux) retrace les premiers pas du futur maître de l’animation à travers l’évolution de son style et de sa technique.
Synopsis: Un programme de courts métrages de Ray Harryhausen réalisés entre 1946 et 1953.
Les Orfèvres du vin proposent une palette de 15 appellations pour un parcours œnologique complet et riche de tous les charmes et toutes les saveurs de leur terre, en vins blancs, en vins rouges et en vins effervescents. Le Crémant de Bourgogne Brut Cuvée Impériale est un des fleurons de leur gamme Prestige. Il comporte des parcelles situées sur les meilleurs coteaux de secteurs complémentaires et des soins attentifs sont portés avec des viticulteurs professionnels réputés pour un résultat étonnant.
Un vin effervescent pour toutes les occasions
Ce millésime est un assemblage de 3 millésimes. Composé de Chardonnay, les vignes sont élevées pour 1/3 sur un sol argilo calcaire, 1/3 sur un sol argile et 1/3 sur un sol limono argilo calcaire. Les vignes sont situées pour 1.98 ha sur les communes de Charnay-lès-Mâcon, Prissé et Pruzilly. Le vin se distingue par une robe légère et cristalline de couleur jaune or pâle. La couronne de mousse est persistante et les cordons de bulle très fines sont nombreux. Le vin est élégant et délicat, il s’exprime par des notes subtiles de brioche. L’attaque est onctueuse et volumineuse, la bulle laisse une délicate sensation de fraicheur. Le final est élégant. Le vin accompagne idéalement des desserts comme la tarte Tatin et des profiteroles ainsi que des gougères au comté. Le vin se garde jusqu’à une année à une température de 6 degrés. La bouteille est recommandée au prix de 9,90 euros.
Publireportage: Notre cave réunit depuis des décennies des viticulteurs passionnés par leur métier et par leurs produits. Les Orfèvres du vin ont ainsi su investir et proposer une gamme développée au fil des ans d’une quinzaine d’appellations représentatives de la Bourgogne du Sud ; appelée le Mâconnais. Nous, viticulteurs depuis de nombreuses générations, sommes fiers de vous présenter, parmi les fleurons des appellations de la Bourgogne, nos Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé, Mâcon-Charnay Blanc, Bourgogne Aligoté mais également nos Bourgogne Pinot Noir, Mâcon-Charnay Rouge, Mâcon Rosé, Beaujolais Villages, Saint-Amour et Juliénas ou encore notre inimitable Crémant de Bourgogne. Ainsi nous vous proposons, en toute simplicité, une promenade authentique en Bourgogne du Sud.
Separated est disponible depuis le 20 novembre chez Fuzo Music, et c’est une belle pépite aussi dansante que mélancolique, rappelant parfois les riches heures du Trip Hop dans une ambiance très années 90. Bingo Club s’appelle en vrai Martin Rousselot, son nouveau EP est une très belle surprise à découvrir.
Un EP envoutant
Separated contient peu de titres, mais quels titres. Chacun a droit à sa vidéo et les influences sont nettement discernables. Un peu lofi dans l’esprit, quelques notes de piano sur Now It’s Never pour une ambiance furieusement mélancolique à la sauce Trip hop, rythmé mais sans jamais trop s’accélérer pour une impression d’apesanteur dans Separated, Dance Me se lâche un peu dans l’électro mais toujours avec une pointe de retenue mélancolique, les synthés sont un peu psyché pour un beau lâcher prise, Shallow est très old fashioned avec ses notes de piano de cabaret mélancolique, Call center est envoutant. Et toujours cette voix presque psalmodiée, sans envolées superfétatoires, tout en mélancolie. Cet album est une bande son parfaite pour se remettre de cette année 2020 si particulière. Un album comme ça est rare, il faut profiter de tout ce temps disponible pour se plonger dans univers foisonnant qui demande du temps pour être complètement appréhender. Bingo Club propose une belle odyssée sonore née à Brooklyn après un premier maxi sorti chez Whale Watch Records. Bingo Club débarque maintenant à Paris chez Fuzo Music et MartinRousselot a su s’entourer d’amis pour mener le projet à bien. Mixé par Al Carlson (Weyes Blood, St. Vincent), Separated est peut être le plan atmosphérique que les nostalgiques du trip hop attendaient tous depuis longtemps.
Separated est une énorme et très bonne surprise, Bingo Club montre en 5 titres qu’il en a sous le capot, en toute liberté et sans pression. Il faut l’écouter pour comprendre tout le potentiel de ce projet musical si réconfortant.
Le Domaine Brusset est un habitué des dégustations sur Publik’Art avec deux articles à lire sur le Cairanne Les Traverset des vins blanc et rosé du domaine qui n’ont fait que confirmer la qualité des cuvées proposées. Au tour aujourd’hui de deux vins rouges de passer à la dégustation pour un nouveau plébiscite.
Le Tradition Grand Montmirail Gigondas 2019
Avec son assemblage de cépages Grenache, Syrah, Mourvèdre et Cinsault, le Gigondas 2019 Tradition Grand Montmirail est un digne représentant des Gigondas. Avec sonvignoble en terrasses très caillouteuses, composées d’alluvions et de mollasses et exposées au sud, ce vin est distingue d’abord par sa robe rouge carminée. Aunez, ce sont les fruits rouges surmaturés qui apparaissent en premier avec une note minérale et vanillée. Labouche est riche et fruitée, avec des tanins bien présents mais soyeux. Au final, le vin est élégant et harmonieux, parfait pour accompagner des viandes rouges et des fromages. Proposé au prix départ cave de 19 euros, c’est un vin rouge qui fait honneur à la grande famille des Gigondas.
Le Cairanne rouge Vieilles Vignes 2019
Les vieilles vignes de Grenache et Syrah permettent d’obtenir une couleur rubis très soutenue avec une bonne structuration et des tanins soyeux et une belle persistance aromatique. Au nez, on peut distinguer des arômes de petits fruits rouges confits, vanille et poivre. Le vin est à boire à partir de 2021 et avant 2029. Il est recommandé de l’ouvrir 30 minutes avant la dégustation et de le conserver à 16-18°C. Ce vin est idéal à déguster sur des viandes grillées et du gibier. Proposé au prix départ cave de 15 euros, c’est un classique qui réserve une belle surprise.
Publireportage: Dans ce domaine familial, depuis 1947, la famille Brusset a su allier au savoir faire, les nouvelles techniques apportées par chaque génération. André Brusset (1910-1999) fondateur de l’exploitation a transmis sa passion à son fils Daniel et son petit-fils Laurent. Deux passionnés, deux expériences qui font du Domaine Brusset une rareté où la complémentarité de deux générations donne les meilleurs résultats, dans le respect des traditions. C’est au sein des vignobles des Côtes-du-Rhône méridionaux, à Cairanne, que se situe le domaine BRUSSET. Totalisant 70 hectares, nos vignobles s’étendent sur cinq appellations prestigieuses : Gigondas, Cairanne, Rasteau, Côtes-du-Rhône et Ventoux.
Abai était un célèbre poète, compositeur et réformateur de la culture au Kazakhstan
Eurasian Resources Group (« ERG » ou « le Groupe »), un des principaux groupes de ressources naturelles diversifiées basés au Luxembourg, est fier d’avoir soutenu, en collaboration avec l’ambassade du Kazakhstan au Royaume de Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg, l’organisation du concert « The Qazaq Steppe». L’événement, qui a eu lieu dans la salle de concert de l’orchestre philharmonique du Luxembourg, célébrait le 175e anniversaire de la naissance de Abai Kunanbayev, un célèbre poète, compositeur et philosophe kazakh.
D’autres artistes kazakhs, dont la pianiste Aigerim Matayeva et le chanteur d’opéra Kudaibergen Abildin, ont interprété des chansons composées par Abai, parmi d’autres morceaux du répertoire européen.
Le concert, donné à guichets fermés, réunissait des représentants du gouvernement luxembourgeois et de diverses missions diplomatiques, des salariés et partenaires d’ERG et de l’ambassade du Kazakhstan, ainsi que des résidents luxembourgeois qui s’intéressaient à la culture d’Asie centrale.
Lors de l’événement, une vidéo sur la richesse du patrimoine culturel et naturel du Kazakhstan a été projetée et un « kerege » décoratif (un élément de la yourte kazakh) était installé sur scène. Les invités ont également pu profiter d’une exposition consacrée au Kazakhstan dans le grand foyer de l’orchestre philharmonique du Luxembourg, ainsi que d’une exposition des œuvres de Abai Kunanbayev, traduites en français. Plusieurs exemplaires de ses livres seront d’ailleurs confiés à la Bibliothèque Nationale du Luxembourg.
Son Excellence Madame Aigul Kuspan, Ambassadrice de la République du Kazakhstan auprès du Royaume de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, a débuté son discours en récitant l’un des poèmes de Abai traduit en français : « Bonne chanson, belle mélodie. S’emparent de ton être entier, Traversent ton corps, Réveillent tes pensées. Si tu aimes la musique, Comme moi aime-la. »
Elle a ensuite ajouté : « Les intellectuels comme Abai sont non seulement une source de fierté pour le Kazakhstan, mais ils ont aussi contribué de manière significative au patrimoine littéraire mondial. Le rôle de Abai dans l’établissement de la culture littéraire du Kazakhstan est similaire à celui de Pouchkine pour les Russes, de Goethe pour les Allemands, de Dante pour les Italiens et de Voltaire pour les Français. La créativité de Abai nous permet de comprendre la profondeur spirituelle du peuple kazakh et reflète notre caractère et nos valeurs nationales. »
M. Benedikt Sobotka, consul honoraire du Kazakhstan au Luxembourg et PDG d’Eurasian Resources Group, dont le siège est basé au Luxembourg, a déclaré : « Ceci témoigne de l’échange interculturel riche et du dialogue que nous participons à faciliter entre le Kazakhstan et les pays européens. En tant qu’entreprise ayant des liens étroits avec le Kazakhstan et le Luxembourg, nous sommes heureux d’avoir l’opportunité d’y contribuer et de célébrer des jalons historiques aussi importants. »
M. Kudaibergen Abildin, le chanteur d’opéra, a déclaré : « Je voudrais remercier l’ambassade, le consulat honoraire au Luxembourg et ERG pour leur aide dans l’organisation de cet événement. C’est un grand honneur pour moi d’interpréter les œuvres de Abai au Luxembourg, dans ce lieu de premier plan. Je pense que ce concert était une occasion unique de faire progresser la coopération culturelle entre le Kazakhstan et l’Europe, et c’est un grand plaisir de jouer avec de grands pianistes tels qu’Aigerim Matayeva sur cette scène. »
L’événement s’est déroulé dans le respect des règles sanitaires liées à la COVID-19.
D’autres participants ont fait les commentaires suivants :
Mme Nurgul Tursin, présidente de l’Association de coopération Kazakhstan-Luxembourg, a déclaré : « Quel bel événement kazakh ! Ce fut une lueur d’espoir au moment de l’incertitude. Des musiciens talentueux ont mis leur cœur dans cette performance. Le public a énormément apprécié la soirée. En tant que représentants de l’Association de coopération Kazakhstan-Luxembourg, nous sommes très fiers de chaque événement kazakh organisé au Luxembourg. Nous sommes également ravis que ce concert ait été dédié à Abai Kunanbayev, qui mérite d’être reconnu dans le monde entier. L’événement a été un grand pas en avant dans la promotion de Abai et de la culture kazakhe au Luxembourg. Nous tenons à remercier les organisateurs pour avoir rendu possible un tel événement. »
M. Sergey Titkov, conseiller principal de l’ambassade de Russie au Luxembourg, a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons vu des artistes talentueux se produire au plus haut niveau. Comme l’a mentionné l’Ambassadeur du Kazakhstan, l’avenir est radieux pour des jeunes dotés d’un tel talent musical. Je suis ravi d’avoir entendu les chefs d’œuvres de Abai et des pièces classiques d’auteurs russes. Je tiens à remercier l’ambassade et les mécènes de cet événement pour l’invitation et l’opportunité d’écouter une musique aussi merveilleuse. »
M. Antonio Bove, directeur des ventes en Europe de SES Networks, a déclaré : « Je suis très heureux d’avoir été invité à cet événement et je suis reconnaissant à l’ambassadeur de l’avoir organisé. Le concert était une importante célébration de la richesse du patrimoine culturel du pays, mais aussi une démonstration de sa modernité. J’ai savouré cette merveilleuse musique, comme un reflet éloquent de la vie dans la steppe kazakhe, du vent et de l’environnement de ce pays. »
Le consulat honoraire du Kazakhstan a débuté ses activités en janvier 2019. Le 12 mai 2019, il a été inauguré en présence du Premier ministre luxembourgeois, M. Xavier Bettel, à l’occasion du 5e anniversaire de l’installation d’ERG au Grand-Duché. En 2019, une série d’événements ont été organisés dans le but de renforcer la coopération entre le Kazakhstan et le Luxembourg dans le domaine culturel et économique. En mars 2019, la célébration de « Nauryz Meiramy » a eu lieu avec la participation de l’orchestre folklorique kazakh Akhmet Zhubanov et la troupe Akku. En septembre, ERG a soutenu le premier festival du film kazakh en France. En décembre 2019, pour la première fois dans l’histoire de la coopération entre les deux pays, la fête de l’indépendance de la République du Kazakhstan a été célébrée au Luxembourg.
À propos d’Abai Kunanbayev :
175e anniversaire d’Abai Kunanbayev (1845-1904). Poète, compositeur, éducateur, philosophe, fondateur de la littérature kazakh et réformateur culturel. Abai a contribué à la diffusion de la culture russe et européenne au Kazakhstan.
Abai a été influencé non seulement par les poètes et les érudits de l’Est, inspiré par les humanistes (Ferdowsi, Alisher Navaiy, Nizami, Fuzuli, Ibn Sina et d’autres), mais aussi les grands auteurs russes, et, à travers eux, de la littérature européenne plus largement. Il a traduit des œuvres de Krylov, Lermontov, Pouchkine, Goethe et Byron.
Abai laisse derrière lui 170 poèmes et 56 traductions, il a écrit des poèmes en prose, dont « Paroles d’édification » (« Kara sozder »), composé de 45 brèves paraboles philosophiques. Ces « édifications » couvrent une variété de sujets, notamment l’histoire, la pédagogie, la morale et les droits des ethnies kazakhs. Il était également compositeur et a créé environ deux douzaines de mélodies toujours populaires de nos jours.
En 2020, les célébrations de l’anniversaire de Abai ont eu lieu en Allemagne, en France et aux États-Unis.
À propos des artistes :
Aigerim Matayeva est une talentueuse jeune pianiste du Kazakhstan diplômée de l’Académie Nationale de Musique du Kazakhstan, de l’École Normale de Musique (France) et du Conservatoire Régional de Paris (France). Elle a remporté de nombreux concours internationaux de piano au Kazakhstan, en Russie et en France.
Aigerim est actuellement pianiste avec le trio de musique de chambre « Grenade » et enseigne au Conservatoire russe Alexandre Scriabine. Elle est également coprésidente du Centre culturel de Korkyt en France.
Kudaibergen Abildin est un brillant jeune du Kazakhstan. Il est diplômé de l’Université nationale kazakh des arts (Kazakhstan) et du Conservatoire de Maastricht (Pays-Bas). Kudaibergen a remporté divers concours internationaux tels que le Concours international de chant Antonin Dvořák (République tchèque), le premier concours international de chant Erkegali Rakhmadiev (Kazakhstan) et le Concours international de chant BT Shtokolov (Russie). Il a également donné plusieurs concerts solos et de musique de chambre au Kazakhstan, en Russie, en Suisse, aux Pays-Bas, en République tchèque, en Belgique, en Allemagne et ailleurs. Kudaibergen a fait ses débuts à Bruxelles en décembre 2019 dans le rôle de Camille de Rosillonin dans « Die lustige Witwe » de Franz Lehar.
Eurasian Resources Group (ERG) est un groupe de ressources naturelles diversifiées de premier plan, avec des opérations intégrées d’exploitation minière, de traitement, d’énergie, de logistique et de marketing. Le Groupe est présent dans 15 pays où il est l’un des premiers employeurs du secteur. En 2019, Eurasian Resources Group a fêté le cinquième anniversaire de son siège au Luxembourg et a également fêté ses 25 ans d’activité au Kazakhstan.
ERG est le plus grand producteur mondial de ferrochrome à haute teneur en carbone et parmi les principaux fournisseurs de cuivre et de cobalt. C’est également l’un des plus gros fournisseurs d’alumine et de minerai de fer en Eurasie et le seul producteur d’aluminium de haute qualité en République du Kazakhstan.
Au Kazakhstan, ERG représente un tiers de l’industrie des métaux et des mines. C’est également un important fournisseur d’électricité et un grand opérateur ferroviaire en Asie centrale. ERG gère des unités de production au Kazakhstan parmi les plus importantes entreprises du pays, notamment Kazchrome, SSGPO, Kazakhstan Aluminium Smelter (KAS), Aluminium of Kazakhstan, Eurasian Energy Corporation, Shubarkol Komir, Transportation Group TransCom, 3 -Energoortalyk et ERG Service.
En Afrique, ERG extrait et traite le minerai de cuivre et de cobalt et produit de l’hydroxyde de cuivre et de cobalt. Il (?) a récemment lancé Metalkol Roan Tailings Reclamation (RTR), une importante opération de recyclage des résidus en République démocratique du Congo.
Le Groupe a de nouveaux projets de développement dans le charbon de chauffage, le manganèse, le platine, la bauxite et le spath fluor en Afrique du Sud, au Zimbabwe, au Mali et au Mozambique. ERG contrôle sa propre chaîne d’approvisionnement sur le continent à travers sa société Sabot, spécialiste de la logistique du Corridor nord-sud.
Dans l’État de Bahia au Brésil, ERG pilote un projet minier et logistique intégré comprenant la mine de fer Pedra de Ferro, le port en eau profonde de Porto Sul et le nouveau chemin de fer à voies larges FIOL.
ERG est un membre fondateur de la Global Battery Alliance lancée via le Forum économique mondial et se consacre à garantir l’existence d’une chaîne d’approvisionnement mondial éthique et durable pour les batteries lithium-ion, contribuant ainsi à la quatrième révolution industrielle et à une économie verte, grâce aux véhicules électriques, aux technologies des énergies renouvelables et aux smartphones.