Le deuxième long-métrage de David Victori ne laisse pas respirer une seule seconde. Cross The Line, No Mataras en VO, est distribué en France par Wild Side et montre la descente aux enfers d’un jeune homme sans histoires, Daniel (puissant Mario Casas), obligé de se battre pour survivre. Le réalisateur ne ménage pas son personnage avec des plans séquence irrespirables pour bien faire ressentir le cauchemar vécu par le héros.
Un véritable survivor movie haletant
Daniel a tout du jeune homme lambda. C’est parce qu’il a veillé sur son père jusqu’à sa mort qu’il décide de réaliser un voyage autour du monde et accepte de sortir des sentiers tout tracés de son existence. C’est avec cet état d’esprit résolu qu’il se laisse aller à faire la connaissance d’une jeune fille qui détonne dans son univers. Elle l’enjoint à se faire un tatouage et l’entraine dans sa folie avant que les choses ne s’emballent pour de bon. Le réalisateur prend le spectateur par surprise avec une action trépidante débarquée d’on ne sait où. Des personnages underground violents s’en prennent à un héros bien obligé de se défendre. Surtout que la belle agit d’une manière qu’il ne comprend pas. D’abord fasciné, il tombe en pleine béchamel infernale au cœur d’une nuit sauvage et interminable. L’éclairage au néon omniprésent fait beaucoup pour l’ambiance du film, entre science-fiction et horreur soft. Le jeune homme s’est introduit dans un univers qu’il ne connait pas et dont il ne comprend pas les codes. Visuellement, le réalisateur apporte une touche punk à un opus vécu comme une plongée dans les abysses de l’enfer. Surtout que la caméra suit au plus près un personnage de moins en moins carré, bien obligé de s’adapter pour ne pas se laisser submerger. La bande sonore est au diapason, tour à tour crissante et étouffée, comme pour imaginer l’adrénaline qui s’inocule dans les veines du héros et son souffle coupé qui l’empêche de respirer. Les scènes de combat sont plutôt hardcore et le tournage en steadycam rappelle le film Hardcore Henry où un personnage se découvrait déjà de surprenantes facultés d’adaptation pour survivre à tout. Avec des plans séquences coupant comme des lames de rasoir, le réalisateur instille une tension qui prend à la gorge, avec ce sentiment diffus que la rencontre faite par Daniel aurait pu arriver à n’importe qui… au mauvais endroit au mauvais moment. Le thriller est un must au stress très communicatif.
Le concept d’un homme ordinaire obligé de se surpasser pour ne pas sombrer n’est pas nouveau, il est en revanche tourné ici avec maestria par un réalisateur qui trouve en son acteur principal l’interprète parfait pour ce cauchemar nocturne. Le film sort le 17 février en VOD et achat digital, l’occasion parfaite pour un bon shoot d’adrénaline.
Synopsis: Dani est un jeune homme bon mais taciturne, qui a consacré ces dernières années à prendre soin de son père malade. Après la mort de celui-ci, il décide de reprendre le cours de sa vie et achète un billet pour faire un tour du monde. Juste avant partir, il rencontre par hasard Mila, une jeune femme terriblement attirante mais visiblement instable. Ce qui commence comme une nuit d’aventure inattendue se transforme vite en cauchemar éveillé, poussant Dani à des extrêmes qu’il n’aurait jamais pu imaginer…
Compte tenu des circonstances, seuls les professionnels ont le droit d’assister à des spectacles, dans le respect total des mesures sanitaires. Un certain nombre d’entre eux se sont retrouvés au Théâtre de Fos à Fos sur Mer à l’occasion du festival Les Elancées. Yellel, la pièce dansée d’Hamid Ben Mahi, est une belle démonstration de justesse athlétique et poétique avec 6 danseurs en totale communion avec leur public. Yellel est un ravissement pour les sens et pour l’esprit.
Enfin du spectacle!
Le festival Les Élancées 2021 ne peut être maintenu dans sa forme initiale à destination de tous les publics. Le festival évolue donc, en solidarité avec les compagnies et le monde de la culture pour être présenté uniquement aux professionnels dans une version allégée. C’est dans ce contexte que Hamid Ben Mahi a présenté Yellel, une nouvelle pièce comme un voyage nécessaire à la réappropriation de ses origines familiales par le prisme de la richesse culturelle et de la beauté du monde arabe. 6 danseurs opèrent une traversée des différentes formes d’expressions artistiques et traditionnelles orientales avec des musiques, des danses mais aussi des codes, des couleurs, des symboles et des écritures. Yellel est le nom d’un village en Algérie et signifie croissant, symbole très connu de l’autre côté de la méditerranée, se rapportant autant à la régénérescence de la lune qu’à la puissance féminine. Le chorégraphe bordelais originaire d’Algérie met les corps en tension pour des démonstrations de grâce et de virtuosité impressionnantes. Les danses orientales et urbaines occidentales se mélangent dans une harmonie foisonnante qui fait plaisir à voir. Les danseurs expriment leurs émotions avec leurs visages et leurs corps, en même temps que le public savoure le spectacle. Hamid Ben Mahi chorégraphie une danse où le ressenti est vital pour souligner tout ce que chacun de nous a de différent et de commun pour vivre avec son prochain. La démarche se veut résolument humaniste, invitant chacun à comprendre que nous avons, parfois, plus de points communs avec notre voisin qu’avec notre culture ancestrale.
Un souffle d’optimisme a emporté l’assistance du Théâtre de Fos pendant une heure de spectacle à haute teneur sensible et spirituelle. Un message d’espoir se dégage pour dire qu’il faut accepter les êtres tels qu’ils sont, avec leurs propres histoires et leurs multiples appartenances. Vivement la réouverture des salles pour faire découvrir ce spectacle au plus grand nombre.
On reprend nos petites (ou grandes) sélections des albums jeunesse que nous avons pu lire en ce début d’année. Avec un premier article composé uniquement d’albums de l’école des loisirs, comme souvent ! C’est le moment de faire la lecture à nos plus petits 🙂
1/ Cache-cache soleil
Cache-cache soleil est un petit livre en carton comme les plus petits les aiment. Un petit ouvrage qui permet d’appréhender la météo et ses changements. Entre soleil, nuages et éclaircies, les questions sont ouvertes !
Résumé de l’éditeur : Les petits nuages jouent à cache-cache avec le soleil. Mais le soleil est si bien caché que les petits nuages ne le retrouvent pas ! Que se passe-t-il quand le soleil disparaît derrière un gros nuage gris ? Et quand il s’éclipse derrière la terre ?
On avait adoré le grand livre de Minusculette, et voici la réédition de Minusculette en hiver. Toujours aussi finement et joliment illustré, la petite Minusculette nous embarque à la rescousse d’un petit tamia qui ne retrouve pas ses réserves coincées sous la glace. L’aventure nous apprendra qu’il y a toujours une solution à tout, et qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide !
Résumé de l’éditeur : il a neigé, tout est blanc et gelé. Minusculette rencontre Gustave, un petit tamia ou écureuil rayé, qui a un problème : il a trop bien caché ses réserves pour l’hiver. Minusculette va-t-elle pouvoir l’aider ?
Ed. L’école des loisirs – Collection Loulou & cie (Âge : 2 à 4 ans / 10,70 € / paru la première fois le 25.10.2017) – Acheter dans une librairie indépendante
3/ Choubidouwha
Autre livre cartonné, Choubidouwha fait des émules avec un côté interactif très amusant pour les enfants comme pour les parents. Notre petit héros est un grand coquin qui n’aurait pas dû manger son gateau car il ne cesse désormais de changer de couleurs…
Résumé de l’éditeur : Il y a un manuel qui indique que Choubidouwha est très gentil mais qu’il ne faut surtout pas lui donner de gâteau. Mais Choubidouwha est un coquin ! Il a caché un gâteau pour le manger ! Alors catastrophe ! Choubidouwha se transforme et a bien du mal à retrouver son apparence normale ! Aide-le avec la formule magique !
La vie rêvée de papa Quichonest un livre étrange pour notre époque. Ce papa Quichon explique un peu sa version du bonheur. Et difficile de comprendre pourquoi il est mentionné le plaisir de fumer une cigarette, comme faisant partie de la définition du bonheur. De quoi heurter l’esprit. A ne pas mettre entre toutes les mains !!!
Résumé de l’éditeur : Un jour de promenade avec ses soixante-treize enfants, Papa Quichon avise une petite maison, là-haut, sur la colline. C’était mon rêve de jeunesse, leur avoue-t-il : vivre dans une telle maisonnette, regarder le soleil se lever le matin, se coucher le soir, et fumer une petite cigarette. Le bonheur. Forcément, les soixante-treize enfants veulent savoir à quoi ressemble le rêve de jeunesse de leur père et hop, ils grimpent dans la maison…
7 milliards de cochons, et Gloria Quichon a beaucoup plus plu que La vie rêvée de papa Quichon. Ces albums sont d’ailleurs délicatement illustrés, ce qui n’est pas pour déplaire. L’histoire de Gloria Quichon met en scène le défi de trouver sa place parmi ses semblables.
Résumé de l’éditeur : Gloria Quichon trouve que, parfois, les cochons ressemblent plutôt à des moutons. Par exemple, quand soudain, dans la cour de récré, tous les garçons et les filles cochons se mettent à jouer au même jeu. Un jeu complètement bête de secrets amoureux. Mais, à propos, comment Gloria va-t-elle faire pour savoir qui sera son amoureux ? Elle vient d’apprendre qu’il y avait sur terre 7 milliards de cochons !
Pas le loup ? Bien sûr que si, crieront les plus petits ! Un livre cartonné qui fait tourner le loup en bourrique, ce qui plait toujours autant aux enfants.
Résumé de l’éditeur : Qui voilà ? C’est le loup ! Le loup qui pose toujours les mêmes questions, qui veut encore manger les enfants ! C’est toujours la même chose, c’est lassant ! Alors on le fait enrager et on lui dit qu’il n’est pas le loup. Et ça, ça l’énerve !
Isabelles’offre une édition luxe. Une jolie jument des champs qui aimerait ressembler à une princesse des villes part à la recherche de jolis vêtements pour changer de « robe »… Une histoire qui nous apprendra qu’il faut savoir rester soi-même, ce qui a été très apprécié par notre jeune lectrice de 7 ans.
Résumé de l’éditeur : Isabelle, la jument, travaille dans les champs avec le fermier. Parfois, elle en a marre d’être sale. La femme du fermier aimerait aussi qu’elle soit plus élégante. Elles vont en ville et achètent un chapeau à fleurs, des souliers vernis, une robe blanche : Isabelle est maintenant une vraie dame ! Mais les vraies dames doivent savoir se tenir dans un salon…
Sortez vos déguisements, on va chez Papy Piero. Papy Piero, c’est mon héros !met en scène un grand-père débordant d’imagination, prêt à tout pour divertir son petit-fils. Un voyage bienveillant dans l’imaginaire familial qui saura séduire les plus jeunes.
Résumé de l’éditeur : Aujourd’hui, Papy Pierrot est venu me chercher à l’école. Sur son vélo de course, on est des vrais champions ! J’adore aller chez mes grands-parents. Cette fois, je passe la journée avec Papy, on s’amuse toujours ensemble ! Il est acteur et il a une chambre aux mille trésors. Après avoir combattu les guerriers et le dragon, piloté un avion, diné en compagnie de Papi Lapin, arrive mon moment préféré : Papy commence à me lire des histoires…
Prêts pour une balade dans Paris ? Un Poney à Paris c’est une première visite de Paris et de la culture qui la fait vibrer : Beaubourg, Montmartre, la Tour Eiffel… On aperçoit quelques monuments, quelques artifices qui font de Paris… Paris ! Voilà qui attisera la curiosité de nos chers et tendres.
Résumé de l’éditeur : Pour la première fois de sa vie, Richie le petit poney prend le train et monte à Paris : Il vient voir la Tour Eiffel, Attention attention! Hélas, quand il arrive sur place, la tour Eiffel est fermée. On ne peut que la regarder par en dessous. Un vendeur de porte-clef le console, il y a tant à voir, à Paris… A travers cet album splendide, tendre, et riche comme un « cherchez Charlie », Claire Braud nous entraine dans la visite d’un Paris connu et inconnu, tout en surprises et en pas de côté. Et, pour ce qui veulent suivre la visite « en vrai », on trouvera un plan de la ville, annoté par Richie lui-même, en fin de livre !
La chose la plus importante dans les 3 petits cochons (Casterminouche)
Casterminouche est une nouvelle collection d’albums souples, spécialement conçue pour les jeunes lecteurs à partir de 3 ans. Chaque album devient la petite histoire à lire avant de s’endormir ! Une lecture de 10 minutes, joliment illustrée. Un rituel que vos petits adorent !
Publik’Art vous a déjà fait découvrir Toutou Ptichien. Aujourd’hui, c’est l’histoire de La chose la plus importante dans les 3 petits cochons. Tout le monde connaît cette histoire des trois petits cochons. Mais qui sait ce qui est le plus important dans cette histoire ?
Est-ce le cochon ? Le nombre 3 ? La maison ? Les matériaux de la maison ? Le loup ?
Pour connaître la réponse, il va vous falloir lire ce joli album, plein d’humour, aux jolies illustrations naïves et colorées.
Et suivre cette belle collection de Casterminouche pour vos petits anges !
Le duo Outed apporte une bonne dose d’humour dans un quotidien grisâtre. Le morceau Egocentriques donne la couleur avec des voix entremêlées et des paroles acidulées. Les concert d’Outed sont à ce titre de beaux moments d’échanges avec le public que la fin prochaine (?) du confinement permettra d’apprécier à nouveau, entre mélopées acoustiques et électriques.
Un duo bourré d’énergie
Le duo Outed se compose de Fred Tavernier au chant et à la guitare, et de Noémie Chevaux au chant et aux claviers. A la ville comme à la scène, ils partagent leur passion musicale dans un déferlement de piques drolatiques, jamais méchantes, toujours pétillantes. Outed était auparavant Ted, soit Frédéric Tavernier seul, déjà au chant et à la guitare. La mise en place de l’album permet à Noémie Chevaux de prendre plus de place et de devenir indispensable. Ted devient un duo avec 3 morceaux pour annoncer la couleur. Le clip de Poil dans la main permet de découvrir cette reprise hommage à Jacques Higelin, J’fais des rêves et donc Egocentriques. Ted devient alors Outed pour montrer la singularité du duo. L’album est prévu pour lee printemps, avant cela le clip d’Egocentriques permet de constater la belle harmonie des deux artistes avec une mélopée chantée à deux voix. L’album a été produit par Sébastien Hoog, qui a déjà travaillé avec Izia, Jeanne Cherhal et Miossec. Le mixage a été réalisé à Bruxelles chez ICP par Erwin Autrique (Arno, Mickey 3D, Vanessa Paradis, Alain Bashung,…).
Le clip d’Egocentriques a déjà été vu près de 35 000 fois, preuve que quelque chose se passe autour de ce duo plein et entier, ils n’ont pas la langue dans leur poche et pourraient bien connaitre une notoriété croissante. Vivement que les salles rouvrent et que les concerts reprennent pour les découvrir sur scène et constater à quel point leur alchimie fusionnelle fait des merveilles.
Les Voyages de Gulliver, par Galic et Echegoyen (Noctambule / Soleil)
Revisitant l’oeuvre de Jonathan Swift, Les Voyages de Gulliver de Bertrand Galic et Paul Echegoyen se focalisent dans cet album sur le troisième voyage dont le point de départ est Laputa et son île volante pour arriver jusqu’au Japon avant un retour en Angleterre. Une adaptation à la fois libre et fidèle où le capitaine Robinson et Lemuel Gulliver embarquent pour un voyage fantastique qui leur vaudra quelques frayeurs mais pas que…
Le scénario de Bertrand Galic, très structuré, explore avec brio l’imaginaire de l’oeuvre originelle, non sans un trait d’humour, qui lui donne des allures de contes satiriques à plusieurs niveaux de lecture. L’ensemble est illustré avec audace. L’identité graphique de l’album est en effet très marquée, non seulement par des choix chromatiques particulièrement soignés pour un rendu parfaitement harmonieux, mais aussi dans la finesse de traits en perpétuel mouvement.
C’est donc un très beau voyage que les auteurs nous proposent à travers cet album.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Après une attaque de pirates, Lemuel Gulliver cumule les découvertes : l’île volante de Laputa, Balnibarbi, l’Académie de Lagado, Maldonada, l’île de Glubbdubdrib, le royaume de Luggnagg puis le Japon, avant de rejoindre l’Angleterre. Conte philosophique, pamphlet sociétal et politique ou récit fantastique… cette adaptation, de toute beauté, mêle brillamment humour et satire.
Date de parution : le 2 décembre 2020 Auteurs: Bertrand Galic (Scénario) Paul Echegoyen (Dessin) Genre : Fantastique
Editeur: Soleil Prix : 17,95 € (114 pages) Acheter sur : BDFugue
Le Jardin – Paris, BD de Gaëlle Geniller (Delcourt)
Au coeur des années 1920, Le Jardinnous ouvre les portes d’un cabaret parisien dirigé par une femme. Toutes les danseuses portent un nom de fleur et Rose, le fils de la propriétaire, 19 ans, rêve d’intégrer la troupe. Ce qu’il fera avec la bénédiction de sa mère.
Récit complet de Gaëlle Geniller (Les Fleurs de Grand frère), Le Jardin – Paris explore les années folles dans l’univers feutré des cabarets, à travers un personnage principal qui n’appartient à aucun genre. Modifiant son apparence pour être tantôt fille tantôt garçon en fonction des situations, le jeune Rose semble avoir trouvé sa place, si bien qu’il devient l’attraction principale du cabaret… Le lecteur suit le quotidien et l’évolution de Rose et de son entourage au gré des rencontres, faisant fi de toute question de genre.
L’album, très joliment illustré, met ainsi en scène des sentiments universels qui rappellent combien nous sommes tous semblables, bien au-delà de toute question de genre. A découvrir.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Années 1920. Rose est un garçon, et comme toutes les filles qu’il fréquente depuis sa naissance au cabaret dirigé par sa maman, il veut danser. Avec ce second livre, l’autrice de 24 ans, Gaëlle Geniller, frappe fort. « Le Jardin » est un cabaret parisien au succès grandissant dirigé par une femme. Toutes celles qui y travaillent ont un nom de fleur et l’ambiance y est familiale. Rose, un garçon de 19 ans, est né et a grandi dans cet établissement. Il souhaite à son tour être danseur et se produire sur la scène, devant un public, comme ses amies. Il va rapidement en devenir l’attraction principale.
Date de parution : le 06 janvier 2021 Auteurs: Gaëlle Geniller Genre : Roman graphique
Terry Gilliam a son style bien à lui, fait de bizarrerie scénaristique et d’inventivité formelle. Son premier film Jabberwocky, sorti en 1977, ne dépareille pas dans sa filmographie et pose les jalons d’une carrière assez unique. Certains le trouveront un peu daté, d’autres loueront sa grande modernité, le réalisateur ne sait pas laisser indifférent. Le Monty Python reprend certains des codes du célèbre groupe comique pour se les approprier et liver un opus pétaradant de douce ironie.
Un conte médiéval surprenant
Jabberwocky est un conte fantastique sur le thème moyenâgeux de l’individu de rien du tout qui doit affronter un horrible dragon pour séduire sa belle. Sauf qu’avec Terry Gilliam, ça ne peut décidemment pas être si simple. Sous les couverts d’une reconstitution historique croquignolette se cache une critique acide des travers de notre époque, du capitalisme jusqu’à la société de consommation en passant par l’individualisme galopant. Le monstre horrible qui effraie le royaume ne dévore que les petites gens, la plupart très peu charitables. Le contexte reprend les codes du Moyen-âge, l’indigence règne et les seigneurs omnipotents se rient bien de la plèbe besogneuse. Surtout que les atrocités font partie du quotidien et que personne ou presque ne s’émeut d’évènements qui feraient frémir l’homme moderne. Le royaume est dirigé par le sinistre Bruno le Contestable, le bien nommé à en juger par son comportement constamment très limite. L’absurdité apparente de l’histoire laisse deviner en filigrane des questions sociales toujours d’actualité aujourd’hui. Disparités sociales, basse condition de la femme et discriminations sociales sont les fléaux d’un royaume supposé très daté, et pourtant la situation persiste encore aujourd’hui avec pour conséquences la pauvreté, l’extrémisme politique et le chômage de masse. Le héros du film, Dennis, est un homme simple, apprenti tonnelier de son état, chassé de chez lui par son père aigri, méprisé par sa donzelle de cœur et exilé au cœur d’une cité où il ne parvient pas à trouver du travail. La quête du monstre parait presque secondaire. L’obscurantisme règne et la description sociale décoche d’immanquables sourires avec un héros maltraité par tous et tout le temps pour une métaphore cynique de la dureté de la vie. La restauration 4K apporte au film une surprenante modernité.
Les DVD et BluRay de Jabberwocky comptent des suppléments exclusifs qui permettent de prolonger le plaisir pour un visionnage surprenant, destiné aux fans nombreux de Terry Gilliam qui n’auront jamais encore vu ce film bien difficile à trouver, jusqu’à maintenant.
Synopsis:À la mort de son père, le jeune Dennis décide de tenter sa chance en ville dans l’espoir de conquérir le coeur de sa dulcinée, Griselda, restée au village. Pendant ce temps, un horrible monstre surnommé Jabberwocky fait régner la terreur, tuant et anéantissant tout sur son passage. Voyant son royaume menacé, le roi Bruno le Contestable promet la main de sa fille à celui qui terrassera la bête…
Ion Mud, l’album entre BD et manga d’Amaury Bündgen (Casterman)
Premier album d’Amaury Bündgen, Ion Mudest une plongée dans un monde post-apocalyptique à bord d’un vaisseau spatial de la taille d’une planète,- ù machines et aliens cohabitent et s’affrontent dans un combat sans fin.
Dans cet environnement hostile vit un certain Lupo, en errance perpétuelle pour percer des mystères dont il ne sait pas formuler la problématique même. Un personnage perdu dans ce grand tout, qui cherche néanmoins à donner du sens à sa vie.
Le scénario suit les pérégrinations de Lupo, se perdant avec lui dans les méandres du vaisseau, mais aussi dans son intellect brumeux. Un pitch qui s’exécute dans la longueur et la contemplation de décors superbes, fortement inspirés de l’univers manga. On admire ce graphisme riche et épuré, tout en noir et blanc.
Ion Mud est un bon début et laisse présager une belle carrière à son auteur qu’il faudra donc suivre avec attention !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Virus ou antidote, serait-il le seul à pouvoir sauver le vaisseau ? Lupo, un humain solitaire, erre à la surface d’un vaisseau gigantesque, tentant de survivre et de rencontrer les aliens qui l’ont enlevé près de 50 ans auparavant. Il fait face à une contamination par un organisme hostile transformant toutes formes de vie en créatures mutantes et causant d’importants dysfonctionnements au vaisseau. Est-ce cela qui force les extra-terrestres à se retrancher dans les entrailles du vaisseau, derrières de monumentales portes, infranchissables à tout autre ? Livré à lui-même dans un univers qui le dépasse, l’homme devra rivaliser d’intelligence et de persévérance pour percer les mystères de son existence même !
Date de parution : le 20 janvier 2021 Auteurs: Amaury Bündgen (Scénario, Dessin) Genre : S.-F.
La lumière est à moi, un recueil publié aux Editions J’ai lu.
Gilles Paris a toujours été très attiré par la période de l’adolescence. Publik’Art avait été très touché par Le vertige des falaises. Cette fois-ci, pas de grande histoire, mais plusieurs nouvelles. Une vingtaine, pour être précis, réunie dans un livre, pubiée aux Editions J’ai lu, avec une très belle couverture qui donne le ton du livre !
Leur point commun
Toutes ces nouvelles ont pour point commun l’enfance et l’adolescence. Mais pas une adolescence tranquille, non. Une période qui se révèle toujours douloureuse et souvent bien triste. L’auteur ne s’intéresse pas au bonheur mais plutôt au malheur qui survient là où on ne l’attend pas. Des adolescents orphelins soit de mère, soit de père, soit des deux parents, soit très jeunes, soit au moment de l’adolescence. Souvent orphelins de mère. Avec toutes les traces que cela laisse dans l’inconscient. Une mère reste incontestablement la référence de toute une vie : » Ma mère a laissé en moi une part d’inachevé que rien ne guérit ni ne sauve « « On ne devrait pas grandir quand on perd sa mère à quatorze ans » « Quand je suis triste, je vais voir maman. Ses méthodes sont imparables. Elle déteste qu’on se plaigne. Et mes chagrins d’adolescent la font sourire » « Maman est sous terre et je n’ai du chagrin que pour les pétales de roses jaunes »
Parole d’une mère
Chaque histoire tourne autour d’un enfant ou adolescent. Le prénom a son importance et toujours la présence ou l’absence de la mère. La découverte de l’amour, la découverte du monde adulte même s’il reste souvent bien incompréhensible… Chaque nouvelle est emplie de vérité où les jeunes semblent bien plus forts et lucides que les adultes même s’ils sont souvent très tristes et malheureux. Et à travers eux, le lecteur voyagera avec chaque petit héros, à travers le monde. Les descriptions sont toujours aussi belles et poétiques, comme sait si bien le faire Gilles Paris. Ce qui accentue la souffrance du narrateur. Et sa douleur intérieure.
La lumière est à moi est un livre qui se savoure à petites doses. Une nouvelle chaque soir pour s’en imprégner totalement. Car ce n’est pas une lecture légère, mais souvent triste et qui appelle des réflexions sur des thèmes chers à l’auteur : l’enfance, l’adolescence, la mort, la vie, l’amour, la découverte du sexe, du désir, les séparations, le deuil… Une très belle écriture profondément lumineuse.
RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS
Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune… Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d’enfance déchue, le désir de s’échapper, happés par l’espoir d’une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l’océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l’heure où les paysages s’incendient au crépuscule.
Date de parution : le 27 janvier 2021 Auteur : Gilles Paris Editeur : J’ai lu Prix : 7,90 € (248 pages)
Ce premier disque de 2029 appelé Synesthésie sort à la fin de ce mois. À la frontière du Rock, 2029 propose une Pop Electro Post-Apocalyptique et invite, en français, à panser les blessures de l’âme au son du cri d’un inconditionnel espoir.
2029, si loin, si proche
2029 est un trio originaire de Chantilly qui privilégie une rock électro à tendance post-apocalyptique. Avec un style résolument numérique, 2029 propose aussi une édition vinyle de son EP composé de 7 titres rock pop avec de belles plages de synthétiseurs. Mais alors qui fait quoi? Arnaud Le Camus est au chant et prend en charge plusieurs instruments. Davy Laguri est derrière les synthétiseurs et Charles Evrard est derrière les fûts. Ce qui saute tout de suite aux oreilles, c’est l’énergie communicative qui se dégage des 7 morceaux. Une belle équipe est intervenue sur la réalisation du EP avec un enregistrement réalisé dans le studio du groupe avant le mixage de Doug Weier à Chicago dans ses studios, puis un mastering par Antoine Chabert, le même qui a déjà travaillé avec Daft Punk, Angèle, Indochine et Noir Désir. Ceci peut expliquer la qualité impeccable du son d’un EP qui s’écoute encore et encore. Le projet Synesthésie est né en 2018 du sentiment qu’on peut se sentir à l’écart tout en ressentant une énergie irresistible qui ne demande qu’à s’exprimer. Les guitares puissantes se marient à des nappes profondes de synthés. Mystères à l’envers rappelle Muse dans cette volonté de profondeur introspective et cette voix puissante accompagné d’un synthé qui ne s’oublie pas facilement. Protège toi a une rythmique plus électro pour une puissance accrue avec une guitare encore plus costaude. A contresens mélange plusieurs styles avec une voix qui harangue l’auditeur. Indifférence débute de manière très martiale avant de s’adoucir et de finir en apothéose. Mémoire d’avenir est une pause introspective qui interpelle avec sa rythmique. Ensemble continue sur la lignée d’une pop électro qui ravit. L’album est une petite pépite à écouter d’urgence.
L’album de 2019 est une belle surprise qui invoque les années 2000, le tout en langue française et avec une belle énergie. Synesthésie ravit dès la première écoute et fait plonger dans une belle ambiance musicale, énergique et poétique.
1984, d’après George Orwell : BD de Derrien et Torregrossa (Soleil)
Oeuvre phare de George Orwell, 1984 est cette fois adaptée par le scénariste Jean-Christophe Derrien et l’illustrateur Rémi Torregrossa dans un album unique de quelques 122 pages, qui reproduit avec brio l’atmosphère glaciale du roman dystopique.
Bienvenue en 1984. Les guerres nucléaires de 1950 ont laissé place à un ordre mondial en guerre permanente, redistribué en trois grandes puissances ennemies : l’Océania, l’Estasia et l’Eurasia. Winston Smith vit à Londres, en Océania. Il est membre et employé du Parti de l’Angsoc (socialisme anglais). Il travaille en effet au ministère de la vérité. Il est chargé de corriger les archives historiques, de remanier le passé en fonction des besoins du Parti. Dans cette vie, il est interdit d’éprouver le moindre sentiment. Big Brother y veille. Alors que tout le monde se méfie de tout le monde, une jeune femme attire l’attention de Winston… Et bientôt, tout va basculer.
Avec une narration maitrisée et aboutie, l’immersion du lecteur dans l’univers d’Orwell est immédiate. Elle l’est d’autant plus que le dessin noir et blanc de Torregrossa semble habité par l’oeuvre originelle. Le trait est fin, les personnages travaillés et les cadrages très ingénieux. On prend beaucoup de plaisir à parcourir les planches généreuses et inventives de l’album.
Ce 1984 est un album de qualité, à découvrir que vous connaissiez ou non l’oeuvre d’Orwell !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Londres, 1984. Winston Smith est un employé du Parti, chargé de réviser l’Histoire. Dans un monde où toute sentimentalité est interdite, il est attiré par Julia, une jeune femme peut-être dangereuse pour lui. Ensemble, ils vont tenter d’échapper à l’emprise du gouvernement et de Big Brother, le chef omnipotent du gouvernement. Mais est-ce possible dans un monde où tout fait et geste est surveillé et enregistré ?
Date de parution : le 06 janvier 2021 Auteurs: Jean-Christophe Derrien (Scénario) Rémi Torregrossa (Dessin) Genre : Adaptation, roman graphique
Editeur : Soleil Prix : 17,95 € (122 pages) Acheter sur : BDFugue
Malgré les circonstances, le Festival de Gérardmer a tout de même eu lieu, dans une version en ligne cependant. Pour sa 28ème édition, le deuxième long-métrage de Brandon Cronenberg s’est vu récompensé.
Un Festival en ligne
En raison de la situation sanitaire, la 28ème édition du Festival International du film fantastique de Gérardmer s’est déroulée en ligne, forcément de manière un peu spéciale, mais cela n’a pas empêché d’avoir une belle sélection de films contemporains à l’affiche. Au moins, tout cinéphile, aux quatres coins du monde, aura pu suivre l’événement ! Son jury était composé du réalisateur Bertrand Bonello, en tant que président, de l’auteur et réalisateur Pascal Bonitzer, des comédiennes Lolita Chammah et Vimala Pons, du romancier Maxime Chattam, de l’humoriste Nora Hamzawi, de l’entrepreneur et auteur Alexandre Pachulski et de l’acteur Gaspard Ulliel.
L’événement s’est déroulé du 27 au 31 janvier dernier. Le jury a annoncé les lauréats, le Grand Prix fut attribué à Possessor de Brandon Cronenberg, dont nous vous avons parlé dans notre Top 10 de 2020. Dans un thriller futuriste, le cinéaste met en scène une organisation secrète qui est capable de maîtriser une technologie neurologique. Les membres peuvent alors habiter le corps de n’importe qui, et le pousse à commettre un meurtre. Dans le sillage de son père, Cronenberg s’amuse avec le concept de mutation du corps. D’ailleurs, le film remporte également le prix de la meilleure musique originale. Rappelons que ce film a également reçu le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Festival international du film de Catalogne l’année précédente.
Une 28ème édition misant sur le cinéma de genre français
Parmi les films mis à l’honneur, on compte deux longs-métrages français, qui ont été doublement récompensés. Il s’agit de Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma qui a obtenu le prix du jury et le prix du jury jeunes de la région Grand Est, ainsi que La Nuée de Just Philippot qui a reçu le prix de la critique et le prix du public.
Teddy
Le film Teddy est une histoire de loup-garou, une thématique en effet abordée de nombreuses fois dans la culture populaire, que ce soit dans Harry Potter avec le professeur Lupin, le célèbre jeu de cartes Les Loups-Garou de Thiercelieux, etc. Même un casino sérieux en Suisse propose une machine à sous nommée Werewolf Wild, qui propose une ambiance sinistre de château de Dracula et bien sûr le fameux loup enragé.
Cependant, Teddy se veut être une approche moderne et originale du loup-garou, en parlant d’un jeune garçon rebelle qui va connaître une transformation progressive, suite à une griffure infligée par une bête inconnue. Le film, qui mèle les genres, traite notamment de sujets de société comme l’exclusion et la marginalisation de certains individus.
La Nuée
Pour ce qui est de La Nuée, le film de Just Philippot met en scène l’histoire d’une mère qui lance dans l’élevage de sauterelles comestibles pour sauver ses enfants. C’est alors que se crée un lien étrange entre les insectes et la femme. Voici le palmarès pour cette 28 ème édition : · Possessor de Brandon Cronenberg – Grand Prix ; · Sleep de de Michael Venus et Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma – Prix du jury ; · Jim Williams pour Possessor – meilleure musique originale ; · La Nuée de Just Philippot – prix du public ; · Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma – Prix du jury jeunes de la Région Grand Est ; · T’es morte Hélène de Michiel Blanchart – grand prix du court-métrage.
Zoom sur le Grand Prix, Possessor
Possessor reste une vraie surprise du palmarès ! Il vient d’ailleurs 7 ans après Antiviral, le premier film de Cronenberg Jr.. Pour rappel, l’histoire explore le filon SF à mi-chemin entre le travail de son père, Cronenberg Sr et Philip K. Dick de Minority Report. Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur pose son histoire dans une époque indéterminée, avec une direction artistique rétro futuriste, une organisation secrète ainsi qu’une mystérieuse série d’assassinats pour le compte de gros bonnets. Pour arriver à ses fins, l’organisation secrète a recours à une machine qui permet de transférer la personnalité du tueur dans un autre corps, qui est souvent un hôte involontaire privé de son libre arbitre. Cela nous rappelle vaguement Get out de Jordan Peele. L’hôte est ensuite tué après être possédé. Quant à l’assassin, il porte lui aussi des séquelles de son voyage, que l’on juge par l’état de Tasya Vos (Andrea Riseborough), l’héroïne. Petit retour en arrière, cette actrice britannique a été récemment vue dans l’excellent Mandy, en compagnie de Nicolas Cage. C’est ainsi que l’actrice principale est partagée entre la réalité (vie de femme, mère, épouse) et ses missions d’assassinat. L’élément déclencheur ? Elle va se retrouver dans le corps d’un homme ultra violent qui refuse de disparaître.
Les Orfèvres du Vin, anciennement Cave de Charnay, proposent un Saint-Véran Grand Clos2018 à ne pas manquer. Distingué par une Médaille d’Or au Concours des Vins du Mâconnais, il se révèle d’une grande qualité. Cette cave talentueuse a déjà proposé des vins blancs réjouissants testés sur Publik’Art (Clos de l’église 2019, Les Perserons 2017). En outre, engagée dans une démarche respectueuse de son environnement afin d’obtenir le label HVE (Haute Valeur Environnementale), elle mène une politique ambitieuse.
Un Saint-Véran à découvrir
Cette appellation spécifique de la gamme Prestige ne comporte qu’une poignée de parcelles situées dans un écrin d’un secteur très réputé de Prissé. Elle bénéficie des soins méticuleux de son viticulteur, le Maître de Chais Michaël Da Fré et la caviste Amélie Thomas. Ce millésime 2018 se compose exclusivement de Chardonnay. A l’œil, sa robe est brillante de couleur jaune or pâle très soutenue avec des reflets verts intenses. Au nez, le vin est élégant et exubérant, il développe des notes subtiles de fruits exotiques comme la mangue fraîche. En bouche, l’attaque est ronde et légèrement poivrée. La suite est dense et équilibrée. Le final est harmonieux. Comme on peut facilement l’imaginer, le vin accompagne parfaitement des paupiettes de filet de sole, des andouillette à la crème ou des quenelles de brochet. Le vin peut se conserver 3 à 5 ans et est proposé au prix départ cave TTC de 10 euros.
Publireportage: Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon–Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.
La gamme Prestige provient de sélection de vignes : soit de domaines provenant d’un adhérent viticulteur (offrant les meilleurs moyens de vinification à des vignes aux conditions d’exploitation et de soins homogènes), soit de vieilles vignes. La cave a fixé l’âge de plantation à partir duquel les vignes sont classées en vieilles vignes à 40 ans. Elles sont vinifiées partiellement pendant 10 à 12 mois dans des cuves bois ou des fûts de chêne provenant des forêts françaises. Le bois permet de fondre les tanins sur les cuvées de rouge et d’apporter une touche vanillée et toastée sur les cuvées de blancs.
La part de l’ombre, tome 1 : BD de Perna et Ruizge (Glénat)
Maurice Bavaud était un jeune suisse arrêté et exécuté en 1941 pour avoir tenté d’assassiner Hitler. Son procès posthume aboutira à une nouvelle condamnation par la Confédération Helvétique cette fois : cinq ans de détention et cinq ans de perte des droits civiques. La part de l’Ombre fait la genèse de l’histoire de ce garçon à travers l’enquête, en 1955, d’un jeune journaliste allemand désireux de justice et de réhabilitation.
Le scénario de Patrice Perna (Valhalla Hotel, Kersten, le médecin d’Himmler, Darnand, le bourreau français) revient sur le destin de Maurice Bavaud à travers une mise en scène où journalistes et espions tiennent le rôle principal, la veille de la guerre froide. Un récit historique habilement romancé qui explore avec brio toutes les zones troubles de l’affaire. Illustré par Francisco Ruizge, l’album est joliment mis en image dans des tons très sobres et froids, qui nous plongent immédiatement dans l’ambiance.
La part de l’ombre offre un premier album réussi pour ce nouveau diptyque historique qui promet un épilogue passionnant.
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
L’histoire incroyable mais vraie de l’homme qui a failli tuer Hitler… Berlin, décembre 1955. Nous sommes à l’aune de la guerre froide. Guntram Muller est journaliste pour un des plus grands quotidiens, le Berliner Zeitung. Il s’intéresse à une affaire assez singulière et très éloignée des préoccupations du Rédacteur en chef : le procès en révision de Maurice Bavaud, un jeune Suisse que l’on dit « illuminé » exécuté par les nazis en 1941 pour avoir tenté d’assassiner Adolf Hitler. Ce procès, réclamé par la Confédération Suisse se soldera finalement par un jugement pour le moins étonnant : le jeune « terroriste » , décapité en 1941, est condamné à cinq ans de détention et cinq ans de perte des droits civiques. Guntram, ancien inspecteur de la célèbre Kripo (Kriminalpolizei), enrôlé dans l’Abwehr en 1939, s’intéresse de près à cette histoire. Et pour cause. Il a été mandaté, à l’époque des faits, par un proche de Himmler, pour enquêter sur les éventuels complices qui auraient pu aider le jeune Suisse à approcher aussi facilement le Führer dans le lieu le plus sécurisé, le fameux Nid d’Aigle. En 1955, toujours tourmenté par son passé, Guntram tente de réhabiliter la mémoire de Maurice Bavaud et se lance dans une vaste enquête, journalistique cette fois. Il est aidé en cela par un jeune homme, garçon de bureau au journal, pour lequel il s’est pris d’affection. Wolf Fiala rêve de devenir reporter comme son idole, le célèbre Albert Londres. Il va aider Guntram à dérouler le fil complexe de l’histoire de Bavaud. On découvrira toutes les hypothèses échafaudées au cours de cette étrange affaire : Bavaud était-il un fou de Dieu, tueur solitaire ? Etait-il un espion agissant pour le compte d’une organisation secrète, A-t-il été mandaté par les alliés ou par un proche d’Hitler ? Comment a-t-il pu approcher le dictateur d’aussi près et à plusieurs reprises ? Pourquoi la Suisse a-t-elle refusé de l’aider en l’échangeant contre un espion Allemand ? Mais les apparences sont rarement fidèles à la réalité.
Date de parution : le 06 janvier 2021 Auteurs: Pat Perna (Scénario) Francisco Ruizgé (Dessin) Genre : Historique
Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses ? (Père Castor)
Les Editions du Père Castor nous offre une nouvelle série : Le jardin de Basilic. Une série qui est centrée sur la nature, et la préservation de l’environnement. Le texte raconte une histoire drôle mais qui délivre toujours un message scientifique. Le jeune lecteur va découvrir la nature autrement ! Avec de très chouettes illustrations !
Dans l’album Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses, le lecteur va découvrir en même temps que le petit garçon, Basilic, comment les fleurs se reproduisent. Sa grand-mère, Mamie Carotte, va tout lui expliquer. De la poussière d’amour des fleurs en passant par les insectes, Basilic va tout comprendre ! et votre petit bambin aussi ! Il deviendra savant grâce à mamie Carotte ! Et surtout il aura envie de protéger son environnement ! A la fin de l’histoire le lecteur découvre les explications scientifiques de Mamie Carotte. Une vraie leçon de Sciences !
Le jardin de Basilic, les fleurs tombent-elles amoureuses, un bel album cartonné avec une histoire savante et drôle !
Après le tome 1 A mort les Vaches, publié en 2019, et avant la fin de la trilogie avec Adieu Veau, vache, cochon, cuvée, le tome 2 continue à suivre l’odyssée effrénée de quelques animaux décidés à rallier Pig Island. Hélas les humains sont toujours là pour leur mettre des bâtons dans les pattes. La BD sort le 10 février pour une belle aventure humaniste animalière.
Une odyssée animale
Après un tome 1 qui montrait déjà à quel point des animaux même doués de la parole et de la raison ne sont pas mieux considérés par les humains, le tome 2 continue dans la même veine avec toujours la petite troupe lancée sur les chemins. Néo le cochon Ferdinand le coq, un veau et sa mère, un mouton, tous détalent à toute allure pour quitter ce monde de vexations. Ils rencontrent un cirque, une station service, des forces de l’ordre mais aussi un duo de zadistes antisystème qui les aident à rejoindre leur objectif. L’odyssée animalière est toujours aussi plaisante à suivre avec des animaux boute-en-train et des caractères très humains. Le dessin ultraréaliste permet de situer l’histoire dans notre époque, comme si les animaux avaient décidé de se libérer de leurs existences recluses pour vivre leur vie et leurs envies. Le sens de la métaphore fait mouche, ne sommes-nous pas nous-mêmes des animaux enfermés dans des enclos bien délimités et surveillés? Le parallèle avec l’existence humaine est de la plus grande pertinence pour donner à cette Arche de Néo des élans d’humanité. L’humour est bien présent au milieu de considérations douces amères sur la difficulté de se réaliser.
La BD sort le 10 février pour lire et découvrir une histoire de de résilience et de liens animaliers pleins de saveur. Et les humains ne sont pas forcément tous mis dans le même sac, preuve qu’il faut de tout pour faire un monde.
Synopsis: Néo et les siens sont toujours en quête de la terre promise de Pig Island, où l’on prétend que les animaux peuvent vivre en paix, loin de la folie des hommes. Mais le chemin est long et les esprits s’échauffent : Ferdinand, fière comme un coq, refuse de se faire mener par le bout du bec par un cochon à peine sorti de l’œuf et rallie à elle la petite bande qui en a plein les pattes et les sabots. Devant tant d’ingratitude, Néo décide de les abandonner et de suivre son instinct, il croise alors une vieille connaissance, Prince du Dauphiné, célèbre cheval de course promis à un grand voyage. Et si Pig Island était sa destination ? Chaque album de L’Arche de Néo, odyssée animalière de héros qui rêvent d’une vie meilleure, interroge le rapport particulier que nous entretenons avec les autres espèces qui partagent notre planète.
Valhalla Hotel tome 1 : la BD coup de poing de Perna et Bedouel (Comixburo / Glénat)
Comme une belle gifle à faire voler vos lunettes bien en place en pleine lecture, Valhalla Hotelvient bousculer nos bibliothèques avec un premier album, Bite The Bullet, explosif et drôle à souhait. Le scénario de Patrice Perna (Kersten, le médecin d’Himmler, Darnand, le bourreau français…) conjugue en effet l’action à la Tarantino à l’humour caustique et totalement décalé. L’ensemble est servi par un dessin pêchu, particulièrement adapté et réussi, signé Fabien Bedouel (a travaillé sur les mêmes séries citées pour Patrice Perna, mais aussi sur l’excellent L’Or et le sang).
Nos héros ? Le coach Malone et son protégé mutique et chevelu : Lemmy. Remontés à bloc, ils parcourent les routes à bord de leur fiat 500 en fin de vie pour aller en finale régionale du championnat de tennis de table d’Albuquerque. Une panne et une arrestation improbable va les précipiter à Flatsome, dans un coin perdu dont les habitants semblent venus d’ailleurs… C’est un véritable feu d’artifice qui les attend, une sorte de Boulevard de la mort en plein village allemand (si, si), où l’humour et les explosifs occupent une place de choix.
Avec son ton décalé, Valhalla Hotel hypnotise aussi par son rythme très soutenu et en met plein les mirettes avec son dessin au découpage millimétré. Si, comme nous, vous avez aimé Il faut flinguer Ramirez, vous adorerez Valhalla Hotel !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Le seul endroit où l’on vous promet un repos… éternel. Tandis qu’ils se rendent à la finale régionale du championnat de tennis de table d’Albuquerque, Lemmy et son inénarrable mentor, le coach Malone, tombent en panne avec leur Fiat 500 sur la 380. À quelques miles de là : Flatstone, petite bourgade improbable en plein coeur du Nouveau-Mexique, et son shérif homophobe et buté, leur tendent les bras.Quelques « tracasseries administratives » plus tard, ils trouvent finalement refuge dans le seul motel du coin, le Valhalla Hotel, tenu par une femme pour le moins intrigante, Frau Vinkler. Au petit matin, Lemmy a disparu. Malone part évidemment à sa recherche… Des personnages tous plus timbrés les uns que les autres, des scènes de baston dignes d’un Tarantino dans un décor aussi aride que le gosier d’El Loco, des poursuites en bolides survitaminés, d’anciens nazis en culotte de peau, des rednecks abrutis au schnaps, une étrange gamine au regard bleu lagon, des hommes-cochons, du sang, de la poussière, de la bière tiède, une bonne dose de heavy metal, une pincée de suspens, et surtout beaucoup, beaucoup d’humour noir…
Date de parution : le 06 janvier 2021 Auteurs: Pat Perna (Scénario) Fabien Bedouel (Dessin) Genre : Action
Editeur : Glénat Prix : 14,95 € (64 pages) Acheter sur : BDFugue
Les Fiancées du Califat, BD de M.Trévédic, Matz et G. Liotti (Rue de Sèvres)
Récit complet proposé par l’ex-juge Marc Trévédic et le scénariste de renom Matz (Le Tueur…), Les Fiancées du Califat est une plongée au coeur d’une cellule terroriste composée uniquement de femmes. Illustré avec brio par Giuseppe Liotti, l’album met en scène l’organisation et la planification terroriste jusqu’au passage à l’acte.
Et c’est évidemment une course contre la montre qui va s’engager avec les renseignements, qui cherchent à recouper de multiples informations au gré des filatures pour permettre l’arrestation des plus dangereuses. Un scénario haletant dont le réalisme ne manque pas d’effrayer. On apprécie tout particulièrement la très belle mise en image de Giuseppe Liotti, dont le trait fin et soigné donne beaucoup d’expressivité à des personnages mis en scène dans des décors aux multiples détails. La lumière, la couleur et les différents plans choisis sont autant d’atouts qui participent à la réussite graphique des Fiancées du Califats.
Un album efficace et agréable à lire, disponible en librairie !
Extrait de la BD :
Résumé de l’éditeur :
Nous avons besoin de toutes les forces que nous pouvons trouver, Cheikh. Et puis, les mécréants ne se méfient pas des femmes. N’est-ce pas toi qui m’as dit qu’il fallait utiliser les points faibles de nos ennemis ? » Le célèbre ex-juge antiterroriste Marc Trévidic et Matz livrent un nouveau thriller haletant, magnifiquement mis en scène par Giuseppe Liotti.
Date de parution : le 06 janvier 2021 Auteurs: Matz, Marc Trévidic (Scénario) et Giuseppe Liotti (Dessin) Genre : Policier
La chanteuse Mina Sang révèle un troisième single intitulé À ceux qui viendront après nous. Composé en 1939 par Bertolt Brecht, le poème s’adresse à ceux qui viendront après lui après les sombres temps d’une effroyable défaite. Mina Sang en fait un étendard implacable, un appel irrésistible, sur une musique électro-pop accompagnée de tambours chamaniques qui parlent autant au coeur qu’à l’esprit dans des frissons épidermiques.
Un morceau sans concessions
Le clip de A ceux qui viendront après nous montre des images très fortes de notre temps. Emeutes à Minneapolis et à Naples, images de la lutte contre la destruction de la forêt d’Hambach, de la Zad de NDDL, Pas res nos arresta le film de et par l’Amassada, Amassada et des Gilets jaunes sur les Champs Élysées. Pas de juste milieu mais une volonté affirmée de s’engager auprès de ceux qui ne veulent pas courber l’échine sous les coups de boutoir d’une politique qui ne fait pas suffisamment de cas des aspirations humaines au partage et à la bienveillance. Mina Sang apporte une musicalité fascinante aux mots du poète allemand, rapprochant le contexte sombre de 1939 à celui pas moins anxiogène de 2020. Les percussions des tambours concourent à la montée en puissance du morceau dans un tourbillon de tourments, mais aussi d’espoir. Le CV de Mina Sang permet d’en savoir plus sur une existence menée sans concessions. Tour à tour squatteuse, fermière, sculptrice, cartomancienne, accordéoniste, camionneuse, belge et limousine, elle a mené sa vie au gré de ses envies et de ses aspirations, sans vouloir jamais rentrer dans un moule aliénant. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle dit avoir toujours fait de la musique. Son EP de 5 titres Incorporée (Doux divorces Records) est sorti en 2017 pour faire entendre une électropop minimaliste portée par sa voix cristalline et ses mélodies entêtantes. 3 nouveaux singles paraissent avec Mystère magnifique (Schisme Records), Sabotage et donc À ceux qui viendront après nous avant un premier album prévu pour fin mai 2021.
Ces 3 chansons dessinent la constellation d’une époque écartelée entre nature, invisible et révolution. Mina Sang invoque un passé douloureux avec le poème de Brecht comme un avertissement à ne pas céder un pouce de terrain à l’inhumanité.
De nouveaux vins pour 2021 sont présentés par la Cave de Roquebrun avec deux vins blanc et rouge Col de Lairole. L’année 2021 commence sur les chapeaux de roue.
Col de Lairole blanc 2020
Cet AOC Languedoc blanc se compose d’un mélange de Grenache et de Roussane. Médaille d’Argent aux Vinalies Internationales pour son millésime 2019, il se distingue au premier coup d’œil par sa robe brillante. Le nez associe des arômes de fruits exotiques, mangue, de pêches blanche, avec des notes d’amande fraîche. La bouche vive se révèle puissante et généreuse. Une note minérale accentue sa complexité. Ce vin accompagne idéalement une préparation bien fraiche comme un tartare de thon ou des crustacés. Le prix public conseillé est de 6,10 euros.
Col de Lairole rouge 2019
Le Col de Lairole rouge 2019 se distingue par sa belle finesse et son harmonie pour accompagner les viandes rouges ou les petits gibiers de l’hiver, sans oublier un plateau de fromages. Récompensé par une belle Médaille d’Or au Vinalies Nationales, ce vin est proposé aux prix public conseillé de 6,10 euros, parfait pour découvrir ce très beau vin de l’AOC Languedoc.
Publireportage: La Cave de Roquebrun créée en 1967, est située dans le Parc Régional du Haut Languedoc, à 30 km au nord de Béziers entre les deux capitales régionales Montpellier et Toulouse. Les deux villages de Roquebrun et Vieussan bénéficient d’un microclimat exceptionnel permettant la culture des orangers, des citronniers, des mandariniers en pleine terre, qui produisent une récolte d’agrumes pour la consommation locale. Mimosas, oliviers, lauriers, autant de couleurs et de parfums qui ont valu à Roquebrun d’être présenté comme « le petit Nice de l’Hérault » et en font un haut lieu touristique de la Vallée de l’Orb. Situé sur un terroir de schistes typique du Languedoc, bénéficiant d’un microclimat méditerranéen unique et très ensoleillé, le vignoble de la cave permet la production de vins originaux de grande qualité.
Les impatientes, un livre bouleversant de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Colas)
Djaïli Amadou Amal a été finaliste du Prix Goncourt avec son dernier livre, Les impatientes. Ce n’est pas une autobiographie, dit-elle. Ce roman est une fiction, mais largement inspirée de faits réels. Ce n’est pas forcément l’auteur qui les a vécus, mais des personnes de son entourage.
Trois femmes Africaines
L’histoire se passe au Cameroun. Le lecteur va suivre trois femmes : Ramla, Hindou et Safira.
Ramla
Ramla a 17 ans. Elle est amoureuse et fiancée avec un jeune homme, ingénieur. Mais un jour, son père, lui dit qu’elle doit se marier à un ami de son oncle. Un homme très haut placé, aussi bien financièrement que politiquement. Beaucoup plus âgé qu’elle, bien évidemment, et déjà marié. Ramla va vivre un mariage forcé avec toutes les violences que cela entraine. Et elle ne pourra rien dire, et ne faire que subir car une fois mariée, tout est permis à l’homme. Même sans le consentement de son épouse. Le viol dans le mariage n’existe pas au Sahel…
Safira
Ramla devient la coépouse de Safira. Safira est donc la première épouse. Elle a 35 ans, mariée depuis vingt ans, 6 enfants. Elle est furieuse d’avoir une coépouse qui a quasiment le même âge que sa fille la plus âgée. Elle va tout faire pour la supprimer. Elle aime son mari et ne supporte pas la polygamie. Elle va être capable d’aller très loin pour faire fuir sa coépouse. Trop loin… Juste pour garder sa place unique auprès de son mari, et tous les avantages qui vont avec…
Hindou
Quant à Hindou, c’est la petite sœur de Ramla. Elle est mariée de force à son cousin, le même jour que Ramla. Elle va subir toutes les violences sexuelles, sous le regard de toute sa famille. Elle sera battue et violentée sans cesse. Sans jamais être aidée et secourue. Le seul conseil qu’on leur donne à toutes les trois, c’est : Patience. « Au bout de la patience, il y a le ciel ! »
Dans son livre, Djaïli Amadou Amal met l’accent sur des thèmes universels, qui vont parler à toutes les femmes, surtout en ce moment où l’on parle beaucoup des violences faites aux femmes… Un roman bouleversant. D’autant plus quand on connaît la vie de cet auteur : Un premier mariage précoce et forcé, un deuxième mariage où elle a réussi à fuguer et enfin un troisième mariage, qui fut le bon !
Les impatientes était en lice pour le Goncourt et a même été sélectionné à la deuxième sélection du Goncourt ! L’auteur a obtenu, au final, le Prix Goncourt des Lycéens 2020. Un prix tellement mérité ! Notre coup de coeur !
Le premier titre de Ali Veejay est extrait de l’album à paraitre au printemps prochain. Last Long est une balade intimiste voix-guitare que la douce voix du chanteur porte avec sensibilité. Une petite pépite à découvrir rapidement.
Un artiste à suivre
Il semble bien que l’objectif de Ali Veejay est de toucher au cœur les auditeurs. Last long est un morceau plein de sensibilité, sans artifices ni fioritures. Porté par une simple guitare, le morceau ensorcèle par sa pure délicatesse. Proche de l’écurie Clapping Music (Encre / Thee Stranded Horse), Ali Veejay a participé au combo rock 1=0. Son premier album est prévu pour le 30 avril chez Dora Dorovitch. Son style très pop à fleur de peau se promène entre les rythmes caribéens, la soul d’Al Green et une folk hypersensible. Le titre Last long donne un bel aperçu de cet album si attendu. Pas de bricolage électronique comme il en existe tant actuellement, l’artiste recherche l’authenticité. Pour cela, il s’est dirigé vers l’autoproduction. Ses premiers titres ont été travaillés en avril 2017, pour la petite histoire chez un voisin qui s’était aménagé un studio dans son sous sol. Les 2 années suivantes, il a avancé sur chacun des morceaux et les a travaillés dans différents endroits (vacances, studio à côté du travail, salles dé réunion). Ce long travail porta ses fruits en septembre 2019 avec 9 titres enfin aboutis. La rencontre de Dimitri Dupire lui permit de mixer l’album. Artiste accompli, l’artiste a également travailler sur les illustrations de la pochette, inspirées par Kandinski. Le saxo d’Alexandre Tanet (Isnt it) apporte une touche soul qui résonne sur certains morceaux, et la basse de Julien Zordan (1=0) permet d’achever le travail de séduction.
Une cagnotte est ouverte sur Halloasso pour récolter tout l’argent nécessaire à l’élaboration du projet (fabrication du CD trois volets, financement des envois postaux, financement du mastering, équipement en matériel pour les concerts, enregistrement et vidéo. Il nee faut pas hésiter à participer pour aider l’artiste à finaliser sa belle aventure! Le premier titre est fascinant, difficile d’arrêter de l’écouter en boucle!
Le Mardi 2 Février 2021 à 14h a eu lieu sur la Scène Nationale d’Angoulême la représentation à huis-clos du spectacle Chronic(s)2. Créé 20 ans après le premier opus Chronic(s), cette nouvelle collaboration entre Michel Schweizer et le chorégraphe et danseur Hamid Ben Mahi est un seul en scène qui mélange récits de vie et passages dansés dans un récit autobiographique sincère et émouvant. L’assistance professionnelle composée notamment de journalistes a pu applaudir avec entrain ce petit coin de ciel bleu dans un contexte sociétal bien morose.
Une vie dans le rétroviseur
En 2001, Chronics donnait le ton quant à un nouveau genre chorégraphique. Hamid Ben Mahi livrait déjà un solo pour éveiller les consciences en questionnant l’identité du danseur par le biais de son histoire personnelle, lui qui a débuté au Conservatoire national de région de Bordeaux par le biais du hip hop pour y faire du jazz. Il emmène la danse hip hop, au fil des ses créations, sur des chemins nouveaux. Le deuxième chapitre est une nouvelle collaboration avec le chorégraphe Michel Schweizer pour un spectacle émouvant et sincère. Hamid Ben Mahi y invoque sa famille venue d’Algérie et ses expériences en tant que danseur ou enseignant. Il se place cette fois-ci sous un angle plus porté sur la transmission. Il se met en scène en train d’enseigner des techniques de breakdance à un jeune public et réalise lui-même quelques prestations dansées enthousiasmantes par leur parfaite maitrise et l’harmonie des mouvements. Hamid Ben Mahi interroge l’identité profonde de chaque individu en invoquant son vécu, avec une humilité qui ravit et une sincérité dont aucun spectateur ne peut douter. Il suffit de lui parler quelques instants pour comprendre à quel point l’homme est accessible autant que humble. Le travail allie art du mouvement et choix de textes pour une création généreuse qui pourra être visible un jour à un plus large public. Des dates de spectacles seront communiquées en temps voulu, une fois les salles ouvertes à nouveau.
Publireportage: La Compagnie Hors Série a été fondée et dirigée par le chorégraphe et danseur bordelais Hamid Ben Mahi. Elle est installée sur Bordeaux depuis plus de 20 ans. Elle développe une recherche visant à mettre en question la danse hip hop en repoussant création après création les frontières de cette danse. Le chorégraphe a su se confronter à d’autres disciplines artistiques, bousculer les codes de la danse contemporaine visant à inscrire sa démarche artistique dans l’histoire de la danse.
Inclassable, bien qu’inscrit dans le champ chorégraphique, Michel Schweizer opère dans ses différentes créations, un croisement naturel entre la scène, les arts plastiques et une certaine idée de « l’entreprise ». Sa pratique consiste à décaler les énoncés et à réinjecter une réalité sociétale ou humaine sur scène, en admettant avec pessimisme ce qu’on ne peut admettre : les institutions culturelles et les oeuvres sont une affaires de « business ». Depuis plus de 18 ans, il convoque et organise des communautés provisoires. S’applique à en mesurer les degrés d’épuisement. Ordonne une partition au plus près du réel. Se joue des limites et enjeux relationnels qu’entretiennent l’art, le politique et l’économie. Porte un regard caustique sur la marchandisation de l’individu et du langage. Se pose surtout en organisateur. Provoque la rencontre. Nous invite à partager une expérience dont le bénéfice dépendrait de notre capacité à accueillir l’autre, à lui accorder une place. Cela présupposant ceci : être capable de cultiver la perte plutôt que l’avoir.
Soigneurs Juniors : Les lamentins déménagent, Tome 5 (Nathan)
Publik’Art vous avait déjà fait découvrir les Soigneurs Juniors avec la mission girafon. Et comme nous sommes tous passionnés par les animaux, nous avons dévoré le nouveau roman joliment illustré, Soigneurs Juniors : Les lamentins déménagent.
L’histoire se passe au ZooParc de Beauval. Un nouveau Dôme équatorial du parc va ouvrir. C’est la grande nouvelle ! Tout le monde au parc est en ébullition ! Les grands soigneurs comme les juniors !
Mais cela va être bien compliqué ! Comment faire pour déplacer les lamentins et les mettre dans ce magnifique aquarium ? Ils pèsent plus de 500kg ! En plus, l’une des femelles attend un bébé !
Voilà une aventure passionnante de notre belle bande de jeunes du Parc !
Non seulement en lisant Soigneurs Juniors : Les lamentins déménagent, vous allez découvrir comment ils s’y prennent, non sans risque, mais vous allez aussi tout apprendre sur ces drôles de mammifères géants, les lamentins ! Vous deviendrez vraiment calés sur ces animaux que l’on connaît si mal…
On attend déjà avec impatience le tome 6 des Soigneurs Juniors !