Accueil Blog Page 136

Le Prince cruel, le premier tome d’une trilogie… magique (Rageot)

Le Prince cruel, le premier tome d’une trilogie… magique (Rageot)

Holly Black est une autrice et éditrice américaine. Spécialisée en littérature de l’imaginaire, elle a écrit pour les enfants et jeunes adultes de nombreuses sagas et romans indépendants, traduits et publiés en France par diverses maisons d’édition. C’est le succès obtenu Outre-Atlantique par sa saga Le Peuple de l’air qui la propulse au rang d’autrice incontournable.

Un univers riche

Ce qui rend Le Prince Cruel aussi exceptionnel et si différent des autres romans du même genre st sans doute l’univers complexe et incontestablement riche créé par Holly Black. Des créatures de toutes sortes cohabitent dans un lieu empli de magie aux règles et aux coutumes particulières, qui ne sont pas sans rappeler un conte de fées, en bien plus sombre. Le Prince Cruel reprend les codes des contes de fées et en montre les dessous pas si joyeux. Les humains rêveurs prêts à tout pour profiter un peu de la magie sacrifient tout ce qu’ils ont – et ce qu’ils sont – pour un sort de chance, d’amour, ou simplement l’illusion d’un peu de pouvoir.

Stratégies et coup d’état

Une guerre de pouvoir régit tout le pays. Alors que le Roi s’apprête à rendre sa couronne, ses héritiers sont prêts à tout, y compris à décimer toute leur famille, pour la récupérer, et tout le pouvoir qui l’accompagne. Entre complot et stratégie, le lecteur comprend rapidement qu’il ne peut faire confiance à personne, pas même à Jude, personnage principal de l’histoire, qui garde elle aussi de nombreux secrets, prête à tout pour se protéger et protéger les siens.

Un personnage principal fort et identifiable

Jude est un personnage auquel il est facile de s’identifier. Malgré le fait qu’elle ait grandi à Terrafæ, ses motivations sont parfaitement compréhensibles et sa personnalité la rend des plus appréciables. Le lecteur suit le récit à travers ses yeux, et sa force à toute épreuve est impressionnante. Malgré son jeune âge, elle parvient à se faire une place dans un univers qui ne veut pas d’elle

De rebondissement en rebondissement

Malgré un début légèrement lent qui s’explique notamment par la complexité de l’univers créé par Holly Black, Le Prince Cruel est un roman plein de rebondissements et surprend ses lecteurs de nombreuses fois au fil du roman. Il est impossible pour le lecteur de prévoir tous les retournements de situation, il n’y a qu’à se laisser porter par les événements. L’une des forces principales du roman est justement cette imprévisibilité. La plume d’Holly Black est rythmée et il est impossible de s’ennuyer devant

Le Prince Cruel est le premier tome d’une saga fantasy qui promet d’être sombre et à l’intrigue ficelée à la perfection. La plume d’Holly Black est entraînante et le personnage de Jude attachant. Les personnages secondaires sont aussi complexes que profonds et sont une réelle valeur ajoutée au roman. Tous les lecteurs de fantasy Young Adult trouveront en Le Prince Cruel un roman épique comme il n’en existe aucun autre. Nul doute que la suite des aventures du Peuple de l’air sera toute aussi magique.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : septembre 2020
Auteur : Holly Black
Editeur : Rageot
Prix : 18,90 €

Colorama Street Art Festival, au coeur de Biarritz

Colorama Street Art Festival, au coeur de Biarritz, 5ème EDITION

Le Street Art s’expose sous le soleil de Biarritz au COLORAMA Street Art Festival. Après une quatrième édition largement réussie en 2019 avec plus de 15 000 entrées, l’association Biarritz Street Art et l’agence Mykka Agency réitèrent l’expérience COLORAMA, en partenariat avec la ville de Biarritz et la Région Nouvelle Aquitaine. Du 03 octobre au 03 janvier 2021 se tiendra la 5ème édition du COLORAMA Street Art Festival, en plein coeur de Biarritz.

Près de 700m2 seront investis dans le désormais inutilisé Hôtel Bellevue pour immortaliser l’Art Urbain dans toute sa diversité : au total, 28 artistes nationaux viendront rendre hommage à l’environnement de la ville et offrir un panorama visuel et culturel d’une richesse exceptionnelle. Cette année, le bleu dominera cet univers coloré qui se veut en lien avec l’espace urbain public : une charte colorimétrique soignée et une direction artistique pensée et définie pour une exposition des plus fascinantes.

28 ARTISTES NATIONAUX
1 HÔTEL · 4 ÉTAGES
4 COULEURS
image006.jpg

PROGRAMMATION
ARTISTIQUE

MICHAEL EVENO — GREMS, CURATEUR DE L’ÉVÈNEMENT, A REGROUPÉ 28 STREET ARTISTS NATIONAUX QUI FERONT DE L’HÔTEL BELLEVUE LEUR TERRAIN DE JEU :

BRUSK · MOMIES · BAULT · POPAY · MOSA · JAIN · IRSUT
OBISK· CLARA GUELFI · LANDRY A · DIFUZ · CLÉA LALA · LORCOLORS · BABS
CHARLIE PHILIPPON · MADAME HUBERT · CHARLOTTE ESQUERRÉ · JACE · ZETO
CLEMENT LAURENTIN · FLORE DELAGE · LORAINE MOTTI · CHARLINE GROËN
BOKU · GILBERT · MARIE PRESSMAR · PANDORA DECOSTER · PHIL QUATRE

À PROPOS DU FESTIVAL

Le Colorama Street Art Festival voit le jour en 2016. Porté par l’association Biarritz Street Art et Mykka Agency avec l’étroite collaboration de la ville de Biarritz. Il est devenu depuis sa création un rendez-vous annuel fédérateur autour de la culture urbaine et un véritable manifeste de la richesse et de la diversité culturelle et vient ainsi chaque année redonner des couleurs à un lieu voué à la destruction.
INFOS PRATIQUES

DU 03 OCTOBRE 2020 AU 03 JANVIER 2021
OUVERT TOUS LES WEEK-END ET PÉRIODES DE VACANCES SCOLAIRES
DE 10H À 12H30 — DE 14H À 19H30
HÔTEL COLORAMA — 5 AVENUE EDOUARD VII, 64200 BIARRITZ – FR
TARIFS : ENFANTS : 3€ / ADULTES 5 €

____

Un rosé pétillant du Domaine de la Tourette qui vaut le détour, Les Perles passionnément

Le Domaine de la Tourette est surtout connu pour ses cuvées de Muscadet. Il présente aujourd’hui son rosé Les Perles déjà primé avec rien de moins qu’une Médaille d’Or au Concours International des Cabernets. Cette consécration ressemble à une médaille olympique pour le Domaine de la Tourette.

Un pétillant tout en finesse

Les Perles passionnément est composé de Cabernet Franc pour un rosé pétillant au nez fruité et aux notes de fruits rouges. Et comme son prix est très abordable, il peut se déguster en arrière-saison ensoleillée, en famille ou entre amis. Le Domaine de la Tourette a baptisé Passionnément sa gamme de vins blancs, rosés, rouges et pétillants pour bien souligner leur qualité. Les Perles Passionnément Rosé illustre bien le niveau de qualité recherché. Composé uniquement du cépage Cabernet Franc, ce pétillant est le résultat d’années de travail et d’études avec la prise en compte des attentes et remarques des clients pour l’élaboration d’un in en adéquation avec les désirs des clients. Le vin se distingue par une belle couleur rosée intense et des bulles visiblement très fines. Le nez est fruité et annonce une bouche fraîche et ronde avec des notes de fruits rouges. Ce pétillant se déguste aussi bien à l’apéritif qu’au dessert. La reconnaissances des professionnels est mondiale si on considère son beau palmarès au Concours International des Cabernets (2015, 2017, 2018 et 2020), avec une médaille d’argent les deux premières années et une médaille d’Or les deux dernières. Le vin est disponible à la propriété et chez les meilleurs cavistes pour le prix public très raisonnable d’environ 6,30 Euros.

Publireportage: Situé à Maisdon-sur-Sèvre en Loire-Atlantique, le Domaine de la Tourette est géré depuis 1996 par Laurent Freuchet. Vigneron passionné, il garantit qualité de travail, expérience et proximité. Au coeur du vignoble Nantais, les dernières vignes du Val-de-Loire avant l’Océan Atlantique vous font découvrir le fruit d’un savoir-faire au service du Muscadet Sèvre et Maine sur Lie, depuis plusieurs générations. Membre des Vignerons Indépendants, gage de haute qualité, partez à la découverte de cette exploitation viticole et de son histoire. Située à environ 20 km au Sud-Est de Nantes à proximité de Gorge, Vallet et Clisson, le Domaine se situe dans la commune de Maisdon-sur-Sèvre une petite bourgade rurale de 2500 habitants dont l’activité première est la viticulture. 900 hectares de vignes sont en production pour une superficie totale de 1745 hectares. De plus, deux rivières délimitent la commune : la Sèvre Nantaise au nord et la Maine à l’ouest. Ces deux cours d’eau ont donné son nom à la plus connue des appellations du pays nantais : le Muscadet Sèvre et Maine.

Le célèbre groupe de rumba congolaise Zaïko Langa-Langa dévoile son nouvel album Sève le 29 Septembre chez Prozal/ Quart de Lune

Le double album Sève est à part dans l’histoire de Zaïko Langa-Langa, et c’est toujours le célèbre chef Jossart N’Yoka Longo qui mène la danse avec sa voix immédiatement reconnaissable. 50 ans de carrière n’ont pas altéré son enthousiasme et sa capacité à enthousiasmer avec 14 titres de Rumba congolaise, comme le groupe a su populariser ce style dans le monde entier depuis le début des années 70.

De la musique pour s’agiter frénétiquement

Le plus ancien groupe de l’histoire de la musique congolaise est devenu une sorte d’icône dans l’univers de la musique africaine. Celui qui est considéré comme le principal pionnier de la rumba continue de s’illustrer avec une motivation jamais défaillante. L’orchestre a passé l’épreuve du temps, avec certes de nombreux changements dans son personnel mais toujours le même talent en terme de rythme et de musicalité. Parmi les 14 titres, 2 sont issus du folklore Makoua du Congo-Brazzaville. Certains se souviennent qu’à Kinshasa, en 1974, à l’occasion du Rumble in the Jungle Mohamed Ali/ George Foreman, Zaïko était déjà présent sur scène avec James Brown et Tina Turner pour le concert retranscrit dans le documentaire When we were kings. L’orchestre a historiquement fait suite à celui de l’orchestre Belguide, créé par un étudiant dénommé Henri Mongombe en compagnie de D.V. Moanda et Marcellin Bita. La formation Zaïko est devenu une légende de la musique congolaise avec une date de création gravée dans le marbre le 24 décembre 1969 à Kinshasa. Au fil des décennies, des musiciens renommés y sont passés comme Papa Wemba, Jossart N’Yoka Longo, Pépé Fely Manuaku, Evoloko Jocker ou Bimi Ombalé. Une récente tournée de 8 mois (!!!) aux Etats-Unis et au Canada a parachevé le succès toujours significatif de la formation sur le continent américain avec plus de 30 spectacles dans 12 états des Etats-Unis et dans les principales villes du Canada voisin.

Pour ses 50 ans, Zaïko fait les choses en grand pour célébrer son rang de plus ancien orchestre de la RDC en exercice. Le chanteur iconique Jossart N’Yoka Longo fête quant à lui ses 66 ans, de bonnes occasions de plonger dans Sève pour saisir toute la joie exprimée dans cette musique.

Fin de siècle, un film simple et beau sur les enjeux de notre époque, de Lucio Castro, en salles le 23 septembre 2020

Les premières minutes de Fin de siècle donnent le ton. Un silence assourdissant accompagne les déambulations d’un homme dans la ville qu’il arpente, il semble s’y ennuyer jusqu’au premier eye-contact avec un autre homme. Le film brosse un portrait de notre époque, entre les attentes vis-à-vis d’une relation amoureuse, les enjeux du couple au fur et à mesure que le temps avance et que la tentation d’aventures fugaces devient de plus en plus vivace. Fin de siècle montre aussi la force d’une famille toute dévouée à un petit enfant. Lucio Castro vise large avec de longues discussions faisant entrer dans l’esprit de personnages en quête d’eux-mêmes. C’est pudique et authentique, direct et émouvant avec une chronologie bouleversée par d’incessants allers retours temporels.

Le sentiment à l’épreuve du temps

Ocho (Juan Barberini) est un homme argentin parti en vacances à Barcelone pour faire le point dans un AirBnB. Il a pris la décision difficile mais nécessaire de faire une pause avec son compagnon après 20 ans de relation. Le fil de sa vie défile tout au long du film, entre résurgences de sa vie de couple passée devenue sans passion et la rencontre avec un homme déambulant dans la rue en bas de son appartement. Ce bel hidalgo se nomme Javi (Ramon Pujol) et les deux hommes se rapprochent très vite dans une passion toute animale, et ils discutent encore et encore pour permettre au spectateur d’en savoir un peu plus sur le pourquoi du comment. Car Ocho et Javi ne sont peut-être pas inconnus l’un pour l’autre. La connexion amoureuse et physique entre les deux hommes ouvre un univers large et étendu sur une longue durée, comme pour montrer l’évolution de chacun sur une si longue période, avec des priorités mouvantes et l’érosion des certitudes de la jeunesse à l’épreuve du temps. Le scénario non linéaire fait des bons en avant et des retours en arrière comme pour montrer qu’une relation a besoin de temps pour se construire, mais aussi de solitude pour se décoller de l’autre et mieux se retrouver. En englobant autant la sexualité que la famille et l’introspection, le réalisateur propose une réflexion qui interpelle par sa profondeur sur la société actuelle, loin de tout raccourci ou facilité.

Le film Fin de siècle a été présenté au Festival Chéries Chéris 2019 avec un certain succès que la sortie en salles le 23 septembre 2020 pourrait bien confirmer.

Synopsis: Un Argentin de New York et un Espagnol de Berlin se croisent une nuit à Barcelone. Ils n’étaient pas faits pour se rencontrer et pourtant… Après une nuit torride, ce qui semblait être une rencontre éphémère entre deux inconnus devient une relation épique s’étendant sur plusieurs décennies…

Satantango, le concept cinématographique de 439 minutes par Bela Tarr en Blu-Ray et DVD le 16 septembre (Carlotta Films)

C’était en 1994 déjà, Bela Tarr présentait son Satantango à la Berlinale pour un vrai défi à la résistance et à l’endurance. Le hongrois n’y allait pas de main morte, sa fresque monumentale de 439 minutes accumulait les longs plans séquences dans un noir et blanc désincarné crasseux et plein d’aigreur, pour figurer la chute récente et irréversible de l’empire soviétique. L’aridité côtoie le dénuement pour une réflexion visuelle et philosophique sur la vanité de l’existence humaine. Ressorti en salle le 12 février dernier, le film sort en Blu-Ray et DVD ce 16 septembre pour une expérience de cinéma unique à la faveur d’une restauration numérique supervisée par son auteur lui-même.

« Satantango » est adapté du roman éponyme de Laszlo Krasznahorkai (traduit en français « Le Tango de Satan »). CARLOTTA FILMS

Une expérience unique et éprouvante

439 minutes en 3 DVD, ça se mérite. Ca demande surtout une attention constante pour ne pas se laisser engouffrer et continuer à percevoir les intentions du réalisateur des Harmonies Werckmeister et du Cheval de Turin. Les 7h30 son remplis de plans comme autant de pensées formant un bloc infranchissable. Le Tango de Satan est une étape clé dans l’œuvre d’un réalisateur qui ne construit plus un scénario mais laisse la caméra tourner pour une expérience avant tout sensorielle. L’eau et l’air y ont comme une odeur et les regards fuyants ou appuyés des personnages sont lourds de signification. Peu d’échanges ou de mots, le silence prend toute la place et ce sont les paroles qui s’intercalent. Beaucoup se rappelleront du cinéma d’Andrei Tarkovsky devant les images décharnées de ces plans séquences sans fin faisant rentrer au fond des choses, par delà les apparences mais jusqu’à la substance elle-même. Le récit raconte non pas la fin du monde, mais la fin d’un monde aux repères autrefois coercitifs qui laissent les survivants se débrouiller avec leur liberté retrouvée sans savoir quoi en faire. Ils semblent avoir oublier les rires et les joies, il leur faut réapprendre à vivre sans la chape de plomb d’un régime annihilateur de vie. La ferme collectiviste autrefois florissante est devenue une épave enfoncée dans la boue environnante omniprésente. Le groupe de villageois est formé de personnalités aigries qui imaginent une arnaque pour filer avec la caisse, magot qu’ils voudraient subtiliser pour s’échapper vers un ailleurs hypothétique, meilleur forcément. En attendant, ils attendent, non pas Godot mais Irimias qui figure un être entre mythe et réalité qui pourrait bien les délivrer de leur environnement toxique auquel ils sont irrémédiablement attachés malgré eux.

Satantango est une expérience visuelle viscérale, avec son propre rythme et ses règles immuables. A l’heure du binge watching frénétique d’épisodes de série en enfilade, il est bon de revenir à l’essence des choses pour un film qui ne ressemble à nul autre. A découvrir le 16 septembre en Blu-Ray et DVD.

Synopsis: Dans un village perdu au coeur de la plaine hongroise, les habitants luttent quotidiennement contre le vent et l’incessante pluie d’automne. Dans la ferme collective démantelée et livrée à l’abandon, les complots vont bon train lorsqu’une rumeur annonce le retour de deux hommes passés pour morts. Bouleversés par cette nouvelle, certains habitants y voient l’arrivée d’un messie, d’autres celle de Satan.

Un album tout en énergie avec Die Motherfucker Die! des français d’Apple Jelly

Le nouveau EP des Apple Jelly est une petite bombe déjantée et frénétique. Leur style Electro disco Punk est réjouissant dès la première écoute et donne envie de se trémousser. En plus d’être un titre très gonflé, Die, Motherfucker, Die, est surtout un concentré d’énergie et ce déjà 3e album du groupe est porté par le morceau titre inspiré des films de Russ Meyer.

Une musique à l’énergie

Les membres d’Apple Jelly sont tous originaires de Lyon et n’avaient pas donné de nouvelles depuis Oh Boy! sorti en 2016. Le groupe né au début des années 2000 revient enfin, pour le plus grand plaisir de ses fans. La petite histoire de Die, Motherfucker, Die! souligne qu’une première mouture a été enregistrée en 2013, jouée en live pendant des années et que cette version a été revue par Bruno Preynat pour la rendre plus actuelle et funky. Mais qui est Apple Jelly? Il y a d’abord BEnn, auteur et chanteur, et SLip, pour la musique et le graphisme, avec également Fat Kick Joe, batteur d’origine de la formation. La musique se situe étrangement entre disco et rock indie pour un résultat pas banal. Le single récemment dévoilé fait penser immédiatement à LCD Soundsystem, voire à Hot Chip. Le clip réalisé par José Daniel Zuluaga a été notamment sélectionné au Festival Berlin Music Video Awards 2020 aux côtés de ceux de The Chemical Brothers, Thom Yorke, Foals et Travis Scott. La vidéo de 7 minutes vidéo laisse pantois avec ses références sexuelles proches d’un nihilisme un peu sordide, comme une fin de soirée à la gueule de bois carabinée. L’album dans son entier se veut d’ailleurs plutôt sombre et pessimiste. Les 10 morceaux ont été travaillés d’arrache pied pour un résultat soigné, voire pointu.

Cet album marque le grand retour d’un groupe qui a su se ressaisir pour un grand retour qu’on espère accompagné de concerts pour voir le résultat en live d’un album qui n’hésite pas à ruer dans les brancards!

La Dernière Rose de l’été : le nouveau bijou de Lucas Harari (Sarbacane)

la Dernière rose de l'été

La Dernière Rose de l’été : le nouveau bijou de Lucas Harari (Sarbacane)

Après le très remarqué L’Aimant paru en 2017, Lucas Harari créé l’évènement de la rentrée BD 2020 avec la parution de son nouvel album intitulé La Dernière Rose de l’été. Une sortie très attendue qui n’impressionne pas seulement par son volume et sa superbe édition (192 pages avec reliure tissu).

Le récit nous plonge au coeur de l’été, sur la côté d’Azur dans une vieille maison en travaux que Léo est chargé de surveiller. Ecrivain en devenir qui bosse habituellement dans un lavomatique pour vivre, Léo va doucement faire connaissance avec son environnement : la mer au pied de la maison… et la villa d’architecte voisine dans laquelle une certain Rose fait la fête avec ses amis. Une atmosphère étrange s’installe lorsque l’inspecteur Beloeil frappe à la porte au sujet de mystérieuses disparitions…

Harari maintient le lecteur sur un fil, à la manière d’un équilibriste hors pair, sur lequel – à chaque instant – tout peut basculer. L’atmosphère est pesante, tendue malgré le calme apparent. Une ambiance bien particulière qui fait corps avec le lecteur. L’alchimie opère avec une efficacité déconcertante. Harari est un magicien et il est bien difficile d’expliquer ce tour de force.

Sans doute le dessin n’est-il pas étranger à cette réussite. L’auteur revisite tout ce qui fait la beauté de la ligne claire en offrant un cadre particulièrement onirique, jouant de couleurs vives et d’effets de lumières très savants. Le résultat est du plus bel effet, très esthétique et sophistiqué malgré une sobriété apparente. Génial.

Lucas Harari nous livre avec ce polar estival une partition sans fausse note, une véritable leçon de maetstria. 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Policier intimiste hitchcockien d’inspiration Nouvelle Vague, « La dernière rose de l’été » revisite le récit d’ambiance avec une grâce épurée. Une esthétique léchée, des couleurs hypnotiques et un don singulier pour établir des atmosphères mystérieuses : pas de doute, c’est bien le nouvel Harari ! C’est l’été. Léo, jeune rêveur parisien caressant l’espoir de devenir écrivain, bosse dans un lavomatique en attendant de trouver l’inspiration pour son grand œuvre. Un soir, il croise par hasard un cousin qui lui propose de garder sa maison de vacances au bord de la mer. Coup de pouce du destin, le timide Léo se retrouve, quelques jours plus tard, voisin de riches plaisanciers aux voitures de collection et villas d’architecte.

Cependant, malgré l’atmosphère légère et surréaliste, quelque chose ne tourne pas rond. De jeunes hommes disparaissent aux alentours ; la tension monte… C’est dans ce cadre étrange, et tandis que l’inspecteur Beloeil mène l’enquête, que Léo rencontre sa jeune voisine, adolescente capricieuse et sauvage : la belle Rose.

Date de parution : le 26 août 2020
Auteurs: Lucas Harari (scénariste et dessinateur)
Genre : Thriller / Polar
Editeur : Sarbacane
Prix : 29 € (192 pages)
Acheter sur : Amazon

Effet miroir, BD coup de poing de Makyo et Laval NG (Delcourt)

Effet miroir, BD coup de poing de Makyo et Laval NG (Delcourt)

Récit complet proposé par Makyo sur des illustrations de LAVAL NG (duo qui avait donné naissance à Balade au bout du monde), Effet Miroir vient bousculer nos BDthèque en cette rentrée septembre 2020.

Le pitch est assez simple mais d’une redoutable efficacité : Louis Ferrant est un jeune dirigeant d’entreprise qui vit dans un certain confort malgré des difficultés sentimentales. Mais tout va basculer un soir où il décide d’aller faire un footing pour se dégourdir… Un motard va alors mystérieusement s’en prendre à lui et le poursuivre avec une farouche volonté de lui porter le coup fatal.

On établit rapidement une filiation avec le film de Spielberg Duel où un camion pourchassait une voiture dans une ambiance suffocante. Effet Miroir installe la même atmosphère où le mal frappe dans un silence étourdissant. Le lecteur est happé par ce récit en observant cette moto couper à travers bois pour aller percuter sa victime, d’abord sans un mot. Sans explication. 

L’album jouit par ailleurs d’un graphisme très dynamique et singulier, exacerbant les tensions du récit en explorant à les contrastes bleu / rouge comme pour souffler le chaud et le froid sur la victime.

Effet miroir est un vrai exercice de style, puissant et réussi ! 

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Connaître la faiblesse de son ennemi alors qu’il en ignore luimême la nature. Avec ce prétexte scénaristique, Makyo projette ses personnages l’un contre l’autre dans un duel inégal dont l’issue est pourtant imprévisible.
Louis Ferrant dirige l’usine familiale. Aujourd’hui, ce sont ses problèmes de couple qui l’obsèdent. Autant que ce rêve angoissant et récurrent… Le soir venu, il va faire son footing quotidien. Il ne sait pas encore que son cauchemar va le surprendre en pleine réalité. L’épreuve s’annonce pour lui aussi terrible qu’injuste. Et pourtant, elle pourrait s’avérer riche d’enseignements…
Date de parution : le 26 août 2020
Auteurs: Makyo (scénariste), LAVAL NG (dessin et couleurs)
Genre : Fiction, thriller
Editeur : Delcourt
Prix : 18,95 € (88 pages)
Acheter sur : Amazon

Un livre parfait pour les cinéphiles confirmés comme pour les néophytes, Réflexions cinématographiques par Antoine Cassé

L’ouvrage consciencieusement rédigé par le célèbre rédacteur du site cinéma Ciné Maccro est disponible dans la plupart des points de vente habituels, que ce soit Amazon, la Fnac, Cultura, Decitre, et dans la plupart des librairies. Ce livre de réflexion cinématographique auto-édité via Iggybook est disponible au prix de 10€ pour un panorama aussi large que concis de ce qu’est le cinéma. Pas besoin d’une encyclopédie pour en savoir plus sur cet art mondialisé, monopolisé par les blockbusters mais toujours enclin à laisser des esprits libres s’exprimer.

Le cinéma est un art, multiple et exigeant

Réflexions Cinématographiques est un essai sur le cinéma, avec 6 grands chapitres pour appréhender toutes ses arcanes via des aspects complémentaires. Pas de réponses péremptoires et d’avis clivant, l’objectif est de laisser le lecteur réfléchir en l’accompagnant dans son cheminement avec des indications aussi savantes qu’intéressantes. Antoine Cassé met à profit les 5 années passées en tant que rédacteur sur le site cinéma Ciné Maccro pour donner des références permettant de mieux comprendre cette industrie du divertissement largement détenue par quelques mastodontes hollywoodiens, Disney en tête avec Lucasfilm, Marvel et la Fox dans son escarcelle. Les échanges récurrents sur le site internet ont poussé Antoine Cassé à organiser sa réflexion sur le cinéma pour aboutir à un ouvrage clarifiant sa pensée en récapitulant ses repères personnels à l’intérieur d’une grande thèse. D’une simple série d’article de réflexions cinématographiques est venue l’idée de pousser jusqu’à un premier ouvrage de synthèse, richement documenté et astucieusement argumenté. Les plus cinéphiles ne seront peut-être pas toujours d’accord sur tout, mais la démarche est hautement respectable, et il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour écrire sur le septième art. Surtout que le livre ne se veut ni élitiste ni polémique, une volonté de rassemblement anime son auteur et pourra intéresser un large panel de lecteurs d’origines diverses et intéressés par une lecture fouillée sur le sujet.

Loin de la tendance contemporaine de ne se contenter généralement de ne donner qu’un avis ou une opinion pas vraiment objective, Antoine Cassé cherche surtout à faire réfléchir en proposant des pistes de réflexion. Le cinéma est un sujet souvent traité sous un prisme très subjectif, lui essaye d’éviter cet écueil, et c’est réussi car l’ouvrage se dévore du début à la fin. Une liste finale de 100 films incontournables de l’histoire du cinéma donnera du grain à moudre à ceux qui veulent approfondir leur culture ciné. Une très bonne raison de se laisser tenter par cet ouvrage autoédité aussi sérieux qu’instructif!

Les Frères Rubinstein, tome 1, une BD Luc Brunshwig, Etienne Le Roux et Loïc Chevallier (Delcourt)

Frères Rubinstein

Les Frères Rubinstein, tome 1, une BD Luc Brunshwig, Etiennz Le Roux et Loïc Chevallier (Delcourt)

Shabbat Shalom est le premier album de la série Les Frères Rubinstein parue lors de cette rentrée littéraire. L’histoire propose une immersion dans le monde de 1927 à 1948, au côté Salomon et Moïse, deux frères juifs vivants dans une cité minière du Nord de la France. Tandis que la pauvreté et le déterminisme social sont la norme imposée par les plus puissants, le monde semble prêt à basculer dans l’horreur. Salomon, le grand frère protecteur, insouciant et débrouillard, va prendre son cadet, brillant mais réservé, sous son aile. Et cela ne va pas arranger les choses, à moins que…

Un récit passionnant servi par des auteurs de premier choix. Luc Brunschwig (Le Pouvoir des innocents) livre en effet un scénario parfaitement maitrisé, où l’intrigue tisse doucement sa toile à travers différentes temporalités tout en préservant une narration fleuve et très agréable.

Le scénariste retrouve l’illustrateur Etienne Le Roux avec qui il avait déjà collaboré sur la trilogie La Mémoire dans les poches et qui s’associe ici avec Loïc Chevalier pour la partie dessin (les deux dessinateurs ont également travaillé ensemble sur la très bonne série 14-18). L’album est graphiquement très travaillé. Le trait est fin et naturel ; les planches ne sont pas avare de détails, que ce soit pour les décors toujours très riches ou que ce soit pour les personnages tous très différents les uns des autres. Les Frères Rubinstein propose ainsi une mise en scène très esthétique et cinégénique. Le monde d’Hollywood occupe d’ailleurs une place très importante dans ce premier album.

Un excellent démarrage pour Les Frères Rubinstein dont on espère que le destin connaîtra de meilleurs lendemains !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Première moitié du 20e siècle. Deux frères, réduits à la seule identité juive, accomplissent leur destin dans un monde en train de basculer dans la folie… Une oeuvre puissante réalisée par des auteurs au sommet de leur art.
De 1927 à 1948, la vie de deux frères juifs d’origine polonaise, nés pauvres dans un coron du Nord de la France. Salomon, l’aîné, débrouillard et hâbleur, rêve de cinéma. Moïse, le cadet, intelligent et timide, réussit brillamment son parcours scolaire. Peu soucieux de leur identité religieuse, les évènements en feront d’abord une bénédiction avant d’entraîner Moïse au-delà des portes de l’enfer…

Date de parution : le 26 août 2020
Auteurs: Luc Brunshwig (scénariste), Etienne Le Roux
et Loïc Chevallier (illustrateurs), Elvire de Cock (coloriste)
Genre : Fiction, Histoire
Editeur : Delcourt
Prix : 15,95 € (72 pages)
Acheter sur : Amazon

Notre Sélection de livres jeunesse de l’Ecole des Loisirs (#2 – rentrée 2020)

Notre Sélection de livres jeunesse de l’Ecole des Loisirs (#2 – rentrée 2020)

Et voici, comme promis, la deuxième partie de notre sélection de magnifiques livres illustrés. De la lecture pour nos enfants parus aux éditions de L’Ecole des loisirs en cette rentrée de septembre 2020.

1/ Silex

Silex est l’histoire d’un (tout) petit bonhomme de l’époque de la Préhistoire qui se lance un défi pour faire taire les moqueries de ses copains chasseurs de dino : chasser le plus terribles d’entre eux.. Signé Stéphane Sénégas, cet album est particulièrement soigné et ébloui par ses superbes illustrations. Le scénario est quant à lui assez original et joliment mis en scène. A lire sans attendre !

Résumé de l’éditeur : Sur la planète Homo-Dino, les petits sont mangés par les gros. Alors comment devenir chasseur quand on est haut comme trois pommes ? Pour faire taire les moqueries, Silex lance un dangereux pari : dans moins de sept lunes, il viendra à bout… du terrible Mange-Tout !

Collection Kaleidoscope (Âge : 6 à 8 ans / 13,50 € / paru le 02.02.2020) – Acheter sur Amazon

2/ Mini Cowboy

Mini Cowboy reprend la thématique du petit bonhomme mais version western. Egalement très graphique, et offrant des cadrages souvent ingénieux, l’album apprendra à votre garnement que peu importe la taille quand l’union fait la force. Une petite fable très sympathique à lire. 

Résumé de l’éditeur : Il est si petit que sur les affiches WANTED du Far-West, la récompense promise pour sa capture est de 10 dollars. Avec sa taille minuscule, tout ou presque lui est interdit : impressionner les autres, commander un verre au saloon, gagner les bagarres. Longtemps il se sent seul. Longtemps il se croit seul. Mais un jour, sur une affiche, il aperçoit quelqu’un qui lui ressemble et vaut le même petit prix…

Collection Albums (Âge : 3 à 6 ans / 14,00 € / paru le 26.08.2020) – Acheter sur Amazon

3/ Un Peu Beaucoup

Un peu beaucoup recentre la question de l’écologie sur un petit écureuil qui n’était pas suffisamment économe (celui-là n’est pas banquier). Et comme nous, il sur-consomme les ressources de son habitacle naturel… Une fable au final inattendu et amusant !

Résumé de l’éditeur : C’est fragile un arbre, il faut en prendre bien soin. Il faut s’en occuper comme d’un ami. Mon arbre et moi, on s’occupe bien l’un de l’autre. Parfois, il me donne une de
ses pommes de pin. Une c’est peu, mais attention, toutes c’est beaucoup. Il faut trouver le bon équilibre. Mais si un jour il n’a plus de pommes de pins, il y aura encore ses épines, ses branches ou ses racines…

Collection Pastel (Âge : 6 à 8 ans / 12,50 € / paru le 02.02.2020) – Acheter sur Amazon

4/ Mon île

Mon île est avant tout une aventure graphique. Le dessin est une invitation au voyage onirique au milieu des créatures les plus exotiques, que ce soit celles des fonds marins ou celles qui peuplent le ciel. C’est beau, c’est coloré, et réussi. La magie opère bien que la narration et le scénario soient très économes.

Résumé de l’éditeur : Des naufragés à la dérive échouent sur une île perdue au milieu de l’océan. Mais est-ce vraiment une île ? Sans le savoir, ils ont embarqué pour un nouveau voyage…

Collection Kaleidoscope (Âge : 3 à 6 ans / 13,50 € / paru le 19.08.2020) – Acheter sur Amazon

5/ Je veux un pain au chocolat !

Je veux un pain au chocolat ! aurait pu s’appeler j’ai besoin d’aller chez le coiffeur. Une histoire décalée qui nous balade dans le village d’une princesse en quête de pain au chocolat. A découvrir.

Résumé de l’éditeur : Un matin, après un très très long sommeil, la princesse Bertie se réveille, et dit : « J’ai trop faim… Je veux manger un pain au chocolat, tout de suite. » Bertie et ses très très longs cheveux quittent leur haute tour et se rendent au village. Après un parcours sinueux de marchands en marchands, on lui indique finalement le chemin. « Voici la boulangerie ! » s’exclament tous les enfants curieux de voir une vraie princesse. « Il était temps ! dit Bertie. Et je… Aïe ! Qui me tire les cheveux ? »

Collection Pastel (Âge : 3 à 6 ans / 12,50 € / paru le 26.08.2020) 

6/ On ne mord pas, Titou !

A destination des plus jeunes, On ne mord pas, Titou ! est l’histoire idéale pour expliquer à votre enfant qu’il n’est jamais bon de mordre son prochain. Et que mieux vaut lui faire des bisous ! Même si, il faut l’avouer, Titou et ses copains sont à croquer !

Résumé de l’éditeur : Titou ne parle pas encore bien et, à la crèche, personne ne le comprend. Qu’est-ce que ça l’énerve ! Alors, CROC ! Il mord ses copains. Titou sait qu’il doit se retenir mais c’est plus fort que lui. CROC ! CROC !

Collection Kaleidoscope (Âge : 2 à 4 ans / 13 € / paru le 26.08.2020) – Acheter sur Amazon

7/ Momo va dormir chez Armand

Dormir chez les copains c’est bien, quand on arrive à dormir ! Et quand Momo va dormir chez Armand tout n’est pas aussi simple. Son papa lui manque… son lit aussi… Bref, la maman d’Armand va devoir veiller sur Momo le temps d’une nuit. Une histoire qui parlera autant aux enfants qu’aux parents !

Résumé de l’éditeur : Aujourd’hui, Momo va dormir chez son ami Armand. Comme on s’amuse chez lui ! Après le repas, vite au dodo ! Armand s’endort pendant les devinettes, Momo est tout seul maintenant. « Je veux ma chambre, je veux mon papa ! » dit-il à la maman d’Armand.

Collection Pastel (Âge : 3 à 6 ans / 9,50 € / paru le 26.08.2020) – Acheter sur Amazon

Grains de sel, une pièce aussi drôle que profonde d’Amélie Cornu pour un bon moment de théâtre

Une bande d’amis se retrouve pour diner ensemble. Parmi eux, deux frères, un couple, des souvenirs, des histoires cachées et des tensions jamais résolues. L’heure et demie de spectacle fait plaisir, surtout pour ceux qui ne se sont pas rendus au théâtre depuis trop longtemps, confinement oblige. Surtout que les rires fusent, les saillies comiques surgissent par surprise et le volcan rentre en éruption à force de titillements autant amicaux que lourds de sens. Les 4 comédiens s’en donnent à cœur joie, ça fonctionne complètement, l’humour s’étale sur plusieurs degrés, du plus drolatique au plus subtil dans un agencement qui fait plaisir, la salle était visiblement conquise de se retrouver pour ce bon moment de théâtre.

De l’humour qui fait mouche

Quand 4 comédiens doivent maintenir un rythme effréné pendant 1h30 pour mener le vaisseau à bon port, ça demande de l’entrain et de l’application. Jean Barlerin, Amélie Cornu, Tristan Le Goff et Aurélie Noblesse y parviennent aisément, faisant montre d’un sens comique à la hauteur de l’enjeu. Le couple Caroline et Hadrien Marchand ont tous les atours du duo plongé dans un quotidien devenu plan-plan, avec enfant et boulot. Le frère d’Hadrien, Hippolyte, a tout du prof arrogant et taiseux, tandis que Laure, la meilleure amie de Caroline, a visiblement les dents qui raillent le parquet. La petite soirée conviviale prévue de longue date part cependant très vite en live quand Laure annonce sa maternité prochaine et qu’elle dévoile l’identité du père. Commence alors un joyeux jeu de massacre où chacun en prend pour son grade. Le prof se cantonne maladroitement à son esprit de philosophe trop sûr de lui, la future maman réalise petit à petit l’étendue des changements à venir dans sa vie en écoutant le couple révéler la basse réalité de la parentalité, les références aux débats de société actuels – véganisme, féminisme, égalité homme-femme – dévoilent les différences de point de vue et de visions des choses. Et Caroline et Hadrien dévoilent au fur et à mesure de la soirée leurs frustrations particulières, résultat d’une incommunicabilité qui s’est installée malgré eux dans leur couple. Le ton est enlevé, l’énergie communicative et les spectateurs applaudissent devant cette belle débauche d’énergie. Les pointes font mouche et chacun se reconnaitra à un moment ou à un autre dans cette pièce de la plus pure actualité. Certains se souviennent d’Amélie Cornu vue en 2017 dans la pièce Le Cri des Anges déjà vue au Théâtre Essaïon, elle transforme brillamment l’essai avec la troupe de la compagnie Licorne de Brume.

Les 2 dates de showcase mercredi 9 et jeudi 10 septembre à 20h30 dans la grande salle de l’Essaïon ne sont qu’un avant-goût de l’aventure à venir. La troupe est soutenue financièrement par La Région des Hauts-de-France au titre de l’aide à l’émergence et par le Département de l’Oise et la SPEDIDAM au titre de l’aide à la création. Le spectacle pourrait bien partir à Avignon en 2021 avec une programmation à Paris dans la foulée. Succès assuré!

Résumé: Ce soir, Caroline et Hadrien Marchand ont invité Hippolyte, le frère d’Hadrien, Laure, la meilleure amie de Caroline, et José, leur professeur de musique grâce auquel ils se sont connus adolescents, et perdu de vue depuis vingt ans. 
Et ce soir, chacun.e a quelque chose à fêter. Et à cacher. A commencer par Hippolyte, coureur notoire, qui pourrait bien avoir enfin rencontré la femme de sa vie. Quand à Laure, elle est enceinte… mais de qui ? Pendant que l’on attend José, le professeur de musique qui n’arrivera finalement jamais – les spéculations vont bon train. Caroline et Hadrien, couple établi et déjà parents, ont plus d’un conseil à donner sur la façon de fonder une famille et de gérer un foyer.
Mais au fil de la soirée, l’annonce initiale de la grossesse de Laure va peu à peu créer une onde choc : du congé paternité à la charge mentale, en passant par les répercussions dans la sphère professionnelle, l’arrivée de cet enfant va peu à peu bousculer les certitudes de chacun.e.
Tandis que malentendus, rancoeurs et révélations se succèdent, la situation finit par s’inverser et le couple initial voit son fragile édifice conjugal et familial vaciller, jusqu’à voler en éclats.

Le nouvel album du chanteur de jazz David Linx Skin in the game sort le 18 septembre (Cristal Records)

La réputation de chanteur de jazz d’exception de David Linx n’est plus à faire. Avec déjà près d’une trentaine d’albums au compteur, il ne montre aucun signe de fatigue et continue à tailler la route en compagnie de guests renommés. La sortie du single Azadi démontre bien la volonté de dépouillement et d’authenticité du vocaliste pour un résultat tout en émotion.

Une carrière qui parle d’elle-même

Quand on évoque David Linx, beaucoup se souviennent surtout de son album A Lover’s Question publié en hommage à l’écrivain noir américain James Baldwin. Le chanteur a cotoyé les plus grands pendant la vingtaine d’années passées en compagnie du pianiste de jazz néerlandais Diederik Wissels, croisant notamment la route du saxophoniste Fabrizio Cassol, du trompettiste Paolo Fresu et de la chanteuse Maria Joao. A maintenant 55 ans, le compositeur, parolier et chanteur belge David Linx a également croisé le chemin du Brussels Jazz Orchestra et de la soprano Natalie Dessay, preuve de la profusion de ce touche à tout de génie. Il faut se souvenir que David Linx envisageait d’abord de se poser derrière une batterie, prenant de leçons avec la figure majeure du style Bebop, Kenny Clarke, peut-être pas pour rien vu son sens unique du rythme. Se tournant finalement vers la pratique du chant, il utilise sa voix comme un instrument aux sonorités uniques. Seul ou entouré d’autres voix, il a enchainé les projets tout azimut pour une carrière pleine de surprises. Pour son nouvel album Skin in the game, David Linx s’est entouré une fois de plus de musiciens talentueux avec Grégory Privat au piano, le canadien Chris Jennings à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie. Manu Codjia intervient également à la guitare sur 5 titres. Pour Skin In The Game, 11 compositions sont issus des textes de David Linx et 7 pour la musique également. Les 13 morceaux font ressentir une émotion constante, avec ce phrasé si particulier et ce tempo qui n’appartient qu’à lui.

David Linx sera au New Morning le 12 octobre à Paris puis en tournée, le moment de découvrir un des plus grands artistes actuels de la scène jazz internationale.

Deux passantes dans la nuit tome 1 : une BD de Patrice Leconte, Jérôme Tonerre et Alexandre Coutelis (Grand Angle)

Deux passantes dans la nuit tome 1 : une BD de Patrice Leconte, Jérôme Tonerre et Alexandre Coutelis (Grand Angle)

« Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais… » Bienvenu à Paris sous l’occupation pour le temps d’une nuit où les destins croisés d’Arlette et Anna nous mènent dans un récit d’ambiance étrange. Deux personnalités que tout oppose et qui vont pourtant s’unir le temps de cette nuit. Sur un scénario proposé par Patrice Leconte (connu par le grand public comme étant le réalisateur des films Les Bronzés…) et Jérôme Tonerre (lui aussi venant du monde du cinéma), Deux passantes dans la nuit est un diptyque illustré par Alexandre Coutelis.

L’histoire débute par la sortie de prison d’Arlette en petite tenue d’été au pleine nuit hivernale. On suit la jeune femme jusqu’à tomber sur une jeune magicienne israelite prénommée Anna. Les deux jeunes femmes vont se lier d’amitié et arpenter les rues de Paris pour retrouver de l’espoir, des amis ou tout simplement fuir les milices hostiles…

Si l’on a du mal à se laisser totalement porter par l’histoire au gré des tribulations des jeunes femmes, c’est sans doute parce qu’elle apparait un peu décousue, évoluant au gré des rencontres faites dans les rues. Mais malgré quelques égarements, on se trouve suffisamment intrigué pour vouloir poursuivre la lecture. Côté dessin, l’ambiance est également très particulière, et l’on imagine que dessiner des scènes uniquement de nuit relève d’un véritable défi ! Plutôt bien relevé !

Ce premier album de Deux passantes dans la nuit est ainsi inégal mais attise néanmoins la curiosité.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

La longue nuit de deux femmes en fuite dans le Paris désert de l’Occupation. Après des années de détention, Arlette recouvre la liberté dans un Paris occupé par les nazis. Et elle entend bien rattraper le temps perdu. Anna, elle, cherche à sauver sa peau. Magicienne et israélite, elle a fui un danger qui l’a rattrapée. La ville occupée est une cage dont elle doit s’échapper au plus vite. Elles sillonneront en une nuit ce Paris obscurci. L’inquiétante étrangeté de l’Occupation, avec ses contrôles d’identité, ses fonctionnaires tatillons, ses sombres ombres et ses connaissances qu’on ne connaît pas si bien que ça et à qui il ne faut pas faire confiance…

Date de parution : le 26 août 2020
Auteurs: Patrice Leconte, Jérôme Tonerre (scénaristes),
et Alexandre Coutelis (illustrateur),
Genre : Documentaire
Editeur : Bamboo – Grand Angle
Prix : 16,90 € (72 pages)
Acheter sur : Amazon

La Famille trop d’filles : Elisa, une BD de Barféty et Clotka (Miss Jungle)

La Famille trop d’filles : Elisa, une BD de Barfety et Clotka (Miss Jungle)

A l’heure des inscriptions aux activités loisirs de nos enfants, ce nouvel album de La Famille trop d’filles tombe à pic en faisant la part belle à la danse avec un épisode consacré à Elisa. La série, inspirée des romans de Susie Morgenstern fait partie de la collection Miss Jungle à destination des jeunes filles. L’album intitulé Elisa met en scène la jeune fille au sein de sa grande famille. La jeune fille ne souhaite qu’une chose : participer à un stage de danse. Mais voilà, ses parents et elle manquent de moyens et elle va devoir redoubler d’imagination pour trouver une solution et s’offrir le stage de ses rêves. 

L’histoire se poursuit avec une seconde partie autour d’un détail qui inquiète Elisa : la taille de ses pieds. Elle les trouve trop grands et se demande si elle pourra un jour devenir la danseuse qu’elle espère, avec de si grands pieds. 

Des thématiques intéressantes pour un jeune public qui doit parfois faire face à ce genre de situations ou qui doit affronter des complexes naissants. L’ensemble est traité avec beaucoup de légèreté, non sans un trait d’humour. Ma fille de 7 ans, danseuse au conservatoire, a particulièrement apprécié !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les filles de la famille Arthur sont de retour… et plus particulièrement Elisa, la danseuse. Pour la quatrième de la fratrie, en ce moment, c’est la déprime : ses pieds n’arrêtent pas de grandir ! Mais qui a déjà vu une ballerine avec des pieds géants ? En plus, personne ne prend son problème au sérieux !

Date de parution : le 20 août 2020
Auteurs: Barféty et Clotska
D’après les romans de Susie Morgenstern
Genre : Humour
Editeur : Jungle
Prix : 10,95 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon

Des « Sorcières de Salem » possédées par la troupe du Théâtre de la Ville

Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller mise en scène & version scénique Emmanuel Demarcy-Mota
®JeanLouisFernandez

Des « Sorcières de Salem » possédées par la troupe du théâtre la Ville

Emmanuel Demarcy-Mota revient avec « Les Sorcières de Salem », une pièce d’Arthur Miller qui raconte comment la manipulation et l’aveuglement collectif peuvent conduire une communauté à se déchirer dès lors que la raison cède à l’injustice et que les fausses croyances s’opposent à toute recherche de vérité.

Un texte porté par des acteurs au diapason et une scénographie crépusculaire dont le metteur en scène restitue avec éclat la puissance souterraine et le trouble irrationnel.

En 1692, la petite ville de Salem, aux États-Unis, fut le théâtre d’une des plus incroyables chasses aux sorcières : en proie à des phénomènes inexpliqués, les habitants traînèrent en justice et condamnèrent à mort, sur les accusations de quelques jeunes filles, 19 membres de la communauté accusés de sorcellerie. C’est ce mécanisme de dénonciation et de traque des boucs émissaires qui intéressa Arthur Miller quand il s’inspira de cette histoire vraie, sachant qu’il avait lui-même baigné dans la période du maccarthysme.

Tout a commencé lorsque Elisabeth découvre la liaison que son mari, John Proctor, entretien avec leur servante Abigail et renvoie celle-ci. Pour se venger, la jeune fille réunit quelques-unes de ses amies et organise au plus profond de la forêt une séance de sorcellerie censée nuire à Elisabeth. Les jeunes filles sont toutefois surprises lors de cette session et afin d’échapper aux sanctions, se prétendent victimes du diable.

Se met alors en branle une machination infernale sur fond de religion et de puissances démoniaques, où entre mensonges, suspicion, délation et vengeance, chacun s’observe, se méfie de l’autre, et tente de sauver sa peau.

Du mensonge à l’aveuglement collectif

On assiste à la mécanique implacable qui se met en place entre des habitants qui s’attaquent et se défendent dans un aveuglement le plus total ou comment chaque individu aux prises avec les plus bas instincts, se laisse aller à dénoncer impunément son voisin, son rival, aux fins de l’éliminer et sous couvert de la recherche d’une forme de pureté.

Entre le puritanisme du révérend Parris, persuadé que toute distraction est l’œuvre du diable ; l’hystérie des Putnan convaincus que seules des sorcières sont à l’origine du décès de leurs jeunes enfants ; la quête d’absolu d’adolescentes en recherche d’une vie moins puritaine ; ou encore la culpabilité de Proctor qui cherche à se faire pardonner son infidélité, tous les villageois se révèlent torturés et tourmentés.

Tourments du corps et de l’esprit donc qui sous l’emprise de l’irrationnel suffisent à entrainer tout le village dans une hystérie meurtrière et mortifère. Emmanuel Demarcy-Mota interroge avec force la complexité des motivations humaines aux prises avec leurs contradictions (mensonge/vérité) et la peur qui les gangrène.

Dans une lumière blanche sur un fondu de noir saisissant, les protagonistes évoluent entre des scènes oniriques ou réalistes, qui traduisent tour à tour une emprise maléfique et la crise collective qui fait rage, jusqu’à la scène finale du procès et sa parodie de justice.

Les 14 acteurs, dans un mouvement choral, sont tous remarquables. Ils nous entraînent au coeur de cette communauté qui voit chacun de ses membres se débattre avec ses mensonges, ses peurs, ses trahisons, et ses déchirements intérieurs.

Dans le rôle d’Abigail, Emilie Bouchez est bouleversante d’intensité entre son désir contrarié et une force noire malfaisante, tandis que Sarah Karbasnikoff (Elisabeth Proctor) se montre une résistante émouvante à l’adversité. Serge Maggiani (John Proctor) et Gérald Maillet (Parris) sont magnétiques d’incarnation où chacun affirme et revendique sa propre vérité.

Dates : du 8 septembre au 10 octobre 2020 Lieu : Espace Cardin (Paris)
Metteur en scène : Emmanuel Demarcy-Mota

2 Dossiers Bulles et Vins, pour tous les moments du Tour de France Vinconnexion et pour les desserts avec 8 cuvées gouleyantes à découvrir!

C’est encore un bel assortiment de bouteilles qui ont été testées pour agrémenter les moments les plus significatifs de vos repas. Beaucoup de vins avec des bulles, mais pas uniquement avec également des vins de différentes couleurs et également des liqueurs. Un bel attelage varié et de qualité à découvrir, avec modération, pour accompagner des moments de table spéciaux, en famille ou entre amis.

Dossier bulles: 4 cuvées réjouissantes à découvrir

On débute avec le Dossier bulles et le Crémant de Savoie Entre Amis Extra Brut de Jean-Pierre et Jean-François Quénard. Composé de Jacquère (60 %), Pinot Noir (20 %) et Chardonnay (20 %), il se distingue par sa bulle fine et légère. Visuellement, la robe or clair fait apparaitre des nuances argentées. Au nez, les fines touches de fruit font penser à de la gelée de coing et de la pêche blanche, ainsi qu’à des épices douces (vanille et une touche de muscade). En bouche, une belle fraîcheur gourmande apparait, tout en harmonie et avec une belle longueur. Cette cuvée est parfaite pour accompagner du crabe et des crevettes, une blanquette de poisson, de la lotte à l’estragon et un saint-félicien. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, ce Crémant de Savoie de très bonne facture est proposé à 14,00 euros départ caves.

Les Vignerons du Vendômois Charme aux Dames proposent une très belle bouteille Méthode Traditionnelle Brut blanc composée de 80% de Chenin blanc et 20% de Chardonnay. Avec sa bulle fine et sa robe dorée, il laisse présager d’un nez fin de pomme-raisin, miel, une touche de caramel et de noix fraîche. La bouche est fraîche et fruitée, avec une jolie longueur sur une note agrumée. Cette cuvée est parfaite à l’apéritif, avec une verrine d’avocat et des Saint-Jacques, ainsi que du chaource. Distribué en vente directe au prix de 5,00 euros départ cave, il représente bien les qualités de ce vignoble que j’affectionne.

Les Domaines Piron – Beaujolais proposent un Crémant de Bourgogne composé de 100% de Chardonnay. Il se distingue par sa bulle fine et sa robe paille, dorée. En bouche, l’arôme de citron apparait rapidement, frais, avec une belle rondeur. La fin de bouche est longue et agréable. Cette cuvée accompagne bien l’apéritif avec des fruits secs et également les plats à table avec des crevettes roses, des sushis, une plancha d’encornets et de poissons, des blancs de volaille aux épices, du reblochon, une tarte aux pommes, de la panna cotta et des sorbets. Distribué en vente directe, ce très agréable Crémant de Bourgogne est proposé à 10,00 euros prix départ cave

Orchidées, Maisons de Vin – Val de Loire Ackerman Crémant de Loire Émilie Ackerman Brut Blanc : Ce vin composé de Chenin, de Chardonnay et de Cabernet Franc se distingue par sa robe jaune pâle brillante. Le nez est aromatique et floral avec des notes de fruits secs et vanille. La bouche est ample, fraîche et délicate, fruitée coing-poire, avec une longue persistance. Cette cuvée trouve parfaitement sa place comme apéritif, mais également avec des fruits de mer, des poissons et un crumble aux pommes. Distribué chez Leclerc (Pays de la Loire), Système U (Pays de la Loire, Bretagne, Poitou Charente), Géant Casino (Bretagne, Pays de la Loire), il est proposé au prix indicatif consommateur de 8,50 euros.

Dossier cuvées pour accompagner les desserts: le plaisir continue!

Les Vignerons de CASCASTEL – Languedoc – VDN Rancio Vieille Réserve: Ce vin du Languedoc se compose uniquement de Grenache gris pour une robe ambrée avec quelques reflets tuilés. Le nez est marqué par des notes de noix, de fruits secs et de sous-bois. La bouche est longue et soyeuse avec des notes de caramel, de café, de cacao, de petits fruits secs et de fruits confits. Les douceurs de prédilection pour l’accompagner sont la tarte tatin et les pommes au four. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, cette cuvée est proposée au prix indicatif de 8,50 euros départ cave, à ne pas manquer!

Le Château de France 2015 – Pessac Léognan rouge est un vin rouge plein de puissance et de nuances. Composé de 60% de Merlot et 40% de Cabernet Sauvignon, sa robe est d’un rubis profond et son nez est intense avec des notes de fruits rouges mûrs groseille-fraise-cerise et une légère note mentholée, finement épicé poivre noir-muscade-réglisse. La bouche est fondue et ronde, harmonieuse entre puissance, gourmandise, fraîcheur et matière, fruitée et poivrée jusque dans la longueur, les tanins sont veloutés. Les douceurs parfaites pour l’agrémenter sont la poire au vin et aux épices, et la soupe de fraises au vin rouge. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif est de 25,30 euros départ cave pour un très beau moment de gastronomie!

Le vin blanc Jean Perrier & Fils PURE 2018 contient 100% de Chardonnay. Sa robe est joliment dorée et son nez évoque les fruits blancs poire puis pêche, avec une note amande et noisette. La bouche est fruitée, souple et fraîche, équilibrée jusque dans la longue persistance. Gourmandise toujours avec un accord parfait en compagnie de fruits frais et de tarte sablée. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix indicatif est de 11,50 euros départ cave.

Le cognac ABK6 VSOP Sinle Estate Cognac des Domaines Francis Abécassis a été élu World Best VSOP 2020 au WCA de Londres et a reçu la médaille d’or IWSC Londres août 2020. Composé de 100% d’Ugni-blanc, sa robe est couleur or avec des reflets ambrés soutenus. Le nez est boisé, subtilement épicé cannelle, brioché. La bouche est harmonieuse entre fruité et boisé, la finale est délicate sur des saveurs de pâte de fruits et d’épices. Les gourmandises à recommander en sa compagnie sont la crème brûlée, le clafoutis aux mirabelles et les pommes au four. Distribué en vente directe, chez lescavistes et en CHR, son prix indicatif départ cave est de 57 euros en coffret 2 verres.

Le Repas des Hyènes, un conte initiatique d’Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag (Delcourt / Mirages)

le Repas de hyènes

Le Repas des Hyènes, un conte initiatique d’Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag (Delcourt / Mirages)

Fresque fantastique inattendue, Le Repas des Hyènes nous plonge sans transition au coeur d’une Afrique ancestrale pour interroger de manière elliptique sur le sens de la vie, de nos croyances et la place donnée à nos morts. L’album, scénarisé par Aurélien Ducoudray et illustré par Mélanie Allag, prend des allures de conte initiatique particulièrement inspiré, où l’on suit le jeune Kana dans un voyage incertain et forcé par l’esprit maléfique d’un Yéban.

L’ambivalence du récit fait osciller le lecteur entre scènes très violentes et cruelles et scènes beaucoup plus douces et innocentes. Comme un reflet de l’enfance où se côtoient bien souvent ces deux faces d’une même pièce à l’instar de la vie. Entre bienveillance, survie et cruauté, le récit met ainsi en scène les instincts les plus primaires de l’humanité et en tisse un véritable conte.

C’est aussi original que bien exécuté, jusque dans le dessin très inspiré de Mélanie Allag qui ne fait pas le choix de la facilité en faisant de vraies propositions graphiques audacieuses, surtout en fin d’ouvrage. Très plaisant !

Le Repas des Hyènes surprendra à coup sûr ! Une expérience de lecture inédite, à découvrir !  

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Ce conte initiatique et fantastique africain questionne la mémoire face aux bouleversements du monde. Une fable pour adultes, car sous la douceur du trait se cache la violence de la vie.

Kubé et Kana sont jumeaux mais Kubé, né le premier, a le privilège d’accompagner leur père au repas des hyènes dont le rire strident peut faire revenir les défunts d’entre les morts. Kana ne se fait pas à l’idée d’être berger et décide d’assister à la cérémonie d’intronisation de son frère. Malheureusement, le garçon perturbe son déroulement et réveille l’esprit maléfique d’un Yéban. Ce démon va passer un marché avec Kana…

Date de parution : le 2 septembre 2020
Scénariste(s) : Aurélien Ducoudray
Dessinateur(s) : Mélanie Allag
Genre : Conte fantastique
Editeur : Delcourt / Mirages
Prix : 17,50 € (112 pages)
Acheter sur : Amazon

Le guitariste Gael Rouilhac surprend et enthousiasme avec son premier album Waterworks publié chez Laborie Jazz le 25 septembre

Le guitariste Gael Rouilhac s’est fait connaitre dans le monde du jazz avec ses impressionnantes capacités à manier son instrument. Il publie son premier album Waterworks et démontre ses talents de compositeur et de leader.

Le jazz manouche en majesté

La préparation de l’album Waterworks se compte en nombre d’années pour arriver à un tel résultat. Gaël Rouilhac a choisi de le présenter en trio mode et sans faire appel à aucune section rythmique. Les instruments s’ébattent en liberté et s’entremêlent divinement pour porter le jazz manouche au sommet. Il est accompagné de la violoniste Caroline Bugala et de l’accordéoniste sicilien Roberto Gervasi pour une confirmation des possibilités déjà apparues au Festival d’Email, où le guitariste dévoilait des compositions prometteuses tout en finesse. Ce premier album se place sous le thème de la fluidité, comme le résultat d’une démarche mûrement réfléchie pour aboutir à une ambiance dans la droite lignée de ses choix personnels. Le guitariste jazz de 37 ans fait un pont entre tradition et modernité avec des sonorités qui rappellent forcément l’univers de Django Reinhardt. Le maitre mot est le plaisir partagé, plaisir des musiciens qui entrelacent leurs sonorités dans une belle subtilité, tout en fluidité, et plaisir de l’auditeur qui peut se laisser emporter par un cours d’eau musical fort en émotion. Les morceaux laissent transparaitre une vraie nostalgie teintée de mélancolie qui font voyager dans une époque pas si lointaine où le jazz manouche s’offrait au monde. Les morceaux plus enlevés donnent envie de se trémousser avec entrain par la grâce d’un trio habité.

Waterworks sur le Label Laborie Jazz est un vrai plaisir à écouter, même pour ceux qui n’écoutent pas forcément souvent ce genre de musique. Gaël Rouilhac parvient à toucher et à émouvoir avec sa guitare experte aux sonorités multiples. Accompagné par la violoniste Caroline Bugala et l’accordéoniste sicilien Roberto Gervasi, il remplit son objectif et pourrait bien s’imposer auprès d’un plus large public.

Notre Sélection de livres jeunesse de l’Ecole des Loisirs (#1 – rentrée 2020)

Notre Sélection de livres jeunesse de l’Ecole des Loisirs (#1 – rentrée 2020)

Nous vous présentons une première sélection de livres en carton à destination des plus petits parus aux très belles éditions de L’Ecole des loisirs cette rentrée de septembre 2020 ! A lire et à relire avec vos enfants sans hésiter ! 

1/ Qu’est-ce que tu manges ?

Qu’est-ce que tu manges ? est un petit livre en carton à destination des 0-3 ans qui fait découvrir avec amusement les régimes alimentaires de leurs animaux préférés. Pour savoir qui mange quoi, c’est facile, il suffit de soulever les petits volets ! Un classique qui cache des surprises et demeure très efficace auprès de son public ! 

Résumé de l’éditeur : Qu’est-ce que tu manges, le chat ? Pour le savoir, ouvre-lui la bouche. Et toi, le lapin ? Une carotte ! Et toi, la souris ? Du fromage ! Et toi, le loup ? Le loup, lui, a plutôt envie de te croquer, alors ferme vite le livre !

Collection Loulou & Cie (11 €/paru le 26.08.2020) – Acheter sur Amazon

2/ Une Farce

Une Farce est lui aussi un petit livre en carton, imaginé par Audrey Poussier. A destination des 2-4 ans, l’histoire est très joliment illustrée et repose sur le principe de l’arroseur arrosé. Plutôt amusant !

Résumé de l’éditeur : Que se passe-t-il quand la souris se cache sous les draps, et que, petit à petit, tous ses amis la rejoignent ? Ce n’est plus une farce ? Peut-être que si…

Collection Loulou & Cie (11,20 €/paru la première fois en 2007, réédité en 2020) – Acheter sur Amazon

3/ Au Lit tout le monde !

Au lit tout le monde ! est aussi un petit livre en carton d’Audrey Poussier à destination des 2-4 ans. Toujours aussi graphique et bourré de malice, on se régale avec des idées incongrues mises en images avec talent !

Résumé de l’éditeur : Dormir avec son doudou, sa bouillotte, son traversin, ça arrive à tout le monde. Mais dormir avec sa boîte à outils, c’est un peu… bizarre… pourtant, ça peut être utile !

Collection Loulou & Cie (11,20 €/paru la première fois en 2010, réédité en 2020) – Acheter sur Amazon

4/ La Bagarre

Résumé de l’éditeur : Qui veut jouer à la bagarre ? Tout le monde aime la bagarre, alors oui, vive la bagarre ! Mais attention, il faut savoir s’arrêter à temps, avant qu’il y ait de vrais bobos !

Collection Loulou & Cie (11,50 €/paru la première fois en 2020, 26.08.2020) – Acheter sur Amazon

5/ La Cabane à dodo !

Dernier livre de cette première sélection de livres en carton, La Cabane à dodo ! est une vraie réussite de Frédéric Stehr. Une histoire un peu plus élaborée qui s’adresse aux 3 à 6 ans. Là encore très joliment illustrée, elle s’amuse du temps calme de la crèche pour le transformer en une vraie séance de construction de cabane !

Résumé de l’éditeur : Pendant la sieste à la crèche, Léon le Hibou ne dort pas. Mieux, il a construit une cabane à dodo. Oscar ouvre un oeil : « C’est pas comme ça une cabane. Attends ! » Jules est réveillé : « Je peux venir ? » Piou Piou et Gladys les rejoignent. La salle de sieste est sens dessus dessous. Ce n’est pas une simple cabane qu’il leur faut, mais bien une Super cabane à dodo !

Collection Pastel (9,80 €/paru la première fois en 2020, 19.08.2020) – Acheter sur Amazon

Wilderness, une BD de Ozanam et Bandini (Ed. Soleil)

Wilderness, une BD de Ozanam et Bandini (Ed. Soleil)

Wilderness est une libre adaptation du roman très remarqué de Lance Weller par Ozanam (au scénario) et Bandini (pour la partie dessin). La bande dessinée nous plonge ainsi en 1899 aux Etats-Unis, dans une atmosphère très sombre, aux côtés d’un certain Abel Truman, vieux personnage ô combien austère et rongé par ses souvenirs à qui il ne reste plus qu’un chien pour lui tenir compagnie.

Se lançant dans un ultime voyage pour retrouver ses vieux démons et tenter d’exister autrement, le vieil homme est agressé, laissé pour mort et son chien volé…. mais le voyage ne fait que commencer pour Abel. Revivant en chaque instant les moments les plus sombres de son existence, racontés à travers de nombreux flashbacks, le vétéran de guerre civile révèle toute la violence qui l’habite. Ozanam parvient à restituer à travers son récit toute la noirceur de l’âme d’Abel et de ses acolytes qui fait l’essence de cette oeuvre. La narration se trouve toutefois secouée par de si nombreux flashbacks qu’il est difficile pour le lecteur de suivre ! 

L’histoire est, enfin, servie par un dessin très recherché, notamment dans les jeux de couleurs et de noirs et blancs qui ajoutent un côté très graphique à l’album. Mais là aussi, on a parfois du mal à suivre la trame narrative avec autant de fluidité qu’on le souhaiterait.

Wilderness est un bel album malgré ses petits défauts, dont l’expérience – dont on ne sort pas indemne – vaut la peine d’être vécue !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

1899. Abel Truman, vétéran sudiste de la guerre civile américaine, vit entre l’océan, la montagne et les forêts pluviales. Comme un dernier soubresaut avant de mourir, il décide de reprendre la route avec son chien.

Un ultime voyage vers le souvenir des rares jours heureux qui s’assombrit quand Abel rencontre deux agresseurs qui le laissent pour mort. Alors, dans les décors de la péninsule des Olympics Mountains, la violence, qu’Abel avait enfouie au plus profond de lui depuis la fin de la guerre de Sécession, remonte et vient frapper de nouveau.

 

Date de parution : le 26 août 2020
Scénariste(s) : Ozanam
Dessinateur(s) : Bandini
Genre : Drame, adaptation
Editeur : Soleil
Prix : 19,99 € (152 pages)
Acheter sur : Amazon

Pionnières, Nellie Bly – journaliste : BD documentaire de Jarry et Tavernier (Soleil)

Pionnières

Pionnières, Nellie Bly – journaliste : BD documentaire de Jarry et Tavernier (Soleil)

Série documentaire qui porte bien son nom, Pionnières retrace la vie de femmes d’exception qui ont marqué leur époque. Ce nouvel album nous raconte un épisode de la vie de Nellie Bly, journaliste embauchée à la fin du XIXe siècle par un certain Joseph Pullitzer au New York World. Nicolas Jarry (scénariste), Guillaume Tavernier (illustrateur) et Guillaume Lopez (coloriste) nous racontent comment la jeune femme, alors âgée de 23 ans, est parvenue à se faire interner en asile en se faisant passer pour une aliénée parmi d’autres.

Nellie Bly restera hospitalisée pendant dix jours parmi les pensionnaires de cet asile féminin avant de témoigner dans une série d’articles retentissants. Elle y décrira les conditions désastreuses dans lesquelles vivent ses compagnes, victimes de mauvais traitements, si ce n’est de torture de manière récurrente. L’histoire est donc particulièrement intéressante, d’autant plus qu’elle met en lumière un scandale sanitaire grâce à une infiltration audacieuse.

Un sujet bien traité par le scénario mais dont le dessin peine à éblouir, surtout dans l’illustration des visages qui manquent d’expressivité et de détails, à l’instar d’une coloration trop peu démonstrative.

Cet album de Pionnières est toutefois l’occasion de découvrir une nouvelle femme d’exception, et l’on y prend plaisir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Icône de la presse américaine, pionnière audacieuse et déterminée du journalisme d’investigation, Nellie Bly a fait du reportage clandestin sa marque de fabrique. Embauchée en 1887 par le magnat de la presse, Joseph Pullitzer, au New York World, Nellie Bly, alors âgée de 23 ans, simule la folie et se fait interner dans un asile d’aliénées, le Blackwell’s Island Hospital de New York. Elle y restera 10 jours et en tirera une série d’articles au retentissement énorme, décrivant des conditions effroyables, obligeant les services municipaux à transformer radicalement les méthodes et l’accueil des internés dans les asiles de la ville de New York.

Date de parution : le 20 août 2020
Auteurs: Nicolas Jarry (scénariste),
Guillaume Tavernier (illustrateur),
Guillaume Lopez (coloriste)
Genre : Documentaire
Editeur : Soleil
Prix : 15,50 € (60 pages)
Acheter sur : Amazon

Nuestras Madres, un documentaire intense pour découvrir un conflit sanglant du XXe siècle, disponible en VOD et en DVD

Nuestras madres a reçu la Caméra d’Or au Festival de Cannes 2019. Le documentariste César Diaz a notamment été le monteur de Bustamante pour le film Ixcanul, premier succès international du cinéma du Guatemala. Cesar Diaz évoque dans son film les minorités de son pays comme les mayas, victimes d’une guerre civile qui ne les a pas épargnés pendant de longues années. Les nombreuses dictatures en place ont quand même causé la mort d’environ 200 000 citoyens de 1960 à 1996, pour la plupart mayas. Le documentaire dévoile tout pour un intense moment d’histoire.

Un documentaire saisissant sur le peuple guatémaltèque

Nuestras Madres est un témoignage vibrant de toutes les victimes de la torture et de la dictature au Guatemala. César Diaz suit une trame directe et émouvante pour livrer en 76 minutes la substantifique moelle d’une thèse sur son pays. Il laisse la parole à ces veuves du Guatemala qui revendiquent la justice et surtout des sépultures décentes pour tous ces disparus jetés sans ménagement dans de vulgaires fosses communes. Le réalisateur prend comme narrateur principal Ernesto, un homme issu de la jeune génération qui mène un véritable travail d’anthropologue à la fondation médico-légale, surtout pour des raisons qui lui sont intimement proches. Cet homme est brusquement mis sur la piste de son père, guérillero disparu pendant la longue période de conflit qui a ensanglanté le pays. Ernesto revient aux sources de l’histoire avec sa mère, développant le récit au contact de toutes ces mères elles-mêmes endeuillées. Le film est d’une intensité pesante, sous doute nécessaire avec ces mémoires vivantes qui racontent des souvenirs douloureux, tout en dignité et en délicatesse. La mise en scène est simple, sans effets inutiles, avec un montage parfait réalisé par Diaz lui-même.

Le film restera gravé dans l’esprit des spectateurs avec ce dénouement final surprenant, sans doute décevant pour beaucoup et pourtant nécessaire. Nuestras Madres est court et elliptique, peut-être un peu trop, mais le documentaire parvient à passer son message auprès d’un public international sous le charme.

Synopsis: Guatemala, 2018. Le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthropologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identification des disparus. Un jour, à travers le récit d’une vieille femme, il croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre. Contre l’avis de sa mère, il plonge à corps perdu dans le dossier, à la recherche de la vérité et de la résilience.

Crusaders tome 2 : BD 100% SF de Bec et Carvalho (Ed. Soleil)

Crusaders tome 2

Crusaders tome 2 : BD 100% S-F de Bec et Carvalho (Ed. Soleil)

Série SF par excellence, Crusaders fait sa rentrée avec un second tome « Les émantants » aux éditions soleil. Signée par l’un des spécialistes du genre, Christophe Bec au scénario (à qui l’on doit notamment Prométhée, Deepwater Prison, Olympus Mons...) la série est par ailleurs illustrée par Leno Carvalho.

Après un long premier album introductif, les colons de Titan rentrent dans le vif du sujet en faisant la rencontre de multiples civilisations des systèmes solaires. Ils sont enfin en mesure de comprendre pleinement ce pourquoi ils ont été appelés à s’engager à bord des Crusaders. Les univers doivent se battre contre une espèce extraterrestre méconnue, dont la puissance de frappe permet d’anéantir toute forme de vie instantanément. Le combat est engagé, il va être rude pour ne pas dire impossible. 

Le scénario repose sur un thème de prédilection pour tout amateur de science-fiction, malgré son côté déjà vu. La narration est aussi bavarde d’explications et d’exposés « scientifiques » que dans le tome 1, à en perdre parfois le lecteur. Le souci du détail est poussé assez loin et prend une grande place dans le récit, au risque d’oublier le rythme de l’action. Mais l’histoire gagne ainsi en crédibilité. Une cohérence renforcée par le dessin de Carvelho qui cultive un certain goût pour le spectaculaire à travers de nombreuses planches pleines pages, panoramiques ou autre grands formats qui font voyager dans l’espace. 

Ce Crusaders n’a pas fini de dévoiler ses surprises astrales, et c’est tant mieux. A découvrir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

L’Humanité, associée à d’autres civilisations du système solaire, doit participer à contrer une menace dévastatrice provenant d’une race extraterrestre inconnue ! La colonie humaine installée sur Titan reçoit, via un étrange signal venu des étoiles, les plans révolutionnaires de constructions de fabuleux vaisseaux spatiaux et les coordonnées très précises d’une galaxie lointaine et primitive. Après plusieurs mois de fabrication, le vaisseau, Crusader 1 prend la tête d’une immense armada prête à rejoindre les mystérieux émetteurs du signal.

Date de parution : le 19 août 2020
Scénariste(s) : Christophe Bec
Dessinateur(s) : Leno Carvalho et Coloriste : Vyacheslav Panarin
Genre : S.-F.
Editeur : Soleil
Prix : 14,50 € (48 pages)
Acheter sur : Amazon

A LIRE