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Thin air, un aller simple pour Mars (Bragelonne)

Thin air, un aller simple pour Mars (Bragelonne)

Richard Morgan est un auteur britannique spécialisé dans la science-fiction et la fantasy. Son premier roman, Carbone modifié , publié en 2002, le propulse à l’avant de la scène internationale. L’adaptation du roman en série télévisée sur Netflix lui fait connaître un grand succès.

Un univers très riche

Hakan Veil, ancien « nettoyeur », a été abandonné sur Mars par son ancien employeur, sans aucune possibilité de retourner sur Terre. Le roman étant écrit du point de vue d’Hak, en comparaison avec son ancienne vie sur Terre, le lecteur voit Mars comme un lieu de vie désagréable, de débauche et dangereux, où la vie des humains n’a pas de valeur.

L’univers est très sombre, si riche qu’il témoigne d’une imagination et d’un très grand travail de construction de la part de Richard Morgan. La politique est au centre de l’univers, au même titre que la corruption. Impossible pour Hak, et donc pour le lecteur, d’avoir confiance en qui que ce soit, y compris ceux censés représenter l’autorité. À ses côtés, une policière difficile à cerner, qui déteste Hak et lui fait régulièrement visiter les prisons Martiennes. En échange d’une carte de sortie, Hak doit jouer les gardes du corps pour une Terrienne venue enquêter sur une disparition. Ainsi, Hak se retrouve pris au milieu d’une enquête complexe et, surtout, dangereuse.

Un personnage principal charismatique

Hakan Veil n’a pas sa langue dans sa poche, pour le plus grand plaisir des lecteurs. Si, justement, ses écarts de conduite lui valent régulièrement des ennuis, c’est son non-conformisme à cet univers qu’il n’a pas choisi qui le rend si intéressant. Les dialogues sont rythmés et les pointes d’humour sont les bienvenues pour atténuer l’univers si sombre.

De rebondissement en rebondissement

Une chose est sûre, Thin Air est un roman imprévisible au possible. L’expérience de lecture est unique, puisque chaque fois que le lecteur pense avoir saisi l’ampleur du complot dans lequel est pris Hak, un nouvel élément vient brouiller sa perception de l’affaire, et ajoute une dimension encore plus complexe. Des éléments qui, à première vue, n’avaient aucun rapport, se recoupent avec une facilité telle que le lecteur ne peut pas s’empêcher de se demander comment il avait pu manquer le lien. Richard Morgan n’hésite pas à enchaîner les scènes d’action, rendant impossible l’idée même de reposer le roman.

Thin Air est un roman d’une rare complexité de scénario, qui le rend imprévisible et addictif. La plume de Richard Morgan est énergique et agréable. Le personnage principal, sarcastique au possible, se fiche pas mal des conventions, ce qui le rend sympathique aux yeux des lecteurs, malgré ses actions et une morale parfois douteuse.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 mars 2020
Auteur : Richard Morgan
Editeur : Bragelonne
Prix : 17,90 €

Croke Park, BD de Gâche et Guérineau (Coup de Tête / Delcourt)

Croke Park, BD de Gâche et Guérineau (Coup de Tête / Delcourt)

Inaugurant avec l’album Jujitsuffragettes la nouvelle collection Coup de Tête des éditions Delcourt, Croke Park revient sur le premier Bloody Sundy qui marqua l’Histoire, en 1920. Méconnu du grand public, cet évènement marqua pour toujours les rapports entre Irlande et Angleterre. C’est en effet le 21 novembre 1920 qu’eût lieu un massacre en plein stade de Croke Park, où spectateurs et sportifs se firent exécutés par des militaires anglais, lors d’un match de football gaélique.

Lorsqu’en 2007, le hasard d’un tirage au sort pour le Tournoi de Six Nations convoque à nouveau l’équipe d’Angleterre pour jouer contre l’Irlande à Croke Park, le sang des irlandais ne fit qu’un tour. Une douleur toujours vive et présente dans l’esprit de tous.

Exposant avec brio et nuances les faits qui ont opposé espions anglais et indépendantistes irlandais cet automne 1920, Sylvain Gâche et Richard Guérineau signent un récit fleuve, équilibré et bien documenté. Le tout sans oublier le rythme, à l’instar de ce match de 2007 qu’ils réutilisent à bon escient pour faire la lumière sur ces souvenirs de l’Histoire. 

De quoi offrir un éclairage nouveau sur cet évènement oublié, grâce à une mise en image plutôt réussie notamment pour son découpage pertinent servi par un trait vif et dynamique.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

« Croke Park », stade irlandais mythique, est aussi l’autre nom du premier Bloody Sunday de 1920. Richard Guérineau et Sylvain Gâche s’emparent avec souffle de ce moment où l’histoire des luttes irlandaises percute le sport…
Le 21/11/1920 à Croke Park, stade dublinois dédié aux sports gaéliques, eut lieu le premier Bloody Sunday, en représailles d’une opération au cours de laquelle le gang des apôtres de l’IRA avait exécuté 14 espions anglais du Cairo Club. En 2007, dans ce lieu historique, les rugbymen irlandais battent les Anglais 43-13. Le XV du Trèfle salue d’une haie d’honneur les vaincus avant que ces derniers ne leur rendent la pareille, scellant la réconciliation grâce au sport…
Date de parution : le 30 septembre 2020
Auteurs
: Sylvain Gache (scénariste) et Richard Guerineau (dessinateur)
Genre
 : Biographie, histoire
Editeur : Delcourt
Prix : 21,90 € (128 pages)
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Laura Perrudin dévoile son nouvel album poétique, Perspectives & Avatars

Laura Perrudin a plusieurs cordes à son arc, elle compose, chante, joue de la harpe et produit son 3e album Perspectives & Avatars pour une originalité presque jazzy que sa voix très chantante exprime sur les 12 chansons d’un album qui multiplie les collaborations.

Une artiste unique en son genre

La chanteuse, harpiste, compositrice, productrice et autrice Laura Perrudin est apparue dès 2015 avec la parution de son premier album Impressions. Son album suivant est paru en 2017, Poisons & Antidotes entre pop, soul et folk. Elle y utilise un instrument créé spécialement pour elle, la harpe chromatique électrique. Distinguée par sa voix unique accompagnée d’expérimentations électroniques, Laura Perrudin a mis en place un univers très personnel qui ressort à chacun de ses concerts où elle se drape dans un accoutrement de geek avec pédales d’effet, laptop et looper multipistes pour densifier l’utilisation de sa harpe et de sa voix. Son nouvel album Perspectives & Avatars paru le 9 octobre 2020 lui permet de creuser sa singularité dans une ambiance résolument dansante et soul. Les invités de renom s’enchainent avec les apparitions de Philippe KaterineMélissa LaveauxBecca Stevens, Emel Mathlouthi et Ian Chang. Le single The W Word débute l’album dans une ambiance bruitiste où vogue la voix de la chanteuse. Light Players est plus langoureux avec un orgue rappelant selon certains l’ambiance mystérieuse de No Quarter de Led Zeppelin. Comme l’explique l’artiste, chaque chanson est un personnage, presque un avatar. Avec une poésie souvent à la sauce anglaise, parfois en version française, elle expose sa subjectivité et narre des histoires existentielles aux personnages divers, loup, nuage, sorcière ou enquête de satisfaction. Laura Perrudin a évolué sur de nombreuses scènes hexagonales et internationales comme aux Transmusicales de Rennes, à l’Eurosonic Noorderslag, au PopKultur Festival Berlin et au MaMA. Elle a également visité des scènes jazz comme au théâtre antique de Jazz à Vienne, au Winterjazz Fest NYC, à l’EFG London Jazz fest, au Jazz à la Villette et au Paris Jazz Festival. Le titre suivant Follow Snow se veut plus pop avant que Push Me fasse intervenir Philippe Katerine pour des interventions drolatiques en mode phrasé parlé décalé. Well they lied est aérien et profond, Game Over est presque rap, From one dark side to another est également aérien et épuré, Country Townie Bird résonne de dissonances toutes en harmonie, Metasong est plus rythmé et jazzy, Le refuge de la couleur est surréaliste, Major Allegory of norm est brillamment bruitiste et Something to lose traverse une atmosphère très Velvet Underground.

Pas une chanson ne ressemble à une autre pour une vraie rencontre originale avec des univers singuliers. Les sensibilités pop penseront à du Radiohead dans cette obsession de la recherche musicale, ou à Portishead avec cette voix érigée en flambeau douloureux d’une artiste inclassable, excentrique, anticonformiste. Et ça fait du bien!

https://www.youtube.com/watch?v=34EkijKAfHE

La Cage aux cons, BD noire de Robin Recht et Matthieu Angotti (Delcourt)

La Cage aux cons, BD noire de Robin Recht et Matthieu Angotti (Delcourt)

Adaptée du roman Le jardin du bossu de Franz Bartelt, La Cage aux cons est une BD hors norme signée Robin Recht et Matthieu Angotti. Un album noir qui surprend autant qu’il décape.

Le pitch est aussi simple que déconcertant : un pauvre homme en quête d’argent facile trouve un « con » à voler… mais son petit cambriolage va tourner court et le voleur raté se retrouve pris en otage dans la maison de sa propre victime. Ce « tel est pris qui croyait prendre » emprunte des airs de Vaudeville particulièrement décalé et élaboré.

La parfaite maitrise de la mise en scène, servie par un humour noir qui décoiffe et une intrigue sans cesse renouvelée, nous tient en haleine de bout en bout. On savoure chaque réplique tout en se posant la même question en permanence : mais jusqu’où irons-nous ? Le récit semble n’avoir aucune limite !

Le dessin noir et blanc de Robin Recht est très à propos. Il installe merveilleusement l’ambiance, à l’image d’une narration sans fioriture mais avec une efficacité redoutable.

La Cage aux cons est à ne surtout pas manquer ! Un coup de coeur d’une grande théâtralité. Jouissif !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

« Le con, c’est la grande classe. Sa baraque, un vrai musée. Tout pour me plaire. Y a juste un problème : le con m’a pris en otage. Et plutôt lui faire la peau que de rejoindre les cadavres qui pourrissent dans sa cave… »
C’est l’histoire d’une petite frappe que l’amour de sa vie a foutu à la porte. S’il veut revenir à la maison, ce sera les poches pleines de pognon. Réfugié au bistrot, il repère un type ivre mort. Un vrai con qui se vante d’avoir des millions dans son salon. Il décide de le cambrioler. Mais quand il plonge ses mains dans l’oseille, celles du con se referment sur un flingue. Le voilà séquestré chez un grand bourgeois, beau prince et beau parleur. Fuir ou lui faire la peau ? Telle est sa question.
Date de parution : le 7 octobre 2020
Auteurs
: Robin Recht (scénariste et dessinateur) et Matthieu Angotti (scénariste)
Genre
 : thriller
Editeur : Delcourt
Prix : 18,95 € (152 pages)
Acheter sur : Amazon

C’était mieux après, un livre génial pour jeunes lecteurs (Gallimard Jeunesse)

C’était mieux après, un livre génial pour jeunes lecteurs (Gallimard Jeunesse)

Agnès Desarthe est déjà bien connue des lecteurs de Publik’Art. L’impossible Madame bébé les avait déjà réjouis !  Cette fois-ci, avec C’était mieux après, l’auteur nous fait entrer dans le monde mystérieux des surdoués. Vladimir a dix ans et c’est par erreur qu’il va entrer dans une école réservée aux surdoués : l’EEIP.

Il a l’habitude de changer souvent d’école car ses parents déménagent sans cesse. Mais cette fois-ci, il tombe sur une école pas ordinaire. On peut même dire assez extraordinaire. Tout y est différent ! A commencer par les élèves ! Mais les maîtres aussi ! Sans parler de l’enseignement ! Les portraits des élèves nous rappellent un peu Le petit Nicolas ! Modernisé ! Sauf que ceux de la classe d’EEIP sont tous très originaux et tous des génies !
Mais dans le fond, Vladimir aime bien cette école très étrange. Avec ses camarades très bizarres.
A travers ce livre, très joliment illustré par Grégory Elbaz, le lecteur découvrira un autre monde qui est celui de la tolérance et de l’ouverture d’esprit.

C’était mieux après, un livre très chouette à offrir aux lecteurs dès 9 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2020
Auteur : Agnès Desarthe
Illustrateur : Grégory Elbaz
Editeur : Gallimard
Prix : 9,90 €

2 expositions d’artistes inclassables à découvrir au Musée d’Orsay: Aubrey Beardsley et Léon Spilliaert du 13 octobre 2020 au 10 janvier 2021

Aubrey Beardsley (1872-1898) et Léon Spilliaert (1881-1946) sont deux artistes aux graphismes remplis d’obscurité et de lumière. Le premier disparait à seulement 25 ans en laissant derrière lui plus de 1000 dessins et une période dans les années 1890 à Londres intitulée Beardsley Period. Le second est appelé l’homme des solitudes inquiétantes, des perspectives infinies, entre interrogations métaphysiques et culture flamande, ses peintures déroutent avec des œuvres inclassables, inventant un symbolisme de la nuit intérieure qui marque l’art belge. Les deux expositions sont à découvrir au Musée d’Orsay à partir du 13 octobre 2020 jusqu’au 10 janvier 2021.

Aubrey Beardsley, des dessins toujours modernes

Aubrey Beardsley a tout de suite su qu’il disparaitrait tôt du fait d’une maladie diagnostiquée dès son jeune âge. Quand il décède à l’âge de vingt-cinq ans, il est en pleine ascension et ses œuvres sont largement diffusées de son vivant, très présent sur la scène londonienne des années 1890. Cette exposition est la première en France consacrée à cet artiste original, d’une folle modernité, beaucoup y sentiront notamment son indéniable influence sur les auteurs de BD actuels. La dernière exposition d’importance à son sujet en Europe remonte à 1966 au Victoria & Albert Museum. L’illustration de La Mort d’Arthur de Thomas Malory est sa première commande d’importance, il la réalise à 20 ans. Il produit ensuite des œuvres pour des revues, des recueils, de la poésie et des romans jusqu’à collaborer avec Oscar Wilde pour son œuvre Salomé, d’où quelques problèmes lorsque le 25 mai 1895, l’auteur se vit condamné à deux ans de travaux forcés et emprisonné le soir même, cette affaire juridique posera par ricochet quelques soucis au dessinateur. L’univers de Beardsley est étrange et à la limite de l’ésotérique, de l’érotique aussi, il marque l’époque fin de siècle londonienne avec ses dessins audacieux et anticonformistes. Son style est très reconnaissable et reste d’une surprenante modernité aujourd’hui. De ses premières réalisations publiées en 1891 jusqu’à ses dernières œuvres en 1898, l’exposition brosse un portrait très large en reprenant un parcours qui également présenté à la Tate Britain.

Leaon Spilliaert, entre symbolisme et inquiétude

Léon Spilliaert s’est nourri des œuvres d’Odilon Redon ou James Ensor ainsi que des écrits d’Emile Verhaeren et Maurice Maeterlinck. Ses visages hallucinés en font un des maitres de l’expressionnisme alors que ses paysages épurés sont précurseurs du minimalisme. L’artiste belge a fréquenté le milieu du symbolisme belge et ses influences vont de Edvard Munch à Fernand Khnopff. L’exposition est la première en France depuis près de 40 ans à se concentre sur les années 1900 à 1919, les plus foisonnantes de Spilliaert, avec quelques unes de ses œuvres les plus radicales. Sa peinture est caractérisée par une mélancolie omniprésente, même dans les larges paysages qu’il immortalise, notamment les nombreuses plages et étendues maritimes. Ses autoportraits jouent avec les ombres et une lumière en clair-obscur qui accentue encore un peu plus les traits. Certaines de ses œuvres se rapprochent de l’abstraction avec des structures géométriques qui visent à l’épure et à la simplification. Né à Ostende, la ville lui a fournit un inépuisable terreau pour son inspiration. La cité balnéaire compte de nombreuses plages où il a pu trainer son spleen pour une ambiance cauchemardesque ressentie à la vision de certaines des peintures.

Ces deux expositions débutent le 13 octobre au Musée d’Orsay pour une plongée dans une époque en noir et blanc, pas si colorée que ça et surtout ultra mélancolique. Les deux artistes ne sont pas si connus que ça mais méritent le détour pour des variations qui interpellent.

Le duo Ko Ko Mo reprend à la sauce rock le célébrissime titre disco Last Night a DJ Saved My Life d’Indeep, et c’est bon!

Le nouveau clip du titre Last Night a DJ Saved My Life composé par Indeep donne la couleur de la surprenante inspiration du duo Ko Ko Mo. Ko Ko Mo n’est pas qu’une référence à un titre des Beach Boys mais surtout un power duo rock à l’énergie communicative. Tout rappelle Led Zeppelin, de la guitare flamboyante à la Jimmy Page à la voix stridente à la Robert Plant en passant par la batterie surpuissante à la John Bonham. Les fans de rock vont adorer cette reprise toute en énergie!

Un duo rock galvanisant

Le second album Lemon Twins (référence à The Lemon song?) du duo nantais a précédé la parution de ce titre survitaminé. Warren (guitare – chant) et K20 (batterie) continuent dans la veine rock seventies qui leur va si bien pour reprendre le célèbre tube disco de 1982 popularisé par le groupe Indeep, Last Night a DJ Saved My Life. Ils avaient déjà réussi le tour de force de reprendre brillamment le Personal Jesus de Depeche Mode avec à la clé plus de 200 000 vues à ce jour sur le net. K20 et Warren ont tourné leur clip dans un hôpital abandonné avec les vidéastes du collectif CLACK. L’hôpital du Loroux-Bottereau dans le vignoble nantais a déménagé en février 2019 dans les nouveaux bâtiments de l’hôpital intercommunal Sèvre-et-Loire. Le résultat est un genre de concert privé rappelant le gout du duo pour les performances live dans un lieu rempli d’esprits cachés et de significations mystérieuses. Il n’est pas difficile de comprendre que le hard rock rassemble les deux complices autour des riffs de guitare puissamment électrifiés, d’une voix qui monte sans complexes dans les aigus et d’une batterie qui tambourine non stop. Tourné en février, le clip devait initialement paraitre en mars mais au vu des évènements actuels, le groupe a choisi de reporter sa sortie jusqu’à ce vendredi 9 octobre. Les tournées et projets ont également été contrariés par la situation sanitaire et le duo a choisi de prendre le temps pour préparer un 3e album prévu pour 2022 dans des home studios confortables, comme à la maison.

Les dates de KO KO MO pour les découvrir en tournée
24/10 – Les Docks – Cahors (46)
14/11 – Festival Les Z’Eclectiques – Chemillé-Melay (49)
20/11 – Des Lendemains Qui Chantent – Tulle (19)
21/11 – Soirée Gonzaï – La Maroquinerie, Paris (75)
26/11 – Le Repère – Calais (62)
27/11 – Espace culturel les Vikings – Yvetot (76)
28/11 – L’Hydrophone – Lorient (56)
05/12 – La Manekine – Pont-Sainte-Maxence (60)
11 & 12/12 – Festival Les Enfants Terribles – Saint Herblain (44)

https://www.youtube.com/watch?v=09WqNs5yNZw&feature=youtu.be

Princesse Europe, un documentaire remarquable de Camille Lotteau, en salles le 14 octobre 2020

Camille Lotteau suit le philosophe polémiste Bernard-Henry Levy pendant sa tournée théâtrale avec sa pièce Looking for Europe à l’époque de la campagne des élections européennes de 2019. Celui qui irrite ou séduit toujours autant en profite pour rencontrer les dirigeants politiques européens pour échanger sur l’importance de défendre une identité européenne à tout prix. Constamment sur la route, l’équipe de tournage traverse une vingtaine de pays, du Portugal à la Pologne en passant par la République tchèque et la Grèce pour échanger et faire ressortir la robe bariolée de la Princesse Europe, personnage mythologique aux multiples significations identitaires.

Un documentaire passionnant

Ce qui frappe surtout dans ce documentaire, c’est cette voix off qui commente constamment les images et ne se prive pas de donner son point de vue. Pas de pause pendant 1h50 avec des commentaires souvent pertinents, qui souligne la duplicité de BHL en même temps que son infatigable envie de partager avec autrui. La vie sur scène, les moments dans les coulisses, les voyages, les réunions, rien n’est passé sous silence et c’est justement cette ouverture maximale de la focale qui donne tout son intérêt à Princesse Europe. Des personnages tous différents sont rencontrés, du migrant muet à des jeunes femmes lisboètes, des ukrainiens évoquant la surprenante Transcarpatie au sulfureux premier ministre Hongrois Viktor Orban. Le documentaire devient plein de sens, l’important n’est pas d’être d’accord sur tout mais de pouvoir échanger, sans complexes ni tabous. Du plus insignifiant au plus orgueilleux, tous ont la parole dans un melting pot qui rappelle que l’Europe est multiple et doit continuer à se construire, par delà les barrières économiques érigées par le libre-échange. L’espace commun est la raison d’être de l’Europe, sous peine de la voir se dissoudre et vaciller sous les coups de boutoir des nationalismes. Le brexit fait justement irruption pour montrer la complexité de cette sortie controversée du UK hors de l’Europe. Les interventions sont pertinentes, une certaine distance est entretenue, Princesse Europe remplit sa mission.

Ce premier film réalisé par Camille Lotteau et dont la tournée à travers l’Europe de la pièce de BHL est le fil conducteur mérite plus que la polémique stérile qui a actuellement cours sur les réseaux sociaux. BHL ne sort ni grandi ni amoindri de ce documentaire, il expose et partage ses opinions dans une mise à distance savamment entretenue par la voix off pince sans rire et bienvenue pour justement contrebalancer les répliques continues d’un BHL toujours virulent. Quant à parler du financement du film, on se retrouve dans une même situation que pour le covid. Beaucoup sont devenus des financiers comme ils étaient médecins le soir d’avant. C’est ce qu’on appelle parler pour ne rien dire. le documentaire mérite sa chance, voilà tout.

Synopsis: Pendant la campagne des élections européennes de 2019, Bernard-Henri Lévy entreprend de sillonner l’Europe avec une pièce de théâtre écrite et jouée par lui. Le film suit l’infatigable défenseur de l’UE le long des routes d’une vingtaine de pays entremêlés, et le réalisateur décide de sortir des théâtres et des palais, à la rencontre des pensées et des visages.

Les Salles d’Attente, une comédie détonante au théâtre le Mélo d’Amélie à Paris

4 personnages passent toute la durée de la pièce à végéter dans la salle d’attente d’un psychologue. Le temps passant, les raisons de leur présence à chacun se dévoile dans un carambolage vivifiant où les répliques fusent pour des effets comiques irrésistibles. Le ton est à la pochade désopilante au Mélo d’Amélie et ça fait extrêmement du bien dans cette période troublée. Dans des impeccables conditions de sécurité avec distanciation sociale et port du masque de rigueur, les spectateurs ont pu savourer un moment de légèreté où les problèmes de chacun sont mis à distance pour des révélations qui scotchent sur place. Second degré bienvenu pour profiter à plein d’une pièce qui rit de tout avec une pertinence bienveillante malgré les pics et les coups bas continuels.

Qu’il est bon de rire parfois

Il y a d’abord Eric Johnsons (Zack Naranjo), le fou furieux agaçant, schizophrène en phase terminale et joyeux luron de la bande. Le couple formé de Paul (Thibault Sommain) et Nadia (Anna Barbini) en pleine tentative de conciliation pour surmonter l’irrémédiable impasse de leur relation. Et Catherine Drabot (Gwen Fiquet) célibataire mais pas trop venue soigner son hérisson Michel. Difficile de faire plus dissemblables, ils vont pourtant devoir cohabiter, se supporter et mieux se connaitre pour ne pas sombrer et trouver des solutions à leurs problèmes. Les thérapies attendues dans le cadre feutré d’un cabinet cossu ont lieu dans la salle d’attente où les révélations s’enchainent sans discontinuer dans un rythme tonitruant. Le couple cherche à comprendre pourquoi ils ne se supportent plus et si l’adultère de madame n’a pas des explications plus profondes qu’un vulgaire démon de midi. Des parents pas sérieux, des différences de points de vue sur leur existence commune, l’inimité secrète se fait jour entre tours de danse désopilants et attitudes plaisamment hostiles. La célibattante appelle son compagnon domestique du prénom de son ex, se refusant ainsi d’avancer par peur de se perdre. Et le timbré profond semble aiguiller finement les discussions avec le sentiment persistant que le déséquilibré doit certainement cacher un lourd secret. Les habitués de théâtre savent comme il est difficile de faire rire, les 4 y parviennent brillamment grâce aux dialogues croquignolets de l’auteur David Yol et à leur sens du timing. Le ping pong verbal s’accompagne d’attitudes décalées et d’une implacable montée de la mayonnaise. Tout sonne juste et les jeunes comédiens se démènent pour ensorceler des spectateurs conquis par une pièce qui fait du bien.

Les salles d’attente mélange légèreté et crises existentielles dans un bel équilibre défendu par une équipe qui doit bien rigoler sous cape des situations incongrues présentées aux spectateurs. Le spectacle doit continuer jusqu’à fin 2020 si la situation sociale le permet, voire même au-delà. Une bonne occasion de se rendre dans le quartier Etienne Marcel à Paris pour s’égosiller sans retenue.

Synopsis: Attendre n’aura jamais été aussi problématique ! Dans une salle d’attente, Eric Johnsons patiente pour une consultation chez son psychologue. Arrivent Nadia et Paul, un couple marié depuis 10 ans et avec ce petit souci d’adultère qu’ils tentent de résoudre au travers d’une thérapie. Dernière à se présenter, Catherine Drabot, amène son hérisson Michel pour une visite chez le vétérinaire. C’est alors qu’ils commencent à discuter tout en s’intéressant les uns aux autres, que débute un grand n’importe quoi. Quatre personnes avec tant de problèmes qui en attendent les solutions, ça ne peut que dégénérer …

La première marche, un documentaire rafraichissant de Hakim Atoui et Baptiste Etchegaray, sortie en salles le 14 octobre 2020

Vu hors des banlieues, la situation parait simple, tellement simple que ça peut en paraitre simpliste, alors qu’elle est forcément plus complexe. Cloisonnement social, marginalisation et mise au point de nouveaux codes pour s’inventer une unité, les médias, les politiques et les réseaux sociaux ne vont pas plus loin et contribuent à véhiculer des stéréotypes plombant. Les populations comptent pourtant comme ailleurs des forces vives qui poussent à une évolution des mentalités, ou en tout cas à la mise en avant de leur mixité pour le constat que la majorité silencieuse n’a rien contre la différence, respectant les spécificités particulières ici comme ailleurs. Des documentaires récents ont permis de révéler la réelle énergie de territoires qui veulent absolument vivre et non pas survivre. À voix haute, Nous le peuple et Douce France ont précédé la Première marche et ont ouvert la porte à cette initiative qui vise ici à respecter les habitants homosexuels et LGBT+ de banlieue. Le documentaire est réjouissant et rassure sur un avenir qui n’est pas si sombre qu’on peut le penser.

Un documentaire à découvrir absolument

La Première Marche est une pierre de plus à l’édifice du respect de populations de banlieues qui méritent leur place autant que les autres sur la place publique. Les Gay Prides arpentent les rues parisiennes depuis déjà longtemps, mais rien n’a jamais été fait en banlieue, laissant penser à un rejet général d’une initiative justement destinée à rassembler. 4 jeunes gens ont décidé de présenter dans ce documentaire leur démarche pour la mise sur pied d’une première marche des fiertés des banlieues. On admettra aisément que la qualité du documentaire est amateure, parfois à l’excès avec des dialogues minuscules sans vraie importance au milieu d’autres images émouvantes. La technique est frustre, les personnages sont avant tout eux-mêmes et ne joue pas toujours le jeu du message et de l’exemple. Mais qu’importe, la cause est bonne et la volonté de bouger les consciences force le respect. Quand la distribution de tracts à des jeunes fait craindre une esclandre, c’est surtout la surprise et le questionnement qui interpellent, montrant bien qu’une éducation venue du haut et des institutions publiques pourraient jouer un rôle plus voyant et plus significatif pour induire la nécessaire notion de respect dans les consciences. Les détails de l’organisation de la marche manquent quelque peu de profondeur, les portraits des protagonistes sont rapidement brossés, mais le combat est enthousiaste et l’espoir est bel et bien présent chez ces jeunes qui veulent participer à une marche en avant. Certains sont énergiques, d’autres plus en retrait mais tous font partie d’une diversité naturelle à tous. Surtout qu’au final, la marche se déroule, avec une vraie mobilisation populaire et une absence d’hostilité qui font plaisir. La première marche devrait ouvrir la voie à d’autres mouvements pour prendre la place de tous ceux qui ont le pouvoir mais ne s’en servent pas pour unifier la nation.

Le documentaire La Première Marche, combien même artisanal et formé de bouts de ficelle, est un formidable témoignage de la volonté collective nécessaire pour faire bouger les choses. Rien que pour cela, le documentaire doit être découvert pour un vrai shoot d’optimisme et une mise aux rebus des stéréotypes stériles.

Synopsis: Le 9 juin 2019, quatre étudiants mènent à Saint-Denis la première Marche des fiertés en banlieue. 50 ans après Stonewall, ils imposent le combat LGBT là où personne n’avait voulu l’imaginer. Une immersion trépidante parmi les organisateurs de la pride, banlieusards et fiers. Les enjeux d’intersectionnalité et d’inclusivité des luttes sont clairement posés. Les jeunes militants débordent d’une énergie communicative dans un documentaire plein d’humour et d’engagement, qui inspire une volonté d’unité face aux oppressions. La projection sera suivie d’une rencontre avec les réalisateurs et des membres de l’association organisatrice de la Marche des fiertés en banlieue.

Cinq ans, le comics crossover de Terry Moore (Delcourt)

Cinq ans, le comics crossover de Terry Moore (Delcourt)

Comme un cadeau à tous les connaisseurs de Tony Moore, Cinq ans réunit toutes les héroïnes des récits qui ont fait le succès de l’auteur de comics : Strangers in Paradise, Echo, Rachel Rising et Motor Girl. Un cocktail détonnant qui célèbre le girl power si cher à son créateur.

Tony Moore convoque ainsi ses personnages préférés pour relever le défi d’un scénario catastrophiste et apocalyptique : l’armée est sur le point de créer une bombe particulièrement redoutable. Et elle croit, à tort, pouvoir en maitriser les effets. La bombe PHI n’a d’autre but que d’anéantir toutes les particules d’hydrogène présentes sur Terre, provoquant une réaction en chaine que personne ne pourrait arrêter. Et nos héroïnes n’ont que cinq ans pour empêcher cela.

Un scénario haletant dont l’écriture enlevée de Tony Moore sert une narration fleuve où chaque protagoniste a l’occasion de rayonner. On y trouve un juste équilibre entre action et réflexion, non sans humour. Le tout servi par un dessin noir et blanc d’une finesse toujours très appréciée. 

A découvrir !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Il ne nous reste plus que 5 ans à vivre ! Les héroïnes de Terry Moore se regroupent afin de tenter de sauver ce qui peux encore l’être, dans un récit crossover totalement inattendu où la sensibilité et la finesse de l’auteur explosent à chaque séquence, dans un récit aussi haletant que passionnant ! Katchoo et Francine (Strangers in Paradise), Julie et son ami gorille imaginaire (Echo), Samantha (Motor Girl), flanquées de Rachel et Zoé (Rachel Rising) se retrouvent pour ce récit chorale, histoire de tout simplement tenter de sauver le monde. Face à l’apocalypse annoncée, que faire ? Optimiser le temps qui nous reste ou tenter à tout prix de l’empêcher de se produire ? Cette équipe de femmes fortes a peut-être la solution…
Date de parution : le 16 septembre 2020
Auteurs
: Terry Moore (scénariste et dessinateur)
Genre
 : SF
Editeur : Delcourt
Prix : 19,99 € (224 pages)
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Why nicht, un album electro réjouissant sorti le 25 septembre

Le duo de Why nicht est formé de la chanteuse Bagheera et de son acolyte musicien Lord Tératoïde. Ils composent tous les deux une musique inventive qui accroche l’oreille dès la première écoute. Leur personnalité ressort à plein dans ces rythmes trépidants et ces paroles colorées qui donnent des envies de voyages et de frétillements.

Un album trépidant

Why Nicht ressemble à une créature dotée de plusieurs cœurs et de multiples poumons. Entre électro, hip-hop, rock, jungle, pop et musique tribale, le duo se permet tout et ne s’interdit rien. Leur univers est coloré et débroussaille des contrées vraiment originales. Les 5 morceaux font entrer dans une caverne aux sonorités uniques. Le morceau Sheitan donne le ton avec sa pop électrique rythmée par des rythmes tribaux. Boa continue dans la même veine en insistant encore plus sur la thématique jungle avec rugissements de fauve en prime. Bijou aberrant est d’abord plus rock avant de dévier complètement dans la bizarrerie bigarrée et jouissive. Ma délicieuse perpétue la voix souvent plus parlée que chantée de la chanteuse pour faire passer des messages mystiques. J’ai un nouveau pull conclue avec brio un album qui surprend par sa liberté totale Les paroles de Bagheera n’y vont pas par 4 chemins pour emporter l’auditeur dans son univers. Sa voix de velours fait penser à un personnage du Livre de la jungle, entre Kaa le serpent dangereux et Bagheera la panthère noire fière et hargneuse. Lord T. enchaine les rythmes électro pour plonger l’auditeur en plein trip jungle. Le duo se connait depuis l’adolescence et se définit lui-même comme un hybride de Brigitte Fontaine, Tom-Tom & Nana et Die Antwoord, additionné d’une chorégraphie de Shakira. Lauréats du concours FAIR 2020, leur premier EP est paru le 25 septembre et pourrait bien faire le buzz dans l’hexagone. L’humour est la règle, le recul est prescrit et le lâcher prise est vivement recommandé.

La liberté absolue semble être la règle de ce duo en totale roue libre. Le mélange des saveurs aboutit à un album vraiment original. Bagheera et Lord Tératoïde vont vous faire danser tout l’automne avec leur EP aussi fou que réjouissant.

Une belle découverte avec la dégustation des meilleurs échantillons des Champagnes Charpentier chez Esens’All

Le directeur et maitre de chais Jean-Marc Charpentier a présenté sa Maison et sa gamme de Champagne, ainsi que des cuvées marquées par la pureté et la diversité des déclinaisons. Produites en biodynamie même si le label n’arrivera qu’au prochain millésime, les champagnes donnent envie d’être testés et approuvés par vous, ce qu’un petit panel de journalistes et de professionnels a vite compris dans un lieu d’exception, le restaurant Esens’all situé dans le 17e arrondissement à Paris.

5 champagnes de qualité

Depuis le premier aïeul en 1855, 8 générations de vignerons se sont succédées pour arriver en 2020 à une vision du champagne éminemment humaine et familiale. Une belle sincérité transparait dans les explications de Jean-Marc Charpentier quand il évoque sa vocation et la reprise de l’appellation après une génération de mise entre parenthèses. Il a repris le cours de l’histoire familiale pour donner un nouvel élan au Champagne Charpentier. Avec un vignoble en coteaux de 72 parcelles situé à Charly-sur-Marne en Vallée de Marne, les vignes se composent de 45% de Chardonnay avec également du Pinot Noir et du Pinot Meunier. Le vignoble de 24 hectares est en cours de conversion vers une agriculture biologique avec la pratique de la biodynamie depuis 2009. L’échange très bienveillant avec les journalistes a permis de sentir la grande affection du vigneron pour son terroir et ses valeurs, de quoi donner envie de débuter la dégustation. Le premier Champagne dégusté est le Millésime Act’2012 composé de 60% de Pinot Meunier, 35% de Chardonnay et 5% de Pinot noir et proposé au prix TTC indicatif cavistes de 25,50 euros. Puissant et robuste, il n’en reste pas moins fruité, un produit d’appel qui présage du meilleur pour le reste de la dégustation découverte en totalité dans des circonstances classiques et en partie pour accompagner le déjeuner à prévu chez Esens’All. Ce sont 4 déclinaisons de la famille Terre d’émotion qui s’enchainent pour des émotions aussi variées que vivaces. Le Terre d’émotion Brut vérité se compose de 70% de Chardonnay, de 15% de Pinot Meunier et de 15% de Pinot noir. Avec sa belle robe or jaune et ses bulles fines et crémeuses, il arbore un nez fin et gourmand et une bouche ciselée. L’assemblage est complexe avec une jolie longueur en finale. Son prix TTC indicatif cavistes est de 29 euros pour de belles sensations. Il se marie parfaitement avec le velouté de châtaigniers au lard croustillant et noisettes torréfiées proposé en entrée pour le déjeuner. Le Terre d’émotion Blanc de Blancs est composé de 100% de Chardonnay pour une robe or vert à reflets dorés. Les bulles sont fines et crémeuses et le nez est délicat et gourmand. La bouche est riche et minérale avec une finale fraîche et saline. Il accompagne avec gout une lotte fumée aux agrumes avec sa purée d’artichaut, ses copeaux de choux-fleurs et des herbes fraiches. Son prix TTC indicatif cavistes est de 33 euros. Le Terre d’émotion Blanc de Noirs extra-brut se compose de 80% de Pinot noir et de 20% de Pinot Meunier. La robe vieil or présente des reflets lumineux. Les bulles sont fines et crémeuses, le nez est concentré et expressif. Des notes de fruits rouges s’accompagnent de saveurs de toast, de vanille et d’épices. La bouche est franche à densité sphérique. En dessert, il est parfait avec une poire rôtie et sabayon au romarin avec sa tuile au sésame. Son prix TTC indicatif cavistes est de 33 euros. Le dernier Terre d’émotion Rosé n’a pas été servi au déjeuner. Avec ses 88% de Chardonnay et 12% de Pinot Meunier, sa robe rose tendre à reflets brillants laisse présager des bulles fines et crémeuses. Le nez est délicat et subtil et la bouche est pure et minérale. Il est proposé au prix TTC indicatif cavistes de 36 euros.

Les cuvées sont très présentes chez de nombreux cavistes, il ne faut pas hésiter à en faire la demande. La découverte du Champagne Charpentier est une vraie révélation ainsi qu’une alternative plaisante aux noms bien connus et beaucoup moins surprenants. Laissez-vous tenter par une dégustation en famille ou entre amis, en toute sécurité évidemment, pour de belles émotions!

Parapluie d’automne, un très bel album, mots et musique, pour tout-petit (Père Castor)

Parapluie d’automne, un très bel album, mots et musique, pour tout-petit (Père Castor)

Jo Witek a créé la Collection Areuh pour tout-petit. Elle crée des musiques originales qui collent au texte de chacun de ses albums.
Cet été, Publik’Art avait découvert le très chouette Chapeau d’été .

Cette fois-ci, le tout-petit va découvrir l’automne avec son dernier album : Parapluie d’automne. Toujours très coloré et très attrayant pour le bébé. On connaît l’amour des petits pour sauter dans les flaques. Avec ses grandes bottes jaunes ! Accompagné par l’escargot, la grenouille et même les poules. Le tout-petit se reconnaitra parfaitement !

Un CD accompagne l’album cartonné. Il permettra un temps calme à l’enfant. La musique est à la fois douce et rythmée. On se laisse emporter par son rythme. La première chanson est surtout musicale et la seconde est une lecture du texte de l’album accompagnée d’une musique qui ne pourra que plaire aux enfants.

Parapluie d’automne, s’ajoute à la belle collection Areuh du Père Castor ! A offrir sans hésitation !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 7 octobre 2020
Auteur : Jo Witek
Illustrateur : Emmanuelle Halgand
Editeur : Père Castor
Prix : 12,90 €

Kongo, un documentaire sur le pouvoir de l’invisible en Afrique, sortie en DVD et VOD le 6 octobre (Pyramide Vidéos)

Le cinéaste expérimental Hadrien La Vapeur et l’anthropologue Corto Vaclav se sont penchés avec Kongo sur les croyances archaïques qui animent les êtres en Afrique, loin de toute pensée cartésienne et de notre ethnocentrisme rationnel occidental. Ils ont rencontré un homme qui communique avec les esprits au cœur de la capitale du Congo ainsi que tous ceux qui se sentent portés par un monde parallèle imaginaire pour certains, bien réel pour eux. Le documentaire sort en DVD et VOD le 6 octobre (Pyramide Vidéo).

Un documentaire troublant

Pendant 1h20, le spectateur est invité à laisser de côté ses repères habituels pour se laisser glisser vers l’inconnu. Les habitants de Brazzaville au Congo mélangent leurs vies réelles avec ce qui peut nous apparaitre digne de superstitions mais qui fait partie du quotidien pour eux. Là-bas, il est accepté que des esprits bons ou mauvais puissent protéger ou au contraire faire subir les pires avanies, jusqu’au trépas. Quand un guérisseur est accusé d’avoir entrainé la mort de plusieurs enfants en jetant un mauvais sort, il passe devant un tribunal et craint même pour sa vie. La caméra suit le procès haut en couleurs en même temps qu’elle s’attarde sur des pratiques mystérieuses pouvant plonger les corps dans des transes frénétiques. En même temps que ce sujet à la frontière du réel, le réalisateur s’intéresse aux dégâts occasionnés par des travaux réalisés par des entreprises chinoises, avec comme conséquences des détournements de fleuves et l’exploitation des ressources minières. L’arrière plan d’une Afrique pillée pour ses richesses questionne, la pratique existe depuis bien longtemps, surtout de la part de sociétés européennes. La mondialisation livre le continent à de nouveaux pilleurs, avec le peu de retombées économiques que l’on imagine pour les populations locales. Ces différentes thématiques abordées, entre pensées mystiques et pays en friche livré aux pilleurs, permettent de comprendre ce qui anime ces habitants portés vers des repères impénétrables pour nous mais structurants pour eux et ô combien rassurants. Les pensées traditionnelles deviennent les derniers remparts contre l’exploitation du pays, car les entreprises étrangères ont certainement payé grassement les dirigeants pour exercer leur sinistre besogne. Le guérisseur devient ainsi une sorte de dernier défenseur local pour sauvegarder les valeurs séculaires qui relient les hommes et les femmes entre eux dans un même mouvement rassembleur. La réflexion menée par le film devient ainsi fascinante et interroge sur le devenir d’un pays tiraillé entre modernité et rites ancestraux.

La caméra semble évoluer en liberté dans ce documentaire qui permet d’ouvrir les horizons et de plonger dans des croyances différentes. En bonus, le DVDV contient un livret de 20 pages et des retours sur le tournage de Kongo (Entretiens, scènes coupées).


Synopsis: A Brazzaville, un monde invisible régit le monde visible. L’apôtre Médard se démène pour guérir les malades victimes de mauvais sorts. Mais sa vie bascule lorsqu’on l’accuse publiquement de pratiquer de la magie noire. Né de la rencontre entre le cinéaste entre le cinéaste expérimental Hadrien La Vapeur et Corto Vaclev, tous deux fascinés par la transe et le monde des esprits, Kongo est une envoûtante réflexion sur les pouvoirs de l’invisible, un film universel qui nous renvoie à nos propres cultures et nos propres superstitions.

Robilar ou le Maistre Chat, tome 1 : BD coup de coeur de Chauvel, Guinebaud et Lou (Delcourt)

Robilar ou le Maistre Chat, tome 1 : BD coup de coeur de Chauvel, Guinebaud et Lou (Delcourt)

Comme une parodie de conte de fées, Robilar ou le Maistre chat nous invite dans un monde fantastique, au coeur d’un drôle de royaume menacé par un ogre et convoité par… un chat du nom de Robilar. Sous des airs de fable malicieuse et irrésistiblement bien écrite, ce premier album créé la surprise.

Le récit imaginé par David Chauvel (Wollodrïn) dévoile un monde à l’imaginaire florissant, où la cruauté des propos côtoie l’onirisme de son environnement. Une atmosphère savamment paradoxale, emmenée avec finesse et humour. L’écriture de ce premier album fait mouche à chaque instant.

Tout autant d’ailleurs que le dessin de Sylvain Guinebaud, qui est là encore force de proposition. Les cadrages sont recherchés et ingénieux, le trait est fin et fourmille de détails et la coloration donne une tonalité acidulée à l’ensemble. Une justesse graphique en parfaite harmonie avec son récit.

Une totale réussite

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Il était une fois… Un château, un roi, un ogre, un chambellan, une princesse, bref, un royaume de conte de fées ordinaire… Qui allait bientôt être mis sens dessus dessous par un chat du nom de Robilar…
Robilar est un chat domestique qui coule des jours heureux auprès d’une comtesse dont l’obsession est de marier son fils à la fille du roi. Un jour qu’ils cheminent tous ensemble vers le royal château, un ogre vient malencontreusement pulvériser le carrosse, ne laissant parmi les débris qu’un seul survivant : Robilar. Anéanti, perdu, chassé, passé à tabac, il ne doit son salut qu’à la gentillesse d’un fils de meunier et décide de le remercier… à sa façon.
Date de parution : le 30 septembre 2020
Auteurs: David Chauvel (scénariste), Sylvain Guinebaud (dessinateur)
et Lou (coloriste)
Genre : Aventure, humour, comédie
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 € (64 pages)
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L’espion de César, tome 1 : une BD de Pécau et Fafner (Delcourt)

L’espion de César, tome 1 : une BD de Pécau et Fafner (Delcourt)

Retour sur un péplum coup de poing avec L’Espion de César. Ce premier album intitulé Memento Mori est signé par le scénariste Jean-Pierre Pécau et illustré par le dessinateur Fafner (Imperator, Jour J).

Coax est un pirate gaulois. Ce mercenaire à la carrure imposante participera à la capture d’un jeune César, romain encore inconnu. Ce dernier sera finalement délivré et obtiendra vengeance sur ses bourreaux. Il enverra Coax dans les arènes pour combattre en tant que gladiateur. Et il ne se fera pas prier pour anéantir ses adversaires… jusqu’à ce que César lui trouve une place inattendue auprès de lui.

Le scénario ne fait jamais l’économie de scènes spectaculaires, où les muscles et le sang sont les premiers acteurs. ça sent la testostérone. D’autant plus que l’ensemble est graphiquement très efficace. Le trait développé est anguleux et dégage puissance et virilité. Un récit de genre dans toute sa splendeur.

Au final, on prend plaisir à parcourir ces planches énergisantes qui n’ont pas été conçues au détriment d’un scénario de qualité. A suivre !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Dans la Rome des derniers jours de la République, un guerrier gaulois, habité par une terrible vengeance, lie son destin au pontifex maximus Julius César en devenant son espion pour le meilleur et pour le pire.
Lorsque le pirate mercenaire gaulois Coax rencontre, au terme d’un pillage, un jeune romain en fuite, il n’est pas encore gladiateur mais il finira dans l’arène une fois la rançon du romain versée et sa revanche prise sur Coax. Ce jeune romain répond au nom de Caius Julius César et les deux hommes sont amenés à se recroiser car leur destin est intimement lié.
Date de parution : le 9 septembre 2020
Auteurs: Jean-Pierre Pécau (scénariste) et Fafner (dessinateur)
Genre : Fiction, péplum
Editeur : Delcourt
Prix : 17,95 € (76 pages)
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Jeremiah Johnson, Chapitre 1 : BD western de Duval, Pécau, Jadson et Sayago (Soleil)

Jeremiah Johnson

Jeremiah Johnson, Chapitre 1 : BD western de Duval, Pécau, Jadson et Sayago (Soleil)

Après le film de Sydney Pollack sorti en 1972 et dans lequel Robert Redford interprétait le rôle titre, on retrouve l’histoire vraie de la vie de Jeremiah Johnson racontée par les scénaristes de Nevada, Jean-Pierre Pécau et Fred Duval. Le tout sous les traits du dessinateur Jack Jadson avec une coloration signée Nuria Sayago.

Ce premier tome entre dans le vif du sujet dès les premières secondes de lecture. On y voit Jeremiah Johnson, en 1847, dévorer le foie de Craws qu’il vient de scalper. L’homme est en réalité en quête de vengeance pour punir le crime de sa femme et de l’enfant qu’elle portait. L’album remonte ensuite le temps jusqu’à ce basculement final.

Le scénario raconte avec fluidité les débuts de Jeremiah Johnson en tant que chasseur/trappeur dans les Rocheuses. Une vie d’ermite où les rares liens d’amitiés qu’il tissera seront presque de nature filiale. On aurait aimé en apprendre encore plus sur cette période de sa vie. Mais l’album doit suivre sa marche vers cette douloureuse réalité qui l’attend. La mise en scène est parfois inégale et ne permet pas de s’attacher pleinement aux personnages secondaires, comme la femme de Jeremiah. Mais l’ensemble demeure cohérent et l’envie de découvrir la suite ne lâche pas le lecteur du début à la fin.

Le dessin est quant à lui digne d’un bon western, avec de beaux territoires sauvages en toutes saisons et des bêtes sauvages très bien mises en scènes. On vit l’aventure. On voyage en pleine nature. On respire. C’est bien exécuté.

On attend donc le second album avec impatience !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Tout le monde connaît Jeremiah Johnson sous les traits de Robert Redford dans le film de Sydney Pollack. Mais peu de gens savent que le personnage a bel et bien existé. Cette série raconte son histoire…
Jeremiah Johnson arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe siècle pour s’y faire trappeur. Mais l’assassinat de son épouse indienne le conduisit àmener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Impitoyable, il mangeait cru le foie de ses ennemis… Une ode à la sauvagerie brute et à la nature.
Date de parution : le 19 août 2020
Auteurs: Fred Duval, Jean-Pierre Pécau (scénaristes),
Jack Jadson (dessinateur) et Nuria Sayago (coloriste)
Genre : Western
Editeur : Soleil
Prix : 15,50 € (60 pages)
Acheter sur : Amazon

Notre Sélection de livres jeunesse de l’Ecole des Loisirs (#4 – rentrée 2020)

Notre Sélection de livres jeunesse de l’Ecole des Loisirs (#4 – rentrée 2020)

Dans cette quatrième et dernière partie de notre sélection spéciale rentrée, nous abordons tout types de formats, petits et grands. Ils sont tous illustrés. De la lecture pour nos enfants parue aux éditions de L’Ecole des loisirs en cette rentrée 2020.

1/ Le livre des petits bonheurs

Le livre des petits bonheurs est fait de petites douceurs qui calmeront votre tout petit en rappelant que les choses simples sont souvent les meilleures… et les plus efficaces. 

Résumé de l’éditeur : Quand on ne va pas bien, on fait un câlin à maman et on pense à des choses agréables, des petites choses comme une coccinelle qui se pose sur la main, ou quand on mange des frites, ce sont simplement les petits bonheurs de la vie !

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 11,50 € / paru le 16.09.2020) – Acheter sur Amazon

2/ Croc Copain

Comme un petit jeu, Croc Copain saura faire rire son lectorat à condition de ne pas finir dans la gueule du crocodile au moment du calin ! Un livre très apprécié par l’intéressé qui ne le quittait plus !

Résumé de l’éditeur : Et voilà Croc le crocodile qui fait des grimaces après s’être brossé les dents, qui fait des bisous à son doudou, mais tu ne veux pas lui faire un bisou aussi ?

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10,00 € / paru le 16.09.2020) – Acheter sur Amazon

3/ La Balançoire de l’espace

C’est parti pour la grande aventure avec La Balançoire de l’espace ! Une histoire qui rappelle qu’il n’y a qu’une chose qui compte pour vivre les aventures les plus surprenantes : l’imagination ! Et c’est d’autant plus amusant quand toute la famille y participe !

Résumé de l’éditeur : Mim et Crocus ont installé avec Papa une balançoire. Pas n’importe quelle balançoire, une balançoire de l’espace et ils invitent maman à l’essayer. Avec sa clochette, Papa sonne le départ pendant que Mim et Crocus lancent la balançoire. Di-ling di-ling ! Papa sonne la fin du voyage.

Collection Loulou & cie (Âge : 0 à 3 ans / 10 € / paru le 23.09.2020) – Acheter sur Amazon

4/ Moi, veux ça !

On retrouve l’univers de Simon dans Moi, veux ça ! Un livre illustré en grand format qui trouvera les bons prétextes pour comprendre qu’il ne faut pas réclamer, ni faire de caprices. Les premiers pas de l’être sans l’avoir. 

Résumé de l’éditeur : Aujourd’hui Simon et son petit frère Gaspard vont faire les courses avec leur mère au supermarché. Maman a été très claire : on achète à manger, et rien d’autre. Les deux lapins font quelques tentatives devant les bonbons, les cartes Kikojun et les peluches Bloubiga : « Moi veux ça ! » Inflexible, Maman emplit son caddie de bons légumes, quand, tout à coup, elle aussi se met à hurler comme une folle…

Collection Albums (Âge : 3 à 6 ans / 12,70 € / paru le 09.09.2020) – Acheter sur Amazon

5/ Mercredi avec papa

Mercredi avec papa est une plongée dans la réalité des familles de parents séparés. Jeanne va devoir passer son mercredi avec son papa. L’occasion d’évoquer la relation père-fille au détour de quelques appréhensions et idées reçues. 

Résumé de l’éditeur : « Jeanne, demain, c’est mercredi. C’est ton père qui vient te chercher », m’a dit maman. Bien sûr que je le sais. Comme je sais aussi qu’il va être en retard, qu’il sera comme toujours très occupé et qu’à part dessiner, je n’aurai pas grand-chose à faire.

Collection Mouche (Âge : 6 à 8 ans / 6,50 € / paru le 09.09.2020) – Acheter sur Amazon

6/ Fred

Fred nous enchante comme une poésie. Avec des dessins doux et lumineux, ce petit livre propose deux petites histoires toutes mignonnes. A découvrir.

Résumé de l’éditeur : Deux histoires de Fred, le petit lapin observateur de la nature et de ses habitants. Et une ! Fred, le lapin, s’occupe du petit arbre. Zut ! Il n’y a plus une goutte d’eau dans l’arrosoir. Oh mais voilà un joli nuage gorgé d’eau ! Et deux ! « Où allez-vous ? C’est un secret ? » demande Fred aux petites fourmis. « Ce n’est pas un secret mais c’est un secret quand même » répond l’une d’elles mystérieusement.

Collection Album (Âge : 3 à 6 ans / 12,50 € / paru le 30.09.2020) – Acheter sur Amazon

7/ Milo l’ours polaire

Milo l’ours polaire nous invite sur la banquise à la rencontre d’un ours blanc pas comme les autres, emmené bien loin de chez lui, à New York, pour affronter sur un Ring un morse, champion de combat. Oui, mais voilà, Milo est un grand pacifiste, plus rêveur que combattant…. Une histoire joliment illustrée, éditée en grand format pour le plaisir des yeux.

Résumé de l’éditeur : Les ours polaires n’aiment qu’une seule chose dans la vie : se battre. Milo est différent. Il aime compter les étoiles filantes et prendre soin de ses protégés, les blanchons. Mais voilà qu’à la suite d’un malheureux quiproquo, il est choisi pour combattre sur un ring. Le paisible Milo doit quitter sa banquise, direction New York, pour le combat de boxe du siècle…

Collection Kaleidoscope (Âge : 6 à 8 ans / 13,50 € / paru le 16.09.2020) – Acheter sur Amazon

8/ Mission p’tit déj !

Mission p’tit déj ! c’est une affaire de maman ! Et que ne ferait-elle pas pour son fils ? Aller décrocher la lune ? Et pourquoi pas ! Une idée originale qui charme immédiatement. Très bien vu !

Résumé de l’éditeur : Arthur est un p’tit garçon chanceux. Sa maman ferait n’importe quoi pour le rendre heureux… même céder à ses caprices les plus fous. Alors, tous les matins, au p’tit déj, Arthur arrive avec une nouvelle idée loufoque. Jusqu’où sa maman ira-t-elle pour lui faire plaisir ?

Collection Kaleidoscope (Âge : 3 à 6 ans / 13 € / paru le 23.09.2020) – Acheter sur Amazon

« Mes Frères » : le conte originel et décapant de Pascal Rambert

"Mes Frères" : le conte originel et décapant de Pascal Lambert
« Mes Frères » teste de Pascal Rambert, mise en scène Arthur Nauzyciel, © Philippe Chancel

« Mes Frères » : le conte originel et décapant de Pascal Rambert

Dans une pièce écrite pour le metteur en scène Arthur Nauzyciel, Pascal Rambert convoque les mythes du théâtre et l’origine de la tragédie. Sous forme d’un conte originel et décapant, les protagonistes masculins ramenés à leurs pulsions primaires, sont aux prises avec leur désir castrateur et la représentation d’une femme qui refuse les codes imposés par ces hommes. Édifiant.

Marie cohabite avec quatre frères dont elle est la servante. Ces derniers la maltraitent, la convoitent, la désirent, la brutalisent, l’oppriment, la briment. Sa vengeance n’en sera que plus radicale !

Ces hommes frustrés, abandonnés, vivent seuls, au cœur d’une forêt. Bûcherons, ils sont littéralement obsédés par Marie qui, amoureuse d’un jeune homme croisé dans la forêt et ne supportant plus leurs assauts et son enfermement, les assommera, les cuisinera et les servira à table, où, ignorants de sa vengeance, ils se mangeront les uns les autres.

On pense, bien sûr à Thyeste de Sénèque, à Titus Andronicus de Shakespeare. Où l’univers est proche d’une fable ou d’un conte avec cette dimension fantasmatique, mythologique, dévastatrice, qui mêle le désir, la sexualité, la nourriture, la violence et la nature.

Entre rêve et cauchemar, onirisme et réalisme, les personnages sont en proie avec leur instinct et à son asservissement qui les transforme en bête humaine.

Rire et effroi

C’est la nuit, chacun des frères rêve. Ils se reprochent d’ailleurs de faire irruption dans leurs rêves réciproques. Dévorer le rêve de l’autre comme pour mieux en piétiner son individualité.

Une ambiance lourde circule entre les hommes aux prises avec un empêchement et des pulsions d’ordre sexuel, de violence contre le monde, contre la nature, contre les animaux, contre les femmes. Et cet univers très masculin renvoie à une solitude et à une frustration extrêmes.

De ce rapport de force entre les hommes et Marie qui représente toutes les femmes, naît une parole collective et épique de résistance mais aussi et surtout de libération. Car Marie se révolte contre toutes les résignations et contre l’acceptation que les rapports entre les femmes et les hommes, entre les dominants et les dominés, sont justes.

C’est un texte tendu entre le rire et l’effroi qui nous saisit où la langue très singulière, dans laquelle le spectateur doit accepter de rentrer, passe du lyrisme au trivial, de la poésie à l’épique qui voient les personnages se laisser entraîner par les possibilités d’un échappatoire fantasmé comme pour survivre à l’isolement et à la perdition.

On nage dans les eaux profondes de l’inconscient et son inconnu pour révéler l’indicible.

La mise en scène d’Arthur Nauzyciel et sa juste distance scrute avec force le dehors à l’atmosphère de bout du monde propice à tous les mystères comme le dedans des protagonistes et leur folie intime offerte au rituel comme au cauchemar, à l’animalité et à l’abandon.

Dans cette fuite en avant, les acteurs sont au diapason : Adama Diop, Pascal Greggory, Frédéric Pierrot et Arthur Nauzyciel sont une fratrie aussi dérangeante qu’intrigante tandis que Marie-Sophie Ferdane hypnotise la scène, en souffre douleur ravagé mais jamais résigné, elle est la voix de la raison et de la justice. Bravo !

Dates : du 25 septembre au 21 octobre 2020 – Lieu : Théâtre de la Colline (Paris)
Metteur en scène : Arthur Nauzyciel

L’artiste AVBE fait paraitre un premier EP rythmé, dénommé Dawn en octobre

AVBE présente le clip de son titre Where I Go réalisé avec le concours du chanteur américain Sam H. en préambule de son EP Dawn prévu en octobre. L’auteur, compositeur et producteur AVBE (qui se prononce bien aube) mélange pop et électro pour une ambiance rafraichissante et colorée qui fait perdurer les derniers rayons de l’été.

Un EP frais et rythmé

Mixé à Los Angeles par Jesse Ray Ernster (Kanye West, Burna Boy), Dawn fait appel à de nombreuses collaborations avec Calypso Valois, Sam H. ou Sylvain Beuf pour un cross-over musical entre France et Etats-Unis. La démarche est d’autant plus compréhensible quand on sait qu’AVBE aka Raphael Olivier est lui-même empreint d’une double culture franco-américaine/ Il vit aujourd’hui à Chicago et compose des morceaux qui lui ressemblent, entre envies d’ailleurs et revendication d’un hédonisme festif. Le premier extrait Where I Go est représentatif de ses intentions avec ses riffs de guitare qui accompagnent une rythmique reggaeton où les voix des deux chanteurs se mélangent pour clamer leur envie de profiter du présent avec détermination. Mais qui est AYBE? Sa passion pour la musique a débuté de manière très précoce, dès ses 4 ans avec la pratique du violoncelle et il a rapidement participé à ses premiers concerts avec des ensembles classique à travers l’Europe. Mais il n’en est pas resté là et il a découvert d’autres instruments comme la batterie, la basse et le piano, avant de choisir son instrument de prédilection, la guitare. Il s’installe dès ses 15 ans aux Etats-Unis à Chicago et collabore avec divers ensembles Jazz, Rock, Rap et Classique pour des concerts donné dans des lieux aussi emblématiques que le Lincoln Hall, le Chicago Symphony Center ou l’Art Institute of Chicago. Il revient également à Paris pour devenir guitariste jazz et compositeur de musique de film avec le CNSM de Paris. Ce touche à tout multiplie les projets avec notamment un concert à la Philharmonie de Paris en tant que soliste et l’enregistrement d’un premier projet jazz aux Studios Davout. Il a également composé des thèmes musicaux pour des marques comme Cartier. Son déjà impressionnant CV se complète en 2018 du projet solo AVBE pour un son nouveau et personnel. Aussi versé dans la folk que dans la pop ou l’électro, il a composé ses premiers morceaux originaux et a écrit ses premières paroles dans des ambiances musicales où il adjoint de la guitare, de la batterie électro et des synthés. AVBE est déjà connu sur la toile avec 2 millions d’écoutes sur les plateformes de streaming pour ses six premiers morceaux, ainsi qu’une présence sur de nombreuses playlists. Dawn est le résultat de 2 années de travail pour un artiste à l’œuvre sur toutes les étapes de la création, écriture, composition, production et interprétation. Il collabore sur ce EP avec Sam H. et Calypso Valois au chant, Sense à la production, Sylvain Beuf au saxophone, Isabelle Olivier à la harpe et David Paycha à la batterie.

Le EP Dawn ouvre une belle lucarne sur un univers riche et varié. Vous pourrez le découvrir en octobre pour vous imprégner d’une vraie démarche musicale entre pop, rock et électro.

We are soldiers, un documentaire rempli d’humanité de Svitlana Smirnova, sortie en salles le 7 octobre 2020

Le film de Svitlana Smirova s’intéresse à l’existence cabossée de soldats ukrainiens volontaires gravement blessés au cœur de la guerre qui voit actuellement s’affronter leur pays et la Russie. L’hôpital de Kiev sert de décor à une plongée fascinante dans des esprits qui tentent de se remettre de traumatismes qui ont changé leur vie à jamais. Si les premières minutes laissent penser à un film de propagande nationaliste, l’effet s’estompe rapidement devant la sincérité touchante d’être humains qui doivent surmonter l’écueil du handicap et continuer à avancer.

Un documentaire touchant

La guerre actuelle entre l’Ukraine et la Russie dans le Donbass depuis 2014 est une guerre qui ne dit pas son nom et dont personne ne parle La réalisatrice Svitlana Smirnova était actrice de théâtre en Ukraine avant de venir en France lorsque le conflit a éclaté. Décidée à s’y impliquer comme de nombreux de ses compatriotes, elle se fait porter volontaire pour officier en tant qu’infirmière à l’hôpital de Kiev et apporter des soins aux soldats volontaires blessés sur le front. Cette expérience et toutes les rencontres faites durant ce moment d’abnégation lui ont donné envie de revenir, mais cette fois avec un caméraman pour recueillir les témoignages des blessés amputés et obligés de passer de longs mois de rééducations intensives et douloureuses. La réalisatrice fait cohabiter le spectateur plus d’une heure durant avec des êtres humains qui ont tout fait pour aider leur pays et qui sont ressortis meurtris dans leur chair. Que peut bien représenter un soldat face à des obus de mortier dévastateurs et des chars meurtriers? La guerre de matériel et la fragilité inhérente du corps humain paraissent disproportionnés l’un par rapport à l’autre, mettant en avant la question de l’engagement. Au cœur de cet hôpital aux corps brisés, tout est fait pour réconforter les âmes à l’aide d’animations musicales, de visites régulières et d’activités permettant aux esprits de se sentir utiles et vivants malgré la perte de leur autonomie totale. 3 volontaires principaux, Dmytro , Anatolii et Oleksii racontent leurs vies d’avant, les raisons de leur engagement et leur ressenti par rapport à leur situation. Les 3 parcours différents interrogent sur leur psyché avec différentes subjectivités.

Si rien n’est dit sur la vacuité de la guerre, les différents parcours des narrateurs, avec leurs espoirs et leurs coups de blues parviennent à toucher les spectateurs par la vérité de leurs propos. Ce ne sont pas des personnages mais des êtres humains touchés dans leur âme et leur corps, ce qui donne à ce film de beaux élans d’humanisme. Le documentaire est à découvrir le 7 octobre dans les salles.

Synopsis: Trois volontaires ukrainiens, Dmytro Trompac, Anatolii Fateev, Oleksii Sokolovsky, blessés lors de la guerre avec les Russes et les séparatistes sont soignés à l’hôpital militaire de Kiev. Représentants trois générations, trois milieux sociaux, trois régions différentes, ils se rétablissent, s’ennuient, espèrent et préparent leur avenir.

La chanteuse Thérèse dévoile son premier clip « T.O.X.I.C » le 30 septembre pour une musique très urban pop / bass music

L’artiste parisienne Thérèse a dévoilé mercredi 30 septembre son premier clip « T.O.X.I.C » réalisé par Charlie Montagut. Dans une ambiance très claustrophobique, elle figure une relation qui se craquelle doucement avec l’insertion d’images d’une nature abstraite qui se mélangent aux images de l’artiste, tel un collage. Toxique, c’est le constat d’une relation où les sentiments de suffocation, d’angoisse et d’enfermement aboutissent finalement à la libération, l’apaisement et l’espoir.

Une artiste militante à l’univers unique

Thérèse chante dans son clip avec une langue anglaise qui touche à l’universel. Son expérience dans la mode en tant que styliste et ambassadrice a été suivie par une incursion qui se précise dans la musique. En plus de tout cela, Thérèse multiplie les actions militantes pour mettre au cœur du débat la place des femmes dans la culture et plus largement dans la société. Elle défend l’idée d’un féminisme inclusif et parle d’identité culturelle et de notre rapport au corps, sans oublier d’évoquer les discriminations dont sont victimes de nombreuses personnes. Thérèse se définit comme un électron libre, insaisissable, au carrefour d’une mixité sociale agitée. Avec ses nombreuses casquettes de musicienne, styliste, modèle et militante, cette poupée-tigre pourrait bien toucher une très large audience à l’aide de ce titre rythmé qui rentre immédiatement dans l’esprit pour ne plus en sortir. Après avoir été pendant 3 ans la moitié du duo La Vague entre rock pesant, pop-électro lumineuse et beats réjouissants, Thérèse a eu envie d’un projet plus personnel qu’elle assume pleinement. Avec une musique libre, engagée, métissée, populaire et exigeante, elle devient enfin elle-même et s’offre une nouvelle expérience pleine de perspectives. A l’aide du producteur lillois Adam Carpels, elle dévoile « T.O.X.I.C » comme une invitation joyeuse à rompre avec les relations toxiques, à commencer par celle que l’on a avec soi-même.

« Il est al. Je vous l’offre. Me suis jamais sentie aussi à poil, sapée en costard. Prenez soin de lui. Chantez, twerkez, chialez, baisez dessus. Je vous envoie du love fort. » _Thérèse

La Finlande en 3 films, projections et rencontres au Reflet Médicis et à l’Institut Finlandais les 2, 3 et 4 octobre 2020

Annulé en mars, le Festival La Finlande en 3 films proposera trois films inédits à l’affiche au Reflet Médicis, il s’agit d’un événement convivial qui permettra de célébrer le cinéma nordique, malgré les turpitudes de la situation actuelle. L’occasion surtout de se frotter à des réalisations inédites et originales.

3 films surprenants

Au programme au Reflet Médicis:

Le paradis de Maria, de Zaida Bergroth, le 2 octobre à 20h

Synopsis: Dans les années vingt, sur le chemin vers la Terre Promise, la prédicatrice charismatique Maria Akerblom s’arrête avec ses adeptes à Helsinki. Salome, une adolescente orpheline, la préférée de Maria Akerblom, se lie d’amitié avec Malin, une jeune prostituée qui rêve de liberté. A son contact, Salome, dont les certitudes sont brusquement ébranlées, est déchirée entre un désir neuf d’émancipation et l’amour dévorant et dangereux de Maria.

Master Cheng, de Mika Kaurismäki, le 3 octobre à 20h

Synopsis: Venu de Chine, Cheng débarque avec son fils en Laponie dans le restaurant d’un village de campagne, tenu par Sirkka. Il arrive sans autre projet que de trouver un certain M.Fongtron. Cette arrivée bouscule les habitudes de la petite communauté. Mika Kaurismäki réalise un film sur la rencontre heureuse des cultures et profite de l’occasion pour montrer la Finlande dans ses coutumes les plus populaires et la Laponie en été, quand le soleil ne se couche jamais.

Les chiens ne portent pas de pantalon, de J-P Valkeapää, le 4 octobre à 20h

Synopsis: Incapable de surmonter la mort de sa femme qui s’est noyée, Juha vit replié sur lui-même depuis 10 ans auprès de sa fille en pleine adolescence. Il rencontre par hasard Mona, une dominatrice SM. Cet homme à la vie rangée prend goût à ces pratiques dans une escalade de violence qui le conduisent dans des états de transe où il parvient à se rapprocher de son épouse. Cette sexualité masochiste et son rapport étrange avec Mona dont il est dépendant le ramèneront vers des émotions qui lui permettront de faire le deuil de sa femme.

D’autres films seront visibles à l’Institut finlandais, informations disponibles sur le lien www.institut-finlandais.fr

Un Turner richement raconté dans l’exposition du Musée Jacquemart André, visible jusqu’au 11 janvier 2021

L’exposition Turner, peintures et aquarelles Collections de la Tate au Musée Jacquemart André retrace l’existence du célèbre peintre anglais dans une chronologie pleine de sens faisant entrevoir l’évolution de son art pictural tout au long de son riche parcours. L’utilisation de l’aquarelle, son incorporation dans la peinture à l’huile, ses incessants voyages dans toute la Grande-Bretagne et dans l’Europe entière, le maitre des couleurs et de la lumière s’est peu à peu transformé en forçat de la peinture, ne cessant jamais de travailler pour un héritage proprement vertigineux cédé entièrement ou presque à la nation britannique.

Une rétrospective éclairante

Le représentant le plus connu de l’aquarelle anglaise Joseph Mallord William Turner (1775-1851) s’établit au musée Jacquemart-André jusqu’à début 2021 pour nous faire admirer ses paysages baignés d’effets de lumière et de transparence.
L’exposition révèle en 8 grands chapitres l’application mise par le peintre à approfondir et épurer ses talents picturaux tout au long d’une existence que l’on dirait toute entière tournée vers son art. Issu d’un milieu modeste et autodidacte à ses débuts, le jeune Turner a d’abord travaillé chez un architecte, en profitant pour travailler sur les arts de la perspective et de la topographie, avant d’entrer à l’école de la Royal Academy à l’âge de 14 ans. Les visiteurs peuvent constater que depuis les prémices des premières œuvres académiques de sa jeunesse avec des œuvres envoyées à la Royal Academy jusqu’à sa parfaite maitrise de la lumière et des couleurs avec des soleils rayonnants et flamboyants, c’est un panorama vertigineux qui se dévoile devant leurs yeux. Si de nombreuses expositions ont déjà donné l’occasion de l’admirer en France depuis 10 ans, celle-ci choisit un parti pris éminemment pédagogique pour comprendre son évolution et ses partis pris esthétiques. La Tate Britain de Londres abrite la plus grande collection de Turner au monde et ce sont 60 aquarelles et 10 peintures à l’huile qui ont été prêtées, dont certaines jamais présentées auparavant dans l’hexagone. L’œuvre complète de Turner compte pas moins de 32 000 œuvres au total et si certaines ont été vendues par l’artiste de son vivant, il en a conservé pour lui-même l’écrasante majorité. Aquarelles, dessins, carnets de croquis, esquisses, il conservait la plupart d’entre eux car il travaillait avant tout pour son plaisir, pour lui-même, avec l’aide financière de mécènes subjugués par ses productions, lui permettant ainsi de voyager et de s’exercer sans cesse. Le peintre romantique tient lieu de précurseur de l’impressionnisme avec ces paysages où les limites entre la terre et la mer sont floutées et où les effets visuels composent des formes spectrales où chacun peut y voir ce qu’il veut selon son imagination. L’exposition permet de s’extasier devant des tableaux d’une beauté infinie et de toucher du doigt les intentions d’un peintre aussi insatiable que secret.

Le parcours chronologique de l’exposition fait comprendre à l’aide d’explications éclairantes l’évolution artistique de l’artiste pour constater sa radicalité finale, s’affranchissant des règles préétablies pour s’en inventer de nouvelles dans de fascinantes expérimentations. L’exposition Turner au Musée Jacquemart André est un incontournable pour découvrir ou redécouvrir un artiste d’une belle modernité.

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