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Un ouvrage en tout point sublime avec L’opéra de Charles Garnier, une œuvre d’art total aux Editions du Patrimoine

L’opéra de Charles Garnier, une oeuvre d’art total

Ce qui est devenu dans l’esprit collectif le Palais Garnier a été finalisé en 1875 et inauguré par le président Mac Mahon. Appelé Opéra de Paris jusqu’à la construction de l’Opéra Bastille en 1989, le bâtiment est devenu un emblème de Paris connu partout à travers le monde. Charles Garnier en a été le grand fondateur et organisateur, désireux d’apporter aux spectateurs toutes les raisons de gouter une expérience riche de plaisirs. Les Editions du Patrimoine décryptent toutes les raisons qui amènent à s’enthousiasmer devant un monument si somptueux.

Un ouvrage riche de photos et d’une narration à l’unisson

Le Palais Garnier reste encore aujourd’hui un objet de fascination, tant Charles Garnier a veillé à enrichir totalement le bâtiment de recoins merveilleux et de détails opulents. C’est une véritable alchimie avec ses ors brillants, ses masques, ses festons et ses fonds mosaïqués enchevêtrés dans les reflets de ses marbres somptueux. C’est d’abord l’escalier monumental qui attire le regard avec son immensité déjà théâtrale avant même l’arrivée dans la grande salle. Une impression de pénétrer dans un temple sacré empreint le visiteur. L’ouvrage L’opéra de Charles Garnier invite à une découverte exhaustive de l’Opéra avec Gérard Fontaine comme guide érudit. Tous les angles du bâtiment sont illustrés par de belles photos avec toujours ce texte savant pour parcourir les dédales secrets et magnifiques de ce vaisseau amiral des arts. De la scène jusqu’au le foyer de la danse, les peintures et sculptures se dévoilent comme d’innombrables témoins silencieux de milliers de représentations. Le récit est aussi vibrant qu’habité et sa publication coïncide avec les 350 ans de l’institution en charge de l’administration des deux opéras parisiens. Des citations de Charles Garnier accompagnent le récit pour faire état de sa pensée et de ses ambitions.

C’est à un véritable inventaire de tout ce que contient le Palais Garnier qu’invite ce si riche ouvrage à découvrir aux Editions du Patrimoine. Pendant 290 pages, le lecteur est happé par la magnificence de l’ouvrage. Le tarif de 35 euros parait tout à fait juste pour partager cette belle expérience de lecture illustrée par les superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde et rendre compte de la magie d’un lieu mythique, une véritable œuvre d’art total.

Maman, Papa, il y avait qui avant moi ? un bel album illustré (Père Castor)

Maman, Papa, il y avait qui avant moi ? un bel album illustré (Père Castor)

Thierry Lenain nous plonge dans l’histoire de l’humanité avec son dernier bel album : Maman, Papa, il y avait qui avant moi ?
Sofia est une petite fille qui pose beaucoup de questions à ses parents. Et la principale est celle-ci : Maman, Papa, il y avait qui avant moi ?
Avant Sofia, il y avait ses parents. Et avant ses parents, il y avait qui ?
Sofia n’est jamais satisfaite des réponses de ses parents. Elle veut remonter encore plus loin dans le temps. Sofia veut tout comprendre sur ses origines. Une de ces grand-mères est née en Afrique.
Et avant toutes ces personnes, il n’y avait que des animaux et encore avant c’était un immense trou noir.
Maman, Papa, il y avait qui avant moi ? un livre intelligent, et joliment illustré, sur l’origine de l’Homme.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 12 février 2020
Auteur : Thierry Lenain
Illustrateur : Stéphanie Marchal
Editeur : Le Père Castor
Prix : 9,50 €

Octave Noire présente Monolithe, un nouvel album qui regorge de compositions fascinantes

Octave Noire, Monolithe

La sortie en single de Los Angeles, le premier titre de l’album Monolithe d’Octave Noire, donne la couleur. Après son précédent LP Néon, le chanteur compositeur continue à proposer des compositions douces amères qui interrogent l’homme moderne sur sa vie et son environnement.

Un album à fredonner sans retenue

Octave noire suit le fil d’une pop française qui refuse de mourir sous les coups de boutoir de rythmes minimalistes et dénués de variations. Ses compositions rappelaient déjà dans Néon Etienne Daho, voire Serge Gainsbourg dans un album accueilli avec bienveillance par des fans de plus en plus nombreux. Monolithe reprend les mêmes ingrédients avec des lignes de basse si caractéristiques qui accompagnent des compositions aux textes malins qui se chantent sans discontinuer. Les sons de batterie sont similaires, les touches électroniques se mélangent à des instruments plus acoustiques pour une belle musicalité, entrainante, voire parfois obsédante. Mais le point fort reste cette voix douce, presque susurrée, qui égrène les syllabes distinctement et porte des textes bien travaillés, entre constats amers et descriptions du quotidien moderne. Néon était teinté de surréalisme, Monolithe est bien plus acide. Une certaine noirceur apparait parfois pour un résultat assez chirurgical au milieu de sons électro-pop symphoniques. Sous blister est un morceau assez emblématique de l’ambition de l’artiste. Grande nouveauté, d’autres artistes sont invités pour des apparitions marquantes. Mesparrow, ARM et Dominique A prêtent leurs voix à des morceaux qui entremêlent des voix aux similarités surprenantes, notamment pour Dominique A. ARM apporte lui un flow qui tranche avec la voix du chanteur et Monolithe Humain devient presque anxiogène. Les arrangements font le reste et les morceaux s’enchainent sans temps mort. La musique est intelligente et les compositions accrocheuses sans facilité ni raccourcis comme cela arrive un peu trop souvent dans la musique française actuelle.

Monolithe pourrait connaitre un retentissement suffisant pour propulser Octave Noire sur le devant de la scène de la musique française. Ce ne serait pas un mal, bien au contraire. Le prochain concert parisien se tiendra au Café de la Danse le 25 mai, l’occasion de les voir sur scène en chaire et en os.

Manuel Adnot et macadam ensemble publient l’étrange et fascinant Amor Infiniti chez Fo Féo Prod

Manuel Adnot et Macadam ensemble, amor infiniti, Fo Féo Prod

Manuel Adnot est un guitariste expérimental peu connu du grand public. Pour son album Amor infiniti publié le 24 janvier dernier chez Fo Féo Prod, il se fait accompagner par les chœurs du Macadam Ensemble pour des compositions au carrefour de la musique sacrée et du post rock. L’album Amor Infiniti rappellera la profondeur abyssale des chants grégoriens mis au gout du jour des temps actuels avec la participation du chef Etienne Ferchaud.

Une musique contemplative

Il est rare de tomber sur une telle pépite de nos jours, hors de tous les sentiers battus et des tentatives commerciales pour capter une audience la plus large possible, mais aussi la moins intéressée. Manuel Adnot est visiblement habité par une passion fulgurante pour les musiques qui font rentrer au plus profond de soi. Apparemment pas d’ambition commerciale et une belle exigence pour composer des œuvres qui habitent longtemps l’auditeur. Amor Infiniti vogue entre les chants grégoriens grâce à la magie de voix du Macadam Ensemble et la guitare foisonnante du guitariste d’avant garde, improvisateur et compositeur Manuel Adnot. Leader et co-leader de nombreux projets tournant autour de musiques improvisées, la musique pop ou le free jazz, il a évolué au sein d’April Fishes, du Power Jazz Trio Sidony Box ou le groupe de métal progressif Aeris. L’album Amor infinity signe sa première incursion dans la composition vocale avec la participation fascinante des chœurs Macadam Ensemble. Il faut entendre les compositions de Souveraineté du vide pour comprendre les intentions de Manuel Adnot. Côtoyer l’inaudible, tenter l’expérience de l’ataraxie en se posant une heure pour se concentrer sur des sons comme venus d’ailleurs. Dans un monde où les rythmiques pullulent en tous sens, il est bon parfois de se recentrer sur soi-même. Le nantais Manuel Adnot privilégie les paysages froids et mélancoliques pour parer ses compositions d’une profondeur et d’une beauté inouïe.

C’est bel et bien l’infini qui est recherché avec des œuvres qui créent un pont inédit entre musiques du passé et tentation de demain. C’est dans le présent que toutes ces dimensions se rencontrent et s’entremêlent. Ecouter Amor infiniti, c’est tenter le grand saut en soi-même à l’aide du sage Manuel Adnot et de ses disciples du Macadam Ensemble.

https://www.youtube.com/watch?v=wrdY6mc6FHc

Trahisons singulières sous le regard de Michel Fau

Trahisons singulières sous le regard de Michel Fau
Jerry, l’amant (Roschdy Zem), la femme, Emma (Claude Perron), et le mari, Robert (Michel Fau). © Stéphane Brion

Trahisons singulières sous le regard de Michel Fau

Harold Pinter (1930 – 2008), prix Nobel de littérature en 2005, participe au renouveau théâtral britannique dans les années 1950. Le malaise et la cruauté qui se dégagent de ses premières œuvres, qualifiées de « théâtre de la menace« , évoluent vers l’exploration de l’intimité puis, à partir des années 1980, vers le politique.

Outre les relations de couple qui sont au cœur de ses pièces écrites pendant sa période intermédiaire – La Collection (1961), L’Amant (1962), C’était hier (1970) et Trahisons (créé en 1978 et adapté au cinéma en 1982) –, la mémoire est un de ses thèmes récurrents.

Trahisons reprend l’équation du théâtre bourgeois – le mari, la femme, l’amant –, mais la déconstruit grâce à son artifice narratif pour révéler l’essence, la profondeur et les méandres de ce lien. L’intrigue fait intervenir Emma et Jerry, amants pendant sept ans, qui se retrouvent deux ans après leur séparation. Puis Robert, mari de l’une et meilleur ami de l’autre.

La pièce commence à la fin des années 70 et remonte neuf ans en arrière, par le biais de 9 scènes qui sont autant d’instantanés reconsidérés à l’aune de leurs trahisons, plus complexes que prévu. On apprend que ce qui torture Jerry, l’ancien amant, ce n’est pas tant la nostalgie d’un amour perdu, mais d’apprendre que Robert, avait connaissance de sa liaison qu’il s’était pourtant employé à lui cacher.

L’inversion de la narration dévoile à dessein la finitude, la faiblesse, la fragilité originelle de l’alliance amoureuse ou amicale. Harold Pinter tissant à l’envi les énigmatiques liens amoureux et amicaux du trio où chacun a construit sa propre vérité et donc son mensonge vis à vis de lui même et de l’autre. Car ce sont les faux-semblants d’un milieu bourgeois, les secrets de l’âme humaine, les enjeux et les contradictions des sentiments, les passions et les désirs contrariés qui sont tour à tour convoqués par le dramaturge anglais.

L’ambivalence des sentiments

Où la figure du traître et du trompé ne cessent de circuler dans ce trio, comme ils circulent aussi dans toute relation. Il n’y a pas de coupable identifié, mais trois victimes qui font chacune à leur manière perdurer et se régénérer la trahison. Dans cette fuite en avant, il n’y a ni manœuvre ni manigance, uniquement des envies avortées, des craintes, de fugaces lâchetés pour s’épargner soi-même, ou ne pas faire souffrir l’autre, le tout aboutissant sournoisement au désastre.

Pinter développe une sorte de géométrie variable appliquée aux relations humaines et amoureuses. Cette vision ambivalente de l’intime et de l’amour, ni proprement optimiste ni pessimiste, montre ce qui lie et délie les êtres. Tout l’art de Pinter est de capter la dimension troublante, le tremblé qui est au cœur de la relation amoureuse ou amicale.

Michel Fau n’a pas son pareil pour s’emparer avec singularité et exigence de ce théâtre de l’ellipse à l’écriture précise et fragmentaire, mâtinée de dérision, où la comédie sociale et son leurre sont à l’œuvre.

Dans un décor psychotique et seventies à souhait, la mise en scène se joue à merveille de l’intranquillité qui rode et dont la scène inaugurale très réussie, donne le ton. Fil rouge de ce qui est advenu : séparations, rencontres, aveux, mensonges, secrets, trahisons, tout va prendre ici une autre dimension.

Michel Fau excelle en mari désabusé et ambigu tandis que Claude Perron se montre royale en femme et amante au flegme mystérieux, aussi excentrique qu’imperturbable. Quant à Roschdy Zem, il incarne avec élégance, cet homme prisonnier de ses certitudes et égoïstement désireux de sauver les apparences.

Dates : du 24 janvier au 28 mars 2020 – Lieu : Théâtre de la Madeleine (Paris)
Metteur en scène : Michel Fau

Un grand moment de théâtre hors du temps avec Dans les forêts de Sibérie au Théâtre de Poche Montparnasse avec William Mesguich sur scène et à la mise en scène

Nombreux sont les habitués des théâtres parisiens à suivre le comédien et metteur en scène William Mesguich tout au long de ses nombreuses apparitions scéniques. Habitué à défendre plusieurs pièces en même temps, il ne cesse de montrer qu’il a le théâtre dans le sang et dans la peau. Le fils de l’illustre Daniel Mesguich met en scène et interprète Sylvain Tesson pendant une période d’ermitage déjà abordée en livre et dans un film. Le comédien subjugue par l’intensité de sa voix et son jeu tout en finesse, jusqu’à interroger notre rapport au réel, dans notre petit confort occidental parsemé de contraintes et de vicissitudes. Un immanquable de la saison théâtrale.

Un seul en scène vivifiant comme un bol d’air frais

Les spectateurs arrivent dans la grande salle du bas au Théâtre de Poche Montparnasse pour contempler des morceaux de bois figurant une petite cabane en bois nichée loin de tout au cœur de la taïga sibérienne. William Mesguich met en scène cet exil volontaire relaté dans l’ouvrage de Sylvain Tesson en 2011 et porté au cinéma par Raphaël Personnaz dans le film éponyme sorti en 2016. Cette histoire vraie met les pieds dans le plat. Un homme fort dans son corps et dans sa tête peut-il tenter la déconnection totale pendant de longs mois sans verser dangereusement vers la folie? L’aventurier et écrivain Sylvain Tesson fait l’expérience de se retrouver totalement seul, sans aucun contact, avec des ouvrages encore non lus comme seuls compagnons et des bouteilles de vodka pour s’évader. Le comédien fait revivre ce court passage existentiel à la portée quasi philosophique. Quand on se retrouve seul, on sait vraiment qui on est, c’est peut être la maxime essentielle d’une pièce fascinante, comme une remise en cause de notre mode de vie occidental sur rempli mais surtout rempli de vide. Les détails de son quotidien cohabitent avec des considérations sur l’absence croissante de silence dans notre civilisation, sur la dangereuse quête de l’inutile et sur l’importance vaine prise par la futilité. Comme si l’authenticité était une quête autrement plus réjouissante, à l’inverse total de ce que des médias schizophrènes ne cessent de montrer. Le personnage coupe du bois, va chercher de l’eau, se réchauffe près d’un poêle. Pas d’occupation inutile, le fil du temps se découpe entre tâches nécessaires, émerveillements inopinés et plongées intérieures, pour un compte rendu fascinant sur la quête de la vérité.

La pièce Dans les Forêts de Sibérie fait plonger dans une expérience humaine hors du commun. Le comédien William Mesguich en rend compte avec tout son art du théâtre pour une pièce à découvrir du mardi au vendredi à 19h jusqu’au 8 avril au Théâtre de Poche Montparnasse.

Robin McKelle dévoile son nouvel album de reprises, Alterations, le 14 février

Robin McKelle, Alterations, Loop production

La chanteuse Robin McKelle dévoile son nouvel album Alterations le 14 février 2020 chez Loop Productions. La parution de l’album s’accompagne de deux concerts les 16 et 17 mars 2020 au New Morning à Paris. L’occasion de la découvrir en live et d’apprécier ses teintes prononcées de blues et de soul.

Une chanteuse à voix très américaine

Pour ce nouvel album, Robin McKelle invoque de glorieuses ainées et reprend leurs airs les plus emblématiques. Born to die pour Lana Del Rey, No ordinary Love pour Sade, Back to black pour Amy Winehouse ou Jolene pour Dolly Parton. IElle donne ainsi une belle suite à ses précédents albums déjà fortement teintés de soul et de blues. Déjà en 2018, Robin McKelle s’était dirigée vers une esthétique très acoustique et authentique avec un accompagnement essentiellement composé de piano, basse et batterie. L’album de reprises Alterations reprend des chansons composées uniquement par des femmes, et quelle femmes, de celles qui ont inscrit leurs noms au panthéon de la musique universelle. Grâce à ses inflexions entre soul, blues et jazz, Robin McKelle s’approprie parfaitement les morceaux et leur donne une seconde jeunesse, de quoi donner envie de se plonger dans un univers intimiste que ses inflexions de contralto permettent d’atteindre si facilement. L’artiste a éclos à Rochester dans l’état de New-York et se prend rapidement d’affection pour les grandes voix du XXe siècle, de la tigresse Tina Turner à Aretha Franklin en passant par la puissante Janis Joplin. La chanteuse est une performeuse accomplie, donnant vie sur scène à des morceaux tout en expressivité. La chanteuse est déjà une habituée des connaisseurs depuis la sortie d’Introducing Robin McKelle en 2006, trouvant un nouveau souffle avec son 8e album Alterations. Un groupe de musiciens experts l’accompagne avec grâce, la laissant aux manettes pour la production, les arrangements, le chant et la composition.

Alterations est un album hypnotique tant l’invocation d’illustres chanteuses se fait avec le plus grand naturel du monde. L’hommage est évident, le plaisir de l’écoute constant. Robin McKelle réussit son challenge en redonnant vie à des chansons gravées dans la conscience collective.

Un nouvel album surprenant avec Féloche and the Mandolin’ Orchestra le 14 février

Féloche & The Mandolin Orchestra

Féloche dévoile un nouvel album le 14 février accompagné de cette ribambelle de mandolines qui donnent un air délicieusement suranné aux compositions de l’artistes ou d’autres glorieux ainés. L’ensemble Féloche & The Mandolin’ Orchestra sera en concert aux 3 Baudets pour 2 concerts exceptionnels fin avril 2020. De quoi partager avec eux une atmosphère de joyeuse allégresse mêlée d’exubérance!

De la musique entre folie et exubérance

Une ribambelle de mandolines se joint à l’artiste multi-instrumentiste Féloche pour un album unique. Tout est décalé chez Féloche, depuis la musique jusqu’à l’accompagnement musical, loin des standards actuels commerciaux pour privilégier la folie douce, rappelant quelques autres illustres foldingues, comme par exemple Philippe Katerine ou même Richard Gotainer. Féloche met autant en avant son répertoire personnel revisité avec l’accompagnement de belles mandolines comme Silbo ou Darwin avait raison... que des reprises qui revisitent des compositions de grands artistes comme Bourvil, Léo Ferré ou L’affaire Louis Trio avec leur jubilatoire Chic Planète que Féloche adorait plus jeune. Toutes les excentricités de Féloche n’empêchent pas de ressentir une vraie sincérité attachée à une sensibilité revigorante. L’artiste a éclos lors des Francos en 2010 avec la même année un premier album intitulé La vie cajun marqué par ce fameux duo endiablé avec le grand Docteur John. Féloche entame alors une tournée dans toute la France. Trois ans plus tard, sort l’album Silbo avec un tour de chant aux Victoires de la musique dans la catégorie révélation scène. Féloche & The Mandolin’ orchestra est un troisième album à écouter pour ses choix irrésistibles. Féloche revient sur ses thèmes de prédilection, l’enfance, la mémoire et la passion de vivre avec pour seul guide une insaisissable fantaisie jubilatoire. C’est sur la scène que la dinguerie douce prend toute son ampleur avec une générosité rarement vue dans les salles.

L’album mérite la découverte pour communier dans le même sillon de l’irrévérence bienveillante et de la sincérité. Féloche s’amuse, il veut en faire profiter tout le monde, et ça se sent, immanquablement.


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L’Ile d’elles, un roman de Romuald Giulivo (Anne Carrière)

L’Ile d’elles, un roman de Romuald Giulivo (Anne Carrière)

Romuald Giulivo nous livre son premier roman : L’Ile d’elles. C’est à la fois une belle histoire, mais aussi une jolie plume.
C’est l’histoire de trois jeunes, deux garçons et une jeune fille. Nanni et Ugo sont des amis d’enfance. Ils sont très différents et leur environnement familial n’ont aucun point commun. Et pourtant ils s’entendent très bien. Ils connaissent leurs premières pulsions et leurs premières amours. Ugo est amoureux de la mère de Nanni…
Quant à Sofia, elle les observe et ne dit rien. Nanni comme Ugo font partie de sa vie et ce, pour toujours. Pense-t-elle…
L’Ile d’elles est écrit avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Romuald Giulivo sait à merveille analyser les sentiments ambigus de l’adolescence. Devenir adulte n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît ! Surtout si l’on ne sait pas nager…
L’Ile d’elles, un très beau premier roman très musical !

 

Infos de l’éditeur :

Date de parution :  Janvier 2020
Auteur : Romuald Giulivo
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (240 pages)

Le French Explosive Jazz Quintet Ozma compose son puissant 7e opus Hyperlapse

Ozma, Hyperlapse

Le batteur et leader Stéphane Scharlé est à la baguette de ce nouvel album d’Ozma. Imaginé comme un voyage musical à travers 10 grandes villes du monde, Hyperlapse fait passer un grand moment de jazz envoutant et fascinant. L’album est à découvrir à partir du 7 février avant un passage au Café de la Danse à Paris le 7 mars prochain.

Un album carnet de voyages

Hyperlapse a été imaginé tel un kaléidoscope de voyage faisant ressurgir 10 villes traversées par les 5 musiciens lors de leur récente tournée mondiale en 2018. Ce sont au total 56 concerts qui ont été donnés dans 13 pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Hyperlapse est d’ailleurs une référence avant tout audiovisuelle plus que musicale, le mot expliquant qu’il est permis de capter des images dynamiques avec au centre un sujet immobile, pour un ressenti tout en trouble et en féérie. Le nom annonce la couleur avec un album sensoriel et visuel où les ambiances se dévoilent tout du long. De Beijing à Mumbai en passant par Jakarta et Lübeck, Hyperlapse multiplie les ambiances et les couleurs. Stéphane Scharlé fait écho au travail de la réalisatrice Juliette Ulrich qui a suivi le groupe pendant cette tournée internationale, sans frontières mais pas sans ressenti. Toutes ses œuvres produites pour le groupe, depuis les vidéo clips jusqu’à une web-série font ressentir viscéralement les intentions de l’auteur. Ce 7e album du groupe et le premier entièrement composé par Stéphane Scharlé. Ozma a été couronné Succès Export 2018 du Bureau Export (3e groupe français le plus exporté avec Youn Sun Nah et Tigran Hamasyan), ce qui explique en partie cette envie de trouver l’inspiration dans ce voyage musical à travers le monde. Chaque ville traversée lui a servi pour s’abreuver et trouver l’inspiration, renvoyant à des expériences autant qu’à des perspectives car certains morceaux ont été composés avant la tournée. Le batteur s’est entouré de musiciens spécialistes de leurs instruments, tous déjà présents sur l’album Welcome Home paru en 2016. Julien Soro au saxophone et aux claviers, Tam de Villiers à la guitare, Guillaume Nuss au trombone et Édouard Séro-Guillaume à la basse l’accompagnent dans des jam frénétiques et toujours réjouissantes.

Ce nouvel album se distingue par son énergie constante et ses ambiances toutes différentes, glanées de ci de là à travers un périple inoubliable de par le monde. Les textures sonores se fondent avec l’accompagnement visuel imaginé par la réalisatrice. Sons acoustiques, envolées électroniques, l’album est varié et ravira les chercheurs inlassables de sons.

Ozma, Hyperlapse

Un album jazzy jouissif avec Toku in Paris, dans les bacs le 24 février

Toku in Paris, Jazz Eleven

Toku in Paris est l’album très francophile du trompettiste et chanteur japonais Toku. Paru sur Jazz Eleven, il est loin d’être un coup d’essai puisqu’il s’agit de son déjà douzième album, le premier enregistré hors de ses terres pour une ambiance jazzy agrémentée d’une voix de crooner irrésistible et d’une instrumentation séduisante. Trompette, piano, batterie, tout y est avec en prime des invités prestigieux.

Le jazz en majesté

Enregistré en juillet 2019 à Paris, Toku in Paris prône un esprit fraternel entre les cultures. Entouré de musiciens habitués à intervenir dans des ambiances jazzy, Toku propose une expérience auditive fascinante. Mais qui est-il? L’artiste a a grandit au Japon et son père l’a très tôt initié à toutes sortes de musique. Après avoir débuté au cornet, il s’est rapidement mis à la trompette et au bugle. Il fait partie d’un groupe au lycée et c’est lors d’un festival qu’un batteur de jazz l’entend reprendre le If Were a Bell de Miles Davis. Et c’est le début de sa carrière. Toku déménage aux Etats-Unis pour se mettre sérieusement à l’anglais et il intègre une formation de jazz avec un ami pianiste. Une fois le diplôme en poche, il va pousser la chansonnette au club Body & Soul où il est repéré par un DJ officiant à Radio Tokyo, Rob Crocker, jusqu’à la consécration et la signature chez Sony Music Records Inc. La parution de son premier album en 2000 Everything She Said marque le début d’une carrière placée sous le signe du jazz. Il apparait sur scène au Blue Note à Tokyo, ainsi qu’au New Millenium Hall à l’Université de Séoul. En 2001 sort déjà son deuxième album Bewitching. Mais c’est avec une publicité que sa renommée s’accroit. C’est en interprétant en 2002 You are so Beautiful dans une publicité télévisée Hitachi que tout décolle. Suivra son premier single Do-Ré-Mi pour une campagne publicitaire Honda.

Dans cet album, le ton est résolument jazzy, avec une apparition remarquée de Sarah Lancman sur le morceau Blue Smoke. Les phrasés jazzy se suivent avec toujours ce piano laconique et souvent une trompette doucereuse. Après avoir collaboré avec notamment Kenny Barron, Ron Carter, Chris Cheek, Lew Soloff et Cindy Lauper un quintet européen accompagne Toku avec Pierrick Pédron au saxophone alto, Giovanni Mirabassi au piano, Laurent Vernerey à la contrebasse, Lukmil Perez à la batterie, Thomas Bramerie à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie. De quoi donner envie d’écouter cette star internationale du jazz! L’album Toku in Paris sera présenté à la Maison de la Culture du Japon le 15 février pour deux concerts à ne pas manquer.

Thomas Ostermeier et Edouard Louis : un duo de choc

Thomas Ostermeier et Edouard Louis : un duo de choc
Laurenz Laufenberg, Renato Schuch et Alina Stiegler dans la pièce « Histoire de la violence » mise en scène par Thomas Ostermeier adaptée du roman d’Edouard Louis. Crédits photo : © Arnaud Declair

Thomas Ostermeier et Edouard Louis : un duo de choc

Peut-on remonter aux origines de la violence, en esquisser l’histoire ? Partant de l’agression dont il a été victime, Édouard Louis a écrit un roman autobiographique, pour tenter de comprendre.

Auteur remarqué d’En finir avec Eddy Bellegueule, dans lequel il racontait son enfance difficile car différent des autres dans un milieu prolétaire, Édouard Louis est aujourd’hui un intellectuel engagé, proche du sociologue et philosophe Didier Eribon.

Edouard Louis publie en 2016 « Histoire de la violence« . Cette pièce retrace cette histoire vraie.

Alors qu’il rentrait d’un repas de Noël, Édouard, sur son chemin, fait la rencontre de Reda, un jeune homme kabyle. Ils passent la nuit ensemble, puis tout bascule. Menaçant Édouard avec une arme, il tente de l’étrangler, puis le viole.

Caché derrière une porte, Édouard écoute sa sœur, Clara, raconter à son mari ce qu’il vient de lui confier. Ce sont ses mots à elle, c’est pourtant son histoire à lui dont chacun des intervenants rencontrés au cours de son périple de victime, n’aura cesse de le déposséder en fonction d’une réinterprétation tronquée.

Une violence sournoise

Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne de Berlin, adapte à la scène, avec brio, ce récit intime et politique. Il en conserve la structure fragmentaire et polyphonique de la narration, articulée autour des différents points de vue et nombreuses voix que font naître cette agression, entre ceux qui refusent d’y croire et ceux qui la commentent avec son lot de sous-entendus.

C’est la parole des policiers, du corps médical, de l’agresseur, mais aussi celle de la sœur de l’écrivain qui est alors scrutée et dont la violence des mots, des jugements aussi, renvoie à une violence souterraine emprunte d’une haine de l’autre, de sa différence sexuelle ou d’origine.

Sur un plateau presque nu, quatre interprètes donnent corps à cette histoire. Par la collision de leurs postures et de leurs discours, c’est une violence sournoise : celle des rapports sociaux, de l’homophobie ambiante, du racisme ordinaire, qui se fait jour. Une mise en abyme qui dépasse l’acte barbare de Réda pour remonter au racines du mal et en dénoncer les mécanismes.

Le tout orchestré d’une main de maître par Thomas Ostermeier au rythme de la batterie et du clavier électronique de Thomas Witte. A l’abri de séquences vidéo et dans un enchaînement opposé de scènes et de situations, constituant autant de contrechamp narratif, on est tour à tour plongé tantôt dans l’appartement, l’hôpital, le commissariat, la rue, la maison de la sœur d’Édouard et toujours au plus près de cette spirale de la violence dont chacun des protagonistes, composent des visions éclatées et concurrentes du drame.

Dans le rôle d’Edouard Louis, (le narrateur) Laurenz Laufenberg est magnétique d’intensité. Il irradie la scène d’une sensibilité et d’une fragilité mêlées. Renato Schuch incarne un Reda aussi intriguant que mençant de séduction, tandis que Christophe Gawenda dans le rôle du beau frère, de l’infirmier, du policier et de la mère d’Edouard n’est pas en reste. Quant à Alina Stiegler, qui joue Clara, la sœur du héros et d’autres personnages, elle est d’un naturel épatant.

Dates : du 30 janvier au 15 février 2020 – Lieu : Théâtre des Abbesses (Paris)
Metteur en scène : Thomas Ostermeier

Mon Oncle, ce farfelu, un bel hommage à Jacques Tati (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Mon Oncle, ce farfelu, un bel hommage à Jacques Tati (Gallimard Jeunesse)

Yvonne Jagtenberg est depuis toujours une admirative du cinéaste Jacques Tati. A travers son bel album illustré Mon oncle, ce farfelu, elle lui rend un bel hommage, en se remémorant son film Mon Oncle.

C’est l’histoire d’un petit garçon qui se fait régulièrement gardé par son oncle quand ses parents sortent. Mais son oncle n’est pas un baby-sitter comme tout le monde. Et comme avant il travaillait dans un cirque, il fait souvent des choses un peu folles et très drôles.

Les illustrations de Mon Oncle, ce farfelu, sont en accord avec les personnages : farfelues, naïves, très colorées et rigolotes ! 

Mon Oncle, ce farfelu a reçu a reçu le Prix du Pinceau d’Or 2019.

Mon Oncle, ce farfelu : pour tout lecteur dès l’âge de 4 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2019
Auteur : Yvonne Jagtenberg
Illustrateur : Yvonne Jagtenberg
Editeur : Gallimard
Prix : 16,90 €

Où est mon éléphant ? un album cartonné tout-doux pour tout-petits (Usborne)

Où est mon éléphant ? un album cartonné tout-doux pour tout-petits (Usborne)

Publik’Art vous avait déjà fait découvrir cette belle collection des Editions Usborne : Les tout-doux, avec l’album : Où est ma chauve-souris ?

Cette fois-ci, avec Où est mon éléphant ? Le tout jeune lecteur découvrira tous les secrets de l’éléphanteau : sa trompe rugueuse, ses pieds mous, sa queue touffue… et à chaque page, une découverte et une sensation tactile.

Les tout-petits lecteurs vont adorer ce joli album, Où est mon éléphant ? cartonné et joliment illustré.

Infos de l’éditeur :


Auteur : Fiona Watt
Illustrateur : Rachel Wells
Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

Valentin Vander dévoile un très bon deuxième album intitulé Mon étrangère

Valentin Vander, Mon étrangère

D’abord membre du collectif les Goguettes, Valentin Vander s’est mis à son compte et sort bientôt son deuxième album Mon étrangère. L’auteur compositeur va surprendre dès le 14 février 2020 avec son style teinté d’ironie et une belle capacité à faire sourire par des réparties bien senties. Est-il déjà une des très belles lames de la chanson française? La question mérite d’être posée.

Un album tout en subtilité

Avec ses 10 compositions, Valentin Vander choisit de voguer entre légèreté et gravité pour des enseignements qui laissent pensif sur des relations sentimentales éminemment complexes. La parole est donnée à des mélodies tranchantes qui ne peuvent pas laisser indifférent. Après son premier album L’audace ou la timidité paru en 2015, le chanteur musicien revient avec quelques compositions pop acidulées pour de la poésie qui fait du bien. Réalisé en collaboration avec Nicolas Gueguen, l’album Mon Étrangère permet de s’infiltrer dans une atmosphère comme hors du temps, entre années 60 yéyé et années 80 teintée de variété, le premier extrait l’Echo du Bonheur jongle avec les codes de la chanson française avec quelques ornements électroniques apportant une belle élégance. L’écriture des chansons rappelle la liberté de ton d’autres artistes bien connus aux paroles souvent très pertinentes, comme Jacques Dutronc ou Les Innocents, avec des belles rimes et des double sens qui font sourire et réagir. Pas de discours cousus de fil blanc, pas de langue de bois dans une écriture qui invoque les grands de la chanson française. L’amour reste au centre des thématiques, forcément amer et entouré d’une aura de frustration. De là à interroger sur les changements d’époque mais avec toujours la persistance des mêmes questionnements sur la meilleure manière de rencontrer l’âme sœur. L’artiste sera au Café de la Danse le 28 février pour partager ses mélodies à la finesse revendiquée en compagnie d’une audience certainement nombreuse. Issu d’une famille de musiciens, Valentin Vander a été à bonne école pour composer de belles envolées lyriques douces amères.

Entre introspection et bonnes phrases, l’artiste emporte avec lui l’auditeur sur un chemin semé de piques et de belles mélodies.

https://www.youtube.com/watch?v=3f1-22ItdEk

Les cépages des Coteaux du Vendomois confirment leur grande qualité avec quelques très bons exemples.

César de Vendôme

Les vins rouges des Coteaux du Vendômois sont portés par un cépage exigeant et méconnu: le Pineau d’Aunis. Ce vignoble original à seulement 41 minutes de Paris permet des breuvages uniques en leur genre avec une qualité portée par des vignerons attachés à leur terroir. En voici quelques très bons exemples.

La Cave aux Caux, Rubis d’Aunis 2018

Avec son cépage composé exclusivement de Pineau d’Aunis, ce vin rouge se distingue par sa robe lumineuse, couleur rubis avec une nuance grenat. Le nez est composé de fruits noirs cassis-myrtille, pruneau, vanille, épicé clou de girofle et poivre noir. La bouche est ample et fraîche avec des tanins fondus, épicée jusque dans une jolie longueur. Ce vin est parfait pour accompagner une salade gésiers-lardons, une carpaccio de bœuf, du parmentier de canard, une moussaka ou du brie. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, le vin est proposé au très beau tarif de 9,50 euros.

Domaine du Four à Chaux, Cuvée Benjamin 2018

Là encore, le cépage est du Pineau d’Aunis, comme attendu et promis. La robe rubis clair fait apparaitre une belle nuance grenat. Le nez est typé et fruité rouges framboise-cerise, épicé poivre. La bouche est équilibrée avec des tanins fins, fruitée cerise noire et finement épicée jusque dans la longueur. Le vin est parfait pour accompagner une terrine de lapin, un rôti de porc aux pruneaux, du foie de veau persillé, une bavette à l’échalote, des aubergines à la parmesane ou du coulommiers. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, il est proposé au tarif de 5,20 euros

Cave de la Berthelotière, Tradition 2017

Pineau d’Aunis encore une fois, mais à 50 %, avec 35% de Cabernet franc et 15% de Pinot noir. Sa robe est de couleur rubis, lumineuse. Le nez se distingue par un cocktail de fruits rouges dominé par la cerise, vanille-réglisse-poivre gris, thym-laurier. La bouche est gourmande et dynamique, équilibrée entre fraîcheur, fruits, de fins tanins fondus, une jolie longueur. Le vin peut être servi sur une terrine de sanglier, des côtes d’agneau grillées, un tournedos sauce au poivre, une pintade aux champignons ou du chèvre frais. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, le vin est proposé au tarif de 5,00 euros.

Les Vignerons du Vendômois, César de Vendôme 2017


Assemblage là aussi avec 52% de Pineau d’Aunis, 29% de Pinot noir et 19% de Cabernet franc. La robe est rouge cerise intense, brillante, à reflets roses. Le nez est mûr, fruits rouges cerise-fraise, poivre noir, réglisse. La bouche est fondue avec de fins tanins, une touche de cigare et une jolie longueur. Parfait pour accompagner une terrine de lapin, une volaille rôtie, de la terrine de sanglier, des côtes d’agneau grillées, de la daube aux olives, une côte de bœuf grillée aux champignons, un sauté de veau aux olives noires ou du chèvre sec, voire du brie. Distribué en GMS (Auchan, Carrefour Market, Intermarché : Île de France, Grand Ouest, Centre), le vin se trouve sur une fourchette de prix entre 5 et 6,00 euros.

La lettre de mon grand-père, un très bel album (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

La lettre de mon grand-père, un très bel album (Gallimard Jeunesse)

Michael Morpurgo nous transmet un très joli message avec son magnifique album : La lettre de mon grand-père. Il s’est largement inspiré de sa propre relation avec son grand-père pour écrire cet album.

Chaque année à Noël, Mia va chercher les décorations de Noël et son journal intime dans lequel se trouve la lettre de son grand-père. Et la tradition est de lire cette lettre chaque année avant l’ouverture des cadeaux… Car cette lettre fut le cadeau de son grand-père et elle recèle des secrets sur notre planète et sur les soins qu’on doit lui apporter. Une très belle lettre, très joliment illustrée. Une lettre qui devrait être lue dans chaque famille !

La lettre de mon grand-père, notre coup de cœur ! Un très bel album à offrir au plus grand nombre !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Novembre 2019
Auteur : Michael Morpurgo
Illustrateur : Jim Field
Editeur : Gallimard
Prix : 14,50 €

Jeanne, la relecture éclectique du mythe de la Pucelle par Bruno Dumont, sort en DVD.

Jeanne l’hérétique ou Jeanne l’héroïque ? Eternelle question.

Le cinéma n’est jamais aussi excitant que lorsqu’il nous offre l’occasion de maintenir notre cerveau allumé du début à la fin d’une oeuvre. Que ce soit pour en tirer le sens profond des mots ou encore pour en comprendre le cheminement des idées et saynètes proposées face à nous. Le cinéma de Bruno Dumont, c’est cela depuis des dizaines d’années. Et depuis qu’il a rajouté ce soupçon d’humour pince-sans-rire avec la saga de P’tit Quinquin et du virtuose Ma Loute, il n’est pas démagogique de dire qu’il est devenu le réalisateur français le plus enthousiasmant à suivre film après film. Sa relecture du mythe de la Pucelle, entamée avec l’innocente pop de Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, en est une nouvelle fois la démonstration vive. Minérale, austère, puissante, poétique, élégiaque, ce second volet, toujours tiré des écrits de Charles Péguy, pousse l’univers Dumont aux confins du mysticisme. En quelque sorte, sur les traces de la demoiselle qui s’apprête à prendre Paris en pleine Guerre de 100 ans, guidée par les voix de l’Au-Delà. C’est ce conflit entre Terre et Ciel qui devient alors le sujet principal du film lorsque l' »élue » tombe et se retrouve emprisonnée et jugée. Archange venue bottée les Anglais hors du pays ou usurpatrice faisant montre de sacrilège ?

Quand Jeanne touche au divin avec Christophe.

Pour faire vivre cette campagne guerrière et le procès qui s’en suit, Bruno Dumont nous offre un véritable feu d’artifice de procédés artistiques tous plus ou moins anti-spectaculaire au possible. Du théâtre figuratif, servi par ce casting de gueules et ce phrasé si particulier collant à son cinéma, en passant par des chorégraphies chevalines dignes des plus beaux spectacles équestres de Bartabas, le tout servi par une musicalité détonnante composé par le revenant Christophe. Sa partition est si exceptionnelle qu’on a rarement eu le ressentiment d’une telle symbiose entre image et son pour une fiction. Les mots de Peguy et les trouvailles visuelles de Dumont ont trouvé leur trinité à travers la partition du chanteur. Entre notes classiques et électroniques, notes justes pour chaque phrase, Jeanne s’offre de véritables moments hors du temps, suspendus. Avec comme point d’orgue, cette apparition de Christophe lui-même qui conclut le procès pour hérésie avec une envolée lyrique très contextuelle. Une expérience de cinéma tout à fait mystique, à l’image même de son personnage principale interprétée par l’exceptionnelle Lise Leplat Prudhomme.

Jeanne est sortie en DVD et VOD depuis le 15 janvier. Une relecture du mythe de la Pucelle où les spectateurs seront emmenés sur des territoires inconnus et vivaces, où l’Art se décline de manière protéiforme et généreuse.

Synopsis

Année 1429. La Guerre de Cent Ans fait rage. Jeanne, investie d’une mission guerrière et spirituelle, délivre la ville d’Orléans et remet le Dauphin sur le trône de France. Elle part ensuite livrer bataille à Paris où elle subit sa première défaite. 
Emprisonnée à Compiègne par les Bourguignons, elle est livrée aux Anglais. 
S’ouvre alors son procès à Rouen, mené par Pierre Cauchon qui cherche à lui ôter toute crédibilité. 
Fidèle à sa mission et refusant de reconnaître les accusations de sorcellerie diligentées contre elle, Jeanne est condamnée au bûcher pour hérésie.

Sortie DVD : le 15 janvier 2020
Durée : 2h12
Réalisateur : Bruno Dumont
Avec : Lise Leplat Prudhomme, Jean-François Causeret, Fabrice Luchini, Annick Lavieville, Christophe
Genre : Drame musical
Prix : 14,99 € (DVD)
Acheter : sur ESC Distribution

Une BD engagée à paraitre aux éditions La Boîte à Bulles le 5 février 2020, Viva l’anarchie!

Viva l’anarchie, Bruno Loth, La Boîte à bulles

La BD Viva L’anarchie donne l’occasion à Bruno Loth de retracer les principaux événements qui ont marqué la vie des deux anarchistes Buenaventura Durruti et Nestor Makhno. Ce premier tome permet de rencontrer des personnages avec leurs histoires baignées dans la tragédie. Le dessin si reconnaissable de Bruno Loth accompagne la lecture pour une histoire de lutte et de résilience. Ces 80 pages deviennent une sorte d’introduction à une histoire plus large, encore à venir et déjà passée par la France et l’Ukraine. Un repas partagé par un protagoniste près de rentrer dans la clandestinité est le moment pour partager des souvenirs et raconter des histoires qui marquent l’ascension du mouvement anarchiste, dans le sang et le combat. Le mot camarade retentit comme le souvenir d’une époque où tout était possible, malgré l’obligation de lutter toujours. Le ton se veut aussi pédagogique qu’enflammé avec l’énoncé de thèses qui ont porté le combat anarchiste. En cela, la BD n’est pas qu’un divertissement, sa lecture s’apparente à un cours d’histoire parallèle, loin de ce qui est usuellement expliqué dans les manuels. C’est un cours d’histoire anarchiste, pour porter haut les principes d’équité et de liberté.

Mot de l’éditeur: Dans ce nouvel album, Bruno Loth retrace les principaux événements qui ont marqué la vie des deux anarchistes Buenaventura Durruti et Nestor Makhno qui ont en commun d’avoir réussi à mettre en pratique l’anarchie sur tout un territoire (Catalogne – Ukraine).
En 1927, après une tentative de coup d’État contre le roi d’Espagne Alphonse XIII, Durutti est emprisonné en France. Finalement libéré, il échappera à l’extradition vers l’Argentine, mais aura 10 jours pour quitter la France. C’est à Paris, dans la clandestinité, que Durrutti rencontre Nestor Makhno, figure de l’anarchisme ukrainien, communiste libertaire et fondateur de l’armée révolutionnaire insurrectionnelle Makhnovchtchina.
Cette rencontre sera pour eux l’occasion de confronter leurs expériences et leurs idéaux…

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Bruni Loth

Prix / nombre de pages: 18 euros / 80 pages

Le pot, ça sert à quoi, un bel album cartonné (Usborne)

Le pot, ça sert à quoi, un bel album cartonné (Usborne)

Les Editions Usborne nous propose un très joli petit album cartonné, qui sort aujourd’hui, qui va aider les parents pour l’apprentissage de la propreté : Le pot, ça sert à quoi ?

Il s’agit de deux jumeaux qui découvrent la propreté. Le pot, ça sert à quoi, développe de façon intelligente et ludique, les démarches de la propreté chez le jeune enfant.

De nombreuses questions sont posées au jeune lecteur qui devra ouvrir les rabats pour découvrir les réponses.

Je peux jouer avec mon pot ?

Comment faire pipi dans mon pot ?

Et caca ?

Et les toilettes, c’est quoi ?

Les nombreux rabats et les jolies illustrations raviront votre enfant et l’inciteront à devenir propre !

Le pot, ça sert à quoi, un album à avoir chez soi, avec des petits !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2019
Auteur : Katie Daynes
Illustrateur : Marta Alvarez Miguéns
Editeur : Usborne
Prix : 8,95 €

Une belle BD témoignage avec Traducteurs afghans, une trahison française aux éditions La Boîte à Bulles le 12 février 2020

Traducteurs Afghans une trahison française, La Boîte à Bulles

Les auteurs proposent une BD qui relève du témoignage avec des jeunes héros afghanq recrutés par l’armée française lors de leur intervention en Afghanistan. Abdul Razek Adeel, Zainullah Oryakhail (Orya) et Shekib Daqiq sont pleins de bonnes intentions, décidés à aider leur pays contre le joug des talibans. Recrutés en tant que Tarjumans (traducteurs), formés, entrainés, leurs demandes de visa sont refusées, les exposant eux et leurs familles à la vindicte des talibans quand les troupes se sont retirées. Les auteurs retracent leurs parcours pour survivre à une situation qui les dépasse. 3 destins dans un contexte où la France a failli à ses devoirs avec seulement 250 interprètes rapatriés sur 800.

Des histoires vraies dramatiques

Ce type de livre rend parfaitement compte de destins frappés par les manques d’une nation qui n’a pas su tenir ses promesses. Si le dessin est simpliste et fait souvent penser à une BD pour enfants, le scénario ne ménage pas le lecteurs. Attentats, exactions, fuite à pied à travers des pays hostiles, les destins sont racontés sans fausse pudeur et avec un luxe de détails. Les 3 protagonistes principaux auraient pu et du bénéficier de l’aide de la France dès le départ des troupes, sans conditions. Or il leur a fallu lutter pour obtenir des compensations, bien maigres comparé aux situations traversées. L’histoire débute en 2001 quand 2 avions ont percutés les deux tours du World Trade Center. Ainsi justifiées, les interventions militaires des pays occidentaux ont abouti à une situation politique instable en Afghanistan. Sans l’aide de volontaires locaux, rien n’aurait été possible. Et ce sont ces mêmes volontaires qui se retrouvent abandonnés au départ des troupes. Pas de manichéisme dans cette BD, juste un compte-rendu chronologique des avanies et des vexations rencontrées par ceux qui auraient du bénéficier d’une protection occidentale, voyage en France inclus.

La BD se lit comme un thriller tant la pression ressentie par les personnages est palpable. Un bel hommage rendu à ses hommes qui ont offert leur aide sans recevoir de compensation à la hauteur au moment du départ des troupes.

Mot de l’éditeur: Abandonnés par la France, l’histoire des tarjuman (traducteur, en langue dari) vient réveiller un sentiment amer, en écho avec tous les supplétifs laissés sans protection dans l’histoire des guerres de notre pays.

En effet, la France a employé en Afghanistan quelques huit cents traducteurs, chauffeurs, physionomistes, manutentionnaires et logisticiens pour les épauler dans leurs missions. Colonne vertébrale de la stratégie visant à gagner les cœurs et les esprits, ils se sont mués en véritables soldats, engagés aux côtés de nos troupes par conviction, dans l’espoir d’un autre avenir pour leur pays. Mais, suite au retrait de nos forces à compter de 2012, la France a refusé d’accorder un visa à la majorité d’entre eux…

Tous deux intimement marqués par les précédentes « trahisons » françaises, deux journalistes, Brice Andlauer et Quentin Müller, ont décidé d’aller enquêter sur le terrain. Ils en sont revenus avec un livre dénonciateur, « Tarjuman, enquête sur une trahison française » (éditions Bayard).

Avec cette bande dessinée, ils veulent donner corps à trois des tarjuman qu’ils ont rencontrés et mettre en scène leur chemin de vie pour mieux dénoncer le refus qui a été initialement opposé à leur demande de protection.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Quentin Müller, Brice Andlauer, Pierre Thyss

Prix / nombre de pages: 17 euros / 120 pages

Quelqu’un m’attend derrière la neige, un très beau conte pour enfants (Gallimard Jeunesse)

Quelqu’un m’attend derrière la neige, un très beau conte pour enfants (Gallimard Jeunesse)

Timothée de Fombelle nous offre un très beau conte de Noël contemporain avec Quelqu’un m’attend derrière la neige. Avec subtilité, l’auteur aborde des sujets brûlants d’humanité et d’actualité.

Le lecteur va suivre l’histoire de Gloria, une hirondelle pas comme les autres. Elle ne sait pas trop pourquoi, elle vole à contre-sens. Alors que les hirondelles vont se réfugier dans le sud à l’approche de l’hiver, elle, elle vole vers le nord. Elle, c’est Gloria. Elle a la chance d’avoir un nom. C’est un petit garçon qui l’a baptisée ainsi car grâce à lui, elle est vivante aujourd’hui !
Et puis, Freddy d’Angelo nous entraîne sur sa route. Il vient de quitter l’Italie, à bord de sa camionnette réfrigérée. Il doit livrer des crèmes glacées en Angleterre. En urgence. Pour Noël.
Mais rien ne se passera comme prévu. Et les rencontres de Freddy vont nous bouleverser.

Quelqu’un m’attend derrière la neige, un très beau livre à mettre entre toutes mains, sans limite d’âge !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : novembre 2019
Auteur : Timothée de Fombelle
Illustrateur : Thomas Campi
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 12,90 €

Un nouveau ravissement avec la pièce Un cœur simple au Théâtre de Poche Montparnasse

Un coeur simple, Théâtre de Poche Montparnasse

La pièce Un cœur simple revient au Théâtre de Poche Montparnasse pour de nouvelles représentations. Déjà à l’affiche du théâtre en 2018, cette nouvelle occasion d’admirer les talents de la comédienne Isabelle Andréani était trop belle, surtout le jour où la grève RATP s’est arrêtée. Le texte de Gustave Flaubert est évidemment respecté à la lettre et le spectacle est toujours aussi fort en émotions. Une pièce à découvrir tous les lundis soirs à 21h jusqu’au 16 mars, dans la grande salle du Théâtre de Poche Montpartnasse.

Un grand moment d’émotion

Isabelle Andréani interprète Félicité, fille du peuple droite dans ses bottes et aux idées bien arrêtées. Son existence se définit principalement par la très grande déférence portée envers sa maitresse. Le personnage n’entreprend jamais aucune action pour son bien propre, son dévouement se consacre principalement à ses proches, son neveu, les enfants de sa maitresse, tout juste tombe t-elle une fois amoureuse sans que cela n’influe sur le cours de sa vie. La mise en scène de Xavier Lemaire est aussi spartiate que la vie de Félicité semble répétitive et bien établie. Pas de luxe ni d’ostentation, le dévouement est la règle au cœur d’un pays normand de la première partie du XIXe siècle. La vie s’écoule au rythme des marches militaires et des évènements du village de Pont-L’Evêque. Gustave Flaubert fait revivre une époque où les rentes et les classes sociales s’ordonnaient sans qu’aucune contestation n’apparaisse, tel un ordre naturel des choses. La comédienne s’active sur scène, passant alternativement sur trois planches disposées au centre de la scène ou tournant autour pour figurer son activité incessante. La pièce se déroule sur 50 années où les péripéties remplissent une existence dure à la tâche. Les rencontres sont rares, donc chères, et prendre soin de la maisonnée ainsi que des enfants suffisent à sa joie. La pièce dure seulement 1h20 qui suffisent à contenter pleinement les spectateurs. Quand les gens de rien prennent la parole, ils s’expriment en tout vérité et ne perdent pas de temps en balivernes. Et le perroquet Loulou de l’affiche du spectacle devient une métaphore de l’existence où un seul élément exotique permet de changer le cours des choses.

Un coeur simple revient au Théâtre de Poche Montparnasse pour de nouvelles représentations fortes en émotion. Le théâtre prend alors des accents de vérité pour un grand moment d’émotion.

L’ultime mystère de Paris, un roman de Bernard Prou (Anne Carrière)

L’ultime mystère de Paris, un roman de Bernard Prou (Anne Carrière)

Bernard Prou nous entraine dans une histoire incroyable avec son dernier roman : L’ultime mystère de Paris. Les amateurs d’Escape Game vont se régaler ! Ils pourront même chercher à résoudre les énigmes, à décrypter les textes, très complexes, de l’auteur !

L’histoire n’est pas banale et doit être gardée secrète ! Elle vous entrainera dans les souterrains de Paris. Le lecteur visitera aussi bien les catacombes, les souterrains et même les cimetières de Paris.
Le suspense est omniprésent et les meurtres aussi, avec un cérémonial hors pair ! Les secrets entre « frères » aussi très bien gardés ! Pas facile de s’immiscer au milieu d’eux !
Bernard Prou, une plume mystérieuse, riche et originale ! A travers lui, le lecteur découvre l’Histoire de Paris.
L’ultime mystère de Paris, un roman que vous ne lâcherez plus une fois commencé !

Infos de l’éditeur :

Date de parution :  octobre 2019
Auteur : Bernard Prou
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (250 pages)

L’album Le silence et l’eau de Jean-Baptiste Soulard sort le 7 février prochain pour une vraie expérience musicale

Le silence et l’eau, Jean-Baptiste Soulard, Horizon

Le Silence et l’eau n’est pas qu’un album, les onze morceaux ont été imaginés pour évoquer le récit que Sylvain Tesson a écrit, Dans les forêts de Sibérie. Telle une rêverie, l’artiste fait revivre l’auteur et marche dans ses traces. Jean-Baptiste Soulard a composé tous les morceaux en gardant à l’esprit une idée de douceur, d’apaisement, sans urgence ni précipitation.

Un vrai album concept

L’intention première de l’artiste a été de suggérer musicalement les sensations éprouvées à la lecture de l’ouvrage de Sylvain Tesson. L’auteur de l’ouvrage Dans les forêts de Sibérie fait ressentir pages après pages l’isolement et la solitude qu’il a pu vivre tout au long de son voyage, appelant à la contemplation et à la sérénité. Sylvain Tesson est reconnu comme un philosophe français à contre-courant de son époque. Son ouvrage sur cette aventure en Sibérie est maintenant considéré comme un classique mais Jean-Baptiste Soulard ne fait pas que rendre un hommage appuyé, il s’approprie le récit pour en livrer son caractère universel qui se ressent à travers toute l’écoute du disque. Il retranscrit les messages présents dans le livre pour les faire porter par plusieurs voix. Plusieurs artistes sont venus partager les chansons écrites et composées pour plus de relief et de profondeur. La liste est belle et longue: Blick Bassy, Luciole, Bessa, JP Nataf et l’acteur Raphaël Personnaz (acteur qui a incarné le rôle de Sylvain Tesson au cinéma dans le film éponyme de Safi Nebou en 2015). Prévu pour le 7 février, le disque sortira en France sur le label Musique Sauvage et au Canada via le label Let Artists be. Un concert aura lieu le 9 avril 2020 au Café de la danse avec une scénographie dans laquelle la danse vient faire écho aux mots et aux sensations suggérées par la musique. L’artiste a travaillé avec son équipe pour dépasser le simple format des chansons et proposer une forme hybride entre musique, vidéo et danse. Pour cela, il a fait appel à Lisa Robert (danseuse de la compagnie DCA Decouflé) qui a imaginé la partition chorégraphique de ce spectacle et sera à ses côtés sur scène ainsi que le violoncelliste Florent Chevallier. La création vidéo a été imaginée par l’artiste Carine Gérard. Christophe Gendreau est à la mise en scène de ce spectacle. Son expérience de chanteur, de comédien et de coach pour bon nombre d’artistes de la nouvelle scène française avec le Chantier des Francos à La Rochelle notamment, permet d’établir un travail pertinent entre le disque et l’adaptation du répertoire sur scène. Le dispositif scénique fait intervenir le média vidéo sous forme de projection sur le décor. Le mapping permet de souligner les différents tableaux suggérés par les chansons et la danse. L’équilibre entre ces trois médias se fait subtilement et permet d’accompagner la structure narrative de cette aventure fantasmée. 

L’album est à découvrir pour revivre les sentiments jaillis à la lecture du roman de Sylvain Tesson pour un vrai voyage musical à découvrir le 7 février.

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