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Sortie en Blu-Ray, VOD et DVD de l’excellent film doublement césarisé Papicha le 3 mars 2020

Papicha, Mounia Meddour

Déjà chroniqué sur Publik’Art, Papicha est certainement le grand vainqueur d’une cérémonie des César 2020 perturbée par une polémique loin d’être cinématographique. Le film de Mounia Meddour a brillé dans les catégories Meilleur premier film et Meilleur espoir féminin pour la jeune Lyna Khoudri, récompenses ô combien méritées eu égard à la puissance du sujet et des interprétations. Cette évocation des années de plomb en Algérie au coeur des années 90 retourne par son passage de la légèreté de rêves de jeunesse à la brutalité de la réalité. L’héroïne est autant éprise de liberté que les évènements sanglants auxquels elle est confrontée sont arbitraires. Le parallèle est pertinent et interroge sur le confort de notre société comparé à des contextes beaucoup plus primitifs, où certains veulent assoir leur pouvoir par le recours à des procédés violents. Les morts s’enchainent et le pays tout entier versa dans le terrorisme. Le film ne perd jamais de vue la réalité d’un pays complexe où il n’en faut pas beaucoup pour attiser les flammes du fait des inégalités entre une population pauvre et un pouvoir ingrat. Bien loin de l’autre polémique des Césars plus digne de la cour d’école, Papicha rivalise de justesse pour rendre ses personnages attachants et son sujet déchirant.

Le film sort le 3 mars 2020 en DVD, BLU-RAY et VOD avec en suppléments des entretiens avec la réalisatrice et les comédiennes. De quoi rattraper un film majeur de l’année 2019, justement consacré pour donner envie de le voir ou de le revoir.

https://www.youtube.com/watch?v=27-RvxRlDds

Où es-tu loup, un très bel album sur le deuil (Père Castor)

Où es-tu loup, un très bel album sur le deuil (Père Castor)

Sandra Dieckmann nous offre un très bel album, magnifiquement illustré, avec Où es-tu loup ?
L’auteur aborde très joliment un sujet difficile pour les enfants : celui de la perte d’un être cher.
Une petite Renarde est amie avec un Loup. Très vite ils deviennent inséparables et vivent ensemble des journées merveilleuses. Un jour Loup dit à Renarde : « Demain, je brillerai comme une étoile ».
Renarde ne comprit pas. Puis le lendemain et les jours suivants, Renarde chercha partout Loup. Elle fut très triste car Loup avait disparu. Et puis, une nuit, elle vit une étoile qui brilla plus que les autres…
Où es-tu loup ? aborde la mort mais aussi et surtout la vie. La vie est merveilleuse et il faut profiter de chaque instant. Une très belle leçon de philosophie, pout tout-petits mais aussi pour plus grands ! Le coup de coeur de Publik’Art !

Infos de l’éditeur :

A partir de 8 ans

Date de parution : 12 février 2020
Auteur : Sandra Dieckmann
Illustrateur : Sandra Dieckmann
Editeur : Père Castor
Prix : 13,50 €

NToumos dévoile son nouvel album Back to the Roots (sortie le 22 février 2020)

NToumos, Back to the roots

Le clip d’Apsilies est le premier extrait du nouvel album de Ntoumos, Back to the Roots, produit par Eric Legnini. Le trompettiste Dominic Ntoumos en est déjà à son 6e album et mélange des musiques traditionnelles variées d’origine grecques et balkaniques à qui il adjoint des textures électroniques et du jazz pour un résultat réjouissant.

De la musique exigeante et réjouissante

Ce disque est une sorte de retour aux sources musicales pour Dominic Ntoumos qui s’abreuve auprès de chansons populaires pour les mettre au goût du jour. Il compose également de nouveaux titres, aidé en cela par un combo des plus talentueux. Dominic Ntoumos tient la trompette et fait les compos, Maxime Zampieri est derrières les fûts, Greg Chainis à la guitare, Javier Breton à la basse, Evangelos Tsiaples au bouzoukis et Nicolas Hauzeur au violon. Back To The Roots réalise la fusion entre les musiques traditionnelles et des sons plus actuels sur les 9 titres d’un album qui surprend. Dominic Ntoumos est un trompettiste qui avive ses origines grecques et se sert de son instrument pour voyager à travers le monde. Il a rencontré ses musiciens entre Londres, la Roumanie, les Balkans et Paris où il a enregistré son dernier album avec Eric Legnini. Homme de scène avant tout, Dominic Ntoumos a officié avec des big bands de jazz et de latin-jazz, des groupes de salsa et de funk. Il a baptisé son groupe tout simplement Ntoumos. En ajoutant du hip-hop, de la funk, de l’électro, du drum& bass et du jazz aux musiques traditionnelles grecques et de l’Europe de Est, Ntoumos se veut un projet proche du monde moderne avec plusieurs identités où l’électronique le dispute à l’acoustique. Pour ceux qui le connaissent bien, Dominic Ntoumos a officié depuis 2011 avec son groupe, Capital Cult pour accompagner d’autres artistes comme Dele Sosimi, Heidi Joubert, Mad Professor, HornDogz, The Roots, David Murray ou Muntu Valdo. En 2016, Dominic Ntoumos a joué ses compositions avec Big Band Theory, soit 20 musiciens sur la scène londonienne.

C’est en se concentrant sur sa technique en matière de musique traditionnelle grecque et balkanique qu’il a pu composer Back to the Roots et offrir ce 6e album comme un beau voyage musical à découvrir.

https://www.youtube.com/watch?v=tgBeym2xrzs

« Pelléas et Mélisande » : le clair-obscur poignant de Julie Duclos

"Pelléas et Mélisande : le clair-obscur poignant de Julie Duclos
Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck, mise en scène Julie Duclos, photo © Simon Gosselin

« Pelléas et Mélisande » : le clair-obscur poignant de Julie Duclos

Julie Duclos relève le défi de mettre en scène « Pelléas et Mélisande » et s’empare avec un geste fort, de la langue évocatrice de Maurice Maeterlinck (1862-1949), dont les personnages semblent toujours en proie à une force invisible.

L’intrigue est celle d’un amour impossible qui s’inspire de la légende médiévale de Tristan et Iseult. Lors d’une partie de chasse, Golaud, prince au royaume imaginaire d’Allemonde, se perd dans la forêt et rencontre Mélisande en pleurs au bord d’une fontaine. Il décide de la prendre pour femme et rentre dans son domaine sans ne rien connaitre de son passé.

Mélisande y rencontre Pelléas, le demi-frère de Golaud et très vite ils tombent amoureux, alors que le pays s’enlise dans les conflits et s’obscurcit à mesure que la vie du père de Pelléas s’amenuise dans une chambre du château. Geneviève, mère des deux princes, et Arkel, souverain d’Allemonde, pressentent le malheur qui plane, impuissants.

Golaud, s’percevant du lien qui réunit les deux jeunes amants, se consume peu à peu dans la jalousie tandis que son fils, Yniold, né d’un premier lit, devient le témoin et le complice de sa souffrance. Rongé par le désespoir et la rage, il tue son frère Pelléas et blesse grièvement Mélisande qui s’éteindra, emportant avec elle ses lourds secrets, sans que Golaud ne parvienne à établir la vérité des sentiments qui l’unissaient à Pelléas.

Une inquiétante étrangeté

Pour faire entendre cette écriture entre ciel et terre, entre le visible et l’invisible, où le rapport amoureux se joue dans le silence et l’interdit, Julie Duclos installe une inquiétante étrangeté, qui saisit les personnages aux prises entre un appel intérieur plus fort qu’eux et la réalité contrariée de leur destin.

Elle orchestre une scénographie mouvante d’Hélène Jourdan où la vidéo et le théâtre se confondent, multiplient les plans, les axes et les angles. Un procédé dramaturgique qui donne toute sa part à la dimension concrète mais aussi allusive et allégorique de l’œuvre, rappelant que le symboliste belge a toujours cherché à voir le monde par-delà les apparences.

Sur le plateau, le décor cristallise une ambiance crépusculaire et chaotique, dans un environnement et un monde intérieur au bord du gouffre.

De l’intérieur à l’extérieur, d’une pièce du château à l’autre, l’espace scénique plongé dans des clairs-obscurs de Mathilde Chamous, ouvre ou délimite la perspective et embrasse à merveille le conte métaphorique et sa noirceur. Où ses personnages font corps avec les éléments naturels, opaques du Royaume d’Allemonde dont leur inconscient en est le miroir trouble et réfléchissant.

D’une atmosphère de fin du monde, rappelant le film Melancholia de Lars von Trier ou le cinéma de Tarkovski, au personnage de Mélisande dont on ne sait rien si ce n’est qu’elle a connu des souffrances insondables, la mise en scène se charge du drame énigmatique empreint de mystères, de secrètes motivations et de passion inaccomplie.

Alix Riemer est une Mélisande femme-enfant à la fragilité de porcelaine tandis que Matthieu Sampeur (Pelléas) incarne un amoureux candide. Quant à Vincent Dissez, proprement habité dans le rôle de Golaud, il est cet homme à la mélancolie fiévreuse et brisé par la jalousie.

Dates : du 25 février au 21 mars 2020 – Lieu : Ateliers Berthier (Paris 17ème)
Metteur en scène : Julie Duclos

César 2020 : La Honte du cinéma français

César 2020 : La Honte du cinéma français

Quand on assiste à la 45ème cérémonie des César, on est quelque peu éberlué. Sommes-nous vraiment à une remise de prix du cinéma français ?

Tension palpable

Dès les premières minutes, l’ambiance est palpable. Florence Foresti, maîtresse de la cérémonie ne cache pas son angoisse. Elle le dit elle-même, elle est très courageuse de présenter cette 45ème édition. Elle n’a pas peur d’y aller franchement. Et tout en abordant des sujets très graves, tous en lien avec les problèmes d’abus sexuels, tous visant Roman Polanski, elle arrive à nous faire rire. Elle ne s’imaginait absolument pas en début de soirée que Polanski repartirait avec trois César, dont celui de la meilleure réalisation. Et que, elle, elle ne clôturerait pas cette soirée. Écœurée, mais tellement écœurée, comme Adèle Haenel qui fut la première à quitter la salle à l’énonciation du César de la meilleure réalisation.

Mais qui vote les César ?

Ce sont les membres de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma qui votent pour les César, à condition qu’ils aient payé leur cotisation annuelle de 70 euros. Cette année, cela représente 4 313 votants, qui font partie de dix catégories différentes de métiers liés au cinéma : acteurs, réalisateurs, auteurs, techniciens, producteurs, distributeurs, membres d’industries techniques, agents et attachés de presse, exploitants de salles et membres associés. Tous votent anonymement et la liste des membres de l’Académie est statutairement confidentielle.

Vous trouverez toutes vos réponses dans cet article de Voici.

Donc, vous l’aurez compris ces votes sont anonymes.

Pas de conscience ?

Florence Foresti parlait de la 45ème et dernière édition des César, en espérant que l’année prochaine une chose pareille ne soit plus possible. Comment peut-on plébisciter un homme qui, depuis quarante ans, violent les femmes ? Sa première accusation de viol, sur mineure date de 1977 ! Comment peut-on lui remettre la plus haute récompense du cinéma français ?
On peut juste se demander comment cela est humainement possible.

Le public français est aussi responsable de cette situation. Quand on sait que J’accuse a attiré 1million 5 de spectateurs ! Si on commençait par boycotter ces réalisateurs, ils ne seraient jamais récompensés.

Le cinéma français traverse une crise sans précédent. Et chacun de nous en est conscient. Il est temps de réagir et de dire NON à ces situations lamentables et criminelles. Comme l’a fait, remarquablement, Florence Foresti, tout au long de cette soirée. Une bien triste soirée. Du coup, on a du mal à se réjouir pour les autres prix reçus : le film Les misérables a été justement récompensé et a reçu, entre autres, le César du meilleur film. et le César de la meilleure actrice dans un second rôle a été décerné à Fanny Ardant dans le film : La Belle époque, où elle y est sublime.

Retrouvez tout le palmarès ici.

Le duo belge Glass Museum revient le 28 février avec le clip d’Abyss avant la parution de l’album Reykjavik pour le 27 mars

Glass Museum, Abyss

Le duo electro jazz belge Glass Museum est formé de deux membres musiciens experts à l’origine d’une musique électro jazz intense et passionnante. Le pianiste Antoine Flipo et le batteur Martin Grégoire sortiront le 27 mars prochain leur second album Reykjavik sur le label SDBAN Ultra avec 8 titres entre envolées de jazz contemporain et électro. Le premier album Deux avait déjà été chroniqué que Publik’Art. Le mariage est souvent heureux et devrait provoquer de belles surprises. Le clip du morceau Abyss est dévoilé le 28 février avec son clip très cinématographique.

Le duo veut explorer des nouvelles expérimentations sur les sonorités électroniques. Après de nombreuses évolutions durant plusieurs mois de recherche, il en résulte un morceau neo-classic progressif et mélancolique, une beauté mystérieuse où le calme des océans rencontre l’atmosphère glaciale du grand nord. Des concerts sont prévus en 2020, le 20 mars aux Nouvelles Scènes à Niort, le 10 avril au Festival 2000 #3 dans la salle Le 1999 à Paris, et le 21 mai au festival Jazz sous les pommiers à Coutances.

Coucou ! Chez les petites bêtes, un très chouette album (Usborne)

 

Coucou ! Chez les petites bêtes, un très chouette album (Usborne)

Voilà déjà plusieurs albums des Editions Usborne que Publik’Art vous a fait découvrir :
Le monde des ingénieurs, Mon grand livre illustré : La Lune.

Cette fois-ci, Avec Coucou ! Chez les petites bêtes, les Editions Usborne s’adressent aux petits. Il s’agit d’un très bel album cartonné, aux couleurs vives et aux dessins naïfs qui ne pourront que plaire à vos petits. Bien sûr, comme toujours, l’enfant découvrira des secrets bien cachés, sous chaque rabat ! Et il y en a beaucoup !

Le jeune lecteur apprendra tout sur les petites bêtes, que ce soit des coléoptères, des fourmis, des chenilles, des araignées, des abeilles, des papillons… Cela lui fera prendre conscience de l’importance de la nature et de ses trésors.
Des illustrations superbes et du contenu très intelligent comme toujours avec les Editions Usborne !

Coucou ! Chez les petites bêtes, un album instructif à avoir chez soi et à offrir !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 27 février 2020
Auteur : Anna Milbourne
Illustrateur : Simona Dimitri
Editeur : Usborne
Prix : 8,50 €

Un album complètement pop et fou de Tropical Mannschaft avec son troisième album intitulé Chapter 3 (sortie: 29 novembre 2019)

Tropical Mannschaft, Chapter 3

Déjà un troisième album avec Chapter 3 pour Florian von Künssberg sous le nom de code de Tropical Mannschaft. Le chanteur compositeur creuse le sillon d’une pop electro complètement folle qui n’est pas sans rappeler Gorillaz par la profusion de ses ambiances musicales. Un vrai plaisir à écouter. Le premier titre What A Night donne le ton avec son clip animé réjouissant.

Un album hors des sentiers battus

Si Florian von Künssberg a un nom de kaiser allemand, il a déjà une longue carrière derrière lui après un passage chez The Lanskies, un groupe pop-rock français qui a marqué ses fans. Son projet Tropical Mannschaft a déjà donné naissance à deux précédents albums et Chapter 3 trace la route avec des titres complémentaires et variés. What a night se veut electro pop avec une batterie trépidante qui accompagne une voix dans la lignée de Damon Albarn après une Intro très instrumentale électro qui laisse le chanteur lâcher quelques cris incompréhensibles. Et dès Out of time, le parallèle avec Gorillaz prend encore plus de sens. Ambiance reggae avec un chanteur rap qui lâche ses flows ponctués de refrains plus doux scandés par le chanteur, ça rappelle Feel Good ou On a Melancholy hill, et c’est bon. Ashes to Ashes Dust to Dust revient à une pop décomplexée. Enfin Fly me away conclut l’album en douceur dans une ambiance un peu dark. Les mélodies sont là, le foisonnement aussi. Seulement 5 titres mais d’une efficacité redoutable avec ses enchainements bien trouvés. Florian von Künssberg (j’adore ce nom!) donne à cet album de Tropical Mannschaft une densité assez stupéfiante, le genre d’album à écouter encore et encore pour s’imprégner de sa profondeur. Certains penseront aussi à MGMT ou Metronomy, d’autres éclaireurs de sons électroniques sans limites.

En mélangeant électro, pop et hip hop, le chanteur compositeur se laisse aller à une musique très cinématographique comme le montre bien le titre de What a night. Encore un album de chevet pour vous, quelle belle période riche en pépites musicales!

Les grands voisins, un documentaire comme un manifeste pour le vivre ensemble, le 1er avril au cinéma

Les grands voisins, La cité rêvée, documentaire de Bastien Simon

Un contrat d’occupation de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul au coeur de Paris a permis d’installer un village solidaire de près de 2000 personne nommé Les Grands Voisins. Le documentaire éclaire sur le fonctionnement de cette communauté autonome à la lisière du fonctionnement social habituel. Les individus se rencontrent et se mélangent pour un résultat enthousiasmant qui donne confiance dans le potentiel humain.

Un documentaire qui donne le sourire

Qu’est ce qui rapproche l’artiste sans papier Maël, le luthier musicien Adrien et les autres résidents de la Cité rêvée? Il viennent tous d’horizons divers et vivent dans un endroit caché mais ouvert à toutes les bonnes volontés. Ce complexe des Grands Voisins a tout de l’utopie moderne, à contre courant des us et coutumes d’une époque capitaliste où le chacun pour soi prime au détriment du lien social. Des tentes de campement pour les plus démunis, des jardins collectifs, des cantines, des ateliers, des logements, c’est un bric à brac organisé porté par des associations qui orientent le fonctionnement du lieu. Le documentaire ne passe rien sous silence, ni les addictions destructrices de certains ni les questions de sécurité qui mettent en danger la communauté et font craindre l’exclusion, comme dans le monde normal où l’exclusion est trop souvent la solution choisie par les pouvoirs publics. Mais la bonne volonté prime et des assemblées tente de régir ce petit monde pour faciliter son fonctionnement. Ce sont des portraits intimes qui dessinent des destinées et des trajectoires avec des focus particuliers sur les membres fondateurs du lieu. Les Grands Voisins devient un microcosme qui permet surtout à ceux qui n’ont rien de renouer avec le lien social, dans une ambiance bienveillante et porteuse. Le film démontre qu’il est possible d’inventer d’autres manières de vivre ensemble, sans nivellement par le bas mais dans le but de cohabiter dans la plus grande harmonie possible. L’aventure d’est terminée fin 2017, dans une dissension visible entre ceux qui acceptent de partir et ceux qui veulent rester. Quel avenir pour tous les habitants des Grands Voisins? Des propositions d’hébergement ont été proposées à tous et out le monde a été relogé, belle victoire. Un écoquartier va émerger à l’emplacement de l’hôpital, affaire à suivre…

Les contempteurs de cette aventure souligneront la question de la résonnance d’un lieu qui ne permet pas d’exister de manière pérenne, les bâtiments sont anciens et promis à la rénovation, voire à la destruction. Comment faire en sorte qu’il n’y ait plus de laissés pour compte à la marge du fonctionnement général de la société? Un documentaire à découvrir dans les salles les 1er avril pour un grand shoot de réalité.

The Headshakers publie un nouvel album funky et rythmé chez THS (sortie le 9 novembre 2019)

The Headshakers

Le collectif The Headshakers marque un retour fracassant de la pop funky des années 70 dans nos oreilles. Entre soul, jazz funky et rythmé et envolées instrumentales, The Head­sha­kers pro­posent une musique qui vogue entre nostalgie et exigence dans une ambiance furieusement jazz funk qui donne le frisson.

Le jazz funk au diapason

Les cuivres sont omniprésents, ainsi que les cla­viers, la basse et la bat­te­rie pour une orchestration réjouissante. Les musiciens ne s’écoutent pas jouer dans le seul but de multiplier les exploits personnels, chaque instrument s’insert dans un tout au groove irrésistible. L’album The Headshakers est avant tout instrumental même si la chanteuse Dréo apparait sur le titre Cutry Dance Party et d’autres guests enjolivent des titres comme Fred Wesley sur Architect of Funk et Russell Gunn sur On Green Doplhin Street. Le son est toujours puissant, voire rock, avec ses guitares électriques comme sur Finger in the noise pour accompagner les cuivres chaleureux qui enveloppent doucement l’oreille. L’auditeur peut se laisser aller à une écoute aussi dense que ciselée grâce à des instruments en état de grâce. Pas de tête d’affiche ni de star, la star c’est le groupe et ça fonctionne grâce au talent de chacun mis au service du collectif. Le funk fait remuer le popotin dans cet album majeur des temps actuels. Et quand un titre comme Laids Medias fait virevolter les basses avec éclat, le constat est sans appel. Depuis 2008, les musiciens The HeadShakers venus de Lille s’escriment avec une musique qui parle au corps autant qu’à l’esprit. Ceux qui apprécient les Beasties Boys et la musique contemporaine y trouveront leur compte pour vibrer au son groovy délivré par le groupe. Ce second album rappelle que le groupe a ouvert pour le grand Stanley Clarke lors du dernier Tourcoing Jazz Festival, excusez du peu. Les 8 musiciens se sont servi de leur dernière tournée pour accorder leurs instruments entre eux et enregistrer cet album emballant au plus haut point.

Des forces telluriques insoupçonnées font briller l’album The Headshakers avec un funk irrésistible.

En plein vol, un roman aux thématiques fortes (Rageot)

En plein vol, un roman aux thématiques fortes (Rageot)

Manon Fargetton est une autrice française dont les romans sont très diversifiés. Fantasy, fantastique ou encore contemporain, pour la jeunesse, les adolescents ou les adultes, bon nombre de ses romans ont été récompensés.
Jean-Christophe Tixier écrit principalement pour la jeunesse et les adolescents. Il est notamment l’auteur de la série « Bienvenue au 50 ! » pour la jeunesse et du roman « Demain il sera trop tard » pour les adolescents.
En plein vol est leur deuxième roman à quatre mains, après « Quand vient la vague ».

Une suite qui n’en est pas une

En plein vol reprend des personnages de Quand vient la vague, mais n’en est pas réellement une suite. Il n’est pas complètement nécessaire d’avoir lu Quand vient la vague pour se laisser tenter par En plein vol. Toutefois, si vous souhaitez lire ces deux romans, il convient de commencer par le premier sorti, Quand vient la vague.

Des personnages auxquels on s’identifie

Dans En plein vol, les lecteurs découvrent Romane et Jules, liés par des amis communs, qui tissent une amitié hors du commun. Mais les personnages, eux, ne sont pas uniques. Au contraire, il existe des milliers de Romane, des milliers de Jules, et ce roman leur donne la parole. Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier traitent de sujets que l’on croise rarement dans les romans, mais qui sont loin d’être rares dans la « vraie vie ».

Des thématiques fortes

Leurs histoires, bien que différentes, s’entrelacent. Les chapitres s’intercalent, donnant voix tour à tour à Romane, puis à Jules, permettant au lecteur de suivre leur avancée simultanément.
Romane, le soleil de la vie de son entourage, idéaliste à souhait, se voit arracher la vie dont elle a toujours rêvé.
Jules se donne à cœur perdu pour aider ceux qui, comme lui, ont perdu à la loterie de la vie, quitte à perdre tout ce qu’il a eu tant de mal à obtenir (des études, une vie à peu près stable, un endroit où dormir, des amis).

Tous les deux sont réduits au silence, pour des raisons différentes. On n’écoute pas Romane, ne lui accorde aucun crédit sur ces douleurs qui la rongent mais qu’on met sur le compte d’une certaine fragilité. Jules a vécu dans la rue, a été invisibilisé, les passants préférant détourner le regard pour oublier ces jeunes qui meurent dans la rue plutôt que de leur accorder un sourire, une infime seconde dans leur journée chargée. Ils sont, chacun à leur manière, le reflet d’une réalité que l’on préfère ignorer, parce que c’est plus facile.

À travers le personnage de Romane, Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier traitent le sujet difficile de l’endométriose, habituellement peu abordé dans les médias, et encore moins en littérature. Avec Jules, c’est l’injustice sociale que les auteurs combattent, et plus particulièrement les jeunes sans-abris. Ces sujets, importants, essentiels, sont traités à la perfection par Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier.

Une écriture riche

En plein vol aborde des thématiques fortes, rendues plus percutantes encore grâce à l’écriture de ces deux auteurs. Une écriture un peu saccadée, comme une respiration difficile, qui permet aux auteurs de transmettre les émotions ressenties par les personnages. Des phrases très courtes, saisissantes, font que le lecteur s’accroche, et ainsi jusqu’à la dernière page.

En plein vol est un roman pour adolescents fort et percutant, qui devrait être mis entre toutes les mains. Il donne une voix à des personnages représentatifs de jeunes souvent oubliés ou invisibilisés.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2019
Auteur : Béatrice Fontanel
Illustrateur : Alexandra Huard
Editeur : Gallimard
Prix : 14,90 €

Quand les animaux s’en vont… (Favre)

 

Quand les animaux s’en vont… (Favre)

Valérie Lebon a un don : elle communique avec les animaux. Avec tous les animaux, ceux qui vivent auprès d’elle, ceux qu’elle rencontre mais également ceux qui sont morts. Son don, elle nous le partage dans son livre : Quand les animaux s’en vont…
Voilà déjà dix ans que l’auteur exerce son don et réconforte les maîtres quand ils ont perdu leur animal de compagnie. Seules les personnes possédant un animal peuvent comprendre le malheur des personnes qui ont perdu leur animal.
Quand les animaux s’en vont… réconfortera toutes les personnes aimant les bêtes et ayant vécu des épreuves douloureuses. Ils apprendront à entrer en contact avec leur bête disparue. Une approche positive de la mort.
Quand les animaux s’en vont… un livre à l’écoute des maîtres et des bêtes.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 6 février 2020
Auteur : Valérie Lebon
Editeur : Favre
Prix : 20 € (204pages)

Bastien Lanza publie un deuxième album tout en fragilité, Bleu

Bastien Lanza, Bleu

Bastien Lanza prépare la sortie de son deuxième album Bleu pour le 20 mars 2020. Accompagné principalement d’une guitare acoustique aux arpèges fragiles, il laisse voguer sa belle voix sur le flot de paroles poétiques. Le premier extrait Viens est tout à fait dans le ton d’un album gracieux qui permet de découvrir un chanteur à suivre.

Un deuxième album comme une confirmation

Le jeune auteur compositeur chanteur Bastien Lanza a sorti son premier album il y a déjà 4 ans. 2h du mat révélait un auteur exigeant et aérien. La délicatesse le disputait à la grâce dans ses compositions fragiles. Il s’est fait connaitre en assurant quelques premières parties pour des chanteurs déjà confirmés comme Francis Cabrel. Il a également participé à une belle aventure collective en apparaissant sur le volume 2 de l’album Génération Goldman. Il y interprétait si je t’avais pas en duo avec Sofia Essaïdi. Bastien Lanza a été à la rencontre de son public grâce à une tournée intimiste de près de 250 concerts très privés. Les titres de l’album Bleu donnent le ton de ses intentions. Depuis elle, Viens, Celui qui danse, L’ordre des choses, l’album s’inscrit dans la grande histoire de la chanson française en rivalisant à chaque fois de poésie et de métaphores pour exprimer les espoirs et les désarrois d’un jeune homme moderne. Viens a été publié comme premier extrait de l’album et Bastien Lanza prend l’auditeur par la main pour le faire entrer dans son univers. Le clip rivalise de procédés graphiques pour illustrer la quête d’amour passion d’un homme transi au coeur d’étendues d’herbes verdoyantes et d’atmosphères aquatiques. C’est grâce à une campagne de crowdfunding très largement suivie que ce nouvel album existe et Bastien Lanza parvient à accrocher grâce à des textes qui interpellent et des ambiances folk très aériennes.

La chanson française compte de nombreux talents, Bastien Lanza en fait définitivement partie grâce à son art de la ritournelle et sa sensibilité à fleur de peau.

Le finaliste de la Nouvelle Star 2017 Yadam publie un premier EP Safeplace aux sonorités très pop

Yadam, Safeplace

Le chanteur Yadam est surtout connu pour avoir été finaliste de la Nouvelle Star en 2017. Il propose un premier EP porté par une voix ensorcelante qui touche immanquablement l’auditeur. Safeplace surprend par ses élans de sincérité et cette voix, évidemment. Le EP est sensible et vraiment surprenant. Sortie le 28/02 dans les bacs.

Un album plus sensible que commercial

Le clip du jeune chanteur vénézuélien YADAM est enfin disponible. Finaliste de la Nouvelle Star 2017, Yadam a débarqué dans l’hexagone à l’âge de 18 ans après un passage par les Etats-Unis et quittant famille, jumeau et pays pour se consacrer pour sa passion pour la musique. C’est par l’intermédiaire de l’alliance française qu’il a pu traverser l’Atlantique et vivre le destin qui est le sien. Et depuis, les choses se sont enchainées à un rythme effréné. Safeplace sort le 28 février avec les titres Yadam et également Empty Doors. Le clip en dévoile un peu plus avec une ambiance tournée vers le thème éternel de l’amour et un artiste qui se retrouve face à lui-même dans une pièce mal éclairée où il pousse la vocalise. Son atout le plus évident semble être cette douce voix qui touche au coeur. Il y raconte la désillusion, les fausses promesses, les rendez-vous manqués, les relations sans lendemain. La force et la profondeur de sa voix font passer un message qui lui permet de capter la lumière. Empty Doors est un récit touchant pour un jeune homme qui cherche un nouveau chez lui avec une conviction nouvelle et affirmée. Le jeune homme est devenu adulte et il se promet de ne plus se faire avoir par d’autres miroirs aux alouettes.

Pas besoin d’être un fan de la Nouvelle Star pour être touché par le jeune chanteur à la voix d’or. Les premiers titres donnent envie de découvrir son univers et de porter une oreille attentive à ses messages. Yadam pourrait bien trouver sa voix dans le monde de la chanson francophone!

Marie-Antoinette et ses sœurs, Adieu Vienne, Tome 4 (Flammarion jeunesse)

Marie-Antoinette et ses sœurs, Adieu Vienne, Tome 4 (Flammarion jeunesse)

Flammarion jeunesse vient de sortir le tome 4 dans la collection Marie-Antoinette et ses sœurs. Il s’agit de : Adieu Vienne.
Les trois premiers tomes étaient consacrés aux Premiers tourments, aux Premiers bals, et aux Premiers secrets de Marie-Antoinette.
Avec Adieu Vienne, le lecteur découvre Marie-Antoinette sous un autre jour. Ce n’est encore qu’une enfant quand elle fut promise au futur roi de France. Elle est préparée aussi bien intellectuellement que physiquement à son avenir proche. Elle est ravie de devenir, du jour au lendemain, le centre de toutes les préoccupations de sa mère. Même si tout n’est pas toujours facile au quotidien… Elle doit suivre de nombreux cours de langues, de maintien, d’écriture, de danse, de chant. On doit lui poser un appareil dentaire pour avoir un sourire parfait ! Rien ne lui sera épargné !
Ce tome 4, Adieu Vienne, très joliment illustré, enchantera les lecteurs qui découvrira l’histoire de façon passionnante.

Infos de l’éditeur :

A partir de 8 ans

Date de parution : 12 février 2020
Auteur : Anne-Marie Desplat-Duc
Illustrateur : Le Lapain
Editeur : Flammarion
Prix : 8,50 €

Le groupe parisien Arrogant Criminals livre un premier album Fine & Dandy très rock et jouissif!

Arrogant Criminals, Fine & Dandy

Arrogant Criminals n’est pas un groupe de débutants. Les 4 musiciens enchainent les tournées avec un rock très inspiré par la période dorée des années 60 et 70, de la guitare puissante, une basse ravageuse et une voix très rauque. Depuis 10 ans qu’ils existent, il était temps qu’ils sortent enfin un album, c’est maintenant chose faite et ça déchire bien!

Un album rock comme on aime

La scène parisienne connait le style résolument rock des Arrogant Criminals et Dandy & Chic montre très bien ce dont ils sont capables. Leur premier album est une belle démonstration ininterrompue de rock qui rappelle un temps pas si ancien où cette musique faisait la loi sur les ondes. Pas de femme dans le groupe comme semble le suggérer la jaquette, Arrogant Criminals ce sont 4 musiciens qui veulent en découdre sur l’art de faire du bruit à l’ancienne. Les onze titres de l’album illustrent l’art du groupe pour imposer un style dandy qui caresse les oreilles dès le premier titre Fine & Dandy. La guitare rugit pour devenir plus funky dans le second titre I’m A Fool For You. La guitare de Saying Goodbye rappelle d’abord London Calling avant que le rythme sa cale plus que une mélodie anglaise telle que Paul McCartney aurait pu en composer. Long Ago calme l’ambiance avec une chanson tout de suite plus langoureuse, enfin, il y a quelques fulgurances quand même, surtout dans la Part II de la chanson. I wanna be your man se cale sur une fréquence beaucoup plus Velvet Underground, et ce n’est pas un hasard. La tempête n’aborde pas la langue de Molière, c’est plus une folie percussive qui fait plaisir, un déferlement incontrôlé de décibels. Midnight Revelation lorgne vers des sons plus électroniques qui rapproche plus le son du groupe des années 70. Time traveller utilise un ton parlé qui rappellera le Midnight Summer Dream des Stranglers, voix électronique en plus. Fallin conclut l’album avec intensité, comme souvent dans le Rock, la preuve avec ce solo final qui éberluera les plus rockers des auditeurs.

Fine & Dandy remplit le contrat avec son rock puissant et sans concessions et de belles envolées électriques. Les sonorités entre années 60/70 et influences plus récentes comme MGMT, Arctic Monkeys ou The Strokes combleront les fans de Rock. A bon entendeur!

Catherine Frot et Vincent Dedienne : l’alliance parfaite

Catherine Frot et Vincent Dedienne : l’alliance parfaite
Catherine Frot et Vincent Dedienne dans La Carpe et Le Lapin. Photo Christophe Raynaud de Lage

Catherine Frot et Vincent Dedienne : l’alliance parfaite

La Carpe et le Lapin. La Reine et le Fou. Tel est le postulat posé par cette union paradoxale ou comment la rencontre de deux personnes qui n’ont rien à faire ensemble peut révéler une vérité commune. L’un, l’autre, donc, à l’abri d’une aisance de jeu à toute épreuve, se jouent de leurs différences, lesquelles impriment avec humour et singularité, un imaginaire tour à tour surréaliste, mélancolique, nostalgique ou engagé, pour une condition d’artiste libre et unique. Réjouissant !

La figure de Catherine Frot est une actrice populaire, respectée, tutélaire. Elle est à la fois très concrète et très évaporée, avec un côté terrien et lunaire, c’est un de ses paradoxes. Quant à Vincent Dedienne, c’est l’amuseur public, le bouffon par excellence. De cette rencontre improbable, naît ce spectacle inattendu et enlevé qui convoque sur scène des chansons anciennes, des chorégraphies, des extraits de livres, des poèmes, des écrivains, propices à un univers qui leur est propre et à un ton décalé, que les deux artistes défendent et composent à l’envi.

Un duo magique

Çà commence par un « non-prologue » plein d’esprit et de finesse présenté par un Vincent Dedienne, flamboyant, pour se poursuivre par des instantanés interprétés ou chantés (Catherine Frot royale), comme autant de petites pastilles qui les caractérisent et les opposent assorties d’oxymores, le tout relié ou pas par des histoires absurdes ou des considérations plus existentielles sur un fameux tapis roulant, riches d’enseignements paradoxaux sur notre époque mais pas que.

Des bons mots de Beckett, en passant par ceux de Duras, un extrait du « Dîner de cons » ou encore le refrain Bobo Léon de Boby Lapointe, un sketch de Pierre Palmade, un poème de Léopold Sédar Senghor, sans oublier les pas dansés selon Pina Bausch qui valent leur pesant d’or tout comme l’interprétation très habitée du tube de Nicole Croisille, ”Téléphone-moi” ! cet objet théâtral est une pépite autant qu’une prise de risque, au pari réussi.

Mention spéciale également au très beau décor d’Alexandre de Dardel sous les lumières tamisées de Kelig Le Bars qui nous plonge dans un cabinet de curiosité où tout s’anime grâce au charme et à l’audace d’un duo magique. Bravo !

Dates : du 14 février au 31 mai 2020 – Lieu : Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)
Metteurs en scène : Catherine Frot, Vincent Dedienne, Julie-Anne Roth

 

Une belle BD d’aventures avec Vagues à l’âme aux éditions La Boîte à Bulles le 4 mars en librairie

Certains ont déjà pu lire la BD Vagues à l’âme dans des éditions différentes car l’histoire est disponible depuis déjà un certain temps. Le joli récit de Grégory Mardon est réédité aux éditions La Boîte à Bulles et c’est un régal de pouvoir le redécouvrir à nouveau. Il y raconte l’existence tumultueuse de son grand-père Adolphe parti s’engager dans la marine à 16 ans pour s’éloigner d’une existence trop timorée en garçon boucher sans beaucoup de perspectives. Il y vit des aventures d’un autre temps, entre le Tonkin et l’Algérie avant de s’établir en France pour finir sa vie dans une existence rugueuse mais en compagnie de la femme de sa vie rencontrée par-delà la Méditerranée. Le lecteur peut sentir toute la tendresse de Grégory Mardon pour son grand-père à l’existence si mouvementée et aux récits qu’il ne lassait pas de raconter à ses petits enfants. L’humour le mélange à la mélancolie tout au long de 116 pages passionnantes qui se dévorent et se relisent à l’envi. Les dessins font revivre une époque et le scénario suit le fil d’une vie comme il n’y en a pas eu tant que ça au milieu du siècle dernier.

Mot de l’éditeur: Grégory Mardon nous invite à découvrir une vie, celle de son grand-père, Adolphe Hérault. Dans les années 1930, le jeune Adolphe, surnommé Dodo, travaille dans une boucherie à Douai. Pour partir loin des terrils du nord, il s’enrôle dans la marine nationale. Mais, manque de chance, il se retrouve affecté sur un navire.. à la boucherie du bord !
On suit Adolphe sur les sept mers, entre les parties de water-polo au milieu des requins et les virées à terre qui se terminent bien souvent aux fers..
Puis vient la guerre, avec ce terrible jour de juillet 1940 où près de 1300 soldats français perdent la vie dans le bombardement de la flotte française par l’aviation anglaise à Mersel-Kébir.
Une histoire pleine de tendresse, d’humour et de mélancolie sur une vie de voyages et de rencontres, racontée avec sensibilité par un auteur aujourd’hui reconnu pour ses chroniques intimistes.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Grégory Mardon

Prix / Nombre de pages: 15 euros / 116 pages

J’habille mes amies : Le concours hippique et Au poney-club (Usborne)

J’habille mes amies : Le concours hippique et Au poney-club (Usborne)

Publik’Art vous avait fait découvrir : Au cœur de l’action et les patineuses dans la collection j’habille mes amies.

Cette fois-ci, les Editions Usborne nous font entrer dans le monde du cheval avec : J’habille mes amies : Le concours hippique et Au poney-club.

Le jeune lecteur aura plus de six cents autocollants pour habiller ses « amies » qui toutes sont des remarquables cavalières ! Elles participent même à des concours hippiques ! Cela commence par une présentation, puis, des épreuves de saut. Elles ont aussi l’épreuve du dressage. Mais il existe aussi plusieurs jeux qu’elles doivent exécuter sur leurs chevaux : le horse-ball, le relais, ou encore le trail ! Sophie, Mégane et Valérie se régalent ensemble à leur poney-club en prenant bien soin de leurs montures !

Il ne reste plus qu’à les habiller correctement grâce aux très nombreux autocollants ! Et ce sera un plaisir de lire leurs aventures !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 13 février 2020
Illustrateur : Jessica Secheret
Editeur : Usborne
Prix : 9,95 €

Le festival Printival Bobby Lapointe mettra la chanson francophone à l’honneur à Pézenas du 14 au 18 avril 2020

Printival Bobby Lapointe

La marinière n’est pas obligatoire mais fortement recommandée pour le prochain festival Printival qui revient pour mettre à l’honneur la chanson francophone. La 21ème édition est parrainée cette année par la chanteuse Diane Tell avec un gros focus sur le Canada.

Un festival tout en chansons

Le 16 avril, le Printival propose à midi une création avec deux artistes canadiens et deux artistes régionaux, le soir sur la scène du Foyer des Campagnes, avec la marraine Diane Tell et Natasha Kanapé. Tout au long du festival, à l’hôtel Flottes de Sébazan des artistes créateurs de Pézenas présenteront l’exposition Canad’aquí ou le Canada vu d’ici. Soirée Girls Gang le 15 avril, pilotée par le label FRACA !!! Robi, Katel et Emily Marsh, les fondatrices de ce label proposeront une soirée riche en surprises. Les femmes seront bien représentées tout au long du festival avec Melba, Clara Ysé, Estelle Meyer, Maissiat pour ne citer qu’elles. Fidèle à ses habitudes, le Printival présente des artistes régionaux, toutes esthétiques confondues : Dimone & Kursed, Nemir, La Pietà, et les nouveaux talents qui se produisent aux vitrines. Autres artistes à ne pas manquer : Batlik, le projet Derli-Wally, Jerrycan, François Bijou, DI#SE et Sugar & Tiger. Côté Jeune public on pourra découvrir le spectacle Icibalao de Presque Oui. Le Printival est un moment immanquable pour les amoureux de la chanson. L’ambiance conviviale et bon enfant lui assure la fidélité des anciens festivaliers et séduit toujours plus de nouveaux venus. Pour preuve : la totalité des 50 pass Les Yeux Fermés a été vendue en seulement 5 jours ! Le dernier jour du festival, le must have sera la marinière pour célébrer l’anniversaire de Boby Lapointe.

Plus d’infos : Retrouvez l’ensemble de la programmation 2020 sur www.printivalbobylapointe.com

Infos Pratiques :

Prix : de 0 à 25 euros

Dates : du 14 au 18 avril 2020 

Lieu : Pézenas (Théâtre municipal, Foyer des Campagnes, Place Gambetta …) 

Billetterie : Fnac et site : www.printivalbobylapointe.com 

Infoline Festival : 09 50 53 46 58

Contact Presse: Ewa Sawinska 06.38.92.56.10 presse@printivalbobylapointe.com

Une bande dessinée surréaliste avec Enfin libre aux éditions La Boîte à Bulles le 4 mars 2020

Enfin Libre, La Boîte à Bulles

Un père trouve une lettre, sa fille a décidé de partir. Où? Comment? Le mystère reste longtemps entier. K. va de rencontres en rencontres pour tenter de la retrouver, il appelle la police, il fait appel à un détective, il rencontre un chat bleu, une araignée. Enfin libre ressemble à une BD surréaliste qu’il est difficile d’assimiler après une seule lecture tant la narration est dense. Le récit part dans tous les sens, avec digressions et pensées philosophiques de rigueur pour faire avancer un récit dont les éléments s’assemblent petit à petit. Les 144 pages de la BD sont ardues mais passionnantes, il faut entrer dans le récit comme dans un puzzle aux pièces d’abord dispersées mais dont chaque élément trouve peu à peu sa place. BD conceptuelle, labyrinthe métaphysique, Enfin libre est un OVNI dans le monde de la BD en 2020. C’est ce qui fait son sel, il faut accepter de se laisser perdre pour mieux retrouver son chemin.

Mot de l’éditeur: Au commencement était une lettre… une lettre mystérieuse de Agathe à son père, priant ce dernier de ne surtout pas la rechercher.
Convaincu que sa fille n’est pas partie de son plein gré, monsieur K part à sa recherche dans les rues de Paris.
S’ensuit une longue descente aux enfers, un chemin qui va l’amener à rencontrer puis à passer outre les conseils de personnages énigmatiques tels W. le pragmatique détective, N. le musicien balayeur, Bashô le chat poète, l’araignée sur l’épaule, le petit joueur de bille et… Enfin Libre, eux-mêmes. Ces personnages ne seraient-ils pas, au final, que des parts de lui-même qu’il lui faudra assimiler ?
Pendant ce temps, Agathe, en plein monde onirique, semble œuvrer à retrouver les couleurs et les dimensions d’un monde devenu trop plat pour elle.
L’un et l’autre vont devoir travailler sur eux-mêmes, chacun de leur coté, afin de pouvoir (mieux) se retrouver. Nettoyer son passé, se faire de la place, accepter ses erreurs et avancer.
La musique des sphères leur permettra-t-elle de se retrouver ?

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Enfin Libre

Nombre de pages/Prix: 144 pages/22 euros

Fenêtre sur les musées, un superbe livre avec rabats (Usborne)

Fenêtre sur les musées, un superbe album cartonné avec rabats (Usborne)

Publik’Art vous a fait déjà découvrir de superbes albums des Editions Usborne, comme Le monde des ingénieurs ou encore Cahier d’activités des petits matheux, Mon Grand livre illustré : La Lune

 

Cette fois-ci, les Editions Usborne nous invite à l’intérieur des Musées avec son dernier livre : Fenêtre sur les musées. Un livre cartonné, magique, avec de jolies illustrations et des explications à la portée du jeune lecteur !
Le lecteur découvrira tous les secrets liés aux musées et comme à chaque album, il devra ouvrir de nombreux rabats pour avoir les bonnes réponses et les explications scientifiques. Il pourra également se rendre sur le site d’Usborne pour faire la visite du musée, avec l’aide d’un adulte !
Les expositions des trésors du passé, les merveilles de la science, les machines volantes, l’histoire naturelle, et même les coulisses des musées ne seront plus un secret pour le lecteur !
Il ne restera plus qu’à aller se rendre dans un musée après avoir lu ce bel album !
Publik’Art conseille cette merveille dès l’âge de 7 ans ! Et sans limite d’âge !
Fenêtre sur les musées, un livre instructif à découvrir et à offrir !
Sortie aujourd’hui, le 13 février 2020 !

Infos de l’éditeur :

A partir de 6 ans

Date de parution : 13 février 2020
Auteur : Matthew Oldham
Illustrateur : Annie Carbo,
Editeur : Usborne
Prix : 12,50 €

Le chanteur Zanarelli bientôt en concert au Petit Olympia

Zanarelli

Le concert du chanteur Zanarelli au tout nouveau Petit Olympia de Paris aura lieu le 6 Mars 2020 dès 20H. Zanarelli est le premier artiste à faire un concert acoustique sous cette enseigne.

Un concert comme une première

Le chanteur Zanarelli est un auteur compositeur élégant qui a donné plus de 300 concerts dans toute la France ces 10 dernières années. Il s’entoure de Benjamin Tesquet (Elodie Frégé) et Romain Chelminski (Patrick Bruel) pour enregistrer son premier album L’Echo des vertiges. Amoureux des terres en bord de mer, Zanarelli propose un concert dynamique et émouvant, avec ses propres chansons et des reprises très inspirées. Il fait désormais partie des artistes masculins qui ont la ferveur et la ténacité d’un véritable roc. Son aisance scénique et son timbre vocal sont remarqués par les médias tels que NRJ HITS, RFM, VIRGIN, FRANCE BLEU, mais également OUEST FRANCE, LE DAUPHINE LIBERE, etc. Anciennement Le Bar Romain, ce lieu prestigieux présente aujourd’hui des concerts acoustiques avec des chanteurs de qualité. Zanarelli est le premier artiste à proposer un concert au Petit Olympia. Le jeune chanteur n’est pas tombé de la dernière pluie et il a déjà un long chemin derrière lui depuis la parution de son premier album, L’écho Des Vertiges, enregistré tout au long de ses voyages à travers la France. Il hante les salles de concerts avec plus de 300 prestations de l’Alhambra au Sentier des Halles et il n’hésite pas à partager la scène avec des invités prestigieux et à réaliser des premières parties. Benjamin Tesquet a réalisé son premier album pour des morceaux aussi espiègles qu’élégants.

Zanarelli a fait du chemin depuis la parution de son EP Rue Des Vertus sorti au mois de mai 2015. Il n’est pas un débutant, lui qui a commencé le chant, la guitare, le clavier mais aussi le théâtre à l’âge de 7 ans. Son magnétisme est indéniable et l’admirer sur scène le 6 mars au Petit Olympia sera l’occasion de fredonner ses compositions personnelles et touchantes.

Un grand moment de jazz avec Toku en concert à la Maison de la culture du Japon à Paris samedi 15 février

Toku in Paris

Le chanteur et trompettiste japonais Toku était en concert à la Maison de la culture du Japon à Paris le samedi 15 février pour 2h de jazz qui en ont ravi plu d’un dans la salle. Accompagné de musiciens experts et d’invités prestigieux, il a convaincu et charmé avec quelques extraits de son dernier album Toku in Paris et de belles surprises.

Un concert tout en charme

C’est avec une formation resserrée que Toku débute son concert. Giovanni Mirabassi au piano, Thomas Bramerie à la contrebasse et Lukmil Perez à la batterie débutent le concert avec After You et I think I love you. Les spectateurs apprécient la virtuosité des musiciens, les solos de trompette et de piano s’enchainent, la voix est posée et les paroles mélancoliques. Mais le concert ne fait que commencer. Pierrick Pedron rejoint la scène avec son saxophone, Laurent Vernerey prend place à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie. Toku en profite pour quelques prises de paroles racontant les rencontres avec ses musiciens et les coups de cœur qui en ont suivi avec ses acolytes, l’audience est charmée par sa simplicité et son accent anglais chantant. La musique transporte et fait passer un super moment de concert. Pour rappel, l’album récent Toku in Paris chroniqué en ses pages regorge de pépites à découvrir de toute urgence. Les musiciens suivent le fil de l’album avec quelques improvisations homériques. Chaque instrument y va de sa petite ritournelle improvisée, le public est conquis. Quand la chanteuse Sarah Lancman apparait à son tour, c’est de la folie dans la salle et les deux chanteurs offrent quelques perles irrésistibles. Ce sont deux artistes accomplis qui mélangent leurs voix pour un grand moment de jazz.

Ce concert fut un grand moment de musique, intimiste et virtuose. Le passage du grand artiste japonais Toku à Paris a fait salle comble pour le plus grand plaisir d’une audience qui a gratifié les musiciens d’applaudissements nourris comme autant de remerciements sincères.

“Massacre” ou le double jeu introspectif et captif de Lluïsa Cunillé

“Massacre” ou le double jeu captif de Lluïsa Cunillé
Sylvia Bergé dans « Massacre », de Lluïsa Cunillé, mis en scène par Tommy Milliot. VINCENT PONTET, COLL. COMÉDIE-FRANÇAISE

“Massacre” ou le double jeu introspectif et captif de Lluïsa Cunillé

« Massacre » qui est aussi l’appellation d’un trophée de chasse, met en scène deux femmes, D et H, qui sont obligées de cohabiter dans un hôtel coupé du monde pendant une semaine. D est la propriétaire de cet établissement isolé, qui se trouve à plusieurs kilomètres du premier village habité. Par manque d’affluence, elle a décidé de le vendre. H est sa dernière et unique cliente. Elle a réservé une chambre pour la semaine et refuse d’écourter son séjour, malgré l’insistance de D. Car comme elle le dit « Je me sens bien ici ».

Ces deux femmes sont chacune à une étape charnière de leur vie : l’une doit envisager ailleurs une nouvelle vie et rompre avec la mémoire familiale qui l’enracine à ce lieu, tandis que l’autre doit faire face à la solitude après son divorce.

Chaque soir elles se retrouvent dans le salon de l’hôtel pour échanger sur leur quotidien de la journée, mais ce dialogue a priori ordinaire laisse peu à peu entrevoir le trouble qui les habitent.

Une variation hypnotique et captive

Comme dans le théâtre d’Harold Pinter, la banalité du discours devient le miroir d’un processus de domination et d’évitement entre les personnages. Malgré la distance qui les sépare, ceux-ci ne cessent de vouloir communiquer, mais la volonté de quitter l’enfermement dans lequel ils se trouvent est annihilé par un instinct de protection : D et H pressentant leur intimité menacée par la présence de l’autre.

Un double jeu à la fois introspectif et captif s’instaure sur la plateau dont le théâtre de la menace (univers clos, intrusion de l’extérieur, jeux de domination) fait partie intégrante de l’écriture dramaturgique de Lluïsa Cunillé, qui développe une théâtralité de la variation et du suspens, où comme dans un thriller rien n’est ce qu’il parait être.

De cette tension naît un malaise, palpable, qui s’installe sans relâche entre les deux femmes. Où le dit et le non-dit, l’exprimé et le refoulé s’entrechoquent sans pouvoir être démêlés, le tout participant à une stagnation des personnages et à la situation de vide existentiel dans laquelle ils se trouvent.

Un surplace de plus en plus oppressant que l’arrivée imprévue de A, automobiliste qui se dit victime d’un accident au beau milieu de la nuit, va faire voler en éclats avant que le cours des choses puisse repartir normalement, enfin presque !

On est saisi d’entrée par l’écriture hypnotique et fluide de Lluïsa Cunillé qui ne nous lâche pas et le climat déroutant qu’elle fait naître à partir de situations concrètes et anodines qui sont autant d’indices semés par les protagonistes, révélateurs des non-dits et d’un sous texte à part entière.

La scénographie et la mise en scène au cordeau de Tommy Milliot sont en osmose parfaite avec le texte et son subtil jeu de variation dont l’efficacité n’a d’égal que son art du minimalisme.

Parfaitement dirigées, Sylvia Bergé (l’hotelière) et Clotilde de Bayser (la cliente) forment un duo énigmatique et intriguant. Quant à Nâzim Boudjenah, il est cet étrange zigoto sorti de nulle part.

Dates : du 23 janvier au 8 mars 2020 – Lieu : Studio-Théâtre de la Comédie-Française
Metteur en scène :  Lluïsa Cunillé

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