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Dans l’ombre de Don Giovanni, une véritable BD d’aventure aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 1er avril

Dans l’ombre de Don Giovanni, Eddy Vaccaro et Clément Baloup, La Boîte à Bulles

Qui connait aujourd’hui Lorenzo da Ponte? Dans l’ombre de Giacomo Casanova et de Mozart, le personnage a vécu une vie d’aventures en tous genres. Tour à tour ecclésiastique et fugitif, il côtoya Casanova, il écrivit pour Mozart et il fonda le Metropolitan Opera. Les éditions La Boîte à Bulles publient une BD prodigieuse qui ravira les amateurs d’aventures et d’histoire.

Une BD unique en son genre

Tout au long des 96 pages de la BD Dans l’ombre de Don Giovanni, le personnage de Lorenzo da Ponte semble porté par une insouciance digne des héros de la littérature. Né en 1749 en Italie et mort en 1838 à New York, il a traversé les pays et les âges, multipliant les conquêtes et rencontrant les grands personnages de son temps, avec toujours une même constance: son appétit insatiable pour les plus belles femmes rencontrées. La BD met en parallèle deux époques, Venise la sérénissime et le Nouveau Monde tout empli de sa gloire naissante. Le dessin à l’aquarelle d’Eddy Vaccaro ajoute une dimension romanesque au récit enlevé de Clément Baloup qui brosse un portrait évidemment flatteur mais sans oublier pour autant les avanies d’un homme porté par un ego surdimensionné. Car il sut provoquer sa chance pour ne jamais cesser d’évoluer et profiter de toutes les occasions offertes pour se refaire après ses répétitives ruines, sans jamais se laisser aller au désespoir. Les péripéties ne manquent pas et surprennent sans cesse, car il fut à l’origine des textes de certains des Opéras les plus connus de Mozart, comme Don Giovanni, pas une mince affaire.

C’est presque une leçon de vie qui est présentée pour une belle occasion de découvrir ce génie méconnu. Libertin, aventurier, charmeur, chambreur et volontaire, il fut un homme de son temps qui sut s’élever pour devenir un personnage universel.

Mot de l’éditeur: New York 1810, Lorenzo Da Ponte, un vieux vénitien juif converti au catholicisme, émigré sans le sou, se met en tête de faire découvrir la culture italienne et l’opéra aux Américains. C’est ainsi que, dès 1826, grâce à Da Ponte et à la création du Metropolitan Opera, Mozart est devenu célèbre outre-Atlantique.
Lorenzo, né Emanuele Conegliano, n’est rien moins que le librettiste des opéras Don Giovanni, Cosi fan tutte et Les noces de Figaro.
Il a connu gloire puis disgrâce à Venise Vienne, avant d’émigrer à New York en passant par Londres.
Et s’il est resté dans l’ombre du célèbre compositeur, il a pourtant marqué l’Histoire en se faisant le trait d’union entre le libertin Casanova, son mentor, le génial Mozart, son ami, et le créateur du Père Noël, Clément C. Moore, son disciple et mécène.
Un ouvrage remarquable sur cet homme de lettres à la destinée extraordinaire.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Eddy Vaccaro et Clément Baloup

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 20 euros

Le documentaire La cordillère des songes confronte la majestueuse montagne à l’histoire récente du Chili, le 7 avril en VOD (sortie DVD reportée)

La cordillère des songes

Le documentaire La Cordillère des songes s’ouvre sur un constat quasi philosophique. La Cordillère des Andes fascine depuis la nuit des temps. Tout le monde la voit, certains tentent d’en gravir les parois, mais peu la connaissent vraiment. Elle devient un témoin silencieux de l’histoire nationale chilienne, tourmentée et déchirée entre les pro et les anti-dictature. Pinochet a marqué son pays au fer rouge, le réalisateur Patricio Guzman raconte une histoire bien connue mais sous un angle rapprochant son récit de la situation sociale actuelle au Chili. Le récit est passionnant, le récit est court, mais il est puissant.

Un pays blessé à jamais

La paroi de roche et de neige semble immuable, elle bouge pourtant au fur et à mesure des ans. Les images sont magnifiques et tentent de capter l’indicible. La majesté est silencieuse, elle semble observer autant qu’elle est l’objet de vénération. Le récit onirique devient tout à coup beaucoup plus tragique quand les images inédites du réalisateur Pablo Salas sortent de leur confinement pour dévoiler une vérité crue. Des rafles, la répression, une police d’état sans pitié, les mouvements de foule, les combats de rue, le passé devient d’une actualité brulante tant certaines images rappellent les répressions actuelles telles que montrées à la télé. De l’accession au pouvoir des généraux jusqu’à leur déchéance, l’histoire est relatée par le détail mais le réalisateur rappelle que les inégalités actuelles découlent bien des passe-droits légués par le dictateur aux puissances étrangères et à quelques possédants sans vergogne. Le discours naturaliste et le rappel historique laissent place à une harangue contre les inégalités du présent, avec prémonition des troubles à venir face à l’insupportabilité de la situation.

La Cordillère des Songes est un documentaire engagé et nécessaire, rappelant que les lois de la nature tendent immanquablement vers l’entropie, et qu’aucun état n’est permanent, même pas la majestueuse montagne ou le fossé social qui se creuse. A méditer, pour le Chili mais également pour notre société.

Résumé: Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans mon pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé au nord pour Nostalgie de la lumière et au sud pour Le bouton de nacre, j’ai voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l’histoire passée et récente du Chili.

The Room, un film fantastique qui fonctionne très bien, prochainement dans les salles

The Room, Christian Volckman

Un couple s’installe dans une immense maison de campagne, mais une pièce est cloisonnée. Ils l’ouvrent et… The Room ne se cache pas derrière des intentions particulières, c’est un film fantastique complètement improbable, c’est assumé, mais il parvient à surprendre grâce à son histoire bien ficelée et son très bon duo d’acteurs. Olga Kurylenko et Kevin Janssens sont très crédibles et contribuent à la qualité du spectacle. Le film était prévu pour le 25 mars, il est décalé à plus tard, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche!

Un film fantastique qui remue

Et vous, que feriez-vous si un pouvoir surnaturel vous permettait d’obtenir tout ce que vous voulez d’un simple claquement de doigt? Kate et Matt ne s’y attendaient pas, mais leur vie va changer du tout au tout. Lui peintre torturé, elle traductrice dévouée, ils veulent commencer une nouvelle vie, au calme pour trouver l’inspiration et pouvoir travailler. Mais évidemment rien ne se passe comme prévu. La découverte d’une chambre secrète, la prise de conscience que la maison est bien vivante, des vœux qui se réalisent à la pelle, mais… Oui, car il y a un mais, comme dans tous les contes, rien n’est offert sans contrepartie. Un peu comme dans le formidable Tale of Tales, les plus belles nouvelles sont accompagnées de conditions souvent très rédhibitoires. The Room a beau avoir le même titre que son glorieux ainé de 2003 réalisé par Tommy Wiseau, l’univers est ici très fantastique avec une maison aux entrailles rappelant l’univers d’Alien et des vœux sous conditions faisant penser à un épisode de la 4e dimension. Difficile d’être plus clair sans spoiler le film, on pourra juste dire que les désirs secrets d’une femme dans la trentaine peuvent être réalisés ici sous des conditions tout à fait terrifiantes. Le concept du film n’est pas novateur mais il fonctionne très bien. L’acteur Kevin Janssens joue ici un rôle bien moins effrayant que dans Revenge, Lukas ou Les Ardennes, preuve qu’il a plus d’une corde à son arc. Olga est fidèle à elle-même, magnifique comme à son habitude, et habitée par ce rôle de femme blessée. Le réalisateur Christian Volckman s’était fait discret depuis son Renaissance très stylisé de 2006, l’heure du retour a sonné, en fanfares!

The Room fonctionne grâce à son ambiance fantastique en plein jour et aussi par ses références très bien choisies. Reste le twist final, obligatoire et de ceux qui vous fera réfléchir toute la nuit… voire plus!

Gatane offre tous ses albums durant le confinement

Gatane offre tous ses albums durant le confinement !

Live Therapy c’est le premier one man musical : piano-voix… bientôt remboursé par la sécu ! Au fil d’un voyage musical drôle et décalé, Gatane vous dévoile sa recette du bonheur.
Chanteur, humoriste et pianiste, Gatane mêle chansons et sketches dans une énergie débordante et communicative. Guérison spectaculaire garantie !

Durant toute la période du confinement, Gatane offre tous ses albums en téléchargement. Et nous l’en remercions vivement !

Pour cela, il suffit de cliquer ici : Gatane chansons

Et voilà votre moral qui remonte au plus haut !

Sarah Lancman de retour avec son nouvel album très jazz, Parisienne le 27 mars sur le label Jazz Eleven

Sarah Lancman, Parisienne, Jazz Eleven

Sarah Lancman a déjà fait l’objet d’un article pour la sortie d’un précédent album intitulé A Contretemps, elle a également été évoquée lors du concert récent de Toku à la Maison de la culture du Japon à Paris. Elle sera de retour le 27 mars avec son nouvel album Parisienne sur le label Jazz Eleven. Devenue une des grandes voix du jazz français, elle manie la poésie avec art pour un 5e album très attendu.

Du jazz au féminin fort en sentiments

Les musiciens qui accompagnent la chanteuse s’en donnent à coeur joie : Giovanni Mirabassi au piano, Laurent Vernerey à la contrebasse, Stéphane Huchard à la batterie, Pierrick Pédron au saxophone (déjà aperçu récemment sur le dernier album de Marie Mifsud) et Marc Berthoumieux à l’accordéon, c’est un attelage all stars qui officie. Le récent album Intermezzo faisait la part belle à la musique italienne, maintenant Sarah Lancman revient aux basiques et chante comme souvent dans ses deux langues de prédilection, le français et l’anglais. Les nouveaux titres sont issus de son inspiration débordante et se concentrent sur les souvenirs prégnants que lui évoquent sa ville natale, l’unique et sa seule capitale de coeur, Paris, où elle est née dans le quartier de Châtelet-Les-Halles. Des reprises finement choisies agrémentent le disque, et pas des moindres, Parce que de Charles Aznavour et le célébrissime Hymne à l’Amour d’Edith Piaf. Le style Sarah Lancman est facilement reconnaissable avec son lyrisme et sa mélancolie à fleur de peau. la pureté de sa voix pénètre l’auditeur avec un charme inlassablement répété. Elle pianote également avec art pour quelques morceaux de bravoure . Ses compositions C’était pour toi et I Love You More Than I Can Sing illustrent bien ses intentions et elle enlace l’auditeur dans une atmosphère aussi grave que veloutée avec des chansons parlant inlassablement d’amour, la quête d’amour, l’amour perdu, l’amour parfait. La sensualité est de mise, parfaitement naturelle, portée par une voix qui détache chaque syllabe avec élégance, comme pour susurrer à l’oreille. Une ambiance quasi cinématographique se dégage d’un album qui demande à être écouté de bout en bout pour bien s’imprégner d’une ambiance à la lisière de l’avant-guerre.

Sarah Lancman aime à se frotter à un sentiment du tragique qu’elle assume parfaitement, elle qui reprend deux titres de monuments de la chanson française en toute connaissance de cause. L’amour encore, l’amour toujours, un sentiment qu’elle porte au firmament par la force d’une voix hors du commun.

Marie Mifsud dévoile un second album foisonnant avec Récif le 27 mars chez L’Autre Distribution

Marie Mifsud, Récif

Après son premier album intitulé accompagné d’une tournée triomphale à travers la France, Marie Mifsud sera de retour le 27 mars avec son second album Récif, rempli de feux d’artifices en tous genres. L’album rend compte du foisonnement existentiel de la chanteuse, jamais à court d’une ritournelle enthousiasmante.

Un album tout en frivolité et délicatesse

Marie Mifsud s’est imposé sur les scènes françaises avec ses mélanges très personnels agrémentés de scat, de pop, de rock, d’envolées lyriques et d’extravagances diverses. Bercée à l’écoute d’artistes féminines majeures comme Björk, Nina Simone, Nina Hagen ou Beth Gibbons, elle a su y puiser son inspiration pour varier ses thématiques au gré de ses envies. L’album Récif a été composé à quatre mains avec Adrien Leconte avant d’être enregistré avec Philippe Gaillot au Studio Recall en mars 2019. L’équipe de musiciens habituels est venue lui prêter à main forte comme pour le premier album avec Adrien Leconte à la batterie, Tom Georgel au piano et clavier, Quentin Coppalle à la flûte, Victor Aubert à la basse, et sur deux titres Pierrick Pédron au saxophone. Les mots et les rimes de Marie Mifsud sont le résultat de circonvolutions poétiques légères avec pour objectif d’inspirer l’auditeur et d’agrémenter les fins de soirées en réflexions décomplexées. Récif enchaine les plages de musique pour figurer les émotions qui bâtissent un édifice nommé la vie, avec ses joies, ses harmonies et ses aspirations. L’inventivité et le dynamisme sont les marques de fabrique d’une artiste à l’univers chamarré de couleurs vives et lumineuses. Elle creuse un sillon entre jazz et chanson avec des compositions originales au côté de standards bien connus. La chanteuse sait se laisser aller sur scène pour une folie douce entre le déjanté et l’explosion, marquant à jamais l’esprit des spectateurs, ce qui se retrouve parfaitement sur son album.

Au croisement de la chanson française et du jazz, Marie Mifsud surprend à nouveau avec Récif, choisissant de ne pas choisir et se laissant aller à l’émotion, à coup de fantaisie continuelle et d’effusions dépareillées.

Le Enzo Carniel House of Echo va dévoiler leur nouvel album Wallsdown tout en musique planante le 3 avril 2020

Enzo Carniel, House of Echo

Enzo Carniel / House of Echo est un groupe français passé maitre dans l’art de la musique atmosphérique. Il publient le 3 avril Wallsdown chez jazz&people, leur second album qui navigue entre atmosphères planantes et mystères dignes des légendes incas. La pochette dit tout… en ne disant rien. Il faut trifouiller leur musique pour se laisser happer par un halo entêtant quasi mystique.

Un album tout en lévitation

Le Enzo Carniel House of Echo s’inscrit dans un mouvement jazz bien loin de celui de ses contemporains. Très peu de variations sur les grands classiques issus des musiques de Miles David ou John Coltrane, on prend plutôt pied sur la grande plateforme de l’imaginaire pour se laisser aller à des voyages oniriques. Le Enzo Carniel House of Echo invoque un appel à l’ailleurs dès la vision de leur pochette bien digne des œuvres du rock progressif de Yes, King Crimson ou Pink Floyd dans les années 70 entre science-fiction et mondes engloutis. Mais qui est ce Quartet formé par le pianiste Enzo Carniel? Il comprend le guitariste Marc-Antoine Perrio, le contrebassiste Simon Tailleu et le batteur Ariel Tessier. Le premier album sorti en 2017 Echoïdes laissait entrevoir des possibilités infinies que ce Wallsdown confirme avec grâce. Le dispositif Jazz Migration. a contribué à leur épanouissement qui se matérialise dans cet album impeccablement composé avec force détails et directions artistiques variées. Chaque morceau devient une exploration entre jazz planant, musique quasi concrète et sonorités électro. Le premier titre Tones of Stone est une porte d’entrée parfaite pour découvrir un univers tout en complexité.

Wallsdown propose une musique surprenante qui transporte dans un ailleurs où chacun peut respirer à sa guise. Les ambiances demandent à être constamment redécouvertes pour en profiter au maximum. L’album sort le 3 avril avec des dates de concert remises à plus tard pour en profiter en live!

https://www.youtube.com/watch?v=mmU7VzWY2QE

Comète, une très belle histoire d’amitié (Père Castor)

Comète, une très belle histoire d’amitié (Père Castor)

Corrinne Averiss nous offre un très bel album remarquablement illustré par Sébastien Pelon : Comète.

Comète est le nom d’une chienne. Pas n’importe quelle chienne. Une chienne plus grande que son maître, Finn. Une chienne qui est la meilleure amie de Finn. Et puis, un beau jour, Comète tombe malade. Et le vétérinaire est très inquiet. Il ne sait pas si Comète va guérir.

Finn ne pense qu’à elle et se met à espérer très fort la guérison de sa chienne.

L’auteur aborde des sujets délicats comme la maladie, l’espérance, la bienveillance. Et aussi le bonheur que peut apporter un animal dans une famille. Et surtout, il ne faut jamais perdre espoir, comme nous qui sommes tous confinés en ce moment !

Comète est vraiment un très bel album !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 11 mars 2020
Auteur : Corrinne Averiss
Illustrateur : Sébastien Pelon
Editeur : Père Castor
Prix : 13,50 €

Un film confondant de sincérité, Monsieur Deligny de Richard Copans, disponible le 25 mars en ligne.

Monsieur Deligny, Richard Copans

Shellac informe tous les intéressés qu’en accord avec son auteur et son producteur, la sortie du film de Richard Copans, Monsieur Deligny, Vagabond Efficace, initialement prévue le 18 mars en salle est reportée au mercredi 25 mars, exclusivement en ligne. Ce sera l’occasion de découvrir une évocation émouvante de l’homme qui a consacré sa vie à ceux que la société a oubliés, délinquants, autistes et personnes à part.

Un film comme une odyssée

Fernand Deligny fut un éducateur célèbre qui eut toute sa vie durant des désirs de cinéma pour illustrer l’existence des enfants autistes dont il s’occupait. Il commença sa carrière à l’hôpital d’Armentières en 1940 et la finit au hameau de Graniers au coeur des Cévennes. Il inventa des lieux de vie pour permettre aux enfants et adolescents différents d’évoluer dans des environnements propices à leurs épanouissement, loin de l’enfermement que leur promettait la société. Il créa un collectif et son réseau afférent pour inventer une sorte d’atelier permanent de recherche pour créer du liant entre les êtres humains par delà le langage. Il fut également à l’origine de deux films, Le Moindre Geste et Ce Gamin là, ce qui lui permit d’attirer l’attention d’illustres réalisateurs du monde du cinéma, François Truffaut et Chris Marker en tête. Fernand Deligny et François Truffaut échangèrent tous deux une correspondance dense qui aboutit notamment à faire évoluer certaines scènes du film les 400 coups. Mais il n’a cessé pendant 40 ans d’articuler ses expériences de vie avec des essais cinématographiques. Le film décrit les méthodes qu’il développa pour s’occuper de délinquants, psychotiques profonds, autistes et mutiques cloîtrés hors du langage usuel et parfois délirant à voix haute dans une logorrhée sans fin. Le film montre un homme libre, avec ses rebondissements et ses ruptures. Son existence ne fut pas une ascension fulgurante mais un long cheminement parsemé d’embûches jusqu’à comprendre l’essentiel dans les relations humaines, le respect, la patience et la bienveillance.

Son fait d’armes principal fut son dévouement envers ceux qui étaient rejetés par la société. Que l’un de ses films soit présenté au Festival de Cannes fut plus une consécration publique, mais l’important était ailleurs, et ce film rend un juste hommage à un personnage singulier.

Spaghetti25c dévoile le EP Dance with me, décomplexé et réjouissant sur le label ZRP

Spaghetti25c

Le groupe au nom de pâtes italiennes Spaghetti25c dévoile le premier titre Most of My Best Friends dans un savoureux alliage d’électro et de rythmes binaires. De quoi donner à l’eau à la bouche avant l’écoute de leur EP Dance with me qui surprend avec ses 4 titres aussi musclés que bien fichus.

Un groupe entre futur et nostalgie

Mais qui sont les membres de ce collectif qui peut faire penser au premier album de Poni Hoax sorti en 2006? Spaghetti25c (mais quel nom! J’adore!) se cachent différents membres aux parcours assez disparates. Federico Pellegrini officie au chant après une expérience reconnue chez les The Little Rabbits, François Pavan est chez Hatt et Vincent Choquet est passé chez DBFC et AeroBrasil. Avec leurs rythmes martiaux et leurs sonorités électroniques, ils n’hésitent pas à expérimenter comme sur le très martial Buongiorno Amore, se rapprochant autant de l’italo-disco que de Quentin Dupieux (Mr Oizo, c’est lui). S’inspirant de musiques de films qui empruntent forcément à Giorgio Moroder, Spaghetti25c s’intéresse aux sonorités vintage avec synthés d’hier et ambitions bruitistes futuristes. Be penche du côté de l’électro époque années 80 et les trois musiciens mettent au point une esthétique aussi carrée que foutraque, en tous points réjouissante et iconoclaste. Spagehetti25c incorpore une dimension vidéo non négligeable et le premier Ep Dance With Me paru sur le label ZRP donne le ton. Les beats lourds et robotiques, presque anxiogènes, une folle envie de danser à l’écoute des titres et le tour est joué. Federico Pellegrini est à la base des textes et il tient le micro avec sa voix très suave, François Pavan est le véritable chef d’orchestre du groupe et Vincent Choquet s’occupe de l’ambiance électronique avec ses instruments vintage analogiques. Inspirés par David Bowie, les membres du groupe en ont gardé l’envie d’expérimenter et de ne pas se répéter. D’abord à distance puis en regroupement épanouissant, les 3 musiciens ont préparé une recette magique pour composer ces 4 titres irrésistibles.


Dance with Me n’est peut-être que le premier étage de la fusée Spaghetti25c qui pourrait bien conquérir le monde. La voix, les rythmes, les beats, tout est réuni pour convaincre et faire frétiller les popotins.

L’été où je suis devenue vieille, un excellent livre d’Isabelle de Courtivron (L’Iconoclaste)

L’été où je suis devenue vieille, un excellent livre d’Isabelle de Courtivron (L’Iconoclaste)

Isabelle de Courtivron se confie de façon vrai et intime avec son premier récit : L’été où je suis devenue vieille.

Tout sonne terriblement juste. Le lecteur sent que chaque mot écrit par l’auteure est pesé, soupesé, vécu. Isabelle de Courtivron écrit à la fois sur sa vie, son cheminement, ses rencontres, ses passions, son métier, mais aussi sur sa propre vieillesse qui la surprend encore. Si elle ne s’est pas vue vieillir, d’un seul coup, elle s’est vue vieille, d’abord dans le regard des autres.

Révolution de la femme

Isabelle de Courtivron a vécu les années soixante-huit ! Elle était alors jeune, rebelle, féministe, hippie, et à fond dans sa « révolution ». Aujourd’hui, elle a du mal à comprendre la jeunesse d’aujourd’hui, du mal à s’intéresser ou à adhérer aux réseaux sociaux. Elle se rend compte que son avis n’intéresse plus personne. Alors qu’elle était un grand professeur de Littérature française aux Etats-Unis, titulaire d’un doctorat. Comment est-ce possible qu’elle soit devenue à ce point invisible ?

Autobiographique

Ce récit est passionnant et en même temps bouleversant. L’auteure nous partage sa grande culture littéraire, avec passion, et en même temps ses doutes sur l’époque actuelle et sur le sens profond de sa vie. Sa plume est sans détour, aussi vrai qu’elle-même. Sans fard. Sans mensonge. A la fois pleine d’humour et cinglante. Isabelle de Courtivron ne se fait pas de cadeau !

La vieillesse est une période de la vie qui fait peur. En lisant L’été où je suis devenue vieille, le lecteur, s’il est retraité, rajeunira de quelques dizaines d’années ! Et les jeunes prendront conscience de l’importance des années. Un récit à découvrir pour tous !
L’été où je suis devenue vieille, un coup de cœur littéraire pour Publik’Art !

Infos de l’éditeur :

Date de parution :  février 2020
Auteur : Isabelle de Courtivron
Editeur : L’Iconoclaste
Prix : 17 € (196 pages)

L’auteur-compositeur-interprète Barange révèle son nouveau EP intitulé 24 (24 janvier 2000)

Barange, 24

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Barange, alias Victor Barange, est un auteur-compositeur-interprète qui compte déjà quelques faits d’armes significatifs au compteur. Musique urbaine, rap et pop se mélangent dans des paroles déclamées en français sur son EP 24 et qui sentent bon la joie de vivre.

Un style très actuel

Barange s’intéresse à la musique depuis son plus jeune âge grâce à l’influence fondamentale de sa maman, Rose, institutrice, qui l’inscrit très tôt à un cours de musique. Avec la pratique du piano puis de la guitare, il commence à écrire ses premières chansons. Parallèlement, il intègre plusieurs formations nommées Silencio ou les Coupe-coupe où il chante ses compositions très personnelles. Les influences sont variées et vont de Hubert Félix Thiéfaine à Roger Daltrey des Who en passant par Brian Eno. Son premier contrat d’artiste date de 2002 avec le label TF1, et le premier single Ailleurs sort dans la foulée en 2003. Il s’occupe de l’habillage sonore de plusieurs séries avant de monter une nouvelle équipe en 2005 et le titre le bonheur sort alors. Barange se produit dans des bars et des petites salles de la capitale avec sa guitare et une simple grosse caisse. En 2010, il compose un nouveau répertoire avec les titres Un air de Morricone et Nasdrovia. Une période à influences balkaniques suit avant que Barange ne se remette à l’écriture et fin 2013, il compose 5 nouveaux titres très dépouillés avec des mélodies pop et un son mélangeant guitares et claviers analogiques. En 2014, Barange compose la musique du spectacle de Jeff Panacloc tout en assurant les premières parties à Paris. Avec ce nouvel EP, Barange replonge dans son univers personnel. Le premier titre Le Game annonce la couleur avec un univers très pop aux multiples couleurs que son humour naturel favorise. Parisien d’adoption, Barange mélange les influences et nous offre un album au son très urbain produit par JokaFace du groupe TheCity.

Les titres de Barange mélangent flows et mélodies à tendance universelle. Accompagné par DJ Little -A- sur scène, il dévoile une énergie communicative que cet EP retranscrit parfaitement!

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L’artiste parisien Julien Belliard dévoile le titre L’Autre hémisphère, premier extrait de son 3e album Le mirage de Zo à paraitre le 27 mars (SATELLITE label / Microcultures / Kuroneko)

Julien Belliard, le mirage de Zo

L’artiste parisien Julien Belliard est de retour après avoir déjà fait paraitre deux albums, Les Paradis Ordinaires en 2015 et Sous mon pébroque en 2006 à l’époque sous le patronyme de Zo. Il revient avec l’album Le Mirage de Zo à paraitre le 27 mars, annoncé par le premier single L’Autre hémisphère dévoilé le 13 mars. Petit tour introductif dans l’univers de l’artiste.

Un artiste entre réel et imaginaire

Le Mirage de Zo est le 3e album de Julien Belliard. Composé à la manière d’un carnet de voyages, il découpe chaque chanson en se rappelant une étape de périples qu’il a mis en musique et en images à travers ses clips et ses photos. Le clip du titre L’Autre Hémisphère a été réalisé par Adrien Heinz et voit le chanteur s’amuser à brouiller les frontières entre rêve et réalité, entre Inception et David Lynch. La ballade aux sonorités autant folk que pop voit le parisien raconter des bribes de conversations télépathiques entre deux amoureux qui ne se rencontrent que dans la douce période des rêves. L’album Le Mirage de Zo paraîtra le 27 mars prochain sur Satellite Label et Julien Belliard le présentera en fanfare les dimanches du 29 mars au 26 avril à 17 heures au Wagon Bleu à Paris, avec une Entrée libre!

https://www.youtube.com/watch?v=QDmkIKltdfs&feature=youtu.be

Une exposition enthousiasmante avec Turner, Peintures et aquarelles, Collection de la Tate, du 13 mars au 20 juillet au Musée Jacquemart André

Le Musée Jacquemart André envoie du lourd pour le premier semestre 2020 avec une exposition dédiée au maitre anglais William Turner. Après par exemple la collection Ordrupgaard, la collection Alicia Koplowitz, Rembrandt et L’atelier en plein air, c’est au tour du maître anglais des paysages à l’aquarelle de voir une partie de l’éblouissante collection présente à la Tate Britain se dévoiler à Paris. Pour un plaisir esthétique prévisible et évident.

Toujours un plaisir de se perdre dans les toiles de Turner

La rétrospective dédiée à Joseph Mallord William Turner (1775-1851) permet de se rendre compte de l’évolution des pratiques picturales du plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise. Avec ses fameux effets de lumière et de transparence, il est parvenu à magnifier les paysages anglais autant que l’architecture vénitienne. L’exposition située au Musée Jacquemart André pour les 4 prochains mois mérite une longue visite pour s’extasier devant les aquarelles de Turner, depuis ses œuvres de jeunesse jusqu’aux magnifiques expérimentations lumineuses et colorées de la maturité qui lui ont ouvert les portes de la postérité. Difficile de s’imaginer aujourd’hui la radicalité de ces œuvres sur un public classique du milieu du XIXe siècle. Les prêts de la Tate Britain de Londres ne sont qu’une toute petite partie de la plus grande collection de Turner au monde, sachant que d’autres toiles illustres comme le dernier voyage du Téméraire sont précieusement exposées à la National Gallery. Ce sont 60 aquarelles et 10 peintures à l’huile qui sont révélées, certaines œuvres pour la première fois en France. A la fin de sa mort, le peintre détenait encore une partie significative de son œuvre et la nation britannique a reçu en 1856 un legs inimaginable avec plus d’une centaine de peintures à l’huile, des études inachevées et des ébauches, sans compter de milliers d’œuvres sur papier, aquarelles, dessins et carnets de croquis. Un vrai trésor.

La modernité de Turner saute littéralement aux yeux des spectateurs. Celui qui peignait avant tout pour le plaisir a multiplié les points de vue pour éveiller l’imagination humaine sur la nature environnante. Le parcours chronologique permet de visualiser l’évolution de celui qui reste aujourd’hui un des plus grands étendards de la peinture anglaise, à découvrir au Musée Jacquemart André jusqu’au 20 juillet 2020.

Le brulot Adults in the Room par Costa-Gavras, sortie DVD/Blu-Ray/VOD le 25 mars chez Wild Side

Adults in the room, Costa-Gavras

Le réalisateur grec Costa-Gavras est habitué à ruer dans les brancards en abordant des sujets polémiques à chacun de ses films. Adults in the room dissèque les négociations internationales entre les gouvernants d’un pays exsangue, la Grèce, et les représentants d’instances désireuses de voir le pays rembourser sa dette quel qu’en soit le prix pour la population. Sujet d’actualité, traitement hyper réaliste du sujet et révélations des arcanes d’une âpre bataille où à la fin tout le monde gagne, sauf la population.

Une plongée passionnante dans la réalité

Costa-Gavras fait replonger quelques années en arrière. En 2015, la Grèce n’a plus d’argent. La crise internationale de 2008 a forcé les différents gouvernements successifs à appliquer un traitement de rigueur qui a fait fuir les jeunes, fermer les commerces et affaiblir l’économie. Quand un nouveau gouvernement de gauche arrive au pouvoir porté par la promesse de rétablir les situations économiques et sociales, le plus dur est pourtant à venir. Car le ministre de l’économie et des finances Yanis Varoufakis (Christos Loulis) se rend vite compte que le pays est au centre d’un vaste chantage à la dette avec des interlocuteurs qui ne s’intéressent pas une seule seconde au sort d’une population qui doit faire face à une multitude de turpitudes. Baisse des salaires et des retraites, fermeture des commerces de proximité et économies à tous les étages. Costa-Gavras met en rapport les promesses de campagne du candidat Alexis Tsipras (Alexandros Bourdoumis) et le principe de réalité. Le film enchaine les focus sur des débats sans fin où Christine Lagarde (FMI), Mario Draghi (BCE) et Wolfgang Schäuble (ministre de l’économie allemande) s’efforcent de faire plier un Yanis Varoufakis un peu vert pour ce niveau de politique proche du machiavélisme. Avec son jean, sa chemise sortie et son sac à dos, il détonne face à des interlocuteurs toujours très poker face, lui qui parle perspectives sociales face à des interlocuteurs qui se concentrent uniquement sur le remboursement de la dette. Le réalisateur a choisi des acteurs de chaque nationalité pour interpréter les différents belligérants, et c’est bien des grecs qui font face à des allemands, italiens, français ou anglais au coeur d’interminables et passionnantes joutes oratoires. Le film interroge sur le fossé croissant qui se creuse entre intérêts sociaux et intérêts économiques. Les 2 heures du film font alterner coups d’éclats et rebondissements avec toujours la population grecque en arrière plan. Elle apparait en silence devant le ministre de l’économie pendant qu’il explique ses avanies dans un restaurant. Pas un mot, juste des regards et une chape de plomb censée lui rappeler comment il est arrivé à son poste et ses devoirs vis-à-vis des électeurs. Christos Loulis est le personnage principal du film, ministre cool et accessible mais rugueux face à ses interlocuteurs internationaux. Si le film est forcément romancé, il donne tout de même une très bonne idée du sac de nœuds que sont les tractations internationales entre un pays obligé de plier l’échine face à l’intransigeance de partenaires uniquement intéressés par leurs intérêts à eux. Le film n’a pas eu le retentissement qu’il aurait mérité, lui qui traite sans faux semblants d’une réalité bien plus complexe que les sourires télévisuels et les promesses électorales pourraient laisser espérer.

Costa-Gavras montre le jeu de négociations uniquement destinées à faire ployer un pays déjà à genoux, avec coups de bottes dans la nuque et fermeture totale des négociations. C’est aussi glaçant que plausible. Cet Adults in the room sort en DVD/Blu-Ray/VOD le 25 mars 2020, le bon moment de ratrapper un film nécessaire dans notre époque si chaotique.

Un joyau du Languedoc, le Saint-Chinian Roquebrun Pépites de Schistes 2016

Pépites de Schistes 2016, Cave de Roquebrun

Une Médaille d’Or aux Vinalies Internationales a récompensé le Saint-Chinian Pépites de Schistes 2016. Alliant aussi bien intensité que subtilité, ce vin rouge Syrah mérite une dégustation pour en apprécier les saveurs et la complexité. La Cave de Roquebrun complète sa gamme aux côtés des biens connus Eclats de Schistes rouge et blanc accumulant les médailles lors de concours renommés!

Un vin rouge intense et subtil

Le Pépites de Schistes 2016 est un vin rouge intense et savamment équilibré. Les vignerons ont fait le choix d’utiliser des vieilles vignes dans le but de produire le meilleur rendement possible des parcelles concernées. 25 hectolitres à l’hectare, c’est un beau résultat. Question cépages, le syrah domine aux côtés du Grenache noir et du Mourvèdre. Le vin a été vieilli pendant une longue période en fûts de chêne, 24 mois quand même, afin de lui laisser le temps suffisant pour développer toute sa richesse aromatique. Visuellement, le vin se distingue par une belle robe pourpre et brillante. Le nez est intense et complexe avec de subtiles notes d’épices et de poivre noir. On peut également reconnaitre une belle fumée pour une chair fondue et soyeuse à souhait. Ce vin peut idéalement être servi dans de grandes occasions pour accompagner les viandes rouges et gibiers. N’hésitez pas à le carafer pour le servir dans des contextes festifs exceptionnels et ravir votre assistance. Le prix de 78 euros peut paraitre de prime abord excessif, mais ce vin les vaut bien, parole d’esthète du vin!

Communique La cave de Roquebrun

Créée en 1967, la cave de Roquebrun est située dans le Parc Régional du Haut Languedoc. Héritière de toute la richesse de ce terroir, elle bénéficie d’un climat tempéré tout au long de l’année et offre à ses 650 ha de vignobles en gestion, la meilleure exposition au soleil, plein sud. Regroupant différents viticulteurs de Roquebrun et des communes limitrophes (40 sociétaires vivant exclusivement de la vigne), elle s’attache depuis l’origine à proposer un véritable partenariat entre producteurs et acheteurs afin de garantir la qualité de ses vins et de son environnement. C’est pourquoi, forte de ses cépages nobles (Syrah, Grenache noir, Mourvèdre, Roussanne, Viognier et Grenache blanc), la cave de Roquebrun respecte un cahier des charges rigoureux, respectueux de la terre, de la vigne et des hommes. C’est sans doute ce qui lui permet de produire, en terres du Languedoc, des vins d’une qualité hors pair, en Appellation d’Origine Contrôlée Saint-Chinian et, depuis 2004, des vins en Appellation Saint-Chinian-Roquebrun, concrétisant ainsi sa typicité unique.

Mazette aime bien gagner/jouer, un album à lire dans les deux sens (Père Castor)

Mazette aime bien gagner/jouer, un album à lire dans les deux sens (Père Castor)

Agnès Ledig est un grand auteur français ! Et cette fois-ci, elle écrit pour les enfants, dans une nouvelle collection parue chez Père Castor, Mazette.

Des livres étonnants car ils peuvent se lire dans les deux sens. Quand le lecteur arrive à la fin du livre, il peut relire le livre dans l’autre sens. Et le sens en sera transformé !

Mazette est trop/très sensible vient de sortir et Publik’Art l’a déjà beaucoup apprécié.
Mazette aime bien gagner/jouer a retenu également toute notre attention !

Cet album, très joliment et simplement illustré, va parler à tous les jeunes lecteurs. Quel enfant n’aime pas jouer ? Et lequel n’aime pas gagner ?

Mazette aime bien gagner/jouer, un album étonnant, plein d’émotions et de gaieté !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 4 mars 2020
Auteur : Agnès Ledig
Illustrateur : Frédéric Pillot
Editeur : Père Castor
Prix : 9,50 €

Donne-moi la main Menino, un très joli 1er roman (Anne Carrière)

Donne-moi la main Menino, un très joli 1er roman (Anne Carrière)

Aurélie Delahaye nous offre un très chouette premier roman avec : Donne-moi la main Menino. Il se lit d’une seule traite et colle au plus près, hélas, d’une réalité terrible.

L’auteur nous plonge, dès les premières pages dans cette ville lumineuse qu’est Lisbonne. D’ailleurs l’héroïne de ce roman est Lisbonne. On la découvre comme on ne l’a jamais vue, grace à Menino, un pur Lisboète, qui adore sa ville.

Il nous dévoile sa ville qui est en train de perdre son âme et ses habitants. Depuis la mode du Airbnb, Lisbonne se vide de ses habitants pour ne loger bientôt plus que des touristes. Le vieil ami de toujours de Menino, Senhor Zé, est menacé d’expulsion. Mais il résiste. C’est alors que Menino découvre, avec ses amis, ce que cachent toutes ces intimidations.

Lisbonne doit-elle perdre son identité pour plaire aux touristes ? Lisbonne doit-elle abandonner ses habitants au profit de certains ogres ?

Aurélie Delahaye connaît bien Lisbonne et nous confie ses doutes, ses angoisses et ses espoirs à travers sa belle plume. Donne-moi la main Menino est un livre qui pose les bonnes questions en nous dévoilant l’envers du décor des Airbnb de Lisbonne. La prochaine fois qu’on ira à Lisbonne, on voyagera en pensant à Menino et à Senhor Zé ! C’est chose promise !

Infos de l’éditeur :

Date de parution :  octobre 2019
Auteur : Aurélie Delahaye
Editeur : Anne Carrière
Prix : 18 € (254 pages)

Noura rêve, portrait d’une femme tunisienne moderne, sort en DVD.

Instants fugaces de bonheur entre Noura et Lassad, instants volés.

Noura rêve d’une vie normale : gagner honnêtement son pain quotidien, s’occuper de l’éducation de ses 3 enfants et profiter pleinement de son amour brulant et passionnel avec Lassad. A ce détail près que ce dernier n’est que son amant dans une Tunisie qui tend irrésistiblement vers nos moeurs libres d’occidentaux tout en restant sous le joug tabou de l’archaïsme religieux. Noura est mariée, mais sur la voie du divorce d’avec un voyou dans quelques jours. Cinq jours précisément. Cinq jours de trop quand celui-ci, Jamel, est libéré et revient donc au foyer. Noura se lance donc dans un jeu de faux-semblants des plus délicats quand on sait qu’en Tunisie l’adultère reste puni en années de prison. Hinde Boujemaa, dont c’est le premier film en tant que réalisatrice, s’offre une vraie plongée dans le quotidien des délaissés de cette Tunisie post-Révolution. Des hommes et des femmes qui ne trompe la précarité que par la débrouille et la volonté. Noura en est le plein symbole, elle qui ne peut s’offrir que de courts moments de bonheur sur le pas d’un porte ou à travers les barreaux d’une fenêtre, tant ouverte que fermée à la fois.

Noura rêve montre une vraie identité de cinéma propre à la Tunisie.

Que ce soit dans la façon de traiter cette histoire d’amour interdite, que par son rythme calqué sur les battements du coeur humain, ainsi que sa plongée organique dans une certaine Tunisie moderne, Noura rêve possède la signature d’un cinéma contemporain issu du Maghreb affichant une vraie maitrise narrative et scénaristique. Pour un premier film, Hinde Boujemaa nous convoque à Mohammed Ben Attia, Nabil Ayouch ou encore Kaouther Ben Hania, une génération qui a des choses à raconter et qui ne s’en prive pas de le faire avec talent et universalité. Car c’est aussi la grande force de cette oeuvre, nous mettre instantanément dans la peau de Noura, interprétée avec brio par Hend Sabri. Nous faire ressentir son désir, ses doutes, ses peurs, mais aussi son envie d’émancipation, comme toute personne « normale ». Sa situation tendue et ubuesque montre encore le tiraillement dans lequel la Tunisie se situe, entre soif de liberté, d’égalité, mais également archaïsme et interventionnisme religieux. Le tout nous offre une histoire d’amour traité comme un polar social, et tout un tas de réflexion autour.

Nous rêve sort en DVD le 2 février. Une nouvelle oeuvre forte de la Nouvelle-Vague tunisienne multi-récompensée. Une nouvelle exploration du quotidien de ces femmes qui luttent pour une vie plus juste.

Synopsis

5 jours, c’est le temps qu’il reste avant que le divorce entre Noura et Jamel, un détenu récidiviste, ne soit prononcé. Noura qui rêve de liberté pourra alors vivre pleinement avec son amant Lassad. Mais Jamel est relâché plus tôt que prévu, et la loi tunisienne punit sévèrement l’adultère : Noura va alors devoir jongler entre son travail, ses enfants, son mari, son amant, et défier la justice…

Sortie DVD : le 2 février 2020
Durée : 1h32
Réalisateur : Hinde Boujemaa
Avec : Hind Sabri, Lofti Abdelli, Hakim Boumsaoudi
Genre : Drame
Prix : 14,99 € (DVD)
Acheter : sur ESC Distribution

J’agis pour ma planète, collection Archi Doc (Père Castor)

J’agis pour ma planète, collection Archi Doc (Père Castor)

Les Editions du Père Castor nous offrent une très belle collection Archi Doc. Cette fois-ci, il s’agit d’un documentaire sur l’environnement avec : J’agis pour ma planète.

Le jeune lecteur va se sentir très vite concerné et pourra mieux comprendre ce qui est néfaste pour la planète et ce que l’on peut faire pour la protéger.

Une chose est sûre : votre enfant va changer après avoir lu ce livre ! Et peut-être même qu’il fera changer ses parents et les pousser à consommer moins ?

J’agis pour ma planète, un album, bien illustré, qui dit la vérité sur notre consommation excessive. Pas toujours agréable à entendre.

Un livre pour le bien de tous et la sauvegarde de notre planète ! A offrir au plus grand nombre !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 19 février 2020
Auteur : Emmanuelle Ousset
Illustrateur : Pierre Caillou
Editeur : Père Castor
Prix : 8 €

L’ours Barnabé est de retour dans un Tome 20 caustique aux éditions La Boîte à Bulles

L’ours Barnabé Tome 20, Philippe Coudray, La Boîte à Bulles

Déjà le 20e tome, l’ours Barnabé est décidemment un personnage inoxydable de la BD francophone. Avec son bon sens légendaire, il accumule les gags très non-sense mais toujours avec le même flegme. Toujours un plaisir de lire ses aventures après des tome 18 et tome 19 déjà chroniqués sur Publik’Art.

Un ours philosophe dont on ne se lasse pas

Nouveau thème avec ce tome, l’ours Barnabé quitte quelque peu sa nature verdoyante pour arpenter les allées des musées, avec toujours le même recul sur les choses. Les différents gags accumulent des situations incongrues qui font réfléchir, avec quelques déviations vers d’autres contextes. Depuis 1980, l’ours Barnabé ne prend pas une ride et continue de s’adresser autant aux petits qu’aux grands pour des situations qui peuvent se comprendre différemment selon l’âge de la lecture. Toujours affable et de bonne humeur, les turpitudes des temps nouveaux n’ont aucune prise sur lui, il sait rester doux et piquant dans toutes les situations. Tous nos contemporains devraient en prendre de la graine.

La spiritualité et l’humour sont dans cette bd aussi drôle qu’intelligente. La série compte plus de 1000 gags, et ce n’est pas fini, à coup sûr!

Mot de l’éditeur: Exempt de toute angoisse (car trop fort pour craindre un prédateur) Barnabé vit paisiblement dans la montagne qui l’a vu naître. Aux prises avec la nature et ses éléments, il peut s’adonner à des expérimentations en tous genres. Accompagné par son ami lapin, il nous livre les secrets de son implacable logique et de sa capacité de raisonnement…

À destination des plus jeunes (dès 4 ans) et des lecteurs de toutes langues, un ouvrage au format différent (couverture souple, plus grand), au tout petit prix, Sans paroles est un recueil de 32 gags spécialement sélectionnés pour être compréhensible sans le recours d’aucun mot !

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Philippe Coudray

Nombre de pages / Prix: 48 pages / 9,50 euros

WOMAN, un film coup de cœur de Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand

WOMAN, un film coup de cœur de Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand

Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand ont déjà travaillé ensemble en réalisant le film documentaire Human. Cette fois-ci, ils nous livrent un film absolument bouleversant avec WOMAN.

Les femmes parlent, se libèrent.

WOMAN donne la parole à 2000 femmes du monde entier. A travers cinquante pays différents. En général, la caméra ne filme que leurs visages. Tristes, souriants, hilarants, neutres, de côté, de profil. Des visages beaux, colorés, abîmés, ou même très abîmés. Brûlés.

Elles sont toutes uniques, toutes sublimes.

Quelquefois elles parlent, quelquefois, elles restent silencieuses. Mais toujours elles nous transmettent quelque chose de fort. Elles se confient. De façon intime. Juste avec leurs yeux.
En général, le temps réservé à chacune d’elles est très court. Mais suffisant pour délivrer leurs paroles. Leur force. Leur détermination. Leur intimité.
Ce que ces femmes nous révèlent nous fait rire, nous fait pleurer, nous fait halluciner, mais jamais ne nous laissent indifférents.

Respect

Tous les sujets concernant la femme sont abordés : l’adolescence de la femme, les règles, la maternité, les orgasmes, la sexualité, le mariage, forcé ou non, l’excision, les femmes violées, les femmes vendues, les femmes d’affaires, les cancers du sein, les femmes fortes, la vieillesse, les grands-mères, leurs visages et aussi leurs corps…

Chaque femme est un trésor.

Ce film est une merveille. A aller voir de toute urgence, que l’on soit homme ou femme.
WOMAN, notre coup de cœur assurément.

A la suite de ce film, Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand ont créé une ONG, WOMAN(S) : Women On Media and News, qui est une école pour les jeunes filles et les femmes qui veulent apprendre les métiers de l’image, des médias. Une très belle initiative ! Tous les bénéfices du film seront reversés à cette association !

Sortie : le 4 mars 2020
Durée : 1h48
Réalisateur : Anastasia Mikova, Yann Arthus-Bertrand
Genre : Documentaire

Mazette est trop/très sensible, un album à lire dans les deux sens (Père Castor)

Mazette est trop/très sensible, un album à lire dans les deux sens (Père Castor)

Agnès Ledig est un grand auteur français ! Et cette fois-ci, elle écrit pour les enfants, dans une nouvelle collection parue chez Père Castor, Mazette.

Des livres étonnants car ils peuvent se lire dans les deux sens. Quand le lecteur arrive à la fin du livre, il peut relire le livre dans l’autre sens. Et le sens en sera transformé !

Mazette est trop/très sensible sort aujourd’hui ! Cet album, très joliment et simplement illustré, va plaire aux jeunes lecteurs. Ils se reconnaîtront sûrement à travers cette petite fille, Mazette. Est-il bon d’être sensible, trop sensible ou très sensible ?

Mazette est trop/très sensible, un album empli d’émotions et de vérités !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 4 mars 2020
Auteur : Agnès Ledig
Illustrateur : Frédéric Pillot
Editeur : Père Castor
Prix : 9,50 €

Une BD douce amère avec Superman n’est pas juif (… et moi un peu) aux éditions La Boîte à Bulles

Superman n’est pas juif (… et moi un peu), La Boîte à Bulles)

La Boîte à Bulles publie une histoire vraie et personnelle sur le sujet toujours très compliqués de l’acceptation des origines de chacun. L’auteur Jimmy Bemon se souvient de son enfance et de ses questionnements constants sur le fait de savoir qui il était. Juif ou pas juif?

De la difficulté de se forger une identité

L’autofiction fonctionne grâce à l’utilisation de commentaires qui accompagnent les aventures désopilantes du jeune garçon jusqu’à sa majorité. Il se met en scène avec un recul qui permet d’en rire avec bonne humeur. Car le jeune homme met en parallèle la découverte de sa possible judéité avec les doutes liés à la judéité elle-aussi possible de Superman. Avec un père juif et une mère chrétienne qui divorcent lorsqu’il atteint l’âge de raison, la situation ne va pas en se simplifiant et ses interrogations s’accompagnent d’aventures qui le tiraillent toujours un peu plus. Le rapport du garçon avec ses copains, ses amies, le sentiment amoureux, la fierté familiale, tout se mélange. Surtout que l’antisémitisme n’est jamais très loin et qu’il lui faut jongler également avec le regard d’autrui et les opinions familiales. Mais l’auteur sait rester léger sur ce sujet, renvoyant toujours le lecteur à une histoire éminemment personnelle comme un cheminement vers l’acceptation de soi. Les dessins d’Emilie Boudet participent à la prise de recul avec ce crayon entre dessins picaresques et rondeurs juvéniles.

La maturité permet une prise de position ferme avec laquelle le jeune Benjamin se décide de ne plus transiger. La BD ne quitte jamais le chemin doux amer d’une histoire toute en douceur pour un Benjamin finalement clair avec lui-même.

Mot de l’éditeur: Enfant, il adule sa famille paternelle et est fier d’être juif, « comme Superman ». Tellement fier, qu’il le clame partout à l’école…

Mais le jour où il fait le lien entre son zizi circoncis et la religion juive, tout s’écroule ! Désormais décidé à cacher sa religion, Benjamin va tout mettre en œuvre pour éviter que ses copains de classe ne découvrent la vérité sur son « zizi coupé »…

La fierté laisse alors place à la honte et à des questions sans fin : comment garder la face à l’école, puis au collège, face aux préjugés de ses camarades ? Peut-il vraiment être juif si sa mère ne l’est pas ? Pourquoi ses potes pensent que tous les juifs sont riches, alors que lui mange tous les soirs des raviolis Buitoni ?!!

Par-dessus tout, en remettant en cause sa judéité, Benjamin va devoir affronter le regard de son père… et ainsi défier 5000 ans de tradition religieuse ! Parviendra-t-il à s’affirmer face à ce dernier et à trouver enfin sa place ?

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Jimmy Bemon, Emilie Boudet

Prix / nombre de pages: 20 euros / 112 pages

Un ouvrage par les fans et pour les fans avec Paroles de fan The Cure aux éditions Camion Blanc

The Cure Paroles de Fans, Xavier Martin, Camion Blanc

Le groupe de rock The Cure existe depuis maintenant 42 ans. Des millions de fans ont été bercé par les mélodies éternelles du groupe britannique avec les tubes éternels Boys don’t cry, Friday I’m in love, Close to me ou Lullaby et plus encore. L’ouvrage paru aux éditions Camion Blanc fait le point avec des témoignages de tous ceux qui vivent l’expérience The Cure dans leur chair.

Un ouvrage de fans pour les fans

La pop noire de The Cure a touché tant de fans qu’il est difficile de ne pas croire au phénomène de société. Les paroles de Robert Smith sont le fruit d’une intense réflexion littéraire et métaphysique sur la difficulté d’être soi dans un monde aux fausses apparences. Tantôt sombre, tantôt lumineux, le compositeur a offert une liberté insoupçonnée à beaucoup de ceux qui se croyaient incompris, à la marge de leurs semblables. Grand connaisseur du groupe, Xavier Martin a recensé les témoignages de ceux qui pensent que le groupe ne leur parle qu’à eux. La Curemania est toujours vivace et inspire aux fans du groupe des développements quasiment philosophiques. L’auteur leur a proposé de s’exprimer pour un résultat inspirant, on y croise surtout des connaisseurs acharnés du groupe culte qui ne se font pas prier pour partager leurs pensées existentialistes et leurs sentiments forcément excessifs. La lecture de l’ouvrage permet d’obtenir un portrait en clair obscur d’une communauté avant tout individualiste mais non moins lucide. Les artistes sont décrits sous le spectre d’un public exigeant, de celui qui ne pardonne rien mais admire le parcours tortueux des musiciens. Si les fans sont souvent béatement transis, ceux de The Cure poussent le bouchon un peu plus loin, imaginant une relation particulière avec un groupe mystérieux, à la frontière du mystique. Robert Smith apparait un peu comme un gourou pour tous ceux qui boivent ses paroles tout en les chantant à tue-tête.

Paroles de fans s’adresse avant tout aux amateurs et aux puristes, mais les curieux le liront également avec intérêt pour connaitre le reflet que tous ces individus gardent du groupe The Cure.

Editeur: Camion Blanc

Auteur: Xavier Martin

Prix/nombre de pages: 32 euros / 540 pages

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