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Une Exposition Irving Penn exhaustive au Grand Palais

Irving Penn
Irving Penn, Exposition au Grand Palais

Une Exposition Irving Penn exhaustive au Grand Palais

Le Grand Palais consacre une grande exposition évènement au photographe américain Irving Penn. Celui qui officia dans la mode au sein du magazine Vogue pendant 50 ans a marqué de son empreinte la photographie du XXe siècle avec ses portraits immanquablement réalisés selon le même rituel. Un rideau de théâtre gris dressé derrière le modèle pris dans des positions éclairantes. Les couvertures de magazine et des photos de mode accompagnent des explorations dans de nombreux territoires du monde pour un regard aiguisé sur les natures humaines. Les natures mortes demandent plus d’imagination et rendent moins justice du génie de l’artiste.

Un précurseur éclairé

Irving Penn officia à partir des années 40 au sein du magazine Vogue. 160 couvertures et près de 50 ans de métier plus tard, le photographe a créé un style fait d’élégance et de pertinence pour mettre à nu ses modèles grâce à un simple cliché. Le portrait de Picasso illustre en une seconde la profondeur de sa vision du monde et laisse imaginer la fulgurante de ses intuitions. Si les clichés de mode peuvent paraitre sous de nombreux aspects d’un classicisme éculé, d’autres séries attirent le regard, comme celle des petits métiers qui ouvrent une lucarne sur ce peuple de la rue dur au mal. La série sur les habitants du Pérou et de l’Amérique du Sud invitent à une compréhension des différences inhérentes entre les peuples du monde et l’univers occidental étriqué. Le parcours varie les vitesses selon les sections, la salle consacrée aux mégots de cigarette se traversant assez rapidement. La section des nus fit scandale lors de sa parution pour des clichés qui paraitraient presque sages aujourd’hui.

Il reste de cette exposition le souvenir d’une esthétique qui inspirera jusqu’à Newton, Mondino et Hamilton, soulignant bien la place centrale d’Irving Penn dans l’historie de la photographie.

Dates : du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018
Lieu : Grand Palais (Paris)
Entrée : 14 €

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Irving Penn
Irving Penn

Irving Penn
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Irving Penn

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Irving Penn

Le « Tartuffe » tragique et bouffon de Michel Fau

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Le "Tartuffe" tragique et bouffon de Michel Fau
Nicole Calfan, Michel Bouquet et Michel Fau dans Tartuffe © photo Marcel Hartmann

Le « Tartuffe » tragique et bouffon de Michel Fau

Pour la première fois réunis sur scène, Michel Bouquet et Michel Fau sont Orgon et Tartuffe dans la célèbre pièce de Molière. Comédie satirique et métaphysique par excellence, elle prend des allures de cérémonie noire, grandiloquente, sous le style baroque et extravagant qu’affectionne Michel Fau.

Tartuffe est cette figure maléfique qui vient provoquer et révéler la vraie nature de ceux qu’il convoite.

Nous assistons à l’ébranlement d’une famille en perdition qui voit le patriarche, Orgon, se placer sous la coupe d’un homme providentiel jusqu’à en perdre tout discernement et où chacun des membres devient alors la cible collatérale se trouvant pris dans la tourmente de ses propres obsessions : la raison, la passion, le péché, la culpabilité, la jalousie.

Dans ce jeu de miroir infernal, Molière se joue à l’envi du diable et de Dieu, de l’effroi et de la drôlerie, du sacré et du trivial et fit scandale jusqu’à déclencher la censure de Louis XIV.

La pièce donne aussi toute sa mesure au vertige soulevé par ce Tartuffe Antéchrist et à cette situation d’emprise qui pousse un homme à profiter de la radicalité d’un autre pour en abuser et le manipuler à sa guise.

Une cérémonie baroque et grandiloquente

Si le parti- pris de Michel Fau avec son sens aigu de la théâtralité, s’inscrit tour à tour dans la bouffonnerie et la tragédie comme pour mieux singer le jeu de la comédie humaine et ses travers à la fois cruels et dérisoires, cabotins et grotesques, la quintessence de l’œuvre y perd de son trouble et de son mystère entre les protagonistes.

Dans des costumes d’apparat de toute beauté signés Christian Lacroix et un décor d’Emmanuel Charles qui s’apparente à l’intérieur d’une église fantasque mais aussi solennelle, le verbe flamboyant et parodique de Molière se fige et s’exalte dans un jeu aussi hiératique qu’individuel, au détriment d’une circulation entre les acteurs.

Michel Fau campe un Tartuffe diabolique et inquiétant tandis que Nicole Calfan (Elmire) se montre souveraine en femme à la fois forte et déstabilisée. Quant à Orgon (Michel Bouquet), il apparaît sombre, intransigeant et introverti entre l’affirmation de son statut de chef de famille et son aveuglement à son Tartuffe sans oublier Christine Murillo (Dorine), à la verve mordante.

Dates : A partir du 15 septembre 2017 l Lieu Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)
Metteur en scène : Michel Fau

Téhéran Tabou osculte la schizophrénie de la société iranienne

Téhéran Tabou
Téhéran Tabou, film de Ali Soozandeh, Copyright Camino Filmverleih / Little Dream Entertainment

Téhéran Tabou osculte la schizophrénie de la société iranienne

Le premier film d’Ali Soozandeh est avant tout une prouesse technique et visuelle. Le procédé de rotoscopie place des personnages réels pixelisés devant des décors animés au réalisme maximal qui remplacent un tournage impossible avec des prises réelles en Iran. 3 personnages féminins et un musicien se débattent avec une société pétrie de prohibitions juridiques et de restrictions morales qui forcent les iraniens à autant de prudence que d’inventivité pour continuer à vivre le plus normalement possible. Le ton dramatique empreint le film d’une puissance peu commune avec ses personnages ni bons ni mauvais mais surtout obligés de s’adapter à un contexte anxiogène.

Une histoire d’aujourd’hui

Téhéran Tabou prend le parti d’un réalisme exacerbé pour montrer l’Iran d’aujourd’hui avec un regard quasi clinique. Ce sont des quidams qui animent l’histoire avec leurs rêves et leurs craintes. Le propos n’est pas à la libération d’un pays sous la coupe des mollahs, le réalisateur n’évoque ni la récente révolution verte ni les menaces américaines de sanction face au programme nucléaire approuvé sous conditions par le président précédent. Le quotidien lambda est décrypté sous un angle beaucoup plus intime avec des personnages qui se croisent au coeur de la capitale iranienne et interagissent avec plus ou moins de bonheur. Le film montre la ligne officielle au pays et ce qu’il se déroule réellement derrière les portes des maisons. Officiellement, une législation stricte régit les rapports hommes femmes avec une obligation d’accord masculin pour toute décision féminine. Sauf que le film montre bien que les petits arrangements sont légion voire monnaie courante. La capacité d’adaptation des iraniens et iraniennes en devient surprenante et surtout hautement dangereuse. Car la sanction peut être immédiate comme le montre bien les images de condamnés à mort exhibés à la foule au bout d’une corde.

L’amour et la violence

Téhéran Tabou fait un focus sans détour sur la sexualité d’une population animée des mêmes sentiments que partout ailleurs dans le monde. La relation furtive, le couple heureux en façade, le recours à la prostitution, le film aborde des sujets variés en révélant la très grade normalité d’iraniens et iraniennes qui contournent les interdits malgré les risques encourus. Et comme le procédé de rotoscopie permet des expressions et réactions très réalistes des personnages, l’empathie du spectateur est immédiate. Jusqu’à oublier que ce sont des acteurs réels qui ont été filmés devant un fond vert, les décors étant ajoutés dans un second temps. Le réalisateur évite tout manichéisme en montrant que chacun des personnages agit en fonction d’un contexte qui lui est propre. Les intrigues se mêlent pour finalement déboucher sur une impasse finale qui fait réfléchir. La compromission et l’ambivalence semblent les meilleurs moyens d’arriver à ses fins, avec parfois des conséquences tragiques.

Téhéran Tabou est une réussite esthétique, technique et scénaristique. Le film fascine par son regard objectif sur une société mal connue par chez nous mais finalement loin d’être différente de la notre. Les notions de séparation, d’absence de perspectives et d’amour sont partagées partout dans le monde, en Iran comme ailleurs.

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Téhéran Tabou
Téhéran Tabou

Téhéran : une société schizophrène dans laquelle le sexe, la corruption, la prostitution et la drogue coexistent avec les interdits religieux. Dans cette métropole grouillante, trois femmes de caractère et un jeune musicien tentent de s’émanciper en brisant les tabous.

Sortie : le 4 octobre 2017
Durée : 1h36
Réalisateur : Ali Soozandeh
Avec : Elmira Rafizadeh, Zahra Amir Ebrahimi, Arash Marandi
Genre : Animation, Drame

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Game Of Thrones saisons 6 et 7 lues par Bernard Métraux (Audible)

Game Of thrones
Game Of Thrones disponible en livre audio sur Audible.fr

Game Of Thrones saisons 6 et 7 lues par Bernard Métraux (Audible)

Après la série Alien : La sortie des profondeurs, on a testé la lecture des deux derniers tomes de Game Of Thrones écrits par George R. R. Martin, dont la célèbre série TV est en train de prendre fin (saison 7 sortie récemment). Game Of Thrones version livre audio, c’est une fois encore signé du géant du livre audio Audible.fr (filiale d’Amazon). Plus de 13h d’écoutes pour chacun de ces tomes 6 et 7, de quoi avoir un aperçu exhaustif de cet univers époustouflant.

Une lecture au plus près de l’oeuvre originale

Découvrir la série audio Game Of Thrones, c’est ouvrir la porte sur ce monde imaginé par George R. R. Martin quand la série télé ne pouvait faire mieux qu’offrir une magnifique vitrine à la saga. Ici, on est plongé au contraire dans le substrat originel des écritures de l’auteur. Sous le rythme et les intonations de la voix grave de Bernard Métraux, l’immersion se fait instantanément. On embarque immédiatement pour un imaginaire ascensionnel.

Le style R. R. Martin respecté à la lettre

L’interprétation vocale est une vraie performance. La diction est parfaite et Bernard Métraux s’adapte à chaque personnages (tellement nombreux pourtant !). La lecture mêle style direct et descriptions au plus près du texte (contrairement à la série Alien : La sortie des profondeurs qui avait été entièrement lue au style direct). On se délecte en redécouvrant ce que nous n’avions vu qu’à travers la série télé (qu’on adore au passage). Un oeil neuf qui vaut le détour.

Conclusion : une réussite

Oeuvre et performance vocale rigoureuse, la saga audio Game Of Thrones vient compléter avec brio l’offre transmédias existante autour de cette série culte. Et cela aurait été vraiment dommage de nous priver de livres audio d’une telle qualité ! A découvrir, que l’on connaisse ou pas la série.

Accédez au livre audio Alien : La sortie des profondeurs

Offre d’essai Audible : 1 livre audio gratuit !

Profitez de l’offre d’essai Audible pour vous offrir gratuitement un livre Audio avec Audible.fr, pendant le premier mois d’un abonnement mensuel. Si vous n’avez pas aimé l’expérience, vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Si au contraire, vous souhaitez rester abonné, vous recevrez chaque mois un crédit audio vous permettant de télécharger un livre audio, pour 9,95 euros.

Bénéficiez d’un livre audio gratuit

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS (saison 7) » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Les sept couronnes sont exsangues. Le royaume panse ses plaies. Les guerres ont vidé les campagnes, les épidémies ont ruiné les récoltes et les pillards écument les terres dévastées. Pourtant il y a toujours autant de prétendants qui briguent la couronne : chacun dans son repaire échafaude des stratégies. Les Lannister multiplient les alliances fragiles, Stannis Baratheon se réfugie toujours davantage dans le culte de R’hllor, le maître de la lumière, et Robb Stark soupire après son fief en lambeaux. Mais d’autres ennemis se massent aux frontières, loin dans le nord. Et, pendant que les puissants avancent leurs pions, les faibles tentent de survivre…

Date de parution : le 24 juillet 2017
Auteur : George R. R. Martin
Lu par : Bernard Métraux.
Écouter sur Audible.fr

[TEST] Les Hub USB Aukey

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Besoin de prises connectiques pour vos appareils ? Les Hub USB proposés par Aukey sont là pour vous aider ! Nous avons testé trois différents modèles avec :

[vc_text_separator title= »Codes Promo » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
  • le hub 7 ports  : -2€  code:TTUSBM2F   (valable du 21/09 à 16h au 06/10 à 23h59)
  • le hub 6 ports : -9€  code:OD7O6HKO   (valable du 21/09 à 14h au 06/10 à 23h59)
[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LES HUB USB AUKEY » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Les plus :

Des hub multi-fonctions

En dehors de la simple utilisation de ports USB « SuperSpeed » 3.0 dont tous les produits sont équipés, on a apprécié les ports de charge du hub à 7 entrées plutôt rapides et puissants, tout comme le port HDMI du hub à 6 entrées, ce dernier permettant aussi de connecter son smartphone ou ordinateur mobile via USB C (MacBook Pro 2016 / 2017 , iMac 2017 , Samsung Galaxy S8 , etc). Cela facilite grandement les échanges de fichiers volumineux.

Autre avantage : l’absence de driver à installer préalablement. L’utilisation et immédiate sans manipulation particulière à observer avant. C’est d’autant plus appréciable qu’on peut faire tourner plusieurs disques durs sur le même HUB sans difficulté.

Des hub design c’est possible ?

Comme toujours, Aukey parvient à apporter une petite touche design à ses objets high tech en soignant les détails, comme avec le hub à 4 ports aux finissions alu. Une petit objet pensé pour se fondre dans le décor à côté de votre équipement Apple. De même, malgré ses fonctionnalités poussées et le nombre de ses ports, le hub à 6 ports est particulièrement ergonomique : il s’agit d’un tout petit rectangle ultra-léger. Un accessoire qu’on peut vraiment transporter facilement (contrairement au hub USB à 7 ports, beaucoup plus volumineux).

LE(S) MOINS :

Il ne reste plus qu’à la marque de combiner leurs meilleures fonctionnalités avec leur joli design alu.

Conclusion :

Avec des prix situés entre 13,99 euros et 39,99 euros, ces hub USB sont à la hauteur des performances affichées. Une marque sûre aux produits abordables pour toutes les bourses.

Natalie Dessay, sidérante, dans un vertige des songes implacable

Natalie Dessay : sidérante dans un vertige des songes aussi glaçant d'implacable
« UND » de Howard Barker @Christophe Raynaud de Lage

Natalie Dessay, sidérante, dans un vertige des songes implacable

Dans ces pièces, Howard Barker mêle l’intime et l’Histoire, le désir et la mort à travers des personnages féminins saisissants, se débattant entre le réel et l’irrationnel, la raison et la pulsion, qui sont tout à la fois des victimes sacrificielles et des héroïnes tragiques d’une puissance absolue.

Und (« et », en allemand) est un long monologue pour une femme seule, qui attend un homme qui ne viendra pas.

Ni le lieu ni le temps de la pièce ne sont représentés, mais un événement traumatique hante le texte : le génocide juif. La femme est juive mais aussi aristocrate, et amoureuse d’un homme que l’on soupçonne d’être nazi. Ce partenaire n’est pas présent sur le plateau mais se manifeste par des bruits inquiétants: cloches, verre brisé, porte enfoncée à coups de massue.

[…] Nathalie Dessay, corps et âme, magnétise l’espace

Il est en retard. Alors elle parle. D’expectatives en interrogations, de désirs en frustrations, elle sème le doute dans nos esprits. Est-elle cette Juive que le visiteur vient chercher ou bien une amoureuse déçue ? Est-elle folle, joue-t-elle à nous séduire ? Est-ce la mort qu’elle conjure ? Les sinuosités du texte confinent au vertige.

[…] au plus près de la résonance énigmatique, métallique et chaotique du texte

Et dans ce déferlement de mots, elle incarne ce théâtre de la solitude et de la désolation, propre aussi à Winnie dans “Oh les beaux jours”, de Samuel Beckett.

Elle comble ainsi le vide comme pour conjurer l’absence, la menace qui rôde, le désarroi et l’anéantissement qui la saisissent.

Avec une écriture sur le fil, qui mêle âpreté et humour noir, le dramaturge anglais tisse ici le portrait d’une femme dont la parole devient une arme de survie et dont les états d’âme qui la traversent passent du sublime au trivial, du lyrisme au prosaïque.

La mise en scène sensorielle de Jacques Vincey, directeur du centre dramatique régional (CDR) et la traduction de Vanasay Khamphommala, spécialiste de Barker, sont au plus près de la résonance énigmatique, métallique et chaotique du texte.

Dans un décor angoissant, avec des pains de glace suspendus dans les cintres qui ruissèlent sur la scène en fondant au-dessus de la comédienne et se fracassent sur le sol à mesure que le temps passe, Nathalie Dessay, corps et âme, magnétise l’espace. Où son jeu passe d’une émotion, d’une intonation à une autre, de l’espoir à la torpeur, du rire au larmes, de la séduction à la dévastation, du sarcasme à la soumission.

Et de ce combat intime que nous livre l’héroïne, c’est aussi celui d’une l’humanité qui s’esquisse : une lutte désespérée contre l’anéantissement, traversée de grandeur, de traumatismes et de barbarie à visage humain.

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Dates : du 22 septembre au 13 octobre 2017 l Lieu : Au Théatre Déjazet   (Paris)
Metteur en scène : Jacques Vincey l Avec : Natalie Dessay

Les éditions Playlist Society déclarent leur amour au cinéma

Terrence Malick et l'Amérique, Playlist Society
Terrence Malick et l’Amérique, Alexandre Mathis, Playlist Society

Les éditions Playlist Society déclarent leur amour au cinéma

Après un premier article récent consacré aux séduisants ouvrages des éditions Playlist Society, ce sont 3 nouveaux ouvrages fouillés et documentés qui sont chroniqués pour un constat évident. Avec à chaque fois moins de 200 pages, la substantifique moelle de sujets cinématographiques pointus est évoquée avec bonheur dans des ouvrages qui se dévorent littéralement. Michael Mann, Terrence Malick et le cinéma argentin n’auront plus de secrets pour vous avec des lectures qui subjuguent et ne se dispersent jamais dans le remplissage gratuit. L’analyse la plus pointue côtoie un sens aigu de la synthèse, et ça fait toujours autant de bien.

Terrence Malick et l’Amérique, d’Alexandre Mathis

Rentré dans la légende de son vivant après seulement 2 films mythiques tournés dans les années 70, Terrence Malick a fait un come-back remarqué en 1998 et ne cesse depuis d’enchainer les longs métrages en creusant le sillon d’une Amérique fantasmée. Avec une esthétique visuelle constamment pointilleuse, le réalisateur confectionne des films où les êtres se frôlent, se rencontrent mais ne se connaissent jamais vraiment. Cinéaste de l’absolu, Terrence Malick divise également avec un cinéma de plus en plus épuré où la caméra semble tourner en liberté, au détriment peut être du scénario. L’ouvrage d’Alexandre Mathis fait un point exhaustif sur chaque film du réalisateur américain en n’omettant aucune piste de réflexion. De quoi se réconcilier avec un cinéaste parfois revêche mais souvent passionnant.

Le nouveau cinéma argentin, de Thomas Messias

Le cinéma argentin a explosé aux yeux des cinéphiles du monde entier en 2010 avec l‘Oscar attribué au film Dans ses yeux. Avec Les Nouveaux Sauvages, Ultimo Elvis,  Elefante Blanco ou Paulina, il a su montrer récemment un étonnant dynamisme. Thomas Messias remonte au début des années 2000 pour sélectionner 12 films qui étayent la richesse d’un cinéma pluriel. Les réalisateurs de ce pays ont su puiser dans les crises récentes la matière d’un cinéma aussi accessible qu’exigeant. La société argentine est revisitée pour un focus sur les thèmes les plus marquants de l’ère contemporaine. La dictature et la crise économique servent de terreau à un cinéma de l’identité qui met en rapport présent et passé dans une lecture souvent dynamique.

L’horizon de Michael Mann, d’Axel Cadieux

Riche de succès publics retentissants, Michael Mann s’est imposé sur la scène hollywoodienne pour acquérir au fil des ans un statut d’intouchable mâtiné de vieux sage. Avec ses héros déchirés entre liberté et aliénation, les films du réalisateur américain font le grand écart entre tragique et grand spectacle. Afin de mieux connaitre ses intentions, Axel Cadieux revient sur sa riche filmographie abordant autant Heat qu’Ali ou Miami Vice pour creuser une filmographie où l’individu cherche toujours sa place dans une société qui cherche à le mettre à l’écart à cause de ses aspirations à la liberté. Cerise sur le gâteau, l’ouvrage se clôture avec une interview du réalisateur où le gimmick Time is luck devient fascinant dans la bouche du réalisateur culte. Un vieux sage, vous disais-je…

3 ouvrages qui abordent le cinéma sous des angles quasi anthropologiques pour des analyses toujours passionnantes. Le site des éditions Playlist Society vous attend pour découvrir de véritables pépites à déguster sans modération.

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Date de parution : 2015, 2017
Auteurs :  Axel Cadieux, Thomas Messias, Alexandre Mathis
Editeur : Playlist Society
Prix : 14 € (128, 128 et 192 pages)
Acheter sur : Amazon

L'horizon de Michael mann, Playlist Society
L’horizon de Michael mann, Playlist Society

Le nouveau cinéma argentin, Thomas Messias, Playlist Society
Le nouveau cinéma argentin, Thomas Messias, Playlist Society

Terrence Malick et l'Amérique, Playlist Society
Terrence Malick et l’Amérique, Alexandre Mathis, Playlist Society

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bury the Hatchet : le dernier polar de Jay-Jay Johanson

Bury the Hatchet 
Bury the Hatchet

Un « very film noir » dixit l’insaisissable musicien suédois.

Un bien beau film noir. Dans le premier morceau, le rythme pressant de la caisse claire donne le la : le spectateur pressent qu’il assistera à un des polars glaçants dont JJJ a le secret. Surtout que « something doesn’t feel right » ressasse l’acteur paranoïaque (Paranoïd). Mais on ne sait pas encore comment va être cuisinée notre curiosité inquiète.
Dans la salle noire, on se laisse alors porter par la succession des plans-séquences offerts par le mélancolique suédois. Jazzy, subtilement électro, parfois planant, d’autrefois pressant : bref, tout ce qu’il faut de perturbant. Entre les prises de vue, de sublimes entractes solo piano (The girl with the sun in her eyes, An empty room) nous permettent de méditer sur l’intrigante intrigue.
On ressort de la salle de cinéma un peu désorienté. Johanson a une mélodie, un rythme, des arrangements, une intonation pour chacun de nos états d’âme. Même pas besoin d’images ! Et c’est ce qui imprègne ses albums d’une justesse si troublante qui ne se consume pas le moins du monde depuis maintenant 20 ans. « Je veux que les gens qui écoutent ma musique me reconnaissent, mais je veux les surprendre en même temps. J’essaye de donner à chaque personne quelque chose qui le touche. Pour cela, je tente de mettre des mots et une mélodie sur mes pensées les plus sombres. C’est une sorte d’auto-thérapie » (Le Figaro).
On reste dans nos fauteuils moelleux jusqu’à la fin du générique, devant l’écran noir.

Bury the Hatchet de Jay-Jay Johanson, sortie le 15 septembre
En concert le 22 novembre à l’Alhambra (Paris).

Une exposition éclairante Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire à l’Institut du Monde Arabe

Chrétiens d'Orient 2000 ans d'histoire
Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire, Institut du Monde Arabe

Une exposition éclairante Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire à l’Institut du Monde Arabe

L’Institut du Monde Arabe consacre sa dernière exposition à la présence chrétienne au Moyen-Orient depuis plus de 2000 ans. Carrefour des civilisations et des religions, cette région a vu l’émergence puis l’expansion du christianisme pour une présence ancrée dans les sociétés et dans l’art. L’exposition invite à un voyage dans le temps pour le constat d’un développement autant social que culturel qui marque depuis toujours une région très majoritairement musulmane. L’apport croisé des deux religions n’a cessé d’enrichir des sociétés que les troubles actuels mettent en danger. Une exposition à découvrir absolument pour aller au-delà des préjugés habituels.

Une histoire millénaire

C’est d’abord à un véritable cours d’histoire illustrée que se livre l’exposition Chrétiens d’Orient. Avec un focus passionnant sur l’inexorable propagation du christianisme à l’époque romaine depuis Jérusalem jusqu’à Rome en passant par Alexandrie. L’établissement de centres névralgiques s’accompagne de la création de monastères et d’un véritable réseau d’évêchés. L’expansion ne va d’abord pas sans persécutions jusqu’au ralliement de l’empereur Constantin 1er au christianisme avec l’édit de Milan en 313 qui met fin aux persécutions des chrétiens. Le parcours de l’exposition multiplie les cartes et les explications pour mieux comprendre l’enracinement profond de cette religion au Moyen-Orient. Pour un regard renouvelé sur la région. Loin de l’ethnocentrisme occidental habituel, l’exposition invite à un regard neuf avec des focus éclairants sur l’avènement de l’islam au VIIe siècle et des périodes d’influence mutuelle qui ont alterné avec des vagues de persécution. Dans les pays musulmans, le statut juridique de protégés (dhimmys) a servi de jalon aux chrétiens d’Orient avec de véritables mutations selon les périodes. Mais la présence chrétienne au Moyen-Orient n’a jamais disparu, s’adaptant aux évènements pour perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Un rôle social jamais démenti

L’exposition fait découvrir la pérennisation de la présence chrétienne par delà les tumultes de l’histoire. Périodes de calme et de tension ont toujours alterné mais n’ont jamais remis en cause la présence des églises d’Orient. Les chrétiens sont aujourd’hui surtout présent en Egypte et au Liban tout en perdurant en Irak, en Syrie et en Jordanie. La variété des églises se dessine avec églises copte, grecque, assyro-chaldéenne, syriaque, arménienne, maronite, latine et protestante. Chaque facette du christianisme oriental est exposé dans ses dimensions orthodoxe et catholique. Des pièces uniques sont visibles avec notamment les Evangiles de Rabula, un célèbre manuscrit enluminé syriaque du Vie siècle, et les premiers dessins chrétiens connus au monde, de Doura-Europos en Syrie, datant du IIIe siècle.

L’exposition Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire surprend par la richesse de son parcours et le regard qu’elle offre sur une région moins bien connue que ce que l’on pense habituellement. Une visite permettra à chacun d’en savoir plus sur notre passé commun pour mieux appréhender le futur.

Dates : du 26 septembre 2017 au 14 janvier 2018
Lieu : Institut du Monde Arabe (Paris)
Entrée : 12 €

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Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire

Chrétiens d'Orient 2000 ans d'histoire
Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire

Chrétiens d'Orient 2000 ans d'histoire
Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire

Chrétiens d'Orient 2000 ans d'histoire
Chrétiens d’Orient 2000 ans d’histoire

Ce que la vie m’a appris, ou comment vivre heureux (Flammarion)

Perla Servan-Schreiber

Perla Servan-Schreiber

Ce que la vie m’a appris, ou comment vivre heureux (Flammarion)

Perla Servan-Schreiber nous livre dans son dernier livre, tout son héritage philosophique. S’il est vrai que Perla n’a pas eu d’enfants, elle ressent tout de même le besoin de transmettre ce qu’elle a appris de la vie, tout au long de sa propre vie.

Une certaine philosophie de vie

Perla Servan-Schreiber a 73 ans et nous dévoile les secrets de la vie. Elle parle d’elle, bien sûr, mais aussi des leçons transmises par la vie elle-même. Avec beaucoup de sérénité, Perla nous parle de la vie, de sa beauté, et du bonheur d’être vivante. Même si la mort ne lui fait pas peur, elle savoure chaque instant de sa vie. Pour être heureux, il faut déjà avoir confiance en soi, savoir se retrouver seul en face de soi-même, travailler sans se faire « bouffer » par son travail. Si on aime son travail, dit-elle, on n’a pas l’impression de travailler… Préserver son intimité, sa vie privée… Et surtout il faut acquérir assez de sagesse pour s’accepter tel que l’on est et accepter les évènements douloureux en prenant le temps de faire son deuil. Méditer, marcher, se retrouver seul pour se ressourcer…

Une belle vie

Perla Servan-Schreiber nous offre sa façon de voir la vie, très positive et emplie de sagesse. Mais elle ne nous dit pas pourquoi elle est toujours de blanc vêtu ! Perla Servan-Schreiber reste une femme belle, malgré son âge et qui a un regard qui reflète le bonheur. Elle a eu une belle vie de journaliste, a rencontré à 42 ans l’homme de sa vie, n’a pas eu d’enfants. Perla est une passionnée de cuisine et aime faire partager sa passion.
En lisant ce petit livre, on n’apprend rien de spécial si ce n’est que la vie est belle et qu’il est doux de ne pas pouvoir tout expliquer. Accepter dans la joie cette faiblesse et la vie en sera d’autant plus agréable. Voilà sa philosophie de vie ! Publik’Art a particulièrement apprécié les nombreuses références à Etty Hillesum qui a rédigé son journal intime absolument bouleversant alors qu’elle était à Auschwitz. (Une vie bouleversée, Seuil)

Quelques extraits :

Pourquoi travailler sa confiance ? Pour se simplifier la vie. Pour mieux vivre en société : si on ne se fait pas confiance, dur de faire confiance aux autres. P.56

[…] notre intimité ne dépend que de nous et de notre désir de la préserver. Elle constitue le socle de notre vie, de notre équilibre, de notre qualité humaine. Le plus rare est de rencontrer celle ou celui avec lequel nous aurons envie de créer et protéger cette intimité, à long terme. P.130

A quoi reconnaît-on, ce OUI entier, ni contraint, ni résigné ? Un jour on le ressent, tout simplement. L’attitude mentale de départ convie ensuite le cœur et les sens. Sinon, ça ne marche pas. Pas facile ? Une pratique est nécessaire, comme pour un muscle. Il s’agit d’ouvrir son cœur et ses bras au lieu de vivre les épaules rentrées. P.132

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Ce que la vie m’a appris La grande affaire de ma vie est d’aimer. Apprentie à vie je suis.
Je sais peu de choses. J’en ai à peine compris. J’ai pourtant essayé, et si j’ai retiré quelque bénéfice de dix ans de psychanalyse, ces petits essentiels qui font les rencontres heureuses, le quotidien plus léger, seule la vie me les a appris. Je les ai ressentis plus que compris.
J’ai pris le risque, au fil de ces chapitres de traiter aussi bien du premier texto d’amour, de mon chat ou de la mort… Parce que la vie est ainsi faite, de clins d’oeil, de croche-pieds, etc.
L’école de la vie, en somme. Celle qui n’est enseignée nulle part. Avec la réserve consciente que toute expérience est unique ; mais l’observation réelle, que plus on dit son chemin, plus d’autres s’y reconnaissent ou s’en inspirent. Énigme de la transmission.
D’où ce livre, volontairement petit, sur un vaste sujet qui nous occupe tous : vivre. Ecrit à 73 ans, avec sincérité et tranquillité, celle de l’âge qui libère et autorise partage et transmission.
A butiner, peut-être à méditer, et qui sait, approcher l’unique condition des mortels que nous sommes  » l’acceptation joyeuse de la réalité ».

Date de parution : le 6 septembre 2017
Auteur : Perla Servan-Schreiber
Editeur : Flammarion
Prix : 14,90 € (204 pages)
Acheter sur : Amazon

Le Louvre Abu Dhabi ouvrira ses portes le 11 novembre 2017

Louvre Abu Dhabi
Louvre Abu Dhabi

Le Louvre Abu Dhabi ouvrira ses portes le 11 novembre 2017

Le Musée du Louvre parisien n’est plus seulement le plus grand musée du monde sis à Paris. Il s’exporte à Abu Dhabi pour une expérience architecturale unique à découvrir à partir du 11 novembre prochain. C’est une véritable cité de l’art qui va ouvrir ses portes dans une localisation spécialement dédiée à l’exposition des oeuvres de toutes les époques et de tous les horizons dans un écrin de lumière qui risque fort de marquer l’histoire de l’architecture. La capitale des Emirats arabes unis ne se refuse rien et le lieu promet d’être rien de moins qu’exceptionnel.

Un puits de lumière

Si les œuvres du Louvre Abu Dhabi sont encore en cours d’installation dans les galeries du spectaculaire bâtiment conçu par l’architecte français Jean Nouvel, le dôme en forme de parasol est déjà visible et éblouit. Toujours désireux d’inclure ses oeuvres dans leur environnement avec une harmonie parfaite, l’architecte explique avoir voulu recréer une médina avec des volumes blancs abrités sous un grand parasol avec un microclimat exceptionnel. D’un diamètre de 180 m, ce toit vertigineux se compose de 8 épaisseurs de mantilles métalliques disposées de telle manière à laisser passer des fils de lumière. La visite initiale de Jean Nouvel sur place lui a rappelé que « la grande architecture arabe est toujours géométrie et lumière. A travers les couches superposées du dôme, un rayon de soleil se retrouvera parfois bloqué ou trouvera parfois son chemin. Ainsi des tâches lumineuses apparaîtront, puis disparaîtront. » Ce phénomène baptisé « Pluie de lumière » agrémentera le lieu d’un environnement protégé de la chaleur harassante du dehors dans un cocon de fraicheur.  Jean Nouvel a cette phrase formidable pour résumer son projet et la perception des 4 éléments qui le constituent: « du sable, de l’eau, du ciel, et une perception d’horizon ». Tout parait parfois si simple…

Le plus grand projet culturel français du XXIème siècle 

Cette grande aventure a débuté il y a maintenant plus de 10 ans avec un accord signé entre l’état français et les Emirats. La portée universelle du musée parisien a justifié ce projet pour appuyer sa démarche de rayonnement artistique. Le déplacement d’oeuvre vers un lieu lointain n’a pas rebuté l’administration, au contraire. C’est une occasion unique de rencontrer une nouvelle audience et de loger le tout dans un lieu impressionnant d’ampleur et d’équilibre. La promesse d’exposition d’oeuvres de tous âges et de toutes origines garantit au lieu un pluralisme culturel qui devrait lui permettre de remplir sa mission de passeur de connaissance. L’objectif avoué est de souligner ce qui unit les humains dans un musée universel pour les lier dans un socle commun. Le Musée ouvre prochainement, herbeux seront les élus qui auront la chance de traverser la méditerranée pour aller le visiter!

Le Louvre Abu Dhabi promet une expérience culturelle majeure. L’occasion de réserver une date pour découvrir une architecture ambitieuse destinée à hypnotiser les visiteurs.

Dates : Ouverture le 11 novembre 2017
Lieu : Louvre Abu Dhabi
Entrée : ND

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Louvre Abu Dhabi
Louvre Abu Dhabi

Louvre Abu Dhabi
Louvre Abu Dhabi

Louvre Abu Dhabi

Louvre Abu Dhabi
Louvre Abu Dhabi

Good time en fait des caisses

Good time
Good time, film de Ben Safdie et Joshua Safdie

Good time en fait des caisses

Dès le titre du film, l’évidence se fait jour, les héros ne vont pas passer un bon moment. Un Robert Pattinson en roue libre accumule les fourberies pour tenter de sortir d’un jeu infernal où lui et son frère sont enfermés. Le rythme des images n’est pas si effréné au delà d’une musique épileptique qui insuffle un stress permanent un peu artificiel. Le film tourne vite à l’exercice de style sans jamais savoir qui va en payer le prix. Un thriller un peu vain, semblable à tant d’autres par son maniérisme visuel assumé.

Pattinson sous le feu des projecteurs

Le protagoniste principal du film, c’est lui. Robert Pattinson mène la barque des 2 frérots en pleine galère de fric et de vie. Il échafaude un larcin pour récupérer une confortable somme d’argent, mais le plan se ramasse évidemment dans le fossé. Surtout que Connie Nikas est accompagné d’un frère déficient mental Nick Nikas (Ben Safdie) friand d’alcools et de drogues divers. Comment garder son calme et son sang froid quand tous les éléments sont contre vous? La musique figure autant les éléments contraires que le coeur du héros qui bat à tout rompre. La science du héros pour enchainer les mensonges éhontés avec la plus grande sincérité apparente agrémente le récit de scènes cocasses. Mais c’est surtout cette volonté de s’en sortir envers et contre tout qui prime. Le visuel très acidulé des images ne fait pas tout et il manque tout de même au film une construction un peu plus cohérente pour emporter le spectateur. Surtout qu’une violence sauvage survient régulièrement pour un destin toujours plus contraire. Robert Pattinson s’essaye à un nouveau rôle barré avec une coupe de cheveux blonde du plus bel effet. Oui, il est convaincant, mais non il n’est pas non plus inoubliable.

De Good time, il n’en est que peu question dans cette histoire de frères pétards qui ne parviennent pas à s’en sortir. Autant la faute à un manque de jugeote qu’à un destin taquin qui leur met continuellement des bâtons dans les roues. Si certains évoquent un trip visuel, on est quand même loin de Fight Club, disons le clairement.

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Good time
Good time

Un braquage qui tourne mal… Connie réussit à s’enfuir mais son frère Nick est arrêté.
Alors que Connie tente de réunir la caution pour libérer son frère, une autre option s’offre à lui : le faire évader. Commence alors dans les bas-fonds de New York, une longue nuit sous adrénaline.

Sortie : le 13 septembre 2017
Durée : 1h40
Réalisateur : Ben Safdie, Joshua Safdie
Avec : Robert Pattinson, Ben Safdie, Jennifer Jason Leigh
Genre : Thriller, Policier

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Welcome to Woodstock, une comédie musicale jubilatoire à découvrir absolument au Comedia

Welcome to Woodstock
Welcome to Woodstock, mise en scène de Laurent Serrano, Le Comédia

Welcome to Woodstock, une comédie musicale jubilatoire à découvrir absolument au Comedia

L’affiche et le titre ne laissent que peu de doutes sur la teneur du spectacle. La célébration d’une époque devenue mythique est à l’honneur sur la scène du Comedia avec un Welcome to Woodstock qui ravira les adorateurs de musique pop. Une histoire de jeunes français partis à la rencontre du rêve hippie sert de prétexte à une avalanche de décibels et d’hymnes sixties tous plus légendaires les uns que les autres. Jimi Hendrix, The Who, Janis Joplin et tous ceux qui ont fait vibrer tout une époque sont interprétés sur scène par une troupe de musiciens passionnés et scandés par des comédiens habités qui rallument brillamment la flamme des années 60.

De la musique à foison

Du 15 au 17 aout 1969, une horde de jeunes idéalistes s’est retrouvée à Woodstock pour communier en musique au son des idoles de l’époque. Ce grand rassemblement devenu mythique ne cesse depuis d’hanter la conscience collective de tous ceux qui auraient aimé y être présent pour scander tous ces hymnes devenus immortels. Le spectacle Welcome to Woodstock réalisera leur rêve en invoquant bon nombre des figures tutélaires de la scène Rock des années 60. Et pour maximiser l’effet sur une audience conquise, les comédiens interprètent les refrains pop au son d’un groupe qui enchaine les décibels et les bravoures techniques. Les solos guitares s’enchainent dans une belle démonstration de virtuosité. Les personnages Paul, Corinne, Francis, Martine, Tom et Florence sont décidés à participer à la fête hippie et traversent l’atlantique pour une aventure riche en péripéties. Le décor plutôt sommaire fait la part belle aux interprétations et à la musique. Si chacun des comédiens n’a aucun mal à pousser la chansonnette, c’est surtout Yann Destal qui apparait régulièrement pour donner vie aux classiques des sixties. Il apparait d’abord avec la veste à franges de Roger Daltrey des Who puis revient avec un costume hippie du plus bel effet pour interpréter Canned Heat et clôture le concert avec l’hymne de Joe Cocker et montre une belle aisance pour varier les rôles. A ses côtés, Xavier V. Combs campe un Jimi Hendrix plus vrai que nature et Magali Goblet prête sa voix à une Janis Joplin déchainée.

Un spectacle à voir et revoir

Mais loin de se contenter de citer les artistes de Woodstock, c’est l’époque entière qui est ravivée avec certains des groupes les plus emblématiques des années 60. C’est ainsi une reprise surprenante et exaltante de Pink Floyd qui clôture la première partie avec une mise en scène spectrale à l’efficacité maximale. L’intrigue est un vrai prétexte à un déferlement de notes qui scotchent les spectateurs au siège. C’est aussi Bob Dylan, Scott McKenzie et The Doors qui résonnent alors que le spectacle insiste sur les enjeux de la fin des années 60. Les fantômes de Mai 68 hantent des personnages à la conscience sociale incertaine. C’est aussi la guerre du Vietnam, l’avènement des Black Panthers et les rêves d’amour libre qui sont invoqués. Ce sont pas moins de 28 chansons immortelles qui sont interprétées en live pour une bonne humeur communicative qui donne le sourire.

Les 2 heures de spectacle passent dans un souffle et l’audience salue d’un tonnerre d’applaudissement final la performance scénique des chanteurs et musiciens. Si vous aussi vous entonnez Creedence Clearwater Revival ou Jefferson Airplane sous votre douche, c’est le moment d’aller entonner des hymnes sixties au coeur d’une foule extatique. Si ce n’est pas le cas, allez découvrir le répertoire des comédiens et musiciens au Comedia, vous pourrez vous aussi vous y mettre sérieusement!

Dates :  A partir du 15 septembre 2017
Lieu : Le Comedia (Paris)
Metteur en scène : Laurent Serrano
Avec : Geoffroy, Peverelli, Magali Goblet, Pierre Huntziger, Morgane Cabot, Yann Destal, Xavier V. Combs

The Party, bref mais intense!

The Party
The Party, un film de Sally Potter, Copyright Sally Potter

The Party, bref mais intense!

La réalisatrice Sally Potter réunit 7 amis pour célébrer l’accession au poste de ministre de la santé de Janet (Kristin Scott-Thomas). Mais le temps de la fête laisse rapidement place aux révélations et aux règlements de compte. Le film très court d’1h08 a tout de l’exercice de style mais ne manque pas de piquant. Tout le mérite en revient à des acteurs qui laissent patiemment monter la sauce sans que le spectateur n’y comprenne rien pendant longtemps avant que les affrontements finaux ne fassent voler en éclat la douce torpeur collective. Sous le vernis de la convivialité se cache souvent le venin de la rivalité et des non-dits.

Un film so british

Les anglais savent y faire pour déconstruire patiemment les apparences dans un jeu de massacre qui ne dit pas son nom. Là où devrait se dérouler une petite fête conviviale se dissimule un soupçon si inavouable qu’il finit par faire se confronter les petits secrets cachés. Le couple d’hôtes accueillants interprété par les toujours impeccables Kristin Scott Thomas et Timothy Spall semble dès le départ sur une longueur d’onde ambivalente. Pendant qu’elle se réjouit doucement de sa réussite professionnelle tout en attendant ses convives et préparant les amuse-bouches, il se terre dans un mutisme forcené, semblant rabâcher une pensée qui l’obsède. Puis débarquent des invités de choix interprétés par Bruno Ganz, Cillian Murphy et un bel équipage de seconds rôles britanniques. Et la soirée part en vrilles. Entre une annonce de maternité pas si sereine, un invité au trouble communicatif, un couple au bord de la rupture et une invitée qui n’arrive pas mais devient de plus en plus centrale dans les conversations, c’est une mayonnaise qui monte patiemment jusqu’à engloutir l’assistance. L’appartement bourgeois est constamment traversé par des invités agités, de la salle de bain au jardinet pour une atmosphère de moins en moins détendue. Le choix d’un noir et blanc classieux souligne l’atmosphère de thriller des années 30 recherchée par la réalisatrice. Pour un moment de cinéma concis et jubilatoire, même si la recherche d’une spontanéité parfois factice nuit à la construction du scénario.

Il reste de The Party l’impression d’avoir assisté à un intermède à la fois comique et dramatique. La fête est forcément hachée, sinon ce ne serait pas un vrai film britannique!

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The Party
The Party

Janet vient d’être nommée ministre de la santé, l’aboutissement de toute une carrière. Elle réunit avec son époux Bill quelques amis proches. Mais la fête prend un tournant inattendu.


Sortie
: le 13 septembre 2017
Durée : 1h08
Réalisateur : Sally Potter

Avec : Kristin Scott Thomas, Timothy Spall, Patricia Clarkson
Genre : Biopic, Drame

 

 

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Gauguin – Voyage de Tahiti, un bel hommage à l’illustre peintre

Gauguin
Gauguin, film d’Edouard Deluc, Copyright Move Movie/Studio Canal/NJJ Entertainment

Gauguin – Voyage de Tahiti, un bel hommage à l’illustre peintre

Quand Paul Gauguin décide de quitter l’hexagone en 1891, il recherche les conditions optimales pour laisser éclater son art au grand jour. Il ne sait pas que les paysages de la Polynésie l’envouteront jusqu’à le mener au dénuement le plus total, avec à la clé un rapatriement sanitaire qui le sauvera quelques années supplémentaires. Vincent Cassel prête ses traits au peintre hirsute qui quitta une vie de confort matériel et marital pour s’engager sur la voie de l’art. Le film d’Edouard Deluc donne des clés pour comprendre un peintre que la postérité éleva au rang de précurseur de l’art moderne mais qui souffrit pourtant de son vivant d’un désintérêt général. La naturalisme le plus éclatant habille le film d’une langueur hypnotique qui fait la part belle au regard fixe de l’acteur plutôt qu’à une action réduite à la portion congrue.

Un peintre maudit 

Ce n’est qu’une petite partie de l’existence de Paul Gauguin qui est relatée dans le film d’Edouard Deluc. Son enfance bourgeoise et son début de carrière dans la finance ne sont pas du tout évoqués, et son mariage avec une belle danoise avec 5 enfants à la clé n’est abordé que par le petit bout de la lorgnette. Le trait est plus appuyé pour capter l’ambition dévorante du peintre qui souhaitait enfin parvenir à s’accomplir en tant que peintre. Jusqu’à ne plus rien voir au delà de sa toile et de ce que son regard aiguisé lui laissait percevoir du monde. Entre les autochtones bienveillants et des paysages vierges vaporeux, c’est une orgie de beauté qui accueille celui qui révolutionna la peinture de la fin du XIXe siècle. Les couleurs éclatantes remplissent sa toile de vie et de mythologies que les plus férus essayent encore aujourd’hui d’analyser. Vincent Cassel se fond dans les habits du peintre et l’incarne avec une intensité surprenante. A ses côtés, les personnages secondaires semblent presque empruntés, confinés qu’ils sont dans l’ombre de leur acolyte. L’acteur fait preuve d’une grande sobriété pour devenir un bloc monolithique plutôt qu’un personnage historique poussiéreux.

Un film suranné?

Si certains diront que le film souffre d’une trop grande lenteur et d’un rapport convenu à l’histoire du peintre, d’autres jugeront qu’il fallait cette proposition filmique pour faire ressortir le quotidien du peintre avec la plus grande fidélité. Les lueurs des chandelles habillent les nuits chaudes du bout du monde et chaque déplacement prend le temps nécessaire sans véhicule à essence. C’est une époque pas si éloignée qui est figurée avec en son centre un occidental avide d’exotisme et de liberté sans les contraintes d’un monde occidental anxiogène et asphyxiant. Le film suit cette quête avec comme récompense toutes ces toiles qui couronneront une carrière marquée du sceau de l’exigence personnelle, jusqu’à l’épuisement et l’effondrement physique. Le charme dégagé par le long métrage fascine les spectateurs qui accepteront le voyage intérieur jusqu’à l’ataraxie sur les rives d’un pays lointain.

Gauguin – Voyage de Tahiti fascine par la simplicité de la forme et la profondeur du propos. En parvenant à toucher ce qui faisait la spécificité du peintre, le réalisateur et l’acteur réalisent un bel exploit, à découvrir sur les écrans.

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1891. Gauguin s’exile à Tahiti. Il veut trouver sa peinture, en homme libre, en sauvage, loin des codes moraux, politiques et esthétiques de l’Europe civilisée. Il s’enfonce dans la jungle, bravant la solitude, la pauvreté, la maladie. Il y rencontrera Tehura, qui deviendra sa femme, et le sujet de ses plus grandes toiles.

Gauguin Sortie : le 20 septembre 2017
Durée : 1h42
Réalisateur : Edouard Deluc
Avec : Vincent Cassel, Tuheï Adams, Malik Zidi
Genre : Biopic, Drame

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Pour un sourire d’enfant : le nouvel agenda 2018 est dispo (Editions du Rocher)

Pour un sourire d’enfant  Pour un sourire d’enfant : le nouvel agenda 2018 est dispo (Editions du Rocher)

Découverte de l’Association

Qui ne connaît pas l’Association PSE : Pour un Sourire d’Enfant ?
Un jour, en 1996, Christian et Marie-France des Pallières ont tout quitter en France pour s’installer au Cambodge. Leur objectif : sauver le plus grand nombre possible d’enfants de la misère à Phnom Penh.
Ils ont commencé en 1996 avec vingt petits et aujourd’hui, 6500 enfants sont pris en charge par leur association. Christian est décédé il y a un an, sa femme continue leur œuvre.
« Plus de 10 500 enfants ont déjà pu sortir de l’enfer de la décharge où ils vivaient dans des conditions inhumaines. »

L’agenda PSE 2018

Et offrir ce très bel agenda 2018 peut être une jolie façon de contribuer à cette belle œuvre. Vous y trouverez des dessins du Chat, des photos des héros du film « Les Pépites » et de nombreux portraits d’enfants qui ont fini par intégrer l’école de PSE. Sur une double page, la semaine entière s’affiche avec suffisamment de places pour y écrire tous vos rendez-vous.
« C’est grâce à un réseau de plus de 8000 parrains et donateurs, d’entreprises partenaires, aux 300 bénévoles en France et à l’étranger, aux quelques 650 salariés Cambodgiens (4 seulement en France) que cette aventure peut se perpétuer. Après le décès de Christian des Pallières, le 24 septembre 2016, Marie-France – sa femme – continue sans relâche l’action qu’ils avaient démarrée 22 ans plus tôt, pour sauver chaque jour de nouveaux enfants ! »
Chacun de nous, à notre façon, peut les aider dans cet énorme travail : en cliquant ICI  !

« Cet agenda soutient pour un sourire d’enfant ».

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Pour un sourire d’enfant  Présentation :
« La spécificité de PSE réside dans son projet de prendre en charge l’enfant le plus pauvre parmi les plus pauvres et ceci dans sa globalité : physique, affective, intellectuelle et sociale. Et plus encore, de s’engager à l’accompagner jusqu’au bout, jusqu’à la formation professionnelle ou universitaire et le diplôme qui lui donneront accès à une vie « normale », à laquelle tout enfant a droit. » Ghislaine Dufour, présidente de Pour un Sourire d’Enfant

Tout au long de l’année, partagez l’espérance des milliers d’enfants de Phnom Penh accompagnés par PSE.
-Un agenda sobre aux lignes épurées, dans un format ultra-pratique à emporter partout et qui facilitera votre organisation au fil des jours.
-Couverture souple et très résistante, avec rabats.
-Une semaine par double page, des photos, des témoignages et des dessins du Chat de Philippe Geluck.

-Cet agenda soutient l’association Pour un Sourire d’Enfant
-En achetant sur ce site c’est 17% du prix de l’agenda directement reversé à PSE
-Frais de port réduits (2€)

Date de parution : le 13 septembre 2017
Editeur : Editions du Rocher
Prix : 16,80 € (144 pages)
Acheter sur : Ici

[TEST] Lampes LED Aukey

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C’est au tour de la gamme de lampes à LED Aukey d’envahir nos bureaux ! Les jours raccourcissent sérieusement en ce mois de septembre tempétueux alors on s’est dit qu’il fallait nous équiper en éclairage… C’est chose faite avec trois modèles réunis pour ce test : un modèle en bois très joli, un modèle avec un panneau à LED large et un modèle plus fin qui se replie sur lui-même.

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[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LES LAMPES LED AUKEY » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Les plus :

Des lampes mais aussi des objets high tech !

Tout d’abord, l’ensemble des lampes  LED Aukey propose une « lumière accessoirisée » grâce à la possibilité de modifier l’intensité et la nuance de lumière (lumière chaude à froide, sur des niveaux d’intensité différentes). Un point commun qui sert en fonction des ambiances recherchées, selon l’endroit où la lampe est installée (chambre, bureau…).

A l’exception du modèle en bois beaucoup plus sommaire, on trouve aussi des fonctionnalités vraiment bienvenues, même surprenantes. La présence d’un port USB sur la base du pied de la lampe permettre de recharger votre portable aisément. De même, un petit bouton « sleep » permet de programmer une extinction des feux dans les 60 minutes…

Cerise sur le gateau, le modèle repliable sur lui-même propose une petit plus : l’éclairage de nuit. Une toute petite LED s’allume lorsque vous appuyer sur la touche correspondante. Ce qui vous permet d’avoir un niveau d’éblouissement minimum en pleine nuit pour la pause pipi. Une lumière douce très appréciée des insomniaques… et de leur entourage !

Quand le design à la nordiste s’invite 

Quand le design danois s’associe à une lampe LED Aukey, cela donne une très jolie lampe malgré l’absence de nombreuses fonctionnalités (pas très ergonomique car peu maniable, pas de port USB, pas de fonction sleep ni de fonction nuit). Le point fort du modèle en bois est résolument son design (elle ne s’enLEDi pas) et devient chez ses petites soeurs un inconvénient. Pour ces dernières, le côté revêtement en PVC noir est un peu rétro. La lampe qui possède un large pad LED perd en finesse de design par rapport aux deux autres.

LE(S) MOINS :

On aurait rêver d’une lampe à la fois très design dans l’esprit « bois » façon danoise mais qui aurait eu les fonctionnalités des deux autres. C’est dommage.

Conclusion :

Avec des prix situés entre 32,99 euros et 48,99 euros, ces lampes ne sont pas des objets dénués d’intérêt. Elles apporteront un vrai confort d’utilisation, que ce soit par une ergonomie (sauf le modèle en bois, plus design mais moins ergonomique) ou des fonctionnalités technologiques très sympathiques !

Une saison 2017/2018 pleine de promesses au Studio Hebertot !

Studio Hebertot
Studio Hebertot

Une saison 2017/2018 pleine de promesses au Studio Hebertot !

A la tête du Studio Hebertot depuis l’été 2015, Sylvia Roux a présenté en quelques mots la saison 2017/2018 à la presse le 19 septembre. Entouré de son équipe ainsi que des auteurs à l’origine des pièces et des comédiens sous les feux de la rampe, elle a surtout favorisé la rencontre et le partage autour de quelques bulles de convivialité.

Un choix de l’engagement

Sylvia Roux débute sa présentation avec plusieurs leitmotivs. Les choix de pièces découlent de coups de coeur pour les sujets abordés, les auteurs et les comédiens. Un théâtre de l’engagement est privilégié avec des thématiques au plus près des enjeux de notre société contemporaine. Les partis pris sont puissants et la directrice veut confronter le public à la réalité du monde d’aujourd’hui. Le ton est convaincu et la présentation peut enfin commencer. Un premier rappel évoque les pièces à l’affiche du mois de septembre 2017. Le dernier jour d’un condamné avec William Mesguich (critique prochaine sur Publik’Art), You YouLe Feu du poète et Etre ou Paraitre demandent à être découverts pour des sujets variés et des tonalités multiples. Puis le programme des 3 prochains trimestres est abordé avec quelques temps forts à souligner.

Des temps forts à marquer d’une pierre blanche sur votre agenda

C’est d’abord le retour de Bérengère Dautun dans Compartiment Fumeuses et Cantate pour Lou Von Salomé. Après son passage sur grand écran, c’est au théâtre que va être adapté Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce. L’ouvrage Choisir de vivre de Mathilde Daudet va également être transposé au théâtre pour un questionnement émouvant sur l’identité, nul doute qu’un article évoquera cette pièce en temps voulu sur Publik’Art.

Le rythme de la saison précédente se perpétuera sans mal en 2017/2018 pour des découvertes théâtrales à ne pas manquer au Studio Hebertot. Nul doute que des articles du Publik’Art s’en feront régulièrement l’écho tout au long de la saison théatrale!

Dates :  Saison 2017/2018, de septembre 2017 à juin 2018
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Multiples
Avec : Multiples comédiens

Le Pelléas hypnotique et virtuose de Bob Wilson fait son retour à l’Opéra Bastille

Pelléas et Mélisande (saison 2011-2012)

(© Charles Duprat / Opéra de Paris)

Opéra-Bastille les 23/27 sept et 1 & 6 octobre 2017 – 3h20 avec entracte

Cette production de Bob Wilson revient pour quelques dates sur la scène de l’Opéra Bastille où son univers hypnotique et immobile font naître un nouveau rapport au plateau, décomposant le temps et l’espace jusqu’à tendre à l’intemporalité.

Avec Pelléas et Mélisande, le drame symboliste de Maurice Maeterlinck qui offrait à Claude Debussy la matière à une composition impressionniste, traversée par une musique qui n’est qu’ondes et frémissements, le grand Bob crée une partition en correspondance parfaite où son inspiration formelle/abstraite (images – lumières – scénographie) et son épure extrême, captent la dimension allégorique, allusive et onirique de l’œuvre.

L’intrigue est celle d’un amour impossible qui s’inspire de la légende médiévale de Tristan et Iseult. Lors d’une partie de chasse, Golaud, prince au royaume imaginaire d’Allemonde, se perd dans la forêt et rencontre Mélisande en pleurs au bord d’une fontaine. Il décide de la prendre pour femme et rentre dans son château sans ne rien connaitre du passé de son épouse.

Mélisande y rencontre Pelléas, le demi- frère de Golaud et très vite ils tombent amoureux l’un de l’autre, d’un amour chaste et innocent, alors que le pays s’enlise dans les conflits et s’obscurcit à mesure que la vie du père de Pelléas s’amenuise dans une chambre du domaine. Geneviève, mère des deux princes, et Arkel, souverain d’Allemonde, pressentent le malheur qui plane, impuissants.

PELLEA~3

Golaud, s’percevant du lien qui réunit les deux jeunes amants, se consume peu à peu dans la jalousie tandis que son fils, Yniold, né d’un premier lit, devient le témoin et le complice de son supplice.

D’une unité virtuose, la mise en scène immaculée de Bob Wilson s’empare avec un puissant geste pictural de ces visions évanescentes dont les chanteurs/comédiens à la gestuelle inspirée du théâtre nô impriment un jeu millimétré et hiératique

Rongé par le désespoir et la rage, il tue son frère Pelléas et blesse grièvement Mélisande qui s’éteindra, emportant avec elle ses lourds secrets, sans que Golaud ne parvienne à établir la vérité des sentiments qui l’unissaient à Pelléas.

Pelleas 5

A l’abri en fond de scène d’un à-plat lumineux sur lequel se projettent différents tons au gré des changements de situation et d’affect des personnages, les décors abstraits propres au vocabulaire « wilsonien » apparaissent, se succèdent puis disparaissent.

PELLEA~2

Le tout orchestré dans un espace aux lignes géométriques qui ouvre ou délimite la perspective et embrasse à merveille le conte métaphysique. Et ses personnages aux prises avec les éléments naturels, opaques du Royaume d’Allemonde où leur inconscient en est le miroir trouble.

D’une unité virtuose, la mise en scène immaculée de Bob Wilson s’empare avec un puissant geste pictural de ces visions évanescentes dont les chanteurs/comédiens à la gestuelle inspirée du théâtre nô impriment un jeu millimétré et hiératique.

L’orchestre de l’Opéra de Paris dirigé d’une main inspirée par Philippe Jourdan et les voix pures à la transparence magnifiée sacralisent l’emprise du drame intemporel emprunte de mystères, de secrètes motivations et de passion inaccomplie.

Quand l’art protéiforme du maître texan rencontre l’écriture debussyste pour une osmose totale.

Treize jours ou l’enfer d’une jeune femme kidnappée (Denoël)

Roxane Gay

Treize jours ou l’enfer d’une jeune femme kidnappée (Denoël)

Roxane Gay est un auteur américain, également professeur agrégé, éditeur et commentateur. Elle a publié de nombreux livres sur les femmes. Treize jours est son dernier roman. Un roman choc, un roman dur, un roman qui fait mal.

Scénario poignant

Roxane Gay est née aux Etats-Unis et connaît bien Haïti puisqu’elle est issue d’une famille haïtienne. Dans son livre, elle ne va pas guère vanter la beauté de son pays d’origine, mais plutôt nous dévoiler la face cachée d’Haïti. Mireille est la fille d’un homme qui a fait fortune aux Etats-Unis et qui est revenu vivre dans son pays, à Port-au-Prince. Mireille a épousé un américain et ensemble, ils viennent passer des vacances chez les parents de Mireille. Et puis, un matin, alors qu’ils allaient à la plage, Mireille se fait enlever sous les yeux de son mari et de son fils.

Première partie : la cage

Les 275 premières pages relatent le calvaire vécu par Mireille, quand elle est séquestrée par ses ravisseurs. Mireille, enfermée dans une « cage », pense aussi à son passé, à tout ce qu’elle a vécu avant son enlèvement. Dans sa vie, il y a désormais un avant et un après. Bien sûr, impossible de vous en dire davantage sans dévoiler toute l’horreur du récit. Il en ressort que l’auteur analyse la femme et tout ce qu’elle peut ressentir, à la fois dans sa tête et dans son corps, à chaque atrocité réalisée par des hommes. Ce livre est merveilleusement écrit par une femme, une femme qui connaît parfaitement la femme, son corps et les images qu’il peut véhiculer. Une sensibilité extrême de femme. A chaque page, on est Mireille. Si elle ne devient plus « personne », nous, on devient Mireille. Dans les moindres détails, tout est écrit avec tellement de vérités, et à la première personne, que l’on s’identifie en permanence avec Mireille.

Deuxième partie : l’après

A travers cette dernière partie, on continue, nous lecteurs qui connaissons les moindres détails de sa séquestration, on continue à être Mireille. A avoir mal en même temps qu’elle. De « personne » va-t-elle arriver à renaître en tant que Mireille, entourée de son mari et de son fils, chez elle, aux Etats-Unis ?

Roxane Gay nous plonge au cœur d’une vérité cachée de Haïti où la corruption et les inégalités font que l’image qu’on en a est tellement loin de la vérité ! Après avoir lu ce roman, plus jamais on oubliera ce qui existe vraiment là-bas où les enlèvements sont monnaie courante. On pense plus particulièrement à l’enlèvement d’une jeune coopérante, originaire de Grenoble, en 2015, libérée au bout d’une semaine… Ce roman est une fiction, mais il pourrait, sans doute, être une histoire vraie… En attendant, c’est notre coup de coeur !

Quelques extraits :

Je suis devenue deux femmes : celle qui se souvenait de tout et celle qui ne se souvenait de rien. Cela exigeait un équilibre délicat. P.228

Ma mère m’a souvent dit qu’il y a certaines choses que l’on ne peut pas dire à un homme qui vous aime, des choses qu’il ne supporterait pas de savoir. Elle adhère à l’idée selon laquelle ce sont les secrets plutôt que la franchise qui renforcent la relation entre une femme et un homme. Elle le croit, bien qu’elle soit une personne honnête. L’honnêteté, dit-elle, n’a pas toujours à voir avec la vérité. P 312

Les enfants de sexe féminin ne sont pas en sécurité dans un monde où il y a des hommes. Elles doivent apprendre à être fortes. P.446

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Treize jours Trad. de l’anglais (États-Unis) par Santiago Artozqui

Fille de l’un des hommes les plus riches d’Haïti, Mireille Duval Jameson mène une vie confortable aux États-Unis. Mais alors qu’elle est en vacances à Port-au-Prince avec son mari Michael et leur bébé Christophe, Mireille est kidnappée. Ses ravisseurs réclament un million de dollars à son père. Pourtant, ce dernier refuse de payer la rançon, convaincu que toutes les femmes de sa famille seraient alors enlevées les unes après les autres. Pendant treize jours, Mireille vit un cauchemar. Son ravisseur, dit le commandant, est d’une cruauté sans nom. Comment survivre dans de telles conditions et, une fois libérée, comment surmonter le traumatisme, pardonner à son père et recréer une intimité avec son mari?
Mireille et les siens vont pourtant réussir à reprendre pied et découvrir que la rédemption peut revêtir les formes les plus inattendues.

Date de parution : le 24 août 2017
Auteur : Roxane Gay
Editeur : Denoël
Prix : 22,90 € (480 pages)
Acheter sur : Amazon

[TEST] La Box Cook Angels et ses recettes originales

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Depuis quelques années, de nombreuses box en tout genre : produits de beauté, vêtements, alimentaires ont été créées. Le concept plaît aux consommateurs français. Ils sont de plus en plus nombreux à y adhérer.

Aujourd’hui, nous allons vous présenter une box cuisine très prometteuse. : Cook Angels. Quand vous regardez sur leur site, les promesses sont nombreuses : Cuisiner vite, mieux et sainement ; mais sont elles vraiment au rendez-vous ?

Tout d’abord, qu’est ce que Cook Angels?

C’est un concept créé par deux femmes qui ont pour volonté de faciliter la vie des familles en leur proposant des idées recettes différentes chaque semaine avec des produits frais de très grande qualité. Tout est livré déjà découpé avec une fiche recette très simple qu’il suffit de suivre à la lettre pour ne pas se louper. C’est aussi la promesse d’un repas sain et équilibré qui s’adresse à tous les types de régimes alimentaires : sans gluten, viande cacher, sans lactose, sans viande, sans porc, sans crustacés ou fruits de mer. On peut choisir deux ou trois repas par semaine pour deux, trois ou quatre personnes.

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A partir de 32 euros pour deux plats par semaine.

Note globale obtenue : 4,4/5

 

[vc_btn title= »VISITEZ LE SITE » color= »primary » align= »center » link= »url:https%3A%2F%2Fwww.cookangels.com%2Fabonnement%2Fformule%3Fgclid%3DCjwKEAjwgIPOBRDn2eXxsN7S4RcSJABwNV90NJMnwQPDwPmtNtkst9pMpa_sir9VQnh1E0BYdpqI9RoCEcfw_wcB|title:La%20Box%20Cook%20Angels|target:%20_blank| »][vc_text_separator title= »CONTENU DE LA BOX TESTEE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La box que nous avons reçu contenait deux plats pour deux personnes, ainsi que des petits accessoires sympas. A la commande, trois plats nous ont été proposés et nous devions préciser nos intolérances alimentaires. Quelques jours plus tard, l’envoi en Chronopost réfrigéré était fait.

Un très élégant carton Cook Angels nous a permis de recevoir les produits en parfait état. A l’intérieur également se trouvaient donc : un petit mot personnalisé, une manique, un bloc notes « Cook Angels ».

Deux sacs en papier floqués d’un autocollant (poisson et végétarien), permettent une identification très rapide des deux recettes :

  • Caponata avec huile au basilic, chèvre et roquette
  • Filet de rascasse avec riz sauté aux légumes et sauce Curry

Deux plats très appétissants et équilibrés aux vues des belles photos de présentation des fiches recettes.

[vc_text_separator title= »NOTRE AVIS SUR LA BOX » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Une fois devant nos fourneaux, nous appréhendions un peu l’étape réalisation. En effet, qui n’a pas déjà salivé devant de très belles recettes de magazines culinaires, et s’est retrouvé avec un plat vaguement ressemblant et très décevant après une ou plusieurs tentatives infructueuses !

Montre en main, nous sortions donc chaque ingrédient en suivant scrupuleusement l’ordre d’introduction et les temps impartis. Impossible de se tromper, tant tout est simplifié. Il ne vous manquera que le sel et le poivre à ajouter. Facile !

20 minutes plus tard, le plat est réalisé. Même la présentation vous est décrite. Nous avons donc réussi à reproduire la photo sans aucune difficulté !

A la dégustation, les goûts sont également au rendez-vous, et la quantité, bien suffisante pour deux personnes ; les gros mangeurs seront repus.

Résumons donc les points positifs et quelques remarques sur la box Cook Angels :

Les avantages :

  • un site internet très clair et facile d’utilisation qui propose plusieurs formules en fonction de ses goûts et de ses envies ;
  • la possibilité de ne choisir qu’occasionnellement une box ; pourquoi pas à l’occasion d’un dîner entre amis, ou lorsque l’on sait que la semaine va être chargée et que nous n’aurons pas le temps de faire les courses ;
  • des produits de qualité livrés rapidement en respectant la chaine du froid, ce qui est rassurant pour les poissons et les viandes ;
  • tout est déjà découpé, il n’y a plus qu’à verser ;
  • des recettes très originales et goûteuses ;
  • pas de gaspillage et les estomacs seront rassasiés;
  • le plat revient à 16 euros pour deux ce qui est tout à fait abordable et raisonnable;
  • la possibilité de faire des remarques après dégustation pour faire évoluer les recettes.

Les remarques (parce qu’elles sont toujours constructives !) :

  • des propositions de plats très audacieuses et marquées au niveau goût : curry, coco, basilic, câpres … Ne s’adresse pas aux enfants ou en personnes difficiles ;
  • seulement trois propositions de recettes, ceux qui choisiront la formule de 3 plats par semaine, n’auront donc pas le choix !
  • des plats un peu trop gras si l’on met exactement les quantités d’huile proposées, mais il suffit juste de s’adapter en en mettant moins.

En conclusion, Cook Angels est une très belle et bonne découverte qui a de l’avenir devant elle si elle arrive à perdurer sur cette même ligne directrice !

L’Aérosol : Quand la street culture rassemble

L’Aérosol ©célia Houdremont

L’Aérosol : Quand la street culture rassemble

 

C’est dans un hangar du 18e arrondissement, situé 54 rue de l’Evangile, que se dévoile le nouveau temple de l’Art urbain. Une fois passé les portes de cet ancien entrepôt SNCF, on y découvre un espace de création libre, rempli de sublimes graffitis. Petits et grands se mélangent dans ce cocon industriel, où seul compte l’instant présent.

Un lieu de vie en avant tout

Si le street art ne fait pas l’unanimité, l’Aérosol a pourtant mis tout le monde d’accord ! Depuis son ouverture le 2 août, l’endroit est quasiment toujours plein. Sur une longue allée parsemée de foodtrucks et de tables peintes, on peut observer les graffeurs en plein travail sur les murs de l’ancienne friche. Familles et groupes d’amis peuplent l’espace, que ce soit pour y faire du patin à roulettes, du skate, boire un verre ou pour s’initier au graffiti le temps d’un après-midi. Un magasin de bombe de peinture est d’ailleurs à disposition ! À l’intérieur de l’entrepôt, place aux 80’s version underground ! Dans une semi-obscurité, on sirote un coca, sur les mix hip-hop du DJ surplombant la piste. En fait, quand on vient à l’Aérosol, on y fait ce que l’on souhaite sans se poser de question. Le mot d’ordre : passer un bon moment !

L'Aérosol ©célia Houdremont
L’Aérosol ©célia Houdremont

La création, vecteur de partage

Dans ce grand terrain de jeu, chaque visiteur est amené à laisser son empreinte. On s’y sent un peu comme chez soi, sauf qu’ici on peut écrire sur les murs ! Une fois la bombe à la main, on fait parler sa créativité où on le souhaite. Que ce soit au sol, sur les tables ou sur les chaises, tout est permis ! Le décor est en perpétuelle évolution, les couleurs fusent et les façades s’étoffent chaque jour d’avantage. Le street art accessible à tous apparaît alors comme une jolie façon de donner la parole aux habitants. Ceux-ci sont amenés à se réapproprier l’espace dans une démarche collective… et toujours avec le sourire !

Alors que l’art de rue ne fait pas forcément consensus, il est ici un vrai facteur de lien social. L’Aérosol parvient à réunir toutes les générations et tous les milieux entre ses murs : en résulte un esprit de convivialité à grande échelle, comme on en voit rarement. On a encore le temps d’en profiter jusqu’à la fermeture, le 3 janvier prochain ! Autant ne pas s’en priver !

L’Aérosol ©célia Houdremont

Dates : Jusqu’au 31 janvier 2018
Lieu : L’Aerosol
54 Rue de l’Evangile
75018 Paris 18
Métro Porte de la Chapelle (ligne 12), Marx Dormoy (ligne 12), Crimée (ligne 7)

Entrée : gratuit

Extases Tome 1 (Casterman), des confessions intimes interdites aux moins de 18 ans

Extases
Extases, BD de Jean-Louis Tripp, Castermansterman

Extases Tome 1 (Casterman), des confessions intimes interdites aux moins de 18 ans

Jean-Louis Tripp se raconte sous un angle profondément intime dans une BD à ne pas mettre entre toutes les mains. Le co-auteur du fameux Magasin Général avec Régis Loisel retrace le cours de sa vie avec un focus sans fard ni trompettes sur sa vie sexuelle. Du petit garçon timide jusqu’à l’adulte aux pulsions constantes en passant par l’adolescent aux hormones en feu, c’est un témoignage sincère qui se dévoile sous les yeux du lecteur intrigué par tant de détails dans le dessin et le scénario. La confession accumule les scènes d’ébats, dans tous les sens, sans justifications ni contrition. L’impudeur est assumée et finalement assez réjouissante. L’auteur accompagne ses souvenirs de commentaires personnels pour prendre régulièrement un peu de hauteur. Avec tout de même le constat que la BD parle surtout et avant tout de sexe, il ne faut pas le nier! Une BD pour public averti, donc!

Un biopic classé X

Extases annonce la couleur dès le titre. La jouissance sexuelle est un fil rouge qui serpente tout au long de l’existence de Jean-Louis Tripp. L’auteur se raconte en permanence et décrit un parcours sexuel fait de découvertes intenses et répétées, avec un regard tendre sur ce qu’il a été et ce qu’il est devenu. Si la description des expériences  tient une part prépondérante avec une profusion de détails plus intimes les uns que les autres, l’auteur confronte en permanence les idées qui passent dans son petit esprit et le rapport à l’autre. Les tabous sociétaux, la morale judéo-chrétienne, l’envie de découverte et le rapport à l’intégrité de l’autre sont des thématiques charnières qui élèvent souvent le débat au delà des simples parties de jambes en l’air. Avec le constat que l’auteur n’est ni un succube ni un prédateur sexuel, seulement quelqu’un qui assume parfaitement sa sexualité jusqu’à n’avoir aucun problème à l’exposer au grand jour. En espérant que les autres personnages racontés dans la bande dessinée aient bien été consultés avant d’être détaillés si complètement au fil des pages. Car le dessin colle si parfaitement au scénario que rien n’est jamais caché. Ni organes génitaux, ni expériences habituellement couvertes par un quelconque tabou social. Le coït ne connait pas de limites pour un personnage qui se décrit lui-même comme un grand romantique. Car Jean-Louis Tripp accompagne ses descriptions de commentaires sur ses sentiments, sa psychologie, les dangers de la jalousie et ses émotions. Loin d’être simplement un manuel de kamasutra pour les nuls, Extases met en abime son personnage pour mieux le cerner. Avec un doute tout de même sur sa parfaite objectivité…

Un parcours de vie sous un angle très explicite

Le petit Jean-Louis est élevé dans une famille aimante et communiste avant de faire ses études et de s’orienter vers le dessin en rentrant chez Metal Hurlant. Voilà pour le contexte général. La question existentielle est réduite à sa portion congrue avec un regard surtout anthropologique sur la question sexuelle. Une société qui cache sous le tapis toutes les possibilités que décrit ici l’auteur condamnera certainement cet étalage d’anecdotes intimes. Pourtant, les lecteurs masculins ne pourront s’empêcher de repenser à leurs propres expériences pour constater que la question du sexe est universelle, simplement naturelle et obnubile très souvent le tout à chacun. Les limites conscientes et inconscientes sont personnelles et l’important reste avant tout de respecter l’autre. Les détails des dessins sont toujours explicites et les commentaires souvent éclairants. Si un sentiment de trop plein peut apparaitre au bout de 272 pages qui tournent quasi exclusivement autour du phallus de l’auteur, il n’empêche pas de penser que loin d’être simplement impudique, cette BD tente surtout d’offrir un angle de vue sur notre société. Il n’est pas interdit de penser non plus que l’auteur en fait parfois un peu trop, il est possible aussi de penser que la lecture est souvent tout aussi truculente que chatoyante.

Une BD très explicite à ne pas mettre entre toutes les mains, avec un contenu intelligemment présenté comme un témoignage personnel sur une vision de la sexualité. Non pas forcément universelle, mais aussi ludique et philosophique.

 

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Et si le dernier continent à explorer était celui de l’intime ? 
Les relations amoureuses, les pratiques sexuelles, les émotions, les sensations, les sentiments, comme autant de territoires à arpenter à cartographier…
C’est le parti pris d’Extases, la série autobiographique de Jean-Louis Tripp. Du petit détail trivial au sublime, du physiologique au métaphysique, de la jalousie qui consume à l’échangisme joyeux, toutes les facettes qui façonnent la sexualité sont évoquées.

Date de parution : 6 Septembre 2017
Scénariste(s) : Jean-Louis Tripp
Dessinateur(s) : Jean-Louis Tripp
Genre : Biopics, Erotique

Editeur : Casterman
Prix : 22 € (272 pages)
Acheter sur : Amazon BDFugue

Extases
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Les Particules élémentaires ou la fusion réussie entre Houellebecq et Gosselin

les-particules-elementaires_7_credits-simon-gosselin-1024x682© Simon Gosselin

Odéon-Théâtre de l’Europe du 12 septembre au 1 octobre 2017

Julien Gosselin revient avec son adaptation enivrante des particules élémentaires de Michel Houellebecq qui fut la révélation du Festival d’Avignon en 2013. Son inspiration et sa maîtrise du plateau (vidéo en direct, musique live, lumières, adresse face public) se font le prolongement composite et sensible d’une écriture passant du poétique à l’ironie, du social au philosophique, du désenchantement à l’utopie. Une traversée aussi saisissante que poignante.

Une vaste pelouse rectangulaire est livrée aux riffs de la musique électro-rock comme au siège des 10 comédiens (tous excellents) où dans un élan de corps et de mots, ils sont à la fois narrateurs, personnages, musiciens, commentateurs d’une prose aussi crépusculaire que clairvoyante pour décrypter sur près de 50 ans la désintégration sulfureuse du modèle occidental.

« Cette pièce est avant tout l’histoire d’un homme, qui vécut la plus grande partie de sa vie en Europe occidentale, durant la seconde moitié du XXe siècle. Généralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d’autres hommes. Il vécut en des temps malheureux et troublés. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement, mais inéluctablement, dans la zone économique des pays moyen-pauvres ; fréquemment guettés par la misère, les hommes de sa génération passèrent en outre leur vie dans la solitude et l’amertume. Les sentiments d’amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu ; dans leurs rapports mutuels ses contemporains faisaient le plus souvent preuve d’indifférence, voire de cruauté« .

Publié en 1998, le roman raconte le destin croisé de deux demi-frères, nés de parents soixante-huitards irresponsables, que tout oppose à l’exception d’une grande misère affective.

Deux anti-héros donc qui s’apparentent aux deux versants de l’ultra moderne solitude.

les-particules-elementaires_2_credits-simon-gosselin-1024x682En physique, chaque particule élémentaire se double d’une antiparticule identique. À Bruno, professeur de français au lycée, solitaire, désabusé et obsédé sexuel, correspond son demi-frère Michel. Un savant réservé, d’un implacable déterminisme, qui, en réponse à la vaine quête de plaisir de son frère et de notre monde, cherche à faire de l’humanité à travers ses recherches moléculaires une espèce immortelle, reproductible par clonage.

les-particules-elementaires_1_credits-simon-gosselin-1024x682Le tout prend la forme d’une grande épopée – souvent drôle, toujours passionnante – désenchantée et mélancolique sur fond de questionnement dévastateur de l’héritage de mai 68 et de ses idées libertaires.

Elle interroge aussi avec force à travers différents modes de temporalité et de narration, la tyrannie de l’individualisme, du jeunisme et de la violence d’un système hyper productiviste qui aboutissent à la dégénérescence d’une civilisation. Âmes solitaires errant dans un vide existentiel et qui s’inventent une fausse liberté où à l’instar de particules élémentaires, elles interagissent entre-elles sans jamais pouvoir se relier.

Une vaste pelouse rectangulaire est livrée aux riffs de la musique électro-rock comme au siège des 10 comédiens (tous excellents) où dans un élan de corps et de mots, ils sont à la fois narrateurs, personnages, musiciens, commentateurs d’une prose aussi crépusculaire que clairvoyante pour décrypter sur près de 50 ans la désintégration sulfureuse du modèle occidental.

Un constat toutefois non dénué d’espoir car le spectacle est dédié à l’homme dont la condition demeure profondément dérisoire, immanquablement pathétique mais sensiblement humaine.

Exposition Le Jardin Secret des Hansen / la collection Ordrupgaard au Musée Jacquemart André

Le Jardin Secret des Hansen
Le Jardin Secret des Hansen, Musée Jacquemart André

Exposition Le Jardin Secret des Hansen / la collection Ordrupgaard au Musée Jacquemart André

Pour la première fois, les plus belles pièces de la collection Ordrupgaard sont réunies à Paris dans une exposition dense et flamboyante visible au Musée Jacquemart André jusqu’au 22 janvier 2018. Des oeuvres représentatives de l’impressionnisme et du post-impressionnisme de la seconde moitié du XIXe siècle sont agencées dans un parcours qui accumule les pièces rares. Entre Monet, PissarroDegas, Cézanne et Gauguin, les admirateurs des impressionnistes ne pourront qu’être comblés face au spectacle offert par l’exposition Le Jardin Secret des Hansen.

Une collection rare

Riche responsable d’une fructueuse compagnie d’assurances dans le Danemark de la fin du XIXe siècle, Wilhelm Hansen s’est passionné très tôt pour l’art en général et l’art français en particulier. Il se fixa comme défi d’acquérir exactement 12 oeuvres par peintre pour un panorama complet de leur art. Associé avec d’autres entrepreneurs, il parvint à échafauder une collection unique qu’il installa dans le manoir d’Ordrupgaard légué depuis à l’état danois. L’exposition actuelle au Musée Jacquemart André surprend par la très grande qualité des oeuvres réunies. La première salle fait la part belle à Corot et Monet. Le second désigna le premier comme le seul maitre, comme preuve de l’influence majeur de son art sur toute l’école impressionniste. Les paysages se dévoilent, avec par exemple le Pont de Waterloo peint par Monet et le Moulin à Vent par Corot. La deuxième salle de l’exposition révèle des Pissarro de toute beauté, avec ces petites touches de peinture créant une ambiance ensoleillée étourdissante de beauté.

Un choix de peintures qui force le respect

La troisième salle confirme l’art du collectionneur pour dénicher les oeuvres les plus emblématiques des périodes impressionniste et post-impressionniste. Manet, Redon, Gauguin et Matisse sont réunis dans une même salle pour une sensation onirique immédiate sur le visiteur. Voir ces 4 peintre réunis donne le vertige. Et ce n’est pas fini. Degas, Courbet, Renoir et Cézanne occupent les autres salles jusqu’au choc final Gauguin. Toutes les toiles sont disponibles pour des photos souvenirs, sauf celle de Matisse pas encore libre de droit. Les admirateurs les plus férus d’impressionnisme pourront se faire une belle collection de clichés souvenirs grâce à un parcours que beaucoup connaissent déjà dans le dédale des salles du Musée jacquemart André. Le constat est évident, le couple Hansen avait beaucoup de gout et d’argent pour parvenir à réunir tant d’oeuvres magistrales. Les commentaires disséminés tout au long de l’exposition éclairent sur l’art de chacun des peintres, avec des citations qui interpellent et des anecdotes mémorables.

Une exposition Le Jardin Secret des Hansen à découvrir absolument au Musée Jacquemart André pour se confronter à des oeuvres moins visibles qu’habituellement dans l’écrin du musée parisien. L’impressionnisme est à l’honneur pour une étape décisive  franchie avec maestria dans l’histoire de l’art universel.

Dates : du 15 septembre 2017 au 22 janviers 2018
Lieu : Musée Jacquemart André (Paris)
Entrée : 13,5 €

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Le Jardin Secret des Hansen
Le Jardin Secret des Hansen

Le Jardin Secret des Hansen
Le Jardin Secret des Hansen

Le Jardin Secret des Hansen
Le Jardin Secret des Hansen

Le Jardin Secret des Hansen
Le Jardin Secret des Hansen

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