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Je joue mes comptines au piano, un livre-piano pour les petits (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Je joue mes comptines au piano, un livre-piano pour les petits (Gallimard Jeunesse)

Présentation

Votre enfant aime chanter ? Il aime la musique ? Alors, ce livre-piano est fait pour lui. Il y trouvera à la fois de la musique, des chansons et la possibilité de jouer lui-même sa musique.

Quand on ouvre ce beau livre cartonné, on trouve un piano avec neuf touches, et un livret avec six chansons. L’enfant peut écouter les chansons, ou jouer la musique sur le piano en suivant les touches qui s’allument ! Et comme par magie, en appuyant sur la touche éclairée, une note va être jouée, puis au fil des lumières, toute la mélodie. Et chaque chanson est joliment écrite et illustrée de façon à apprendre à l’enfant les paroles des chansons très traditionnelles.

Introduction musicale

Les comptines sont les suivantes :
1,2,3, nous irons au bois
Ah, vous dirai-je maman
A la claire fontaine
Le bon roi Dagobert
Promenons-nous dans les bois
Une souris verte

Nouvelle collection

On imagine aisément la joie de l’enfant de pouvoir jouer lui-même son morceau de piano. Il faut appuyer assez fort sur les touches qui sont moins sensibles qu’un vrai piano ! A trois ans ce sera sans doute encore un peu difficile.
Dans la même collection, Gallimard Jeunesse a sorti un deuxième livre-piano : Je joue mes comptines de Noël au piano. C’est sans doute le bon moment de l’offrir ! Encore une belle idée pour le Père Noël !

Page de l’éditeur :

Collection Mes livres-pianos, Gallimard Jeunesse
Parution : 25-10-2018
Un livre-piano pour jouer tout seul ses comptines préférées.
Pas besoin de connaître les notes: appuyez sur les touches qui s’allument et laissez-vous guider!
6 chansons programmées:
• Une souris verte
• Le bon roi Dagobert
• Promn’ons nous dans les bois
• À la claire fontaine
• Ah vous dirais-je maman
• 1.2.3 nous irons au bois

Date de parution : le 25 octobre 2018
Auteur : Collectif
Illustrations : Magali Clavelet
Editeur : Gallimard
Prix : 12,50 € (192 pages)
Acheter : Amazon

Deux actrices au sommet dans Le choix de Gabrielle au Studio Hébertot

Le choix de Gabrielle
Le choix de Gabrielle, mise en scène de Danièle Mathieu-Bouillon, Studio Hébertot

Deux actrices au sommet dans Le choix de Gabrielle au Studio Hébertot

Le Studio Hébertot propose une pièce contemporaine de la plus chaude actualité. Tous les mercredis à 21h du 12 décembre au 20 février 2019, l’œuvre de Danièle Mathieu-Bouillon met aux prises le maintenant légendaire duo composé de Sylvia Roux et Bérengère Dautun avec la question de la fin de vie. Le choix de Gabrielle est une fiction très largement inspirée de faits réels qui s’amalgament et se complètent pour aboutir à un drame qui parlera à chacun des spectateurs. De près ou de loin, le débat sur le droit de mourir dans la dignité concerne chacun de nous et la pièce évoque avec pudeur et émotion les nœuds que la législation française provoque au cerveau de beaucoup. En filigrane, l’auteure ne fait peut être pas dans la dentelle, mais sa manière de mettre les pieds dans le plat ne laisse personne insensible.

Une pièce de notre temps?

C’est dans un cimetière parisien que se rencontrent Léa (Sylvia Roux) et Laure (Bérengère Dautun). La première aime à se ressourcer dans ce lieu de silence alors que la seconde rend visite à son mari décédé. Elles se méfient d’abord chacune de l’inconnu avant de parler pour finalement sympathiser. L’introduction est brève et si les rencontres se multiplient, les discussions cordiales et sans conséquences se changent vite (trop vite?) en débat sur la fin de vie. Car un souvenir commun finit par éclore pour lier les deux femmes. Le souvenir de cette fameuse Gabrielle en vient à la obséder et les apparences tombent. Le débat qui s’installe entre elles deux symbolise deux points de vue sociétaux très forts. La cadette Léa ne comprend pas la mort désirée de Gabrielle tandis que l’ainée Laure essaye d’expliquer l’inexplicable. Ce nœud gordien qui les verra s’affronter, avec échange de menaces, incompréhension et controverse tient en haleine car ce ne sont pas seulement deux points de vue qui s’opposent mais également deux visions de la vie, et donc de la mort. Léa est ethnologue et s’intéresse aux rites funéraires, Laure était infirmière et a vu mourir Gabrielle. La première croit savoir ce qu’est la mort à force de l’avoir étudiée, la seconde a vécu le drame de la justice naturelle arbitraire. La pièce n’échappe certes pas à quelques raccourcis un peu directs, laissant parfois un peu trop l’émotion prendre le pas sur la réflexion, mais qu’importe. Les deux comédiennes transportent le public dans leur contentieux jusqu’à faire toucher du doigt la sensibilité du sujet. La mort est inéluctable, la souffrance, elle, ne l’est pas vraiment. Mais aider à mourir, n’est ce pas la porte ouverte à des homicides de complaisance? La pièce fait le tour de la question avant de prendre parti, sans rien imposer si ce n’est la possibilité de réfléchir un peu plus au sujet.
Quand la pièce se finit, la toujours impétueuse Sylvia Roux fait venir l’équipe du théâtre sur scène pour partager les applaudissements. Et invite au débat, un peu orienté tant il tient à cœur à une grande partie du public et que le lieu ne se prête pas forcément à la polémique. La pièce intéresse, les comédiennes envoutent, il fait bon se transporter au Studio Hébertot pour gouter à un théâtre contemporain vivant et engagé!

Dates : DU 12 décembre 2018 AU 20 février 2019, le mercredi à 21h

Lieu : Studio Hébertot (Paris)
Metteur en scène : Danièle Mathieu-Bouillon
Avec : Sylvia Roux, Bérengère Dautun

Affaires de famille, racontées par Agnès Naudin (Cherche Midi)

Affaires de famille, racontées par Agnès Naudin (Cherche Midi)

Agnès Naudin est capitaine de police au sein d’une brigade de protection de la famille. Avec Affaires de famille, l’auteur nous raconte comment se passe sa vie. Sa vie professionnelle mais aussi une partie de sa vie privée.

Affaires familiales

Agnès Naudin nous parle avec simplicité, et aussi une certaine froideur, de son métier. Et pourtant les affaires qu’elles doit traiter ne sont pas toujours évidentes. Un jour, c’est un bébé secoué qui décède subitement. Il faut, malgré la douleur, trouver les preuves de ce décès accidentel ou non. Et après l’autopsie, il faut continuer les entretiens et essayer de faire avouer ce geste de bébé secoué… Qui a eu ce geste ? Les parents ? La nourrice ? On sait que cette histoire existe vraiment, et la suivre est très bouleversant.
Ensuite, Agnès Naudin nous fait partager l’histoire d’une adolescente violée, et enceinte, et encore l’histoire d’une femme mariée, violée régulièrement la nuit, pendant son sommeil, par son mari. Des histoires sinistres, toutes traumatisantes. On suit les différents entretiens, avec les différentes personnes, victimes et coupables. On suit les enquêtes et les preuves qui s’accumulent dans les dossiers… Un peu comme s’il s’agissait de choses très banales…

Affaires privées

Agnès Naudin nous fait également partager sa vie avec son fils, sa famille, ses amis et ses études. Car en plus de son travail, elle prépare le concours de Commissaire de Police. Un Concours qui lui en fait voir de toutes les couleurs. Mais elle s’accroche, Agnès. Elle n’est pas du style à baisser les bras… Agnès pratique la méditation avec Emma où auprès d’elle elle se ressource et n’hésite pas à donner de son temps et de ses forces lors de rencontres à Paris…

Affaires de famille n’est pas que l’histoire de la vie professionnelle d’Agnès Naudin. C’est un partage de sa vie au quotidien, vie d’une mère célibataire, pas tout à fait comme tout le monde…

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Immersion au sein de la brigade de protection de la famille.
Quand les gens me demandent quelle est ma profession, je leur réponds que je suis capitaine de police à la brigade territoriale de la protection de la famille. Leur réaction est souvent la même :  » Ce doit être dur comme métier, non ?  » Si je leur réponds non, je passe pour insensible. Si je leur réponds oui, je leur mens.

Retour sur trois affaires : un bébé secoué, un viol sur mineure et un viol conjugal. Derrière elles, ce sont avant tout des personnes, des situations familiales complexes, souvent de la maltraitance ou de la violence. Mais comment en parler en gardant une juste distance ?

L’auteur passe tout en revue, sans aucun tabou : les autopsies, les interrogatoires, mais aussi ses réactions de jeune flic. À travers ces histoires, Agnès Naudin dévoile ses propres morceaux de vie – deux réalités, professionnelle et privée, se confrontent et s’entrechoquent.

Date de parution : le 6 septembre 2018
Auteur : Agnès Naudin
Editeur : Cherche Midi
Prix : 18 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon

Mon labo des sciences, pour enfants (Gallimard Jeunesse)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Mon labo des sciences, pour enfants (Gallimard Jeunesse)

Mon labo des sciences est un livre très spécial. Il ressemble à un beau coffret et révèle de bien beaux trésors : un cahier d’expériences, des fiches et du matériel (tube à essai, pailles, aimant, fil électrique, bandes élastiques, ballons et fiches) pour réaliser les 50 expériences scientifiques proposées. Et Publik’Art l’a testé pour vous !

Manipulations et observations

Ce labo des sciences s’adresse aux enfants à partir de 8 ans. Mais il est évident qu’il n’y a pas de limite d’âge. Les expériences proposées sont à la fois simples, et bien expliquées, mais toujours scientifiques. L’enfant aura souvent besoin d’un adulte pour l’assister.

Plusieurs domaines sont abordés : les matériaux et la matière, la lumière, le son, les forces et le mouvement, l’électricité et le magnétisme et enfin les êtres vivants.

Tout est expliqué à partir d’expérience à faire soi-même, à la maison. Par exemple, les réactions chimiques et les mélanges. L’enfant va faire des expériences avec des bonbons ou créer lui-même des jouets ! Quoi de plus attrayant ?

Réalisations et conclusions

A chaque fois, l’enfant agit, puis il observe et ensuite il en tire les conclusions. A chaque « leçon », le cahier d’expériences montre ce qu’il faut faire, à l’aide de schémas et en rouge, est résumé « ce qui se produit ». L’enfant comprend alors, par ses propres manipulations, des règles d’or de la physique ou de la chimie. L’enfant va apprendre sans s’en rendre compte.

Et les expériences sont très variées. Si l’enfant ne veut pas tout faire, on est sûr qu’il trouvera son bonheur ! entre l’oobleck, l’aimant, les ballons et les bulles, le périscope, l’arc en ciel, les messages secrets, le son, le lance-fusées, la voiture à élastique… Tout est fait pour que ces manipulations soient un véritable jeu pour l’enfant !

A tester !

Publik’Art s’est bien amusé ! Les couleurs, les liquides, les sons, les matières, bref, tout est sympa à tester ! On peut juste regretter qu’il n’y ait pas plus de matériel dans ce livre-coffret. On constate qu’il faut presque toujours ajouter du matériel pour pouvoir les réaliser (du matériel simple comme des colorants alimentaires, des bonbons, des trombones, des pots en verre, du citron, du bicarbonate de soude, du jus de cranberries, des pierres…). Donc, il faut faire comme les vrais scientifiques : préparer à l’avance sa leçon en faisant ses courses pour chaque séance ! Mon labo des sciences va vous offrir de très bons moments de découvertes et de connivence avec votre enfant !

Page de l’éditeur :

50 expériences scientifiques à faire chez soi
Contient 1 livre, 1 tube à essai, son couvercle et son support, 4 pailles en plastique, un aimant, 60 cm de fil électrique isolé, 3 bandes élastiques, 5 ballons et des pièces en carton

Trad. de l’anglais par Bruno Porlier. Illustrations d’ un collectif d’illustrateurs
Albums documentaires, Série Les livres-coffrets, Gallimard Jeunesse

 

Ce coffret permet de créer son propre laboratoire scientifique pour réaliser 50 expériences faciles et incroyables !

Ainsi l’apprenti-chercheur va découvrir : comment on fabrique un aimant, avec quels ingrédients on fait de l’oobleck – une incroyable matière – ce qu’est la réfraction, comment écrire des messages secrets, les principes du vol, les étapes pour réussir le vrai lancement d’une fusée !

Fournis dans ce coffret :

– un livre de 64 pages qui décrit en détail chacune des activités

– un grand tube à essai, son couvercle et son support, 4 pailles en plastique, un aimant, 60 cm de fil électrique isolé, 3 bandes élastiques, 5 ballons et des pièces en carton

Date de parution : le 11 octobre 2018
Editeur : Gallimard
Prix : 22,95 € (64 pages)
Acheter : Amazon

Pieds sur terre et tête en l’air, 30 leçons de méditation pour enfants (Audible)

Pieds sur terre et tête en l’air, 30 leçons de méditation pour enfants (Audible)

Sarah Degraeve nous propose des séances de méditation adaptées aux enfants de 3 à 10 ans. Sarah Degraeve est danseuse, et chorégraphe, spécialiste de « pratique corporelle énergétique ». Pour les enfants, elle a mis au point 30 séances de méditation, basée sur le corps et la respiration. et c’est elle-même qui nous parle avec une voix douce et empathique.

Découverte de son corps

Sarah Degraeve propose aux enfants qui vont l’écouter, un long voyage qui va durer 30 jours. Chaque jour, ils vont partir à la découverte de leur propre corps. Le tout en musique. La séance commence et se termine toujours par les mêmes phrases. Elle prépare l’enfant à un moment calme, centré sur lui-même et plus spécifiquement sur une partie de son corps. Cela va commencer par les bras, puis, les épaules, ensuite les jambes, le visage, le cou, la tête, le dos, la colonne vertébrale, la cage thoracique, le torse, les pieds sur terre et la tête en l’air. Une très belle exploration qui va détendre l’enfant durant 5-6 mn par jour. Tous les enfants vont être fiers de suivre les conseils de Pieds sur terre et tête en l’air et y arriver !

Le début de la séance

Chaque voyage est vécu comme unique. L’auteur prononce à chaque séance les mêmes phrases qui peuvent se vivre comme une mise en place à la méditation. Une sorte de rituel.

« Je pars pour un long voyage. Je m’en vais explorer un merveilleux paysage, le corps, le mien. Je sais qu’il a encore quelques secrets pour moi. J’aimerais m’y reposer un peu. Réserve quelques minutes, rien que pour toi, pour te sentir bien, détendu. »

Fin de séance

La séance se fait toujours en musique, qui se prête à ce moment calme, bienveillant et doux. Elle dure cinq à six minutes, pas plus, toujours dans une position confortable. Elle se termine aussi toujours de la même façon. Ainsi, l’enfant sait que la séance se termine et cela le ramène doucement, les pieds sur terre. Exemple :

« Tu rentres détendu de ton voyage, les images plein la tête. Tu viens de détendre tes bras en les allongeant doucement. C’est une partie du voyage qui prend fin. Mais si on se retrouvait demain ? »

La découverte du corps

Si l’enfant n’a pas toujours conscience de son corps, Sarah Degraeve met l’accent sur les infimes possibilités du corps. Ainsi, l’enfant apprendra-t-il à découvrir la merveille qu’est son corps. Il apprendra à mieux le connaître, de façon ludique. La respiration sera aussi centrale que la concentration apportée au corps. Sans s’en rendre compte, en consacrant cinq minutes par jour à l’écoute d’une séance, l’enfant apprendra à mieux se maitriser, à mieux se connaître, à mieux se concentrer et à prendre confiance en lui. Des atouts incontestables pour sa vie d’adulte.

On ne peut souhaiter qu’une chose, c’est que Pieds sur terre et tête en l’air soit découvert par le plus grand nombre possible de parents et suivis par leurs jolies petites têtes blondes ! Car ne l’oublions pas, la méditation est incontestablement bénéfique à nous tous, petits et grands !

Accédez au livre audio : Pieds sur terre et tête en l’air

Et pour Noël, Audible vous propose des cartes cadeaux à offrir à vos proches : toutes les informations disponibles ici : Audible Noël

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Pieds sur terre et tête en l’air

Audible Original propose aux enfants 30 méditations audio pour voyager et découvrir leur corps.

La voix de Sarah Degraeve, artiste chorégraphe, va les emmener en balade sur les chemins de leurs corps. En les parcourant et en apprenant à le connaitre, les enfants vont faire l’expérience de la détente, de la présence à soi et à son environnement. 30 moments pour eux, amusants et imagés pour s’échapper et retrouver le calme.
Pratiquer la méditation en mouvement avec les enfants c’est une façon de les aider à écouter leurs propres sensations dans une bulle de confiance, dans laquelle on pratique des mouvements fluides, le plus précisément possible pour pouvoir les faire siens, dans une bienveillance totale. C’est leur permettre de se construire avec des bases solides de connaissance de soi, en affinant leurs perceptions. C’est leur fournir des outils qu’ils pourront utiliser toute leur vie.

Les 30 épisodes sont à découvrir jour après jour, ils parcourent le corps. D’abord les bras, la première semaine, puis les jambes, la tête et le torse. C’est une méthode résolument innovante que propose Sarah Degraeve, riche de son expérience dans le monde de la danse, où elle mène en compagnie d’autres artistes, une recherche au long court sur la question de la Présence. Bon voyage, les pieds sur terre et la tête en l’air…

Cet enregistrement original vous est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.

©2018 Audible Studios (P)2018 Écrit par Sarah Degraeve, produit par Bloom, la radio des enfants

Date de parution : le 2018
Auteur : Sarah Degraeve
Lu par : Sarah Degraeve
Durée : 3 h et 14 mn
Acheter sur : Audible

Inexorable, un thriller noir excellent de Claire Favan (Robert Laffont)

Claire-Favan-©-E.-Robert-Espalieu

Inexorable, un thriller noir excellent de Claire Favan (Robert Laffont)

Inexorable est le dernier polar de Claire Favan. Un roman inexorable, comme son nom l’indique. Implacable, inévitable, fatal. Un roman très troublant car c’est un roman imprégné de la vie personnelle de l’auteur. On ne sait pas vraiment ce qu’a vécu l’auteur, mais on sait dès la préface, que le fils de l’auteur a signé, qu’il a été victime de maltraitance suite à une différence, à un handicap invisible. Et surtout le lecteur sent une terrible souffrance chez ce garçon due à une différence, à une injustice.

Le scénario

Le livre se compose de plusieurs parties bien distinctes. La première se passe en 2004, titrée Innocence, et la seconde partie toujours en 2004, mais intitulée Agitations, la suivante en 2009, Naufrage, la quatrième en 2018, Fatalité et la dernière en 2019, Désolation. Les sous-titres donnent tout à fait le ton du chapitre. On démarre l’histoire donc en 2004, Milo Leman vit avec ses parents, Alexandra et Victor. Milo a quatre ans. C’est un petit garçon sans problème. Il souffre quand même de l’absence de son père qui n’est pas souvent à la maison. Il aime tellement son père ! Le calme de la maison ne va pas durer longtemps car très vite, la police fait irruption dans la maison de Milo, et arrête son père en pleine nuit et de façon hyper violente. Milo est témoin de la scène.

Un autre Milo

Milo a été traumatisé par l’arrestation de son père et devient un tout autre petit garçon. Un rien l’effraie et le met en colère. Il en veut au monde entier. Il ne comprend pas pourquoi il ne voit plus son père, pourquoi il a été arrêté. Sa mère se débrouille comme elle peut pour subvenir aux besoins de Milo et d’elle-même. Elle est effondrée, complètement ahurie de constater que son mari l’a trompée sur toute la ligne. Mais il faut qu’elle se batte pour Milo.

Syndrome de la différence

Chaque jour, Milo est un peu plus imprévisible. Pour un rien, il va devenir coléreux et même violent. Il ne supporte aucune remarque. Il tape, il hurle. Et personne n’essaie de le comprendre. L’école convoque Alexandra en lui faisant les pires remarques. Elle ne sait plus quoi faire… Il faut lui payer des séances chez un psychologue, même si ça coute cher… C’est du vital pour Milo. Et pour Alexandra aussi car sa vie se transforme chaque jour un peu plus en cauchemar. Son fils, son bébé qu’elle aime tant, se fait rejeter par tout le monde. On passe son temps à le punir, même s’il n’a rien fait. On le met de côté pour éviter des ennuis. C’est toujours le coupable idéal. Sa mère n’en peut plus. Elle aussi finit par lui faire des reproches, et même à le taper… C’est inexorable…

Vie compliquée de Victor

Parallèlement à la vie difficile de Milo, on suit la vie de Victor. Ou plutôt on la découvre. En même temps qu’Alexandra. Elle ne pouvait pas imaginer que son mari était un homme coupable de tels actes. C’était inexorable. Ce qui lui arrive est inévitable. Au fil des pages, on tente de comprendre le père, dans quel engrenage inexorable il s’est fourvoyé, comme on suit celui de son fils, qui paye à cause de son père.

Inexorable est un thriller passionnant ! Si vous décidez de le commencer, sachez que vous ne pourrez pas vous arrêter ! Le scénario est fin, intelligent, avec autant d’intrigues policières que psychologiques. Bref, un roman passionnant qui nous prend aux tripes ! D’autant plus quand on sait que Claire Favan a beaucoup donné personnellement pour Inexorable. Le problème des différences ainsi traité ne pourra laisser personne indifférent, personne sur le carreau… A lire absolument ! Notre coup de cœur !

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Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

Date de parution : le 11 octobre 2018
Auteur : Claire Favan
Editeur : Robert Laffont (La Bête Noire)
Prix : 20 € (384 pages)
Acheter : sur : Amazon

Pluie d’hommages autour de la figure éternelle du compositeur Paul Misraki

Paul Mizraki
Paul Misraki

Pluie d’hommages autour de la figure éternelle du compositeur Paul Misraki

Le compositeur et auteur de chansons Paul Misraki est fêté depuis le début de l’années 2018 pour célébrer les 20 ans de sa disparition. Evoquer son oeuvre, c’est faire ressurgir un pan entier de l’histoire culturelle de la France contemporaine. Les morceaux ultra connus Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux, Tout va très bien Madame la Marquise, Je Chante, les partitions de Et Dieu créa la femme, Le Doulos, Alphaville, si le nom n’évoque pas forcément grand chose, les oeuvres parlent d’elles mêmes. Les évènements se multiplient en cette fin d’année 2018, avec l’implication très appuyée de son fils Christophe, grand chef d’orchestre de l’invocation de la mémoire de son père.

Un pilier de la musique française du XXe siècle

Charles Trenet, Edith Piaf, Yves Montand, les plus grands interprètes ont scandé les paroles de Paul Misraki pour les faire s’incruster très profondément dans l’inconscient collectif. Pour invoquer cette influence, des scènes diverses vont accueillir des évènements à découvrir. Le Théâtre Dejazet programme Qu’est-ce qu’on attend pour être mômes? avec L’Apprenti Musicien, Rognoni-L’Ecole des Enfants du Spectacle et les Petites Mains Symphoniques. Le 11 janvier prochain, la SACEM prévoit un hommage à la Maison de la Radio avec la remise des prix SACEM. A partir du 7 février à Compiègne et à la Nouvelle Eve, la comédie musicale NORMANDIE se jouera. Enfin en juin 2019, au Centre Marc Sangnier, Paris 14, l’opérette DOUBLE SIX se tiendra. Entre les concerts, la comédie musicale, des conférences, des émissions et des livres, Paul Misraki sera partout pour redécouvrir certaines de ses 400 chansons et de ses 180 BO de films. Le bureau du maestro a été préservé et peut être visité pour contempler des archives familiales qui regorgent d’originaux et d’inédits. Côté livres, la biographie de Geneviève Haroche est prévue pour 2019. Pour les conférences, la Bibliothèque musicale de Paris programme le 19 décembre le thème Comment on crée un grand thème de film avec Christophe Misrachi et Alexandre Messina, ou Patrice Leconte (ce dernier à confirmer). Le 20 décembre, ce sera la conférence La musique de films de Paul Misraki par Philippe Gonin. Bref, il y en aura pour tous les gouts.

Tant d’occasions se présenteront pour découvrir le compositeur Paul Misraki, il faut tenter la découverte et se remettre quelques morceaux connus dans les oreilles pour redécouvrir une ambiance française du XXe siècle.

Dates : 17 décembre 2018, 25 mars 2018, 1er avril
LieuThéâtre Dejazet (Paris)
Entrée : 16 / 10 €

Cinq amies sur le terrain, des filles fans de foot (Albin Michel Jeunesse)

Cinq amies sur le terrain, des filles fans de foot (Albin Michel Jeunesse)

L’histoire de Cinq amies sur le terrain de Téa Stilton se passe à l’île des Baleines. Cinq filles, amies, font leurs études au Collège de Raxford. En fait, le lecteur entre dans le monde particulier des souris !

Une équipe de foot

Ces cinq filles veulent monter une équipe de foot féminine qu’elles appellent les Rainbow Girls. Mais pour le moment, elles ne sont que cinq : Colette, Nicky, Paulina, Paméla et Violet. Elles doivent en recruter trois pour former une équipe. Elly et Tanja vont les rejoindre très vite mais il manque la huitième. Elles décident que leur professeur, madame Ratcliff sera leur entraineur. Elles demandent à Kelly de faire partie de leur équipe.

Complexe de Kelly

Kelly est douée au foot et en plus, c’est la sœur du champion, Steve Hill. Mais Kelly est pleine de complexes par rapport au talent de son frère. Elle n’ose pas dire oui. Elles font tout pour convaincre leur nouvelle amie de faire partie de l’équipe. Enfin, Kelly se décide à suivre l’entrainement. Et ensemble, elles s’amusent beaucoup, tout en se perfectionnant, grâce à leur super entraineur ! Elles sont enfin prêtes pour disputer le championnat. Elles arrivent en demi-finale ! Et leurs adversaires sont les terribles Panthères.

La finale

Le jour de la finale, Kelly est introuvable. Il est pourtant l’heure de commencer le match. Madame Ratcliff demande à l’arbitre de reculer le début du match. Et toute l’équipe part à la recherche de Kelly, accompagné de son frère qui était venu l’encourager. Ils la trouvent sur la plage, songeuse et triste. La capitaine des Panthères avait tout fait pour la déstabiliser, la veille de la finale. Et du coup, Kelly n’avait plus confiance en elle et refusait de jouer. Heureusement, grâce à son frère, elle accepte de rejoindre l’équipe et de faire la finale. Et ce sera justement grâce à elle que les Rainbow Girls vont gagner !

Cinq amies sur le terrain, une belle histoire de foot mais aussi d’amitié. L’important pour elles n’était pas de gagner, mais de s’amuser ensemble. Il ne faut jamais baisser les bras dans la vie et croire en soi !

Page de l’éditeur :

Traducteur : Béatrice Didiot
Le tournoi de football féminin aura lieu sur l’île des Baleines ! Ni une, ni deux, les Téa Sisters décident d’y participer ! Les cinq amies prendront sous leur aile la jeune Kelly, footballeuse en herbe, qui rêve d’être la prochaine star du foot féminin !

à partir de 8 ans.

Date de parution : le 1er septembre 2017
Auteur : Téa Stilton
Editeur : Albin Michel
Prix : 7,20 €
Acheter : Amazon

« Noé » ou la figure dansée et enlevée de Thierry Malandain

"Noé" ou la figure dansée et enlevée de Thierry Malandain
« Noé » © Olivier Houeix

« Noé » ou la figure dansée et enlevée de Thierry Malandain

Thierry Malandain s’attaque au mythe du Déluge en se concentrant sur la figure héroïque de Noé. Entre un monde qui s’écroule et une nouvelle ère, Noé incarne le destin commun de l’humanité et sa possible rédemption.

Le chorégraphe embarque pas moins de vingt-deux danseurs dans cette traversée aux aires d’odyssée haletante. Alliant habilement le vocabulaire classique et les compositions contemporaines, il nous offre sur la magistrale Messa di gloria de Rossini, un ballet aussi enlevé que parfaitement maîtrisé.

Evénement fondateur, Noé s’ouvre sur le meurtre de Caïn, annonçant la fin prochaine de l’espèce humaine. Dès lors, le mythe biblique de la désolation sert de fil rouge à un récit imaginaire où Noé et sa femme, Emzara, font figures d’Adam et Eve, entreprenant de repeupler la terre et former une nouvelle communauté humaine. Si les eaux diluviennes emportent tout, elles laissent place à l’espoir d’entrevoir un monde nouveau.

L’humanité en devenir 

De ce récit d’anticipation, d’ailleurs très peu utilisé en danse, Thierry Malandain retient la symbolique et son mouvement régénérateur où Noé et les siens cristallisent  l’avènement d’un monde meilleur.

La pulsation des corps aux accents tribaux ainsi que des duos hypnotiques martèlent et cisèlent cette terre à reconstruire où la défaillance des hommes a conduit dans un premier temps à son anéantissement.

Tableaux saisissants que ces figures collectives où les bras s’enchaînent dans un alignement aussi rapide que furtif tandis que dans un rituel obsédant, s’imprime la quête d’une communauté humaine en devenir.

D’une maîtrise totale, les danseurs à l’unisson s’emparent avec brio de cette danse tellurique aussi réjouissante qu’enivrante. 

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Date : Le 9 décembre 2018 sur Mezzo Live HD à 18h20
Chorégraphe : Thierry Malandain

Sortie du premier clip de Galite : Belle de Casablanca, aujourd’hui

Sortie du premier clip de Galite : Belle de Casablanca, aujourd’hui

Publik’Art est fan de Galite depuis le premier jour ! Découvrez dès aujourd’hui le premier clip de GALITE : « Belle de Casablanca« . Un titre fort écrit en hommage à sa mère, à sa grand-mère, pour faire résonner la voix des femmes, célébrer les femmes libres et celles qui se battent pour l’être. Auteure-compositrice-interprète et mélodiste passionnée, Galite défend une chanson pop aérienne et élégante, quelque part entre Yael Naim et Alain Souchon. Galite a sorti en 2018 son premier EP baptisé « Prélude ». Enregistré et mixé par Sylvain Mercier (Vanessa Paradis, Benjamin Biolay). Prélude révèle une artiste pudique et poétique dont la plume se promène avec une mélancolie rayonnante entre gravité et légèreté. Le cœur bat vite, le cœur bat fort et sa guitare nous emmène vers des thèmes qui lui sont chers : le déracinement, le coeur des femmes, leurs sacrifices, par amour ou par habitude, la grande solitude, mais aussi l’enfance et son sentiment de liberté. Galite nous plonge au coeur d’orchestrations pop élégantes et d’arrangements vocaux à cinq et six voix. Elle construit ainsi une musique solaire, onirique et métissée.

Belle de Casablanca – Premier EP « Prélude » disponible sur :
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Le jour où la Durance, un livre bouleversant de Marion Muller-Colard (Gallimard)

Marion Muller-Colard
©Lacroix.com

Le jour où la Durance, un livre bouleversant de Marion Muller-Colard (Gallimard)

Marion Muller-Colard est théologienne et auteur. Son dernier livre, Le jour où la Durance, est très troublant. Très troublant car empli d’humanité et de vérités.

L’histoire d’une famille

Sylvia est mariée avec Antoine avec qui elle a eu deux enfants, Bastien et Clotilde. La naissance de Bastien ne s’est pas bien passée. Il est né étranglé par son cordon. Manque d’oxygène. Bastien est handicapé. Très lourdement handicapé. Dix-huit mois plus tard naît Clotilde, presque par accident. Aussi rose que son frère était bleu. Bastien est mort pendant son sommeil à trente-sept ans.

Pas de fioritures

Autour de la mort de Bastien, Sylvia ne sait plus. Bastien ne réagissait à rien, aucune émotion ne se lisait sur son visage. Alors, sa mort va-t-il changer vraiment quelque chose dans leur vie ? Avait-il vraiment une place au cœur de la famille ? Sylvia ne pleure pas. Sylvia ne peut plus pleurer. Depuis longtemps. La Durance menace de déborder avec les dernières pluies diluviennes. Sylvia ne vivait que pour son fils, avec son fils, par son fils. Son fils n’est plus, que devient donc Sylvia ?

Questions bouleversantes

L’auteur parle à la troisième personne du singulier. A travers Sylvia, se pose la question de la différence. Bastien était différent. Mais Clotilde, Antoine aimaient Bastien, leur Bastou. Et Sylvia, sa mère ? Accepter d’avoir un fils lourdement handicapé, accepter de vivre au rythme des besoins de son fils, portes ouvertes la nuit pour l’entendre en permanence. Aimer. Tout simplement aimer. Sans une seconde de répit. Amour inconditionnel. Amour absolu.

Difficile de « parler » de ce livre. Il faut le lire, le ressentir, avec nos tripes, avec nos larmes, comme l’a écrit Marion Muller-Colard. Un livre qui nous fait voyager au plus profond de nous-même. Avec pudeur, profondeur et amour. Et grande dignité.

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«Tout le monde n’a pas le don des larmes». Bastien est mort dimanche et Sylvia, sa mère, aimerait croire que cela ne change pas grand-chose. Car Bastien, lourdement handicapé, n’a jamais pu parler ni adresser un regard à quiconque. Alors que passent les premiers jours sans lui, une pluie diluvienne gonfle les eaux de la Durance voisine. Chez Sylvia aussi, la part sauvage menace de déborder à mesure que les souvenirs familiaux affluent.
À travers un récit bouleversant, Marion Muller-Colard questionne le sens de l’amour filial, emportant son lecteur vers des rives inattendues.

Date de parution : le 4 octobre 2018
Auteur : Marion Muller-Colard
Editeur : Gallimard
Prix : 18 € (192 pages)
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Un monde à portée de main, un livre audio très artistique (Audible)

Un monde à portée de main, un livre audio très artistique (Audible)

Maylis de Kerangal est connue pour être un auteur à phrases longues. Son dernier roman, Un monde à portée de main, ne déroge pas à cette règle. Remarquablement bien lu par l’auteur elle-même ! Son vocabulaire est soutenu, et il n’est pas rare que le lecteur revienne en arrière pour bien comprendre tout le sens de la phrase et découvrir à la volée, un mot savant… Avec Un monde à portée de main, l’auteur nous fait découvrir tout un univers artistique passionnant.

L’histoire côté artiste

L’auteur nous invite à entrer dans la vie de Paula. Paula est une jeune femme qui après de multiples hésitations et réorientations, s’engage, à vingt ans, dans le milieu artistique. Elle s’inscrit dans une école à Bruxelles, très chère, mais très renommée. Rue du Métal. Et là-bas, elle va y rester six mois. Elle va apprendre à devenir peintre de décor. Elle va peindre sur toutes sortes de matières, pour réaliser des décors.

La vie d’artiste

Cette fois-ci, le lecteur est plongé au cœur de la vie de Paula. Elle vit en colocation avec Jonas, devient amie avec Kate et va travailler comme une folle presque 24h sur 24 et sept jours sur sept. Son appartement va devenir leur atelier, à elle et Jonas. Ils n’ont pas le temps de se regarder tous les deux, leurs œuvres avant tout. Ils vont tout apprendre : travailler les matières, comme les différents bois, les différents marbres. Tout est à découvrir, tout est à travailler, avec leurs mains, mais aussi tout leur corps. Tout en souffrance. Jusqu’à l’épuisement total. Il faut savoir reproduire, copier, faire illusion. L’art du trompe l’œil dans ses moindres détails. Passionnant !

Retour à Paris

Juste avant de quitter son école, Paula vit autrement avec Jonas, comme une évidence. Comme un prolongement de son école. Le retour chez ses parents est dur, très dur. Vécu comme un effondrement. Il faut reprendre pied après un rythme infernal. Peu à peu, elle émerge et se remet au travail. D’abord chez la voisine, en réalisant un ciel nuageux dans la chambre du bébé. Paula se sent peu à peu renaître, comme une vraie artiste. Puis, ce sera d’autres chantiers. De moins en moins modestes, de plus en plus grandioses ! Avec un projet en Italie qui lui tient à cœur. Les amours de Paula sont aussi complexes que ses peintures. Avec des allers-retours et des clins d’oeil nombreux…

Ecriture particulière

L’écriture de Maylis de Kerangal se prête parfaitement à la vie intrépide de Paula. Saccadée, épuisante, et surtout puissante. Pas de répit, pas de souffle, des phrases qui n‘en finissent pas, comme ce travail d’artiste à faire et refaire jusqu’à la perfection. Jusqu’à ce que le monde soit à portée de main. L’auteur nous dévoile tout un monde quasiment inconnu du grand public. Des artistes à part qui consacrent leur vie à l’art. Des grands artistes, assurément !

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Un monde à portée de main

« Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage ».

©2018 Éditions Gallimard (P)2018 Éditions Gallimard

Date de parution : le 26 novembre 2018
Auteur : Maylis de Kerangal
Lu par : Maylis de Kerangal
Durée : 7 h et 21 mn
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Une exposition Gustav Klimt innovante et immersive à l’Atelier des Lumières

Gustav Klimt
Gustav Klimt, Atelier des Artistes

Une exposition Gustav Klimt innovante et immersive à l’Atelier des Lumières

Depuis le 13 avril dernier et jusqu’au 6 janvier 2019, le centre d’art numérique l’Atelier des Lumières propose une exposition toute en projections numériques autour de l’artiste autrichien Gustav Klimt. Au cœur d’une ancienne fonderie industrielle tout de béton vêtue et située dans le 11e arrondissement parisien, des projecteurs très haute définition permettent d’admirer en grand les toiles du maitre, mais pas que. C’est à une plongée dans la vie viennoise de la fin du XIXe siècle que nous invite ce voyage visuel d’une heure. Dans un silence de cathédrale, les visiteurs profitent des images et de la musique en flânant tranquillement ou en prenant place au sol. L’Atelier des Lumières invite à une expérience aussi surprenante qu’innovante pour une immersion rafraichissante.

Un nouveau lieu d’exposition semblable à aucun autre

L’Atelier des Lumières profite du centenaire de la disparition de Gustav Klimt pour lui rendre un hommage inédit dans la capitale parisienne. Ses œuvres monumentales s’animent en musique sur les revêtements de béton pour des focus hyper détaillés. Les plus petites parcelles de ses toiles sont accessibles pour un émerveillement XXL. Et comme l’exposition offre aussi admirer d’autres artistes de la même époque comme Egon Schiele et Friedensreich Hundertwasser, c’est toute la sécession viennoise qui est invoquée dans le parcours. Le visiteur ne sait pas où donner de la tête quand des photos d’époque ou des toiles s’impriment sur les murs. Les enfants courent dans les allées, les couples se posent contre les murs et une ambiance hautement conviviale empreint les lieux d’une réelle fantasmagorie. Le spectacle son et lumière fait réellement s’imaginer en plein XXIe siècle en proposant une nouvelle manière de s’immerger dans l’art. Culturespaces a produit un nouveau concept d’exposition en lien avec notre temps et la réalisation des italiens Gianfranco Iannuzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi impressionne par l’extrême finesse des détails et la possibilité de redécouvrir des œuvres universelles. Les choix musicaux de Luca Longobardi font la part belle à la musique classique germanique avec Beethoven ou Wagner pour agrémenter cette plongée dans 100 ans de peinture viennoise, autour de Klimt et de ses successeurs. Les portraits, notamment ceux torturés de Schiele, les paysages, les couleurs et les dorures magnifient les peintures ultra connues Le Baiser ou La Femme au tableau.

Cette première tentative d’exposition d’un nouveau type est un franc succès, tant critique que publique comme l’illustre sa prolongation jusqu’à début janvier 2019. Les visiteurs peuvent admirer les œuvres numériques à leur rythme, prendre des photos (sans flash !) comme il leur convient et le moment de visite aboutit à une satisfaction totale, amenant à se demander quel sera le thème de la prochaine exposition à l’Atelier des Lumières.

Dates : Jusqu’au 6 janvier 2019
Lieu : Atelier des Lumières, Paris
Entrée : 14,5 €

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Aterlier des lumières
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Les femmes formidables à l’heure du choix, le feuilleton passionnant d’Alex Riva (Denoël)

Alex Riva ©L’Est Républicain

Les femmes formidables à l’heure du choix, le feuilleton passionnant d’Alex Riva (Denoël)

Publik’Art avait déjà bien apprécié La grève des femmes formidables. Cette fois-ci, Alex Riva nous donne la suite des femmes formidables après leur grève avec Les femmes formidables à l’heure du choix. Pas facile du tout de choisir !

Qui sont donc les femmes formidables ?

Emma, Alice, Andréa, Chloé et Laurence.

Emma : elle est partie vivre aux Etats-Unis, à San Francisco, avec Mike et son fils. Elle est associée à Chloé pour « Ma cantine » qu’elle gère à distance. Ses filles sont parties avec leur père, en Australie.

Alice : elle est mariée avec Paul avec qui elle a des enfants. A fond dans les projets d’agrandissement de restaurants.

Andréa : mariée avec Vincent. Elle a deux enfants. Avant de travailler avec ses amies, elle était avocate. Cela va bien les aider, les femmes formidables.

Chloé : sœur d’Andréa. Mariée à Thomas. Sans enfant

Laurence : la dernière entrée dans le clan de « Ma cantine ». Elle a divorcée de Frank et gère toute seule ses deux enfants.

Évolution des femmes formidables

Si dans La grève des femmes formidables, le temps était aux vacances. Cette fois-ci, on en est loin ! Les femmes travaillent d’arrache-pied. Pas un instant de libre, entre les restaurants, la gestion, l’administration, leurs familles, leurs enfants. Il est souvent bien difficile de tout gérer ! Les soucis s’accumulent. Aussi bien au niveau de la gestion, des impayés qu’au niveau familial. Les adolescents ne sont décidément pas faciles ! Et ils nous offrent des imprévus de taille ! Les vacances d’été se passent bien, ouf !

Des soucis mais aussi des joies

Ce roman se rapproche nettement de notre vie quotidienne. Soucis d’argent, souci de pension non versée, problèmes de couple, accident de vélo, ados provocateurs, tout est là pour constituer une histoire qui va nous offrir un bon moment de lecture ! Heureusement si certaines situations foirent, d’autres sont plus réjouissantes. Car il faut bien le dire, on préfère quand ça se passe bien. Et là, les histoires de filles pullulent et gâchent la vie des unes et des autres. Même si elles sont toujours contentes de se retrouver pour faire la fête ou tout simplement boire un coup même si elles ne sont pas forcément toutes en forme !
L’auteur analyse toujours aussi bien les caractères et personnalités de chaque personnage. Chacune à leur tour doit faire des choix : familial ou professionnel. Mais des choix aux conséquences multiples !

On attend donc la suite avec impatience. Que va devenir Laurence ? On l’imagine un tout petit peu ! Emma a de nouveaux projets, peut-être à San Francisco, Alice doit faire un sacré choix, Chloé se transforme au fil des mois, bref, beaucoup, beaucoup de choses vont encore se passer dans leurs vies ! A quand le prochain roman des femmes formidables car forcément, il va y avoir une suite, n’est-ce pas Alex Riva ? On l’attend déjà avec impatience !!!

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Lorsque vous aviez fait la connaissance d’Emma, Alice, Andréa et Chloé, elles traversaient la fameuse crise de milieu de vie, fatiguées de tout gérer pour tout le monde tout le temps. Partir une semaine en Grèce avait été leur «grève des femmes formidables» et leur avait permis de mieux comprendre ce qui les avait conduites à cette situation, ce dont elles avaient envie et ce sur quoi elles pouvaient agir. À leur retour à Paris, l’imprévu avait décidé de s’en mêler. Pendant les mois qui avaient suivi, chacune avait tenté de mettre en place ses bonnes résolutions tout en intégrant Laurence à leur quatuor. Deux années se sont désormais écoulées, leurs vies ont évolué, pas toujours comme elles l’auraient souhaité, mettant à mal leur amitié et leurs projets. Toutes femmes formidables qu’elles sont, elles vont découvrir à leurs dépens qu’elles ne peuvent pas tout avoir et se retrouver à l’heure des choix. Choix conjugal, choix professionnel, choix familial, rien ne leur sera épargné!.

Date de parution : le 1er novembre 2018
Auteur : Alex Riva
Editeur : Denoël
Prix : 18 € (320 pages)
Acheter sur : Amazon

La Traviata, un classique de l’Opéra magnifié sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées

La Traviata
La Traviata, Théâtre des Champs-Elysées, Mise en scène de Deborah Warner

La Traviata, un classique de l’Opéra magnifié sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées

Le célèbre Opéra en trois actes de Verdi La Traviata prend possession du Théâtre des Champs Elysées jusqu’au 9 décembre. Amour, passion, et tragédie imprègnent l’Opéra d’une force et d’un souffle peu communs. Et comme la mise en scène moderne de Deborah Warner est au diapason d’une romance qui se finit dans les larmes, les chanteurs peuvent exploiter sans retenue leur art lyrique sous la direction de Jérémie Rhorer. Pas besoin d’être un incollable en bel canto pour se laisser envahir par ce drame centrale de l’histoire musicale universelle. Les morceaux de bravoure se succèdent avec ces airs mondialement connus et une scénographie enchanteresse.

Une Traviata parfaite en tous points.

On a beau chercher des défauts à cette Traviata, c’est tout bonnement impossible de bouder son plaisir. L’Opéra créé le 6 mars 1853 à La Fenice de Venise s’ouvre sur un lit d’hôpital qui rappelle l’état critique de l’héroïne Violetta interprétée par une époustouflante Vannina Santoni. Héroïne tragique par excellence, Violetta brûle de vivre son fol amour avec Alfredo (Saimir Pirgu) mais la maladie la condamne, et elle le sait, tentant de vaincre le destin contraire en cachant son état à ses proches. Adapté d’après le roman d’Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias (1848) et son adaptation théâtrale de 1852, La Traviata se joue entre Paris et la Provence. La chorégraphe anglaise Deborah Warner met en abîme les espoirs impossibles de la belle en les confrontant à la dure réalité de la maladie. L’amoureuse flamboyante hypnotise le public à chacune de ses interventions. Au milieu d’une trentaine de figurants au bas mot, elle interprète les airs si connus de Verdi qui font de la Traviata un sommet de Bel Canto. Les sérénades Libiamo ne’lieti calici ou Noi siamo zingarelle font vibrer l’audience grâce à la baguette du chef Jérémie Rhorer qui imprime un rythme soutenu à l’ensemble. Voix masculines et féminines se mélangent avec bonheur avec cette troupe nombreuse vêtue de smokings et de robes de bal pour moderniser l’ambiance résolument XIXe siècle de l’histoire originale. De par son caractère intimiste, son réalisme inhabituel et l’absence de dimension héroïque, la Traviata est devenue au fil du temps l’une des œuvres les plus jouées dans le monde entier L’œuvre de Verdi a été jouée par notamment Maria Callas et Renata Scotto à qui Vannina Santoni peut très bien se comparer eu égard à sa performance exceptionnelle.

La salle censée être pleine à craquer comptait de nombreux sièges vides du fait des évènements parisiens mais la salve finale d’applaudissements rendit plus que justice à un spectacle majeur de la saison parisienne. Cette Traviata fait rêver, et il faut la voir pour le croire!

Dates :  Du 28 novembre au 9 décembre 2018, 19H30
Lieu : Théâtre des Champs-Elysées (Paris)
Metteur en scène : Deborah Warner
Avec : Vannina Santoni, Saimir Pirgu, Laurent Naouri, Catherine Trottmann, Clare Presland, Marc Barrard, Francis Dudziak, Marc Scoffoni, Matthieu Justine, Anas Séguin, Pierre-Antoine Chaumien

Une saison de Noel foisonnante au Lucernaire!

Lucernaire
Lucernaire, © Fabienne Rappeneau

Une saison de Noel foisonnante au Lucernaire!

Les habitués du Lucernaire le savent bien, la salle parisienne aime varier les tons, les époques et les plaisirs. A la faveur du temps de Noel, des spectacles de la saison précédente sont rejoués pour des rattrapages à découvrir si vous n’avez pas encore eu l’occasion de les voir. Car il y a de quoi passer des bons moments, désopilants, puissants ou nostalgiques. Même le 24 et le 31 décembre, suivez le guide!

Des Fourberies de Scapin explosives!

Découverte au Lucernaire, cette adaptation a été vu et fait l’objet d’un article enthousiaste, jugez plutôt: La compagnie L’éternel Eté prend d’assaut le grand classique Les Fourberies de Scapin au Lucernaire pour faire revivre l’esprit impertinent cher à Molière. Les 5 comédiens rivalisent d’énergie et d’irrévérence pour scotcher sur leurs sièges la large cohorte des spectateurs. Dynamisme et vitalité sont les maitres mots d’un spectacle réjouissant durant lequel comédie, pantomime, chant et danse s’alternent avec une liberté réjouissante. Jusqu’au 6 janvier, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 17h, le 24 décembre à 17h et le 31 décembre à 20h.

Une enquête piquante et enlevée au Lucernaire avec Le cercle de Whitechapel

Un article convaincu sur une pièce enlevée. 1888, Londres, en plein coeur de l’Angleterre victorienne, l’assassin court les rues. Le célébrissime Jack l’éventreur sévit dans le quartier de Whitechapel et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Sir Herbert Grevilledécide de réunir les esprits les plus affutés de son temps pour mettre fin à ses sinistres agissements. L’auteur de la pièce Julien Lefevbre se la joue Ligue des Gentlemen extraordinaires en réunissant certains des cerveaux les plus réputés de l’histoire. Arthur Conan Doyle, Bram Stocker, Georges Bernard Shaw et Mary Lawson turbinent dans une enquête haute en couleur où les rivalités le disputent à l’intelligence dans une mise en scène dynamique et truculente. La pièce a beau duré 1h45, elle passe dans un souffle tant l’ambiance de thriller victorien réussir parfaitement à tenir le public en haleine. Du 4 décembre au 10 février. Du mardi au samedi à 17h. Le 24 décembre à 18h, le 31 décembre à 21h.

Une écrivaine de légende revit sur la scène du Lucernaire avec Françoise par Sagan

Un article enthousiaste sur la revisite d’une grande dame de la littérature française. Caroline Loeb devient littéralement Françoise Sagan sur la scène du Lucernaire. Avec sa perruque à la forme si caractéristique, elle ajoute une voix trainante et saccadée pour parfaire sa composition. Pendant 1h10, elle monologue en reprenant des textes d’interviews qui l’ont fait se dévoiler, avec son inimitable humour, sa candeur charmante mais aussi sa triste lucidité. Le spectacle se situe entre la la sincérité recluse et la confession sans fard, et il passe comme un souffle d’air chaud dans la salle tant le public est conquis. Jusqu’au 12 janvier. Du mardi au samedi à 19h. Le 24 décembre à 15h. Le 31 décembre à 19h.

Un spectacle musical virevoltant avec ABC D’AIRS au Lucernaire

Un article plein d’entrain après la vision de ce beau moment musical. Dès les premières secondes, le doute n’est plus permis. Le spectacle ABC D’AIRS se place sous les auspices de la bonne humeur et de la légèreté avec 4 chanteuses et musiciennes qui se livrent à des numéros éblouissants de démonstrations musicales expertes, avec toujours le sourire et une connivence communicative. Si les morceaux choisis ne sont pas forcément tous de la première fraicheur, l’important est ailleurs. Car le public se fond de plus en plus dans l’allégresse ambiante pour des applaudissements de plus en plus nourris. Surtout que les numéros de chant, contrebasse, piano, clarinette et haut bois soulèvent un enthousiasme immodéré du fait de la parfaite maitrise des instruments. Un vrai bol de bonne humeur que cet ABC D’AIRS! Du 12 au 27 janvier. Du mardi au samedi à 19h, Dimanche à 16h. Le 24 décembre à 16h, le 31 décembre à 19h.

Réda Seddiki, un one-man show sans frontières entre la France et l’Algérie

Un article qui fait honneur au comique. Le Lucernaire continue d’attirer des foules nombreuses même au coeur de la période estivale comme peuvent en témoigner les sièges largement garnis à l’occasion du spectacle de Réda Seddiki. Le jeune homme, grand et pince sans rire, emporte avec lui un public qui ne peut résister à cet humour du soleil (certains comprendront la portée symbolique de cette remarque). A travers deux parties évoquant autant la France que l’AlgérieRéda Seddiki pointe du doigt les petits travers et les grosses manies de deux pays que tout rapproche, malgré la Méditerranée qui les séparent! Jusqu’au 30 décembre, le dimanche à 19h.

Et aussi…

Deux autres pièces non vues mais à prévoir. Le one-roman show de Roukiata Ouedraogo et Et si on ne se mentait plus, ainsi que les spectacles jeunesse Les douze travaux d’Hercule et Marlaguette.

Dates :  de décembre à janvier
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Variés
Avec : Variés

Sortie en DVD de Roulez Jeunesse, l’âge de la maturité d’Eric Judor.

Eric Judor, papa malgré lui dans une comédie piquante et attendrissante.

Roulez Jeunesse, la comédie douce-amère qui révèle la profondeur d’Eric Judor, sort en DVD/Blu-Ray/VOD.

Et si c’était lui ? Lui, le successeur de Pierre Richard, de Louis de Funès, de Bourvil ou de Fernandel. Lui, avec sa gouaille toujours gonflée pour dégonfler les situations les plus ubuesques les unes que les autres dans lesquelles il a le don de se fourrer. Hésitant, abêti, ricaneur, pince-sans-rire, offusqué, délirant, en deux mots : Eric Judor. Ici, pour faire suite à cet enchainement de rôles désopilants qu’il a un vrai don pour dénicher, il se retrouve dans la peau d’un quadra à sa maman qui devient papa de 3 mioches du jour au lendemain, suite à une partie fantôme de jambes en l’air. C’est le pitch de Roulez Jeunesse. Comprenne qui pourra. Chantre de l’absurde, on se dit qu’on va se retrouver encore dans un de ses univers drôlatiques à souhait. Et avec le bien nommé Julien Guetta à la barre de son premier film, rien à voir avec David, si ce n’est la dynamique effrénée de sa première partie. Eric Judor papa par accident, pas mal. D’enfants pleins de caractère et de répartie, très appétissant.

Roulez Jeunesse marque à la culotte Eric Judor pour mieux nous faire rire et nous le révéler.

Car oui, l’une des belles réussites de ce film est la relation père par accident-enfants abandonnés. De par l’écriture de dialogues très à propos, tantôt piquant, tantôt amer, mais toujours drôle, surtout joués par Eric Judor et ses jeunes acolytes, la pêchue Louise Labèque et le surprenant Ilan Debrabant, sans nul doute le plus jeune punk crédible vu au cinéma. De la qualité de composition de cette relation éphémère jaillit la vraie révélation du film : l’émergence de la face cachée d’Eric Judor, ce fameux côté clown triste indispensable à tout grand acteur de comédie qui se respecte. On le découvre fragile, à fleur de peau et protecteur. Comme si le grand enfant insouciant et chamailleur qu’il a toujours été depuis ses débuts au cinéma grandissait sur les pas d’Alex, ce dépanneur improbable au cœur tendre. Si le film de Julien Guetta pâtit d’une baisse régime à cause de ce passage obligé, il ne tombe jamais dans la mièvrerie pure, et surtout il assure une carte de visite de plus en plus large à son interprète principal.

Roulez Jeunesse sort le 28 novembre en DVD, Blu-Ray et VOD. Une comédie qui part à 100 à l’heure sur un quiproquo génial avant de vous révéler le gros coeur d’Eric Judor. Dans les bonus, vous trouverez Lana Del Roy, court-métrage de Julien Guetta où on pouvait déjà percevoir ce style gourmand de comédie

 

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Alex, 43 ans, est dépanneur automobile dans le garage que dirige d’une main de fer sa mère. Un jour, il dépanne une jeune femme et passe la nuit chez elle, mais au petit matin elle a disparu lui laissant sur les bras trois enfants.

Sortie DVD : le 28 novembre 2018
Durée : 1h24
Réalisateur : Julien Guetta
Avec : Eric Judor, Ilan Debrabant, Louise Labèque, Laure Calamy, Marie Kremer
Genre : Comédie
Distributeur : Le Pacte
Prix : à partir de 14,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

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Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, un livre bouleversant de Cathy Galliègue (Emmanuelle Collas)

Cathy Galliègue

Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, un livre bouleversant de Cathy Galliègue (Emmanuelle Collas)

Publik’Art avait déjà beaucoup apprécié le premier roman de Cathy Galliègue : La nuit, je mens. Et son second roman, Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, est véritablement bouleversant.

La vie de Betty

Betty était heureuse, mariée à Simon, qui était médecin. Très heureuse. Avec leur fils Raphaël. Et puis, subitement, Simon est mort. Dans un accident de voiture. Une chose complètement invraisemblable et inadmissible.
Pour Raphaël, Betty va faire semblant d’aller bien. Jusqu’au moment où elle le couchera. Chaque soir, elle s’effondre, seule, en silence, à l’abri des regards, à l’abri des jugements. Elle boit. Elle boit pour oublier. Elle se noie dans sa tristesse, dans son malheur, dans son extrême solitude. Non seulement Betty vient de perdre son mari, mais déjà sa maman est partie, quand elle avait une dizaine d’années. Et depuis, elle se tourmente et ne cesse de poser des questions à son père. Maman, elle est partie où ?

Découverte de son père

Et puis, un jour, son père la découvre ivre, et très mal en point. Il ne lui fait aucune remarque. Son regard suffit à Betty. Jamais elle ne l’oubliera ce regard. Alors, elle décide de lui écrire une lettre. Elle s’explique enfin dans cette lettre. Elle espère juste qu’après cette lettre, il va continuer à l’aimer…

Relations intimes

A travers ce roman, l’auteur décrit très bien les relations familiales, celles qui ont été abîmées par le deuil. Plus rien n’est comme avant quand on a perdu l’être cher. Est-ce seulement possible de continuer à vivre ? Qui peut vous retransmettre la flamme de la vie ? Les grands-parents, les enfants, les petits-enfants. Tous sont étroitement liés, dans le secret de leur famille. Et chaque famille a ses secrets non-dits. Celui de Betty est énorme et gardé enfoui depuis des années… Des années que tout le monde a tentées d’oublier, sans jamais y arriver. Alors, l’alcool aide bien. Pas pour longtemps, mais à chaque gorgée.

L’addiction au malheur

Si l’alcoolisme est traité de façon totalement anodine, son addiction est implacable. Et le lecteur le sent à chaque crise de Betty. Elle s’enfonce chaque jour un peu plus, à cause de l’alcool. Et puis, un jour, elle décide qu’il faut stopper ça. Ce n’est pas compliqué. Elle va chez les alcooliques anonymes et se dit que c’est facile d’arrêter. Ca marche quinze jours, et puis, c’est de nouveau la descente aux enfers. Sans l’aide d’une « marraine », impossible d’y arriver…

Publik’Art a été réellement bouleversé par ce roman, empli d’humanité. Si la vie n’est pas facile pour certains, elle peut être horriblement douloureuse pour d‘autres. Et surmonter ces épreuves est un véritable combat que Cathy Galliègue n’a pas peur d’affronter. L’alcool, la maternité, l’amour, les secrets de famille, la paternité, des thèmes qui font l’essence même de la vie et qui sont au cœur de son second roman : Et boire ma vie jusqu’à l’oubli. Un roman poignant !

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Betty s’efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s’abrutit et s’effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l’enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges… et cette question lancinante : « Elle est où, maman ? » Cathy Galliègue aborde dans Et boire ma vie jusqu’à l’oubli un sujet tabou, celui de l’alcoolisme féminin, et nous offre un roman sans filtre sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d’humanité et d’espoir. Après une carrière dans l’industrie pharmaceutique en France, elle est partie vivre en Guyane, où elle a animé pendant un saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère et où elle se consacre désormais à l’écriture. Son premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017), a remporté un succès d’estime, il est sélectionné pour le Prix Senghor 2018. Et boire ma vie jusqu’à l’oubli est son deuxième roman.

Date de parution : le 5 octobre 2018
Auteur : Cathy Galliègue
Editeur : Emmanuelle Collas
Prix : 16 € (246 pages)
Acheter sur : Amazon

1, 2, 3, un bel album pour apprendre à compter, de Roald Dahl (Gallimard Jeunesse)

1, 2, 3, un bel album pour apprendre à compter, de Roald Dahl (Gallimard Jeunesse)

Publik’Art est un fan de Roald Dahl ! Et ce, depuis des décennies ! Vous avez tous lu Matilda, un incontournable de Roald Dahl. Cette fois-ci, l’auteur s’adresse aux tout-petits !

Avec une curieuse façon d’apprendre à compter.

C’est l’histoire d’une petite fille qui se promène dans la jungle. Deux petits enfants l’attendent et découvrent un énorme crocodile. Puis ce sera au tour de trois petits garçons de courir. Et toujours ce crocodile qui les espionne. Chaque page cartonnée, très joliment illustrée et très colorée, raconte une histoire d’enfants ; un enfant de plus à chaque page, et toujours ce fameux crocodile que le lecteur se fera un plaisir de dénicher… Car il se cache bien cet énorme crocodile : une fois au milieu du manège, une autre au cœur d’un palmier ou encore sous la table ! Il fera même office de balançoire !

Mais que va-t-il donc arriver à ces dix petits enfants ?

A vous de le découvrir jeune lecteur ! Et surtout n’ayez pas peur !

A commander très vite au Père Noël !

Page de l’éditeur :

Une petite fille qui se promène, deux enfants qui jouent, trois garçons qui courent… Et un énorme crocodile prêt à les croquer!
Un album tout-carton avec des rabats à soulever pour découvrir les nombres avec le génial Roald Dahl et toute la malice des illustrations de Quentin Blake.

Date de parution : le 13 septembre 2018
Auteur : Roald Dahl
Illustrateur : Quentin Blake
Editeur : Gallimard
Prix : 09,90 €
Acheter : Amazon

La vie secrète des animaux, des bêtes pas bêtes du tout (Audible)

La vie secrète des animaux, des bêtes pas bêtes du tout (Audible)

Après L’intelligence des plantes, nous nous tournons vers les animaux. Avec Peter Wohlleben qui est allemand et garde forestier. Il est l’auteur de plusieurs livres dont La vie secrète des animaux qui vient de sortir en livre audio, parfaitement interprété par l’acteur Thibault de Montalembert. La vie secrète des animaux se base sur des recherches scientifiques sérieuses tout en racontant ses propres rencontres avec les animaux. Car Peter Wohlleben est avant tout un passionné de nature, d’animaux. Pour lui, le plus important ce sont les émotions. Et il pense que les animaux sont capables de ressentir des émotions, les mêmes que les humains. L’amour, le bonheur, la compassion, la tristesse, l’animal peut tout ressentir, par instinct.

La nature espionnée

Si Peter Wohlleben a fait de nombreuses recherches sur les animaux, il les a surtout beaucoup examinés, voire espionnés. Et son livre est un recueil riche en éléments scientifiques autant qu’en éléments très naturels. Le lecteur aime entendre les histoires que l’auteur a réellement vécues avec ses propres animaux ou ceux qu’il a rencontrés dans la forêt.

L’amour

Si l’amour maternel semble inné chez les animaux, il peut aussi s’apprendre. L’auteur raconte l’histoire d’une chienne qui avait adopté des petits marcassins. On peut se poser la question de l’amour des animaux à l’égard de l’homme. Nous, nous aimons nos animaux et jouons le rôle maternel auprès de nos animaux qui à leur tour deviendront très affectueux avec leurs maîtres et surtout très reconnaissants. Il est donc évident que les animaux sont capables d’aimer.

La douleur, le mensonge, le vol

Agir par réflexe n’interdit pas la douleur. Difficile de savoir si l’animal ressent les mêmes choses que nous, sans néo-cortex. Les animaux sont capables de mentir… comme les hommes ! Les pies s’unissent pour la vie avec des frontières bien marquées de territoire. Mais cela n’empêchera pas la pie d’aller voir ailleurs si la femelle ne le voit pas… Mentir est courant chez les animaux, nous dit l’auteur. L’écureuil gris vole les réserves de ses congénères. Les sangliers pillent les réserves des souris…

La nature et la température

A chaque animal nuisible correspond un animal utile. Exemples : la mésange utile mange les chenilles. Les guêpes se jettent sur les chenilles.
Les animaux homéothermes vont gérer eux-mêmes la température de leur corps. En été comme en hiver. Ils la maintiennent constante, comme les oiseaux et la plupart des mammifères. Les animaux poïkilothermes, eux, ne peuvent pas réguler leur température, ils sont à sang froid. Le froid ne dérange pas le hérisson car il va se trouver dans un sommeil profond si la température est inférieure à 6°. Il va hiberner. Mais si la température est supérieure à 6°, l’animal se trouvera en danger de mort.

Le plaisir chez les animaux

Les corneilles font de la luge sur les toits des maisons. Elles se font plaisir ! Quand le chien court après le chat, ils se font l’un et l’autre plaisir ! c’est un jeu ! La notion de plaisir existe bien chez les animaux.

L’intelligence chez les animaux

Les fourmis sont super organisées dans le travail d’équipe. Il en est de même pour les abeilles. Elles sont capables de beaucoup plus qu’on ne croit ! Elles se servent du soleil comme une boussole. Les ouvrières donnent des indications sur leurs sources de leur nectar en réalisant une danse ! Les corneilles enterrent leurs glands et les recouvrent d’herbe, pour les manger plus tard.

Les cochons sont très propres, comme les sangliers. Ils sont intelligents, dorment toujours au même endroit, sur une couche douillette. Les cochons répondent à leur nom et ont donc une bonne « conscience de soi ».

« Songeons un instant aux cochons si sensibles, qui éduquent leurs petits et les aident ensuite à élever leur propre progéniture, qui répondent à leur nom et réussissent le test du miroir. Et considérons, parallèlement, les quelque 250 millions d’abattages qui ont lieu chaque année en Europe. Cela fait froid dans le dos ! », écrit Peter Wohlleben.

Vie commune et communication

Certains animaux, comme le corbeau ou le castor, sont monogames et restent toute leur vie avec la même partenaire. Les animaux communiquent entre eux, à l’aide de cris. Le corbeau en possède pas moins de quatre-vingt ! La souris va émettre des ultra-sons. La plupart des animaux sont capables de compassion pour leurs congénères mais aussi pour d’autres espèces que la leur. Certains animaux, comme les oiseaux, sont capables d’altruisme. Un oiseau va prévenir tous ses congénères d’un risque imminent quitte à se mettre en danger lui-même.

Belle nature

A travers ce livre, l’auteur a voulu mettre en avant les belles capacités des animaux, en faisant une analogie entre les animaux et les hommes. Il constate qu’il y a peu de différences au niveau du ressenti. Bien sûr les animaux ne pensent pas, mais ils ressentent.

« L’intelligence n’est d’aucune utilité pour vivre des émotions ».

« N’oublions pas que l’homme d’un point de vue purement biologique est également un animal ».

La vie secrète des animaux nous aide à mieux comprendre le monde animal. A mieux les respecter ! Car les animaux ne sont pas stupides, loin de là ! Ils sont sensibles et vivent les mêmes émotions que nous. Et nous ne pourrions pas vivre sans eux !

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La vie secrète des animaux

Les animaux ressentent-ils de l’injustice, de la compassion, du regret ou de la honte ? Peuvent-ils compter ou faire des projets ? Que signifie pour eux être apprivoisés ou domestiqués ? Que sait-on de leur sommeil, de la manière dont ils vieillissent ou de leur façon d’apprendre ?

Pour répondre à ces questions, le forestier Peter Wohlleben s’appuie sur son incroyable sens de l’observation et sur les dernières découvertes scientifiques. Avec le même talent de pédagogue que dans La Vie secrète des arbres, il nous ouvre les portes d’un monde caché, celui de la vie intérieure des animaux, de leurs émotions et de leur ressenti : les coqs mentent, les biches connaissent le deuil, un hérisson peut être tourmenté par ses cauchemars…

Ce récit buissonnier, nourri d’anecdotes étonnantes et de références savantes, est un appel vibrant au respect du monde animé qui nous entoure.

©2016 / 2018 Ludwig Verlag / Les Arènes, Paris, pour la traduction française (P)2018 Audiolib

Date de parution : le 19 décembre 2018
Auteur : Peter Wohlleben
Lu par : Thibault de Montalembert
Durée : 7 h et 1 mn
Acheter sur : Audible

IRachel, l’histoire incroyable et palpitante d’un robot humanoïde (JC Lattès)

IRachel, l’histoire incroyable et palpitante d’un robot humanoïde (JC Lattès)

A l’heure où Ben Goertzel, le directeur scientifique de Hanson Robotics, présente les progrès de Sophia le robot, Cass Hunter nous livre iRachel comme une évidence !

Qui est donc iRachel ?

Rachel est une femme ingénieur, très douée et spécialisée dans l’intelligence artificielle. Elle travaille en binôme, avec Luke, d’une façon ultra sécurisée et secrète. Par ailleurs, Rachel est mariée avec Aidan et ensemble, ils ont une fille, Chloé.
Rachel est très secrète. Elle n’a jamais dit à son mari qu’elle souffrait d’un anévrisme au cerveau. Et un jour, elle décède brusquement. Mais Rachel a préparé son « après » de façon à ce que Aidan et Chloé ne souffrent pas trop de son absence.

Secret découvert

C’est donc au moment de sa mort que Luke leur dévoile leur secret, à lui et à Rachel. Il se nomme iRachel. C’est un robot humanoïde qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Rachel. Et Luke installe iRachel chez eux comme l’avait décidé Rachel. Ce robot est capable de réaliser toutes les tâches ménagères, de cuisiner, de repasser, de faire le ménage. Et bien plus encore. IRachel est là pour veiller sur eux, comme Rachel le faisait de son vivant.

Relations compliquées

Au début, Aidan était très fortement perturbé par iRachel. Sa femme lui manquait terriblement, il lui en voulait de les avoir abandonnés, et encore pire de leur infliger la présence de iRachel en permanence nuit et jour, et dans le plus grand secret. Quant à Chloé, adolescente très sensible, elle rejetait catégoriquement le robot. Les relations sont difficiles, conflictuelles, mais peu à peu le robot arrive à gagner leur confiance et à trouver sa place, aussi discrète que possible. Le robot réalise les mêmes plats que Rachel et tout est prêt avant même qu’ils demandent quoi que ce soit…

Evolution de la situation

Cass Hunter analyse très bien les sentiments d’Aidan et de Chloé, en plein deuil. Rien n’est facile quand on est enfermé dans sa douleur. Et surtout pas les autres.

Le livre se lit avec beaucoup de plaisir, du début à la fin. Les situations de iRachel sont bien souvent cocasses et nous font rire ! L’histoire d’iRachel pourrait presque être vraie !!! La place de l’IA est pleine de bon sens et même empli de psychologie. Tout en réserve, en discrétion et toujours bienveillante. Au final, bien mieux qu’un humain !

Voilà un roman choral qui se lit facilement, et qui nous apporte une approche positive sur ce que pourrait être la place des robots dans notre futur ! Et sur ce que nous devrions être les uns envers les autres. Des êtres bienveillants, comme iRachel.

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Elle est partie mais son amour survit

Rachel est une ingénieure surdouée et Aidan un mari aimant et compréhensif. Hélas, à la mort prématurée de Rachel, Aidan doit faire front pour continuer à élever seul leur fille unique.

Mais Rachel a laissé derrière elle le projet de sa vie, un cadeau d’amour pour leur permettre de continuer à se voir même après sa mort.
Un cadeau nommé iRachel.

iRachel est une histoire émouvante sur l’amour, la perte, la nostalgie et l’appartenance.

Traduit de l’anglais par Lucie Delplanque

Date de parution : le 10 octobre 2018
Auteur : Cass Hunter
Editeur : JC Lattès
Prix : 19,90 € (250 pages)
Acheter sur : Amazon

Le film culte1900 du regretté Bernardo Bertolucci sort en HD dans sa version intégrale restaurée

1900
1900, film de Bernardo Bertolucci

Le film culte1900 du regretté Bernardo Bertolucci sort en HD dans sa version intégrale restaurée 

Certains films ont gagné leur place au Panthéon du cinéma par leur ambition et leur ampleur. 1900 fait partie de ce cercle très fermé avec peut être Il était une fois en Amérique et 2001 l’Odyssée de l’espace. Film monde, 1900 retrace le destin de deux personnages issus de milieux différents mais que la vie ne va jamais cesser de faire se télescoper. La présence de Robert de Niro et de Gérard Depardieu concourt à l’originalité d’un film réalisé par un artisan minutieux et précis. Et comme le film dure plus de 5 heures, il a tout du plaisir coupable, à découvrir en version restaurée HD!

Un grand film à l’ancienne

Une belle galerie de réalisateurs italiens a livré certains des plus beaux films du XXe siècle. Antonioni, Visconti, Fellini, Pasolini, et donc Bertolucci. Avec Le dernier empereur, Beauté volée ou Le dernier tango à Paris, il a durablement marqué l’histoire du cinéma, et 1900 concourt à sa renommée. Le titre est pourtant trompeur. Car le film débute en 1901 et se clôture peu avant la fin de la seconde guerre mondiale. C’est donc plutôt à un panorama de l’Italie de la première moitié du XXe siècle qu’invite le film. Avec sa culture catholique profondément ancrée dans les mentalités, ses disparités sociales entre riches propriétaires terriens et gens du peuple, et la montée du fascisme. Bertolucci invite à un examen de conscience approfondi de ce qui a fait l’Italie contemporaine. Pour mener son entreprise à bien, le réalisateur imagine deux enfants nés le même jour à l’annonce de la mort de Giuseppe Verdi le 27 janvier 1901, comme pour lier leurs destins à jamais. Le film se mérite avec une durée totale de 5h25 mais le scénario est touffus, les images sont belles et les acteurs n’ont que rarement été aussi bons. Le film se suit comme une odyssées avec cette touche de made in Italy qui participe à sa portée. Une Italie d’avant, qui n’existe plus qu’au cinéma et dans les livres, mais qui continue à vivre dans une mentalité remontant à loin. Bertolucci a livré un bel hommage à sa patrie, à travers ses contradictions mais aussi son âme éternelle et le film se suit avec un énorme plaisir.

Cette version restaurée et en HD est un coffret magnifique à offrir pour les fêtes de fin d’année, à découvrir et à redécouvrir. Si certaines scènes polissonnes ou guerrières sont d’une crudité assez implacable, la narration tisse le fil d’une histoire du XXe siècle qui ravira les fans de belle histoire.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

 

1900
1900, film de Bernardo Bertolucci

Au cours de l’été 1900, deux enfants voient le jour dans un village d’Émilie : le premier, Olmo Dalco, appartient au monde des métayers, l’autre, Alfredo Berlinghieri, est le petit-fils d’un riche propriétaire. Ils vivront ensemble les tourments politiques et historiques de l’Italie de la première moitié du XXe siècle.

Sortie DVD : Disponible
Durée : 05h25
Réalisateur : Bernardo Bertolucci
Avec : Robert De Niro, Gérard Depardieu, Dominique Sanda

Genre : voir fiche allociné
Prix : 68,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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« La Cenerentola » de Rossini sous le regard singulier de Guillaume Gallienne

« La Cenerentola » de Rossini sous le regard singulier de Guillaume Gallienne

L’éclectique sociétaire de la Comédie-Française Guillaume Gallienne met en scène pour la première fois un opéra.  Stéphane Lissner a naturellement pensé à lui pour la nouvelle production de la Cenerentola de Rossini dont le thème de la famille et son exutoire, sont en corrélation avec ses sources d’inspiration.

On se souvient de son film “Les Garçons et Guillame, à table” récompensé par un césar, adapté de sa pièce de théâtre éponyme, et inspiré de sa propre quête d’identité auprès d’une mère fantasque.

Le feu sous la glace 

La Cenerentola est créée d’après le conte Cendrillon de Perrault et raconte en deux actes l’histoire d’une jeune fille humiliée, déconsidérée par ses sœurs et son beau père, mais qui va conquérir le futur roi et devenir son épouse.

Dans la version lyrique du livret de Ferretti, le conte se détache du merveilleux après quelques ajustements opérés par Rossini.

En effet, la fée est remplacée par un philosophe-mendiant qu’Angelina (Cendrillon) prend en pitié et qui, récompensée de sa bienveillance, se verra invitée au bal. Il n’y a pas non plus de carrosse-citrouille et, au lieu de perdre une pantoufle, Angelina donne un bracelet au prince. Enfin, la marâtre a pris les traits d’un beau-père aussi pervers que terrible.

Avec son mélange de gravité et d’humour, l’opéra offre des passages comiques (quiproquos, travestissements..) et profonds (brûlure des sentiments, réflexion sur les apparences, l’hypocrisie, la justice et le pardon …) où l’altérité se dispute à la cruauté du jeu social.

Guillaume Gallienne manie avec aisance la truculence de la Commedia dell’arte à l’abri d’une caractérisation des personnages et la dramaturgie qui accompagne l’humiliation et la prise de conscience d’une jeune femme rejetée par les siens, en recherche de reconnaissance et prête à provoquer son destin.

Don Magnifico (Alessandro Corbelli) apporte une vraie bouffonerie à son personnage de beau-père mal dégrossi au contentement excessif mais aussi un vrai malaise qui n’a aucune conscience de sa grossièreté.

Clorinda (Chiara Skerath) et Tisbe (Isabelle Druet) sont deux petites pestes persifleuses et un peu idiotes tandis Angelina (Marianne Crebassa) émouvante, est prisonnière de son mal être.

Sur scène, l’action est transposée à Naples et s’ouvre sur un palais décati aux ocres originels (scénographie très réussie d’Eric Ruf) et une cour intérieure où la vie s’écoule dans une forme d’urgence et d’impudeur.

A l’édifice se substitue une vaste étendue de cendres au sol qui a envahi une partie du rez-de-chaussée. Cette lave solidifiée marque son emprise et sa menace jusqu’à la prochaine catastrophe. Elle renvoie à la fin du premier acte qui fait état d’une éruption sous la terre et à cette colère sourde et intérieure de l’héroïne qui couve sous les brimades.

La distribution vocale et équilibrée est portée par un magnétique Adam Plachetka dont la voix puissante et ample dans les graves épouse à merveille la virtuosité rossinienne. Quant à Marianne Crebassa dans le rôle titre, elle offre une vocalise tout en relief où sa voix ronde et voluptueuse avec ses aigus limpides confère une vraie dimension à son personnage.

 

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Dates : du 23 novembre au 26 décembre 2018 l Lieu : Palais Garnier  (Paris)
Metteur en scène : Guillaume Gallienne

La pièce Un Picasso fait chavirer le public sur les planches du Studio Hébertot

Un Picasso
Un Picasso, mise en scène d’Anne Bouvier, Studio Hebertot

La pièce Un Picasso fait chavirer le public sur les planches du Studio Hébertot

C’est peut être à un évènement théâtral majeur auxquels ont assisté les spectateurs de la première de la pièce Un Picasso au Studio Hébertot. Lorsque le rideau se lève, le comédien Jean-Pierre Bouvier est assis sur une caisse dans une sorte d’entrepôt. Avec son chapeau et son manteau, il figure un Pablo Picasso soucieux et il a toutes les raisons de l’être. L’occupant allemand est allé le chercher manu militari, et il ne sait pas pourquoi. Le comédien se lève et l’audience retient son souffle. Cette carrure puissante, ce regard habité, ce pantalon de toile, tout son être rappelle l’illustre peintre, ce que la chemise blanche et le marcel blanc confirmeront une fois le manteau tombé. Quand Sylvia Roux descend d’escalier l’air impénétrable, Picasso se prépare à un jeu du chat et de la souris pour sauver ses œuvres de la destruction. Le duel à fleurets mouchetés navigue entre violence organique et confidences comme autant de coups de théâtre dans une pièce qui subjugue 1h15 durant.

Une pièce parfaite

La pièce se joue en huit-clos parmi des caisses de bois contenant des œuvres destinées à apparaitre dans une exposition d’art dégénéré. C’est ainsi que les nazis appelaient les œuvres non figuratives qu’ils abhorraient et cherchaient absolument à détruite pour sauvegarder leur doctrine. Pablo Picasso vit à Paris et en tant que citoyen espagnol il n’a rien à craindre. Face à lui, Frau Ficher semble une représentante zélée de l’orthodoxie nazie. Leur dialogue d’abord musclé met aux prises deux visions de la réalité, l’artiste libre et le système de pensée rigide. Le minotaure espagnol s’emporte en espagnol à coup d’expressions fleuries face à l’intransigeance germanique qui a tôt fait de le calmer. L’alchimie entre la directrice du Studio Hébertot Sylvia Roux et le comédien Jean-Pierre Bouvier récemment nominé au Molière du comédien dans le spectacle La Version Browning fonctionne à merveille. Les interjections succèdent aux flatteries et aux invocations mémorielles qui éclairent la personnalité de chacun des personnages et leur donne une étonnante épaisseur. Et tant va si bien que l’armure de l’inquisitrice nazie va se fendre sous les coups de boutoir du génie perspicace. Picasso va manœuvrer son interlocutrice, jusqu’à la faire se dévoiler totalement pour des surprises en série. Des musiques discrètes marquent les moments charnière d’une lutte philosophique entre le matador et le taureau nazi. Aussi brève qu’intense, la pièce accumule les retournements de situation en utilisant toujours à bon escient le charme opéré par un artiste hors norme. Ses coups d’éclat sémantiques parsèment la pièce pour des phrases gravées à jamais dans la mémoire du public. Le quasi sosie Jean-Pierre Bouvier rend parfaitement justice à l’homme à femmes complexe, joueur et délibérément cavalier. Il fallait une comédienne de poigne face à lui pour faire plus que surnager et donner du corps à la querelle. En plus de surfer sur des évènements historiques et des phrases véridiques, comme le fameux A 12 ans je peignais comme Rafael, la pièce ajoute une épaisse couche de tension pour ne rien cacher de la désinvolture égoïste de l’artiste et de l’impossibilité pour un régime autocratique à rayer de la carte l’art et les idées.

Un Picasso est une pièce qui invoque l’art, l’histoire, la complexité humaine et le triomphe de la volonté sur l’injustice. Une vaste galerie de sentiments se succèdent dans une pièce de seulement 1h15 mais tellement dense qu’elle fait tourner la tête. Les 2 comédiens sont au diapason d’un sujet fort et habilement mis en scène par Anne Bouvier. Si vous cherchez une pièce à voir pour vous emporter et ne plus vous lâcher, Un Picasso est à mettre tout en haut de votre liste, jusqu’au 3 mars 2019 au Studio Hebertot.

Dates :  du 22 novembre au 3 mars, jeudi à 21h, vendredi et samedi à 19h, dimanche à 17h
Lieu : Studio Hebertot (Paris)
Metteur en scène : Anne Bouvier
Avec : Jean-Pierre Bouvier, Sylvia Roux

Help me ! le récit intrépide de Marianne Power (Stock)

Marianne Power
(@TheHelpMeBlog) | Twitter

Help me ! le récit intrépide de Marianne Power (Stock)

Vous ne connaissez pas Marianne Power ? Publik’Art non plus avant de lire son dernier livre : Help me ! Il est génial. Elle raconte ses propres expériences sur le développement personnel. En effet, elle a testé pour nous douze livres sur le développement personnel. De quoi transfigurer une vie !

Qui est Marianne Power ?

Ce n’est pas en quelques lignes que l’on peut résumer la vie de Marianne Power. Elle est journaliste, à son compte, a trente-sept ans, célibataire, sans enfant. Elle a l’impression que sa vie n’est pas comme il le faudrait. Pourtant, elle a des amis, une famille extra, mais elle n’a pas d’amoureux. Elle décide donc de prendre sa vie en main et de se consacrer au développement personnel et surtout de tester toutes les méthodes qu’elle va lire.

Douze tests

Marianne va tout faire et suivre les principes de chaque livre à la lettre ! Elle va oser se mettre dans des situations impossibles, voire complètement absurdes, elle va se regarder dans une glace et se répéter à longueur de journée qu’elle est belle et que tout est beau, elle va se persuader qu’elle va bientôt gagner beaucoup d’argent, elle va oser dire non et se fâcher avec sa meilleure amie. Bref, elle va vraiment tester douze livres de développement personnel et va complètement s’investir. En passant par Tremblez mais Osez, Le secret, le Rien à foutre, La thérapie des anges, Les 7 habitudes, Marianne évolue tout au long de son livre, et le lecteur apprécie surtout ses conclusions sur ses différentes expériences.

Comment trouver le bonheur

Le lecteur comprend tout au long du livre de Marianne Power que le bonheur n’est pas si facile à vivre. En fait, il n’y a pas vraiment de recettes miracles ! L’important est de garder confiance en soi et de profiter du temps présent, sans prise de tête ! Et c’est déjà pas mal ! La bienveillance est un terme récurrent et qui finalement est essentiel ! Bienveillant envers soi-même et envers les autres…

On peut remercier Marianne Power d’avoir testé pour nous ces différentes méthodes pour accéder au bonheur. Ca va nous éviter de passer par des hauts et des bas, comme elle a fait ! En faisant un melting-pot de son livre, on est sur la bonne voie !
Son livre nous fait à la fois sourire et nous envoie une philosophie « bienveillante » et très énergique !

Quelques extraits :

[…] « Notre relation à l’argent est « un microcosme de celle que nous entretenons avec nous-mêmes ». p.69

« Le Secret déconseille vivement les propos négatifs et les jérémiades. A se plaindre, on ne gagnera que d’autres motifs de plaintes – c’est la loi de l’attraction ». p.104

« Le développement personnel ne sert qu’à rendre les névrosés encore plus névrosés ». P.218

« Se fixer des objectifs, et travailler pour les atteindre, c’est très bien, tant qu’on accorde la plus grande attention au pas que l’on fait maintenant, et non à la destination finale ». P.288

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« Ce fameux dimanche, une idée m’est venue. Une idée qui, d’épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n’allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j’allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J’allais m’y tenir pendant un an – soit douze ouvrages au total. Et j’allais m’attaquer à mes failles avec méthode : argent, angoisses, poids… Arrivée à la fin de l’année, je serais… parfaite ! »

Traduit de l’anglais par Christine Barbaste

Date de parution : le 3 octobre 2017
Auteur : Marianne Power
Editeur : Stock
Prix : 20,99 € (384 pages)
Acheter sur : Amazon

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