Nina Simone, née dans une famille pauvre de Caroline du Nord, aurait pu devenir concertiste classique, mais elle était noire, et elle portera toute sa vie le deuil de ce destin refusé. Femme de légende, elle fut aussi et par-dessus tout une figure de la lutte des droits civiques.
Sur scène, David Lescot est à la guitare tandis qu’au chant, la comédienne Ludmilla Dabo, pétrie depuis l’enfance de musique blues, jazz et soul, incarne Nina Simone, pour un portrait juste, sensible et politique.
Une voix et une présence volcaniques
Le metteur en scène et musicien accompagne la voix rauque et volcanique de la chanteuse, qui reprend avec émotion des titres de la diva dont chacun évoque les grands évènements de sa vie. Mais aussi ses relations avec les hommes, son rapport à la spiritualité, ainsi que son combat acharné pour les droits civiques. À la manière d’un interviewer qui reste tapi dans l’ombre, il interroge Nina à travers Ludmilla, créant ainsi un jeu de miroir troublant entre les deux femmes.
La parole est à la première personne, à double titre : le je/jeu narré de l’intime du récit incarné de Nina Simone se mêle au “je” réel et pas si éloigné de la comédienne retraçant ses années de conservatoire. Au fait, combien de comédien.ne.s noir.e.s sont chaque année retenus au Conservatoire ? Le constat est sans appel.
Ces interviews de Ludmilla Dabo, qui entrecoupent le récit de Nina, sur sa condition de femme, d’artiste noire au 21e siècle, nous renvoient avec subtilité, au parcours de militante et à la puissance mélancolique et combative des textes de la grande diva.
Déjà, au Conservatoire, la comédienne avait créé un spectacle sur cette figure des luttes des droits civiques et à la manière de celle qui s’était inspirée (par provocation ou non) du nom de Casque d’or. En ouvrant un débat sur la place des comédiens noirs dans le milieu artistique, le directeur de l’époque lui avait reproché la polémique que cela suscitait.
Petite pépite que celle où Ludmilla dans un pied de nez jubilatoire, se révèle une actrice blues et soul magnifique, capable de jouer les rôles de jeune première, y compris celui d’Agnès dans l’École des Femmes en dépit des esprits chagrins ! tout en incarnant une Nina Simone engagée, instinctive et animale. Bravo !
Dates : du 13 au 21 décembre 2019 – Lieu : Théâtre de la Ville (Paris) Metteur en scène : David Lescot
Fanny Ardant / Marguerite Duras : la liberté par dessus tout
« Il y a une grande inimitié entre la vie et la grande création » disait Marguerite Duras. Et qui mieux que la parole pour se laisser aller, se laisser dire, nous dire justement, là, tout Duras, suspendue toute entière à la passion, au désir, libre envers et contre tous.
« La passion suspendue » traduit les entretiens accordés par Marguerite Duras entre 1987 et 1989, après la parution de « L’amant ». La romancière se confiait à une jeune journaliste italienne sur sa vie. Ce dialogue, publié une seule fois en langue italienne, avait disparu, jusqu’à ce qu’il ne soit finalement édité en français il y a quelques années.
« J’ai oublié tant de choses dans ma vie, tant de livres, de conversations, mais pas certaines histoires qu’elle nous racontait », dit l’écrivain en parlant de sa mère, cette « extraordinaire conteuse ». Leopoldina Pallotta della Torre, en décidant de ne rien enregistrer, ni écrire au moment où Duras lui parlait, a réussi à capturer l’essence même de sa pensée, cette pensée si singulière et aimantée à ces années d’enfance et d’adolescence, qui marqueront à jamais toute son œuvre.
Mots qui sont donc une parfaite introduction à ses livres car dans ses romans, autant que dans son théâtre, elle n’a eu cesse de se raconter et de retravailler les événements qui l’ont marqué pour toujours mieux en réinventer les traumatismes.
L’embrasement des mots
Des mots qui brûlent d’un embrasement sur l’enfance, l’écriture, l’engagement, la politique, la littérature, le cinéma, le théâtre, les hommes mais aussi les souffrances, la passion, la solitude, l’alcool.
De sa longue silhouette, Fanny Ardant, aussi souveraine que solaire, traverse la scène, et fait corps avec la parole durasienne. Où à travers la justesse des mots, forts de leur vérité la plus intime mais aussi la plus irréductible, s’incarne magistralement cette figure littéraire, emprunte de conviction, de passion, d’audace, d’intelligence, de roublardise et d’engagement.
L’actrice, accompagnée de Bertrand Marcos dans le rôle du journaliste, convoque avec une infinie subtilité cette destinée à l’abri d’une mise en scène sobre qui en préserve l’introspection comme sa circulation dans l’espace.
Sans doute portée par cet exercice propre à la confidence et aux digressions que cristallise l’entretien, tout à la fois volontaire et candide, Marguerite Duras y parle en toute franchise et sans langue de bois. Elle y parle de la vie, de toute une vie, avec cet art de contenir les mots, de les rendre à leur sens : plein, intemporel, universel mais également vif, incisif et passionné. Porteurs d’une pensée libre, irréductible, sensible et définitive.
Sa curiosité, son hardiesse, sa franchise, sa ténacité, sa lucidité, sa vision, témoignent tout autant d’une capacité de résistance que d’indignation dont l’écho aujourd’hui, face à la dérive d’une époque, demeure intact.
« Le désir est une activité latente et en cela il ressemble à l’écriture : on désire comme on écrit, toujours”.
Dates : du 26 décembre 2019 au 06 janvier 2020 – Lieu : Théâtre de l’Oeuvre (Paris) Metteur en scène : Bertrand Marcos
Vienna Terre d’accueil, La Boîte à Bulles, Elsie Herberstein
Les éditions La Boîte à Bulles adorent publier des BD’s à la fois réalistes et immersives pour plonger le lecteur dans des réalités qu’il ignore, alors que ça se passe pas forcément loin de chez lui. Auf ici, c’est en L’auteur Elsie Herberstein mélange grands paragraphes de texte et dessins pour mélanger, impressions, témoignages et scénettes graphiques pour étayer son propos social et réflexif. Les individus interrogés se suivent et se ressemblent, des histoires personnelles compliquées, des parcours forcément parsemés de blessures et autant d’espoirs placés dans leur terre d’accueil. Vienne se change en eldorado, en oasis de vie pour fuir soit la misère, soit les combats, soit les persécutions, soit tout ça à la fois. Un personnel dévoué gère les arrivées avec une humanité immanente qui irradie dans toutes les pages de ce livre. Car ce n’est pas seulement une BD, mais également un ouvrage rempli de textes explicatifs pour tenter de mieux comprendre l’immensité de la tâche et la proportion imminente de la misère humaine. Une BD pour se plonger dans la réalité, comme un premier pas vers une prise de conscience collective.
Mot de l’éditeur: Elsie Herberstein est carnettiste et le thème des sans abri lui tient à cœur, elle a publié deux ouvrages sur le thème. Elsie est originaire d’Autriche. Et il se trouve que sa tante, Cécily Corti a ouvert en 2004 un foyer d’accueil pour les sans-abris à Vienne. Celui-ci intègre en 2013 un bâtiment conçu sur mesure, le Mittendrin. Et suite à la crise migratoire de ces dernières années, le foyer héberge une population désormais mélangée de SDF autrichiens et de migrants. A l’occasion de plusieurs séjours en 2016 et 2017, Elsie s’immerge, crayon en main, dans la réalité de ses exclus de la société. Elle raconte le fonctionnement de la structure, sa vie au quotidien, ses rencontres, les parcours de vie de ses interlocuteurs. Une immersion dans la réalité des exclus de la société.
La vierge et moi, un tout petit livre très précieux (Bayard)
Cela fait déjà longtemps que Publik’Art suit de très près Marion Muller-Colard. L’année dernière, l’auteur nous avait bouleversés avec son livre : Le jour où la Durance. Puis, nous avons lu et aimé, Prunelle de mes yeux , un livre destiné aux adolescents mais pas que… Et cette fois-ci, avec La vierge et moi, Marion Muller-Colard nous parle de la femme, de la maternité, sous une forme très originale.
L’auteur nous présente son œuvre sous forme de pièce de théâtre. Sept scènes se suivent. Trois personnages sur scène. Trois femmes. Trois femmes qui apparemment n’ont aucun point commun, en-dehors du fait d’être femme. Ces trois femmes vont se rencontrer. Il y a l’amoureuse, la clocharde et la jeune mère. Elles se retrouvent au pied de la Sainte Vierge. Et là, elles vont se délivrer de leurs secrets.
Le texte est court mais percutant. Chaque mot a sa signification et prend toute sa valeur dans le contexte de l’histoire. Avec de nombreuses références bibliques. Légères et pleine de sens. N’oublions pas que l’auteur est théologienne. La vierge et moiest un livre qui incite à la méditation, à la réflexion, à la sagesse. Notre coup de coeur assurément ! A offrir en ces périodes de Noël !
Certains suivent Valérie Donzelli depuis son premier film La Reine des Pommes sorti en 2009. Humour décalé, peinture sociologique en arrière plan, personnages désemparés mais pas défaitistes, la réalisatrice ne cesse d’invoquer le principe de résilience pour surmonter les inévitables obstacles qui apparaissent sur leur route. Alors que vient juste de sortir son nouveau film Notre-Dame à la résonnance toute particulière, Thomas Messias et Quentin Mével choisissent le procédé de de l’entretien après une brève introduction éclairante sur l’œuvre et les intentions. Le dialogue est vif, jamais réducteur et permet de mieux appréhender une filmographie singulière. En 128 pages, c’est un régal de concision et de précision.
Une réalisatrice au combat permanent
Valérie Donzelli est une réalisatrice qui n’a pas peur. Ni du chagrin d’amour, ni de la malédiction, ni de la maladie. Elle ne s’éloigne jamais vraiment de la réalité, même dans le relativement kitsch et très orienté Jacques Demy époque Peau d’ÂneMarguerite et Julien, elle se concentre sur des personnages qui aimeraient vivre pleinement et simplement leur vie mais s’en trouvent irrémédiablement empêchés. Cette constante dans les films de la réalisatrice transforment des chroniques souvent sociales en contes modernes qui touchent à l’universalité. Les deux auteurs échangent avec Valérie Donzelli en toute liberté et sans barrières de manière à mieux comprendre son univers et offrir au lecteur un entretien passionnant. L’économie de mots n’empêche pas la précision et les analyses pertinentes, avec mention spéciale pour les tabous sociaux souvent inclus dans les opus pour pousser le spectateur dans ses retranchements, de l’inceste à l’exhibitionnisme.
L’ouvrage de Playlist Society est une nouvelle réussite qui donne envie de revoir les films sous des angles forcément différents et renouvelés. Pour ceux qui n’ont pas encore vu les films de Valérie Donzelli, c’est une bonne introduction pour trouver la curiosité intellectuelle de sauter le pas.
Mot de l’éditeur:
Valérie Donzelli élabore un cinéma dans lequel les personnages se réinventent face aux difficultés. Emplis de fantaisie, ses longs métrages – La Reine des pommes, La guerre est déclarée, Main dans la main, Marguerite et Julien, Notre dame – jouent avec le rythme et les expérimentations pour fabriquer de la comédie. Le burlesque et le tragique s’y côtoient, dressant des parcours de vie pleins de contrastes.
Composé d’un essai introductif et d’un entretien, Valérie Donzelli, le tourbillon de la vie traverse l’univers d’une cinéaste française singulière, qui interroge les relations humaines avec une vivacité mélancolique.
Gaston propose une belle BD éminemment personnelle aux éditions La Boîte à Bulles. Sur la vie de ma mère se révèle un beau retour en enfance quand l’auteur se remémore les souvenirs nombreux liés à sa mère disparue. La prime enfance à Tanger, le passage à Haïti, des raccourcis en France et au Mali, l’auteur évoque une mère globe-trotteuse, soucieuse de préserver sa liberté et d’élever comme il se doit ces deux garçons. Si l’humour reste souvent au premier plan, la mélancolie et la tendresse ne sont jamais loin. Le style graphique rappelle le Franquin de la grande époque et le style belge si bien connu. La BD est un très sympathique moment de lecture sous l’égide du souvenir.
Une mère libre et forte à
la fois
L’auteur ouvre littéralement la boîte à souvenirs pour évoquer celle qui l’a aidé à devenir un homme. Car le jeune garçon est d’abord semblable à tous les autres quand il côtoie les enfants d’expatriés dans le Maroc du nord des années 70. Il s’amuse, fait ses découvertes, apprend à se battre et fraie avec toutes les origines regroupées au lycée de Tanger. L’auteur fait preuve d’une très grande humanité quand il montre que les enfants ne font pas autant de difficultés que les adultes pour se côtoyer au quotidien. L’auteur évoque aussi toutes ces vacances passées dans le Jura, avec le sentiment d’être un étranger dans sa propre patrie. En partageant tous ses souvenirs, Gaston en profite pour brosser le portrait d’une femme libre, sa mère, mère très jeune qui n’a jamais hésité à mettre sa liberté tout en haut de ses préoccupations. Des apartés permettent à l’auteur de décrire tous ceux qu’il a connus, toujours affectueusement et sans jugement à l’emporte-pièce. Car Gaston garde de si beaux souvenirs d’enfance qu’il choisit de ne pas les travestir, racontant tout par le menu, du comportement particulier de sa mère Jeanne jusqu’à la rivalité avec son frère. Il ne cache rien et semble se livrer avec la plus parfaite sincérité. Le lecteur profite des dessins et d’un scénario qui dévoile chaque partie d’une existence passée à voyager de Tanger au Jura avec Julio Iglesias dans les oreilles, au rythme des facéties d’une mère prof de maths mais femme avant tout.
Sur la vie de ma mère est un très bel hommage à une personne en avance sur son temps, symbole de tolérance et d’affirmation de soi à une époque où ce n’était pourtant pas encore si simple. Un très beau moment de lecture à découvrir aux éditions La Boîte à Bulles!
Mot de l’éditeur: Sur la vie de ma mère… ou le récit d’une vie de femme à contre-courant des clichés.
L’auteur nous conte l’existence de Jeanne, Jeannette, son héroïne, sa maman, pionnière des mères célibataires, enseignante, globe-trotteuse… Une mère trop belle, trop aimée et trop aimante comme son fils aime à le dire, mais une mère que jamais rien ne fera flancher.
Rafistolés, rabibochés, son frère, sa mère et lui forment un équipage soudé qui affronte vents et marées. Du Maroc à Haïti en passant par la France et le Mali, Gaston nous narre un quotidien plein de tendresse souvent, de rudesse parfois mais d’amour toujours. à commencer par une enfance marocaine, où l’étrange est moins ressenti au sud de la Méditerranée que dans la campagne française, à l’occasion des vacances.
Au travers des itinéraires de ces personnages attachants, hauts en couleurs, Gaston compose un récit plein d’humanité et de tolérance et nous peint un admirable portrait de femme libre.
Rivière d’encre, Etienne Appert, La Boîte à Bulles
Les éditions La Boîte à Bulles laissent le champs libre à Etienne Appert pour une BD aussi fantasmagorique que graphiquement éblouissante. L’auteur imagine un voyage sur une rivière tortueuse pour répondre à la question bête comme chou d’un petit garçon. Pourquoi dessine-t-il? Loin de lui répondre en quelques mots, il lui faut bien 224 pages pour mener à bien la narration d’une histoire apparemment sans queue ni tête, de la Grèce antique jusqu’à la première guerre mondiale, mais vrai reflet de l’imagination sans limite de l’auteur. L’histoire est belle, les dessins rappellent la BD foisonnante Habibi de l’auteur américain Craig Thompson, le voyage est éblouissant.
Un voyage intérieur passionnant
Difficile d’expliquer la contenu de la bande dessinée Rivière d’encre. L’auteur semble dessiner au rythme de la pensée pour refléter au mieux le flux sans fin de sa pensée. Alors que le narrateur et son passager commencent à naviguer sur une rivière sans retour, d’autres caractères apparaissent pour figurer l’apparition du dessin dans l’histoire de l’humanité. Etienne Appert image une femme appelée Saminia décidée à figurer l’ombre de son amant Saurias sur la pierre pour ne jamais l’oublier et pouvoir penser à lui jusqu’à son retour. Et puis il y a aussi un combattant de la Première guerre mondiale, Orphée, des guerriers, tout le monde se mélange au fur et à mesure de pages richement décorées. Rivière d’encre est une vraie BD conceptuelle, loin des standards habituels et placée sous l’égide de la liberté la plus absolue. Le début, le milieu, la fin, tout semble se téléscoper dans un moment de lecture qui fera date.
La BD sort le 8 janvier, et il faut se jeter absolument dessus. Rivière d’encre est un grand moment de lecture qui en appellera d’autres, à n’en pas douter, tant plus lecture semblent nécessaires pour complètement appréhender l’ouvre d’Etienne Appert.
Mot de l’éditeur:« Pourquoi tu dessines ? » demande un jour un enfant à Étienne.
Pour répondre à son questionnement, l’auteur choisit d’emprunter ce qu’il nomme la rivière d’encre : celle qui coule depuis le tout premier trait tracé par un homme et contient chaque histoire personnelle et universelle du dessin.
La légende veut que le premier dessin ait été tracé en Grèce bien avant l’antiquité, par la main d’une femme qui voulu accrocher sur le mur de sa maison l’ombre de son aimé. C’est son histoire que nous suivons, mêlée aux souvenirs de l’auteur et à ceux de l’enfant qui l’accompagne. Et, pour un bout de chemin, François Boucq et Edmond Baudouin leur serviront de guides.
Dessiner, mais pour quoi alors ? Pour laisser quelque chose dans l’au-delà, nous qui sommes mortels ? Pour donner forme à l’innommable ? Pour accrocher l’ombre d’un être aimé sur le mur de sa maison ?
Si vous rêvez de découvrir la Norvège, alors ce livre, Drive Your Adventure, La Norvège en van, est fait pour vous !
Petit historique
Joseph Teyssier et Augustin Bouyere sont les fondateurs de WeVan, créé il y a dix ans. Avec eux, les voyages changent du tout au tout. Ils font découvrir tous les bienfaits de voyager en « campervan ». On fait ce qu’on veut, où on veut au plus près de nos envies en voyageant en van. Pas n’importe quel van, bien entendu ! Des van hyper bien aménagés, Mercedes-Benz. Confort et sécurité. Une vraie maison nomade ! Une vraie philosophie zen !
La Norvège
Clémence Polge et Thomas Corbet ont vécu une expérience unique à travers la Norvège, qu’ils nous partagent dans ce livre Drive Your Adventure. Non seulement le lecteur y trouvera toutes leurs meilleures adresses, leurs meilleurs sites, leurs meilleurs coups de cœur, mais il y découvrira également de très belles photos. Il est évident que chacun de nous aura trop envie de partir en van à la découverte de toutes ces merveilles et en toute liberté ! Clémence et Thomas ne laissent rien au hasard. Leur voyage a été minutieusement préparé. Ils nous donnent toutes leurs « recettes » pour réussir au mieux notre voyage. De l’aventure, oui, mais pas de mauvaises surprises. Et surtout ne pas passer à côté d’un spot exceptionnel ou d’un événement unique ! Et organiser facilement sa vie au quotidien. Au plus près de la nature.
Rêve ou réalité ?
Vous l’aurez compris, ce guide va vite vous devenir indispensable. Même si vous n’avez pas l’intention de voyager dans l’immédiat, vous voyagerez avec Clémence et Thomas, sans faire leurs 10 000 km en van ! Un jour peut-être l’envie vous prendra de les imiter… Publik’Art est partant pour vous accompagner ! Drive Your Adventure, La Norvège en van, un beau cadeau de Noël à commander au Père Noël pour qu’il devienne réalité ! Pour davantage de renseignements n’hésitez pas à découvrir leur site : WeVan
Pour acheter Drive Your Adventure, La Norvège en van, il suffit de cliquer ICI!
Infos de l’éditeur :
Date de parution : Avril 2019 Auteurs : Clémence Polge et Thomas Corbet Editeur : Editions Apogée Prix : 20,00 €
Les Amoureux de la lune, un premier roman d’une douceur exquise de Lizzie Felton (Le Chat noir)
Chanteuse, autrice, Lizzie Felton est une artiste accomplie qui comptabilise une fan-base déjà bien établie. Son premier roman, Les Amoureux de la lune, paraît aux éditions du Chat Noir en 2018 et, victime de son succès, connaît un deuxième tirage lui aussi très plébiscité.
Dans Les amoureux de la lune, le lecteur découvre Lucie, une adolescente semblable à tant d’autres, que ses parents forcent à déménager. Elle doit quitter tout ce qu’elle connaît, son lycée, ses amis et son copain. Lucie n’a qu’une seule obsession : faire en sorte de repartir à Paris le plus vite possible. Mes ses plans changent quand, à Beaurepaire, elle fait la connaissance d’Ulysse, un jeune homme qu’elle semble être la seule à voir. Dans ce quartier résidentiel où les secrets n’en restent pas bien longtemps, personne d’autre ne semble connaître Ulysse, avec qui Lucie passe de plus en plus de temps. Autour de sa famille plane un lourd secret, que les adolescents du quartier tentent de percer.
Les amoureux de la lune est un roman d’une poésie sans nom, qui nous transporte de la première à la dernière page avec une facilité déconcertante. La plume de Lizzie Felton est poétique, transcendante, elle nous touche en plein cœur. Ses mots sont choisis avec une extrême précaution et l’histoire d’Ulysse et Lucie devient bien vite une évidence. Dans son roman, Lizzie Felton nous montre l’amour, le vrai, le pur, celui qui obsède. Lucie ne peut plus vivre sans Ulysse, Ulysse dépérit sans Lucie.
Ulysse est un personnage mystérieux dont on apprend un peu plus au compte-goutte, en un procédé minutieux et extrêmement frustrant pour le lecteur. Cette frustration est semblable à celle que ressent Lucie, qui ne peut pas lui poser autant de questions qu’elle le souhaiterait, de peur de ce que ça impliquerait. Toutefois, on ne ressent pas de peur, ni d’émotions négatives. Malgré quelques choix scénaristiques pas des plus joyeux, Lizzie Felton instaure un climat positif à son roman. On n’y ressent pas la lourdeur de certains éléments – que je ne peux dévoiler sans vous gâcher une partie du roman. On notera également que Les Amoureux de la lune ne répond pas aux codes classiques d’une romance, c’est un roman impossible à classer. Lizzie Felton joue selon ses propres règles, casse les stéréotypes de différents genres pour créer sa propre case, où ne peut rentrer que Les Amoureux de la lune.
Le point fort des Amoureux de la lune, ce n’est pas simplement son contenu pur, son histoire, mais c’est aussi et surtout sa poésie. Les mots de Lizzie Felton touchent en plein cœur et resteront longtemps gravés dans la mémoire des lecteurs.
Le monde des ingénieurs, dans la collection Découvrons ensemble (Usborne)
Dans la collection Découvrons ensemble, les Editions Usborne nous proposent : Le monde des ingénieurs. C’est un très beau livre cartonné avec de multiples rabats. L’enfant découvrira au fil des pages différents thèmes.
Chaque double page posera des questions ou fera faire des découvertes aux jeunes lecteurs. Publikart avait déjà beaucoup apprécié Multiplications et divisions.
Cette fois-ci, c’est un peu plus technique et ça s’adresse aux lecteurs de plus de huit ans, à notre avis ! Non seulement le lecteur apprendra ce qui se cache derrière le métier d’ingénieur, mais il découvrira également le milieu aérospatial, la haute technologie avec des appareils électroniques de toutes sortes, mais il comprendra mieux comment fonctionne un vélo, ou encore un robot. Ce livre est très complet car il aborde un peu tous les domaines, sans oublier la culture, l’architecture ! Un tour d’horizon très complet que ce que peut faire faire l’homme… pour aider l’homme et la planète. Découvrons ensemble Le monde des ingénieurs, une très belle idée de cadeau pour le Père Noël !
Les ingénieurs jouent un rôle important dans le fonctionnement du monde qui nous entoure, depuis la conception des maisons et des villes jusqu’aux moyens de transport, en passant par la musique que nous écoutons. Sous les rabats de ce livre passionnant, les enfants découvriront le métier et les nombreuses réalisations des ingénieurs. Avec des liens Internet pour découvrir encore plus de choses sur ce sujet.
Date de parution : 2019 Auteur : Collectif Illustrateur : Collectif
Sahara, le royaume des dunes et des rêves, une splendeur (Favre)
Régis Colombo est photographe. Mais pas un photographe ordinaire. Un photographe aux dons artistiques reconnus. Quant à Antoine Blanc, il est journaliste et designer graphique. C’est ensemble qu’ils ont créé leur dernière magnifique œuvre : Sahara, le royaume des dunes et des rêves.
Epoustouflant
Tout est beau, magistralement beau dans Sahara, le royaume des dunes et des rêves. On tourne page après page en hallucinant devant tant de beauté. Si on reste époustouflé devant tant de merveilles, les textes d’Antoine Blanc sont remarquablement en adéquation avec les photos. Il met en valeur l’infiniment grand tout en plaçant l’homme devant cette immensité, lui, l’infiniment petit. Il appelle à une sorte de méditation au milieu du « silence » du désert. Tout en nous faisant découvrir l’histoire et la géographie de pays aussi différents que L’Algérie, la Lybie, l’Egypte ou le Niger, les auteurs nous emmènent au plus profond de nous-mêmes !
Un voyage intérieur magique
Chacun puisera dans ce très beau livre une tonne d’informations et une tonne de sensations ! La vie dans le désert est une vie à part, une vie que l’on sous-estime souvent. Une très jolie façon de voyager avec quelques nuances de sagesse et de philosophie au milieu de la géographie. Sahara, le royaume des dunes et des rêves est LE cadeau de Noël à commander au Père Noël !
La psychanalyse est au subconscient ce que la cartographie est aux dunes du Sahara. p61 Le regard est le médiateur des cœurs. p.91 Dans l’Egypte ancienne, le scarabée était considéré comme le dieu de l’amour. P92 Entre ton rêve et toi, il n’y a que toi ! p.128 La brûlante caresse du vent dessine le paysage, sculpte les dunes. Seules quelques plantes tentent de résister à l’ensevelissement et rejoignent le cycle de la vie dans une ronde sans fin. P.155
« Electre / Oreste » sous le regard endiablé d’Ivo van Hove, au cinéma
En 2016, Ivo van Hove collaborait pour la première fois avec la troupe de la Comédie-Française en créant Les Damnés dont le coup de poing théâtral marquait l’ouverture du Festival d’Avignon. Le metteur en scène flamand est de retour au Français avec Electre / Oreste, d’après Euripide, présenté la saison dernière.
Ivo van Hove compile les deux textes en une pièce où s’explore le processus de radicalisation des protagonistes, animés par une rage et une férocité extrêmes, dont la mise en scène se saisit avec une intensité rare et un geste puissant, du destin des héros aveuglés, intransigeants et torturés.
Un frère et une sœur s’unissent pour venger la mort de leur père assassiné par l’amant de leur mère. Telle est l’histoire d’Électre et Oreste, les enfants terribles de Clytemnestre et Agamemnon, qui se retrouvent pour éliminer l’usurpateur et leur génitrice.
Des figures liées par un même destin les conduisant au bannissement d’une famille, d’un ordre royal, et habitées par le même sentiment de marginalisation et d’exclusion qui les transforment en prédateurs redoutables à la violence aussi vengeresse que mortifère.
L’embrasement du mal
Escalade diabolisante dont le processus de radicalisation et d’enfermement des personnages renvoie de façon troublante à ce qui peut se passer aujourd’hui. Le meurtre appelant la vengeance qui elle-même appelle au crime dans un engrenage et un aveuglement qui ne trouvent aucun échappatoire, où seule l’intervention d’Apollon dans une scène finale aussi hippique que virtuose tout droit sortie d’un tableau mythologique, ramènera la concorde.
Le plateau recouvert de boue cristallise la terre originelle et son enlisement où Electre, Oreste et Pylade, leur frère d’armes, s’enrôlent et se rebellent. Un paysage de perdition où les crimes vont se perpétrer et se répéter. A l’abri d’effets saisissants, Ivo Van Hove transforme le plateau en une terre de damnation où dans la sang répandu et les coups cinglants des timbales, la folie des hommes se déploie et s’exacerbe sans relâche.
Une contagion des âmes séquencée de rituels et de danses démoniaques où les protagonistes tel un chœur antique, s’embrasent dans une imagerie qui nous ramène à l’origine de la tragédie et sa symbolique. Un quatuor de percussionnistes accompagne au long cours la traversée sur une musique d’Eric Sleichim jouée en direct, imprimant d’un écho sourd et d’une âpreté tellurique, la descente aux enfers.
Christophe Montenez se montre proprement possédé par son rôle d’Oreste tandis que Suliane Brahine, coupe courte, incarne une Electre aussi guerrière que déterminée. Quant à Loïc Corbery (Pylade), il est ce compagnon d’armes révélé, à la fidélité inébranlable.
Dates : du 09/12/2019 au 16/02/2020 (en alternance) Lieu : Comédie-Française (Paris) Metteur en scène : Ivo van Hove
Je crée mon magazine, un livre mode d’emploi (Usborne)
Les Editions Usbornenous propose une activité tout à fait originale : Je crée mon magazine. Si votre enfant est créatif et sait écrire, ce livre est pour lui ! Une superbe activité qui l’éloignera intelligemment des écrans ! Grâce à ce livre, l’enfant pourra réaliser lui-même son petit livre. Même s’il ne fait qu’une page ! Il sera fier de vous le faire lire ! C’est à la fois intelligent et très bien fait. L’enfant découvrira toutes les étapes à la création d’un magazine. Les nombreux exemples, toujours attrayants, le motiveront pour qu’il se lance lui-même dans l’aventure ! Le lecteur pourra même utiliser les dernières pages du livre pour créer son propre livre ! Je crée mon magazine, une très belle activité, enrichissante et créative !
Le chanteur Marc Fichel a donné une performance live à l’Européen devant une foule extatique venue applaudir les extraits de son dernier album Encore un instant. D’une énergie folle et toujours en train de sautiller de long en large, il a accumulé tous ses classiques, dont certains demandés par une assistance de connaisseurs. Je reste moi extrait de Rungis Paris New York, C’était le temps issu de son premier album, tout y est passé pendant 1h30 de communion avec l’audience présente dans la salle.
Un concert rempli de bonnes ondes
Marc Fichel sait jouer avec son public. En multipliant les apartés et avec son éternel sourire, il suscite immédiatement l’empathie. Ses chansons sont des tranches de vie très proches de ce que peuvent ressentir ses contemporains. Avec Il ou Elle, il parle de la difficulté d’aimer et de s’entendre sur des objectifs communs au sein d’un couple, dans Oxy j’aime, il parle avec poésie de la nécessité de ressentir un sentiment qui remplit le cœur d’oxygène. Accompagné d’un orchestre expert, le chanteur est aidé par un clavier, une basse, une batterie, une guitare et un homme orchestre à lui seul (Clarinette, accordéon) pour varier les ambiances. Tous ont le sourire aux lèvres et certains participent aux chœurs pour toucher encore plus le public au cœur. La salle est pleine et l’ambiance constamment joyeuse tandis que les paroles s’égrènent au fur et à mesure des morceaux. A côté de ma vie, tu riais tu chantais tu dansais, Le cerf volant, le temps semble suspendu. Puis vient le moment que tout le monde attend, cette improvisation basée sur des mots choisis par 8 élus choisis dans la foule. Marc Fichel se base dessus pour composer au pied levé une sérénade reprise en cœur par le public.
Marc Fichel
Un rappel clôture le concert au milieu des applaudissements. Mission accomplie pour l’artiste qui a convaincu de son enthousiasme et de sa bienveillance.
La nouvelle cuvée Grain de Glace des Maîtres Vignerons de Saint-Tropez se dévoile pour un vin rosé d’hiver assez unique. Totalement différent de ceux d’été, il s’agit d’une cuvée plus aromatique. Loin de n’être qu’un concept, il est surtout un rosé de qualité prêt à boire dès le 1er décembre.
Un rosé en hiver, un vrai plaisir coupable
Consommé en hiver, ce type de vin doit avoir une grande intensité aromatique pour ne pas se frigorifier avec les rigueurs du climat. Il y a déjà 11 ans, les Maîtres Vignerons de Saint Tropez, grands experts reconnus de la galaxie du vin rosé avec plusieurs centaines d’hectares de vignes en culture, ont bien compris que le rosé allait devenir un vin consommé tout au long de l’année et ce, dans tous les pays et par delà la saison estivale historique. Une étude Opinion Way réalisée en 2018 l’a confirmé, plus de 74% des consommateurs de vin français aiment déguster du rosé en hiver, ce qui contredit bien des idées reçues. Et comme le Grain de Glace se révèle d’une grande qualité, il n’y a aucune raison de se priver. Ce rosé unique est issu d’une sélection parcellaire sur les plus beaux terroirs du Var afin de retirer le meilleur du raisin. La dégustation est étonnante, nul besoin de la chaleur estivale pour apprécier ce rose étonnant et disruptif. Surtout que le Grain de Glace s’orne pour chaque nouveau millésime d’une bouteille gravée aux couleurs d’un animal mythique de l’hiver. Pour cette 11ème édition (déjà!), c’est l’aigle royal qui orne la cuvée de ses plumes pour être dégustée depuis les terrasses parisiennes jusqu’à celles des stations de ski branchées. Ce qui ressort vraiment de la dégustation, c’est cette belle explosion aromatique marquée par des arômes francs de pêche et de fruits exotiques. Avant tout un vin d’apéritif, il se déguste entre amis pour un vrai plaisir coupable.
A 11,65 euros la bouteille, c’est le moment de se faire plaisir alors que les températures baissent et que l’envie de rosé reste très présente.
Au cœur de l’action et les patineuses, dans la Collection J’habille mes amies (Usborne)
Publik’Art vous a déjà fait découvrir plusieurs cahiers d’activités proposées par les Editions Usborne. : Multiplication et Division, Cahier d’activité des petits matheux… Cette fois-ci il s’adresse plus particulièrement aux filles, encore que… les garçons ont aussi le droit d’habiller les filles. On peut regretter d’ailleurs qu’il n’y ait que des filles à habiller… Il est vrai que les habits des filles sont plus sympas et surtout plus variés ! Le jeune lecteur pourra donc habiller les filles grâce à plus de 500 autocollants. A chaque sport sa tenue ou plutôt à chaque métier une tenue spécifique ! Les dessins sont colorés et les petits textes qui les accompagnent sont parfaits pour tout jeune lecteur ! Il pourra à la fois lire et s’amuser en collant les habits sur chaque personnage ! Dans la Collection J’habille mes amies, Au cœur de l’action et les patineuses offre une activité parfaite au cœur de l’hiver ! A commander au Père Noël !
Le chanteur compositeur Saïkaly dévoile son nouveau clip I don’t want le 27 novembre, clip qui suit la sortie de son album Quatre Murs Blancs. Le clip se veut accrocheur et positif avec son refrain répétitif et entêtant. Avec ses 6 jeunes bien décidés à s’opposer aux injustices et aux comportements peu scrupuleux des grands, le titre se signale par sa fraicheur et sa tentative de montrer du doigt les comportements trop répandus de ce monde faits en manque de repères.
Un chanteur en pleine mue
Saïkaly a changé de label en filant de Polydor vers Double Oxalis comme pour se départir de son encombrante étiquette Nouvelle star accolée après la sortie de son premier album A million particles sorti en 2015 avec et le titre From glass to ice. Il a abandonné son prénom Mathieu pour bien souligner qu’il est devenu un autre. Le jeune homme continue sa route et revendique sa liberté, avec des titres parfois en anglais qui bousculent l’auditeur. Le clip d’I Don’t want pose la question: Qu’est ce qu’il se passe quand on dit non ? Quand on prend les armes pour soutenir son refus ? Sur une mélodie furieusement pop, et une armée de guitares nerveuses comme des tirs de canon, la voix de Saïkaly rugit. Le refrain et ses mille voix résonnent comme un chant de guerre indien au milieu d’une vaste plaine. Entre pop et rythme tribal, l’auteur-compositeur parisien trouve sa place dans un mélange qui donne envie de montrer les dents. Ce 4e clip extrait de l’album Quatre Murs Blancs fait le choix des couleurs avec 6 enfants décidés à réagir et à proclamer qu’ils en ont assez. Ils prennent leur destin en main et deviennent des justiciers le temps d’une journée afin de changer le monde à leur image. Ils partent à l’aventure pour mettre un terme à toutes les choses qui les dérangent dans une société devenue égoïste, évoquant un maire homophobe et corrompu qui autorise la construction d’une usine polluante et contre qui ils s’élèvent à coup de sceau d’eau et d’épées en bois.
Le clip mérite le coup d’œil et la chanson une écoute attentive, avant peut être de découvrir l’album en entier pour un possible coup de cœur!
Le Volume 1 de la Guerre des Autres montrait comment la guerre avait éclose au Liban en 1975. Maintenant la guerre est là et la famille Naggar doit décider comment agir. Rester au milieu du conflit avec le risque de se retrouver au cœur des combats ou partir? Les questions individuelles trouvent toutes des dénouements tandis que la famille doit se serrer les coudes.
Une BD familiale en terrain hostile
Les Naggar sont à l’image de toutes les familles du monde. Ils se chamaillent, ils ont des aspirations, ils cachent leurs secrets. Mais les jardins secrets ne pèsent pas lourds quand les scissions communautaires vous mettent en danger. Le point central de la BD est cet appartement miraculeusement épargné par le conflit. Les bruits de balles et d’explosions se font entendre et les amis sont victimes d’odieuses exactions. Mais les Naggar tiennent bon. Mais pour combien de temps? La famille réfléchit et tente de vivre normalement pendant les quelques cessez-le-feu décidés par les belligérants. L’auteur Bernard Boulat choisit un ton ultra réaliste en montrant comment il est nécessaire de réagir pour ne pas tomber en victime. Les 160 pages se dévorent littéralement avec un suspense qui ne lâche pas de bout en bout. Les dessins de Gael Henry font ressentir l’expectative de personnages très humains et rongés par le doute sur leur futur.
Le volume 2 de La Guerre des Autres conclut magnifiquement cette histoire de survie au cœur d’un conflit absurde et sans pitié. L’histoire est touchante et le lecteur est littéralement emporté.
Infos de l’éditeur :
Au pays des cèdres, la guerre civile s’installe à coups de bombardements, de massacres et de précaires cessez-le-feu. Les pénuries se font sentir, les bombes et les attentats se rapprochent de l’immeuble de la famille Naggar,dont la librairie bat sérieusement de l’aile. Les amis de la famille commencent à déserter, partant s’installer en France ou au Canada. Finie la dolce vita !
Tout cela n’empêche pas Yasmine de passer son bac, Kamal de préparer son nouveau film amateur ni Alex de tomber amoureux pour la première fois…
Mais, malgré une trêve estivale porteuse d’espoir, le ciel s’assombrit de nouveau au-dessus du Liban. Les Naggar pourront-ils rester, eux qui ne se réclament d’aucun parti, si ce n’est celui de la douceur de vivre ?
La fin d’un dytique poignant sur le quotidien d’une famille libanaise aux prises avec une guerre qui ne les concerne pas.
Date de parution : 13 novembre 2019 Auteur : Gael Henry, Paul Bona, Bernard Boulad
La panthère des neiges, Prix Renaudot 2019 (Gallimard)
Quel bonheur de savoir que Sylvain Tesson a reçu le Prix Renaudot pour La panthère des neiges ! Tellement mérité ! Quelle belle plume ! Un livre qu’il a écrit en communion avec la nature. On est hors du temps, hors de toute civilisation, presque. Le lecteur attend, comme l’auteur, la fameuse panthère des neiges. Va-t-elle apparaître ? Et l’homme sera-t-il assez futé pour la voir. Pas si sûr ! Une seule photo est présente dans ce livre. Une photo plus que surprenante ! Une photo où l’on voit toute la finesse de la nature… La nature est beaucoup plus forte que l’homme ! Quelle belle aventure, au Tibet, par des conditions extrêmes, que celle de Sylvain, de son ami Munier, photographe animalier qui traque la panthère des neiges depuis six ans. Un récit qui force l’admiration de la nature. Un récit qui nous pousse à se poser les bonnes questions. Une fois avoir lu son livre, on n’a qu’une envie : découvrir les photographies de Vincent Munier, prises lors de leur expédition sur le haut plateau du Tibet : Tibet minéral animal, aux Editions Kobalann. Illustrations photographiques accompagnées de poèmes de Sylvain Tesson. Impressionnantes ! La panthère des neiges, une très belle idée de cadeau de Noël !
Fatbabs a d’abord sorti un premier EP intitulé Holidays et il a dévoilé le 15 novembre dernier l’album Music Is For Kids. Il rassemble 20 guests pour l’accompagner sur 15 titres entre reggae, downtempo et pop, avec toujours une joie de vivre communicative mélangée à des messages invariablement positifs.
Fatbabs, Music is for kids
De la joie en barre
L’album solo de Fatbabs Music Is For Kids sorti le 15 novembre est d’abord marqué par l’avalanche de guests qui accompagnent le chanteur compositeur, jugez plutôt: Naâman, Sizzla, Demi Portion, Soom T, Jahneration, Marcus Gad, Volodia, Kenyon, Naë, Françis, Scars, Mardjenal, Cheeko, D’Clik, Mood Supachild, Joey Larsé, Rachel Lacroix, Jazz P, MC Kaur, Floretha, Madeline et Adil Smaali. Fatbabs chante avec Rachel Lacroix sur Sad Owl, un single qui attrape l’auditeur pour ne plus le lâcher. Mais qui est Fatbabs? L’histoire commence en 2012 quand Fatbabs devient le beatmaker officiel de Naâman, figure tutélaire du Reggae Français. Fatbabs produit sa toute première mixtape avec le morceau Skanking Shoes et produit dans la foulée ses 3 albums suivants, dont un dans la patrie du Reggae, la Jamaïque. En 2017, Fatbabs choisit d’évoluer seul et s’associe à Naâman et leur manager pour créer le label Big Scoop Records. 2017 est une année charnière car Fatbabs monte un projet solo intitulé Daily Jam avec les styles que le beatmaker affectionne, du hip-hop au reggae en passant par la soul, la funk ou le jazz. Music Is For Kids est un album de producteur avec ses 20 chanteurs invités et un album international, sans frontières, en toute liberté. Ce sont 8 nationalités qui entourent Fatbabs pour un album kaleïdoscope à découvrir. Fatbabs sera en concert le 14 décembre à Paris au Nouveau Casino après une tournée française passant par Lyon le 29 novembre, Annecy le 30 novembre, Beauvais le 6 décembre, Nantes le 11 décembre, Rennes le 12 décembre et Blois le 13 décembre.
Le point commun de tous les morceaux de Fatbabs c’est la joie de vivre et l’envie de partage. Il est rare de voir un album dégager autant de bonnes ondes pour la plus grande joie de l’auditeur.
Né à Bergen en 1968, auteur de romans et de nouvelles, Arne Lygre écrit pour le théâtre depuis 1998. Dès ses premières pièces, il se fait connaître hors des frontières de la Scandinavie. Traduites dans une douzaine de langues, elles sont jouées au Danemark, en Estonie, en Italie, au Portugal, au Brésil, en Allemagne. En France, un premier texte dramatique est traduit en 2000 par Terje Sinding. Mais sa véritable notoriété date des mises en scène de Claude Régy (qui crée Homme sans but à l’Odéon en 2006) et de Stéphane Braunschweig, qui nourrit pour l’écriture de Lygre une véritable passion.
Lygre partage avec d’autres auteurs du nord de l’Europe du nord certains traits caractéristiques, sans doute puisés dans l’héritage ibsénien : l’intérêt pour les relations entre proches (notamment au sein d’une famille) ; le goût des silences et des secrets intimes ; l’intensité énigmatique d’un laconisme n’excluant pas un certain goût du jeu ; un sens aigu des contradictions de la psyché ; une façon très particulière, à la fois discrète et frappante, de conduire en quelques répliques faussement banales au télescopage de différents plans d’énonciation ou d’existence, parfois jusqu’aux confins du fantastique.
Son œuvre explore de façon extrêmement personnelle les formes de la solitude et de l’aliénation contemporaines. Ses figures semblent parfois chercher à fonder, à inventer, ou simplement rejoindre un ailleurs. Mais cela ne dure pas. Et si cette invention d’un monde peut être légère et ludique, elle peut aussi se charger de menace, voire de déstabilisation.
Ainsi, Arne Lygre saisit ses personnages dans un interstice entre leur monde intérieur et le monde extérieur, un no man’s land où le réel réfracté peut être perçu dans une perspective différente et distanciée.
Avec cette pièce « Nous pour un moment », il interroge le glissement des relations à travers la figure d’un.e ami.e, d’un.e inconnu.e, ou d’un.e ennemi.e. Et qui pourrait endosser ce rôle à un moment donné, sachant que les protagonistes ont tous, les uns avec les autres, le niveau relationnel spécifique qui est induit par cette seule fonction. Voilà le postulat posé par l’auteur/dramaturge norvégien Arne Lygre et que met en scène pour la quatrième fois Stéphane Braunschweig. Une réussite totale.
Sur scène et dans un enchevêtrement existentiel, vingt personnages incarnés par sept comédien (ne) s, tour à tour ami(e) s, ennemi(e) s, connaissances ou inconnu(e) s, vont se croiser à deux, à trois, et se raconter. Enoncer ce qu’ils vivent, ce qu’ils ont vécu : une rupture, un drame, une frustration, un manque, jusqu’au moment… où un des protagonistes change de rôle, de sexe et de point de vue. Tantôt dominé, dominant, victime ou bourreau, ils nous entraînent dans une spirale émotionnelle, où des identités se télescopent, vacillent au contact l’une de l’autre, mais ne s’absorbent pas les unes dans les autres.
Un univers à la fois clos et perméable, où les rapports de domination, de dépendance et de soumission sont mouvants, propice à une dramaturgie qui instaure une part de mystère et d’incertitude sur la réalité des personnages et de leurs actions. Le tout porté par une écriture sobre, elliptique, anguleuse, concrète, composée de phrases courtes, et suggestive, qui fait sourdre une violence souterraine et une angoisse existentielle.
On assiste à des personnages aux prises avec une incommunicabilité intérieure car ce n’est pas une solitude de situation, puisque ils sont avec d’autres mais à coté, en dehors, et prisonniers de leur façon d’être au monde, incompatible avec celle de l’autre.
Des existences intranquilles
Les personnages s’expriment à la première et la troisième personne, ils pensent à haute voix, se racontent comme s’ils se regardaient de l’extérieur. On ne sait rien d’eux en dehors de ce qu’ils disent eux-mêmes. Comme suspendus entre le passé et le futur, ils se débattent avec l’incertitude de leur vie.
La scénographie signée Stéphane Braunschweig sert à merveille l’écriture singulière du dramaturge norvégien. Aux sables mouvants de la conscience se répondent son miroitement à travers une eau en clair/obscur, tandis que le plateau offre dans une abstraction parfaite, un vaste rectangle qui s’ouvre ou se referme le temps d’un instant, sur d’autres vies que la leur.
Et dans cette odyssée, les acteurs sont convaincants de vérité pour incarner cette difficulté à être au monde. Anne Cantineau, Virginie, Colemyn, Cécile Coustillac, Glenn Marausse, Pierric Plathier, Chloé Réjon, Jean-Philippe Vidal, portent de concert cette intranquillité de l’existence.
Dates : du 15 novembre au 14 décembre 2019 – Lieu : Berthier 17è (Paris) Metteur en scène : Stéphane Braunschweig
Un “Lear” coup de poing transcendé par Bo Skovhus à l’Opéra Garnier
“Lear” de Reimann créé à l’Opéra de Munich en 1978, d’après le drame de Shakespeare, marqué par son avant-gardisme musical où la puissance instrumentale imprime à la tragédie baroque toute sa fureur, sa violence et sa démesure, est de retour à l’Opéra Garnier.
Lear est un tyran vieillissant qui décide de partager son empire entre ses trois filles, à condition qu’elles déclarent publiquement l’amour qu’elles lui portent. Tandis que les aînées rivalisent d’allégeance, la benjamine Cordélia refuse le jeu de la confession publique entrainant les foudres du despote et son bannissement de la famille avant que les aînées décident de s’affranchir de l’autorité du souverain et le chassent du trône.
L’avidité de pouvoir des prétendantes est portée à son paroxysme. Elle renvoie à la folie des hommes prisonniers de leur soif de domination et d’auto-destruction, conduisant à une guerre fratricide qui coûtera finalement au roi son pays, sa famille et la vie.
Désintégration d’un monde donc où l’anéantissement est à l’œuvre ainsi que celle d’un homme déchu, abandonné à sa solitude, sa vieillesse, sa folie, et sa finitude.
La scénographie conçue par Rebecca Ringst donne à voir les prémices de cet apocalypse. Avec au départ et à l’abri d’un espace confiné, l’exposé d’un drame intime, version abstraite d’un château de bois brulé : famille et cour sont renvoyées dos-à-dos comme dans une cellule qui serait à la fois carcérale et rassurante. Puis, une fois Lear mis au ban de la société, il se retrouve dans un no man’s land offert à la désolation.
Bo Skovhus phénoménal en roi désœuvré
L’opéra est porté par une empreinte orchestrale, riche en percussions et en cuivres, qui accompagnent la perdition des personnages. Où la mise en scène de Calixto Bieito s’ancre magistralement sur la figure de la chute et son drame mortifère dont les timbres de l’orchestre inaugurent sans relâche la violence abyssale. Œuvre d’une extrême densité, elle se tient résolument dans la descendance d’Alban Berg où l’écriture musicale, foisonnante, est le point d’appui d’une tension dramatique ininterrompue.
La distribution, au diapason, imprime un rythme et une résonance sans faille à la tragédie crépusculaire de Shakespeare. Elle est emmenée par le baryton danois Bo Skovhus, phénoménal dans le rôle du roi désœuvré au bord de la folie. Se montrant tour à tour puissant et fébrile, autoritaire et imprévisible, sénile et enfantin, il nous entraîne au plus profond de l’âme humaine et de ses errements.
Quant à Fabio Luisi, il dirige d’une main de maître la partition et ses soubresauts ravageurs, entre fluidité et tension.
Dates : du 21 novembre au 7 décembre 2019 – Lieu : Opéra Garnier (Paris) Metteur en scène : Calixto Bieito
Le pianiste cubain Manuel Anoyvega Mora dévoile son premier album Cuba Cuba avec une ambiance cubaine survoltée. Lui qui était habitué aux accompagnements d’artistes jazz ou cubains apparait enfin sur le devant de la scène pour un somptueux moment de musique. Car le pianiste sait tout faire, pouvant se fondre derrière les cuivres d’un orchestre ou dévoiler son génie du clavier. Cuba Cuba est sorti le 8 novembre sur le label Fo Féo Productions et l’artiste se produira en concert le 29 novembre au Studio de l’Ermitage à Paris.
La musique cubaine en majesté
Manuel Anoyvega Mora est certes pianiste mais il devient ici également compositeur avec 8 morceaux envoutants. La rythmique est forcément à très forte consonance afro-cubaine avec un piano magique en arrière plan ou en devant de scène. Manuel Anoyvega Mora est un expert de son instrument et il ouvre son âme à une large palette de sentiments qu’il tient à faire partager. Difficile de ne pas être touché par la douceur de Marinna ou Preludiosa Mantanza, ou l’exubérance de Alizé ou Cuba Cuba! Perla Preciosa. Les fans de musique cubaine s’y reconnaitront ainsi que les admirateurs de Debussy. Ce sont près de 40 ans de carrière qui ont aguerri l’artiste et lui ont permis d’accompagner les plus grands de la musique latine comme Ernesto Tito Puentes ou Azuquita y su Melao. Son éclectisme se révèle en même temps que sa sensibilité, les harmonies se révèlent entêtantes pour un moment de musique inimitable. Pour ces morceaux, il s’est entouré de Pierre Guillemant à la contrebasse, d‘Abraham Mansfarroll Rodriguez à la batterie, Guillaume Naturel au saxophone et à la flûte, et Inor Solotongo aux percussions. Le piano de Manuel permet d’embarquer pour un voyage lointain vers sa ville natale Matanzas avec en plus un groove jazzy qui accompagne quelques envolées classiques renversantes. Manuel représente un passage unique entre son Cuba natal et sa France d’adoption.
L’album est une vraie belle découverte qui plaira autant aux aficionados de musique cubaine qu’aux amoureux de la belle musique, avec quelques paroles à l’occasion mais surtout énormément de musique et de rythmes.
Marc Fichel donne une suite à son EP #Il ou #Elle sorti plus tôt en 2019 sous la forme d’un album qui accumule les morceaux à écouter attentivement. Encore un instant s’écoute avec le sourire aux lèvres tant Marc Fichel sait faire plonger dans les Halles du marché de Rungis aux plateaux des radios. Marc Fichel mène une carrière hors des sentiers battus actuels et invoque l’héritage de la chanson française sous l’égide de Brel ou Brassens avec en plus un petit accent titi parisien. De quoi donner envie de venir le voir le 2 décembre prochain en concert à L’Européen.
Marc Fichel, Encore un instant
Un chanteur français séduisant
Lors de ses concerts, Marc Fichel improvise au piano et compose des morceaux en live. A chacun de ses concerts, il attire ainsi irrésistiblement son audience en maniant les mots avec truculence. L’album Encore un instant compte déjà quelques extraits, comme #Il ou #Elle et La Boîte à musique. L’amour est une thématique centrale pour le chanteur comme on peut l’entendre dans La Boîte à musique où un couple doit faire face aux aléas de leur relation. Pas de hasard si le surnom de Marc Fichel est Le chanteur des Halles, car il anime maintenant la chanson française après une première expérience a priori pas décisive de directeur export à Rungis. Auteur, compositeur et interprète, il n’hésite pas à s’inspirer de la vie de son quartier pour en faire sortir des historiettes inédites et originales. Depuis ses débuts en 2017, Marc Fichel ne déroge pas à son inspiration et son premier single s’intitulait d’ailleurs C’est ma vie dans les Halles. Celui-ci a rencontré un succès certain avec 1 million de vues sur le Web. Le chanteur hante depuis les plateaux des radios françaises, d’Europe 1 à France Inter en passant par Chante France. Avec ses nombreux concerts et premières parties, Marc Fichel se construit un véritable public fidèle.
Il officie aujourd’hui sur le Label indépendant Faubourg du Monde et son deuxième album Encore un instant est un bon résumé de ses talents de conteur. Un album à découvrir pour s’évader hors du quotidien.
Depuis le 11 octobre 2019, le nouvel EP No Logic de Kara Marni est disponible sur les plateformes légales avec son EP No Logic. 7 titres 100% RnB sont à écouter avec des titres tout à fait adaptés aux oreilles des plus jeunes et des fans de RnB. D’Opposite à Lay Your Blame en passant pat No Logic, les fans de RnB vont trouver leur bonheur.
Du RnB pour les fans
La jeune chanteuse britannique Kara Marni a sorti il y a quelques mois le single Lose My Love suivi par le morceau Opposite. Elle revient aujourd’hui avec No Logic et mélange des sonorités soul, pop mais surtout R&B tout à fait 2019. Son vibrato en rappelle beaucoup d’autres et donne à la chanteuse de 22 ans des faux airs de Beyoncé ou Lady Gaga. Sa récente tournée d’octobre aux États–Unis et en Europe est passée par la France à Paris le 22 octobre au 1999. Kara Marni a connu des débuts très voyants avec déjà plus de 20 millions de streams cumulés sur les plateformes de streaming. Son R&B à la fois classique et moderne s’inspire de Diana Ross et des artistes actuels pour façonner son identité RnB. Kara Marni a débuté en 2017 avec son premier titre Nothing Even Matters assez peu visible de par chez nous mais très remarqué outre manche, et le premier album Love Just Ain’t Enough a suivi en 2018 avec les singles Golden, Curve et la chanson titre. Elle pourrait bien devenir la prochaine star du RnB mondial, ça mérite un coup d’oreille pour savoir ce qui nous attend!