Accueil Blog Page 172

Plaire, aimer et courir vite, un film charmant mais…

Plaire aimer et courir vite
Plaire aimer et courir vite, film de Christophe Honoré, Copyright Jean-Louis Fernandez / LFP- Les Films Pelléas – Gaumont – France 3

Plaire, aimer et courir vite, un film charmant mais…

Christophe Honoré se construit une filmographie bien particulière qui a le don de séduire des fans de plus en plus nombreux et de coller à l’air du temps. Certains le considèrent comme un réalisateur furieusement parisien, ils n’ont pas tort mais ça ne manque pas de charme. Son Plaire, aimer et courir vite creuse le sillon ouvert par 120 battement par minute avec une évocation douce amère des années sida avant la trithérapie, quand les chances de survie étaient minimes et la souffrance intolérable pour ceux qui étaient infectés.  Mais là où le film de Robin Campillon pointait du doigt l’inaction des pouvoirs publics, Christophe Honoré s’intéresse à une histoire minuscule aux accents mi-caricaturaux mi-séduisants, sans complètement convaincre mais sans laisser non plus complètement indifférent.

Un film trop lisse pour être honnête 

Les temps récents ont vu un certain nombre de films sans concession faire des focus retentissants sur les amours homosexuels, sans détours et sans esquiver le full frontal. Pour n’en citer que trois, Eastern Boys, L’inconnu du lac et Hugo & Théo dans le même bateau sont trois de ces évocations d’amours homosexuels qui ont marqué durablement les spectateurs avec des histoires parfois tarifées mais pas toujours sans sentiments. Le premier film utilisait la même pudeur que PAeCV pour ne rien montrer tout en faisant un peu plus que suggérer, le second voyait déjà Pierre Deladonchamps déambuler sur les rives d’un lac à la recherche de corps et d’expériences avec des corps dévêtus et alanguis au soleil, le troisième débutait sur de la sexualité purement full frontal  un peu choquante avant de finir en film godardien, gentiment bavard et charmant sur deux jeunes hommes qui se découvrent l’un à l’autre. PAeCV mélange un peu les trois films cités pour un résultat moins clivant et peut être même un peu trop lisse. Les scènes d’ébats sont d’une pudeur extrême, l’humour s’invite à haute dose par l’entremise d’un Vincent Lacoste déchainé en jeune désinvolte qui choisit de ne pas choisir et Pierre Deladonchamps résiste longtemps aux effets délétères du virus tout en tentant de continuer à vivre. La légèreté du premier a le bon gout d’insinuer des accents bouffons dans une histoire qui ne manque pas de tragédie là où certains auraient privilégié la tragédie stricto sensu.

Des choix discutables?

Cette variation de ton met le drame à distance mais fait également un peu sortir du film. Car PAeCV n’est pas une comédie étant donné le sujet. Denis Podalydès multiplie les faciès exaspérés en ami obséquieux et fidèle de Jacques et rajoute à l’ambiguïté du propos. Car l’expérience sexuelle est souvent présentée ici comme vitale et immédiate, sans besoin de sentiments et de pinces, jusqu’à donner une image foncièrement caricaturale des homosexuels et nuire au plaisir du spectateur qui se demande si la vie des homos ne se résume pas qu’à une suite ininterrompue de parties de jambes en l’air. Le film est aussi un peu long en durant un peu plus de 2h et Vincent Lacoste ne cesse d’évoluer de film en film. D’ado frustré dans Les Beaux Gosses à ado rapace dans le Skylab en passant par le jeune homme Don Juan dans Victoria ou au jeune homme tête à claques dans Lolo, il attire irrémédiablement à lui la caricature. Ici passablement porté sur la chose avec l’une ou avec l’un, il joue un personnage qui ne sait pas qu’il joue avec le feu, trop préoccupé à trouvé le plaisir là où il est. Charmant comme toujours mais à la limite de la fantaisie imaginaire. Ce style de personnage existe-t-il vraiment dans la vraie vie? Sans problèmes d’argent ni questions existentielles, il vit, tout simplement. Pas sûr que ce soit toujours si simple.

Plaire, aimer et courir vite ne remplit pas le contrat, frustrant le spectateur devant un méli mélo de sentiments décousus et de libertés cousues de fil blanc. Il reste du film des accents de bonne humeur aux effets euphorisants mais pour le film définitif sur une époque trouble, il faudra attendre encore un petit peu.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]


Plaire aimer et courir vite
Plaire aimer et courir vite

1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Sortie : le 9 mai 2018
Durée : 2h12
Réalisateur : Christophe Honoré
Avec : Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès
Genre : Comédie dramatique

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Nos faces cachées, un Young Adult poignant d’Amy Harmon (Robert Laffont)

Nos faces cachées, un Young Adult poignant d’Amy Harmon (Robert Laffont)

Oscillant entre chanson et écriture depuis sa plus tendre enfance, Amy Harmon a réussi un exploit en étant l’une des rares auteures éditées à figurer dans les meilleures ventes du New York Times et de USA Today. Nos faces cachées est l’un de ses huit romans Young Adult.

Le culte de la beauté

Avec ses cheveux impossible à dompter, son appareil dentaire, ses lunettes et ses tâches de rousseur, Fern, lycéenne, ne se trouve pas belle. Elle est amoureuse d’Ambrose, roi du lycée, depuis des années, même s’il ne l’a jamais remarquée. Les années passent et la Fern de vingt-et-un ans n’a plus rien de la lycéenne : celle qui est devenue plus belle que jamais n’arrive toujours pas à réaliser que l’adolescence l’a changée. Ambrose, quant à lui, revient de la guerre, toute trace de cette beauté qui le définissait perdu. Tandis que Fern se focalise sur ce qu’elle a été sans être capable de voir qui elle est devenue, Ambrose se voit comme un monstre à la gloire passée. Les deux personnages principaux, au passif bien lourd, soulèvent la question de la beauté extérieure et intérieure tout au long du roman.

Une ode à la vie

Chaque personnage rappelle au lecteur à quel point il est important de se battre pour vivre et non pas seulement pour survivre. Bailey, le cousin de Fern, est un personnage souffrant d’une myopathie de Duchenne, combat la maladie depuis toujours et pourtant, loin de s’abattre sur son sort, il se bat pour faire de chaque journée, de chaque moment, un souvenir inoubliable. Il apporte avec lui non seulement une intrigue qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin du roman mais surtout, une belle leçon de vie.

Un roman qui tire sa profondeur d’une écriture impeccable

Nos faces cachées est un roman écrit à la troisième personne du singulier, un exercice qui sort de l’ordinaire dans les romances Young Adult. Et pourtant, c’est cette particularité qui permet à Amy Harmon de donner toute sa profondeur au roman. Émouvante, poignante, incapable de laisser indifférent, l’écriture de l’auteure est ce qui rend Nos faces cachées aussi unique.

Les mots d’Amy Harmon sont puissants, choisis avec soin pour toucher le lecteur en plein cœur. Nos Faces cachées aborde des thèmes forts, importants. Il est simplement impossible de refermer le roman sans se sentir profondément changé, sans verser une larme.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Le roman phénomène de l’auto-édition Young Adult, best-seller aux États-Unis.
Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l’on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu’il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu’à ce qu’il cesse de l’être…
Nos faces cachées est l’histoire de cinq amis qui partent à la guerre.
L’histoire d’amour d’une jeune fille pour un garçon brisé, d’un guerrier pour une fille ordinaire.
L’histoire d’une amitié profonde, d’un héroïsme du quotidien bouleversant.
Un conte moderne qui vous rappellera qu’il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous…

Date de parution : novembre 2015
Auteur : Amy Harmon
Editeur : Robert Laffont
Prix : 17,90 € (450 pages)
Acheter sur : Ici

« Macbeth », un couple possédé à la Comédie de Reins

"Macbeth", un couple possédé au Théâtre de l'Odéon
« Macbeth »
photo © Elizabeth Carecchio

« Macbeth », un couple possédé à la Comédie de Reins

La tragédie de Macbeth est une pièce monstre, sans doute parce qu’elle est habitée par des sorcières, des fantômes, des rois et des prétendants, des assassins et des conspirateurs. Monstrueux ce couple démoniaque qui va croire aveuglément au message délivré par trois sorcières : Macbeth sera roi, mais pas sa descendance.

Et la foi en un destin porté par la fusion d’un couple dont les fragilités de l’un et de l’une sont pondérées par les forces de l’autre. Le tout pour une ambition partagée de toute-puissance et au centre de la mise en scène inspirée et fluide de Stéphane Braunschweig, où comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour s’emparer et régner sur le royaume, jusqu’à en perdre la raison.

Un entre-deux peuplé de cauchemars et de fantasmes

Personnages également insondables entre le visible et l’invisible, l’humain et le non-humain, la conscience et la folie, réunis dans un désir irrépressible de devenir roi et reine d’Écosse.

Car les Macbeth avancent ensemble aux prises avec leurs contradictions, entre ambition et culpabilité, pulsions meurtrières et peur du châtiment, frontière brouillée entre le bien et le mal.

La nouvelle traduction proposée par Stéphane Braunschweig et Daniel Loayza est une réussite. Captivante et vive, elle nous plonge au plus près des enjeux de cette tragédie, où rêves et cauchemars sont intimement mêlés. Et se plie à une lecture contemporaine qui fait pleinement résonner la part intime de l’être avide de pouvoir et de domination.

Une mécanique infernale aux prises avec les fantasmes d’un couple bercé d’illusions et dévoré par un aveuglement obsessionnel, où chacun tente d’échapper à sa propre nature, sa fragilité et sa finitude, dans un monde du pouvoir où l’innocence semble depuis longtemps perdue.

La scénographie, magistrale, conçue par Stéphane Braunschweig se partage entre un grand espace blanc carrelé, glacial et modulable, réceptacle de l’inconscient et projection mortifère de ses désirs exacerbés, s’ouvrant sur une salle à manger aux boiseries finement dorées d’un somptueux palais où s’organisent la comédie du pouvoir et son décorum. Un entre deux peuplé de cauchemars, de folie meurtrière, de stratagèmes et d’ivresse guerrière.

La troupe se montre au diapason emmenée par le couple maudit (Adama Diop et Chloé Réjon) dont le jeu à l’équilibre parfait, imprime un rythme et une tension à la langue crépusculaire de Shakespeare, et la prestation de Jean-Elie Roman dans le rôle de Malcolm, au surmoi aussi redoutable que glaçant.

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 16 au 18 mai 2018 l Lieu : Comédie de Reins
Metteur en scène : Stéphane Braunschweig

Le voyage de Miss Norma, une aventure humaine extraordinaire (JC Lattès)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tim Bauerschmidt et Ramie Liddle

Le voyage de Miss Norma, une aventure humaine extraordinaire (JC Lattès)

Tim Bauerschmidt et Ramie Liddle ont écrit leur premier récit : Le voyage de Miss Norma. Qui n’a pas entendu parler de Miss Norma ? Son compte Facebook (Driving Miss Norma) compte près de 520 000 fans ! Et ce livre va être traduit en dix langues ! Autant vous dire que Miss Norma est devenue une personnalité publique, dans le Monde entier. Ce livre va être également adapté au cinéma…

Une histoire vraie

Miss Norma vient de perdre son mari. Au même moment, on lui découvre une énorme tumeur cancéreuse à l’utérus. Elle doit se faire opérer au plus vite. On ne lui laisse même pas le temps de faire son deuil. Norma a quatre-vingt-dix ans. Son état de santé est loin d’être au top ! C’est alors, que son fils, Tim, et sa belle-fille, Ramie, lui proposent de partir en camping-car à l’aventure. Ils ne veulent pas la voir partir dans des conditions aussi horribles que leur père. Et contre toute attente, elle accepte ! Elle dit non aux médecins, oui à son fils !

Les voilà donc partis à travers les Etats-Unis. Ils vont réaliser durant plus de dix mois un road trip tout à fait incroyable. Adieu la médecine, adieu les opérations, et même adieu les médicaments, remplacés par le cannabis (le CBD). L’important est que Norma ne souffre pas. Et cela va durer dix mois.

Une immense intimité

A trois, plus exactement quatre, avec leur caniche géant, Ringo, ils vont vivre des choses incroyables. Ils vont rire, danser, déguster des plats régionaux, découvrir des lieux nouveaux et faire des rencontres inoubliables. Ramie prend des photos, et les partage sur Facebook, et sur Instagram, avec ses quelques amis. Publik’Art faisait partie de ses fans ! Et voir Miss Norma régulièrement s’éclater auprès de Ringo, et dans des lieux insolites, nous réjouissait ! Miss Norma avait un regard qui en disait long sur le bonheur qu’elle vivait au quotidien avec ses enfants. Toujours le sourire aux lèvres, profitant de chaque moment comme si c’était le dernier. Pour ses enfants, si rien ne fut simple à organiser, ils l’ont fait et ont su gérer tous les problèmes liés à l’état de santé de Norma. Ils ont su lui apporter amour et sérénité jusqu’à ses derniers moments. Le plus beau cadeau qu’ils pouvaient lui faire.

Un très bel accompagnement

Alors qu’aujourd’hui, il est de norme de mettre ses parents dans une maison de retraite, Tim et ramie ont eu le courage de garder Norma avec eux et de lui offrir la plus belle fin de vie qui existe. Une très belle déclaration d’amour. Ils ne cherchaient nullement la notoriété, mais celle-là est venue toute seule, comme une cerise sur un gâteau. Elle leur a bien facilité les choses et a permis à Norma d’être reçue un peu partout comme une reine !

Jamais la peur, toujours l’amour

Si ce livre, Le voyage de Miss Norma, peut servir d’exemple à d’autres familles, ce serait encore plus merveilleux ! « Il n’est jamais trop tard pour se lancer », c’est tellement vrai ! Il faut dire que Tim et Ramie avaient une philosophie de vie, depuis toujours étonnante, avec deux règles non négociables :

« La première : l’amour, et jamais la peur, doit motiver nos décisions. La deuxième : vivre sans regrets. » p.118

Or, dans nos sociétés occidentales, la peur nous domine souvent ! On oublie que l’on n’a qu’une vie et qu’elle peut se terminer à tout moment… Tim et Ramie nous montre le chemin de Vie pour vivre sans regrets ! Un grand bravo !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« J’ai quatre-vingt-dix ans, je prends la route. » Voilà la réponse donnée par Miss Norma aux médecins qui lui proposaient une chimiothérapie et une fin de vie rapide.
Lorsque Miss Norma apprend qu’elle a un cancer, l’avenir de la vieille dame semble promis à une succession de traitements harassants. Plutôt que de se laisser abattre et d’attendre dans son lit d’hôpital ce qui pourrait être ses derniers jours, elle décide de partir… en road-trip.
Accompagnée de son fils Tim, de sa belle-fille Ramie et de leur caniche géant, elle explorera successivement pendant plus de deux ans le Grand Canyon, le Mont Rushmore, la Nouvelle-Orléans…
Imprégné de la sagesse, du courage et de l’esprit généreux de cette remarquable nonagénaire, Le voyage de Miss Norma raconte ses expériences sur la route avec une jovialité irrésistible. C’est le récit d’une aventure qui change la vie, une aventure choisie pour nous montrer qu’il n’est jamais trop tard pour se lancer, pour insuffler l’espoir ou pour ouvrir de nouvelles portes.

Traduit de l’anglais par Nadège Dulot

Date de parution : le 21 mars 2018
Auteur : Tim Bauerschmidt et Ramie Liddle
Editeur : JC Lattès
Prix : 20 € (300 pages)

Un spectacle musical virevoltant avec ABC D’AIRS au Lucernaire

ABCD'AIRS
ABCD’AIRS, mise en scène de Gérard Rauber, , Théâtre le Lucernaire

Un spectacle musical virevoltant avec ABC D’AIRS au Lucernaire

Dès les premières secondes, le doute n’est plus permis. Le spectacle ABC D’AIRS se place sous les auspices de la bonne humeur et de la légèreté avec 4 chanteuses et musiciennes qui se livrent à des numéros éblouissants de démonstrations musicales expertes, avec toujours le sourire et une connivence communicative. Si les morceaux choisis ne sont pas forcément tous de la première fraicheur, l’important est ailleurs. Car le public se fond de plus en plus dans l’allégresse ambiante pour des applaudissements de plus en plus nourris. Surtout que les numéros de chant, contrebasse, piano, clarinette et haut bois soulèvent un enthousiasme immodéré du fait de la parfaite maitrise des instruments. Un vrai bol de bonne humeur que cet ABC D’AIRS!

La truculence élevée au rang d’art

Anne Baquet est une habituée du Lucernaire et son spectacle récent Soprano en liberté avait déjà soulevé l’enthousiasme général. Et si les tours de chant ne sont pas forcément de la plus pure actualité, leur complexité amène à se poser la question de la simplicité des airs actuels. Car le spectacle se finit sur un ABC pléthorique mélangeant toutes les époques et si les airs connus abondent (Beatles, Disco, Techno), leur simplicité d’exécution fait peine à voir comparé aux prouesses exécutées précédemment. Alors le public chante et bouge mais avec un léger sentiment de culpabilité. Les 4 dames sur scène ne ménagent ni leur talent ni leurs instruments pour emporter l’audience dans une sarabande de notes toutes plus rapides et difficiles les unes que les autres. Anne Baquet, Claude Collet, Amandine Dehant et Anne Regnier sont de vraies esthètes de la musique et ne se privent pas de le démontrer auprès d’un public ravi. Chacune a droit à son moment de gloire pour des exécutions à couper le souffle. Les notes s’accumulent en même temps que le plaisir chez le public grandit de plus en plus. De quoi donner envie de couper la radio et de revenir à une musique autrement plus élevée et transcendante.

ABC D’AIRS réussit le tour de force de convaincre avec un spectacle sans concession, musical et chantant, toujours souriant et jamais rébarbatif. Le public du Lucernaire a gratifié les 4 dames d’une standing ovation finale méritée pour un spectacle à découvrir jusqu’au 17 juin!

Dates :  du 9 mai au 17 juin, du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 16h
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Gérard Rauber
Avec : Anne Baquet, Claude Collet, Amandine Dehant et Anne Regnier

Défense de nourrir les vieux, un humour so british (Grasset)

 

 

Adam Biles

Défense de nourrir les vieux, un humour so british (Grasset)

Défense de nourrir les vieux est un titre hors du commun et promet un roman également hors norme. Ce qui est tout à fait le cas. Adam Biles, à travers son premier roman, nous invite à réfléchir sur la façon dont nous traitons nos vieux, dans nos sociétés occidentales.

Dotty se retrouve dans une maison de retraite, pas ordinaire. Les Chênes verts, là où son mari a été installé il y a déjà quelques mois. Il s’est mis à perdre la boule, subitement, et à devenir violent. Aucun autre choix possible. Une maison de retraite s’imposait. D’après le catalogue, les Chênes verts respire le bonheur. Les soignants sont appelés les « Amis-soignants ».

Dès son arrivée, Dotty a dû remettre sa montre au directeur. C’est la loi de la maison. Pas de montre, pas d’heure. Elle va devoir s’habituer aux pensionnaires des Chênes verts, tous plus originaux les uns que les autres. Leur seul point commun : être vieux, et « enfermés » dans cette maison.

Si avec Défense de nourrir les vieux, Adam Biles parle beaucoup des pensionnaires, ou plutôt les fait parler, il faut rester bien accroché pour tenter de les comprendre. Un monde à part, le monde des vieux. Un monde de fous ? Pas si sûr ! Un monde capable de se révolter, ça c’est sûr !

Car de la même façon, il va s’attarder au personnel de cette maison de retraite. Et franchement, ils ne sont pas enviables et ressemblent à s’y méprendre aux vieux ! Ils semblent nager dans un tout autre monde que le nôtre.

Qui est le plus fou ? Quel est le sens de cette immense mise en scène macabre ? Une sorte d’ « espace game » géant, avec des scènes très absurdes, où les vieux nous baladent et nous perdent… Où les vieux restent les plus forts.

Adam Biles est un tout jeune auteur et pourtant avec Défense de nourrir les vieux, il appuie là où ça fait mal. Toujours avec un humour très british, mais son message est clair et nous interpelle grandement.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

À la maison de retraite des Chênes Verts, il est interdit de posséder une montre. Les familles ne sont pas autorisées à apporter de la nourriture, et il est fortement conseillé de baisser les yeux lorsque les aides-soignants arrivent pour l’inspection des dortoirs. On ne rigole pas avec le règlement, et encore moins avec la direction.
Quand Dorothy – la petite nouvelle, âgée de 74 ans – arrive devant le portail de l’établissement, elle comprend immédiatement que la situation est explosive. D’autant qu’après les dernières restrictions budgétaires, Tristan est nommé superviseur d’une équipe de deux autres aides-soignants. Son objectif : mater toute tentative de rébellion parmi les pensionnaires. Du côté de Dorothy et de ses nouveaux compagnons, c’est une évasion qui est en train de s’organiser, autour notamment du fantasque Capitaine Ruggles, persuadé d’être retenu en otage dans une prison nazie…

Dans la grande tradition de l’humour noir anglais, Adam Biles met en scène ses personnages dans des situations aussi drolatiques que dramatiques. Sans tabou, Défense de nourrir les vieux nous parle des frustrations, des espoirs, mais aussi des désirs de nos aînés. Un livre détonnant.

Date de parution : le 4 avril 2018
Auteur : Adam Biles
Editeur : Grasset
Prix : 23 € (528 pages)
Acheter sur : Amazon

Un Feydeau à se tordre de rire au Lucernaire avec On purge bébé

On purge Bébé
On purge Bébé, mise en scène de Frédéric Jessua, Théâtre Le Lucernaire

Un Feydeau à se tordre de rire au Lucernaire avec On purge bébé

Ce n’est pas un hasard si Georges Feydeau est un des auteurs français les plus adaptés au théâtre. D’un canevas acerbe contre les conventions sociales et les petites mesquineries du quotidien bourgeois, il est possible voire conseillé de verser dans l’outrance la plus désopilante par la magie de comédiens en roue libre et casser le cadre figé et poussiéreux qui lui est habituellement attaché. On purge bébé fait partie de ces adaptations où la folie furieuse aboutit à un tourbillon de surenchère comique, ce que réussissent parfaitement les comédiens sur la scène du Lucernaire. Pas de minauderie ouatée ni de demi-mesure, le ton est à la farandole bidonnante pour une heure de spectacle irrésistible.

Une vraie pièce pour rire

Un couple bourgeois qui se dispute pour les prétextes les plus futiles au début du XXe siècle, tant de vaudevilles ont déjà exploré avec plus ou moins de bonheur le concept. Le couple Follavoine ne déroge pas à la règle avec Isabelle Jeanbrau et Nicolas Struve qui se chamaillent sans cesse avant que le noeud de l’affaire ne se révèle. Les répliques fusent à toute vitesse, le duo émerveille le public par son usage irréprochable de la langue et des postures compassées. La vérité obsède l’épouse autant qu’elle surprend le public. Car leur petit garçon chéri de 7 ans, prénommé bébé, est constipé. Ce qui pourrait paraitre aujourd’hui anecdotique avait une toute autre importance au début d’un XXe siècle où les règles basiques d’hygiène faisaient leur apparition. Et l’arrivée du-dit bébé sur scène sous les traits faussement poupins de Julia Mével finit d’achever le public. Car bébé refuse de boire le traitement réclamé à tort et à cris par ses géniteurs et la comédienne multiplie les simagrées alors que Monsieur Follavoine doit conclure une affaire de la plus haute importance avec Monsieur Chouilloux: vendre des pots de chambre en porcelaine incassable à l’armée français. Certains pourraient croire que le ton de la pièce est lapidairement au pipi caca, mais la mise en scène de Frédéric Jessua évite l’écueil. Et au contraire, la fameuse outrance arrache des torrents de rire à un public médusé par l’impasse créée par le fameux bébé qui finit par piéger les adultes par trop insistants. Julia Mével multiplie d’ailleurs les casquettes avec 3 rôles qu’elle interprète avec un usage immodéré de l’exagération. Le vaudeville quitte les rives de l’humour maniéré pour tenter une traversée dangereuse mais triomphante vers la pitrerie loufoque et ça lui réussit plutôt très bien.

On purge bébé dépoussière Feydeau et ose la surenchère. Le mélange de la langue ouatée et de la mise en scène exagérée est un succès dont les comédiens peuvent se féliciter. La pièce se joue jusqu’au 27 mai au Lucernaire pour un moment de rire fichtrement réussi!

Dates :  du 4 avril au 27 mai 2018, à 20h du mardi au samedi, à 17h le dimanche
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Frédéric Jessua
Avec : Isabelle Jeanbrau, Etienne Coquereau, Frédéric Jessua ou Léonard Bourgeois-Tacquet, Julia Mével, Nicolas Struve

« Tristesses » la puissante métaphore à la vie, à la mort, d’Anne-Cécile Vandalem

"Tristesses" la puissante métaphore à la vie, à la mort, d'Anne-Cécile Vandalem
« Tristesses » d’Anne-Cécile Vandalem – photo © Phile Deprez

« Tristesses » la puissante métaphore à la vie, à la mort, d’Anne-Cécile Vandalem

Ce qui frappe dans le théâtre d’Anne-Cécile Vandalem, c’est l’émergence d’un univers très singulier que l’on pourrait qualifier d’inquiétant et d’étrange. Assorti d’un ton particulier, qui n’est pas de comédie mais pourtant souvent drôle, où la tragédie se dispute à un hyper-réalisme, des moments surréalistes ou complètement oniriques.

Le tout porté par un jeu de va et vient constant, parfaitement maîtrisé entre les espaces ouverts, publics et théâtraux et les espaces fermés et privés dans lesquels nous entrons par le bais de caméras qui filment en direct ce qui s’y passe et nous plonge dans des niveaux de réalité différents.

Un spectacle total, où huit acteurs, deux musiciens et une chanteuse naviguent entre la fiction et la réalité, le théâtre et le cinéma, les vivants et les morts.

D’emblée le dispositif scénique donne le ton. Une lumière crépusculaire, une batterie, quelques maisons en bois qui circonscrivent un extérieur : une île nordique, une place publique, un espace politique et un intérieur, celui des habitations avec ses lourds secrets et sa violence ordinaire, intime, auquel on accède sur un écran vidéo.

Un conte maléfique et onirique

Nous sommes sur « Tristesses », une île donc au large du Danemark dépeuplée à la suite de la fermeture de l’abattoir, principal employeur. De la centaine d’habitants qui y vivaient, n’en restent que huit, dont le maire, son épouse et leurs deux filles, le pasteur et sa femme, et Ida et Käre Heiger, l’ancien directeur des abattoirs et fondateur du parti nationalise « Réveil populaire ».

Tout bascule quand Ida est retrouvée morte, un matin, pendue au mât du drapeau national !

La fiction va alors se déployer autour de personnages mis à mal entre ressentiments, corruption, manipulation, intimidation, secrets révélés et le retour de Martha, la fille du couple interprétée par Anne Cécile Vandalem.

Martha a pris la succession de son père à la tête du parti nationaliste. Si elle revient sur l’île de son enfance, c’est pour enterrer sa mère mais aussi pour régler des problèmes liés à la faillite des abattoirs de son père. Ce dernier, des années auparavant, détournait les fonds de son entreprise – jadis poumon économique de la région – pour financer le parti dont elle a hérité.

Elle a en effet décidé de réhabiliter les abattoirs en studio de cinéma pour que le Parti puisse en faire un outil de propagande. Pour ce faire, il lui faut l’accord de tous les habitants qui tous plus ou moins liés à une ancienne affaire compromettante, vont se retrouver acculer.

Dans le microcosme de Tristesses où chacun des protagonistes est aux prises avec la frustration, la haine de l’autre, la culpabilité, les vexations refoulées, on assiste à l’ascension d’un populisme qui manipule l’impuissance des gouvernants, pour mieux imposer son discours.

L’art et la manière d’Anne-Cécile Vandalem

Miroir des tristesses de notre époque, la dramaturge belge dissèque sans relâche les rapports de force, de soumission et de destruction établis entre les personnages sans toutefois ne jamais perdre la poésie du surnaturel qui jaillit de la fable authentiquement théâtrale, évitant ainsi tout didactisme.

Tel un conte maléfique et organique qui interroge d’abord la relation du pouvoir aux passions tristes. A partir de ce sujet central, le spectacle lui-même, en revanche, ne cultive pas la mélancolie. L’humour noir se développe au cœur du tragique où les personnages impuissants et sacrifiés par intérêt d’un pouvoir démoniaque, se retrouvent dans des postures ubuesques et cruelles.

En liant de manière inextricable la tristesse au pouvoir asservissant, en passant par la comédie sociale et intime, la dramaturge embrasse la condition humaine, à la vie et à la mort.

D’où ces spectres qui assurent la partie musicale. Car si les vivants sont impuissants, les morts deviennent impériaux, notamment dans leur enchantement de la mort et de sa force enfin pacifique.

Emmenés par des comédiens tous remarquables, l’art et la manière d’Anne-Cécile Vandalem subjuguent. Bravo !

[vc_text_separator title= »INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Dates : du 5 au 27 mai 2018 l Lieu Odéon – Théâtre de l’Europe (Paris)
Écriture et Mise en scène : Anne-Cécile Vandalem

Un grand moment de chanson et d’introspection avec la pièce Miss Nina Simone au Lucernaire

Miss Nina Simone
Miss Nina Simone, mise en scène Anne Bouvier, Théâtre Le Lucernaire

Un grand moment de chanson et d’introspection avec la pièce Miss Nina Simone au Lucernaire

La grande artiste Nina Simone a fasciné les foules tout au long de sa riche carrière. Chanteuse, pianiste et compositrice, elle a démontré un charisme exceptionnel pour faire chavirer les publics et inscrire son nom dans la liste des interprètes majeurs du XXe siècle. Le spectacle Miss Nina Simone tient moins de l’hommage béat que de l’invocation solennelle en montrant l’artiste dans toute son humanité, forcément ambivalente et férocement critique envers elle-même. Une Nina Simone âgée et fatiguée est incarnée par une Jina Djemba en état de grâce, habitée par son rôle et interprète éblouissante de quelques uns des plus grands morceaux de bravoure de la grande dame du jazz, de la soul et de tout le reste.

Un choix de mise en scène audacieux 

Pour qui pensait assister à un véritable pot pourri de toutes les compositions de Nina Simone pendant 1h30, le choc est rude mais salutaire. C’est une chanteuse décatie qui accueille les spectateurs, assise en fresques devant sa coiffeuse et devenue l’ombre d’elle même. Un nouveau homme à tout faire arrive et sert de fil rouge à une histoire qui lui fait remémorer son parcours de vie, de sa naissance en Caroline de Nord sous le nom de Eunice Kathleen Waymon en 1933 jusqu’à son explosion publique en passant par ses aspirations pour devenir la première pianiste concertiste noire de l’histoire et ses aventures amoureuses toutes plus désastreuses les unes que les autres. Jina Djemba personnifie avec grâce la grande dame en n’interprétant son premier titre qu’au bout de 25 minutes de spectacle. Les échanges avec Ricardo (Valentin de Carbonnières) sont d’abord emprunts de toute l’ambiguïté d’une chanteuse que la vie a abimé mais qui garde au fond d’elle-même des valeurs humanistes. L’entente se fait petit à petit, presque imperceptiblement jusqu’à la proximité et l’intimité. Le fil de sa vie remonte et la pièce ne cache rien, ni le meilleur ni le plus pathétique, imprégnant ce moment de théâtre d’accents tragiques qui touchent au coeur. La plus grande partie de l’action est censée se dérouler dans l’immense pièce de la demeure de l’artiste dans le Sud de la France. Des morceaux sont livrés au public, volontairement peu, pas plus de 6 ou 7, mais chacun émeut profondément l’audience tant la chanteuse démontre un art consommé de la chanson en même temps qu’une merveilleuse voix. Nina Simone semble revivre sur scène pour des sentiments partagés dans le public, l’immense artiste a vu sa vie comme lui échapper, emportée par un succès qu’elle n’a jamais considéré comme rendant justice à son talent. Les vicissitudes de sa position sociale de noire dans un pays ségrégationniste, l’impossibilité pour elle de s’accomplir par une carrière de pianiste concertiste, les regrets certainement et beaucoup de remords. La mise en scène d’Anne Bouvier révèle une complexité qui ravive parfaitement le roman de Gilles Leroy tout en donnant envie de réécouter les morceaux de Nina Simone. Surtout qu’un homme orchestre se cache dans un coin de la salle, actionnant ses machines ou usant de ses instruments avec une simplicité confondante, Jules Vannier concourt aussi à la réussite de la pièce.

Miss Nina Simone au Lucernaire réussit le pari de tout montrer, sans misérabilisme mais avec une émotion démultipliée. Portée par deux interprètes au somment, la pièce fait chavirer le public avec quelques extraits qui font plaisir, My baby just care for me et Ain’t got no en tête. La mémoire de Nina Simone est invoquée avec justesse pour un bel hommage à cette grande artiste.

Dates :  du 18 avril au 2 juin 2018, à 21H du mardi au samedi, à 18h le dimanche
Lieu : Le Lucernaire (Paris)
Metteur en scène : Anne Bouvier
Avec : Jina Djemba, Valentin de Carbonnières, Julien Vannier

Le temps des râteaux, un roman pour les jeunes mais pas que… (Zinedi)

Hervé Mestron

Le temps des râteaux, un roman pour les jeunes mais pas que… (Zinedi)

Hervé Mestron a déjà écrit de nombreux livres. Son petit dernier, Le temps des râteaux, nous a ravis ! Il est à la fois drôle, décalé, déjanté même, tout en abordant des thèmes d’une importance capitale.

La vie d’un ado

C’est l’histoire d’un ado, Edouard, qui va mal. Il est addict à plein de choses : l’alcool, la drogue, le sucre, l’ordi, les jeux vidéos, la tablette, bref tout ce qui a un écran. Sa mère, très inquiète de l’état de son « bébé » l’emmène chez le docteur. Ce dernier a vite cerné la situation, finalement pas si rare que ça chez l’ado. Son ordonnance : faire 10 000 pas par jour et supprimer toutes les addictions. Il « doit retrouver le goût de l’ennui et l’élasticité du temps ».

Une idée originale : dog sitter

Du coup, sa mère lui trouve un job pour qu’il soit obligé de marcher. Il va devenir dog sitter. Il doit promener un chien, moyennant finance. Son yorkshire est tout petit mais très intelligent. Voilà Édouard obligé de faire ses 10 000 pas par jour, en compagnie de sa petite bestiole. Et ça marche !

Qui tombe amoureux ? les chiens ou les maîtres ? Édouard ne sait plus où il en est. Toujours est-il qu’en compagnie de son york, il entend des voix, qui lui disent que Nicoline est amoureuse de lui. Comme il est très gauche, il va directement lui faire des propositions catastrophiques et se prendre un superbe râteau !

Le côté gauche de l’ado

Sa mère veille sans cesse. Le surveille sans en avoir l’air. Mais lui aussi surveille sa mère. Sans qu’elle ne s’en rende compte. L’amour entre eux deux est très bien décrit. C’est à la fois drôle et touchant. Et l’auteur sait trouver les mots justes pour que cette histoire résonne en chaque lecteur.

Famille monoparentale, adolescence, apathie, addictions, amour, amitié, homosexualité, tous ces termes sont abordés avec Le temps des râteaux, avec un humour qui fait du bien. Un roman chargé d’amour qui englobe l’évolution de notre société, sans tabou.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Édouard, boutonneux, en mal de filles, est accroc aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Édouard va accepter un job de promeneur de chiens. C’est ainsi qu’il rencontre Princesse Butterfly, un Yorkshire du sixième arrondissement, avec qui il va tisser une relation assez particulière. En effet, le chien lit dans ses pensées comme lui-même lit dans les pensées du chien. Et peu à peu, l’animal va le coacher et lui expliquer comment s’y prendre en amour. D’abord réticent, voire mal à l’aise à l’idée d’écouter les conseils d’un clebs, Édouard va peu à peu jouer le jeu et affiner sa technique d’approche auprès de Nicoline, une copine de classe dont il est secrètement amoureux. Mais si les premiers résultats sont prometteurs, la suite l’est nettement moins…

Date de parution : le 15 mars 2018
Auteur : Hervé Mestron
Editeur : Zinedi
Prix : 14,90 € (140 pages)
Acheter sur : ICI

Les courses poursuites au cinéma chez La septième obsession / Aedon, un vrai ouvrage pour les cinéphiles

Les courses poursuites au cinéma
Les courses poursuites au cinéma, livre de Nicolas Tellop, Aedon

Les courses poursuites au cinéma chez La septième obsession / Aedon, un vrai ouvrage pour les cinéphiles

Nicolas Tellop propose bien plus qu’une encyclopédie des plus fameuses courses poursuites de l’histoire du cinéma. Evidemment, il cite les incunables, de Bullit à Baby driver en passant par les Blues Brothers, mais en quittant les simples aspects mécaniques voire spectaculaires pour relier les films à leurs époques et à l’histoire américaine, il fournit surtout des analyses aussi pertinentes que passionnantes. Car les américains savent y faire, travaillant l’image et le rythme pour apposer des sous-entendus anxiogènes ou sociétaux selon le contexte. Et le genre s’est suffisamment propagé au cinéma mondial pour en livrer une véritable anthologie à ne pas manquer.

La course poursuite, pas qu’une histoire de bolides

Si les bolides sont les premiers à venir à l’esprit quand on évoque les courses poursuites au cinéma, l’auteur surprend bien vite malgré la couverture piégeuse qui montre des voitures en pleine action. En évoquant des films comme Le Mécano de la Général, A bord du Darjeeling limited ou La Chevauchée fantastique, le lecteur comprend rapidement que le propos va dépasser les grosses cylindrées pour se focaliser sur les visages, les ambiances et les enjeux. Car la course poursuite confronte souvent un héros traqué avec des poursuivants pas toujours animés des meilleures intentions. Vengeance, revanche, violence, la manière de figurer la course poursuite en dit long sur l’époque où est réalisé le long métrage. Souvent considérée comme intrinsèques à ce genre, les USA se sont faits les champions de ce type de scène phare de nombreux films, French Connection, Matrix ou Scarface. Mais d’autres pays ont vu des réalisateurs se livrer à de grands moments de bravoure, avec Bebel dans l’Homme de Rio ou les coréens dans Dernier train pour Busan. Textes et images cohabitent avec bonheur, la couleur côtoie le Noir et Blanc pour des illustrations savantes des propos de l’auteur. Les extraits de films illustrent avec bonheur les réflexions très pointues d’un Nicolas Tellop qui ne perd cependant pas le lecteur par un luxe d’explications aussi clairvoyantes qu’également distrayantes à l’occasion.

Nicolas Tellop manie le langage avec clarté et érudition, emportant le lecteur dans un monde d’analyses cinématographiques à découvrir dès le 24 mai dans les meilleures librairies!

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Essai au sujet des courses poursuites au cinéma. Les éditions Aedon poursuivent la collection initiée par Les Mains au cinéma lancée en juillet 2017.

Date de parution : le 24 mai 2018
Auteur : Nicolas Tellop
Editeur : La septième obsession / Aedon
Prix : 19 € (188 pages)
Acheter sur : Amazon

Side Stories, un premier album de jazz vivifiant par le Thomas Bramerie Trio, sortie le 25 mai

Side Stories du Thomas Bramerie Trio, Jazz Eleven
Side Stories du Thomas Bramerie Trio, Jazz Eleven

Side Stories, un premier album de jazz vivifiant par le Thomas Bramerie Trio, sortie le 25 mai

Les fans de Jazz connaissent parfaitement le contrebassiste Thomas Bramerie. Son CV d’interprète en soliste ou au sein de formations est long comme le bras. Appelé pour accompagner en tant que sideman d’artistes aussi prestigieux que Dee Dee Bridgewater, les frères Belmondo ou Simon Shaheen, Thomas Bramerie sortira le 25 mai prochain un premier album jazz intitulé Side Stories avec deux jeunes talents de la scène jazz actuelle, Carl-Henri Morisset et Elie-Martin Charrière. Après plus de 30 ans de carrière et plus d’une centaine d’albums enregistrés, Side Stories permet au contrebassiste de laisser libre cours à son inspiration avec la participation d’invités aussi prestigieux que Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo et Eric Legnini.

L’album Side Stories est richement documenté avec l’insertion d’un livre permettant de mieux connaitre Thomas Bramerie, regroupant ses textes pour mieux découvrir ses qualités d’auteur. L’album se veut résolument jazz avec des tonalités qui rappellent rien de moins que les riches heures de Miles Davis, notamment l’inusable Kind of Blue. Chacune de ses compositions originales est accompagnée d’un texte éminemment personnel où Thomas Bramerie présente sa vision du jazz et également de la société en général. Le prestigieux label Jazz Eleven ne s’y est pas trompé en laissant carte blanche à ce vieux routier de la scène jazz entouré de ses deux jeunes musiciens de talent. Le pianiste Carl-Henri Morisset se se prive pas de gratifier l’auditeur d’envolées pianistiques virtuoses et  Elie Martin-Charrière à la batterie se laisse aller à des ruptures rythmiques qui impressionnent. C’est une tradition dans le jazz, la transmission à une jeunesse qui en veut permet de brasser les talents et de produire des moments de pure magie.

Le Thomas Laumerie Trio se produira notamment le 27 mai 2018 au Jazz Club du Beau Monde à Marseille en compagnie de Stéphane Belmondo et le 1er juin au Salon Musicora. Plus de dates sont disponibles sur le site internet de Thomas Bramerie.

Une femme entre deux mondes, le second roman de Marina Carrère d’Encausse (Anne Carrière)

Marina Carrère d’Encausse © France Dimanche

Une femme entre deux mondes, le second roman de Marina Carrère d’Encausse (Anne Carrière)

Marina Carrère d’Encausse nous révèle une histoire de femmes étonnante avec son roman : Une femme entre deux mondes. Une histoire qui nous interpelle et nous bouscule. Un reflet de notre société.

Scénario original

Valérie est écrivain. Un écrivain connu. Un jour, elle accepte l’invitation d’un club de lecture peu ordinaire. C’est en effet une prison pour femmes qui l’invite en tant qu’auteur. Alors que tout semble être parfait pour Valérie, elle découvre un tout autre monde que le sien. Après un très bon accueil à la maison d’arrêt, et de nombreux échanges avec les femmes prisonnières, Valérie lit un extrait de son livre. A ce moment, une femme sort précipitamment de la salle, en pleurs. Valérie essaie alors d’en savoir plus sur cette femme. Après avoir envoyé un livre dédicacé à chacune d’entre elles, elle écrit à cette femme qui l’a tant interpellée. Et elle attend avec impatience sa réponse. Puis au fil des lettres, et ensuite au fil des visites, Valérie et Nathalie deviennent amies. En fait, c’est Nathalie, prisonnière, qui aide Valérie à y voir clair dans sa vie. Elle, elle ne se confie nullement. Jusqu’au jour où…

Analyse psy

Marina Carrère d’Encausse fait une très belle analyse de la femme. Au début, on craint un peu que son écriture ne s’alourdisse sur les rapports homme-femme, avec la domination masculine brutale. Son nouvel amoureux est psychiquement dérangé et a des accès de violence insupportables. Mais non, l’auteur va bifurquer, laisser tomber l’homme, et recentrer son écriture sur la femme. Plus fine et plus subtile.

Une femme entre deux mondes, est un roman qu’on lit d’une traite. L’écriture est agréable, fluide, légère et en même temps profonde. Une petite dose de suspense nous pousse à lire ce roman vite ! On craint pour Valérie, comme on craint pour Nathalie. Chacune est enfermée dans « son monde ». Au final qui est réellement prisonnière ? Qui aidera l’autre ?

Une femme entre deux mondes, vraiment, un roman captivant !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

JValérie, divorcée, mère de deux adolescents, est journaliste et écrivain. Tout lui réussit, en apparence. Car, en réalité, Valérie n’est pas heureuse. Elle pressent que sa vie repose sur des mensonges et que des démons l’empêchent, voire lui interdisent d’accéder au bonheur. C’est sûrement pour cette raison qu’elle accepte que son nouveau compagnon, après lui avoir présenté un visage irréprochable, se transforme en un individu maltraitant et pervers sans qu’elle le quitte. Pire, elle subit la situation en pensant mériter cette souffrance. Pourtant, une rencontre va changer son existence. À l’occasion d’une visite en prison où elle va présenter son dernier livre, Valérie fait la connaissance de Nathalie, incarcérée depuis de longues années. Elles vont entamer une relation épistolaire puis, grâce aux parloirs, amicale. Leur amitié va même se transformer en une relation amoureuse très forte. Alors que Valérie pense aider Nathalie, c’est le contraire qui se produit. La prisonnière, leur histoire commune vont obliger Valérie à fouiller dans son passé pour mieux se connaître et se comprendre. Pour vivre enfin. Roman sur le secret, l’attirance née des souffrances refoulées, Une femme entre deux mondes fait miroiter l’espoir d’une renaissance.

Date de parution : octobre 2017
Auteur : Marina Carrère d’Encausse
Editeur : Anne Carrière
Prix : 17 € (205 pages)
Acheter sur : Ici

Les heures sombres de la colonisation évoquées dans la BD Esclaves de l’île de Pâques aux éditions La Boîte à Bulles

Esclaves de l'île de Pâques
Esclaves de l’île de Pâques, dessin de Emmanuel Cassier, Scénario de Didier Quella-Guyot, La Boîte à Bulles

Les heures sombres de la colonisation évoquées dans la BD Esclaves de l’île de Pâques aux éditions La Boîte à Bulles

L’île de Pâques éveille les fantasmes les plus fous. D’où viennent les imposantes statues qui jonchent le petit morceau de terre niché dans l’Océan Pacifique, qui a  vécu sur l’île, comment s’est déroulée la rencontre avec l’homme européen? Emmanuel Cassier et Didier Quella-Guyot offrent une vision très sombre de la rencontre entre les peuples ancestraux de l’île et l’homme européen, avec comme toile de fond la colonisation, le désir de s’enrichir à tout prix et les impératifs de colonisation. Pas de clair obscur dans une bande dessinée qui expose ce que l’homme peut faire de pire à ses semblables.

Une bande dessinée sans concessions 

Les dessins presque enfantins d’Emmanuel Cassier mettent à distance une réalité qui fait froid dans le dos. La BD débute avec des bateaux partant les cales pleines de Pascuans changés en esclaves volés à l’île de Pâques pour aller travailler à récolter le Guano au Pérou, et tout est dit en quelques pages, les habitants de l’île sont considérés comme quantité négligeable face aux appétits économiques des européens partis à l’autre bout du monde. La culture, les coutumes, les croyances, tout est rejeté du revers de la main par des européens qui se fichent éperdument de la découverte au profit de l’exploitation. Le scénariste Didier Quella-Guyot met en lumière quelques personnages emblématiques d’une histoire qui s’achève en 1876 avec une population passée de 3000 habitants à moins de 200. Le prêtre Eugène Eyraud et le marin Jean-Baptise Dutrou-Bonnier sont les deux protagonistes principaux de cette évocation de la cruauté de l’homme européen sur des peuples aux vies trop différentes pour être respectées pour ce qu’elles sont, adaptées à leur cadre de vie et non pas fondées sur le matérialisme. Cette BD fait froid dans le dos et évoque en filigrane notre société actuelle de plus en plus fondée sur le consumérisme et plus sur la perpétuation des valeurs héritées de notre histoire. Quand l’homme devient moins important que les possessions matérielles, c’est le moment de se poser des questions…

Esclaves de l’île de Pâques se lit avec passion tant le propos est dénué de tout angélisme, montrant les explorateurs européens comme des bêtes assoiffées de richesse ou d’âmes. Les temps ont-ils changé? Ce n’est pas certain…

L’île de Pâques était jadis une île isolée, avec sa culture propre et une population de près de 3.000 habitants. Puis les occidentaux sont arrivés. Ils ont enlevé des centaines de Pascuans pour les réduire à l’esclavage dans les mines de guano. Certains ont finalement pu rentrer… et propager sur l’île des épidémies venues du continent. C’est à cette époque qu’Eugène Eyraud, prêtre ouvrier de son état, décide de s’installer sur l’île pour y mener une mission d’évangélisation et apporter la « civilisation » à ces « sauvages » aux dieux de pierre. Il aura bien du mal à parvenir à ses fins, devra partir pour mieux revenir… Jusqu’à ce qu’un autre “civilisateur” vienne s’installer dans l’île : le marin Jean-Baptiste Dutrou-Bornier. Il développe l’agriculture sur l’île, épouse une princesse locale puis se transforme en despote. A sa mort, en 1876, il ne reste plus que 175 Pascuans sur l’île. Les fameux Moaï, ces géants de pierre garderont leur mystère pour l’éternité…

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Date de parution : le 2 mai 2018
Scénariste(s) : Didier Quella-Guyot
Dessinateur(s) : Emmanuel Cassier
Genre : Historique
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 16 € (80 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Esclaves de l'île de Pâques
Esclaves de l’île de Pâques

Esclaves de l'île de Pâques
Esclaves de l’île de Pâques

Esclaves de l'île de Pâques
Esclaves de l’île de Pâques

Esclaves de l’île de Pâques

Une histoire simple , un film de Claude Sautet à découvrir en DVD/BluRay

Une Histoire Simple
Une Histoire Simple

Une histoire simple , un film de Claude Sautet à découvrir en DVD/BluRay

Romy Schneider et Claude Sautet, c’est une longue histoire avec pas moins de 5 collaborations ensemble pendant les années 70. Si Les Choses de la Vie ou Max et les Ferrailleurs tiennent une plus grande place dans leur panthéon commun, Une Histoire Simple mérite la découverte pour cette vision douce amère d’années 70 qui donnent une plus grande liberté aux femmes mais aussi plus de doutes. Les femmes ont gagné des batailles cruciales, elles peuvent travailler, elles ont gagner le droit de gérer toutes seules leur corps, mais sont-elles pour autant épanouies? Le film pose la question avec une tendresse crue qui interpelle.

Une actrice fétiche magnifiée

Du temps est passé depuis Les Choses de la vie en 1970. Romy Schneider est devenue une actrice incontournable du cinéma français et son sourire laisse de plus en plus souvent la place à des compositions plus tourmentées. En femme célibataire ballottée entre un ex-mari (Bruno Cremer), un amant fantasque (Serge Brasseur) et un jeune fils adolescent, Romy Schneider rayonne à l’écran. Surtout que son personnage vient d’avorter et que le doute l’obsède, démontrant la difficulté d’assumer sa liberté. Les combats ont eu lieu, les femmes ont gagné leurs luttes mais rien n’empêche une culpabilité mêlée de remords. Elle côtoie ses amies qui sont aussi ses collègues pour des moments d’euphorie collective comme Claude Sautet sait si bien les mettre en scène Son amant Serge (Claude Brasseur) semble impuissant à la rendre heureuse, figurant tous ces hommes désemparés dans leur être par la liberté nouvelle offerte aux femmes. L’ex-mari Georges (Bruno Crémer) offre des repères en même temps qu’une douce assurance mais Marie ne peut pas retourner dans le passé. Et son ami Jérôme est sur le point de se faire licencier, figurant aussi l’inéluctable évolution du capitalisme vers un système sans visage et sans coeur. Une histoire simple n’a rien de vraiment simple tant l’héroïne accumule pendant longtemps les tourments et les avanies. Mais le sourire de Romy Schneider ne tarde pas à réapparaitre car la femme ne peut pas perdre. Le film baigne dans une ambiance furieusement seventies, les fumées de cigarettes hantent les salles de réunion et les bars, les cravates sont négligemment desserrées et la classe moyenne rayonne encore. Les cadres conduisent leur R5 sans rêver au luxe inutile de notre époque et les  week-ends se passent entre amis à la campagne. Le bon temps, en somme.

La sortie en DVD de la dernière collaboration entre Romy et Claude ne se passe pas sans langueur ni parfois sans longueurs. Mais l’actrice justifie à elle-même le visionnage d’une sorte de film testament d’une époque de tous les changements.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Une histoire simple

Marie élève seule son fils adolescent. Sa relation avec Serge s’étiole, et elle décide de le quitter et de ne pas garder l’enfant qu’elle attend de lui. Elle finit par se rapprocher de George, son ex-mari alors qu’en même temps, les amis de Marie ont chacun leurs propres soucis à régler.

Sortie DVD : Disponible
Durée : 01h47
Réalisateur : Claude Sautet
Avec : Romy Schneider, Claude Brasseur, Bruno Cremer
Genre : voir fiche allociné
Prix : 14,50 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Emma 2.0, un roman tout en humour de Chloé Seager (Pocket Jeunesse)

Emma 2.0, un roman tout en humour de Chloé Seager (Pocket Jeunesse)

Chloé Seager a trouvé sa place dans la littérature pour jeunes adultes. Entre l’écriture et son métier d’agent littéraire, elle fait de la lecture plus qu’une passion : un mode de vie. Elle signe avec Emma 2.0 son premier roman.

Une plongée en pleine adolescence

Le roman de Chloé Seager reprend les codes des romans pour adolescents : Emma, lycéenne, apprend sur Facebook que son petit-ami… sort avec une autre ! Pour soulager sa peine et dire tout ce qu’elle a sur le cœur, Emma ouvre un blog et publie ses états d’âme. Les personnages d’Emma 2.0 apportent chacun une touche d’humour et de drame adolescent : le groupe d’amies d’Emma, prêtes à tout pour l’épauler et la remettre sur le chemin de l’amour ; la mère d’Emma, aussi malchanceuse en amour que sa fille, personnage qui ne manquera pas de déclencher fou rire sur fou rire ; Léon, ex-petit-ami d’Emma qui profite des réseaux sociaux pour la quitter. Ce sont les personnages secondaires qui font du roman de Chloé Seager un roman « doudou », réconfortant et bourré d’humour.

Une mise en page originale

Chloé Seager joue la carte des réseaux sociaux et de la modernité puisque l’histoire nous est racontée en différé par Emma, personnage principal, sous forme de billets de blog, qu’elle publie dans l’optique d’un journal intime moderne. Cela permet au lecteur de s’immerger immédiatement dans l’univers du roman et de suivre les aventures d’Emma post-rupture (Emma 2.0) en accédant à toutes ses pensées. C’est cette particularité qui permet à Emma 2.0 de différer de tous les romans pour adolescents habituels.

Un roman tout en fluidité

La fluidité de la plume de Chloé Seager fait d’Emma 2.0 un véritable page-turner, si bien que les trois cents et quelques pages qui composent le roman sont englouties en un rien de temps ! Pas de prise de tête, pas besoin de revenir en arrière pour se souvenir du personnage dont il est question… Emma 2.0 est un roman facile à lire, qui n’impose pas une grande concentration, il suffit de lire… et d’apprécier.

Page de l’éditeur :

Emma a 16 ans et sa vie est déjà fichue. Elle a découvert sur Facebook que son copain l’a plaquée et sort avec sa rivale, la trop parfaite Anna. Heureusement, Emma a trois meilleures amies de choc qui vont remettre son existence à flot ! Elles l’encouragent à rencontrer d’autres garçons ; Emma ouvre alors un blog privé pour raconter ses différentes tentatives. De catastrophes hilarantes en quiproquos gênants, rien ne va se passer comme prévu…

Chloé Seager a grandi dans l’est de Londres avec sa maman et son chat adoré, Katie.

Elle a toujours eu une passion pour la littérature jeunesse et a choisi d’en faire son métier à la fois en tant qu’agent littéraire et auteur. Emma 2.0 est son premier roman.

Date de parution : le 19 avril 2018
Auteur : Chloé Seager
Editeur : Pocket jeunesse
Prix : 16,90 € (352 pages)
Acheter : Ici

Sortie en DVD/BluRay de The Florida Project, l’autre rêve Américain par Sean Baker

Moonee et Halley, héritières malgré elles du rêve américain déchu.

The Florida Project sort en DVD. Retour sur le phénomène du cinéma indépendant US.

Après Los Angeles, via son très électrique et hilarant Tangerine, Sean Baker pose ses caméras sur le versant Est de l’American Dream, la Floride et ses innombrables parcs d’attraction géants. D’ailleurs les couleurs pimpantes et le rythme enjoué du début du film ne font que tracer un trait d’union plus qu’évident entre ces deux destinations phares de la jeunesse occidentale qui rêve d’éblouissement et de lumière. Mais, ici, c’est surtout l’ombre qui intéresse Baker, celle du château de DisneyWorld qui écrase ses voisins immédiats. Soit le quotidien sans fard des habitants d’un motel que l’on devine dans la banlieue d’Orlando. Ici, Halley et sa fille Moonee s’y débattent comme tout un chacun à base de petits boulots plus ou moins légal. D comme débrouille est devenu le quotidien de Moonee, 6 ans et de ses copains d’immeuble, livrés à eux même en pleine saison estivale. Loin de tout misérabilisme, Sean Baker réinvente Les 400 coups de Truffaut à la sauce ketchup.

Sean Baker s’affirme comme l’un des meilleurs narrateurs de l’Amérique des laissés-pour-compte.

On rigole beaucoup des mésaventures de ces pieds nickelés du downtown, déjà trop murs pour leur âge, encore trop tendres pour faire face à leurs bêtises. La truculente Brooklynn Prince donne à cette petite Moonee toutes les facettes nécessaires pour nous donner envie de la suivre n’importe où, que ce soit pour chiner un cornet de glace ou pour s’organiser un safari au milieu de bovins. Sean Baker a trouvé la parfaite interprète pour mettre en parallèle cette innocence juvénile face à la réalité plus exiguë du monde adulte campé par les difficultés à joindre les deux bouts de sa mère, interprétée par la surprenante débutante Bria Vinaite. Cette dernière représente le vrai symbole d’un rêve américain envolé, car jeune, jolie et volontaire, mais empêtrée dans un quotidien où chaque lendemain ressemble à un Everest à gravir. Alors on chill, on se balade, on mange des bonnes choses pour se sentir vivant, à défaut d’être pleinement heureux. La gouaille remarquable du toujours impeccable Willem Dafoe paternalise le tout, en sorte de « vrai » super héros du quotidien. Baker emballe, avec savoir-faire esthétique et maitrise narrative, une chronique estivale vivace et colorée sur l’Amérique des laissés-pour-compte.

The Florida Project sort le 9 mai en Blu-Ray, DVD et VOD, l’occasion pour vous de faire la connaissance de Moonee et de sa joyeuse bande. L’occasion de découvrir la Floride et ses couleurs éclatantes à travers cette épopée estivale remplie de dignité et de générosité. Découvrez la face cachée de l’American Dream contemporain.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Moonee a 6 ans et un sacré caractère. Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents.
Ses incartades ne semblent pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère. En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

Sortie DVD : le 9 mai 2018
Durée : 1h51
Réalisateur : Sean Baker
Avec : Bria Vinaite, Brooklynn Prince, Willem Dafoe, Mela Murder, Caleb Landry Jones, Valeria Cotto
Genre : Comédie dramatique
Distributeur : Le Pacte
Prix : à partir de 19,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Miracle, un petit bijou de film lituanien

Miracle
Miracle, film de Egle Vertelyte, Copyright Droits réservés

Miracle, un petit bijou de film lituanien

Miracle s’inspire d’une histoire vraie. Après la chute du communisme au début des années 90, les économies locales sont exsangues, le rêve collectiviste a fait long feu et les caisses sont vides. La bonne volonté ne suffit pas à payer les salaires à la fin du mois. C’est dans ce contexte particulier que des occidentaux débarquaient à l’époque pour racheter usines et bâtiments, sans éveiller le moindre soupçon et sur la foi de promesses plus abracadabrantes les unes que les autres. C’est ici Irena (Eglè Mikulionyté) qui fait les frais de l’empapaouteur Bernardas (Vyto Ruginis) pour un dénouement inattendu… un vrai miracle!

Une comédie dramatique charmante et caustique

Qui a connu l’Europe de l’Est à cette époque de tous les changements garde en mémoire cette ambiance toute particulière faite de débrouille et de dénuement. Une seule boutique regroupant bouteilles, aliments et électroménager reçoit de rares clients, l’argent est rare et le marché noir est roi. Sur les principales places du village, tout s’achète et s’échange avec des biens en provenance d’Europe de l’ouest essentiellement. Le communisme vantait les mérites d’usines dirigées par le peuple et pour le peuple mais c’était bien évidemment plus compliqué que ça. Certains en profitaient plus que d’autres, bénéficiant de largesses auxquelles monsieur tout le monde n’avait pas accès, créant inimités et jalousies dans les populations. Irina est une femme forte qui a cru à l’idéologie communiste et la ferme de porcs qu’elle dirige lui fait rêver de petits porcelets toutes les nuits. Mais le rêve est terminé et l’usine autrefois florissante et vantée dans tout l’URSS comme un exemple de réussite ne compte plus que quelques occupants seulement. Quand Bernardas débarque des USA dans sa cadillac rouge les poches pleines de dollars pour racheter l’usine et la relancer, personne ne se méfie. Pourtant le personnage cache bien des choses derrière son sourire et son déhanché ravageur. Irina n’est pas la dernière à se méfier mais elle est seule, représentante d’un ordre ancien qui l’a blacklisté dans l’esprit collectif. C’est pourtant elle la vraie héroïne d’un film qui relativise bien vite la notion de miracle, car les miracles ne courent pas les rues en matière d’économie. Le miracle du film est bien plus intime, elle qui vit avec un mari alcoolique et peu valorisantdans une petite ville perdue de Lituanie. Malgré les difficultés, c’est elle qui sortira gagnante du film après bien des tourments mais dont aucun ne lui fait perdre son sourire.

Miracle est une merveille de petit film inattendu qui ravit le spectateur au plus haut point. La résilience de l’héroïne fait plaisir à voir et fait imprimer un large sourire sur le visage des spectateurs. Une pépite à découvrir au cinéma ce mercredi 8 mai!

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

1992. Quelques part en Lituanie. Peu de temps après la chute du communisme, Irena, gérante d’une ferme porcine modèle de l’époque soviétique fait tous ses efforts pour l’adapter au nouveau système capitaliste. L’arrivée très démonstrative de Bernardas, businessman américain à la chevelure orangée, est perçue par Irena, comme la réponse à toutes ses prières. Sauveteur aux poches remplies de dollars, animé par les meilleures intentions, il dévoile progressivement des intérêts beaucoup moins nobles.

Sortie : le 9 mai 2018
Durée : 1h31
Réalisateur : Egle Vertelyte
Avec : Eglè Mikulionyté, Vyto Ruginis, Andrius Bialobzeskis
Genre : Comédie Dramatique

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

La bonne surprise Avengers Infinity War

Avengers Infinity War
Avengers Infinity War, film des frères Russo, Copyright Marvel Studios 2018

La bonne surprise Avengers Infinity War

Le 3e volet des Avengers mène grand train en étendant sa razzia sans partage sur le Box Office mondial. Meilleur démarrage de tous les temps aux USA, 630 millions de dollars accumulés en première semaine au niveau mondial, les chiffres donnent le vertige. Pas forcément motivé pour m’infliger une nouvelle séance d’effets spéciaux superfétatoires et d’action rocambolesque avec des super héros qu’autrefois seuls les adolescents adoraient, je me suis pourtant motivé pour découvrir les 2h30 de spectacle Marvel. Et grand bien m’en a pris car même si le spectateur n’échappe pas aux avanies habituelles, le film recèle une vraie pépite. Aussi laid visuellement qu’annoncé à grands coups d’affiches mensongères comme un méchant très méchant, le personnage de Thanos recèle une vraie complexité qui le rend aussi passionnant qu’ambigu. De quoi ravir les nostalgiques du Joker dans The Dark Knight ou de Hannibal Lecter dans Le Silence des Agneaux pour le faire entrer au Panthéon des méchants.

Un Marvel avec tous les ingrédients habituels

Commençons par la base. Infinity War réunit tous les personnages Marvel qui ont fait le succès du MCU auprès du public depuis déjà plus d’une décennie. Les Avengers évidemment avec toute la clique, Iron Man, Captain America, Hulk, la Widow, Thor, mais bizarrement pas d’Hawkeye disparu avec armes et bagages, et puis l’ajout pas négligeable des personnages des Gardiens de la Galaxie, de Spiderman, de Doctor Strange, de Black Panther et de Vision, ça fait du monde à l’écran, voire Festival de Cannes des super-héros. Les fans ne manqueront pas de noter l’absence d’Ant-Man, mais ne chipotons pas. Disney n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde pour exploser les scores au Box Office, surtout que l’action se situe sur de multiples planètes qui ne devraient pourtant normalement pas être atteintes avant plusieurs années lumières mais qu’importe. Marvel propose un monde de fantaisie assumée où les lois de la physique n’ont plus cours, un héros peut résister au feu du soleil ou prendre des coups surpuissants pour se relever sans presqu’aucune égratignure. Les aficionados d’effets spéciaux seront ravis, les producteurs ont cassé leur tirelire pour un résultat visuel flamboyant. Il n’y a pas à dire, cet Infinity War sent le travail bien fait au niveau design. Au niveau scénario, j’y reviendrai en détail  les super-héros n’hésitent pas à balancer des blagues en plein combat, démontrant une décontraction à toute épreuve, au risque de faire sortir de l’action. Iron Man ne s’entendait déjà pas très bien avec Captain America, ça ne va pas mieux avec Doctor Strange, les costumes évoluent avec toujours les mêmes acteurs à l’écran. Les chèques ont du causer une jaunisse carabinée au comptable de Disney.

Un méchant qui rentre directement au panthéon

Tout cela sentirait ardemment le réchauffé si les scénaristes n’avaient pas eu le très bon gout d’opposer les héros à un vrai méchant complexe et torturé. Josh Brolin prête ses traits à un méchant visuellement laid et ridicule mais raccord avec la BD. Oui, je ne m’en remets pas, tant de muscles et de cicatrices pour un personnage qui au final attire la caméra tout du long. Car le vrai héros d’Infinity War, c’est lui, Thanos, crapule qui veut réunir les 6 pierres d’infinité pour éradiquer 50% de la population universelle et rétablir l’équilibre. Si les dangers de la surpopulation et de l’épuisement des ressources sont abordés ici en filigrane, la densité du personnage fait surtout plaisir à voir. Cette scène où il discute plaisamment avec une petite fille (future super héroïne) en lui poussant légèrement le visage pour qu’elle ne voit pas le massacre perpétré à proximité résume à elle toute seule le film et la complexité du personnage. Thanos s’est auto-persuadé de la justesse de sa quête malgré le prix à payer et l’horreur de ses actions. En vrai dictateur héritier des pires crapules de l’histoire, Thanos ne se refuse pas une larme à l’occasion, jusqu’à faire éprouver de l’empathie au spectateur pris au piège. La scène finale (avant celle du post-générique) montre un méchant apaisé une fois sa quête accomplie, le comble si on considère l’hécatombe perpétrée dans les rangs des super héros. Quoiqu’à mon avis, si certains semblent bel et bien morts, tous ceux qui s’effacent simplement de l’écran en disparaissant comme des grains de poussière dans le vent réapparaitront par la suite, j’en mets ma main à couper. Wait and see.

En résumé, les fans d’action et d’effets spéciaux seront comblés, les spectateurs plus exigeants aussi grâce à l’apport incommensurable du personnage de Thanos, aussi hideux visuellement que passionnant. Peut être le début d’une densification bienvenue des scénarios dans l’univers jusque là un peu trop simpliste du MCU.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]
Avengers Infinity War
Avengers Infinity War

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

Sortie : le 25 avril 2018
Durée : 2h36
Réalisateur : Joe Russo, Anthony Russo
Avec : Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Chris Evans
Genre : Aventure, Action

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Traité de savoir-rire à l’usage des embryons, une lettre rigolote de Anne Akrich (Julliard)

Anne Akrich

Traité de savoir-rire à l’usage des embryons, une lettre rigolote de Anne Akrich (Julliard)

Anne Akrich nous offre son troisième livre : Traité de savoir-rire à l’usage des embryons. C’est à la fois une autobiographie et de l’autofiction.

Une lettre adressée à son futur enfant

Elle a écrit ce livre alors qu’elle était enceinte. C’est une sorte de lettre adressée à son futur enfant pour lui expliquer comment il a été conçu et qui sont ses parents. C’est écrit avec plein d’humour tout en analysant les relations de couple avec beaucoup de sérieux. Il faut dire que la situation n’est pas banale. Elle, la future mère, est issue d’un milieu modeste et le père, lui, est déjà bien installé, a une belle situation, et est déjà père de deux grands enfants. Anne a trente ans de moins que le père de son enfant. Du coup, elle prévient son bébé que pour lui, ce ne sera pas facile à vivre. Quand son père viendra le chercher à l’école, il sera pris pour son grand-père. En plus, à cause de leur amour, il risque d’être orphelin jeune. Donc, de connaître la terrible douleur du deuil. Mais pourquoi donc a-t-il fallu qu’elle tombe amoureuse de son père et désire plus que tout un enfant ?

Comment expliquer l’amour à son enfant ?

Anne Akrich a une plume acérée, n’hésite pas à parler de ses traditions juives avec humour, et quelquefois avec beaucoup d’auto-dérision. Quand elle parle du mariage, le lecteur ne peut que rire !

Ce livre, Traité de savoir-rire à l’usage des embryons, va plaire aux mamans enceintes, mais aussi aux papas ! Ils vont comprendre à quel point une grossesse perturbe tout l’organisme de la femme ! Et que ce n’est pas vraiment 9 mois de bonheur intégral !

Le livre est entièrement consacré aux relations du couple et à la grossesse. Pas une ligne sur l’accouchement qui est toujours à venir… Et c’est tant mieux !

On attend donc la suite de ce livre, à savoir, la naissance et surtout les débuts de la vraie maternité ! La première année avec bébé, cela pourrait être aussi bien rigolo car tellement loin de tout ce dont on a rêvé durant la grossesse !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Bienvenue dans le plus drôle et le plus impudique des anti-manuels de grossesse.
Histoire de lui épargner vingt ans de psychanalyse – ou de les préparer –, une mère écrit à son enfant in utero pour lui raconter d’où il vient, quel genre d’énergumènes sont ses parents, dans quelles circonstances il a été conçu. Car le bébé à venir est le fruit d’une rencontre improbable et cocasse entre deux êtres que tout aurait dû séparer : origine, milieu, famille, culture, et presque trente ans de différence.
Si vous aimez Groucho Marx, Philip Roth, Woody Allen et les boulettes aux artichauts, si vous êtes une future mère ou un futur père, si vous voulez connaître la vie secrète de vos parents avant votre naissance ou les pensées inavouables de votre génitrice pendant qu’elle vous attendait, si la béatitude convenue des femmes enceintes vous exaspère, alors cette confession corrosive et hilarante est faite pour vous.

Date de parution : janvier 2018
Auteur : Anne Akrich
Editeur : Julliard
Prix : 18 € (234 pages)
Acheter sur : Ici

Un bel hymne à l’amitié avec la bande dessinée Codine aux éditions La Boîte à Bulles

Codine
Codine, scénario de Jacques Baujard, dessin de Simon Géliot, La Boîte à Bulles

Un bel hymne à l’amitié avec la bande dessinée Codine aux éditions La Boîte à Bulles

Le dessinateur Simon Géliot et le scénariste Jacques Baujard adaptent en bande dessinée le roman Codine de l’écrivain roumain Panaït Istrati pour un moment de lecture tout en sensibilité. En contant la rencontre d’un jeune garçon de 8 ans avec un ancien bagnard aussi rustre que philosophe aux prémices du XXe siècle dans un coin reculé de la Roumanie, ils offrent à lire une méditation sur l’amitié et la dureté de la vie pour ceux qui ne rentrent pas dans le moule.

Une bande dessinée belle comme un roman

Le dessinateur Simon Géliot nimbe la bande dessinée Codine d’une atmosphère quasi onirique avec ses couleurs grisâtres pour rendre compte du dénuement d’une époque. Située sur les bords du Danube dans la ville reculée de Braïla dans la Roumanie du début du XXe siècle, l’histoire débute comme un conte avec Adrien, petit garçon de 8 ans obligé de venir habité avec sa mère dans un quartier mal famé. Son apparence innocente contraste avec une grande maturité qui le fait dénoter avec les enfants de son âge. Une rencontre décisive va le pousser à côtoyer Codine, ancien forçat à la force surhumaine et à la sagesse des anciens. Sans éducation scolaire, l’adulte voit une rage indicible gronder au fond de son coeur, que son jeune compagnon parvient parfois à apaiser mais qui le fait agir trop souvent de manière brutale. Les profonds liens d’amitié qui tient les deux personnages se basent sur un respect mutuel autant que sur l’envie de ne pas évoluer seul dans l’abrupt monde des hommes. L’issue dramatique semble inéluctable tant Codine parait trop grand et trop vrai pour la petitesse de ses semblables. Le scénariste Jacques Baujard agrémente l’histoire de phrases belles comme des maximes issues de la plume de Panaït Istrati. L’écrivain roumain de langue française, surnommé Le Gorki des Balkans, a rédigé plusieurs ouvrages constituant le cycle des Récits d’Adrien Zograffi dont Codine est un extrait représentatif.

Codine est une bande dessinée qui se lit comme un beau roman d’apprentissage, le jeune enfant grandit de plusieurs siècles au contact de l’adulte perdu dans le monde des hommes. Une bande dessinée qui donne également envie de se plonger enfin dans l’oeuvre de l’écrivain roumain trop méconnu Panaït Istrati.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR, INFOS ET PLANCHES DE L’ALBUM » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Au début du 20e siècle, le petit Adrien Zograffi, huit ans, vient vivre avec sa mère, blanchisseuse, dans le quartier le plus déshérité de Braïla, sur les bords du Danube, en Roumanie. Il fait la connaissance de son voisin Codine, un géant révolté, ancien bagnard, emprisonné dix ans pour avoir tué son meilleur ami. Devenus amis, ils iront jusqu’à échanger leur sang et se promettre de se protéger l’un l’autre. Une magnifique fable sociale, adaptée du roman de Panait Istrati, écrivain roumain francophone, voyageur humaniste, défenseur de la liberté. Un véritable hymne à l’amitié émouvant et touchant.

Date de parution : le 2 mai 2018
Scénariste(s) : Jacques Baujard
Dessinateur(s) : Simon Géliot
Genre : Adaptation
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 18 € (96 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Codine
Codine

Codine
Codine

Codine
Codine

Codine
Codine

Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur, un roman acidulé de Julie Israel (Casterman)

Julie Israel

Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur, un roman acidulé de Julie Israel (Casterman)

Diplômée en écriture créative, Julie Israel signe avec Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur son premier roman. Son roman est déjà traduit en plusieurs langues, signe d’un succès indiscutable. Alors que son second roman est « en construction », elle innove avec ce roman des thèmes bien connus du genre Young Adult.

Le thème du deuil dans toute sa complexité

Le deuil est un thème très courant dans la littérature Young Adult, mais Julie Israel le traite d’une façon bien différente. On découvre Juniper, adolescente qui fait sa première rentrée depuis la mort de sa sœur, un peu moins de deux mois plus tôt. Pour tout le monde, elle est « la sœur de Camilla ». Au milieu de son deuil et de sa rentrée mouvementée, Juniper va tenter de se faire sa place, de trouver sa voie.

Une quête

Par le plus grand des hasards, Juniper retrouve une note de sa sœur, destinée à un certain « Ton moi ». Juniper se fait alors un devoir de retrouver ce fameux amoureux secret de sa sœur, dont elle ne savait rien et apprend seulement l’existence. Juniper se raccroche à cette recherche pour retrouver un peu de sa sœur dans le présent. Le lecteur se retrouve pris à l’intrigue et suit l’avancée de Juniper pour en savoir plus sur ce copain secret, mais aussi sur Camilla, dont on ne sait pas grand-chose en débutant le roman.

Un avant et un après

Juniper évoque ses souvenirs de sa sœur, mais aussi de sa « vie d’avant » : sa famille, ses amis… tout a changé depuis cet accident tragique qui a coûté la vie de Camilla. Alors que sa vie de famille est entièrement bouleversée, Juniper doit aussi faire face à de nombreux chamboulements dans son cercle d’amis. Elle apprend à s’ouvrir et à grandir de cette épreuve. Julie Israel décrit ces changements avec beaucoup de facilité, rendant la transition entre le « avant » et le « Après Camilla » plus fluide pour le lecteur.

Un roman original

Les chapitres ne sont pas numérotés comme on pourrait s’y attendre. En effet, le premier chapitre est le chapitre « 67 » et représente le nombre de jours écoulés depuis la mort de Camilla, la sœur de Juniper. Ce fonctionnement est un autre rappel constant du drame qui a bouleversé la vie de Juniper.

L’écriture de Julie Israel est extrêmement fluide, nous entraînant de chapitre en chapitre à la recherche de nouveaux indices. On attend le dénouement avec impatience, en compagnie de personnages attachants.

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

En ce premier jour de rentrée, Juniper Lemon serre tout contre son cœur, le sac de sa sœur Camie, disparue durant l’été. Pleine de colère et d’amour, Juniper note chaque jour au moins une chose qui lui apporte du bonheur. Ainsi que Camie le lui a appris…

Date de parution : le 2 mai 2018
Auteur : Julie Israel
Editeur : Casterman
Prix : 16 € (480 pages)
Acheter sur : Ici

Mange prie aime, le livre autobiographique d’Elisabeth Gilbert vient de sortir en livre audio (Audible)

©2006 / 2008 Viking Penguin, New York / Elizabeth Gilbert / Calmann-Lévy (P)2018 Audiolib

Mange prie aime, le livre autobiographique d’Elisabeth Gilbert vient de sortir en livre audio (Audible)

Mange prie aime raconte la propre histoire de la vie de l’auteur : Elisabeth Gilbert, chercheuse et écrivain. L’histoire est lue par la comédienne Catherine Creux. Ce livre est strictement personnel dit l’auteur. 14h et 27 minutes d’écoute, soit 109 chapitres ! Belle écriture, belle lecture ! Voix douce et féminine, avec des petits morceaux de guitare entre chaque chapitre.

L’écoute est divisée en trois parties, la première est réservée à l’Italie, la seconde en Inde et la dernière en Indonésie. Un parcours totalement atypique de Liz. Un parcours résumé dans le titre du livre : Mange prie aime.

Parcours initiatique : mange

Chacune d’elles raconte le voyage initiatique de Liz qui décide de prendre une année sabbatique, après des déboires amoureux. L’auteure nous raconte tout d’abord son voyage en Italie, à Rome pour commencer, puis ensuite Naples.

Tout en parlant de son amour de l’Italie, et surtout de l’italien, Liz revient sur son passé récent et pourquoi elle se retrouve seule à Rome, à étudier l’italien avec Giovanni. Lui se perfectionne en anglais, et elle en italien. Ensemble, nous mangeons et dialoguons, écrit-elle ! Giovanni, le bel et jeune italien, la tente beaucoup. Mais elle a décidé une année entière de célibat.

Avoir un bébé, c’est comme se faire tatouer le visage, disait sa sœur !!! « Je ne voulais pas de bébé ! Je n’étais vraiment pas prête à avoir un bébé ! » Et pourtant elle était heureuse dans sa nouvelle maison, avec ses 8 lignes de téléphone. Mais en fait, cette maison ne lui ressemblait pas. Dans le fond elle n’était pas heureuse. Elle a donc demandé le divorce, cédant tous ses biens matériels à son mari. Et puis elle a rencontré David, en est tombé follement amoureuse. Mais avec lui aussi, ça n’a pas marché… tant de questions trottaient dans sa tête ! Et un beau jour, de son voyage en Italie, elle a écrit à David pour lui rendre sa totale liberté, même si elle n’était pas convaincue ! Et que cela l’a fait bien souffrir.
Après Rome, ce fut Naples où elle se régale. Elle mange toutes les spécialités italiennes sans aucune retenue ! En même temps, elle apprend à vivre seule. Elle pense à sa mère dont elle admire l’indépendance et la force de caractère. Elle se pose de multiples questions et Naples fait jaillir en elle une prise de conscience : « Je dois trouver mon bonheur sans David. » Elle se demande aussi ce qu’elle doit mériter dans cette vie … Autant de questions qui restent en suspens… Avec Liz, et sa sœur qui lui rend visite, le lecteur visite Rome et Naples, chacune avec leurs caractéristiques bien précises. Ses descriptions sur ce magnifique pays nous font voyager. Et également saliver. Car là-bas, Liz se régale et prends 12 kg, les meilleurs de sa vie, avoue-t-elle !

Suite du parcours : prie

Elle quitte l’Italie, prête pour la méditation. Elle se retrouve en Inde, un tout autre monde. La pauvreté l’entoure. Et la terrible discipline du corps et de l’esprit s’impose. Ashram et rigueur ascétique vont l’aider dans sa recherche. Elle doit arriver à se pardonner elle-même. Ses rencontres vont lui ouvrir le cœur. Petit à petit. Rien ne se fera facilement pour Liz. La méditation est une étape à franchir et elle pense ne jamais y arriver.

Fin du parcours : aime

Ensuite, elle part à Bali. Et entraine encore une fois le lecteur dans sa quête du bonheur. Ketut sera son maître spirituel qui va la guider jusqu’au bonheur. Liz dit qu’en parcourant le monde pour s’aider soi-même, on finit par aider Tutti. Et Tutti en italien veut dire : tout le monde… Elle aide les gens qui l’entourent et qui sont dans la misère…

Liz finit par rencontrer le bonheur. Même si elle a du mal à l’accepter, voire même à l’identifier, Liz devient une femme qui croit en la « physique de la quête », c’est comme une force de la nature qui nous pousse en avant. Et si vous êtes prêt à tout abandonner pour partir, alors, vous êtes prêts à pardonner et la vérité jaillira, écrit-elle.

Un parcours qui devient un exemple

Ce très beau livre doit s’écouter lentement, en prenant tout son temps. Comme une sorte de méditation. Et la voix de Catherine Creux sonne très juste et arrive à nous faire bien rire quand elle imite les personnages qu’elle rencontre au fil de son voyage ! Elle nous fera également pleurer… Cela nous permet de nous mettre à la place de Liz et d’essayer, avec elle, de se retrouver soi-même.

Ce livre a été adapté au cinéma, en 2010, et c’est Julia Roberts qui interprétait le rôle de l’auteur. Et cette autobiographie l’a tellement touchée, qu’à la fin du tournage, elle s’est convertie à l’hindouisme.

Publik’Art a été également touché par ces 500 pages lues tranquillement en accord avec l’écriture de l’auteure. Une belle leçon de vie ! Notre coup de coeur ! Une très belle œuvre qui s’écoute par petites touches pour laisser le temps au lecteur de s’imprégner des 14h d’écoute sur Audible.fr

Accédez au : Mange, prie, aime

Offre d’essai Audible : 1 livre audio gratuit !

Profitez de l’offre d’essai Audible pour vous offrir gratuitement un livre Audio avec Audible.fr, pendant le premier mois d’un abonnement mensuel. Si vous n’avez pas aimé l’expérience, vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Si au contraire, vous souhaitez rester abonné, vous recevrez chaque mois un crédit audio vous permettant de télécharger un livre audio, pour 9,95 euros.

Bénéficiez d’un livre audio gratuit

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS  » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Mange, prie, aime

À trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une femme ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie !

En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit, en Indonésie elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…

Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi… Ce roman culte a également été adapté au cinéma en 2010, avec Julia Roberts et Javier Bardem.

©2006 / 2008 Viking Penguin, New York / Elizabeth Gilbert / Calmann-Lévy (P)2018 Audiolib

Ce livre audio est disponible en version intégrale sur Audible.fr et est disponible au téléchargement.

Date de parution : le 18 avril 2018
Auteur : Elisabeth Gilbert
Lu par : Catherine Creux
Editeur : Audiolib
Durée : 14h et 37mn
Acheter sur : Audible

Le pacte d’Avril, une jolie histoire de femmes (Albin Michel)

Sophie Astrabie © Albin Michel

Le pacte d’Avril, une jolie histoire de femmes (Albin Michel)

Sophie Astrabie écrit son premier roman avec Le pacte d’Avril. Un joli roman chargé de bonne humeur !

La jeune femme moderne

C’est l’histoire d’une jeune femme de 35 ans. Elle s’appelle Avril. Elle n’est pas mariée, travaille dans une boite commerciale et vend des œufs ! Bref, son métier ne la passionne guère mais elle le fait bien. Et puis, un beau jour, elle en a marre d’obéir à son « chef ». Alors, sur un coup de tête, elle démissionne. Si Avril n’a pas d’amoureux dans la vie, elle a de bons amis et une amie, Mirza qui a près de 50 ans de plus qu’elle. Mais elle la retrouve régulièrement, toujours avec plaisir. Un jour Mirza lui offre une chaîne avec une clé. Et c’est à Avril de trouver quelle porte ouvre cette mystérieuse clé. A chacune de leur rencontre, Mirza donne des conseils à Avril… Tout simplement sur la vie. Sur la façon de gérer sa vie, de ne pas passer à côté de l’essentiel !

Petite leçon de philosophie

Mais la vie d’Avril est plus compliquée que ça. Elle est seule, mais son voisin est charmant et ensemble, ils font quelques sorties. Et puis, il y a aussi Jean. Ils sont sortis ensemble il y a 7 ans. En se quittant ils ont décidé d’un pacte : si à 35 ans, ils ne sont mariés ni l’un ni l’autre, ils se remettront ensemble et feront un bébé. Cela trotte dans la tête d’Avril. A tel point que ce pacte l’empêche de vivre au présent… Va-t-elle le retrouver ? Faire un bébé avec Jean ?

L’écriture de Sophie Astrabie est agréable, fluide, légère et nous entraîne dans le tourbillon de la vie d’Avril, sans résistance. Elle nous réserve un joli moment de lecture où l’amour se mêle à l’amitié sans pour autant enjoliver la vie. Mirza apporte la touche de sagesse à cette jeunesse insouciante… Le pacte d’Avril, un livre, plein de vie, à emmener en vacances !

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Avril fête ses 35 ans et se remémore la promesse de Jean, le jour de leur séparation. Se retrouver à 35 ans, si aucun des deux ne s’était encore marié. Avril est toujours célibataire, mais Jean ? Est-il marié ? Se souvient-il de leur pacte ?

Mirza, la voisine octogénaire d’Avril tente de la détourner de ce premier amour pour la pousser à mordre la vie à pleines dents. Mais ce que Mirza ignore, c’est que le destin va la mettre elle aussi face à son propre premier amour perdu…

Le pacte d’Avril, un roman tendre et émouvant autour de l’amitié improbable entre une trentenaire nostalgique et une octogénaire qui ne croit qu’en l’avenir. à travers le regard de deux personnages que tout oppose, Sophie Astrabie nous invite à être déraisonnable et à aimer passionnément, quel que soit notre âge.

Date de parution : le 28 mars 2018
Auteur : Sophie Astrabie
Editeur : Albin Michel
Prix : 18,90 € (334 pages)
Acheter sur : ICI

Sortie en DVD/BluRay de Thelma, le thriller sensoriel et glaçant de Joachim Trier

Sensuel et envoutant éveil des sens pour Thelma.

Le nouveau choc esthétique et anxiogène venu de Scandinavie, Thelma, sort en DVD/BluRay/VOD.

Il vous suffira de 2 minutes devant Thelma pour vous dire que vous resterez scotché à la pellicule jusqu’au générique de fin. Ce genre de film où l’irréel peut surgir à n’importe quel moment du quotidien. Ce genre de réalisation classieuse et tenue qui capte votre attention pour le moindre détail sans esbroufe. Scandinavement vôtre. Mais pas que. Joachim Trier touche les cimes du genre avec ce récit émaillé de fantastique qui narre l’émancipation post-ado de Thelma. Du confinement familial, suite à un drame survenu, à l’exploration sensorielle d’elle-même, tous les prétextes sont bons pour instaurer une sentiment d’étrange, de malaise. Du pur cinéma d’angoisse à la Polanski ou à la Hitchcock, la froideur du grain en plus.

Une maîtrise de tous les instants instaure un malaise constant.

Joachim Trier n’en est pas à son coup d’essai niveau réalisation. On lui doit entre autre la jolie déambulation initiatique Oslo, 31 août. On pouvait déjà y discerner sa capacité à transcrire le malaise post-ado ici présent. Car, sous ses couverts de thriller fantastico-sensoriel, Thelma narre avant tout l’éclosion à la vie d’une timide jeune fille à la beauté diaphane. Difficile de sortir du cocon familial quand en plus celui-ci souffre d’une tragédie intime et ne vit que par le religieux. Thelma, c’est Eili Harboe, totale inconnue venue de Norvège à la présence aussi gracile que fragile à l’écran. Cela faisait longtemps qu’une débutante n’avait pas vampirisé les caméras comme elle. Son interprétation y est pour beaucoup dans la réussite du film, tant il est aisé de cheminer avec elle dans l’univers troublant instauré par Trier. Que se passe t-il dans la vie et dans la tête de Thelma ? Un point d’interrogation constant que son réalisateur prend un malin plaisir à lever petit à petit, avec une maîtrise narrative et esthétique comme on en a rarement vu depuis longtemps. Un choc.

La sortie de Thelma en Blu-Ray, DVD et VOD vous propose de rattraper ce polar dense et anxiogène dont vous ne ressortirez pas indemne. Fantasme ou réalité. A vous d’y répondre en le revoyant à foison pour vous faire votre idée.

[vc_text_separator title= »SYNOPSIS ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d’Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien, mais, elle fait un jour à la bibliothèque, une crise d’épilepsie d’une violence inouïe. Ces crises deviennent de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses…

Sortie DVD : le 4 avril 2018
Durée : 1h56
Réalisateur : Joachim Trier
Avec : Eili Harboe, Kaya Wilkins, Henrik Rafaelsen, Ellen Dorrit Petersen
Genre : Thriller
Distributeur : Le Pacte
Prix : à partir de 19,99 € (DVD)
Acheter : sur fnac.com

[vc_text_separator title= »BANDE ANNONCE » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

A LIRE