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L’étrange et drolatique voyage de ma mère en Amnésie, une histoire vraie (JC Lattès)

Michel Mompontet

L’étrange et drolatique voyage de ma mère en Amnésie, une histoire vraie (JC Lattès)

 

Qui n’est pas personnellement touché par la maladie d’Alzheimer ? On l’est tous plus ou moins. Et Michel Mompontet l’a été de plein fouet ! Sa maman fut touchée, presque d’un seul coup, par cette terrible maladie. Et l’auteur a voulu, sans doute pour ne rien oublier, nous faire partager les derniers mois de sa maman. Ne rien oublier sur une maladie qui efface tout ?

Un autre monde, plus poétique

Si sa maman est atteinte d’Alzheimer, elle reste tout de même une personne à part entière. Certes, elle a perdu de nombreuses qualités mais à travers sa maladie elle développe d’autres dons, comme celui de la poésie. Elle s’extasie de tout, et parle de son environnement comme un poète. C’est vraiment beau et touchant. L’auteur a su très bien reconstituer des moments intimes avec sa mère, sans les dénaturer et surtout en leur gardant toute leur intimité. C’est à la fois enfantin, poétique, émouvant et souvent drôle ! Car si Geneviève a un peu perdu la tête, elle n’a pas oublié son humour. Et ses anecdotes sont uniques !

Au final, un terrible enfermement

Ce livre montre toute la complexité de cette terrible maladie et la difficulté pour l’entourage de la comprendre et de la soigner. Geneviève a eu de la chance car son fils avait les moyens de prendre du personnel pour s’occuper de sa mère et la laisser à domicile. Si Michel pense avoir tout prévu pour mettre sa mère en sécurité, cela n’a duré qu’un temps. Une petite chute et le drame arrive. Et son état dégringole à toute vitesse jusqu’à devenir insupportable pour son fils. Si le malade ne se souvient plus de rien, pour l’entourage, cette descente en terre inconnue est insupportable. C’est la mort lente avant la mort. Un enfermement complètement inhumain. Un temps où l’on désire la fin de cette horrible maladie.

Une aide pour l’accompagnant

Ce récit peut aider de nombreuses familles à se sentir moins seules. A analyser les différentes étapes de cette maladie qui vous ronge de l’intérieur et qui annihile les aidants. L’étrange et drolatique voyage de ma mère en Amnésie, un beau récit, très bien écrit, avec une plume très agréable à lire malgré la souffrance et la douleur ! Et au-delà de la maladie, une très belle et émouvante histoire d’amour d’un fils pour sa mère.

Extraits

Qui a pensé à soigner les douleurs et les peines des accompagnants, qui pour panser les blessures de ces témoins impuissants ? Et si, dans le couple malade-accompagnant, c’était finalement ce dernier qui était le plus à plaindre ? p. 82

Tu en reviens, exhibant fièrement un petit carnet bleu à spirale : voilà donc tes Mémoires, toi qui n’en as plus tellement. Les Mémoires de ma mère amnésique. P.227

Dans tes champs d’amnésie, je veux labourer et semer, jusqu‘à la tombée de la nuit. P.354

Sa fracture va petit à petit guérir, m’explique-t-on et elle pourra rejoindre le service long séjour, d’où elle ne sortira plus jamais. Quand elle ira mieux, elle sera donc foutue ! p.421

[vc_text_separator title= »RESUME DE L’EDITEUR ET INFOS » color= »custom » border_width= »5″ accent_color= »#1e73be »]

« Ma mère (89ans) ne perd pas la tête. Elle la laisse juste vagabonder de plus en plus ailleurs, dans des contrées étranges, souvent inquiétantes, menaçantes, mais parfois merveilleusement poétiques. Des pépites précieuses dans sa débâcle qui nous amusent et nous enchantent autant elle que moi».
C’est ainsi que Michel Mompontet a commencé à écrire le « voyage en amnésie », pour lui seul et pour ne rien perdre des derniers instants de Geneviève. De ses notes, il a fait un livre rare qui parle à chacun de nous. Peut-on retenir le temps et les souvenirs qui s’évaporent ? L’amour est-il un antidote aux pathologies de la mémoire ? Que reste-t-il quand notre cerveau « s’enfuit comme un ballon dans l’azur », quand « notre esprit est traversé de courants d’air » ?
Le récit de Michel Mompontet est chargé d’émotion mais il n’est pas triste. Il nous livre une magnifique histoire filiale et un inoubliable portrait de femme. Geneviève, solide gasconne qui n’a rien perdu de son sens de l’humour, se bat contre le mal qui la ronge avec d’étonnantes ressources, et une énergie souvent désopilante. Son fils, Michel, et ses alliés (gardes-malades dévoués, médecins pleins d’humanité, voisins compatissants mais aussi arbres du jardin, papillons, étoiles) s’ingénie à trouver des parades, invente de rocambolesques stratagèmes pour contrer son principal ennemi (le redoutable Alzheimer) ainsi qu’une cohorte d’autres adversaires (assureurs avides, tante vindicative, fantômes et non-dits familiaux). Ainsi alors qu’il croit être seulement revenu dans le village landais de son enfance pour sauver sa mère, c’est aussi avec son propre passé et ses zones d’ombres qu’il renouera.

Date de parution : le 4 avril 2018
Auteur : Michel Mompontet
Editeur : JC Lattès
Prix : 20,90 € (500 pages)

Le monde de Lucrèce, ou la vie d’une toute jeune ado vue par Anne Goscinny (Gallimard)

Le monde de Lucrèce, ou la vie d’une toute jeune ado vue par Anne Goscinny (Gallimard)

Le dernier né de Anne Goscinny, Le monde de Lucrèce, peut être lu dès l’âge de 8 ans. Mais franchement, même les parents peuvent le lire et souriront bien souvent en le dévorant !

Car Le monde de Lucrèce dévoile les petits secrets d’une petite fille entrant en sixième et se sentant d’un seul coup adolescente ! Les parents de Lucrèce ont divorcé. Elle a donc un beau-père et aussi un demi-frère. Son père est un artiste, un artiste très original !

C’est drôle, bien écrit et en même temps facile à lire. Chaque enfant pourra s’identifier à Lucrèce. Son carnet intime, ses histoires à l’école comme à la maison, son vote de déléguée de classe et son désir d’animal domestique, tout y est ! Même ses copines en « Line »… Les rôles de parents, comme celui des grands-parents sont emplis de détails croustillants !

Il est superbement bien illustré par Catel. Bref, le lecteur ne peut que se régaler avec ce beau livre,Le monde de Lucrèce. On espère que Lucrèce va nous révéler, très vite de nouvelles aventures… Normalement, rendez-vous est pris en octobre 2018 !

Page de l’éditeur :

Cette année, Lucrèce fait sa grande rentrée en 6e. Pas facile quand on a une mère archi débordée, un beau-père qui vous pique vos devoirs de maths, un demi-frère geek, un père artiste très abstrait et une grand-mère qui se prend pour une star de cinéma… Par bonheur, il y a Aline, Coline et Pauline : entre Lucrèce et les Lines, c’est amies pour la vie !

Entre copines, bestioles de compagnie et drôle de famille, la vie loufoque et tendre d’une nouvelle héroïne pleine de malice.

Date de parution : le 8 mars 2018
Auteur : Anne Goscinny
Editeur : Gallimard
Prix : 12,50 € (192 pages)
Acheter : Ici

Antoine Armedan en concert les 19 et 20 avril, à Enghien

Antoine Armedan

Antoine Armedan en première partie de Suarez les 19 et 20 avril !

Sortie officielle du nouvel album Sous la lune le 27 avril !

Les 19 et 20 avril, Antoine Armedan aura l’opportunité de faire la première partie de Suarez à Enghien ! Les deux dates ont été sold out en quelques jours. Les concerts se feront au profit de l’ASBL On souffle dans ton dos, dont le chanteur français Barcella est le parrain.

La sortie officielle du nouvel album d’Antoine Armedan aura lieu le vendredi 27 avril ! Le disque sera disponible à la Fnac, dans les Mediamarkt ainsi que toute une série de petits magasins (la liste sera publiée dans une prochaine newsletter). Le concert de sortie se fera le lendemain, samedi 28 avril, au Centre Culturel d’Evere. En trio, avec des surprises! Les renseignements sont ici, et vous pouvez dès à présent réserver vos places en envoyant un mail à cette adresse : management.antoine@live.be.

Deux nouvelles chroniques très positives sont à lire! La première, sur le site Passion Chanson : « En treize titres, Antoine nous rappelle que, chez lui, aucun texte n’est insignifiant. Et que chaque écrit mérite d’être bien mis en valeur par des musiques qui accrocheront l’oreille pour y rester un bout de temps. » La seconde, sur le site Publik’Art : « Toutes les chansons de son nouvel album Sous la lune nous enchantent. C’est à la fois très gai, très jeune, et très vrai.« 

L’agenda d’Antoine Armedan continue à se remplir de belles choses ! N’hésitez pas à consulter la page de son site, et vous pouvez revivre l’année 2017 – dingue pour le chanteur !

Après un premier album sorti fin 2012 – « Le jardin des nouveaux jours » – qui a récolté de belles critiques dans la presse et sur le web, après une tournée d’une trentaine de concerts et une première partie de Louis Chedid qui ont enthousiasmé le public, Antoine Armedan est de retour avec un nouveau disque : « Sous la lune ». Aux allures pop et folk, avec des accents rock et des touches jazz, les treize morceaux du disque se promènent quelque part entre Renan Luce, Gérald De Palmas, Tété et Francis Cabrel. Une chanson française mélodique, à la fois raffinée et grand public, à la fois élégante et énergique. Le single « Si je te disais » a déjà remporté un grand succès sur les radios provinciales!
« Une chanson française chaleureuse et généreuse, humaniste »
« Une production impeccable » Larsen
« Antoine Armedan excelle dans la chanson pop folk »
« Un album gorgé de soleil » L’Avenir

Enfers et fantômes d’Asie au musée du Quai Branly

Âmes sensibles, s’abstenir ! Le musée du Quai Branly vous invite à parcourir une exposition étonnante et terrifiante sur les esprits et croyances asiatiques. Créatures fantastiques, films d’horreur ou histoires de fantômes croisent le chemin des visiteurs curieux. Dans un parcours parfaitement scénarisé, cette exposition retrace l’histoire de croyances venues de Chine, de Thaïlande et du Japon. Des croyances qui ont inspiré l’univers de la littérature, du manga, du cinéma et même du jeu vidéo. 

Po’Boy sort son furieux premier album ZoolectrO

Poboy
Poboy

Po’Boy sort son furieux premier album ZoolectrO

Po’Boy est le groupe de Mathieu Insa, chanteur qui a été jusqu’à la Nouvelle Orléans pour trouver une musique faite de blues funky rythmé et dansant. Après un premier album 5 titres sorti en 2016, Po Boy transforme l’essai avec l’album ZoolectrO si attendu. Originaire de Toulouse et issu d’une famille pas du tout mélomane, Mathieu Insa se lance dans la guitare classique avant de découvrir la vague Grunge. Pas du tout intéressé par le mouvement techno, il se lance dans des groupes où sa guitare fait merveille dans le milieu toulousain, avant de tomber dans le blues et plus spécifiquement le milieu de La Nouvelle Orléans. Le foisonnement musical de la ville du Sud des Etats-Unis le touche profondément. Après des postes de guitariste au sein de formations un peu éloignées de son univers musical, comme notamment Aribo, il se lance. Avec Eric Mouchot à la basse, Sandra Derlon et Kaloo à la batterie, Mathieu Insa est à la barre, en tant que producteur, éditeur, manager et tourneur d’un projet encore jeune et relativement artisanal. Les tournées en Amérique du Sud et en Afrique de l’Ouest ont aguerri une formation qui publie un premier album au résultat impressionnant. Le mélange d’influences  diverses aboutit à une sorte d’Afrobeat percutant et jouissif. Les 13 titres s’écoutent comme un voyage musical entre l’Inde, le funk et le jazz. Pourquoi choisir quand on peut piocher de tous cotés avec un résultat aussi complet?

Réalisé par John Reynolds et enregistré à New York, Paris et Londres aux studios Abbey RoadZoolectrO n’est pas que l’album d’un groupe au nom inspiré d’un sandwich emblématique de New Orleans, le fameux Po’BoyMathieu Insa a pu rencontrer Seun Kuti, le fils de Fela Kuti, fondateur du courant Afrobeat lors d’une tournée au Nigéria avec une influence non négligeable comme le démontrent le premier extrait Who Dat People ou la reprise de Fela Kuti Sorrow, tears and Blood. De nombreux artistes ont participé à la réalisation de l’album pour un métissage salvateur à découvrir dans un Concert Release Party le 23 Mai au Flow à Paris.

Who  Pas du tout intéressé  People est un titre produit par John Reynolds, Frederik Rubens & Aribo Productions

Les blessures du silence, ou le terrible portrait du pervers-narcissique (Albin Michel)

Natacha Calestrémé

Les blessures du silence, ou le terrible portrait du pervers-narcissique (Albin Michel)

Natacha Calestrémé est une femme passionnée. Natacha est journaliste, réalisatrice et écrivain. Cette fois-ci, elle s’attaque à un problème majeur : celui de la femme harcelée par un mari pervers-narcissique.

Disparition inquiétante

L’histoire des Blessures du silence est l’histoire d’une jeune et jolie femme, Amandine, mère de trois petites filles, et mariée à un professeur agrégé. Le roman de Natacha Calestrémé est tellement poignant qu’on ne peut que le lire d’une traite. C’est à la fois un polar mais aussi un livre qui nous fait découvrir tout ce qu’on entend sous le terme « pervers-narcissique ». Car le mari d’Amandine est un pervers-narcissique qui harcèle sa femme, en permanence et avec un calme olympien. A tel point que même Amandine pense que c’est elle qui est fautive de toute cette tension qui rend sa vie quotidienne insupportable.

Analyse psychologique fine des deux parties

Si Natacha Calestrémé s’attache à tous les détails de la vie quotidienne d’Amandine, c’est pour que le lecteur imagine bien la vie psychique de cette femme et le harcèlement qu’elle subit en permanence de la part de son mari.

Amandine a disparu et la police cherche désespérément des preuves de sa disparition, ou plutôt de sa mort. La tension est omni présente pour le lecteur. On est à la fois dans la peau du flic, et dans celle d’Amandine. Car c’est un roman choral où chacun s’exprime à tour de rôle.

Un roman qui nous éclaire

Publik’Art a rarement lu un livre de cette envergure. Tout y est : les connaissances médicales, scientifiques, et même policières. On sait l’auteur passionnée par les évènements « surnaturels ». Ils sont également présents dans ce livre. Ils sont introduits de telle façon que cela ne choque pas. Bien au contraire.

Tout est plausible dans ce roman. C’est naturellement une fiction, mais parfaitement documentée. Tout ce que l’auteur nous explique concernant les personnes atteintes de ce mal, les pervers-narcissiques, est la stricte vérité. De même tous les symptômes de la victime qui se sent coupable sont exacts.

Le droit français face à ce harcèlement

Natacha Calestrémé fait également un point sur le droit français qui ne reconnaît pas le harcèlement au sein du couple, même s’il mène au suicide. Les blessures du silence reste un livre à la portée de tous et qui devrait être lu par nous tous. Afin de mieux comprendre les symptômes de cette maladie mentale et peut-être ainsi pourvoir aider des personnes en détresse… Un livre poignant, dur, que l’on ne pourra jamais oublier. Mais aussi un véritable coup de cœur pour Publik’Art.

Extrait :

Les victimes des vrais pervers narcissiques subissent un harcèlement. Le harcèlement consiste à mettre l’autre sous emprise. Et cette emprise s’apparente à une stratégie en plusieurs étapes. La manipulation commence par des réactions déstabilisantes, des attitudes de l’autre que la victime ne comprend pas, mêlées à des silences inconfortables qui la mettent sous tension. Le tout est répété sans arrêt, pour la plonger dans l’insécurité et provoquer un sentiment d’impuissance. Une fois qu’elle se sent perdue et qu’elle a peur de mal faire, la descente aux enfers commence. P 234

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Une femme a disparu. Son mari évoque un possible suicide, ses parents affirment qu’elle a été tuée, ses collègues pensent qu’elle s’est enfuie avec un amant, et autant de témoignages contradictoires qui ne correspondent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles.
Qui croire ?
Qui manipule qui ?
Connaît-on vraiment la personne qui vit à nos côtés ?
Au fil d’une intrigue aussi poignante que déroutante, Natacha Calestremé dépeint les effets de l’emprise et de la perversion, les silences qui accompagnent cette violence invisible, les pièges dans lesquels tombe l’entourage… et donne peut-être les clefs pour s’en libérer.

Date de parution : avril 2018
Auteur : Natacha Calestrémé
Editeur : Albin Michel
Prix : 19, 90 € (340 pages)
Acheter sur : Leslibraires.fr

Le choc Don’t Worry, He won’t get far on foot

Don't worry, He won't get far on foot
Don’t worry, He won’t get far on foot, Film de Gus Van Sant

Le choc Don’t Worry, He won’t get far on foot

Gus Van Sant réalise avec Don’t Worry, He won’t get far on foot un des films les plus émouvants de ce début d’année 2018. En adaptant l’existence tragicomique du dessinateur handicapé ex-alcoolique John Callahan, il offre à Joaquin Phoenix un nouveau rôle sur-mesure au milieu d’un casting au diapason. Les 2h du film bousculent, agacent, subjuguent, irritent, ébranlent et font passer par un large spectre d’émotions qui requièrent certes une bonne endurance mais ne peuvent finalement pas laisser indifférent. Le film s’adresse autant à l’intellect qu’au coeur pour un véritable moment d’enchantement cinématographique.

Une biographie sans filtres

Le dessinateur de cartoon John Callahan est assez peu connu dans nos contrées. Il a pourtant connu une énorme notoriété outre-atlantique dans les années 70 avec ses instantanés féroces mettant en scène les minorités les plus diverses dans des postures peu reluisantes, se permettant de taper tout azimut sans retenue aucune. Il est vrai qu’étant lui-même tétraplégique suite à un accident de voiture survenu en 1972, conséquence directe de son alcoolisme compulsif, il n’avait peur ni des critiques ni des réactions hostiles. Gus Van Sant adapte l’ouvrage autobiographique publié en 1990 par un homme passé par toutes les phases du désespoir et de la réhabilitation intérieure. Abandonné par sa mère à la naissance, John Callahan a la chance d’être adopté très tôt par un couple vivant à proximité de Portland. Mais un sentiment d’abandon persistant le fera devenir alcoolique très tôt, dès ses 13 ans, jusqu’à le faire agir sans discernement jusqu’à la conséquence tragique d’un accident survenu sous forte dépendance éthylique. Devenu tétraplégique, il n’en restera pas moins dépendant à la bouteille jusqu’à 1978 et une longue expérience rédemptrice chez les Alcooliques Anonymes. Requinqué, John Callahan redécouvre ses talents de dessinateur et croque la société américaine avec humour et pertinence dans des saynètes qui n’épargnent personne et lui feront connaitre une célébrité inattendue.

Un biopic parfait

Avec ses cheveux teints en roux pour personnifier un personnage à l’évidente ascendance irlandaise, Joaquin Phoenix reste d’un naturel confondant. Que ce soit droit sur ses jambes ou vissé à son fauteuil roulant électrique, il attire le spectateur comme toujours dans ses prestations. Que ce soit dans A Beautiful Day ou Marie-Madeleine, l’acteur a démontré récemment qu’il n’a toujours pas perdu la main. Ses expressions limitées en tétraplégique sérieusement diminué laissent voir l’étendue de ses talents pour rentrer dans la peau du personnage et toucher le spectateur. A ses côtés, le casting est impressionnant. Rooney Mara sourit enfin en visiteuse suédoise charmante et avenante, un vrai ange tombé du ciel. Gus Van Sant fait un focus fascinant sur les séances des AA. Jonah Hill est éblouissant en chef de centre riche, barbu, chevelu, homosexuel et toujours prêt à dire tout ce qu’il pense sans détours, avec humour mais pas sans pertinence. Les chanteuses Beth Diddo et Kim Gordon font des alcooliques très crédibles et Jack Black fait un ami lui aussi sévèrement barré. La magie opère grâce à des rapports sans barrières entre les personnages, tout le monde ouvre son coeur pour expurger des rages intérieures qui feraient frémir le commun des mortels. Le film semble se dérouler dans un monde parallèle pourtant situé en plein coeur de notre univers.

Don’t Worry, He won’t get far on foot est distribué de manière assez limitée dans l’hexagone, surtout comparé aux blockbusters US boursouflés et aux comédies françaises pas drôles. Mais le film est visible pour de vrai, un peu de volonté et de ténacité et vous pourrez passer un vrai moment de cinéma riche et subtil.

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Don't worry, He won't get far on foot
Don’t worry, He won’t get far on foot, film de Gus Van Sant

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

Sortie : le 4 avril 2018
Durée : 1h54
Réalisateur : Gus Van Sant
Avec : Joaquin PhoenixJonah HillRooney Mara
Genre : Biopic, Drame

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« Bovary » ou l’irréductible sous le regard fébrile de Tiago Rodrigues

"Bovary" l'irréductible sous le regard saisissant de Tiago Rodrigues
« Bovary » © Pierre Grosbois

« Bovary » ou l’irréductible sous le regard fébrile de Tiago Rodrigues

En 1857, Gustave Flaubert affrontait la justice avec le procès de « Madame Bovary », intenté pour immoralité.

A partir de cet enjeu judiciaire dont la cible est bien sûr Emma, Tiago Rodrigues, directeur du Teatro nacional Dona Maria II à Lisbonne, relie l’ouvrage de Flaubert aux joutes oratoires dont la lettre et l’esprit sont décortiqués pour les besoins de l’accusation ou de la défense. Le tout confronté au processus libérateur de la littérature et coercitif de la loi, prête à museler. Jubilatoire.

La pièce commence par une lecture de l’auteur (Mathieu Boisliveau) d’une lettre adressée à son amie Elisa Schlésinger, lui relatant l’acharnement de la critique à l’encontre de son livre qui voit en lui un adversaire farouche à l’ordre social et à la religion.

Jubilatoire

Le ministère public (Ruth Vega-Fernandez) qui poursuit l’accusation s’appuie sur une interprétation instrumentalisée, partiale de l’œuvre dont la dialectique juridique et étriquée s’oppose à l’écriture romanesque et subtile de l’auteur. Poursuivant l’objectif de biaiser le récit, le procureur se révèle son commentateur le plus averti et, involontairement, son meilleur défenseur dont la pensée subversive contamine l’assistance.

Face à lui, le défenseur (David Geselson) expose une vision littéraire et artistique propre à la liberté créative et d’expression de l’écrivain.

Emma est aux prises avec son insatisfaction, la frustration de ses désirs, et son ennui mortifère alors que gronde en elle une révolte intérieure, charnelle, et insurrectionnelle. Elle voudrait être heureuse comme dans les livres et que ses courtisans soient des héros de romans.

Les cinq comédiens excellent en résonance extrême avec le texte

Avec des scènes et un décor qui s’inscrivent parfaitement dans l’écriture de plateau collaborative de Tiago Rodrigues, l’héroïne se confronte à son désir irrépressible de vivre et d’expérience sensuelle. Il y a cette valse endiablée aux accents rock débridés qui brûle de l’exaltation d’Emma et puis, plus tard, le vertige des corps, enfin possédés, dans un fiacre survolté.

Les cinq comédiens excellent en résonance extrême avec le texte et l’éloquence de la langue de Flaubert, passant avec fluidité d’un rôle à l’autre entre les protagonistes du procès et ceux du roman. Ils questionnent sans relâche cette œuvre offensive et corrosive dont la dimension émancipatrice sacralise à jamais la destinée sacrificielle d’Emma.

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Date : le 10 avril 2018 l Lieu : Théâtre Paul Eluard (Choisy-le-Roi)
Metteur en scène : Tiago Rodrigues

Une vision moderne de Marie-Madeleine, entre iconoclasme et féminisme

Marie-Madeleine
Marie-Madeleine, film de Garth Davis

Une vision moderne de Marie-Madeleine, entre iconoclasme et féminisme

Le film du réalisateur du récent Lion offre une relecture des derniers jours de Jésus Christ sous l’angle d’une héroïne étonnamment moderne, surtout dans une époque encore obscure et pétrie de superstitions. Marie-Madeleine se soulève contre sa famille simple, les moeurs archaïques et les préjugés de son temps pour suivre un prédicateur qui annonce la venue sur terre du royaume de Dieu. Si le personnage christique interprété par le toujours excellent Joaquin Phoenix révèle une fragilité humaine particulièrement intéressante, la déclinaison filmée de sa vie est comme souvent assez hollywoodienne et contient bien trop d’avanies pour être simplement crédible. Reste une évocation assez originale des derniers jours du Christ.

Une héroïne anachronique et moderne à la fois

Au fur et à mesure de ses rôles, Rooney Mara est devenue l’archétype de la femme en lutte contre les diktats de son temps. Déjà dans Carol, puis dans Le Testament Caché et maintenant dans Marie-Madeleine, elle reprend ses traits doux mais déterminés pour figurer un caractère entier et inflexible. Il lui suffit de ne pas sourire pour apparaître mystérieuse et confondante. Sauf qu’en 33 après Jésus-Christ, il y a fort à parier que la place de la femme était cloisonnée entre 4 murs sous le joug inébranlable d’hommes confrontés aux turpitudes de leur quotidien. Souhaitant avant tout contrecarrer la légende colportée pendant des siècles par l’église évoquant une prostituée transfigurée par le Christ, Garth Davis utilise la beauté éthérée de l’actrice pour en faire une disciple du messie attendu par tout un peuple pour se défaire du joug romain. Renfermée et taiseuse, elle côtoie un être inspirant qui prône avant tout le changement intérieur des êtres humains pour faire leur la parole de Dieu. Aux côtés de l’actrice, un casting aux résonances très francophones donne à Tcheky Karyo, à Denis Ménochet et surtout à Tahar Rahim des rôles clés, surtout pour le dernier transformé en Judas très mystique désireux de voir sa femme et sa fille ressusciter. Une thèse intéressante dans la lignée de celle détaillée dans la version de Scorsese et qui en faisait non pas un traitre pendable mais un ami proche de celui qui allait finir sur la croix à sa propre demande.

Une reconstitution inégale

Pour revenir à Scorsese, il faisait parler en anglais les missionnaires portugais et les notable japonais dans son récent Silence, affaiblissant d’autant la portée de son film. Garth Davis n’a pas retenu la mission et fait parler tout le monde avec la langue de Shakespeare. Est-ce bien raisonnable? Sans parler d’un Joaquin Phoenix bien poupin pour interpréter un personnage qui vient de passer 40 jours dans le désert. Les paysages secs de la Sicile prêtent leurs paysages arides pour évoquer une terre de sécheresse et de dénuement. Les vêtements et décors forment un cadre très pertinent et apportent une touche de véracité bienvenue. Si le film n’évite cependant pas quelques raccourcis à l’occasion, se mettant à porte à faux des écritures à l’occasion, il conserve cet esprit si particulier qui continue à toucher les esprits près de 2000 ans après. Marie-Madeleine a certes perdu de son importance dans la liturgie et si la transformer en féministe avant l’heure peut sembler saugrenu, le personnage touche et interroge, ce qui est déjà important.

Cette version des derniers jours du Christ apporte-t-elle quelque chose aux précédentes versions? En se concentrant sur une personne clé de l’épisode ultime de la vie du Christ, Garth Davis adapte la vie de Marie-Madeleine aux enjeux de notre époque. En femme déterminée voire têtue, elle défend ses convictions.

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Marie-Madeleine
Marie-Madeleine

Marie Madeleine est un portrait authentique et humaniste de l’un des personnages religieux les plus énigmatiques et incompris de l’histoire. Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem.

Sortie : le 28 mars 2018
Durée : 1h50
Réalisateur : Garth Davis
Avec : Rooney MaraJoaquin PhoenixChiwetel Ejiofor
Genre : Biopic, Historique, Drame

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Un grand moment de rire avec L’affaire Courteline au Lucernaire

L'affaire Courteline
L’affaire Courteline, mise en scène de Bertrand Mounier, Le Lucernaire

Un grand moment de rire avec L’affaire Courteline au Lucernaire

4 comédiens et 2 comédiennes mettent le feu à la scène du Lucernaire avec la pièce L’affaire Courteline. Dans une accumulation de sketchs tous plus truculents les uns que les autres, ils jonglent avec les personnages du dramaturge français pour une attaque sanglante contre les travers et bizarreries d’une bourgeoisie engoncée dans ses vices cachés et ses vertues contrariées. Le spectacle est en tout point réjouissant avec son humour féroce et se permet des envolées musicales qui raviront les fans de cabaret.

Un auteur sans pudeur 

A l’instar d’un Georges Feydeau tout aussi polisson que lui, Georges Courteline s’est fait un spécialiste des observations acides sur ses contemporains. Observant finement les moeurs des militaires, des employés au ministère des Cultes, des habitués des cafés parisiens ou des promeneurs solitaires, il retranscrit avec humour le petit théâtre de la vie quotidienne avec sa joyeuse comédie humaine qu’il utilise comme autant de contextes pour ses piécettes en un acte. Les personnages sont le plus souvent comiques à leurs dépens par contraste entre leur condition somme toute modeste et leurs aspirations bien moins modestes. L’auteur fait rire mais il créée en même temps une sympathie touchante pour ces personnages finalement si faibles et humains. Il dépeint magnifiquement les moeurs en riant, comme il le disait lui-même. Bertrand Mounier met en scène une dizaine de sketchs qui retranscrivent parfaitement l’esprit Courteline. Les scènes sont dynamiques, les esprits s’échauffent, les tirades sont agacées ou désopilantes et l’enchainement se fait avec une fluidité vivifiante. Pas de temps mort entre les interventions des énergiques Isabelle de Botton et Salomé Villiers/Raphaëlle Leman en alternance. Sourires ou mines compassées s’enchainent en même temps que les tenues voltigent et que les mines s’adaptent à des nouveaux contextes. Les comédiens ne sont pas en reste, Pierre Hélie, Philippe Perussel, Etienne LaunayBertrand Mounier ou François Nambot sont autant de fonctionnaires, maris, amants ou amis tous plus drolatiques les uns que les autres. La sarabande est éblouissante et l’humour omniprésent. La connivence est reine et les déclamations ricochent les unes sur les autres pour produire un résultat diablement efficace.

L’affaire Courteline est certainement un des sommets comiques de la saison théâtrale, à découvrir au Lucernaire pour passer un beau moment rempli d’éclats sonores pleins de jubilation.

Dates :  du 21 mars au 6 mai, du mardi au samedi à 19h, dimanche à 16h Lieu : Le Lucernaire (Paris) Metteur en scène : Bertrand Mounier Avec : Isabelle de Botton, Salomé Villiers ou Raphaëlle Leman, Pierre Hélie, Philippe Perrussel, Bertrand Mounier ou François Nambot, Étienne Launay

Madame Pylinska et le secret de Chopin, de E-E Schmitt (Albin Michel)

Eric-Emmanuel Schmitt

Madame Pylinska et le secret de Chopin, de E-E Schmitt (Albin Michel)

Vous aimez le piano ? Vous aimez plus particulièrement Chopin ? Alors ce livre est fait pour vous ! Surtout si vous appréciez son auteur, Eric-Emmanuel Schmitt. Car, comme souvent, l’auteur se raconte.

Alors qu’il était étudiant, Eric-Emmanuel Schmitt a suivi des cours de piano avec Madame Pylinska, une polonaise. Des cours plus qu’originaux où l’élève a découvert les petits secrets de la vie qui lui ont ensuite permis de se lâcher sur Chopin et de le jouer à merveille, avec toute sa sensibilité. Elle lui a appris à développer tous ses sens, sans rien faire de très spécial, si ce n’est prendre son temps pour écouter, même le silence. Grâce à elle, l’auteur est devenu un très bon amant… On n’a pas testé, mais on le croit volontiers !

Des cours de piano qui peuvent servir à chacun d’entre nous, même sans piano ! Une jolie leçon de vie. Un joli conte initiatique.
Comme toujours, on aime les histoires écrites par Eric-Emmanuel Schmitt, mais cette dernière, on la trouve super mais vraiment trop courte (cela nous rappelle La vengeance du pardon qui était un recueil de quatre nouvelles). On attend donc le prochain roman de Eric-Emmanuel Schmitt  que l’on puisse savourer durant plusieurs heures !

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« – Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin ?
– Il y a des secrets qu’il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »

Date de parution : le 5 avril 2018
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Prix : 13,50 € (119 pages)
Acheter sur : ICI

Des yeux comme les miens, un thriller haletant de Sheena Kamal (JC Lattès)

Des yeux comme les miens, un thriller haletant de Sheena Kamal (JC Lattès)

Sheena Kamal se lance dans l’écriture et écrit son premier roman avec Des yeux comme les miens. Un thriller pas comme les autres.

Bonnie a disparu. Ses parents adoptifs ont tout tenté pour essayer de la trouver. En vain. Du coup, ils ont retrouvé la mère biologique de Bonnie et la supplient de les aider à retrouver Bonnie. Car c’est le métier de Nora. Elle est employée dans une agence de détectives privés. Ce n’est pas une fugue, ses parents en sont certains. Ils sont réellement inquiets. Nora trouve cette requête bizarre. Elle a abandonné Bonnie à sa naissance et n’a jamais cherché à avoir des nouvelles d’elle et encore moins d’entrer en contact avec elle. Cependant, intriguée, elle accepte de fouiller dans la vie de Bonnie.

Au fil de spages, on en apprend davnatage sur la mère biologique de Bonnie que sur Bonnie elle-même. Car Nora n’a pas un passé tranquille. Sa vie fut très moivementée. Et sombre. Très vite, elle se met en danger et pas pour faire semblant. Des personnes sont prêtes à totu pour la stopper dans cette recherche. Même si on ne comprend pas le pourquoi du comment, l’auteur nous laisse imaginer le pire dans la vie de Nora et y compris dans celle de Bonnie.

Mais qu’est-il donc arrivé à Bonnie ? Nora va-t-elle déceler le terrible secret de cette histoire ? le passé de Nora la rattrape et l’auteur en fait une analyse mordante.
Des yeux comme les miens, un bon polar qui vous tiendra éveillé longtemps !

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Le téléphone la réveille à 5 heures du matin. Et avant 7 heures, un appel n’annonce jamais rien de bon. Nora ne connait pas Everett Walsh mais celui-ci est persuadé qu’elle doit savoir quelque chose sur sa fille adoptée récemment disparue.
Perturbée, mal comprise, Nora déjà submergée par ces problèmes personnels, refuse de s’impliquer. Jusqu’à ce qu’elle voie la photo. Une jeune fille, une adolescente, qui a ses yeux. Comment pourrait-elle lui tourner le dos ?
Mais partir à la recherche de sa fille renvoie Nora à un passé qu’elle préférerait oublier. À mesure qu’elle progresse dans son enquête, elle découvre une dangereuse conspiration à travers les ruelles sombres et pluvieuses de Vancouver jusqu’aux flancs enneigés des Rocheuses canadiennes. Pour finir, elle devra affronter son démon le plus terrible : une ombre surgie de son propre passé

Traduit de l’anglais par Claire Breton

Date de parution : le 24 janvier 2018
Auteur : Sheena Kamal
Editeur : JC Lattès

Prix : 21,50 € (350 pages)
Acheter sur : ICI

The Hate U Give, un roman coup de poing d’Angie Thomas (Nathan)

The Hate U Give, un roman coup de poing d’Angie Thomas (Nathan)

Rappeuse quand elle était adolescente, Angie Thomas a suivi des cours d’écriture créative et signe avec The Hate U Give son premier roman. Dès sa sortie, son roman se hisse à la première place du classement des best-sellers du New-York Times. Profondément touchée par le mouvement #BlackLivesMatter, elle a pour objectif de faire réfléchir, rire, pleurer à travers ses écrits. Pari réussi avec The Hate U Give.

Partagée entre deux univers

Starr est une adolescente de seize ans noire qui partage sa vie entre Garden Heights, un quartier « à problèmes » où la guerre des clans fait rage et son lycée « de Blancs », dans la banlieue chic. Dans le premier, elle se sent à sa place, entourée des membres de sa famille et de ses amis depuis toujours. Dans l’autre, Starr a l’impression d’être un extraterrestre mais voit aussi l’opportunité d’oublier la guerre de son quartier.
Quand Starr assiste, impuissante, à la mort de son meilleur ami, Khalil, tué par un policier, tout change. Sa vie entière est bouleversée. Ces deux univers vont entrer en collision, pour le pire.

Des préjugés à la peau dure

Immédiatement, les médias présentent Khalil comme un dealer et le policier qui l’a tué comme un héros, un homme qui a eu peur pour sa vie et a retiré un délinquant des rues. Sans se poser de questions, les prétendues amies de Starr à son lycée « chic » cataloguent Khalil comme le fautif, alors qu’elles ignorent qu’on lui a tiré trois balles dans le dos et que Starr était témoin.

Le lecteur peut alors se poser une question : si je n’avais pas eu la version des faits de Starr, si on m’avait seulement dit qu’un policier (blanc) avait tué un dealer noir, prétendument violent, est-ce que je serai aussi révolté ? Est-ce que j’aurais été envahi par ce sentiment d’injustice si je n’avais pas été témoin, à travers les yeux de Starr, de cette scène ? Les médias déshumanisent entièrement Khalil, vantent les mérites d’un policier courageux, sans chercher davantage. Angie Thomas lève le voile sur ce racisme « ordinaire » avec une facilité déconcertante.

Parler ou se taire

Peu après l’incident, on demande à Starr de parler. De raconter sa version des faits. La police le lui demande, les chefs des gangs la menacent et lui ordonnent de se taire. Les premiers veulent la discréditer pour éviter l’inculpation du policier, les seconds la menacent de représailles si elle venait à donner des noms à la police.
Alors qu’elle ne demande qu’à oublier cette histoire, Starr ne se voit pas l’âme d’une révolutionnaire. Elle est partagée entre la peur qu’on fasse du mal à sa famille et son besoin de rendre justice à Khalil.

Starr est un personnage profond, qui se lève pour dénoncer l’injustice mais qui fait preuve d’hésitation. Elle a peur, fait des erreurs et ne prétend pas tout savoir. Elle refuse qu’on la dise courageuse alors qu’elle se met en danger pour rendre hommage à Khalil. Starr est douloureusement humaine. Elle a un nom, des émotions qu’on ne ressent pas quand on lit l’annonce d’un « noir a été abattu par un policier ».

Une écriture sans égale pour un message d’espoir

The Hate U Give n’est pas seulement recommandé, il est nécessaire. Essentiel. Tout le monde devrait le lire, tout de monde doit le lire. L’histoire de Starr est peut-être fictive, mais elle n’est certainement pas irréelle. Elle est bien trop présente et Angie Thomas, par son écriture, nous dit qu’il est temps d’arrêter de détourner le regard quand ça arrive… encore. Quand quelqu’un est tué pour sa couleur de peau.

Angie Thomas transmet au lecteur un panel d’émotions, passant du rire aux larmes. Les mots de l’auteure nous mettent en colère, nous font nous sentir impuissants face à l’horreur qui se déroule devant nos yeux, en même temps que son personnage principal.

The Hate U Give n’est pas seulement une leçon de vie, c’est un récit qui prend aux tripes. Le combat de Starr n’est plus uniquement le sien, le roman d’Angie Thomas ouvre les yeux sur ces inégalités qui persistent, cette bataille qui commence seulement.

Date de parution : le 5 avril 2018
Auteur : Angie Thomas
Editeur : Nathan
Prix : 17,95€
Acheter : ICI

Méditations philosophiques truculentes sur l’existence des extraterrestres avec Les ovniens aux éditions La Boîte à Bulles

Les Ovniens
Les Ovniens, scénario de Jean-Luc Coudray et dessin de
Philippe Coudray, La Boîte à Bulles

Méditations philosophiques truculentes sur l’existence des extraterrestres avec Les ovniens aux éditions La Boîte à Bulles

Les frères Jean-Luc et Philippe Coudray imaginent la rencontre haute en couleur entre des extraterrestres philosophes et des humains plus vraiment surpris de les voir débarquer. A travers des illustrations contenant à chaque page 3 scènettes horizontales, les scènes surréalistes se succèdent pour des enseignements truculents sur la manière dont les extraterrestres nous perçoivent. Le ton est à l’humour cérébral et à la réflexion sur notre simple condition de mortels.

Un humour pince sans rires 

Jean-Luc et Phiippe Coudray avaient récemment imaginé des primates et des manchots deviser sur le monde et ses avanies. Le duo revient avec des rencontres surréalistes entre humains et personnages à la forme extravagante débarqués de leurs soucoupes volantes en formes de théières, passoires ou presse-légumes. Les dessin aux formes rappelât fortement ceux de la célébre revue américaine The New Yorker font la part belle aux bulles remplies d’aphorismes et d’axiomes tous plus pertinents les uns que les autres. Le ton est à l’humour mais aussi aux pensées philosophiques. Qui sommes nous et à quoi pensons nous, telles sont les questionnements de créatures intelligentes et pas forcément habituées à notre logique si particulière!

Les Ovniens vous donneront à penser sur la manière dont nos congénères débarqués de l’autre côté de la galaxie ont appris à nous observer pour tenter de nous connaitre sans réellement réussir à nous comprendre. De quoi se poser de sérieuses questions sur notre manière de nous comporter et de nous organiser entre nous!

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Après les ours, les manchots, et les primates, c’est au tour des extraterrestres de passer sous le regard toujours aussi décalé des frères Coudray… et c’est toujours aussi réussi ! Les ovnis arrivent sur terre et, avec Jean-Luc et Philippe, ce ne sont évidemment pas de simples soucoupes volantes, mais bien plutôt des cocottes minutes, fers à repasser ou pots de fleur ! Un recueil de gags en une page, extrêmement lucides sur notre société, notre mode de vie, et notre rapport aux autres. C’est tout à la fois, drôle, incisif, et perspicace. Mêlant dessins, et incrustation d’objets, ce livre est un OVNI à lui tout seul !

Date de parution : le 4 avril 2018
Scénariste(s) : Jean-Luc Coudray
Dessinateur(s) : Philippe Coudray
Genre : Humour
Editeur : La Boite à Bulles
Prix : 9 € (64 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

HOMA surprend avec un premier album multiple, entre électro expérimentale et chansons mélancoliques

Homa
Homa

HOMA surprend avec un premier album multiple, entre électro expérimentale et chansons mélancoliques

Derrière l’acronyme HOMA se cache l’artiste Alexandre Barberon, né en 1985 aux Etats-Unis de parents français. L’album éponyme cache notamment une belle collection de ritournelles égrenées au piano (O Lord, Follow me) mais ce sont surtout les omniprésentes sonorités électroniques qui imprègnent l’album d’une atmosphère rétro-futuriste qui rappellera quelques belles références à l’auditeur, notamment Air ou Zéro 7. Les touches de piano électronique de Maybe I forgot what I said font penser aux 5 notes de l’ultra connu gimmick du film de Spielberg Rencontre du troisième type. Certains intermèdes musicaux atmosphériques rappellent les riches heures de Air ou même du film Interstellar voire même de la musique de Vangélis dans Blade Runner donnant à l’album des sonorités cinématographiques du plus bel effet. Lorsque la voix se fait entendre, elle susurre des paroles en anglais, tout en douceur (The taste of old times), l’ambiance n’est pas à l’excitation survoltée mais plutôt aux mélopées souples et doucereuses.

Loin d’en être à sa première expérience dans la musique avec HOMA, Alexandre Barberon compte déjà quelques incursions depuis 2002 et la création de son groupe pop/rock In furs puis Ranelagh en 2005. Ce qui ne fut qu’un galop d’essai ne fut pas sans lendemain et précéda une plongée à partir de 2006 dans la musique classique d’abord avec la pianiste française Sylvie Carbonel, puis avec la pianiste-concertiste Jeanine Boutin, notamment élève de l’illustre compositeur Olivier Messiaen. La biographie du personnage insiste pour une passion immodérée pour le compositeur russe Scriabine, il y a pire comme référence. Le projet HOMA remonte à fin 2013 et s’est concrétisé en avril 2015 avec la sortie du premier EP Google Only Knows comme une référence au célèbre titre God only knows des Beach Boys .

Le premier extrait de l’album sorti le 23 mars chez Simple (Sony Music) est The Taste of Old Times. Entre inspirations classiques et sonorités électro, le premier album de l’auteur compositeur Alexandre Barberon mérite plus qu’une écoute attentive pour rentrer dans son univers musical fait de légèreté transcendante et d’harmonies classieuses.

The taste of old times est un titre produit par Katzika et OctopusLes Éditions du Poulpe.

[TEST] Quitoque apporte un peu de soleil dans nos assiettes (avec un code -20 €)

panier repas
Un panier repas plutôt sympathique !
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Quitoque à l’épreuve d’un deuxième test

On avait adoré tester QuiToque, alors on a remis le couvert. Cette fois-ci, on a décidé de tester un autre format qu’il propose sur le site : 4 repas pour deux personnes en formule classique. Et oui, parce que Quitoque, c’est plusieurs personnalisations possibles : végétarien , sans poisson, sans viande, sans porc … Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

En fonction de votre budget, vous pourrez tester 2, 3 ou 4 repas pour la semaine, et si l’idée d’un abonnement vous effraie, maintenant vous pouvez ne tester qu’un seul panier (avec en plus une réduction de 20 euros avec le code promo PUBLIKART20, c’est encore mieux non ?!).

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Panier DUO : 39 € pour 2 recettes ou à partir de 57 € pour 4 recettes

Panier TRIO : 69 € pour 4 recettes

Panier FAMILLE (4-5 pers.) : 79 € pour 3 recettes ou 109 € pour 4 recettes

Note globale obtenue : 4,8/5

CODE PROMO : PUBLIKART20 = -20 euros à partir de 57 euros d’achat

[vc_btn title= »CODE PROMO : PUBLIKART20 (= -20€) » color= »primary » align= »center » link= »url:https%3A%2F%2Fwww.quitoque.fr%2F|title:La%20GourmiBox|target:%20_blank| »]

PROFITEZ-EN avec le code : PUBLIKART20

-20 euros à partir de 57 euros d’achat 

Valable pendant toute l’année 2018

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recette linguine
La recette Linguine sauce romesco et champignons : mmmmmmh !

Au menu dans nos assiettes cette semaine, nous avions :

  • un saumon laqué à l’orange
  • des escalopes de dinde roulées au pesto
  • un irish cottage pie
  • des linguines sauce romesco et champignons

De prime abord, ce qui génial avec Quitoque, c’est que dès l’intitulé des recettes, on a l’impression de redécouvrir la cuisine. D’inspirations asiatiques, italiennes, irlandaises, bretonnes, à chaque fois c’est un véritable voyage culinaire. On est bien loin de nos pâtes au gruyère râpé, ou de nos pizzas décongelées. Et c’est là toute la magie de Quitoque. Se faire plaisir au quotidien et aussi aux autres membres de la famille. Succès garanti ! Même les choux de bruxelles ou les brocolis ne vous feront plus peur.

Pour le panier que l’on a testé cette semaine, aucune déception. Le saumon était juste fondant comme il faut, les escalopes de dinde très goûteuses, l’irish cottage pie très surprenant et les linguines parfaitement délicieuses. Ma préférence de la semaine : l’irish cottage pie. Et la bonne nouvelle, c’est que lorsqu’on ne mange pas comme quatre, on en a pour deux repas. Vous l’aurez compris, encore une belle réussite pour Quitoque. Nous avons hâte de découvrir leur nouveau panier avec des recettes Express. En attendant, courrez vite sur leur site avec le code Publikart20 et vous ne serez pas déçus !

Napoleon Empire Antics, le seul site dédié aux souvenirs napoléoniens

Napoleon Empire Antics
Napoleon Empire Antics

Napoleon Empire Antics, le seul site dédié aux souvenirs napoléoniens

Le milieu des passionnés de l’époque napoléonienne s’agrandit de jour en jour. Pour étancher leur soif d’objets anciens à portée historique, le site Napoléon Empire Antics propose la première galerie en ligne intégralement dédiée à la période napoléonienne et à la vente d’œuvres d’arts de la période napoléonienne. Suivez le guide!

Un projet mené par des passionnés à la déjà très longue expérience  

Le site Napoléon Empire Antics est mené par une figure montante du petit univers napoléonien moderne. Tarik Bougherira commence à se faire un peu plus qu’un nom depuis le début de sa longue expérience de gestionnaire de la pléthorique collection de Pierre-Jean Chalençon depuis 2010. Ce dernier nom résonnera aux oreilles des les amateurs de Napoléon comme celui du plus renommé des collectionneurs de la période Empire et sommité reconnue du marché de l’Art. Tarik Bougherira est notamment en charge de la gestion de la collection et de son développement international comme il a su le faire de nombreuses fois en organisant de nombreuses expositions sur tous les continents, des USA au Canada en passant par la Chine. En plus de participer aux plus prestigieuses acquisitions, il a su tisser un réseau d’intermédiaires reconnus pour se trouver une place centrale dans le monde napoléonien actuel.

Prochaine étape: le Salon International du Livre rare & de l’Objet rare au Grand Palais 

Du 13 au 15 avril prochain aura lieu un salon connu de tous les amoureux de l’art. Le Salon International du Livre rare & de l’Objet d’art est le rendez-vous incontournable dans le domaine du patrimoine manuscrit, imprimé et iconographique. Il regroupe également une foule d’experts en objets d’art, de l’archéologie à l’art contemporain, en passant par les bijoux, l’art tribal ou encore la mode. Les trois journées vont voir les livres les plus rares et les manuscrits les plus émouvants présentés avec l’expertise des recherches techniques, scientifiques et historiques les plus savantes. Napoléon Empire Antics et Tarik Bougherira seront présents pour (re)mettre en lumière des trésors soigneusement sélectionnés, témoins intemporels et éternels d’une période riche fastueuse à la fois pour les Arts et l’esprit Français.

N’hésitez pas à vous rendre sur le site Napoléon Empire Antics notamment pour considérer leur grandissante collection d’objets anciens, de peintures, de sculptures, d’objets d’art et de souvenirs historiques. Vous pourrez également réaliser une demande d’expertise avec une réponse apportée sous 48h.

Site Internet : Napoleon Empire Antics 
Lieu : Participation au Salon International du Livre rare & de l’Objet rare au Grand Palais du 13 au 15 avril 2018
Entrée : 10 €

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L’été circulaire, un polar de Marion Brunet (Albin Michel)

Marion Brunet

L’été circulaire, un polar de Marion Brunet (Albin Michel)

Marion Brunet nous fait voyager dans une famille modeste où vivent Jo et Céline. A travers leur famille, des gens modestes, une maison simple, un environnement un peu glauque. Et surtout aucun projet pour les filles de 15 et 16 ans. Elles vivent dans le Sud de la France, pas très loin d’Avignon, même si elles n’y vont guère. Tout est compliqué pour elles.

Heureusement elles ont Saïd, leur voisin depuis toujours. Il est un peu plus âgé qu’elles et souvent il leur rend des services et les emmène en voiture. Grâce à Saïd, leur vie est moins sinistre. Elles font les 400 coups, aves les jeunes du village. Comme ils s’ennuient, ils vont squatter les piscines des maisons bourgeoises inhabitées.
Et puis un jour, Céline ne peut que se rendre à l’évidence. Et tout son entourage avec elle. Et c’est la honte sur la famille. Le déshonneur. Céline ne dévoile pas son secret, même avec sa sœur avec qui elle partage tout. Sa vérité est tout simplement impossible à dire.

Marion Brunet décrit parfaitement ce lien qui unit les deux sœurs. Elle fait également une analyse intéressante sur les rapports sociaux, les différentes classes sociales, même si aujourd’hui, on n’en parle plus. Quand Jo découvre la maison de sa nouvelle copine, qui habite le quartier chic, on imagine très bien les pensées qui se bousculent alors dans sa tête. Une sorte de fierté d’être là et de toucher de si belles choses et en même temps, une énorme rage, avec une envie de tout casser.

Les rapports des copains, des différents couples, et même du père avec son meilleur ami, sont aussi finement détaillés. Même si le scénario est poussé à son paroxysme, il nous entraîne dans sa folie meurtrière. L’été circulaire, un roman sombre à la tension palpable.

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Fuir leur petite ville du Midi, ses lotissements, son quotidien morne : Jo et Céline, deux sœurs de quinze et seize ans, errent entre fêtes foraines, centres commerciaux et descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues de la région. Trop jeunes pour renoncer à leurs rêves et suivre le chemin des parents qui triment pour payer les traites de leur pavillon.
Mais, le temps d’un été, Céline se retrouve au cœur d’un drame qui fait voler en éclats la famille et libère la rage sourde d’un père impatient d’en découdre avec le premier venu, surtout s’il n’est pas « comme eux ».
L’été circulaire est un roman âpre et sombre, portrait implacable des « petits Blancs », ces communautés périurbaines renfermées sur elles-mêmes et apeurées. L’écriture acérée, la narration tendue imposent d’emblée le talent de Marion Brunet.

Date de parution : le 31 janvier 2018
Auteur : Marion Brunet
Editeur : Albin Michel
Prix : 18 €

Le deuxième album de Daniel Jea à découvrir, L’homme d’à côté

Daniel Jea, L'homme d'à côté
Daniel Jea, L’homme d’à côté

Le deuxième album de Daniel Jea à découvrir, L’homme d’à côté

Daniel Jea fait paraitre son deuxième album solo L’homme d’à coté sur le label LiFeliVe. Encore peu connu du grand public, le guitariste s’est déjà fait un nom dans le milieu de l’enregistrement en officiant notamment auprès d’artistes aussi reconnus que Damien Saez, François Hardy ou La Grande Sophie. Il creuse ici le sillon de sa carrière solo avec un album tendu comme un arc. Sa guitare trouve sa voie (voix?) au milieu d’une formation peu commune composée de deux batteries qui alternent entre rythmes tribaux et percussions frénétiques. Sorti le 2 février 2018, L’homme d’à coté  est un album rugueux qui rappelle immédiatement les sonorités abrasives du Noir Désir de la grand époque. La voix est grave, la violence est sourde et toutes deux ne demandent qu’à se propager dans les ondes de votre sono. L’homme n’a rien contre le mélange des genres et les sonorités peuvent devenir plus électroniques à l’occasion, notamment sur le morceau titre L’homme d’à côté mais c’est surtout à une atmosphère rock à moitié écorchée vivre et à moitié sentimentale qu’invite le rocker.

Son premier album Exilés volontaires sorti en 2010 était passé quelque peu inaperçu mais une réputation d’archange rock lui colle depuis à la peau, la faute à ses yeux clairs et à une silhouette toute en fragilité. Il fait ici preuve d’une noirceur quasi cinématographique pour imprégner son album d’une ambiance sur le fil du rasoir, entre émotion et complaintes, avec toujours le verbe clair et l’énergie du revenant. Entre amours compliqués et sentiment d’enfermement, le chanteur transmet son message dans 10 titres enregistrés en conditions live aux Midilive Studio et mixé par Stéphane Prin pour faire ressortir autant la voix que la guitare accompagnées des fameuses batteries. Les vidéos enregistrées au studio montrent deux batteries face à face et un chanteur disposé avec sa guitare, emporté dans sa musique. Il ne vous reste plus qu’à le découvrir avec ce nouvel album!

Et puis après est un titre produit par MZA Music & SIPARKA.

Sortie du DVD de Zaineb n’aime pas la neige le 4 avril 2018

Zaineb n'aime pas la neige
Zaineb n’aime pas la neige, documentaire de Kaouther Ben Hania

Sortie du DVD de Zaineb n’aime pas la neige le 4 avril 2018

Le documentaire Zaineb n’aime pas la neige sort directement en DVD le 4 avril 2018. La jeune fille est suivie à parti de 2009 sur une période de 6 ans, depuis ses 9 ans jusqu’à ses 15 ans entre la Tunisie et le Canada. Ballotée par les événements tragiques ou heureux qui secouent sa vie familiale, Zaineb se confesse avec naturel à la caméra mais n’oublie jamais de vivre sa vie de la hauteur de son jeune âge et de ses préoccupations enfantines puis adolescentes. Si les épreuves de la vie font grandir Zaineb vitesse grand V, le documentaire n’oublie pas le contexte social, de la classe bourgeoise en Afrique du Nord puis de l’autre coté de l’Atlantique. Pour le constat qu’il ne faut pas grand chose pour faciliter bien des choses…

Une vie de jeune fille au début du XXIe siècle

Le documentaire semble avoir été tourné en temps réel avec des images familiales qui doivent être regardées avec attention. Car si la jeune Zaineb voir les choses à son niveau, les adultes ont plus de mal à cacher la réalité des choses. Entre les décès, les mariages et les séparations, la jeune fille ne voit pas le contexte social. Sa vie évolue pourtant selon les localisations, les détails abondent pour dévoiler l’occidentalisation de la famille tunisienne. L’intégration n’est en rien forcée mais d’un naturel confondant, les voiles tombent, les habitudes se prennent vite, preuve en est que bien des choses sont possibles. La jeune Zaineb devient une adolescente toujours émouvante et naturelle devant la caméra. Le documentaire se regarde avec curiosité, les réflexions sont réelles et les coups de théâtre non scénarisés. L’impression d’avoir accès à une lucarne unique sur la réalité renforce l’impression que Zaineb a bel et bien un caractère en acier trempé!

Zaineb n’aime pas la neige révèle ne tranche de vie émouvant entre la Tunisie et le Canada. Le documentaire sort le 4 avril directement en DVD.

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Zaineb n'aime pas la neige
Zaineb n’aime pas la neige

2009. Zaineb a neuf ans et vit avec sa mère et son petit frère à Tunis. Son père est décédé dans un accident de voiture. Sa mère s’apprête à refaire sa vie avec un homme qui vit au Canada. On a dit à Zaineb que là bas elle pourra enfin voir la neige ! Mais elle ne veut rien savoir. Son beau-père et le Canada ne lui inspirent pas confiance et puis Zaineb n’aime pas la neige. Couvrant six ans de la vie de la petite Zaineb et sa de famille en complète mutation, Zaineb n’aime pas la neige est l’histoire d’une initiation à la vie, au monde des adultes racontée à travers les yeux d’un enfant qui grandit physiquement et mûrit émotionnellement…

Sortie DVD : le 4 avril 2018
Durée : 01h23
Réalisateur : Kaouther Ben Hania
Avec : N/A
Genre : voir fiche allociné
Prix : 19,99 € (DVD)
Acheter : sur Amazon

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L’entre-soi mis à mal par Christine Angot dans “Dîner en ville” : réjouissant

L’entre-soi mis à mal par Christine Angot dans "Dîner en ville" : réjouissant
« Dîner en ville » de Christine Angot
Photo © Jean-Louis Fernandez

L’entre-soi mis à mal par Christine Angot dans « Dîner en ville » : réjouissant

Après « Un amour impossible » monté par Célie Pauthe, Christine Angot revient à l’écriture théâtrale. C’est autour d’un dîner entre bonne compagnie, enfin presque ! qu’elle compose une galerie de portraits et fustige avec la singularité qu’on lui connait, les jeux de pouvoir et de séduction, le mépris social et l’hypocrisie de l’entre soi.

Parmi les convives, il y a Cécile, une actrice célèbre, et son compagnon, Stéphane, un ingénieur du son au chômage. Il y a Marie, une professeure de médecine. Florence, la directrice d’une scène nationale des Yvelines. Et Régis, un producteur de cinéma qui travaille également dans la mode et qui, ce soir, les reçoit tous.

Un jeu cruel d’apparence et de faux-semblants

A sa table donc, des invités qui maîtrisent les codes sociaux, les faux-semblants, les rapports de force, et l’art du bavardage. Sauf un, incarné par Stéphane, dont les origines et le parcours le placent en observateur et surtout pas sujet, mais objet de cette mascarade de classe aussi cruelle que malsaine.

D’une écriture aiguisée et proche du réel, Christine Angot scrute la psychologie des personnages aux prises avec sa représentation sociale où la supériorité se met alors en scène, parade, pousse le mot d’esprit et la connivence, l’entre-soi feint et l’indifférence bienveillante !

Les mots d’Angot singuliers et âpres

A l’abri d’une scénographie dépouillée de Gala Ognibene où seules des cloisons mobiles transparentes découpent l’espace, la mise en scène aérée de Richard Brunel fait circuler et s’entrechoquer la parole singulière et âpre d’Angot, cristallisant un jeu sournois d’apparence, de domination et de lâcheté.

Les cinq comédiens : Emmanuelle Bercot (Prix d’interprétation féminine à Cannes avec  « Mon Roi » de Maïwenn), Noémie DevelayRessiguier, Valérie de Dietrich, Jean-Pierre Malo et William Nadylam, sont épatants et s’emparent avec justesse des mots de l’auteur à la portée à la fois concrète et ambiguë.

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Date : 3 avril 2018 l Lieu Scènes du Golfe (Bretagne)
Metteur en scène : Richard Brunel

50 ans après sa sortie en salles, un ouvrage érudit sur le grand film 2001: L’odyssée de l’espace (Gremese)

2001: L'odyssée de l'espace
2001: L’odyssée de l’espace, livre de Roberto Lasagna, Editions Gremese

50 ans après sa sortie en salles, un ouvrage érudit sur le grand film 2001: L’odyssée de l’espace (Gremese)

Le film 2001: L’odyssée de l’espace a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie dans les salles françaises en septembre 1968. Véritable trip cosmique qui tente d’expliquer l’évolution humaines depuis l’aube des temps jusqu’à la rencontre d’un cosmonaute avec ses créateurs, le film fascine ou ennuie. Les 3h du film sont une véritable odyssée pour qui n’est pas prêt à se laisser emmener dans la thèse troublante d’Arthur C. Clarke. Les éditions Gremese traduisent l’ouvrage écrit en italien par le critique de cinéma érudit Roberto Lasagna pour tenter d’appréhender les multiples facettes d’un film qui n’a certainement pas encore livré tous ses secrets.

Un film univers

Par où commencer pour expliquer un film aux visées si larges? Roberto Lasagna débute au plus simple. Détailler les procédés techniques, l’utilisation de la musique et les méandres de la création filmique permet de créer un cadre avant de plonger dans les thèses philosophiques. Car le film s’est basé sur un scénario de l’écrivain de science fiction Arthur C. Clarke avant qu’il n’en tire un ouvrage permettant de mieux comprendre le film. La place du fameux monolithe noir, le rôle trouble de l’ordinateur de bord HAL et l’entrée du cosmonaute dans l’atmosphère de Jupiter peuvent alors mieux s’expliquer et s’analyser. Sans parler du bébé univers final que le génial Stanley Kubrick fait apparaitre sur l’éternelle musique de Richard Strauss aux cotés de la planète terre. Expliquer le film est une belle gageure et l’auteur offre des éclaircissements qui intéresseront certainement tous les amoureux du film. Là où notre époque contemporaine a oublié le mystère pour ne cesser de proposer de l’action épileptique, Stanley Kubrick a préféré se laisser le temps pour échafauder un contexte et parler à l’esprit plutôt qu’à l’énergie.

L’ouvrage est sorti en français le 22 mars et propose une relecture passionnante du film 2001: L’odyssée de l’espace. Si vous aussi vous ne cessez de revenir sur une oeuvre unique dans l’histoire du cinéma, c’est le moment de vous laisser tenter!

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2001: L'odyssée de l'espace
2001: L’odyssée de l’espace, livre de Roberto Lasagna, Editions Gremese

On a souvent dit, à juste titre, que l’histoire du cinéma de science-fiction se divise en deux parties : l’avant et l’après 2001 : L’Odyssée de l’espace. Aujourd’hui, l’année 2001 est un futur désormais passé depuis longtemps et l’histoire ne s’en souviendra pas pour une entreprise spatiale, mais pour une attaque aérienne dans le ciel de New York. Même 1968, année de « révolution » sur la planète Terre, a à présent cinquante ans et presque aucune de ses utopies ne s’est réalisée. Mais l’Homme attend encore et attendra toujours, un pas de valse au milieu des étoiles, un message des espaces infinis, un univers meilleur, un foetus cosmique dans lequel renaître ; et 2001 : L’Odyssée de l’espace reste le chef-d’oeuvre de Kubrick et le meilleur film de science-fiction jamais réalisé, infiniment plus riche, infiniment plus mystérieux et infiniment plus moderne que les films de science-fiction modernes.

Date de parution : le 22 mars 2019
Auteur : Roberto Lasagna
Editeur : Gremese
Prix : 16 € (140 pages)
Acheter sur : Amazon

Promotion monstre sur le site ULULE: 1€ le PDF pour la BD Martin Luther King: Le rêve assassiné aux éditions 21g 

Martin Luther King, le rêve assassiné
Martin Luther King, le rêve assassiné, scénario de Lewis Helfand et Michael Teitelbaum, dessin de Naresh Kumar, Editions 21g

Promotion monstre sur le site ULULE: 1€ le PDF pour la BD Martin Luther King: Le rêve assassiné aux éditions 21g

Pour une période limitée, la biographie dessinée de Martin Luther King est disponible à 1 € en PDF jusqu’au 10 avril sur le site ULULE pour diffuser son message de liberté et d’égalité au plus grand nombre. La BD retrace l’existence d’un apôtre de la non-violence qui, dans le sillage de Gandhi, prêcha pour plus de liberté dans un pays qui acceptait la ségrégation dans les pays du Sud. Une bande dessinée obligatoire pour retracer un destin hors du commun et un rêve toujours d’actualité aujourd’hui.

Une lutte pour la paix

Le dessin photographique de Naresh Kumar suit l’existence d’un enfant du Sud devenu une icône universelle. A l’âge des choix, il s’orienta vers une carrière de pasteur et se décida à combattre l’ignominieuse ségrégation en place dans les états du Sud des Etats-Unis par le moyen le plus efficace qui soit: la non-violence. Lewis Helfand et Michael Teitelbaum accumulent les détails sur la vie de l’homme et le contexte social d’un pays déchiré entre l’héritage esclavagiste et les aspirations à la liberté. Les menaces et intimidations n’auront pas raison d’un homme guidé par la foi et sa résolution. Le discours prononcé le 28 aout 1963 avec sa célèbre phrase I have a dream a marqué l’histoire du monde, devenant un motif de ralliement pour toutes les populations opprimées de par le monde. Son assassinat à Memphis le 4 avril 1968 marqué la fin d’une existence qui inspira un peuple entier à réclamer la liberté sans effusions de sang.

La Bande dessinée retrace une histoire de combat sous l’étendard de la non-violence. La promotion proposée sur le site ULULE est une bonne occasion de réviser une tranche d’histoire symbolique des combats pour la liberté du 20e siècle.

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Le 4 avril 1968, Martin Luther King Jr est assassiné d’une seule balle tirée en direction du balcon de sa chambre, au Lorraine Motel de Memphis.
Cela paraît impossible à croire aujourd’hui, mais il y a à peine plus de cinquante ans, le Sud des États-Unis vivait encore dans un système ségrégationniste où les Noirs ne bénéficiaient pas des mêmes droits que les Blancs.
Fils d’un pasteur baptiste et pasteur lui-même, Martin Luther King Jr rêve d’une nation où chacun pourrait être jugé en fonction de ses qualités et non de la couleur de sa peau. Son discours devant le Mémorial Lincoln le 28 août 1963, qui est resté célèbre pour la formule I have a dream (je fais un rêve), en fait le principal artisan de la prise de conscience de tout un peuple. Disciple de Gandhi et de sa philosophie de la lutte non violente, il prend la tête du combat pour les droits civiques et obtient du président Lyndon B. Johnson la reconnaissance de droits égaux pour tous à travers les États-Unis.

Date de parution : 17 mars 2018
Scénariste(s) : Michael Teitelbaum, Lewis Helfand Dessinateur(s) : Naresh Kumar
Genre : Historique

Editeur : 21g Prix : 17 € en librairie, 1€ sur ULULE (120 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Martin Luther King, le rêve assassiné

 

 

 

 

 

Debout Népal, une BD aux accents d’aventure humaine aux éditions La Boîte à Bulles

Debout Népal
Debout Népal, dessin et scénario de Maëlle Joly et Sophie Raynal, La Boîte à Bulles

Debout Népal, une BD aux accents d’aventure humaine aux éditions La Boîte à Bulles

Pour ceux qui pensent qu’il est difficile voire impossible d’apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin à l’autre bout du monde, Debout Népal va certainement contribuer à prouver le contraire. Quand quelques jeunes femmes partent au Népal à la fin des années 90 et se retrouve à fonder une école à plus de 2000 mètres d’altitude, c’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Maëlle Joly et Sophie Raynal racontent l’histoire de l’association Kalam, de sa création pour fonder une école primaire jusqu’à l’organisation de l’acheminent de l’aide d’urgence après le séisme catastrophique de 2015. Et comme la BD fait également plonger en profondeur das la culture népalaise, le dépaysement est assuré.

Tout est possible pour qui a la volonté

C’est un peu l’enseignement de cette belle lecture aux éditions La Boîte à Bulles. Armées de leur bonne volonté et de leur motivation, quelques jeunes femmes ont monté une association au Népal d’abord pour fonder une école primaire puis pour venir en aide aux populations sinistrées. La première moitié des 144 pages détaille d’abord l’aventure humaine avec les différentes étapes ayant abouti à la mise en place d’une structure locale pérenne via l’association Kalam. Avec l’aide de villageois dévoués, l’école s’est montée, un bâtiment s’est construit et des professeurs ont pu assurer un enseignement permanent à la jeunesse du village de Barati. Mais le séisme de 2015 a dévasté le petit pays, l’école s’est effondrée et tout a été à refaire. Loin de s’apitoyer, les jeunes femmes ont retroussé leurs manches pour récolter de l’aide d’urgence et retourner sur place pour constater les dégâts. Cette partie de l’ouvrage se lit comme un témoignage vibrant avec un dessins dynamique et un scénario instructif. La seconde partie de la bande dessinée est une véritable encyclopédie sur la culture népalaise. Descriptifs des coutumes et de la vie quotiddienne, focus sur des personnalités marquantes et anecdotes significatives font découvrir le Népal bien mieux que n’importe quel guide touristique. Car le pays a beau être tout petit, il n’en détient pas moins une culture riche et variée.

Debout Népal offre une lecture aussi agréable qu’instructive. En racontant ‘aventure peu commune de jeunes femmes parties près de l’Himalaya pour apporter une aide inestimable, la bande dessinée brosse le portrait d’un pays qui mérite d’être découvert et soutenu pour contribuer à son développement.

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Un carnet de voyage dépaysant, instructif et profondément humain sur le quotidien de villageois népalais. À la fin des années 1990, Maëlle Joly et des amies partent pour un périple de huit mois au Népal. Dans l’Himalaya, à 2 000 mètres d’altitude, elles se prennent d’amitié pour les villages de Golphu Banjyang et Barati. Dans ce dernier, elles décident de créer une école primaire : l’association Kalam est née.
Au fil des années l’association et l’école se structurent. Maëlle et d’autres membres de l’association – telles Sophie Raynal à compter de 2003 – se rendent régulièrement sur place pour suivre l’évolution de l’école et du village.
En 2015, un violent séisme secoue le Népal et l’école s’écroule. L’association Kalam récolte des fonds pour mettre en place une aide d’urgence. Mais la reconstruction de l’école semble poser problème. Sophie et Maëlle décident donc de repartir à Barati afin de mieux appréhender la situation.

Date de parution : le 4 avril 2018
Scénariste(s) : Maëlle Joly / Sophie Raynal
Dessinateur(s) : Maëlle Joly / Sophie Raynal
Genre : Témoignage
Editeur : La Boîte à Bulles
Prix : 23 € (144 pages)
Acheter sur : Amazon l BDFugue

Debout Népal
Debout Népal

Debout Népal
Debout Népal

Debout Népal
Debout Népal

Debout Népal

Nul homme n’est une île, un documentaire qui donne envie de croire qu’une autre voie est possible

Nul homme n'est une île
Nul homme n’est une île, documentaire de Dominique Marchais

Nul homme n’est une île, un documentaire qui donne envie de croire qu’une autre voie est possible

Dans une époque où le capitalisme dicte ses règles avec pour résultat une pollution galopante, des paysages dévastés et des mentalités individualistes, Nul homme n’est une île offre un grand bol d’air frais. En interrogeant des individus qui ont privilégié des solutions locales en Sicile, en Allemagne et en Autriche, Dominique Marchais tend à démontrer que les mentalités sont prêtes pour proposer des solutions viables et accélérer le développement social en respectant l’environnement et le vivre ensemble. Un documentaire qui expose des exemples  de réalisations réelles et pas seulement une pensée positive mais stérile héritée des Baba Cool.

Des témoignages simples et directs

L’heure et demie du documentaire se concentre sur des expériences véridiques issues de toute l’Europe. Des pratiques agricoles en Sicile en passant par le développement urbain en Allemagne ou les constructions en bois en Autriche, des témoins de l’alternance économique expliquent avec force et détermination qu’il n’y a pas qu’une logique de grands ensemble commerciaux invasifs et rentables pour encadrer le développement économique. Il est également possible, voire souhaitable, de réfléchir à des méthodes locales pour respecter le cadre environnemental et trouver des solutions tout aussi rentables que pérennes. Nul homme n’est une île illustre bien le fait que chaque individu trouve sa place au milieu des autres et d’un environnement donné. Les solutions mises en place à un endroit ne fonctionnement peut être pas à un autre endroit, ce qui contrevient à la logique capitaliste de l’uniformisation universelle sans logique ni réflexion. Le documentaire revêt une importance essentielle par les temps qui courent pour apporter une alternative à la pensée capitaliste déshumanisante, et ça fait du bien.

Nul homme n’est une île respire le positivisme et la bienveillance. Le documentaire se regarde avec le sourire aux lèvres et permet d’arrêter de broyer du noir. Les solutions existent, il faut se pencher dessus au plus vite pour sortir de la spirale défaitiste ambiante.

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…« chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Des agriculteurs de la coopérative le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?

Sortie : le 4 avril 2016
Durée : 1h36
Réalisateur : Dominique Marchais
Avec : N/A
Genre : Documentaire

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