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Le champagne rosé brut de Chassenay d’Arce, un incontournable, digne représentant du Tour de France des vins rosés et des bulles roses

Rosé Chassenay d’Arce

Chassenay d’Arce est un habitué de la page Publik’Art avec ses champagnes de renom et ses très grandes qualités. Le champagne brut Rosé est un classique de la marque et apparait dans le Tour de France des roses et bulles roses pour constater une fois de plus sa très grande richesse gustative.

Un champagne rosé d’exception

Le champagne Chassenay d’Arce rosé brut est élaboré sur la côte des Bar dans l’Aube pour un champagne d’assemblage constitué de 60 % de Pinot noir, 33 % de Chardonnay, 5 % de Pinot meunier et 2 % de Pinot blanc. Le champagne bénéficie d’une vinification traditionnelle et d’une conservation en cave d’au minimum 36 mois. D’aspect visuel, la bulle est légère et la robe est délicieusement saumonée, presque brillante. Le nez est complexe avec des notes florales tirant sur la violette, les fruits rouges et les fruits confits, finement épicé. La bouche est souple, harmonieuse entre fruits rouges et fruits noirs comme le cassis et la fraise. Le champagne Chassenay d’Arce rosé brut se déguste idéalement à l’apéritif avec un accompagnement de pruneaux au bacon, mais aussi assorti de Saint-Jacques aux agrumes, de curry doux de volaille ou en dessert avec une panacotta aux fruits rouges. Le champagne est distribué en vente directe, chez les cavistes, en CHR ou dans la chaine de cavistes Le Repaire de Bacchus. Quant au prix TTC départ cave, il s’élève à 27,40 euros, soit un prix tout à fait raisonnable rapporté à la qualité du champagne!

Chassenay d’Arce a une très bonne constance, une régularité renouvelée années après années. Il ne vous reste plus qu’à tester ce champagne rosé pour le constater.

Communiqué de presse:

UNE MAISON DE VIGNERONS ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ
Dans une vallée préservée du sud de la Champagne, 130 familles de vignerons exploitent 325 hectares d’un vignoble unique et singulier : La Côte des Bar. La Maison Chassenay d’Arce, créée en 1956, se définit comme une véritable Maison de Vignerons, qui présente des atouts de taille pour créer le meilleur à partir de son terroir :
-Une alliance de compétences
-Une diversité pour les assemblages permettant l’accord parfait
-Un héritage de 60 ans d’expérience
-La modernité de l’outil et des compétences techniques qui en font un modèle d’avenir.

UN TERROIR PARTICULIER
La Vallée de l’Arce apporte finesse, légèreté et fraîcheur. C’est ainsi que se définissent les Champagnes Chassenay d’Arce qui sont la pure expression de ce terroir. L’influence du climat, l’exposition des vignes (Sud / Sud-Est) et la nature des sols font le reste.

UNE VASTE GAMME
Du brut sans année pour pérenniser le style à une cuvée de prestige, Confidences, en passant par des millésimés et une cuvée rare; un Pinot blanc…

Le programme de la semaine 7 de La Comédie continue !

Le programme de la semaine 7 de La Comédie continue !

Pour cette septième semaine, la chaîne met à l’honneur :
► les grands dramaturges français que sont Anouilh (avec Antigone montée par Marc Paquien), Racine (et Britannicus notre critique ici par Stéphane Braunschweig), Molière (dont Hervé Pierre a mis en scène George Dandin et La Jalousie du barbouillé) ou encore Feydeau (vu par Lukas Hemleb avec Le Dindon)
► un spectacle qui fit événement lors de sa création Salle Richelieu en 1993, Bal masqué d’après Mikhaïl Lermontov mis en scène par Anatoli Vassiliev
► la série des Singulis Seuls-en-scène, où l’on pourra entendre les mots de Daniel Pennac dans Chagin d’école par Laurent Natrella, de Raymond Devos avec Les fous ne sont plus ce qu’ils étaient par Elliot Jenicot ou encore de Christine Montalbetti dans Le Bruiteur par Pierre Louis-Calixte
► l’art du ballet, avec la diffusion de La Source chorégraphiée par Jean-Guillaume Bart au Palais Garnier, qui réunit à son générique plusieurs membres ou fidèles de la Comédie-Française : Éric Ruf à la scénographie, Christian Lacroix aux costumes ou encore Clément Hervieu-Léger à la dramaturgie…

Toute la Troupe reste mobilisée, à l’heure de l’impossibilité de jouer dans les différentes salles parisiennes et en tournée. À la fois familiale et pédagogique (avec des programmes littéraires s’adressant aux enfants ou aux publics scolaires), poétique, divertissante et toujours théâtrale, cette initiative propose plusieurs heures de programmes quotidiens, originaux ou rediffusés.

La Comédie continue ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

► le site Internet www.comedie-francaise.fr
► la page Facebook comedie.francaise.officiel
► la chaîne Youtube LaComedieFrancaise
► certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

EN SEMAINE programmation scolaire
Les comédiens repassent le bac français – un comédien lit un passage d’un des textes programmés au bac et en livre un commentaire d’acteur : « ce que les profs ne disent jamais »
Où suis-je, qu’ai-je fait, que dois-je faire encore ? Entretien avec un professionnel du théâtre LE WEEK-END une masterclasse avec un comédien
Et qu’en dit la servante ?
17h00 Les acteurs parlent aux enfants – un conte pour enfant lu par un comédien
18h00 Le foyer des comédiens
• Mon alexandrin préféré
• L’enfance de l’art
• La « cuisine » de l’acteur
18h30 Lever de rideau 1
programme des levers de rideau ci-contre
19h50 Urgence à vous remercier
5 minutes de lecture sur le soin, l’aide, la médecine
20h15 Ce que j’emporterais sur une île
20h30 Lever de rideau 2
À l’issue, diffusions d’interviews des comédiens ou des metteurs en scène
Grille semaine 7 – du 11 au 17 mai 2020
(sous réserve de modifications)

LUNDI 11 MAI
Speakerin du jour Noam Morgensztern
18h30 École d’actrice Françoise Gillard
Entretien mené par Olivier Barrot
Capté au Studio-Théâtre en juin 2015
Durée 1h15
20h30 Antigone de Jean Anouilh – mise en scène Marc Paquien avec Véronique Vella, Bruno Raffaelli, Françoise Gillard, Clotilde de Bayser, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Nâzim Boudjenah, Marion Malenfant et les comédiens de l’Académie Laurent Cogez, Carine Goron, Maxime Taffanel
Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en octobre 2012
Durée 1h45

MARDI 12 MAI
Speakerin du jour Pierre Louis-Calixte
18h30 École d’actrice Dominique Blanc
Entretien mené par Olivier Barrot
Capté au Studio-Théâtre en avril 2018a
Durée 1h20
20h30 Britannicus de Jean Racine – mise en scène Stéphane Braunschweig (notre critique ici) avec Clotilde de Bayser, Laurent Stocker, Hervé Pierre, Stéphane Varupenne, Georgia Scalliet, Benjamin Lavernhe, Dominique Blanc et les comédiens de l’Académie Théo Comby Lemaitre, Hugues Duchêne, Laurent Robert
Capté Salle Richelieu en juillet 2016
Durée 2h05

MERCREDI 13 MAI
Speakerine du jour Danièle Lebrun
18h30 Singulis Seul-en-scène Chagrin d’école d’après Daniel Pennac – conception et interprétation Laurent Natrella
Capté au Studio-Théâtre en février 2018
Le texte est publié par les Éditions Gallimard.
Durée 1h05
20h30 George Dandin de Molière – mise en scène Hervé Pierre avec Simon Eine, Catherine Sauval, Alain Lenglet, Jérôme Pouly, Pierre Hancisse, Noam Morgensztern, Claire de La Rüe du Can, Pauline Méreuze Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2014
Durée 1h20
La Jalousie du barbouillé de Molière – mise en scène Hervé Pierre
avec Simon Eine, Alain Lenglet, Jérôme Pouly, Pierre Hancisse, Noam Morgensztern, Claire de La Rüe du Can, Rebecca Marder et Catherine Sauval
Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en mai-juin 2016
Durée 30 min

JEUDI 14 MAI
Speakerin du jour Christophe Montenez
18h30 Théâtre et chorégraphie Françoise Gillard
Entretien mené par Marine Jubin
Avant Caligula film d’Anne Kessler sur les répétitions du ballet Caligula à l’Opéra national de Paris
argument Nicolas Le Riche et Guillaume Gallienne, musique Antonio Vivaldi, chorégraphie Nicolas Le Riche avec Guillaume Gallienne et Nicolas Le Riche
Filmé en 2005
Durée 10 min
20h30 La Source ballet, livret d’après Charles Nuitter et Arthur Saint-Léon, musique Léo Delibes, Ludwig Minkus arrangée par Marc-Olivier Dupin – chorégraphie Jean-Guillaume Bart avec Ludmila Pagliero, Karl Paquette, Isabelle Ciaravola, Mathias Heymann, Christophe Duquenne, Nolwenn Daniel, Alexis Renaud et le corps de ballet de l’Opéra national de Paris et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris – direction Koen Kessels
Capté au Palais Garnier en 2012
Réalisation François Roussillon
Coproduction Opéra national de Paris, François Roussillon et Associés, avec la participation de France Télévisions
Durée 2h

VENDREDI 15 MAI
Speakerine du jour Pauline Clément
18h30 Singulis Seul-en-scène Les fous ne sont plus ce qu’ils étaient d’après Raymond Devos conception et interprétation Elliot Jenicot
Capté au Studio-Théâtre en avril 2016
Durée 1h05
20h30 Le Dindon de Georges Feydeau – mise en scène Lukas Hemleb avec Catherine Salviat, Véronique Vella, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Igor Tyczka, Cécile Brune, Michel Robin, Florence Viala, Françoise Gillard, Pierre Vial, Céline Samie, Laurent Natrella, Jérôme Pouly, Laurent Stocker
Capté Salle Richelieu en octobre 2003
Réalisation Don Kent
Coproduction Comédie-Française, AGAT Films et Cie, ARTE France, avec la participation de France Télévisions
Durée 2h45

SAMEDI 16 MAI
Speakerine du jour Anne Kessler
18h30 Singulis seul-en-scène Le Bruiteur de Christine Montalbetti – conception et interprétation Pierre
Louis-Calixte
Capté au Studio-Théâtre en mars 2015
Le texte est publié par les éditions P.O.L.
Durée 1h10
20h30 Bal masqué de Mikhaïl Lermontov, traduction André Markowicz – mise en scène Anatoli Vassiliev avec Jean-Luc Boutté, Catherine Salviat, Jean-Baptiste Malartre, Nathalie Nerval, Valérie Dréville, Éric Frey, Jean Dautremay, Céline Samie, Didier Bienaimé Capté Salle Richelieu en mars 1993
Durée 2h45

DIMANCHE 17 MAI
Speakerin du jour Alain Lenglet
18h30 Les Créanciers d’August Strindberg, traduction Alain Zilberstein – mise en scène Anne Kessler avec Adeline d’Hermy, Sébastien Pouderoux, Didier Sandre
Capté au Studio-Théâtre en juin 2018
Durée 1h25
Sur France 5 dans « Au Théâtre chez Soi », diffusion
du deuxième lever de rideau
20h50 Les Rustres de Carlo Goldoni (notre critique ici ) – mise en scène Jean-Louis Benoit avec Gérard Giroudon, Bruno Raffaelli, Coraly Zahonero, Céline Samie, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella, Christian Hecq, Nicolas Lormeau, Christophe Montenez, Rebecca Marder Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2015
Réalisation Philippe Béziat
Coproduction Comédie-Française, Camera Lucida, avec la participation de France Télévisions
Durée 1h55

Le documentaire Green Boys raconte une belle histoire d’amitié au coeur du pays normand, disponible en VOD depuis le 6 mai

Après Les Terriens, Les Sucriers de Colleville et La Pluie et le Beau Temps, Ariane Doublet propose une histoire d’amitié entre un une garçon normand, Louka, 13 ans, et un jeune homme noir venu de Guinée, Alhassane, 17 ans. Au coeur des champs normands, les deux personnages discutent, échangent et s’amusent. Le récit à la première personne de l’odyssée d’Alhassane vers la France sert de fil rouge à cette histoire d’amitié toute en bienveillance et en tolérance.

Un documentaire vert et coloré

Au fur et à mesure des balades sur les sentiers normands, Louka et Alhassane devisent et découvrent leurs histoires mutuelles. En discutant de leurs gouts respectifs, les points communs et les différences apparaissent, ils parlent de rap et de foot, comparent leurs savoirs et mettent à profit leur énergie pour construire une case africaine comme on en construit en Guinée avec vue sur la Manche. Ils font aussi des câlins avec les vaches, pêchent les crabes à l’épuisette et apprennent leurs histoires respectives. La réalisatrice Ariane Doublet se place à l’opposée de la pensée dominante. Pas de violence ni de sexisme ici, le documentaire Green Boys se place dans une bulle enchantée où la connaissance se trouve en chacun de nous. La référence littéraire évidente à laquelle le spectateur se réfèrera sans doute est Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Pas de mise en avant de soi ni de rapports de force, toute l’importance du film tient dans le contact humain et dans l’échange, pour grandir et mieux comprendre l’autre. Lorsque la cabane est terminée, Alhassane ne veut pas y dormir la nuit car il craint les esprits nocturnes, comme ceux représentés par les masques repris dans les peintures de Picasso. Louka cherche à le tranquilliser, selon lui ces esprits n’existent pas. La douceur est permanente dans ce documentaire où l’encore adolescent et le presque adulte cohabitent dans le cadre rural paisible de la nature environnante.

Le documentaire reprend avec magie des moments précieux, comme filmés dans un espace temps situé très loin du quotidien. Cette histoire d’amitié filmée par Ariane Doublet pourrait être un conte mais c’est une histoire réelle, non fantasmée mais véritable. L’espoir est partout présent et fait plaisir à voir.

Synopsis: Green Boys pourrait être un  » Petit Prince  » du millénaire de l’exil. Alhassane, 17 ans, a quitté la Guinée et arrive seul en France après un éprouvant périple. Accueilli dans un village en Normandie, il rencontre Louka, 13 ans. Entre les deux garçons une amitié naît et s’invente jour après jour. Ce qui les sépare les lie tout autant que ce qui les unit. Durant l’été, ils construisent une cabane sur la falaise qui surplombe la mer. Comme une zone de liberté, elle sera un lieu secret de l’enfance et le refuge des blessures.

L’artiste The Architect s’associe avec la rappeuse Reverie dans son nouveau single Run à découvrir sur le label X-RAY Production

The Architect, Run ft Rêverie

The Architect s’associe avec Rêverie, rappeuse emblématique de Los Angeles, pour le deuxième extrait de son album Une Plage sur la Lune à sortir plus tard cette année, vraisemblablement en juin. Dans ce titre, The Architect invoque l’esprit décomplexé de MIA dans le titre Paper Planes rendu connu par le film Slumdog Millionnaire. Il fait voyager dans un autre univers grâce au flow de Rêverie qui se pose sur l’instrumental broken beat aux accents industriels, soulignée par les percussions et notes de kora hypnotiques de The Architect. Le clip du titre est réalisé par Befour qui aime à contourner le sens d’images préexistantes. Il utilise les images d’un film d’animation du réalisateur Mitsuyo Seo pour détourner ce film propagandiste japonais de 1944 en détruisant et renversant sa doctrine initiale, ce qui nous donne alors une joyeuse révolution. Rêverie enchaine les mots dans une ambiance afro electro très à la mode mais renouvelée avec art, avec des hoquets continuels, comme pour marquer la surprise dans une énergie perceptible dès la première écoute. Tout l’univers de The Architect apparait dans un titre qui pourrait bien créer la surprise.

Un artiste hétéroclite

Le beatmaker The Architect a débuté sa déjà riche carrière en 2013 et a marqué les esprits avec son album Foundations. The Architect est le nom de code d’un artiste aux multiples facettes qui aime à voyager à travers des styles variés pour les juxtaposer comme le Swing, le Jazz, l’Electro, la Soul, le Funk et le Hip Hop. Pas de limites pour ce fouineur de samples et beatmaker à ses heures dans le collectif L’Entourloop. L’année 2019 a marqué le retour très attendu de The Architect, qu’il concrétise avec un nouvel album. Le récent Darling sorti en février faisait déjà plaisir à entendre, avec ses samples de voix rappelant Rubinsteiner, Moby ou même Gorillaz.

Les plus anciens Les Pensées et L’usine à Disques avaient déjà créé le buzz à l’époque, The Architect pourrait bien revenir sur le devant de la scène avec le titre Run!

Les vins rouges du Domaine Franck Chavy sans sulfite

Le domaine Franck Chavy produit depuis quelques années des vins sans sulfite. Pour se convaincre de leur qualité, deux breuvages ont été dégustés, le Régnié 2019 et le Brouilly 2019. Vignerons depuis 4 générations sur les communes de Villié-Morgon et de Régnié-Durette en pays Beaujolais, la famille Chavy a vu se succéder les millésimes et les vignerons. Les ceps les plus anciens remontent à 1900, c’est dire le poids de l’histoire pour cette appelation!

Le domaine s’étend sur 10 hectares avec 3,5 ha en Morgon, 2 ha en Brouilly, 3 ha en Régnié, 0.5 ha en Chardonnay et 0,5 ha en Beaujolais village. Le Gamay dit noir à jus blanc est l’unique cépage utilisé pour les crus de la région. Les vignerons effectuent l’ensemble des travaux (de la taille de la vigne, à la commercialisation des bouteilles), seule la récolte 100 % manuelle des raisins et les travaux de taille en hiver demande l’intervention de saisonniers.

Régnié sans sulfite 2019 : un immanquable.

Le Régnié 2019 est un vin ample et rond, harmonieux entre matière, fraîcheur et fruits noirs évoluant sur la fraise à l’aération. Cette cuvée détonne par sa gourmandise et son volume. La température idéale pour le service se situe entre 14 et 15 ° et le temps de garde se comprend entre 2 et 5 ans. Les notes de petits fruits noirs sont nuancées par des petits fruits rouges et des touches florales. Le vin accompagne idéalement un apéritif dinatoire composé de charcuteries, de viandes blanches et d’un barbecue.

Brouilly 2019, une confirmation

Ce Brouilly sans sulfite séduit par son croquant, son fruité et sa complexité. Très structuré, ses tanins tout en finesse apportent une grande et belle rondeur. Au fur et à mesure que le vin s’ouvre à l’oxygène, la bouche s’arrondit et la palette aromatique évolue doucement. La température de service se situe entre 15 et 16 °, et le temps de garde se comprend entre 2 et 5 ans. Le vin accompagne rosbif, viandes rouges grillées, volailles et barbecue.

Deux vins rouges sans sulfite à déguster pour découvrir la qualité de ce domaine habitué aux productions de qualité!


« Ma chambre froide », la fable noire et fantasque de Joël Pommerat : jubilatoire

"Ma chambre froide, la fable noire et fantasque de Joël Pommerat : jubilatoire
Photo : « Ma chambre froide » (© Alain Fonteray).

« Ma chambre froide », la fable noire et fantasque de Joël Pommerat : jubilatoire

Avec « Ma chambre froide » (captation intégrale à la fin de l’article), Joël Pommerat poursuit son questionnement de l’âme humaine au travers un dispositif circulaire qui, comme son récit aux multiples rebondissements, se prête à un regard à la lisière du réel et de l’imaginaire, du visible et de l’invisible, pour nous plonger au cœur d’une fable sociale, cruelle, tendre, drôle et fascinante.

Cette scénographie panoptique fait surgir du noir le plus profond, sous une lumière sculpturale assortie d’une sonorisation suggestive ou pop, les personnages et les situations. Elle les charge d’une dimension crépusculaire, mystérieuse, sensorielle, et concrète qui imprime une intensité et un naturalisme au climat instauré.

A partir de cette configuration où les spectateurs sont installés comme au cirque tout autour sur des gradins avec une vue sur tous les angles, la pièce débute dans l’obscurité d’où une voix off raconte la vie d’une femme prénommée Estelle, disparue depuis 10 ans, et ayant laissé un cahier journal qui va s’illustrer furieusement sous nos yeux.

L’héroïne, employée modèle dans un magasin, était d’un dévouement total et d’une bonté infinie. Toujours prête à rendre service à ses collègues qui en profitaient sans vergogne, elle ne se plaignait jamais et ne portait aucun jugement sur son patron, M Bloch, un odieux et grossier personnage, dont elle voulait croire qu’elle pouvait changer ses idées. Car cette femme étrange et spirituelle aimait les étoiles, le théâtre et les déguisements et aider par dessus tout ses semblables “avec cette faculté de se mettre à la place des autres” et “une manie de vouloir les faire changer”.

La narratrice qui avait travaillé avec Estelle nous entraine dans son vécu et celui des autres employés avec son lot de rivalités, de mesquineries, d’humiliations et d’harcèlements en tout genre. Jusqu’au jour où M Bloch apprend qu’il est atteint d’un mal incurable et décide de léguer tous ses biens à ses employés à la condition qu’ils rendent hommage à sa vie.

Estelle propose alors qu’une pièce en son honneur soit montée et pour laquelle chaque membre du personnel devra incarner un rôle. C’est alors que le spectacle prend une nouvelle tournure et se radicalise encore où chacun des personnages, dans sa nouvelle position d’auto gestion collective, doit se confronter à de nouvelles réalités : économiques, morales en contradiction avec leurs idéaux initiaux de simples employés qui leur apparaissaient naguère inhumain et leur semblent à présent inéluctables, mais aussi artistiques en s’improvisant comédiens, le tout donnant lieu à des scènes ravageuses, fantasmagoriques et hilarantes.

Entre clair obscur et sophistication éblouissante 

Elles font exploser la part d’ombre et l’ambivalence des protagonistes jusqu’à leur paroxysme où à l’instar d’Estelle, le bien peut se dédoubler en mal, sur fond d’économie libérale, avide, cynique et destructrice. La quête d’inspiration théâtrale d’Estelle issue de ses rêves et de ses cauchemars donne lieu à une imagerie fantasque proprement délirante. D’une drôlerie jubilatoire, les répétitions dévoilent une auto critique de l’univers théâtral où les comédiens laborieux sont menacés de mort et astreints à répéter tous en cœur ”j’aime le théâtre. Le théâtre est plus important que la vie”.

Sur la plateau, les séquences s’enchaînent sans répit comme dans un film entre un clair obscur sidérant et une sophistication éblouissante. Elles démontrent une maîtrise scénique et artistique très aboutie qui entremêle une histoire intime et collective en sondant la nature humaine et la dérive d’un système économique.

Cette appropriation de l’aire de jeu par Pommerat dans une vérité propre, multiforme et fantastique constitue, dans le ressenti qu’elle fait naître et l’évocation qu’elle suscite, une expérience unique pour le spectateur. Pierre angulaire de cette mise en abîme, les comédiens qui sont, là, tous unis dans un jeu singulier, juste et précis.

La force créative de ce spectacle (Molière du meilleur auteur, Grand prix du SACD et prix Europe pour le théâtre des nouvelles réalités 2011) témoignait d’une ambition et d’une exigence porteuses de tous les possibles. Et le parcours depuis du dramaturge/auteur, ne l’a pas démenti.

La captation n’est plus disponible

Djao, un court métrage lourd de sens à découvrir sur Viméo le 6 mai!

DJAO – After the Road est un très court film documentaire réalisé par Loïc Phil, faisant le portrait d’un migrant d’origine ivoirienne à Paris. Il est le résultat d’un travail collaboratif sur la question des marques que laisse une migration. À travers les problématiques qu’il soulève et sa qualité esthétique, il aborde des questions de la plus pure actualité. Il sera visible le 6 mai prochain sur Viméo!

Les prémices d’une réalisation de plus grande ampleur

Le projet Djao est né autour de la volonté de mêler la thématique migratoire et la danse. Le réalisateur a rencontré Mamadou à travers l’association Autremonde dont l’objectif est de créer des interfaces de socialisation et de solidarité entre des personnes en situation précaire, le plus souvent issus de vagues migratoires. Autremonde avait organisé un atelier nommé Duna Tana comme un spectacle de danse. Le réalisateur y a côtoyé Mamadou, inclus dans l’organisation de ce projet et qui vivait assez naturellement la danse. Cette rencontre et cet élan mutuel a été le point de départ du film. D’une envie d’évoquer la danse, le projet a évolué vers une plongée dans le monde des migrants et Mamadou y a finalement raconté des points essentiels de son parcours personnel entre son pays d’origine et la France, avec ses blessures et ses aspirations. La société Gump a produit le projet, rapidement convaincue par sa portée sociale et humaine. Le réalisateur a choisi de faire un documentaire aux faux airs de film de fiction avec une trame intégrant la vie réelle du personnage et ses pensées telles qu’ils les avaient racontées au réalisateur. La collaboration entre Mamadou et Loïc Phil a été le fil rouge de la création du film. Le tournage du film n’a pas été sans difficultés avec la contrainte de l’utilisation d’un matériel et d’une équipe plus lourde que ce qui se fait habituellement en documentaire. Le réalisateur souhaitait une image de qualité, il fallait donc s’en donner les moyens avec un temps de tournage plus compact. La condition d’un tel challenge fut un temps de préparation significatif avec le chef opérateur Thierry Le Mer pour assurer une plus grande fluidité dans le tournage. L’identification des lieux et les nombreuses discussions préalables ont permis d’assurer la spontanéité des participants. La direction et le découpage ont été finement travaillés et la spontanéité apparait parfaitement sur l’écran. Le nombre important d’images tournées en 3 jours a quelque peu compliqué le montage mais le résultat est à la hauteur des attentes du réalisateur.

Le court-métrage sort en ligne sur Vimeo le mercredi 6 mai, il faut le découvrir pour se confronter à une vision particulière du monde, proche de celle des migrants, avec leurs difficultés mais aussi leur bonheur de vivre.

« Arturo Ui » dans une version expressionniste et burlesque, captation ce soir à 20h30 sur le site de la Comédie-Française

Le programme de la semaine 6 de La Comédie continue !
La Résistible Ascension d’Arturo Ui » à la Comédie-Française (Christophe Raynaud de Lage/Comédie-Française)

« Arturo Ui » dans une version expressionniste et burlesque, captation ce soir à 20h30 sur le site de la Comédie-Française

Entrée marquante en 2017 au répertoire de la Comédie-Française du chef-d’œuvre de Bertold Brecht « La Résistible Ascension d’Arturo Ui ». Où la mise en scène aux accents expressionnistes de l’Allemande Katharina Thalbach, investit avec force et pertinence le style bouillonnant, baroque, épique et poétique du dramaturge.

Chicago dans les années 30. Une crise économique a plongé la ville dans la misère. Les dirigeants du trust du chou-fleur cherchent à éviter la banqueroute. Le gangster Arturo Ui va planter sur ce terreau les graines fertiles à sa formidable ascension. En chef de gang sans scrupule, il profite donc de la situation pour organiser un racket de grande envergure et faire main basse sur l’économie de tout le pays.

« La Résistible Ascension d’Arturo Ui » est une parabole cinglante, une critique féroce du fascisme lié intrinsèquement aux forces occultes de l’argent, une « farce historique ».

Elle transpose dans le milieu des gangsters de Chicago l’ascension d’Hitler, de la crise de 1929 à la nuit des Longs couteaux en 1934 et l’annexion de l’Autriche en 1938 et dévide les mécanismes ainsi que les renoncements qui ont permis son avènement.

Entre intrigues politiques et méthode de voyous propres aux deux contextes (régime nazie et liaisons dangereuses entre capitalisme et gangstérisme), le protagoniste Ui/Hitler dont la figure emprunte au Führer et à Al Capone, tire son ascendance entre séduction, manipulation et intimidation.  

Et offre un constat toujours saisissant d’une pouvoir suprême ou économique où les compromission des uns assurent la mainmise des autres.

Parmi les hommes de main d’Arturo Ui, on retrouve, déformés, les noms des principaux dirigeants nazis : Givola pour Goebbels, Roma pour Röhm, Gori pour Goering. Hindsborough, l’administrateur octogénaire de la ville, n’est quatre que Paul von Hindenburg, à qui Hitler succédera.

La mise en scène enlevée de Katharina Thalbach souligne le côté grotesque, intranquille et avide de pouvoir d’Arturo Ui et de ses  sbires. Elle emprunte à l’imagerie clownesque des films de gangsters américains, aux codes de  la tragédie élisabéthaine et du théâtre de foire.

Les comédiens du Français sous un maquillage outré renvoient à des personnages inquiétants tout droit sortis d’un  film de Tim Burton. Ils évoluent sur un plateau en pente, parsemés de trappes propices aux pièges et d’un cordage formant une immense toile d’araignée suspendue au dessus du plan de la ville dessiné au sol dont la symbolique évoque l’emprise implacable et  hégémonique.

Immense Laurent Stocker

Et pour incarner la bête immonde qu’est Arturo Ui, Laurent stocker est extraordinaire où d’un geste, d’une intonation,  d’un regard, d’une attitude, il habite la folie sourde, menaçante ou ravageuse d’Arturo.

Ses acolytes ne sont pas en reste : Thierry Hancisse, Serge Bagdassarian et Jérémy Lopez forment un trio efficace tandis que Michel Wuillermoz offre en répétiteur d’Arturo Ui, un grand numéro d’acteur proprement surréaliste.

Date : 4 mai 2020 l sur le site la Comédie continue !
Metteur en scène : Katharina Thalbach

Les Géants de la montagne de Luigi Pirandello, sous le regard enlevé de Stéphane Braunschweig

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Stéphane Braunschweig montait en 2015 en ouverture de la saison théâtrale de la Colline « Les Géants de la montagne », pièce ultime et inachevée de Pirandello, et nous offre un questionnement subtil et méditatif sur la fonction de l’art et ses enjeux paradoxaux. La captation intégrale de cette pièce (via le lien de connexion) que nous avions chroniquée lors de sa création, est disponible à la fin de cet article.

La pièce met en présence une troupe d’acteurs conduite par une comtesse en quête d’un lieu pour jouer une pièce et des marginaux retirés du monde avec à sa tête Cotrone, qui se dit magicien, et se font appelés les « poissards ».

Stéphane Braunschweig réussie une mise en scène très aboutie dans un espace clair-obscur ingénieux et poétique, à la lisière du fantastique, qui nous plonge d’entrée dans un univers à la fois épuré et ambigu, où la frontière entre le réel et l’imaginaire se révèle tangible et fragile.

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Elle raconte leur confrontation qui voit la Comtesse Ilse, habitée par la nécessité absolue de jouer « La Fable de l’enfant échangé » en mémoire de son auteur qui s’est suicidé, se présenter devant la villa abandonnée où vit Cotrone, un lieu régi par l’imaginaire et « la vérité des rêves », « plus vraie que nous-mêmes » selon le maître des lieux.

Il tente de la convaincre d’y achever sa quête. Mais la Comtesse veut à tout prix apporter la poésie à son public, fut-il celui des géants de la montagne dont les aspirations sont extrêmement redoutées.

Car ces géants représentent un monde brutal dénué de pensée dont l’empire hégémonique aujourd’hui économique s’opère au détriment des valeurs spirituelles et humanistes.

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La fables est traversée par une angoisse, celle d’une modernité qui détruirait la poésie. « C’est la tragédie de la poésie dans la brutalité de notre monde moderne », explique à ce titre Pirandello. Mais aussi paradoxale car si Les Géants sont une ode à la liberté de l’imaginaire face aux contraintes du réel, c’est aussi un questionnement sur les limites du rêve et son enfermement utopique.

Et le texte met en présence deux formes de réalisation de son art : d’une part Cotone et ses acolytes qui ont trouvé dans leur retrait la liberté de la fantaisie, de la poésie, de l’absolu, mais en se dérobant à la vie où dans cet univers au-delà du monde, les enchantements sont alors possibles.

De l’autre côté, la comtesse et les comédiens qui revendiquent pour l’accomplissement de leur dessein, leur place parmi les hommes et en dépit de l’ordre brutal qui s’annonce.

Stéphane Braunschweig réussie une mise en scène très aboutie dans un espace clair-obscur ingénieux et poétique, à la lisière du fantastique, qui nous plonge d’entrée dans un univers à la fois épuré et ambigu, où la frontière entre le réel et l’imaginaire se révèle tangible et fragile.

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La richesse de cette frontière propre à l’œuvre de Pirandello initie avec force le ressort dramatique sur l’ambiguïté de la réalité et de la vérité.

Le metteur en scène imagine aussi une fin à la pièce en faisant jouer une scène de « La Fable de l’enfant échangé » et qui parachève la destinée de la fameuse troupe de comédiens.

La distribution est portée magistralement par Claude Duparfait en Cotrone et Dominique Reymond en Ilse qui, chacun dans leur registre, imprime à la fable son emprise céleste, naturaliste et onirique.

Allégorie exigeante donc sur les mécanismes du théâtre et les pouvoirs de l’oeuvre d’art dont la mise en abyme labyrinthique est l’un des thèmes de prédilection du dramaturge.

Captation intégrale du spectacle disponible ici

Le programme de la semaine 6 de La Comédie continue !

Le programme de la semaine 6 de La Comédie continue !

Cela fait un mois maintenant que La Comédie continue ! émet chaque jour pour un public toujours croissant : plus de 155 000 spectateurs ont déjà répondu à l’appel. Près de 350 programmes ont été composés spécialement pour la chaîne et 62 levers de rideaux diffusés.

Pour cette sixième semaine, un nouveau voyage à travers les siècles et les répertoires sera proposé, avec notamment : Électre / Oreste d’Euripide mis en scène par Ivo van Hove (notre critique ici), dans la version exceptionnelle captée au Théâtre antique d’Épidaure en juillet dernier, un classique du vaudeville, Occupe-toi d’Amélie de Georges Feydeau vu par Roger Planchon en 1996 Salle Richelieu, La Serva amorosa de Carlo Goldoni mise en scène par Jacques Lassalle, dans sa version filmée diffusée sur ARTE en 1995, La Clémence de Titus, opéra de Mozart mis en scène par Denis Podalydès créé au Théâtre des Champs-Élysées en 2014, à l’occasion de la manifestation « Tous à l’opéra » qui aurait dû avoir lieu cette semaine. La Comédie-Française rendra ainsi hommage à cet art cousin qu’est l’opéra, et la journée du 7 mai sera dédiée à la musique, sous toutes ses formes…
Tous les jours de la semaines des programmes originaux crées pour La Comédie continue !
16h00 Le 4h de Ragueneau – 5 minutes de poésie lue par un comédien
16h05
EN SEMAINE programmation scolaire
Les comédiens repassent le bac français – un comédien lit un passage d’un des textes programmés au bac et en livre un commentaire d’acteur : « ce que les profs ne disent jamais »
Où suis-je, qu’ai-je fait, que dois-je faire encore ? Entretien avec un professionnel du théâtre LE WEEK-END une masterclasse avec un comédien
Et qu’en dit la servante ?
17h00 Les acteurs parlent aux enfants – un conte pour enfant lu par un comédien
18h00 Le foyer des comédiens
• Mon alexandrin préféré
• L’enfance de l’art
• La « cuisine » de l’acteur
18h30 Lever de rideau 1
programme des levers de rideau ci-contre
19h50 Urgence à vous remercier
5 minutes de lecture sur le soin, l’aide, la médecine
20h15 Ce que j’emporterais sur une île
20h30 Lever de rideau 2
À l’issue, diffusions d’interviews des comédiens ou des metteurs en scène
LUNDI 4 MAI
Speakerine du jour Rebecca Marder
18h30 Portrait d’acteur – Paradoxe(s) Thierry Hancisse
Entretien mené par Laurent Goumarre
Capté au Studio-Théâtre en février 2020
Durée 1h15
20h30 La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht (notre critique ici), traduction Hélène Mauler et René Zahnd mise en scène Katharina Thalbach avec Thierry Hancisse, Éric Génovèse, Bruno Raffaelli, Florence Viala, Jérôme Pouly, Laurent Stocker, Michel Vuillermoz, Christian Gonon, Serge Bagdassarian, Bakary Sangaré, Nicolas Lormeau, Jérémy Lopez, Nâzim Boudjenah, Julien Frison et les comédiens de l’Académie Matthieu Astre, Juliette Damy, Robin Goupil, Maïka Louakairim, Aude Rouanet, Alexandre Schorderet
Capté Salle Richelieu en mars 2018
Durée 2h

MARDI 5 MAI
Speakerine du jour Flora Chéreau
18h30 Grenier des maîtres Jacques Lassalle
Entretien mené par Olivier Barrot
Capté à la Coupole, Salle Richelieu, en mai 2017
Durée 2h
20h30 La Serva amorosa de Carlo Goldoni, traduction Ginette Herry – mise en scène Jacques Lassalle avec Alain Pralon, Claire Vernet, Catherine Hiegel, Nicolas Silberg, Jacques Sereys, Jean-Yves Dubois, Anne Kessler, Philippe Torreton, Jean-Philippe Puymartin, Christian Blanc et Patrick Brossard, Franck Gourlat, Éric Léonard, Patrick Vela et les musiciens Jean-Charles Capon, Richard Galliano, Cécile Jacquillat
Filmé en juin-juillet 1994, première diffusion sur ARTE en novembre 1995
Réalisation Jean Douchet
Coproduction Comédie-Française, les Films de l’Estran, la SEPT, ARTE, la SFP
Durée 2h50

MERCREDI 6 MAI
Speakerine du jour Coraly Zahonero
18h30 Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry – mise en scène Aurélien Recoing avec Christian Blanc, Christian Gonon, Benjamin Jungers, Suliane Brahim
Capté au Studio-Théâtre en décembre 2011
Durée 1h15
20h30 Le Menteur de Pierre Corneille – mise en scène Jean-Louis Benoitavec Isabelle Gardien, Bruno Raffaelli, Coraly Zahonero, Laurent d’Olce, Laurent Natrella, Elsa Lepoivre, Daniel Znyk, Loïc Corbery, Léonie Simaga et Sébastien Raymond
Filmé Salle Richelieu en avril 2006
Durée 2h10

JEUDI 7 MAI
Speakerin du jour Stéphane Varupenne
18h30 Portrait d’acteur – Paradoxe(s) Denis Podalydès
Entretien mené par Vincent Josse
Capté au Studio-Théâtre en avril 2019
Durée 1h05
20h30 La Clémence de Titus opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, livret de Caterino Mazzolà d’après Pietro Metastasio et Cinna de Corneille – direction Jérémie Rhorer – mise en scène Denis Podalydès avec Kurt Streit, Karina Gauvin, Julie Fuchs, Kate Lindsey, Julie Boulianne, Robert Gleadow, Leslie Menu, le Cercle de l’Harmonie, le Chœur Aedes – direction Mathieu Romano Opéra coproduit par le Théâtre des Champs-Élysées et l’Opéra de Saint-Étienne
Capté au Théâtre des Champs-Élysées en décembre 2014
Réalisation Olivier Simonnet
Coproduction Théâtre des Champs-Elysées / Camera
Lucida, en association avec ARTE France
Durée 2h30

VENDREDI 8 MAI
Speakerine du jour Adeline d’Hermy
18h30 Feydeau à la folie documentaire d’Anne-Sophie Plaine
Filmé en 2018
Production Les Bons Clients et Réseau Canopé avec la participation de France Télévisions
Durée 50 minutes
20h30 Occupe-toi d’Amélie ! de Georges Feydeau mise en scène Roger Planchon avec Bérengère Dautun, Alain Pralon, François Beaulieu, Nicolas Silberg, Dominique Rozan, Gérard Giroudon, Yves Gasc, Catherine Sauval, Thierry Hancisse, Jean-Pierre Michaël, Isabelle Gardien, Igor Tyczka, Christian Blanc, Cécile Brune, Éric Frey, Éric Génovèse, Malik Faraoun, Bruno Putzulu, Florence Viala
Capté Salle Richelieu en janvier 1996
Durée 2h55

SAMEDI 9 MAI
Speakerin du jour Didier Sandre
18h30 École d’actrice Elsa Lepoivre
Entretien mené par Olivier Barrot
Capté au Studio-Théâtre en mars 2015
Durée 1h20
20h30 Électre / Oreste d’Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers – mise en scène Ivo van Hove (notre crtique ici) avec Claude Mathieu, Cécile Brune, Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Bruno Raffaelli, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Julie Sicard, Loïc Corbery, Suliane Brahim, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Christophe Montenez, Rebecca Marder, Gaël Kamilindi et les comédiens de l’Académie Peio Berterretche, Pauline Chabrol, Olivier Lugo, Noémie Pasteger, Léa Schweitzer et les musiciens Adélaïde Ferrière, Emmanuel Jacquet, Rodolphe Théry – Trio Xenakis, Othman Louati
Capté au Théâtre antique d’Épidaure en Grèce en juillet 2019
Production Comédie-Française, en partenariat avec le Festival d’Athènes et d’Épidaure
Durée 2h

DIMANCHE 10 MAI
Speakerin du jour Nicolas Verdier
18h30 Singulis Seul-en-scène (HAMLET, à part)Shakespeare et autres – conception et interprétation Loïc Corbery
Capté au Studio-Théâtre en février 2019
Durée 1h45
Sur France 5 dans « Au théâtre chez soi », diffusion
du deuxième lever de rideau
20h50 Le Petit-Maître corrigé de Marivaux – mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Florence Viala, Loïc Corbery, Adeline d’Hermy, Clément Hervieu-Léger, Claire de La Rüe du Can, Didier Sandre, Christophe Montenez, Dominique Blanc et la comédienne de l’Académie Aude Rouanet Capté Salle Richelieu en mars 2018 pour une retransmission en direct avec Pathé Live
Réalisation Don Kent
Production Comédie-Française
Durée 2h35

Au monde, opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat pour une rencontre au sommet

Au monde, opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat pour une rencontre au sommet, à voir chez vous ! 
Au monde, opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat – © E.Carecchio

Au monde, opéra de Philippe Boesmans sur un livret de Joël Pommerat pour une rencontre au sommet

Depuis plus de quinze ans, Joël Pommerat qui se revendique “écrivain de plateau”, écrit et met en scène. Reconnaissables dès les premières secondes pour l’univers poétique dont elles sont tissées, mêlant intimement le clair-obscur de l’imaginaire (l’inconscient) à la réalité mais aussi les rapports sociaux entre individus, les histoires scéniques de Joël Pommerat s’apparentent à des comtes moraux et immoraux. Où comment le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre. Et à partir d’un sujet qui semble tout à fait réaliste donc concret, le dramaturge nous entraîne de par son écriture dans une autre réalité, celle de personnages enfermés en eux-mêmes qui rêvent et parlent seuls à travers de longs discours émouvants ou encore entre eux, déterminés par le rôle familial/social dans lequel ils sont enfermés.

Avec Au monde (créé en 2004), tout l’art de la mise en scène de Joël Pommerat se trouve là et annonciateur de son histoire de théâtre qui n’est pas seulement de raconter la société ou le politique mais aussi de concrétiser un univers sensible : Plateau dépouillé, utilisation de la lumière (d’où vient-elle et comment éclaire-t-elle ?), quasi- absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps de l’interprète dans l’espace scénique mais solitude de ces corps, utilisation du fonds de scène comme unique décor stylisé. On y devine le mystère, la solitude et le possible inaccompli de chacun des personnages.

De sa rencontre avec Philippe Boesmans, compositeur des superbes Reigen et Yvonne, princesse de Bourgogne, habitué à mettre en musique des grands textes de Shakespeare, Schnitzler ou Strindberg adaptés par le fidèle Luc Bondy, est né l’adaptation au genre lyrique de sa pièce éponyme.

Les paroles empreintes de mystère permettent à la musique de Boesmans d’imprimer d’une nouvelle résonance la dramaturgie porteuse de sous-entendus et de non-dits, amplifiant l’écho suggestif. Elle est portée par un plateau vocal d’exception dirigé par Patrick Davin à la tête de l’Orchestre philharmonique de Radio France et emmenée par l’éblouissante Patricia Petibon.

On est ici introduit dans une famille de la grande bourgeoisie industrielle. Un patriarche vieillissant est désireux de passer la main à son fils cadet introverti, soudainement revenu d’une guerre lointaine. Trois soeurs – la similitude avec « Les trois soeurs » de Tchekhov est intentionnelle – se débattent avec leurs traumatismes. L’aînée, enceinte d’on ne sait qui, comme absente, la seconde rêvant d’un “monde qui fera de l’homme la seule valeur” , mais animatrice d’une émission de télévision et enfin la plus jeune, adoptée pour remplacer une enfant mystérieusement disparue.

Les hommes, puissants, en costume-cravate vaquent à leurs affaires et tentent de composer avec les femmes de la famille, entièrement vouées, elles, aux affres de la séduction et de l’amour. Ambitions et jeux de pouvoir, omnipotence de l’aisance, de l’argent, de la sphère masculine, épaississent les ténèbres de ce microcosme glaçant que percent peu à peu une quête obstinée de la vérité chez ces êtres aux personnalités troubles flouées par leurs secrets interdits.

Dans ce huis-clos en forme de labyrinthe intime où s’aborde des préoccupations du quotidien : comme le travail et la famille, le décor anxiogène cristallise vertigineusement un ballet d’ombres où une barre verticale de lumière blanche presque éblouissante dans la pénombre, constitue la seule ouverture vers le dehors et face à laquelle une des sœurs souvent se cogne et se raccroche.

Les échanges sont ponctués d’angoisses et d’attentes obscures. Les incertitudes de la mémoire, du désir, de l’identité, troublent la limite entre jour et nuit, tandis que çà et là éclatent des faits à demi énigmatiques et nous renvoie à des considérations philosophiques et existentielles. Le frère cadet ne cherche-t-il pas à “faire quelque chose de vrai, quelque chose de profond”? Un peu comme chacun de nous cherchant sa place Au monde.

Mais de même qu’on ne peut, sans doute, se trouver simultanément dans plusieurs pièces de cet appartement aux recoins pour le moins fantastiques, de même on ne saurait fixer de point de vue unique d’où embrasser l’ensemble des positions et des histoires de tous ses occupants. Comme si, où que l’on cherche à se placer, il subsistait toujours un point aveugle. Telle est bien la complexité de cet espace familial et des personnages qui le hantent avec cette part aussi de trivialité, là comme à la surface du monde, à la surface du réel.

Sur le plateau, les actions s’enchaînent parfaitement découpée en brèves séquences entre un clair obscur sidérant et une sophistication fascinante qui constituent la sensibilité esthétique de l’auteur metteur en scène. Où la partition musicale en transfigure l’atmosphère. Comme le fit Debussy sur le Pelléas et Mélisande de Maeterlinck, Philippe Boesmans distille une substance sonore au silence, au noir et à la lumière. Une expérience sensorielle qui ouvre à une nouvelle dimension de l’œuvre propice à son climat d’étrangeté et de perdition.

Les artistes/chanteurs sont à l’unisson pour interpréter leur personnage de conte initiatique dans un subtil ballet de va-et-vient propre à l’expression nuancées, variées des tessitures entre gravité et radicalité.

La captation n’est plus disponible

Douce France, un documentaire passionnant sur une jeunesse française qui s’implique dans les problèmes de société, Jour2Fête / 25e Heure

Le film documentaire Douce France a été largement financé par une collecte de fonds en ligne sur KissKissBankBank visant à assurer sa diffusion dans les salles de cinéma et sa postproduction. Le distributeur Jour2Fête s’est associé à la salle de cinéma virtuelle 25e Heure pour proposer des événements en VOD et e-cinéma, afin de maintenir le lien avec les exploitants et le public pendant cette longue période de confinement. L’occasion de découvrir cette histoire de lycéens avec leur classe dans une enquête sur le projet EuropaCity, soit l’un des plus grands projets de parc de loisirs d’Europe qui devait bétonner, à côté de chez eux, les dernières terres agricoles de la Plaine de France. Enquêtes et échanges font passer Amina, Sami et Jennyfer de l’indifférence à la prise de conscience de leur capacité à décider pour eux-mêmes de l’avenir de leur territoire. Le documentaire bouscule les idées reçues et représente une véritable bouffée d’air frais à découvrir absolument.

Un documentaire éclairant

Les 3 jeunes habitants de Seine-Saint-Denis héros du documentaire vivent dans un territoire que tous les médias hexagonaux aiment brocarder en apposant des adjectifs qualificatifs dévalorisants à tous ses habitants. Sont-ce vraiment tous des racailles sans avenir? Entre Gonesse et Villepinte, ils évoluent dans des barres de bétons sorties de terre après la seconde guerre mondiale. A proximité des champs environnants, ils sont d’abord indifférents à l’avenir des terres agricoles et la promesse d’une nouvelle zone de divertissements, avec notamment une piste de ski, a tout pour les séduire. C’est en allant à la rencontre des élus, des commerçants, des agriculteurs et des habitants que leur prise de conscience va aboutir à une volonté de prendre leur destin en main. Le documentaire embarque les spectateurs dans une enquête étonnante et inspirante. Pendant un an, les jeunes sont partis à la rencontre de tous ceux qui ont un intérêt à ce que le projet se fasse ou ne se fasse pas pour se faire une opinion par eux-mêmes. Le résultat est une histoire de réveil politique collectif questionnant sur nos modes de consommation et de production, notre rapport au travail, à l’agriculture, à l’engagement pour nous amener à réfléchir aux choix de société qui sont à l’œuvre dans notre Douce France. A 17 ans, ils prennent la parole sur les questions les plus importantes de notre époque. La caméra du réalisateur Geoffrey Couanon se fait toute petite pour laisser la parole aux jeunes et à leurs interlocuteurs. Et c’est un plaisir de voir réfléchir ces jeunes que beaucoup imaginent uniquement intéressés par des sujets superficiels. Ils discutent à bâtons rompus, ils découvrent la complexité de la situation et surtout ils rencontrent d’autres individus, actifs ou non, avec chacun un point de vue à comprendre. Images d’archives et vues panoramiques permettent de situer l’histoire dans un contexte historique plus large pour une réflexion pointue sur les enjeux de notre époque.

En ces temps difficiles pour la culture en général et le cinéma en particulier, la sortie du film est un peu technique. Dans un premier temps, une avant-première est prévue le 2 mai au soir pour les habitants du 93 grâce à 7 cinémas qui jouent le jeu, puis d’autres dates sont prévues avec de nouvelles régions.

Pour ceux qui ont suivis l’actualité, le projet EuropaCity a été abandonné en novembre 2019, signe que ce type d’initiative peut vraiment avoir un impact sur l’aménagement du territoire. Douce France est un documentaire à découvrir pour élargir ses horizons et mieux comprendre l’avenir de notre beau pays.

Synopsis: Amina, Sami et Jennyfer sont lycéens en banlieue parisienne, dans le 93.
Avec leur classe, ils se lancent dans une enquête inattendue sur un gigantesque projet de parc de loisirs qui implique de bétonner les terres agricoles proches de chez eux. Mais a-t-on le pouvoir d’agir sur son territoire quand on a 17 ans ? Drôles et intrépides, ces néo-citoyens nous emmènent à la rencontre d’habitants de leur quartier, de promoteurs immobiliers, d’agriculteurs et même d’élus de l’Assemblée Nationale. Une quête réjouissante qui bouscule les idées reçues et ravive notre lien à la terre !

https://www.youtube.com/watch?v=RsXr4Y8HZUo

2 cuvées à découvrir: Un rosé pour l’été qui s’annonce: le Mas Cristine Rosé Côtes du Roussillon de Coume del Mas et le vin blanc festif Le Mal’Assis du Domaine de la Tourette

La Coume Del Mas débute sa riche histoire avec le millésime 2001 pour compter aujourd’hui 14 hectares réparties sur 32 parcelles disséminées sur les communes de Banyuls et de Collioure. Il fut un temps où la viticulture de montagne était beaucoup plus répandue et la Coume Del Mas fait revivre ce glorieux passé avec des vins rouges, blancs et rosés. C’est justement le Mas Cristine rosé 2019 qui est à l’honneur aujourd’hui avec un domaine disposant de magnifiques vieilles vignes depuis 1810 sur un grand terroir du Roussillon à la limite sud de l’AOC Côtes du Roussillon. Quant à lui, le vin blanc Le Mal’Assis est une véritable découverte festive récompensée d’une Médaille d’Or à la sélection ANIVIN.

Mas Critine rosé, un rosé à déguster

Le relief, le sous-sol et la situation géographique de ce vignoble concourent à en faire un des derniers témoins originels de cette viticulture héroïque de montagne. Composé de 95% de Grenache Noir et de 5% de Syrah, le vin profite d’un sol argilo-calcaire, composé notamment de quartz et de schistes. La vendange est manuelle pour un rendement de 30 hl/hectare. Il subit une fermentation à basse température grappe entière 95% et une Vinification a 14-16C. Un élevage réducteur est réalisé en cuve inox. Le rosé se décrit comme complexe et gourmand. Le nez est agréable, intense et fruité. Et en bouche, il se distingue par une belle fraîcheur. Le vin est idéal à servir en apéritif, pour accompagner de la cuisine asiatique ou avec du poisson à la plancha. Le Mas Cristine rosé est proposé à 8,50€, disponible notamment sur Internet!

Le Mal’assis, un beau vin blanc festif

Le Domaine de la Tourette au coeur de l’Appellation Muscadet s’annonce Passionnément vins. Le vin blanc Le Mal’Assis est un produit original, issu du cépage Melon B, véritable gloire de la région Nantaise. Cette création inédite a légitimement obtenu une Médaille d’Or à la Sélection ANIVIN (Association Nationale Interprofessionnelle des Vins de France). C’est un vin joyeux et festif, à la belle robe couleur d’or blanc, au nez fruité, puissant et frais qui annoncent une bouche vive, délicate et ronde à souhait. Le Mal’Assis est à savourer bien frais mais pas glacé, de l’apéritif jusqu’au dessert. Quant au prix, à 6 euros, ce serait dommage de ne pas tenter une dégustation!


Big Funk Brass dévoile un 3e album tout en énergie, Higher

Big Funk Brass est ensemble musical composé de cuivres et de percussions, peut-être le plus connu actuellement en France. Le titre Rock the Stage est le premier extrait énergique de l’album attendu pour le 30 avril. Du rythme, du jazz, du funk, des instruments en roue libre, de quoi bouger son corps et se libérer un peu pendant cette période obligatoire mais maussade de confinement. Deux invités de choix ont été conviés sur Higher, Ben L’oncle Soul et FP d’ASM – A State of Mind. A écouter d’urgence!

De la musique réjouissante

Le collectif Big Funk Brass est originaire de Picardie et voyage partout dans l’hexagone pour diffuser sa bonne humeur contagieuse sur toutes les scènes locales depuis plus de 10 ans. du moins quand les agendas respectifs de chacun réussissent à s’accorder, car tous les musiciens du groupe, virtuoses et donc recherchés, jouent dans diverses formations ou enseignent en parallèle. Pour enregistrer cet album intégralement autoproduit, le groupe a élu domicile au studio Gil Evans à Amiens, lieu mythique du jazz international associé au Label Bleu. Deux invités prestigieux ont été invités à intervenir sur l’album et leurs voix se mélangent parfaitement aux instruments, Ben l’Oncle Soul et FP de ASM – A State of Mind. Si la renommée de l’ensemble musical n’est pas encore arrivée à vos oreilles, il vous faut découvrir rapidement les ambiances fiévreuses et colorées du Big Funk Brass. Le mélange réjouissant des genres brasse jazz, funk, soul et hip hop. La section cuivre envoie du lourd, les percussions donnent envie de se déhancher en rythme et le résultat est un son qui fait plaisir, loin de ce que les radios proposent. Du rythme, du rythme et encore du rythme!

Quoi dire de plus, à part que Big Funk Brass propose des titres tout en énergie grâce à ses musiciens experts dans leurs domaines respectifs. Quelques reprises bien choisies agrémentent le tout et les 8 musiciens s’en donnent à coeur joie sur un album à écouter pour se donner du baume au coeur!

Le nouveau EP six titres de Hailey Tuck s’intitule Coquette, un vrai plaisir de jazz langoureux. L’album est à télécharger en digital ou à acheter sur le site officiel de la chanteuse

Hailey Tuck n’a pas que du charme, elle a aussi une voix envoutante et du talent à revendre. Nominée pour un Grammy Award avec son dernier album Junk, son nouveau EP Coquette confirme tout le bien que l’on pensait d’elle avec 6 titres magiques. Sa voix est un sortilège qui attrape l’auditeur pour ne plus le lâcher jusqu’à la dernière chanson, jusqu’à y revenir, incessamment. Le premier titre A Bit of You est un envoutement à écouter d’urgence.

Une chanteuse de jazz à suivre

Hailey Tuck n’est pas vraiment mise en avant dans nos contrées hexagonales, hélas. Son talent et ses chansons valent pourtant bien mieux que beaucoup de starlettes programmées en boucle sur les radios. La qualité de sa voix rappelle d’illustres chanteuses de jazz aux sonorités claires et cristallines. Chaude et caressante, cette voix est comme un appel chuchoté dans le creux de l’oreille. Pas de puissance outrancière ou de profondeur, mais un organe discret et doucereux le disputant à la subtilité. Elle rappelle plus Mélody Gardot, Norah Jones et Cécile McLorin Salvant et c’est plutôt un joli programme. Sa coupe de cheveux rappelle Louise Brooks et la place dans l’héritage d’années 20 marquées par les cabarets et la sensualité. Le premier titre A Bit of you rappelle les génériques de James Bond avec des trompettes aux sonorités si reconnaissables, période Shirley Bassey. Le ton est rétro, le timbre est jazzy, ce que confirme un Seabird légèrement plus pop lorgnant plus du côtés des chansons actuelles. Juste quelqu’un de bien fait entendre un délicieux petit accent anglais qui reprend le mélancolique morceau d’Enzo Enzo. Where do you go revient à l’anglais et à la sensualité, comme une déclaration de rupture. Every other night est furieusement doux et jazzy et Talkin’ like you clôture l’album avec toujours autant de langueur. La chanteuse est américaine, née à Austin et du haut de ses 27 ans elle pourrait bien connaitre beaucoup plus de succès, il suffit de l’écouter pour s’en convaincre.

La date du concert au Bal Blomet à été repoussée au 25 Novembre. Les billets sont en vente sur le lien suivant: http://www.balblomet.fr/events/haileytuck/

Hailey Tuck avait déjà livré son premier album Junk produit par le légendaire Larry Klein pour un doux moment de musique avec 12 pistes inspirées. Son retour est une vraie bonne nouvelle avec ces 6 chansons à découvrir d’urgence en téléchargement sur les plateformes digitales.

https://www.youtube.com/watch?v=sAPmonHxrBM

La Comédie continue ! le programme de la semaine 5 du 27 avril au 3 mai 2020

La Comédie continue ! le programme de la semaine 5

La Comédie continue ! le programmes de la semaine 5 du 27 avril au 3 mai 2020

En 24 jours de diffusion de La Comédie continue !, plus de 264 programmes inédits et 48 levers de rideau ont été proposés à un public toujours plus nombreux. Plus de 120 000 spectateurs ont déjà répondu à l’appel et l’on dénombre plus de 80 000 écoutes des programmes podcastables sur Soundcloud.

Quelques nouveautés pour cette cinquième semaine :
1) en fil rouge pour le 4h de Ragueneau (les 5 minutes de poésie diffusées à 16h05), Dominique Blanc lira un extrait d’un tome, différent chaque jour, d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
2) à 20h30, on découvrira encore des mises en scène emblématiques dans l’histoire de la Comédie-Française :
Ondine de Jean Giraudoux mise en scène par Raymond Rouleau et filmée en 1974, spectacle qui marqua l’entrée dans la Troupe de la jeune Isabelle Adjani
– La Forêt d’Alexandre Ostrovski montée par le grand metteur en scène russe Piotr Fomenko
– l’entrée de Jean-Luc Lagarce au Répertoire en 2008 avec Juste la fin du monde par Michel Raskine, récompensée par le Molière du meilleur spectacle de théâtre public
– deux spectacles de Denis Podalydès : Lucrèce Borgia de Victor Hugo, captée à sa création, ou encore Cyrano de Bergerac de Rostand, déjà joué plus de 250 fois depuis sa création en 2006…

La Comédie continue ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

le site Internet comedie-francaise.fr
la page Facebook comedie.francaise.officiel
la chaîne Youtube LaComedieFrancaise

Certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

Grille semaine 5 – du 27 avril au 3 mai 2020 (sous réserve de modifications)

LUNDI 27 AVRIL
Speakerin du jour Gilles David
18h30 École d’actrice Julie Sicard
Entretien mené par Olivier Barrot
Capté au Studio-Théâtre en octobre 2016
Durée 1h15
20h30 Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce mise en scène Michel Raskine avec Catherine Ferran, Laurent Stocker, Elsa Lepoivre, Julie Sicard, Pierre Louis-Calixte
Capté Salle Richelieu en juin 2008
Durée 2h

MARDI 28 AVRIL
Speakerine du jour Marina Hands
18h30 Grenier des maîtres Christian Lacroix
Entretien mené par Denis Podalydès
Capté à la Coupole, Salle Richelieu, en novembre 2016
Durée 1h
20h30 Lucrèce Borgia de Victor Hugo – mise en scène Denis Podalydès (notre critique ici)  avec Éric Ruf, Éric Génovèse, Guillaume Gallienne, Christian Hecq, Gilles David, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim, Georgia Scalliet, Elliot Jenicot, Benjamin Lavernhe, Sébastien Pouderoux et les comédiens de l’Académie Paul McAleer, Heidi-Eva Clavier, Lola Felouzis, Pauline Tricot
Capté Salle Richelieu en juillet 2014
Durée 2h10

MERCREDI 29 AVRIL
Speakerin du jour Bakary Sangaré
18h30 La Princesse au petit pois d’après Hans Christian
Andersen – mise en scène Édouard Signolet avec Elsa Lepoivre, Georgia Scalliet, Jérémy Lopez, Elliot Jenicot
Capté au Studio-Théâtre en décembre 2013
Durée 1h
20h30 Ondine de Jean Giroudoux, d’après le conte de Frédéric de La Motte Fouqué – mise en scène et réalisation Raymond Rouleau avec François Chaumette, Jacques Toja, René Camoin, Michel Duchaussoy, Nicolas Silberg, André Reybaz, Jean-François Rémi, Jean-Luc Boutté, Francis Huster, Louis Arbessier, Georges Audoubert, Yves Pignot, Patrice Kerbrat, Bruno Devoldère, Jérôme Deschamps, Denise Gence, Claude Winter, Geneviève Casile, Catherine Hiegel, Catherine Ferran, Isabelle Adjani, Fanny Delbrice
Filmé Salle Richelieu en juillet 1974
Coproduction ORTF, Comédie-Française
Durée 2h30

JEUDI 30 AVRIL
Speakerine du jour Dominique Blanc
18h30 Singulis Seule-en-scène L’Envers du music-hall de Colette – conception et interprétation Danièle Lebrun Capté au Studio-Théâtre en mars 2017
Durée 1h10
20h30 Chansons déconseillées direction artistique Philippe Meyer – direction musicale Pascal Sangla avec Cécile Brune, Sylvia Bergé, Françoise Gillard, Serge Bagdassarian, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Félicien Juttner et le comédien de l’Académie Guillaume Mika et les musiciens Osvaldo Caló, Anne Causse, Frédéric Dessus, Jean-Claude Laudat
Capté au Studio-Théâtre en octobre 2011
Durée 1h05

VENDREDI 1ER MAI
Speakerin du jour Julien Frison
18h30 BUREAU DES LECTEURS
La mer est ma nation de Hala Moughanielecture dirigée par Nicolas Lormeau
Les Inamovibles de Sedjro Giovanni Houansou
lecture dirigée par Sylvia Bergé
Entretien avec des astronautes de Felicia Zeller, traduction Éric Dortu – lecture dirigée par David Tuaillon
20h30 La Tête des autres de Marcel Aymé – mise en scène Lilo Baur avec Véronique Vella, Alain Lenglet, Florence Viala, Serge Bagdassarian, Nicolas Lormeau, Clément Hervieu-Léger, Félicien Juttner, Laurent Lafitte et Laure-Lucile Simon, Mich Ochowiak Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en avril 2013
Durée 1h50

SAMEDI 2 MAI
Speakerin du jour Jérémy Lopez
18h30 BUREAU DES LECTEURS
L’Ogresse de Lejla Kalamujić, traduction Tiana Krivokapic et Karine Samardźija – lecture dirigée par Alain Lenglet
Tunnel Boring Machine de Yuval Rozman
lecture dirigée par Pierre Louis-Calixte
Philoxenia de Clémence Weill
lecture dirigée par Aurélien Hamard-Padis
20h30 La Forêt d’Alexandre Ostrovski, traduction André Markowicz – mise en scène Piotr Fomenko avec Christine Fersen, Gérard Giroudon, Martine Chevallier, Anne Kessler, Michel Robin, Christian Blanc, Denis Podalydès, Roger Mollien, Laurent Stocker, Mathieu Genet, Michel Vuillermoz
Capté Salle Richelieu en novembre 2003
Durée 2h35

DIMANCHE 3 MAI
Speakerine du jour Salomé Benchimol
18h30 Le Trac : quelques cas cliniques film d’Anne Kessler
avec Muriel Mayette-Holtz, Catherine Sauval, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Jean-Pierre Michaël, Éric Ruf, Florence Viala, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Françoise Gillard, Bruno Putzulu, Jérôme Pouly, Christian Cloarec
Filmé en 2002
Durée 20 min
Sur France 5 dans « Au théâtre chez soi », diffusion
du deuxième lever de rideau
20h50 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand mise en scène Denis Podalydès avec Véronique Vella, Sylvia Bergé, Bruno Raffaelli, Alain Lenglet, Françoise Gillard, Laurent Natrella, Michel Vuillermoz, Christian Gonon, Julie Sicard, Loïc Corbery, Christian Hecq, Nicolas Lormeau, Gilles David, Stéphane Varupenne, Nâzim Boudjenah, Claire de La Rüe du Can, Didier Sandre, Julien Frison et les comédiens de l’Académie Marina Cappe, Amaranta Kun, Axel Mandron
Capté Salle Richelieu en juillet 2017 pour une retransmission en direct avec Pathé Live
Réalisation Dominique Thiel
Production Comédie-Française
Durée 2h55

Technoboss, un film poétique et musical de João Nicolau, sortie nationale le 27 mai

Le réalisateur de John From en 2015 est de retour avec un nouvel ovni cinématographique. Dans une ambiance proche de la comédie musicale, João Nicolau raconte le quotidien très lancinant d’un directeur de ventes plus près de la retraite que de ses vertes années. Technoboss situe son personnage dans une entreprise technologique où sans le savoir vraiment il perd pied. Les intermèdes où il chante pour reprendre de l’énergie et se sortir de situations compliquées rappelle le ton des films de Jacques Tati ou Wes Anderson pour figurer le destin des seniors dans un monde du travail en révolution permanente. Le personnage est attachant et l’intrigue très excentrique, de quoi plaire à ceux qui aiment le cinéma à tendance fleur bleue

Un film iconoclaste à l’ancienne

Le personnage de Luis Rovisco a travaillé toute sa vie, il devrait attendre avec impatience la quille pour se dorer la pilule au soleil. Ses résultats remarquables dans la vente de systèmes de sécurité et sa capacité à ne pas subir la pression des clients semblent montrer que des beaux jours l’attendent. Simplement il vit seul avec son chat et ses seules connaissances sont ses collègues. Sa vie est manifestement terne. Mais le personnage a une capacité hors du commun à recouvrer la joie à l’aide de chansons qu’il chantonne continuellement dès qu’il se retrouve seul dans sa voiture ou quelque part, comme pour s’élever au-dessus de la platitude du quotidien pour ressentir des sentiments un peu plus enthousiasmants. Loin de l’ennui de son existence et des évolutions individualistes d’un monde professionnel en pleine accélération technologique, il se raccroche à l’essentiel et ressent un peu d’exaltation. Technoboss est comme une bluette, sans beaucoup d’ampleur apparente mais pas sans profondeur. João Nicolau passe par un procédé poétique pour démontrer sans violence ni esclandre que le bonheur est là, tout près de chacun de nous. Le sort réservé aux seniors dans l’univers du monde professionnel n’est pas une fatalité et il est possible de s’accommoder des avanies à force de volonté et de persévérance. Le ton décalé du film fait passer un énorme sentiment de mélancolie et de fausse naïveté. Le comédien Miguel Lobo Antunes fait preuve d’un bel allant pour donner à son personnage une empathie certaine. Il chante, il sourit, il lutte contre la déprime et donne à son personnage un entrain communicatif. Le film prend parfois des atours de comédie musicale kitsch avec l’intervention de groupes musicaux variés, du hard rock à des mélodies plus doucereuses et légères. Alors évidemment, il faut rentrer dans le film et ne pas s’offusquer des procédés utilisés par le réalisateur, décalés et un peu datés. La fantaisie prend le pas sur le naturalisme, rappelant Wes Anderson plus que Inarritu.

Technoboss est un ovni original qui fait sourire dans les temps actuels. Le caractère fantasque du personnage principal n’empêche pas quelques longueurs et des répétitions qui, au bout de presque deux heures, font parfois durer un peu trop le plaisir.

Synopsis: La retraite arrive bientôt pour Luís Rovisco, un directeur des ventes excentrique au moral inébranlable. Les chansons qu’il invente tous les jours résolvent à chaque fois les obstacles qu’il rencontre dans sa vie tumultueuse. Mais devant Lucinda, la réceptionniste de l’hôtel Almadrava, il se retrouve à chanter sur un air bien différent…

Douze Mille, un film anticapitaliste de Nadège Trebal sorti en VOD sur le site vod-store.shellac-altern.org depuis le 15 avril

Le premier film de fiction de Nadège Trebal suit deux documentaires et s’inscrit dans la veine des films sociaux qui voient des protagonistes défier un système économique et sociale profondément injuste. Film apparemment artisanal, il sévit du côté de personnages écorchés vif et naturalistes, parfois aussi un peu barjots. Le film se regarde avec intérêt et convainc malgré quelques petits défauts de jeunesse.

Un western social moderne

Maroussia et Franck s’épanouissent ensemble malgré les difficultés. Le jour où ils décident de gagner autant d’argent l’un que l’autre, elle en tant que nounou, lui comme il peut, il décide de partir parce que la région ne propose aucun boulot viable. 700 km de distance vont les séparer, il promet de revenir une fois la somme réunie. L’amour est mis au premier plan, plus fort que tout et invincible. Le couple vit dans une harmonie faite de désirs et de pulsions, les actes et leurs paroles sont érigés sous le signe de rapports charnels intenses et débridés, montrés crument et passionnément. Les deux personnages principaux sont issus du petit peuple, prolétaires jusqu’au bout des ongles, où l’argent manque et se recherche par tous les moyens. L’argent et le sexe s’expriment par des mots, sans faux semblants. Le film est constamment charnel et le personnage principal ressemble à une bête perdue dans un monde moderne où il peine à se trouver une place. La réalisatrice est aussi la petite amie, elle fait palpiter le coeur du héros, elle lui donne des frissons et l’envie d’avancer. De se battre.

Douze Mille ressemble à une expérience de cinéma, et si le film souffre de quelques longueurs, il parvient à capter l’attention et à toucher avec cette histoire de couple à la marge des conventions.

Synopsis: Frank se fait chasser d’une casse automobile où il travaille clandestinement. Dans sa région, c’est la zone, pas de travail. Bien que très attaché à sa vie avec Maroussia, Frank doit partir trouver du travail ailleurs, loin de chez lui. Douze mille euros : c’est la somme dont ils conviennent tous les deux, la somme qu’il devra gagner avant de revenir. Mais Frank va-t-il revenir fidèle ? Au moins fidèle à lui-même ? Va-t-il seulement revenir…

https://www.youtube.com/watch?v=smPWmnLK0k8

Sankara n’est pas mort, un film hypnotique de Lucie Viver sur le Burkina Faso d’aujourd’hui, disponible en e-cinéma le 29 avril sur le site https://www.25eheure.com/

sankara-nest-pas-mort

C’est à un vaste panorama du Burkina Fasso que nous invite Lucie Viver avec le voyage du jeune poète Bikontine le long de la voie de chemin de fer qui sillonne le pays du sud au nord. Au fur et à mesure de ses rencontres, c’est le souvenir vivace du président Thomas Sankara qui est ravivé, entre espoirs dans le lendemain et rudesse du quotidien. Le documentaire invite autant à la réflexion qu’à la contemplation tout au long d’un récit entre poésie et peinture sociale.

Un beau parcours initiatique

Peu parmi nous connaissent Thomas Sankara. Le président du Burkina Faso a été assassiné en 1987 après 4 petites années de mandat. Ses volontés émancipatrices se sont abimés contre les rivalités de pays voisins et d’opposants peu enclins à voir l’ex-Haute Volta prendre son envol. Ses idées progressistes, libération de la femme, clôture de l’héritage colonialiste, développement du pays, fin de la corruption et ses ambitions étaient immenses et beaucoup se souviennent du sentiment de fierté qu’il a su faire naitre dans les cœurs de la population. Le pays des hommes intègres trace sa route, entre tradition et modernité, et Bikontine marche le long des rails pour aller à la rencontre de ceux qui permettent au Burkina Faso d’aller de l’avant. Des ouvriers qui enterrent des câbles pour permettre l’accès à internet, des médecins qui assurent le suivi des plus jeunes et prodiguent des conseils de contraception, des habitants au coeur de leur vie quotidienne, le voyageur poète discute et découvre une population remplie d’espoirs dans l’avenir. Les plus âgés ont connu l’époque du président Sankara et racontent leur enthousiasme de naguère. Ce pays enclavé, sans accès à la mer, a vu passer des gouvernements plus ou moins démocratiques mais a su conserver cette foi dans les lendemains grâce au passage du Che Guevara africain à sa tête.

Le documentaire offre l’opportunité d’un récit passionnant et de découvrir un pays bien loin des caricatures habituelles. L’Afrique vit et se ressent au fur et à mesure des images de Sankara n’est pas mort.

Synopsis: Au Burkina Faso, après l’insurrection populaire d’octobre 2014, Bikontine, un jeune poète, décide de partir à la rencontre de ses concitoyens le long de l’unique voie ferrée du pays. Du Sud au Nord, de villes en villages, d’espoirs en désillusions, il met à l’épreuve son rôle de poète face aux réalités d’une société en pleine transformation et révèle en chemin l’héritage politique toujours vivace d’un ancien président :Thomas Sankara.

Les Marchands, la fable noire et puissante de Joël Pommerat

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Depuis plus de quinze ans, Joël Pommerat qui se revendique “écrivain de plateau”, écrit et met en scène. Reconnaissables dès les premières secondes pour l’univers poétique dont elles sont tissées, mêlant intimement le clair-obscur de l’imaginaire (l’inconscient) à la réalité mais aussi les rapports sociaux entre individus, les histoires scéniques de Joël Pommerat s’apparentent à des comtes moraux et immoraux.

Où comment le bien et le mal se masquent, se mélangent l’un derrière l’autre, l’un avec l’autre. Et à partir d’un sujet qui semble tout à fait réaliste donc concret, le dramaturge nous entraîne de par son écriture dans une autre réalité, celle de personnages enfermés en eux-mêmes qui rêvent et parlent seuls à travers de longs discours émouvants ou encore entre eux, déterminés par le rôle familial/social dans lequel ils sont enfermés. L’utilisation du micro comme vecteur de la voix contribue aussi à créer un climat à part entière.

Les Marchands s’intéressent à ceux qui pourraient être les employés de la famille d’industriels de Au monde à travers la vie de deux amies que tout oppose. D’un coté, la narratrice, cartésienne, qui raconte en voix off toute l’histoire de son seul point de vue. On apprend qu’elle travaille dans une usine d’armement (Norscilor) qu’elle aime et qui structure son existence, du moins jusqu’à l’annonce de la fermeture imminente de l’entreprise, laquelle représente toute sa vie.

De l’autre, une femme au chômage qui n’a « pas tout à fait le sens des réalités”, fantasque et un peu étrange. Malgré son rêve d’y entrer, elle n’a jamais pu se faire engager chez Norscilor. Très éloignée des contingences matérielles, domestiques, elle est endettée et se livre dans son grand appartement à des séances de spiritisme où se fait jour une autre réalité et un espoir d’outre tombe.

Tout l’art de la mise en scène de Joël Pommerat se trouve là, annonciateur de son histoire de théâtre qui n’est pas seulement de raconter la société ou le politique mais aussi de concrétiser un univers sensible : plateau dépouillé, utilisation de la lumière (d’où vient-elle et comment éclaire-t-elle ?), quasi-absence de couleurs (des contrastes), mise en valeur du corps du comédien dans l’espace scénique mais solitude de ces corps, utilisation du fonds de scène comme unique décor stylisé. On y devine le mystère, la solitude et le possible inaccompli de chacun des personnages.

Une vérité humaine

Joël Pommerat interroge ici la place du travail et sa représentation dans notre société et notre ordre moral. Son importance sociale, marchande avec sa part d’aliénation et sa finalité paradoxale entre celle qui lui a tout sacrifié à sa tâche, dévorée par son angoisse dévastatrice de la perdre, et l’autre qui l’a tant imaginée, espérée.

Les scènes ne sont pas seulement illustratives, elles nourrissent cette parole dense que la narratrice se charge de faire exister sans que jamais les acteurs qui la portent ne prononcent un mot sur le plateau. Cette dualité explorant la tension entre les faits et leur perception subjective, plaçant le spectateur au cœur de l’intrigue dans une position où lui seul peut trancher.

Dans ce théâtre narratif et muet dont la trame ne cesse de se dérober, tout est affaire d’emprise et de symbolique. Là où la frontière entre le visible et l’invisible, entre le réalisme et l’imaginaire, entre l‘ordinaire et l’épique, se tissent entre la vie et la mort.

Les comédiens, d’une intensité rare, sont à l’unisson, pour nous plonger au cœur de cette vérité humaine entre gravité, énigme, et radicalité. Une puissante histoire de théâtre.

La captation n’est plus disponible

Le poignant documentaire Mitra disponible sur Shellac.com en VOD le 22 avril 2020

Durant l’hiver 2012, la psychanalyste iranienne Mitra Kadivar a été internée contre son gré dans un hôpital psychiatrique à Téhéran. Elle entame alors une correspondance par courriel avec Jacques-Alain Miller, fondateur de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Pendant l’été 2017, une équipe artistique s’est inspirée de ces échanges pour créer un opéra en s’empreignant de la réalité de l’hôpital psychiatrique Montperrin à Aix-en-Provence. Le documentaire musical creuse la question de la différence avec tous ces individus atteints de pathologies handicapantes comme la bipolarité ou la dépression, jusqu’à interroger sur notre vision du monde.

Une vue différente sur notre monde

La sortie VOD exclusive de Mitra est planifiée pour le mercredi 22 avril pour découvrir ce voyage musical dans la différence. Ce n’est pas seulement l’historie de Mitra Kadivar qui est abordée avec des lecture des lettres échangées pour découvrir ce qu’elle a vécu à Téhéran, ce sont également des patients qui sont révélés hors des murs. Nos repères habituels s’effacent pour un parcours hors du monde, avec les témoignages de ceux qui peuvent mettre des mots sur leurs histoires. Les bipolaires et les dépressifs aigus racontent les affres de leurs maladies, comme pour révéler le scandale de l’hospitalisation forcée de Mirva Kadivar. Des intermèdes musicaux s’insèrent pour illustrer cette histoire particulière. Car chaque patient demande avant tout à sortir, ceux qui sont hospitalisés pour leur bien mais également ceux qui sont enfermés de force.

Le témoignage n’est pas seulement un réquisitoire mais également une ode à la différence pour rappeler que beaucoup d’entre nous souffrent de pathologies invalidantes, et qu’ils ont besoin d’être pris en considération, comme de vrais êtres humains et pas seulement comme des malades.

Publirédactionnel:

 
SHELLAC, label engagé dans la production, la distribution, l’édition vidéo, l’exploitation cinématographique et la vente internationale, promeut depuis bientôt 20 ans un catalogue d’une centaine de films, continuant son travail de découverte de nouveaux talents (Damien Manivel, Pietro Marcello, João Nicolau, Alessandro Comodin…) et d’accompagnement d’auteurs confirmés (Miguel Gomes, Sharunas Bartas, Cristi Puiu…).
Distingué à de nombreuses reprises dans les plus prestigieux festivals, Cannes, Berlin, Venise, Locarno, fortement attaché à la question des films en salles, Shellac affirme une offre digitale construite autour de ses dernières sorties en salle et de films inédits en sortie VOD exclusive.

La Comédie continue ! le programme de la semaine 4 du 20 au 26 avril 2020

La Comédie continue ! le programme de la semaine 4 du 20 au 26 avril 2020

La Comédie continue ! les programmes de la semaine 4 du 20 au 26 avril 2020

En 17 jours de diffusion de La Comédie continue !, plus de 187 programmes inédits et 34 levers de rideau ont été proposés à un public toujours plus nombreux – plus de 85 000 spectateurs ayant déjà répondu à l’appel.
À l’affiche de cette quatrième semaine, des grands titres du répertoire classique sont à (re)voir, notamment la mise en scène historique de La Vie de Galilée de Brecht par Antoine Vitez en 1991, le Dom Juan de Molière par Jacques Lassalle en 1996, Lorenzaccio de Musset monté par Franco Zeffirelli en 1976 ou, plus récemment, le Vania de Julie Deliquet d’après Oncle Vania de Tchekhov en 2016. Et toujours des diffusions de cabarets chantés par la Troupe, des spectacles pour le jeune public ou encore, le dimanche soir, le rendez-vous hebdomadaire proposé par France 5 en première partie de soirée.

Grille semaine 4 – du 20 au 26 avril 2020
(sous réserve de modifications)
Tous les jours de la semaines des programmes originaux crées pour La Comédie continue !
16h00 Le 4h de Ragueneau – 5 minutes de poésie lue par un comédien
16h05
EN SEMAINE programmation scolaire
Les comédiens repassent le bac français – un comédien lit un passage d’un des textes programmés au bac et en livre un commentaire d’acteur : « ce que les profs ne disent jamais »
Où suis-je, qu’ai-je fait, que dois-je faire encore ? Entretien avec un professionnel du théâtre
LE WEEK-END une masterclasse avec un comédien
Et qu’en dit la servante ?
17h00 Les acteurs parlent aux enfants – un conte pour enfant lu par un comédien
18h00 Le foyer des comédiens
• Mon alexandrin préféré
• L’enfance de l’art
• La « cuisine » de l’acteur
18h30 Lever de rideau 1
programme des levers de rideau ci-contre
19h50 Urgence à vous remercier
5 minutes de lecture sur le soin, l’aide, la médecine
20h15 Ce que j’emporterais sur une île
20h30 Lever de rideau 2
À l’issue, diffusions d’interviews des comédiens ou des metteurs en scène

LUNDI 20 AVRIL
Speakerine du jour Élissa Alloula
18h30 École d’acteur Stéphane Varupenne
Entretien mené par Olivier Barrot
Capté au Studio-Théâtre en novembre 2016
Durée 1h20
20h30 Vania d’après Oncle Vania d’Anton Tchekhov,traduction Tonia Galievsky et Bruno Sermonne – mise en scène Julie Deliquet avec Florence Viala, Laurent Stocker, Hervé Pierre, Stéphane Varupenne, Noam Morgensztern, Anna Cervinka, Dominique Blanc Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en novembre 2016
Durée 1h40

MARDI 21 AVRIL
Speakerin du jour Clément Bresson
18h30 Grenier des maîtres Yannis Kokkos
Entretien mené par Carmelo Agnello
Capté à la Coupole, Salle Richelieu en novembre 2019
Durée 1h20
20h30 La Vie de Galilée de Bertolt Brecht – mise en scène Antoine Vitez avec François Beaulieu, Dominique Rozan, Jacques Sereys, Roland Bertin, Claude Mathieu, Marcel Bozonnet, Martine Chevallier, Jean-Yves Dubois, Louis Arbessier, Thierry Hancisse, Claude Lochy, Dominique Liquière, Bernard Belin, Michel Favory, Pierre Vial, Valérie Dreville, Philippe Torreton, Loïc Brabant, Éric Frey, Christian Blanc Filmé au Théâtre de la Porte Saint-Martin en juillet 1991
Réalisation Hugo Santiago
Coproduction Comédie-Française, La Sept, Ina
Durée 2h10

MERCREDI 22 AVRIL
Speakerine du jour Claïna Clavaron
18h30 La Petite Sirène d’après Hans Christian Andersen – adaptation et mise en scène Géraldine Martineau avec Jérôme Pouly, Adeline d’Hermy, Danièle Lebrun, Claire de La Rüe du Can, Julien Frison Capté au Studio-Théâtre en décembre 2018
Durée 1h05
20h30 Pedro et le Commandeur de Félix Lope de Vega, traduction Florence Delay – mise en scène Omar Porras avec Catherine Salviat, Christian Blanc, Coraly Zahonero, Laurent Stocker, Laurent Natrella, Elsa Lepoivre, Nicolas Lormeau, Christian Gonon, Shahrokh Moshkin Ghalam, Veronica Endo, Oriane Varak, Prune Beuchat
Capté Salle Richelieu en juin 2007
Durée 1h45

JEUDI 23 AVRIL
Speakerin du jour Gaël Kamilindi
18h30 Paris-Cabaret par Véronique Vella avec Véronique Vella, Isabelle Gardien, Thierry Hancisse, Jean-Pierre Michaël, Philippe Torreton Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en novembre 1993
Durée 1h
20h30 Cabaret Boris Vian direction artistique Serge Bagdassarian avec Véronique Vella, Cécile Brune, Florence Viala, Françoise Gillard, Elsa Lepoivre, Serge Bagdassarian, Stéphane Varupenne, Jérémy Lopez et les musiciens Benoît Urbain, Philippe Briegh, Florence Hennequin, Hervé Legeay
Capté au Studio-Théâtre en juin 2013
Durée 1h25
VENDREDI 24 AVRIL
Speakerin du jour Christian Gonon
18h30 La Critique de l’École des femmes de Molière – mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Clotilde de Bayser, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Christian Hecq, Georgia Scalliet, Jérémy Lopez
Capté au Studio-Théâtre en février 2011
Durée 1h
20h30 Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière – mise en scène Jacques Lassalle avec François Chaumette, Jacques Sereys, Gérard Giroudon, Roland Bertin, Catherine Sauval, Andrzej Seweryn, Cécile Brune, Jeanne Balibar, Éric Ruf, Bruno Raffaelli, Laurent d’Olce, Eric Théobald, Enrico Horn
Capté Salle Richelieu en mars 1996
Durée 2h25

SAMEDI 25 AVRIL
Speakerin du jour Guillaume Gallienne
18h30 Une visite inopportune de Copi – mise en scène Lukas Hemleb avec Simon Eine, Dominique Constanza, Gérard Giroudon, Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Jérémie Lippmann
Hôpital de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne) et Théâtre de la Madeleine, juin 2004
Réalisation Don Kent
Coproduction Comédie-Française, Agat Films, avec la participation de France 3
Durée 1h55
20h30 Lorenzaccio d’Alfred de Musset – mise en scène Franco Zeffirelli avec Louis Seigner, Jacques Eyser, Michel Etcheverry, René Camoin, René Arrieu, François Beaulieu, Jean-Luc Boutté, Claude Giraud, Dominique Rozan, Francis Huster, Marco-Behar, Marcel Tristani, Jean-Paul Moulinot, Gérard Caillaud, Jean-François Rémi, Louis Arbessier, Georges Audoubert, Georges Riquier, Raymond Acquaviva, Philippe Rondest, Patrice Kerbrat, Gérard Giroudon, Guy Michel, Jean-Noël Dalric, Pierre-Olivier Scotto, Annie Ducaux, Geneviève Casile, Catherine Salviat, Alberte Aveline, Denise Pezzani, Anne Petit-Lagrange
Capté Salle Richelieu en 1977
Réalisation Jean-Paul Carrère
Coproduction Comédie-Française, Antenne 2
Durée 2h55

DIMANCHE 26 AVRIL
Speakerin du jour Sébastien Pouderoux
18h30 Phèdre de Sénèque – mise en scène Louise Vignaud avec Claude Mathieu, Thierry Hancisse, Pierre Louis-Calixte, Nâzim Boudjenah, Jennifer Decker
Capté au Studio-Théâtre en mai 2018
Durée 1h25
Sur France 5, diffusion du deuxième lever de rideau
20h50 Fanny de Marcel Pagnol – mise en scène Irène Bonnaud avec Catherine Ferran, Andrzej Seweryn, Sylvia Bergé, Jean-Baptiste Malartre, Pierre Vial, Serge Bagdassarian, Marie-Sophie Ferdane, Stéphane Varupenne, Gilles David
Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en novembre 2008
Réalisation Dominique Thiel
Coproduction Comédie-Française, la Compagnie des
Indes, avec la participation de France 2
Durée 2h40

Le documentaire vivifiant Playing Men est disponible en VOD sur Shellac.com le mercredi 29 avril

Playing Men est une petite pépite à découvrir fin avril pour un beau moment parmi les hommes. Le réalisateur Matjaz Ivanisin s’est interrogé sur ce qui relie véritablement les hommes. Et l’évidence s’est faite jour, ils aiment s’investir dans des jeux où la rivalité le dispute au plaisir. Le réalisateur parcourt donc le bassin méditerranéen pour de belles images à découvrir le 29 avril sur Shellac.com.

Un documentaire court et intense

Playing Men est un documentaire qui navigue entre différents pays avec des scènes réelles montrant des hommes en train de s’adonner à des jeux ou de témoigner. Le voyage est fascinant car les intervenants ne jouent et ne font pas semblant. Les histoires de jeux et les joueurs sont dans leurs milieux naturels dans des régions méridionales de l’Europe (Slovénie, Italie, France, Croatie et Turquie) qui prennent une véritable ampleur naturaliste. Les plus jeunes et les ainés se rencontrent et se mélangent de la même manière que leurs ancêtres à travers les âges le faisaient avant eux, pour partager des moments de jeux qui revêtent une importance inattendue. Les images de Lutte, de Mourre, de Pétanque nudiste, de Tennis avec l’évocation de la finale mythique à Wimbledon en 2001 entre Patrick Rafter et Goran Ivasinevic se mélangent pour un sentiment fascinant car le réalisateur intègre les communautés locales et observe les différents jeux sociaux anciens et traditionnels qui se sont créés. Les images des joueurs avec leurs visages, leurs expressions, leurs gestes et leurs intonations de voix ressemblent à un ballet qui ouvre une belle lucarne sur la nature masculine.

Le fil rouge du documentaire devient la fascination du jeu et le besoin humain de se sociabiliser à travers des activités à la fois ludiques et sérieuses. En ce sens, le film est également un document sur la peur de la solitude et de l’abandon.

Publirédactionnel: SHELLAC, label engagé dans la production, la distribution, l’édition vidéo, l’exploitation cinématographique et la vente internationale, promeut depuis bientôt 20 ans un catalogue d’une centaine de films, continuant son travail de découverte de nouveaux talents (Damien Manivel, Pietro Marcello, João Nicolau, Alessandro Comodin…) et d’accompagnement d’auteurs confirmés (Miguel Gomes, Sharunas Bartas, Cristi Puiu…). Distingué à de nombreuses reprises dans les plus prestigieux festivals, Cannes, Berlin, Venise, Locarno, fortement attaché à la question des films en salles, Shellac affirme une offre digitale construite autour de ses dernières sorties en salle et de films inédits en sortie VOD exclusive.

Synopsis: À une époque qui pourrait être la nôtre, quelque part au bord de la Méditerranée, les hommes jouent comme s’il en dépendait de leur vie, mais avec une joie désinvolte. Lutter, faire rouler un fromage dans les rues du village ou réciter rapidement les bons numéros sont ici des occupations de la plus haute importance. Le réalisateur du film filme tout avec légèreté mais sérieux jusqu’à ce qu’il rencontre un bloc créatif. Pour continuer, il va devoir repenser les règles du jeu.

Le Tour de France des rosés et bulles roses continue avec deux nouvelles trouvailles qui sentent bon l’été!

L’été est déjà presque présent avec son ciel bleu et ses températures douces. Même si les terrasses de café sont encore closes, confinement oblige, rien ne vous empêche de vous faire une petite folie avec deux vins rosés à déguster. Il ne faut pas vous laisser abattre, vous pouvez déjà profiter du temps radieux, comme toujours avec modération,

Deux rosés qui sentent bon la douceur estivale

Le premier rosé proposé est un Vidal-Fleury de la Vallée du Rhône, et plus précisément un Côtes-du-Rhône 2019 composé de 50 % de Cinsault, 30 % de Syrah et 20 % de Grenache. Sa robe rose pâle à reflet saumon est brillante et lumineuse au premier regard. Le nez est floral pivoine-rose, presque fruité fraise-framboise-groseille avec des touches d’épices douces muscade et poivre gris. La bouche est fraîche et harmonieuse, parfaite pour les climats ensoleillés de l’été. Les touches fruitées soulignent la framboise et l’agrume, finement poivrée jusque dans la jolie longueur en bouche, avec une belle minéralité en finale. Le vin est parfait pour accompagner du jambon de pays, un soufflé au fromage, des sushis, des crevettes sautées au poivre, du saumon gravelax, une quiche lorraine, de la moussaka, des côtes d’agneau grillées aux herbes, du gratin de fruits de mer, du brie de Meaux et un beaufort. Le vin est distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR. Le prix TTC départ cave est très attractif à 10,00 euros.

Le deuxième rosé proposé provient des caves Couly-Dutheil à Chinon, le rosé Couly Dutheil, René Couly 2019. Le rosé se compose exclusivement de Cabernet franc pour une robe rose et lumineuse. Le nez est fruité avec des touches fraise des bois-framboise-groseille et agrumes. La bouche est harmonieuse entre fruit, matière, fraîcheur et de fines épices, assez longue et complexe. Les plats de prédilection pour se marier avec ce rosé sont des asperges, des sushis, du canard laqué, de la cuisine exotique (poulet tandoori) et des grillades. Le vin est distribué en vente directe, par le biais de la boutique internet, chez certains cavistes (Caves Bossetti, Caves Guy Jeunemaitre notamment) et en CHR. Le prix TTC départ cave est tout aussi attractif à 7,20 euros.

L’été approche et les rosés arrivent en force, une bonne occasion de ne pas se laisser abattre avec des dégustations qui vous redonneront le moral!

A LIRE