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Se taire ou mourir ? un thriller sombre signé Karen McManus (Nathan)

Se taire ou mourir ? un thriller sombre signé Karen McManus (Nathan)

Karen McManus est une autrice américaine diplômée en journalisme. Après Qui ment ?, son premier roman et succès international ayant passé plus de cent semaines sur la liste sacrée des bestseller du New York Times, Karen McManus revient avec un second roman traduit en français.

Qui croire ?

Karen McManus nous emmène tout droit à Echo Ridge, où Ellery, fascinée de faits divers, en devient soudain la cible. Plongée en pleine enquête policière après la mort inexpliquée de deux jeunes filles en l’espace de vingt ans, toutes deux à la sortie de leur bal de promo, Ellery ne sait pas qui accuser, et qui croire. Elle y voit l’occasion de mener sa propre enquête, alors que le prochain bal de promo aura lieu très prochainement.

À Echo Ridge, tous les habitants sont des suspects potentiels. Tout le monde se connait dans cette petite ville et pourtant, c’est certain, il se cache un – ou plusieurs – coupables parmi eux. Difficile même de croire sur parole les deux narrateurs, qui semblent avoir leurs secrets à eux. Il devient alors clair que dans cette ville, tout le monde cache quelque chose. Mais comment démasquer un tueur dans une ville pleine de menteurs ?
Comme dans tout bon thriller, le lecteur ne sait pas à qui se fier, quelles informations croire…

Une ville taillée sur mesure

Echo Ridge est la ville parfaite pour un thriller, dérangeante à souhait, aux forêts inquiétantes et aux habitants à première vue parfaits. On retrouve une ambiance très américaine, avec l’équivalent d’une fête foraine en pleine lisière de forêt, idéale pour cacher les cris et les crimes qui s’y passent. Tout dans ce roman semble menaçant, le lecteur ne sait pas où donner de la tête pour prévenir les dangers… puisque le danger semble être partout.

Une course contre la montre

Plus sombre que Qui ment ?, dans Se taire ou mourir ?, il y a la peur constante de la prochaine victime. Il n’est alors plus seulement question de trouver la personne à l’origine des meurtres à Echo Ridge, mais bien de la trouver à temps pour empêcher d’autres meurtres. C’est cette course contre la montre qui fait évoluer le lecteur dans la peur, jusqu’au dénouement final, fignolé avec maîtrise bluffante.

On retrouve la plume haletante de Karen McManus que l’on avait tant aimée dans Qui ment ?, pour un roman plus sombre encore, où le lecteur est traîné de mensonge en mensonge, incapable de savoir qui croire. Karen McManus maitrise la narration à la perfection et nous offre un thriller inoubliable, au dénouement exceptionnellement maitrisé.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : mars 2020
Auteur : K. McManus
Editeur : Nathan
Prix : 17,95 €

Pour débuter un nouveau dossier Vins blancs / Vins Rouges : les Coteaux du Vendômois blanc Dominique Norguet du Domaine du Four à Chaux

Les Côteaux du Vendômois réservent toujours de très belles surprises. La preuve en est avec ce vin blanc du Domaine du Four à Chaux 2019 produit par Dominique Norguet.

Un vin blanc minéral

Le vin blanc est issu d’un cépage 100% Chenin. Le sol est composé d’argile et silex pour une production nature. Au nez, ce sont des senteurs de fleurs blanches et de miel qui se dégagent immédiatement. En bouche, l’attaque est souple, la  bouche est ronde et fruitée. La finale est structurée, équilibrée,  donnant de la longueur à l’ensemble. Ce vin blanc s’accorde parfaitement avec des poissons de rivière et de mer, des fruits de mer et du fromage de chèvre. Après deux années de garde, il accompagne à merveille les volailles et la blanquette de veau. Le prix est hautement attractif, 5,40 euros départ cave. De quoi donner envie de déguster ce très beau spécimen des Coteaux du Vendômois!

Communiqué de presse:

Producteur de vins : implanté entre Vendôme et Montoire-sur-le-Loir, dans le département du Loir-et-Cher, Le Domaine du Four à Chaux vous accueille sur son exploitation à Thoré-la-Rochette. Dominique Norguet reçoit sur le domaine, qui a pour particularité de posséder un four à chaux datant de 1767, lui donnant ainsi un nom. Dans un cadre traditionnel, le domaine possède des caves troglodytes bicentenaires où sont organisées les dégustations de vins rouges, blancs, rosés et gris. Particulièrement prisé des visiteurs, le Pineau d’Aunis, avec ses arômes de fruits rouges soutenus par une pincée de poivre blanc et de cannelle. Prenez votre réservation et découvrez les 29 hectares s’étendant dans le Pays vendômois. Le vignoble est constitué d’un terroir calcaire et d’un terroir d’argile à silex.

Un message du Studio Hébertot: En attendant de se revoir, le désir est toujours là, le public aussi!

Studio Hébertot

Le désir est toujours là, le public aussi ! Bérengère Dautun, Directrice Générale du Studio Hébertot, souhaite communiquer ces quelques éléments de Communiqué de presse à destination des futurs visiteurs et passionnés du Studio Hébertot avec une initiative vidéo intitulée En attendant de se revoir.

Pourquoi une telle initiative?

Communiqué de presse: À la mi-mars, nous avons cru que la vie s’arrêtait. Le monde du spectacle vivant s’est figé. Le Studio Hébertot est fermé, mais nous avons décidé de créer un autre lieu de rencontres. Revenir aux fondamentaux : l’envie des artistes de produire du spectacle, le plaisir des gens à les regarder.

Notre action : En attendant de se revoir avec notre partenaire Caspevi, nous avons proposé dès la fin mars aux artistes présents dans notre saison interrompue de créer des spectacles adaptés à la seule agora disponible : les réseaux sociaux. L’esprit de notre programmation sur ces plateformes est clair : Ne montrons pas d’extraits de spectacles mais partageons un ressenti actuel, devenu spectacle, avec des gens qui vivent la même expérience inédite. Parce que ces spectacles doivent rester professionnels, le Studio Hébertot finance les frais de production de ces vidéos, et leur déploiement sur le web. Les artistes se filment avec les moyens du bord et l’équipe de Caspevi fait le montage.

Les réussites: Pendant ces 2 premiers mois, ce sont 16 vidéos qui ont émerveillé notre public digital. Plus de 500 000 vues sur les réseaux sociaux, des milliers de commentaires enthousiasmés, de Like, de partages. Les premiers à avoir réagis sont les Guardiola, couple de danseurs de tango, qui vont faire des miracles de poésie. Leur tango des confinés (ils dansent sur un cube de 30 cm de coté) est vu près de 150 000 fois, dans le monde entier. Ils feront ensuite deux autres vidéos : séparés ensemble et le tango de la tempête. Plus de 325 000 vues à cette heure. Paul Staïcu, pianiste virtuose et plein de fantaisie, leur emboîte le pas. Lui que le Coronavirus a agressé et qui se remet lentement, retrouve de l’énergie avec sa vidéo Variations confinées : le journal drolatique et musical de sa rencontre avec la maladie : 28 000 vues. Patrick Simon, amateur de beaux textes, va chercher Raymond Devos, Ghérasim Luca et Rémo Forlani à la rescousse. C’est courageux et rencontre le public : plus de 60 000 vues. Michael Wookey, du spectacle ContreBrassens, nous envoie une vidéo hilarante de Tel Aviv où il est confiné : il s’imagine dans sa baignoire en petite sirène de Walt Disney.

L’équipe de la compagnie du Vélo Volé, du spectacle Le Petit Prince, invente un clip dans leur salon où ils mettent en scène leur vie de couple. Aude Brenner et Régis Simon, du spectacle Deux amoureux à Paris, sont confinés à la campagne… avec leur metteur en scène Janicke Askevold. Ils composent et enregistrent 2 chansons qui deviennent 2 clips, ainsi qu’un court métrage. Plus de 60 000 vues et ça continue.

Le projet Cupidon: Nous sommes aujourd’hui ensemble – 20 artistes et l’équipe du Studio Hébertot – par la magie de la technique dans le clip ANNÉE BLANCHE… (il est des jours où Cupidon s’en fout), en ligne le 1er juin à 12h.

Réflexions de Bérengère Dautun: D’autres projets sont en production, certains auxquels je participerai, en attendant de se revoir… Nous sommes en vie, désirants, agissants. Economiquement, c’est un bel investissement pour un théâtre non subventionné. Depuis deux mois, l’audience digitale du Studio Hébertot est celle des plus grands théâtres nationaux. Avant d’être un métier, notre activité est une passion. C’est aujourd’hui l’essence de notre action. Ma carrière est longue et j’ai compris qu’au-delà du talent, du savoir-faire, de l’expérience, c’est notre désir qui est notre ressource principale. C’est lui qui m’a portée de longues années à la Comédie Française, toujours lui qui m’aidait à accrocher des affiches dans les rues écrasées de soleil du festival off d’Avignon. Puisqu’ils ne peuvent recevoir à l’intérieur, les cafés et restaurants ouvriront leur terrasse mardi 2 juin. Notre terrasse, nous l’avons ouverte depuis le 1er avril, 2 mois déjà. Elle est digitale et très fréquentée.  

https://www.facebook.com/studiohebertot/videos/1878306768971120/

Brooklyn Secret, un film intimiste fascinant d’Isabel Sandoval, sortie dans les salles le 1er juillet 2020

Brooklyn Secret, film d’Isabel Sandoval

La réalisatrice philippine Isabel Sandoval a écrit, interprété et réalisé Brooklyn Secret en imaginant une histoire d’amour émouvante qui bouscule les idées reçues et transcende les clichés. Après sa présentation au Festival de Venise, le film a fait un petit buzz grâce à sa sensibilité à l’opposée d’un quelconque sensationnalisme car la réalisatrice préfère la douceur d’une rencontre pour évoquer sa transsexualité. La féminité du personnage Olivia a tout de l’évidence, sans effets superficiels ni raccourcis spectaculaires. Entre réflexion sur la peur de l’autre au cœur d’une Amérique trumpiste anxiogène qui arrête les immigrés clandestins à la pelle, le film privilégie le fil des jours qui passent pour une belle histoire d’amour apaisée.

Une odyssée toute en sensibilité

Brooklyn Secret est le troisième film de la réalisatrice Isabel Sandoval. Elle imagine le parcours d’Olivia, une Philippine qui vit et travaille à New York avec la peur au ventre car les rafles d’immigrés clandestins se multiplient, la maintenant dans une situation délicate malgré tous ses efforts pour vivre dans la normalité. A la quête de papiers pour régulariser sa place et ne plus craindre un rapatriement forcé, Olivia rase les murs et regarde derrière elle pour échapper à de possibles ravisseurs légaux. Olivia souhaite être aussi transparente que n’importe qui d’autre, elle femme trans et sans papiers dans un pays trumpiste qui se ferme à la diversité. Aide à domicile auprès d’une femme âgée et esseulée, Olivia cherche à se marier pour gagner ces fameux papiers qui lui assureraient la pérennité d’une place aux Etats-Unis. C’est une histoire d’amour impromptue et sincère avec le petit fils maladroit d’Olga qui va lui ouvrir des perspectives. La description par petites touches subtiles du quotidien de cette femme pas comme les autres est emplie de poésie avec une attention particulière portée à des détails insignifiants pour beaucoup mais pas pour Olivia. Le petit monde de la jeune femme semble décorrélé de celui de ses semblables, signifiant ainsi sa différence et sa singularité, sans militantisme ni esclandres. Car c’est une place dans le monde que recherche Olivia, à l’abri des dangers d’un pays enserré dans les serres trumpistes mais où il est possible de s’épanouir pourtant. L’histoire d’amour est traitée avec douceur au cœur de la ville qui ne dort jamais.

La réalisatrice Isabelle Sandoval livre un film qui touche au cœur grâce à cette ambiance si particulière, rendue possible par la maîtrise des différentes casquettes de réalisatrice, actrice et monteuse. La fin du confinement pourrait voir se film vivre une belle carrière dans les salles à partir du 1er juillet, souhaitons-le lui.

Synopsis: Olivia travaille comme soignante auprès d’Olga, une grand -mère russe ashkénaze de Brighton Beach à Brooklyn. Fragilisée par sa situation d’immigrante philippine, elle paie secrètement un Américain pour organiser un mariage blanc. Alors que celui-ci se rétracte, elle rencontre Alex, le petit fils d’Olga, avec qui elle ose enfin vivre une véritable histoire d’amour…

Amours solitaires, la révolution de l’amour continue avec Morgane Ortin (Albin Michel)

 

Amours solitaires, la révolution de l’amour continue avec Morgane Ortin (Albin Michel)

Morgane Ortin crée en 2017 le compte Instagram « Amours solitaires », où elle publie des messages d’amour grâce à la contribution des internautes. Le temps passe et Morgane Ortin imagine un fil conducteur entre ces messages qui, mis bout à bout, peuvent donner une histoire. C’est ainsi qu’Amours solitaires, le roman, est né.

Amours solitaires

Une petite éternité est le deuxième tome d’Amour solitaires. Les deux romans peuvent se lire indépendamment, bien que le second reprenne les aventures des deux protagonistes là où elles s’étaient arrêtées. Plus qu’indépendants, ils sont complémentaires, traitant d’une même histoire d’amour, prise à deux instants différents.
La forme de ce roman est très originale, puisqu’il se compose uniquement de messages. Construit comme un échange de SMS, Amours solitaires ne répond pas à une trame narrative comme le lecteur y est habitué. En plus d’être surprenante, cette forme donne la réelle impression d’être impliqué dans le roman, d’en faire partie.

Une ode à l’amour

Amours solitaires est une ode à l’amour dans tout ce qu’il a de plus réel. Dur par moments, douloureux, magnifique, poétique… l’amour sous toute ses formes, le temps d’une histoire comme il en existe tant. Toutefois, Amours solitaires n’est pas une romance au sens habituel du terme. C’est un roman témoin de l’amour que se portent deux personnages, un roman dont le lecteur a l’impression de faire partie. Les personnages ne sont pas nommés, à aucun moment du roman, laissant une grande possibilité d’identification au lecteur.

Un concept unique

Ce qui fait la beauté d’Amours solitaires, en plus de l’histoire des deux protagonistes, c’est de savoir que les messages qui constituent le roman sont réels. Qu’ils sont les témoins d’une histoire d’amour qui existe ou a existé dans la vraie vie. La poésie de l’ouvrage n’en est que décuplée.
Amours solitaires offre également une réflexion sur l’« amour 2.0 », l’amour au temps d’internet, quand les smartphones ont remplacé le papier, et que les SMS ont remplacé les lettres d’amour.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Octobre 2019
Auteur : Morgane Ortin
Editeur : Albin Michel

La Comédie continue, encore ! les programmes du 1er au 7 juin

La Comédie continue ! mais s'adapte aux horaires du déconfinement

La Comédie continue, encore ! les programmes du 1er au 7 juin

Depuis le 25 mai, les équipes de la Comédie-Française ont mis en place une nouvelle version de la chaîne de diffusion en ligne La Comédie continue !, adaptée aux horaires du déconfinement.
Ainsi, du lundi au vendredi à 19h, un acteur de la Troupe répond aux questions des Internautes dans La causerie, tandis que les samedis et dimanches reprennent la formule initiale de la chaîne, avec deux levers de rideaux à 14h et à 20h30 auxquels s’ajoutent de multiples pastilles.

Du lundi 1er au vendredi 5 juin dans La causerie, Hervé Pierre, Françoise Gillard, Birane Ba, Claire de La Rüe du Can et Laurent Stocker répondront aux questions des spectateurs.

Les 6 et 7 juin, les spectateurs pourront (re)découvrir :
►La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca (notre critique ici) mise en scène par Lilo Baur
►L’Avare de Molière monté par Jean-Paul Roussillon en 1973, avec Michel Aumont dans le rôle d’Harpagon
►La Pluie d’été de Marguerite Duras par Emmanuel Daumas
►Oblomov d’après Gontcharov dans la version filmée réalisée par Guillaume Gallienne.

« Alors que chacun reprend peu à peu ses activités, nous faisons évoluer La Comédie continue ! pour permettre à nos spectateurs de continuer à nous suivre et aux acteurs, aux différents services du théâtre, de se consacrer eux aussi à une activité plus traditionnelle. Se préparer à rouvrir nos salles et retrouver tous ensemble le désir et le plaisir d’un confinement consenti celui-là, le théâtre. Mais d’ici là, La Comédie continue, encore ! »
Éric Ruf.

La Comédie continue, encore ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

► le site Internet www.comedie-francaise.fr
► la page Facebook comedie.francaise.officiel
► la chaîne Youtube LaComedieFrancaise
► certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

Programmation semaine du 1er au 7 juin 2020

Du lundi 1er au vendredi 5 juin dans La causerie, Hervé Pierre, Françoise Gillard, Birane Ba, Claire de La Rüe du Can et Laurent Stocker répondront aux questions des spectateurs.
Les 6 et 7 juin, les spectateurs pourront (re)découvrir :
►La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca (notre critique ici) mise en scène par Lilo Baur
►L’Avare de Molière monté par Jean-Paul Roussillon en 1973, avec Michel Aumont dans le rôle d’Harpagon
►La Pluie d’été de Marguerite Duras par Emmanuel Daumas
►Oblomov d’après Gontcharov dans la version filmée réalisée par Guillaume Gallienne.

DU LUNDI AU VENDREDI
19h La causerie chat avec un acteur de la Troupe répondant aux questions posées par les Internautes
lundi 1er juin Hervé Pierre
mardi 2 juin Françoise Gillard
mercredi 3 juin Birane Ba
jeudi 4 juin Claire de La Rüe du Can
vendredi 5 juin Laurent Stocker

SAMEDI ET DIMANCHE deux levers de rideau et des
programmes originaux créés pour la chaîne
14h Lever de rideau 1 programme ci-contre
16h30 Les acteurs parlent aux enfants conte pour enfant lu par un comédien
17h Programme éducatif
plusieurs pastilles en alternance
Et qu’en dit la servante ? • Où suis-je ? Qu’ai-je fait ?
Que dois-je faire encore ? • Portrait de métier • Les mots du plateau • Hors cadre
19h Le foyer des comédiens
plusieurs pastilles en alternance
Le 7h de Ragueneau • Mon alexandrin préféré •
L’enfance de l’art • La « cuisine » de l’acteur • L’apéro de Ragueneau • Moi, je veux mourir sur scène •
C comme Comédie
19h35 Chant contre chant lecture de correspondances
20h05 Urgence à vous remercier hommage littéraire aux personnes mobilisées dans la lutte contre l’épidémie
Improésie lecture de quelques pages « choisies au hasard » par un comédien dans un ouvrage de son choix
20h30 Lever de rideau 2 programme ci-après :

SAMEDI 6 JUIN
Speakerine du jour Véronique Vella
14h La Maison de Bernarda Alba de Federico GarcÍa Lorca (notre critique ici), traduction Fabrice Melquiot – mise en scène Lilo Baur Claude Mathieu, Anne Kessler, Cécile Brune, Sylvia Bergé, Florence Viala, Coraly Zahonero, Elsa Lepoivre, Adeline d’Hermy, Jennifer Decker, Elliot Jenicot, Claire de La Rüe du Can et les comédiens de la promotion 2014/2015 de l’Académie Claire Boust, Ewen Crovella, harlotte Fermand, Thomas Guené, Solenn Louër, Valentin Rolland
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte.
Capté Salle Richelieu en juillet 2015
Durée 1h40

20h30 L’ Avare de Molière – mise en scène Jean-Paul Roussillon avec Jacques Eyser, Jean-Paul Roussillon, Michel Aumont, Jean-Claude Arnaud, René Arrieu, Simon Eine, Marco Behar, Jean-Noël Sissia, Francis Huster, Yves Pignot, Françoise Seigner, Ludmila Mikaël, Isabelle Adjani, Claire Boers
Capté au Théâtre de l’Odéon en juillet 1973
Réalisation René Lucot
Coproduction ORTF, Comédie-Française
Durée 2h30

DIMANCHE 7 JUIN
Speakerine du jour Camille Seitz
14h La Pluie d’été de Marguerite Duras – mise en scène Emmanuel Daumas avec Claude Mathieu, Éric Génovèse, Christian Gonon, Marie-Sophie Ferdane, Jérémy Lopez, Adeline d’Hermy Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en octobre 2011
Durée 2h20

20h30 Oblomov d’après Ivan Alexandrovitch Gontcharov, traduction André Markowicz, adaptation Volodia Serre – film réalisé par Guillaume Gallienne avec Yves Gasc, Céline Samie, Guillaume Gallienne, Nicolas Lormeau, Adeline d’Hermy, Sébastien Pouderoux et la voix de Coraly Zahonero
Filmé en décembre 2015 et janvier 2016
Coproduction ARTE France, Agat Films & Cie, ComédieFrançaise avec la participation de TV5Monde
Durée 1h50

Bonne nouvelle pour la culture, les musées de l’Orangerie et d’Orsay rouvriront leurs portes les 22 et 23 juin prochains!

Le Ministre de la Culture l’a annoncé et la présidente des Musées d’Orsay et de l’Orangerie Laurence des Cars est heureuse de l’annoncer, le musée de l’Orangerie rouvrira au public
le lundi 22 juin et le musée d’Orsay le mardi 23 juin. Très bonne nouvelle, signe de la fin d’un confinement nécessaire mais long, l’été arrive avec son cortège de très bonnes nouvelles!

Des collections enfin disponibles pour la visite!

Cette réouverture se fera bien évidemment dans le respect de consignes sanitaires très strictes et validées au préalable par les autorités administratives. Pour les deux musées, les grands principes d’accès seront l’obligation de réservation en ligne de billets horodatés afin de contrôler le nombre de visiteurs et le port du masque pour tous les publics à partir de 11 ans. Au musée d’Orsay, les accès des visiteurs en entrée et sortie seront balisés pour éviter tout croisement, mais le circuit au sein de la collection restera libre. Au musée de l’Orangerie, en raison des travaux de réaménagement de la collection permanente, seules les salles des Nymphéas seront accessibles durant l’été. La mise en vente des billets pour les deux musées sera ouverte à partir du 8 juin prochain. Laurence des Cars tient à saluer la coopération des institutions muséales nationales et internationales, ainsi que la générosité des prêteurs publics et privés, qui ont rendu possible le nouveau calendrier de programmation des expositions de ces prochains mois.
Ainsi l’exposition Au pays des monstres. Léopold Chauveau (1870-1940) inaugurée le 10 mars dernier et l’exposition James Tissot. L’Ambigu moderne (1836-1902), qui aurait dû ouvrir ses portes le 24 mars, seront toutes deux prolongées jusqu’au 13 septembre prochain au musée d’Orsay.
Grâce à la coopération de la Tate Britain et de la Royal Academy of Arts de Londres respectivement
coproducteurs des expositions Aubrey Beardsley (1872-1898) et Léon Spilliaert (1881-1946), lumière et solitude, celles-ci seront reprogrammées à partir du 13 octobre et jusqu’au 10 janvier 2021. L’exposition Les origines du monde. L’invention de la nature au siècle de Darwin, coproduite avec le musée des Beaux-Arts de Montréal, en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle, initialement programmée le 22 septembre 2020, est décalée de quelques semaines et ouvrira ses portes le 10 novembre 2020.
Au musée de l’Orangerie, l’exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique, coproduite avec la Kunsthalle de Hambourg ouvrira à partir du 16 septembre (jusqu’au 14 décembre), concomitamment avec la nouvelle présentation de la collection permanente du musée.

Comme le dit Laurence des Cars:
Nous nous réjouissons après ces semaines de fermeture d’accueillir au sein de nos deux musées notre public, qui nous est resté fidèle à travers notre offre numérique. Dans un temps d’incertitude, l’art est plus que jamais un bien de première nécessité, il nous aide à construire ou à reconstruire nos repères personnels et collectifs. Il est aujourd’hui nécessaire de raviver la qualité de la rencontre du public avec les œuvres.

A ma place, un documentaire politique doux amer de Jeanne Dressen, sortie le 9 septembre au cinéma

A ma place, Jeanne Dressen

Une jeune militante s’implique dans un mouvement citoyen qui vise à remettre la jeunesse au cœur de l’action publique. La caméra de la réalisatrice Jeanne Dressen la suit du soir au matin, sur la Place de la République, dans sa chambre, dans sa voiture, pour montrer ce qu’il en coute comme volonté et pugnacité de vivre une existence de militante.

Une militante de gauche dans l’action

A ma place ne cache pas son positionnement à gauche, une place qui parait aujourd’hui forcément extrême ou galvaudée, sans entre-deux. La disparition à petits feux du parti socialiste pose la question de la crédibilité de la gauche sur l’échiquier politique pour représenter tous ceux qui se réclament de gauche sans verser dans la simplification. Etre de gauche se vit, c’est ce que démontre bien la jeune Savannah, étudiante en fac de sociologie, aspirante à l’ENS et présente sur tous les fronts, Place de la République ou sur des emplacements moins visibles mais toujours au plus près des autres militants. La Réalisatrice / Journaliste Reporter d’Images Jeanne Dressen ne cache de ses sympathies pour le Parti Socialiste motivant sa volonté de filme de près le mouvement Nuit Debout contre la Loi Travail qui a tenu en haleine l’opinion publique en 2016. Entre slogans criés à tue-tête et action policière, elle fait voir l’envers du décor et la réalité du combat quotidien. Le bruit des déflagrations des grenades et les images de manifestants le visage en sang font froid dans le dos et il est impossible de ne pas prendre parti pour cette jeunesse qui veut se faire entendre et se prend en réaction des grenades sur les fesses. Les pensées de la jeune militante emplissent le film avec des réflexions tour à tour désabusées et revendicatrices. Et quand le temps passe et que le moment est venu de penser à son avenir, entre vie professionnelle et maternité toute proche, c’est comme un clap de fin pour des aspirations de changement qui requièrent une implication totale. Comme s’il fallait être être jeune et libre de toutes attaches pour militer, ce qui n’est pas faux, au final.

Le documentaire se vit comme une plongée dans une jeunesse revendicatrice qui peine à se faire entendre face au tumulte d’une répression qui ne dit pas son nom. A méditer. Visible le 9 septembre en salles.

Synopsis:

Savannah cherche sa place. Actrice d’une révolution qui n’a pas eu lieu, elle est une fille de la classe ouvrière et réinvente la politique. De Nuit Debout à l’Ecole Normale Supérieure, Savannah doute, rêve, lutte et apprend. Elle se cherche un avenir.

Adoration, un film empli de troubles de Fabrice Du Welz, disponible en VOD chez The Jokers

Adoration, film de Fabrice Du Welz, The Jokers

Un jeune homme plus sensible que la moyenne rencontre une jeune fille soignée dans une clinique pour des troubles psychologiques dont il ignore longtemps la portée. Les liens qui les unissent immédiatement vont se renforcer à la faveur d’une fugue d’abord salvatrice mais de plus en plus lourde de sens. Adoration est un film très contemplatif avec une énorme dimension poétique, ce qui ne l’empêche pas de souffrir de quelques longueurs inexplicables et d’une portée quelque peu réduite. Il reste un bon moment de cinéma avec des enfants qui ne veulent pas grandir au risque de se perdre.

Un film authentique et insaisissable

Comment réagir face aux sautes d’humeur inexplicables de son adorée? C’est le challenge que doit relever le jeune Paul. Fils d’une employée de clinique psychiatrique, élevé sans un père absent, il s’enthousiasme des beautés de la nature et ne peut reste insensible aux charmes troublants de Gloria. Lorsqu’elle appelle au secours, il ne peut résister à ses élans libertaires en lien avec ses propres aspirations. L’errance commence, avec ses soubresauts et sa lente prise de conscience. Car la différence de Gloria la rend dangereuse pour elle et pour les autres. La fugue amoureuse reste pourtant quelque peu clouée au sol avec un Paul velléitaire et sans réactions face aux évènements. Il ne sait pas et hésite, un peu trop pour emporter l’adhésion des spectateurs. Le réalisateur Fabrice du Welz évoque l’innocence désincarnée de l’adolescence aveugle devant les affres de la réalité. La cavale amoureuse est rythmée par des péripéties qui donnent une idée de l’ampleur de ce que Gloria doit vivre au fond d’elle même dans un mélange de schizophrénie et de troubles obsessionnels. La fin ouverte s’appuie sur un lyrisme visuel qui laisse l’esprit s’échapper dans une rêverie troublante. L’actrice Fantine Harduin joue sur un registre ambigu et Thomas Gioria se révèle un jeune acteur à suivre. Lui qui était apparu en 2018 dans le film de Xavier Legrand Jusqu’à La Garde confirme tout le bien qu’on pouvait penser de lui. Quant à Benoit Poelvoorde, il traverse le film comme une ombre sans jamais imprégner son rôle d’une vraie consistance.

Adoration est un petit film mystérieux et équivoque, un bon moment de cinéma même s’il perd un peu le spectateur en route à certains moments.

Synopsis:

Paul, un jeune garçon solitaire, rencontre Gloria, la nouvelle patiente de la clinique psychiatrique où travaille sa mère. Tombé amoureux fou de cette adolescente trouble et solaire, Paul va s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes…

La Comédie continue ! mais s’adapte aux horaires du déconfinement

La Comédie continue ! mais s'adapte aux horaires du déconfinement

La Comédie continue ! mais s’adapte aux horaires du déconfinement

Après 8 semaines de diffusion, La Comédie continue !, première chaîne en ligne de la Comédie-Française, devient à partir du 25 mai 2020 La Comédie continue, encore !

En 8 semaines de diffusion de La Comédie continue !, la Comédie-Française a su maintenir le lien entre la Troupe et ses spectateurs et en créer de nouveaux, forts, directs et profonds, pendant la période de confinement, touchant ainsi des publics en dehors de toutes limites géographiques.

Toute la Troupe est restée mobilisée et a offert des programmes à la fois familiaux et pédagogiques (avec des programmes littéraires s’adressant aux enfants, aux élèves et aux étudiants), poétiques, divertissants et toujours théâtraux.

En parallèle à la création de plus de 1 000 programmes originaux, la Comédie-Française a su rester fidèle à sa ligne de programmation, comme en témoigne la diversité de la centaine de levers de rideau diffusés : grandes fresques de Troupe, spectacles pour le jeune public, cabarets, seuls-en-scène, écoles et portraits d’acteurs, greniers des maîtres ou encore bureaux des lecteurs.

Saluée par les spectateurs et les médias, l’initiative inédite a rencontré un succès non démenti.

Les huit semaines de La Comédie continue !, ce sont :
► 364 heures de diffusion
► 1 174 programmes diffusés dont 1086 créés spécialement pour la chaîne
► 80 spectacles diffusés, auxquels s’ajoutent les 8 captations présentées sur France 5
► 672 000 spectateurs

Les plus grands succès d’audience ont été Les Trois Sœurs, film de Valeria Bruni Tedeschi, Le Misanthrope mis en scène par Clément Hervieu-Léger, Peer Gynt par Éric Ruf, Bérénice par Klaus-Michaël GrüberLes Damnés par Ivo van Hove, Lucrèce Borgia par Denis Podalydès et 20 000 lieues sous les mers par Christian Hecq et Valérie Lesort. Parmi les autres moments forts, les diffusions d’Électre / Oreste d’Euripide par Ivo van Hove dans le cadre exceptionnel du Théâtre antique d’Épidaure, ou encore d’Ondine de Giraudoux où la très jeune Isabelle Adjani fit ses premiers pas à la Comédie-Française, en 1974, ont été particulièrement plébiscitées et commentées. Pour beaucoup de ces pièces du patrimoine, il s’agissait d’une occasion unique de diffusion.

À cela s’ajoute un accroissement important du nombre d’abonnés aux différents réseaux sociaux de la Comédie-Française, notamment la page Facebook dont l’audience a augmenté de 20% depuis le début de La Comédie continue !

À partir du 25 mai 2020, une nouvelle version de la chaîne est proposée avec une grille adaptée aux horaires du déconfinement.

« Il y a maintenant un peu plus de huit semaines, nous nous lancions dans une aventure un peu folle : créer en quelques jours, depuis nos confinements respectifs, une web télé diffusée chaque jour de 16h à 23h. Ouvrir la malle aux trésors de nos archives audiovisuelles mais aussi demander aux comédiennes et comédiens de la Troupe de créer des rendez-vous originaux, pour les élèves, les enfants, de la poésie, des lectures, les musiciens accompagnant les chanteurs, le vers côtoyant la prose, pour chacun d’entre vous, d’entre nous, privés de cet art éminemment collectif qu’est le théâtre.
Le déconfinement a maintenant commencé depuis plusieurs jours mais nous ne pouvons toujours pas recevoir notre public. Nous nous sommes aperçus, étonnés, que, d’un confinement l’autre, un lien profond, le sentiment paradoxal d’une grande proximité, se tissait entre le public, la Troupe et la Maison de Molière. Si La Comédie continue ! est par essence éphémère, ce lien créé avec nos web spectateurs ne doit pas se rompre.
Alors que chacun reprend peu à peu ses activités, nous faisons évoluer La Comédie continue ! pour permettre à nos spectateurs de continuer à nous suivre et aux acteurs, aux différents services du théâtre, de se consacrer eux aussi à une activité plus traditionnelle. Se préparer à rouvrir nos salles et retrouver tous ensemble le désir et le plaisir d’un confinement consenti celui-là, le théâtre. Mais d’ici là, La Comédie continue, encore ! »
Éric Ruf.

La Comédie continue, encore ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

► le site Internet www.comedie-francaise.fr
► la page Facebook comedie.francaise.officiel
► la chaîne Youtube LaComedieFrancaise
► certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

LE PROGRAMME

Du lundi au vendredi de 19h à 20h, un acteur de la Troupe répond aux questions que les Internautes auront bien voulu lui poser. C’est La Causerie.
Pour la première semaine, Éric Ruf, Claude Mathieu, Benjamin Lavernhe, Elsa Lepoivre et Jérémy Lopez répondront aux questions des spectateurs.

Les samedis et dimanche, les levers de rideaux reprennent les horaires de la Salle Richelieu à 14h et à 20h30 avec la diffusion de 4 grands spectacles chaque week-end.
Des pastilles inédites créées par les comédiens de la Troupe seront diffusées les après-midi, avec notamment
► Les acteurs parlent aux enfants des lectures de contes
► Un programme éducatif composé de plusieurs pastilles en alternance (Et qu’en dit la servante ?, Où suis-je ? Qu’ai-je fait ? Que dois-je faire encore?, Portrait de métier, Les mots du plateau ou encore Hors cadre)
► Le foyer des comédiens (avec Le 4h de Ragueneau, Mon alexandrin préféré, La « cuisine » de l’acteur, L’enfance de l’art, L’apéro de Ragueneau, Moi, je veux mourir sur scène ou encore C comme Comédie)
► Chant contre chant lecture de correspondance
► Urgence à vous remercier hommage littéraire aux personnes mobilisées dans la lutte contre l’épidémie
► Improésie

Le Musée Jacquemart-André rouvre ses portes le 26 mai 2020!

Turner, Musée Jacquemart-André

Dans le cadre du plan de déconfinement, le musée Jacquemart-André rouvrira le 26 mai les portes d’une partie de ses collections permanentes ainsi que de son exposition dédiée à Turner, plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise, qui rassemble des prêts exceptionnels de la Tate Britain de Londres. Il est toujours possible de réaliser une visite virtuelle de l’exposition temporaire « Turner, peintures et aquarelles. Collections de la Tate » avec un compte-rendu publié récemment sur Publik’Art. Compte tenu des évènements actuels, l’exposition est prolongée jusqu’au 11 janvier 2021.

Des mesures de sécurité exceptionnelles

Afin de garantir la sécurité des visiteurs, des modalités spéciales de visites sont prévues avec des mesures dorénavant bien connues de tous. Chaque visiteur pourra avoir à cœur de visiter ce lieu de culture parisien avec une assurance raisonnable du maintien des conditions optimales de sécurité telles que le gouvernement le recommande:
Réservation obligatoire par internet de la plage horaire de visite 
Port obligatoire du masque tout au long de la visite 
Contrôle de la température à l’entrée 
– Mise à disposition de gel hydroalcoolique 
– Maintien d’une distance de 1 mètre avec les autres visiteurs
– Les groupes ne sont pas admis

Pour des raisons de sécurité, le nombre de visiteurs sera fortement réduit. Le personnel sera également équipé de masques et les comptoirs d’accueil de parois vitrées. De quoi donner envie de se déplacer pour une visite rafraichissante, comme un signe de liberté retrouvée dans un écrin de culture.

Communiqué de presse: Créé en 1795, l’Institut de France a pour mission de proposer aux cinq Académies (française, inscriptions et belles-lettres, sciences, beaux-arts, sciences morales et politiques) un cadre harmonieux pour travailler au perfectionnement des lettres, des sciences et des arts, à titre non lucratif. Grand mécène, il encourage la recherche et soutient la création à travers la remise de prix, de bourses et de subventions (plus de 23 millions d’euros distribués chaque année par le biais de ses fondations abritées). Placé sous la protection du président de la République, il est également le gardien d’un important patrimoine, à commencer par le Palais du quai de Conti, quatre bibliothèques dont la bibliothèque Mazarine, ou encore de nombreuses demeures et collections qui lui ont été léguées depuis la fin du XIXe siècle. Parmi elles se trouvent le musée Jacquemart-André, le château de Chantilly, l’abbaye de Chaalis, le château de Langeais, le manoir de Kerazan ou encore la villa Kérylos.

Informations pratiques:

Musée Jacquemart-André – Institut de France
158 Boulevard Haussmann, 75008 Paris
www.musee-jacquemart-andre.com

Michel Piccoli, acteur hors norme, fut un vibrant Roi Lear en 2006, à découvrir ou redécouvrir

Michel Piccoli, acteur hors norme, fut un Roi Lear à découvrir ou redécouvrir
Michel Piccoli (Lear) dans une mise en scène d’André Engel (2006) – Photo Marc Vanappelghem

Michel Piccoli, acteur hors norme, fut un vibrant Roi Lear en 2006, à découvrir ou redécouvrir

ll y a quelques jours, disparaissait Michel Piccoli. Immense acteur au cinéma comme au théâtre, il se produisit plusieurs fois à l’Odéon, notamment dans John Gabriel Borkman d’Ibsen mis en scène par Luc Bondy en 1993, et incarna le Roi Lear en 2006 dans une mise en scène d’André Engel, l’un de ses derniers rôles au théâtre.

Ce spectacle est découvrir ou redécouvrir en captation intégrale à la fin de cet article.

André Engel songeait depuis des années à mettre en scène Le Roi Lear, à scruter de plus près l’affolement de cette balance que nulle justice ne maintient plus entre ses mains, à en suivre les oscillations jusqu’à l’ultime point de rupture. Michel Piccoli aussi, de son côté hésitait depuis douze ans à accepter ce rôle pour lui lourd de symbole. Après ces années d’hésitations, Piccoli et Engel se retrouvaient enfin retrouvés pour interroger et adapter Shakespeare à leur façon au théâtre de l’Odéon.

Dans l’Angleterre médiévale, Lear, roi fatigué et tyran vieillissant, se décide à partager son empire entre ses trois filles, à condition qu’elles déclarent publiquement l’amour qu’elles lui portent. Tandis que les aînées rivalisent d’allégeance, la benjamine Cordélia refuse le jeu de la confession publique entrainant les foudres du monarque et son bannissement avant que les aînées décident de s’affranchir de l’autorité royale en chassant leur père du pouvoir.

Le royaume sombre rapidement dans les guerres et les luttes de clans où les drames sanglants se disputent aux destins politiques et démesurés des protagonistes.

La mise en scène d’André Engel dépouille le Roi Lear de sa stature de roi mythique pour le projeter au début du XX e siècle, à l’entre deux guerres, à la tête d’un empire industriel. La salle des ateliers Berthier du Théâtre de l’Odéon, avec ses allures de gigantesque entrepôt, s’accordait parfaitement à cet univers où domine le pouvoir de l’argent.

Le jeu des comédiens, très actuel, est tout en retenue, et Michel Piccoli dans le rôle impose un Roi Lear sobre, tour à tour terrifiant, ou poète. Se montrant à la fois puissant et fragile, autoritaire et désœuvré, sénile et enfantin, il nous entraîne, d’une voix incarnée par chacun des mots, au plus profond de l’âme humaine et de ses errements.

La captation n’est plus disponible

Une biographie captivante avec Kanye West, la créativité dévorante d’Adrien Durand, sortie le 11 juin 2020 aux éditions Playlist Society

Kanye West, la créativité dévorante, Adrien Durand, Playlist Society

Kanye West est un des artistes les plus clivants de notre époque actuelle. Adulé ou détesté, ses actions n’échappent jamais au spectre médiatique et donc à une visibilité quasi-universelle. Incessamment évoqué dans les tabloïds pour un oui ou pour un non, son omniprésence agace ses contempteurs et comble un besoin de nouveautés chez ses fans. Pourquoi Kanye West occupe une des premières places des informations people dans le monde? Adrien Durand se livre à une enquête fouillée et captivante, reprenant le contexte social d’une Amérique divisée où les minorités doivent choisir entre s’élever au-dessus de la masse ou subir leur triste destin fait de misère et de violence. L’ouvrage se lit comme une passionnante plongée dans la destinée d’un adolescent précoce devenue une icône de la culture mondiale.

Une inexpugnable ascension

Tout au long des 144 pages, l’auteur mélange faits historiques et ascension inexorable. Car si le d’abord chanteur de rap a su apporter un vent de fraicheur et de nouveauté dans le milieu très formaté du gangsta rap, il a su s’en extraire pour multiplier les casquettes. Fan de mode pour beaucoup, messie porteur de la parole biblique pour d’autres, mari de Kim Kardashian pour les adolescentes fans d’Instagram, il apparait partout et tout le temps, tel un ogre publique, avide d’épancher sa créativité sans jamais paraitre rassasié. Qu’on l’apprécie ou pas, il faut lui reconnaitre une place centrale dans la société américaine actuelle. Admirateur de Donald Trump, Hérault de la cause noire, il se proclame plus grand artiste vivant comme pour se trouver une place dans l’histoire aux côtés des illustres Pablo Picasso ou Barack Obama. L’auteur mélange analyse musicale et plongée sociologique pour apporter des pistes d’exploration et mieux appréhender le personnage Kanye West qui, loin de n’être qu’un pantin médiatique, a souvent un coup d’avance sur les médias.

Kanye West ou la créativité dévorante est une occasion en or de mieux comprendre un artiste multiple et toujours en mouvement. Que vous soyez attirés ou au contraire sceptiques, l’ouvrage permet d’apprendre tant de choses sur le monde actuel qu’il parait nécessaire d’ouvrir son esprit pour feuilleter les pages et découvrir ce point de vue érudit sur la question Kanye West.

Mot de l’éditeur: En trois décennies, Kanye West s’est imposé au cœur des conversations. Sa musique rassemble fans de hip hop, grand public, médias et penseurs. Ses albums ont changé la face du rap et ses collaborations ont redistribué les cartes au sein de l’industrie musicale. Sa vie chaotique, sa personnalité clivante, son narcissisme exacerbé suscitent le débat. Il appartient au clan restreint des musiciens capables de provoquer des changements sociaux et culturels au sein de l’Amérique contemporaine.

Adoré, détesté, Kanye West se définit lui-même comme « le plus grand artiste en vie ». Ultra créatif, il s’illustre dans la musique, l’art, la mode, mais aussi la politique ou la religion. Son parcours et sa production questionnent la place de l’expression artistique dans la société actuelle, ses enjeux et ses limites.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Adrien Durand

Nombre de pages / Prix: 144 pages / 14 euros

L’enfance comique d’un génie avec la BD Le Petit De Vinci aux éditions La Boîte à Bulles, parution en juillet 2020

Des nouveaux héros apparaissent régulièrement dans la sphère BD pour créer un ton et une atmosphère à revoir encore et encore au fil des tomes. C’est un tout jeune Léonard de Vinci qui fait ici son apparition pour une lecture distrayante et intelligente.

Un jeune héros comique et scientifique à la fois

William Augel imagine les aventures d’un génie juvénile pas encore reconnu universellement pour ses dons d’anticipation, le petit Léonard de Vinci sait déjà tout faire et l’auteur s’amuse à le mettre en scène dans des pages aux scénettes comiques cocasses. Il connait tant d’arts différents qu’il a toujours le dernier mot à tout et vit des aventures délicieusement décalées. Le ton comique n’empêche pas l’intrusion de belles idées dispensées philosophico-scientifiques au gré des bulles. Le futur scientifique, philosophe, dessinateur, inventeur et peintre donne une bonne idée de tout ce qu’il sera capable de faire plus tard tout au long des 77 ans de sa fructueuse existence. Entre ses tentatives pour faire voler un engin plus lourd que l’air, la compagnie d’un chat presque aussi intelligent que lui et des discussions à bâtons rompus avec des ainés censément plus sages que lui, il découvre par lui-même les limites de l’esprit humain et force son caractère pour les dépasser. L’humour reste tout de même à l’honneur, dispensé de manière intelligente par l’auteur pour faire réfléchir et sourire en même temps.

Ce jeune Léo pourrait bien devenir un nouveau héros en culottes courtes pour les plus jeunes et même les adultes, pour des moments de lecture truculents et intelligents.

Mot de l’éditeur: Avant d’être un grand génie, Léonard de Vinci a été un petit génie ! Tout ce qui l’entoure est prétexte à réflexion, apprentissage et invention des oiseaux à la poterie, en passant par la récolte des olives ou la fabrication des spaghettis. Sa curiosité le pousse à avoir des idées à propos de tout, et à voir la beauté partout. Il ira même jusqu’à dire que « le plus petit des félins est une oeuvre d’art ». À la fois peintre, ingénieur, philosophe, architecte, musicien, le voilà désormais personnage de bande dessinée ! Sous la plume de William Augel, c’est drôle attendrissant, et même instructif. Que demander de plus pour ravir à la fois parents et enfants ?

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: William Augel

Nombre de pages / prix: 80 pages, 16 euros

Les Orfèvres du Vin, anciennement Cave de Charnay, présentent leur excellent Mâcon Charnay Les Perserons 2017

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Les Orfèvres du Vin, anciennement Cave de Charnay, viennent d’obtenir une nouvelle et très haute distinction : une Médaille d’Or au Concours des Meilleurs Chardonnay du Monde avec leur Mâcon Charnay Les Perserons 2017. Le vin blanc est une belle réussite à découvrir.

Un Mâcon blanc de très haute qualité

Cette appellation est très représentative de la gamme Prestige des Orfèvres du Vin. Le vin ne comporte que des parcelles de vignes de plus de 40 ans d’âge et situées sur les meilleurs coteaux de Charnay. Issue d’un domaine de viticulteurs professionnels réputés, elle bénéficie des soins attentifs du Maître de Chais Michaël DA FRÉ et du Caviste Amélie THOMAS. Le vin se distingue par sa robre brillante d’une belle couleur jaune doré. Au nez, le vin est expressif et riche en arômes, il fait ressortir des notes toastées, légèrement grillées. En bouche, l’attaque est fraîche et pleine. La suite est complexe, le final est persistant et harmonieux. Le vin se marie parfaitement avec des plats riches en gout comme une fricassée de veau, du risotto aux champignons ou une truite aux amandes. Il se garde idéalement de 4 à 6 ans. Une bouteille de Mâcon Charnay Les Perserons 2017 est proposée en départ cave au prix TTC de 8,90 euros.

Communiqué de presse:

Le sud de la Bourgogne confère à ses vignes un ensoleillement optimal et donne une touche fruitée à ses vins. Les Orfèvres du vin détiennent le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins originaux. Une palette de 15 appellations compose une Promenade gustative complète, riche de tous les charmes et toutes les saveurs de cette terre.

Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon-Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

Les Rustres : la farce de Carlo Goldoni portée par l’incomparable Christian Hecq, sur France 5, le 17 mai

Les Rustres : le manifeste en forme de farce de Carlo Goldoni

Les Rustres : la farce de Carlo Goldoni portée par l’incomparable Christian Hecq

Cette pièce diffusée ce soir sur France 5 (20h50) a été enregistrée en décembre 2015 au Théâtre du Vieux-Colombier.  Il s’agit d’un manifeste en forme de farce de Carlo Goldoni qui n’a rien perdu de son potentiel comique et contestataire sur fond de guerre des sexes et d’une bourgeoisie finissante incapable d’évoluer. Où la clairvoyance des femmes finit par triompher du despotisme conjugal et familial dans un arbitrage jubilatoire entre Christian Hecq et Clotilde de Bayser.

Date : 17 mai 2020 sur France 5 à 20.50
Metteur en scène : Jean-Louis Benoit

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Dans l’Italie du XVIIIè siècle, quatre rustres qui incarnent à eux seuls les différentes facettes d’un même caractère : l’autoritarisme, sont à l’œuvre. Brutaux, bornés, bourrus, goujats, c’est une véritable tyrannie qu’ils exercent au sein de leur famille où les femmes, recluses, sont interdites de toute réjouissances en cette fin de carnaval.

[…] Cette pièce aux dialogues épiques et savoureux, entre en résonance aujourd’hui avec notre époque […]

Exerçant leur absolutisme masculin, deux des quatre rustres ont décidé de marier ensemble leurs enfants. Personne ne doit savoir…tout juste leurs femmes maintenues dans la soumission et une obéissance d’un autre âge.

Mais les femmes parlent et se liguent pour que les jeunes gens puissent se voir avant la signature du contrat.

A la découverte du pot aux roses, le dilemme va se poser pour ces hommes jaloux de leur toute puissance : marier les enfants coûte que coûte ou les enfermer à jamais dans des lieux reclus, avec leurs désobéissantes mères ?

Question à laquelle le plaidoyer d’une femme en quête d’harmonie finira par répondre.

Cette pièce de Goldoni aux dialogues épiques et savoureux, entre en résonance aujourd’hui avec notre époque où l’émancipation des femmes dans le monde reste un combat actuel, tout comme une société éclairée à l’échelle planétaire.

La mise en scène classique mais sur un ton burlesque de Jean-Louis Benoit est au plus près du caractère des personnages et de leur démesure. Elle exploite avec force les enjeux de l’intrigue alimentée par chacun des protagonistes où entre portes qui claquent et rebondissement, s’imprime une mécanique enjouée et bien rythmée.

[…] Une comédie échevelée pour rire mais pas que […]

Une tonalité comique qui laisse aussi entrevoir la face cachée des personnages en y dévoilant leur faille et leur faiblesse.

La troupe du Français se montre au diapason. Elle est emmenée par Christian Hecq en rustre casanier de la plus belle espèce dans le rôle de Lunardo où son jeu ubuesque et singulier fait sensation, tandis que Clotilde de Bayser (Felice) est une parfaite effrontée pour asséner aux Rustres son habile plaidoirie.

Quant à Rebecca Marder qui joue Lucietta, le fille de Lunardo, elle fait une entrée remarquée dans la troupe et Christophe Montenez, son prétendant, se révèle pour sa part désopilant dans l’incarnation de Filippetto, sous l’emprise castratrice de son père Maurizio.

Une comédie vénitienne échevelée pour rire mais pas que ! et qui reste toujours d’actualité.

Le programme de la semaine 8 de La Comédie continue !

Le programme de la semaine 8 de La Comédie continue !

En 45 jours de diffusion de La Comédie continue !, plus de 90 levers de rideau ont été diffusés et près de 500 programmes originaux ont été créés spécialement pour la chaîne. 225 000 spectateurs ont déjà répondu à l’appel !

Au menu de cette huitième semaine:

► Phèdre de Racine, avec Martine Chevallier dans le rôle-titre, dans la mise en scène d’Anne Delbée en 1996

► le film Que d’amour ! réalisé par Valérie Donzelli d’après Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux

► une soirée spéciale Comédie-Française sur France 5 dimanche 24 mai, avec la diffusion de Roméo et Juliette de Shakespeare dans la mise en scène d’Éric Ruf (notre critique ici) puis du documentaire Comédie-Française, derrière le rideau, une plongée dans les coulisses de la Maison filmée lors de la création de La Vie de Galilée de Brecht.

La Comédie continue ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

► le site Internet www.comedie-francaise.fr
► la page Facebook comedie.francaise.officiel
► la chaîne Youtube LaComedieFrancaise
► certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

LUNDI 18 MAI
Speakerine du jour Élise Lhomeau
18h30 Grief[s] d’après August Strindberg, Henrik Ibsen et Ingmar Bergman, adaptation Guy Zilberstein – mise en scène Anne Kessler avec Éric Ruf, Coraly Zahonero, Françoise Gillard, Céline Samie, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella etla voix d’Andrzej Seweryn
Capté au Studio-Théâtre en mars 2006
Durée 1h15
20h30 Le Mariage de Figaro ou la Folle Journée de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais – mise en scène Christophe Rauck avec Martine Chevallier, Anne Kessler, Michel Robin, Christian Blanc, Laurent Stocker, Michel Vuillermoz, Elsa Lepoivre, Bakary Sangaré, Grégory Gadebois, Benjamin Jungers, Prune Beuchat et Dominique Compagnon, Nicolas Djermag, Imer Kutllovci
Capté Salle Richelieu en février 2008
Durée 2h35

MARDI 19 MAI
Speakerine du jour Clotilde de Bayser
18h30 Grenier des maîtres Renato Bianchi
Entretien mené par Laurent Muhleisen
Capté à la Coupole, Salle Richelieu, en janvier 2018
Durée 1h15
20h30 Figaro divorce d’Ödön von Horváth, traduction Henri Christophe et Louis Le Goeffic – mise en scène Jacques Lassalle avec Claude Mathieu, Bruno Raffaelli, Florence Viala, Denis Podalydès, Clotilde de Bayser, Jérôme Pouly, Michel Vuillermoz, Roger Mollien, Christian Cloarec, Loïc Corbery, Grégory Gadebois, Pierre Louis-Calixte, Judith Chemla et Florent Arnoult, Garlan Le Martelot, Corinne Martin
Capté Salle Richelieu en octobre 2008
Durée 2h20

MERCREDI 20 MAI
Speakerin du jour Michel Vuillermoz
18h30 Portrait d’actrice-Paradoxe(s) Martine Chevallier
Entretien mené par Laurent Goumarre
Capté au Studio-Théâtre en décembre 2018
Durée 1h15
20h30 Phèdre de Jean Racine – mise en scène Anne Delbée avec Catherine Samie, François Beaulieu, Martine Chevallier, Alberte Aveline, Nathalie Nerval, Pierre Vial, Céline Samie, Éric Génovèse
Capté Salle Richelieu en juillet 1996
Durée 2h40

JEUDI 21 MAI
Speakerin du jour Thierry Hancisse
18h30 Cabaret Léo Ferré direction artistique Claude Mathieu, direction musicale et arrangements Benoît Urbain avec Martine Chevallier, Véronique Vella, Alexandre Pavloff, Julie Sicard, Serge Bagdassarian, Christophe Montenez, Pauline Clément et les musiciens Paul Abirached, Alain Grange, Olivier Moret, Benoît Urbain
Capté au Studio-Théâtre en avril 2016
Durée 1h15
20h30 Mithridate opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, livret Vittorio Amedeo Cigna-Santi d’après Mithridate de Jean Racine – direction musicale Emmanuelle Haïm mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Michael Spyres, Patricia Petibon, Myrtò Papatanasiu, Christophe Dumaux, Sabine Devieilhe, Cyrille Dubois, Jaël Azzaretti et Le Concert d’Astrée
Spectacle coproduit par le Théâtre des Champs-Élysées et l’Opéra de Dijon
Capté au Théâtre des Champs-Élysées en février 2016
Réalisation Olivier Simonnet
Coproduction Camera lucida productions, Théâtre des Champs-Élysées, MEZZO, Radio France avec la partici- pation d’ARTE
Durée 2h55

VENDREDI 22 MAI
Speakerin du jour Laurent Lafitte
18h30 Singulis Seul-en-scène Au pays des mensonges d’après Etgar Keret, traduction Rosie Pinhas-Delpuech adaptation, conception et interprétation Noam Morgensztern
Les textes sont publiés aux éditions Actes Sud.
Capté au Studio-Théâtre en mars 2017
Durée 1h10
20h30 Que d’amour ! d’après Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux – film réalisé par Valérie Donzelli avec Gérard Giroudon, Alexandre Pavloff, Léonie Simaga, Noam Morgensztern, Suliane Brahim, Pierre Hancisse Filmé en 2013
Coproduction ARTE, Comédie-Française, Maïa Cinéma,
Agora Films
Durée 1h20

SAMEDI 23 MAI
Speakerine du jour Suliane Brahim
18h30 Singulis seule-en-scène L’Événement d’Annie Ernaux – conception et interprétation Françoise Gillard
Le texte est publié par les Éditions Gallimard.
Capté au Studio-Théâtre en avril 2017
Durée 1h05
20h30 Poussière de Lars Norén (notre critique ici), traduction Aino Höglund et Amélie Wendling – mise en scène Lars Norén avec Martine Chevallier, Anne Kessler, Bruno Raffaelli, Alain Lenglet, Françoise Gillard, Christian Gonon, Hervé Pierre, Gilles David, Danièle Lebrun, Didier Sandre, Dominique Blanc et les comédiens de la promotion 2017-2018 de l’Académie Matthieu Astre, Juliette Damy, Robin Goupil, Alexandre Schorderet
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte.
Capté Salle Richelieu en mars 2018
Durée 2h05

DIMANCHE 24 MAI
Speakerin du jour Nâzim Boudjenah
18h30 Le Début de l’A texte et mise en scène Pascal Rambert
avec Alexandre Pavloff, Audrey Bonnet
Capté au Studio-Théâtre en février 2005
Durée 1h
Sur France 5 dans « Au Théâtre chez Soi », diffusion du deuxième lever de rideau
20h50 Roméo et Juliette de William Shakespeare, version scénique d’après la traduction de François Victor Hugo mise en scène Éric Ruf (notre critique ici) avec Claude Mathieu, Christian Blanc, Christian Gonon, Serge Bagdassarian, Bakary Sangaré, Pierre Louis-Calixte, Gilles David, Suliane Brahim, Nâzim Boudjenah, Jérémy Lopez, Danièle Lebrun, Elliot Jenicot, Didier Sandre et les comédiens de la promotion 2016-2017 de l’Académie Marina Cappe, Tristan Cottin, Ji Su Jeong, Amaranta Kun, Pierre Ostoya Magnin,Axel Mandron
Capté Salle Richelieu en octobre 2016 pour une retransmission en direct avec Pathé Live
Réalisation Don Kent
Production Comédie-Française
Durée 2h40
23h30 Comédie-Française, derrière le rideau documentaire de Gérard Lafont
Réalisé par Gérard Lafont en 2020
Coproduction Artline Films – Comédie-Française, avec
la participation de France Télévisions
Durée 52 min

Dans les vestiaires, une BD de Timothé Le Boucher sur l’âge difficile de l’adolescence aux éditions La Boîte à Bulles, parution en juin 2020

Une classe de collégiens braillards et immatures cohabite tous les jeudis dans un vestiaire flambant neuf. Les rivalités s’installent et les blagues adolescentes fusent, les jeunes garnements ne cessent de se jauger et d’inventer des jeux plus débiles les uns que les autres. Mais surtout, il y a celles que tout le monde rêve d’apercevoir, les jeunes filles dénudées dans les vestiaires de l’autre côté du mur. La BD Dans les Vestiaires a changé de nom et est rééditée 6 ans après sa première parution aux éditions La Boîte à Bulles.

Une adolescence lambda?

Les vitres floutées des portes du vestiaires placent une cloison hermétique avec le monde extérieur. Personne ne peut voir ou entendre ce qu’il s’y dit. Les non-dits deviennent apparents et les langues se délient petit à petit, mettant à jour une hiérarchie clanique digne des sociétés tribales. Il y a les intouchables, les bons camarades et les bouc-émissaires constamment pris à partie. Le boulimique Corentin et le mystérieux Gauthier deviennent les héros involontaires d’une histoire adolescente qui vise à l’universel. Surtout que les douches sont collectives et que la pudeur initiale laisse vite place à l’obligation bien compréhensible de se laver après la séance de sport. L’espace clos voit défiler au cours des semaines les renversements d’alliance, les blagues potaches et tous ces petits riens qui revêtent une importance capitale pour ces êtres en cours de formation physique et psychologique. L’auteur et dessinateur Timothé Le Boucher croque les instincts primaires de ces êtres à fleur de peau avec une jolie objectivité qui rappellera peut-être des souvenirs à beaucoup. La puberté est un âge d’apprentissage, avec ses rites, ses épreuves et ses désillusions. Toujours garder la face est difficile lorsque le regard des autres ne cesse de vous jauger.

Synopsis:

Six ans après sa première parution, Les Vestiaires ressort avec un titre plus explicite et une nouvelle couverture, et toujours le talent de l’auteur du Patient et de Ces jours qui disparaissent. Le nouveau vestiaire des collégiens ouvre ses portes. Vitres floutées et toilettes roses, les garçons découvrent les locaux rénovés avec un mélange de gêne et de moquerie. D’autant plus que les douches sont désormais collectives ! Ainsi deviennent-elles un centre d’intérêt particulier, dans cet espace clos où le principe fondamental de l’autorité adulte disparaît et où peuvent s’exprimer les instincts primaires à l’état le plus brut : agressivité, sexualité ado, moqueries, harcèlement de la tête de turc… Est recréée au sein même du vestiaire une microsociété sans limites et à l’équilibre incertain, avec ses chefs craints et ses moutons noirs…

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteur: Timothé Le Boucher

Nombre de pages / Prix: 128 pages / 20 euros

Une très belle bouteille à déguster, le muscadet Le Soleil Nantais de Guilbaud Frères

Le Soleil Nantais, Muscadet, Guilbaud Frères

Le Soleil Nantais est un muscadet Sèvre et Maine AOC sur Lie du Val de Loire produit par le domaine Guilbaud Frères. Et il mérite une vraie dégustation, au frais dans le verre pour réchauffer votre coeur en compagnie de quelques amis de haute volée.

Un Muscadet à la bouteille classieuse

Quoi imaginer d’autre dans ce Muscadet qu’un cépage exclusivement Melon B? Titré à 12%, ce vin a été récompensé par une médaille d’argent au Concours Terre de Vin et médaille de Bronze au Concours Général Agricole de Paris, sans oublier sa médaille de bronze à l’International Wine Challenge. Situé sur des vignobles des communes de Mouzillon, Vallet et Le Pallet, il bénéficie de l’appellation Sèvre et Maine célèbre pour sa typicité et ses particularités de caractère. Au regard, sa robe or se distingue par ses reflets argentés et une belle brillance. Son nez est intense, minéral et frais, floral sureau, avec des notes de fruits à chair blanche poire-coing, finement épicé poivre gris, cannelle et estragon. La bouche est harmonieuse entre fruité, minéralité, fraîcheur, poivre blanc et citron jusque dans la jolie longueur, finale saline. Le vin se déguste bien évidemment avec des produits de la mer, type sushis, crevettes sautées aux épices, Saint-Jacques aux agrumes, carpaccio de dorade, filet de sole grillé au citron, et également avec un saint Marcellin ou un fromage du cantal. Le Muscadet Le soleil de Nantes est à consommer de préférence jeune, dans les 2 à 3 ans, à une température de dégustation idéale entre 10 à 12°C.  Le prix TTC départ cave se situe à 7,20 euros.

Communiqué de presse:

Natifs d’une longue lignée de vignerons, Edouard et Marcel Guilbaud fondent Guilbaud Frères en 1927. Ils s’attachent à offrir et à garantir la qualité de leur production, ce qu’une deuxième et une troisième génération perpétuent toujours avec la même rigueur.
L’implantation privilégiée de leurs vignobles familiaux ainsi que la connaissance intime des terroirs font de la production Guilbaud Frères une réputation de qualité.
Hommes du cru, ils mettent toute leur expérience pour juger un vin, le sélectionner, l’élever. Ce savoir-là n’appartient qu’à eux.

L’attentat, une BD dure et marquante aux éditions La Boîte à Bulles, sortie le 19 aout 2020

Anton Steenwijk vit avec un lourd souvenir, de ceux qui vous suivent toute votre vie et finissent toujours par vous rattraper. Sa famille a été froidement assassinée par les nazis dans une situation confuse qui alourdit encore la difficulté d’y avoir survécu. Il n’arrive pas à passer outre et son esprit est constamment occupé par le remord et la culpabilité. L’auteur Milan Hulsing nappe la BD d’une aura de douleur stagnante entre les bulles.

Le poids de l’histoire

Les bulles se colorent sans fard, avec du rouge ou du bleu pour faire ressortir les turpitudes psychologiques du héros. Les rivalités nationales au coeur du royaume de Hollande forment un arrière plan politico-historique qui épaissit le récit et lui donne une belle ampleur. Résistants, communistes, collabos, royalistes, tous se déchirent bien après la fin du second conflit mondial, les reproches pleuvent de tous côtés avec au milieu ce héros accablé d’une perpétuelle tristesse. Milan Hulsing dévoile petit à petit les arcanes d’un évènement beaucoup plus complexe qu’il n’y parait tout d’abord. Si les 176 pages débutent avec le sentiment d’une blessure profondément ancrée dans un esprit tourmenté, l’impression évolue tous du long dans une lente gradation émotionnelle qui éblouit le lecteur et insiste sur les points de vue de chacun des acteurs survivants au coeur d’une histoire douloureuse. Les intérêts sont souvent aussi mal compris que divergents et les victimes sont trop souvent sacrificielles dans un contexte de guerre impitoyable.

L’Attentat est une BD qui imprime sa marque dans l’esprit des lecteurs. Une narration complexe et un dessin très évocateur transforment le moment de lecture en belle introspection. Une BD à découvrir absolument!

Mot de l’éditeur:

Un soir de janvier 1945 à Haarlem, alors que les Pays-Bas sont encore occupés, Anton Steenwijk, douze ans, voit sa vie s’effondrer. Fake Ploeg, un collaborateur nazi tristement célèbre pour sa cruauté est abattu dans la rue par des résistants hollandais. Le corps est retrouvé devant la porte de la maison familiale des Steenwijk. En représailles les Allemands brûlent la maison et assassinent ses parents et son frère aîné. Des années plus tard, Anton devenu médecin offre l’image d’une tranquille réussite. Et pourtant, dans l’apparente quiétude de sa vie, des rencontres fortuites, des moments de crise font revivre le drame, sa culpabilité, ses ressentiments… jusqu’à ce qu’Anton apprenne finalement ce qui s’est réellement passé cette nuit-là, en 1945 – et pourquoi. Un livre (en)quête qui dévoile progressivement ce que recouvrait cet attentat ainsi que les drames et les dilemmes dont il a été la source.

Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Milan Hulsing / Harry Mulisch

Nombre de pages / Prix: 176 pages / 22 euros

Une rencontre fructueuse avec le titre Yesterday, fruit de la collaboration entre Hawa Sow & The Soul Seeders et Arnaud Fradin. Sortie le 8 mai sur LE TOM RECORDS / Wiseband

Hawa Sow & The Soul

Le chanteur de Malted Milk Arnaud Fradin rencontre Hawa Sow & The Soul Seeders pour le titre Yesterday. Certains se souviendront qu’il était déjà présent sur le 1er EP de 2017 et Yesterday est complètement réinventé sur l’album Make it happen à paraitre le 15 mai avec cette participation exceptionnelle d’Arnaud Fradin. Cette figure incontournable de la scène soul française fait jouer sa voix suave sur un titre qui donne le frisson. Le duo formé par Hawa et Arnaud aboutit à un beau mélange de voix qui chantonne également avec conviction le titre He will never go there again.

Un album soul rafraichissant

Le premier album d’Hawa Sow and the Soul Seeders a été mixé à Sydney par Nathan Aust alias Nate Goldentone (Daptone Records, Record Kicks, Dojo Cuts) et masterisé par Golden Mastering en Californie. Il profite de l’apport de choristes expertes pour une belle ambiance soul. Un quatuor à cordes, des percussions et plusieurs guitar heroes se font entendre en compagnie d’Arnaud Fradin. Souvenez-vous, 2016 c’était hier et Hawa Sow & The Soul Seeders commençaient un projet Soul marqué par la foi et l’énergie. Hawa a toujours apprécié la Soul et a utilisé sa voix puissante pour passer le message. Ses origines peules ont certainement aidé pour propager le souffle soul mêlé à de belles émotions. Elle dispense son message avec des textes marqués par son quotidien fait de beauté et de poésie. Les premiers plans du clip font référence à la mythique marque Revox, célèbre pour ses enregistreurs à bande très analogiques et reflet des partis-pris sonores à l’ancienne, très loin des nouvelles technologies digitales. Le combo français fait preuve d’une belle maitrise du rythme et d’une énergie hautement communicative. La voix soul d’Hawa Sow va jusqu’à rappeler Aretha Franklin ou Dionne Warwick avec une belle amplitude et des sonorités presque dansantes. L’héritage, les valeurs, les mélodies, toute est présent et Yesterday donne le ton du futur album à paraitre très prochainement. Le coeur surpasse la technique pour de beaux élans à partager. Les guitares de Matthieu Vinas et d’Arnaud Fradin s’accompagnent avec grâce et l’auditeur prend un plaisir fou à écouter cette cavalcade musicale.

Hawa Sow & The Soul Seeders est une vraie belle surprise à écouter tout de suite avec le titre Yesterday en attendant un album prometteur au possible prévu pour le vendredi 15 mai 2020!

« Théâtre sans animaux » ou l’esprit de résistance de Jean-Michel Ribes en captation intégrale

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Jean-Michel Ribes reprenais sa pièce récompensée par trois Molières en 2001 (meilleur auteur, meilleure pièce comique, meilleur second rôle féminin) et nous interrogeait avec l’esprit de résistance qu’on lui connait (Palace) sur la marche du monde et ses dérèglements.

Pourquoi ne peint-on plus les carpes ? Porter une perruque Louis XV contribue t’elle à s’arrêter de fumer ? Peut-on en arriver à oublier le prénom de sa fille ? La prononciation du mot « Bravo », employé pour féliciter la prestation d’une comédienne de théâtre le soir de la première, peut-elle être à l’origine de l’explosion conjugale d’un couple qui se rend à sa loge ?

La captation intégrale de cette pièce est disponible à la fin de cet article.

Autant de questions hautement métaphysiques qui nous entraînent dans l’univers délirant et fantasque du directeur du Théâtre du Rond-Point où le dadaïsme poétique qu’il fait naître, n’en est que plus mordant et jubilatoire, pour dévoiler en creux les travers et l’absurdité de nos contemporains : un régal.

Un rire de résistance 

En huit sketches (Égalité – Fraternité – Tragédie – Monique – Musée – USA – Dimanche – Bronches – Souvenirs), on glisse progressivement d’une réalité quotidienne vers des séquences ubuesques. Où l’humour flirte sans cesse avec l’absurde à partir d’une situation ou d’une discussion entre les personnages qui sera à l’origine du grain de sable révélateur, perturbateur, amplificateur et dévastateur d’un malaise ou d’une douleur.

Il y a cette scène notamment d’un stylo bille de trois mètres cinquante qui atterrit dans le salon d’une maison et détonateur du départ inopiné du chef de famille ou encore cette réflexion lancée dans un musée « j’aime toute cette période qui va de Vinci à Warhol » ! et qui ouvrira une discussion existentielle entre les visiteurs, lesquels finiront muets comme des carpes, mais aussi heureux que des poissons dans l’eau.

La mise en scène, savamment orchestrée, témoigne d’une direction d’acteurs au cordeau. A l’abri d’un décor fluctuant, les acteurs déambulent dans une ville où l’on visite ses habitants les uns après les autres – tantôt chez un coiffeur, dans un théâtre, un musée, un golf ou encore une maison bourgeoise – le tout propice à des dialogues rythmés et percutants.

Et derrière chaque histoire à travers le prisme du rire, on entrevoit les dommages causés par le conformisme, la complaisance, l’incommunicabilité, le jeu des apparences et de la vanité.

Les comédiens (Caroline ArrouasAnnie GregorioPhilippe Magnan Christian Pereira Marcel Philippot) pour la plus part frères d’arme de Jean-Michel Ribes sont excellents avec une mention spéciale à Annie Grégorio, d’un naturel abracadabrantesque.

Un pur moment en apesanteur dans ce monde de brutes qui se savoure comme il se doit !

Captation intégrale

Sea Shepherd, Tome 1: Milagro, une BD sans concessions sur la sauvegarde des baleines aux Editions Robinson, sortie prévue le 17 juin 2020

Un navire sillonne les mers pour porter secours aux baleines prises dans les filets ou attaquées par des navires industriels aux équipages sans scrupules. Son équipage tente de lutter avec ses faibles moyens et sa foi chevillée au corps. La BD égrène le nom des espèces attaquées en permanence et menacées de disparition, le tigre, le rhinocéros, le gorille et le vaquita. Les techniques utilisées par la braconniers font froid dans le dos et tranchent avec les traits légèrement enfantins des dessins. La sécurité de l’équipage du navire reste la préoccupation principale de ceux qui courent de graves dangers en lançant leurs actions de préservation de la nature. Car les braconniers ne sont pas tendres avec ceux qui tentent de les empêcher de faire leur business.

L’intrigue de la BD évolue au gré des filets remontés et de l’évocation des espèces sauvegardées. Le scénario mélange explications éducatives et aventure pour une lecture entrainante de la première à la dernière page et qui donne une idée des futurs ennemis auxquels devra se confronter l’équipage de ce bateau protecteur de la nature. Tome 2 à suivre!

Mot de l’éditeur :

La flotte sillonne la mer de Cortez pour combattre le braconnage du totoaba, un poisson si rare que son prix dépasse celui de la cocaïne sur le marché noir et dont la pêche a entraîné l’extinction d’une autre espèce, le cétacé le plus rare du monde, le vaquita. La périlleuse mission de l’équipage a pour objectif le sauvetage de ces 2 espèces animales, ce qui n’est pas sans danger…

S’inspirant de faits réels, l’auteur Guillaume Mazurage surfe entre le documentaire et l’aventure avec cette BD qui s’inscrit définitivement dans l’air du temps avec son engagement écologique. Les parrains de cette BD ne sont autres que les stars de la BD, Mézières et Christin qui soutiennent ce projet. Une véritable immersion à bord des navires du Capitaine Watson !

Editeur: Robinson

Dessins / Scénarios: Guillaume Mazurage

Prix / Nombre de pages: 11,95 euros / 54 pages

Il était une fois dans l’est, un film beau et simple aux sentiments profonds de Larissa Sadilova (sortie e-cinema le 11 juin)

Il était une fois dans l’est

Deux couples vivent dans une petite ville de Russie où chacun est obligé de s’exiler à Moscou ou dans les grandes villes pour trouver à subsister. Un routier et une créatrice de tricots sont chacun mariés avec homme/femme et enfant, mais ils ressentent l’envie de quitter leurs vies respectives pour tenter l’aventure ensemble, au mépris des ragots et des conventions. Mais rien ne sera si simple pour deux personnages qui rêvent d’une nouvelle vie mais peinent à se contenter du quotidien. Il était une fois dans l’est est une belle fable moderne et naturaliste sur la difficulté de quitter ses racines.

Un film beau et simple

Les acteurs et actrices font preuve du minimum d’effets pour instiller les graines de la plus pure normalité dans leurs jeux. Rien n’est poussé à l’extrême, tout est représentatif d’existences languides et pas du tout extravagantes. Tandis que les saisons passent, une histoire d’amour se fait jour, qui ne passera hélas pas l’année car il est difficile, voire impossible, de tout abandonner pour se jeter dans le vide. Anna (Valentina Kozova) et son voisin routier (Egor Barinov) voient en l’autre le moyen de connaitre enfin un enthousiasme dont leur quotidien manque cruellement. Le début du film débute d’ailleurs de manière très représentative, avec la première prise en stop par le second sans que le spectateur ne puisse se douter de leurs liens naissants. Et lorsque chacun revient dans son cocon familial, Anna réussit là où le second échoue, elle s’épanche, subit les foudres locales et décide de partir. Le film est d’une pureté rare, sans esclandres pétaradantes ni de règlements de compte péremptoires. Tout est plus suggéré qu’exposé, la langueur autant que la naissance des sentiments se font à mots comptés dans une subtilité qui donne à réfléchir et à servir de miroir avec la vie réelle.

Ce Il était une fois dans l’est est une belle découverte à tenter dans ces longs moments de confinement. Sélectionné à Cannes dans la sélection Un certain regard, le film mérite plus qu’un simple coup d’œil rapide.

Synopsis: Printemps, été, automne, hiver. Les jours s’égrainent harmonieusement dans un paisible village de Russie. Anna prend chaque semaine le bus pour aller vendre ses tricots à Moscou. Mais elle en descend après quelques virages. Le même jour, son voisin routier va charger son camion pour une longue semaine de voyage. Il s’arrête lui aussi immuablement à la sortie du village…

Une BD témoignage forte et documentée avec Serge et Beate Klarsfeld, un combat contre l’oubli aux éditions La Boîte à Bulles pour une parution entre juin et septembre 2020

Serge et Beate Klarsfled, un combat contre l’oubli, La Boîte à Bulles

Les éditions La Boîte à Bulles racontent l’histoire du célèbre couple Serge et Beate Klarsfeld dans 192 pages aussi détaillées que palpitantes. Les auteurs Pascal Bresson (scénario) et Sylvain Dorange (Dessin) instillent une atmosphère de thriller dans un récit de recherches incessantes pour confondre et faire condamner des criminels nazis notoires laissés en liberté depuis bien trop longtemps après la fin de la seconde guerre mondiale. Une BD à faire lire aux adolescents pour raconter une partie significative du XXe siècle.

Une BD palpitante

Lorsqu’en 1968 Beate Klarsfeld gifle le chancelier allemand Kiesinger, il s’agit de l’acte fondateur d’une action sans relâche pour faire condamner ceux qui ont été coupables de crimes contre l’humanité sans avoir été jamais inquiétés. Il faut se souvenir que l’immédiat après seconde guerre mondiale était plus placée sous le signe de l’oubli et il aura fallu une nouvelle jeune génération pour donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Ceux qui se cachaient dans la population, parfois même sans changer de nom, vont être rattrapés, notamment grâce à l’action d’un couple ne reculant devant rien pour faire apparaitre la vérité. Ils seront notamment à l’origine des condamnations des criminels nazis Kurt Lishka, Herbert Hagen et Klaus Barbie via des procès retentissants. Le BD habilement scénarisée par Pascal Bresson ne recule devant aucun détail pour relater les sacrifices consentis par le couple Klarsfeld pour mener à bien leur combat pour la mémoire. Voyages incessants, manques de moyens, dénuement, ils se sont battus avec leurs moyens et surtout leur volonté pour des résultats qui font encore aujourd’hui date. Le dessin de Sylvain Dorange transforme les 192 pages fouillées et précises en lecture enthousiasmante sans que jamais le lecteur ne se lasse sans connaitre le dénouement de chacune de leurs actions.

La BD Serge et Beate Klarsfeld, un combat contre l’oubli est un modèle du genre avec une lecture aussi passionnante que poignante pour un combat contre l’oubli et pour la justice.

Mot de l’éditeur:

Un roman graphique adapté du livre Mémoires de Beate et Serge Klarsfeld et fait sous leur contrôle, pour l’histoire, la mémoire et la justice.

« Si les Allemands nous arrêtent, moi, je survivrai parce que je suis fort mais pas vous ». Ces paroles, prononcées en 1943 par son père, assassiné à Auschwitz, Serge Klarsfeld ne les oubliera jamais. Après la guerre, il se marie à Beate, une jeune allemande installée à Paris. Ensemble, ils se font la promesse d’obtenir la mise à l’écart de la vie politique allemande de tous les anciens nazis, puis d’obtenir le jugement et la condamnation des principaux responsables nazis de la déportation, notamment ceux ayant sévi en France. Distribution de tracts, manifestations, tentatives d’enlèvements, la « méthode Klarsfeld » prouve leur obstination à débusquer les anciens criminels de guerre qui vivent paisiblement en toute impunité alors que, durant la guerre, ils occupaient des postes officiels, soit comme gradé nazi avec Lischka, Hagen, ou Barbie soit en tant que collaborateurs français comme Papon, Bousquet ou Touvier…

Dans ce roman graphique, Pascal Bresson revient sur les combats de la vie de Beate et Serge Klarsfeld pour que justice soit rendue et que nul n’oublie. Un ouvrage très fort pour l’histoire, la mémoire et la justice, brillamment mis en image par Sylvain Dorange
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Editeur: La Boîte à Bulles

Auteurs: Pascal Bresson / Sylvain Dorange

Prix / Nombre de pages: 25 euros / 192 pages

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