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Le casino renoue avec son rôle de haut-lieu culturel

Lorsqu’on pense aux casinos, on pense systématiquement aux jeux d’argent et aux gains astronomiques qu’on peut y amasser. Dans l’imaginaire populaire, le casino est devenu une sorte de caverne d’Alibaba où les fortunes peuvent se faire et se défaire. Pourtant, il fût une époque où les casinos étaient d’abord perçus comme des destinations culturelles prisées. Et c’est une image que les casinos tentent désormais de se réapproprier. Une mission à laquelle participent aussi bien les casinos physiques que les casinos en ligne modernes.

casinos

Des maisons de la culture avant tout

Dès le départ, les casinos étaient censés être bien plus que des établissements de jeux. Ils étaient destinés à devenir des lieux de rencontre pour des personnes cultivées et sophistiquées. Tout devait donc participer à créer cette atmosphère prestigieuse. Des bâtiments conçus par des architectes de renom avec de larges salles de concerts et de bals, des halls de conférence, des salons privés et plus encore. Dans cette configuration initiale, les jeux d’argent n’étaient souvent que la cerise sur un formidable gâteau culturel.

Car, la culture y vivait vraiment. Des vernissages aux récitals, des pièces de théâtre aux conférences de penseurs, on pouvait se rendre dans les casinos pour s’enrichir intellectuellement et culturellement. Et s’il est vrai que les vestiges glorieux passé culturel des casinos sont encore présents à travers les pièces de concert et de spectacles, ils n’ont généralement plus le même poids dans la balance.

Pourtant, par le passé, les casinos étaient fiers d’accueillir de tels événements. C’est le cas de l’emblématique Casino Bourgeois de Luxembourg où le célèbre pianiste Franz Liszt a donné son tout dernier récital le 19 Juillet 1886. La plaque commémorative y est encore !

Se réapproprier un somptueux héritage culturel

Les contrats d’artistes résidents qui sont signés dans les casinos de Las Vegas sont une des formules les plus courantes. Ailleurs, les casinos se contentent de louer leurs salles pour des spectacles divers. Ces pratiques sont bien connues des usagers. Mais ce sont les concerts spectacles gratuits, les animations, les rencontres ou encore les passages musicaux qui méritent qu’on s’y intéresse.

L’un des leaders dans le domaine, c’est le Casino 2000 de Luxembourg qui compte l’un des agendas événementiels les plus complets. Du « Chapito » à la « Purple Lounge », les groupes musicaux, les humoristes, les célébrités et les troupes théâtrales se succèdent.

Ce que la plupart des visiteurs ignorent cependant, c’est que le Casino 2000 va encore plus loin. En effet, le Chapito compte une remarquable galerie d’art qui accueille aussi bien des tableaux que des sculptures diverses. Et chaque année, ce sont plus de 520.000 personnes qui découvrent des créations artistiques authentiques !

La transition assurée vers le numérique

Contrairement au Casino Bourgeois qui ne sert aujourd’hui que de centre artistique, le Casino 2000 continue de proposer tous types de divertissements. On y trouve donc les machines à sous, les jeux de table et plus encore ! C’est cette atmosphère à la fois glamour et sophistiquée qui a été reproduite dans notre ère moderne.

Et dans le souci de rendre ces deux pans de son identité indissociables, le Casino 2000 propose ces mêmes œuvres artistiques aux visiteurs en ligne. En effet, la transition vers les jeux de casino en ligne s’est accompagnée de galeries virtuelles pour les tableaux ! Rien ne vous empêche donc de consacrer quelques minutes pour contempler les toiles. Et en bonus ensuite, jouer au casino 150 tour gratuit de machines à sous…

Profitez des jackpots progressifs ou de concerts à guichet fermé. Faites le tour des jeux de table ou prenez part à un vernissage dans la galerie. En somme, le Casino 2000 n’est plus simplement une adresse, il devient une expérience.

Conclusion Bien qu’il se soit employé à renouer avec l’image classique du casino culturel, le Casino 2000 ne s’y est pas cantonnée non plus. A la différence des casinos d’antan, le Casino 2000 parvient à trouver le juste équilibre dans l’accomplissement de ces deux missions. Que vous en passiez le pas pour découvrir des tableaux, pour assister à des événements ou pour tenter votre chance aux jeux d’argent, vous serez toujours servis. Vous aurez toujours le sentiment d’être au cœur de toutes les prestations et d’en être la priorité. Et ce, aussi bien en ligne que dans ce casino niché entre les trois frontières

Une BD graphique fascinante avec Le chat du kimono Tome 1, sortie le 24 juin aux éditions La Boîte à Bulles

Le chat du kimono, Nancy Pena, La Boîte à Bulles

L’auteur Nancy Pena plonge le lecteur dans une Angleterre plus victorienne que nature, empreinte d’Art Nouveau et d’influences japonisantes. Cet univers est peuplé de chats, elle le fait vivre également hors des bulles et des cases, au travers d’objets et d’images. La réédition aux éditions La Boîte à Bulles de cette BD en cartonné et bichromie du premier volet de cette série poétique et visuellement époustouflante donne envie de s’y intéresser.

Une BD univers

Le chat du kimono touche de près la BD philosophique. L’album se présente comme un recueil d’histoires courtes. La première scénette se déroule à Kyusku où la fille du propriétaire d’une filature de soie aime à se parer de beaux kimonos ornés de chats espiègles. Lorsqu’un tisseur osa lui déclarer sa flamme, la belle n’y prête pas attention. Furieux, celui-ci se brode deux kimonos aux motifs de rats et de grues. À chaque fois que la belle le croise, les chats tirent sur son kimono pour attraper les animaux de celui du tisseur. Ils tirent si fort qu’un des chats s’enfuit. Ainsi débutent les pérégrinations du Chat noir, qui l’amène à croiser une galerie de personnages, comme le célèbre Sherlock Holmes et son fidèle adjoint pour une belle lecture aux tons délicatement surréalistes. Sa complice, Céline Badaroux Denizon, lui donne même un prolongement presque théâtral avec la création de costumes issus des livres et leur mise en scène soignée, qui permettent de mettre sur photo des Alice Barnes et Victor Neville plus vrais que nature.

La BD Le chat du kimono est un ouvrage étonnant, un éblouissement visuel, foisonnant et surréaliste, à découvrir le 24 juin aux éditions La Boîte à Bulles.

Résumé: Le Chat du kimono se présente – faussement – comme un recueil d’histoires courtes. La première de ces histoires se déroule dans l’île de Kyusku où la fille du propriétaire d’une filature de soie aimait se parer des plus beaux kimonos qui se puissent voir. Son favori, orné de chats espiègles, avait été confectionné par un tisseur qui l’aimait en secret.

Mais le jour où le jeune homme osa lui déclarer sa flamme, la belle n’y prêta pas attention. Furieux, celui-ci se broda deux kimonos, l’un aux motifs de rats et de mulots, l’autre de grues. À chaque fois que la belle le croisait, les chats tiraient sur son kimono pour attraper les animaux de celui du tisseur. Ils tiraient si fort, qu’un jour, un des chats – celui qui protégeait le sein gauche de la belle – s’enfuit à la poursuite d’une grue…

Ainsi débutent les pérégrinations du Chat noir, parti en quête du kimono perdu. Une déambulation qui l’amène à croiser une galerie de personnages particulièrement variée, parmi lesquels le célèbre Sherlock Holmes et son fidèle adjoint…

Auteur: Nancy Pena

Editeur: La Boîte à Bulles

Nombre de pages / Prix: 104 pages / 19 euros

Le palmarès des Prix de la Critique 2019/2020

Le palmarès des Prix de la Critique 2019/2020
Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck, mise en scène Julie Duclos, Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) – photo © Simon Gosselin

Le palmarès des Prix de la Critique 2019/2020

Depuis 1963, les Prix du Syndicat de la Critique saluent chaque année les spectacles et les personnalités artistiques, que ce soit en théâtre, en musique ou en danse, qui ont marqué la saison. Une saison qui s’est brutalement arrêtée en mars en raison de la covid-19. Le syndicat a décidé de maintenir ses prix pour affirmer son soutien au spectacle vivant, particulièrement impacté par une crise sanitaire dont les répercussions sociales et économiques se font déjà sentir. Portés par un élan solidaire, de très nombreux adhérents ont témoigné cette année par leur vote de l’importance de la création, de l’engagement des artistes pour partager avec le public le désir d’un monde poétique. Riche de toutes ces voix passionnées et singulières, le 57ème palmarès reflète une belle diversité, un art florissant sous toutes ses formes esthétiques.

En attribuant à Clément Hervieu-Léger, le Grand Prix Théâtre, la critique salue le travail d’un artiste délicat, exigeant. L’ensemble du palmarès Théâtre révèle de belles nuances anticipatrices et politiques d’une société féministe non genrée et plus égalitaire. Ainsi, deux metteuses en scène sont primées, l’une pour son adaptation poétique de Maeterlinck (Julie Duclos pour Pelléas et Mélisande) ; l’autre pour sa pièce « footballistiquement » féministe (Pauline Bureau pour Féminines). L’interprétation par André Marcon d’une femme comme les autres lui vaut le prix du Meilleur comédien.

Ludmilla Dabo, actrice protéiforme qui joue, danse et chante avec une fougue contagieuse obtient le prix de la Meilleure comédienne. Prime à la jeunesse avec Romain Daroles qui réinvente Phèdre en un seul en scène décapant et Aurore Fremont, la figure d’Électre dans la fresque féministe de Simon Abkarian. Une mention spéciale est attribuée à l’ovniesque et transgenre HEN de Johanny Bert.

Enfin, le Prix du meilleur Spectacle étranger revient à l’artiste russe Kirill Serebrennikov, pour son très « queer » Outside à qui le Syndicat affirme son entière solidarité face aux intimidations et autres mesures d’assignation dont il est victime dans son pays.

En décernant le Grand Prix Danse à deux œuvres au langage chorégraphique très différents, Body and Soul de Crystal Pite et Une Maison de Christian Rizzo, le collège Danse tient ici à saluer l’éclectisme d’un art en pleine mutation. Soucieux du monde qui nous entoure, de la société dans laquelle on vit, les critiques ont tenu cette année à distinguer des artistes très différents, ainsi qu’à créer de nouveaux prix afin de témoigner de ce qu’est la danse aujourd’hui. Akram Khan et Lia Rodrigues se partagent le prix de la personnalité de l’année. Leur engagement, l’un sur le devoir de mémoire, l’autre sur le drame qui se joue dans les Favelas brésiliennes, illustrent combien l’art chorégraphique est sensible aux bruissements du monde. En inaugurant le prix de la Performance avec Phia Ménard, le collège danse tenait à dépasser les préjugés, à lutter contre toutes les formes de discrimination. Il en est de même en consacrant le documentaire Danser sa peine ! de Valérie Muller, qui revient sur l’incroyable création de Soul Kitchen d’Angelin Preljocaj avec des détenues de la prison des Baumettes.

Philippe Verrièle remporte le prix pour le meilleur livre avec la série Regardez la danse ! Enfin, en offrant, les prix au jeune chorégraphe taïwanais Po-Cheng Tsai à la belle troupe du Ballet de l’Opéra de Lyon et à la lumineuse Cristiana Morganti respectivement révélation, compagnie et artiste de l’année, le collège danse consacre ici une saison sans frontières et sous le signe de l’excellence.

Le collège musique quant à lui salue l’opéra de Cavalli, Ercole Amante, totalement revisité par le duo Valérie Lesort et Christian Hecq. Définitivement baroque, l’œuvre révèle toute sa puissance grâce à une mise en scène inventive et fantasmagorique et une direction musicale au cordeau signée Raphaël Pichon. Soucieux d’un équilibre entre art lyrique et musique contemporaine, les critiques ont souhaité aussi mettre en lumière le jeune talent Florentin Ginot, contrebassiste prodige, le concerto pour piano du célèbre compositeur polonais Zygmunt Krauze ainsi que la voix extraordinaire du ténor Benjamin Bernheim et la dextérité audacieuse de Léo Warynski, chef d’orchestre hors pair. Par ailleurs, Le Démon d’Anton Rubinstein remis au goût du jour par l’épatant Dmitry Bertman touche au sublime et remporte le prix du meilleur spectacle créé en province et l’étonnant Jacob Lenz de Wolfgang Rihm qui invite à une descente aux enfers hypnotique, la meilleure coproduction lyrique européenne. Les deux livres récompensés pour la musique portent témoignage, l’un de la foisonnante histoire de l’Opéra de Paris par Mathias Auclair, l’autre du cheminement artistique d’un immense chef d’orchestre sous le régime soviétique.

PRIX DE LA CRITIQUE – THEATRE 2019-2020

GRAND PRIX (Meilleur Spectacle Théâtral de l’année)
UNE DES DERNIÈRES SOIRÉES DE CARNAVAL de Carlo Goldoni Mise en scène de Clément Hervieu-Léger – Création théâtre de Carouge – Théâtre du Bouffes du Nord

PRIX GEORGES-LERMINIER (meilleur spectacle théâtral créé en province)
PELLEAS ET MELISANDE de Maeterlinck – mise en scène de Julie Duclos – Avignon La Fabrica – Odéon – théâtre de l’Europe

MEILLEURE CRÉATION D’UNE PIÈCE EN LANGUE FRANÇAISE
FEMININES de Pauline Bureau – Création Comédie de Caen – Théâtre de la Ville

MEILLEUR SPECTACLE ÉTRANGER
OUTSIDE de Kirill Serebrennikov – Avignon

PRIX LAURENT-TERZIEFF
ROUGE de John Logan – Mise en scène : Jérémie Lippmann – Théâtre Montparnasse

MEILLEUR COMEDIEN
ANDRE MARCON – Anne-Marie la Beauté de Yasmina Reza – La Colline

MEILLEURE COMEDIENNE
LUDMILLA DABO dans Une femme qui se déplace de David Lescot – création Festival Le Printemps des Comédiens – Théâtre de la Ville

Ex-æquo – PRIX JEAN-JACQUES-LERRANT (révélation théâtrale de l’année)
ROMAIN DAROLES dans Phèdre ! de François Gremaud d’Après Racine – Avignon – sélection suisse -Théâtre de la Bastille
AURORE FREMONT dans Électre des bas-fonds de Simon Abkarian, Théâtre du Soleil

MEILLEURE CRÉATION D’ÉLÉMENTS SCÉNIQUES
STEPHANE BRAUNSCHWEIG, scénographie de Nous pour un moment d’Arne Lygre – Odéon – Théâtre de l’Europe

MEILLEUR COMPOSITEUR DE MUSIQUE DE SCÈNE
HOWLIN JAWS pour Electre des bas-fonds

MEILLEUR LIVRE SUR LE THÉÂTRE
JEAN-PIERRE HAN, Friction – 30 éditos+1, numéro hors-série, Théâtre-écritures

MENTION SPECIALE – Spectacle Hors norme
HEN de Johanny BERT – création à Avignon (Théâtre du Train Bleu) et Mouffetard

PRIX DE LA CRITIQUE DANSE

GRAND PRIX ex æquo
BODY AND SOUL, chorégraphie de Crystal Pite (Ballet de l’Opéra national de Paris)
UNE MAISON, chorégraphie de Christian Rizzo, (ICC-CCN Montpellier, Montpellier Danse, Théâtre de la Ville hors les murs/Chaillot-Théâtre national de la danse)

MEILLEUR INTERPRÈTE
CRISTIANA MORGANTI, Moving with Pina, Théâtre de la Ville/ Théâtre des Abbesses.

MEILLEURE COMPAGNIE
BALLET DE L’OPÉRA DE LYON.

PERSONNALITÉ CHORÉGRAPHIQUE
ex æquo AKRAM KHAN et LIA RODRIGUES

MEILLEUR FILM SUR LA DANSE
DANSER SA PEINE, de Valérie Muller
(Production Béatrice Schönberg, ELEPHANT productions)

MEILLEUR LIVRE SUR LA DANSE
REGARDEZ LA DANSE ! de Philippe Verrièle (Nouvelles Éditions Scala, 2019)

PERFORMANCE
PHIA MÉNARD

RÉVÉLATION CHORÉGRAPHIQUE
PO-CHENG TSAI, chorégraphe de la compagnie B.Dance

PRIX MUSIQUE

GRAND PRIX (meilleur spectacle de l’année)
ERCOLE AMAMTE de Cavalli, mise en scène Valérie Lesort et Christian Hecqu, direction musicale Raphaël Pichon (co production Opéra-Comoque, Opéra royal de Versailles et Opéra national de Toulouse)

PRIX CLAUDE-ROSTANT (meilleur spectacle lyrique créé en région)
LE DÉMON d’Anton Rubinstein, mise en scène Dmitry Bertman, direction musicale de Paul Daniel (coproduction Opéra national de Bordeaux, Liceu Barcelone, Helikon-Opéra de Moscou, Staatstheater de Nutemberg)

MEILLEURE COPRODUCTION LYRIQUE EUROPENNE
JACOB LENZ de Wolfgang Rihm, mis en scène Andrea Breth, direction musicale d’Ingo Metzmacher, Ensemble Modern (coproduction Festival d’Aix, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, Staatsoper de Berlin)

MEILLEURE CRÉATION MUSICALE
CONCERTO POUR PIANO N°3 “Fragments d’automne” de Zygmunt Krauze, direction musicale de Wilson Hermanto, Zygmunt Krauze, piano (Festival d’Automne de Varsovie et Orchestre national de Metz)

PERSONNALITE ex-aequo
BENJAMIN BERNHEIM, ténor
LEO WARYNSKI, chef d’orchestre

REVELATION MUSICALE
FLORENTIN GINOT, contrebassiste

MEILLES LIVRES
L’OPÉRA DE PARIS, 350 ANS D’HISTOIRE par Mathias Aucliar (Editions Gourcuff Gradenigo)
CONVERSATIONS AVEC GUENNADI ROJDETVENSKY, LES BEMOLS DE STALINE par Bruno Monsaingean (Editions Fayard)

Desmond Meyers, un artiste à suivre!

Desmond Meyers, Playing with fire

« Playing With Fire », le nouveau clip de l’Américain Desmond Myers est sorti ce vendredi 19 juin. C’est un musicien et chanteur hyper talentueux qui a tourné en France (où il a vécu 5 ans, avant de regagner Atlanta), avec le groupe Her notamment. Ce single est une première étape importante en vue de l’album à paraitre en février 2021, produit par Louis-Marin Renaud (Her, Theo Lawrence, etc).

Desmond Myers, un nom à retenir

Desmond Myers vous entraîne dans un clip envoûtant et sensuel, premier single d’un album à venir, Playing With Fire est une ballade sulfureuse qui parle de tentation et d’infidélité. Il est facile de se laisser tenter par une autre personne, mais que faire quand la tentation est trop forte ? Au mieux on redécouvre la flamme d’une relation existante, au pire le feu la consume.
La voix de Desmond Meyers prend ici toute sa place, accompagnée par un arrangement minimaliste à mi-chemin entre Kevin Parker et Daniel Caesar. Un basse-batterie au fond du temps, des synthés veloutés et des guitares éloignées dans une reverb ample donnent au titre une sensualité qui captive l’auditeur du début à la fin. Ce projet est l’accomplissement du parcours artistique très riche de Desmond Myers et de sa rencontre avec le batteur et producteur Mathieu Gramoli lors de leur collaboration sur le projet Her. Leur son indé né lors de sessions entre Los Angeles, Atlanta et Paris mélange la Soul, le R&B et la French Touch. « Fort de mes rencontres sur scène et en studio, j’ai pu m’entourer de musiciens en qui j’ai confiance : Mathieu Gramoli à la batterie, Louis Marin Renaud à la guitare et Pierre Elgrishi à la basse. Nous avons fait notre première résidence ensemble et l’émotion était très forte après l’écoute des maquettes du premier single Playing with Fire. J’ai tout de suite su que j’avais fait le bon choix. »  Artiste authentique à la voix magique, Desmond Myers dégage une sensualité digne des plus grandes icônes pop américaines.

À l’occasion de la sortie de son nouveau single, Desmond Myers vous donne rendez-vous le dimanche 21 juin à 17h, pour un concert privé sur Zoom en direct depuis Atlanta et hébergé par le styliste Philippe Périssé depuis sa boutique parisienne. L’occasion de présenter son nouveau clip Playing with Fire suivi d’un échange avec le directeur, les acteurs et l’équipe du tournage. Cette présentation sera suivie d’une performance live de Desmond à ne pas manquer !


Le Culte de Mars, une BD de Mobidic (Delcourt)

Le Culte de Mars, une BD de Mobidic (Delcourt)

Après l’excellent Roi Ours il y a cinq ans, Mobidic revient avec un nouveau récit complet cette fois d’anticipation : Le Culte de Mars. L’autrice, à la fois au dessin et au scénario, imagine une civilisation frappée par l’oubli des progrès de l’humanité.

Après avoir vidé la terre de ses ressources, les plus riches parmi les plus anciennes générations ont fui vers Mars, abandonnant le reste de l’humanité à son sort : celui de l’obscurantisme où les cultes remplacent la raison et le savoir, notamment scientifique. Et c’est évidemment Hermès, personnage principal, qui va être en charge de rechercher et ramener la mémoire à ses congénères. 

Un récit de science-fiction agréable à parcourir d’un bout à l’autre de ces 112 pages, bien que le scénario ne s’écarte pas de sa trame qui manque de piment et de véritable effet de surprise. De même, les interactions entre les personnages restent trop superflues et l’on a parfois du mal à adhérer ou comprendre les sentiments qu’ils développent.

Le dessin semble se bonifier au fil de l’aventure et l’on prend du plaisir à retrouver la patte de l’artiste qui rend la lecture toujours fluide et agréable.

Un album plutôt sympathique à parcourir !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Les ressources de la Terre sont épuisées. Les plus riches sont partis pour Mars, les plus démunis attendent désespérément qu’on vienne les chercher. Ses survivants ont sombré dans l’obscurantisme. Au beau milieu de ce gâchis, Hermès, tente de consigner tous les anciens savoirs pour les rassembler dans une encyclopédie afin de les partager et aider l’humanité à aller de l’avant, à renaître de ses cendres.

Date de parution : le 17 juin 2020
Scénariste(s) : Mobidic
Dessinateur(s) : Mobidic
Genre : S-F
Editeur : Delcourt
Prix : 18,95 € (112 pages)
Acheter sur : Amazon

Dans mon village, on mangeait des chats, BD noire de PORCEL et PELAEZ (Grand Angle)

Dans mon village, on mangeait des chats, BD noire de PORCEL et PELAEZ (Grand Angle)

Philippe PELAEZ au scénario (Un peu de tarte aux épinards, Puisqu’il faut des hommes) s’associe à PORCEL au dessin (Les Folies Bergère, Bouffon, Chevalier Brayard, Les Mentors) pour ce récit complet dont le titre annonce la couleur : Dans mon village, on mangeait des chats. Les auteurs proposent ici de faire la genèse d’un voyou lambda dont le destin est aussi triste que banal.

L’originalité du titre de la BD attise immédiatement la curiosité. L’amorce qu’elle provoque nous entraine dans une première partie plutôt réussie où un jeune garçon à l’esprit tourmenté sinon malsain évolue dans un milieu qui l’est tout autant. Et très vite, dans un déterminisme social sans appel, ce Jacques commet des horreurs qui vont l’amener un peu plus à glisser sur la mauvaise pente.

La seconde partie traduit une perte d’élan et fait ressentir le besoin peut-être précipité de terminer ce récit complet d’ici la dernière page. Le découpage du scénario est moins efficace, plus saccadé. Un manque de liant qui, malgré une narration introspective (le personnage principal s’adresse à nous à la première personne), traduit la difficulté du lecteur à s’immerger totalement dans l’histoire.

Un scénario en demi-teinte bien que très noir. Un ton glauque que l’on retrouve très bien imagé par Francis Porcel qui offre un dessin charbonneux et sombre plutôt agréable à parcourir.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Dans mon village, on mangeait des chats
Prenez un petit village de la France profonde, ajoutez un boucher égorgeur de chats, mélangez avec une famille sordide, une mère volage, un père violent, saupoudrez d’un jeune garçon qui n’a pas froid aux yeux… Faites revenir le tout entre les mains talentueuses du duo Pelaez-Porcel… et vous obtenez un grand album, sombre et savoureux comme un film des années 70. Régalez-vous !

Date de parution : le juin 2020
Scénariste(s) : Philippe PELAEZ
Dessinateur(s) : Francis PORCEL
Genre : Roman noir
Editeur : Grand Angle
Prix : 15,90 € (56 pages)
Acheter sur : Amazon

The Goya murders, un thriller espagnol trépidant à découvrir en VOD et achat digital le 30 juillet 2020

The Goya Murders est un thriller très noir qui suit le fil d’autres grands films policiers ibériques comme La Isla Mínima ou Que Dios Nos Perdone. Le réalisateur Gerardo Herrero réunit un casting très féminin avec Maribel Verdú (Le Labyrinthe de Pan) et Aura Garrido (El cuerpo) pour suivre une enquête retorse dans le milieu de l’art. L’enquête est sombre et le dénouement sera cruel. Un film à découvrir en VO et achat digital à partir du 30 juillet 2020!

Des flics perdus

L’enquête suit le cheminement de deux inspectrices qui tentent de comprendre le pourquoi du comment de plusieurs assassinats glauques. Lorsqu’elles comprennent que l’assassin reproduit de célèbres tableaux de Goya, elles tiennent une piste. Tout sépare au départ les deux personnages féminins, il y a la mère de famille à la vie stable et aux enfants turbulents qui se passionne pour les soirées karaoké et la femme célibataire entre la mante religieuse et la solitaire renfrognée. Si le réalisateur n’évite pas totalement les écueils de certains clichés, il parvient à créer une ambiance macabre qui tient en haleine. Le cheminement des différents protagonistes fait apparaitre la tentation de la corruption, la défiscalisation qu’entraine l’achat d’œuvres d’art et la rivalité entre collectionneurs.

The Goya Murders a tout du polar de bonne facture, pas révolutionnaire mais bien fait. Les clichés parsemés de ci de là n’empêchent pas le spectateur de se passionner pour une enquête qui va mener les enquêtrices à se mettre en danger. En VOD et en achat en ligne le 30 juillet prochain!

Synopsis: Madrid, 2019. Les inspecteurs Carmen Cobos (Maribel Verdú) et Eva Gonzalez (Aura Garrido) sont confrontées à une série de crimes intervenant dans un quartier chic de la ville.
Leur investigation va les entraîner sur la piste d’un meurtrier énigmatique et méticuleux, dont les scènes de crimes représentent, quasiment à l’identique, les célèbres scènes des Caprices de Goya.

48h en continu pour la réouverture du Théâtre de la Ville !

48h en continu pour !a réouverture du Théâtre de la Ville !

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Le Théâtre de la Ville rouvre ses portes à l’Espace Cardin le lundi 22 juin, à partir de 16h, pour 48 heures de rencontres, de lectures, de concert non stop avec 70 artistes, acteurs, scientifiques et soignants. Passer du temps du confinement à celui des retrouvailles, c’est la proposition d’Emmanuel Demarcy-Mota pour la réouverture des salles de spectacle. “Nous avons un désir fort de reconstruction vers un monde différent où la pensée solidaire sera au cœur du débat. Nous voulons travailler à l’émergence de nouvelles formes de solidarité en s’appuyant sur notre capacité à penser ensemble, travailler contre les frontières, qu’elles soient physiques ou mentales, entre les disciplines et entre les êtres” explique le directeur du Théâtre de la Ville.

Pendant la période de confinement, le Théâtre de la Ville a maintenu un lien direct entre les artistes et les populations avec Les Consultations poétiques puis scientifiques. Elles sont devenues un phénomène et ont été progressivement proposées en 19 langues (grec, espagnol, anglais, portugais, mandarin, wolof, beti, lingala, sango, pidgin, kongo, italien, arabe, roumain, hongrois, allemand, albanais, slovène et en hébreu).

Pour ces soirées de réouverture, Les Consultations poétiques se métamorphosent à nouveau par la danse et la musique avec les danseurs et chorégraphes Saïdo Lehlouh, Tarek Ait Meddour, Link Berthomieux de la Compagnie Black Sheep, Claire Richard, Dominique Verpraet, Stéfany Ganachaud, Eugénie Drion et Laure-Adélaïde Boucaud danseuse de l’Opéra de Paris, Marion Gautier, compagnie Hofesh Shechter II, les musiciens de l’Orchestre de Paris et la Troupe de l’imaginaire. Elles se dérouleront dans le jardin et dans la petite salle.

Avec Tenir Paroles, Emmanuel Demarcy-Mota créé un spectacle spécialement conçu pour ces soirées de réouverture, réalisé à partir des Consultations poétiques & scientifiques avec la présence sur scène de 46 acteurs, soignants, patients et scientifiques pour un retour en arrière sur les 3 mois qui viennent de s’écouler où sidération, peur, espoir, lucidité se sont succédés. Une expérimentation d’un spectacle respectant les normes de sécurité sanitaire.

Tenir Paroles se tient Lundi et Mardi à 19h30 dans la grande salle.
Mardi 23 juin à minuit, Hugues Quester lira Michel Houellebecq. Ionesco Suite d’après Ionesco sera donné plusieurs fois pendant ces 48 heures avec la troupe du Théâtre.

Mardi 23 juin, à 3h, Serge Maggiani interprétera son spectacle « Nous n’irons pas ce soir au Paradis ». Il y aura aussi de la musique avec une ballade sensorielle au lever du soleil, mardi à 5h du matin avec Saïdo Lehlouh, Johanna Faye Compagnie et 9 danseurs de la compagnie Black Sheep. Le Quatuor Ellipsos proposera un voyage saxophonesque mercredi 24 juin à Minuit.

Ludmilla Dabo reprendra Portrait de Ludmilla en Nina Simone (notre critique ici), mercredi 24 juin à 3 heures. Et vers 5h, le spécialiste occidental de la flûte bansuri, Henri Tournier, jouera au moment du lever du soleil.

Dossiers vins blancs / vins rouges: deux vins à découvrir, le rosé Gamay Passionnément du Domaine de la Tourette, et le vin blanc L’Abymes 2019 du Domaine Labbé

Domaine de la Tourette, Gamay Rosé, Passionnément

En pays nantais, Passionnément est le nom de la gamme du Domaine de la Tourette qui décline sa passion des vins accessibles à tous en blancs, rosés, rouges et pétillants. Pour accompagner le retour des beaux jours festifs, le Gamay Rosé du Domaine de la Tourette tient la vedette. Le vin blanc Abymes 2019 du Domaine Labbé a tout du vin de Savoie qui s’apprécie très bien!

Un rosé parfait pour l’été

Le rosé Passionnément du Domaine de la Tourette un vin porté sur le fruit, léger et frais à souhait. Il accompagne parfaitement les apéritifs avec de la charcuterie, les barbecues de viandes rouges ou blanches grillées et les déjeuners sur l’herbe. Issu d’un élevage raisonné, sans aucun insecticide appliqué, il offre le meilleur du cépage 100% Gamay, avec une robe d’un rose vif, la couleur rosée est soutenue. Le nez est à la fois léger et parfumé et en bouche, des notes de fruits frais très estivales. Proposé à 4,20 euros, c’est un excellent vin de saison à apprécier passionnément. Ce vin de Loire est léger, titré à 12%. Elaboré en culture conventionnelle, il est vendangé mécaniquement et la fermentation est thermorégulée. Composé de 100% de Gamay, le rosé accompagnera vos moments de convivialité durant tout le trimestre estival.

Un vin blanc typique des vins de Savoie!

Le vin de Savoie blanc A.O.C ABYMES se compose du cépage Jacquères. L’Abymes est la production principale pour une vinification à basse température (16°C) pour un meilleur développement
aromatique. Le vin est conservé sur lies en cave climatisée, jusqu’à l’embouteillage, pour préserver la fraîcheur des vins et obtenir cette typicité de vins perlant, de par le maintien du gaz carbonique naturellement présent. Le vin blanc est vif et fruité, l’Abymes se caractérise par une robe transparente à peine teintée, une sensation olfactive rappelant le chèvrefeuille et des arômes de fruits. Le vin se déguste toujours frais entre 8°c et 10°c et accompagne bien évidemment les spécialités savoyardes typiques (Fondues, raclettes, Tartiflettes….) tout en étant également très agréable avec des fruits de mer, des huîtres et des poissons. A l’apéritif nature ou en kir, il se savoure aussi très bien. Au prix de 5,50 euros, il faut tenter la découverte!

L’amour à la ville, un film collectif italien passionnant de 1953, en salles le 22 juin

L’amour à la ville est un film concept comme il s’en faisait beaucoup à l’époque. 6 réalisateurs italiens filment le quotidien de leurs compatriotes sous l’angle de l’amour dans tout ce que cela revêt. La séduction, la timidité, la hardiesse, mais aussi les grossesses non désirées et même la prostitution. Entre fiction et documentaire, les 6 cinéastes, dont Fellini, Antonioni et Lizzani, présentent six histoires très différentes, en noir et blanc, avec des voix off constantes et tournées à Rome sous l’effigie du néoréalisme. Le film est passionnant sociologiquement et subjugue par son authenticité.

Une plongée dans un autre temps

Les six films de L’Amour à la ville racontent six histoires presque vraies, réalisées par six grands metteurs en scène italiens sur la misère de l’amour à Rome dans le ton du néoréalisme social. Carlo Lizzani est à la barre de L’Amour qu’on paie qui, comme son nom l’indique, évoque les amours tarifés proposés par des femmes sans ressources dans un monde où tout se paie. Michelangelo Antonioni place des quidams devant un drap blanc dans Tentative de suicide pour les confessions glaçantes d’une jeunesse sans espoirs. Federico Fellini utilise le ton de la comédie dans Une agence matrimoniale avec un homme qui cherche la femme idéale dans des conditions un peu rocambolesques. Alberto Lattuada filme des beautés italiennes zieutées à outrance dans Les Italiens se retournent par des compatriotes subjugués, dans le métro et la rue. L’Histoire de Catherine de Francesco Maselli et Cesare Zavattini suit une jeune femme qui ne peut pas s’occuper de son petit, l’abandonne et se ravise, une vraie tragédie moderne. Le Bal du samedi soir de Dino Risi s’intéresse à ses dancings où les rencontres se font et les couples se défont. L’amour à la ville est une vraie plongée dans le monde de l’après-guerre où tout est en ruines, les rues, les immeubles et semble-t-il les cœurs. Les sourires sont parfois forcés et le mariage est parfois synonyme de moyen de subsistance lorsqu’aucun moyen légal n’existe pour mener une vie décente.

A l’occasion de la fin du confinement et de la réouverture des cinémas, la diffusion de L’amour à la ville est une belle occasion pour renouer avec un cinéma exigeant et hyper réaliste. Parce que le cinéma italien revit de belles heures et a tendance à rappeler ce temps illustre où il trônait tout en haut du cinéma mondial.

Le duo The Starklusters se confie à l’occasion de la sortie de son premier single Tour the World

The Starklusters est un duo d’artistes français parisiens composé de Greg Hoffman, DJ producteur, et Sunaï, chanteur, tous deux auteurs compositeurs interprètes. Leur musique mélange de pop électro moderne et futuriste est issue d’influences diverses: rock, latino, chill ou encore trap. Leur force réside dans leur faculté à sa balader d’un style à l’autre avec des mélanges audacieux ce qui donne cette touche si particulière à leur musique que l’on reconnait et retrouve à travers chacun de leurs titres. Le duo a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour expliquer son parcours et ses attentes.

Comment vous êtes vous rencontrés?

Ils se sont tout d’abord parlé sur Instagram. C’est Greg Hoffman qui a pris les devants et a envoyé un message à Sunaï dont il a découvert le compte sur Instagram en décembre 2018. Trois mois plus tard, le temps à tous deux de finaliser leurs projets respectifs en cours, ils se sont rencontré pour la première fois à Paris, plus précisément à Notre-Dame où ils ont pris un café sur une terrasse. Ils ont beaucoup parlé de leurs expériences musicales ainsi que de leurs objectifs dans ce domaine, dans une conversation qui a duré plus de deux heures. Greg Hoffman finira par lui faire écouter une chanson de son propre album, et cela a probablement été l’élément de conviction qui réussit à lier l’amitié de ces deux artistes. Au studio dès le lendemain de leur première rencontre, ils composent et écrivent entièrement leur premier titre Tour the World, qui sera aussi le premier single du groupe The Starklusters.   

Greg et Sunaï, quelques mots sur vos parcours respectifs ?

Sunaï : Né à Paris, Sunaï est passionné par la musique depuis sa tendre enfance, mais ne la découvre réellement qu’à l’âge de 13 ans, où il fit partie de son premier groupe de musique en tant que chanteur. Pendant cette période, il apprend de manière autodidacte le piano, la guitare et la batterie et commence à poster des reprises de chansons populaires sur internet, jusqu’à cumuler environ 200 000 vues sur sa chaine Youtube. Très actif sur Instagram, il compte aujourd’hui près de 10.000 followers engagés dans son contenu, qui lui apportent tous les jours la force et la motivation de se dépasser sur chacune de ses vidéos. 
C’est lors d’un voyage au Sri lanka que Sunaï, 14 ans, écrit et compose sa toute première chanson avec un mini piano, une feuille et un crayon. Depuis, il ne s’est jamais arrêté et a su continuellement améliorer son niveau, que ce soit en terme d’écriture, de composition ou encore de production. C’est ainsi qu’en 2018, Sunaï produit son premier single intitulé Des Signes, en français, depuis le home-studio de sa chambre, et rend ce dernier disponible sur toutes les plateformes de streaming. Ce premier single est suivi d’un deuxième titre, cette fois-ci en anglais, qui s’intitule Christmas Eve
La musique est également une affaire de famille. Sunaï est le frère de Nilusi, qui a montré une réelle attirance pour la musique dès l’âge de 3 ans. Aujourd’hui chanteuse professionnelle et actrice (Kids United, M6, TF1 Profilage), Sunaï et Nilusi ont également eu l’opportunité d’enregistrer un morceau ensemble dans le cadre d’un album de Noël intitulé L’esprit de Noël, sorti en novembre 2018. 
En parallèle de sa carrière musicale, Sunaï développe pendant 8 mois une formation de piano en ligne, intitulé Musique-Head, afin d’enseigner le parcours autodidacte de l’apprentissage du piano. C’est seulement en février 2019, période dans laquelle il fera la rencontre de Greg Hoffman, Dj et producteur, qu’il entamera avec ce dernier une collaboration musicale sur le long terme et consacrera pleinement son temps à son activité artistique.  

Greg Hoffman: Né à Reims et passionné de musique depuis sa naissance il chante et danse hip-hop dans le salon de ses parents pour amuser la famille. A six ans, convaincu de sa passion déjà très présente, il intègre le conservatoire en professionnel et suit une formation d’une dizaines d’années en percussion et chorale. Il obtiendra la plus haute mention à chacun de ses examens de fin d’année.
À 16 ans, il joue de la batterie avec ses premiers groupes et découvre une grande variété de styles. En subtilisant les instruments de ses copains pendant les pauses de répétition, il apprend plusieurs instruments en autodidacte et se perfectionne à la guitare et au piano puis s’intéresse de près aux techniques de mixage puis à la production électronique, plus communément appelé la MAO. Comme une suite logique, l’envie de faire le chef d’orchestre et de jouer de tous les instruments s’inscrivent comme une évidence. C‘est alors qu’il se met à produire ses premiers morceaux sur son ordi, dans sa chambre. 
À 22 ans, il décide de partir habiter dans la capitale et s’en suit un parcours bien rempli entre production au studio, jam session et organisation de soirées Électro dans les meilleurs club de la capitale, dont notamment le Social Club, Wanderlust, le Nuba, la Machine, les Folies Douces et bien d’autres. Avec cette agence d’évent, il finira par faire jouer, pour sa première fois en France, l’artiste Kaytranada dans le cadre de sa tournée européenne lors de sa meilleure soirée et explose le record du Social Club en collaboration avec Savoir Faire.
Il signe dans cette même période plusieurs prod EDM sur différents labels internationaux en collab avec Teo Moss et chez Sony.
Sa soif d’apprendre un maximum de lui même le poussent à produire toujours plus et il ne mettra pas longtemps à débuter son album solo et à jouer la totalité des instruments ainsi que le chant en mixant lui même ses tracks. Récemment, Greg Hoffman a produit un Remix pour le groupe de musique Gold Lemonade, fort de deux Independant Awards, avec Snoop Dog parmi les membres du jury. Le remix sera bientôt disponible sur le label de Jackie Jackson, Critcally Amused.

À l’image de ses mentors comme Prince, Michael Jackson ou encore Stevie Wonder, il repousse sans cesse ses propres limites et se met en tête d’aller plus loin en souhaitant collaborer avec un artiste qui lui ressemble, c’est là qu’il fait la rencontre de Sunaï et monte leur duo The Starklusters. Comme des frères, des jumeaux, partageant les mêmes convictions et centres d’intérêts, ils composent un album de 14 titres en 8 mois et nous présentent aujourd’hui leur premier single Tour the World

Vos influences majeures pour l’album à paraitre?

Un style pop électronique moderne et futuriste avec des influences diverses, telles que le rock, le latino, la chill ou encore la trap : voilà les styles musicaux dans lesquels le groupe The Starklusters se retrouve et s’inspire pour leurs morceaux. À l’aide de ces mélanges audacieux, The Starklusters arrivent à donner une touche particulière à leur musique, que l’on reconnaît et retrouve à travers chacun de leurs titres.

Comment avez vous vécu ces presque 3 mois de confinement ?

Le confinement a été un coup dur pour toutes les personnes dépendant du milieu artistique, et ils n’ont pas dérogé à la règle. Cependant, ils ont refusé d’abandonner et ont continué leurs sessions à distance, en visio. Quelques compositions ont tout de même vu le jour au sein de cette période, bien que les conditions n’aient pas été optimales. Pendant le confinement, ils se sont également téléphoné très souvent afin de fixer les objectifs à atteindre, notamment réunir leurs contacts, en ajouter, mais également chercher de nouvelles idées et structurer la semaine en se divisant les tâches, en vue du single qui approchait à grand pas. Malgré le fait que leur métier nécessite de se voir physiquement, ils ont tout de même pu travailler et mettre en place certaines choses pour revenir encore plus fort après cette période qui a été bien mauvaise pour le monde de l’art en général. 

Des dates de concerts live prévues ?

Ils n’ont pas de dates de concert prévues pour le moment, mais ils ont eu l’opportunité de jouer quelques fois leurs morceaux originaux sur scène, notamment lors de l’inauguration d’une salle de concert à Rochefort, dont la totalité des 700 places avaient été vendues. Dans l’ensemble, ils ont été satisfait et très motivé par les retours qu’ils ont reçus, tant ils étaient divers, variés et provenant de personne de tout âge et de tout les milieux. 

Les liens utiles

Instagram https://www.instagram.com/thestarklusters/?hl=fr

Facebook https://www.facebook.com/thestarklusters/

Twitter https://twitter.com/thestarklusters

Merci à The Starklusters pour leurs réponses. Leur tout premier single Tour the world sort le 19 juin 2020 accompagné d’un clip. Le titre s’inspire d’images estivales, de voyage et de liberté, le tout porté par une production entrainante et dynamique. Il ne reste plus pour vous qu’à l’écouter et le découvrir!

Aurus, l’artiste à la voix d’or dévoile un premier EP fascinant

Aurus

Bastien Picot alias Aurus dévoile un premier EP avec 4 titres tous aussi fascinants les uns que les autres. L’auteur-compositeur-interprète multiplie les voyages entre Paris et la Réunion pour apparaitre régulièrement aux côtés d’artistes à la notoriété nationale et internationale. Il se met ici en avant avec talent, un vrai artiste à suivre!

Une révélation à suivre

Le CV d’Aurus parle de lui-même. Bastien Picot est surtout connu pour être membre du groupe électro-tribal aux polyphonies ethniques 3SomeSisters, il a également été choriste pour Stevie Wonder, Fred Wesley, Yaël Naim et Charles Aznavour. Il a aussi collaboré avec Richard Bona et l’artiste réunionnaise Maya Kamaty. Il ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de collaborer avec une artiste sur le titre The Abettors, la chanteuse franco-camerounaise Sandra Nkaké, signe qu’il est particulièrement dans l’échange et le partage. Son premier EP est l’occasion d’intégrer des touches de Maloya de la Réunion, un des deux genres musicaux majeurs de l’île avec le Séga. Cette initiative rappelle les incursions aventureuses d’artistes européens majeurs comme Peter Gabriel et Woodkid dans le monde de la musique africaine ou des îles. Le titre Momentum sorti en mai 2019 était un préambule avant quelques concerts à la Réunion au Sakifo et une apparition remarquée au Festival Opus Pocus pour présenter une formation polyphonique éphémère, le Aurus Run en compagnie d’artistes reconnus de la Réunion en première partie des sœurs jumelles d’origine venezueliano-cubano-tunisien, Ibeyi. Aurus est apparu également au MaMa, à l’Olympia en première partie de la chanteuse suisse Charline Mignot alias Vendredi sur mer. Auteur-compositeur-interprète Tamponnais, Bastien Picot vit aujourd’hui entre Paris et la Réunion et multiplie les collaborations. La liste se finit avec l’évocation d’un enregistrement récent comme chanteur lead sur un album jazz réalisé par Richard Bona, avec André Ceccarelli, Sylvain Luc et Hadrien Feraud. Le titre Mean World Syndrome révèle sa voix angélique dans une ambiance pop très éthérée et aérienne, comme une preuve du talent d’Aurus à évoluer dans les atmosphères.

Le clip de Scalp est le premier extrait de son EP et aborde le sujet de la charge mentale et du Burn Out. Le clip est réalisé par Bastien Picot lui-même pour illustrer cet état de tension avant une possible implosion. Le morceau met en avant les harmonies vocales et des caisses claires militaires au côté d’une guitare hypnotisante. En mélangeant les langues anglaise et créole, les sonorités pop et électro, le morceau marque par son originalité, une belle porte d’entrée pour un univers fascinant.

https://www.youtube.com/watch?v=izRrNxc12SM

Les Orfèvres du vin proposent un Macon Rosé parfait pour l’été à venir

L’été est synonyme de terrasses ensoleillées et de retrouvailles en famille ou en amis. Ca tombe bien, le confinement s’assouplit considérablement et il est temps de prévoir des réunions avec tous ceux qui vous ont tant manqué. Le Macon rosé des Orfèvres du vin est là pour accompagner ces beaux moments!

Un rosé gouleyant!

Les Orfèvres du Vin, anciennement Caves de Charnay, présentent leur Mâcon Rosé 2019, idéal pour de beaux moments de convivialité. C’est une belle réussite à prix très abordable, le rosé est tout en délicatesse, doux et frais. A l’heure où familles et amis peuvent enfin se retrouver, à nouveau, le Mâcon Rosé 2019 des Orfèvres du Vin est une sorte de vin idéal pour savourer ensemble le déconfinement. Mariant la richesse d’un terroir d’exception, la profondeur d’une vinification exigeante et le bouquet d’un millésime 2019 privilégié, ce Mâcon rosé réunit toutes les qualités qui font les vins incontournables. A l’œil, sa robe brillante arbore de beaux reflets corail, le nez est frais et intense, la bouche est ronde et souple avec des notes de poire et d’agrumes qui s’achèvent sur une belle sensation de fraîcheur. Le vin se savoure très frais en même temps que la liberté retrouvée. Quant au prix, il est très intéressant à 5,90 €.

Communiqué de presse: Fondée en 1929, la cave regroupe l’équivalent d’un gros Domaine avec 60 adhérents. Les Orfèvres du Vin sont devenus au fil des années des artistes autant que des artisans. Car c’est réellement tout un art de développer une telle palette de 15 appellations de qualité constante, sur 120 hectares, cultivés et soignés dans la plus pure tradition vigneronne. Et il faut tout le talent et tout le savoir-faire d’artisans passionnés par leur métier et amoureux du Mâconnais pour élever années après années des vins blancs et rouges qui se distinguent régulièrement dans les concours régionaux et nationaux. Situés aux portes du Mâconnais, les Orfèvres du Vin sont depuis toujours attachés à donner leurs plus belles lettres de noblesse aux cépages phares de la région : l’Aligoté bien sûr, mais aussi l’inimitable Chardonnay ainsi que le Gamay et le Pinot noir. Pour vos destinations de loisirs et de week-end, le chai est situé idéalement dans un écrin de verdure au départ de la Voie verte Mâcon-Cluny, face à la Roche de Solutré. Le circuit du Val Lamartinien, ou encore le circuit des églises romanes, achèveront de vous dépayser dans un cadre touristique et culturel authentique et varié.

Une belle ritournelle adolescente dramatique avec The crossing, réalisée par Bai Xue, en salles le mercredi 12 août.

C’est d’abord comme une comédie dramatique bubblegum que débute The Crossing. Deux adolescentes entre Shenzen et Hong Kong fomentent le projet de partir en vacances au Japon. Mais pour cela il leur faut de l’argent. Elle trafiquotent alors dans leur coin avant d’intégrer une organisation clandestine, profitable mais dangereuse. C’est à une sorte d’initiation à l’âge adulte que se prête la réalisatrice Bai Xue, inconséquente mais pas sans intérêts.

Deux jeunes filles ambitieuses

La mélancolie initiale du film tranche avec l’emballement d’évènements qui ne vont pas manquer de séparer irrémédiablement les deux héroïnes. La jeune Peipei se prête au jeu de différents trafics avec talent et innocence au milieu de garçons tous visiblement attirés par elle mais eux aussi concentrés avant tout sur le business pour sortir de leurs petites conditions. Le scénario suit les allers-retours entre les deux côtés de la frontière, avec cette crainte vissée au corps de se faire prendre par des douaniers zélés. La contrebande prend toute la place et les relations humaines passent petit à petit au second plan, notamment entre l’héroïne et ses parents. Le ton doux amer du début du film se transforme en vrai problème judiciaire quand les bisbilles s’accumulent. La situation politique entre la Chine et sa voisine Hong Kong devient centrale et interroge sur les élans libertaires de la petite sœur toujours nantie d’un statut spécial. Le film a beau devenir un peu répétitif, il ne cesse de fasciner par cette petite histoire très métaphorique, surtout quand les relations humaines commencent à passer après les affaires, image des travers humains de plus en plus déshumanisés.

The Crossing est une belle expérience de cinéma avec ses héroïnes à la beauté juvénile vénéneuse. Non pas vénales mais tournées vers leur objectif commun, ce séjour au Japon vécu comme un paroxysme existentiel.

Synopsis: Peipei est une lycéenne de 16 ans qui vit avec sa mère à Shenzhen et étudie à Hong Kong. Avec sa meilleure amie Jo, elles rêvent de vivre un jour de Noël sous la neige au Japon. Alors que Peipei cherche du travail pour financer ce voyage, le petit ami de Jo lui propose de se faire de l’argent en passant illégalement des téléphones portables par la frontière. D’abord craintive, Peipei prend de l’assurance quand les entrées d’argent se font plus importantes…

La Comédie continue, encore ! La grille du 15 au 21 juin

La Comédie continue ! mais s'adapte aux horaires du déconfinement

le 25 mai, les équipes de la Comédie-Française ont mis en place une nouvelle version de la chaîne de diffusion en ligne La Comédie continue !, adaptée aux horaires du déconfinement. Ainsi, du lundi au vendredi à 19h, un acteur de la Troupe répond aux questions des Internautes dans La causerie, tandis que les samedis et dimanches reprennent la formule initiale de la chaîne, avec deux levers de rideaux à 14h et à 20h30 auxquels s’ajoutent de multiples pastilles.

Du lundi 15 au vendredi 19 juin dans La causerie, Véronique Vella, Sébastien Pouderoux, Christian Hecq, Rebecca Marder et Loïc Corbery répondront aux questions des spectateurs.

Le samedi 20 juin, les spectateurs pourront (re)découvrir :
►Papa doit manger monté par André Engel, marquant en 2003 l’entrée au Répertoire de la pièce de Marie NDiaye
►La Tempête de Shakespeare dans la mise en scène de Robert Carsen (notre critique ici)

À l’occasion de la Fête de la musique, la journée du 21 juin sera entièrement musicale, avec notamment les diffusions de :
►La Comédie-Française chante Boris Vian, le film réalisé d’après la mise en scène du Cabaret Boris Vian par Serge Bagdassarian, qui en assure aussi la direction artistique
►Quatre femmes et un piano, cabaret dirigé par Sylvia Bergé et Osvaldo Caló
►Chansons des jours avec et des jours sans, dernier tour de chant de la soirée orchestré par Philippe Meyer et Pascal Sangla

« Alors que chacun reprend peu à peu ses activités, nous faisons évoluer La Comédie continue ! pour permettre à nos spectateurs de continuer à nous suivre et aux acteurs, aux différents services du théâtre, de se consacrer eux aussi à une activité plus traditionnelle. Se préparer à rouvrir nos salles et retrouver tous ensemble le désir et le plaisir d’un confinement consenti celui-là, le théâtre. Mais d’ici là, La Comédie continue, encore ! »
Éric Ruf

La Comédie continue, encore ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

► le site Internet www.comedie-francaise.fr
► la page Facebook comedie.francaise.officiel
► la chaîne Youtube LaComedieFrancaise
► certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

Programmation semaine du 15 au 21 juin 2020
SAMEDI 20 JUIN
Speakerine du jour Sylvia Bergé

14h Papa doit manger de Marie NDiaye – mise en scène André Engelavec Christine Fersen, Catherine Salviat, Catherine Sauval, Claudie Guillot, Clotilde de Bayser, Christian Cloarec, Rachida Brakni, Bakary SangaréLe texte est publié par les Éditions de Minuit.
Capté Salle Richelieu en juin 2003
Durée 1h45

La Tempête de William Shakespeare, texte français Jean-Claude Carrière – mise en scène Robert Carsen (notre critique ici) avec Thierry Hancisse, Jérôme Pouly, Michel Vuillermoz, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Hervé Pierre, Gilles David, Stéphane Varupenne, Georgia Scalliet, Benjamin Lavernhe, Christophe Montenez et les comédiens de la promotion 2017-2018 de l’Académie Matthieu Astre, Robin Goupil, Alexandre Schorderet.
Capté Salle Richelieu en décembre 2017
Durée 2h15

DIMANCHE 21 JUIN
Speakerin du jour Serge Bagdassarian

14h La Comédie-Française chante Boris Vian
film réalisé par Stéphane Metge – direction artistique Serge Bagdassarian, arrangements et direction musicale Benoit Urbain avec Véronique Vella, Cécile Brune, Florence Viala, Serge Bagdassarian, Stéphane Varupenne, Jérémy Lopez,Rebecca Marder et les musiciens Philippe Briegh, Florence Hennequin, Hervé Legeay, Olivier Moret, Benoît Urbain
Tourné en décembre 2016
Coproduction La Belle Télé, Comédie-Française, avec la participation du CNC et de France Télévisions
Durée 1h

20h30 Quatre femmes et un piano direction artistique Sylvia Bergé, direction musicale Osvaldo Calóavec Martine Chevallier, Véronique Vella, Sylvia Bergé, Julie Sicard et le musicien Osvaldo Caló.
Capté Salle Richelieu en octobre 2013
Durée 1h20

22h Chansons des jours avec et chansons des jours sans direction artistique Philippe Meyer, direction musicale Pascal Sanglaavec Florence Viala, Julie Sicard, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Marie-Sophie Ferdane, Christian Hecq, Félicien Juttner et les musiciens Anne Causse, Frédéric Dessus, Jean-Claude Laudat, Pascal Sangla.
Capté au Studio-Théâtre en octobre 2010
Durée 1h05

La puissante exposition The World of Banksy s’affiche à l’Espace Lafayette Drouot jusqu’à fin décembre 2020!

L’Espace Lafayette Drouot se situe rue du Faubourg Montmartre à Paris et c’est une petite devanture qui accueille le visiteur pour l’exposition The World of Banksy. L’artiste anglais s’est fait connaitre avec ses œuvres engagées et contestataires, apparues comme par magie et sans prévenir sur les murs les plus divers de la planète. Un décor urbain et bétonné sert de cadre à un parcours aussi direct qu’évocateur à travers les grandes étapes de l’œuvre d’un artiste autant anonyme que médiatique.

Une œuvre lourde de sens

Ce sont des contreplaqués figurant le béton des villes qui servent de cadre à des dessins, des slogans et des photos qui retracent le parcours atypique d’un artiste dont on ne sait absolument rien. Originaire de Bristol? Artiste pluriel? Homme ou femme? Rien n’a été dit et le documentaire Faites le mur sorti en 2010 n’a pas contribué à en savoir plus, au contraire. Les esprits les plus aiguisés reconnaitront aussitôt des dessins rentrés dans l’inconscient collectif, comme cette petite fille lâchant son ballon en forme de cœur ou ces deux bobbies s’embrassant à pleines bouches. Des commentaires accompagnent les dessins et les photos pour en savoir plus sur les contextes et les endroits où les photos sont apparues. De New York à Londres en passant par Bethléem ou Paris, le monde entier sert de terrain de jeu à un artiste engagé et contestataire qui colle surtout à l’actualité. Le parcours se compose de deux niveaux et le visiteur peut prendre le temps de se plonger en lui-même pour décrypter la portée sociologique et philosophique d’une œuvre qui marque son époque et pourrait rester la pierre angulaire culturelle des temps présents. Le visiteur apprend qu’un hôtel créé par Banksy existe à Bethléem appelé The Walled Off Hotel et qu’à l’heure où tout le monde multiplie les selfies pour s’afficher sur les réseaux sociaux, Banksy prend le contrepied complet et préserve son identité mordicus. Pas le moindre des paradoxes pour un artiste présent partout mais dont on ne sait rien.

L’exposition The World of Banksy est immersive et passionnante par la liberté que peut prendre chaque visiteur pour réaliser son propre parcours. Les images détonnent, impressionnent ou hypnotisent par leur pertinence chaque fois renouvelée. Autant dire qu’il ne faut pas manquer l’occasion de s’immerger dans un univers au plus près du réel.

Communiqué de presse: Banksy serait né à Bristol, en Grande-Bretagne, autour de l’année 1974. Il devient incontournable dans le monde du Street Art au milieu des années 1990 avec son style provocatif et unique qui font de lui une légende. En 2010, un documentaire lui est consacré, Faites le Mur!, qui a pour mission d’étudier la difficile relation entre l’art de rue et le monde commercial qui nous entoure.

L’enfer du couple sous le regard incisif d’Arnaud Desplechin, à (re)voir sur la chaîne en ligne de la Comédie-Française

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© Vincent Pontet, coll. Comédie-Française

► sur le site Internet www.comedie-francaise.fr dimanche 14 juin à 14h

Arnaud Desplechin inaugurait en 2015 avec « Père » du Suédois August Strindberg, sa première mise en scène à la Comédie-Française.

Sous l’impulsion d’Eric Ruff, le nouvel administrateur, dont l’ambition était d’ouvrir le Français à des personnalités extérieures, comme en témoigne encore le spectacle vu dernièrement « Les Damnés », orchestré d’un coup de maître par Ivo van Hove.

Cette pièce revient donc à l’affiche en cette rentrée où d’un regard captif, toujours juste, le cinéaste scrute et fait entendre au plus près de l’instant, l’intensité intrinsèque du texte dont le jeu sobre et ciselé des comédiens sert à merveille la menace sourde et aliénante du drame.

Pour le dramaturge, l’enfer c’est le couple. Où sur fond de guerre des sexes et de désordre intérieur, il dissèque jusqu’à l’os l’antagonisme de la relation conjugale et sa lutte identitaire sans merci.

[…] le cinéaste scrute et fait entendre la menace sourde et aliénante du drame […]

Un homme, une femme, s’affrontent à propos du choix éducatif à donner à leur fille. Lui, un militaire érudit et athée veut l’envoyer en pension pour qu’elle devienne institutrice tout en la soustrayant à l’influence religieuse de son entourage. Elle, cette femme qui l’a jadis aimée, exige de la garder près d’elle pour lui faire étudier la peinture, s’opposant à tout autre alternative.

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Où comment le lien maternel fomente à l’égard du mari une violence féminine castratrice dans un enjeu de pouvoir aussi dévastateur qu’implacable. Celle-ci s’employant à orchestrer l’insinuation selon laquelle le capitaine ne serait peut-être pas le père biologique de l’enfant. Et à partir de ce doute propagé, à l’instar du vers dans le fruit, c’est tout l’univers intérieur et mental du père qui se trouve contaminé et propice à le faire basculer dans la folie.

La distribution est au diapason. Anne Kessler et Michel Vuillermoz sont à l’unisson où le capitaine à les accents intimes d’un amour maternel irrésolu tandis que Laura, son épouse, est habitée de la brûlure d’un dessein à accomplir

Strindberg a écrit un drame très moderne pour l’époque et plein d’ambiguïté qui met à mal l’institution du mariage et une emprise patriarcale dépossédée, sous couvert d’une émancipation féminine diabolique emprunte de narcissisme.

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Le tourment est intérieur chez le dramaturge dont les protagonistes sont les composantes abyssales, fluctuantes, et que le décor tout en relief, avec sa bibliothèque imposante et ses pièces en enfilade, imprègne de son repli ou de son ouverture en fonction de la dramaturgie.

Des personnages sous tension où l’ambiance oppressante est ponctuée par une musique qui souligne l’action et une esthétique propre au metteur en scène qui focalise chaque plan/situation et ouvre à son introspection.

La distribution est au diapason. Anne Kessler et Michel Vuillermoz sont à l’unisson où le capitaine à les accents intimes d’un amour maternel irrésolu tandis que Laura, son épouse, est habitée de la brûlure d’un dessein à accomplir…

Un album surprenant et addictif avec Bronx Génération de BT93 chez Dragon Accel / LandR

BT93, Bronx Génération

BT93 est un nom de code qui renvoie à une autre époque (1993) où l’artiste a écrit cet album alors qu’il n’était qu’un jeune diplômé tout juste sorti de l’école mais déjà conscient des travers du capitalisme. Ces titres de jeunesse renvoient à des tendances contestataires qui habillent tout l’album d’une aura aigre et acide. Le monde du travail est un thème porteur pour en décortiquer son hypocrisie et ses fausses espérances, en musique et sous tendance new wave.

Un album sans âge

Si les mots de BT93 semblent tous droits issus d’une autre époque où l’internet n’existait pas encore et où les volutes de fumée traversaient bars et restaurants, c’est surtout le son qui fascine. Avec ces sonorités synthétiques et cette basse puissante omniprésente, le voyage dans le temps est immédiat. On parle de Yuppie et de Bûcher des Vanités, pas du tout un vocabulaire actuel, on navigue même entre le film Wall Street et American Psycho. A l’époque, on ne parlait pas encore de libéralisme fou, le capitalisme était roi et il était inconcevable de le dénoncer avec autant de vigueur qu’aujourd’hui. Le premier titre Bronx Génération donne le ton avec cette mélopée infiniment répétée comme un lavage de cerveau à vide. Le deuxième titre Références a été tourné dans le quartier emblématique de La Défense pour rappeler que rien n’a changé depuis 93, tout s’est même accéléré. Le clip réalisé par Yannick Dangin-Leconte (Stupeflip), et interprété par l’écrivain et performer Yves Tenret. Un orgue frénétique donne le ton au côté des paroles vitupérées. La voix parlée scande une suite de slogans très référencés. Le ras le bol s’entend, avec des répliques révélant la fin de la patience et du laisser faire. BT93 sort cet album oublié avec une réapparition inopinée au milieu d’une période tourmentée post-confinement où le capitalisme pourrait bien finir par être remis en cause. Cette réédition pourrait marquer le retour des synthés d’époque et l’envie de briser les carcans. Mais qui est donc BT93? Il serait devenu entrepreneur avec une vie d’adulte assumé. Ce sont les fans qui sont venus le chercher et à force de persévérance, il a accepté que le disque ressorte avec ce son vintage inimitable et futé, rempli de titres qui ne prennent pas de détours comme La hiérarchie chie ou Les ressources inhumaines.

L’album de BT93 est une vraie surprise et les titres tournent en boucle sur la platine grâce à ce côté très décalé qui fascine au milieu de notre époque connectée. Le voyage dans le temps est fascinant, il faut donc se laisser embarquer.

Les champagnes Billecart-Salmon lancent leur premier Brut Nature

En 2010, la maison Billecart-Salmon créait son premier champagne Extra Brut non millésimé. Dix ans plus tard, la cuvée évolue pour devenir Brut Nature, sans sucre ajouté au dosage. Si le champagne garde son style pur et naturel, il révèle avant tout aujourd’hui sa grande technicité. Elle est le fruit d’un assemblage de raisins de dix vendanges, de 2006 à 2015, sublimé par un vieillissement de 48 mois dans les caves du domaine.

Un champagne unique

Composé de 30% de Pinot Noir de la Montagne de Reims et de la Grande Vallée de la Marne, de 30% de Chardonnay des différents crus de la Marne et de 40% de Pinot Meunier de la Vallée de la Marne et des Coteaux Sud d’Epernay, le champagne Billecart-Salmon Brut Nature est non dosé et suit une vinification en cuves. La fermentation est malolactique et il se compose de 50 à 60% de vins de réserve. La maturation est effectuée sur lies / en cave pendant 40 mois. Le champagne est disponible en formats bouteille et magnum. Le temps de garde peut courir de 2 à 4 ans en bouteille et de 4 à 8 ans en magnum.

Le champagne Brut Nature se distingue à l’œil avec sa robe or pâle d’une belle intensité visuelle. Au nez, c’est le plaisir du fruit qui se conjugue au pluriel avec des touches florales accompagnées de fruits secs et de pain brioché sous le charme subtil de la verveine citronnée. En bouche, les saveurs sont captivantes avec des nuances biscuitées et des fruits blancs à pépins préservées par une belle tension minérale. Cette cuvée se déguste avec les mets les plus fins, comme des belles huitres, un carpaccio de veau ou encore des Saint-Jacques à la plancha. Le champagne est disponible chez tous les bons cavistes indépendants et sur le Billecart Store au prix de vente conseillé de 46 euros.

Pour cette occasion, Mathieu Roland-Billecart animera une dégustation en live sur Instagram ce vendredi 12 juin à 17h en français et à 18h en anglais. Il est possible de la regarder sur le compte Instagram @champagne_billecart_Salmon.

Nouvel échantillon du dossier Vins rouges / Vins blancs: le Domaine du Roc des Boutires (Domaine géré par le Château du Moulin à Vent) Macon Solutré 2018

Roc des Boutires

Ce Mâcon-Solutré-Pouilly blanc 2018 est un très bon exemple des vins blancs proposés dans cette région viticole majeure. La roche de Solutré est un site emblématique de Saône-et-Loire, au sud de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Ce vin blanc très agréable présente à l’œil une robe d’or d’un jaune soutenu, une couleur souvent plus intense que celle de ses voisins septentrionaux. Au nez, le vin s’ouvre généreusement, mais sans exubérance, sur des notes sucrées de fruits confits et d’agrumes mélangés (citron, pamplemousse), puis sur des tonalités rappelant la gelée de coing et la mirabelle fraîche. La maturité ressentie s’associe ainsi à une fraîcheur aromatique, avec une vraie gourmandise en bouche. Le vin se révèle structuré, restant néanmoins vif en fin de bouche. Pour une association toute en complémentarité étant donné la vivacité fréquente en bouche de ce vin, choisissez en entrée une tourte aux poireaux ou des verrines de risottos aux recettes crémeuses. Laissez ensuite sa trame acidulée trancher avec le beurre persillé des fruits de mer à la plancha (couteaux), des huîtres gratinées et des fameux escargots de Bourgogne. Le vin est proposé au prix de 17 € départ cave.

Communiqué de presse: Issu du terroir de Solutré-Pouilly, village emblématique du Mâconnais méridional, Mâcon-Solutré-Pouilly fait partie, avec le Pouilly-Fuissé et le Saint-Véran, des trois appellations délimitées sur ce territoire viticole à la renommée très ancienne. Depuis des millénaires, l’éperon de Solutré cristallise l’attention des hommes. Perçu comme une curiosité naturelle, puis comme un promontoire défensif évident, ce site remarquable concentre les attraits d’un haut-lieu géologique, archéologique et œnologique. Le gradin calcaire offre, à ciel ouvert, la lecture stratigraphique de l’ossature du paysage, composée de récifs coralliens fossilisés et déposés là par une mer chaude, peu profonde, sous un climat tropical, il y 170 millions d’années. Terrain très propice à la chasse entre – 50 000 et – 10 000 ans, lors du Paléolithique supérieur, Solutré marque désormais, pour le voyageur allant vers le nord, l’embarquement pour le navire viticole bourguignon, avec sa roche en figure de proue minérale. Repère plus discret, le Mont et le hameau de Pouilly, dont le château appartenait à un fermier des abbés de Cluny, voit son nom associé à Solutré en 1912 par décret.

La jeune Meylo fait ses armes avec son album très pop/soul, Lady Blues, disponible sur toutes les plateformes

Lady blues est le premier EP de la jeune artiste autodidacte Meylo, et il s’écoute vraiment avec plaisir. De quoi imaginer le meilleur pour la prochaine révélation pop/soul car son album 6 titres offre un avant gout réjouissant de ce dont elle est capable!

Un mélange des genres réjouissant

Le titre qui transporte vraiment à la première écoute, c’est Lila, morceau sorti déjà en 2018 et qui transporte dans une ambiance quasi onirique. Le reste des morceaux est du même tonneau, la voix de Meylo transporte et donne envie de la suivre. Son charme est irrésistible et son talent parait insubmersible. Ses prestations ont été remarquées sur les scènes du Printemps de Bourges, des FrancoFolies de La Rochelle ou encore à La Cigale. Son EP est une belle confirmation avec des titres comme le très rythmé Lady Blues ou le plus langoureux Come again. Autodidacte et doté d’un talent brut, Meylo démontre que le mélange de la soul et de la pop peut donner de très bons résultats, surtout quand des rythmiques caraïbéennes s’ajoutent par surprise, comme sur Come again. Les débuts sur scène ont été une révélation avec des reprises de Lauryn Hill ou Bob Marley. Elle rend ici un hommage vibrant aux grandes voix qui lui ont donné envie de s’exprimer sur des compositions personnelles qui en disent long sur le chemin parcouru. L’accent est mis sur le mélange des genres comme le très pop Dance with me tonight avec une voix presque jazzy. Next to me fait penser à Easy repris par Faith no more avec un faux rythme folk du meilleur effet. Le clip de Lady blues ouvre une autre lucarne sur un univers foisonnant et à découvrir.

Pas de solfège ou de conservatoire pour ce talent brut d’une artiste qui a découvert dans l’adolescence la soul, le hip-hop, la pop et le reggae. De quoi servir de base pour l’écriture de chansons avec sa seule guitare. A 25 ans, son premier EP Lady Blues est une belle révélation, produit pat Vanupié pour des chansons à la sincérité confondante.

Dossier vins blancs / vins rouges: deux vins rouges à découvrir avec le Cairanne Les Travers du Domaine Brusset et Le Corbières Timon Lepidus de Cascastel

La dégustation des vins rouges donne l’occasion de repas d’exception pour faire honneur aux breuvages reçus. Et ils ne déçoivent pas. Le Cairanne rouge Les Travers du Domaine Brusset et le Corbières Timon Lepidus des vignerons de Cascastel valent effectivement le détour!

Un Cairanne rouge d’exception

Le vin rouge se distingue avec son assemblage de cépages constitué de Grenache, Syrah, Mourvèdre et Cinsault. Grandi sur un sol argilo-calcaire en terrasses alluviales, riches en galets roulés, son rendement est de 35 hl / ha. L’âge des vignes s’élève à l’âge raisonnable 30 ans et la récolte est 100 % manuelle. La vinification est traditionelle avec éraflage, chaque cépage est vinifié séparément. L’élevage se fait pendant 10 mois, 70% en cuve, 30% en fûts de 3 ou 4 ans. Le vieillissement peut facilement atteindre 5 à 8 ans. Mais parlons du vin. D’aspect, il se distingue pas sa robe rouge d’une couleur rubis soutenue. Concernant les arômes, le nez est élégant avec des touches cassis et de sureau. En bouche, l’attaque est ample et concentrée avec des tanins soyeux et des touches de fruits type cassis et cerise avec une finale poivrée et épicée. Ce vin est idéal pour accompagner des viandes en sauce, des gibiers et des fromages. Il est possible de se renseigner en vente directe, sachant que la bouteille est proposée à 11 euros départ cave!

Les Vignerons de Cascastel proposent une cuvée Timon Lepidus rouge 2019 Corbières à déguster

Les vignerons de Cascastel sont sensibilisés de longue date à la protection de l’environnement et ils lancent cette cuvée « zéro résidu », vinifiée sans sulfites, dont le niveau de SO2 total se situe en-dessous de 10 mg/litre. Avec ses cépages constitués de 60% de Grenache noir, 10% de Syrah et 30 % de Carignan, il a un fort caractère. Les Maîtres Vignerons de Cascastel sont les seuls vignerons à avoir engagé une action biodiversité pour protéger le rare lézard Ocellé, ils ont démarré un programme d’étude pour inventorier puis des actions spécifiques pour protéger ce plus gros lézard d’Europe, qui figure sur la liste rouge des espèces menacées en Europe. Les 60 vignerons-coopérateurs de Cascastel exploitent 750 hectares de vignes en appellations Corbières, Fitou, VDN Rivesaltes, VDN Muscat de Rivesaltes et IGP Vallée du Paradis. La Cuvée Timon Lepidus représente le symbole fort de l’engagement environnemental des vignerons de Cascastel. Ce Corbières 2019 se distingue par sa belle robe rubis et ses arômes de fruits rouges et tanins fondus. Ce vin est parfait pour accompagner des plats en sauce, des volailles grillées et une assiette de charcuterie. Le prix de vente s’élève à 6€ TTC départ cave.

La Comédie continue, encore ! Les programmes du 8 au 14 juin

La Comédie continue ! mais s'adapte aux horaires du déconfinement

La Comédie continue, encore ! Les programmes du 8 au 14 juin

Depuis le 25 mai, les équipes de la Comédie-Française ont mis en place une nouvelle version de la chaîne de diffusion en ligne La Comédie continue !, adaptée aux horaires du déconfinement. Ainsi, du lundi au vendredi à 19h, un acteur de la Troupe répond aux questions des Internautes dans La causerie, tandis que les samedis et dimanches reprennent la formule initiale de la chaîne, avec deux levers de rideaux à 14h et à 20h30 auxquels s’ajoutent de multiples pastilles.

Du lundi 8 au vendredi 12 juin dans La causerie, Adeline d’Hermy, Gaël Kamilindi, Anne Kessler, Guillaume Gallienne et Clément Hervieu-Léger répondront aux questions des spectateurs.

Les 13 et 14 juin, les spectateurs pourront (re)découvrir :
►Une vie, un texte écrit pour la Troupe et mis en scène par Pascal Rambert
►Dom Juan et Sganarelle d’après Molière, un film écrit et réalisé par Vincent Macaigne
►Père d’August Strindberg, première création d’Arnaud Desplechin à la Comédie-Française (notre critique ici)
►La Comédie-Française ou l’Amour joué, film de Frederick Wiseman achevé en 1995.

« Alors que chacun reprend peu à peu ses activités, nous faisons évoluer La Comédie continue ! pour permettre à nos spectateurs de continuer à nous suivre et aux acteurs, aux différents services du théâtre, de se consacrer eux aussi à une activité plus traditionnelle. Se préparer à rouvrir nos salles et retrouver tous ensemble le désir et le plaisir d’un confinement consenti celui-là, le théâtre. Mais d’ici là, La Comédie continue, encore ! »
Éric Ruf

La Comédie continue, encore ! est diffusée exclusivement aux jours et heures indiqués sur :

► le site Internet www.comedie-francaise.fr
► la page Facebook comedie.francaise.officiel
► la chaîne Youtube LaComedieFrancaise
► certains programmes sont également disponibles en podcast sur Soundcloud.

Programmation semaine du 8 au 14 juin 2020

SAMEDI 13 JUIN
Speakerin du jour Aksel Carrez
14h Une vie texte et mise en scène Pascal Rambert avec Cécile Brune, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Hervé Pierre, Pierre Louis-Calixte, Jennifer Decker et Jeanne Louis-Calixte
Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en juin 2017
Durée 1h50

20h30 Dom Juan et Sganarelle d’après Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière – scénario et réalisation Vincent Macaigne avec Gérard Giroudon, Alain Lenglet, Julie Sicard, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Clément Hervieu-Léger, Gilles David, Suliane Brahim, Jérémy Lopez, Claire de La Rüe du Can
Tourné en novembre 2013 Coproduction ARTE France, Comédie-Française, Iconoclast, Euro Média France, avec la participation du CNC, et de TV5 Monde
Durée 1h5

DIMANCHE 14 JUIN
Speakerine du jour Claude Mathieu
14h Père d’August Strindberg, texte français Arthur Adamov – mise en scène Arnaud Desplechin (notre critique ici) avec Martine Chevallier, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Alexandre Pavloff, Michel Vuillermoz, Pierre Louis-Calixte, Claire de La Rüe du Can et Laurent Robert de la promotion 2015/2016 de l’académie de la Comédie-Française et la voix de Claude Mathieu Capté Salle Richelieu en décembre 2015
Durée 2h

20h30 La Comédie-Française ou l’Amour joué réalisation Frederick Wiseman Coproduction La Compagnie des Phares & Balises, Idéale Audience, Zipporah Films, Inc., La Sept/ARTE, France 3, avec la participation du CNC, du ministère des Affaires étrangères, de la PROCIREP et de la Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture
Tourné de décembre 1994 à février 1995
Durée 3h35

L’envolée, le premier film très réussi d’Eva Riley sur la difficulté d’être adolescent, le 8 juillet 2020 au cinéma

L’envolée

Une jeune fille vit ses premiers émois d’adolescence au contact de son demi-frère atterri de nulle part. Les accents anglais sont à couper au couteau, les jeunes hommes vivent de petits larcins et les jeunes filles s’apprêtent pour leur plaire. Tout sent l’apprentissage de la vie dans ce petit film charmant et envoutant. Les jeunes acteurs n’en font pas des tonnes et le courant passe avec un spectateur attiré par cette bluette inconséquente.

Il faut bien que jeunesse se passe

L’envolée se nomme Perfect 10 en VO et la réalisatrice écossaise Eva Riley y livre un premier long métrage remarquable de sincérité. Rien ne fait forcé dans l’histoire de Leigh, 14 ans, adolescente gymnaste douée et mal dans sa peau. Constamment agressée par les regards en coin et les réflexions acides de ses congénères, elle va se réfugier dans le petit monde offert par Joe, demi-frère débarqué dans son univers étriqué. Aussi futé qu’elle semble effacée, ils vont trouver un terrain d’entente après des premiers temps remplis de doutes et de méfiance mutuelle. Le film ne vole pas plus haut qu’un conte sur l’adolescence mais il remplit tout le cadre et ne connait aucune fausse note tout au long de ses 82 minutes. La jeune Frankie Box et le tout aussi jeune Alfie Deegan trouvent le ton juste pour figurer les hésitations d’un âge de transformation rempli de tourments existentiels. La gymnaste douée mais renfermée exprime enfin tout son potentiel quand elle cesse de se faire des nœuds au cerveau. Qui n’a pas connu cette période ingrate où rien ne va malgré les encouragements à se dépasser? L’adolescence est exprimée avec justesse et profondeur avec trois fois rien, sans esclandres au-delà des bruits de scooter qui pétaradent et les quelques erreurs de jeunesse faites de petits larcins et d’injures faciles. La ville de Brighton se transforme en station balnéaire langoureuse où le mal de vivre fait loi pour une jeunesse en quête de sensations et de sens à sa vie. Les doutes accompagnent la difficulté à s’accomplir face à un autrui perçu comme une menace constante. L’anxiété de la sportive renvoi constamment au mal-être intérieur, en perte d’équilibre là où il faudrait placer des cabrioles acrobatiques.

L’envolée est une première ébauche réussie d’ambition cinématographique collée à la réalité du quotidien. Eva Riley réussit à captiver avec une histoire minuscule qui s’élève à l’universalité de l’adolescence universelle. Le film sera à découvrir le 8 juillet en salles lorsque les cinémas seront enfin ouverts, il sera plus que temps.

Synopsis: Leigh, 14 ans, vit dans la banlieue de Brighton avec un père souvent absent. C’est une gymnaste douée qui s’entraîne intensément pour sa première compétition. Lorsqu’un demi-frère plus âgé apparait une nuit sur le seuil de sa porte, son existence solitaire vacille. La méfiance fait place à des sensations inconnues et grisantes. Leigh s’ouvre à un monde nouveau.

Dossier Vins rouges / Vins blancs: un Pessac Leognan d’exception avec le Château Coquillas 2018 du Domaine Château de France

Le Domaine Château de France est un habitué de la page et le Château Coquillas rouge 2018 est une belle découverte à faire pour apprécier sa force et son intensité.

Un Pessac Léognan tout en vigueur

Le Pessac Léognan Château Coquillas rouge 2018 est issu d’un terroir propice à son expressivité avec des Graves très profondes et un sous-sol parfois argilo calcaire. Composé de cépages caractéristiques de la région, à savoir du Cabernet Sauvignon pour 40% et du Merlot pour 60%, il bénéficie de vendanges manuelles et de 7 à 10 jours de fermentation suivies de 3 à 4 semaines de macération en cuves de 130 hl et 85 hl. Elevé en barriques de 2 à 3 vins pendant 12 mois, il peut enfin exprimer toute son intensité. D’aspect visuel, il bénéficie d’une robe d’un grenat chatoyant. Au nez, ce sont des arômes de cassis, de mûres, de griottes et de Menthol qui apparaissent. En bouche, c’est un vin stylé et charmeur, associant des notes minérales au fruit et à une belle structure tannique. Comme souvent pour ce type de vin, il se déguste d’abord sur des viandes grillées ou rôties, avec un bon brie ou un picodon sec. Proposé au tarif de 14,70 euros départ cave, il mérite une dégustation pour en profiter pleinement.

Communiqué de presse:

Bernard Thomassin n’est pas né Bordelais mais il l’est devenu… La famille Thomassin travaille depuis plusieurs générations dans la culture de la betterave pour la distillation en Ile-de-France, quand l’exploitation située dans le Val d’Oise, en butte à une urbanisation accélérée, est peu à peu rachetée par l’Etat. En 1985, la distillerie est fermée, surtout à la suite de la profonde modification de la politique de l’alcool en France. L’aventure bordelaise commence en 1971 quand Bernard Thomassin a la possibilité de racheter une propriété « en sommeil », où tout est à faire ou à refaire. On peut lire en 1986 dans « Histoire de la Vigne et du Vin » (Enjalbert) : « Les campagnes menées par ce propriétaire entreprenant et obstiné doivent permettre au Château de France de retrouver le prestige et la notoriété qu’il avait au 19ème et de porter de belle manière, notamment sur les marchés extérieurs, un si beau nom qui l’oblige » A l’époque où Bernard Thomassin investit dans le Château de France, seule l’appellation des Graves existe, peu de propriétés ont la faveur des courtiers et du négoce de la place, et c’est seulement plus tard que l’appellation Pessac-Léognan attirera les investisseurs. Une passion : de cette rencontre avec le vin naît une véritable passion. Bernard Thomassin s’attache désormais à un unique objectif: restaurer le domaine du Château de France pour donner à ce grand vin une qualité et une réputation à la mesure du prestige de l’appellation. Bernard Thomassin cultive la sagesse et la patience d’un homme de la terre. Les investissements mesurés et progressifs sont d’abord consacrés à la replantation du vignoble, puis à la restauration des chais, et enfin à l’édification de bureaux et d’une salle de réception. Bernard Thomassin a relevé avec succès son défi: élaborer un très grand vin.

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