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Le tant attendu volume 4 de Hip Hop Family Tree est enfin paru chez Papa Guede avec un focus sur les années 1984-1985

Hip Hop Family Tree Volume 4, Ed Piskor

Ed Piskor est de retour avec le 4e volume de sa saga consacrée au Hip-Hop. Après un Volume 1 consacré aux origines, un Volume 2 concentré sur l’émergence et un Volume 3 qui revenait sur la consécration, le Volume 4 s’intéresse plus particulièrement aux années charnières 1984-1985 avec la confirmation d’acteurs majeurs du mouvement et la propagation de la culture Hip-Hop en dehors de New York. Ed Piskor ne baisse pas de rythme et sait maintenir l’attention pour une lecture qui tient autant de l’encyclopédie que de la plongée fantastique.

Une saga au succès mondial

La saga Hip-Hop Family Tree s’adresse autant aux fans de BD’s qu’aux fans de Hip-Hop. Pas besoin d’être connaisseur de ce style de musique urbaine pour se laisser happer par la narration toujours enlevée du dessinateur scénariste Ed Piskor. Celui-ci agrémente les grandes lignes d’une multitude d’anecdotes qui empêchent de décrocher. Le style de dessin très cartoon accompagne une véritable intrigue de western (ou de thriller?) car les ambitions de jeunes pousses se confrontent assez vite à la loi du milieu, avec ses producteurs, ses stars confirmées et ses rivalités. Dans ce volume, c’est l’émergence d’un futur géant du rap, Dr Dre, qui sert de fil rouge et l’apparition de nouveaux acteurs appelés à jouer un grand rôle dans la culture hip-hop, tel le label Dej Jam. Au rayon humour, c’est les blancs-becs des Beastie Boys qui créent le scandale avec une tournée imaginée par Madonna en 1985 alors qu’ils sont encore complètement inconnus. Mike D, MCA et Ad-Rock ont fait la tournée des stades avec une trentaine de dates en première partie de l’idole des adolescentes fans de bluettes et d’hymnes à la joie des vacances. Les trois garnements se font quant à eux les ambassadeurs de la mauvaise blague et d’une vie de débauche. Anecdote croustillante qui en dit long sur la dichotomie de la scène pop de l’époque et les outrances grandissants du rap. Le reste de la BD est à l’avenant avec toujours cette volonté de ne rien cacher et de faire preuve de toujours plus de précision, autant dans le dessin que dans le scénario.

La saga Hip-Hop Family Tree n’est pas prêt de s’achever et l’impatience est toujours légitime avant la sortie de chaque volume étant donné le rythme de parutions. C’est donc le moment d’en profiter pour un moment de lecture haletant et mémorable.

Infos de l’éditeur :

Consacré aux années 1984-1985, ce quatrième volume de la série Hip Hop Family Tree d’Ed Piskor marque un tournant : les débuts de Dr. Dre, la tournée scandaleuse des Beastie Boys en première partie de Madonna, la montée en puissance du label Def Jam, la naissance du premier groupe féminin de rap, la rencontre entre Will Smith et Jazzy Jeff, l’incursion de Run-DMC au cinéma… Créé à New York, le hip-hop de cette paire d’années se propage à Miami, Philadelphie ou Los Angeles et fait pleuvoir les dollars, sur fond de crack et de ghettos urbains. Couronnée par le public et la critique, traduite en neuf langues, la saga « Hip Hop Family Tree » d’Ed Piskor (« Wizzywig », « X-Men : Grand Design »…) s’est imposée comme une référence incontournable dans l’histoire de la bande dessinée et celle des musiques noires américaines. Elle a notamment inspiré la série The Get Down.

Date de parution : 6 novembre 2019
Auteur : Ed Piskor
Editeur : Papa Guede
Prix : XXX

Kid Francescoli de retour avec son nouvel album « Lovers » prévu pour le 31 janvier 2020 chez Yotanka et le clip de Alive en écoute!

L’artiste électro Kid Francescoli est de retour. Beaucoup sont restés scotchés par le morceau Moon sorti en mars 2017 sur l’excellent album Play me again. Originaire de Marseille, Kid Francescoli sort son déjà cinquième album intitulé Lovers. Deux ans après le succès de Play Me Again qui l’a révélé et permis d’arpenter sans relâche les scènes de la planète, de Djakarta à Beyrouth en passant par Londres et évidemment Paris dans un Trianon plein à craquer, Mathieu Hocine s’est ressourcé dans la cité phocéenne pour inventer une suite qui ressemble surtout au début d’un cycle. Après avoir consacré deux albums, Play Me Again et With Julia, à raconter les turpitudes de sa relation avec la chanteuse américaine Julia Minkin, sur le mode je t’aime moi non plus, le compositeur a eu envie de surprendre et d’élargir le champ de ses collaborations, avec notamment Samantha pour qui il enregistre les paroles de Eu Quero, morceau fondateur où la voix fragile de la franco-brésilienne fait des merveilles. Démarrage d’une divine idylle qui illumine aussi Ces deux-là et O Sol. Kid Francescoli a ouvert les portes de son studio à d’autres voix féminines qui vont tisser ensemble le fil de ce Lovers où le sentiment amoureux est au centre des chansons qui ondulent toutes sous la chaleur d’une danse chaloupée. Mais qui sont donc ces nouvelles muses ? La plus connue c’est Sarah Rebecca entendue notamment chez French 79 sur Diamond Veins qui enflamme Miss Mess et The Only One. Mais il y a aussi deux surprises en forme de révélations. Nassee l’Italo-marocaine née à Madrid, aujourd’hui installée en France dont la chaleur métissée colle parfaitement à la moiteur des mélodies imaginées par Mathieu sur le single Alive et City
Lights
. Enfin, Alizée alias iOni, à la sensualité nerveuse envoûtant Cent Corps et
l’électronique puissante de So Over.

Beaucoup d’autres surprises prévues sur un album qui devrait faire parler de lui début 2020!

Les dates de la tournée:

Les premières dates :
28/02/2020 : Ohino – Milan (IT)
29/02/2020 : Le Romandie – Lausanne (CH)
12/03/2020 : Oslo – Londres (UK)
13/03/2020 : Rockhal – Luxembourg (LX)
14/03/2020 : Melkweg – Amsterdam (NL)
15/03/2020 : AB Club – Bruxelles (BE)
26/03/2020 : La Cigale – Paris (75)
15/04/2020 : Folks club – Munich (DE)
16/04/2020 : Art theater – Cologne (DE)
17/04/2020 : Nochtspeicher – Hambourg (DE)
18/04/2020 : Badehaus – Berlin (DE)
23/04/2020 : Zorlu – Istanbul (TK)

Le groupe Grèn Sémé de retour en compagnie de Gaël Faye sur l’EP Poussière dès le 8 novembre sur le label The Garden.

Grène Sémé, Poussière

Les sonorités du groupe Grèn Sémé sont aussi variées que passionnantes, entre chansons à texte, rock et maloya. Le groupe de la Réunion formé autour du trio Michael Beaulieu, Bruno Cadet et Carlo De Sacco est de retour après son premier album Hors Sol sorti il y a déjà 3 ans. Une poésie mélancolique alterne avec des morceaux plus colorés entre rock et pulsations d’ailleurs.

Un beau voyage musical

Grèn Sémé fait penser à beaucoup d’autres groupes tout en creusant son propre sillon. Certains penseront au créole, mais c’est le maloya de La Réunion qui rencontre des auteurs à texte comme Jacques Brel ou Léo Ferré. Réunis depuis 10 ans autour de Carlo De Sacco, les trois garçons ont réalisé leur premier enregistrement en 2013 avec pour centre de gravité l’île de La Réunion avec ses rythmes ternaires et l’utilisation du créole local, le maloya. Le groupe a trouvé son identité en étendant son territoire au delà de son île en invoquant les poètes français et les rythmes du monde. Rythmes rock, sonorités électroniques, textes fouillés et recherchés, Grèn Sémé choisit de ne pas choisir et de voguer sur des textes évocateurs. La modernité et les rêves s’entrechoquent sous l’égide d’une poésie qui parlera à beaucoup. Les nouveaux camarades qui se sont greffés sur le trio originel sont Germain Lebot à la batterie et aux percussions, et Rémi Cazal aux synthétiseurs et à la programmation pour densifier la rythmiques et les sons. Et cadeau bonux, l’auteur de Petit Pays Gaël Faye fait une incursion remarquée sur le titre Poussière issu de l’ EP du même nom à découvrir dès le 8 novembre sur le label The Garden. Le clip est réalisé par Romain Philippon et Samuel Malka. Un concert est planifié pour  le 21 novembre au FGO Barbara à Paris.

Grèn Sémé offre un beau dépaysement entre poésie doucereuse et textes incisifs. Le groupe n’est pas nouveau mais pourrait s’imposer de manière plus voyante pour intégrer le petit microcosme de la chanson française et toucher un plus grand public.

C’est pour ton bien, un petit livret philosophique de la collection Philophile (Gallimard)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

C’est pour ton bien, un petit livret philosophique de la collection Philophile (Gallimard)

Gallimard a sorti une collection très intéressante pour les jeunes adultes. Destinée plus précisément à tous les élèves qui préparent leur Bac. Philophile sera une aide incontestable pour leurs devoirs de philosophie. Ces petits livrets, illustrés par le grand bédéiste Alfred, ne pourront que leur plaire et leur être utile.
Les lycéens ne trouveront aucune réponse précise sur tel ou tel sujet, mais bien plutôt des pistes de réflexions avec de nombreuses références littéraires et philosophiques.
L’auteur, Benjamin Delmotte est Normalien et docteur en philosophie. Dans son livret, C’est pour ton bien, l’auteur aborde le grand thème de l’éducation.

Eduquer ou soumettre ? Telle est la question !

Notion de savoir associée à la notion de pouvoir. Rien n’est plus alors évident. En fait ça arrange qui ? Les parents ou l’enfant ? C’est pour le bien de qui au final ?
Les relations parents-enfants sont sans doute le domaine où la dissymétrie du savoir semble la plus « naturelle » et difficile à remettre en question. P24

Eduquer l’enfant, c’est par conséquent tout autant une occasion de s’éduquer soi-même. P45
C’est pour ton bien, sera pour le lecteur un petit livret riche en pistes de réflexions et permettra à l’étudiant de se projeter dans le domaine de l’éducation, sans être soumis à la moindre pression.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : septembre 2019
Auteur : Benjamin Delmotte
Editeur : Gallimard Jeunesse
Prix : 10 € (48 pages)

Ainsi passe la gloire du monde, un livre très anti-Trump, de Robert Goolrick (Anne Carrière)

Ainsi passe la gloire du monde, un livre très anti-Trump, de Robert Goolrick (Anne Carrière)

Robert Goolrick est un célèbre auteur américain. Ainsi passe la gloire du monde est son dernier livre écrit uniquement pour la France, où « il a trouvé une terre d’asile littéraire ». Un livre tout simplement incroyable et bouleversant.

Ses mémoires

Ainsi passe la gloire du monde est le troisième et dernier volet du cycle autofictionnel de Robert Goolrick après Féroces et La chute des princes.
Rooney, l’avatar de l’auteur, est vieux et malade. Il habite, abandonné de tous, dans un cabanon. Extrêmement seul et extrêmement pauvre. Mais avant d’en arriver là, il a été un homme très riche, très beau, et très célèbre. Il connaissait tout le monde et tout le monde le connaissait. Les femmes mais aussi les hommes.
Et il nous décrit sa vie du temps de sa splendeur, du temps de sa richesse ! Une Amérique, avec à sa tête un homme aux allures de clown qu’il ridiculise tout au long de son livre. Il se remémore les bons et les moins souvenirs de sa vie d’avant… et toujours ce Trump qui revient comme un mauvais refrain :
Et il était aussi accro au sexe. Comme Trump. P62
Enfoiré de Trump p72
TrompetantrompeurtraîtreputaindeTRUMP p83

Son enfance

Il se souvient. Il parle de ce qu’il a vécu. Très vite, très peu. Avec son père. Quand il n’était qu’un petit garçon innocent. Inoubliable. A jamais marqué. Au fer rouge.
Passé l’âge de vingt ans, plus personne ne se soucie de ce qui est arrivé dans l’enfance. P47
Des cicatrices jamais refermées.
Rooney souffre, regarde en arrière et souffre encore plus.
Aux chiottes les riches qui baisent les pauvres. P83
Rooney n’a rien oublié. Tout remonte à la surface. Et ça fait mal. Surtout cette Amérique divisée ! Surtout ce Trump…
TruanTrump n’a pas seulement volé l’élection, et la nation avec, il leur a volé leurs cerveaux. P98

Souvent le lecteur devra arrêter sa lecture pour reprendre son souffle car le ton est noir, amer, et toujours en filigrane la souffrance de l’auteur omniprésente et la haine de Trump. Mais c’est sûr, il faut lire Ainsi passe la gloire du monde !

 

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 23 août 2019
Auteur : Robert Goolrick
Editeur : Anne Carrière
Prix : 22 € (280 pages)

La chanteuse L (Raphaële Lannadère) sur les pas de Barbara : une réussite

La chanteuse L (Raphaële Lannadère) sur las pas de Barbara : une réussite
Un jardin de silence conçu par L (Raphaëlle Lannadère) © Photo : Nicolas Joubard

La chanteuse L (Raphaële Lannadère) sur les pas de Barbara : une réussite

En 2011, la chanteuse-autrice-compositrice L., alias Raphaële Lannadère, était couronnée du prix Barbara (distinction qui donne lieu à la scène inaugurale avec un discours verbeux du ministre de la culture de l’époque, tout droit sorti de l’esprit d’un conseiller énarque ! et interprété par Thomas Jolly).

C’est dire si un lien particulier la relie avec l’interprète de L’Aigle noir, un lien forgé depuis l’enfance et même plus loin encore, puisque sa mère l’écoutait quand elle était enceinte. Pour L., Barbara est « une langue maternelle, un spectre bienveillant qui rôde », mais aussi « une figure insupportable et écrasante, une mère toute-puissante ».

Un jeu de piste singulier et poétique avec la dame en noir

Alors plutôt que de s’éloigner de Barbara, elle a décidé de créer un projet théâtral autour d’elle. Et s’est entourée du musicien Babx au piano, et du metteur en scène Thomas Jolly qui lui donne aussi la réplique, qu’elle nous immerge dans l’univers de la dame en noir avec quelques unes de ses chansons. Mais aussi à travers ses mots relevés dans des extraits d’interviews et d’archives sonores dont les questions si peu inspirées des journalistes, sont propices à de grands moments de solitude, pointés avec une ironie mordante par Thomas Jolly.

Ni biopic, ni best of donc, mais un jeu de piste singulier et poétique entre le personnage de la chanteuse de L et celui de Barbara. Et c’est là toute la force et la singularité du spectacle, où s’esquisse – l’une, l’autre, l’une avec l’autre – une figure d’artiste investie, sensible, passionnée et engagée.

Comme elle, le timbre voilé de Rapaëlle Lannadère nous subjugue immédiatement et nous accroche, pour soudain s’ouvrir avec une ampleur inattendue, et faire s’envoler et se mouvoir la mélodie. Où les paroles, à fleur de peau, au gré d’images douces ou inquiétantes, dévoilent leur force évocatrice.

Le tout est emmené par l’art aiguisé et maîtrisé de la mise en scène de Thomas Jolly, qui, à l’abri de faisceaux lumineux, sculptent et cisèlent l’espace entre un intérieur au mobilier apaisant et une scène irradiante entre ombre et lumière, où s’opère la mise à nu de l’artiste face au public et aux projecteurs.

Dates : du 18 octobre au 03 novembre 2019 – Lieu : La Scala (Paris)
Metteur en scène : Thomas Jolly

Les canons de l’élégance : fastes militaires au Musée de l’Armée

Plus de 200 objets rythment l’exposition Les canons de l’élégance au dernier étage du Musée de l’Armée. Cadeaux diplomatiques, décorations militaires, symboles d’autorité ou encore simples tenues d’apparat, ces objets rappellent les fastes et grandeurs du statut de guerrier depuis le XVIe siècle.

Au coeur du splendide Musée de l’Armée, les Canons de l’élégance propose au visiteur une immersion dans l’histoire militaire. Elle est racontée au gré d’objets rares et précieux. De la sublime épée de diamants de Louis XVI (utilisée une seule fois à l’occasion des Etats généraux) à l’uniforme des ingénieurs des Ponts et Chaussée, cette exposition balaye intelligemment les époques. L’apparat militaire ne se résume pas au simple costume, que l’on connait bien. Ce sont également à travers des armes ou symboles parfois insolites que les guerriers assoient leur pouvoir. En témoigne un collier de chien un peu spécial, qui permettait à son maître (officier de l’armée royale) de témoigner de sa puissance et de sa noblesse. Les armes ne sont pas les seuls témoignages du pouvoir et de la puissance militaire.

L’autorité suprême est marquée par le bâton du maréchal de France, décerné à certains officiers lorsqu’ils deviennent maréchaux. Une salle met à l’honneur ce symbole d’autorité militaire. Enfin, après avoir déambuler au milieu des légions d’honneur et avoir admiré la grand collection d’armes offerts au maréchal Joffre, le parcours se termine avec une touche de modernité, au coeur de robes et costumes de créateurs. Au coeur de cette dernière salle trône une robe de Jean-Paul Gaultier.

Le visiteur ira à la découverte de ces objets d’exception, chefs d’oeuvre d’armurerie, d’orfèvrerie ou de bijouterie. Une exposition qui plaira aux plus petits comme aux plus grands ! A découvrir au Musée de l’Armée à Paris.

Les Canons de l’élégance
Musée de l’Armée – Invalides

Tous les jours de 10h à 18h
Du jeudi 10 octobre 2019
au dimanche 26 janvier 2020

https://youtu.be/5y8vpC9c6no

Le 41e Festival Cinemed de Montpellier s’offre une ouverture en lettre Kapital sous l’égide de Costa-Gavras avec Adults in the room.

Costa-Gavras, en pleine forme, inaugure le 41e Cinemed. ©Jérémy Aliot

Qui d’autre que Costa-Gavras, le cinéaste franco-grec le plus engagé pour inaugurer la nouvelle présidence du Festival Cinemed de Montpellier en la personne du maire de Palerme, Leoluca Orlando, personnage vivifiant et héros moderne de cette Méditerranée libre, affranchie et universelle.

Ce vendredi 18 novembre 2019, dans une ambiance électrique surchauffée par un Corum rempli à ras-bord comme à ses plus belles heures, le Cinemed s’est offert une ouverture magistrale autour du film Adults in the room. Le tout ponctué par l’émotion ténue et retenue de son réalisateur à la longévité exceptionnelle, qui malgré tout son vécu, n’a pas pu s’empêcher d’écraser une petite larme face à la longue ovation d’un public conquis.

Crédit photos : Jérémy Aliot.

Adults in the room ou la comédie de l’absurde à son paroxysme.

Non, je vais vous éclairer assez vite, Adults in the room n’est pas une comédie mais bien un thriller politique adapté de l’expérience immersive de Yanis Varoufakis, ex-ministre des finances grec, à travers les turpitudes exaltées de la renégociation de la dette de son pays avec l’Union Européenne. Non, comme le « No Pasaran », faisant référence à la lutte anti-faciste dans l’Espagne franquiste, et prononcé par Christos Loulis, interprète émérite de Varoufakis. Comme une ode à la résilience qui sera évidemment le fil rouge du film. Costa-Gavras revient ici à ses fondamentaux après sa douce fable humaniste sur les migrants, Eden à l’Ouest, et le thriller financier Le capital, porté par un assez faible Gad Elmaleh, et qui avait déjà eu la primeur d’ouvrir le Festival. Ici, on pense instantanément à Z, qui reste pour beaucoup de metteur en scène la matrice du film politique. On y retrouve cette vivacité des mots, cette caméra fourmillante mais au service des hommes, en l’occurrence des excellents « inconnus » Loulis et Alexandros Bourdoumis, lui dans la peau du premier ministre Tsipras. Et il en faut des mots pour expliquer au néophyte tout ce qui se trame derrière le fameux MoU dessiné par les technocrates de Bruxelles afin d’assainir les finances de la Grèce, à moins que ce ne soit les siennes ?

Christo Loulis impressionnant de mimétisme sous les traits du succulent Varos Varoufakis.

Quand le mur se fissure, la lumière guette toujours.

C’est là que la technique et la maestria du cinéma entre en jeu. Montage vif, dialogue ciselé distillée dans un langage très pédagogique malgré la technicité du propos, jeu des acteurs empathiques et enlevés, ou encore partition élégante d’Alexandre Desplat sous fond de sirtaki pour marquer le rythme et surtout appuyer la redondance de cette comédie de l’absurde qui se joue sur grand écran durant près de 2 heures. Une durée folle pour démontrer encore et encore comment le grand Kapital pipe les dés du jeu démocratique grec. En ligne de fond, on semble discerner que cela nous concerne tous. En ligne de mire, une oligarchie qui tire toutes les ficelles de politiques prisonniers d’un système sans autre issue que la fuite en avant irréelle et dévastatrice pour les petites gens. Costa-Gavras dessine à travers le destin des 2 leaders de Syriza toute la tragédie de l’humanité contemporaine, le tout dans le berceau de la démocratie. Triste constatation comme le « NON » prononcé par Wolfgang Schauble, inflexible ministre allemand, sous les traits du grand Ulrich Tukur, quand on lui demande s’il aurait signé le MoU et mis son peuple à genou. De là à voir un semblant de lumière apparaitre ? Je vous laisserai constater par vous-même, moi, la plus belle lumière de ma soirée est venue de la larme écrasée par le Président de la Cinémathèque Française lors du générique final.

L’émotion d’un grand homme, Costa-Gavras, au Cinemed capturé par ©Jérémy Aliot

Synopsis

Après 7 années de crise le pays est au bord du gouffre. Des élections, un souffle nouveau et deux hommes qui vont incarner l’espoir de sauver leur pays de l’emprise qu’il subit. Nommé par Alexis, Yanis va mener un combat sans merci dans les coulisses occultes et entre les portes closes du pouvoir européen. Là où l’arbitraire de l’austérité imposée prime sur l’humanité et la compassion. Là où vont se mettre en place des moyens de pression pour diviser les deux hommes. Là où se joue la destinée de leur peuple. Une tragédie grecque des temps modernes.

Sortie : le 6 novembre 2019
Durée : 2h04
Réalisateur : Costa-Gavras
Avec : Christos Loulis, Alexandros Bourdoumis, Ulrich Tukur, Valeria Golino, Daan Schuurmans
Genre : Thriller politique
Distributeur : Wild Bunch Distribution

Valérie Mréjen expose et écrit : Soustraction (Editions de l’IMEC)

Valérie Mréjen expose et écrit : Soustraction (Editions de l’IMEC)

Valérie Mréjen est une artiste accomplie. A la fois artiste et écrivain. Et cette fois-ci, elle accomplit les deux en même temps avec son œuvre Soustraction.

Archives

Valérie Mréjen expose à partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 16 février 2020, son œuvre Soustraction, à l’Abbaye d’Ardenne, à Saint Germain la Blanche Herbe, en Normandie.
Cette exposition est très originale. L’artiste est partie chercher des archives, quelquefois minuscules, pour en réaliser une œuvre. Elle a choisi ce titre Soustractionà cause du choix effectué parmi ces archives, du geste qui consiste à soustraire quelques pièces de leurs fonds d’origine pour un temps limité. 
Elle a choisi ces archives, les a recadrées, ou n’a choisi qu’un morceau de l’image et au final elle en a fait sa propre œuvre.
Le résultat est surprenant ! « Extraire, cadrer, zoomer. »

Œuvre littéraire collective

Publik’Art n’a pu assister au vernissage qui a eu lieu hier soir, mais son livre Soustraction en rend un bel hommage. Il est publié aux Editions de l’IMEC, dans sa collection « Le lieu de l’archive ». Son texte illustre merveilleusement l’exposition.
Valérie Mréjen a également demandé à cinq auteurs d’y laisser leurs empreintes : Tania de Montaigne, Dominique Gilliot, Stéphane Bouquet, Bertrand Schefer et Laurent Mauvignier. Chacun a réagi à sa façon devant certaines archives. De très beaux textes en ressortent !
Publik’Art ne peut que vous conseiller de voir l’exposition Soustraction et de lire le magnifique livre Soustraction de Valérie Mréjen, avec des photos sublimes !
Une véritable double œuvre d’art !

 

Infos de l’éditeur :

 

Date de parution : Octobre 2019
Auteur : Valérie Mréjen
Editeur : Editions de l’IMEC
Prix : 28 € (175 pages)

Les habits neufs du Père Noël, un immense album cartonné (Père Castor)

Les habits neufs du Père Noël, un immense album cartonné (Père Castor)

Autrefois, le Père Noël était habillé comme tout le monde. Dans le livre de Brigitte Delpech, Les habits neufs du Père Noël, le lecteur va découvrir ppurquoi le Père Noël s’habille ainsi.

Un jour le Père Noël ne voulait plus être comme tout le monde. Il eut alors l’idée de porter un habit extraordinaire car ce qu’il faisait chaque nuit de Noël était extraordinaire. Il demanda donc à Mère Noël de lui confectionner un habit de toutes les couleurs. Il était superbe ! Mais tout le monde le prit pour Polichinelle !

Alors, il décida de se mettre juste en caleçon pour ne pas donner de travail à Mère Noël. Évidemment, il tomba malade ! Alors, l’année suivante il demanda un habit de fourrure pour ne plus jamais avoir froid, puis l’année d’après encore un autre habit… Aucun ne lui convenait vraiment ! Jusqu’au jour où il regarda vraiment Mère Noël…

Les habits neufs du Père Noël est un très bel album cartonné, destiné aux petits enfants. Le jeune lecteur aimera tourner les pages de cet immense album (180×240), très joliment illustré, et forcément magique !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 16 octobre 2019
Auteur :Brigitte Delpech
Illustrateur : Géraldine Cosneau
Editeur : Père Castor
Prix : 10 €

Pour ne plus être une quiche en cuisine, des recettes originales pour tous (Flammarion)

Pour ne plus être une quiche en cuisine, des recettes originales pour tous (Flammarion)

Morgane Mathieu est une bloggeuse très connue. Elle a créé le blog « Trust the Mojo », car elle est avant tout passionnée par le tricot. Avec Pour ne plus être une quiche en cuisine, Morgane Mathieu s’attaque à sa seconde passion : la cuisine. Et dans son petit livre, elle nous livre des recettes originales et faciles à réaliser. Une cuisine pour tous et à la portée de tous les porte-monnaie !
Non seulement les recettes sont simples, mais elles donnent envie ! Et elles plairont beaucoup aux jeunes et leur permettront de manger bon et équilibré et de façon très conviviale !
Vous trouverez des recettes de petit-déjeuner complet comme on n’a pas l’habitude.
Bien sûr, des recettes de quiches, pizzas mais aussi des cheeseburgers. Elle n’oublie pas les tapas, des spécialités comme le chili con carne, le poulet au citron ou encore la salade de quinoa à la marocaine. Quant aux desserts, il y en a pour tous les goûts : du fondant au chocolat en passant par le crumble ou par le cookie. Vous pourrez même concocter des boissons qui raviront vos hôtes.
Pour ne plus être une quiche en cuisine, est un petit livre de cuisine, joliment illustré et facile à suivre ! A mettre entre toutes les mains !

Infos de l’éditeur :

A partir de 13 ans.

Deviens un chef sans te prendre la tête !

Une cuisine astucieuse, avec des fruits et légumes de saison !

Épate tes potes sans passer une heure en cuisine !

Date de parution : 16 octobre 2019
Auteur : Morgane Mathieu
Illustrateur : Alexandra Huard
Editeur : Flammarion
Prix : 13,00 €

Le club Vignobles et Signatures sort le grand jeu au Rosa Bonheur sur Seine

Vignobles & Signatures

Le Club Vignobles & Signatures a l’habitude de mettre les petits plats dans les grands à l’occasion de dégustations de qualité. Le rendez-vous du 14 octobre n’a pas dérogé à la règle avec les 17 familles réunies sur la péniche du Rosa Bonheur sur Seine rive gauche à Paris. L’occasion de retrouver des interlocuteurs passionnés et passionnants, des breuvages connus et quelques nouveautés très intéressantes.

Un club très select dans l’ère du temps

Le Club Vignobles & Signatures existe depuis en 1984 et la première occasion pour nous de les découvrir à l’occasion d’une dégustation date déjà de 2015. A l’origine, le Club rassemblait 8 vignerons issus de 8 appellations majeures, mais maintenant le Club a pris une toute autre dimension. 1550 hectares de vignes, 11 500 000 bouteilles, 375 salariés, et un chiffre d’affaires de 84 millions d’euros, les appellations du Club ont su allier réussite commerciale et conservation de leurs traditions centenaires. Aujourd’hui, ce sont 17 familles de vignerons qui partagent une belle histoire viticole qu’ils se battent pour préserver et font fructifier avec des vins qui méritent le détour. Surtout que l’heure du bio a sonné pour nombre d’entre eux. Ainsi, le Champagne Drappier propose un Champagne Clarevallis Extra-brut composé de 75% de Pinot noir, de 10% de Chardonnay, de 10% de Pinot Meunier et de 5% de Pinot blanc. A 39,50€ la bouteille, c’est l’occasion de peut être découvrir le champagne du futur. Pas de bio chez l’appellation Coume Del Mas mais de belles propositions avec son Folio 2018 Colioure blanc proposé à 19 euros et son Quadratur 2017 rouge à 25 euros pour découvrir ces vins de gastronomie, riches et puissants. Les vignobles Joseph Janoueix tentent le bio avec les cuvées Château de Sarpe 2016 à 20,80 euros et le Château Castelot 2016 à 27,55 euros nichés en plein cœur de la région bordelaise. Les Merlot, Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc sont assemblés en respect d’un cahier des charges serré pour respecter l’appellation bio. Les vins sont bien structurés et peuvent accompagner des repas de viande en tout harmonie. Dernier vigneron rencontré, le Domaine Cauhapé sait proposer des Jurançon qui ne cessent de surprendre, en sec et en moelleux, avec un C de Cauhapé 2017 gourmand à 32 euros, un Geyser 2018 chatoyant à 13,90 euros et un Quintessence 2014 tout en rondeur à 100 euros.

Accompagné d’une dégustation d’excellentes huitres de chez David Hervé, la dégustation a tenu toutes ses promesses avec des interlocuteurs passionnés. Des Cognacs, des Armagnacs, des Pouilly, des vins rouges et blancs, il y en avait vraiment pour tous les gouts avec l’assurance d’un niveau qualité des plus élevés au Club Vignobles & Signatures.

Que nous apprend l’expérience, un super petit livret de la collection Philophile (Gallimard)

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Que nous apprend l’expérience, un super petit livret de la collection Philophile (Gallimard)

Gallimard a sorti une collection très intéressante pour les jeunes adultes, Philophile. Destinée plus précisément à tous les élèves qui préparent leur Bac. Philophile sera une aide incontestable pour leurs devoirs de philosophie. Ces petits livrets, illustrés par le grand bédéiste Alfred, ne pourront que leur plaire et leur être utile.
Les lycéens ne trouveront aucune réponse précise sur tel ou tel sujet, mais bien plutôt des pistes de réflexions avec de nombreuses références littéraires et philosophiques.
L’auteur, Carole Widmaier est agrégée de philosophie et nous partage à la fois son savoir et ses expériences !
Que nous apprend l’expérience ? Ce livret s’adresse vraiment à l’adolescent. Il est vrai qu’à cet âge, le jeune se teste, et se cherche à travers ses nombreuses expériences, bonnes ou mauvaises. Le but n’est pas de faire, mais de se trouver et d’apprendre sur soi, tout en sachant que le moi s’inscrit dans un tout !
Ce que m’apprend toute expérience, c’est précisément que je n’existe jamais en-dehors d’un système de relations : que mon existence même est relationnelle. P27
Que nous apprend l’expérience ? un petit livret riche en réflexions ! A lire en prenant son temps et à relire !

 

Résumé de l’éditeur :

A partir de 15 ans.

Toute expérience, quelle qu’elle soit (une brûlure, une passion, un voyage, une naissance ou une mort) nous modifie. Si l’on apprend sur soi, sur les autres, sur le monde, c’est bien toujours un je qui apprend, jamais un nous. Mais le sens même d’une expérience suppose d’envisager son possible partage. Chacun de nous apprend de sa propre expérience et de celle des autres, mais toutes ces expériences ne méritent ce nom que si elles s’inscrivent dans l’horizon d’un nous…

Date de parution : 5 septembre 2019
Auteur : Carole Widmaier
Editeur : Gallimard
Prix : 10 €

Béatrice Dalle et JoeyStarr : un duo hors-norme

Béatrice Dalle et JoeyStarr : un duo hors-norme

Joeystarr et Béatrice Dalle dans «Elephant Man». © Arnaud Bertereau

Béatrice Dalle et JoeyStarr : un duo hors-norme

Apres Lucrèce Borgia en 2015 et Peer Gynt en 2018, David Bobée, directeur du CDN de Normandie, adapte et met en scène Elephant Man, la pièce de Bernard Pomerance créée en 1977, avec dans les rôles principaux : JoeyStarr et Béatrice Dalle. Un duo hors-norme dont la présence brute, animale de JoeyStarr et le magnétisme charnel de Béatrice Dalle, ne suffisent pas à compenser une mise en scène en manque d’incarnation.

Entré au répertoire des Théâtres nationaux britanniques, cet énorme succès est joué plusieurs années à Broadway. Il y reçoit un Tony Award en 1979, et en 1980 David Bowie reprend le rôle pour y apparaître, comme JoeyStarr, sans maquillage, ni prothèse. C’est aussi un film de David Lynch sorti la même année qui fait partie de la mémoire collective.

« Je ne suis pas un animal, je suis un être humain« , tout le monde se souvient de cette réplique culte de Joseph Merrick, alias Elephant Man. Né en 1862 à Leicester en Angleterre, Merrick a vu son corps se déformer dès l’âge de deux ans.

Devenu adulte et rejeté, ses difformités sont devenues une attraction foraine où il est exhibé et moqué pour sa monstruosité. Jusqu’au jour où l’homme-éléphant croise la route du chirurgien Frederick Treves qui voit immédiatement en lui un cas médical exceptionnel et décide de le racheter à son bourreau.

Pour ce médecin réputé de la société londonienne, il devient alors un véritable objet de curiosité, non seulement scientifique, mais également humain avec cette interrogation : comment une telle difformité est-elle possible ? Bien qu’exposé devant la communauté et l’intelligentsia, personne n’a de réponse sur la maladie dont il souffre. Pire encore, celui-ci serait un attardé congénital. Pourtant, contre toute attente, John Merrick dévoile son vrai visage, celui d’un homme intelligent capable de penser, de se questionner, et même de rêver !

Mais très vite le triste sort de John Merrick ne fait que recommencer, lequel voit dès lors sa condition simplement déplacée d’un champ de foire à une prison médicalisée. Seule l’amitié – et bientôt l’amour – de Madame Kendall, actrice de profession, offrira à John Merrick la possibilité d’exprimer ce qu’il ressent et de recevoir cette humanité qu’on lui refuse obstinément.

David Bobée reste fidèle à l’original et au postulat selon lequel le monstre n’est pas celui que l’on croit, il est avant tout dans le regard que les autres portent sur lui. Le texte étant un plaidoyer pour le droit à la différence. Car lorsque le monstre se révèle plus humain que ceux qui le regardent… que se passe-t-il ?

Si les acteurs chacun dans leur registre ne déméritent pas, la mise en scène trop narrative manque de souffle dramaturgique pour faire résonner dans la noirceur de la condition humaine, voulue par le metteur en scène, à grand renfort d’une esthétique ténébreuse et froide, la dimension transgressive du propos sur la tolérance, les préjugés et la différence, où le texte et l’intrigue apparaissent alors vite surannés.

On retiendra quelques moments forts dont l’entrée fracassante du bonimenteur de foire à l’allure rock et roll interprété par l’excellent Michaël Cohen et les vers de Roméo et Juliette échangés entre la Belle (Béatrice Dalle) au phrasé parfait et la Bête à la sensibilité écorchée vive (JoeyStaar). Tout comme la scène à la fin de la première partie ou chacun des comédiens exprime avec justesse l’humanité de John Merrick « Il est comme moi » tandis que l’homme éléphant, humble et discret, construit une maquette de cathédrale.

Dates : 9 au 20 octobre et 28 novembre au 14 décembre 2019 – Lieu : Folies Bergère (Paris)
Metteur en scène : David Bobée

L’automne s’accompagne de l’arrivé de Bulles à profusion (et un peu de vin aussi)

Ackerman, cuvée Emilie Laurance

La saison des dégustations débute en fanfare avec une quantité impressionnante de bouteilles reçues pour des découvertes multiples et variées. Les bulles sont à l’honneur avec des déclinaisons provenant de nombreuses régions viticoles hexagonales, avec également du vin blanc et du vin rouge pour satisfaire à des évènements bien particuliers. C’est parti pour un large tour d’horizon!

Des Bulles multiples et savoureuses

Le PURE LOIREVouvray Brut est composé en totalité de Chenin blanc pour une bulle fine et une robe jaune paille aussi soutenue que lumineuse. Le nez est délicat, fruité abricot-pâte de coing et une pointe de cire d’abeille. La bouche est ronde et gourmande, minérale, équilibrée et tendue. Le breuvage peut se déguster en apéritif ou avec des plats de poissons en sauce ou frits. Les desserts aux fruits blancs ne sont pas non plus à exclure. Distribué en vente directe, le prix conseillé départ cave se situe entre 8 et 9 euros.

Le Chassenay d’Arce PREMIÈRE BRUT se compose de cépages Pinot Noir pour 60 % et de Chardonnay pour 40 %. La bulle est fine et la robe est brillante jaune citron. Le nez est expressif, élégant et frais, floral tilleul-acacia, fruits jaunes avec des notes épicées et des nuances miellées. La bouche est fraîche et harmonieuse, acidulée et ronde avec une jolie longueur. La bouteille peut se servir autour d’un millefeuille de saumon au fromage frais, de fagots d’asperges au jambon grillé ou de feuilles de vigne farcies. Distribué en vente directe, auprès de cavistes dont le connu Repaire de Bacchus et également Printemps du Goût à Paris, ou en CHR. Le prix indicatif TTC départ cave est de 24,80 euros. Et ça le vaut largement!

Le CRÉMANT DE SAVOIE des Vins Million Rousseau a été médaillé d’argent ex-aequo au Concours National des Crémants 2018. Assemblage harmonieux de Jacquère pour 40 %, de Chardonnay pour 32 %, d’Altesse pour 21 % et de Pinot noir pour 7 %, il se distingue par sa bulle fine et régulière. Une belle robe or à reflet émeraude attire le regard. Le nez est intense, fruité kiwi-pomme-poire-citron avec une touche d’aneth et de poivre blanc. La bouche ronde et ample, structurée avec une belle matière, longue. Pour le découvrir, il ne faut pas hésiter à l’accompagner d’apéritif avec des gougères, du saumon gravelax, de la blanquette de la mer, des blancs de volaille marinés aux épices, du cantal ou du vacherin aux pêches. Distribué en vente directe, il est proposé en prix indicatif départ cave à 9,90 euros.

Le CHARME AUX DAMES Méthode Traditionnelle Brut gris est une splendeur avec son cépage 100% Pineau d’Aunis. Sa bulle fine et sa robe rose saumon précèdent un nez mûr aux tonalités de bonbon acidulé La bouche est fondue et fraîche avec une jolie longueur sur les fruits rouges. Le breuvage est parfait pour accompagner un apéritif composé de crevettes sauce cocktail. Distribué directement en cave, son prix indicatif est de 6 euros.

L’ATMOSPHÈRE 2017 de Figuière est lui aussi un Méthode Traditionnelle Extra-Brut rosé bio composé de Cinsault et de Grenache. Sa bulle fine et régulière s’accorde parfaitement à sa robe rose tendre et élégante. Le nez est délicat avec des notes d’abricot, de fruits rouges et d’agrumes. La bouche reste équilibrée entre fraîcheur et rondeur avec une finale élégante, fruitée et gourmande. Il accompagne apéritif et desserts fruités en toute harmonie. Vendu directement ou en CHR, il est proposé en prix départ cave TTC à 16,40 euros.

Des Vins pour les Desserts

Le Cahors HAUTE COLLECTION 2016 de chez Château Eugénie se compose comme toujours de 100% de Malbec. Il arbore une robe presque noire et un nez riche, intense et expressif de fruits rouges bien mûrs. La bouche est ample et harmonieuse entre complexité aromatique et des tanins très fins. Le choix de desserts pour l’accompagner est à discrétion, on peut suggérer des assortiments assez forts en bouche pour s’accorder avec le vin puissant, comme un tiramisu, un fondant au chocolat, une fondue au chocolat, une tartelette au chocolat noir, un parfait glacé au chocolat noir ou un éclair au chocolat noir. Distribué directement en vente directe, en CHR ou sur Lesgrappes.fr prochainement, il est proposé au tarif de 25 euros

Le MÉMOIRE DE VIGNERONS 2016 provient de la cave Gravillas. Ses cépages assemblés de Grenache, Syrah et Mourvèdre donnent à la bouteille une belle robe rubis profond. Le nez est complexe et touche aux fruits noirs cassis-mûre-cerise noire. La bouche est fondue et équilibrée avec l’expression de fins tanins, elle est également longue avec une finale sur le fruit, la fève de cacao et le poivre noir. Les desserts recommandés pour l’accompagner sont la compotée de cerise noire, une tarte aux myrtilles ou un fondant au chocolat. Distribué en vente directe, le prix recommandé en départ cave s’élève à 9,5 euros.

Le CHÂTEAU DE FRANCE 2015 est un Pessac Léognan rouge composé de Merlot pour 60 % et de Cabernet Sauvignon pour 40 %. Sa robe est rubis profond et son nez est intense avec des notes de fruits rouges mûrs comme la groseille, la fraise ou la cerise. La bouche est fondue et ronde, harmonieuse entre puissance, gourmandise, fraîcheur et matière, fruitée et poivrée et jusque dans la longueur. Les tanins sont veloutés. Le vin peut être servi avec une poire au vin et aux épices ou une soupe de fraises au vin rouge. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, il est proposé au tarif de 25,3 euros.

Le SAUMUR CHAMPIGNY TERROIR DE CRAIE 2018 du Domaine de la Perruche se compose exclusivement de Cabernet Franc. Sa robe est vive et soutenue aux reflets rubis. Le nez est puissant avec une forte tonalité de fruits rouges. La bouche se révèle veloutée et sur le fruit, minérale, fraîche. C’est un vin parfait pour accompagner une mousse au chocolat. Proposé chez les cavistes, le vin y est proposé au tarif de 9,8 euros.

L’ASTROLABE VENDANGES TARDIVES 2015 est un Gaillac Moelleux composé de cépages Loin de l’œil (cépage ancestral du gaillacois) et de Muscadelle. La robe est dorée aux reflets miel. Le nez est intense et complexe avec des teintes de figues et de raisins secs agrémenté de notes de tilleul. La bouche est puissante et harmonieuse, très longue. Le vin peut se déguster avec une croustade aux pommes. Vendu directement, ou chez les cavistes ou en CHR, le vin est proposé en départ cave à 12,50 euros pour une bouteille de 50 cl.

Le groupe Ackerman change de nom et devient Orchidées, Maisons de vin

Le groupe Ackerman habitué des dégustations sur le site Publik’Art change de dénomination. Il faut maintenant le nommer Orchidées, Maisons de Vin pour mieux correspondre auprès du public à la diversité et la qualité de son offre de vins du Val de Loire. Orchidées Maison de Vin regroupe deux portefeuilles distincts de marques. Pour fêter ça, deux bouteilles ont été adressées pour les gouter, Ackerman – Cuvée Emilie Ackerman Crémant de Loire blanc brut – XNoir rosé brut et Emilie Laurance – Crémant de Loire blanc brut. Le crémant est inscrit dans le patrimoine génétique de l’appelation et les breuvages sont au diapason. Emilie Laurance offre une gamme de fines bulles dont l’élégance, l’aromatique et la fraîcheur sont sublimés par une liqueur subtile, issue du cépage emblématique de la Loire, le Chenin. La Cuvée Emilie Ackerman est sec, avec une très bonne qualité et un fruité qui se remarque vite. De quoi donner envie de découvrir ces deux breuvages!

The Leftovers, le troisième côté du miroir aux éditions Playlist Society

The Leftovers, le troisième côté du miroir, Playlist Society

La série The Leftovers n’a duré que 3 saisons entre 2014 et 2017 mais a suffisamment marqué son audience qu’il était d’en faire une analyse en profondeur. Sarah Hatchuel et Pacôme Thiellement se sont mis à la tâche aux éditions Playlist Society pour multiplier les analyses et les explications à l’aide de digressions savantes et de focus judicieux. C’est tout un monde qui ressurgit, sous un angle nouveau par la grâce d’une écriture pertinente pages après pages.

The Leftovers et Lost, même combat?

Ceux qui ont vu Lost le savent bien, impossible de décrocher à n’importe quel moment des différentes saisons sans chercher à savoir quel est le pot aux roses, au risque d’être déçu. Car la fin de cette série en a déçu certains autant qu’elle en a ravi d’autres. Il fallait bien que The Leftovers apparaissent en 2014 avec le même showrunner à la barre, Damon Lindelof pour consoler tout le monde. Vous en avez fait des cauchemars, vous demandant le pourquoi du comment, Playlist Society vous propose de vous replonger dans cet univers pas si distopique que ça où 2% de la population mondiale a disparu ce fameux 14 octobre 2011 au même instant. L’ouvrage dissèque les comportements de ceux qui restent, entre regrets, doutes, affliction et réactions outragées. Car ceux qui restent font bien comme ils peuvent pour faire face à l’impensable. Les deux auteurs mélangent leurs analyses croisées pour multiplier les pistes d’analyses concernant plus souvent la vie 3 ans après la tragédie plutôt que sur l’évènement lui-même. Car la portée autant symbolique que métaphorique de la disparition renvoie directement à notre monde actuel, où tout le monde se croit immortel et où l’humanité n’a jamais parue plus fragile face aux drames qui se préparent.

Ecriture fine et ciselée, sens de la synthèse éprouvé, Playlist Society reste fidèle à sa ligne éditoriale, ne multipliant pas inutilement les pages et préférant aller à l’essentiel sans fioritures aucunes. Un plaisir à lire, une fois de plus.

Infos de l’éditeur :

Inspirée du roman de Tom Perrotta, The Leftovers (2014-2017) est la série héritière de Lost (2004-2010) : les deux œuvres partagent le même showrunner, Damon Lindelof, et peuvent être vues comme les deux faces d’un même disque. Si Lost suivait le destin de disparus après le crash d’un avion, The Leftovers se consacre à ceux qui sont restés derrière à la suite d’un événement singulier et inexpliqué : la disparition soudaine, le 14 octobre 2011, de 2 % de la population humaine.

Au sein d’un monde hanté par le doute, le mystère et l’ambiguïté, la série présente des personnages qui pensent parfois avoir compris le sens de leur vie, à tort. Les spectateurs, eux, sont emmenés sur un très grand nombre de fausses pistes, alors que l’évidence est sous leurs yeux. The Leftovers met en scène non seulement la fin de l’humanité, mais surtout le déni des êtres humains devant l’extinction du vivant, dont ils sont eux-mêmes responsables. Dans notre monde en crise, The Leftovers, le troisième côté du miroir interroge la capacité de la fiction à résoudre les maux des humains et à les aider dans les combats à venir.

Date de parution : 14 octobre 2019
Auteur : Sarah Hatchuel et Pacôme Thiellement
Editeur : Playlist Society
Prix : 14 € (160 pages)

Mon premier bloc de jeux : Les licornes (Editions Usborne)

Mon premier bloc de jeux : Les licornes (Editions Usborne)

Mon premier bloc de jeux : Les licornes est un magnifique cahier d’activités qui s’adressent aux petits enfants ! Dès 4 ans (avis personnel de retraitée de l’Education Nationale).
Ce cahier d’activités comporte 50 feuillets. Chaque page est détachable, ce qui est bien pratique. L’enfant aura juste besoin d’un crayon pour faire ses jeux. Les dessins tournent toujours autour de la licorne. Ils sont assez enfantins, gais avec de jolies couleurs. Très attrayants.
Des jeux de logique, de ressemblances/différences, de graphisme, de parcours, de petits calculs, de puzzles, de mots cachés vont occuper intelligemment votre enfant.
Mon premier bloc de jeux : Les licornes est à proposer à votre petit pour le familiariser avec certains concepts mathématiques ! Une belle idée de cadeau !

Infos de l’éditeur :

A partir de 5 ans

Date de parution : 29 août 2019
Auteur : Kirsteen Robson
Editeur : Usborne
Prix : 7,95 €

La nouvelle pépite du cinéma indépendant US, Give me Liberty, disponible en VOD le 24 octobre

Le cinéma américain est ainsi fait, ultradominé par des blockbusters taillés pour le succès de masse, et face à qui un cinéma indépendant confidentiel parvient à surprendre et à émouvoir. Give me Liberty existe certainement grâce aux quelques miettes obtenues des sommes colossales générées par l’hyperspectacle des films d’action et de superhéros, et c’est donc tant mieux. Car Give me Liberty raconte une histoire simple, avec des individus lambdas, sans super pouvoirs mais déterminés à exister dans une société qui les laisse de côté. C’est un film plein d’humanité et de tendresse, avec ces moments de rancœur et de désespor mais avec le sentiment final que tout est possible, souvent pour le meilleur.

Un film tendre et émouvant

Le film du réalisateur russe Kirill Mikhanovsky débute comme un cauchemar. Un chauffeur de minibus, Vic, doit se presser pour mener à bien ses missions de transport urgentes mais les circonstances s’acharnent contre lui, le mettant de plus en plus en retard. Accident de la circulation, évènements imprévus, péripéties, le spectateur est mis à rude épreuve face à une mission plus impossible que pour Ethan Hunt dans la série MI. Vic veut bien faire, il essaye d’aider son prochain mais rien n’y fait, ça vitupère autour de lui, ça s’acharne contre lui, pourtant il maintient le cap tant bien que mal avec son véhicule rempli d’individus qu’il ne connait pas et qu’il tente de servir du mieux possible. Son trajet devient peu à peu une métaphore de l’existence humaine, prévue du mieux possible mais incessamment brinqueballée par des imprévus. C’est dans ce maelstrom implacable qu’il fait pourtant de ces rencontres qui marquent une vie. Sur une thématique forcément très russe, empreinte de chansons et d’airs d’accordéons, que Vic tente de remplir sa mission, le film se fonde sur un hyperréalisme avec ce minibus qui dévale sur les avenues avec son équipage bruyant. Les personnages sont marqués par la vieillesse, le handicap ou la maladie, chacun évolue dans un monde où rien n’est fait pour lui, les différences sont consciencieusement mise de côté par la majorité ignorante de ces caractéristiques pourtant pas si à la marge. Le personnel soignant est visiblement lassé, dépassé par l’ampleur de la tâche, il faut un seul Vic pour tenter de répondre à la demande de ceux qui sont dépendants, forcément trop importante pour lui. Il personnifie tous ceux qui se battent pour que chacun trouve son compte dans un monde capitaliste qui se soucie justement peu des laissés pour compte. Le film se transforme en conte moderne, plein d’empathie, avec certes des moments d’abattement mais aussi ses enseignements quasi philosophiques. Les personnages sortent la tête de l’eau car ils le veulent et décident de ne pas s’effondrer.

Il faut un cinéma indépendant US pour oser autant de poésie dans un environnement visiblement anxiogène. Pas d’acteurs connus qui acceptent de jouer pour un cachet qui tient plus de la collusion que de la véritable ambition cinématographique. Le cinéma français devrait parfois y penser au regard de ce Give me Liberty qui évite le pathos et les atermoiements pour une belle leçon de volonté et d’espoir.

Résumé :

Vic, malchanceux jeune Américain d’origine russe, conduit un minibus pour personnes handicapées à Milwaukee. Alors que des manifestations éclatent dans la ville, il est déjà très en retard et sur le point d’être licencié. A contrecœur, il accepte cependant de conduire son grand-père sénile et ses vieux amis Russes à des funérailles. En chemin, Vic s’arrête dans un quartier afro-américain pour récupérer Tracy, une femme atteinte de la maladie de Lou Gehrig. C’est alors que la journée de Vic devient joyeusement incontrôlable…

Sortie : le 24 octobre 2019
Durée : 01h51
Réalisateur : Kirill Mikhanovsky
Avec : Chris Galust, Lauren ‘Lolo’ Spencer, Maxim Stoyanov
Genre : Comédie

Fly Fly, un nouvel album très jazz porté par le saxophone virtuose de Céline Bonacina

Céline Bonacina, Fly Fly

La célèbre saxophoniste Céline Bonacina nous gratifie de son nouveau 5e album Fly Fly à sortir le 18 octobre prochain chez Cristal Records. Cette figure confirmée de la scène jazz française est attendue et ne décevra pas ses fans. Entourée de Chris Jennings à la basse, de Jean-Luc Di Fraya à la batterie et au chant, et de Pierre Durand à la guitare électrique, elle propose une grande thématique autour du voyage et de la découverte de nouveaux paysages. Armée de ses saxophone soprano, alto et baryton, l’artiste ne s’interdit aucune envolée!

Du jazz en toute liberté

Depuis plus d’une dizaine d’années et la sortie du son premier album Vue d’en haut en 2005, Céline Bonacina multiplie les performances live et n’hésite pas à proposer une quantité importante de dates. Sa prédilection pour son instrument a débuté à l’âge de 7 ans et elle prend des cours de saxophone classique aux conservatoires de Belfort, Besançon et Paris. 7 années passées à la Réunion lui permettent d’enseigner le saxophone au conservatoire de Saint-Denis. Elle joue notamment avec l’un des plus importants groupes de Reggae de l’ile, Natty Dread où elle partage les solos avec la guitare de Steve-Henry Peeters.

Son nouvel album la voit multiplier les rythmes endiablés, avec toujours une attention significative portée à la symbolique et la mystique. Céline Bonacina se souvient des moments forts de son existence et se remémore les voyages passés, chacun creuse dans ses souvenirs respectifs et la saxophoniste en profite pour jouer de son instrument en toute liberté. L’auditeur s’extasie pour ces plages placées sous l’égide du chant avec des colorations venues de tout le globe. Surtout connue des aficionados du jazz en général et du saxophone en particulier, Céline Bonacina pourrait toucher un public plus large grâce à cet album virevoltant et virtuose.

Les simples, un roman de Yannick Grannec (Anne Carrière)

Les simples, un roman de Yannick Grannec (Anne Carrière)

Yannick Grannec, avec Les simples, nous catapultent à la fin du XVI siècle. Nous sommes au cœur d’une abbaye de bénédictines, Notre Dame du Loup, en Provence. Où la vie n’est pas si simple que ça !

Un plongeon dans l’Histoire

Une abbaye non ordinaire. Bien sûr, l’auteur nous plonge dans leur vie quotidienne, mais aussi dans leurs secrets pour soigner les Enfants de Dieu. Sœur Clémence, qui est la doyenne de l’abbaye, est une herboriste, connue et reconnue, et qui possède le talent de savoir cultiver son jardin des simples et surtout d’utiliser ses plantes pour soigner toutes sortes de maux. Sans autre médicament que les plantes. Tout cela étant une source de revenus non négligeable pour la communauté.

Lutte des femmes

Cela donne aux sœurs une autonomie et une indépendance, appuyée par le Roi, par rapport à l’évêché qui aimerait bien récupérer quelques bénéfices…
Il est vrai qu’au départ, le lecteur peut être un peu décontenancé par cette ambiance qui règne dans cet endroit à la fois très pieux et très mystérieux. Où la sainteté ne règne pas toujours ! Très vite, le lecteur ne lâchera plus Les simples, absolument captivant !

Prête à tout

Cette communauté de femmes n’est pas prête à se laisser faire. Surtout quand il s’agit de Gabrielle, recueillie par les sœurs alors qu’elle n’avait que 6-7 ans. Gabrielle, elle-même est prête à tout, et même à l’invraisemblable, pour échapper au sort que lui réserve sa famille et pour accéder à la connaissance. Elle a soif d’apprendre. Et tous les moyens sont bons pour y arriver…

La plume de Yannick Grannec est fabuleuse ! On a vraiment l’impression de faire un voyage dans le temps. Elle nous offre des détails historiques fabuleux sur toute cette époque, sur la vie des femmes à cette époque et également sur le pouvoir des plantes ! Les simples, un livre empli de secrets qu’on ne lâche plus !
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Infos de l’éditeur :

Date de parution : 23 août 2019
Auteur : Yannick Grannec
Editeur : Anne Carrière
Prix : 22 € (368 pages)

Fingus Malister, un premier tome agrémenté d’humour noir (Rageot)

Fingus Malister, un premier tome agrémenté d’humour noir (Rageot)

Après une carrière dans le jeu vidéo et le cinéma, Ariel Holzl publie aux éditions Mnémos la trilogie des Sœurs Carmines, série de romans adressés à la jeunesse qui lui a valu de nombreux prix. Ariel Holzl montre une fois de plus sa facilité à s’écarter des chemins battus avec Fingus Malister, paru aux éditions Rageot.

Fingus Malister, personnage éponyme du roman, se prépare à la grande audition pour intégrer la prestigieuse académie de magie. Pour épater le jury, Fingus se met en tête de ressusciter un mort, sans se soucier ni des conséquences ni des questions de morale. Fingus doit ravaler sa fierté et demander de l’aide à Polly, une sorcière aux nombreuses connaissances à peu près aussi bornée que lui.

Fingus, un anti-héros

Fingus est un personnage difficilement appréciable, égoïste, dont le seul objectif est de redonner à son nom le prestige qu’il avait autrefois, et la crainte qui l’accompagnait. De faire de tous les habitants de Beldam ses sujets, le tout en devenant Grand Seigneur Maléfique. Si l’auteur ne fait rien pour rendre son personnage sympathique, ça en devient encore plus intéressant. Fingus, à défaut d’être sensible, a du sarcasme à revendre, de la suite dans les idées et une motivation et détermination à toute épreuve ! Loin de réussir tout ce qu’il entreprend, il met du cœur à l’ouvrage et tente le tout pour le tout, sans être trop regardant sur les risques.

Polly, une sorcière anti-magie

Polly veut faire le bien. C’est pour cette raison qu’elle aide Fingus, persuadée qu’elle parviendra à le sauver de lui-même. Mais Polly risque de se perdre en chemin. Elle est consciente du risque de côtoyer un être comme Fingus, qui ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs et soupèse la moindre de ses actions. Si cette action semble faire plus de mal que de bien, faire d’elle une mauvaise personne, elle s’abstient.
Même à la porte de la mort, Polly refuse d’abandonner ses principes. C’est dans ces circonstances que le lecteur peut se rendre compte de son intégrité.
Une sorcière qui refuse d’utiliser la magie, ça a quelque chose d’inhabituel, comme le souligne régulièrement Fingus. Mais l’objectif de Polly est de débarrasser Beldam de toute la magie noire qui l’infeste, et elle est prête à mettre sa propre vie entre parenthèses pour y parvenir.

Des références à tout-va

Fingus Malister est un roman truffé de références. Les sorcières ont pour animal de compagnie le fantôme d’un animal, moins contraignant qu’un vivant. Ainsi, Polly prend soin de son fantôme de poisson rouge, tandis que dans sa famille, fantômes de cochons, chats ou encore corbeaux cohabitent. Ariel Holzl agrémente son récit de référence qui font sourire le lecteur, comme le cochon Napoléon, Moby Dick le poisson rouge passionné de littérature ou encore le corbeau Poe.

Fingus Malister est un roman marqué par son originalité et son scénario unique. Ariel Holzl, en plus de sa plume exceptionnelle, fait preuve d’un sarcasme et d’un humour noir qui se retrouve dans chacune des lignes du récit.

Infos de l’éditeur :

Date de parution : 2 octobre 2019
Auteur : Ariel Holzl
Illustrateur : Alexandra Huard
Editeur : Rageot
Prix : 12,50 €

L’éternelle trompette d’Ibrahim Maalouf prend des couleurs tropicales dans son nouvel album S3NS

Ibrahim Maalouf, S3NS

Ibrahim Maalouf a choisi de nommer son onzième album S3NS avec comme premier extrait Una Rosa Blanca. Sorti le 27 septembre, l’album s’écoute avec un intérêt toujours au rendez-vous pour qui s’est enthousiasmé pour des précédents albums qui ont réussi à toucher un très large public, au-delà de l’audience généralement plus confidentielle de ce genre de musique avant tout instrumentale. On se souvient de Red & Black Light, Kalthoum ou Levantine Symphony N°1, et S3NS continue de creuser le sillon d’une musique envoutante!

Un album généreux et cohérent

15 musiciens sont venus rejoindre le trompettiste pour appuyer les tonalités latine, caraïbes et afro-cubaine de l’album. Les aficionados de ce type de musique connaitront les noms des pianistes Harold Lopez NussaAlfredo Rodriguez et Roberto Fonseca, sans oublier le saxophoniste Irving Acao et la violoniste Yilian Cañizares. L’album est une référence explicite à la visite de Barack Obama à la Havane en 2016. Ibrahim Maalouf est venu présenter son album pour trois soirées sold-out à l’Olympia les 23, 24 et 25 septembre derniers, au milieu d’une tournée où il parcourt un grand nombre de capitales!

Le trompettiste et compositeur franco-libanais aime à métisser les genres, abordant avec autant de facilités mélodies jazz, musiques orientales, rock et donc musiques plutôt latines. Récompensé en 2017 par le César de la meilleure musique pour le film Dans les forêts de Sibérie, Ibrahim Maalouf multiplie les projets et varie les plaisirs. Sa musique toujours riche gagne ici en chaleur avec les rythmes trépidants de l’Amérique latine, comme par exemple sur le trépidant morceau Gebrayel ou le premier extrait Happy Face. Les rythmes endiablés succèdent aux plages plus paisibles comme sur All I can’t say ou Radio Magallanes. L’écoute de l’album en entier fait voyager de l’autre côté de la planète pour un beau moment d’éveil musical.

Derrière la blouse blanche, des témoignages recueillis par Stéphanie Fugain (Flammarion)

Derrière la blouse blanche, des témoignages recueillis par Stéphanie Fugain (Flammarion)

Grâce à Stéphanie Fugain, on entre de plain-pied dans le monde médical comme on n’en a pas l’habitude avec son livre : Derrière la blouse blanche.

Une histoire vécue

Il y a plus de dix-sept ans, Stéphanie Fugain a passé presque un an à l’hôpital à Paris, où sa fille, Laurette était hospitalisée. Elle souffrait d’une leucémie. A travers Laurette et les rapports qu’elle a eus avec ses médecins, nous découvrons une toute autre facette du personnel médical.
L’auteur nous livre avec beaucoup de simplicité et en même temps beaucoup d’intimité la vie secrète des médecins et également du personnel médical de l’hôpital. On imagine la difficulté pour elle d’écrire ce livre alors que sa fille a été emportée par la maladie.

Du côté du personnel soignant

Voilà quelques questions que Stéphanie Fugain pose directement aux médecins :

Que ressentent-ils face à la maladie ? Face à la mort ?
La mort est-elle pour eux toujours autant difficile à accepter, signe d’échec ?
Comment annoncer des terribles nouvelles aussi bien aux malades qu’à leur famille ?
Pour eux, que représente la fameuse blouse blanche ?
Comment font-ils pour vivre leur vie privée face à une vie professionnelle qui prend autant de place et de temps ?
Comment leur est venue l’idée de faire ces études, précisément ?
Quels sont leurs espoirs pour l’avenir ?

Un monde menacé

Même si son échantillon d’une quinzaine de personnes n’est pas représentatif statistiquement, l’ensemble des témoignages concorde sur la difficulté du personnel médical aujourd’hui. En plus de leurs patients, un énorme travail administratif leur est demandé, et souvent des recherches et des enseignements sont associés à leurs consultations. Un manque de temps et de moyens expliqueraient en partie la « déprime » de certains médecins.
Le lecteur est bouleversé par certains entretiens et le charisme et la dévotion de certains médecins. Aujourd’hui, il est important que chaque personne soignée en France se rende compte de la chance qu’elle a ! Il paraît complètement inconcevable que certains médecins soient agressés en plein exercice de leur fonction et sur leur lieu de travail, et ce au XXI siècle !

Derrière la blouse blanche, un bel hommage rendu à ceux qui nous soignent.

 

Résumé de l’éditeur :

Avec la collaboration de : Claude Mendibil
« Si chacun de nous a connu ou connaîtra l’hôpital, son univers reste mystérieux. On pense souvent que les médecins sont à l’intérieur comme ils paraissent extérieurement. Mais qui sont réellement ces femmes et ces hommes derrière la blouse blanche, entre les mains desquels on remet nos existences ? Qui sont celles et ceux dont, durant le temps de la maladie, on guette les mots, les regards, les silences, pour comprendre ce qui nous arrive et ce qu’on peut espérer d’eux ? Comment vit-on la mort d’enfants malades, la souffrance des familles après avoir été si proches ? Comment gère-t-on les échecs ? Comment s’investir autant sans se perdre ?

À travers quatorze témoignages de médecins et de soignants, qui se sont livrés à moi en toute sincérité, en toute intimité, et que j’ai sondés au cœur, on comprendra davantage leur comportement et la pression qui pèse sur eux dans l’exercice de leur profession. Des entretiens bouleversants, riches d’enseignements, avec des héros qui se battent au quotidien pour sauver des vies. »

Date de parution : 25 septembre 2019
Auteur : Stéphanie Fugain
Editeur : Flammarion
Prix : 19 € (248 pages)

Le groupe belge Dalton Telegramme très en verve propose un second album francophone et doux-amer, Victoria.

Dalton Télégramme

Dalton Telegramme a dévoilé récemment le clip de leur nouveau morceau Sparadrap avant de dévoiler le 20 septembre leur second album Victoria, paru chez Art-i. Les 5 belges reviennent après un premier album Sous la fourrure au succès certain, Victoria creuse le sillon d’une chanson française douce amère à l’écriture soignée et aux mélodies rappelant furieusement Alain Souchon grâce à la voix assez troublante de ressemblance du truculent chanteur.

De douces mélodies accrocheuses

Le studio La Frette a accueilli l’enregistrement de Victoria avec Yann Arnaud à la production. Il aura fallu attendre 3 ans pour écouter le successeur de Sous la Fourrure. Le premier extrait Sparadrap donne le ton d’une pop française doucereuse aux teintes mi-acides mi-désabusées. Le vague à l’âme prédomine dans ces chansons soulignant l’insatisfaction face à une réalité si éloignée des rêves. Le clip réalisé par Louan Kampenaers et Romain Habousha joue sur un triangle amoureux où il reste toujours un élément en trop, d’où déception, frustration et ressentiment. Le groupe a voulu avec ce second album renouer avec une écriture ciselée aux niveaux de lecture multiples. Débuté sur la route, la réalisation de cet album a vu ses thèmes défiler au fur et à mesure d’une recherche de la plus grande sincérité. Des cordes délicates accompagnent parfois les arrangements avec des voix féminines susurrées au détour d’une répartie doucereuse lâchée par le chanteur. La chanteuse Fanny du groupe Faon Faon est accueillie, notamment dans le très nostalgique Lolita83. Ceux qui connaissent bien le groupe savent qu’il aime vivre au milieu des concerts et des festivals, comme à Montréal à Coup de Coeur Francophone, aux Francofolies et au Club Soda, en Suisse au célèbre Montreux Jazz Festival et évidemment le plus souvent dans leur Belgique natale. Pour entretenir la flamme de son fidèle public, le groupe a publié deux EP’s intitulés La Cavale et La Planque, avant d’enregistrer le premier album en 2016. Les amateurs de belles chansons françaises peuvent se jeter sur Victoria pour découvrir de belles compositions avant de les rencontrer prochainement en concert!

Everything begins, un EP avènement pour l’artiste total Bo

Bo

Corneille le disait bien, la valeur n’attend pas le nombre des années. A seulement 19 ans, le jeune producteur dénommé Bo a dévoilé en sortie digitale le 9 septembre dernier un premier album aux sonorités électroniques et organiques manipulées avec justesse. Le premier single extrait de l’album, Ritual, est porté par une vidéo aux effets animés échafaudés par Bo lui-même pour un effet hypnotique sur l’auditeur. Il y invite la chanteuse Tiphène à pousser la chansonnette sur ses rythmes.

Un artiste pressé

Mais qui est donc le jeune Bo? Il s’intéresse assez visiblement au mélange de la vidéo et du son pour un résultat à la très grande et totale cohérence, un peu comme Uffie avant lui. Il imagine les sons et les images qui s’assemblent le mieux et rendent compte de ses intentions artistiques. Et cela s’applique non seulement à la création vidéo, mais aussi à la pochette du EP et à tout l’univers qui s’articule autour. Son objectif pour Everything begins semble avoir été d’adjoindre à chaque titre un univers visuel et sonore différent pour multiplier les vibrations et faire évoluer l’auditeur dans une mosaïque d’ambiances disparates et complémentaires. Ritual est plutôt atmosphérique avec cette belle voix lancinante, I’ve got the power est porté par une progression de plus en plus intense, Broken Head fait intervenir des violons synthétiques pour créer une ambiance à la mélancolie troublante, For you semble dans l’exact prolongement du morceau précédent pour un résultat destructuré à l’intensité communicative, What means the world to you met en avant des rythmes très hip hop pour un impact immédiat sur l’auditeur, et le morceau titre Everything begins revient à une ambiance plus planante pour clôturer l’album avec talent. Bo fait littéralement voyager l’auditeur dans des paysages réjouissants, entre sonorités électroniques et ambiances organiques, avec un effet démultiplié par le visionnage en parallèle de vidéos home made.

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