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Pauline Croze, le très attendu nouvel album Après les heures grises sort le 8 octobre

Beaucoup se souviennent de son titre le plus connu, t’es Beau sorti en 2004. Pauline Croze est de retour avec un nouveau disque à la pochette illustrée par Joann Sfar. Elle reste fidèle à une chanson française intimiste, comme susurrée du bout des lèvres, pour toucher le cœur avant tout et générer des beaux sentiments.

Une chanteuse française trop rare enfin de retour

La carrière de Pauline Croze a véritablement débuté en 2003 avec son concert aux Transmusicales de Rennes où elle a pu défendre les titres de son premier disque arrangé par Edith Fambuena du groupe Les Valentins. Elle avait pu se produire en première partie de nombreux artistes comme Miossec, M, Bernard Lavilliers ou Lhasa. C’est aujourd’hui le sixième album qui sort, avec du retard évidemment, après la période de restrictions sanitaires que chacun a pu connaitre. L’album contient le titre Solution, co-écrit avec Anne Claverie, avec la chanteuse enregistrée dans… une armoire en bois. La recherche du bonheur reste une thématique qui lui tient à cœur, thème tellement d’actualité aujourd’hui. L’auteure-compositrice-interprète et guitariste a fondé son propre label pour gagner en liberté, lui permettant ainsi de travailler avec des réalisateurs différents pour un même disque. Pour ce disque, elle a notamment travaillé avec Nk.F (Damso, Orelsan), Romain Guerret (Aline, Alex Rossi), Charlie Trimbur (Eddy de Pretto) et Pierrick Devin (Phoenix, Lomepal). Autre titre phare, le titre Kim a été composé avec Romain Guerret en hommage au bien connu dictateur nord coréen dans un clip réalisé par Anne Horel. Pauline Croze aime à écrire seul ou à 2 selon les intentions et le contexte. La pop est toujours là, avec des sonorités urbaines très actuelles et des rythmes chaloupés qui rappellent son récent album Bossa nova. Les textes sont travaillés pour aboutir au résultat recherché.

Après les heures grises est prévu pour le 8 octobre chez Argentic / Capitol et des concerts sont prévus pour la saison 21-22, avec une date parisienne aux Etoiles le 17 novembre 2021.

[BD] Amore, album pluriel de Zidrou et Merveille (Delcourt)

[BD] Amore, album pluriel de Zidrou et Merveille (Delcourt)

Comme une escale romantique au coeur de l’Italie, Zidrou et David Merveille nous emmènent à travers cet album composite autour de petites histoires d’amour. De l’amour et tout ce qui peut graviter autour avec autant de passion… que de trahisons.

Amore est un très bel ouvrage qui capte l’oeil par la qualité de l’univers hautement graphique de David Merveille. Ce dernier met avec virtuosité les mots de Zidrou en images dans une valse qui nous portent sous ce soleil italien.

Un album original, comme une invitation au voyage.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Séduction, tentation, passion, séparation… réchauffés par le soleil de l’Italie, Zidrou et David Merveille composent une superbe symphonie amoureuse en 9 mouvements. On ne présente plus Zidrou, il a ce pouvoir, rare, de provoquer des émotions, de remuer vos sentiments… Avec Amore, il a cousu sur mesure pour son dessinateur épris de culture italienne, une de ses plus belles oeuvres. Qu’elles finissent mal, qu’elles finissent bien, impossible de rester de marbre devant ces histoires d’amour portées par l’immense talent pictural de David Merveille.

Date de parution : le 15 septembre 2021
Auteurs
: Zidrou (scénario) et David Merveille (dessin)
Genre : Romance, Roman graphique, nouvelles
Editeur : Delcourt
Prix : 19,99 € (128 pages)
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[BD] Le jour où j’ai rencontré Ben Laden, tome 1 : docu de Jérémie Dres (Delcourt)

[BD] Le jour où j’ai rencontré Ben Laden, tome 1 : docu de Jérémie Dres (Delcourt)

Résultats d’entretiens réalisés par Jérémie Dres auprès de Mourad et Nizar, Le Jour où j’ai rencontré Ben Laden est un album docu qui raconte comment deux jeunes la cité des Minguettes, à Vénissieux, ont basculé dans le terrorisme international sans vraiment en être conscients, embarquant en 2001 pour l’Afghanistan…

L’un a la réputation d’un caïd, l’autre est plutôt réservé mais sympathique. Tous deux vont se retrouver dans un engrenage jusqu’aux camps d’entrainement où ils croiseront la route d’un certain Ben Laden. Un album saisissant qui montre à quel point il était facile, déjà en 2001, de basculer dans le côté obscur. Car Mourad et Nazir font figure de pionniers malheureux d’un système qui aura ensuite explosé sous l’égide de l’Etat Islamique et de ses combattants partis en Syrie…

Le travail de Jérémie Dres, construit autour des témoignages des principaux protagonistes ne peut qu’être salué. Gageons que ce genre d’album pourra aider certains à mieux comprendre comment les choses peuvent déraper, ou prévenir ceux qui pourraient y venir. Un premier tome aussi riche qu’instructif. A découvrir.

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Deux jeunes de Vénissieux partent en 2001 pour l’Afghanistan et se retrouvent dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda. Ils y rencontreront Oussama Ben Laden. Mais les attentats du 11 septembre vont contrarier leurs plans.
Nizar Sassi et Mourad Benchelalli, bloqués à Jalalabad sous les bombardements américains, fuient avec d’autres combattants dans les montagnes de Tora Bora. Alors qu’ils rejoignent le Pakistan, ils sont vendus à l’armée pakistanaise qui les remet aux Américains puis envoyés à Guantanamo. De retour en France, ils passent un an à Fleury pour suspicion de terrorisme.

Date de parution : le 25 août 2021
Auteurs
: Jérémie Dres
Genre : Documentaire
Editeur : Delcourt
Prix : 24,95 € (192 pages)
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Tour de France des Vins pour les desserts et des Bulles

Comme chaque année, comme en ce début d’année 2021, un tour de France des vins pour les desserts et des bulles permet de découvrir de nouvelles cuvées de qualité. Du vin blanc, des bulles et du rosé, le panorama est vaste, parfait pour quelques achats de fin d’année.

Vidal Fleury Crozes Hermitage blanc 2019

Composé des cépages Marsanne pour 95 % et Roussanne pour 5 %, ce Vidal-Fleury Crozes-Hermitage blanc 2019 est une excellente cuvée. Avec sa robe or pâle à reflets dorés, il est très ragoutant à l’œil. Le nez est frais, floral, croquant, fruité poire-citron et minéral. La bouche est fraîche et saline, fruitée pêche jusque avec une longue persistance, une note estragon, grillée et amande fraîche. Le vin est distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR. Le vin se déguste de préférence avec un dessert, de type tarte tatin. Le prix TTC départ cave est de 14,15 euros, un excellent rapport qualité prix pour un vin blanc à découvrir.

Domaine Vendange Crémant de Savoie Brut

Ce Crémant de Savoir Brut du Domaine Vendange se compose des cépages Jacquère, Altesse et Chardonnay. A l’œil, la bulle est très fine, signe de qualité et la robe or pâle est limpide et brillante. Le nez fait ressentir des touches de fleurs blanches avec un fruité agrumes (pamplemousse) et pêche blanche. La bouche ample et fraîche, avec une belle minéralité en finale. Pour déguster ce crémant, préférez-le en apéritif, avec des noix de Saint-Jacques, un tartare de poisson, un risotto ou des viandes blanches. Distribué en vente directe, chez les cavistes ou en CHR, le vin a un prix indicatif TTC départ cave de 9,50 euros, un très bon prix pour un excellent crémant.

Charles Jumert Cave de la Berthelotière : Méthode Traditionnelle – Brut blanc

Ce Méthode Traditionnelle en provenance des coteaux du vendomois est composé des cépages Chenin, Chardonnay et évidemment Pineau d’Aunis. A l’œil, la robe arbore une couleur or pâle à nuance argentée. Le nez est fruité fin, fruits blancs poire-pomme et ananas. La bouche est croquante et fraîche, dominée par la poire, assez longue et acidulée. Le vin accompagne idéalement des crevettes et des poissons grillés. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, le vin est proposé à un prix indicatif TTC départ cave de 6,60 euros, un tarif exceptionnel pour cette qualité.

Les Vignerons du Vendômois : Montgreffier 2015 – Coteaux du Vendômois blanc Moelleux

Ce vin des Coteaux du Vendômois se compose exclusivement de cépage Chenin. A l’œil, la robe est dorée et brillante. Le nez est mûr et frais avec une note florale, citron confit, clémentine-abricot, épicé cardamome-poivre gris. La bouche est gourmande et fraîche, bel équilibre matière-fruit, longue sur le citron. Le vin est parfait pour accompagner du foie gras, une tarte au citron, un gâteau aux amandes ou une galette frangipane. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, le prix indicatif TTC départ cave est de 9,50 euros, un excellent tarif pour une belle surprise à déguster, toujours avec modération.

Domaine Brazilier, Tradition 2020 – AOP Coteaux du Vendômois

Ce vin typique des Coteaux du Vendômois se compose de 100 % de Pineau d’Aunis. A l’œil, sa robe est rose intense et brillante. Le nez est floral lilas, fruité agrumes citron confit, fraise des bois et pêche avec une touche d’amande fraîche. La bouche est fraîche et fruitée, finement épicée jusque dans la longueur avec une note saline en finale. Distribué en vente directe, chez les cavistes et en CHR, son prix TTC départ cave est de 6,00 euros, un excellent tarif pour une superbe surprise en bouche.

Tokyo shaking, un retour brutal et très réaliste sur la catastrophe de Fukushima, disponible en VOD le 7 octobre

Le film Tokyo Shaking est sorti au cinéma le 23 juin 2021 sans avoir eu beaucoup de retentissement. Réalisé par Olivier Peyon, le film place la toujours excellente Karin Viard en pleine quadrature du cercle. Rester fidèle à son poste dans son entreprise ou fuir pour sauver sa famille des effets potentiellement mortels du nuage radioactif engendré par la centrale nucléaire, ce qui paraitrait très simple pour beaucoup ne l’est pas pour cette héroïne longtemps rassurée par ceux qu’elle côtoie. Jusqu’à l’inéluctable.

Une catastrophe si loin si proche

Ceux qui travaillaient en relation avec le Japon à cette époque s’en souviennent. Fukushima a été une catastrophe très mal gérée, autant par les autorités japonaises que par les médias. Le film oscille entre drame personnel et catastrophe aux impacts majeurs pour évoquer l’expérience véridique d’une salariée française à Tokyo. Très impliquée dans sa vie professionnelle, elle reste seule au poste alors que tous ses collègues français sont partis très tôt, y compris son boss complètement crédible qui coupe les cheveux en 4 et la menace de l’attaquer pour abandon de poste si elle part (ce qui est juste hallucinant dans un contexte de catastrophe majeure). Karin Viard interprète une directrice du risque dans une boite d’assurance plongée dans la même tempête que tous les habitants du pays. Obligée de signifier leur licenciement à des collaborateurs pourtant très doués, elle se retrouve à devoir tout gérer pour organiser un rapatriement hypothétique vers l’hexagone… jusqu’à comprendre qu’elle est complètement menée en bateau. Les scènes de panique se succèdent dans un contexte où le total des milliers de mort et de disparus aurait pu être bien plus lourd, surtout quand on constate la lâcheté des entreprises pour sauvegarder leurs collaborateurs. Olivier Peyon est de retour après Latifa, le cœur au combat et Une vie ailleurs pour un portrait de femme, dans la tourmente, situation trop souvent constatée dans la vie réelle, même et surtout en dehors d’un contexte de catastrophe. Le film insiste avec bienveillance sur les différences culturelles entre Japon et France, pas forcément au bénéfice des expatriés de chez nous…

Le film est finalement une charge salvatrice contre le monde de l’entreprise trop souvent dépourvu d’humanité. Comment réagirait-on dans un contexte similaire? Passionnante question dont nous n’avons pas forcément la réponse…

Synopsis: Tokyo, le 11 mars 2011 : un tsunami ravage la côte du Japon, menaçant de détruire la centrale de Fukushima. Alexandra, qui travaille depuis peu pour une banque française à Tokyo, se retrouve au cœur de cette crise. Tiraillée entre les ordres de sa direction et la volonté de protéger sa famille et ses collaborateurs, Alexandra tente de composer avec la situation et se retrouve, presque malgré elle, à défendre une certaine idée de l’honneur.

[BD] Sa Majesté des Ours, t.2 : par Vatine, Cassegrain et Dobbs (Comix Buro)

[BD] Sa Majesté des Ours, t.2 : par Vatine, Cassegrain et Dobbs (Comix Buro)

Ce deuxième album de Sa Majesté des Ours était attendu, le voici tout juste disponible en librairie aujourd’hui. Et autant dire qu’il saura une nouvelle fois combler les lecteurs en quête d’aventure, de suspens et de révélations !

Après un premier album introductif plutôt prometteur, Olivier Vatine et Didier Cassegrain viennent largement étoffer leur scénario et confirmer tout le potentiel de la série. C’est avec plaisir que nous retrouvons donc une pléiade de figures animalières, souvent impressionnantes, toujours superbement mises en images par Dobbs. Sa Majesté des Ours jouit désormais d’un récit plus que solide et réfléchi, qui autorise de multiples rebondissements avec fluidité sans trop en révéler. Car demeurent certains mystères qui s’épaississent au gré des complicités et des trahisons qui guettent nos héros préférés…

Servi par un univers graphique riche et très agréable à parcourir, Sa Majesté des Ours est donc une aventure à suivre de près. On attend déjà la suite avec impatience !

 

Extrait de la BD :

 

Sa Majesté des Ours – Tome 02

Résumé de l’éditeur :

Le piège se resserre. Capturés par un éléphant géant, colosse de pierre soudain éveillé d’un sommeil antique, Nyx, Kodiak et Ifrit sont emmenés au coeur de la jungle. Coincés au creux de sa patte, ils se dirigent vers une destination inconnue. Thélème, Struzzo et Milhius ont observé, impuissants, leurs compagnons se faire emporter et sont bien décidés à les retrouver. Dans le même temps, à Valencyre, la résistance se met d’ores et déjà en place : le coup d’état de Kermodes ne passera pas. Tous les rouages du destin progressent inéluctablement et semblent diriger le monde dans une seule et même direction : celle du drame et du chaos… Sa Majesté des ours nous plonge dans un univers de fantasy léché et complexe. Derrière le masque de l’animal, se dessine le portrait d’une humanité sur le déclin. Une nouvelle saga anthropomorphique et audacieuse sublimée par la griffe de Dobbs, l’instinct d’Olivier Vatine et la patte de Didier Cassegrain.

Date de parution : le 06 octobre 2021
Auteurs
: Olivier Vatine (idée originale), Didier Cassegrain (dessin)
et Dobbs (scénario)
Genre : Heroic Fantasy
Editeur : Glénat
Prix : 14,95 € (56 pages)
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[BD] Astra Saga, tome 1 : space opera de Philippe Ogaki (Delcourt)

Astra Saga, tome 1 : space opera de Philippe Ogaki (Delcourt)

Voici une jolie couverture aux ornements dorés pour ce nouveau space opera proposé par Philippe Ogaki en tant qu’auteur complet. Astra Saga repose sur tous les ressorts du genre S.-F., où des soldats de l’Empire affrontent des forces extérieures, tous à l’affut d’une cargaison en Or extrêmement convoitée. En quête de pouvoir, un Ase appelé encore Dieu Loki est prêt à tout pour en prendre possession. 

Mêlant les croyances nordiques telles le Ragnarök à ce récit stellaire, Astra Saga nous embarque en compagnie de deux soldats qui se sont retrouvés, enfants, enrôlés dans l’armée impériale. Devenus soldats dragons, ils vont devoir tout faire pour mener à bien leur mission. 

Astra Saga est pavé de bonnes intentions. Les personnages sont plutôt bien développés à travers de multiples flashbacks, mais l’intrigue générale est parfois traitée trop rapidement et ne permet pas toujours d’en saisir tous les tenants et aboutissants. Les scènes d’action sont plurielles et offrent un bon divertissement malgré quelques défauts de lisibilité. Il est en effet parfois difficile d’avoir une bonne lecture des mouvements. Le style graphique est d’ailleurs intéressant quoique peut-être trop numérique à notre goût. 

Le résultat est donc en demi-teinte pour ce premier album encore perfectible.

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Astra Saga, par Philippe Ogaki, est la rencontre entre la science-fiction et la mythologie nordique. Une série de space opera graphiquement ambitieuse et soutenue par un contenu en réalité augmentée encyclopédique.
Un cargo spatial traverse l’espace profond. A son bord une cargaison des plus précieuses qui ne doit surtout pas tomber entre de mauvaises mains car les forces politiques qui régissent la galaxie pourraient changer drastiquement de camps et ainsi le cours de l’histoire. Une escouade de soldats dragons mandatée par l’empire aborde le cargo et perce sa coque épaisse en quête de l’Or Sacré.

Date de parution : le 22 septembre 2021
Auteurs
: Philippe Ogaki
Genre : S.-F., space opera
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)
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Une excellente et désopilante BD Giscard, mon père et moi aux éditions la boite à bulles, sortie le 6 octobre

L’auteur François Bugel retrace le cours de sa vie familiale tragicomique en même tant que l’accession puis la chute de Valéry Giscard d’Estaing. Comme son nom l’indique, Giscard mon père et moi suit le destin politique d’un président de la république, d’un père de famille déboussolé et d’un fils marqué à jamais par le destin des deux cités précédemment. La BD se suit comme un cours d’histoire politique avec une foule de détails et un trajet personnel tourmenté par un géniteur pas tout à fait rationnel. Le récit est fouillé, percutant et donne surtout à réfléchir sur la santé mentale de nos dirigeants.

Une BD sur les illusions de la vie

Quand Giscard perd l’élection présidentielle de 1981, c’est apparemment tout un monde qui s’écroule autour de lui. Porté aux nues toute son enfance par sa mère, appelé aux plus hautes fonctions, il est passé à travers les difficultés gaulliennes puis pompidoliennes pour accéder aux plus hautes fonctions. Le personnage a suffisamment marqué le tout jeune François Bugel pour qu’il rattache ce destin à celui de son père, gérant de magasins de chaussure tombé dans un délire sectaire à tendance mystique. Le président et le père semblent partager le gout pour les marottes inutiles quitte à les couper de la réalité, entrainent des chutes irrémédiables. François passe 20 ans sans voir son père et Giscard a longtemps vécu en marge de l’échiquier politique depuis sa défaite rocambolesque contre François Mitterrand. Le BD retrace notamment le mandat présidentiel de 1974 à 1981, la volonté initiale de libérer la femme, de moderniser la nation et d’être proche des français, avant de tomber dans le ridicule, de subir les coups de boutoir de la 2e crise pétrolière et de succomber sour la crise des diamants. Certains faits historiques semblent tout simplement incroyables, tout autant que la vie insupportable de ce dessinateur alors tout jeune et obligé de supporter un père constamment dans la lune. Le dessin est entre la caricature touchante et le trait acide, les caractères sont trempés et les 192 pages se lisent d’une traite, avec l’envie immédiate de les relire. La BD fait penser aux films de Claude Sautet nichés au cœur de la France des années 70, avide d’espoir mais enfoncée sous la malle d’acier du principe de réalité.

Giscard, mon père et moi est une sorte de psychanalyse d’une époque de tous les possibles, avec ses grands drames et ses illusions dorées. Un excellent moment de lecture à découvrir aux éditions La Boîte à Bulles le 6 octobre.

Synopsis: En 1974, François a 10 ans lorsque Valéry Giscard d’Estaing remporte les élections d’un souffle. À la surprise générale, ce nouveau président élu par les voix de droite poursuit sa campagne – de petit déjeuner avec les éboueurs en dîner chez les Français – bien décidé à séduire désormais le peuple de gauche… Ce désir insatiable de reconnaissance et d’amour (qui conduira Giscard à sa perte), intrigue le jeune François. Il lui rappelle les errances de son père Serge. Éternel insatisfait, ce dernier entraîne sa famille d’est en ouest, au gré de ses frustrations professionnelles. Son manque de confiance chronique le rend perméable à l’influence du premier flatteur venu et à la moindre lubie susceptible d’outiller sa quête d’idéal : pendule, baguette de sourcier, puis communauté régie par un gourou sans scrupule apparaissent progressivement dans le quotidien de François. Tout comme Giscard, Serge ne recule devant aucune forme de ridicule. En 2009, François reçoit des nouvelles de son père, pour la seconde fois depuis 25 ans. De nouveau entre les mains d’un escroc, il s’apprête à tout perdre… Un témoignage poignant, et plein d’humour sur les frustrations affectives familiales qui frappent aussi bien les gens inconnus que les célébrités !

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: François Bugel, Ferenc

Nombre de pages / Prix: 192 pages / 24 euros

James Bond 25, Mourir peut attendre, enfin sur nos écrans

Enfin ! Près de six ans après la sortie de Spectre, qui avait clairement très bien été teasée avec des extraits vidéo qui nous restent encore en tête à l’heure actuelle, le nouveau film de la saga James Bond est enfin sur nos écrans. On peut dire qu’on l’aura attendu celui-là, puisque sa sortie a été décalée plusieurs fois ces derniers mois. À tel point qu’on finissait par se demander si le long-métrage réalisé par Cary Joji Fukunaga allait réellement se dévoiler un jour. Mais cette fois, ça y est, c’est officiel, Mourir peut attendre est bien sorti et il marque un tournant de taille dans la célèbre saga…

Photo par onkelglocke, CC0

Légende : James Bond est de retour dans les salles obscures.

Le dernier film avec Daniel Craig

En un peu plus de 50 ans, 6 acteurs au total se sont succédés pour incarner le célèbre agent 007 au cinéma : Sean Connery, qui serait LE James Bond préféré du grand public, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig, en place depuis 2006 et Casino Royale. En cette année 2021, après 15 années de loyaux services et cinq films au total qui ont conquis les critiques autant que le public, le beau blond aux yeux bleus dit au revoir à son célèbre personnage. Pour le moment, les rumeurs fusent quant à savoir qui le remplacera mais rien n’est officialisé ni même acté !

Idris Elba, Tom Hardy, Henry Cavill, René-Jean Page, voilà quelques-uns des noms qui sont évoqués pour le prochain James Bond. Une fois l’euphorie autour de ce dernier volet passée, il sera effectivement temps de s’intéresser à la relève. Mais, pour le moment, concentrons-nous sur Mourir peut attendre, à savoir le 25ème volet de la saga.

Une sortie décalée d’un an mais un public toujours présent

Le retour de l’espion et du bluffeur le plus connu de la planète, qui n’a rien à envier aux plus grands champions de poker de notre monde réel, s’est sérieusement fait attendre ! Initialement, Mourir peut attendre aurait dû sortir au printemps 2020. Mais c’est finalement ce 6 octobre 2021 que le public français a pu découvrir les dernières aventures de Daniel Craig en tant que James Bond. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les spectateurs sont au rendez-vous : ces dernières semaines, les réservations ont explosé, avec des fans de la saga qui veulent s’assurer de découvrir ce nouveau volet aussi vite que possible, afin de savourer le moment et d’éviter les spoilers.

Légende : Dernier acte pour Daniel Craig !

Car il faut dire que l’on sait peu de choses de ce nouveau volet, si ce n’est sa longueur (2h43) et son cast (avec notamment Rami Malek dans le rôle du vilain, le retour de Léa Seydoux en tant qu’intrigue romantique, Ana de Arma dans le rôle de Paloma et Lashana Lynch en tant que nouveau 007 au féminin). On sait aussi que l’intrigue débute juste après celle de Spectre, qui s’était terminé sur l’arrestation de Franz Oberhauser (Christoph Waltz) et le départ de James Bond, plus amoureux que jamais, avec la belle Madeleine Swann. Enfin, grâce à la bande-annonce, on sait que ces nouvelles aventures de l’espion anglais nous mèneront une nouvelle fois dans des décors somptueux, de Matera en Italie à la Jamaïque, en passant par la Norvège et, bien évidemment, Londres.

La presse (plutôt) conquise

Au Royaume-Uni, où le film est déjà sorti depuis quelques jours, les critiques de Mourir peut attendre sont très élogieuses. Clairement, les journalistes sont séduits par la dernière performance de Daniel Craig dans la peau de l’agent secret le plus célèbre du monde et par le scénario notamment écrit par Phoebe Waller-Bridge, à l’origine de l’excellente série Fleabag.  

En France, en revanche, la presse semble un peu plus divisée. Pour certains, la réalisation manque d’originalité. Pour d’autres, l’intrigue est trop plate. Pour d’autres encore, le long-métrage est tout simplement trop long. Dès lors, nombreux sont les journalistes français qui estiment que le cycle incarné par Daniel Craig ne se termine pas comme il l’aurait dû ou comme il l’aurait mérité. Mais, globalement, tous reconnaissent que de belles surprises marquent le film, que les images sont spectaculaires et que l’émotion est au rendez-vous. Alors ne vous attendez peut-être pas à un au revoir parfait de la part de James Bond en mode Daniel Craig, mais préparez-vous à verser quelques larmes. Après tout, c’est un réel adieu qui se joue dans les salles obscures en cet automne 2021 !

7 jours, un manga animé plein de bons sentiments à découvrir le 6 octobre en salles

En VO, 7 jours se nomme Bokura no Nanokakan Sensô, c’est le premier long-métrage pour le cinéma de Yûta Murano, responsable des séries animées Dream Festival, How Not to Summon a Demon Lord et Kakushigoto. Ce film d’animation se veut l’adaptation du roman social d’Osamu Souda sorti au Japon en 1985. Le ton se veut plutôt bienveillant et sentimental, loin de la violence souvent inhérente aux mangas japonais. 7 jours a été sélectionné au Festival d’Annecy 2020 après une sortie en décembre 2019 au Japon.

Un manga classique mais touchant

Les 6 héros de ce film animé choisissent de se rebeller contre l’autorité de l’état ou de leurs parents en fuyant pendant 7 jours. Leur but est d’éviter le déménagement d’une jeune fille qui ne veut pas suivre son père député. Ils se cachent dans une usine désaffectée où se cache également un enfant venu de Thaïlande, cherché par la police et les services de l’immigration. Le film évoque la question de l’immigration avec les aspects humanitaires liés aux réfugiés, ce qui est assez nouveau pour ce type de film. Le film ne quitte jamais un ton bienveillant et rempli de bons sentiments avec une résistance face aux parents que chaque adolescent rêverait d’embrasser. S’ajoute à cela une posture contre un état froid et aveugle dans lequel les jeunes amis ne se reconnaissent pas. Loin d’être des super héros, les personnages sont réunis par un objectif commun malgré leurs différences et le statut de gamin que leur prête les autorités et les médias. Le film dévoile petit à petit les secrets soigneusement cachés par chacun pour des surprises finales qui dévoilent un peu plus leur moi profond et révèle surtout qu’ils sont bien plus tourmentés que ce qu’on pourrait imaginer de prime abord. Une histoire d’amour sert de fil rouge à un film aux dessins classiques qui rappellent tant d’autres dessins animés ou films japonais.

L’innocence et les idéaux sont battus en brèche par cette lutte de 6 adolescents qui tentent de trouver leur place face aux adultes qui les combattent. Un bon moment pour les fans de films d’animation japonais.

Synopsis: La veille des vacances d’été, Mamoru découvre que sa voisine Aya, dont il est secrètement amoureux, va déménager. Il lui propose de fuguer une semaine pour fêter ses 17 ans. Ils se cachent dans une usine désaffectée où ils sont rejoints par leurs amis. Ils découvrent bientôt qu’ils ne sont pas seuls à se cacher là : un jeune réfugié thaïlandais tente d’échapper à la police en attendant de retrouver ses parents. La joyeuse escapade prévue par Mamoru se transforme alors en guerre de 7 jours pour sauver leur protégé.

Une BD pour faire le point sur le mouvement populaire des Gilets jaunes, Mon rond point dans ta gueule aux éditions La Boite à bulles le 6 octobre

Tout le monde a suivi le mouvement des gilets jaunes, de près ou de loin, à la télé, dans les journaux ou dans la rue. La crise sociale a durablement marqué les esprits, la BD de Sandrine Keron propose de faire le point sur les tenants et les aboutissants sociaux, économiques et politiques avec un retour sur les faits, des entretiens et une impression persistante que si les intentions étaient bonnes, le mouvement s’est délité sous le poids des intérêts particuliers et des récupérations partisanes.

Quand l’impossible devient réalité

En novembre 2018 naissait un mouvement jamais vu auparavant. Des individus décidaient de se mobiliser hors des castes politiques pour faire entendre leur voix. Le cout de la vie, les taxes, la difficulté de joindre les deux bouts, les motivations se rejoignaient sous la bannière du changement pour améliorer les conditions de vie devenues difficiles depuis 2008 et la crise des subprimes. Le mouvement de la France d’en bas a d’abord fait sourire les gouvernants, mais pas pour longtemps. Les occupations de rond points ont précédé les grandes manifestations et des affrontements parfois aussi violents que sanglants. La répression a été rude, justifiée pour certains, scandaleuse pour d’autres. L’auteur cherche à éviter la caricature en donnant la parole à ceux qui ont vécu le mouvement en espérant faire bouger les choses. La diversité des profils a toujours ce même point commun, une France laborieuse qui trime sans recevoir les dividendes de ces efforts. La BD aborde aussi la question des mouvements violents qui se sont agrégés au mouvement jusqu’à le dévaloriser aux yeux de la majorité, le menant vers sa banqueroute. Dégradations, voitures brulées et lancers de caillou n’ont pas aidé à la reconnaissance d’un mouvement parti sur des bases populaires saines pour finir dans la dissension et le vacarme cacophonique. Rien n’échappe à une analyse fine et pertinente, non pas partisane mais bienveillante et compréhensive envers le raisons profondes du malaise ayant mené les populations à se rassembler sous le flambeau des gilets jaunes. L’auteur a rencontré beaucoup de gens en Bretagne, un des centres névralgiques de la contestation, terre d’emploi et de labeur.

Mon rond-point dans ta gueule permet de faire le point, à froid, calmement, sur un mouvement qui pourrait avoir des répercussions politiques. La crise du Covid a quelque peu calmé les ardeurs, mais il n’est pas impossible que ses effets se fassent encore ressentir dans un avenir proche, en 2022 par exemple, année d’élections…

Synopsis:

Le 17 novembre 2018, un mouvement non structuré ébranle la France et son gouvernement, l’émanation d’un ras-le-bol collectif qui pousse des centaines de milliers de personnes à protester ensemble contre la vie chère, les inégalités grandissantes, le manque de démocratie… Des groupes de Gilets jaunes campent durablement sur des ronds-points stratégiques, bloquant le pays pour faire entendre leur colère.

Sandrine Kerion était l’une d’entre eux. Afin de mieux rendre la réalité et la complexité de ce mouvement, elle a interrogé plusieurs de ses compagnons de lutte afin de retranscrire leurs témoignages en BD. Sans émettre de jugement sur leur discours, elle les écoute et les laisse s’exprimer, eux qui considèrent s’être tus trop longtemps et ont vu dans ce mouvement de « la France d’en bas » l’occasion de faire bouger les choses. Avec espoir puis, souvent, avec désillusion.

Le projet de l’autrice vise notamment à contrer les représentations – trop souvent caricaturales – des Gilets jaunes dans les média. Ces portraits rendent compte la de diversité des profils de ces personnes mais aussi des combats chers à chacun de ces Gilets jaunes. Une diversité qui faisait sa richesse mais qui a également causé son incapacité à se structurer…

Editeur: La Boite à bulles

Auteur: Sandrine Kerion

Nombre de pages / Editeur: 144 pages / 19 euros

La chanteuse Romy Ryan James dévoile son nouveau titre, Fisherman

Beaucoup de souviennent du titre It’s over dévoilé en juin dernier par Romy Ryan James et chroniqué sur Publik’Art. La chanteuse revient le 5 octobre prochain avec une balade romantique qui semble provenir du fond des mers, Fisherman. La chanteuse raconte les peines d’une Sirène, tout un programme.

Une voix toujours aussi enjoleuse

Toujours beaucoup de sensibilité dans ce morceau doux comme une chanson d’amour. Le chant semble provenir du fond des océans, avec un écho comme amplifié par les mouvements de l’eau. Des voix raisonnent comme des échos marins mêlés à des sonorités doucereuses composées de harpe, violon, violoncelle et piano. La chanson vise à raconter les incompréhensions et le chagrin d’une créature de l’océan en proie à un pêcheur. Prise au piège, elle tombe amoureuse de lui, le début d’une histoire impossible? La chanteuse fait intervenir à la harpe Pauline Amar, au piano Grégoire Letouvet, et au violon et violoncelle Mathias Levy et Lola Malique comme sur le premier titre It’s Over. Le titre a été enregistré en studio à Paris début 2020 par Nicolas Charlier, arrangé par Grégoire Letouvet, à partir d’une composition de Romy Ryan James, pré-arrangée par Etienne Gillet. La chanteuse avait proposé un showcase le 29 mai dernier, la video apparait en cadeau bonux en dessous de l’article pour se rendre mieux compte de la présence de la chanteuse et de sa voix si angélique. De quoi donner envie de découvrir son univers. D’abord tournée vers le cinéma et la photographie, elle se concentre maintenant sur sa carrière de chanteuse. Artiste multidisciplinaire passant du dessin à la photo, du cinéma à la musique, sans oublier la mode de seconde main, elle a plus d’une corde à son arc. Elle pose également des mots sous forme de poèmes et les assemble petit à petit dans un recueil à paraitre… un jour!

Ce deuxième single apparaitra sur le premier EP de la chanteuse, annoncé comme onirique et cinématographique, à paraître fin d’année 2021.

Le château fort, une visite au château (Editions Usborne)

Le château fort, une visite au château (Editions Usborne)

Publik’Art apprécie toujours de vous faire découvrir les nouveautés des Editions Usborne. Car il s’agit d’éveiller l’esprit des enfants, à travers le jeu.

Cette fois-ci, il s’agit du château fort avec un cahier d’activités composés de plus de 280 autocollants, sur une visite au château.

L’enfant va pouvoir restituer des scènes de la vie quotidienne au Moyen-Age, dans un château. Que ce soit dans la cuisine, dans la chambre du seigneur, dans la salle des costumes, ou sur les remparts, il va falloir compléter la double page illustrée, grâce aux autocollants.

Plusieurs renseignements sont donnés à chaque fois : soit sur les instruments de musique de l’époque, soit sur la salle de garde, soit sur les costumes, soit sur la cuisine, soit sur le terrain de joute…

Bref, chaque page est une vraie leçon d’Histoire, sans en avoir l’air !

Le château fort, une visite au château, est un cahier d’activités rempli de belles surprises pour tout lecteur dès 6 ans !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : septembre 2021
Auteur : collectif
Illustrateur : collectif

Editeur : Usborne
Prix : 6,50 €

Le switch au Théâtre Edgar, un très bon moment de vaudeville picaresque

Le Switch au Théâtre Edgar reprend une formule bien connue. Un homme partagé entre sa femme et sa maitresse dans une harmonie quasi parfaite… jusqu’à ce que les deux femmes se rencontrent et échafaudent un plan pour confondre l’impudent. La bonne humeur est constante pendant les 1h20 d’un spectacle débuté le 28 septembre pour 90 représentations exceptionnelles. La pièce se joue tous les jours à 19h, et à 17h30 un dimanche sur 2.

Un vaudeville truculent

Tout l’art des 3 comédiens est de jouer si bien au théâtre que la farce devient à la fois touchante et picaresque. Car le mari/amant interprété par Alexandre Pesle se veut constamment aussi lunaire que crédible, alors que les spectateurs se rendent vite compte qu’il est moins farfelu qu’il en a l’air. Il accumule les mensonges éhontés sans jamais se départir de son sourire bienveillant alors qu’il manoeuvre surtout habilement les deux amoureuses de sa vie. Lorsqu’il explique la différence entre une épouse et une maitresse, la salle pouffe devant tant d’impudence, mais la pire des bêtises devient beaucoup moins cavalière quand elle est prononcée sous le sceau de la bonne foi. Line et Lise tentent d’échanger leurs rôles – le switch du titre – pour confondre le grossier personnage mais la manoeuvre ne l’atteint pas, lui toujours droit dans ses baskets, le sourire aux lèvres. Sous un ton ouvertement léger, la pièce interroge sur ces individus manipulateurs qui parviennent toujours à retomber sur leurs pattes.

Les scénettes font sourire toujours, rire aux éclats parfois, c’est léger mais pas sans discernement tant le décalage entre les deux femmes bafouées et le mari/aimant trop sot pour être honnête sait naviguer sur la mer des tourments hantée par les 2 femmes. Et ça fonctionne pour un bon moment de lâcher-prise au Théâtre Edgar.

Synopsis: Après plus de dix ans, Line et Lise découvrent que Philippe est le mari de l’une et l’amant de l’autre. Elles en parlent toutes les deux dans un réflexe de solidarité féminine, et décident ensemble de lui faire comprendre qu’il n’a plus à choisir puisqu’elles veulent le quitter. Mais avant de se séparer de leur mari et amant, désireuses de découvrir ce qu’il peut bien offrir à l’autre qu’elles n’ont pas, elles décident d’exiger ces faveurs inconnues. Voici Philippe contraint d’effectuer un Switch pour les satisfaire. Mais ce que peut supporter une femme ne convient pas forcément à une maîtresse et les ardeurs consacrées à une maîtresse peuvent devenir un fardeau pour une femme. C’est l’expérience harassante qu’elles vont subir toutes les deux avec la volonté farouche de Philippe de garder l’une et l’autre. Mais cette expérience n’a qu’un temps et après être revenues à la raison, elles décident chacune de reprendre leur place au plus grand soulagement de Philippe qui pense avoir gagné la partie… Sans le savoir il se prépare à des jours difficiles !

Une première exposition Georgia O’Keefe en France somptueuse au Centre Pompidou jusqu’au 6 décembre 2021

L’artiste américaine Georgia O’Keeffe (1887 – 1986) n’avait pas encore eu le droit à une grande rétrospective en France, c’est maintenant chose faite grâce au Centre Pompidou. Avec plus d’une centaine de peintures ainsi que des dessins et des photographies, le parcours à la fois thématique et chronologique permet de plonger dans une oeuvre aux multiples références.

Une plongée dans l’Amérique du XXe siècle

Georgia O’Keefe est considérée comme l’une des plus grandes figures de l’art américain du 20e siècle. Disparue en 1986 à l’âge de 98 ans, elle a marqué de son empreinte de nombreux courants artistiques, depuis le modernisme américain à partir des années 1920, jusqu’à la recherche identitaire qui marque les États-Unis dans les années 1930 et la peinture abstraite hard edge dans les années 1960. Les oeuvres réunies dans cette exceptionnelle exposition proviennent de collections privées et publiques internationales comme le Musée Georgia O’Keeffe de Santa Fe, le MoMA, le Museum de New York, le Whitney Museum of American art, l’Art Institute de Chicago ou le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid. Le parcours s’étale dans une énorme pièce ouverte pour une trajectoire artistique vertigineuse. L’exposition suit le cheminement d’une artiste passée dans l’immensité des plaines texanes dans les années 1910, plongée dans la variété des paysages américains dans les années 1920 et 1930 depuis l’urbanité new yorkaise jusqu’à la ruralité jusqu’au coup de cœur pour le Nouveau Mexique où elle s’établie après la Seconde Guerre mondiale. L’exposition souligne surtout la relation déterminante avec le photographe Alfred Stieglitz, co-fondateur de la galerie 291 qui l’a sensibilisé aux artistes et mouvements novateurs de l’art moderne européen, comme le montrent les oeuvres d’Auguste Rodin, Henri Matisse, Francis Picabia et Paul Cézanne visibles au Centre Pompidou. L’exposition dévoile certaines des plus grandes oeuvres de Georgia O’Keefe, ses immenses peintures de fleurs, les gratte-ciels de New York, les granges de Lake George et les ossements de bovins qu’elle rapporte de ses promenades dans les déserts indiens.

Motifs végétaux et érotiques s’accumulent dans une exposition où se presse une foule nombreuse. N’hésitez pas à réserver vos billets en avance et à choisir vos horaires pour échapper aux longues files d’attente tant l’évènement majeur proposé par le Centre Pompidou attire ceux qui veulent plonger dans une oeuvre plurielle et pléthorique à découvrir jusqu’au 6 décembre.

« Les Démons » : l’acte manqué de Guy Cassiers à la Comédie-Française

"Les Démons" : l'acte manqué de Guy Cassiers à la Comédie-Française
« Les Démons », de Guy Cassiers. CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE/COMÉDIE-FRANÇAISE

« Les Démons » : l’acte manqué de Guy Cassiers à la Comédie-Française

« Les Démons » de Fiodor Dostoïevski font leur entrée au répertoire de la Comédie-Française. Une œuvre fleuve dont l’adaptation n’est pas facile : une narration chaotique, des personnages oscillant entre jusqu’auboutisme et terreur, des questionnements politiques destructeurs ainsi qu’une quête irréductible de transcendance.

L’adaptation d’Erwin Mortier et la traduction de Marie Hooghe s’attache à la restitution de la confrontation entre ancien et nouveau monde, à la fracture induite par le nihilisme qui porte en son sein la tyrannie, l’équilibre entre scènes politiques et scènes familiales.

L’un des ressorts de l’action des Démons est en effet le conflit entre deux générations, celle de Stépane Verkhovenski et Varvara Stavroguina d’un côté, et celle de leurs enfants Piotr et Nikolaï de l’autre. Mais c’est aussi le conflit entre les valeurs de l’Europe et celles de la Russie « éternelle ».

Elle fait aussi la place à une dénonciation du nihilisme, un courant très virulent dans la Russie des années 1860. Une critique féroce dirigée d’une part contre les révolutionnaires et d’autre part contre l’aristocratie devenue un vivier du socialisme en s’éloignant du peuple russe et de la foi orthodoxe. Tous ces individus étant pour l’auteur des « démons » perturbant l’ordre établi, semant le chaos en Russie, embarrassant les autorités et démoralisant la jeunesse.

S’orchestre ainsi toute une galerie de personnages en quête de sens face à une société qui semble ne plus en avoir, sachant que le modèle social est sur le point de s’effondrer et que l’après est encore à inventer, quand les conservateurs se crispent sur ce qu’ils ont déjà perdu, quand Dieu et la religion ne sont déjà plus un recours, quand les libéraux sont déjà dépassés et que les nihilistes disputent la modernité aux socialistes.

Une mise à distance inutile  

A l’abri d’un dispositif sophistiqué et pictural, Guy Cassiers cherche à articuler sous plusieurs angles et donc visuellement grâce à la vidéo, la confrontation des deux univers : celui des pères, des révolutionnaires de salon vivant dans un monde fait d’illusions, et celui des fils qui veulent détruire le monde paternel et n’hésitent pas à recourir à la violence et à la terreur pour parvenir à leurs fins.

Pour ce faire, trois écrans surplombent le plateau. Ils donnent à voir, en plan serré, le jeu des acteurs en face à face qui se trouve dissocié visuellement de celui joué en direct sur scène afin de marquer la césure entre monde réel (ombre / masque) et monde illusoire (lumière / artifice).

Toutefois, ce procédé formel, trop ambitieux, ne fonctionne pas car, difficilement perceptible, il oblige aussi les acteurs à se positionner en fonction du cadrage de la caméra et au détriment du jeu sensible, fébrile, vivant, sur scène qui doit alors faire corps avec ses partenaires et le public. Or, le spectateur observe très souvent de dos des comédiens qui ne se regardent jamais.

Contrairement à Thomas Ostermeier ou Ivo Van Hove, la caméra n’est pas ici au service du jeu des acteurs qui prolonge l’action mais à une réinterprétation très théorique qui suppose une attention démultipliée du spectateur déstabilisé entre ce qui est filmé et ce qui est montré par le jeu.

Une mise à distance inutile qui brouille et édulcore les enjeux existentiels, politiques et passionnels du vertigineux roman choral.

Dates : du 22 septembre 2021 au 16 janvier 2022  – Lieu : Comédie-Française (Paris)
 Mise en scène : Guy Cassiers

Le groupe pop/rock Dégage dévoile le titre très rock eighties Chateau Blanc sur le label Attitude

DEGAGE est un groupe originaire de Reims. Révélé notamment par sa sélection aux Inouis 2019 du Printemps de Bourges dans la catégorie Pop/Rock, le groupe a prévu de sortir son premier EP le 15 octobre prochain sur le label Attitude. Le clip du titre Château Blanc est sorti le 29 septembre, le moment d’en savoir plus sur ce groupe en pleine ascension.

Une musique rock aux accents années 80

Le titre Chateau Blanc s’appelait initialement l’Antica, du nom d’une pizzeria rémoise où les membres du groupe ont passé des moments savoureux autant que joyeux. Le morceau a été patiemment arrangé à coup de guitare et de synthé pour une ambiance qui se rapproche de la new wave. Les 4 membres du groupe DEGAGE se prénomment Chuck, Matt, Léo et Max et la route promet d’être longue et passionnante pour eux qui composent souvent en partant d’une mélodie pour y adjoindre le texte. Chateau Blanc évoques les angoisses provoquées par les excès, au risque de la perdition de soi et du rejet d’autrui. Le morceau devient une sorte de remède psychanalytique qui met à distance un sentiment anxiogène avec une musique plutôt légère. Le clip ne recule pas sur les couleurs acidulées pour créer une ambiance psychédélique comme une remède à la morosité. Auto-produit par le groupe, le clip montre un fond vert en gardant à l’esprit un impératif économique strict pour aboutir à un clip efficace et généreux. L’amitié entre les membres du groupe DEGAGE est le ciment sur lequel s’édifie la musique de ces 4 musiciens compositeurs inspirés, qui partagent leur enthousiasme en y adjoignant de l’énergie, de la poésie, de la rêverie et de la tendresse. L’aventure a débuté en 2017 avec le choix fort de proposer des compositions en français. Fans de Tame Impala, Connan Mockasin et Pond, les 4 copains utilisent synthé, basse, gratte et batterie pour créer un trip hypnotique aux effets hallucinogènes.

Le titre appelle à l’évasion et au laisser-aller pour se défaire des peurs intimes. Ils seront le 25 octobre au Supersonic et le 23 octobre à la Cartonnerie avec la volonté de faire découvrir leur univers. Vivement leur premier album!

Jimmy Love est Elton John ! en concert à Paris Salle Pleyel, le 21/10/2010

Jimmy Love est Elton John ! en concert à Paris Salle Pleyel, le 21/10/2010
© 2018 Richard Walter Productions

Jimmy Love est Elton John ! en concert à Paris Salle Pleyel, le 21/10/2010

Richard Walter Productions rend hommage à Elton John, dans un spectacle saisissant de vérité The Rocket Man !

Personne n’aurait pu incarner cette légende avec autant d’intensité, de réalisme et de folie que le désormais mondialement reconnu, Jimmy Love. Sa voix tout d’abord, puis sa ressemblance physique, sa présence unique sur scène mêlant folie et, énergie, jusqu’aux costumes et accessoires qui ont fait la réputation des shows d’Elton John pendant plus de 40 ans.

The Rocket Man est un voyage incroyable dans le temps sur la Yellow Brick Road à travers deux heures de tubes emblématiques qui visiteront toutes les périodes d’Elton John, depuis Crocodile Rock à Candle in the Wind en passant par Your Song, Sacrifice et bien sûr Rocket Man ! Vous avez aimé le film, ne manquez pas le show qui passe à Paris, à la Salle Pleyel le 21/10, et en tournée dans toute la France. A vos marques !

Dates de la tournée :

LILLE / SEBASTOPOL – 20/10/21

PARIS / PLEYEL – 21/10/21

TOURNÉE 2022 :

AMIENS / ZENITH – JEU 28/04/22 – 20H00

CHALONS EN CHAMPAGNE / LE CAPITOLE – VEN 29/04/22 – 20H30

AMNÉVILLE / LE GALAXIE – SAM 30/04/22 – 20H30

STRASBOURG / PALAIS DES CONGRÈS – MAR 3/05/22 – 20H00

MONTBÉLIARD / AXONE – MER 4/05/22 – 20H00

DIJON / ZENITH – JEU 5/05/22 – 20H00

CLERMONT FERRAND / ZENITH – BEN 6/05/22 – 20H30

LYON / AMPHITHEATRE – SAM 7/05/22 – 20H30

ORLEANS / ZENITH – MAR 10/05/22 – 20H00

RENNES / LE LIBERTÉ – MER 11/05/22 – 20H00

NANTES / CITÉ DES CONGRÈS – JEU 12/05/22 – 20H00

CHATEAUROUX / LE MACH 36 – VEN 13/05/22 – 18H00

BORDEAUX / ARKÉA – SAM 14/05/22 – 20H30

NARBONNE / ARENA – DIM 15/05/22 – 18H00

NICE / ACROPOLIS – MAR 17/05/22 – 20H00

MONTPELLIER / ZENITH – MER 18/05/22 – 20H00

TOULOUSE / ZENITH – JEU 19/05/22 – 20H00

MARSEILLE / LE SILO – VEM 20/05/22 – 20H00

La tornade Annika and the forest de retour avec le 3e album même la nuit chez Whatever / Kuroneko le 1er octobre

Annika and the forest revient avec les musiciennes qui l’ont accompagné tout au long de sa carrière, notamment Edith Fambuena aux guitares et aux claviers, et Zoé Hochberg à la programmation et à la batterie pour un enregistrement dans le pays natal de l’artiste, à Göteborg en Suède. Le résultat est une musique électro-pop qui surprend d’abord et enivre ensuite.

Une musique pareille à nulle autre

C’est le producteur et arrangeur Charles Storm (Mando Diao, Håkan Hellström, Roxette, Surfer Rosa) qui est aux manettes pour un album qui enchaine les rythmes et les influences. Annika and The Forest a offert 2 deux extraits pour annoncer la couleur de l’album Même La Nuit. Les très pop Pretence et You and Me sont de vraies surprises ultra vitaminées, la chanteuse enfonce le clou avec Thinking Crazy, grand hymne électro-pop barré de l’album. Elle a réalisé et arrangé ce single avec Maxime Delpierre. Dixit le communiqué de presse, la vidéo évoque la difficulté à apprendre à vivre avec soi-même et ses multiples facettes, mais surtout, apprendre à en être fière. Tout un programme qui en lit long sur les intentions de la chanteuse déjà à son troisième album. Annika Grill a travaillé avec Olivia Ruiz, Cali et Jane Birkin avant de fonder Annika and the Forest en 2011. Si le titre de l’album Même la nuit est en français, les origines scandinaves de la chanteuse se font rapidement sentir avec un ton musical qui rappellera pêle-mêle Abba ou même les Cardigans. Les 9 morceaux de l’album n’hésitent pas à dépasser les 5 minutes comme Sometimes ou My Lockness pour faire défiler une vraie beauté musicale plastique. L’album débute avec le très beau Empty Space jusqu’à un très introspectif Untrue qui conclut l’album avec grace

Annika and the Forest va se faire entendre pendant tout l’automne avec sa volonté de faire décoller l’auditeur pour la suivre à travers les nuages doucereux de sa musique.

L’œil du loup, version collector, de Daniel Pennac (Nathan)

L’œil du loup, version collector, de Daniel Pennac (Nathan)

Près de 40 ans après sa première publication, Les Editions Nathan sort une nouvelle version, grand format collector, illustrée par François Roca, L’œil du loup, de Daniel Pennac.

Publik’Art est lecteur assidu de Daniel Pennac. Si L’œil du Loup est un grand classique, c’est surtout une histoire vibrante et aujourd’hui encore tellement d’actualité.

L’auteur raconte l’histoire d’un petit garçon, à travers l’oeil du Loup. Une histoire d’amitié incroyable qui a lieu en Afrique et qui touche les animaux d’Afrique.
Les rapports de ce petit garçon, qui s’appelle Afrique, avec les animaux sont tout simplement bouleversants. Le respect de la nature, et de ses animaux reste le point central de cette très belle histoire.

L’oeil du Loup peut se lire à partir de 7 ans. Nathan a sorti une version Dyscool pour une lecture facile pour les personnes dyslexiques et pour ceux qui ont du mal à lire ! C’est vraiment formidable ! Lire va devenir un plaisir pour tous grâce à Dyscool.

La police est beaucoup plus grosse. Et facilement lisible. La mise en page rend le déchiffrage plus facile. Le texte est découpé en sous-sections pour aider à la compréhension. Les syllabes des mots complexes sont différenciées pour aider leur déchiffrage. De plus, les mots difficiles sont définis à chaque bas de page. Les illustrations, superbes, de François Roca, sont les mêmes.

Mais quelle bonne idée de publier cette version Dyscool !

L’œil du Loup, un grand classique incontournable, à la portée de tous !

Infos de l’éditeur :

Date de parution : Août 2021
Auteur : Daniel Pennac
Illustrateur : François Roca
Editeur : Nathan
Prix : 9,95 €

La chanteuse Stéphanie Acquette dévoile Diaporama, un premier album rempli de sucreries chez Sanctuaire Records / Inouïe Distribution

Non contente d’être chanteuse, Stéphanie Acquette est également multi-instrumentiste. Elle dévoile un univers coloré et décalé avec le clip de Je m’en vais, titre très pop et léger. Son album Diaporama sort aujourd’hui chez Sanctuaire Records / Inouïe Distribution, et c’est le moment d’en savoir plus.

Une artiste à l’univers foisonnant

Originaire du Nord de la France, Stéphanie Acquette se frotte aux instruments de musique dès 8 ans en débutant par le plus facile, cornemuse et flûtes irlandaises. Décidée à creuser le sillon musical, elle poursuit en autodidacte avec la pratique de la guitare et de la basse, se perfectionnant auprès de musiciens russes et tziganes. Elle part d’ailleurs de nombreuses fois en Russie pour découvrir et faire sien les chants traditionnels. Son cursus d’art dramatique au conservatoire de St Maur et des études musicales au conservatoire de Créteil lui permettent de creuser encore plus ses aspirations. En plus de la musique, elle se passionne pour le 7e art et enrichit son sens de l’image avec des études cinématographiques à l’université Paris 7. Maintenant ancrée dans le paysage musical hexagonal, elle se produit régulièrement sur les scènes françaises en tant que musicienne comme aux 3 Baudets, au Pop In, au Supersonic, aux Etoiles, au Volcan, au Train-Théâtre, à l’Adagio ou à l’Eden. Le premier extrait de l’album Diaporama, Je m’en vais, accompagné d’un clip très chamarré, se veut un instantané en technicolor. La pochette le montre bien, la chanteuse fait défiler chaque moment comme une diapositive, pour varier à chaque fois les univers, comme si chaque chanson recelait en elle-même un mini-univers cinématographique. Nourrie à la musique et au 7e art, Stéphanie Acquette a intégré des éléments très personnels dans ses chansons. Le clip de sa chanson Je m’en vais réalisé par Raphaëlle Chovin reprend le thème de la femme au foyer des années 50, avec ce cadre rigide d’où la femme veut pouvoir s’échapper pour vivre sa vie comme elle l’entend.

L’album Diaporama se déguste comme une friandise remplie de références cinématographiques qui s’intègrent parfaitement à la musique pour un ton décalé qui fait sourire et réfléchir.

Sortie le 29 septembre du nouveau tome de la série de bande dessinées Le château des étoiles, L’exposition interplanétaire de 1875, aux éditions Rue de Sèvres

Le Château des étoiles est une série de bande dessinée française créée en 2014 par Alex Alice. Elle est publiée par les éditions Rue de Sèvres et le nouveau tome sort ce 29 septembre. Le fil d’une histoire totalement uchronique se poursuit avec des nouvelles aventures. Dans un genre très Steampunk, sans forcément beaucoup de fumée de charbon mais avec une technologie appelée Ether à la place, la BD offre une lucarne saisissante sur un XIXe siècle comme vous ne l’avez jamais vu, avec des aventures entre la terre et Mars, de quoi se laisser surprendre.

De la Science-fiction historique bien de chez nous

Ce nouveau tome se concentre en grande partie sur l’Exposition Interplanétaire qui doit s’ouvrir à Paris en 1875 en présence des Empereurs de France et d’Allemagne. Toujours autant de suspense dans cette aventure qui continue là où tout s’était arrêté. Les héros veulent apporter de l’aide aux martiaux et échapper aux multiples dangers qui s’offrent à eux. La BD reprendre avec la tentative d’évasion de Séraphin et un plan visant à sauver la Princesse de Mars et à faire cesser l’esclavage organisé par le sinistre Bismarck. Ce qui touche au premier regard avec cette BD, c’est la qualité du graphisme, les planches sont exceptionnelles de beauté. Le clou de la BD tient dans cette exposition interplanétaire qui se tient à Paris avec d’immenses statues censées représenter Mars et Vénus. La triple plage se regarde en long, en large et en travers pour se rendre compte de la qualité de sa conception. Les héros franchissent une nouvelle étape avec l’apparition de premières tensions entre eux. Pour célébrer la sortie de ce dernier album du Château des étoiles aux éditions Rue de Sèvres, un évènement exceptionnel a eu lieu au Théâtre du Ranelagh (Paris 16e), pour un moment de voyage extraordinaire à travers le temps, l’espace et la musique. Alex Alice et Alain Ayroles étaient présents, mais aussi le Baron Panon Debassayns de Richemond, avec la soprano Katherine Silverthroat et Pierre d’Auvergne à l’accordéon. Un grand moment de divertissement pour mettre l’eau à la bouche avant la parution de la BD.

La saga du chateau des étoiles continue avec un nouveau tome aussi palpitant que ses prédécesseurs, à découvrir dès le 29 septembre aux éditions Rue de Sèvres.

Synopsis: Au XIXème siècle, d’intrépides explorateurs repoussent sans cesse les limites de l’inconnu. Avides de nouvelles découvertes, ils tournent leurs regards vers les étoiles… 1875, la conquête de l’espace continue !

Editeur: Rue de Sèvres

Auteur: Alex Alice / Alain Ayrolles

Nombre de pages / Prix: 64 pages / 14,50 euros

Salah Khaïli dévoile un album très punchy avec Rock da House le 30 septembre chez Salah Khaïli Music

Le batteur, auteur-compositeur et producteur Salah Khaïli va dévoiler son nouvel album Rock Da House le 30 septembre 2021 pour un beau shoot d’adrénaline énergique! Le premier extrait Trees In My Head annonce la couleur avec des sonorités presque metal et une vraie intention d’en découdre. Le rock est de retour, avec des tonalités très seventies et un enthousiasme débordant.

Du rock, du vrai

Salah Khaïli est un grand fan de pop-rock anglaise de la grande époque. Il fait appel à différents chanteurs pour porter des compositions où il défouraille à grand coup de batterie. Trees In My Head et My son sont deux titres phares très représentatifs de cet album qui remonte les décennies pour s’ancrer dans la plus pure tradition rock old school. Pour ceux qui le connaissent mal, Salah Khaïli est un musicien français né en Charentes Maritime féru de batterie qu’il a commencé à 16 ans pour devenir professionnel 2 ans plus tard. Installé à Paris depuis 1990, il a sillonné le monde entier auprès des plus grands. Véritable touche-à-tout boulimique, il a enregistré du jazz, du blues, de la funk, de la world music, de la chanson française, et maintenant du rock. Toujours tourné vers l’échange et le partage, Salah Khaïli enseigne en même temps la batterie à Paris et ne cesse de trouver de nouvelles inspirations. Pour son nouvel album Rock da House, il a vogué entre 2 continents pour enregistrer en Europe et aux Etats-Unis. Le résultat est le fruit de la rencontre entre le réalisateur Fred Lafage et le batteur pour une vraie démarche rock aux sonorités internationales. Très souvent musicien de session, Salah Khaïli a travaillé auprès de Etienne Daho, Elli Medeiros, Tchéky Karyo, Axel Bauer, Sapho et Lucky Peterson. Ses morceaux font penser immédiatement à des grands contemporains comme The XX ou Arctic Monkeys, avec une volonté affichée d’enchainer les mélopées rock, pied au plancher et batterie en tête.

Nul doute que les compositions et la rythmique parleront aux fans assidus de rock. Rien que Trees In My Head, on ressent tout de suite un bon shoot de Deep Purple ou de Led Zeppelin. De quoi donner envie de l’écouter rapidement pour replonger dans les meilleures années de cette musique!

En route pour le milliard, un documentaire de Dieudo Hamadi pour se souvenir d’un conflit oublié, dans les salles le 29 septembre

Ce film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020. Il raconte les 20 ans de lutte des victimes de la Guerre des Six Jours, à Kisangani en République Démocratique du Congo. Dans l’indifférence quasi générale, ils cherchent à faire reconnaitre le conflit et à faire condamner les belligérants tout en recevant des compensations financières. Pour mener à bien leur combat, ils entreprennent un voyage sur le fleuve Congo pour rallier la capitale Kinshasa.

Un combat sans fin

20 ans, c’est long, mais les victimes du conflit oublié et nommé la Guerre des Six Jours, à Kisangani en République Démocratique du Congo, luttent pour obtenir une reconnaissance du conflit, la condamnation des belligérants et des compensations financières. Mal connu, il faut se rendre sur Wikipedia pour en savoir plus sur ce conflit oublié. Cette guerre a vu des affrontements meurtriers entre entre armée ougandaise et rwandaise à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 en République démocratique du Congo durant la deuxième guerre du Congo. Selon le groupe Justice et Libération, une association des droits de l’homme basée à Kisangani, les affrontements causèrent environ 1 000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile. Des séquelles subsistent de cette guerre comme des personnes mutilées, des orphelins et des femmes violées ayant assisté à la mort de leurs maris et aux enlèvement de leurs enfants. Aujourd’hui, les victimes congolaises de ces tragiques événements demandent réparation. Le médecin congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, tient à ce que les préjudices causés soient réparés et il plaide pour l’établissement de mémoriaux, d’un tribunal international pénal pour la RDC accompagnés de réformes profondes des secteurs concernés. Le documentaire raconte ce combat, avec des scènes de théâtre évocatrices insérées dans le fil de l’histoire.

En route pour le milliard raconte l’histoire d’une lutte qui force l’admiration pour la reconnaissance d’un conflit dont presque plus personne n’a le souvenir. Important de s’y pencher dessus pour comprendre ce que ça peut faire du côté des victimes.

Synopsis: 1734 km sur le fleuve Congo, une incroyable épopée pour réclamer justice. Sola, Modogo, Mama Kashinde, Papa Sylvain, Bozi, Président Lemalema… font partie de l’Association des victimes de la Guerre des Six Jours de Kisangani. Depuis 20 ans, ils se battent pour la mémoire de ce conflit et demandent réparation pour les préjudices subis. Excédés par l’indifférence des institutions à leur égard, ils décident de se rendre à Kinshasa pour faire entendre leurs voix.

Les mésaventures de Joe, de jolies historiettes pour les plus jeunes à découvrir en famille au cinéma le 29 septembre

Ce sont Les Films du Whippet qui proposent l’intégrale de Joe, personnage à qui le réalisateur slovaque Vladimír Pikalík (1928 – 2000) a donné vie. Le film contient 5 petits films en tous points charmants en animation marionnette (stop motion), muet et tout à fait indiqués pour les plus jeunes à partir de 3 ans. Les parents seront également ravis par cette pépite exhumée des âges anciens, avant l’apparition des effets numériques aussi vains qu’excessifs. La simplicité est reine, l’authenticité aussi pour un beau spectacle familial.

Un joli film pour la famille

Les 5 films d’animation en stop motion réalisés par Vladimír Pikalík sont drôles et touchants. Dès l’âge de 3 ans, les plus jeunes pourront se délecter du spectacle, accompagnés par leurs parents. Surtout sur les films sont burlesques et assez inimitables. L’animation de marionnettes en stop motion ravive un temps ancien où tout était réalisé avec les moyens du bord pour un spectacle véritablement enchanteur. Les films produits par les Studios Cinématographiques Slovaques de Bratislava montrent surtout qu’il n’y a pas que les grands studios d’Hollywood dans la vie et l’alternative existe avec des vrais artisans du spectacle. Pour ne pas lasser trop vite la jeune audience, le film ne dure que 40 minutes, c’est très bien fait, léger, plein de bon esprit, ça change de ce qui est souvent proposé de nos jours. Le petit garçon vit des aventures à hauteur d’enfant, de quoi retrouver son âme de gamin.

Synopsis : Joe est un enfant à la curiosité et l’imagination débordante. Toujours prêt à faire des expériences, il entraîne avec lui ses amis dans des aventures exaltantes dans lesquelles le rire mais aussi les catastrophes ne sont jamais loin.


5 films
Joe veut jouer avec ou sans jouet
Joe à la pêche 
Joe et la maison hantée
Joe au zoo 
Joe et les extra-terrestres 

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