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La nuit des rois, un film puissant de Philippe Lacôte, sortie en salles le 8 septembre 2021

Un jeune ivoirien est condamné à être enfermé dans la sinistre prison de Maca. Niché au milieu d’une forêt dense et obscure non loin d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’établissement pénitentiaire surpeuplé et dangereux ressemble à un univers parallèle avec son propre temps et ses codes immuables. Entre surnaturel, performances musicales, danses épidermiques et épais mystère, le film fascine pour une vraie expérience de cinéma ardue et passionnante.

Un film plongé dans l’obscurité

Tous les protagonistes du film de Philippe Lacôte naviguent en eaux troubles. Le personnel pénitentiaire épuisé, les prisonniers livrés à la loi sacrée de la prison, et surtout le personnage de Roman comme débarqué sur une planète inconnue. Une phrase introductive précise l’enjeu principal du film. Barbe-Noire, le chef des prisonniers a droit de vie ou de mort sur tous les détenus, en contrepartie il doit accepter de mourir s’il tombe malade et ne peut plus exercer son pouvoir. La violence inhérente à la vie carcérale ressort très frontalement dès l’arrivée du jeune homme dans la seule et unique prison d’Abidjan, surpeuplée et livrée à la vindicte d’individus oubliés de l’extérieur. Sans que l’on sache si c’est un test, un gage ou une épreuve, Roman est condamné par Barbe-Noire à raconter une histoire toute une nuit. L’incompréhension le dispute à l’angoisse. Le jeune homme doit faire face aux centaines de regards de marginaux à apparemment se déchainer sur lui dès l’aube advenue. Pourtant le film se veut plus poétique que brutal. Son titre emprunté à William Shakespeare donne une bonne indication sur les intentions du réalisateur. Philippe Lacôte a réalisé le film Run en 2014 et La Nuit des rois a été sélectionné à la Mostra de Venise et était dans la short liste pour le meilleur film étranger aux Oscars. La nuit de Roman doit être longue et peuplée des personnages dont il doit compter l’histoire jusqu’à l’aube, entre peur de se faire tuer et incertitude sur son sort une fois le soleil levé dans le ciel. Le film souligne le pouvoir des mots pour alimenter les esprits et garantir la vie. L’apprentissage de ce pouvoir se fait en direct, jeté dans la fosse aux lions alors que le jeune homme apprend à manier les mots pour contrôler les esprits. Des personnages singuliers hantent les lieux, comme Denis Lavant se trimballant avec une poule sur l’épaule ou Steve Tientcheu dans le rôle massif de Barbe-Noire, lui qu’on avait aperçu dans le récent Les Misérables. Le huit-clos est étouffant mais le récit mis en images souligne la violence du dehors, assez équivalente à celle du dedans. L’histoire véridique de Zama King racontée par Roman anime les esprits, lui le chef de gang cruel lynché par la population en représailles de tous ses crimes. Bakary Koné est un Roman tout en émotion contenue, d’abord terrifié et puis lentement plus sûr de lui alors que la nuit se prolonge et qu’il captive la foule informe des détenus. Lorsque Barbe-Noire accepte son sort et scelle son renversement, la tension grimpe en flèche à la Maca pour une tension ravivée. En cela, le film ressemble parfois à une pièce de théâtre où les protagonistes doivent signifier physiquement leurs émotions, avec des silences et des regards habités.

La nuit des rois est une véritable expérience cinématographique puissante et terrifiante. Avec des personnages sans espoir mais pas sans volonté, le réalisateur invite à le suivre dans les méandres de l’esprit humain, jusqu’à l’aube et la continuation de la vie.

Synopsis: Dans la MACA d’Abidjan, l’une des prisons les plus surpeuplées d’Afrique de l’Ouest. Vieillissant et malade, Barbe Noire est un caïd de plus en plus contesté. Pour conserver son pouvoir, il renoue avec le rituel de “Roman”, qui consiste à obliger un prisonnier à raconter des histoires durant toute une nuit.

9 jours à Raqqa, un documentaire passionnant sur l’après Daesh en Syrie, à voir au cinéma dès le 8 septembre

Raqqa

9 jours à Raqqa se concentre sur cette ville syrienne de Raqqa devenue la capitale du califat islamique pendant le règne de Daesh sur la Syrie et l’Irak de l’été 2014 au printemps 2019. Le maire de cette ville, Leila Mustapha, doit faire l’objet d’un ouvrage et elle est interviewée pour connaitre son parcours, sa vie et son combat pour rétablir une vie normale dans cette région lourdement éprouvée par le règne de l’Etats islamique. Et c’est parti pour un documentaire qui tient en haleine tout du long.

Un documentaire nécessaire

Kurde et syrienne, Leila Mustapha fait montre d’une volonté de fer pour mener à bien ses combats et émerger en tant que femme dans une communauté plutôt dirigée habituellement par les hommes. La ville de Raqqa et ses 300 000 habitants ont été durement éprouvés par ce passé très récent de capitale de l’état islamique. Réduite à un champ de ruine avec des bâtiments effondrés, la ville garde encore les stigmates d’un conflit meurtrier. Des exécutions se déroulaient sur la place principale, marquant à jamais ceux qui ont vécu à proximité. Cette femme de conviction est ingénieure de formation et bien que maire à tout juste 30 ans, elle n’oublie pas ses racines et sa famille. Elle échange longuement devant la caméra pour des confessions pleines de sens. Alors qu’elle se fixe pour mission de reconstruire sa ville pour ses habitants, elle n’oublie pas le risque qu’elle court tout les jours de subir un attentat de la part de cellules silencieuses de Daesh, car la fin du califat n’a pas fait disparaitre tous ses partisans. L’écrivain Marine de Tilly a traversé l’Irak et la Syrie pour la rencontrer pendant seulement 9 jours, durée courte mais intense où les échanges se sont multipliés quotidiennement. Le documentaire a des atours de film d’espoir face à cette femme combative que rien ne semble pouvoir abattre. Alors que la vie reprend son cours, que les commerces rouvrent et que les questions logistiques liées à l’eau et à l’électricité occupent les esprits, elle se place en grande rassembleuse pour pousser vers l’avant les travaux de chacun.

9 jours à Raqqa montre cette poignée de femmes et d’hommes qui ont choisi de ne pas se laisser abattre pour donner à leur ville un visage humain tourné vers l’avenir et non pas vers ce passé récent si douloureux. Marine de Tilly multiplie les questions à Leila Mustapha pour un portrait de femme forte et déterminée désireuse d’apporter du réconfort à tous ces esprits et ces corps blessés par la guerre.

Synopsis: Leila Mustapha, 30 ans, ingénieure en génie civil, trois fois major de sa promotion, est la jeune maire de Raqqa, l’ancienne capitale autoproclamée de l’état islamique en Syrie. Plongée dans un monde d’hommes, elle a pour mission de reconstruire sa ville en ruines après la guerre, de réconcilier et d’y instaurer la démocratie. Une mission hors normes. Une écrivaine française traverse l’Irak et la Syrie pour venir à sa rencontre. Dans cette ville encore dangereuse, elle a 9 jours pour vivre avec Leila et découvrir son histoire.

Ressortie le 8 septembre du chef d’oeuvre de 1990 d’Abel Ferrara, The King of New York, en edition prestige limitée

Ce polar culte porté par un Christopher Walken en état de grâce est disponible pour la première fois en France en nouvelle restauration 4K (HDR 10 + Dolby Vision) avec une foule de suppléments. Le film d’Abel Ferrara détonne dans le monde du film de pègre avec un chef de gang transformé à sa sortie de prison, il veut faire le bien et soulager la douleur de ses semblables les plus vulnérables, alors que les autres gangsters de son espèce continuent à ne voir que leur propre intérêt et que la police veut absolument se débarrasser de lui. Un film à ne pas manquer, surtout dans cette version augmentée de suppléments classieux pour encore mieux rentrer dans l’ambiance unique de ce film très noir et assez violent. La quête d’absolution du personnage principal se cogne à un monde de la nuit sans vergogne qui ne cherche qu’à lui faire la peau, dans un désir de revanche pour les policiers, ou pour prendre sa place pour ses congénères de la pègre. La troupe d’acteurs est au diapason, avec Laurence Fishburne, David Caruso et Wesley Snipes, tous plus déjantés que jamais pour un film qui a marqué son époque, même si le cinéaste aime rester dans un univers underground qui lui sied très bien.

Les suppléments

– Un entretien avec Abel Ferrara dirigé par Nicole Brenez – historienne du cinéma et auteure de plusieurs ouvrages sur le cinéaste – autour de la réalisation de The King of New York, de ses enjeux cinématographiques et de sa place au sein de la culture urbaine américaine.

– Entretien avec Augusto Caminito: Le producteur de The King of New York revient sur la genèse et le tournage du film, ainsi que sa rencontre avec Abel Ferrara et Christopher Walken.

– 4 bandes annonces et 2 spots TV

  • – Inclus de nombreux memorabilia, des pin’s, un jeu de 8 lobby cards et une affiche.

Synopsis: L’histoire d’un gangster au grand coeur mais aux méthodes définitives, surnommé par le presse « The King of New York » et qui rêve de fonder un hôpital, confronté a des policiers opiniâtres qui ont juré de l’abattre…

Un vin blanc doux à découvrir, le Condrieu Patience 2018 de Christophe Pichon

Le Condrieu Patience 2018 du Domaine Christophe Pichon est un vin doux issu d’une récolte tardive en vendanges manuelles, produit en fonction des conditions climatiques du millésime, pas toutes les années mais quand la qualité est au rendez-vous. La dégustation fait découvrir un vin plein de douceur à ne pas manquer.

Une belle surprise

Le cépage viognier se fait sentir rapidement. A l’œil, la cuvée Condrieu Patience 2018 arbore une belle robe or profond, très brillante. Le nez est intense et mûr, aux touches miel amande fraîche. La bouche est ample et gourmande, fraiche, on peut y sentir du poivre blanc dans la longueur, difficile de ne pas y revenir régulièrement pendant le repas (mais toujours avec modération). Le vin accompagne idéalement du fois gras, un tajine, un roquefort, du comté, une tarte à la frangipane, un fondant au chocolat ou une tarte tatin. Proposé en distribution, en vente directe, en CHR ou chez les cavistes, son prix de vente départ cave est de 32 euros pour une bouteille de 37,5 cl, petite contenance mais très grand plaisir!

Publireportage: Christophe Pichon est un vigneron spécialiste de la rive droite du Rhône, et les appellations septentrionales qu’il vinifie font partie des plus prestigieuses de cette région réputée. Le Domaine vinifie 23 hectares. Les autres vins produits sont :
Côte Rôtie
Saint-Joseph rouge et blanc
Cornas
Condrieu
Côtes-du-Rhône rouge
Vins de Seyssuel et de pays

Le vignoble s’étend sur 5,5 ha à Condrieu en propriété. La gamme Condrieu du Domaine est constituée aujourd’hui de 5 cuvées :
Condrieu Patience 2018, vin doux issu d’une récolte tardive, produit
en fonction du millésime (32 euros ttc départ cave, 37,5 cl)
Condrieu 2019 (34 euros ttc départ cave)
Condrieu Caresse 2019 (55 euros)
Condrieu Pur 100 2020 (45 euros)
• Condrieu Roche Coulante 2019 (39 euros)

Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, une plongée pleine de sens dans la fascination des ricains pour la fin du monde, à lire aux éditions Playlist Society à partir du 8 septembre

L’auteur Anne-Lise Melquiond s’est basée sur sa thèse soutenue avec succès et intitulée Apocalypse et fin du monde dans les séries télévisées américaines pour proposer un ouvrage qui plaira autant aux lecteurs érudits qu’aux geeks. Car elle enchaine autant les références à des séries américaines universellement connues que des approfondissements philosophiques / sociologiques sur une tendance de plus en plus répandue dans les séries américaines à imaginer la fin du monde et le sort des quelques survivants obligés de survivre en milieu hostile. En 160 pages seulement, le sujet est brossé de manière très large et très approfondie, avec des digressions qui interrogent et laissent méditatifs pendant de longues minutes.

L’apocalypse à nos portes

Si les grands films de zombie de l’après seconde guerre mondiale trouvaient leur terreau dans l’hiver nucléaire inédit engendré par la bombe d’Hiroshima, les séries qui défilent sur nos écrans depuis maintenant 20 ans – soit grosso modo depuis le 11 septembre 2001 – imaginent des populations exsangues après la survenance de nombreux types de catastrophes et obligées de survivre dans des conditions complexes. Apparition de zombies dans The Walking Dead, catastrophe nucléaire dans The 100, extraterrestres cylons dans Battlestar Galactica, cause inconnue dans The Leftovers, ces séries ont pour point commun une narration échevelée se localisant presqu’exclusivement aux Etats-Unis ou avec des américains dans un ethnocentrisme qui interroge sur la fragilité intrinsèque d’une si grande nation qui craint sa disparition du jour au lendemain. Les 10 saisons (à ce jour) de The Walking Dead se concentrent notamment sur les péripéties de quelques survivants obligés de composer avec les membres de la même troupe, d’autres groupes d’humains rivaux et des zombies omniprésents. Les séries télévisées qui abordent la thématique de la fin du monde se concentrent souvent sur l’après catastrophe et la question de la survie. Loin de se laisser aller, les survivants s’organisent et doivent surmonter des conditions de vie propres à décourager la plupart des habitants actuels de la planète. Imaginer la finitude de notre espèce ne cesse de fasciner et l’analyse proposée par l’auteur multiplie les pistes de réflexion, toutes passionnantes. Et les séries comportent souvent plusieurs saisons, proposant un temps incessamment répété et jamais vraiment terminé, la fin des temps n’équivaut pas à la fin du monde. Et les scénarios imaginés avec des zombies et des androïdes, hautement improbables, n’évoquent pas d’autres scénarios plus proches de nous, comme le réchauffement climatique, la menace de désastres industriels ou la pandémie de Covid, comme s’il fallait imaginer des causes abracadabrantesques pour attirer l’attention, et non pas des menaces réelles qui pèsent sur notre monde capitaliste.

L’auteur enseigne l’histoire et la géographie, Apocalypse show, quand l’Amérique s’effondre est son premier essai, et c’est un feu d’artifices. Complet et varié, l’ouvrage multiplie les pistes de réflexion pour une attention qui ne baisse jamais pour bien en saisir les concepts, quitte à le relire une seconde fois. Une lecture passionnante qui montre bien la profondeur des séries apocalyptiques à notre époque obnubilée par une possible fin du monde.

Synopsis: Zombies, extraterrestres, holocauste nucléaire, robots androïdes, disparitions mystérieuses et virus exterminateurs sont révélateurs de la grande peur des États-Unis : la chute de la nation. Les catastrophes et le « monde d’après » hantent les séries télévisées américaines, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. The Walking DeadBattlestar GalacticaThe LeftoversThe 100 : ces versions du cataclysme, ces mises en scène de la survie rejouent, chacune à leur façon, l’Histoire américaine, sa violence, ses ruptures, ses conquêtes et ses frontières, et lui offrent une catharsis. En banalisant les images de la catastrophe, les séries post-apocalyptiques habituent les gens au spectacle du « pire », sans pour autant les confronter aux menaces réelles que connaît la Terre aujourd’hui, du réchauffement climatique aux désastres industriels. Car comme le démontre Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, les États-Unis préfèrent imaginer la fin du monde plutôt qu’envisager la fin du capitalisme.

Editeur: Playlist Society

Auteur: Anne-Lise Melquiond

Nombre de pages / Prix: 160 pages / 14 euros

Une BD autobiographique pleine de sensibilité avec Taxi! aux éditions La Boîte à Bulles, parution le 8 septembre

Taxi! aux éditions La Boîte à Bulles est une BD autobiographique à l’énorme sensibilité où la jeune auteure de BD Aimée de Jongh raconte des moments vécus dans des taxis dans 4 villes différentes à des moments clés de son existence. Qui ne s’est jamais laissé aller à des échanges d’abord impromptus avec des chauffeurs jusqu’à se livrer plus intimement et remettre en cause ses certitudes? A Los Angeles, Paris, Jakarta, Washington DC, l’héroïne découvre des personnalités plus complexes qu’il n’y parait de prime abord dans des trajets qui en disent long sur sa vie à elle mais aussi sur notre monde.

Des petits moments imprimés à jamais dans l’esprit

Aimée de Jongh est amenée à se déplacer dans le monde entier à l’occasion de festivals de BD, son succès l’amenant à accepter des invitations. Néerlandaise, elle a aussi des origines indonésiennes ce qui lui donne envie de découvrir cette ancienne colonie autrefois appelée Indes néerlandaises. Comme elle n’a pas le permis, elle utilise exclusivement le taxi pour se rendre de l’aéroport à son hôtel lors de tous ses déplacements. Très bavarde, elle ne peut pas s’empêcher de frayer avec les chauffeurs pour avoir un avant gout représentatif du pays où elle vient d’arriver. Elle se souvient de 4 moments en particulier où les conversations lui ont laissé des souvenirs indélébiles. Du chauffeur américain d’abord renfrogné jusqu’au chauffeur indonésien qui raconte par le menu le décès de son père, les moments sont variés et éclairants sur des mentalités toujours différentes. L’humour n’est pas absent d’un récit intimiste pas si autocentré qu’il n’y parait d’abord, devenant même très anthropologique au fur et à mesure des différentes courses. Des anecdotes comme Ah oui, la Hollande, Johan Cruyff ! servent de fil rouge à la manie très humaine de ranger les individus dans des cases. La BD est parue en Hollande en 2019 et parait aujourd’hui aux éditions La Boite à Bulles avec les 4 conversations mêlées pour faire coïncider les débuts, les développements et les fins dans un même arc narratif.

La BD est dessinée en noir et blanc pour créer une unité formelle entre tous ces moments disparates mais finalement similaires, au moins pour l’auteure, de la plage arrière de véhicules où elle apprend à ne pas juger trop vite les gens autant qu’elle ne voudrait pas être rangée dans la case néerlandaise sans autre forme de procès. La BD est à découvrir le 8 septembre pour un moment sensible de lecture qui interroge aussi sur soi-même.

Synopsis: Qu’elle soit à Los Angeles, Paris, Jakarta ou Washington, Aimée est fréquemment amenée à se déplacer en taxi. Comme elle l’explique aux chauffeurs, elle n’a pas de permis de conduire, elle qui vient des Pays-Bas et qui, comme beaucoup de néerlandais, se déplace essentiellement à vélo. Dans Taxi !, la jeune autrice se met en images au cours de quatre courses qui l’ont marquée. Quatre trajets qui ont constitué autant de rencontres avec des chauffeurs qui, s’ils semblent au premier coup d’œil bien différents, partagent de nombreux points communs, à commencer par leur amour du football et leur admiration pour le joueur néerlandais Johan Cruijff dont ils déclament le nom, à peine Aimée a-t-elle mentionné son pays d’origine… Qu’ils soient taciturnes, affables ou peu attentifs au trafic, ces derniers, une fois la glace brisée, ouvrent une fenêtre sur leur cœur et partagent leurs histoires, leurs doutes, leurs peurs. Qu’il soit question de la mort, de la religion ou de la société, chacun a son avis propre et beaucoup à dire… Ainsi, plus que faire œuvre autobiographique, Aimée de Jongh cherche avant tout à nous faire découvrir ces conducteurs que l’on côtoie bien souvent sans les voir, sans prendre le temps de les écouter. Avec une grande sobriété, ce roman graphique en noir et blanc regorge d’une humanité aussi belle que touchante…

Editeur: La Boite à Bulles

Auteur: Aimée de Jongh

Nombre de pages / Prix: 96 pages / 17 euros

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !
Pierre-Emmanuel Barré photo © Éric Canto

Pierre-Emmanuel Barré en roue libre !

Au Trianon, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré présente Pfff…, son nouveau spectacle, un one-man-show décapant et très en verve contre la bienséance ambiante et le politiquement correct. Percutant.

Il faut dire qu’il est à l’aise pour exprimer sans aucune retenue ce qu’il a sur le cœur et pas que ! bousculant les habitudes et le confort de son auditoire, toujours armé d’un large sourire qui dissimule à peine une énorme envie d’en découdre. Et s’il ne s’interdit rien, ses réparties à l’écriture ciselée, font mouche.

Férocement drôle 

C’est sous forme d’une parodie de conférence qu’il convie le public pour un réquisitoire sans concession à l’humour très noir, férocement drôle et ultra-cynique, sur l’absurdité de notre époque, pleine de contradictions, et l’état apocalyptique de notre planète, n’épargnant au passage rien ni personne, égratignant sans aucune distinction inconnus avérés et ennemis confirmés (Emmanuel Macron, les chasseurs, les sortis de l’ENA).

En veste sombre et chemise blanche, Pierre-Emmanuel Barré arpente le plateau entre pupitre et grand écran à la manière d’un présentateur de show télévisé, multipliant dérapages, adresse au public, et coups de gueule. Barré passe en revue la politique sanitaire du gouvernement en temps de pandémie et de totale absurdie mais aussi les violences policières, les discriminations, les inégalités homme-femme, le racisme, l’écologie et la maltraitance animale.

Dans une incroyable vidéo, il investigue au plus près le sort réservé aux animaux, de la porcherie aux abattoirs à l’abri d’une mise en condition aussi sanglante qu’efficace. De même avec une « journée type de la femme » très documentée et sous couvert de blagues potaches, il pointe les violences sexistes et sexuelles.

L’humoriste s’est affranchi depuis longtemps de tout filtre social où en roue libre, il fustige à l’envi l’hypocrisie de la bien-pensance, car rien, jamais, ne l’empêchera d’exprimer ses mauvais penchants dont les sarcasmes dévastateurs, empreints d’une lucidité à toute épreuve et d’une forme de désinvolture, sont sans conteste sa signature.

Dates : du 2 au 11 septembre 2021  – Lieu : Le Trianon (Paris)
puis en tournée dans toute la France :

19/09 – TOULOUSE (31) – La Halle aux Grains

20/09 – TOULOUSE (31) – La Halle aux Grains

21/09 – CLERMONT-FERRAND (63) – La Coopérative de Mai

30/09 – PLOUGASTEL (29) – Avel Vor « BZH TOUR 2020 mais en 2021 »

Octobre

01/10 – LORIENT (56) – Palais des Congrès « BZH TOUR 2020 mais en 2021 »

02/10 – SAINT BRIEUC (22) – L’Hermione « BZH TOUR 2020 mais en 2021 »

14/10 – MOUILLERON LE CAPTIF (85) – La Longère de Beaupuy

15/10 – LA ROCHELLE (17) – Espace Encan

16/10 – ANGERS (49) – Cité des Congrés

17/10 – TOURS (37) – Espace Malraux

Novembre

05/11 – PERPIGNAN (66) – Cité des Congrès

06/11 – BERGERAC (24) – Centre Culturel

19/11 – MAIZIERES-LES-METZ (57) – Le Tram

Décembre

08/12 – NANTES (44) – Cité des Congrès

11/12 – BOURGES (18) – Festival Humour et Vin

15/12 – SAUSHEIM (67) – ED&N

16/12 – BESANCON (25) – Le Kursaal

17/12 – LANSLEBOURG (73) – Auditorium Laurent Gerra

18/12 – GENEVE (Suisse) – Théâtre du Léman

  

[BD] Tananarive ou l’aventure d’un notaire imaginée par S. Vallée et M. Eacersall (Glénat)

[BD] Tananarive ou l’aventure d’un notaire imaginée par S. Vallée et M. Eacersall (Glénat)

Comédie dramatique proposée par Sylvain Vallée (L’Histoire de France, Katanga) et Mark Eacersall (GoSt 111), Tananarive est une histoire complète mettant en scène un certain Amédée PETIT-JEAN, notaire à la retraite qui coule des jours paisibles dans sa propriété… Enfermé dans un quotidien qui semble lui peser, Amédée trompe l’ennui en compagnie de son voisin et ami Jo, retraité de son état et aventurier revendiqué. Jo collectionne les anecdotes et ne rate jamais une occasion de raconter ses périples à travers le monde pour le plus grand plaisir d’Amédée.

Jusqu’à ce qu’un matin, ce quotidien bascule suite à la mort de Jo, sans préavis. Découvrant fortuitement de nombreux secrets qui entouraient son défunt ami, Amédée va alors peu à peu oser endosser lui aussi le costume de l’aventurier pour partir à la recherche de possible(s) héritier(s), à la manière d’un généalogiste pour ne pas dire d’un enquêteur de police. L’occasion de sortir sa décapotable de son garage, et de quitter pour la première fois de sa vie son département… 

De découvertes en déconvenues, Amédée va connaître les montagnes russes. Le lecteur est ainsi embarqué dans une aventure tragi-comique par procuration au rythme parfaitement maîtrisé. On s’identifie très vite à ces petits vieillards dont l’érosion du temps n’altère pas la volonté de renouveau et de quête de vérité. Un thème universel superbement incarné par des personnages profonds, dont les traits sont magnifiquement travaillés. Le dessin de Sylvain Vallée opère en effet avec magie tant il est soigné et réfléchi. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. Et grâce à ce travail d’orfèvre, Amédée et ses amis prennent littéralement vie sous nos yeux, entre résilience et combattivité. Avec ses hauts et ses bas, notre notaire préféré se révèle ainsi de plus en plus au fil du récit, dont il faut aussi souligner remarquable la narration.

Tananarive est un très bel album qui sait toucher et tenir en haleine son lecteur. Si vous avez aimé Les Vieux Fourneaux, vous adorerez Tananarive. Un coup de coeur de cette rentrée 2021 !

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Il n’est jamais trop tard pour vivre une grande aventure.

Au soir d’une vie rangée et précautionneuse, un notaire en retraite va partir à l’aventure pour la première fois de son existence. Petite aventure, mais véritable odyssée pour lui. Lancé aussi vite que ses vieux os le lui permettent sur les traces d’un hypothétique héritier, au volant d’un coupé qui n’avait jamais quitté le garage et accompagné d’un curieux passager, il va découvrir qu’il n’est jamais trop tard pour en apprendre sur les autres…
… et sur soi-même.
Fort d’une carrière de déjà plus de 20 ans, et de quasiment autant d’albums, Sylvain Vallée est devenu l’un des plus grands représentants de la ligne claire revisitée, héritée des grands maitres tout en faisant preuve d’une modernité indéniable. La magie de son dessin et de sa mise en scène graphique réside dans le fait qu’il en émane toujours la juste intention, le juste regard, la juste émotion… Il s’essaie avec succès et pour la première fois au roman graphique, en associant son talent à celui de Mark Eacersall, dont l’écriture cinématographique, tout en rythme, en pleins et déliés, trouve ici un adoucissement et une tendresse, liés au sujet abordé, sans rien perdre de son mordant. Les auteurs, tous deux primés à Angoulême (pour Il était une fois en France et GoSt 111), associent leurs talents de conteurs dans ce road trip initiatique, drôle et poétique, révélant des sentiments profonds et humains, dont la saveur subsiste encore en nous bien longtemps après la lecture de cet album aussi singulier qu’universel.

Date de parution : le 8 septembre 2021
Auteurs
: Sylvain Vallée (mise en scène et dessin)
Mark Eacersall (dialogues et scénario)
et Delf (couleurs)
Genre : Roman graphique, aventure humaine
Editeur : Glénat
Prix : 19,50 € (120 pages)
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Solo Leveling, le phénomène coréen de l’été (Kbooks / delcourt)

Solo Leveling, le phénomène coréen de l’été (Kbooks / delcourt)

C’est avec Solo Leveling que nous découvrons l’univers coréen du webtoon dont on entend parler depuis un moment maintenant. Enorme succès sur la plateforme de diffusion vertytoon.com cette série toujours en cours de diffusion est désormais dotée d’une édition reliée dont le troisième tome est attendu le 8 septembre prochain (11 tomes prévus minimum).

Plutôt violent, Solo Leveling s’adresse à un public averti. Dans le monde de Jinwoo, des monstres démoniaques se nichent dans des portails virtuels aux quatre coins de la surface terrestre. Devenu jeune chasseur pour gagner sa vie, il va régulièrement les affronter. Mais voilà, Jinwoo est très vite identifié comme le plus faible d’entre tous. Et le danger est partout. Il doit se méfier des monstres comme des autres chasseurs….

Orchestré avec beaucoup de maestria, Solo Leveling installe une énorme tension pour ne jamais la relâcher. Une fois la lecture amorcée, il n’est plus possible de la stopper. Vous serez prévenus ! Un récit nouveau et original, ultra rythmé et parfois violent (voire très souvent), fortement imprégné de l’univers des jeux vidéos.

Le cocktail est détonnant et fait mouche. Bref, Solo Leveling n’a pas usurpé son titre de locomotive du genre tant les deux premiers tomes parus ont été addictifs. Vivement la suite.

Résumé de l’éditeur :

Lorsque d’étranges portails sont apparus aux quatre coins du monde, l’humanité a dû trouver une parade pour ne pas être massacrée par les monstres qui en sortent. Simultanément, certaines personnes ont développé des capacités permettant de les tuer. Ces chasseurs intrépides foncent au coeur des donjons pour combattre les créatures qu’ils abritent ! Suivez Jinwoo, le plus faible de tous les chasseurs, qui se réveille doté d’une interface virtuelle lui permettant de passer des niveaux pour devenir plus fort !

Date de parution : le 07 avril 2021
Auteurs
: Chugong Kisoryong et Dubu (Redice Studio)
Genre : fantastique, gamer
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (208 pages)
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Flic à la PJ, tome 1 : une BD de Corbeyran, Armöet et Malisan (Delcourt)

Flic à la PJ, tome 1 : une BD de Corbeyran, Armöet et Malisan (Delcourt)

Bienvenue dans le monde réel, au coeur de la PJ où Ludovic Armöet, coscénariste, officiait avant sa retraite de la fonction publique. Epaulé par Corbeyran pour l’écriture du scénario et par Luca Malisan pour le dessin, l’ancien flic nous conte l’une des enquêtes qui l’a le plus marquée : le démantèlement d’un trafic de drogue découvert presque fortuitement…

Mais ce premier tome de Flic à la PJ ne se contente pas seulement de restituer une belle enquête policière, il en profite pour installer de nombreux protagonistes, mis en perspective notamment par le biais de flashbacks venus retracer l’enfance et l’adolescence de l’auteur. Un récit vivant et rythmé qui met en scène des personnages riches et travaillés. Le divertissement n’en est que plus intense. 

Le dessin de Malisan reste très standardisé voire aseptisé via un trait sans fioriture mais suffisamment précis pour dégager une belle expressivité des personnages.

L’ensemble est très cohérent et tient sa promesse du récit de genre qu’il propose. Une série à suivre pour tout amateur de sensations fortes livrées directement du terrain.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Quand il était enfant, petit Réunionnais, Ludovic n’avait qu’une idée : devenir inspecteur de police en métropole… Aujourd’hui retraité de la fonction publique, il nous confie dans chaque album l’évolution du rêve de ce petit garçon et nous fait vivre l’une des enquêtes qui l’a particulièrement marqué durant sa carrière, souvent du fait de la personnalité des bandits qu’il cherchait à attraper…

Date de parution : le 18 août 2021
Auteurs
: Corbeyran & Ludovic Armoët (scénario)
Luca Malisan (dessin)
Chiara Zeppegno (couleurs)
Genre : polar
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 € (64 pages)
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La Galerie Roger-Viollet propose une nouvelle exposition à ne pas manquer, Signaux de piste, avec les sculptures de Michel Brand

Gilles Taquet continue à proposer des expositions de qualité dans la galerie Roger-Viollet. Après Paris 1900 et il offre à l’artiste multiformat Michel brand l’occasion d’exposer ses sculptures dans un déroulé fascinant intitulé Signaux de piste. Les visites sont possibles depuis le 2 septembre jusqu’au 2 octobre. Petit tour du propriétaire.

Du bois rare et de la pierre rare

La galerie Roger-Viollet présente une vingtaine de sculptures de l’artiste Michel Brand dans un parcours qui laisse au visiteur l’esprit libre pour admirer l’alliance d’essences de bois venues d’Afrique et de Guyane avec des pierres rares dans des assemblages faits à la main. Car Michel Brand est un artiste plasticien aux larges talents. Né en 1951, il réalise des peintures et des sculptures à son rythme dans son atelier de Dordogne. Admirateur des oeuvres de Pagès et Christo, Michel Brand aime à faire corps avec les matériaux, les travaillant avec patience et application, dans le respect des particularités physiques pour arriver à un résultat qui interpelle. Oeuvres massives ou tout en verticalité, l’absence de titre laisse libre cours à l’imagination de l’observateur. Badi et ébène, granit et azobé, Amarante et Amazonite, la pierre et le bois s’articulent dans un équilibre fascinant, souvent sur le point de tomber mais assemblés dans une fluidité totalement équilibrée. Les sculptures ont été créées ces 2 dernières années et demi. Alors qu’une période consacrée aux art premiers va s’ouvrir pour les galeries de Saint-Germain-des-Prés, cette exposition fait sens. Les oeuvres peuvent être visitées, et même achetées pour ceux qui peuvent se le permettre. Les formes en hampes, totems, insignes de tribus, sagaies ou phurbus (bâton rituel de chamane) représentent une nouvelle période où l’artiste Michel Brand diplômé d’anglais mais tout dévoué à son art a cherché l’équilibre et la contemplation plastique.

Padouk, granit, amarante, azobé, jaspe, iroko, ébène, marbre ou palissandre se côtoient avec des oeuvres poncées avec patience pour obtenir des oeuvres stylisées à l’extrême. Les bois sont homogènes et sans veinage, les pierres sont dures avec des couleurs texturées et subtiles. Les couleurs sont fascinantes, de quoi donner envie de les admirer au 6 rue de Seine dans le 6e arrondissement de Paris.

ISS Snipers, tome 1 : BD musclée de J.-L. Istin et E. Seure-le Bihan (Soleil)

ISS Snipers, tome 1 : BD musclée de J.-L. Istin et E. Seure-le Bihan (Soleil)

ISS Snipers, c’est une grosse dose de testostérone, contenue dans des hommes-machines faits pour combattre jusqu’aux confins de l’univers au service de la fédération des planètes unies. Le petit hic, c’est quand le Sniper Reid Eckart commence à s’interroger sur le côté éthique de l’une de ses missions… et décide de désobéir à sa hiérarchie quitte à entrer frontalement en collision avec le reste de la fédération.

Lui et ses quelques hommes vont ainsi mener le combat de leur vie pour sauver les habitants pacifiques d’Okeelia, une planète qu’ils avaient pour mission de nettoyer. Un récit musclé, qui en met plein les mirettes à grands renforts de duels de titans. L’histoire est bien emmenée, et embarque le lecteur avec elle grâce à des personnages forts en gueule. 

L’ensemble est mis en image avec efficacité et honore le divertissement qu’il promet. Une saga prévue en 5 tomes dont le second vient tout juste de paraitre (on vous en reparle très vite donc !).

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Je suis le I.S.S. Sniper Reid Eckart, on me surnomme Stock parce que je moissonne la mort et fais un stock de cadavres là où je colle mes bottes. Comme on arrive, on repart. On enchaîne les missions parce que le vent de révolte sur des planètes aussi éloignées, ça souffle plus vite que l’ordre. Ça, c’était avant ! Car depuis qu’on nous a envoyés sur Okeelia, faut bien l’avouer, la donne a changé !

Date de parution : le 16 juin 2021
Auteurs
: Jean-Luc Istin (Scénario)
Erwan Seure-Le-Bihan (Dessin)
Genre : S.-F.
Editeur : Soleil
Prix : 15,95 € (72 pages)
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Les rappeurs furieux de Svinkels reviennent avec l’album Rechute (Céréal Killers Company)

Pour ceux qui suivent les aventures du groupe, le souvenir de son retour le 8 Juin 2020 avec le titre Mon Spot a pu causé quelques palpitations avec ce clip tourné en Hollande dans les usines 8.6 Bavaria de la Svinkels Family Brewers, chez eux, quasiment. La musique rap à l’ancienne rappelle les riches heures des rythmes pêchus et des paroles qui claquent. Svinkels sait manier les mots et le flow, ça s’entend et ça se ressent.

De l’énergie en barres

La sortie de Rechute, en même temps que la sortie du single du même nom permet de réécouter ces rappeurs qui enchainent les paroles sur des rythmes énergiques. La production de Bob Cobain colle à son époque, piochant allègrement dans la culture MC’s en souvenir des années 80 ou 90. Les paroles défilent à 100 à l’heure avec des références geeks, des épanchements bienvenus sur les risques des addictions à problème et des rimes bien senties pour capter l’attention de l’auditeur. Le flow est incessant et le rythme mitraillette ne se met jamais en pause. Les membres du groupe, Gérard Baste, Nikus Pokus et Mr Xavier sont en mode énergie maximale et Rechute montre bien que les Svinkels n’ont pas perdu la foi. Et puis comme conclut si bien la chanson Rechute On revient pour laisser le public en sang, le bar à sec et la scène en cendres. Rechute ! L’EP 5 titres Dossiers Perdus Volume 1 sorti le 7 mai dernier donnait un avant gout et Rechute comblera complètement les fans de paroles musclées.

Svinkels est de retour avec son rap sans œillères. Ceux qui ne supportent pas le rap pourront passer leur chemin, les autres retrouveront une énergie qui colle à une musique qui choisit le choc frontal en plein les oreilles. Vulgarité assumée? Non, les vannes sont ouvertes et le flow se déverse sans discontinuer. De quoi couper avec la réalité et les contraintes du quotidien.

Nautilus, tome 1 : BD de Mathieu Mariolle et Guénaël Grabwski (Glénat)

Nautilus, tome 1 : BD de Mathieu Mariolle et Guénaël Grabwski (Glénat)

A mi-chemin entre l’univers de Jules Verne et son 20 000 lieues sous les mers et celui de James Bond, Nautilus est un récit d’espionnage spectaculaire signé Mathieu Mariolle au scénario et Guénaël Grabwski au dessin. Un certain Kimball O’Hara – dans la peau de l’agent secret britannique – est victime d’un coup monté et va devoir s’employer à prouver qu’il n’est pas le coupable tout désigné d’un attentat dirigé contre les anglais, alors qu’il était en mission. C’est tout un paquebot qui sombra en effet au fond de la mer.

Une quête solitaire pour ce fugitif débute alors, et autant dire qu’il ne manquera pas de ressources pour trouver les moyens nécessaires à l’exploration de l’épave. Car il faut la faire parler pour démontrer son innocence. Et seul le Nautilus d’un certain Némo pourra l’y emmener. Nous voilà partis à la rencontre d’un personnage clé qu’il va être bien difficile à aller chercher…

Nautilus amorce son histoire par un premier album très réussi. Le lecteur est embarqué pour une grande Aventure, où chaque planche réserve son lot de surprises et de rebondissements. Le dessin immersif est superbe, tant dans la finesse du trait que dans les plans choisis. On se sent comme un enfant devant un grand spectacle. 

Nautilus est à mettre entre toutes les mains, sans hésiter ! La suite sera à lire dès le mois d’octobre.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Pour prouver son innocence, il plongera 20 000 lieues sous les mers.

Kimball O’Hara est un agent des services secrets britanniques au destin bouleversé un soir de l’année 1899 à Bombay… La filature d’un agent russe l’a mené sur un paquebot du gouvernement anglais qui sera victime d’un attentat quelques instants après son arrivée. Dans le chaos général, il est désigné coupable du drame. Pour prouver son innocence, désamorcer les tensions diplomatiques et espérer un jour revoir son fils, Kim va devoir récupérer des documents secrets restés dans l’épave du bateau tombée au fond de la baie. Malheureusement, aucun homme n’est capable de s’enfoncer aussi profondément dans les fonds marins. Aucun, sauf peut-être un seul, son nom est Némo. Fuyant les autorités indiennes, Kim se met en quête de ce personnage légendaire à qui appartient le sous-marin le plus performant de tous les temps : le Nautilus…

Course poursuite à l’échelle planétaire, Nautilus est un récit d’action, d’espionnage et d’aventure riche en personnages complexes, situations inextricables et scènes spectaculaires. 

Date de parution : le 19 mai 2021
Auteurs
: Mathieu Mariolle (Scénario)
et Guénaël Grabwski (Dessin)
Genre : S.-F.
Editeur : Glénat
Prix : 15,50 € (56 pages)
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[BD] Buonaparte, tome 1 : Sainte Hélène (Delcourt)

[BD] Buonaparte, tome 1 : Sainte Hélène (Delcourt)

Retraçant le dernier voyage de Napoléon Bonaparte, Buonaparte débute son récit lorsque l’Empereur décide de se rendre aux Anglais afin de demander l’asile et éviter ainsi des sanctions plus sévères après sa défaite de Waterloo… Mais la désillusion est rapide et totale. Considéré comme un prisonnier de guerre, il ne peut se voir appliquer la faveur de l’asile et, pire, est condamné à l’exile à Saint Hélène.

Un point de départ que le scénario exploite pour nous conter les rebondissements qui ponctuèrent la traversée, sous bonne garde, jusqu’à l’île britannique. Buanaparte n’abandonna jamais l’espoir de rallier l’équipage à sa cause… jusqu’à tenter de provoquer une mutinerie. Un récit passionnant qui propose un angle de vue encore peu exploré de la vie de ce personnage de premier plan de l’Histoire.

Ce premier album convainc par son sens du rythme et de la mise en scène, appuyé par un dessin efficace, aux décors soignés. Un vrai périple que l’on partage avec un Napoléon combatif à chaque instant. A lire.  

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Napoléon Bonaparte contemple le désastre de la bataille de Waterloo sonnant le glas de ses conquêtes. Après une longue errance, il se rend aux Anglais, espérant obtenir l’asile. Mais, considéré comme prisonnier de guerre, il est embarqué pour Sainte-Hélène où il sera exilé avec quelques proches. Des soldats anglais sont dépêchés sur l’île afin de prévenir toute tentative d’évasion.

Date de parution : le 21 avril 2021
Auteurs
: Rudi Miel & Fabienne Pigière (Scénario)
Iván Gil (Dessin)
Genre : illustrations
Editeur : Delcourt
Prix : 14,95 € (56 pages)
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Danakil enfin de retour après 5 ans d’absence avec l’album Rien ne se tait, disponible le 3 septembre

Difficile de croire que Danakil existe maintenant depuis plus de 20 ans. 1000 concerts et 150 000 albums vendus après, les musiciens sont de retour avec Rien ne se tait. Le groupe de reggae se laissé passer 5 ans depuis La rue raisonne, toujours les racines jamaïcaines et des textes en français aux rimes biens senties. Ultra installés sur la scène française et suivis par des fans fidèles, Danakil ne triche visiblement pas, et ça fait toujours autant plaisir.

Du reggae et toujours du reggae

Rien ne se tait est déjà le 11e album du groupe et paraîtra officiellement le 3 septembre, sortie évidemment reportée du fait des conditions sanitaires que vous connaissez. Les 13 titres confirment les liens particuliers entre Danakil et son public. Et ce n’est pas la campagne Ulule de crowfunding pour financer la production de son album et les nouveautés proposées récemment comme Oublions qui prouveront le contraire. Un livre sur leur parcours entre 2001 et 2021 est également sorti, Danakil 2001/2021 : Ensemble d’Aymeric Jeanson et également un album Live à la Maison sorti récemment. L’album Rien ne se tait regroupe évidemment les singles parus récemment comme Oublions et Marre, ce titre a d’ailleurs remporté le titre de single français de l’année aux dernières Victoires du Reggae. Les autres titres creusent le sillon d’un reggae harmonique aux paroles qui claquent. La FamilleEnsembleRendez-nous la justice et Monde de fous avec l’apparition de l’ultra connu Akhenaton enchanteront les fans. Les textes chantés par Balik et Natty Jean gardent toujours la même fougue, les années passent mais l’énergie reste.

Laissons au groupe le mot de la fin pour mieux comprendre leur philosophie, faite de bienveillance et de bonnes ondes: Soyons responsables, apprenons de nos actes et questionnons nous sur nos actions et notre futur car rien n’est sans conséquence : au final, rien ne se tait. Tout se partage dans un monde où nous sommes étroitement liés, le mensonge comme la vérité, les bonnes et les mauvaises choses, alors à nous de le rendre meilleur pour tous… De quoi donner envie de les écouter!

[BD] La Fille du Quai, de Fabrice Meddour et Alexine (Glénat)

[BD] La Fille du Quai, de Fabrice Meddour et Alexine (Glénat)

Récit aux allures mystiques, La Fille du Quai est un voyage au coeur d’une épaisse et humide brume matinale qui vient couvrir les quais certains jours. Sorte de conte fantastique aux accents horrifique, l’album nous emporte dans un délire halluciné où un jeune homme se retrouve hanté par une jolie femme lui apparaissant subitement… pour lui porter comme une malédiction. Cette créature emportera dans les flots la moindre conquête de Haurel, sa vie durant….

Bien que l’idée soit originale, La Fille du Quai ne parvient pas tout à fait à s’extirper du brouillard duquel elle émerge. Le lecteur doit ainsi accepter le sort du jeune garçon et de ses conquêtes successives sans trop vraiment y comprendre. Une intrigue qui interroge quelque peu et peut-être dérange. Voilà qui ne laisse en tous cas pas indifférent.

Le dessin est à l’image du propos, comme bousculé par la tempête qu’il traverse. On ne sait pas vraiment si l’on apprécie ou non le voyage qu’il propose mais on salue le travail d’artiste qui le soutient. Une aventure comme un poème écorché vif.

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Celui qui voit la fille du quai y reste à jamais enchainée. Haurel a 8 ans quand son destin est bouleversé par la fille du quai. D’apparence humaine, cette créature qu’on aperçoit toujours près des points d’eau commet les pires méfaits sans y voir le moindre mal. Pourtant, elle s’attache mystérieusement à Haurel et souhaite s’accaparer son amour. Mais la jalousie maladive et poussive dont elle fait preuve devient la pire des malédictions pour le jeune homme. Tout au long de son existence, il ne pourra jamais offrir son affection à quiconque sans que la fille du quai ne vienne se venger. Conte fantastique et halluciné, La fille du quai est aussi une histoire d’amour qui touche à l’horreur, l’érotisme et le thriller.

Date de parution : le 07 juillet 2021
Auteurs
: Fabrice Meddour et Alexine
Genre : Fantastique
Editeur : Glénat
Prix : 15,50 € (64 pages)
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Sigrid, tome 1 : récit viking de D. Chauvel et P. Pion (Delcourt)

Sigrid, tome 1 : récit viking de D. Chauvel et P. Pion (Delcourt)

Quand les vikings quittent leur Groenland pour l’autre bout du monde, ils savent que de nombreux périls les attendent. Mais Sigrid était loin de se douter que tout son équipage serait foudroyé par une mort lente et douloureuse. Miraculeusement rescapée, elle va être recueillie à Terre-Neuve par un indien au grand coeur. Avant d’être pourchassée par d’autres vikings installés récemment sur place. 

En admirant la couverture, on pourrait penser qu’il s’agit là d’une énième histoire de Vikings comme il en existe de nombreuses aujourd’hui. Mais David Chauvel et Patrick Pion parviennent à renouveler le genre grâce à des circonstances de lieu et d’intrigues originales. Le récit est haletant, ficelé comme un policier qui n’oublie pas de convoquer une bonne dose d’action et d’adrénaline.

La lecture de Sigrid promet donc de nombreux rebondissements et du plaisir pour les yeux grâce au dessin au trait vif, naturel et dynamique de Patrick Pion. De quoi passer un très bon moment. A suivre !

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Sigrid est une jeune viking avide de parcourir le vaste monde… Lorsque son drakkar quitte le Groenland, pour le pays fraîchement colonisé du Markland, elle est loin d’imaginer ce qui va suivre… Une mystérieuse maladie qui décime l’équipage, une trahison qui la laisse à moitié morte et finalement, la rencontre avec un indien Béothuk, qui va changer son destin à jamais…

Date de parution : le 05 mai 2021
Auteurs
: David Chauvel (Scénario), Patrick Pion (Dessin)
Ronan Toulhoat (Couverture)
Genre : Aventure, Vikings
Editeur : Delcourt
Prix : 15,50 € (104 pages)
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Vague d’amour : quand François Ravard croque la Bretagne (Glénat)

Vague d’amour : quand François Ravard croque la Bretagne (Glénat)

Pour les nostalgiques des vacances, bien qu’elles ne soient pas encore tout à fait terminées, Vague d’amour est un bel ouvrage qui vous fera voyager avec malice et bonne humeur dans ce que la Bretagne offre de plus beau. Un recueil d’illustrations signées François Ravard, qui livre avec un trait d’humour quelques soixantaine de saynètes en pleine page.

Difficile de ne pas être sensible à ses charmes ! A découvrir !

 

Extrait de la BD :

 

Résumé de l’éditeur :

Un héritier de Sempé croque la Bretagne. De Renoir à William Turner, en passant par Corot, Gauguin, Henri Rivière ou Matisse, la Bretagne a de tous temps inspiré les peintres et illustrateurs. François Ravard, auteur de bande dessinée résidant à Dinard, est de ceux-là. Et lorsqu’il quitte sa table à dessin, il aime croquer sa Bretagne, ses couleurs, ses rivages, ses plages et ses habitants dans de belles et touchantes illustrations évoquant la ligne sensible et la pointe d’humour pudique de Sempé. Le présent recueil, sorte de compagnon à Pas un jour sans soleil, réunit une soixantaine de dessins, présentant une galerie d’instants drôles et touchants où, quelle que soit la météo, la Bretagne, elle, reste toujours belle.

Date de parution : le 07 juillet 2021
Auteurs
: François Ravard
Genre : illustrations
Editeur : Glénat
Prix : 15 € (104 pages)
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Le fils de l’épicière, le maire, le village et le monde, un documentaire sur la culture en milieu rural, sortie le 1er septembre 2021

L’Ardèche n’est pas connue pour être une terre de culture, plutôt un coin de nature avec des vignes et des beaux paysages. Claire Simon démontre qu’il faut abroger les préjugés et voir la volonté de certains de créer une vraie entreprise culturelle destinée à durer et à être rentable. 32 ans que le village de Lussas se passionne pour le documentaire d’auteur. L’histoire est passionnante, les obstacles politiques et financiers interrogent sur la possibilité de créer dans une époque où les enjeux partisans prennent trop souvent le pas sur la bonne volonté.

Un documentaire sur une époque de tous les possibles

Tous les ans ont lieu les États généraux du film documentaire pendant une semaine où plus de 5000 personnes viennent regarder des projections d’œuvres exigeantes dans le sud de la France, à Lussas. L’atmosphère est conviviale, le temps est à la fête et au partage. Les équipes de passionnés d’Ardèche Images sont au four et au moulin pour faire de l’évènement une réussite, jusqu’à héberger dans ses locaux des étudiants de master en réalisation et en production et aider à préparer l’avenir. Loin des superstructures cinématographiques et médiatiques sises dans la région parisienne, Ardèche Images essaye de faire vivre une structure à taille humaine, non sans difficultés. Le documentaire montre également la création de la plateforme Svod intitulée Tënk, disponible sur abonnement pour un prix minime et donnant accès à 500 documentaires d’auteur du monde entier chaque année. Claire Simon a fait de cette histoire une série de 18 épisodes, le village, pour ancrer ce récit dans la plus profonde ruralité, montrant les contraintes climatiques et le rythme de la nature. Le long métrage Le Fils de l’épicière, le Maire, le Village et le Monde, a été dévoilé en première mondiale et en compétition à l’IDFA et sera visible en salles le 1er septembre 2021. Jean-Marie Barbe est ce fameux fils de l’épicière du titre et c’est lui qui défend depuis si longtemps Ardèche Images par la force de sa volonté. Le documentaire le suit alors qu’un bâtiment de 1500 m2 abritant toute l’activité Documentaire avec 9 salles de montages incluses est en construction.

Produit par Petit à Petit Production et coproduit par Les films de la Caravane et Clin d’œil films, le film est vendu à l’international par AndanaFilms pour une plongée dans les méandres de la création, en plein cœur de l’Ardèche.

Synopsis: C’est l’hiver dans le petit village de Lussas, en Ardèche, et les agriculteurs sont tout entier à la taille des vignes. Soutenu par le maire Jean-Paul Roux, son ancien camarade de classe Jean-Marie Barbe se lance dans une entreprise toute singulière :  la création d’une plateforme numérique par abonnements, dédiée aux documentaires d’auteur. C’est la naissance de Tënk, aux allures de start-up, tendance rurale. Aux côtés de Jean-Marie, l’équipe va-t-elle gagner le pari de cette entreprise économique ?

[Comics] Fire Power, tome 2 : de Kirkman & Samnee (Delcourt)

[Comics] Fire Power, tome 2 : de Kirkman & Samnee (Delcourt)

Après un premier tome détonnant et plein de promesses, le nouveau comics de l’immense Robert Kirkman (auteur notamment de Walking Dead ou de Invincible) Fire Power est revenu avec un deuxième épisode peut-être plus classique, où une armée de ninjas fait irruption dans la vie familiale, calme et posée d’Owen Johnson.

Le récit de ce second opus s’ouvre à l’américaine, à la façon d’un vieux film d’action des années 90, où des ninjas s’invitent à la fête, directement chez l’habitant. Mais le scénario n’est pas aussi basique qu’il en a l’air et quelques surprises viennent redonner du souffle au scénario. Il faut bien le dire, Fire Power privilégie l’action, et celle-ci prend parfois le pas sur l’histoire qui ne demande qu’à prendre un peu d’épaisseur et à s’éloigner de clichés trop présents. 

L’attente (et quelle attente !) n’est donc pas tout à fait comblée. De quoi rester sur la réserve avant la lecture d’un troisième tome qui pourrait relever le défi. A suivre…

Extrait de la BD :

Résumé de l’éditeur :

Fire Power est la toute nouvelle série signée Robert Kirkman (Invincible et Walking Dead) associé à l’immense Chris Samnee (Daredevil). Action, ninjas, vie de famille et un passé que rejette le héros attendent le lecteur Owen Johnson pensait pouvoir tourner le dos à son passé… mais aussi à son entraînement, à sa puissance et à ce monde dangereux dont il ne voulait pas faire partie. Malheureusement pour Owen et sa famille, le danger l’a (re)trouvé, et qu’il le veuille ou non, le pouvoir qu’il possède, celui de maîtriser les boules de feu, est la seule chose qui peut les sauver.

Date de parution : le 07 avril 2021
Auteurs
: Robert Kirkman (Scénario) /
Chris Samnee (Dessin)
Genre : Action, Arts martiaux
Editeur : Delcourt
Prix : 16,50 € (160 pages)
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Le groupe The volunteered slaves sort son nouvel album très spatial intitulé SpaceShipOne le 31 aout chez Day After Music

The Volunteered Slaves continuent leurs aventures en explorant l’espace avec un son mêlé d’instruments traditionnels et de tonalités electro vintage faisant parfois penser au Rock progressif comme sur le titre SpaceShipOne, type Kraftwerk. Le résultat est addictif, preuve de leur virtuosité et de leur sens aigu de la mélodie teintée de lyrisme. SpaceShipOne est un album à découvrir pour les fans de jazz, mais pas seulement.

Une belle aventure musicale

C’est durant le Festival de Jazz de Marciac en 2002 que le groupe de musiciens a choisi de se réunir dans une entité commune. Olivier Temime aux saxophones, Emmanuel Duprey au piano Rhodes et synthétiseurs, Akim Bournane à la basse et Julien Charlet à la batterie ont franchi le cap. L’organiste Emmanuel Bex les a rejoints en 2017 pour un son toujours plus étoffé. SpaceShipOne se veut un album aventureux pour une musique plus spatiale, jusqu’à rappeler quelques illustres groupes de rock progressif des années 70, krautrock allemand comme Can ou plus purement progressif comme King Crimson. Le premier extrait SpaceShipOne laisse le saxo en liberté pour des envolées free qui font plaisir à entendre. Ce 5e opus est une très belle surprise. Les improvisations cassent les codes et dépassent les chapelles pour des références parfois jazz, ou funk, ou rock progressif ou afro. Leurs albums Streetwise, Breakfast in Babylone, The Day After et Ripcord n’hésitaient pas à multiplier les ambiances planantes et c’est en live que leur musique prend sa pleine mesure avec des participants qui se laissent parfois aller à se trémousser sur la piste de danse. SpaceShipOne se veut encore plus aérien, presque éthéré avec des synthés qui se la jouent électro et ouvrent les perspectives très dans l’air du temps. L’enregistrement a débuté en mars 2020 et l’album serait paru plus tôt sans le contexte sanitaire que l’on connait tous. L’album sort finalement le 31 août 2021, enfin. Les singles Astronaef et 24 ont montré la voie, avec des sonorités de satellite spatial sur 24 accompagnant un sax et une basse très remuantes. Astronaef suit la même voix planante, l’ambiance dans une salle de concert doit être très cérébrale avec des rythmiques là aussi très entrainantes jouées au synthé et à la basse.

Leur nouvel album est une très belle découverte qui appelle à une réécoute attentive de leurs 4 premiers albums pour se plonger dans une musique enivrante qui fera chavirer plus d’un esprit. SpaceShipOne sort le 31 aout et pourrait connaitre une belle renommée

Le Single Estate Cognac ABK6 XO RENAISSANCE médaille d’or et noté 98/100 à l’IWSC 2021 de Londres le 5 juillet dernier

C’est l’évènement du moment, le Single Estate Cognac ABK6 XO RENAISSANCE a reçu une médaille d’or et a reçu la note étourdissante de 98/100 à l’IWSC 2021 de Londres le 5 juillet dernier. Après la dégustation de la Vodka Grands Domaines et la récompense reçue en 2020 pour le cognac ABK6 VSOP Sinle Estate Cognac, c’est une nouvelle consécration pour les Domaines Francis Abécassis.

Un Cognac XO à déguster absolument, mais toujours avec modération

Difficile de résister à la tentation d’une dégustation quand on prend connaissance des notes de dégustation du jury de l’IWSC 2021 concernant ce Cognac ABK6 XO Renaissance: Un cognac tout simplement exceptionnel. Des fruits tropicaux recouverts d’épices indiennes douces comme la cardamome, le clou de girofle et la noix de muscade. Des abricots mûrs, de l’ananas et de la mangue apparaissent en bouche. Il y a un élément de chêne et de thé noir vieilli à la fin. Incroyablement juteux et délicieux. Déjà en 2019, ABK6 XO RENAISSANCE était récompensé de cette médaille d’or (Gold outstanding) et la même année élu World Best Cognac aux World Drink Awards. Autant dire que la consécration est unanime. Et le prix TTC départ domaine se met au diapason avec un tarif prestige de 159 euros. Et le fait est, le cognac se démarque clairement de tout ce que l’on peut connaitre avec sa couleur vieil or acajou et son nez riche avec des notes boisées, d’épices, de réglisse, d’écorce d’orange, de figue séchée. La bouche offre une puissance aromatique maitrisée avec une association de noisette, noix, bois de cèdre puis de fruits confits. Une grande longueur caractérise également cet XO. Une vraie confirmation pour ce Cognac unique.

Et toujours le Cognac ABK6 VSOP

L’International Wine & Spirit Challenge (IWSC), fondé en 1969, récompense des vins et spiritueux de plus de 90 pays du monde. Lors de l’édition 2021, ABK6 VSOP Cognac a reçu lui aussi une médaille, d’argent et la jolie note de 92 / 100. Un cognac également distingué à plusieurs reprises ces dernières années (World’s Best VSOP 2017 World Cognac Award, médaille d’or à San Francisco, etc). Comme le souligne le jury, une association harmonieuse d’arômes fruités et boisés. Parfait pour un prix TTC départ domaine de 49 euros.

Publireportage: Avec 370 hectares de vignes, Domaines Francis Abécassis est l’un des plus grands propriétaires viticoles
de l’appellation Cognac et l’un des domaines les plus récompensés à travers le monde depuis sa création en 2005. Ses marques ABK6 Cognac, Leyrat, Reviseur et Grands Domaines ont été primées à de nombreuses reprises. Respectueux de l’environnement les vignobles des Domaines Abécassis sont certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE3) depuis 2019. Chaque domaine a ses vignes, sa cave, sa propre distillerie et ses chais de stockage, permettant de réaliser toutes les étapes de la production en interne. Les Domaines Francis Abécassis exportent aujourd’hui dans plus de 35 pays.

Détails : Domaines Francis Abécassis – Domaines de Chez Maillard, 16250 Val des Vignes
+33 (0)5 45 66 35 72 – contact@abk6-cognac.com – www.abecassis-cognac.com

Les sorcières d’Akelarre, la chasse aux sorcières en mode hyper réaliste, en salles le 25 aout 2021

L’action du film les sorcières d’Akelarre se situe au Pays Basque en 1609 avec des jeunes filles accusées de sorcellerie et destinées au bucher par un tribunal de l’inquisition enfermé dans ses certitudes. Pendant des siècles, des femmes ont été accusées et condamnées sur la foi de témoignages ambigus et surtout sans vrai fondement. Le film montre la logique aussi perverse que retorse de tribunaux sans autre jugeotte que leur fanatisme forcené. Le réalisateur argentin n’en est pas à son coup d’essai dans sa réflexion autour des féminicides à travers l’histoire. En cela, le film est assez glaçant.

Les femmes, victimes idéales des hommes butés

Le film débute comme un conte de fées avec un village à la vie paisible, entre plage et forêt, cadre de vie idéal à l’harmonie contrariée par la venue d’un juge de l’inquisition, connu pour enchainer les buchers sur son passage. Les femmes condamnées à mort pour sorcellerie ont été des centaines, peut-être des milliers au cours d’un siècle marqué par l’obscurantisme religieux. Il faut voir ces scènes d’interrogatoire où le juge prend à coup sûr le contre pied à chaque réponse formulée, comme si les femmes étaient condamnées d’avance, par un pur réflexe théologique personnel. Les femmes libres sont vues d’un mauvais œil et l’inquisition est un moyen idéal de s’en débarrasser. La reconstitution historique se base sur la vie du juge Pierre de Rosteguy de Lancre, magistrat français connu pour avoir participé à un épisode de chasse aux sorcières au Pays basque. 4 jeunes femmes sont enfermées, interrogées, torturées et destinées au bucher. au-delà du contexte, c’est toute une réflexion sur la prédominance des hommes et du postulat patriarcal par delà la liberté individuelle, avec un parallèle évident avec notre époque. L’acteur Alex Brendemühl fait un magistrat glaçant à l’ambiguïté troublante. Car les hommes ne sont pas insensibles aux charmes de la liberté, ils ne demandent qu’à être fascinés dans un procédé d’attirance – répulsion qui fait tout le sel du film.

Les sorcières d’Akelarre offre un récit plein de force sur l’oppression culturelle à laquelle sont contraintes les femmes par des hommes arcboutés sur leurs prérogatives excessives. Des scènes puissantes parsèment le film pour un traité plein de sens sur la place des femmes dans la société.

Synopsis: Pays basque, 1609. Ana, Katalin et leurs amies sont brusquement arrêtées et accusées d’un crime dont elles ignorent tout : la sorcellerie. Missionné par le roi pour purifier la région, le juge Pierre de Rosteguy de Lancre ne doute pas de leur culpabilité. Il veut leur faire avouer tout ce qu’elles savent sur le sabbat, cette cérémonie diabolique au cours de laquelle Lucifer est censé s’accoupler avec ses servantes. Quoi qu’elles disent, on les appelle sorcières. Il ne leur reste plus qu’à le devenir.

Sortie du single très pop folk « Lifelines » du groupe Sweet Gum Tree le 20 aout 2021

Derrière le nom de groupe Sweet Gum Tree se cache l’artiste angevin multi-instrumentiste Arno Sojo qui officie depuis plus de 10 ans sur la scène rock folk. Certains se souviennent du titre Redhead sorti en 2014 sur l’album The Snakes you charm & The wolves you tam, l’artiste et le groupe ont fait du chemin depuis et proposeront l’album Silvatica en novembre, avec le morceau Lifelines en avant gout à écouter dès le 20 août.

Une belle sensibilité aux accents british

A 48 ans, Arno Sojo continue de publier des albums et des morceaux au sein de Sweet gum Tree après une vie placée sous le sceau de la musique. Première guitare à 3 ans, guitariste au sein de plusieurs formations dans les années 90, il a publié dans le même temps ses premières compositions personnelles sur des labels américains. Il réunit sa première formation Sojo Glider dans les années 2000 avec 3 albums au compteur, avant de former Sweet Gum Tree en 2009 marqué par de prestigieuses collaboration avec des membres de TindersticksThe Church ou R.E.M., la chanteuse Heather Nova ou encore Isobel Campbell du groupe Belle & Sebastian, dont un featuring sur le titre Bird Of Passage. C’est avec des collages réalisés par Charlie Stopford que Sweet Gum Tree ravive avec nostalgie des souvenirs londoniens, se rappelant de cette session en forme de pèlerinage aux studios Abbey Road avec une ambiance intimiste à l’esthétique lo-fi vivifiante. Le charme résolument Do it yourself du montage fait référence à des séances d’un nouvel album à paraitre en novembre et 100% analogique, intitulé Silvatica. L’album mis en boîte chez Kerwax en compagnie du batteur des Tindersticks et du sax de Zenzile sera une sorte d’hommage décomplexé à l’auteur-compositeur-interprète américain de rock indépendant Kurt Vile avec le même gout pour le fingerpicking, les sofas et les guirlandes lumineuses.

Le morceau Lifelines est un bel avant-gout de l’album à paraitre en novembre, avec une immense délicatesse folk qui fait du bien au cœur de l’été.


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