Edmond, un bijou de fantaisie à découvrir actuellement au cinéma
Depuis le 9 janvier 2019, le film Edmond enchante les spectateurs de la France toute entière. Alexis Michalik adapte lui-même sa pièce de théâtre à succès pour insuffler un irrépressible vent de bonne humeur dans chaque salle où le film est projeté. Avec cette fiction adaptée de la genèse de la célèbrissime pièce Cyrano de Bergerac, le réalisateur joue sur les sentiments d’empathie, de générosité et de bienveillance. Exactement ce qu’il nous faut dans cette époque si anxiogène…
Un film qui fait du bien
Edmond est un film d’autant plus surprenant qu’il débute comme un film à Papa, avec un classicisme conventionnel et une originalité réduite. Le jeune auteur Edmond Rostand sort d’un four théâtral qui obscurcit son avenir personnel. Mais à force d’obstination et de bonnes rencontres, il trouve l’inspiration pour accoucher d’une oeuvre qui fait encore mouche aujourd’hui sur les planches comme dans les salles. Alexis Michalik imagine des anecdotes et des péripéties ayant nourri l’imagination de l’auteur pour échafauder un personnage, une romance et une intrigue. Le jeune Thomas Solivérès campe un Edmond Rostand perclus de doutes et placé au pied du mur. Il a un mois pour rédiger une pièce et nourrir la mise en scène souhaitée par le grand comédien Contant Coquelin (Olivier Gourmet), chassé de la Comédie Française et désireux de se refaire. L’auteur va de rencontres en rencontres pour trouver l’idée d’un héros doté d’une protubérance nasale disgracieuse mais doué d’un esprit des plus chevaleresques. Le film déroule une suite d’évènements en lien direct avec la création de la pièce.
Et après les doutes initiaux, l’évidence se fait jour. Cet Edmond est parfaitement éblouissant. Les acteurs s’en donnent à coeur joie pour retranscrire la folie créatrice de l’auteur pris dans un triangle amoureux, un agenda chargé, une femme délaissée et une troupe dans l’attente des actes livrés les uns après les autres. L’enthousiasme général finit par emporter le spectateur. Car on parle d’ici de Cyrano de Bergerac, héros mythique du théâtre français, créé à la fin du XIXe siècle mais dont la redécouverte marque les générations les unes après les autres. L’art des alexandrins, la richesse des rimes et l’originalité des situations fait de Rostand l’égal d’un Racine ou d’un Corneille. Il suffit d’entendre C’est un peu court jeune homme pour savoir de quoi il est question. La tirade si connue est d’ailleurs prononcée alors que l’auteur se morfond, inconscient du triomphe qui l’attend. Car la pièce comme le film forcent l’admiration, cet Edmond est un morceau de bravoure dont personne ne peut sortir sans un large sourire aux lèvres.
Edmond est une réussite totale, à la fois drôle et émouvante, avec une galerie d’acteurs qui semble savoir ce qui est en jeu. Un film qui ravive le souvenir d’un personnage hors du commun au coeur d’une époque de troubles. Ce film donne envie de sourire et de donner envie à d’autres futurs spectateurs de pousser la porte d’une salle de cinéma projetant Edmond. Alors passez le mot!
Après Incassable et Split, le réalisateur M. Night Shyamalan clôt sa trilogie de super héros réaliste et ambiguë. Les 3 héros principaux se retrouvent dans un hôpital psychiatrique, entre les mains d’un personnel aux intentions floues et d’une psy trop belle pour être vraie. Entre le justicier sans peur et sans reproche (Bruce Willis), le cerveau machiavélique mais au corps fragile (Samuel L. Jackson) et le schizophrène sévère aux multiples personnalités (James McAvoy), le duel fait des étincelles malgré quelques trop belles longueurs et une accumulation de twists finaux un peu trop téléphonés.
Un vrai faux film de super héros
Le principe de la trilogie écrite et réalisée par M. Night Shyamalan est séduisant. Des êtres parfaitement normaux se retrouvent avec des capacités physiques ou intellectuelles bien au delà de la moyenne. Incassable voyait David Dunn (Bruce Willis) échapper à un accident de train et révéler ses capacités extraordinaires pour rencontrer Elijah Price (Samuel L. Jackson) qui se révélait un manipulateur de génie. Split voyait Kevin Wendell Crumb (James McAvoy) se débattre avec 24 personnalités tout en kidnappant des jeunes filles. Les 3 personnages se retrouvent dans un asile, sous bonne garde mais l’orage gronde…
Le réalisateur entretient l’atmosphère un tantinet fantastique et enchaine les péripéties inattendues. Car les 3 personnages sont des êtres supérieurs, cachés de la multitude mais pourtant il ne manque pas grand chose pour les faire éclore au grand jour. La thématique déjà vue dans la série X-Men prend une grande place dans le film, les êtres étranges sont gardés cachés et pourtant peut être se cachent-ils dans chaque ville de chaque pays.
Si le film peine un peu par son déroulé très lent et un peu soporifique, il réveille avec ses coups de théâtre finaux matiné d’action. Jusqu’à cataloguer les 3 personnages dans des cases issues de la vision habituelle des super-héros. Alors qu’au final, ce ne sont que des personnages inhabituels qui se débattent avec leurs démons et leurs faiblesses, comme n’importe qui, mais à une échelle un peu plus poussée. Le film clôture la trilogie en ouvrant de nouvelles voies qui pourraient aboutir à de nouvelles suites. Un peu comme The Dark Knight Rises pour une autre trilogie, ce dénouement est imparfait mais pourtant satisfaisant. Parce qu’il fallait faire preuve d’imagination pour garder le cap et ne pas transformer le concept en grand n’importe quoi.
Glass est un film imparfait, entre le conte fantastique et le film de super héros réaliste. Le plaisir de revoir Bruce Willis et Samuel L. Jackson dans leurs rôles respectifs est presque supérieur à celui de voir cette fin de trilogie.
RASK, artiste du nord de la France, est passionné par la musique depuis son plus jeune âge. A la maison son père se détend sur Queen, Scorpion, Genesis ou encore Paul Mc Carthney, sa mère elle, écoute Julien Clerc, Alain Souchon, Michel Berger ou encore The Cranberrys..
En 2012, RASK a sorti son premier album « Des Terres Minées » en national (Auchan, Fnac, Virgin, Furet Du Nord, Cultura..), il enchaine les shows et séances de dédicaces avec les magasins de sa région (Arras, Henin Beaumont, Villeneuve d’Ascq, Lille..)
Un succès un peu jeune mais qui permet à RASK de prendre du recul sur sa musique, et sur le futur… Il voyage donc à travers divers pays comme le Canada, les Etats Unis, la Réunion, Barcelone, Londres… un enrichissement pour ses yeux d’artiste observateur, et surtout une ouverture d’esprit sur le monde et les différentes cultures.
Une belle rencontre avec Jay Fase, un producteur Suisse, qui a composé pour Soprano et bien d’autres artistes en tout genre.., permet à RASK d’arriver enfin là où il souhaitait se placer musicalement. Ils décident alors de partir sur un concept de 4 EP de 5 titres comme les 4 saisons : Printemps, Eté, Automne et Hiver.
RASK un artiste nature.
Il parcourt les saisons à travers ses EP, le premier de la série est Printemps sortie en Juin 2017 sur toutes les plateformes digitales.
Dans Printemps, on retrouve le sentiment de renouveau, d’espoir et d’évolution. Sur des productions de Jay Fase très positives, parfois dansantes.
RASK nous fait voyager, ou juste oublier la routine quotidienne. Mais il aime soulever des thèmes de société comme dans Bombe Humaine ou encore Balade en ville.
Son parcours de vie donne naissance à des morceaux comme Que du love, un très beau titre sur le manque d’amour…
RASK continu de parcourir les saisons avec ce nouvel EP Été.
Un univers festif et joyeux à la couleur de la saison, on retrouve le sentiment de vivre la vie à fond, de s’amuser et de positiver. Sur des productions de Jay Fase, toujours très positives, et pleines d’énergies…
RASK nous fait danser, et nous donne la force de passer à autre chose avec Tourner la page ou juste se laisser aller sur Balancer. Une certaine « folie » dans cet EP qui fait du bien.
Encore une fois, son parcours de vie donne naissance à des morceaux comme Petit Homme, un constat sur les mauvaises priorités et la perte de ses valeurs…
Un vrai coup de coeur !
A écouter encore et encore ! et à partager surtout ! Bravo RASK ! Publik’Art continuera à suivre tes créations !
Ensemble à minuit, une romance pour bien commencer l’année (Casterman)
Jennifer Castle écrit pour les adolescents et la jeunesse depuis des années. Auteure, scénariste, elle a fait de l’écriture son activité principale, que ce soit pour les librairies ou le cinéma. Ensemble à minuit est son premier roman traduit en français et a connu un large succès aux États-Unis.
Témoins coupables
La sensation de culpabilité est présente dès les premières pages du roman puisque rapidement, et c’est l’élément déclencheur, Max et Kendall font face à une situation inattendue : après une dispute entre une jeune femme et son petit-ami à laquelle ils ont assisté, la jeune femme est renversée par un bus. Témoins de toute la scène, Max et Kendall sont incapables d’oublier qu’ils ont assisté à cette dispute pendant de longues minutes sans pour autant lever le petit doigt. Ils sont incapable d’oublier qu’ils auraient peut-être pu éviter ce drame. L’auteure aborde un thème compliqué, autant pour les personnages que pour les lecteurs puisqu’il s’applique à la vie de tous les jours. De peur de s’interposer sans raison, pensant que quelqu’un d’autre le fera, qu’ils appelleront à l’aide s’ils en ont vraiment besoin, personne ne fait rien. Le doute s’empare alors des personnages, rapidement suivis de la culpabilité.
Sept bonnes actions
Kendall et Max tentent d’apaiser leur conscience et se lancent le défi de réaliser sept bonnes actions avant le début de la nouvelle année. Le concept de la bonne action désintéressée est complètement revue puisque ici, les bonnes actions sont complètement intéressées. Mais le message du roman, c’est… et alors ? Une bonne action reste une bonne action, peu importe si elle vient d’un défi. Faire plaisir à quelqu’un, lui enlever un poids même quelques secondes, voilà l’objectif premier de Kendall et Max.
Des points de vue variés
Le point fort du roman, ce sont les quelques chapitres narrés du point de vue de ces sept personnes aidées par les personnages principaux. Ces quelques lignes permettent au lecteur de comprendre en quoi une simple action, peut avoir une grande influence, changer beaucoup pour la personne qui la reçoit. L’auteure montre également qu’il est impossible de comprendre réellement une personne seulement en l’observant quelques minutes. Que chacun a son histoire et qu’on n’en connaît qu’une infime partie.
Ensemble à minuit est la meilleure façon de commencer l’année, une lecture qui met du baume au cœur pour bien des raisons et permet de s’échapper le temps de 300 pages. Jennifer Castle maîtrise l’art de rendre ses personnages attachants au lecteur à la perfection. Impossible de ne pas accrocher à l’histoire de Max et Kendall, qui tentent par tous les moyens d’apporter leur pierre à l’édifice du bonheur. Ce roman nous offre un aperçu de ce bonheur, justement, pour lesquels se battent les personnages.
Page de l’éditeur :
Date de parution : le 7 novembre 2018 Auteur : Jennifer Castle Editeur : Casterman Prix : 16 € (323 pages) Acheter : Amazon
William Leghbil et Vincent Lacoste sont focus face au plus gros défi de leur vie.
Première année, comédie douce amère sur l’univers des concours, sort en DVD/Blu-Ray/VOD.
Alekseï Stakhanov n’aurait sûrement par renié Première année dans sa capacité à mettre en exergue ce dont l’être humain est capable de fournir comme travail dans le but d’atteindre son objectif, même celui qui semble le plus impossible. Bienvenue dans l’univers impitoyable des concours avec numerus clausus. Vous savez, les ultimes combats de gladiateurs contemporains, ceux qui se jouent avec un stylo à encre foncé, des feuilles fournies le jour J, si possible une montre qui fonctionne, et surtout des neurones bien allumés. Seul une poignée en sortiront lauréats. Un peu plus de 300 élus dans le cas de la première année de médecine pour la fac d’Antoine, exceptionnellement triplant, et de Benjamin, juste bachelier. La première partie du film du décidément doué Thomas Lilti, auteur d’Hippocrate, est l’occasion d’installé un buddy movie grâce à l’insouciance de Benjamin, encore vierge de tout cet univers de « fou ». Car, il faut vraiment avoir un grain et surtout une volonté de fer pour avaler toutes les connaissances nécessaires à la première année de médecine. Le spectateur novice de ce milieu découvrira avec Benjamin un monde de savoir tout à fait irréel.
Première année se dote d’un rythme et d’une narration digne d’une première année de médecine.
Très vite, on se rend compte à travers les yeux d’Antoine de l’Everest à escalader pour faire parti des élus. La complicité des deux potes va prendre un coup sévère lors de l’annonce des résultats de mi-parcours, la note humoristique du film avec. C’est l’une des grandes force de l’œuvre de Lilti, son rythme et sa narration. On se retrouve immergé dans un tourbillon de sentiments, de sensations, de connaissances, de pugnacité. Un vrai ouragan dévastateur pour les protagonistes. William Lebghil, confirme tout le bien que l’on pensait de lui, dans la peau d’un Antoine à la mue spectaculaire, et nécessaire pour relever le défi. Face à lui, ou à ses côtés, c’est selon, Vincent Lacoste entre à la perfection dans la peau du triplant Antoine. Toute la palette des émotions ou presque passe avec une facilité déconcertante dans son regard. A travers eux, on vibre comme jamais dans un univers de concours consciencieusement documenté par Lilti. Une immersion dans le monde de la compétitivité qui résonne encore plus ces dernières semaines à travers l’actualité. Un coup de force émotionnel à la narration prenante et exhaustive. Comme la première année de médecine.
Première année sort le 16 janvier en DVD, Blu-Ray et VOD. Une immersion réussie dans l’univers étriqué du concours de médecine portée par deux jeunes espoirs du cinéma français, le tout écrit au scalpel par le toujours très bon Thomas Lilti. Ce dernier nous donne quelques clefs de lecture pour le film et le fameux concours en bonus.
Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu’à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.
SortieDVD : le 16 janvier 2019 Durée : 1h32 Réalisateur : Thomas Lilti Avec : William Lebghil, Vincent Lacoste Genre : Comédie dramatique Distributeur : Le Pacte Prix : à partir de 14,99 € (DVD) Acheter : sur fnac.com
Tant de choses vues à Paris en 2018! Du ciné, du théâtre, des expos, des concerts… alors pourquoi revenir sur chaque catégorie séparément? Cet article est une synthèse des 10 moments forts de 2018 pour moi, parce que j’ai vu beaucoup de films (80), beaucoup de pièces (77) et beaucoup d’expos (20). Et quelques concerts quand même. C’est parti pour un tour d’horizon, parce que ce fut une belle année, il en restera forcément quelque chose!
Film: Climax, un film qui m’a scotché au siège.
Gaspard Noé ne cherche jamais la facilité, sonClimax ne fait pas exception. Le film est un vrai trip cinématographique, énergisant, outré, excessif. Impossible de lâcher l’écran une seule seconde pour ne pas louper un seul plan séquence ni une seconde de péripétie. Le film de l’année 2018 pour moi, en haut de mon classement en tout cas.
Expo: Guernica, une exposition grandiose au Musée Picasso
Le tableau Guernica a marqué le XXe siècle et restera à jamais comme un témoignage des atrocités commises durant ce siècle funeste. Picasso en a fait un témoignage poignant, l’expo revient sur tout ce qui a concouru à la réalisation du tableau, avec son contexte et sa postérité. Un grand moment artistique, marquant, bluffant, un immanquable!
Théâtre: Horowitz, le pianiste du siècle, un grand moment de musique à la Salle Gaveau
Francis Huster à la narration, Claire-Marie Le Guay au piano, Vladimir Horowitz comme sujet de la pièce,Horowitz le pianiste du siècle fut un grand moment de musique, admirablement mis en scène, très rythmé entre les interventions du comédien et les interprétations pianistiques de la soliste. Admirable, bouleversant, la pièce concert a marqué la saison.
Film: Don’t worry he won’t get far on foot, plus qu’un film
Don’t worry He won’t get far on foot laisse la voie libre à Joaquin Phoenix, Jonah Hill et Jack Black pour des grands numéros d’acteur au coeur d’une histoire vraie de résilience et d’obstination. Un vrai choc ciné de l’année, à découvrir absolument.
Expo: Une sublime expo Klimt à l’Atelier des lumières
Oubliez les tableaux, les longues files d’attente et les visites à l’ancienne. L’Atelier des Lumières propose une expo d’un nouveau type, immersive, interactive et éjouissante. Pour petits et grands, chacun peut admirer des oeuvres à son niveau dans un endroit inédit et reconverti en salle de projection grandeur plus que nature. Cette expo Klimtétait un vrai ravissement.
LA TRAVIATA –
De Giuseppe VERDI –
Direction musicale : Jeremie RHORER –
Mise en scene : Deborah WARNER –
Choregraphie : Kim BRANDSTRUP –
Scenographie : Justin NARDELLA – Jean KALMAN – Chloe OBOLENSKY –
Costumes : Chloe OBOLENSKY –
Lumieres : Jean KALMAN –
Avec :
Vannina SANTONI (Violetta) –
Saimir PIRGU (Alfredo) –
Le 19 11 2018 –
Au Theatre des Champs Elysees –
Photo : Vincent PONTET
Concert: La Traviata au Théâtre des Champs Elysées, un énorme moment de grâce
Pas besoin d’être un aficionado de Bel Canto pour tomber amoureux de l’opéra de Verdi, surtout quand il est magnifié de la sorte. La Traviata, avec Vannina Santoni, c’est trigesque, magnifique, joyeux, tragique, de quoi donner envie de découvrir l’opéra!
Film: Call me by your name, un songe éveillé
Il est de ces films qui marquent l’esprit au fer rouge pour longtemps. Le duo Timothée Chalamet et Armie Hammer ensoleille le film de son ambiguïté de moins en moins ambiguë. Le film est lent, il est long, il est beau, il enchante le spectateur pris dans sa toile faite de soleil et de langueur. Call me by your name, une ode à la passion adolescente et à la jeunesse.
Expo: Basquiat et Schiele à la Fodnation Louis Vuitton
Pour ceux qui aiment l’art, à travers les âges et les époques, de manière pléthorique, ces deux expositionsBasquiat et Schiele à la Fondation Louis Vuitton est un enchantement. Beaucoup de tableaux, des merveilles de parcours, une expo à ne pas manquer, même avec une poussette 😀
Théâtre: La ménagerie de verre au Théâtre de Poche Montparnasse, un grand moment de théâtre
Le Théâtre de Poche Montparnasse sait programmer de grandes pièces avec de grands comédiens. La ménagerie de verre d’après Tennesse Williams ne fait pas exception avec une exceptionnelle Cristina Réali et une troupe au diapason. De quoi donner envie d’aller au théâtre, encore et encore…
Théâtre: Un coeur simple au Théâtre de Poche Montparnasse, la pièce de l’année 2018?
Une comédienne, seule en scène, fait revivre la nouvelle de Flaubert. Elle est Félicité simple servante aussi dévouée que travailleuse, et sa vie en dehors de la grande histoire concourt à l’avancée du temps. Les applaudissement finaux retentirent comme rarement en 2018. Un grand moment de théâtre que ce très beau coeur simple.
Théâtre de la Porte Saint-Martin du 19 janvier au 03 mars 2019
André Dussollier, interprète fétiche d’Alain Resnais, revient avec ce spectacle qui lui valu en 2015 le Molière du meilleur comédien, pour nous raconter le destin de Novecento, un pianiste virtuose qui passa sa vie sur un transatlantique sans jamais vouloir mettre un pied à terre. Où comment un homme abandonné à la naissance au fond d’un navire, devenu musicien, restitue la beauté du monde par sa musique et son inspiration dont il défend, à l’abri d’une intériorité extrême, l’intrigante liberté.
En 1900, sur un paquebot reliant le vieux continent européen à New York, un bébé est abandonné sur le piano de la salle de bal désertée. Un marin décide de l’adopter et le nomme Danny Boodman TD Lemon Novecento. L’enfant grandit sur le bateau et après la mort de son père adoptif, il se met au piano.
Novecento se révèle rapidement un musicien d’exception où sa musique ne ressemble à aucune autre et envoute ceux qui l’entendent.
Sa réputation dépasse le cadre du navire et les plus grands jazzmen lui rendent visite. Ils n’auraient pas pu l’entendre ailleurs car Novecento n’abandonne jamais le paquebot. Toute sa vie se déroule entre l’Europe et New York où le bruissement du monde lui provient des voyageurs et d’images surgies de conversations entendues.
Charismatique et généreux, l’acteur aux 3 césars nous embarque avec brio […]
C’est sous les doigts magiques de l’autodidacte et leur inépuisable source de création, coupé du reste du monde, que la vie et ses sensations se déploient…
Charismatique et généreux, l’acteur aux 3 césars nous embarque avec brio dans cette traversée émouvante, à la fois en mer et en soi, adaptée du texte de l’italien Alessandro Barrico par Gérald Sibleyras avec la collaboration de Stéphane De Groodt.
Le comédien très aérien et léger, donne corps aux différents personnages de l’odyssée sur un ton enjoué et parfaitement caractérisé où chaque intonation nous transporte, avec l’incarnation notamment très drôle et réussie de l’animateur de grande soirée ainsi que celle très enlevée du narrateur, Tim Tooney, trompettiste du jazz band et meilleur ami de Novecento.
La musique, en parfaite autonomie, participe pleinement au conte poétique et métaphorique sur la condition de l’artiste et son impérieuse liberté intérieure, ainsi que les éléments du décor assortis de projections d’images en fond de toile de scène qui reconstituent l’univers grandiose de la traversée et celui de l’Amérique des années 30.
Le récit du narrateur inspirant les chorus et improvisations jazz et classiques des quatre musiciens multi-instrumentistes qui jouent en live dont l’excellent pianiste Elio Di Tanna.
Une croisière singulière qui navigue au plus près de l’âme humaine et de sa vérité première.
Comme il pleut sur la ville, l’autobiographie de Karl Ove Knausgaard (Denoël)
Publik’Art suit de très près l’œuvre de Karl Ove Knausgaard. Après Mon combat, livre III, Aux Confins du monde, livre IV, nous découvrons toujours avec autant de plaisir le livre V de Karl Ove, Comme il pleut sur la ville, qui est en fait la sixième et la septième partie de son livre Mon combat.
Style inimitable
Le charme de cet auteur réside dans le fait qu’il parle vrai. Il se livre totalement, en toute simplicité et en toute intimité. Aucun sujet tabou chez Karl Ove. Rien de sensationnel dans le scénario mais tout retient notre attention. On le retrouve à Bergen. Il a dix-neuf ans. Il entre à l’Académie de l’écriture. Il a décidé de devenir écrivain. Il est le plus jeune de l’Académie. Il se sent très petit et nul… par rapport aux autres. On lui reproche souvent son manque de maturité.
Premiers émois amoureux
La sixième partie est consacrée à son année à Bergen dans sa très prestigieuse Académie d’écriture. Dans cette ville, il retrouve son frère, Yngve, également étudiant dans cette ville. Et surtout il est obsédé par son amour pour Ingvild. Elle est très timide, fragile, mais il l’aime à la folie. Il en parle à tout le monde. Ils se sont écrit tout l’été et enfin, ils vont pouvoir se voir à Bergen où elle fait également des études. Mais hélas, il n’aura pas eu les bons gestes à son égard et le regrettera amèrement. Toute cette partie est centrée sur cette relation, ses ressentis et également les relations avec son frère. On suit son évolution au sein de l’école. Il est en train de se transformer et de travailler dur, son style, sa façon d’écrire, un approfondissement qui se fait non sans douleur. Il se fait souvent remarquer par ses professeurs qui lui demande régulièrement son avis. Il découvre l’alcool jusqu’à être complètement ivre des heures durant, la drogue aussi et toujours la musique. Quant aux filles et aux copains, il n’est pas au top ! Maladroit et pressé…
Il se sent nul
La septième partie se passe trois ans après l’Académie d’écriture. Il est objecteur de conscience. Mais comme souvent, il a honte de ses propres réactions, de ce qu’il pense au fond de lui-même sans oser l’avouer. Comment se peut-il qu’il soit si nul, si médiocre ? Il pense qu’il a deux facettes : le Karl Ove sobre et le Karl Ove saoul, capable du pire. Il est très amoureux de Gunvor. Il la suit en Islande où ils vont habiter quelques temps. Gunvor est gentille, bienveillante, amoureuse. Lui aussi est amoureux d’elle mais parfois, quand il a bu, il n’est plus aussi amoureux ! Il la trompe et s’en repentit durant des jours et des jours. Quand il boit, il ne peut pas s’arrêter de boire. Il continue à écrire mais il n’est pas du tout satisfait de ce qu’il fait. Il met des jours à écrire une page. Invité à diner avant un de ses concerts (il joue de la batterie dans un groupé créé par son frère), son nom sur le carton est très révélateur de sa personnalité : « Vingt ans à l’extérieur, mille ans à l’intérieur » p.555
Son obsession : écrire
Le style de Karl Ove Knausgaard est toujours aussi empli de naturel. Aucune barrière. Il se montre sous son vrai jour, un peu comme s’il écrivait pour lui-même. Il se dévoile, avec ses excès, ses forces et ses faiblesses. Karl Ove de vingt ans à vingt-huit ans nous fascine. Hyper sensible, hyper intelligent, découvrant l’amour, les femmes, ses désirs et ses envies. Ses infidélités, ses culpabilités. Ses angoisses. Son désir d’écrire à tout prix. Devenir écrivain est son seul but. Même s’il lui parait impossible ! On partage tout avec lui et son écriture nous fascine. On le lit toujours avec beaucoup de plaisir, et les 850 pages filent à toute vitesse ! On attend déjà avec impatience le prochain tome ! Notre vrai coup de coeur !
Date de parution : le 3 janvier 2019 Auteur : Karl Ove Knausgaard Editeur : Denoël
2018, l’humain entre intimité et grand spectacle, les frissons !
2018 : année zéro. Les logos de Netflix et d’Amazon prennent de plus en plus de place. Et pas qu’au cinéma. Nos auteurs les plus reconnus demeurent les seuls qui ont le plus de latéralité, que ce soit niveau gros budget ou plus intime. Ils ont utilité leur créativité à bon escient, heureusement. Car le cannibalisme Marvel/Disney règne sur les chiffres. Si l’ensemble ne compose pas du mauvais spectacle, il reste assez inoffensif pour qui aurait allumé sa matière grise et serait devenu assez insensible à l’avalanche d’écran vert tout azimut. Mais comme chaque année, rien n’est jamais totalement sombre, car le cinéma reste l’art de la débrouille et de la créativité par excellence comme le prouvent les dizaines de perles indépendantes qui révèlent encore et encore de nouveaux auteurs. Le 7e art, celui où tout recommence et tout continue perpétuellement.
10° Hérédité
Si vous finissez Hérédité sans le même regard … Bravo !
Cela va bientôt faire 20 ans que l’on a laissé le regard halluciné et apeuré de Toni Colette dans Sixième Sensde Shyamalan. Et que cela fait du bien de la voir à nouveau torturée intérieurement ici, sadique que je suis. Et il n’y a pas qu’elle qui sera broyée par la peur diffuse d’Hérédité, la perle pondue par le néophyte Ari Aster. Ce jeune trentenaire nous a concocté un cauchemar à l’esthétique scandinave où il convoque avec jubilation possession, tabou, gore. Un film qui introduit de façon permanente la débutante Milly Shapiro, tout en confirmant le talent protéiforme d’Alex Wolff. Bluffant et profondément dérangeant.
9° Under the silver lake
Un ballon rouge reste dangereux. Même sans clown.
De cauchemar éveillé, il en est pleinement question avec le deuxième film de David Robert Mitchell. Une déambulation jusqu’à en perdre tous ses repères dans la ville labyrinthique par excellence : Los Angeles. Andrew Garfield est notre guide dans ce film hybride à la croisée d’un pur film noir et d’un polar vénéneux Lynchien. Under the silver lakeressemble au film ultime sur la Cité des Anges, c’est peu dire l’exploit de son jeune auteur. Une virée sans fin sur les confins du « je veux être », des espoirs envolés, de la tentation, du plaisir et de l’éphémère. Une narration opiacée à la beauté sidérante et aux infinis possibilités. Illuminé et fantasmagorique comme … LA. Une stupéfiante orfèvrerie.
8° Roma
Montagne de mères à la mer.
Il est des films qui semblent totalement hors du temps, hors du réel, complètement poétique, suspendu et profondément marquant. Romaest de ceux ci. C’est peu dire qu’on attendait avec gourmandise la nouvelle œuvre du Mexicain Alfonso Cuaron. Passé la déception de la découverte quasi-obligatoire du film sur petit écran, Netflix oblige, nous nous retrouvons à suivre le destin d’une famille moyenne mexicaine à travers toutes les turpitudes du quotidien, le tout dans un noir et blanc d’un écrin rappelant l’AuroredeMurnau. Cuaron pose ses caméras comme Mozart poserait ses notes. La beauté et le génie ruissèlent de partout. Et quand l’émotion jaillit du magnifique visage de Yalitza Aparicio, nous tutoyons alors un des sommets de dignité de 2018.
7° Jusqu’à la garde
lTapis dans l’ombre, le danger veille …
Cela commence comme n’importe quel film français un peu dépressif et anxiogène sur une famille qui se déchire pour la garde des enfants. Puis, très vite Xavier Legrand nous fait comprendre, bien aidé par le couple idoine pour ce genre de rôle, que le poison est bien plus puissant que soupçonné. La violence psychologique infuse de plus en plus dans les petits riens du quotidien. Le visage de Léa Drucker porte les stigmates passés. Celui de Denis Ménochet ne laisse rien transparaître, véritable Janus moderne. Ce crescendo trouvera son apogée dans un final à couper le souffle. Littéralement. Pour son premier film, Legrand vient de signer son entrée magistrale parmi les noms qui compteront pour les années à venir.
6° Détective Dee : La légende des rois célestes
Méfiez vous de l’eau qui dort et du dragon docile.
Le blockbuster le plus excitant de l’année est chinois ! Oubliez la guerre des Comics qui n’apporte que des « surprises » convenues et venez jouir aux côtés des aventures délirantes du Détective Dee. Le troisième opus des péripéties du plus célèbre des enquêteurs médiéval nous entrainent dans une série de gourmandises cinéphiliques toujours plus abouties. Les caméras de Tsui Hark virevoltent à tout va, rivalisant de créativité et d’ingéniosité quand il s’agit de nous immerger dans la 3D la plus réussie depuis des lustres. Ajoutons à cela un humour et une irrévérence plus présents encore que dans les épisodes précédents, des chorégraphies toujours aussi inventives, et vous obtiendrez le plus grand spectacle de 2018 !
5° 3 billboards
Frances ne manque pas de couenne dans cette affaire.
Il est peu dire que c’est le film que l’on attendait de la part de Martin McDonagh depuis son diaboliquement névrosé Bons baisers de Bruges. 10 longues années pour accoucher d’une pépite indie encore plus noire et brillante portée par la crème des comédiens : Frances McDormand, Sam Rockwell ou encore le toujours impeccable Woody Harrelson. Autour d’un drame non résolu, de non-dits toxiques, la vengeance frappe fort et éclabousse toute une communauté, en apparence des plus paisibles. L’humour y est corrosif comme le meilleur des Coen. Le tout se déguste comme une merveille de film noir, portrait d’une Amérique bien trop vernie.
4° Mektoub my love : Canto Uno
Tango à deux, à trois ou solo ?
Et si Abdellatif Kechiche représentait une valeur refuge de notre ère du tout, tout de suite, de l’overdose d’FX et des sentiments policés, factices ? Quelle bouffée d’air frais que cette estouffade sètoise mitonnée avec amours des hommes, et surtout des femmes, par le cinéaste d’origine Tunisienne. Il n’y a pas grand chose à dire sur l’histoire de Mektoub my love si ce n’est que sont les pérégrinations d’une bande de jeunes amoureux, de la vie, du rire, du sexe, de l’été. Sauf qu’il n’y a personne comme Kechiche pour étirer les scènes jusqu’à provoquer le bouleversement des sentiments, pour capter l’indicible à l’aide d’une caméra devenue progressivement invisible ou organique. Du cinéma à taille humaine pour nous rendre compte de la beauté de tout. Et surtout de celle de Shaïn Boumedine, révélation foudroyante, comme la Méditerranée nous en offre régulièrement.
3° Il figlio – Manuel
Andrea Lattanzi : the next BIG thing dal Italia.
Antigone d’Or du Festival Cinemed de Montpellier, Il Figlio – Manuelfait parti de ces rendez-vous dans l’inconnu où une fois celui-ci passé, on se demande ce à quoi on vient d’assister. Véritable pépite du cinéma indépendant italien, il narre le retour à la « vie normale » de Manuel, porté par l’époustouflant débutant Andrea Lattanzi, au sortir d’un foyer pour jeune. Un chemin sinueux documenté avec une minutie et une exigence formelle de tous les instants par Dario Albertini, dont c’est également le premier film. Dans une Italie des laissés-pour-compte, Manuel va faire des rencontres matinées de poésie et de burlesque, conférant à ce road trip néoréaliste des allures d’Odyssée assez surprenant. Un uppercut de douceurs.
2° Les frères Sisters
Frères de sang & d’or, les Sisters.
Jacques Audiard avait la hype pour lui. Auréolé d’une Palme d’Or, certes controversée, couronnant une ascension irrésistible, il se projetait enfin vers la Mecque du cinéma mondial avec pour projet un western porté par les 2 comédiens les plus excitants du ciné Indie : Joaquin Phoenix et Jake Gyllenhaal. La pression ? Le cinéaste français la dilue à l’eau de rivière sauvage avant de la boire pour récolter tranquillement son or. Visuellement épatant, scénaristiquement enivrant et humain, Les Frères Sisters renouvelle un genre éculé et de plus en plus rare tout en y abordant des thèmes très contemporains, pour ne pas dire qu’ils font parti de nos quotidiens. Une émotion en constante mutation portée par un quatuor mémorable, dont les surprenants Riz Ahmed et John C.Reilly, évoluant dans un monde qui n’a jamais semblé aussi fragile. L’ascension continue …
1° First Man
Un improbable doublé consécutif pour la paire Damien Chazelle-Ryan Gosling, surtout à la vision de ces deux films diamétralement opposés. Et pourtant le biopic de Neil Armstrong, premier homme à marcher sur la Lune, possède pas mal de filiation avec Lalaland. Ne serait-ce que l’ambition démesurée et aveuglante qui nourrit ses protagonistes, ou bien encore leurs névroses dévorantes et confondantes. Ici, Gosling la joue en solo ou presque. Envahi nuit et jour par la mort de sa jeune fille, ce qui amènera une des scènes de deuil parmi les plus poignantes jamais vu au cinéma. Il écrase ses compagnons de jeu, mais pas son réalisateur. CarFirst Man est avant tout un film de Chazelle, l’enfant prodige d’Hollywood. Une maitrise rare de tous les instants de son esthétique et de son environnement sonore qui crée une immersion rarement atteinte dans le vécu organique pour un voyage dans l’espace. Et que dire de la partition de son alter égo Justin Hurwitz transformant l’alunissage tant attendu en futur Madeleine de Proust pour tous les amoureux de cinéma. Ou comment transformer un fait divers mondialement connu en épopée dantesque et intime à la fois. Géant !
Vers l’infini et au-delà. Méta.
Les fructifiants
Pas loin du top 10, mais ils sont ici. Je cite pêle-mêle Mon cher enfantde Mohammed Ben Attia, coup de coeur du 40e Cinemed, Phantom Threadfilm à la beauté sans nom, profondément névrosé et maniaque sur la création, Au poste, où quandQuentin Dupieuxréinvente l’interrogatoire policier dans un humour absurde total, En guerre, véritable réquisitoire contre la mondialisation porté par un grand Vincent Lindon, ou encore l’âpre western de Scott Cooper, Hostilesavec un grand Christian Bale.
Mes attentes ciné pour 2019
Comment ne pas commencer par le plus grand défi d’un de mes cinéaste préféré :Glass, ou comment M. Night Shyamalan va tenter d’apporter une suite aux succulents IncassableetSplit. Risqué, mais la pente parait moins ardue depuis son regain de forme. Ma hype est également totale pour l’événement SF de cette année, j’ai nommé Captive Statede Rupert Wyatt, un pitch diabolique pour des premiers visuels à couper le souffle. Dans la foulée, impossible de ne pas penser à Ad astra de James Gray où le redoutable auteur terrien touchera enfin à l’espace avec Brad Pitt. Ce dernier formera un duo de choc avec Leo Di Caprio pour Quentin Tarantino dans Once upon a time in Hollywood. Quoi demander de mieux ?
Souhaitons-nous une année ciné aussi démentielle que cette affiche.
Les suites seront comme d’habitude au rendez-vous. Parmi les plus tentantes, on trouve : Ca 2où le clown aux dents longues reprendra du service, Kingsman 3, avec toujours Matthew Vaughn aux commandes, Dragon 3, l’animé le plus réussi de ces dernières années, le 9e et ultime épisode (?) de la saga Star Wars, Bienvenue à Zombieland 2, avec la même équipe 10 ans après, ou encore Terminator 6 qui marquera le grand retour de Linda Hamilton (Oui, j’y crois encore à un bon Terminator, je suis maso).
En outsider, je citerai : Alita : Battle angel, la curiosité SF de Robert Rodriguez produite par James Cameron, US nouveau thriller horrifique et social de Jordan Peele qui avait bien réussi à nous hypé l’an dernier, la relecture live du Roi Lion, El Reino, le thriller politique espagnol du duo gagnant Sorogoyen/De La Torre, les aventures solo du Joker de Batman avec Joaquin Phoenix dans le rôle titre. Et pourquoi pas également le reboot d’Hellboy, le Aladdin de Guy Ritchie (gloups), le biopic d’Elton John,RocketMan ou encore The Favourite de Lanthimos.
Faites vos jeux et bonne année ciné à vous tous et toutes !E
Nous ne sommes pas de mauvaises filles, le 1er roman de Valérie Nimal (Anne Carrière)
Valérie Nimal nous livre avec brio son premier roman : Nous ne sommes pas de mauvaises filles. Un roman qui aborde des thèmes qui nous sont chers : la relation mère-fille, d’une part et la maladie mentale d’autre part.
Présentation de Maud
Maud est l’ainée d’une fratrie de deux. Marie est née quatre ans après Maud. Et entre Maud et Marie, c’est l’amour « Bientôt je dirai de Marie : « Je l’aime comme ma moitié ». p.41.
Elles sont totalement opposées mais se complètent et surtout se comprennent, même sans se parler. Sa mère dit : Maud est intelligente, Marie est belle. Maud n’en prend pas ombrage. Elle a du tempérament et fait les 400 coups. Non sans blessures et peurs ! Elle marque son territoire, à sa façon.
Souvenirs douloureux
Maud se dévoile dans la deuxième partie du livre intitulée « enfance ». De sa naissance à trente ans. Ses souvenirs, très précis. Comme des flashs qui ont marqué son enfance, son adolescence et même son entrée dans l’âge adulte. Des cicatrices, pas vraiment guéries. Et toujours liées à sa mère, d’une façon ou d’une autre. Sa mère a des problèmes d’adulte que Maud ne comprend pas. Elle la suit, enfant puis adolescente, lors de ses nombreuses ruptures, nombreux déménagements. Elle quitte son mari pour aller habiter avec son amant, surnommé Néron. Puis elle refait le même chemin mais à l’inverse. Et les deux filles déménagent aussi souvent que les amours de leur mère l’exigent ! Entre leur père et Néron, la vie est bien différente ! Et à chaque fois, il faut s’adapter, sans rien dire, ou presque…
Mère intelligente mais…
L’auteur, Valérie Nimal, analyse finement les relations qui s’installent entre la mère et les filles. Maud sent sa mère. Elle la sait malade et en même temps, elle est pleine d’admiration pour elle. Car sa mère est passionnante. Elle réalise ses rêves. C’est une femme libre. Elle reprend ses études de façon passionnée. Elle part à la conquête de l’archéologie et ne fait pas les choses à moitié. Elle devient professeur d’archéologie, égyptologue reconnue. Et elle entraine Maud dans ses passions. Si elle aime ses filles, elle est surtout excessivement dure avec elles. Le plus difficile à comprendre est son instabilité amoureuse. Mais pourquoi donc est-elle comme ça ? Ses moments de dépression se font de plus en plus intenses en vieillissant. Et de plus en plus difficiles à gérer, pour ses filles. Mauvaises filles ou mauvaise mère ? Ou mère malade ?
Publik’Art a été pris dans la toile d’araignée qu’a tissée la mère de Maud tout au long du roman. Sans se faire piquer ! Ouf ! Ce qui n’est pas le cas de Maud qui lutte et résiste après la piqure. Jusqu’à en perdre la raison ?
Avec Nous ne sommes pas de mauvaises filles, la place de la mère reste, toujours, la grande référente de nos vies, quelle qu’ait été sa propre vie …
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Alors que sa mère est à l’hôpital, Maud plonge dans son passé pour retracer – et retenir – le fil de cette existence qui s’échappe. Souvenir après souvenir se dessine le portrait sans concession d’une mère aimante, mais impitoyable pour ses filles ; d’une amante sentimentalement instable ; d’une exploratrice moderne, professeure d’archéologie, égyptologue et pilleuse de pyramides ; d’une femme cyclothymique qui lutte contre des crises de dépression.
Dans ce roman émouvant, tendre et éclatant, Valérie Nimal plonge le lecteur au coeur d’une relation mère-fille ravageuse à travers le regard de Maud qui va chercher un moyen de s’émanciper au point de perdre pied avec la réalité…
Date de parution : le 11 janvier 2019 Auteur : Valérie Nimal Editeur : Anne Carrière Prix : 18 € (176 pages) Achetersur : Amazon
Une BD pour se souvenir, Guernica aux éditions La Boite à Bulles
Le nom de Guernica évoque deux choses, un bombardement meurtrier survenu en Espagne en 1937 et un tableau peint par Pablo Picasso. Le premier a provoqué le second et la BD publiée aux éditions La Boite à Bulles revient à la fois sur l’évènement tragique et l’élan créatif dans un déroulé qui laisse entrevoir la soudaineté du bombardement, l’ampleur de la tragédie et les réactions face à une toile qui a marqué le XXe siècle. Bruno Loth et Corentin Loth manient la pudeur avec art dans une BD qui prend aux tripes.
Un évènement marquant du XXe siècle
Le nom de Guernica est synonyme de massacre et de désolation. Afin de toucher au plus près l’horreur de la tragédie, Bruno Loth choisit de montrer le quotidien banal d’habitants touchés de plein fouet par une avalanche de bombes meurtrières lâchées par les bombardiers allemands et italiens. Destructions, flammes et mort marquent durablement ceux qui survivent et vont raconter. Plusieurs personnages entremêlent leurs vies dans le contexte de la guerre d’Espagne. Nationalistes et Républicains se battent pour le contrôle du pays dans un conflit fratricide. Car ce sont des espagnols qui se battent contre des espagnols, sans pitié pour ceux qui ne partagent pas leurs idées. Tandis que le drame se prépare, Pablo Picasso reçoit une commande pour le pavillon de l’Espagne à la prochaine exposition universelle de 1937 qui doit se dérouler à Paris. Le génie andalou est en panne d’inspiration mais la désolation du bombardement va lui fournir la matière première d’un tableau qui marquera l’histoire à jamais. Les différentes parties du tableau servent de toile de fond à la narration de l’auteur, un cheval fauché en pleine course, une mère éplorée qui tient son bébé agonisant dans les bras, des habitants piégés dans un immeuble en flammes, le peintre imagine les éléments de l’apocalypse en leur adjoignant des références mythologiques propres à son univers personnel. Et on comprend mieux la puissance de la composition à la lecture des bulles imaginées par l’auteur. Car Guernica ne fut pas qu’une tragédie de plus, la ville a toujours été le symbole de l’identité basque, attaquée en plein coeur en cette funeste journée de 1937. La lecture est palpitante, le lecteur brule de savoir comment les personnages vont suivre ou au contraire périr.
Les bulles scrupuleusement détaillées et les dialogues soulignent le poids de l’évènement dans l’histoire mondiale. Après Mémoires d’un ouvrier et les Fantômes de Ermo, Bruno Loth offre une nouvelle BD aussi passionnante que ses devancières. Dans le contexte des dissensions mondiales actuelles, Guernica propose de se souvenir pour ne pas rééditer les mêmes erreurs.
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Espagne, 1937, la ville de Guernica est ravagée par une attaque aérienne sans précédent. Ce crime de guerre entrera dans l’histoire comme le premier bombardement aérien de civils et comme la source d’inspiration pour Pablo Picasso d’un de ses tableaux les plus célèbres. Guernica de Bruno Loth, est une fenêtre ouverte sur la destinée de ceux dont la vie fut anéantie, en même temps que leur ville. Il met ce récit en parallèle avec le cheminement artistique de Pablo Picasso, qui voudrait exprimer sa rage de voir son pays ravagé par la guerre, menacé par le fascisme mais qui peine à trouver l’inspiration pour ce faire. Dans cet album, Bruno Loth nous plonge dans l’intimité des habitants et de l’artiste pour donner les clés d’une œuvre majeure de l’art.
Date de parution : le 6 février 2019 Scénariste(s) : Bruno Loth Dessinateur(s) : Bruno Loth Genre : Historique Editeur : La Boite à Bulles Prix : 19 € (80 pages) Acheter sur : Amazon l BDFugue
Alien : La mer des désolations, 3ème volume de la saga audio (Audible)
Cette fois-ci, Audible nous réserve une belle surprise : le dernier volume de la saga audio Alien ! La série complète d’Alien :La mer des désolations. Ce titre est une création omnisonore d’Audible. Une série de plus de 5h qui ressemble davantage à un film qu’à un livre. Les bruitages sont exceptionnels et d’une qualité remarquable. 35 acteurs se partagent les rôles ! Du jamais vu en livre audio ! De la science-fiction 100% audio !
Tous les fans d’Alien pourront se régaler avec cette série hors-norme, comme le réclament les Aliens !
Histoire de monstres, encore et toujours
Dès le début du livre-audio, on entre direct dans une histoire qui va nous tenir en haleine durant des heures ! Le bruitage n’est pas là pour nous rassurer. Alan Decker va se faire kidnapper, sans vraiment comprendre pourquoi. Mais on ne lui demande pas de comprendre. Il doit aider la Weyland-Yutani Corporation à capturer un Alien vivant à des fins de recherche militaire. S’il ne le fait pas, ils s’en prendront à sa famille. Il doit payer pour une de ses ancêtres, Ellen Ripley qui est responsable de pertes matérielles énormes, il y a plusieurs siècles. Pour cela, Alan doit payer !
L’accident de Decker
Avec Luc, Alan devait enquêter sur un lieu et faire des prélèvements. Ils arrivèrent en plein désert. Le terrain était pourri, toxique, polluant, formé de sable noir : une mer de désolation. Mais ils ont découvert de la présence de trimonite et ça vaut très cher ! Alan a un accident, une crise terrible. Il fait des rêves bizarres, dit : « le sang traverse l’acier ». Lors de ces crises, il ne se sent pas humain. Il faut qu’il participe à la mission à la recherche des Xénomorphes XX121, nom de l’Alien. Et comme il a un don spécial, lui seul peut trouver ces Aliens.
Decker le télépathe
Decker doit partir en mission, en vaisseau, au pays des Aliens, dans des mines abandonnées de LV-178, dans la New Galveston. Il faut rechercher Un Xénomorphe et le ramener vivant à la surface. Il est entouré d’une équipe de mercenaires et ensemble ils vont se retrouver sous le désert le plus toxique de la planète, dans une ancienne excavation baptisée la mer des douleurs. Et comme Alan est télépathe, il est sans doute le seul à pouvoir repérer la présence de ces Aliens.
Qui sont ces Aliens ?
Ce sont des humanoïdes, de 2 à 3 mètres, voire même plus, plutôt agressifs, mais intelligents. Ils savent s’adapter et sont faits pour la chasse. Ils représentent un réel danger pour l’homme. Ainsi les équipes qui partent à leur recherche sont très fortement armés et munis de casque, armure, gilet d’impact…
Mission très spéciale
On explique la mission qu’ils doivent réussir. L’essentiel est de ramener un Alien vivant. Ils sont payés très cher pour cette mission et ont du mal à croire qu’elle est vraiment dangereuse. Ils ne vont pas être déçus et nous non plus ! Au fil de la lecture, le ton s’élève, les combats se font de plus en plus durs. Ils découvrent des cadavres dans des états plus ou moins horribles mais toujours sanguinolents. Les descriptions sont terrifiantes et les bruitages hallucinants ! On est au cœur de la mission. Decker souffre de ses propres pensées. Son cerveau brule, il sent « une chose qui est entrée dans sa tête ». L’équipe avance mais découvre des choses horribles : des personnes mortes, accrochées au mur. De nombreux combats ont lieu. Les créatures répandent de l’acide qui leur sert de sang. On assiste à une véritable boucherie… Les Aliens sont très rapides, sauvages, et leur sang fait effectivement fondre l’acier. Les dégâts sont considérables.
Comment se sortir de ce piège ?
Au fil des combats, les hommes se font quasiment tous piéger, de façon totalement horrible et excessivement violente. C’est l’enfer. Les Aliens utilisent leurs victimes comme incubateurs vivants. Decker trouve des personnes prises dans des cocons de résine. Des centaines d’oeufs, tous vides. Des personnes mortes, des trous dans le thorax…
Publik’Art ne vous dira pas comment se termine cette mission impossible de Decker. Va-t-il réussir à s’en sortir, et à remonter à la surface ? Avec un Xénomorphe ou pas ? Ou sera-t-il complètement envahi par ces monstres ? Lui, qui a la capacité de sentir ce que pensent les Aliens.
Une chose est sûre, quand vous commencerez ce livre-film audio, les images se formeront dans votre tête en même temps que se déroulera l’histoire hallucinante de La mer de désolation. Immersion sonore totale avec un son 3D à vous mettre la chair de poule ! Une écoute tout à fait exceptionnelle au plus près de l’ambiance des films !
Pour connaître toute la chronologie de la saga Alien, rendez-vous sur le site Audible: Ici.
Profitez de l’offre d’essai Audible pour vous offrir gratuitement un livre Audio avec Audible.fr, pendant le premier mois d’un abonnement mensuel. Si vous n’avez pas aimé l’expérience, vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Si au contraire, vous souhaitez rester abonné, vous recevrez chaque mois un crédit audio vous permettant de télécharger un livre audio, pour 9,95 euros.
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Alien – La mer des désolations. Série complète Avec par ordre alphabétique : Arnaud Arbessier, Jean-François Aupied, Jérémie Bédrune, Serge Biavan, Nathalie Bleynie, Patrick Borg, Paul Borne, Laurence Bréheret, Fabien Briche, Pascal Casanova, Frédéric Cerdal, Raphaël Cohen, Catherine Davenier, Vincent Deniard, Julie Dumas, Sylvie Genty, Gael Gireaudeau, Loïc Houdré, Tony Joudrier, Emmanuel Karsen, Jérôme Keen, Namakan Koné, Mathias Kozlowski, Stéphanie Lafforgue, Gabriel Ledoze, Catherine LePrince, Olivia Luccioni, Pauline Moingeon, Patrick Mancini, Marie-Martine, Bruno Meyere, Adeline Moreau, Eric Peter, François Raison, Vincent Ropion.
300 ans après les événements d’Alien – La Sortie des Profondeurs et Alien – Le Fleuve des Souffrances, Alien – La Mer des Désolations retrace la redécouverte des Xénomorphes (Aliens) en état de sommeil dans les mines abandonnées de LV-178, le planétoïde d’Alien – La Sortie des Profondeurs, désormais transformé et renommé New Galveston. La Weyland-Yutani Corporation, réformée après l’effondrement de l’armée du système des Nations Unies, poursuit ses efforts incessants pour armer les créatures, obtenant l’aide d’Alan Decker, forcé de se joindre à une équipe de mercenaires envoyés pour enquêter sur une ancienne excavation qui se cache sous le désert toxique de la planète, baptisée la Mer des Douleurs.
Quelque part dans ces fouilles depuis bien longtemps oubliées se trouve ce que la compagnie désire à tout prix – un Xenomorphe vivant. Decker ne comprend pas pourquoi l’entreprise a besoin de lui, jusqu’à ce que son patrimoine génétique revienne le hanter. Il y a des siècles, l’un de ses ancêtres a combattu les Aliens, lançant une vendetta sanglante encore inassouvie. C’est à ce moment-là que les créatures ont juré de se venger de son aïeule, « la Destructrice », Ellen Ripley… et de tous ses descendants.
Cette fiction multicast terrifiante – réalisée par Dirk Maggs, célèbre pour ses adaptations du Guide du voyageur galactique de Douglas Adams et de Neverwhere de Neil Gaiman pour la BBC – est la suite d’Alien – La Sortie des Profondeurs d’Audible Originals (nominé dans la catégorie « Best Audio Drama » aux Audies 2017) et Alien – Le Fleuve des Souffrances, qui avait remporté plusieurs prix. Ce titre est une création omnisonore d’Audible : il s’agit d’une fiction jouée par plusieurs comédiens et enrichie par des effets sonores. Le son 3D permet une immersion sonore innovante et une expérience d’écoute exceptionnelle.
Trois couples. Six âmes pleines de questions et de doutes. Et un étrange personnage, « leur dénominateur commun » Adam. Mais, dans cette pièce de Karol Wojtyla, que veut-il leur faire comprendre ? Et pourquoi retrouvent-ils toujours le Vieil Orfèvre et sa boutique sur le chemin de leurs vies ? Cette histoire commence en Pologne, en pleine seconde Guerre Mondiale. Mais, au fond, celui dont on parle n’a pas de lieu, d’âge ni de temps. Il est universel et dans toutes les têtes : L’amour. « Refléter l’existence absolue et l’amour tel est le sens final de vos destins. »
Ecrite dans le contexte de la résistance culturelle et spirituelle à l’occupant nazi puis soviétique, la portée de La Boutique de l’Orfèvre n’a pourtant rien perdu de sa pertinence aujourd’hui. Dans notre société qui suffoque et où la sécurité de tous est désormais menacée, l’homme est déchiré entre la perte de ses repères et l’exigence folle de ce monde qui va trop vite. Tout doit être immédiat, réussi, et même l’amour est à portée de « clic »…
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – HORAIRES: 🕢 Ouverture de la billetterie sur place: 19h30 🕣 Début de la pièce: 20h30 -> Horaires dimanche: Ouverture de la billetterie: 15h30 Début de la pièce: 16h30
Une pièce de Karol Wojtyla Mise en scène par Marie Lussignol et Océane Pivoteau Avec la voix de Benoît Allemane
Avec : Marie Lussignol, Océane Pivoteau, Margueritte Chauvin, Hermann Marchand, Gil Geisweiller, Xavier Bonadonna, Etienne Champolion
Musique originale d’Etienne Champolion. Création Vidéo : Mathieu Delacourt
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – ACCÈS: 🚊 En Métro,ligne 6, 8 10 arrêt « La Motte Picquet-Grenelle » 🚍 En bus, ligne 80
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Nos vies en l’air, une ode à la vie, à la mort, de Manon Fargetton (Rageot)
Manon Fargetton est une autrice française. Reconnue dès son plus jeune âge en 2005, elle partage son temps entre l’écriture et son travail de régisseur lumière. Autrice de fantasy et fantastique aussi bien pour la jeunesse, les adolescents ou les adultes , Manon Fargetton a aujourd’hui publié plus d’une dizaine de romans.
Une dernière nuit
Encore une fois, Manon Fargetton frappe fort avec un roman coup de poing qui fera réfléchir tous ses lecteurs. Lorsque Mina et Océan se rencontrent, sur le toit d’un immeuble, ils sont prêts à sauter. Sans Océan ce jour là, Mina aurait sauté. Sans Mina, Océan aurait sauté. Mais ils s’accordent une nuit. Une nuit avant de mettre fin à leur adolescence.
Une tension constante
Pour le lecteur, la tension est palpable des les premières lignes. Si, au fil de la nuit, les personnages apprennent à se connaître et s’octroient la soirée de leur vie, à faire tout ce qui leur a toujours fait peur, la tension ne s’éloigne jamais complètement. Le lecteur a conscience de ce qui arrivera une fois le soleil levé, conscient que ce n’est qu’une question d’heures, une parenthèse avant la fin dramatique qui ne manquera pas de tomber pour Océan et Mina.
Dans la tête de Mina…
Le harcèlement, scolaire ou non, est un thème récurrent dans les romans pour adolescents. Mina en est victime et c’est ce harcèlement qui la pousse en haut de ce toit, prête à sauter. Manon Fargetton entraîne le lecteur là où il ne s’y attend pas, le pousse dans ses retranchements et l’entraîne dans la tête de Mina, une adolescente qu’on persuade jour après jour qu’elle ne vaut rien, que sa mort ne chagrinerait personne. Le lecteur peut sentir le moment où Mina commence à croire ses harceleurs, jusqu’au jour où elle est persuadée qu’ils ont raison. Nos vies en l’air ne sensibilise pas seulement au harcèlement et ces conséquences, le roman montre ces conséquences, nous fait ressentir ce que ressent Mina. Toute la force de Manon Fargetton, c’est le réalisme qu’elle fait passer à travers sa plume.
… et celle d’Océan
Ce qui entraîne Océan sur ce toit en pleine nuit, c’est la lassitude. Seulement adolescent, Océan est las de vivre. Il est persuadé que sa mère est morte par sa faute et depuis ce jour, n’a plus de futur en tête. S’il s’apprête à sauter, c’est qu’il ne voit plus d’avenir pour lui. Ses tendances auto-destructrices le suivent depuis toujours mais c’est ce soir là qu’il décide qu’il en a eu assez.
Une rencontre explosive
Avec Océan, Mina peut être qui elle veut. Il ne la connaît pas, elle peut enfin être elle-même. Quand ils s’accordent une dernière nuit avant de partir, chacun leur tour, ils se donnent des défis. Tromper la mort pendant quelques heures avant de finalement la choisir.
Manon Fargetton livre un récit touchant et riche en émotions de la première à la deuxième ligne, avec des personnages principaux forts qui occupent tout l’espace du roman à eux seuls. Ensemble, ils doivent prendre la décision de leur vie – littéralement – : vivre, ou mourir.
Date de parution : le 9 janvier 2019 Auteur: Manon Fargetton Editeur: Rageot Prix: 15,90 € (192 pages) Acheter : Amazon
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Changer le sens des rivières, une belle fable sociale de Murielle Magellan (Julliard)
Murielle Magellan est à la fois auteur, scénariste et metteur en scène. Et toutes ces passions se retrouvent dans son cinquième roman : Changer le sens des rivières. Un très bon roman qui nous interpelle de la première à la dernière page !
Histoire peu banale
Marie est serveuse dans un bar. Elle n’a pas pu étudier, étant issue d’un milieu défavorisé. Orpheline de mère, elle s’occupe quotidiennement de son père qui est devenu hypocondriaque. Il l’appelle sans cesse au secours ! Sa vie est difficile, mais Marie s’en sort, elle tient bien ses comptes. Un beau jour, Alexandre, un de ses clients, lui propose une rencontre. Ils sont vraiment attirés l’un vers l’autre. Tout se passe merveilleusement bien jusqu’au moment où Alexandre parle de cinéma, de Truffaut, plus précisément. Et il cite ses films les plus marquants. Marie n’en connaît aucun. Elle n’a même jamais entendu parler de Truffaut.
Différences sociales et culturelles
Alexandre sent immédiatement qu’il faut qu’il arrête sa liaison avec Marie. Ils n’auront jamais rien à se dire car elle est complètement inculte. Il la blesse par quelques réflexions désagréables et ensuite, il ne lui donne plus signe de vie, sans explications. Marie ne comprend pas cette attitude. Vraiment pas. Pourtant ils étaient si bien ensemble, dans son lit. Elle décide d’aller le voir et exige une explication. Cela va mal finir, mais c’était sans préméditation. Car Marie, elle l’aime, Alexandre !
Jugement et punition
Marie va être jugée pour son acte. Elle doit réparer sa faute. Elle est coupable et lui victime. Elle ne comprend pas. Le juge lui demande des sous. Des sous qu’elle n’a pas. Et il ne faut pas qu’elle soit interdit bancaire, pour son père. Elle doit continuer à payer son aide ménagère. Elle trouve une solution incroyable pour trouver cet argent qu’elle va rembourser honnêtement. Car Marie est une fille honnête, et courageuse. Elle ne rechigne pas devant le travail.
Une jolie fable
Au final, cette condamnation va entrouvrir d’autres portes à Marie qui va faire des rencontres impensables. Il y aura d’abord la juge qui l’a condamnée. Puis la maitresse du juge et enfin Alexandre. Le juge va lui faire une proposition qui va aussi bien l’arranger lui qu’elle. Et au fil des jours, il va se tisser entre eux, une relation étonnante. Pas besoin de se parler pour se comprendre. Car si Marie n’a pas fait d’étude, elle est intelligente. Elle sent les choses. Et elle veut comprendre. Tout comprendre. On ne peut rien lui cacher à Marie.
Publik’Art a été très sensible à ce beau roman. Si l’analyse sociale qui est faite sonne juste c’est sans doute grâce aux nombreuses passions de l’auteur. Mêlant le cinéma, la littérature, et tout simplement la vie, Changer le sens de rivières recentre l’essentiel d’une vie sans en oublier la connaissance intellectuelle. A lire absolument !
En tournée, « L’École des femmes » sous le regard inspiré de Stéphane Braunschweig
Après Le Misanthrope et Tartuffe, Stéphane Braunschweig retrouve l’œuvre de Molière avec cette comédie noire, explorant le dessein d’un homme qu’il le confine à une forme de folie dont le discours glaçant, fait écho avec la libération de la parole des femmes que nous connaissons aujourd’hui. Et dans le rôle de cet homme aussi troublant que tourmenté, Claude Duparfait est prodigieux d’inventivité, incarnant à la fois toute l’angoisse et la drôlerie de la satire.
Nombreux sont les personnages masculins chez Molière qui, hantés par la peur des femmes, manifestent jalousie maladive, possessivité obsessionnelle et terreur d’être trompé. Arnolphe n’y échappe pas, pourfendeur invétéré du mariage et des maris cocus, il s’apprête pourtant à épouser la jeune Agnès.
Ayant pris soin de l’élever en total retrait du monde depuis sa tendre enfance, il pense ainsi se soustraire à ce qu’il appréhende le plus : sa peur des femmes, sa peur d’être cocu et la peur de son propre désir.
Or, de retour de voyage, il rencontre le jeune Horace qui, par un quiproquo, l’informe lui-même qu’il s’est épris de sa protégée. Agnès apprenant vite à l’école de l’amour !
Démon fatal
Dans cette farce cauchemardesque, si Molière fustige cette folie utopique qui trouve appui sur le pire obscurantisme religieux, les « Maximes du mariage » d’Arnolphe, il ne caricature pas pour autant son héros dont il donne aussi à voir les tourments douloureux qui habitent cet homme redoutant plus que tout la vieillesse qui se profile.
D’une franchise déconcertante quand il vante une « pédagogie de l’ignorance » pour les filles qui vont devenir des épouses dévouées, sachant prier Dieu, aimer leurs maris, « coudre et filer ».
Et Arnolphe souffre en effet sincèrement de l’échec rendu possible par le jeune courtisan de cet amour anthropophage qui le dévore, vivant ainsi entre fantasme et cauchemar.
Alors, pour la tirer des griffes de l’amour juvénile et de sa tentation, notre homme a un urgent besoin que sa prisonnière fasse preuve de « raison ». « Inutile, dit-elle, de me demander de la raison : je suis sotte”. C’est ainsi qu’elle lui échappe et que Molière affirme sa liberté émancipatrice et la reconnaissance de son propre désir.
Folie ravageuse d’un homme donc porté par un abus de pouvoir manifeste mais d’un redoutable comique où l’effroi de la situation finira par se retourner contre lui.
Dans une scénographie moderne de Stéphane Braunschweig qui joue sur le dedans et le dehors, l’objet du fantasme et son émancipation jusqu’à sa perte, la comédie explosive se déploie à merveille.
Claude Duparfait au sommet de son art
En costume-cravate, Arnolphe (Claude Duparfait) est un cadre dynamique qui va à la salle de sport pour s’entretenir et rester jeune tandis qu’Agnès (Suzanne Aubert) est cet objet de désirs protégé et jalousement gardé, derrière une vitre.
Claude Duparfait est ce personnage moliéresque par excellence, tour à tour grotesque, ridicule, effrayant et tourmenté, il se montre exceptionnel de virtuosité, aux prises sans relâche entre son désir contrarié et son besoin compulsif de tout vouloir contrôler.
Quant à Suzanne Aubert, elle est cette âme d’abord insondable et fragile puis qui s’émancipe de son pygmalion en quête d’elle-même et de son propre désir.
Devenir, la biographie passionnante de Michelle Obama (Audible)
Michelle Obama a eu raison d’écrire sur sa propre vie, car c’est une vie tout à fait exceptionnelle que la sienne ! Devenir va vous régaler durant plus de 19h d’écoute, avec la belle voix de Marie Bouvier ! Et Michelle Obama va devenir votre amie la plus intime !
Présentation du livre
Devenir est LE livre de Michelle Obama. Le livre se décompose en trois parties. La première s’intitule : Devenir moi. La seconde, Devenir nous et la troisième, Devenir plus. Vous l’aurez compris, le but est de Devenir ! Quel chemin parcouru entre la première partie et la dernière !
Devenir moi
Cette partie est entièrement centrée sur Michelle Obama. Et c’est sans doute la partie la plus instructive du livre. La moins connue des lecteurs. En effet, on découvre une jeune femme, Michelle Robinson, née en 1964 à Chicago. Elle est issue d’une famille modeste, son père est employé municipal et sa mère, mère au foyer durant de nombreuses années avant d’être secrétaire de direction au moment où Michelle entre au lycée. Elle a un frère ainé, Craig, qu’elle adore et qui est très brillant tant au basket qu’en études.
Michelle est une petite fille très studieuse, brillante, voire très brillante. Elle joue du piano depuis l’âge de 4 ans. Elle adore étudier et semble déjà très perfectionniste et rapide.
L’ambiance à la maison est très chaleureuse. Une relation de confiance régnait entre parents et enfants. Son père souffre d’une sclérose en plaques mais ne s’en plaint jamais. Ils partaient une semaine par an en vacances dans un centre de village avec une piscine. C’était une grande joie. Ses parents étaient tous les deux issus de famille nombreuse. Son grand-père maternel était petit-fils d’esclave. Cette situation familiale a beaucoup marqué Michelle qui se posait sans cesse la question : « Es-tu ce que tu parais être ? » ou encore : « Suis-je à la hauteur ? »
A 17 ans, Michelle est entrée à l’Université de Princeton puis à la faculté de Droit de Harvard. Elle ne se rendait pas compte qu’elle était noire avant d’arriver à Princeton. Elle travaille dans un grand cabinet d’avocats et c’est là qu’elle sera maître de stage de Barack Obama. Et très vite, ils se sont aimés pour ne plus jamais se quitter !
Devenir nous
Michelle est partie à la découverte de la famille de Barack, famille pas ordinaire. La mère de Barack, américaine blanche de souche irlandaise, est restée très peu longtemps mariée avec le père de Barack, issu du Kenya. Barack est né à Hawaï. Barack a toujours été une personne très indépendante, remarquablement intelligent. Michelle raconte son enfance un peu compliquée, en Indonésie. Vous apprendrez tout sur ses études brillantes, sur son avancée au niveau politique même si cela paraissait invraisemblable qu’il se présente un jour aux élections présidentielles. Ils se marient et ont du mal à avoir des enfants. Elle raconte son long chemin avant de devenir mère. En toute simplicité et toute intimité. Michelle n’a rien à cacher ! Et ce côté très naturel de son livre, ne peut que nous plaire ! Michelle est une femme comme toutes les femmes du monde ! Sauf qu’elle a un mari qui n’est pas souvent présent ! Mais qui va aller très très loin en politique, jusqu’à devenir le 44ème Président des États-Unis ! Michelle raconte en détails toute leur première campagne électorale. Les hauts et les bas de la politique. Rien ne fut facile. Ne jamais baisser les bras, telle est leur devise ! Il fallait « aller de l’avant et encaisser ».
Deux petites filles vont naitre, Malia en 1998 et Natasha en 2001. Michelle raconte alors sa vie de mère au foyer. La vie de famille était difficile car Barack devait sans cesse choisir entre sa famille et la politique. Il est le premier noir a être élu au Sénat de L’Illinois. Ce n’est que le début d’une très belle carrière politique. Une sublime carrière. Et Michelle devra faire avec ! Ou plutôt sans Barack !
Devenir plus
Barack Obama est élu Président des États-Unis en janvier 2009. Il restera huit ans à la Maison Blanche, avec sa femme, ses deux filles et sa belle-mère. Dans cette dernière partie, Michelle raconte tous les détails de sa nouvelle vie de Première Dame. Et la première femme afro-américaine à occuper ce poste ! Son obsession au départ était de protéger ses filles et de tout faire pour ne pas les déstabiliser. Changer d’école, changer de maison, changer de style de vie. C’était énorme ! sans oublier le Secret service, en permanence près de chaque membre de notre famille. Plus aucune liberté ! Chaque geste, chaque mot, étaient analysés par des milliers de personnes ! Si le cadre était tout à fait hors norme et magnifique, il y avait de lourdes contreparties. Difficile de trouver une sorte de normalité dans cette nouvelle vie. Michelle met un point d’honneur à expliquer toutes ses dépenses personnelles, toutes ses activités, portant beaucoup d’intérêt à des causes humanitaires, par exemple sa lutte contre l’obésité. Ses nombreuses visites à l’hôpital entourant les soldats blessés qui étaient rentrés de l’Afghanistan. « Le chagrin et la résilience avancent main dans la main ». Michelle met en avant également quelques actions phares du Président Obama, comme l’opération Oussama Ben Laden. Le livre est plutôt tourné sur les actions de Michelle, un peu comme si elle voulait établir un bilan positif de son rôle de Première Dame des États-Unis.
Si Michelle Obama a écrit ses « mémoires », on attend avec impatience celle de son mari ! Elles seront sûrement très différentes de celle de Michelle. Mais tout aussi passionnantes !
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Devenir
Dans ses mémoires très attendus, Michelle Obama raconte son parcours exceptionnel, depuis son enfance dans le South Side de Chicago en passant par les années au cours desquelles elle a dû concilier sa vie d’avocate et de mère de famille, jusqu’aux huit années passées à la Maison-Blanche, où l’ancienne première dame a su imprimer sa marque tout en soutenant son mari alors qu’il dirigeait l’Amérique pendant des moments difficiles.
« Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays. Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »
Michelle Obama
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Harper in winter, un troisième tome à la hauteur (Rageot)
Une troupe toujours unique
Après Harper in summer et Harper in fall (in love), Hannah Bennett revient avec Harper in winter, la suite des aventures d’Harper et sa famille déjantée. À raison d’un jour par chapitre, le lecteur peut passer tout le mois de décembre aux côtés d’une héroïne en pleine crise existentielle, sa nouvelle amie prête à tout pour intégrer les filles les plus populaires du lycée, sa mère accro à Noël qui met un point d’honneur à célébrer les fêtes dès le 1er décembre en jouant sa playlist spécial Noël dans toute la maison jusqu’à ce que ses enfants préfèrent dormir dehors qu’entendre Mariah Carey et son hit une fois de plus.
Un troisième tome dans la continuité des précédents
Le secret d’une saga réussie, que ce soit pour les adolescents ou n’importe quel autre public, c’est la constance. Rien de pire qu’une saga qui s’essouffle et que l’on continue à alimenter alors qu’il n’y a plus rien à dire et que les personnages ont fait leur temps. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Harper est loin d’avoir fait son temps et que deux cent pages ont toujours l’air trop courtes une fois en compagnie de sa famille complètement dingue.
Une plume rythmée
Le point fort du roman, c’est son humour. La plume d’Hannah Bennett est unique. L’auteure a un style semblable à aucun autre, capable de rendre la phrase descriptive la plus simple drôle au possible. Si les premiers chapitres sont quelques peu lents, il est impossible de lâcher Harper in winter une fois l’histoire lancée. Tout se passe très vite, le lecteur peut voir Harper grandir et apprendre de ses erreurs, traverser de nouvelles épreuves en seulement un mois. Aucune chance pour que les lecteurs des aventures d’Harper se lassent en cours de lecture, donc !
Harper in winter est tout aussi bon que les tomes précédents, peut-être même un ton au-dessus du second, plus rythmé et entraînant. Pour une comédie pour adolescents, Hannah Bennett rempli toutes les cases. Si vous ne connaissez pas encore la série, lancez-vous avec le premier tome, Harper in summer. Et si vous avez lu les deux premiers, l’idéal reste tout de même d’enchaîner le troisième tome immédiatement après avoir terminé le deuxième.
Une belle histoire de résilience avec De la cité au Galibier aux éditions L’Harmattan
De la cité au Galibier narre l’histoire de Steven, jeune homme de banlieue incapable de s’extraire du cycle infernal de l’échec scolaire et du trafic de drogue dans une banlieue parisienne semblable à tant d’autres. L’auteur Olivier Geai colle au plus près du réel pour faire ressentir la force vitale du jeune héros à travers les épreuves qu’il subit d’abord avant de se les imposer à vélo pour se réaliser et sortir de l’engrenage. Car le Galibier, c’est une des étapes les plus mythiques du tour de France, comme un symbole de la qualité que détient chacun au plus profond de soi pour surmonter les épreuves.
Une histoire d’aujourd’hui
En 2018, la vie en banlieue est exactement la même que depuis 40 ans avec ses barres de béton, son taux de chômage galopant et ses perspectives limitées avec l’argent facile du trafic de drogue comme seule issue. Quand les différents gouvernants successifs font mine de regarder ailleurs pour ne pas voir la vérité en face, il ne reste plus que la débrouillardise pour surnager et les trafics en tout genre. Le jeune Steven a lâché l’école et passe ses journées à regarder les alentours pour prévenir toute intrusion policière dans sa cité. Il est guetteur mais rêve de gravir les cols mythiques du tour de France. Il lui faudra se retrouver à la croisée des chemins, entre règlements de comptes et déchainement de violence pour faire le choix de vivre son rêve. L’auteur multiplie les surprises pour donner à son ouvrage des airs de conte moderne. Car le héros a plus que besoin de sa volonté de fer pour forcer l’admiration des personnages qu’il n’aurait jamais du rencontrer. Un policier, un déménageur, une jeune femme, tous vont jouer un rôle dans cette renaissance, faisant la preuve que pour se réaliser il faut également pouvoir compter sur des rencontres pour aller au delà de ses blocages et de sa différence. L’auteur place son ouvrage sous le signe de la bienveillance pour faire vivre à Steven une aventure extraordinaire. Le récit de son tour de France fait mal aux cuisses et fait toucher du doigt les efforts nécessaires pour réaliser ses rêves. Cette passion du vélo devient une métaphore de ce que chacun peut être capable de réaliser grâce à une persévérance constante et à une hargne omniprésente.
De la cité au Galibier privilégie un style direct sans fioritures aux envolées lyriques pour raconter une histoire de résilience en plein coeur d’aujourd’hui. Car des Steven, il y en a certainement plus qu’on ne le croit et ils doivent tous attendre une opportunité pour se réaliser. Ils devraient peut être lire cet ouvrage pour se faire aider!
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De la cité au Galibier, Olivier Geai, L’Harmattan
Steven est un jeune homme sans projet d’avenir si ce n’est celui du trafic juteux de la cité. Guetteur, il a abandonné l’école très tôt pour lui préférer l’argent facile. En parallèle à cela, il parcourt à vélo des kilomètres pour oublier la douleur d’un quotidien gâché par ce manque de confiance en soi et cet avenir en lequel il ne croit plus.
Ancien éducateur et ancien chef de service, Olivier Geai écrit depuis son adolescence. Il est également chroniqueur et consultant sportif à la radio.
Date de parution : le 25 juillet 2018 Auteur : Olivier Geai Editeur : L’Harmattan Prix : 21 € (230 pages) Achetersur : Amazon
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Une affaire de famille, écrit et réalisé par Kore-eda, notre coup de cœur (JC Lattès)
Publik’art suit de très près le réalisateur Hirokazu Kore-eda, qui reste un génie du XXIème siècle ! Après Tel père tel fils, et Notre petite sœur, voilà Une affaire de famille. Et cette fois-ci, ce sera son roman que nous sommes fiers de chroniquer ! C’est la toute première fois que Hirokazu Kore-eda écrit l’histoire de son film, Une affaire de famille, qui a reçu la Palme d’or au festival de Cannes 2018.
Thème favori de Kore-Eda
Kore-Eda est obnubilé par la famille, par les liens intrinsèques d’une famille. Et cette fois-ci, encore une fois, ce n’est pas n’importe quelle famille. Dès les premières pages du livre on est captivé par le quotidien peu banal de cette famille. Le père, Osamu, apprend au fils, Shöta, à voler dans les hypermarchés. La grand-mère, Hatsue, couche dans le même lit que sa petite-fille, et puis ils trouvent une petite fille de cinq ans et la ramènent dans cette maison insalubre de la grand-mère. Mais qui est Osamu ? Et la mère, Nobuyo, quel est son secret ? Et Aki qui gagne sa vie étonnamment ? Les liens du sang sont-ils indispensables à l’amour ?
Une famille très pauvre
Pas de beauté des cerisiers en fleurs dans ce livre, mais la pauvreté très assumée de cette famille unie. Même si le père et la mère n’ont pas l’air d’avoir des rapports normaux de couple, « ils sont au-dessus de ça « , une certaine chaleur règne dans cette maison misérable entourée d’immeubles. L’amour règne. Le fils lit dans un placard, il n’y a pas grand chose à manger. Mais que de la bienveillance. Ce qui n’a pas été le cas pour Juri, devenue Rin. la petite Rin s’intègre à toute vitesse dans cette famille bienveillante. Et sa « mère » l’aime comme si c’était vraiment sa fille. D’ailleurs en quelques mois, elle oubliera qu’elle ne l’a pas enfantée.
Pas de morale
Si les différents personnages n’ont guère de morale dans leur vie quotidienne, la leur est bien plus puissante, plus intimiste, plus profonde. Kore-Eda réalise et écrit une fable sociale à portée universelle, mettant en péril cette terrible société de consommation pour centrer son œuvre sur une humanité débordante d’amour. Comme à chacun de ses films.
Publik’Art ne pourrait que vous conseiller de lire le livre Une affaire de familleavant d’aller l’admirer dans les salles obscures (sortie le 12 décembre). Tout d’abord parce qu’il est très bien écrit. Très simplement. On découvre le style de l’auteur aussi épuré que ses films. Allant à l’essentiel qui peut se révéler étonnant pour nous et n’être que des détails… Mais des détails qui font la vie de cette famille. Et qui nous captivent dès la première page ! Cette affaire de famille va nous marquer pour très longtemps ! Ca c’est absolument certain ! Encore notre coup de cœur !
Comme pour chaque fin d’année et sa rétrospective, nous nous sommes livrés au classement traditionnel des 10 meilleures pièces de théâtre de l’année 2018. Le classement retenu s’attache à des écritures théâtrales nouvelles, singulières, revisitées ou plus intimes, portées par une qualité de jeu toujours extrême, et pour un théâtre qui parle forcément de nous pour mieux parler des autres et donc du monde.
Avec toutes mes sympathies, un cri d’amour de Olivia de Lamberterie (Stock)
Olivia de Lamberterie, tout le monde la connaît, ou presque ! Elle est journaliste à Elle et chroniqueuse littéraire à Télématin sur France 2. On a rendez-vous avec elle tous les matins au petit déjeuner ! Mais cette fois-ci, Olivia de Lamberterie écrit son premier livre, un essai, Avec toutes mes sympathies, qui a reçu le Prix Renaudot essai 2018. Prix largement mérité !
Cri d’amour
Si Avec toutes mes sympathies est un livre profond, sérieux, triste, il est aussi un immense cri d’amour de l’auteur à son frère, Alexandre, dit Alex. Il avait 46 ans quand il a décidé d’en finir avec la vie. Il habitait au Canada, était directeur artistique chez Ubisoft. Sa femme et ses deux enfants habitent à Montréal.
Non seulement perdre son frère est douloureux, mais le perdre par suicide est une « double peine » explique l’auteur.
Impossible de comprendre
Toute sa famille savait qu’Alex souffrait de dépression, sans mettre réellement de diagnostic sur le mal qui le rongeait. Ou juste avant la fin. Trop tard sans doute. Il souffrait de dysthymie, une dépression que l’on ne peut pas guérir et que l’on n’explique pas. Peut-être d’origine génétique ? Car dans la famille Lamberterie, on se suicide beaucoup. Beaucoup trop.
Douleurs insupportables
Bien sûr, un frère est toujours un frère. Alex était le seul garçon au milieu de trois filles. Une belle fratrie. Les quatre doigts de la main. Alex disant avoir tout pour être heureux, une femme qu’il adore, des enfants merveilleux, une famille extra, des amis très présents, mais rien n’y a fait. Alex était trop mal pour continuer à vivre, malgré tous les soutiens qu’il a eus durant toute sa vie. Et cela, Olivia, sa sœur, ne le supporte pas. Comment n’a-t-elle pas pu l’empêcher de faire ce geste irréversible ? Comment vivre sans lui ? Cela lui paraît tout simplement impossible. Elle aime ce frère, depuis toujours, et n’accepte pas sa mort et encore moins du fait d’avoir été désirée par lui.
Le deuil, la mort, la vie
Si écrire ce livre fut sûrement une thérapie pour Olivia, pour le lecteur c’est aussi une profonde réflexion sur des thèmes qu’on n’aime pas forcément aborder : le suicide, la dépression, les maladies mentales, les souffrances morales, la mort, mais aussi l’amour, la compréhension, et la vie au-delà de la mort. Tout au long du livre, on évolue avec l’auteur. Intimement. Dignement.
Bien sûr le lecteur va ressentir la colère, l’incompréhension, la douleur, mais aussi l’amour qu’Olivia a pour ce frère disparu. Un véritable cri d’amour qui restera bien vivant en elle, éternellement.
Avec toutes mes sympathies, veut dire à Montréal, avec toutes mes condoléances. Publik’Art a envie de dire à Olivia de Lamberterie, merci. Merci pour ce livre fort, douloureux, mais aussi plein d’énergie vitale dont nous avons tous tant besoin. Avec toutes nos sympathies françaises, Olivia ! Et toutes nos félicitations pour ce très beau cadeau que vous nous avez fait. Avec toutes mes sympathies restera gravé longtemps dans notre mémoire. Notre vrai coup de cœur !
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« Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
Moi, je ne voulais pas me taire.
Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste.
Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. »
Date de parution : le 22 août 2018 Auteur : Olivia de Lamberterie Editeur : Stock Prix : 18,50 € (256 pages) Achetersur : Amazon
Les sœurs Livanos, une saga milliardaire de Stéphanie des Horts (Albin Michel)
Dans son dernier livre, Stéphanie des Horts nous livre tous les secrets des Sœurs Livanos. Et Dieu sait s’ils sont nombreux ! Eugénie et Tina, gréco-américaines, ont tout pour être heureuses mais le seront-elles vraiment ?
Portraits de belles jeunes filles
Tout au long du livre, on va suivre la vie d’Eugénie, 18 ans, et de Tina, 16 ans, deux sœurs à la fois très proches et très différentes, issue d’une famille grecque très aisée. Ce sont deux petites-filles excessivement gâtées. Elles se devaient chacune d’épouser un homme très riche, telle a été leur éducation. Leur père déteste à la fois Aristote Onassis et Stavros Niarchos. Sans doute est-ce pour cela que chacune de ses filles épousera et l’un et l’autre, ses pires ennemis ! Tina épouse Onassis à seulement 17 ans, un an avant le mariage de sa sœur ainée. Eugénie épouse Niarchos en 1947 à vingt et un an. Bien entendu, les deux beaux-frères sont des milliardaires et également les pires rivaux ! Ils se détestent vraiment. La course à l’argent, à la démesure ne fait que commencer !
Une vie de folie
Si on peut imaginer le train de vie des deux sœurs, quand on lit le livre de Stéphanie des Horts, on hallucine ! Rien n’est trop beau, rien n’est trop fastueux, rien n’est trop cher pour les deux sœurs et leurs maris. C’est à celle qui dépensera le plus ! Elles sont belles, jeunes et ornées de bijoux qui valent des millions ! Elles ont droit à tout : l’amour, la gloire et l’argent. L’important est de paraître et de faire parler d’elles, si possible dans le monde entier ! Et bien sûr les deux sœurs se jalousent terriblement ! Et leurs maris se détestent de plus en plus ! Chacun rivalisera pour paraître plus riche que l’autre. On entre dans le monde de la démesure ! L’un avec son yacht, le Christina O., l’autre avec son île paradisiaque. Partout les stars sont là, les personnes les plus riches de la planète se retrouvent ou chez l’un ou chez l’autre. Les diamants sont de plus en plus gros ! Le champagne coule à flot, le caviar remplace les pâtes !
Les maris
Onassis est vulgaire et plutôt laid, mais archi-milliardaire, alors que Niarkos est plutôt élégant, distingué et aussi archi-milliardaire. Eugénie a de très beaux enfants, alors que Tina se plaint que sa fille, Christina est moche. Tout oppose les sœurs. Mais elles se voient, en-dehors de leurs maris et se confient mutuellement. Leurs maris sont immensément riches, elles ont tout ce qu’elles veulent mais le problème est qu’elles ne sont pas heureuses. Car, leurs maris sont autant séducteurs l’un que l’autre. La fidélité, ce n’est pas vraiment leur truc ! Et aussi bizarre que ça puisse paraître, Eugénie comme Tina aiment vraiment leurs maris. Comme une drogue. Elles souffrent et ne peuvent le dire. L’alcool et les drogues ne les quittent plus…
Le monde de la jet set
A travers ce livre, le lecteur découvre tout le monde de la jet set ! Le bottin mondain des années 50 ! Les stars milliardaires en une ! En passant par Maria Callas, Jackie Kennedy, Grace Kelly, Marilyn Monroe, tout le gotha est présent dans ce livre qui retrace ces années folles ! Les apparences sont sublimes, les dessous beaucoup moins ! Si l’argent contribue au bonheur, il ne suffit pas ! Bien au contraire, il attire le désastre ! Personne ne peut envier la vie des sœurs Livanos !
Avec Les sœurs Livanos, Stéphanie des Horts nous livre une page d’histoire assez hallucinante ! Haute en couleurs, en argent et en drames !
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Elles avaient tout : la beauté, l’intelligence, l’élégance, la fortune. En épousant les richissimes Onassis et Niarchos, elles ont cru atteindre leur idéal.
Elles ignoraient que ces séducteurs, hommes d’affaires redoutables et ennemis jurés, ne vénéraient qu’un dieu : l’argent. L’amour n’était qu’une arme de plus au service de leur pouvoir.
De New York et Paris aux somptueuses villas de la mer Egée en passant par Saint-Moritz, les sœurs Livanos illuminent les soirées de la jet-set. Elles se jalousent, s’adorent, se détestent tandis que leurs maris s’affrontent à coups de pétroliers, de palais, d’œuvres d’art, de manipulations politiques ou mondaines.
Mais derrière les flashes des paparazzis et les sourires envoûtants de Jackie Kennedy, Maria Callas, Gianni Agnelli ou Marilyn Monroe, un drame se joue. Quatre fauves ont lié leur destin pour mieux se déchirer.
Après le succès de Pamela, Stéphanie des Horts révèle, derrière l’apparente flamboyance, la cruauté d’un univers de démesure et de luxe.
Date de parution : le 31 octobre 2018 Auteur : Stéphanie des Horts Editeur : Albin Michel Prix : 19 € Achetersur : Amazon
Voilà 2018 arrive à son terme. Cette année nous a réservé de bien belles surprises littéraires. Publik’Art vous a concocté un Top 10 des meilleures lectures audio de l’année. Il vous suffit de cliquer dessus pour avoir le lien de la chronique dans lequel vous trouverez celui d’Audible, pour pouvoir les écouter.
Lion : un très beau film qui pose beaucoup de questions sans mélo et sans faire de leçon de morale. A jamais gravé dans nos mémoires.
Vers la beauté: une œuvre tournée Vers la beauté, à la fois intérieure et extérieure. Une beauté qui peut se transformer en horreur en 2 minutes. Un roman terriblement poignant.
Les prénoms épicènes: une imagination complètement époustouflante et toujours surprenante, et un style qui est l’identité même de l’auteur ! Et qui fait froid dans le dos !
Mange prie aime : une belle leçon de vie ! Encore un coup de coeur !
Tout homme est une nuit : Lydie Salvayre nous livre une très bonne analyse des rapports humains et sociaux. Ce roman est d’autant plus touchant quand on sait qu’elle-même a souffert d’un cancer.
Les jumeaux de Piolenc : le lecteur est pris dans cet engrenage irréversible en se demandant si un jour cela s’arrêtera.
Celle qui a dit fuck : un journal de bord qui s’adresse à toutes les jeunes femmes, mariées ou non, mère de famille ou non.
Une fille qui danse : au fil de la lecture, on est complètement absorbé par les réflexions de Tony, sur le temps qui passe, qui s’écoule, sur la sérénité enfin trouvée à la soixantaine, sur la liberté de penser, d’agir.
Manuel de la parfaite jouisseuse : Julie du Chemin veut juste nous sensibiliser au fait que le plaisir est en nous et que c’est à nous de le faire exploser !
La coupure : Fiona Barton met les femmes au cœur de son roman, La coupure, mais les hommes ont tous un rôle important dans ce thriller passionnant. Surtout certains !
TOP 5 des livres audio pour enfants :
Matilda : Roald Dahl, écrivain anglais, a écrit durant toute sa vie et surtout pour les enfants. 18 ans après sa mort, on continue à lire et relire ses œuvres ! Matilda est une de ses super héroïnes.
Pieds sur terre et tête en l’air : on ne peut souhaiter qu’une chose, c’est que Pieds sur terre et tête en l’air soit découvert par le plus grand nombre possible de parents et suivis par leurs jolies petites têtes blondes ! Car ne l’oublions pas, la méditation est incontestablement bénéfique à nous tous, petits et grands !
Goal ! : on prolonge un peu avec la Coupe du Monde de foot ! Pour les plus grands et les passionnés : Audible vous offre le livre d’Antoine Griezmann : Goal ! 1
Les malheurs de Sophie : pour les petits, impossible d’échapper à l’incontournable livre de Jean-Pierre Kerloc’h, admirablement raconté par Sophie Marceau : Les malheurs de Sophie.
L’omelette au sucre : pour découvrir cette famille pas ordinaire, mais super attachante, il ne vous reste plus qu’à écouter ces épisodes de L’omelette au sucre qui nous ravissent et qui vont capter l’attention des petits et même des grands !
Bonnes fêtes de fin d’année à tous !
Et à l’année prochaine !
Offre d’essai Audible : 1 livre audio gratuit !
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La femme et le sacrifice, un livre de Anne Dufourmentelle (Denoël)
Publik’Art avait découvert Anne Dufourmentelle dans le très beau récit de Jean-Philippe Domecq, L’amie, la mort, le fils.
C’est en effet Anne Dufourmentelle qui a sauvé son fils de la noyade en juillet 2017. Il lui est ensuite apparu comme une évidence qu’il fallait qu’il écrive sur Anne Dufourmentelle. Anne Dufourmentelle à la fois philosophe et psychanalyste. Et éditrice. Et conférencière. Elle était aussi écrivain. Son livre La femme et le sacrifice vient d’être réédité. Aussi, comme une évidence.
Elle y parle, profondément, du rôle de la femme dans la société et surtout de son évolution côté sacrificiel. S’il s’agit souvent de femmes connues, même mythiques, elle parle aussi de femmes totalement inconnues. Ce qui retient surtout l’attention de l’auteur est la femme sacrifiée. Des sacrifices faits soit au nom de la morale, de la religion, soit par amour, par maternité ou par politique.
Et cela reste toujours vrai dans nos sociétés occidentales où la femme souffre encore de harcèlement sexuel, sous toutes ses formes.
Un livre fort qui ressemble à une thèse. Une écriture puissante. Admirable.
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On a sacrifié les femmes au nom d’à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité… Aujourd’hui encore, malgré les discours d’émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations.
Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel?
En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d’amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d’Arc mais elles sont aussi des sœurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches…
De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle?
De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient?
Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D’une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d’une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Date de parution : le 8 novembre 2018 Auteur : Anne Dufourmentelle Editeur : Denoël Prix : 20,30 € (364 pages) Achetersur : Amazon